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Moonlight, un film oscarisé qui peut ne pas plaire à tout le monde

Moonlight
Moonlight © David Bornfriend

Moonlight, un film oscarisé qui peut ne pas plaire à tout le monde

Moonlight ayant reçu de très nombreux prix, dont le Prix du Meilleur film aux Oscars 2017, et celui de Meilleur Acteur dans un second rôle pour Mahershala Ali,  et l’Oscar du meilleur scénario adaptéPublik’Art se devait d’en faire la chronique. La salle était comble !

Moonlight, synonyme de violence

Moonlight est divisé en trois parties : la première concerne la vie de Chiron enfant qui vit dans un quartier pauvre de Miami, la seconde, Chiron adolescent, et la troisième celle de Chiron adulte. Chaque acteur qui interprète Shiron est extraordinaire. Shiron enfant, Alex R. Hibbert, a un rôle très difficile, puisque cet enfant qui souffre avec une mère, pauvre, droguée et prostituée, est quasiment autiste et maltraité par les autres enfants. Il en est de même quand il devient adolescent, Ashton Sanders. Il est martyrisé par les autres et reste impassible. Les scènes sont souvent insupportables. Quant à Chiron adulte, Trevante Rhodes, c’est un tout autre physique : fort, imposant et apparemment indestructible.

Pourquoi tant de violence et tant de succès ?

On pourrait croire que plus il y a de violence, verbale ou physique, plus un film a du succès. Il est vrai que la violence s’accentue tout au long du film. Même si Chiron adulte n’a plus rien à voir avec le maigrelet ado, il continue à vivre dans un milieu où la violence domine.

Analyse de l’évolution de la vie de Chiron

Entre la première et la troisième partie, guère de point commun. Chiron n’est plus le même. Mais s’il est devenu comme ça, c’est à cause de son passé et de ce qu’il a vécu. Il est devenu un adulte baraqué, inatteignable physiquement, mais dessous cette carapace se cache un être meurtri par la vie, meurtri par son enfance et infiniment fragile. Voilà où réside la force de ce film. Quand Chiron est enfant, il rencontre Juan, qui tente de l’aider. Il le prend en quelque sorte sous son aile. Et Juan, Mahershala Ali, nous fait vivre ses émotions d’un simple regard. Un truc incroyable ! On y est tous sensible. Même si on n’aime pas le monde pourri de la drogue, la misère des drogués, le réalisateur, Barry Jenkins, nous l’envoie en pleine figure. Et forcément, Juan sort du lot et aura une grande influence sur Chiron…

Un film qui ne fait pas l’unanimité

Moonlight n’est pas le film aux Oscars qui va emporter tous les suffrages. Certaines personnes ont même quitté la salle avant même que Chiron ne devienne adulte… Certains passages peuvent choquer et même mettre mal à l’aise. La façon de tourner, caméra qui bouge dans tous les sens, ça fatigue… Mais voilà, Moonlight a reçu l’Oscar du Meilleur film. Ne l’oublions pas !

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MoonlightAprès avoir grandi dans un quartier difficile de Miami, Chiron, un jeune homme tente de trouver sa place dans le monde. Moonlight évoque son parcours, de l’enfance à l’âge adulte.

Sortie : le 1er février 2017
Durée : 1h51
Réalisateur : Barry Jenkins
Avec : Alex R. Hibbert, Ashton Sanders, Trevante Rhodes
Genre : Drame

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Patients, derrière l’humour, le handicap

Patients
Patients,film de Grand Corps Malade et Mehdi Idir, Copyright Gaumont Distribution

Patients, derrière l’humour, le handicap

Comment vivre avec son handicap sans se sentir exclu et verser dans le désespoir ? Telle est peut être la leçon ultime et touchante du film Patients réalisé par Grand Corps Malade et Mehdi Idir. Le slameur bien connu relate son expérience personnelle et sa vie suite à un grave accident qui a failli le laisser paralysé à vie. Fan de basket et de sport, il a dû abandonner ses rêves pour continuer à vivre malgré tout, avec une carrière que l’on connait bien mais que le film élude. La plus grande partie se joue dans le huis clos d’un centre de rééducation où cohabitent patients et personnel soignant. Le sujet grave est mis à distance par l’utilisation d’un humour omniprésent, au risque de perdre de vue les vrais enjeux du film. Confrontés à des corps qui refusent de fonctionner normalement, les patients se vannent, plaisantent sur leur handicap mais n’oublient jamais que leur vie sera bouleversée à jamais. Moments d’émotion et d’humour s’enchainent dans un opus qui n’échappe pas aux longueurs et aux maladresses tant le déroulé scénaristique peine à éviter les impasses et/ou raccourcis au risque de limiter la portée du film.

Un handicap omniprésent

Patients se focalise sur le destin personnel de Benjamin, jeune homme au caractère bien trempé et à l’inébranlable humour. Son destin est bouleversé par un évènement aux conséquences tragiques. Une vertèbre brisée lui laisse les membres inertes et il lui faudra une longue rééducation pour récupérer une dose acceptable d’autonomie. Ce destin particulier interroge sur la fragilité de chacun et la possibilité de brusque survenance d’un évènement capable de tout remettre en cause à jamais. Surtout que le héros connait une évolution positive de son état tandis que d’autres voient leurs espoirs de rémission s’écrouler. L’humour n’empêche pas de montrer les souffrances permanentes et la perte irrémédiable de ce qui reste évident pour beaucoup. Le film confronte la cohorte des patients au personnel soignant pour une interrogation. Car les réalisateurs n’hésitent pas à caricaturer ceux qui mettent une constante distance ou ceux qui sympathisent, pour un résultat finalement équivalent. Tétraplégiques et paraplégiques dépendent du dévouement du personnel, pour un bel hommage par delà les maladresses et petites piques.

Un film touchant mais inégal

Le ton du film privilégie le plus souvent l’humour pour rappeler la vie extérieure et continuer à espérer. Le handicap n’empêche pas les vannes et les mises en boite. Les patients issus de banlieue tentent de rester les mêmes pour ne pas décrocher et s’effondrer. A l’humour s’ajoute la quête des sentiments car Ben se sent irrésistiblement attiré par Samia (Nailia Harzoune) elle même en rééducation. Le spectateur assiste à l’éclosion d’une belle histoire… arrêtée bien brutalement et sans prévenir. C’est un peu la limite du film, les réalisateurs peinent à creuser leurs intrigues et se contentent trop souvent de survoler. Reste ces nombreux moments d’émotion, cette question lancinante de la place de l’homme dans une société où la différence le singularise et cette musique qui contribue à l’atmosphère profondément bienveillante du film. Bien que maladroit, Patients reste ancré dans l’esprit avec ses réparties truculentes et ce héros qui refuse de se laisser abattre.

Si la bande annonce montre la plupart des scènes les plus marquantes du film, Patients contient de belles scènes d’amitié et d’introspection. Ce n’est pas qu’un film humoristique, c’est une belle ode pour insuffler une bonne dose d’espoir à des destins brisés.

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Patients
Patients

Se laver, s’habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens…. Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s’engueuler, se séduire mais surtout trouver l’énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l’histoire d’une renaissance, d’un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

Sortie : le 1er mars 2017
Durée : 1h50
Réalisateur : Grand Corps Malade, Mehdi Idir
Avec : Pauly, Soufiane Guerrab, Moussa Mansaly
Genre : Comédie dramatique

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Raoul Vignal sortira son 1er album le 7 avril, le délicat single folk « Hazy Days » en écoute

Raoul Vignal
Raoul Vignal

Raoul Vignal sortira son 1er album le 7 avril, le délicat single folk « Hazy Days » en écoute

Le single « Hazy Days » et son très beau clip nous introduisent doucement à l’univers de Raoul Vignal. Les mélodies ciselées et le jeu de guitare en picking convoquent les plus grands esprits des songwriters folk. Le vent souffle sereinement ses bourrasques et participe visuellement à la légèreté de la composition.
Nous pourrons bientôt nous plonger encore plus dans cette atmosphère musicale éthérée. Le 7 avril prochain paraitra en effet sous l’excellent label bordelais indépendant Talitres « The Silver Veil », le tout premier album de l’artiste originaire de Lyon qui a fait de Berlin l’endroit d’enregistrement de ce disque. Une ville où se pose parfois ce « voile argenté » brumeux, qui a inspiré le nom de l’album.
Nous attendons dès lors avril avec impatience, histoire de prolonger cette ballade folk feutrée et ventée.
Lien écoute single :

« The Silver Veil », premier album de Raoul Vignal à paraitre le 7 avril prochain (label Talitres)
Tracklist
01. Hazy Days
02. Mine
03. One
04. Under The Same Sky
05. Side By Side
06. Dona Lura
07. Whispers
08. Bless You
09. The Silver Veil
10. Shadows

Un spectacle désopilant et mélancolique aux Feux de la Rampe: 2 ans et 3 jours

2 ans et 3 jours
2 ans et 3 jours, Les Feux de la Rampe

Un spectacle désopilant et mélancolique aux Feux de la Rampe: 2 ans et 3 jours

Un homme et une femme se rencontrent, se lient d’amitié et se racontent leurs déboires sentimentaux. Isabelle Rougerie et Jean-David Stepler interprètent Annabelle et Rémi, ces deux personnages en quête d’amour sur la scène des Feux de la Rampe dans une ambiance tour à tour désinvolte et mélancolique. Jusqu’à une révélation fracassante qui va changer la donne, pour toujours?

Un duo comme chien et chat

Rien ne prédestinait Annabelle et Rémi à se rencontrer, c’est même le ressort comique initial d’une pièce qui va multiplier les moments de connivence et de confessions entre deux protagonistes perdus dans un monde d’apparences et de déceptions. Seule différence, lui se protège continuellement quand elle est prête à tout donner tout de suite au premier homme venu. Cette différence fondamentale va les rapprocher via des péripéties désopilantes à mesure qu’ils deviennent de plus en plus intimes. Le public n’attend qu’une chose, qu’ils cessent enfin de se chamailler et de se tourner autour sans jamais voir l’évidence. Il faudra passer par des crises retentissantes et une révélation fracassante pour que les 2 ans et 3 jours cessent d’être marquées du sceau de l’amitié pour passer à l’étape suivante.

De l’humour et de la mélancolie

La mise en scène sommaire permet aux personnages d’articuler un canapé rouge et des accessoires pour passer d’un intérieur à l’autre l’espace de pauses rapides. Le ton est à la légèreté avec l’incursion de rappels plus dramatiques à notre époque. La difficulté de trouver l’amour dans un monde de plus en plus rapide où travail et agenda prennent une place considérable. La styliste en coussins fantaisie et le vétérinaire n’ont pas un moment à eux pour trouver l’âme soeur. Et pourtant, le destin leur a fait un cadeau sans qu’ils le voient pendant longtemps.

Le public s’esclaffe au détour de répliques bien envoyées et la bienveillance générale donne  envie de mieux connaitre les personnages au détour d’un verre au bar alentour.

Dates :  du 12 janviers au 5 mars 2017, du jeudi au samedi à 20H et Dimanche à 18h
Lieu : Les Feux de la Rampe (Paris)
Metteur en scène : prénom nom
Avec : Isabelle Rougerie, Jean-David Stepler

A ceux qui nous ont offensés fait du Famille je vous hais chez les outsiders britanniques

A ceux qui nous ont offensés
A ceux qui nous ont offensés, Film de Adam Smith (II) Copyright The Jokers / Le Pacte

A ceux qui nous ont offensés fait du Famille je vous hais chez les outsiders britanniques

Michael Fassbender et Brendan Gleeson sont devenus inséparables au cinéma au fil des ans. Apparus ensemble dans le récent (et dispensable) Assassin’s Creed, ils partagent l’affiche d’A ceux qui nous ont offensés en père et fils aux rapports conflictuels. Au sein d’une petite communauté de marginaux dans le Royaume Uni contemporain, le père est une légende du braquage de qui son fils veut se détacher. Les principes du père fatiguent le fils et son épouse, eux qui voient surtout le danger pour leur progénitures. Ambiance crépusculaire pour un opus séduisant sur le papier mais qui ne parvient pas à s’élever.

Fassbender chez les bohémiens

La famille Cutler fait partie d’une communauté de gens du voyage, collés à leurs caravanes età leurs principes furieusement antisociaux. Colby Cutler (Brendan Gleeson) mène sa petite troupe à coups de prêches rétrogrades et de théories simplistes. Ecrasé par ce père charismatique, son fils Chad (Michael Fassbender) suit sa voie à contre coeur, multipliant les braquages spectaculaires sans y mettre beaucoup d’entrain. Mais l’enjeu du film tient surtout à la génération suivante. Tyson, le fils de Chad, est fasciné par les récits du grand père anticonformiste, forçant Chad à envisager une mise à distance physique. Le film défile entre paysages de décharge publique, poursuites en voiture et lutte des générations. Les personnages s’affrontent à chaque instant à travers des regards en biais ou des affrontements physiques. Comment s’éloigner d’un père omniprésent et omnipotent?

Un film ambitieux (sur le papier)

Le principe du film rappelle les irlandais chelous de Snatch mais là où Brad Pitt choisissait la truculence belliqueuse, Chad subit et semble avoir continuellement le poids du monde sur les épaules. Son personnage semble hurler de l’intérieur sans parvenir à l’exprimer au dehors. L’incommunicabilité le mènera à sa perte mais il n’y aura pas de vainqueur dans cette lutte familiale qui colle le film au sol là où il aurait pu s’élever. Ce personnage de flic n’est pas suffisamment exploité et la femme de Chad reste bien trop en retrait. Quant à la narration très (trop?) simpliste, elle aurait mérité quelques flashbacks pour donner de l’épaisseur au récit. Le film se suit sans déplaisir mais fait penser qu’une séance de VOD ou de DVD aurait bien suffit.

A ceux qui nous ont offensés peine à remplir ses promesses. Le pitch séduisant laisse place à un film par trop linéaire qui fascine par moments sans provoquer l’extase attendue.

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A ceux qui nous ont offensés
A ceux qui nous ont offensés

Les Cutler vivent comme des hors-la-loi depuis toujours dans une des plus riches campagnes anglaises, braconnant, cambriolant les résidences secondaires et narguant la police. Luttant pour faire perdurer leur mode de vie, Chad est tiraillé entre les principes archaïques de son père et la volonté de faire le nécessaire pour ses enfants. Mais la police, les traquant sans relâche, l’obligera peut-être à choisir entre sa culture et le bonheur des siens…

Sortie : le 1er mars 2017
Durée : 1h39
Réalisateur : Adam Smith (II)
Avec : Michael Fassbender,  Brendan Gleeson, Lyndsey Marshal
Genre : Drame

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Paula, un magnifique portrait de femme libre au tournant du XXe siècle

Paula
Paula, film de Christian Schwochow, Copyright Pandora Film

Paula, un magnifique portrait de femme libre au tournant du XXe siècle

Le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris faisait découvrir récemment l’oeuvre moderne et avant-gardiste de la peintre Paula Modersohn Becker pour un véritable choc esthétique. Le film Paula creuse le sujet en présentant magnifiquement la vie brève et intense d’une artiste d’exception. Têtue et déterminée comme seule une novatrice sait l’être, sa vie ressemble à un combat pour la reconnaissance en même temps qu’une quête perpétuelle d’amour. Carla Juri irradie l’écran de sa grâce et chacun de ses sourires fait briller le soleil. Si quelques longueurs s’intercalent de ci de là, le film est une merveille de délicatesse et d’harmonie. Avec 5 minutes de fin qui touchent au sublime, rien que ça.

Un portrait de femme moderne

Au nord de l’Allemagne, un village regroupait peintres et aspirants à la liberté. Quand la jeune Paula Becker rejoint la cohorte des utopistes, elle ne sait pas encore que sa vie va être changée pour toujours et surtout qu’elle va s’épanouir dans une vie sans concessions. La jeune (et éblouissante) Carla Juri prête ses traits (et son magnifique sourire) à l’artiste pour une performance cristalline. Entre naïveté feinte et tête de bois, elle donne une image certainement fantasmée mais ô combien séduisante de la peintre. Sans aucun cri ni trompette, elle semble se focaliser sur une quête personnelle, sortant perpétuellement du cadre pour imposer son regard. Face à elle, les soi-disant progressistes ne s’éloignent guère des traditions et des réflexes grégaires qu’elle rejette pour vivre une vie en accord avec ses aspirations. La rencontre avec Otto Modersohn lui fait aller chercher encore plus loin l’accomplissement, à Paris, pour se frotter à une scène artistique bouillonnante, avec ses espoirs et ses mirages.

Une fin tragique

S’il ne fallait qu’un argument pour donner envie de voir ce film, l’évocation des 5 minutes de fin devrait suffire. Sur l’air du Ich ruf zu dir, Herr Jesu Christ de Jean-Sébastien Bachle destin de la jeune femme de 31 ans s’accomplit, comme craint ou espéré selon les protagonistes. Une mise en scène admirable et une émotion grandiose transforment ce moment de cinéma en une ode à l’éternité. De quoi clôturer le film sur une note certes triste mais aussi universelle, la grâce survit à la mort et les sacrifices nécessaires pour s’élever doivent se payer. Une vie de combat se termine dans le drame mais le principal est acquis, une place dans le panthéon de la peinture moderne aux côtés des plus grands artistes. Le film suit un cheminement derrière l’actrice qui enchaine les poses amusées ou sarcastiques jusqu’à tirer d’inévitables sourires.

Paula rend un hommage vibrant à une artiste d’exception, porté par des comédiens qui retranscrivent parfaitement l’agitation d’un temps qui chamboulait les certitudes. Un film à découvrir absolument sur grand écran!

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Paula
Paula

1900, Nord de l’Allemagne. Paula Becker a 24 ans et veut la liberté, la gloire, le droit de jouir de son corps, et peindre avant tout. Malgré l’amour et l’admiration de son mari, le peintre Otto Modersohn, le manque de reconnaissance la pousse à tout quitter pour Paris, la ville des artistes. Elle entreprend dès lors une aventure qui va bouleverser son destin. Paula Modersohn-Becker devient la première femme peintre à imposer son propre langage pictural.

Sortie : le 1er mars 2017
Durée : 2h03
Réalisateur : Christian Schwochow
Avec : Carla JuriAlbrecht Abraham Schuch, Roxane Duran
Genre : Biopic, Drame

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Miss Sloane de John Madden : les lobbyistes sont des hors-la-loi qui font la loi

Miss Sloane (jessica Chastain) film de John Madden
Copyright KERRY HAYES / 2016 EUROPACORP – FRANCE 2 CINÉMA – TOUS DROITS RÉSERVÉS

Miss Sloane de John Madden : les lobbyistes sont des hors-la-loi qui font la loi

Décidemment, John Madden est un réalisateur touche-à-tout aux mains d’argent. Dans le registre dramatico-comique, il s’est illustré avec Shakespeare in love, mondialement ovationné et oscarisé. L’affaire Rachel Singer en 2010, nous projeta dans le monde plus sombre de l’espionnage. Friand d’intrigues complexes, c’est un nouveau drame en forme de partie d’échecs que nous propose le réalisateur. Miss Sloane sort en salles le 8 mars 2017.

Le lobbying n’est pas un jeu d’enfant            

Elizabeth Sloane est une lobbyiste arrogante et glaciale mais terriblement efficace. Stratège hors-pair, elle pense dix coups d’avance quand vous avez à peine négocié le premier virage ! Son obsession : la victoire. Quand la bataille pour une plus stricte régulation des armes à feu s’annonce, les lobbyistes sont sur le pied de guerre. Et Elizabeth Sloane s’engage dans le cas le plus difficile de sa carrière. Pour récupérer les votes des politiques, ses méthodes manquent parfois d’éthique. La partie commence…

Miss Sloane est un film exécuté froidement et avec majesté à l’image de la protagoniste dont l’implacabilité rehausse la beauté. Tout, dans ce film est épuré et déshumanisé à dessein : des images jusqu’au personnage sans oublier les bâtiments, les apparences, les vêtements… Ici règne le raisonnement aux dépens des sentiments nous affirme clairement John Madden.

John Madden esquinte le monde sans scrupules du lobbying en infiltré. Il fait d’une pierre deux coups. Non seulement il nous plonge dans une bataille d’influence passionnante mais, en plus, il dévoile la corruption et l’immense pouvoir des lobbyistes et des politiques. Leur dangereuse proximité et l’ascendant que les premiers ont sur les deuxièmes ! Cette infiltration est une habile dénonciation.

Miss Sloane (Jessica Chastain au centre) de John Madden
Photo Credit: Kerry Hayes
© 2016 EuropaCorp Ð France 2 Cinema

Miss Sloane : un personnage complexe, intense et superbe

Le personnage principal joué par Jessica Chastain est un chef d’œuvre. L’actrice porte le film encore plus haut avec une prestation impeccable. Impeccable comme son apparence et son intelligence. Faisant naître autant d’antipathie que d’envie chez le spectateur. Et par moment, comme à l’insu du personnage, des bribes d’empathie également. Parce qu’elle nous surprend par de brèves éruptions d’émotion qui la sauve de notre jugement et de notre haine. Parfois, son tailleur se tâche d’humanité. Les paradoxes et la complexité qui habitent Elizabeth Sloane en font un grand personnage du cinéma.

un carnage entre prédateurs dangereux et civilisés

Partie d’échecs de haut niveau où les joueurs rivalisent d’ingéniosité et de corruption pour faire tomber les pions de leurs adversaires. Bienvenue dans un monde qui n’est pas le nôtre, un monde dont nous ne sommes même pas spectateur (exception faite de ces deux heures) car la puissance et la manipulation exigent la discrétion. John Madden nous emmène en excursion touristico-didactique à l’intérieur du zoo des lobbyistes. Et le spectacle est superbe ! On assiste à un carnage entre prédateurs dangereux et civilisés. Le but est de se dévorer et les méthodes sont révoltantes mais on finit presque par s’y faire nous aussi puisque tout cela leur semble si normal. C’est une démonstration constante de puissance, d’avidité, d’accointance, de cruauté mais finalement, c’est une mise en images d’abus dont nous connaissons l’existence. Mais parfois les œuvres agissent sur les consciences. Bien sûr, ce film ne changera pas la profession mais peut-être qu’un peu de mécontentement, qu’un petit grondement se fera entendre.

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Elizabeth Sloane est une femme d’influence brillante et sans scrupules qui opère dans les coulisses de Washington. Face au plus grand défi de sa carrière, elle va redoubler de manigances et manipulations pour atteindre une victoire qui pourrait s’avérer éclatante. Mais les méthodes dont elle use pour parvenir à ses fins menacent à la fois sa carrière et ses proches. Miss Sloane pourrait bien avoir enfin trouvé un adversaire à sa taille.

Sortie : le 08 mars 2017
Durée : 2h12
Réalisateur : John Madden
Avec : Jessica Chastain, Mark Strong, John Lithgow
Genre : Drame

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Mister You présente son nouveau clip : C’est Quoi Les Bails

Mister YouMister You présente son nouveau clip :

C’est Quoi Les Bails

Communiqué de presse :

Une trajectoire unique pour un personnage atypique, l’ascension du charismatique MISTER YOU n’a pas d’égal dans l’histoire du rap en France. De son incarcération, précédée d’une cavale mythique, jusqu’à la consécration au sommet des charts, le rappeur parisien a côtoyé les extrêmes. Certifié disque de platine avec un premier album ouvert et éclectique « Dans Ma Grotte », MISTER YOU de son vrai nom Younès Latifi a remis le couvert avec un deuxième opus intitulé « Le Prince » sortie en février 2014. Ce deuxième Opus déçoit un peu par ses chiffres mais la direction artistique de l’album n’a pas convaincu. Enrichi par ses expériences de vie et arrivé à maturité sur le plan artistique, notre rappeur semble fin prêt à embrasser sa destinée : siéger sur le trône de sa discipline.
Il prépare actuellement son 3ème album solo pour la fin de l’année 2016 (plus précisément le 18 novembre) avec une nouvelle équipe de travail et un nouveau label : SIXONINE, le label SIXONINE n’ayant plus rien à prouver dans la musique urbaine puisqu’il est à la base de la réussite d’artistes comme SINIK, DJ HAMIDA, LARTISTE, KAYNA SAMET mais encore L’ALGERINO.
Il espère, grâce à ce nouveau staff, faire oublier plus de deux ans d’absence et revenir au-devant de la scène comme autrefois. Il veut revenir à sa direction artistique initiale avec « Le GRAND MECHANT YOU » et devrait donc répondre à la demande de ces premiers fans et en conquérir de nouveau.
L’été dernier, il a commencé à amorcer son retour avec le titre « JUGNI JI » présent sur le projet de DJ KAYZ, titre qui à ce jour a fait plus de 25 millions de vue sur YouTube et de très belle rotations radios.
Les signaux semblent donc au vert pour que son futur projet s’annonce qualitatif, une réelle promotion sera mise et une stratégie principalement basée sur l’image devrait lui permettre un repositionnement sur sa niche. Avec ses 3,3 millions de fans sur Facebook il est l’un des artistes français les plus suivis et reste très actif sur les réseaux sociaux.
« LE GRAND MECHANT YOU » ARRIVE !
Encore quelques mois à tenir pour ceux qui l’attendent mais à coup sûr ils ne seront pas déçus !

Mister You présente son nouveau clip « C’est Quoi Les Bails », extrait de sa street-tape « Le Grand Méchant You » :

L’indigent Philosophe marque le retour de Claude Brasseur au théâtre

L'indigent Philosophe
L’indigent Philosophe, de Marivaux, adaptation de Michael Stampe, Théâtre de l’Atelier

L’indigent Philosophe marque le retour de Claude Brasseur au théâtre

C’est un Claude Brasseur âgé de 80 ans qui monte sur les planches du Théâtre de l’Atelier pour interpréter un personnage de Marivaux auto proclamé L’indigent philosophe. En rédigeant ses mémoires, il partage ses réflexions sur les gens de son temps tout en soulignant sa philosophie de la vie. Abhorrant la vanité de ses contemporains, il est un ancien riche ruiné à force de plaisirs dispendieux. Mais il ne regrette rien et multiplie les réflexions truculentes sur sa perpétuelle quête de joie dans l’existence. Accompagné d’une violoncelliste complice, le comédien  s’amuse en jouant les phrases ciselées du célèbre auteur du XVIIIe siècle tout en gratifiant le public de remarques qui font mouche.

Une philosophie de la vie

C’est un personnage d’âge mur qui disserte sur les leçons que la vie lui a apprises. De la joie en chaque instant et un regard distancié sur les vanités de ses semblables sont ses enseignements les plus révélateurs. Dans une mise en scène accumulant les chaises et réduisant au minimum les mouvements, Claude Brasseur parcourt les ligne de Marivaux avec un art consommé du phrasé et de l’élocution, lui qui a débuté sa longue carrière en 1955 avec plus de 35 pièces interprétées tout au long de ces années. Sa compère violoncelliste réagit à ses remarques tout en interprétant de délicats morceaux pour structurer la pièce. Le texte semble faire écho à l’existence du vénérable comédien tant il s’en amuse avec des ajouts facétieux comme autant de parallèles avec notre époque. Son regard toujours affuté en dit autant que ses mots et c’est un véritable plaisir de le retrouver sur une scène, lui qui n’a jamais caché son plaisir de jouer pour un public suspendu à ses lèvres.

Le public nombreux fait un triomphe à un comédien qui marque une fois de plus le théâtre de son empreinte. Quand résonne la dernière phrase, le silence se fait, tant elle parait d’une vibrante actualité. Me nuit-on? Me fait-on du mal? je le pardonne, mais ne m’ humiliez pas.

Dates :  du 1er mars au 1er avril 2017, Du mercredi au vendredi à 19h00
En matinée le samedi à 16h00 et le dimanche à 18h00
Lieu : Théâtre de l’atelier  (Paris)
Metteur en scène : Christophe Lidon
Avec : Claude Brasseur,  Anne Causse/Léa Duret

Scorpion Saison 2 La Saison 2 disponible le 7 Mars 2017 en coffret 6 DVD

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TM & © 2017 CBS Studios Inc. CBS et tous les logos s’y rapportant sont des marques de CBS Broadcasting Inc. Tous Droits Réservés.

 Les prodiges inadaptés préférés de l’Amérique sont de retour !
Elyes Gabel revient dans le rôle du leader de Scorpion, cette équipe de surdoués qui, grâce à leur intellect hors du commun, résolvent les crises les plus sérieuses de la planète. Avec également Robert Patrick dans le rôle de l’inflexible agent de sécurité nationale Cabe Gallo et Katharine McPhee dans celui de Paige, cette ancienne serveuse qui fait office d’interprète du monde «normal » pour le reste de l’équipe, tandis qu’ils l’aident à comprendre le comportement renfermé de son génie de fils.

Caractéristiques techniques du coffret DVD :
Image : 16/9ème 1.78:1 FULL FRAME
Ecran : 16/9ème
Audio : FRANÇAIS, ANGLAIS ET ALLEMAND DOLBY DIGITAL 5.1 SURROUND
Sous-titres : ANGLAIS (SOURDS ET MALENTENDANTS), FRANÇAIS, ALLEMAND ET NÉERLANDAIS
Bonus : Scènes coupées • Quintis • Révéler l’éclat • Des héros improbables : Scorpion – Saison 2 • Créer la réalité : Les effets spéciaux • Des gadgets de geek • Scorpion : La bande dessinée • Les extérieurs • Le bêtisier

coffret 6 DVD – 24 épisodes de 42 minutes

Editeur : Paramount

Fences confronte la flamboyance des rêves et la dureté de la réalité

Fences
Fences, Film de Denzel Washington, Copyright MMXVI Paramount Pictures Corporation. All Rights Reserved. / David Lee

Fences confronte la flamboyance des rêves et la dureté de la réalité

Denzel Washington adapte au cinéma la pièce du même nom d’August Wilson rédigée en 1983 et dans laquelle il a triomphé à Broadway en 1990 avec la même Viola Davis récemment récompensée aux Oscars pour sa prestation. Une famille noire américaine survit tant bien que mal au milieu des années 50 mais les sacrifices consentis pour maintenir la famille à flots cache de grandes frustrations que le père de famille Troy interprété par Denzel peine à contenir. Entre le quotidien langoureux et les révélations fracassantes, le film révèle une époque pas si lointaine où valeurs et aspirations se confrontaient avec force étincelles. Un film qui prend aux tripes pour qui accepte de s’habituer aux fréquentes longueurs et incessantes discussions. Car dans le fond, il y a de l’or en barres.

Des acteurs au sommet

Qui de mieux que Denzel Washington pour interpréter un personnage complexe en diable? Car derrière ses grands principes claironnés à tout va, Troy est un être profondément frustré par une existence bien loin de ses aspirations. Il se rêvait joueur de baseball professionnel et si son métier d’éboueur lui apporte une certaine fierté, il ne cesse de ressasser le passé et les opportunités manquées. Celle de devenir une star grâce à ses qualités athlétiques et à sa persévérance. Entouré d’une femme aimante, d’un frère handicapé et de deux fils qu’il ne cesse de recarder, il palabre sans cesse, se forgeant une carapace admirable d’homme dur au mal et droit dans ses bottes. La première partie du film ne cesse de brosser le portrait d’un personnage autour duquel tourne tout le film. La vie est chiche, l’argent est compté sou à sou, les vendredis sont vécus comme des libérations. Viola Davis, Russell Hornsby, Mykelti Williamson et Stephen Henderson forment une cohorte de personnages qui donnent une profondeur insondable au film. On sent les espoirs déçus, l’acceptation des contraintes et la foi dans le présent.

Une intrigue comme un combat pour la vie

Au milieu du film, une nouvelle fracassante risque de faire basculer tous ce petit monde dans le gouffre. Derrière le masque d’un homme parfaitement intègre se cache une fêlure qui le ronge… et qui oriente son existence, aux dépens de ses proches. Impossible de révéler le basculement tant il détonne et fait frissonner la salle. Le film n’est plus le même, la langueur laisse place à la tragédie et aux conflits ouverts. Viola Davis quitte sa panoplie de femme au foyer affable pour se battre tandis que Denzel Washington devient comme un grand enfant perdu face aux événements. Les faciès se font douloureux, les résolutions s’entrechoquent et le film atteint des sommets de dramaturgie. Les Fences (clôtures) sont autant réelles que métaphoriques et la grande question est de savoir si elle protège le dedans du dehors ou l’inverse… Rarement un titre de film n’a été si bien trouvé, il symbolise toute la portée du film, intense et hypnotique.

Ce Fences est un moment de cinéma apparemment aride et suranné mais finalement universel. La lutter pour la vie est une question qui concerne chacun de nous, Denzel Washington en offre une variation fascinante.

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Fences
Fences

L’histoire bouleversante d’une famille où chacun lutte pour exister et être fidèle à ses rêves, dans une Amérique en pleine évolution. Troy Maxson aspirait à devenir sportif professionnel mais il a dû renoncer et se résigner à devenir employé municipal pour faire vivre sa femme et son fils. Son rêve déchu continue à le ronger de l’intérieur et l’équilibre fragile de sa famille va être mis en péril par un choix lourd de conséquences…

Sortie : le 22 février 2017
Durée : 2h19
Réalisateur : Denzel Washington
Avec : Denzel Washington, Viola Davis, Stephen Henderson
Genre : Drame

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HAWAII 5-0 La Saison 6 : disponible le 7 Mars 2017 en coffret 6 DVD

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TM & © 2017 CBS Studios Inc. CBS et tous les logos s’y rapportant sont des marques de CBS Broadcasting Inc. Tous Droits Réservés.

 La température monte d’un cran lorsque l’équipe de Hawaii 5-0 prend en charge les affaires criminelles les plus célèbres et les plus inexplicables de l’Etat d’Aloha, concernant meurtres, pègres, espionnage et kidnappings. Avec à sa tête McGarrett et Danny, l’équipe va devoir interroger les membres d’un gang de bikers rebelles, poursuivre un vil espion russe en mettant la main sur des secrets de la NSA et s’associer à un enfant autiste pour résoudre un affaire de meurtre. Cette 6ème saison et ses 25 épisodes haletants prouvent, une bonne fois pour toutes, que le crime ne paie pas !

Caractéristiques techniques du coffret DVD :
Image : 1.78:1 Full Frame / Ecran : 16/9ème
Audio : Anglais Dolby Digial 5.1
Français et Allemand Dolby Digital AC3 2.0 Surround LT/RT
Sous-titres : Anglais (sourds et malentendants)
Français, Néerlandais et Allemands.
Bonus : Le Clip de « One More Day » – Action Aloha ! Saison 6-Rivages : Saison 6 – Le casting 5-0 – Dans les coulisses avec Alex O’Loughlin – BêtiserSaison 6 – coffret 6 DVD – 25 épisodes

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KING KONG Edition Collector : Sortie du Blu-ray™ le 7 Mars 2017

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© 2005 Universal Studios and MFPV Film GmbH. Tous droits réservés.


Un film de Peter Jackson avec Naomi Watts, Adrien Brody et Jack Black

Nouvelle édition incluant la version longue du film et la version cinéma
et un  disque contenant  plus de 13 heures de bonus !

Peter Jackson, après sa consécration aux Oscars® (la trilogie du Seigneur des Anneaux), vous offre l’un des plus grands classiques du cinéma, King Kong. Naomi Watts, Adrien Brody et Jack Black sont les héros de ce film d’action spectaculaire chargé d’une extraordinaire force émotionnelle. Le tout, nourri d’effets spéciaux prodigieux, est une réussite époustouflante. Laissez-vous surprendre par cette aventure épique du légendaire King Kong, capturé sur une île maléfique aux créatures fantastiques et ramené à la civilisation, où un combat ultime l’attend face à l’intolérance des hommes.

Caractéristiques techniques du Blu-ray™ ULTIMATE EDITION:
Image : Widescreen 2.35 :1
Audio : Anglais DTS-HD Master Audio 5.1, Français, Allemand, Espagnol,  Italien, Japonais DTS Surround 5.1
Sous-titres : Anglais (sourds et malentendants), Français, Allemand, Coréen, Danois, Espagnol, Grec, Italien, Japonais, Néerlandais, Norvégien, Portugais, Suédois et Mandarin

Caractéristiques techniques du disque bonus Blu-ray™
Image : 16/9 1.78 :1/  Durée : 13h51
Audio : Anglais Dolby Digital 2.0 / Sous-titres : Anglais, Français et Allemand

Bonus :
– Recréer la Huitième Merveille du Monde : Le Making of de King Kong –  La version longue du documentaire avec plus de 3 heures de vidéos des coulisses retraçant la création de Kong.
– Journaux de Production – Le réalisateur Peter Jackson vous emmène dans un incroyable voyage avec Naomi Watts, Jack Black, Adrien Brody et toute l’équipe lors du tournage de King Kong.
– Journaux de Post Production — 3heures de vidéos exclusives des coulisses révélant tous les aspects de la post-production de ce film révolutionnaire.
– Scènes Coupées — Plus de 30 minutes de scènes coupées dont une présentation par le réalisateur Peter Jackson.
– La Huitième Erreur du Monde – Le Making of d’un Plan : Le Combat du T-Rex – L’île du Crâne : Une Histoire Naturelle – Le New York de King Kong, 1933
– Une nuit dans un Vaudeville – Hommage à King Kong – Prévisualisation de l’animatique – Et bien plus encore !

Editeur : Universal Pictures Vidéo

Oscars 2017: le triomphe La La Land, la surprise Moonlight et l’imbroglio du meilleur film

Oscars 2017
Oscars 2017

Oscars 2017: le triomphe La La Land, la surprise Moonlight et l’imbroglio du meilleur film

L’image qu’il restera de cette cérémonie des Oscars 2017, c’est celle d’un Warren Beatty confus au moment de l’ouverture de l’enveloppe. Alors qu’il doit remettre le prix du Meilleur film, il marque une pause, tourne la tête vers son acolyte Faye Dunaway et finit par déclarer La La Land meilleur film. Toute la troupe des producteurs, acteurs et réalisateur débarque sur scène, de premiers discours de remerciements se font entendre et… tout à coup la confusion. Jusqu’à la déchirante nouvelle: non, La La Land déjà auréolé de 6 récompenses n’est pas le meilleur film de la cérémonie des Oscars 2017. Moonlight sera finalement primé pour une surprise totale qui rappelle une récente cérémonie des Miss Univers grâce à un sublime Steve Harvey. Jimmy Kimmel s’excuse, Warren Beatty explique les raisons de sa bévue mais le mal est fait. L’image restera pour l’éternité le symbole malheureux de cette cérémonie contestataire et bon enfant.

Les discours anti-Trump se sont multipliés et le palmarès est beaucoup plus équilibré que ce que les 14 nominations de La La Land laissaient d’abord présager. Du Tu ne tueras Point, du Zootopie, du Manchester by the Sea et donc du Moonlight, un peu comme les César 2017, les Oscars 2017 ont privilégié la variété au plébiscite. Pas d’Oscar pour Isabelle Huppert, elle ne rejoindra donc pas Marion Cotillard, Juliette Binoche et Simone Signoret dans le panthéon des actrices françaises oscarisées.

Le Palmarès des Oscars 2017:

• Meilleur film
 Moonlight  de Barry Jenkins
• Meilleur réalisateur
Damien Chazelle pour La La Land
• Meilleure actrice
Emma Stone pour La La Land
• Meilleur acteur
Casey Afflec pour Manchester by the Sea
• Meilleure actrice dans un second rôle
Viola Davis pour Fences
• Meilleur acteur dans un second rôle
Mahershala Ali pour Moonlight 
• Meilleur film d’animation
Zootopie
• Meilleur film étranger
Le Client de Asghar Farhadi
• Meilleur scénario original
Kenneth Lonergan pour Manchester by the Sea
• Meilleur scénario adapté
Barry Jenkis et Tarell Alvin McCraney pour Moonlight 
• Meilleur premier film
Divines de Houda Benyamina
• Meilleur film documentaire
O.J.: Made in America de Ezra Edelman et Caroline Waterlow
• Meilleure chanson
City of Stars (La La Land) de Justin Hurwitz, Benj Pasek et Justin Paul
• Meilleur musique
La La Land de Justin Hurwitz
• Meilleure photographie
Linus Sandgren pour La La Land
• Meilleurs costumes
Colleen Atwood pour Les Animaux Fantastiques
• Meilleurs décors
David Wasco et Sandy Reynolds-Wasco pour La La Land
• Meilleur montage
John Gilbert (II) pour Tu ne tueras point
• Meilleur montage sonore
Bernard Gariépy Strobl et Claude La Haye pour Premier Contact
• Meilleur mixage son
Kevin O’Connell, Robert MacKenzie, Andy Wright, Peter Grace pour Tu ne tueras point
• Meilleurs maquillages et coiffures
Christopher Allen Nelson, Alessandro Bertolazzi et Giorgio Gregorini pour Suicide Squad
• Meilleurs effets visuels
Rob Legato, Andrew R. Jones, Dan Lemmon et Adam Valdez pour Le Livre de la jungle 
• Meilleur court-métrage
 Sing de Kristóf Deák
• Meilleur court métrage d’animation
Piper d’Alan Barillaro
• Meilleur court métrage documentaire
The White Helmets

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https://youtu.be/n2xd_exQvgk

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Mountain Story, ou comment la montagne peut vous prendre au piège (Denoël)

Lori Lansens
Lori Lansens © RANDOM HOUSE

Mountain Story, ou comment la montagne peut vous prendre au piège (Denoël)

Lori Lansens est canadienne. Elle a connu un grand succès avec son premier roman, La Ballade des adieux, en 2004. Dans Mountain Story, elle nous embarque dans une épopée incroyable. On va suivre Wolf, de ses 14 ans à ses 18 ans. En continu. De façon presque obligée, Wilfred, dit Wolf, nous fait partager son présent, son passé proche, le tout en même temps.

Livre lu d’une traite

Pas de séparation dans Mountain Story, pas de chapitre non plus avant la page 337. Tout est mélangé dans la vie de Wolf mais on ne se perd jamais, nous lecteurs. Vie tourmentée où l’on entre très vite dans ses souffrances. Wolf a perdu sa mère, très jeune, son père est alcoolique, drogué, et même plus… Wolf avait un meilleur ami mais…
Bref, Wolf n’est pas au mieux de sa forme quand il décide de prendre ce fameux téléphérique qui monte tout en haut d’Angel’s Peak, le jour de ses 18 ans. Jour où il a pris une décision définitive. Mais rien ne se passera comme il avait prévu.

Scénario haletant

Wolf va rencontrer, totalement par hasard, trois femmes, la grand-mère, la mère, la fille. Aucune n’est vraiment équipée pour une journée en montagne. Chacune avait des raisons différentes de se retrouver sur ce chemin-là. Et le hasard va les réunir dans une situation qui semble au départ, juste mal partie. Ils se sont perdus, mais Wolf connaît cette montagne et ils vont vite retrouver leur chemin. Mais, au fil du temps et des pages, cela va s’avérer de plus en plus difficile, voire catastrophique. Wolf va s’attacher à ces femmes qu’il ne connaissait pas quelques heures auparavant. Il ne cesse de penser à son meilleur ami, Byrd, dont il entend encore les conseils. Bien sûr, il va sortir de ce piège, et ramener les secours au plus vite car Nola a fait une mauvaise chute, a le bras cassé qui enfle et s’infecte dangereusement. Ils ont froid, n’ont rien à manger, rien à boire… Il ne faut pas que cette situation dure. Vonn est partie en tong, Wolf n’a pas pris son sac à dos, bref, ils doivent rentrer au plus vite. L’ambiance est stressante quoique très réaliste.

Ecriture juste magique

L’auteur de Mountain StoryLori Lansens, écrit d’une telle justesse, que l’on a l’impression d’être avec Wolf. Les descriptions de la montagne, de la nature, de la météo, des bruits et même du silence sont juste ensorcelantes. On a l’impression que l’auteur a elle-même vécu cette catastrophe. Et elle nous embarque dans la même galère que les Devine et Wolf. On s’attend au pire même s’ils restent optimistes et sont sûrs que les secours vont finir par arriver. La nature est décrite sublimement et en même temps comme notre pire ennemie, celle contre laquelle on ne peut pas lutter. Et c’est tellement réaliste que ça fait froid dans le dos. Ce qui arrive à Wolf et aux trois femmes Devine, peut arriver à chacun d’entre nous. L’analyse psychologique des quatre randonneurs apporte une formidable touche humaine à ce récit. Et forcément nous nous projetons en nous posant la question : et nous qu’aurions-nous fait à leur place ?

Mountain story est un roman à lire d’une traite ! Quand on le commence, on ne peut plus s’arrêter, comme l’interminable cauchemar de Wolf, Nola, Bridget et Vonn. Et ça, c’est le meilleur argument pour vous dire que le dernier livre de Lori Lansens est, encore une fois, une merveille, à lire absolument !

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Mountain StoryTrad. de l’anglais (Canada) par Paul Gagné et Lori Saint-Martin

Un matin d’hiver, quatre randonneurs se retrouvent dans la cabine d’un téléphérique qui les dépose en haut d’Angel’s Peak. La météo change brusquement et une tempête de neige les bloque en altitude. Bravant une contrée aussi sublime qu’inhospitalière, Nola, Bridget, Vonn et Wolf – qui ne se connaissaient pas vingt-quatre heures plus tôt – seront confrontés à une question terrible : quels sacrifices sont-ils prêts à consentir pour sauver la vie d’un inconnu ?

Date de parution : le 23 février 2017
Auteur : Lori Lansens
Editeur : Denoël
Prix : 22,50 € (416 pages)
Acheter sur : Amazon

Rosalie Lightning (L’Association) raconte le long tunnel du deuil

Rosalie Lightning
Rosalie Lightning, BD de Tom Hart, Editions L’Association

Rosalie Lightning (L’Association) raconte le long tunnel du deuil

Tom Hart raconte l’expérience douloureuse vécue avec sa femme lors du décès accidentel de leur petite Rosalie. Profondément choqués, ils vont chercher des solutions pour surmonter l’épreuve et continuer à vivre, malgré tout. Car ils se rendent bien compte que rien ne s’arrête vraiment quand l’indescriptible se produit. La vie continue et il faut tenter de vivre. L’émotion affleure à chaque page dans une BD sans faux semblants et aux dessins à la fois simples et poignants.

Une BD entre tragédie et espoir 

Le deuil étant une épreuve éminemment personnelle, Tom Hart raconte le sien pour mieux le surmonter. A la fois hommage à la trop jeune disparue et témoignage de l’épreuve traversée, Rosalie Lightning ne propose pas une lecture simple et encore moins distrayante, c’est plutôt un voyage aux étapes mélancoliques. Malgré les déménagements et les tentatives aux limites de la thérapie, l’impact de la tragédie ne s’atténue pas et il leur faudra l’accepter pour le transcender. La BD semble retranscrire très exactement l’évolution des sentiments qui ont étreint les deux protagonistes. La solitude, le renfermement, les tentatives des proches pour les accompagner et toujours ces souvenirs qui les relient à la disparue. Les joies anciennes deviennent douloureuses, le manque les obsède et leur horizon semble bouché pour toujours. Heureusement, le temps qui passe atténue les blessures et les décisions se font jour pour rebondir. La pesanteur laisse finalement les raisons de soleil passer dans la brume pour une dénouement plein d’espoir. Le lecteur suit ce parcours avec bienveillance, espérant ce rebond qui se produit presque par magie.

Rosalie Lightning touche au plus profond grâce à son récit toujours émouvant. L’expérience du deuil suscite l’empathie tandis que le partage force le respect tant cela semblait compliqué de prime abord.

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« Nous avons perdu Rosalie il y a quelques jours. » Elle est décédée soudainement une nuit de novembre 2011, sans aucun symptôme avant-coureur. Rosalie avait deux ans, elle était en parfaite santé. Son père, Tom Hart, décide alors de mettre en texte et en image le long processus que lui et sa femme Leela ont éprouvé au lendemain de cet événement tragique. Que fait-on quand on perd un enfant ? – On tombe dans un trou. À travers ce récit poignant de douleur, une quête permanente de sens s’installe. Il faut dès lors trouver les signes qui présageaient ce qui allait arriver. Tom Hart explore les mythes, la philosophie, l’art, la culture et la nature, transformant ainsi son vécu en expérience universel. La vie est faite de symboles qui maintiennent le souvenir des jours heureux. Forcément construit comme une forme de catharsis, Rosalie Lightning représente le deuil, du désespoir à la renaissance. C’est au moyen d’un style graphique expressif et énergique, inscrit dans la tradition des comics indépendants américains, que Tom Hart a choisi de formuler son parcours intime. Cette autobiographie n’est pas de celles qui racontent un quotidien futile, mais bien une œuvre profondément émouvante sur un traumatisme qui ne s’effacera jamais.

Date de parution : le 21 février 2017
Scénariste(s) : Tom Hart
Dessinateur(s) : Tom Hart
Genre : Biographie, Drame
Editeur : L’Association
Prix : 25 € (272 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Les Chatouilles comme un exorcisme à la souffrance

Les Chatouilles ou la danse de la colère
Les Chatouilles ou la danse de la colère, mise en scène de Eric Métayer, Auteur André Bescond

Les Chatouilles comme un exorcisme à la souffrance

Andréa Bescond propose un seul en scène qui évoque l’ineffable le plus insoutenable. Son héroïne Odette a subi des abus sexuels répétés dès son plus jeune âge. Marquée au fer rouge, elle tente d’exorciser ses souvenirs douloureux en faisant appel à la justice. Mais la suspicion  et le déni rodent… La comédienne n’y va pas par quatre chemins pour relater ce que l’on suppose être sa propre expérience personnelle, évoquée avec lucidité et humour. Les scènes de danse, les imitations et l’humour forcené transforment le spectacle en tableau si réel qu’il force le respect. Un article avait déjà été proposé sur Publik’Art, voici de quoi rappeler les qualités du spectacle.

Une histoire déchirante

Dès le départ, pas de doute à avoir sur le sujet principal de la pièce. La jeune Odette est abusée par un ami de la famille, un quidam avec l’apparence de la respectabilité mais qui cache en lui même un prédateur sexuel qui s’attaque à une (ou plusieurs) petites filles sans défense. La vie d’Odette en sera bouleversée à jamais, lui faisant accumuler les excès en même temps qu’elle se lance dans une carrière de danseuse sur toutes les scènes du monde. Bien que seule en scène, Andréa Bescond se glisse dans la peau de multiples personnages, le commissaire débonnaire, la danseuse nymphomane, la prof de danse truculente, la psy silencieuse et la mère névrosée. Ce qui pourrait se confiner à un témoignage certes douloureux mais emprunt d’un pathos réducteur s’élève vers la plus délicate acuité. Car les victimes de viol doivent bien continuer à vivre, digérer leurs souffrances et les exprimer un jour, avec le risque du désaveu voire du ridicule.

Une comédienne habitée et prodigieuse

Le petit bout de femme qui s’agite sur la scène une heure trente durant ne ménage ni ses effets ni sa grâce. Danseuse accomplie, voire athlète aguerrie, elle enchaine les monologues à des numéros de danse spectaculaires sans jamais perdre son souffle. Il n’y a qu’à voir les muscles de ses cuisses et de ses bras pour admirer la grâce et la détermination d’une comédienne habitée. Loin de se complaire dans le pathos, elle n’hésite pas à faire de longues digressions pour plonger son histoire dans le quotidien le plus fondamental. L’héroïne vit, évolue, fait des rencontres et se débat contre un fantôme toujours présent. Il est facile d’imaginer le bien que doit faire cette pièce à tous ceux qui ont vécu de tels cauchemars. Face aux dénégations des adultes, il faut une sacrée dose de caractère pour pouvoir s’affirmer et lutter contre les réaction outrées. La danse s’accompagne de musiques qui parleront aux cinéphiles avec des morceaux tirés de The Social Network (par Trent Reznor et Atticus Ross) et Requiem for a dream pour des émotions démultipliées.

Les Chatouilles font mal et interpellent sur tous ces démons qui se cachent sous des apparences de normalité. La comédienne offre un numéro éblouissant qui a déjà reçu de multiples récompenses ô combien méritées. A découvrir si ce n’est déjà fait.

Dates :  En tournée, vu dans la Salle Onex à Genève en Suisse
Lieu : voir billetreduc.com
Metteur en scène : Eric Métayer
Avec : Andréa Bescond

César 2017 : Elle, Divines, Juste la fin du monde, Clooney et Belmondo récompensés

César 2017
César 2017 © Philippe Wojazer/Reuters

César 2017 : Elle, Divines, Juste la fin du monde, Clooney et Belmondo récompensés

 

Publik’Art a suivi de très près la 42ème Cérémonie des César, sans président cette année, mais avec Jérôme Commandeur, parfait, comme maître de soirée ! Cérémonie rythmée et plutôt sympa, même si toujours un peu trop longue. Les nombreux  « récompensés » n’ont pas boudé leurs joies et leurs émotions. Ca a commencé très fort avec le meilleur espoir féminin remis à la toute jeune et touchante Oulaya Amamra, en pleurs et faisant des déclarations d’amour à ses parents ! On est content que le film Elle n’ait pas tout raflé, même si on adore Isabelle Huppert ! Divines et Juste la fin du monde ont été justement récompensés, de même que Ma vie de Courgette, Chocolat, Merci Patron (François Ruffin a continué, avec véhémence, sa dénonciation du système), Moi, Daniel Blake… Une belle répartition des récompenses.
Un très bel hommage à notre Jean-Paul Belmondo, en larmes et heureux d’être ovationné aussi longtemps ! et George Clooney à l’honneur, plus beau que jamais, gardant le sourire mais dénonçant ce qui se passe dans son pays.

De très beaux moments de cinéma partagés ! Publik’Art a chroniqué de nombreux films primés. Vous retrouverez nos chroniques en cliquant simplement sur les liens !
On attend maintenant avec impatience les Oscars, dès demain !

Le Palmarès complet des César 2017 :

• Meilleur film
Elle de Paul Vehoeven
• Meilleur réalisation
Xavier Dolan pour Juste la fin du monde
• Meilleure actrice
Isabelle Huppert pour Elle
• Meilleur acteur
Gaspard Ulliel pour Juste la fin du monde
• Meilleure actrice dans un second rôle
Déborah Lukumuena pour Divines
• Meilleur acteur dans un second rôle
James Thierrée pour Chocolat
• Meilleur espoir féminin
Oulaya Amamra pour Divines
• Meilleur espoir masculin
Niels Schneider pour Diamant noir
• Meilleure adaptation
Céline Sciamma pour Ma vie de Courgette
• Meilleur scénario original
Sólveig Anspach et Jean-Luc Gaget pour L’effet aquatique
• Meilleur premier film
Divines de Houda Benyamina
• Meilleur long métrage d’animation
Ma vie de courgette de Claude Barras
• Meilleur film étranger
Moi, Daniel Blake de Ken Loach
• Meilleur film documentaire
Merci Patron  de François Ruffin
• Meilleure musique
Ibrahim Maalouf pour Dans les forêts de Sibérie
• Meilleure photographie
Pascal Marti pour Frantz
• Meilleur montage
Xavier Dolan pour Juste la fin du monde
• Meilleurs costumes
Anaïs Romand pour La Danseuse
• Meilleurs décors
Jérémie D. Lignol pour Chocolat
• Meilleur son
Marc Engels, Fred Demolder, Sylvain Réty, Jean-Paul Hurier pour L’Odyssée
• Meilleur court métrage
Maman(s) de Maïmouna Doucouré et Vers la tendresse de Alice Diop
• Meilleur court métrage d’animation
Celui qui a deux âmes de Fabrice Luang-Vija
• César d’honneur

Jean-Paul Belmondo :

George Clooney
Standing ovation pour un géant, monsieur Jean… par CinemaCanalPlus

George Clooney reçoit le César d’honneur, et il… par CinemaCanalPlus

Le problème avec l’amour, une vision réaliste de l’amour au XXI siècle (JC Lattès)

Isabelle Miller

Le problème avec l’amour, une vision réaliste de l’amour au XXI siècle (JC Lattès)

 

Isabelle Miller s’attaque à un vaste sujet dans son dernier roman : Le problème avec l’amour. Un livre qui touchera chacun de ses lecteurs, car qui n’a pas eu de problème avec l’amour ?

L’auteur, experte en amour

Isabelle Miller est une passionnée et une experte de l’amour puisqu’elle a déjà écrit sur ce thème. (voir ici). Sa thèse de Doctorat, en 1988, portait sur la « déclaration d’amour dans les romans français ». En 1997, elle écrit « Les métaphores de l’amour ». Elle enchaine en 2003 avec Le syndrome de Stendhal, « un roman d’amour à l’ombre des musées ». Elle continue en 2013 avec « La déclaration amour – Sur le fil du rasoir ». Il est donc tout à fait logique que Isabelle Miller nous expose aujourd’hui à travers son dernier roman, Le problème avec l’amour, ses conclusions sur l’amour au XXI siècle.

L’histoire de Marion

Marion est une femme épanouie, quarantaine, bien dans sa tête, bien dans son corps. En tout cas, apparemment. Sa grande amie, Agathe, va partager une grande part de sa vie amoureuse. Car Marion a déjà vécu plusieurs amours, des amours-passions, comme on en rêve tous. Et un jour, elle est sûre d’être, enfin, tombé sur le bon ! C’est comme une évidence ! Du coup, Marion fait une rapide analyse de ses anciens amours. Pourquoi à un moment, ça a dérapé ? Pour y voir plus clair, elle écrit une lettre à son nouvel amour pour lui expliquer son passé amoureux. Pourquoi a-t-elle vécu tant d’échecs ?

L’amour aujourd’hui au XXI siècle

Le problème avec l’amour est en quelque sorte une analyse de la vie des jeunes femmes d’aujourd’hui. Marion croit en l’amour, l’amour-fou, l’amour-passion, l’amour qui vous transforme, qui vous transporte. Mais cet idéal de l’amour est-il toujours adapté aux nouvelles conditions de vie des femmes d’aujourd’hui ? Cet amour qui transforme votre quotidien peut-il durer dans le temps ? C’est la grande question posée par Marion qui, à 40 ans, garde des cicatrices indélébiles de ces amours passés.

Isabelle Miller met joliment l’accent sur notre façon de croire à l’amour, et surtout notre façon d’aimer, passionnément, sans prendre en compte notre environnement, notre quotidien, nos contraintes. Pas si facile que ça aujourd’hui de vivre sereinement et pleinement nos amours…

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Le problème avec l’amour« De te rencontrer à tomber amoureuse, c’était facile. De tomber amoureuse à vivre une histoire d’amour, il y avait plusieurs pas. »

Bien que très éprise, Marion réagit maladroitement à la déclaration de l’homme qu’elle aime. Pour le retenir, elle lui raconte dans une longue lettre ses amours passées, pourquoi l’amour fait mal, de quels attachements et de quelles histoires nous sommes faits. »
Isabelle Miller est romancière et essayiste. Elle a notamment publié Le syndrome de Stendhal et Les inachevées.

Date de parution : le 1er février 2017
Auteur : Isabelle Miller
Editeur : JC Lattès
Prix : 19 € (250 pages)
Acheter sur : Amazon

Mr & Mme Adelman, la bande annonce enfin dévoilée

Mr & Mme Adelman
Mr & Mme Adelman ©Les Films Du Kiosque – Christophe Brachet

Mr & Mme Adelman, la bande annonce enfin dévoilée

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Mr & Mme AdelmanComment Sarah et Victor ont-ils fait pour se supporter pendant plus de 45 ans ? Qui était vraiment cette femme énigmatique vivant dans l’ombre de son mari ?
Amour et ambition, trahisons et secrets nourrissent cette odyssée d’un couple hors du commun, traversant avec nous petite et grande histoire du dernier siècle.

Sortie : le 8 mars 2017
Durée : 2h00
Réalisateur : Nicolas Bedos
Avec : Doria Tillier, Nicolas Bedos, Denis Podalydès
Genre : Comédie dramatique

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Lucas Belvaux dresse un tableau social sans concession de la France avec Chez Nous

Chez Nous
Chez Nous, film de Lucas Belvaux, Copyright Jean Claude LOTHER – Synecdoche Artémis Productions

Lucas Belvaux dresse un tableau social sans concession de la France avec Chez Nous

A l’approche des présidentielles, le très engagé Chez Nous se concentre sur l’engouement croissant des français pour les thèses d’extrême droite. Loin de choisir le parti pris d’une critique frontale et caricaturale, Lucas Belvaux invoque la réalité sociale de populations qui se considèrent comme laissées à l’abandon par les partis traditionnels. A travers la fascination d’une jeune infirmière pour les promesses du parti Rassemblement National Populaire à la leader blonde et charismatique, c’est surtout une thèse sur l’engagement politique qui se dessine. Certains y voient à tort un film de propagande, c’est surtout un constat sans concession d’une France divisée.

Un film engagé

Lucas Belvaux se frotte à un style quasi documentaire pour donner la parole à ces français si loin du microcosme parisien et des discours politiques gratuits. Ce sont des réflexions parsemées dans le film qui mettent la puce à l’oreille. Les magasins qui ferment, la solitude contemporaine, les cellules familiales décomposées, c’est tout un contexte morose qui fait penser que la situation ne va pas en s’arrangeant. Au milieu de la grisaille ambiante, Pauline (magnifique Emilie Dequenne) se dévoue auprès des populations locales en infirmière zélée qui ne compte pas ses heures, quitte à sacrifier ses deux enfants et sa vie sentimentale. Elle personnifie ces français qui ne veulent pas baisser les bras et  prennent le relais de pouvoirs publics au bout du rouleau. Loin des considérations politiques et d’un engagement social qui avait marqué la génération communiste précédente, elle assume son rôle sans voir plus loin que son engagement quotidien. Quand un parti extrême aux thèses fascinantes lui propose de le représenter aux prochaines élections locales, elle ne considère pas la toxicité globale des thèses mais l’impact positif immédiat qu’elle croit y déceler pour ses concitoyens. La naïveté politique le dispute aux aspirations à la bienveillance.

Un film sans faux semblants

En choisissant une Catherine Jacob grimée en femme politique blonde et inflexible, le réalisateur ne fait pas de détours et met les pieds dans le plat. C’est bien du FN qu’il veut parler, un parti à la stratégie politique implacable et de plus en plus gagnante. Les thèses populistes parlent à des populations avant tout intéressées par une amélioration significative de leur niveau de vie, quitte à fermer les yeux sur les soupçons de xénophobie inhérents au parti extrême. Loin de se ranger derrière la propagande d’un parti destiné à remporter le premier tour prochain des élections présidentielles, Lucas Belvaux invite à réfléchir sans pathos ni raccourcis. Se souvenant qu’une élection démocratique se fait dans des urnes, il éclaire sur les enjeux actuels qui orienteront les français. S’il sacrifie certes à une intrigue parfois binaire et théâtrale, le film met surtout le doigt là où ça fait mal. Pour un constat glaçant, bien au delà des querelles politiciennes stériles offertes par les médias.

Chez Nous prend le risque de mettre les thèses frontistes au premier plan pour mieux les examiner et les détricoter. Il faut passer par là et Lucas Belvaux offre la possibilité de s’interroger en toute connaissance de cause. Ce n’est pas l’aspect le moins intéressant d’un film à découvrir.

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Chez Nous
Chez Nous

Pauline, infirmière à domicile, entre Lens et Lille, s’occupe seule de ses deux enfants et de son père ancien métallurgiste. Dévouée et généreuse, tous ses patients l’aiment et comptent sur elle. 

Profitant de sa popularité, les dirigeants d’un parti extrémiste vont lui proposer d’être leur candidate aux prochaines municipales. 

 

Sortie : le 22 février 2017
Durée : 1h58
Réalisateur : Lucas Belvaux
Avec : Emilie Dequenne, André Dussollier, Guillaume Gouix
Genre : Drame

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Un James McAvoy impressionnant dans un Split sans ampleur

Split
Split, film de M. Night Shyamalan, Copyright Universal Pictures

Un James McAvoy impressionnant dans un Split sans saveur

Le buzz a annoncé la couleur à grands renforts de trompette. Split allait signer le retour du réalisateur au top niveau et en mettre plein la vue avec un James McAvoy au top de sa forme. Si l’acteur confirme les attentes placées en lui avec une prestation fascinante, le film peine à satisfaire les attentes. La faute à une intrigue simpliste à mi-chemin entre le thriller et l’opus horrifiant qui peine à s’élever vers des cimes plus ambitieuses. Le spectateur était en droit de s’attendre à un scénario plus intriguant avec un tel pitch de base. Les aficionados de M. Night Shyamalan retrouveront un style caractéristique qui avait fait merveille dans Incassable, les plus sceptiques ne pourront pas sortir le réalisateur de sa case auprès des réalisateurs moyens.

23 personnalités pour le prix d’une

Le personnage de James McAvoy monopolise l’attention avec sa lutte interne entre ses personnalités secondaires et ceux qui ont pris le pouvoir. Tandis que 3 adolescentes se font kidnappées, le trouble du personnage va croissant jusqu’à interroger sur son équilibre. Le spectateur s’interroge sur sa capacité de nuisance, jusqu’où ira-t-il donc? L’acteur multiplie les rictus selon les personnalités tandis que l’agitation monte crescendo. Le film aurait pu s’élever vers des hauteurs plus universelles voire philosophiques mais il se contente d’une ambiance de thriller certes prenante jusqu’à un certain point mais finalement bien limitée. Un personnage d’une telle ampleur n’aurait-il pas mérité un traitement un peu plus ambitieux? Lorsque le film finit par flirter avec l’horreur, l’évidence se fait jour. Split n’aboutira pas à un moment de cinéma inoubliable quoique… quoique… quoique… la toute dernière scène du film réserve une surprise de taille, de quoi s’incruster dans l’esprit pour longtemps. A bons entendeurs!

Split fait Pschitt

La recette du thriller au cinéma nécessite une gradation dans l’angoisse avec des surprises et des twists récurrents. Split se concentre tellement sur le personnage de Kevin/Dennis/Patricia… qu’il en oublie de varier les plaisirs. Le huit clos souterrain et claustrophobique peine à s’élever vers autre chose qu’un thriller lambda. De quoi procurer des frissons aux adeptes du genre, mais pas de quoi marquer l’histoire du cinéma. Reste un James McAvoy au four et au moulin jusqu’à ce qu’il se transforme une dernière fois pour une prestation… décevante. Et si la véritable héroïne du film n’était pas finalement le personnage de Casey Cooke interprétée par Anya Taylor-Joy? Son passé trouble ressurgit petit à petit au fur et à mesure du film jusqu’à faire douter de son propre équilibre. Entre weirdos, James McAvoy et elle ne peuvent que s’entendre.

Le public attendait un Split mémorable, il n’obtient qu’un thriller qui ne renouvelle pas le genre. Dommage.

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Split
Split

Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher, mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.

Sortie : le 22 février 2017
Durée : 1h57
Réalisateur : M. Night Shyamalan
Avec : James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley
Genre : Thriller, Fantastique, Epouvante-horreur

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La collection Chtchoukine : l’expo évènement et programme exceptionnel pour la dernière semaine

La collection Chtchoukine : l'exposition évènement
© Christian Cornelius (Xan) Krohn, portrait de Sergueï Chtchoukine, 1916. Huile sur toile, 191 × 88 cm, Musée d’Etat de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg

La collection Chtchoukine : l’expo évènement et programme exceptionnel pour la dernière semaine

L’exposition « Icônes de l’art moderne. La collection Chtchoukine », présentée à la Fondation Louis Vuitton jusqu’au 05 mars 2017, rend hommage à l’un des mécènes les plus influents du siècle dernier, Sergueï Chtchoukine. Un éblouissement.

Collectionneur russe audacieux et militant de l’art affranchi de tous préjugés, dont la collection, comme le rappelle Anne Baldassari, conservateur général du Patrimoine et commissaire général de l’exposition, « reste encore aujourd’hui méconnue du grand public occidental. Depuis sa dispersion en 1948, elle n’a jamais été réunie comme une entité artistique singulière et cohérente ».

À Paris, l’exposition donne à voir 127 des 278 œuvres acquises par Chtchoukine auprès de ceux qui sont aujourd’hui les peintres les plus cotés au monde, mais qui à l’époque étaient souvent peu connus ou peu appréciés. Notamment 8 Monet, 8 Cézanne, 12 Gauguin essentiellement de la période tahitienne, 29 Picasso dont beaucoup de toiles cubistes, et 22 Matisse, à qui une salle entière est dédiée. Avec parmi les œuvres présentées du maître, « La Desserte » qui constitue la première grande commande faite par Chtchoukine à Matisse en 1908.

Troisième d’une fratrie de dix enfants, Sergueï Ivanovitch Chtchoukine est né en 1854 à Moscou au sein d’une famille de marchands dans le commerce du textile dont il reprit plus tard la firme familiale « Chtchoukine & Fils » avant de devenir l’un des plus grands négociants en textile de Moscou. Les voyages en Asie Centrale et en Inde se succèdent à la recherche de modèles pour répondre à l’engouement des Russes pour les tissus décoratifs.

Industriel reconnu, il épouse en 1884 Lydia Koreneva avec qui il fondera une famille qu’il installera dans le palais Troubetskoï à Moscou. C’est à cette époque que Chtchoukine débute sa collection avec l’acquisition de tableaux d’artistes norvégiens, allemands et anglais et qu’il rentre contact avec les marchands d’art Paul DurandRuel, Ambroise Vollard et Berthe Weill.

De 1897 à 1907, sa collection est déjà importante puisqu’elle compte treize Monet dont Le Déjeuner sur l’herbe, huit Cézanne, seize Gauguin tahitiens, quatre Van Gogh, trois Renoir, cinq Degas et bien d’autres perles encore.

un éblouissement

Au-delà de la création d’une collection, Chtchoukine travaille également la composition, notamment avec ses tableaux de Gauguin qu’il accroche bord à bord à la manière des iconostases orthodoxes.

Palais Troubetskoï
Palais Troubetskoï

Conscient du caractère novateur, parfois provocateur, des œuvres qu’il a réunies, le collectionneur veille à ce qu’elles soient accessibles à tous en ouvrant ses galeries au public dès 1908. Visitée par les amateurs, artistes et intellectuels, la collection qui constitue une onde de choc plastique et émotionnelle, contribue précocement à la découverte des avant-gardes françaises comme à marquer fortement la création contemporaine en Russie, en donnant naissance au cubisme, au suprématisme et au constructivisme.

La révolution de 1917 met fin à la monarchie et la communauté artistique de Moscou salue les temps nouveaux. Chtchoukine apparaît comme un visionnaire de l’art moderne par les progressistes et sa collection incarne l’art le plus radical de son époque. Son destin le sépare de celui de sa collection en 1918. Date à laquelle elle fut déclarée propriété du peuple suite à la spoliation de Chtchoukine par Lénine arrivé au pouvoir. Le Palais Troubetskoï devint alors le premier musée d’art moderne occidental.

Frappé par des tragédies personnelles (la perte successive de deux de ses fils et de son épouse), puis chassé par la révolution, celui qui fut l’un des mécènes majeurs de son temps disparaît en 1936, dans l’anonymat, à Paris – là même où son nom était célébré, du temps de sa splendeur, dans les milieux d’avant-garde.

Il faut saluer la pugnacité d’AndréMarc Delocque-Fourcaud, le petit-fils de Sergeï Chtchoukine, qui est à l’initiative de ce projet d’exposition, pour obtenir l’accord des musées, peu enclins à travailler ensemble, mais aussi celui des gouvernements des deux pays où les tractations diplomatiques ont été mises à contribution.

Ce dernier vit à Paris et « Cela fait 25 ans que ma mère avait écrit au président de la Russie pour parler de Chtchoukine qui était complètement oublié. Cela fait quatre ans et demi que le directeur du musée de l’Ermitage a dit : « Allons-y’. Et j’ai vu comme un miracle s’accomplir », raconte-t-il aujourd’hui en soulignant aussi le devoir de mémoire ainsi rendu.

Une exposition majeure donc dont on ressort ébloui par l’œil avisé, passionné et prolifique du collectionneur dans ce bel ouvrage qu’est le bâtiment conçu par l’architecte américain Franck Ghéry.

Aussi pour la dernière semaine d’ouverture, du lundi 27 février au dimanche 5 mars, la Fondation Louis Vuitton a mis en place des horaires exceptionnels, afin de permettre l’accès de l’exposition au plus grand nombre :

A partir du lundi 27 février, l’exposition sera ouverte 7 jours/ 7 de 7h à 23h et jusqu’à 1h du matin le samedi 4 mars.

· Chaque matin de 7h à 9h se tiendront les « Morning Chtchoukine » pendant lesquels la Fondation offrira un petit déjeuner au public.

· Le mercredi 1er mars de 9h à 19h se tiendra la journée « Chtchoukine en famille » qui proposera des parcours « Chtchoukine en rimes et comptines », des micro-visites en famille et un atelier « Chercheurs d’art », à la recherche des chefs d’œuvres de la Fondation.

· Le samedi 4 mars à partir de 23h Concert Surprise : un artiste phare de musique électronique proposera un voyage sonore dans les contrées russes. Le nom de l’artiste sera révélé le soir même.

Lion raconte l’histoire vraie et bouleversante d’un petit indien (Audible)

Lion
Lion © Mark Rogers

Lion raconte l’histoire vraie et bouleversante d’un petit indien

Bien sûr, depuis sa sortie hier au cinéma, vous entendez parler de l’excellent film Lion. En fait, son réalisateur, Garth Davis, d’origine australienne, réalise avec Lion, son premier long métrage ! Ce n’est pas lui qui a réalisé Slumdog Millionaire qu’on avait particulièrement apprécié. Mais Danny Boyle. Si les deux films sont associés, c’est grâce à l’acteur Dev Patel qui joue le rôle principal dans ces deux films.

L’histoire vraie d’un petit garçon indien

Dans la vraie vie, Dev Patel est anglais et a toujours vécu à Londres. Mais dans ces deux films, il est indien, né en Inde, et vit dans des conditions de pauvreté extrême. Lion est la traduction de son prénom indien, Saroo. Saroo enfant, merveilleusement interprété par Sunny Pawar, vit en Inde à 1600km de Calcutta, dans un petit village perdu au milieu de nulle part. Il vit avec sa mère, son grand frère, Gudddu, et sa petite sœur. Sa maman est ouvrière et ramasse des cailloux. Guddu et Saroo essaient de rapporter un peu d’argent à leur mère en chapardant quelques morceaux de charbon ou autres… Un soir, Guddu emmène son petit frère qui s’endort sur le quai de la gare. A son réveil, Saroo s’affole de ne pas voir son grand frère et monte dans un train à sa recherche. Bien malgré lui ce train l’emmènera à Calcutta, où il va se retrouver, à 5 ans, perdu au milieu d’une foule dense et malveillante. On imagine bien que rien n’a été rajouté sur la vie à Calcutta. De l’extrême misère, de la saleté, de la surpopulation, des enfants couchant par terre, sales et affamés, Garth Davis nous montre tout. Il ne manque que les odeurs. Et le petit Saroo doit affronter tous les dangers liés à sa perdition et à sa misère. Il va atterrir dans un centre d’orphelinat pitoyable et finira par être adopté et du jour au lendemain, il se retrouvera en Australie. Avec une nouvelle maman, Nicole Kidman, et un nouveau papa, David Wenham.

La vie australienne

Saroo va s’adapter à sa nouvelle famille, sa nouvelle vie où rien ne lui manquera. Ses parents adoptifs sont parfaits et il essaie de répondre à leurs attentes. Sa mère, Nicole Kidman, est d’une vérité bouleversante. Mais dans le fond, Saroo adulte, le sublime Dev Patel, vit toujours, dans son cœur, avec sa vraie famille biologique et ce n’est qu’à 30 ans qu’il décidera de tout faire pour les retrouver. Il ne supporte plus d’avoir tout ce confort alors que les siens doivent se morfondre quelque part dans un village dont il ne connait même pas le nom. Si Garth Davis nous plonge au cœur de Calcutta, la vie australienne de Saroo sera beaucoup plus discrète. Mais on sent petit à petit naître le mal-être de Saroo qui se transforme sous nos yeux, même physiquement, abandonne tout son confort et ne se consacre plus qu’à ses recherches.

Histoire vraie

La réussite du film tient au fait qu’il reprend l’histoire vraie, et pourtant inouïe, de Saroo Brierley que l’on voit à la toute fin du film avec des vraies photos des siens. Impossible de ne pas être ému jusqu’à la dernière minute du film ! Un conseil : emportez vos mouchoirs… Un très beau film qui pose beaucoup de questions sans mélo et sans faire de leçon de morale. 80 000 enfants en Inde, vivent dans la misère, seuls, abandonnés, ou enlevés…
Lion, un film qui restera à jamais gravé dans nos mémoires. Un vrai coup de coeur !

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Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens.
25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde.
Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village.
Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?

Sortie : le 22 février 2017
Durée : 1h58
Réalisateur : Garth Davis
Avec : Dev Patel, Rooney Mara, Nicole Kidman
Genre : Biopic, Drame, Aventure

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Mon Gainsbourg à moi enthousiasme un public conquis au Théâtre Trévise

Mon Gainsbourg à moi
Mon Gainsbourg à moi, Théâtre Trévise, Mise en scène Cédric Chapuis

Mon Gainsbourg à moi enthousiasme un public conquis au Théâtre Trévise

Dans le cadre du Festival Musical’In qui se tient tous les mercredis soirs au Théâtre Trévise, Gainsbourg est mis à l’honneur dans un spectacle animé par la performance habitée et glamour de Mademoiselle A. Accompagnée de l’homme orchestre expert Mathieu Lucas, elle raconte un parcours placé sous le signe du grand Serge. D’une enfance tiraillé entre une Grand-Mère joyeuse et un Père violent jusqu’à l’évocation une histoire d’amour compliquée, elle raconte tout au public avec charme et humour. Impossible de ne pas accompagner les paroles égrenées par la chanteuse pour des chansons très connues et moins connues de Serge Gainsbourg.

Une joie partagée avec le public

1h15 durant, c’est à un festival Gainsbourg qu’est invité un public enthousiaste au Théatre Trévise. Et loin de se contenter de raviver uniquement les chansons, Mademoiselle A donne de sa personne en imaginant un parcours de femme moderne. Au fur et à mesure de sa narration, elle invoque les chansons de Lucien Ginsburg en lien avec la vie d’un personnage tour à tour truculent et dramatique. Mademoiselle A chante avec bonheur, danse avec ardeur et joue avec émotion. A ses cotés, son compère Mathieu Lucas multiplie les performances grâce de multiples instruments et à une boite à rythmes. Le public est mis à contribution et une heureuse Sophie est conviée sur scène pour partager une étape clé de la vie du personnage. Applaudissements réguliers et paroles chantées à tue tête donnent au spectacle un air de communion collective sous l’égide d’un des plus grands auteurs compositeurs interprètes de la chanson française.

Du Gainsbourg à tous les étages

Certaines des compositions du célèbre show man sont invoquées autour d’un spectacle tout entier centré autour de la comédienne. Elle s’amuse sur scène, multiplie les oeillades et revêt maintes tenues décolletées pour illustrer son numéro glamour. Au son des Sucettes d’Annie, de Boomerang ou du Poinçonneur des Lilas, la salle entière chavire devant un spectacle jubilatoire. La connivence est totale entre la comédienne et le public et beaucoup sentent qu’elle aurait pu mener la revue jusqu’au bout de la nuit. Nommé aux P’tits Molières 2016 dans la catégorie meilleure scénographie, Mon Gainsbourg à moi est un cocktail survitaminé d’énergie et d’émotion qui donne la banane.

Difficile de bouder son plaisir devant un spectacle aussi réjouissant. La mise en scène de Cédric Chapuis donne un cadre idéal pour deux artistes qui s’en donnent à coeur joie sur la scène du Théâtre Trévise. De quoi repenser au spectacle longtemps après le coup de sifflet final et se remettre à écouter du Gainsbourg! Il reste de nombreuses dates, n’hésitez pas à réserver un mercredi soir!

Dates : Les mercredis 25 janvier, 22 février, 01 et 22 mars, 24 mai, 07 juin 2017
à 21h15
Lieu Théâtre Trévise (Paris)
Metteur en scène :Cédric Chapuis
Avec : Mademoiselle A, Mathieu Lucas

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