Accueil Blog Page 225

Rendez-vous avec Doc.Gatane !

GATANE SCENE LIVE THERAPY SDH
GATANE SCENE LIVE THERAPY

Rendez-vous avec Doc.Gatane !

Gatane le thérapeute

Publik’Art connaît la bête. À plusieurs reprises, Gatane nous a très gentiment invités à son spectacle « Live Therapy » et à chaque fois, ce fut un plaisir d’être assis et de regarder l’artiste faire marrer la salle. Stop au copinage, rentrons dans le vif du sujet.

Gatane c’est quoi ? Jeune, talentueux, musicien, ce docteur des maux se met en scène depuis quelques temps déjà, accompagné de deux loubards franchement sympa, avec pour objectif d’offrir aux spectateurs un vrai moment. Il est nécessaire d’appuyer sur l’idée de « vrai moment » puisque même après une couplée de semaines passée, la fulgurance de certains moments continue de brailler de joie à l’intérieur de nos crânes. Bref. Sans doute que le meilleur moyen de cerner le personnage, c’est de le laisser parler : Gatane, à la plume.

Gatane
Gatane Photo © Daniel Pelcat

Lodi – Gatane, Gatane, Gatane… qui es tu?
Gatane – Auteur-compositeur-interprète et humoriste, je suis originaire de Marseille et suis installé à Paris, où je joue mon spectacle « Live Therapy ». Mon piano c’est mon arme de guérison massive. Il accompagne toutes mes chansons. Je suis accompagné sur scène également par mes deux excellents musiciens : Thomas Chalindar à la batterie et Ludovic Cotessard à la basse. Outre mes albums et la scène, je compose aussi beaucoup pour la TV, la radio et le cinéma.

L – Depuis combien de temps joues-tu « Live Therapy » ?
Gatane – Ça fait deux ans que le spectacle tourne. J’ai commencé aux Déchargeurs à Paris, puis investi l’Apollo et aujourd’hui le Sentier des Halles. Tout ça ponctué de dates de tournée à Marseille et un peu partout en France.

L – C’est toujours un plaisir ? Pas de souci de lassitude ?
Gatane – Aucun ! Le spectacle évolue régulièrement et on s’éclate toujours à écrire de nouvelles choses avec mon metteur en scène et co-auteur des sketches Florian Maubert. Le rapport avec le public évolue aussi pas mal. La complicité avec mes musiciens également et du coup la thérapie marche de mieux en mieux !

L – Pourrais-tu présenter ton spectacle ?
Gatane Live Therapy c’est une thérapie musicale du public ! Je suis le musicothérapeute et je promets une guérison spectaculaire ! À travers chansons décalées et sketches, on voyage dans les grands thèmes de la vie et les moments insolites pour trouver en musique la recette du bonheur.

L – Le souci du OneManShow, c’est que ça sente la soupe froide. Mais, et je parle en connaissance de cause, ton show est plutôt chaud et plutôt plaisant. T’en penses quoi de cet essor du « one man standing on stage » ?

Gatane – Le One Man c’est un art difficile et exigeant pour un comédien. Tu es sans filet, il faut être à 100% car tu dois créer de la magie et avoir le sens du rythme. J’aime beaucoup ce style qui permet de s’exprimer de mille façons. Ce qui me touche moins parfois dans certains stands-up c’est quand on ne sent pas de personnages et quand les thématiques sont trop quotidiennes. Je suis plus attiré vers la façon de faire rire d’une Foresti par exemple que je trouve toujours aussi inventive et drôle.

L – Quand est-ce que tu t’es dit « Je me lance, je veux faire rire, j’ai envie d’être sur scène » ? Coup de tête ou aspiration à l’écriture et la scène dès l’âge de tes couches ?
Gatane – Depuis petit j’aime faire rire et chanter. On a même retrouvé des enregistrements de moi à 5 ans où je fais le pitre en chantant du Brassens ! C’est collector, je les garde pour chez Drucker ! Je suis tombé dans la musique très jeune aussi, et j’ai appris le piano. Du coup au départ de ma vie d’artiste, j’ai démarré comme pianiste dans les clubs de jazz à Marseille et Paris puis j’ai chanté et mis le pied dans la comédie avec une troupe d’humoristes bien barrée. Je me produisais notamment avec un quatuor vocal d’humour noir baptisé « Les 4 Salopards », avec lesquels on a fait Incroyable Talent sur M6 et une chaîne de vidéos Youtube. C’était trash mais vraiment drôle ! J’y ai de plus rencontré mon metteur en scène. Puis au fil des spectacles, j’ai créé mon propre style, écrit mon répertoire de chansons, de sketches en mixant plein d’expériences personnelles et plein d’observations.

L – Ton spectacle est parsemé de chansons qui, d’une certaine manière, articulent ton heure et demi de sueur. Comment écris-tu ?
Gatane – Je pars souvent plutôt du texte avec une idée qui me fait rire ou un thème qui m’inspire. J’aime essayer de trouver des angles et des points de vue un peu inédits, incisifs. Par exemple j’ai écrit une chanson d’amour de daltonien, parce que je trouvais un peu injuste que le rouge soit la couleur de l’amour ! Je compose les musiques généralement au piano puis je réalise moi-même les arrangements dans mon studio. En ce qui concerne les sketches et les chroniques on écrit à deux avec mon metteur en scène Florian Maubert avec lequel on a une super complicité dans le travail.

L – On trouve donc des chansons, mais aussi des moments où tu cherches le public. C’est la spontanéité qui parle parfois. Penses-tu que l’on puisse tenir un public sans laisser la spontanéité et l’improvisation parler ?

Gatane – On ne tient pas le public, on lui donne juste à entendre une bonne histoire, une belle situation qui crée de l’attente. On peut alors selon son style improviser ou rester sur son texte mais ce qui compte vraiment c’est de servir la situation et créer des surprises, comme un artificier qui voudrait surprendre sans cesse. Moi j’ai un gros plaisir à improviser et j’aime être surpris par mes musiciens ou par le public. Ça fait des moments vraiment uniques !

L – Comment vois-tu le succès ? Est-ce que par exemple, le succès c’est une certaine renommée médiatique, ou bien c’est ce que tu as et ressens quand tu as réussi à faire rire une salle, petite, moyenne, dantesque ?

Gatane – J’ai vu une vidéo Youtube très intéressante récemment sur la différence entre succès et réussite. En gros ça disait qu’on peut avoir du succès sans vraiment avoir réussi ce qu’on voulait, et on peut réussir ce qu’on aime sans pour autant avoir beaucoup de succès. Pour moi le plus important c’est que les spectateurs oublient leurs soucis pendant 1h30 et voyagent avec moi. Quand j’entends les gens me dire : « ça devrait être remboursé par la sécu ! » c’est ça le vrai succès pour moi. Je pense que si on garde cette éthique sur des salles très importantes tout marche aussi. Mais il faut rester dans une vraie exigence au niveau du travail et connecté à sa démarche d’artiste.

L – Que penses-tu du rapport à l’argent dans le milieu de l’intermittence ?
Gatane – Mais on le sait tous… Un musicien qui n’a pas de Rollex à 50 ans c’est que franchement… Non sérieusement je pense que c’est un domaine où on se fait beaucoup presser sous couvert de passion. Mes musiciens par exemple s’impliquent beaucoup pour le spectacle et on doit souvent batailler pour qu’ils soient correctement rémunérés, comme tout artisan qui réalise un travail par passion mérite un salaire convenable.

(L – Du coup, est-ce que le succès c’est de pouvoir vivre des planches ?)
Gatane – Ça y ressemble bien !

L – Je crois que tu es prof (Me trompé-je ?). Comment jongler entre la chemise de l’enseignant et celle que tu portes sur scène ?
Gatane – Tu as un bon indic ! Et oui j’ai fait des études de maths j’ai passé mon agreg de math avant de m’engager dans la musique, et pas qu’un peu car j’ai poussé jusqu’à l’agrégation de maths. Donc j’enseigne les maths et la musique à mi-temps dans un lycée près de Paris. Pour tout te dire ça me plait plutôt de jongler entre les deux. L’enseignement est une super façon d’être en contact avec un public pas facile qui en plus n’a pas toujours envie d’être là ! Donc le challenge est génial de les intéresser avec des maths ! Ça demande de l’originalité, de la passion et pas mal d’humour ! Et puis je teste quelques vannes sur eux c’est de bonne guerre. La plupart de mes élèves savent que je suis artiste car ils m’ont vu en TV et du coup ils viennent même aux concerts de leur prof de maths ! C’est assez drôle pour eux et pour moi. Pour les parents d’élèves par contre je sais pas…

L – Conseil de classe. Le cas suivant est le tien. Fais le prof, fais ton bilan.
Gatane – Alors l’élève suivant c’est… Gatane…voyons donc… Histoire Géo 9/20, quelle idée aussi de confondre Marseille et Paris sur la carte de France ! Maths ça va ça passe… par contre Gatane bavarde beaucoup trop en classe… J’ai appris qu’il fait même payer des gens pour venir l’écouter… c’est pas très sérieux tout ça . Enfin, si la proviseur Mme Publikart ne s’y oppose pas je propose de lui laisser les compliments cette fois-ci pour « Live Therapy » mais si cet élève continue à faire chanter ses camarades et à se marrer en classe avec son piano, ce sera le conseil de discipline direct au prochain trimestre !

L – Voudrais-tu seulement faire de la scène ?
Gatane – J’adore la scène et c’est mon meilleur terrain d’expression ! Mais le bon équilibre c’est aussi de garder un pied dans la composition et le studio. Je compose beaucoup pour la télévision notamment et les phases de studio sont très complémentaires avec les tournées.

L – Après le 13 novembre, on a ressenti une sorte de climat de peur en ce qui concerne les salles de concerts, spectacles… Certaines personnes, spectateurs ou artistes, étaient sur la réserve. Que pensais-tu et que penses-tu aujourd’hui de ce climat là ? Ton regard a-t-il changé ?

Gatane – J’étais sur scène au Sentier des Halles pendant cette période. Le climat était vraiment très particulier. Nous sur scène et le public dans la salle avions l’impression curieuse d’être dans un acte de résistance. Il y avait quelque chose de troublant et aussi parfois un peu disproportionné. Certaines de mes chansons comme « Je marchais dans Paris », un hymne assez léger à la balade parisienne, semblait être une chanson militante tout à coup. C’était à la fois émouvant et flippant. Aujourd’hui ce climat s’est un peu apaisé. Les gens sortent à nouveau. Mais il faut garder à l’esprit que nous défendons toujours un modèle de société et que chaque spectacle compte pour le faire.

L – En ce qui concerne la suite. Es-tu en écriture pour un prochain spectacle ?
Gatane – Pas pour l’instant. Nous travaillons sans cesse pour faire évoluer notre « Live Thérapy » et l’enrichir. Mais je suis en écriture de chroniques pour la radio et la TV. Et je compose actuellement des pièces pour piano.

L – Je crois qu’il te reste une date au Sentier des Halles, à Paris. C’est le 14 juin. Grande date, non ?
Gatane – La dernière de la saison ! Ce sera une très belle date oui et on a hâte d’y être ! Les musiciens sont tout excités… calmez vous les gars ça se fait pas ! Ensuite on part en province et on reviendra avec plein de nouveautés à Paris à la rentrée !

Gatane
Gatane Photo © Daniel Pelcat

LIVE THERAPY : 14 JUIN à 20H AU SENTIER DES HALLES
52 RUE D’ABOUKIR 75002 PARIS, Metro Sentier
Billetterie : Fnac, Ticketac, Ticketnet, Billetreduc.com

Site officiel : http://www.gatane.com
Spécial Publik’Art : 1 Titre mp3 offert sur www.gatane.com

Réseaux Sociaux : Facebook.com/gatane & Twitter.com/gatane

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Les délices de Tokyo, un film délicieux de Naomi Kawase en DVD

© Neue Visionen Filmverleih
© Neue Visionen Filmverleih

Les délices de Tokyo, un film délicieux de Naomi Kawase en DVD

Naomi Kawase réalise un film empreint de poésie avec Les délices de Tokyo. On y découvre la fameuse recette des dorayakis. Et même si tout semble tourner autour de la cuisson des haricots rouges, on découvre toute une philosophie de vie à travers ce conte. Publik’Art avait eu coup de cœur pour Still the water, Les délices de Tokyo sont de la même veine !

Bien sûr quand on va voir un film de Naomi Kawase, on se prépare mentalement à voir un film japonais, en mode zen. Les délices de Tokyo se déguste tout doucement pendant près de deux heures et se digère ensuite durant des jours et des jours. Sur le moment, on a l’impression d’avoir vu un film sans grande histoire, tellement elle est simple, mais après réflexion, le film prend une tout autre dimension.

Les délices de Tokyo raconte l’histoire de Sentaro qui cuisine, péniblement, et vend lui-même ses dorayakis. Jusqu’au jour, où une femme, déjà âgée, lui propose de lui faire sa propre recette. Il commence par refuser, vu son grand âge et la fatigue de la tâche. Tokue va finalement être embauchée et ensemble ils vont faire les meilleurs dorayakis du monde. Mais là n’est pas l’essentiel du film.

Toute la première partie du film est centrée sur la cuisson des haricots rouges, durant des heures et des heures. Au fil de ces heures, la relation entre Sentaro et Tokue va prendre forme, naturellement, sans beaucoup de dialogues. Tokue va prendre sa place de « sage ». Chez la réalisatrice, Naomi Kawase, les personnes âgées ont toujours le rôle déterminant. Le rythme est lent, voire très lent, mais toujours poétique. On admire au passage la nature, les cerisiers en fleurs, les jeunes collégiennes qui discutent. Rien d’essentiel à première vue. Aucune notion de temps, de stress.

On n’a pas du tout l’impression d’être à Tokyo, mais on ressent bien l’ambiance japonaise. Puis, la réalisatrice Naomi Kawase va nous révéler le secret de cette femme, Tokue, qui est aussi le secret de l’Histoire du Japon. Cela n’empêche pas Tokue de respirer la joie de vivre et de s’extasier devant une feuille qui bouge. Elle va nous dévoiler son message en regard de la vie qu’elle a eue, qu’elle a subie. Et le film va prendre une tout autre dimension. Comme un conte philosophique. Comme chacun des films de Naomi Kawase. Tokue va délivrer à Sentaro, comme si c’était son fils, les moyens d’être heureux sur terre. Pas besoin d’être un grand homme, pas besoin de donner un sens à sa vie, admirer la nature et l’écouter, vivre en accord avec elle est déjà un immense bonheur.

Le film Les délices de Tokyo est à la fois très simple, très léger tout en atteignant une belle profondeur d’âme. La fin du film est plus lourde et pesante et peut d’ailleurs déranger. La tristesse prend le pas sur la gaieté et la légèreté. Mais que de vérités simples, souvent oubliées, sont émises, par le biais de très bons acteurs ! Souvent le scénario se devine à l’avance, mais peu importe, Publik’Art a aimé ce film ! Dans nos vies infernales, ce moment de répit que nous offre Naomi Kawase n’a pas de prix ! De la poésie, de la délicatesse, des photos sublimes, une musique en harmonie avec les images, et beaucoup de mélancolie font de ce film un havre de paix. A voir et à méditer, encore et encore.

Les délices de Tokyo ont eu huit nominations au Festival de Cannes 2015, mais sont repartis, hélas, bredouilles…

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]


Les délices de tokyoLes dorayakis sont des pâtisseries traditionnelles japonaises qui se composent de deux pancakes fourrés de pâte de haricots rouges confits, « AN ».
Tokue, une femme de 70 ans, va tenter de convaincre Sentaro, le vendeur de dorayakis, de l’embaucher.
Tokue a le secret d’une pâte exquise et la petite échoppe devient un endroit incontournable…

Sortie en DVD : le 7 juin 2016
Durée : 1h53
Réalisateur : Naomi Kawase
Avec : Kirin Kiki, Masatoshi Nagase, Kyara Uchida
Genre : Drame, comédie
Acheter sur Amazon

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Spectacle de clown pas comme les autres : Fabrice Letertre-Hamelin

Fabrice Letertre-Hamelin
Fabrice Letertre-Hamelin Photo © MagMozaik

Spectacle de clown pas comme les autres : Fabrice Letertre-Hamelin

Fabrice Letertre-Hamelin est un clown pas comme les autres. Bien sûr, il a un gros nez rouge, mais son maquillage est très perfectionné pour un clown et il ne fait pas trop rire. Il a un regard perçant et son visage s’exprime de mille façons. A travers ses mimiques uniques ! En fait, Fabrice Letertre-Hamelin nous fait un terrible examen de conscience et passe en revue notre vie de tous les jours : la pollution, le bruit, le dérèglement climatique, la pollution des fleurs, des océans, notre rythme de vie à 100 à l’heure… Sans parler, sans prononcer une parole. Bref, à travers ses mimes et surtout sa gestuelle du visage, accentué par son maquillage, toutes les émotions sont représentées et prennent vie sur une bande son qui défile à toute vitesse ! Tout cela est réalisé avec beaucoup de délicatesse et de poésie. Il produit un spectacle qui peut être vu à tous les âges et qui pourra aider les enfants à prendre conscience des conséquences de leurs gestes.
Fabrice Letertre-Hamelin se trouve dans le Pays Basque et vous pouvez le joindre sur sa page Facebook !

[vc_text_separator title= »VIDEOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Folles de joie, un film merveilleusement déjanté de Paolo Virzi

Folles de joie
Folles de joie © Paolo Cirielli

Folles de joie, un film merveilleusement déjanté de Paolo Virzi

Paolo Virzi s’attaque au monde de la folie avec son dernier film Folles de joie. On pourrait croire que les deux héroïnes sont justes un peu fofolles. Mais non, hélas !

L’histoire de Folles de joie est simple : Béatrice, l’excellente Valeria Bruni Tedeschi, est dans une maison spécialisée dans les maladies mentales. Y séjournent des femmes qui souffrent de graves troubles psychiatriques. C’est une jolie maison, La Villa Biondi, dans un très beau parc. Un beau jour arrive une jeune femme, son opposé. Autant Béatrice est extravertie, élégante, bavarde et se mêle de tout autant Donatella, Micaela Ramazzotti, est timide, mal dans sa peau, tatouée et mal fagotée. Toutes les deux sont belles mais elles ne sont pas comme tout le monde… Et quand on découvre les bêtises qu’elles font alors « qu’elles font le mur », leurs passés, leurs enfances, leurs souffrances ressurgissent violemment. On ne peut alors que mieux les comprendre.

Paolo Virzi nous dévoile toute une sensibilité à travers son film qui est à la fois drôle, car on ne peut pas s’empêcher de rire, et en même temps si grave ! Le monde de la folie est abordé avec beaucoup d’humanité et d’originalité. Et en même temps, c’est un film très gai ! Réaliser un film au sujet triste et en faire un film coloré, gai et plein de vie ! Rien que pour ça, ce film est un chef-d’œuvre !

Les deux actrices sont admirables de beauté, de justesse dans des rôles pourtant bien difficiles. A travers elle, la barrière du normal et de l’anormal est mince, très mince. Et peut être franchie par tous. On le comprend. Paolo Virzi ne juge jamais. Il démontre la vie présente, conséquence de la vie passée. Folle ou pas folle.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]


Folles de joieBeatrice est une mythomane bavarde au comportement excessif. Donatella est une jeune femme tatouée, fragile et introvertie. Ces deux patientes de la Villa Biondi, une institution thérapeutique pour femmes sujettes à des troubles mentaux, se lient d’amitié. Une après-midi, elles décident de s’enfuir bien décidées à trouver un peu de bonheur dans cet asile de fous à ciel ouvert qu’est le monde des gens « sains ».

 

Sortie : le 8 juin 2016
Durée : 1h56
Réalisateur : Paolo Virzì
Avec : Valeria Bruni Tedeschi, Micaela Ramazzotti, Anna Galiena

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La Mer d’Edward Bond, dernière vague le 15 juin : plongez !

La traversée initiatique d'Edward Bond à la Comédie-Française
La Mer d’Edward Bond © Christophe Raynaud de Lage

La Mer d’Edward Bond, dernière vague le 15 juin : plongez !

La Mer occupe dans l’œuvre d’Edward Bond une place assez particulière puisque moins emblématique de la radicalité de l’auteur de Pièces de guerre qui n’a eu cesse de revisiter les moments, les lieux où l’humanité a été niée.

Elle s’inscrit dans une approche initiatique du monde mais foncièrement complexe où se mêlent l’imaginaire et le réel, le tragique et le comique, l’expérience immédiate et le cheminement méditatif, le poétique et le symbolique, pour une humanité en devenir.

La mise en scène très aboutie d’Alain Françon en restitue toute la dimension organique, fragmentaire et métaphorique où la mer constitue l’élément perturbateur, initiateur d’un bouleversement intime et collectif.

Le spectacle s’articule autour de huit tableaux séquencés par des intermèdes musicaux de Marie-Jeanne Séréro. Tantôt naturaliste ou abstrait, le décor de Jacques Gabel colle à l’univers fragmenté du dramaturge britannique.

L’histoire se situe dans une petite ville du Suffolk en 1907, et a été inspirée à Edward Bond par un souvenir d’enfance : l’image d’un réfugié juif, fuyant le régime nazie pendant la 2ème guerre mondiale, et retrouvé noyé sur les côtes anglaises.

La pièce débute par un naufrage où le jeune Colin se noie sous les yeux de son ami Willy. Sur la plage, le garde-côte volontaire est resté de marbre. Il s’agit de l’étrange Mr Hatch, marchand de tissu local, persuadé que ces naufragés sont des extraterrestres venus envahir la ville selon sa théorie du complot.

Contraint de rester en ville le temps de l’enquête, Willy le survivant apparait vite comme un intrus dans cette petite communauté bourgeoise bornée, repliée sur elle-même, et tenue d’une main de fer par Madame Rafi qui, sur fond de lutte des classes et d’humiliation des gens de peu, assure le maintien des convenances d’une société exsangue.

La troupe très bien dirigée est au diapason

Mais le salut viendra dans la fuite où la jeune Rose, fiancée éplorée de Colin, et son ami Willy seront autorisés à partir et à « changer le monde » sous l’œil approbateur de Madame Rafi qui fera preuve d’humanité et de lucidité. Une éclaircie temporaire car là-bas bientôt il y aura la première guerre mondiale.

Comédie très noire, de facture romanesque, cette fable sociale nous confronte à une expérimentation des personnages face aux situations dont le parcours intérieur se charge d’une évolution existentielle, porteuse de choix. Où la scène d’ouverture marquante de la tempête est emblématique qui voit le mort de l’un des deux garçons suite au nauvrage, initier une renaissance pour le second.

Mais on rit aussi beaucoup dans cette pièce qui voit les villageoises répéter Orphée dans une distribution des rôles aussi autoritaire qu’hilarante ou encore avec cette scène des obsèques de Colin dont la solennité s’éclipse rapidement derrière une rivalité entre Madame Rafi et sa gouvernante en rébellion et dont font les frais les cendres à disperser et les cantiques à entonner.

La troupe très bien dirigée est au diapason. Cécile Brune dans le rôle de Mme Rafi se révèle souveraine où elle incarne avec une fureur sourde et impérieuse ce personnage autoritaire et lucide, au service de sa condition. Dans le rôle de Hatch, Hervé Pierre s’empare avec brio de toute la démesure intérieure de son personnage tandis que Laurent Stocker en Evens, philosophe désabusé, est poignant de vérité.

Elsa Lepoivre est irrésistible en dame de compagnie qui se rebiffe et Jérémy Lopez captif en rescapé mélancolique sans oublier la solaire Adeline d’Hermy, qui interprète Rose.

Une entrée au répertoire aussi accomplie que réussie.

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Dates : du 5 mars au 15 juin 2016 l Lieu A la Comédie-Française (Paris)
Metteur en scène : Alain Françon

Les bisous c’est sur la joue, les animaux de Jérôme Lambert et de Soledad Bravi vous disent tout sur les baisers (L’Ecole des loisirs)

Les bisous c'est sur la joueLes bisous c’est sur la joue, les animaux de Jérôme Lambert et de Soledad Bravi vous disent tout sur les baisers (L’Ecole des loisirs)

Jérôme Lambert et  Soledad Bravi vont faire parler des animaux, des enfants animaux. Des éléphants, des hippopotames, des serpents, des caméléons, des vaches, bref, toute une jolie panoplie colorée !

Et figurez-vous qu’à chaque page, le petit animal voit ses parents s’embrasser. Comment ils s’embrassent ? Eh bien, ils se font des baisers sur la bouche. Et souvent, c’est assez drôle leurs baisers ! Mais ça ne fait pas du tout rire leur enfant ! Il trouve ça dégoûtant ! Et il le dit ouvertement à ses parents : « affreux, caca, ne faites pas ça… ».
Mais où veulent donc en venir Jerôme Lambert et Soledad Bravi ?
N’avez-vous jamais expliqué à votre petit enfant de ne pas embrasser les autres sur la bouche ? Votre enfant n’est-il pas toujours tenté de le faire ? Et comme c’est difficile de le lui faire comprendre !
Mais Jerôme Lambert et Soledad Bravi vont grandement vous faciliter la tâche avec leur livre Les bisous c’est sur la joue : «  les baisers c’est pour les grands, les bisous pour les petits ! ».
Trop belle histoire ! Très beaux dessins, très belles couleurs. Chaque page est un tableau ! Votre enfant, dès son plus jeune âge, va apprécier ce très bel album cartonné aux pages un peu épaisses mais non cartonnées. Une valeur sûre de la collection Loulou & Cie !

Les bisous c’est sur la joue
Les bisous c’est sur la joue

 

Les bisous c’est sur la joue
Les bisous c’est sur la joue

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Smack ! Mais qu’est-ce que font les grands ? ? ? Ils s’embrassent sur la bouche ! Beurk, font les petits ! Parce que les baisers sur la bouche ce n est PAS pour les enfants, c’est pour les grands. A partir de 2 ans.

Date de parution : 8 juin 2016
Scénariste(s) : Jerôme Lambert et Soledad Bravi
Dessinateur(s) : Jerôme Lambert et Soledad Bravi
Genre : album cartonné jeunesse
Editeur : Ecole des Loisirs
Prix : 11,70 €
Acheter sur : Amazon 

Xavier Dolan en psychopathe dans la Chanson de l’Elephant (Bande annonce)

xavier Dolan
Xavier Dolan dans La Chanson de l’Eléphant

Xavier Dolan en psychopathe dans la Chanson de l’Elephant (Bande annonce)

Xavier Dolan n’est pas seulement un immense réalisateur, c’est aussi un bel acteur en devenir. Le jeune canadien aime le jeu face caméra. Après avoir sorti son film Juste la fin du monde, présenté à Cannes, il refait l’actu avec le thriller de Charles Binamé : La Chanson de l’Elephant.

Dans ce film, il incarne un psychopathe interné pour avoir tué sa mère. Son personnage semble déterminé à installer un jeu angoissant avec ses soigneurs. Autant dire qu’on a hâte de voir Dolan à l’oeuvre dans ce film canadien aux côtés de Bruce Greenwood et Catherine Keener. La bande annonce laisse présager un film intéressant…

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]


la chanson de l'éléphantÀ la veille de Noël, la disparition soudaine du docteur Lawrence provoque une onde de choc dans l’institution psychiatrique où il exerce. Le directeur, le docteur Green, veut éviter que la nouvelle devienne publique, car l’hôpital a été récemment au centre d’un scandale. Il entreprend alors de questionner Michael, un jeune homme en traitement qui est le dernier à avoir vu le médecin. Malgré l’avertissement de l’infirmière en chef qui connaît mieux que quiconque le patient, celui-ci entraîne Green dans un jeu psychologique qui le trouble profondément.

 

Sortie : le 3 août 2016
Durée : 1h50
Réalisateur : Charles Binamé
Avec :  Bruce Greenwood, Xavier Dolan, Catherine Keener

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le monde des Pacpacs joliment imaginé et dessiné par Raphaël Fejtö (Ecole des Loisirs)


Le monde des PacpacsLe monde des Pacpacs joliment imaginé et dessiné par Raphaël Fejtö (L’Ecole des loisirs)

Raphaël Fejtö va enchanter le monde des petits lecteurs. Vous allez tout savoir sur les Pacspacs, d’étranges petits bonhommes de toutes les couleurs. Ils sont surtout très gais et très accueillants les Pacspacs. Raphaël les a rencontrés sur leur île perdue au milieu de nul part !

Les Pacspacs aiment des choses très bizarres, comme construire des maisons qu’ils ne terminent jamais, ou alors, se donner la main, ou se grimper dessus ! Mais ils ne font pas tout avec le sourire. Par exemple, quand ils lisent, ils ont toujours l’air furieux ! Et vous vous rendez compte, certains d’entre eux brillent la nuit ! Mais si un Pacpac pleure, ça forme une flaque d’eau…

Raphaël Fejtö les a vraiment bien observés ces drôles de Pacpacs. Et franchement, chaque page est une surprise à découvrir, soit douce, soit câline, soit rigolote ou même stupide ! A chacun de se faire sa propre opinion ! Mais à tous les coups, il y aura une réaction ! Et je suis sûre que votre petit dessinera vite des Pacpacs à son tour en se racontant des histoires…

Le monde des Pacpacs est un très beau livre aux pages cartonnées, de très belle qualité, carré, ni trop gros ni trop petit ! Mais ce n’est pas un petit livre car il contient quand même 112 pages illustrées ! L’enfant, dès son plus jeune âge, pourra vite le lire tout seul !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Le monde des Pacpacs
Le monde des Pacpacs de Raphaël Fejtö

Connaissez-vous les Pacpacs ?
Ce sont de petits personnages très rigolos. Si vous ne les connaissez pas, on découvre dans ce livre tout ce qu’il faut savoir sur eux.
Et si vous les connaissez, vous apprendrez beaucoup de choses que vous ne soupçonniez même pas.

Date de parution : 25 mai 2016
Scénariste(s) : Raphaël Fejtö
Dessinateur(s) : Raphaël Fejtö
Genre : album cartonné jeunesse
Editeur : Ecole des Loisirs
Prix : 12,50 € (112 pages)
Acheter sur : Amazon 

Court (en instance), un film-dénonciateur du système judicaire indien de Chaitanya Tamhane

Court (en instance)
Court (en instance) Photo © Survivance

Court (en instance), un film-dénonciateur du système judicaire indien de Chaitanya Tamhane

Chaitanya Tamhane réalise avec Court (en instance) son premier long métrage. Un film qui dure un peu plus de deux heures et qui pourrait presque être qualifié de documentaire tellement le réalisateur est proche de la réalité judiciaire en Inde.

Chaitanya Tamhane s’est énormément documenté et a voulu que son film n’ait aucune fausse note. Il s’est inspiré d’histoires vraies pour faire son film. « J’ai commencé par interroger un certain nombre d’avocats, d’activistes et d’académiciens dont les retours sont devenus la base du scénario. Je fus également inspiré par les procès d’activistes culturels du pays, qui étaient davantage persécutés pour leur idéologie que pour leurs actions. » (entretien avec Chaitanya Tamhane par Le Groupement national des cinémas de recherche )
L’histoire se passe à Bombay, dans les années 1990. C’est absolument impressionnant de pauvreté, de misérabilisme, de saleté et encore, au cinéma on n’a pas les odeurs. Mais on apprend, avec soulagement, dans AlloCiné que cette ville a complètement été rasée et des gratte-ciel ont dû voir le jour depuis…

La plupart des acteurs sont de Bombay et ne sont pas acteurs professionnels ! je pense que c’est cela qui donne cette dimension ahurissante de vérité.

L’histoire du film est très simple. On poursuit sans cesse Narayan Kamble car il ose chanter des chansons à portée plus ou moins politique et contestataire. Il a son groupe de musiciens et fait des petits concerts un peu partout, y compris dans les bidonvilles. Il se fait arrêter par la police en plein concert et on le soupçonne de faire l’apologie du suicide dans ses chansons. Quelques jours après un concert, un homme, égouttier, est retrouvé mort dans les égoûts et on accuse Narayan Kamble d’être responsable de ce suicide.
On suit alors, pas à pas, le procès de Narayan Kamble, défendu par son avocat. On découvre au fil des séances au tribunal l’aberration du système judiciaire en Inde.
Un très bon film indien à voir assurément !

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

 

Court (en instance)Le corps d’un ouvrier du traitement des eaux de la ville est retrouvé dans une bouche d’égout à Bombay. Narayan Kamble, chanteur folk et contestataire, est alors arrêté en plein concert, accusé d’avoir incité l’homme au suicide par l’une de ses chansons politiques et incendiaires. Un procès se met en place et s’enlise, de plus en plus labyrinthique et absurde. La cour de justice devient la caisse de résonance des tiraillements et des archaïsmes de l’Inde contemporaine.

Sortie : le 11 mai 2016
Durée : 1h56
Réalisateur : Chaitanya Tamhane
Avec : Vira Sathidar, Vivek Gomber, Geetanjali Kulkarni
Genre : Drame

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La loi de la jungle ou le règne de l’absurde 

La loi de la jungle
La loi de la jungle Photo © Haut et Court

La loi de la jungle ou le règne de l’absurde !

Nous assistons à une cinéxpérience organisée par Sens Critique. Une foule de blogueurs et d’invités sont présents sans savoir ce qu’ils vont voir. Nous, nous savons : c’est La Loi de la jungle, le deuxième long-métrage d’Antonin Peretjatko qui sort en salle mercredi 15 juin.

Marc Châtaigne est un éternel stagiaire dans une société où le stage semble avoir remplacé le CDI. Cette fois-ci, c’est au Ministère de la norme qu’il en obtient un avec grand espoir qu’il soit validé et que ce soit son dernier. Mais il écope d’une mission dont personne ne voulait : s’occuper de la mise aux normes du chantier Guyaneige. Direction donc la Guyane (attention, la Guyane c’est la France !) pour vérifier que la construction de cette piste de ski couverte au beau milieu de la jungle respecte parfaitement les règles européennes.
Quelques secondes à peine suffisent pour s’imprégner de l’atmosphère et du style du film : comique et absurde. Les traits des personnages sont exagérés jusqu’à la caricature. Vous ne trouverez personne de normal dans les environs. Et c’est donc en compagnie d’une fameuse troupe d’hurluberlus que les situations grotesques se multiplient, déclenchant inévitablement le rire. Car oui dans ce film, on peut se faire dévorer la cervelle et se la faire remplacer par du yaourt blanc. Et on n’en meurt pas ! Bien sûr, on peut jouer de l’accordéon avec une chenille à défaut d’avoir l’instrument sous la main. Rencontrer des stagiaires femme de ménage (le métier à la côte) et boire un filtre d’amour si puissant qu’il vous sera impossible de ne pas céder aux sirènes du sexe … ça aussi c’est possible. Non seulement c’est possible mais c’est jouissif !

Le réalisateur accomplit un travail de funambule du rire. Toujours en équilibre, il peut tomber à tout moment dans la lourdeur ou la lassitude. Il joue avec les limites. Mais il ne tombe pas.
Et pourtant, les situations comiques s’enchaînent à un rythme effréné au risque d’essouffler le spectateur. Antonin Peretjatko le sait. Il fait respirer le film grâce à des séquences plus lentes, sans action, des instants suspendus. Il s’offre même le luxe d’insérer quelques réflexions philosophiques, quelques rêveries joliment formulées : « C’est quand on est mort qu’on est vivant ». Alors on bascule de l’humoristique au poétique en un claquement de doigt et là aussi, on y croit. On en voudrait même plus.
Mais divertir et philosopher ne sont pas ses seuls objectifs. L’humour, il s’en sert également comme d’une arme pour accentuer et dénoncer certaines absurdités des temps modernes. La critique de la société est omniprésente. Critique de l’abus du statut de stagiaire, des normes européennes aberrantes, de la folie du tourisme… bref tout est épinglé et c’est bien visé, toujours dans le mille.
Pour servir ce film décalé : Vincent Macaigne et Vimala Pons. Ils étaient déjà les protagonistes du premier long-métrage du réalisateur, La fille du 14 juillet. Inutile effectivement d’en caster d’autres, ces deux gus plein de talent incarnent parfaitement son humour absurde. A l’instar des autres acteurs, ils utilisent leur corps pour exagérer leurs personnages et leurs actes. La gestuelle sert ainsi le comique du film et l’image gagne en puissance, en évocation. Vimala Pons qui joue une femme virile a adopté la démarche d’un homme, avec des expressions et un regard sauvages et bruts.

Loufoque, jubilatoire, intelligent et accusateur, ce film fut un plaisir partagé par toute la salle. Antonin Peretjatko et Vincent Macaigne étaient présents en fin de séance. Et là, devant nous, on assiste à un paradoxe étonnant. On imagine que le créateur de ce film déjanté est illuminé, génialement fou… A l’image de son œuvre. Mais on l’écoute répondre aux questions et on découvre un homme posé, réfléchi, rationnel… En complet décalage avec ce qu’on venait de voir. C’est sublime parce qu’il ne laisse aller sa folie que dans ses films. Pour le reste, dans le quotidien, il se tient bien, il se retient peut-être.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La loi de la jungleMarc Châtaigne, stagiaire au Ministère de la Norme, est envoyé en Guyane pour la mise aux normes européennes du chantier GUYANEIGE : première piste de ski indoor d’Amazonie destinée à relancer le tourisme en Guyane. De mésaventure en mésaventure, on lui affuble un coéquipier. Pas de chance c’est une pin-up. Pire : elle a du caractère.

Sortie : le 15 juin 2016
Durée : 1h39
Réalisateur : Antonin Peretjatko
Avec : Vincent Macaigne, Vimala Pons, Pascal Légitimus
Genre : Comédie

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Alice de l’autre côté du miroir avec de la magie mais sans audace

Alice de l'autre côté du miroir
Alice de l’autre côté du miroir, film de James Bobin, Copyright The Walt Disney Company France

Alice de l’autre côté du miroir avec de la magie mais sans audace

Alice de l’autre côté du miroir conte les nouvelles aventures fantastiques de l’héroïne de Lewis Carroll à WonderlandAlice retourne au pays des merveilles pour sauver le Chapelier Fou et affronter le Maitre du Temps. Les personnages bien connus se retrouvent à nouveau dans une ambiance joyeusement onirique et décalée. Le ton est au divertissement assumé et à l’aventure pour un film Disney destiné aux petits comme aux grands.

Alice de l’autre côté du miroir est la suite directe du premier tome Alice au pays des merveillesLewis Carroll en a fait un ouvrage truculent axé sur les double sens, les ruses de langage, les jeux de mots et les quiproquos. Porté au cinéma, l’ouvrage est librement adapté pour en ressortir une intrigue scénarisée autour d’Alice contre le Maitre du Temps. Pour sauver son ami le Chapelier Fou, Alice doit dérober un artefact lui permettant de remonter le fil du temps. Mais la fine horlogerie du temps se détraque, menaçant de détruire WonderlandMia Wasikowska revient avec sa belle chevelure blonde et son joli minois pour tenter d’égaler les très beaux scores du premier opus. En atteignant le milliard de dollars de recettes, Disney n’a pas hésité longtemps à lancer la suite, pour des résultats jusqu’à maintenant décevants.

Car en reprenant l’ambiance peuplée de créatures imaginaires, Disney fait une belle redite sans néanmoins approfondir le concept WonderlandJohnny DeppHelena Bonham Carter et Anne Hattaway sont juste rejoints par Sacha Baron Cohen pour un casting quasi copié collé. Si les effets spéciaux sont toujours d’une très grande qualité, il y a finalement peu de nouveautés pour rééditer la magie du premier volet. Le monde de Lewis Carroll permet pourtant toutes les fantaisies mais aucun risque n’a été pris pour renouveler l’univers fantastique. L’ambition scénaristique s’est cantonné aux recettes du premier film, n’osant pas tenter l’ambition et la surprise. Pour un moment inoffensif, rempli de bons sentiments, parfois un peu ennuyeux mais pas désagréable du tout.

Disney échoue à surprendre en ne remuant pas le concept Alice. L’ouvrage destiné autant aux petits qu’aux grands avec ses différents niveaux de langage reste cantonné à l’aventure fantastique, sympathique mais sans audace. Et si les jeux de mots sur le thème du temps égayent à l’occasion le film, difficile de s’enthousiasmer pour un film que la 3D ne sauve pas vraiment de la lassitude.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Alice de l'autre côté du miroir
Alice de l’autre côté du miroir

Les nouvelles aventures d’Alice et du Chapelier Fou. Alice replonge au pays des merveilles pour aider ses amis à combattre le Maître du Temps.

Sortie : le 1er juin 2016
Durée : 1h50
Réalisateur : James Bobin
Avec : Mia Wasikowska, Johnny Depp, helena Bonham Carter, Anne Hattaway, Sacha Baron Cohen
Genre : Fantastique, Comédie

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le chant des lendemains, un roman imaginaire du monde de demain de Valérie Gans (JC Lattès)

Valérie Gans
Valérie Gans Photo © directmatin.fr

Le chant des lendemains, un roman imaginaire du monde de demain de Valérie Gans (JC Lattès)

Quand on se plonge dans le dernier roman de Valérie Gans, on a l’impression d’être plongé dans un futur  assez proche. Valérie Gans nous raconte l’histoire d’une famille. Il est vrai que ce n’est pas une famille ordinaire, même pour les années 2030.

Arnaud et Elliott sont mariés et ont eu un bébé, Frank, grâce à une mère porteuse, Sophie. Jusque-là, rien de vraiment futuriste. Sophie n’est que la mère porteuse mais pas la mère biologique pour éviter tout attachement avec le bébé. D’un commun accord, ils décident tous les trois, que le bébé verra sa « mère », un week-end sur deux.
Arnaud a été marié auparavant, à Lorraine avec qui il a eu deux enfants, Louise et Bastien. Il les a quittés pour épouser Elliott. Lorraine est partie en Dordogne vivre avec Mario qui est passionné d’agriculture, très écolo. Mario a décidé de créer une céréale qui n’a guère besoin d’eau. Car on va vite se trouver en pénurie d’eau, surtout en Afrique, où la situation est catastrophique. Le monde va mal, très mal.
D’un côté on voit le projet de Mario évoluer et de l’autre la famille d’Arnaud. Elliott est fou de son fils, Frank, et fait tout pour lui. Quant à Arnaud, il a du mal avec cet enfant. Frank grandit et pose beaucoup de questions, surtout autour de sa naissance. Il se trouve que Frank a des capacités hors du commun et en plus, c’est un artiste. Elliott va donc l’inscrire dans une école d’excellence. Mais rien ne sera simple pour ce garçon. Dès son plus jeune âge, les copains se moquent de lui, avec ses deux pères. (Dommage que notre société n’ait pas davantage évolué…) Dans son roman, on se perd un peu avec tous les nombreux personnages secondaires. Mais c’est néanmoins intéressant de voir leurs projets de vie et leurs réalisations. Y compris leurs incompréhensions et leurs souffrances.
Valérie Gans fait en sorte que l’on s’attache à eux. Mais surtout à Elliott, Arnaud, Frank et Sophie qui prend de plus en plus de place. Leur monde reste très sensible, nature, gourmand, même savoureux, et bien peu connecté ! Etonnant pour un monde du futur ! Un monde du futur proche de nos vieilles racines et du bon sens de nos anciens !
Mais on apprécie la qualité de l’écriture qui rend ce roman facile à lire et agréable.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le chant des lendemainsArnaud et Elliott ont eu un bébé. Il s’appelle Frank. La semaine, il vit chez ses pères, et un week-end sur deux, il est avec Sophie, la jeune femme qui l’a porté. Un équilibre qui semble convenir à tous, et réinvente les codes de la famille recomposée.

Lorraine est partie vivre en Dordogne avec Mario. Conscient de la pénurie d’eau qui menace d’ici 2030, et de plus en plus décidé à éradiquer la faim dans le monde, celui-ci s’attelle à l’invention d’une céréale résistante et qui demandera très peu d’arrosage. Mais les OGM ont toujours mauvaise presse, et les paysans du coin ne sont pas prêts à le laisser faire…

Pendant que le monde change, Frank grandit. Et c’est pour lui un véritable parcours du combattant. Ses relations avec Arnaud sont tendues, celui-ci n’en voulait pas et il ne l’a jamais accepté. Ses camarades d’école sont jaloux de ses notes et de sa beauté, et lui font bien sentir qu’il est « différent ». Allant jusqu’à le traiter d’OGM, allusion à la manière très sélective dont il a été fabriqué.

Des enfants différents dans un monde qui bouge, des enjeux géopolitiques et écologiques qui changent les données… Dans ce roman, Valérie Gans pousse les curseurs du politiquement correct pour imaginer le monde de demain. Ni mieux, ni moins bien… Simplement différent.

Date de parution : le 4 mai 2016
Auteur : Valérie Gans
Editeur : JC Lattès 
Prix : 18 € (320 pages)
Acheter sur : Amazon

Une voix humaine vibrante au Théâtre de Poche Montparnasse

La voix humaine
La voix humaine, théâtre de Poche Montparnasse, mise en scène de Juliette Mailhé

Une voix humaine vibrante au Théâtre de Poche Montparnasse

La Voix Humaine se déploie au Théâtre de Poche Montparnasse avec une mise en scène dépouillée, un piano et une chanteuse. La tragédie lyrique en un acte de Francis Poulenc d’après la pièce de Jean Cocteau laisse Caroline Casadesus vocaliser à l’envie sur les notes égrenées par Jean-Christophe Rigaud.  Dramaturgie et performance vocale se disputent l’attention du public une heure durant.

La Voix Humaine est une pièce de théâtre écrite par Jean Cocteau en 1930 et adaptée sous forme de tragédie lyrique en 1958. Portée à la comédie française dès sa parution, la pièce est sévèrement critiquée par les surréalistes qui y voient une oeuvre lacunaire. Un seul personnage, une femme implorant son amant au téléphone et dispensant des brigues de conversation. Le contexte est une rupture amoureuse, difficile et douloureuse pour une femme éconduite abruptement par un amant qui la laisse languir avant de conclure la relation par téléphone. L’ajout de Francis Poulenc tient essentiellement à ses parties chantées qui requièrent à l’interprète des dispositions autant vocales que de comédie. Les supplications s’enchainent aux reproches, l’actrice alterne le chaud et le froid pour ne pas perdre l’objet de son affection.

L’audience entoure le piano d’où s’échappent de douces mélopées et le divan où Caroline Casadesus se love en parlant à son interlocuteur fictif avec des téléphones de fantaisie. Le chant se veut lyrique et enlevé, très début vingtième siècle, suranné et mélancolique. Si les paroles ne sont pas toujours compréhensibles, le ton de la voix renseigne parfaitement sur la teneur des massages. Charmeuse, implorante, cajoleuse, l’actrice multiplie les tonalités pour un florilège musical. Le texte a beau être simpliste et direct, il attire l’attention par son message éternel. La quête d’amour est un sujet universel, délicatement enjolivé par Cocteau et Poulenc… et si le dénouement est forcément tragique, il s’inscrit dans une tradition millénaire pour captiver les foules et susciter l’émotion.

Cette Voix Humaine fait se déplacer du beau monde à en juger par la composition de l’assemblée. Un doux moment musical autour d’un personnage confronté à la solitude et à l’abandon. Forcément empathique…

Dates :  jusqu’au 11 juillet 2016
Lieu : Théâtre de poche Montparnasse (Paris)
Metteur en scène : Juliette Mailhé
Avec : Caroline Casadesus, Jean-Christophe Rigaud

Le Musée du Quai Branly fête ses 10 ans avec : Le lièvre blanc d’Inaba et des Navajos

Le lièvre blanc d'Inaba et des Navajos
Le lièvre blanc d’Inaba et des Navajos

Le Musée du Quai Branly fête ses 10 ans avec : Le lièvre blanc d’Inaba et des Navajos

Pour fêter cet anniversaire, Publik’Art vous offre 10×2 places au spectacle du vendredi 10 juin aux premiers parisiens qui enverront un mail à benedicte@publikart.net

Bonne chance à tous !

UNE CRÉATION AU MUSÉE DU QUAI BRANLY à l’occasion des 10 ans du musée Théâtre Claude Lévi-Strauss : LE LIÈVRE BLANC D’INABA ET DES NAVAJOS

MIYAGI Satoshi et le SPAC – Shizuoka Performing Arts Center Du jeudi 9 au dimanche 19 juin 2016
Une rencontre entre mythes japonais et mythes des Indiens Navajos
Résidence
Conception et mise en scène Texte Compositeur Scénographe Musique
DISTRIBUTION
À partir du 26 mai 2016 au Théâtre Claude Lévi-Strauss
MIYAGI Satoshi
Écriture collective de KUBOTA Azumi et de la troupe
TANAKAWA Hiroko
KIZ Junpei (KIZ Architects)
Musique originale, création collective de la compagnie du SPAC – Shizuoka Performing Arts Center
Création au musée du quai Branly, à l’occasion des 10 ans du musée En coproduction avec le SPAC – Shizuoka Performing Arts Center
À partir de 8 ans, durée : 1h40 environ, spectacle sur titré en japonais

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Janis, le documentaire grandiose et définitif sur Janis Joplin

Janis
DVD Janis, documentaire d’Amy Berg, Copyright Happiness Distribution

Janis, le documentaire grandiose et définitif sur Janis Joplin 

Le film Janis sort en DVD le 24 juin 2016 et va créer l’événement. Le documentaire dédié à l’immense chanteuse Janis Joplin retrace la trop brève existence de la diva de la soul décédée en 1970 à seulement 27 ans. Ses proches, ses amis et sa famille la racontent tandis que des images d’archives défilent pour générer une vibrante émotion.

Janis Joplin fait partie des voix inoubliables de la Soul, de la pop et du rock. L’entendre déclamer à pleins poumons le refrain de Cry Baby ou égrener lentement les paroles de Summertime se rapproche d’une expérience métaphysique inoubliable, de celles qui enchainent pour le reste de l’existence à une artiste. La question se pose de savoir qui se cache derrière cette voix inimitable, de quel corps sortait cette voix si puissante et déchirante? Janis était une enfant du Texas née dans une famille trop bourgeoise pour sa folie et trop sage pour ses aspirations. Perdue au milieu de ses semblables, elle doit s’échapper à San Francisco pour pour voir découvrir et assumer son moi profond. Sa voix puissante et son tempérament de feu en ont fait une passionaria de l’ère hippie, éternellement associée au quartier d’Haight Ashbury avec Grateful Dead et Jefferson Airplane. Son apparition remarquée au Monterey Pop Festival en 1967 la fait exploser à la face du monde pour 3 années de tournées harassantes et de performances mémorables.

Ceux qui auront vu le film au cinéma lors de la sortie sur grand écran le 6 janvier 2016 se jetteront sur le DVD pour revoir les images de la chanteuse s’époumoner dans des performantes habitées. Ceux qui n’auront pas eu l’opportunité de s’extasier en salle pourront se rattraper devant ce documentaire de très grande qualité. Linéaire, fouillé, documenté, le film est un futur incunable du documentaire rock. Janis partage ses pensées avec son éternelle et touchante sincérité, des photos la montrent évoluer de la jeune lycéenne boutonneuse jusqu’à la performeuse envoutante. Le film n’est rien de moins qu’une odyssée jubilatoire dans une carrière trop courte menée tambour battant. Les chansons accompagnent magnifiquement les images avec Piece of my heartKozmic Blues ou Me and Bobby McGee, entre autres.

Ce Janis est le documentaire définitif sur la chanteuse américaine. La voir dans un documentaire d’une telle qualité est un éblouissement pour les yeux et les oreilles. Patience, le 24 juin approche, vous pourrez vous aussi découvrir bientôt l’histoire et les secrets de Janis Joplin.
[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

JanisJanis Joplin est l’une des artistes les plus impressionnantes et une des plus mythiques chanteuses de rock et de blues de tous les temps.
Mais elle était bien plus que cela : au-delà de son personnage de rock-star, de sa voix extraordinaire et de la légende, le documentaire Janis nous dépeint une femme sensible, vulnérable et puissante. C’est l’histoire d’une vie courte, mouvementée et passionnante qui changea la musique pour toujours.

Sortie DVD : le 24 juin 2016
Durée : 01h43
Réalisateur : Amy Berg
Avec : Janis Jopin
Genre : Documentaire musical
Prix : 19,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Entre Biarritz et San Sebastián : Les Estivales du Malandain Ballet Biarritz, du 4 au 12 août 2016

Claire Lonchampt et Raphaël Canet, Cendrillon © Olivier Houeix
Claire Lonchampt et Raphaël Canet, Cendrillon © Olivier Houeix

Entre Biarritz et San Sebastián :  Les Estivales du Malandain Ballet Biarritz, du 4 au 12 août 2016

Communiqué de presse :

Après une saison artistique bien remplie, près de 100 représentations données en France et à l’International, fort du succès de la première édition des Estivales, le Malandain Ballet Biarritz et le Teatro Victoria Eugenia se sont accordés sur la reconduction de l’événement en 2016.

Dans le cadre du projet Ballet T initié par les Fonds Européens de Développement Régional (FEDER) et le Programme Opérationnel de Coopération Territoriale Espagne-France-Andorre (POCTEFA), et soutenu par l’Agglomération Côte Basque Adour (ACBA), Malandain Ballet Biarritz offrira à Donostia / San Sebastián et à Biarritz cinq représentations de Cendrillon, qui a déjà conquis plus de 100 000 spectateurs en France et à l’étranger :

–   A Donostia / San Sebastián, au Teatro Victoria Eugenia à 20h, les 4 et 5 août.
–   A Biarritz, à la Gare du Midi à 21h, les 10, 11 et 12 août

Billetterie :

Donostia / San Sebastián
Victoria Eugenia +34 943 481 818
Teatro Principal +34 943 481 970
donostiakultura.com/sarrerak

Biarritz
Office de Tourisme de Biarritz 05 59 22 44 66 tourisme.biarritz.fr
Ticketmaster / Leclerc
0 892 390 100 (0,34€/min) ticketmaster.fr
France Billet / Fnac-Carrefour-Géant
0 892 683 622 (0,34€/min) fnac.com

Cette deuxième édition des Estivales sera également un moment de partage, de transmission et de formation destiné à la jeunesse avec l’Académie Internationale de Danse de Biarritz, organisée avec le soutien de la Ville de Biarritz, qui accueillera 350 stagiaires du 7 au 12 août. Outre des cours de danse classique, de barre à terre, de contemporain ainsi que des classes spécifiques pour garçons, les stagiaires pourront aussi travailler des extraits du répertoire de Thierry Malandain, d’Angelin Preljocaj et de Nacho Duato.  Le fruit de leur travail sera présenté le mardi 9 août à 20h30 à la Gare du Midi de Biarritz, à l’occasion d’un spectacle ouvert à tous. Une journée portes ouvertes sur le lieu du stage est également organisée le vendredi 12 août.

 

Académie Internationale de Danse de Biarritz © Olivier Houeix.jpg
Académie Internationale de Danse de Biarritz © Olivier Houeix.jpg

Ouragan : quand le vent nous souffle son histoire, une sacrée secousse !

Ouragan
Ouragan, photo extraite du film

Ouragan : quand le vent nous souffle son histoire, une sacrée secousse !

Il a fallu 3 réalisateurs, Cyril Barbançon, Andy Byatt et Jacqueline Farmer, ainsi que la participation de la NASA pour réaliser Ouragan. Le documentaire, en salle le 8 juin, est une immersion à l’intérieur de ce phénomène naturel dévastateur.

L’ouragan que nous suivrons pendant 1h30, se nomme Lucy. Personnifié, il possède un nom et une voix, celle du narrateur qui nous éclairera tout le long du film. Il a une histoire aussi : d’abord tempête de sable au Sénégal, il grossit pour se transformer en ouragan. A Porto Rico, il fait ses premières victimes puis il grossit encore pour dévaster le sud de Cuba et enfin traverse la Louisiane avant de disparaitre. Au plus fort de sa puissance, ses vents soufflent à 240 km/h avec des rafales atteignant 270 km/h. Il inonde les terres sur son passage.

Alors qu’aux premières minutes du film, l’inquiétude pointe : projet hybride, croisement d’un documentaire animalier et de prévisions météorologiques, on prévoit de s’ennuyer mais lorsque la tempête éclate, on est ahuri. La violence et la puissance ont toujours séduit l’homme. Et derrière ces images, se cache une prouesse technique et humaine ! A partir de l’idée folle d’observer ce monstre de l’intérieur, l’équipe du film a fait route avec lui à travers douze pays sur trois continents. Transportées dans l’œil de l’ouragan sous des housses imperméables, les caméras 3D ont filmé la forêt caribéenne, les récifs coralliens, les côtes cubaines en plein tourment. Un tournage qui s’étale sur 4 ans.

L’utilisation de la 3D amplifie la puissance des images et favorise la plongée dans l’ouragan. Pour un peu, on en sentirait les bourrasques. Elle met également en valeur une nature sauvage et malmenée habilement capturée par une variation de plans serrés et élargis : paysages et « zooms animaliers ».

La force du documentaire réside dans son parti-pris : « Je serai le monstre si je n’étais la merveille ». Et tout est dit. Les plans post-ouragans s’enchainent : animaux déchiquetés, maisons éventrées, hommes désarmés et pourtant, il n’y a nulle accusation mais de l’admiration et de la résilience face à une telle puissance brute. Les caméras se posent avec douceur sur ce cataclysme qui soulève la mer et aplatit la terre. Le narrateur, qui n’est autre que Lucy, s’innocente avec emphase, trop d’emphase, « Je rends l’air respirable, la terre habitable et l’homme possible ». Lucy restaurerait un équilibre perturbé par l’homme. Ce film nous rappelle ce que nous sommes : pas grand-chose. Ce chiot à la dérive sur une planche de bois flottante, nous ne pouvons pas le sauver. Cette femme, courbée, le visage recouvert de ses mains, qui attend la fin de l’ouragan dans un préau, nous ne pouvons pas la consoler. Ouragan est dur parce qu’il ne dissimule pas la misère de ceux qui subissent, il échauffe notre impuissance et malgré tout, il exalte la beauté de l’ouragan. On s’y perd.L’homme et la nature : qui est le maître ?  Justement, il y a les hommes aussi. Des hommes divisés face à ce phénomène. Dans un cockpit alors qu’il traverse le haut de l’ouragan, un pilote s’exclame « C’est une belle tempête ». En bas, ceux qui la subissent, impuissants, se désolent. « A un moment, je ne savais plus quoi faire, je me suis assis sur une pierre et j’ai pleuré » se dévoile un Cubain à la maison en ruine. Ceux qui l’observent l’admirent et ceux qui en souffrent la craignent. Et il y a aussi toutes ces petites mains qui tentent d’anticiper la trajectoire de Lucy et de mettre les populations à l’abri.

On est loin de l’action movie américain où une poignée de héros téméraires bravent l’ouragan pour sauver des innocents. Ce film est beaucoup plus exigeant et moins divertissant : il nous instruit, nous stupéfie et nous impose le respect. C’est un pari osé que de présenter au public une force qui le surpasse. Tragique, impressionnant et beau tout simplement, il mérite le détour des spectateurs avisés qui ne sont pas là que pour se vider l’esprit !

Vous pouvez lire le livre : Ouragan, l’Odyssée d’un vent de Jacqueline Farmer, Jean-Marc Hovasse et Emmanuelle Martin, publié aux éditions Actes Sud Junior, (16 €)

CjPSfrVWsAA8erO

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

OuraganLe film raconte le voyage de 15 000 km du phénomène climatique le plus dévastateur sur notre planète : l’ouragan. Force à la fois destructrice et indispensable à l’équilibre de la vie sur Terre. Son existence est brève mais dramatique : né en Afrique, il grandit au-dessus de l’Atlantique et meurt un mois plus tard en Amérique. Les survivants se confient. Leurs vies sont dévastées, jeunes et anciens livrent leurs peurs, et pourtant acceptent leurs pertes. Avec un regard qui passe du divin au terrestre, l’ouragan brise les équilibres, mais il ramène la lumière.

Sortie : le 8 juin 2016
Durée : 1h23
Réalisateur : Cyril Barbançon, Andy Byatt et Jacqueline Farmer
Avec : Romane Bohringer
Genre : Documentaire

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La 5ème vague : une invasion d’extraterrestres et de clichés, en DVD

La-5eme-vague-Photo-500x334La 5ème vague : une invasion d’extraterrestres et de clichés en DVD.

Adapté du roman éponyme de Rick Yancey, La 5ème vague est un film de science-fiction américain réalisé par Jonathan « J » Blakeson.

A l’occasion de sa sortie DVD et VOD, Sony a mis les petits plats dans les grands, fans et journalistes étaient invités à (re)découvrir le film au Grand Rex. Désormais, vous pouvez vous aussi le voir sur tous vos écrans.
Cassie Sullivan est une adolescente américaine normale jusqu’au jour où les extraterrestres envahissent le monde. Les « Autres », c’est le nom de ces envahisseurs. Ils ont pour projet de débarrasser la Terre de ses humains pour se l’approprier.
Pour cela, ils ont tout planifié en cinq vagues. D’abord, ils suppriment toute source d’électricité. S’en suit des tsunamis gigantesques et destructeurs et une épidémie mondiale qui va décimer la population. Pour la quatrième vague, ces mystérieux envahisseurs descendent sur Terre et traquent les survivants. La dernière vague … personne ne sait en quoi elle consiste, et pourtant, les derniers hommes sur Terre sont en train de la vivre.
Cassie perd ses deux parents dans les premières vagues, il ne lui reste que son petit frère, Sammie. Elle lui avait promis d’être auprès de lui pour le protéger mais ils ont été séparés. Elle n’aura alors qu’une obsession : le retrouver. Armé de courage et d’un pistolet, elle va parcourir 143 km pour récupérer ce qui lui reste de famille. Mais les « Autres » ont débarqué sur Terre sous forme humaine. Alors, chaque homme qu’elle rencontre peut être son allié comme son futur assassin. Elle ne peut plus faire confiance à personne … Le chemin sera long.

Dans la lignée d’Hunger Games, de Divergente et de Labyrinthe, ce film veut conquérir un public d’adolescents qui se rêvent en sauveur-aventurier. La recette : mettre en scène une troupe de presque-adultes héroïques qui sauve le monde. Dans la salle du Grand Rex, collégien(ne)s et lycéen(ne)s formaient effectivement le gros des spectateurs. Un nombre important payait d’ailleurs pour la deuxième fois leur « chance » de revoir ce film en salle. Il n’est pourtant pas certain que ce film mérite un deuxième visionnage.
Le scénario a du potentiel : de l’aventure, de l’amour, des déchirures … pas franchement original mais très entrainant. Sur papier. Car à l’écran, pratiquement chaque séquence se transforme en cliché. Séduite, Cassie se mord légèrement sa lèvre inférieure et Evan tombe amoureux d’elle « au premier regard ». Les incongruités et les heureux hasards s’accumulent également. Pour ne pas mourir, le timing est important. Il semble que nos héros l’aient dans le sang ! Enfin les dialogues sont trop prévisibles, je devinais les répliques sans avoir vu le film.
Chloé Grace Moretz, qui interprète Cassie est une bonne actrice mais ce film ne lui permet pas de déployer tous ses talents. Bien sûr on ne s’ennuie pas mais la magie ne prend pas. Les rires qui fusent dans la salle avant une scène dramatique ou romantique en sont la meilleure illustration. Le film ne serait pas pris au sérieux ?

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

5EME VAGUE DVD 3D DEFQuatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de la Terre. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère. Alors qu’elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir – si toutefois elle peut lui faire confiance…

Date de sortie vidéo : le 1er juin 2016
Durée : 01h48
Réalisateur : J Blakeson
Avec : Chloë Grace Moretz, Nick Robinson, Alex Roe, Liev Schreiber, Ron Livingston
Prix unitaire: 17,99 € le DVD / 17,99 € le Blu Ray
Acheter sur Amazon

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le lendemain, film spécial de Magnus von Horn

Le lendemain, film spécial de Magnus von Horn
Le lendemain, de Magnus von Horn © Droits réservés

Le lendemain, film spécial de Magnus von Horn

Magnus von Horn s’attaque à un sujet grave avec son dernier film : Le lendemain. On met un certain temps à comprendre les faits. On voit un jeune adolescent, sortir de maison de correction, ou de prison, et être accueilli par son père.

John est de retour chez lui, mais les retrouvailles ne sont pas vraiment chaleureuses. Il a un petit frère et pas de mère. L’absence de mère n’est jamais abordée dans le film et c’est regrettable. Rien ne peut nous expliquer la personnalité de John. Du coup, on reste passif face à sa situation. On ne la comprend pas. Mais est-ce indispensable de tout comprendre, surtout chez un ado ?
Bizarrement, John se réinscrit dans son ancienne école. On comprend qu’il y a eu un drame et que tout le monde lui en veut… à mort. Le film est volontairement très lent. Heureusement le jeune acteur qui interprète John, Ulrik Munther, est assez incroyable. On peut regretter un scénario qui ne tient pas la route. Trop de détails sont aberrants. Pourquoi John retourne-t-il dans son école ? Il ne peut que se faire lyncher puisque sa victime était aussi dans cette école. Il va aussi chez sa victime et entre dans la maison, connaissant la cache de la clé. Aberrant ! Il se fait une nouvelle copine, qui est la voisine de l’ancienne. Ca na cale pas non plus…
Des scènes sont violentes et John en ressort dans un sale état mais personne ne bouge et ne prévient la police. Du coup, on a du mal à « entrer » dans ce film. On met un certain temps à comprendre la situation et le fait que le coupable devienne une victime est assez déroutant. Comment se réinsérer dans le même univers après avoir commis un acte « impardonnable » pour tous ?
Trop de lenteur, trop peu de dialogues ralentissent l’intérêt du film de Magnus von Horn. C’est dommage. On sent néanmoins la tension monter au fil des minutes. Jusqu’à être insupportable.
Je suis donc partagée sur ce film. D’une part, le sujet est passionnant : la réinsertion d’un jeune ado après deux ans passés en prison. Mais le scénario, trop lent, n’est pas assez plausible pour qu’on adhère vraiment au film. Même si les acteurs sont étonnants de justesse. Je vous laisse voir ce film de Magnus von Horn pour vous faire votre propre opinion !

Ce film a eu une nomination au Festival de Cannes 2015 et quatre dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs 2015.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le lendemain, film spécial de Magnus von HornAvertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
John, encore adolescent, rentre chez son père après avoir purgé sa peine de prison et aspire à un nouveau départ. Mais la communauté locale n’a ni oublié, ni pardonné son crime. Sa présence attise les pires pulsions chez chacun, l’atmosphère devient menaçante, proche du lynchage. Rejeté par ses anciens amis et abandonné par ses proches, John perd espoir et la violence qui l’a conduit en prison refait peu à peu surface. Dans l’impossibilité d’effacer le passé, il décide d’y faire face.

Sortie : le 1 juin 2016
Durée : 1h41
Réalisateur : Magnus von Horn
Avec : Ulrik Munther, Mats Blomgren, Alexander Nordgren
Genre : Drame

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Résultats concours : Laura Elko, 10 places de spectacle gagnées

Laura Elko

Résultats concours Laura Elko: 10 places de spectacle gagnées !

Vous avez été 962 participants au concours Laura Elko. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places pour le spectacle du mercredi 8 juin, à Paris, à 21h15, Enfin vieille !, au Théâtre Bo Saint Martin, à Paris, sont les suivants :

Sandrine Fleury, Yannick Briand, Sarah Carlier, Patrick Yakan et Stéphanie Girerd

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Un « Lear » réinventé à l’Opéra Garnier

Un "Lear" réinventé à l'Opéra Garnier
Lear, d’Aribert Reimann mis en scène par Calixto Bieito © Elisa Haberer / OnP

Un « Lear » réinventé à l’Opéra Garnier

On se souvient de l’ouverture marquante de la saison lyrique avec Moïse et Aaron  de Schoenberg dont la résonance sur fond d’exode, de religion et de pouvoir à travers la vision iconoclaste et contemporaine de Romeo Castellucci, nous renvoyait à des préoccupations très actuelles.

Elle se termine en tant que nouvelle création  avec « Lear » de Reimann créé à l’Opéra de Munich en 1978, d’après le drame de Shakespeare, et son avant-gardisme musical où la puissance instrumentale imprime à la tragédie baroque toute sa fureur, sa violence et sa démesure, bouclant ainsi entre ces deux productions un nouveau regard sur l’Opéra, initié par Stéphane Lissner.

Lear est un tyran vieillissant qui décide de partager son empire entre ses trois filles, à condition qu’elles déclarent publiquement l’amour qu’elles lui portent.

Tandis que les aînées rivalisent d’allégeance, la benjamine Cordélia refuse le jeu de la confession publique entrainant les foudres du despote et son bannissement de la famille avant que les aînées décident de s’affranchir de l’autorité du souverain et le chassent du trône.

L’avidité de pouvoir des prétendantes est portée à son paroxysme. Elle renvoie à la folie des hommes prisonniers de leur soif de domination et d’auto-destruction, conduisant à une guerre fratricide qui coûtera finalement au roi son pays, sa famille et la vie.

Désintégration d’un monde donc où l’anéantissement est à l’œuvre ainsi que celle d’un homme déchu, abandonné à sa solitude, sa vieillesse, sa folie, et sa finitude.

[…] Calixto Bieito s’ancre magistralement sur la figure de la chute et son drame mortifère […]

La scénographie conçue par Rebecca Ringst donne à voir les prémices de cet apocalypse. Avec au départ et à l’abri d’un espace confiné, l’exposé d’un drame intime, version abstraite d’un château de bois brulé : famille et cour sont renvoyées dos-à-dos comme dans une cellule qui serait à la fois carcérale et rassurante.

Puis, une fois Lear mis au ban de la société, il se retrouve dans un no man’s land offert à la désolation.

Bo Skovhus, phénoménal dans le rôle du roi désœuvré […]

L’opéra est porté par une empreinte orchestrale, riche en percussions et en cuivres, qui accompagnent la perdition des personnages. Où la mise en scène de Calixto Bieito s’ancre magistralement sur la figure de la chute et son drame mortifère dont les timbres de l’orchestre inaugurent sans relâche la violence abyssale.

Oeuvre d’une extrême densité, elle se tient résolument dans la descendance d’Alban Berg où l’écriture musicale, foisonnante, est le point d’appui d’une tension dramatique ininterrompue

La distribution, au diapason, imprime un rythme et une résonance sans faille à la tragédie crépusculaire de Shakespeare. Elle est emmenée par le baryton danois Bo Skovhus, phénoménal dans le rôle du roi désœuvré au bord de la folie. Se montrant tour à tour puissant et fébrile, autoritaire et imprévisible, sénile et enfantin, il nous entraîne au plus profond de l’âme humaine et de ses errements.

Quant à Fabio Luisi, il dirige d’une main de maître la partition et ses soubresauts ravageurs, entre fluidité et tension.

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Dates : du 23 mai au 12 juin2016 l Lieu Palais Garnier (Paris)
Metteur en scène : prénom nom l Avec : prénoms noms

Apprentice ou la difficile quête de la paix intérieure

Apprentice
Apprentice, film de Boo Junfeng, Copyright Meg White

Apprentice ou la difficile quête de la paix intérieure

Apprentice évoque avec sobriété la quête d’un homme pour retrouver son passé. Le réalisateur singapourien Boo Junfeng introduit sa caméra dans le couloir de la mort et suit un bourreau en paix avec lui même et un apprenti aux motivations mystérieuses. Un film indolent et fascinant qui se laisse le temps de l’introspection au risque de l’ennui.

Le concept du film interpelle dès les premières images. Le héros Aiman officie dans une prison singapourienne de haute sécurité et l’ordre est de rigueur. Pas un mot plus haut que l’autre, la discipline est respectée à la lettre. Un autre monde, celui où un papier de chewing-gum laissé par terre fait risquer des coups de canne. Le châtiment corporel est très répandu à Singapour, même pour des délits considérés comme mineurs dans les pays occidentaux. Loin d’être anodin et pratiqué par des bourreaux spécialisés qui se relaient tous les 6 coups, chaque coup de canne laisse une plaie d’un centimètre de large sur les fesses du condamné. Inutile de dire que la peine de mort est également en vigueur dans sa forme la plus traditionnelle : la pendaison. Avec là aussi des bourreaux spécialistes.

Le bourreau en chef du film, Rahim, vise l’efficacité et l’absence de souffrance. Car une pendaison mal effectuée occasionne une horrible agonie pendant de longues minutes. Quand il prend Aiman sous son aile, il dispense son savoir méticuleusement, lui apprenant les ficelles du métier. Le film révèle en parallèle son passé, ce père qu’il n’a pas connu et les motivations supposées pour cette intimité recherchée avec Rahim. Si le film ne dévoilera jamais le bien fondé ou non de la mort du père, il insiste surtout sur les tourments du fils. La quête de vérité est un parcours semé d’embuches, surtout quand les sentiments embrument l’esprit. Apprentice laisse beaucoup de portes ouvertes sans apporter de réponses. L’accent est mis sur l’indécision de l’apprenti et son incapacité à l’action. Face à un bourreau qui semble ne faire que son métier sans remise en cause ni introspection, le malaise n’en est que plus éprouvant.

Un film perturbant pour son absence de parti pris sur la peine de mort. Le sort des condamnés à mort passe au second plan, faisant oublier la question cruciale de la sentence. Ni le bourreau tranquille ni l’apprenti tourmenté ne remettent en cause le principe. N’est-ce pas là la plus grande réussite du film ?

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

ApprenticeAiman officie dans une prison de haute sécurité. Rahim, le bourreau en chef, y accompagne les derniers jours des condamnés. Rapidement, il prend le jeune gardien sous son aile et lui apprend les ficelles du métier. Aiman s’avère être un exécutant très appliqué, mais sa conscience et ses véritables motivations le rattrapent peu à peu…

Sortie : le 1 juin 2016
Durée : 1h36
Réalisateur : Boo Junfeng
Avec : Fir Rahman, Wan Hanafi Su, Ahmad Mastura
Genre : Drame

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Retour chez ma mère, une comédie pas si drôle que ça de Eric Lavaine

Retour chez ma mère
Retour chez ma mère © Nathalie Mazéas

Retour chez ma mère, une comédie pas si drôle que ça de Eric Lavaine

Eric Lavaine s’attaque à la famille avec son dernier film Retour chez ma mère. Stéphanie est obligée de retourner chez sa mère, se retrouvant ruinée après la faillite de son cabinet d’architecte. Or, elle a 40 ans, divorcée, un enfant !

Retour chez ma mère est une comédie, on sourit bien sûr, mais on rit peu ! C’est surtout une comédie dramatique. Josiane Balasko est tout simplement magistrale en Mama amoureuse.

Si pour Stéphanie ce n’est pas évident de retourner chez sa mère (On adore ses parents, mais de là à passer sa vie avec eux… Un week-end c’est le max ! ), ça l’est encore moins pour sa mère qui a une vie privée très riche. Elle doit cacher à sa fille sa vie amoureuse… Elle joue au Scrabble par téléphone avec une amie, écoute Cabrel toute la journée et à fond. Et disparaît en pleine nuit… Difficile pour des enfants d’imaginer que leurs parents puissent avoir une vie sexuelle épanouie, surtout s’ils ont un certain âge. Dommage que le sujet ne soit pas davantage approfondi.

La « mama » décide de réunir les frères et sœurs à un diner, autour d’un plat picard avec un joli jeu de mots autour de ce fameux plat ! Et bien sûr, les dialogues entre eux sont directs et ne font pas dans la dentelle. Des dialogues qui fusent, qui nous font rire, mais qui sont en fait, cinglants. Jalousie, héritage, fric, tout y passe… On n’est pas obligé d’aimer sa famille… Carole et Nicolas ne comprennent pas vraiment leur sœur qui « profite » de leur mère…

Bref, un scénario sympa mais qui manque d’originalité. Je trouve que le portrait de la mère n’est vraiment pas flatteur ! Elle est complètement « dépassée » et semble une vraie gourde. Cela donne quelques scènes cocasses, mais c’est trop exagéré, à mon goût. La mère n’a pas 80 ans ! On peut regretter aussi la fin du film. Un peu too much… Une réconciliation rapide entre frère et sœurs et un plan éternel sur le couple de la mama avec son amant…
Josiane Balasko et Alexandra Lamy sont parfaites en mère-fille. Mais franchement, on aurait aimé rire davantage.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Retour chez ma mèreAimeriez-vous retourner vivre chez vos parents ? À 40 ans, Stéphanie est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts : à elle les joies de l’appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble endiablées et des précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie… Chacune va devoir faire preuve d’une infinie patience pour supporter cette nouvelle vie à deux. Et lorsque le reste de la fratrie débarque pour un dîner, règlements de compte et secrets de famille vont se déchaîner de la façon la plus jubilatoire. Mais il est des explosions salutaires. Bienvenue dans un univers à haut risque : la famille !

Sortie : le 1er juin 2016
Durée : 1h37
Réalisateur : Eric Lavaine
Avec : Josiane Balasko, Alexandra Lamy, Mathilde Seigner
Genre : Comédie

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Colin Firth, Jude Law et Nicole Kidman à l’affiche de Genius (bande annonce)

Genius
Genius : Photo Colin Firth, Jude Law © Marc Brenner

Colin Firth, Jude Law et Nicole Kidman à l’affiche de Genius (bande annonce)

Sobrement intitulé Genius, ce biopic met en scène la vie de l’écrivain Thomas Wolfe, interprété par Jude Law, révélé par l’éditeur de renom Maxwell Perkins incarné par Colin Firth.

Réalisé par Michael Grandage, un quasi inconnu, le film se dévoile dans une première bande annonce plutôt réussie. On y voit un écrivain un peu décalé venir à la rencontre de cet éditeur incontournable avant de tisser des liens d’amitiés forts avec lui. On y retrouvera aussi une certaine Aline Bernstein (Nicole Kidman) dans le rôle de l’épouse qui doit faire face au génie destructeur de son mari.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

afficheÉcrivain à la personnalité hors du commun, Thomas Wolfe est révélé par le grand éditeur Maxwell Perkins, qui a découvert F. Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway. Wolfe ne tarde pas à connaître la célébrité, séduisant les critiques grâce à son talent littéraire fulgurant.
Malgré leurs différences, l’auteur et son éditeur nouent une amitié profonde, complexe et tendre, qui marquera leur vie à jamais.

Sortie : le 27 juillet 2016
Durée : 1h44
Réalisateur : Michael Grandage
Avec : Colin Firth, Jude Law, Nicole Kidman et Laura Linney

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Wax Tailor sort I Had A Woman, nouveau single en libre écoute

Wax Tailor
Wax Tailor annonce un nouvel album dont la sortie est prévue en octobre 2016

Wax Tailor sort I Had A Woman, nouveau single en libre écoute

Le célèbre beatmaker sort aujourd’hui un nouveau single, I Had A Woman. Wax Tailor créé l’évènement en annonçant la sortie d’un prochain album dont la sortie est prévue le 14 octobre 2016.

L’artiste s’est inspiré de sa dernière tournée aux Etats-Unis pour nous emmener en voyage dans le grand Ouest américain. Un road-trip sonore et intemporel où se mêleront une multitude d’influences musicales qui ont marqué l’artiste (et qui font aussi sa marque) : blues, rock, psyché, soul, funk ou encore hip hop.

Comme à son habitude, Wax Tailor sera accompagné de nombreux invités pour ce cinquième album. On n’en sait pas beaucoup plus pour l’instant si ce n’est qu’on se délecte déjà avec I Had A Woman. Le titre nous téléporte au fin fond du Mississipi à coup de riffs de guitares, de piano, de cuivres endiablés et de samples de circonstances. Un titre à découvrir ci-dessous en libre écoute. On a hâte de découvrir la suite !

A LIRE