
Rendez-vous avec Doc.Gatane !
Gatane le thérapeute
Publik’Art connaît la bête. À plusieurs reprises, Gatane nous a très gentiment invités à son spectacle « Live Therapy » et à chaque fois, ce fut un plaisir d’être assis et de regarder l’artiste faire marrer la salle. Stop au copinage, rentrons dans le vif du sujet.
Gatane c’est quoi ? Jeune, talentueux, musicien, ce docteur des maux se met en scène depuis quelques temps déjà, accompagné de deux loubards franchement sympa, avec pour objectif d’offrir aux spectateurs un vrai moment. Il est nécessaire d’appuyer sur l’idée de « vrai moment » puisque même après une couplée de semaines passée, la fulgurance de certains moments continue de brailler de joie à l’intérieur de nos crânes. Bref. Sans doute que le meilleur moyen de cerner le personnage, c’est de le laisser parler : Gatane, à la plume.

Lodi – Gatane, Gatane, Gatane… qui es tu?
Gatane – Auteur-compositeur-interprète et humoriste, je suis originaire de Marseille et suis installé à Paris, où je joue mon spectacle « Live Therapy ». Mon piano c’est mon arme de guérison massive. Il accompagne toutes mes chansons. Je suis accompagné sur scène également par mes deux excellents musiciens : Thomas Chalindar à la batterie et Ludovic Cotessard à la basse. Outre mes albums et la scène, je compose aussi beaucoup pour la TV, la radio et le cinéma.
L – Depuis combien de temps joues-tu « Live Therapy » ?
Gatane – Ça fait deux ans que le spectacle tourne. J’ai commencé aux Déchargeurs à Paris, puis investi l’Apollo et aujourd’hui le Sentier des Halles. Tout ça ponctué de dates de tournée à Marseille et un peu partout en France.
L – C’est toujours un plaisir ? Pas de souci de lassitude ?
Gatane – Aucun ! Le spectacle évolue régulièrement et on s’éclate toujours à écrire de nouvelles choses avec mon metteur en scène et co-auteur des sketches Florian Maubert. Le rapport avec le public évolue aussi pas mal. La complicité avec mes musiciens également et du coup la thérapie marche de mieux en mieux !
L – Pourrais-tu présenter ton spectacle ?
Gatane – Live Therapy c’est une thérapie musicale du public ! Je suis le musicothérapeute et je promets une guérison spectaculaire ! À travers chansons décalées et sketches, on voyage dans les grands thèmes de la vie et les moments insolites pour trouver en musique la recette du bonheur.
L – Le souci du OneManShow, c’est que ça sente la soupe froide. Mais, et je parle en connaissance de cause, ton show est plutôt chaud et plutôt plaisant. T’en penses quoi de cet essor du « one man standing on stage » ?
Gatane – Le One Man c’est un art difficile et exigeant pour un comédien. Tu es sans filet, il faut être à 100% car tu dois créer de la magie et avoir le sens du rythme. J’aime beaucoup ce style qui permet de s’exprimer de mille façons. Ce qui me touche moins parfois dans certains stands-up c’est quand on ne sent pas de personnages et quand les thématiques sont trop quotidiennes. Je suis plus attiré vers la façon de faire rire d’une Foresti par exemple que je trouve toujours aussi inventive et drôle.
L – Quand est-ce que tu t’es dit « Je me lance, je veux faire rire, j’ai envie d’être sur scène » ? Coup de tête ou aspiration à l’écriture et la scène dès l’âge de tes couches ?
Gatane – Depuis petit j’aime faire rire et chanter. On a même retrouvé des enregistrements de moi à 5 ans où je fais le pitre en chantant du Brassens ! C’est collector, je les garde pour chez Drucker ! Je suis tombé dans la musique très jeune aussi, et j’ai appris le piano. Du coup au départ de ma vie d’artiste, j’ai démarré comme pianiste dans les clubs de jazz à Marseille et Paris puis j’ai chanté et mis le pied dans la comédie avec une troupe d’humoristes bien barrée. Je me produisais notamment avec un quatuor vocal d’humour noir baptisé « Les 4 Salopards », avec lesquels on a fait Incroyable Talent sur M6 et une chaîne de vidéos Youtube. C’était trash mais vraiment drôle ! J’y ai de plus rencontré mon metteur en scène. Puis au fil des spectacles, j’ai créé mon propre style, écrit mon répertoire de chansons, de sketches en mixant plein d’expériences personnelles et plein d’observations.
L – Ton spectacle est parsemé de chansons qui, d’une certaine manière, articulent ton heure et demi de sueur. Comment écris-tu ?
Gatane – Je pars souvent plutôt du texte avec une idée qui me fait rire ou un thème qui m’inspire. J’aime essayer de trouver des angles et des points de vue un peu inédits, incisifs. Par exemple j’ai écrit une chanson d’amour de daltonien, parce que je trouvais un peu injuste que le rouge soit la couleur de l’amour ! Je compose les musiques généralement au piano puis je réalise moi-même les arrangements dans mon studio. En ce qui concerne les sketches et les chroniques on écrit à deux avec mon metteur en scène Florian Maubert avec lequel on a une super complicité dans le travail.
L – On trouve donc des chansons, mais aussi des moments où tu cherches le public. C’est la spontanéité qui parle parfois. Penses-tu que l’on puisse tenir un public sans laisser la spontanéité et l’improvisation parler ?
Gatane – On ne tient pas le public, on lui donne juste à entendre une bonne histoire, une belle situation qui crée de l’attente. On peut alors selon son style improviser ou rester sur son texte mais ce qui compte vraiment c’est de servir la situation et créer des surprises, comme un artificier qui voudrait surprendre sans cesse. Moi j’ai un gros plaisir à improviser et j’aime être surpris par mes musiciens ou par le public. Ça fait des moments vraiment uniques !
L – Comment vois-tu le succès ? Est-ce que par exemple, le succès c’est une certaine renommée médiatique, ou bien c’est ce que tu as et ressens quand tu as réussi à faire rire une salle, petite, moyenne, dantesque ?
Gatane – J’ai vu une vidéo Youtube très intéressante récemment sur la différence entre succès et réussite. En gros ça disait qu’on peut avoir du succès sans vraiment avoir réussi ce qu’on voulait, et on peut réussir ce qu’on aime sans pour autant avoir beaucoup de succès. Pour moi le plus important c’est que les spectateurs oublient leurs soucis pendant 1h30 et voyagent avec moi. Quand j’entends les gens me dire : « ça devrait être remboursé par la sécu ! » c’est ça le vrai succès pour moi. Je pense que si on garde cette éthique sur des salles très importantes tout marche aussi. Mais il faut rester dans une vraie exigence au niveau du travail et connecté à sa démarche d’artiste.
L – Que penses-tu du rapport à l’argent dans le milieu de l’intermittence ?
Gatane – Mais on le sait tous… Un musicien qui n’a pas de Rollex à 50 ans c’est que franchement… Non sérieusement je pense que c’est un domaine où on se fait beaucoup presser sous couvert de passion. Mes musiciens par exemple s’impliquent beaucoup pour le spectacle et on doit souvent batailler pour qu’ils soient correctement rémunérés, comme tout artisan qui réalise un travail par passion mérite un salaire convenable.
(L – Du coup, est-ce que le succès c’est de pouvoir vivre des planches ?)
Gatane – Ça y ressemble bien !
L – Je crois que tu es prof (Me trompé-je ?). Comment jongler entre la chemise de l’enseignant et celle que tu portes sur scène ?
Gatane – Tu as un bon indic ! Et oui j’ai fait des études de maths j’ai passé mon agreg de math avant de m’engager dans la musique, et pas qu’un peu car j’ai poussé jusqu’à l’agrégation de maths. Donc j’enseigne les maths et la musique à mi-temps dans un lycée près de Paris. Pour tout te dire ça me plait plutôt de jongler entre les deux. L’enseignement est une super façon d’être en contact avec un public pas facile qui en plus n’a pas toujours envie d’être là ! Donc le challenge est génial de les intéresser avec des maths ! Ça demande de l’originalité, de la passion et pas mal d’humour ! Et puis je teste quelques vannes sur eux c’est de bonne guerre. La plupart de mes élèves savent que je suis artiste car ils m’ont vu en TV et du coup ils viennent même aux concerts de leur prof de maths ! C’est assez drôle pour eux et pour moi. Pour les parents d’élèves par contre je sais pas…
L – Conseil de classe. Le cas suivant est le tien. Fais le prof, fais ton bilan.
Gatane – Alors l’élève suivant c’est… Gatane…voyons donc… Histoire Géo 9/20, quelle idée aussi de confondre Marseille et Paris sur la carte de France ! Maths ça va ça passe… par contre Gatane bavarde beaucoup trop en classe… J’ai appris qu’il fait même payer des gens pour venir l’écouter… c’est pas très sérieux tout ça . Enfin, si la proviseur Mme Publikart ne s’y oppose pas je propose de lui laisser les compliments cette fois-ci pour « Live Therapy » mais si cet élève continue à faire chanter ses camarades et à se marrer en classe avec son piano, ce sera le conseil de discipline direct au prochain trimestre !
L – Voudrais-tu seulement faire de la scène ?
Gatane – J’adore la scène et c’est mon meilleur terrain d’expression ! Mais le bon équilibre c’est aussi de garder un pied dans la composition et le studio. Je compose beaucoup pour la télévision notamment et les phases de studio sont très complémentaires avec les tournées.
L – Après le 13 novembre, on a ressenti une sorte de climat de peur en ce qui concerne les salles de concerts, spectacles… Certaines personnes, spectateurs ou artistes, étaient sur la réserve. Que pensais-tu et que penses-tu aujourd’hui de ce climat là ? Ton regard a-t-il changé ?
Gatane – J’étais sur scène au Sentier des Halles pendant cette période. Le climat était vraiment très particulier. Nous sur scène et le public dans la salle avions l’impression curieuse d’être dans un acte de résistance. Il y avait quelque chose de troublant et aussi parfois un peu disproportionné. Certaines de mes chansons comme « Je marchais dans Paris », un hymne assez léger à la balade parisienne, semblait être une chanson militante tout à coup. C’était à la fois émouvant et flippant. Aujourd’hui ce climat s’est un peu apaisé. Les gens sortent à nouveau. Mais il faut garder à l’esprit que nous défendons toujours un modèle de société et que chaque spectacle compte pour le faire.
L – En ce qui concerne la suite. Es-tu en écriture pour un prochain spectacle ?
Gatane – Pas pour l’instant. Nous travaillons sans cesse pour faire évoluer notre « Live Thérapy » et l’enrichir. Mais je suis en écriture de chroniques pour la radio et la TV. Et je compose actuellement des pièces pour piano.
L – Je crois qu’il te reste une date au Sentier des Halles, à Paris. C’est le 14 juin. Grande date, non ?
Gatane – La dernière de la saison ! Ce sera une très belle date oui et on a hâte d’y être ! Les musiciens sont tout excités… calmez vous les gars ça se fait pas ! Ensuite on part en province et on reviendra avec plein de nouveautés à Paris à la rentrée !

LIVE THERAPY : 14 JUIN à 20H AU SENTIER DES HALLES
52 RUE D’ABOUKIR 75002 PARIS, Metro Sentier
Billetterie : Fnac, Ticketac, Ticketnet, Billetreduc.com
Site officiel : http://www.gatane.com
Spécial Publik’Art : 1 Titre mp3 offert sur www.gatane.com
Réseaux Sociaux : Facebook.com/gatane & Twitter.com/gatane

Les dorayakis sont des pâtisseries traditionnelles japonaises qui se composent de deux pancakes fourrés de pâte de haricots rouges confits, « AN ».

Beatrice est une mythomane bavarde au comportement excessif. Donatella est une jeune femme tatouée, fragile et introvertie. Ces deux patientes de la Villa Biondi, une institution thérapeutique pour femmes sujettes à des troubles mentaux, se lient d’amitié. Une après-midi, elles décident de s’enfuir bien décidées à trouver un peu de bonheur dans cet asile de fous à ciel ouvert qu’est le monde des gens « sains ».
Les bisous c’est sur la joue, les animaux de Jérôme Lambert et de Soledad Bravi vous disent tout sur les baisers (L’Ecole des loisirs)


À la veille de Noël, la disparition soudaine du docteur Lawrence provoque une onde de choc dans l’institution psychiatrique où il exerce. Le directeur, le docteur Green, veut éviter que la nouvelle devienne publique, car l’hôpital a été récemment au centre d’un scandale. Il entreprend alors de questionner Michael, un jeune homme en traitement qui est le dernier à avoir vu le médecin. Malgré l’avertissement de l’infirmière en chef qui connaît mieux que quiconque le patient, celui-ci entraîne Green dans un jeu psychologique qui le trouble profondément.
Le monde des Pacpacs joliment imaginé et dessiné par Raphaël Fejtö (L’Ecole des loisirs)

Le corps d’un ouvrier du traitement des eaux de la ville est retrouvé dans une bouche d’égout à Bombay. Narayan Kamble, chanteur folk et contestataire, est alors arrêté en plein concert, accusé d’avoir incité l’homme au suicide par l’une de ses chansons politiques et incendiaires. Un procès se met en place et s’enlise, de plus en plus labyrinthique et absurde. La cour de justice devient la caisse de résonance des tiraillements et des archaïsmes de l’Inde contemporaine.
Marc Châtaigne, stagiaire au Ministère de la Norme, est envoyé en Guyane pour la mise aux normes européennes du chantier GUYANEIGE : première piste de ski indoor d’Amazonie destinée à relancer le tourisme en Guyane. De mésaventure en mésaventure, on lui affuble un coéquipier. Pas de chance c’est une pin-up. Pire : elle a du caractère.


Arnaud et Elliott ont eu un bébé. Il s’appelle Frank. La semaine, il vit chez ses pères, et un week-end sur deux, il est avec Sophie, la jeune femme qui l’a porté. Un équilibre qui semble convenir à tous, et réinvente les codes de la famille recomposée.


Janis Joplin est l’une des artistes les plus impressionnantes et une des plus mythiques chanteuses de rock et de blues de tous les temps.



Le film raconte le voyage de 15 000 km du phénomène climatique le plus dévastateur sur notre planète : l’ouragan. Force à la fois destructrice et indispensable à l’équilibre de la vie sur Terre. Son existence est brève mais dramatique : né en Afrique, il grandit au-dessus de l’Atlantique et meurt un mois plus tard en Amérique. Les survivants se confient. Leurs vies sont dévastées, jeunes et anciens livrent leurs peurs, et pourtant acceptent leurs pertes. Avec un regard qui passe du divin au terrestre, l’ouragan brise les équilibres, mais il ramène la lumière.
La 5ème vague : une invasion d’extraterrestres et de clichés en DVD.
Quatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de la Terre. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère. Alors qu’elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir – si toutefois elle peut lui faire confiance…
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs


Aiman officie dans une prison de haute sécurité. Rahim, le bourreau en chef, y accompagne les derniers jours des condamnés. Rapidement, il prend le jeune gardien sous son aile et lui apprend les ficelles du métier. Aiman s’avère être un exécutant très appliqué, mais sa conscience et ses véritables motivations le rattrapent peu à peu…
Aimeriez-vous retourner vivre chez vos parents ? À 40 ans, Stéphanie est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts : à elle les joies de l’appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble endiablées et des précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie… Chacune va devoir faire preuve d’une infinie patience pour supporter cette nouvelle vie à deux. Et lorsque le reste de la fratrie débarque pour un dîner, règlements de compte et secrets de famille vont se déchaîner de la façon la plus jubilatoire. Mais il est des explosions salutaires. Bienvenue dans un univers à haut risque : la famille !
Écrivain à la personnalité hors du commun, Thomas Wolfe est révélé par le grand éditeur Maxwell Perkins, qui a découvert F. Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway. Wolfe ne tarde pas à connaître la célébrité, séduisant les critiques grâce à son talent littéraire fulgurant.

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