Exposition du 27 août au 13 septembre, accès libre
Dix œuvres monumentales sont déployées sur le parc de la Villette et en esquissent un parcours inédit où dialoguent bâtiments emblématiques et œuvres contemporaines. Les œuvres présentées, tout en plastique gonflable ou en tissu, sont conçues par des artistes internationaux qui ont ressenti le besoin d’espace pour s’exprimer. Ces œuvres atteignent des dimensions colossales, alors qu’il leur aura suffi d’être transportées dans une valise pour arriver jusqu’à la Villette.
Le « Gonflable » apparaît comme un média récurrent dans la scène de l’art actuel et un passage dans la carrière d’un artiste, une sorte de confrontation nécessaire à la matière à un moment donné
Niki de Saint Phalle avait signé quelques Nanas surprenantes en PVC, Christo y a trouvé le matériau idéal pour rentrer dans le Guinness Book des records en concevant la plus grande sculpture jamais créée, Anish Kapoor en a constitué son projet pour la Monu- menta 2011, Paul McCarthy en a fait un de ses médias préférés des années 2000 pour des sculptures aux formes insolites.
Apparitions fantastiques, immersion dans des installations qui se transforment au gré de nos mouvements, symboles de l’artifice ou du street art, toutes ces œuvres encouragent le mouvement du spectateur et le conduisent à repenser son environnement, à voir la ville sous un angle différent.
Avec les œuvres de : Stefan Sagmeister (États-Unis) // Choi Jeong Hwa (Corée du Sud) // Les Plasticiens Volants (France) // Johan Muyle (Belgique)
Vous ne le connaissez pas encore ? Alors, vite, allez combler vos lacunes! Phil Umbdenstock est suivi depuis longtemps par une cohorte de fans de tous âges et vous risquez – pour votre plus grand bien – d’être contaminés ! Tel un compagnon, l’artiste alsacien poursuit son tour de France annuel des petits et grands salons . Du vendredi 21 au dimanche 23 août , il se pose à Montblanc pour la première édition du festival YAKA organisée par Les Anartistes.
Emile Jacotey
Un Phil d’actualité passionnant, lucide
Dessinateur de presse, caricaturiste, fantassin du crayon, Phil depuis 40 ans sévit dans le milieu de la presse. Attention, l’artiste est un éternel jeune homme toujours à l’écoute des battements de coeur du monde ! Ses crayons de la colère ou d’humour pas drôle esquissent des traits de lucidité, cris contre les injustices, la bêtise humaine. Ils sont souvent les porte-voix des laissés-pour-compte, mais aussi tracent des pourtours de pleurs, de rires, de tendresse infinie. On connait Phil surtout pour ses superbes illustrations des albums du groupe rock légendaire Ange, depuis la genèse de celui-ci mais il est également concepteur d’affiches, de cartes, disques, livres ainsi que les dessins de presse DNA. Alsace pour les rubriques sociopolitiques et tout récemment psychologie. Boulimique de travail, engagé, il dessine aussi pour des associations caritatives, tout le passionne, surtout l’humain.
Il n’en finit plus de participer à des concours internationaux desquels il ressort avec une récompense comme cet hiver. »J’adore les concours. Celui que tu évoques s’est déroulé cet hiver à Copenhague. Ici, avec l’Ukrainien on est deux à être invités sur 90 participants dont 30 sélectionnés, il y a premier prix et deuxième prix qui sont affichés là »
Nous avons donc rencontré Phil le 13 juin dernier lors du concours international de caricatures organisé par le caricaturiste Jean-Michel Renaultdans le cadre du forum international Desertif-actions sur le climat. Ce fut un franc succès. Il s’est vu décerner le deuxième Prix pour « son arbre « des mains de l’ancien ministre J.C Gayssot au Musée Fabre de Montpellier (le 1er prix a été remporté par l’ukrainien Oleksiy Kustovsky. pour l’affiche « du semeur) ». « Pour ce prix, j’ai été prévenu tard. On m’a appelé pour me demander si je pouvais venir à Montpellier, que j’avais gagné un prix et que l’on me défrayait les frais de transport et d’hébergement, donc j’ai dit oui, mais je ne savais pas que ce village desertif’actions existait, la remise des prix par Jean-Claude Gayssota eu lieu au Musée Fabre « .
L’Arbre
Encore une fois, avec le thème de l’arbre, la mappemonde, le dessin traitant de la désertification, on retrouve la « patte » du cinquième ange (pour les fans qui connaissent les pochettes du groupe, suivez mon regard…).« C‘est un thème assez large qui m’a évoqué tout de suite l’arbre et bien sûr la mappemonde. C’est un thème en plus que j’ai déjà travaillé même sur une pochette d’Ange (Sève qui peut, Captaine coeur de miel, les larmes du Dalaï Lama, le bois travaille le dimanche…).il y a des bouts d’arbres …Donc forcément à un moment tu adaptes l’idée au thème de façon plus précise parce que là, j’ai rajouté une feuille. Il n’y plus qu’une feuille d’ailleurs parce que le désert, et aussi j’ai pensé : celle-là il faut faire gaffe que si elle tombe c’est mort, il en reste qu’une. eh il y a des gens qui m’ont dit : »elle est bien bouffée, je m’en étais pas rendu compte et c’est vrai qu’elle est déjà bien bouffée..ah ah! »
Quand on lui demande si pour ce concours il n’avait envoyé qu’un seul dessin, il répond qu’il en avait envoyé plusieurs dont l »angélus (inspiré de Millet). « Les deux sont d’ailleurs exposés. J’avais complètement oublié l’existence de ce concours. Puis j’ai reçu un mail m’annonçant que j’avais gagné. »
J’aime bien faire du dessin si celui-ci en plus fait sourire, pas rire, non, je précise, mais sourire sur des sujets graves et déclencher un truc, inciter à méditer…
Angelus
Ardent défenseur du développement durable, et engagé auprès de multiples associations d’aide humanitaire – il réalise depuis toujours beaucoup d’affiches, de dessins dénonçant la misère, les conflits, les droits des enfants, les sans domiciles…donc ce festival désertifications ne pouvait que rejoindre ses idées, ses coups de crayon. « J’aime bien faire du dessin si celui-ci en plus il fait sourire, pas rire, non, je précise, mais sourire sur des sujets graves et déclencher un truc. Inciter à méditer… Après l’étincelle est-ce qu’elle sert à quelque chose, j’en sais rien. Elle peut s’éteindre tout de suite après mais je m’en fiche. Si les gens qui passent, tiltent ne serait-ce que deux ou trois secondes peut être que ça les interpelle c’est déjà bien. Mais pourquoi ça se déclenche pas plus je ne sais pas. C’est un métier étrange que je fais.
Aujourd’hui si j’ai un conseil à donner par exemple à mon gamin qui lui est aussi dessinateur, Jack, c’est que les prix pratiqués actuellement au sein de l’Europe te permettent, avec l’impression numérique d’éditer toi-même ton bouquin.
La démocratie ne s’use que si on ne s’en sert pas. Extrait de dessin d’humour pas drôle tome 2. P. Umbdenstock
Le désintérêt des maisons d’édition
« Les éditions « La vague » n’existent plus. Finalement ça ne m’intéresse même plus de trouver un éditeur. Aujourd’hui si j’ai un conseil à donner par exemple à mon gamin qui lui est aussi dessinateur, Jack, c’est que les prix pratiqués actuellement au sein de l’Europe te permettent, avec l’impression numérique d’éditer toi-même ton bouquin. C’est à dire qu’avec un petit tirage de 500, si tu arrives à vendre 150 bouquins, tu payes l’imprimeur. Alors faire ça avec un éditeur qui va te mettre 10000 bouquins, quand tu touches 10% des bouquins vendus. Le seul créneau qui marchait c’était la bande dessinée, pas les caricatures. Donc la solution, finalement, c’est de faire des salons d’être invité à des endroits. Mais aujourd’hui si je fais un 3ème bouquin, je le fais tout seul. Je ne le dépose plus en librairie ou alors si le libraire accepte que je vienne avec mes bouquins, il prend ses 30% mais je n’aurai plus un circuit de distribution. Mais la majorité des libraires ne jouent plus le jeu non plus, enfin peuvent-ils encore ? j’en sais rien. A mon avis le circuit traditionnel est mort. Donc il vaut mieux faire des bouquins à petits tirages que tu vends tout seul. Le seuil d’amortissement c’est 150 bouquins. Là tu es sûr des les vendre ceux-là, les copains, la famille, les amis,… Après il ne faut pas espérer en vivre, c’est un peu comme la musique : ça te permet, en général, les salons où l’on est invité, donc défrayé, hébergé à l’hôtel ou chez l’habitant donc c’est opération zéro. Tu viens, tu es nourri, si tu vends 10 bouquins, ou seulement un, tu n’y perds pas. Eventuellement tu peux gagner des lecteurs, des discussions, des rencontres, parfois des collaborations. Mais il ne faut pas se dire qu’en faisant un bouquin on va remplir son frigo. Il ne faut pas rêver. »
Hiroshima – 70 ans
Etre au bon endroit, au bon moment
Lorsque le public, artistes, journalistes, découvrent les croquis de Phil, leur réaction est toujours la même, ils les ressentent comme des révélateurs, des évidences. « Effectivement ça leur parle, sauf qu’il y a des métiers artistiques qui fonctionnent avec… des reconnaissances. C’est à dire que quand un jeune acteur reçoit une palme ou autre, automatiquement les scénarios arrivent. Dans mon métier, j’ai gagné des prix multiples. Je me disais que les rédacteurs en chef seraient à l’affut de se dire tiens ce mec a gagné pas mal de trucs, on va essayer de bosser avec lui. Or ça ne se passe pas du tout comme ça. C’est une espèce de paresse toute simple. Chaque rédacteurs en chef connait un réseau de copinage et ça fonctionne ainsi. Pour moi dans le monde du journalisme, la notoriété et le talent ça n’a rien à voir. En général les gens reconnus sont talentueux mais il y a ce phénomène de réseaux. Etre au bon endroit, au bon moment. Maintenant peut être que je n’ai pas fait les efforts pour être au bon endroit, au bon moment ? ça aussi, tout se décide à Paris, la Presse Nationale, la culture. Moi je me suis toujours dit que je n’étais pas assez outillé pour aller là-bas. C’est inexplicable, depuis toujours le fait de monter à Paris pour réussir existe. Ce qu’il faut faire c’est être à paris, de temps en temps, au bon moment, au bon endroit après, tu peux repartir bosser chez toi mais revenir régulièrement dans des endroits où il faut être parce qu’on te présente un tel. C’est les réseaux. Maintenant moi j’atteints un âge où je m’en contrefiche. »
La qualité esthétique du dessin a de l’importance.
Un air de famille
« Il nous arrive de travailler ensemble mon fils et moi. Nous avons en effet le même humour mais pas le même coup de crayon, non : on s’éloigne et c’est bien. Disons que Jak a la même façon de travailler que celle de Jean-Michel (Renault ndlr) et Riss de Charlie Hebdo. C’est davantage tourné vers le dessin, avec les détails. Lui comme moi et Jean-Michel, la qualité esthétique du truc a de l’importance. Aujourd’hui dans le dessin de presse et dans le dessin d’humour, les gens, la mode voudraient le dessin jeté, spontané, 3 traits, une bulle, donc quand tu bosses comme moi comme Jean-Michel ou mon gamin, on est connoté un peu vieux, c’est de l’ancienne école et je pense qu’aujourd’hui on est plus trop publié parce que le journal aurait peur de passer pour un journal passéiste, rétrograde, parce que dans l’air du temps il faut du graphisme, du sobre. Tu sais il y a plein de paramètres qui doivent être en jeu. C’est une explication que j’essaie de te donner mais je suis pas sûr que ce soit la bonne. Il y en a plus des dessinateurs qui se font chier à faire des ombres, des hachures, des couleurs, des formes… Je pense que c’est dans l’air du temps parce que les gens ne prennent plus le temps de regarder. Ils zappent vachement vite d’une image à une autre. Donc à quoi ça sert de se faire chier à mettre des détails puisque le mec va regarder seulement 3 secondes. Je crois qu’il y a des gens qui pensent comme ça. Après il y a d’autres personnes qui vont prendre le temps de regarder mais ceux-là sont plus rares. «
Charlie
En hommage aux dessinateurs de Charlie Hebdo qu’il connaissait bien – Tignous – par exemple, Phil a effectué un émouvant dessin, un buste de Marianne, entaché de sang, un crayon à terre. Celui-ci est paru d’ailleurs dans plusieurs journaux dont NDLR du Club de la Presse de Montpellier. Il est ami depuis longtemps avec Coco de C.H, Phil est encore sous le choc. « Impossible d’expliquer ce qu’on ressent après ça, il n’y a pas de mots… Le premier moment de stupeur passé, et pour ne pas trop y penser, on a tous essayé de faire des dessins, un peu cucul, un peu concon, forcément… Je n’ai pas vraiment été menacé, quelques insultes sur le net par de courageux anonymes et des lettres à la maison… par des intégristes évangéliques qui m’ont écrit qu’ils prieraient pour mon salut, malgré mes dessins, donc pas vraiment des menaces (sourires) ».
Journée Mondiale des réfugiés
L’avenir du dessin de presse
» Si je parle sérieusement, pour moi, le dessin de presse professionnel est mort… les seuls supports qui nous payaient (la presse écrite) sont entrain de disparaître. Il y aura bien sûr toujours de la place sur le net, pour le dessin de presse et le dessin satirique, mais on ne pourra plus vivre grâce à cet art, c’est d’ailleurs déjà de plus en plus difficile, voir quasiment impossible… et ce n’est pas la multiplication des procès qui va favoriser la reprise de nos activités. Les journaux de presse régionale, déjà par nature peu frileux, réfléchissent à deux, voire trois fois avant de nous publier. »
Visionnaires, les dessins de Phil sont ironiques. Il est en quelque sorte le Desproges du crayon, ou Serre , mais comme nous l’avions dit en amont de ce focus, ils sont aussi poétiques, engagés contre la pauvreté, le racisme, l’homophobie, la pédophilie, la malbouffe, les injustices , réalistes, profondément humanistes et requièrent une lecture du 2è degré. « Il y a toujours beaucoup de réticences concernant tout ce qui touche aux religions… Et j’espère surtout qu’il n’en sera jamais autrement, des dessins de presse qui ne dérangeraient personne n’auraient aucune raison d’être… » Concernant le processus créatif Phil s’exclame : »Impossible de t’expliquer comment ça vient et pour la technique, je ne pense pas qu’il soit utile d’approfondir, seul le résultat est important. Ca t’as fait marrer ? Ca t’as fait réfléchir ?« .
A propos de Ange, Phil me confie qu’ en ce moment Christian (Décamps ndlr) est en train de penser à un nouvel album et tous les deux vont continuer de travailler ensemble sur ce projet. Donc, à suivre…
Parmi les grands caricaturistes invités par Yaka, Phil dédicacera ses ouvrages et présentera son exposition « Fête de l’Huma« , soit une cinquantaine de dessins. L’esprit aussi aiguisé que son crayon, c’est avec une étincelle dans les yeux que le discret mais non moins chaleureux artiste viendra à votre rencontre avec une humilité, une gentillesse sans pareille. Si vous voyez un type sympathique, rock, à la chevelure poivre et sel, des lunettes à la John Lennon, vêtu de jean, avec une petite tête de mort en guise de boucle d’oreille, avec un sourire doux, tenant un stylo prêt à esquisser des croquis, assis derrière ses piles de livres, et devant une cinquantaine de dessins, c’est bien Phil ! à corps et à traits mais heureusement pour nous tous, pas prêt de mettre un point final.
Après deux albums bien emmenés, Griffe Blanche achève sa course dans La Voie du Sabre, ultime épisode où les secrets de cette jeune héroïne nous sont dévoilés avant un duel final attendu… Un récit écrit par Serge Le Tendre (La Quête de l’Oiseau du Temps, Jérôme K. Jérôme Bloche, Golias, Les Vestiges de l’Aube…) et illustré par Olivier TaDuc (Mon pépé est un fantôme, Les Voyages de Takuan, Chinaman…).
Date de parution : le 21 août 2015 Auteurs: Serge Le Tendre (scénario) et Olivier TaDuc (dessin) Editeur : Dargaud Prix : 13,99 € (48 pages)
Résumé de l’éditeur:
La Voie du sabre est le troisième et dernier volet de Griffe blanche, la série d’héroic fantasy de Serge Le Tendre et Olivier TaDuc. Cet ultime épisode permet de comprendre l’histoire de Griffe blanche – une héroïne qui se sacrifie pour racheter les fautes de son frère. Obligée de suivre « la voie du sabre », la jeune femme, parfaitement formée au combat, finit par rejoindre la princesse du peuple Dragon. L’affrontement final enfin peut avoir lieu ! Une série, située entre La Quête de l’oiseau du temps et Game of Thrones. Ce dernier album conclut de manière triomphale ce triptyque.
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Notre avis sur la BD :
Replacée au centre du récit, Griffe Blanche éclipse cette fois les autres personnages secondaires – Taho-le-Vif est par exemple quasi-absent de l’épisode – au profit de flash-backs riches d’enseignements sur son enfance passée au côté de frère. On découvre pourquoi Griffe Blanche doit racheter les fautes de son frère et comment elle s’est engagée sur la Voie du sabre. Le récit atteint surtout son point d’orgue avec l’affrontement des troupes du tyrannique Suo-le-Rouge. Une bataille sanglante où les têtes volent et où Griffe Blanche espère pouvoir laver l’honneur de sa famille…
[C]e dernier album est aussi le plus efficace
Savamment construit, le récit de Serge Le Tendre entretient longtemps le suspens sur la quête finale de Griffe Blanche. Le lecteur s’interroge à chaque instant sur la suite de l’aventure, habilement tenu en haleine. Malgré quelques références (avec les gemmes), le côté héroic-fantasy de Griffe Blanche s’estompe à mesure que les personnages secondaires se font oublier. Un petit regret qui s’explique par la nécessité de faire court… et bien ! Car ce dernier album est aussi le plus efficace.
A l’instar du dessin raffiné d’Olivier TaDuc, dont le trait artisanal fourmille de détails. Un graphisme exigeant auquel s’ajoute une sublime coloration.
Griffe Blanche ne pouvait espérer meilleure conclusion. Si la série aurait mérité de s’installer un peu plus durablement dans le temps, ce triptyque n’en demeure pas moins une agréable parenthèse.
Nouveau western inspiré, Stern est l’une des parutions enthousiasmantes de cette pré-rentrée littéraire. Ce, pour plusieurs raisons : d’abord parce qu’on y retrouve le talentueux dessinateur Julien Maffre, qui s’est fait connaître sur la sérieLa Banque, accompagné cette fois par son frère Frédéric, scénariste de son état ; ensuite parce que Stern met en scène un personnage principal incongru – mais incontournable dans tout western – avec le croque-mort Elijah Stern. Et détrompez-vous, c’est bien là le seul point commun avec le non moins excellent Undertaker de Xavier Dorison et Ralph Meyer.
Date de parution : le 21 août 2015 Auteurs: Frédéric Maffre (scénario) et Julien Maffre (dessin) Editeur : Dargaud Prix : 13,99 € (64 pages)
Résumé de l’éditeur:
1880 au Kansas. Elijah Stern, croque-mort local, mène une existence calme et solitaire jusqu’au jour où on lui demande de pratiquer l’autopsie d’un homme trouvé mort dans un bordel. S’improvisant médecin légiste, il découvre que la mort n’est en rien naturelle et se trouve impliqué, malgré lui, dans une véritable enquête. Mais Stern n’imagine pas encore que les clés de cette affaire sont à chercher dans son propre passé…
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Notre avis sur la BD :
Croque-mort discret et réservé, Stern va avoir du pain sur la planche dans ce petit village niché au fin fond du Kansas. Nous sommes en 1880 et le shérif se trouve bien embarrassé après la mort d’apparence naturelle d’un certain Charles Bening, homme bedonnant et alcoolique venu passer du bon temps dans une maison close. Ressorti les pieds devant et mis en bière par Stern contre quelques dollars, Bening n’est finalement pas mort accidentellement. C’est en tout cas l’hypothèse plausible avancée par Stern, qui s’est approché « suffisamment près » du corps pour le suggérer…
[U]n western à la fois noir et lumineux, captivant et délicat.
Officiellement confiée au shérif, l’enquête va se poursuivre au gré d’arrestations arbitraires, de suspects aux mobiles fragiles, et d’un croque-mort aussi perspicace que secret. C’est évidemment dans le saloon que les langues se délient et évoquent un passé douloureux, où l’on s’aperçoit que les massacres perpétrés lors de la guerre de Sécession ont laissé des traces. Les clivages sont encore vifs, sans parler du traumatisme qui perdure. Comme une pièce de théâtre, les personnages se succèdent pour occuper chacun, l’espace d’un instant, le premier rôle. Doués d’une certaine sensibilité, accablés par un passé lourd et parfois inavouable, ils sont tous mis en scène avec un sens du dialogue et une profondeur particulièrement appréciables. Une partition finement jouée de la part du scénariste Frédérique Maffre, révélation de l’album.
Inutile en effet de préciser que nous connaissons déjà le travail remarquable de Julien Maffre effectué sur La Banque. Dans un style légèrement différent, il excelle une nouvelle fois dans l’art d’installer une atmosphère. Dans ce désert poussiéreux et aride, où le soleil vient se cogner sur des crânes déjà échauffés (les chapeaux sont bizarrement assez rares), le dessinateur a posé ses petites bâtisses en bois, imaginé ce village et mis en mouvement des personnages charismatiques. Servi par un trait fin, vif et soigné, le dessin de Stern jouit aussi d’effets de lumière subtiles et variés au coeur d’une coloration aboutie.
Stern, Le Croque-mort, le Clochard et l’Assassin est un western à la fois noir et lumineux, captivant et délicat. Un bel album.
Un an jour pour jour après la parution du premier album, il est temps de conclure ce diptyque avec cette chronique de Sacrifice, second tome de Rédemption. Un album scénarisé par Nicolas Tackian (Orks, Le syndrome de Caïn, La Compagnie des Lames, Kookaburra Universe…) qui signe là son dernier album, faisant ses adieux au monde de la BD dans un petit avant-propos. A regret car autant dire que c’était un scénariste de qualité. De son côté, Lajos Farkas ne démérite pas en signant un dessin réaliste sans bavure.
Date de parution : le 24 juin 2015 Auteurs : Nicolas Tackian (scénario) et Lajos Farkas (dessin) Editions : Soleil Prix : 14,50 € (48 pages)
Résumé de l’éditeur :
1190 – Comté du Rouergue en France.
Le moine Bernard sème la terreur parmi les villageois du village de Beaucaire. Accompagné d’une armée de mercenaires et de repris de justice, il enrôle de force les hommes en âge de combattre. Adhemart de Monfort, vétéran des croisades, accepte de venir en aide aux paysans désireux de se défendre. Pour cela, il retrouve ses anciens compagnons d’armes qui, tout comme lui, sont en quête de rédemption.
Malgré la foi qui les anime, le combat semble perdu d’avance…
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Notre avis sur l’album :
Tandis que le moine Bernard sème la panique sur les terres du bailli de Beaucaire, organisant des expéditions punitives pour exterminer les infidèles, la résistance s’organise. Et ses soldats vont se confronter à une bande de gueux prêts à en débattre pour défendre leur village. Menés par l’ancien croisé Adhemart de Monfort, ils vont tenir tête aux assauts du comte – à la solde du moine – et en payer le prix fort. Le prix du sang. Une rédemption chevaleresque, mise en scène avec panache par l’écriture fleuve de Nicolas Tackian et le dessin détaillé de Lajos Farkas.
L’album offre un beau spectacle, composé de guets-apens et de batailles ouvertes rondement menées. Un album propre, bien découpé et maîtrisé. Si l’histoire est bien courte, on passe un bon moment en compagnie de ces repentis poussés au sacrifice ultime.
Rédemption est un bon diptyque qui sonne malheureusement la fin de la carrière de son scénariste. Espérons pour nous qu’il finira par retourner à la BD.
Prochain album de Zidrou et Francis Porcel après Les Folies Bergères, Bouffon est un conte moyen-âgeux où un jeune garçon hideux tombe amoureux d’une jolie princesse… Un one-shot qui ne manquera pas d’attiser la curiosité !
Date de parution : le 28 août 2015 Auteurs: Zidrou (scénario) et Francis Porcel (dessin) Editeur : Dargaud Prix : 14,99 € (64 pages)
Résumé de l’éditeur:
Après Les Folies Bergère, Zidrou et Porcel explorent le Moyen-Âge dans le conte Bouffon ! Un garçon, si laid qu’il est appelé « Glaviot », grandit heureux dans les geôles d’un château, sous la protection du tortionnaire des lieux. Que pourrait-il espérer de plus qu’être le bouffon éperdument amoureux de la belle Livia, la fille du Comte ? Par un miracle tout ironique dont Zidrou a le secret, cet être difforme se révèle capable de ressusciter les femmes par ses baisers… Mais qui acceptera de les lui rendre ?
Imaginé par Charles Soule (27, Strange Attractors, Swamp Thing, Superman/Wonder Woman, Thunderbolts, She Hulk, la Mort de Wolverine) et illustré par Alberto Jiménez Alburquerque – alias AJA – (Fugitifs de l’ombre, le Dieu des cendres, Elle, Skull Kickers), Letter 44 met en scène un nouveau Président des Etats-Unis (le 44ème) qui découvre un dossier top secret laissé par son prédécesseur. Une présence extraterrestre a été détectée entre Mars et Jupiter et une mission de reconnaissance y a été envoyée pour percer ce mystère…
Date de parution : le 9 juin 2015 Auteurs : Charles Soule (scénario) et Alberto Jiménez Alburquerque (dessin) Editions : Glénat Comics Prix : 16,95 € (160 pages)
Résumé de l’éditeur :
Dure journée pour Stephen Blades, le 44e président des États-Unis. Au premier jour de son investiture son prédécesseur, Francis T. Carroll, lui laisse un courrier qui va changer non seulement son propre destin, mais très probablement la face du monde. Depuis 7 ans, la Nasa a détecté une construction extraterrestre sur la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter. Mais la rencontre du troisième type n’a pas encore eu lieu. Dans l’expectative de devoir combattre une invasion d’outre-espace et de pouvoir défendre l’humanité, Carroll a envoyé les troupes américaines sur tous les fronts, inlassablement, ce qui l’a rendu pour le moins impopulaire. Avait-il finalement raison de préparer la nation au désastre imminent ? Et quel sera le rôle de l’équipage du Clarke, le vaisseau d’observation envoyé vers l’« ennemi » voici trois ans déjà ?
Un récit d’action et d’aventure, mâtiné de thriller d’anticipation, construit comme une série TV à la Fringe ou X-Files.
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Notre avis sur l’album :
Tandis que la mission spatiale se rapproche à grands pas de son objectif, de nombreux complots couvent dans l’ombre du Président et pourraient mettre à mal cette mission capitale, menaçant de la vie de ses plus proches collaborateurs. Un récit de science-fiction qui laisse place à un thriller efficace et maîtrisé. Alternant de façon juste et équilibrée les scènes d’action dans l’espace et complots sur terre, le scénario de Letter 44 est plutôt bien construit. Un seul bémol serait peut-être des tirades parfois un peu longues et pas toujours pertinentes.
AJA signe quant à lui des planches agréables à contempler. Son trait anguleux est traversé par une belle énergie qui lui donne un dynamisme appréciable. Un dessin frais et vivant qui séduit.
C’est donc un premier album prometteur que proposent les auteurs de Letter 44. Un comics de qualité.
Nouveau manga scénarisé par Shinya Murata (Jackals), Arachnid est un seinen divertissant illustré par Shinsen Ifuji, où une jeune orpheline se retrouve menacée par un clan de mercenaires sanguinaires, armés jusqu’aux dents et bien déterminés à l’éliminer. Une série actuellement en cours de publication au Japon (12 tomes pour l’instant) et dont le troisième tome est attendu le 23 septembre en France !
Date de parution : le 24 juin 2015 Auteurs : Shinya Murata (Scénario) et Shinsen Ifuji (Dessin) Editeur : Soleil Prix : 7,99 € (210 pages)
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Résumé de l’éditeur :
Alice est une lycéenne pas vraiment populaire qui vit avec son oncle tyrannique. Un jour, ce dernier est assassiné sous ses yeux par un homme surnommé l’araignée. Au lieu de fuir, elle va violemment l’agresser et ainsi révéler son incroyable instinct de survie. Aux côtés de l’araignée, elle va peu à peu découvrir ses nouveaux pouvoirs.
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Le point sur l’album :
Après que son oncle a été tué par un tueur à gage nommé l’araignée, Alice a été recueillie par ce dernier, qui l’a formée aux techniques de combat dont il avait le secret : le maniement du thread, un fil plus résistant que de l’acier, composé de 100.000 fils d’araignée. Ayant remarqué un don de concentration chez elle – qui peut aussi être un handicap – il va tenter de l’intégrer à son clan occulte mais tout va déraper. L’histoire finira mal pour lui mais Alice ne va pas l’oublier. Souhaitant mettre la main sur elle, le clan va envoyer ses mercenaires à ses trousses, qu’elle combattra avec le thread. L’héritière de l’araignée va ainsi se retrouver face à une menthe religieuse, un scorpion et même un cafard…
Un scénario original qui s’inspire des techniques de prédation des insectes pour imaginer des soldats sans pitié, qui s’affrontent parfois en petites culottes dans les couloirs d’un collège. Une ambiance générale un peu étrange, voire déstabilisante, mais qui apporte du piquant à des scènes d’action fort sympathiques. L’écriture est fleuve et agréable, le divertissement promis est au rendez-vous.
La fraicheur du récit est relayée par un dessin très net, réalisé tout en finesse, avec la précision qu’il faut pour mettre les personnages en mouvement tout en fluidité.
Bref, Arachnid est aussi curieux que léger et violent. Vous y trouverez largement de quoi vous amuser !
Furious, c’est une première couverture enthousiasmante et pleine de bonnes intentions pour ce comics imaginé par le scénariste Bryan Jason Lee Glass (Thor : First Thunder and Valkyrie) et le dessinateur Victor Santos (Witch & Wizards, Godzilla : Kingdom of Monsters), duo déjà auteur de Mice Templar (Le dernier des Templiers). Cette super-héroïne en colère au vécu d’enfant-star enfile sa combinaison pour rendre justice dans sa ville… Le problème ? Elle se fait souvent rattraper par ses émotions qui la font déraper dans un vent de violence.
Date de parution : le 9 juin 2015 Auteurs :Bryan JL Glass (scénario) et Victor Santos (dessin) Editions : Glénat Comics Prix : 14,95 € (144 pages)
Résumé de l’éditeur :
Première super-héroïne de la création, Furious décide de purger ses péchés passés en exerçant une justice expéditive à la force rageuse de ses points. Elle fait face à un paradoxe : bien qu’elle essaie désespérément de faire le bien, ses méthodes musclées ne passent pas auprès du grand public qui a du mal à admettre que ses motivations sont pures. Pour tout dire, la quête de sensationnel de notre héroïne couplée au feu des médias nuit quelque peu à la crédibilité de sa rédemption, sans parler de son identité secrète… Et les autorités commencent à en avoir un peu marre de ses actes incontrôlés.
Bryan J. L. Glass et Victor Santos signent un récit d’action/aventure sans temps mort où célébrité, médias et super-héros se mélangent dans un cocktail parfaitement dosé, mais totalement explosif !
Quelques questions aux auteurs:
Glénat : Pouvez-vous nous présenter brièvement le concept de Furious ? V.S. : Furious, c’est l’histoire d’une personne ordinaire qui essaie de devenir une vraie super-héroïne, dans un monde très complexe : le nôtre. Elle fait des erreurs, mais fait tout pour éviter la corruption et l’attrait pour le pouvoir, tout en affrontant les démons de son passé. B.J.L.G. : Au fond, Furious est le récit d’une rédemption : celle d’une ancienne enfant-star, Cadence Lark, qui, une fois adulte, est devenue une starlette habituée à faire la une de la presse people, avec ses frasques et ses déboires, et que le public s’amuse à détester, à ridiculiser. Cadence s’autodétruit devant l’objectif des paparazzis. Alors qu’elle s’apprête à toucher le fond, l’apparition de ses superpouvoirs lui fait réaliser quel monstre elle est devenue ; une introspection qui la conduit à vouloirs expier ses fautes passées. Son passé d’actrice refait surface alors qu’elle assume le rôle qu’elle s’est forgée, celui d’une super-héroïne en devenir. Un rôle, qui, elle le croit sincèrement, lui permettra de se racheter pour la vie de débauche qu’elle a vécue jusqu’alors.
Glénat : En quoi l’héroïne de Furious est-elle différente des super-héros « classiques » que nous avons l’habitude de trouver dans les comics ? B.J.L.G. : Pour moi, Furious joue sur l’échange entre superpouvoirs et « super célébrité »… pour ensuite réintroduire un super-héros ! En suivant la même approche éditoriale que Stan Lee chez Marvel Comics dans les années 1960, Furious débarque, avec toutes ses imperfections et faiblesses bien humaines. Bien que cette approche ne soit pas nouvelle, à ma connaissance, ce genre de personnages n’a jamais été exploré dans un univers de super-héros. Cadence Lark est un être vraiment détestable qui cherche désespérément à agir de la meilleure manière possible. Elle est complètement paumée. Quand elle échoue ou qu’elle perd son sang-froid, sa rage déclenche ses superpouvoirs. Très vite, sa tentative d’identité super-héroïque divise l’opinion, bien plus que sa vie de star ne l’a jamais fait. Son plus grand ennemi, c’est elle-même. V.S. : J’ai essayé d’adopter une approche artistique très personnelle. Il existe des milliers d’histoires de super-héros, alors comment pouvais-je présenter une personne capable de voler de manière innovante ? Comment pouvais-je dessiner des superpouvoirs tout en construisant une narration intelligente ? Là réside l’essentiel de mon travail. J’ai fait en sorte de créer une narration originale, aux couleurs très pop, très éloignée du classicisme. C’est une histoire peu commune, de notre création. Je voulais que le dessin reflète tout cela.
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Notre avis sur l’album :
Alors qu’elle a choisi de se faire appeler La Vigie, notre héroïne, prénommée Cadence, va avoir toutes les peines du monde à faire en sorte que les médias retiennent ce choix, lui préférant le surnom de Furie. Mettant en scène une nouvelle héroïne partie en croisade contre le crime, Furious joue d’interactions avec les médias qui s’intéressent de près à cette jeune femme masquée à fleur de peau, dotée de supers pouvoirs dont on ignore tout. Focalisé sur l’action où la Furie réalise quelques expéditions punitives avec pertes et fracas, le récit est aussi ponctué par quelques flash-backs destinés à nous en apprendre plus sur la demoiselle venue du star-system.
On a du mal à prêter de la crédibilité à l’ensemble
Le pitch est plutôt alléchant et aurait pu vraiment séduire s’il n’avait pas été exploité avec des clichés basés sur de mauvais préceptes manichéens qui accompagnent une héroïne dont la personnalité de surface n’est que peu approfondie et nuancée. On a du mal à prêter de la crédibilité à l’ensemble et à ressentir la torture intérieure qui semble habiter la Furie, dont les débordements ne sont que l’émanation.
Du point de vue du dessin, ce dernier le trait anguleux et appuyé de Victor Santos fait son effet malgré quelques imprécisions regrettables, notamment dans le découpage des scènes d’action qui n’offre pas toujours une lecture d’une grande fluidité.
En conclusion, malgré un côté graphique attirant, le manque de relief des personnages associé à quelques maladresses portent préjudice à ce premier tome de Furious, qui ne parvient pas à convaincre.
Coup de Chaud, un film de Raphaël Jacoulot avec Jean-Pierre Darroussin, Grégory Gadebois, Karim Leklou.
Coup de Chaud
A l’occasion de la sortie du film Coup de Chaud, le 12 août 2015, Publik’Art, en partenariat avec Diaphana Distribution,vous a offert la possibilité de gagner :
5×2 places de ciné pour le film : Coup de Chaud
Vous avez été très nombreux à participer : 2 631 joueurs ! Bravo à tous et merci de cette grande participation.
Les cinq heureux gagnants sont :
Jérôme Rabeyrin, Philippe Morais, Pierre-Yves Court, Roxane Garo et Céline Henry.
Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance on les en remercie vivement.
Comics western mais aussi conte fantastique, Pretty Deadly nous est proposé par la scénariste Kelly Sue Deconnick (Captain Marvel, Avengers Assemble, Ghost) – nommée au Eisner Award du meilleur scénario à la San Diego Comic Con – et l’illustratrice Emma Rios (Dr Strange, Runaways, Amazing Spider-man, Girl Comics).
Date de parution : le 9 juin 2015 Auteurs :Kelly Sue DeConnick (scénario) et Emma Rios (dessin) Editions : Glénat Comics Prix : 15,95 € (160 pages)
Résumé de l’éditeur :
Oyez le chant de Ginny Face de Mort : “Toi qui exiges réparation, invoque son nom, entonne sa chanson, Sonne le glas qu’elle entendra depuis les enfers. Ginny chevauche le vent pour toi, mon enfant… Le vent souffle pour la Mort !”
Ginny est la fille de la Mort, au visage marqué des stigmates de son père. Elle chevauche son destrier de fumée à travers un Ouest sauvage et sans concessions où magie et poudre ne font pas forcément bon ménage. Dans la cruauté d’une Amérique qui se cherche et se construit dans le sang et la violence, Ginny traque les pêcheurs, les coupables. Mais au terme de sa quête de vengeance, saura-t-elle aller jusqu’au bout pour affronter son propre destin ?
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Notre avis sur l’album :
Deuxième collaboration entre les deux artistes après la mini-série Osborn, Pretty Deadly a su se démarquer par l’originalité de son récit. Sorte de conte mortuaire façon western, Pretty Deadly est une chasse à l’homme menée par des créatures venues du monde des morts pour punir, dépecer, tuer et venger. Les âmes damnées n’ont qu’à bien se tenir et surtout… fuir aussi loin qu’elles le peuvent. Malgré la belle nervosité insufflée à l’histoire, parsemée de massacres et de duels au sabre, Pretty Deadly n’est pas vraiment limpide. L’histoire se passe parfois d’explications utiles ou les délivre souvent de manière incomplète, confuse et à contretemps. Du coup, l’intention de la scénariste est difficile à comprendre.
Pretty Deadly déçoit en déployant trop d’artifices narratifs et visuels.
Côté dessin, Emma Rios fait plus ou moins le job. Là aussi, il y a un gros travail proposé, avec des planches très chargées où tout s’enchevêtre de manière très élaborée. C’est là où le bât blesse, justement. Le dessin est si dense et complexe qu’il est parfois délicat d’en comprendre le sens narratif. Ceci dit, la patte graphique de la dessinatrice séduit par sa finesse et son grand dynamisme. Mieux canalisée, cette énergie aurait pu déboucher sur quelque chose de grand.
Ce premier tome de Pretty Deadly déçoit en déployant trop d’artifices narratifs et visuels. En faisant de meilleurs choix, les auteurs auraient pourtant pu le rendre passionnant.
A l’Alhambra depuis le 30 juillet 2015 pour 100 représentation exceptionnelles
Fine observatrice du microcosme politique, Anne Roumanoff est aussi une vraie comédienne de one-woman-show qui, à travers une galerie de personnages se débattant sans merci avec les choses de la vie, dresse le tableau d’une époque. Irrésistiblement drôle et pertinent.
Une chronique sociale et humaine à la fois pleine de légèreté et de profondeur pour en rire, of course, mais pas que…
Au fil des sketchs, l’artiste nous entraîne, entre autres, dans une église pour chanter « Ave, ave, ave pôle emploi, on continue à croire en toi », s’attarde sur Jean-Claude et sa femme confrontés à l’usure de leur relation, convoque sur la scène une coach destructeur de toxines ou encore une élue d’extrême droite tombée amoureuse d’un Tunisien, en passant par la crise grecque et le AAA des agences de notation commentés par un couple de commerçants…
Qu’elle incarne également une productrice de téléréalité prête à toutes les manipulations pour arriver à ses fins, une touriste américaine qui ne parvient pas à attirer l’attention du serveur ou qu’elle dresse un portrait au vitriol de parents d’élèves aux prises avec leurs névroses, Anne Roumanoff campe à merveille leurs travers et cet environnement sociétal qui les assaille, mais toujours avec une profonde tendresse et une ironie mordante, où l’angle des situations se révèle un catalyseur hilarant des faiblesses qu’elle parodie.
C’est là toute sa force où avec beaucoup de justesse et un goût pour la théâtralité, elle nous embarque dans son univers soutenu par une écriture d’une rare efficacité, au service d’instants de vie ordinaires qui livrent une réflexion sur la société, ses modes et ses dérives.
On est littéralement happé par son jeu à la fois ludique et perfectionniste qui offre une caractérisation bien sentie des personnages à l’abri d’un ton, d’une attitude et de maximes qui font mouches.
Le spectacle s’achève sur une fable très corrosive et enlevée où les hommes politiques français sont transformés en animaux …
Une chronique sociale et humaine à la fois pleine de légèreté et de profondeur pour en rire, of course, mais pas que…
La Peste (d’après Camus)
Théâtre des Mathurins jusqu’au 31 août
www.theatredesmathurins.com
Après avoir triomphé au théâtre de la Porte Saint Martin, Francis Huster reprend « La Peste » d’Albert Camus pour une série de représentations exceptionnelles, au théâtre des Mathurins.
A l’occasion de la sortie de la série Nymphs en DVD et Blu-ray, le 4 août 2015, Publik’Art, en partenariat avec Zylo Éditeur et Distributeur Indépendant de Films,vous a offert la possibilité de gagner :
5 DVD Nymphs !
Vous avez été très nombreux à participer : 4 607 joueurs ! U, grand bravo à tous !
Les cing heureux gagnants sont :
Isabelle Dumas, Didier Levis, Florent Bonnet, Marie-Josée Thouvenin et Jacques Bodiguel.
Notre partenaire vous enverra vos lots très prochainement. D’avance on les en remercie vivement.
Sortie attendue pour la rentrée, Chosen débarquera avec ses trois premières saisons en DVD. Chaque saison est composée de 6 épisodes de 22 minutes. Autant dire une série à format court mais qui a su faire parler d’elle par son efficacité. La série coup de poing sera disponible dès le 16 septembre. On a hâte de voir ce que ça peut donner !
Premier album de Marc Lataste, Professeur Infini est un album one shot à la croisée d’inspirations d’horizons divers comme le manga (Dragon Ball), le comics (X-Men) ou encore le jeu vidéo. Un univers riche dans lequel le Professeur Infini a bouleversé la frontière entre deux mondes parallèles. Ouvrant une brèche entre les dimensions, il va permettre à d’infâmes créatures de semer le trouble dans son monde tandis que de l’autre côté du miroir, c’est tout un monde qui est menacé de disparaître.
Date de parution : le 5 juin 2015 Auteur : Marc Lataste (scénario et dessin) Editions : Gallimard Prix : 16,90 € (96 pages)
Résumé de l’éditeur :
L’expérience du Professeur Infini a mal tourné. Suite à la terrible explosion de sa machine interdimentionnelle, la frontière entre les mondes parallèles est fragilisée et d’effroyables créatures surgissent sur Terre pour ravager les cités. Avec ses drôles d’équipiers aux super-pouvoirs, le Professeur Infini saura-t-il restaurer l’équilibre entre les univers ?
[rev_slider professeurinfini]
Notre avis sur l’album :
Petit bonhomme bleu à la mèche de cheveux étrange, placée juste devant son oeil gauche, Professeur Infini est un as de la science, un savant fou entouré de son propre staff. Une équipe de choc qui n’hésite pas à faire usage de super-pouvoirs pour régler les conflits. Mais le plus grand challenge de Professeur Infini va être de réparer ses erreurs et de retrouver une apparence normale. Dans un scénario fleuve et construit, Marc Lataste élabore une intrigue plutôt classique mais emmenée dans une dimension saugrenue. Car c’est surtout dans ses personnages et dans sa façon d’aborder son récit que l’auteur fait preuve d’originalité.
[Un] grand mix culturel.
On sent très clairement l’influence de Dragon Ball dans son traitement narratif, dosé d’un soupçon d’humour et d’une légèreté faussement crédule. Le revers de la médaille est évidemment l’impression de déjà vu malgré l’inventivité et les rebondissements qui jalonnent l’histoire du Professeur Infini. Mais les plus jeunes, vierges de ces influences de la génération Y, prendront certainement leur pied à découvrir ce grand mix culturel. Reste un véritable regret : des personnages secondaires qui manquent de profondeur et dont l’attachement fait vraiment défaut.
Côté illustrations, Marc Lataste fait encore dans le mélange de styles. Le résultat est un dessin sobre, aux lignes claires, qui rappelle un dessin d’animation. On pourrait lui reprocher un manque d’audace ou de caractère. Un dessin passe-partout.
Peut-être qu’un dessin moins rangé et des personnages plus en profondeur auraient emporté une adhésion plus franche. Professeur Infini demeure néanmoins un bon début pour Marc Lataste, qui se montre cohérent et sincère avec ce premier album.
Série S-F créée et écrite par Christophe Bec (Bunker, Carthago, Doppelgänger, le double maléfique, Pandemonium, Sanctuaire, l’Aéropostale, Sibéria 56, Deepwater Prison, Lancaster…), Prométhée est illustrée par Stefano Raffaele (Pandemonium, Deepwater Prison…) depuis le tome 6. Récit apocalyptique, la série arrive à son dénouement avec un douzième album elliptique où les extraterrestres débarquent pour exterminer l’espèce humaine. Pour en savoir plus, lire la chronique des tomes précédents.
Date de parution : le 26 juin 2015 Auteurs : Christophe Bec (scénario) et Stefano Raffaele (dessin) Editions : Soleil Prix : 14,95 € (56 pages)
Résumé de l’éditeur :
Treizième jour : le pire est arrivé.
Venus des mers et des océans, les vaisseaux extraterrestres lancent une attaque massive contre l’humanité : 99,9% seront méthodiquement exterminés !
Seule une poignée de survivants, parmi lesquels Jeff Spaulding ou encore Kellie Lambert, arrivent à se cacher… jusqu’à quand ?
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Notre avis sur l’album :
Le treizième jour, longtemps attendu, verra l’invasion des extraterrestres se répandre sur toute la planète. Une invasion hostile qui ne vise qu’une seule chose : supprimer l’humanité de la surface terrestre. Un pitch finalement réducteur face au degré de complexité narrative induit par Bec, dans un récit à la fois dense, énigmatique et haletant. Offrant un épilogue spectaculaire où chacun des nombreux personnages de la saga poursuivent leur trajectoire, le scénariste fait preuve d’inspiration jusqu’aux derniers instants de l’album. Une boucle narrative construite et pertinente bien que pas toujours très limpide.
[U]n récit à la fois dense, énigmatique et haletant.
Heureusement pour nous, Bec ne va pas refermer le chapitre de Prométhée immédiatement puisqu’un treizième album – intitulé Contacts – est d’ores et déjà prévu en janvier 2016, avec de nombreux dessinateurs sur le projet : Mario Alberti, Denis Bajram, Elia Bonetti, Thierry Démarez, Laurent Gnoni, Stefano Raffaele, Emmanuel Roudier, Stéphane Servain ou encore Ronan Toulhoat.
Sur Providence, Stefano Raffaele nous gâte avec de très belles planches où il met en scène une planète à feu et à sang. Les paysages sont particulièrement élaborés et occupent souvent, à eux seuls, l’espace narratif dans des doubles pages silencieuses où l’on sent le vent souffler sur les ruines. Un beau spectacle de fin du monde.
Prométhée est une série très originale, sans doute l’une des plus abouties de Christophe Bec. A lire.
Coyote, le père de Litteul Kevinet de Mammouth & Piston, est mort dimanche 9 août 2015 d’un « grave accident cardiaque ». Un départ brutal annoncé sur les réseaux sociaux et notamment sur la page facebook de la marque de vêtements Coyote Kustom Kultur.
Coyote laisse la communauté des amis de la BD sous le choc, tous saluant l’extraordinaire gentillesse de l’artiste et la grande générosité de l’homme. L’auteur aura marqué toute une génération avec son petit biker en herbe. RIP.
James Bond bientôt réédité en coffrets DVD et Blu-Ray
Sortie vidéo attendue pour le 30 septembre prochain, les films de James Bond vont sortir dans de beaux coffrets collector avec des bonus exclusifs. Ils seront disponibles quelques semaines avant la 24ème aventure de l’Agent 007 au cinéma, Spectre !
Communiqué de presse du 21 juillet 2015 :
Metro-Goldwyn-Mayer Studios (MGM) et Twentieth Century Fox Home Entertainment proposeront de nouvelles éditions des films de la franchise en Blu-ray, DVD et coffrets collector dès le 30 Septembre, en amont de la sortie au cinéma du 24ème opus de James Bond, SPECTRE, le 11 Novembre.
Ces coffrets contiennent deux bonus inédits, basés sur les interviews des scénaristes de la franchise Neal Purvis et Robert Wade. Dans « L’Ombre du SPECTRE », découvrez l’histoire du SPECTRE, l’organisation criminelle et terroriste mondiale créée pour la franchise. Et revivez les temps forts des trois films James Bond précédents avec Daniel Craig dans « BOND, d’hier à aujourd’hui ».
L’intégrale Blu-ray rassemble les 23 films emblématiques de la saga Bond dans un coffret Blu-ray, ainsi qu’un 24ème espace pour SPECTRE, et un nouveau disque bonus exclusif incluant « Everything or Nothing : L’histoire secrète de 007 », un documentaire inédit en France de 90 minutes sur l’histoire de 007.
Les deux films les plus emblématiques avec Daniel Craig, CASINO ROYALE et SKYFALL, seront également disponibles en édition limitée Steelbook™ Blu-ray en exclusivité chez FNAC, avec un visuel inédit inspiré par l’emblématique générique de début du film.
Les coffrets acteur Daniel Craig, Pierce Brosnan, Roger Moore et Sean Connery seront également disponibles en Blu-ray et DVD avec de nouveaux visuels collector.
A PROPOS D’EON PRODUCTIONS
EON Productions Limited et Danjaq LLC est complètement détenu et contrôlé par la famille Broccoli/Wilson. Danjaq est la société basée aux Etats-Unis qui co-détient, avec MGM, les droits des films existants de James Bond et contrôle le droit de produire les futurs films James Bond ainsi que l’ensemble du merchandising mondial. EON Productions, une filiale de Danjaq, est la branche Royaume-Uni de la société qui produit les films James Bond. La franchise 007 est la plus longue de toute l’histoire du cinéma avec vingt-trois films produits depuis 1962. Michael G Wilson et Barbara Broccoli ont succédé à Albert R ‘Cubby’ Broccoli et ont produit certains des plus gros succès de tous les temps des films BOND dont CASINO ROYALE, QUANTUM OF SOLACE & SKYFALL. Ils produisent actuellement le 24ème opus, SPECTRE.
A PROPOS DE METRO-GOLDWYN-MAYER
Metro-Goldwyn-Mayer est une société majeure de divertissement qui concentre son activité sur la production et la distribution de films et de programmes télévisés à travers le monde. La société possède l’un des catalogues de films premium et de programmes télévisés le plus important au monde. MGM a également investi dans des chaînes de télévisions locales et internationales et est le propriétaire majoritaire et distributeur de United Artists Media Group (UAMG). Pour plus d’informations, visitez : www.mgm.com.
A PROPOS DE TWENTIETH CENTURY FOX HOME ENTERTAINMENT
Reconnue comme leader mondial de l’industrie, Twentieth Century Fox Home Entertainment est la société en charge du marketing, de la vente et la distribution dans le monde de toutes les productions Fox, acquisitions et des partenaires tiers de films et de programmes télévisés. Chaque année TCFHE élargit sa gamme de produits primés à travers le monde avec l’introduction de nouveaux contenus de divertissement à travers des formats établis et émergents comme le DVD, Blu-Ray™ et DigitalHD™. Twentieth Century Fox Home Entertainment est une filiale de 21st Century Fox.
A l’occasion de la sortie du film CHAPPIE en DVD et Blu-ray,Publik’Art, en partenariat avec Sony Pictures Home Entertainment,vous a offert la possibilité de gagner :
2 Blu-ray et 1 DVD CHAPPIE
Vous avez été très nombreux à participer : 4 678 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation.
Les 2 heureux gagnants d’un Blu-ray sont :
Céline Levesque et Laurent Dalalande.
L’heureux gagnant du DVD est :
Sébastien Reynier
Notre partenaire vous enverra vos lots très prochainement. D’avance on les en remercie vivement.
Maître du clair-obscur, Georges de La Tour est un peintre lunévillois du XVIIème siècle qui méritait bien sa place dans la collection BD Les Grands Peintresdes éditions Glénat. Confié à Li-An (Le cycle de tschaï, Fantôme Blanc, Face à Face, Boule de suif, Enquêtes insolites du maître de l’étrange) en tant qu’auteur complet – exception faite de la coloration -, Georges de La Tour nous emmène pendant la guerre de Trente Ans, quand le peintre dut fuir Lunéville pour se réfugier à Nancy.
Date de parution : le 9 juin 2015 Auteurs : Li-An (scénario, dessin) et Laurence Croix (couleurs) Editions : Glénat Prix : 14,50 € (56 pages)
Résumé de l’éditeur :
Georges de la Tour, peintre et petit bourgeois, est dans la tourmente alors que la cité de Lunéville est assiégée par les troupes de Louis XIII. La guerre de Trente Ans fait rage, aussi prend-il la décision de mettre les siens à l’abri dans la ville de Nancy. Mais plus que la situation politique, c’est sa vie de famille qui le préoccupe. Son propre fils, Étienne, semble avoir un goût modéré pour la peinture et il n’est pas sûr du tout qu’il souhaite prendre sa succession. L’héritage du peintre est incertain, surtout lorsqu’un incendie ravageur survient. La Tour imagine ses tableaux rongés les uns après les autres par le feu qui consume la ville. Que restera-t-il de son œuvre ? Tout ou presque, car l’image des flammes dansantes fait imaginer au maître du clair-obscur de nouveaux effets de lumières pour ses prochains tableaux – La Madeleine à la veilleuse, entre autres.
[rev_slider georgesdelatour]
Notre avis sur l’album :
Dans sa fuite, le peintre a été obligé d’abandonner ses biens et ses tableaux aux flammes qui détruisaient sa ville. Très préoccupé par ce fléau destructeur qui mettait en péril toute l’oeuvre de sa vie, Georges de La Tour n’aura de cesse de s’inquiéter de l’héritage qu’il pourrait laisser et de l’héritier qui pourrait lui succéder… Autant de questions restées sans réponses et qui participeront à l’émergence d’une nouvelle vision, d’une nouvelle technique basée sur les effets de lumières : le clair-obscur.
[L]e récit ne parvient pas vraiment à trouver une accroche percutante.
Inspiré par La Madeleine à la veilleuse, le scénario utilise ce tableau comme un point de chute vers lequel converger. Un prétexte idéal pour aborder le départ douloureux de ce peintre bourgeois vivant dans le confort à Lunéville, peu préparé à affronter le siège de Louis XIII. Un personnage attachant dont l’embonpoint trahit une anxiété permanente, plongé dans une constante pénombre intellectuelle… un clair-obscur en somme. En dépit de cela, le récit ne parvient pas vraiment à trouver une accroche percutante. Un manque relatif de substance qui n’empêche pas une lecture fleuve et agréable.
Côté dessin, le crayonné de Li-An est assez basique, entre simplicité et sobriété. Heureusement, la coloration de Laurence Croix très vive et contrastée vient donner l’énergie nécessaire à la BD.
En conclusion, ce Georges de La Tour n’est pas le meilleur album de la collection Les Grands Peintres, mais il n’est pas sans intérêt.
Beauté Congo 1926 – 2015 du 11 juillet au 15 novembre 2015 Fondation Cartier
Théâtre d’une extraordinaire vitalité culturelle, la République démocratique du Congo est mise à l’honneur dans l’exposition Beauté Congo – 1926-2015 – Congo Kitoko présentée à la Fondation Cartier pour l’art contemporain avec André Magnin, commissaire général
La PEINTURE MODERNE AU CONGO DANS LES ANNEES 1920
Prenant pour point de départ la naissance de la peinture moderne au Congo dans les années 1920, cette exposition audacieuse retrace près d’un siècle de production artistique congolaise. Si la peinture est au cœur de l’exposition, la musique, la sculpture, la photographie et la bande dessinée y ont aussi leur place et offrent au public l’opportunité unique de découvrir la diversité et la vivacité de la scène artistique de ce pays.
LES ARTISTES PRECURSEURS
Dès la fin des années 1920, alors que le Congo est encore une colonie belge, les artistes « précurseurs » Albert et Antoinette Lubaki et Djilatendo livrent les premières œuvres sur papier connues, écrivant ainsi les prémices de l’histoire de l’art moderne congolais. Souvent figuratives, parfois abstraites, leurs œuvres traitent avec poésie de thèmes liés à la nature, à la vie quotidienne, aux fables locales et aux rêves. Après la Seconde Guerre mondiale, le Français Pierre Romain-Desfossés s’installe à Élisabethville et fonde l’atelier du Hangar. Au sein de cette école de peinture qui restera ouverte jusqu’à la mort de son créateur en 1954, les artistes Bela, Mwenze Kibwanga et Pilipili Mulongoy apprennent à laisser libre cours à leur imagination et créent, chacun dans des styles d’une étonnante inventivité, des œuvres lumineuses et jubilatoires.
LES ARTISTES POPULAIRES
Vingt ans plus tard, l’exposition Art partout présentée à Kinshasa (1978) révèle au grand public de nombreux artistes se proclamant « artistes populaires ». Fascinés par l’environnement urbain et soucieux de la mémoire collective, Chéri Samba, Chéri Chérin et Moke produisent une nouvelle forme de peinture figurative s’inspirant d’événements quotidiens, politiques et sociaux, dans laquelle toute la population se reconnaît. Papa Mfumu’eto Ier a lui aussi exploré la vie quotidienne et les combats ordinaires dans ses créations prolifiques de bande dessinée dont la diffusion a connu un franc succès à Kinshasa dans les années 1990. Un courant que perpétuent aujourd’hui de jeunes artistes connectés à l’actualité mondiale comme JP Mika ou Monsengo Shula.
À PARTIR DES ANNEES 1980
À partir des années 1980, des sculpteurs inventifs comme Bodys Isek Kingelez et Rigobert Nimi repensent quant à eux la cohésion sociale dans des maquettes architecturales de villes rêvées et utopiques ou d’usines robotisées. L’art est pour eux un vecteur de renouveau individuel qui participe de l’avenir meilleur du collectif.
46×57, Calendrier lunaire, un père explique à son fils le calendrier lunaire, aimait expliquer sa peinture, exposé japon, mons, paris
AU DEBUT DES ANNEES 2000
Au début des années 2000, une nouvelle génération d’artistes s’affranchit des principes de l’académie des Beaux-Arts de Kinshasa. Les membres fondateurs du collectif Eza Possibles, Pathy Tshindele et Kura Shomali, affirment ainsi la vitalité de la création contemporaine et surprennent avec leurs peintures, leurs collages et leur esprit critique.
La PHOTOGRAPHIE Illustrant le dynamisme de la vie à Kinshasa après l’indépendance du Congo, le travail de photographes tels que Jean Depara et Ambroise Ngaimoko du Studio 3Z est également présenté dans l’exposition. Photographe attitré du célèbre musicien Franco, Jean Depara est le reporter de l’extravagance des fêtes et des nuits kinoises dans les années 1950 et 1960. Ambroise Ngaimoko se concentre quant à lui sur le monde de la SAPE (Société des ambianceurs et des personnes élégantes) et du culturisme, et capture l’allure et l’énergie de la jeunesse kinoise dans les années 1970.
La musique : le jazz, La soul, le rap et la musique populaire. Le dynamisme artistique du Congo tient également beaucoup à l’omniprésence de la musique dans la vie urbaine. L’industrie musicale congolaise s’est développée durant l’âge d’or de la rumba au début des années 1950 mais, si elle a eu une grande influence en Afrique subsaharienne, cette musique urbaine est presque inconnue sur d’autres continents. Facette essentielle de l’esprit créatif du Congo, elle est tour à tour jazz, soul, rap et musique populaire, et ponctuera l’exposition en des moments clefs, comme dans un dialogue avec les œuvres d’art. Les visiteurs seront notamment invités à écouter la sélection musicale de Vincent Kenis (Crammed Discs) compilée en collaboration avec Césarine Sinatu Bolya : des chansons du grand Franco et de son groupe OK Jazz, l’émouvante Mbilia Bel, Papa Wemba le sapeur et l’éclectique Trio Madjesi.
Engagement de la Fondation Cartier envers l’art contemporain
Témoignage de l’engagement de la Fondation Cartier envers l’art contemporain africain, Beauté Congo – 1926-2015 – Congo Kitoko s’inscrit dans la continuité de précédentes expositions de la Fondation ayant accueilli des artistes congolais notamment les expositions individuelles Bodys Isek Kingelez (1995) et J’aime Chéri Samba (2004) ainsi que les expositions collectives Un art populaire (2001) et Histoires de voir, Show and Tell (2012)r et l’éclectique Trio Madjesi.
Star Wars bientôt en édition limitée Blu-Ray Steelbook
La guerre des étoiles se prépare à se répandre partout dans le monde à la fin de cette année 2015. Pour préparer l’évènement de la sortie – le 18 décembre – du septième volet de Star Wars, intitulé Le Réveil de la Force et réalisé par J.J. Abrams, les six premiers épisodes vont être édités en éditions limitées Steelbook. Chaque film sera disponible à l’unité dans un boitier Steelbook™ collector exclusif, dès le 12 novembre. Retrouvez également Star Wars : L’Intégrale de la Saga en Blu-ray, avec un nouveau visuel, dès le 14 octobre.
Communiqué de presse du 5 août 2015 :
Paris, France, le 5 Août 2015 – Alors que la Galaxie s’apprête à découvrir un nouveau chapitre de la saga Star Wars, chacun des six films légendaires ressort en Blu-ray dans une édition limitée Steelbook™ à partir du 12 novembre 2015. Ces éditions exceptionnelles ne seront disponibles que pour une durée limitée, et pourront être précommandées dès le 7 Août. Une nouvelle édition du coffret Blu-ray Star Wars: l’Intégrale de la Saga sera également disponible avec un visuel inédit le 14 octobre. L’annonce a été faite aujourd’hui par The Walt Disney Studios, Lucasfilm Ltd., et Twentieth Century Fox Home Entertainment.
Chaque film possède un visuel représentant l’un des personnages emblématiques de la Saga. Les fans pourront ainsi choisir leur préféré ou collectionner les six. Les personnages choisis pour chaque film sont : La Menace fantôme – Dark Maul ; L’Attaque des clones – Yoda ; La Revanche des Sith – le Général Grievous ; Un Nouvel espoir – Dark Vador ;L’Empire contre-attaque – un Stormtrooper de l’Empire ; et Le Retour du Jedi – l’Empereur Palpatine.
En plus du boitier Steelbook™ collector, chaque Blu-ray contient les commentaires audio de Georges Lucas et de ses équipes, ainsi que des commentaires audio tirés d’interviews d’archives, des acteurs et des équipes.
L’Intégrale de la Saga est composée des 6 films en Blu-ray, ainsi que de trois Blu-ray supplémentaires, contenant plus de 40 heures de bonus déjà présents dans l’édition actuelle.
A propos de The Walt Disney Studios
Depuis plus de 90 ans, The Walt Disney Studios sont le socle sur lequel The Walt Disney Company a été construite. Aujourd’hui, le Studio crée des films, de la musique et des spectacles à travers le monde. Les films sont distribués sous les appellations suivantes : Disney, qui comprend notamment Walt Disney Animation Studios et Pixar Animation Studios ; Disneynature ; Marvel Studios ; Lucasfilm ; et Touchstone Pictures, qui prend en charge la distribution des films live-action des studios DreamWorks. The Disney Music Group inclut Walt Disney Records et le label Hollywood Records, ainsi que Disney Music Publishing. The Disney Theatrical Group produit des événements live, dont Disney on Broadway, Disney On Ice et Disney Live!.
A propos de Twentieth Century Fox Home Entertainment
Reconnue comme leader mondial de l’industrie, Twentieth Century Fox Home Entertainment est la société en charge du marketing, de la vente et la distribution dans le monde de toutes les productions Fox, acquisitions et des partenaires tiers de films et de programmes télévisés. Chaque année TCFHE élargit sa gamme de produits primés à travers le monde avec l’introduction de nouveaux contenus de divertissement à travers des formats établis et émergents comme le DVD, Blu-Ray™ et DigitalHD™. Twentieth Century Fox Home Entertainment est une filiale de 21st Century Fox.
Alors que l’Hermione est sur le point d’achever sa nouvelle traversée de l’Atlantique, les éditions Glénat nous ont offert une magistrale édition spéciale de L’Hermione (de la série Black Crow raconte…) en très grand format. Un album one shot réalisé par l’inégalable Jean-Yves Delitte (Les coulisses du pouvoir, Tañatos, Black Crow, Belem, U-Boot, La Bounty).
Date de parution : le 15 juillet 2015 Auteur : Jean-Yves Delitte (Scénario et Dessin) Editions : Glénat Prix : 19,00 € (64 pages)
Résumé de l’éditeur :
En 1778, dans l’arsenal de Rochefort la frégate l’Hermione est mise en chantier d’après les plans de l’ingénieur Chevillard Aîné. Pendant près d’un an, charpentiers, perceurs, calfats, forgerons et bagnards se relaient pour construire ce navire de près de 45 mètres, doté d’une voilure de 1500 m2, de 26 canons pouvant tirer des boulets de 12 livres. En 1779, Gilbert Motier, marquis de La Fayette, décide d’embarquer sur l’Hermione pour combattre aux côtés des insurgés dans le conflit qui oppose l’Angleterre et ses treize colonies en Amérique du Nord…
À l’occasion de la nouvelle traversée de l’Atlantique par l’Hermione prévue en juillet 2015, Jean-Yves Delitte ressort cet album de référence dans une nouvelle édition grand format. Bénéficiant d’une nouvelle couverture et de nombreux bonus incluant le plan du navire, cet ouvrage permet d’admirer dans les moindres détails ce splendide gréement, fleuron du patrimoine naval français.
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Notre avis sur l’album :
Avant tout au centre d’un véritable récit d’espionage, L’Hermione est l’objet de toutes les attentions mais également de tous les complots. Les britanniques, en guerre contre les indépendantistes américains, s’inquiètent des projets de la France et décident d’envoyer un espion à Rochefort… Là-bas, L’Hermione est assemblée, destinée à un projet tenu secret : amener La Fayette outre-Atlantique pour prêter mains fortes aux insurgés.
[U]ne formidable occasion de se replonger dans ce mythe de l’histoire de la marine française.
Avec aisance mais non sans un goût certain pour compliquer les choses, Delitte livre un scénario riche en rebondissements au rythme de complots fomentés par un redoutable espion anglais prêt à tout pour arriver à ses fins. Occupé par l’enjeu, le récit en oublierait presque de mettre en scène la majestueuse frégate. Restée à quai durant une grande partie de l’album, L’Hermione fera heureusement quelques manoeuvres en mer en guise de conclusion. Mais on aurait aimé en voir davantage (on remarquera aussi la présence de Black Crow sur les quais pour le clin d’oeil).
On a ainsi que peu l’occasion d’admirer le dessin virtuose du peintre de la marine française, qui se prêtait pourtant fort bien à cette très belle édition. Un trait particulièrement précis quand il s’agit de mettre en scène ces frégates démesurées. Un sens du détail à nul autre pareil.
Dotée de quelques pages bonus comprenant notamment le plan du célèbre navire, L’Hermione est une formidable occasion de se replonger dans ce mythe de l’histoire de la marine française.
A la fois loufoque et original, Sex Criminals met en scène un couple très porté sur le sexe… Et pour cause ! Leur coït a pour effet de figer le temps, ce qui leur permet de commettre quelques méfaits avant un retour à la normale. Comics scénarisé par Matt Fraction (The Immortal Iron Fist, Uncanny X-Men, The Invincible Iron Man, Marvel Fear Itself, Hawkeye, Fantastic Four) et illustré par Chip Zdarsky (journaliste illustrateur également connu sous le nom de Todd Diamand), Sex Criminals se révèle être une excellente surprise !
Date de parution : le 15 avril 2015 Auteurs : Matt Fraction (scénario) et Chip Zdarsky (dessin) Editions : Glénat Comics Prix : 19,95 € (144 pages)
Résumé de l’éditeur :
Suzie a un secret. Pour elle, le sexe arrête le temps, littéralement. Jon a un problème. Il déteste sa vie, son travail et cette satanée malédiction qui le rend exactement comme Suzie. Tout devait les séparer, à part cette drôle de condition face au sexe, et pourtant… Pour la première fois dans leurs vies respectives de solitaires endurcis, ils se retrouvent… ensemble ! Et ensemble, ils vont utiliser leur don de « geler » le temps grâce au sexe pour faire ce que tout jeune couple normalement constitué ferait : dérober des banques, en commençant par celle où travaille Jon. Avec l’argent récolté, ils pourront peut-être sauver la bibliothèque de Suzie !
Une fable drôle, cocasse et savoureuse qui flirte avec ce mauvais esprit que l’on aime tant dans les films Jackass mais qui sait aussi divertir en faisant réfléchir. En bref, si Quand Harry rencontre Sally et Ocean’s 11 avait un fils illégitime, ce serait Sex Criminals !
La série a remporté le très convoité Eisner Awards de la meilleure nouvelle série à la San Diego Comic Con 2014 et a été par ailleurs élue meilleure nouvelle série par le quotidien USA Today et le comics de l’année par le prestigieux Time Magazine ! À noter enfin qu’une série TV Sex Criminals, scénarisée par Matt Fraction et Kelly Sue Deconnick est actuellement en production chez Universal TV !
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Notre avis sur l’album :
Suzie est bibliothécaire proche de la faillite quand elle fait la rencontre de Jon, salarié de banque qui s’ennuie ferme. Tous deux ont un don bien particulier : arrêter le temps grâce au coït ! Profitant de leur rencontre, ils vont mutuellement se raconter leurs petites expériences personnelles faites à l’adolescence au moment où ils ont découvert leur faculté si particulière. On assiste ainsi à des mises en situations cocasses qui installent un réel attachement à ce duo improbable.
Un moment de détente assuré.
Tout en nous livrant des petites anecdotes croustillantes, le scénario se fixe peu à peu un cap : celui d’un braquage préparé par le couple pour sauver la bibliothèque de Suzie. Comics à la construction irréprochable malgré la légèreté de son contenu, Sex Criminals se révèle très efficace.
Accompagné d’un dessin bariolé de couleurs, Sex Criminals offre une explosion d’effets visuels recherchés. Des sensations fortes qui bénéficient d’une mise en scène graphique bien pensée, bien que le style de Chip Zdarsky reste assez basique si l’on y regarde de plus près. Reste qu’il parvient à dégager un vrai quelque chose de plus à travers ses planches.
Sex Criminals tient toutes ses promesses. Un moment de détente assuré.