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Une belle BD sur les enjeux du Pakistan contemporain avec Dissident Club chronique d’un journaliste pakistanais exilé en France, éditions Glénat, sortie le 15 mars

La biographie du journaliste Taha Siddiqui réfugié en France sert de fil rouge à une chronique aussi précise que passionnante. Sous la plume d’Hubert Maury, un récit intime prend vie, avec ses rebondissements, ses éclaircissements et ses anecdotes croustillantes. La vie intime côtoie la grande histoire dans une narration qui mélange récit familial, rivalités politiques, omniprésence de la religion et parcours de vie. Car si le journaliste a quitté son pays natal, c’est pour éviter un enlèvement ou pire, un assassinat. Le guide évoque le rôle initial trouble de la guerre URSS/Afghanistan comme point de départ d’une situation inextricable, la part trouble des USA et tant d’influences mal connues. Les 264 pages se lisent avec envie pour voir où chaque page va mener le lecteur. Le d’abord jeune homme est emmené sur un chemin ultra strict via l’Arabie Saoudite avant de découvrir sa vocation de journaliste, quitte à aller contre les impératifs familiaux. La lecture est un grand moment de réflexion géopolitique qui ne peut pas laisser indifférent. Le dessin est aussi précis que divertissant, la narration est chronologique et insert des évènements historiques majeurs (11 septembre, exécution de Ben Laden, attentats sanglants) pour mieux cerner un pays lointain qui joue un rôle majeur sur l’échiquier mondial actuel. Et le Dissident Club? C’est un bar ouvert à Paris dans le 9e arrondissement où le lauréat du prix Albert Londres 2014 reçoit pour échanger et abroger les barrières. Une gageure, par les temps qui courent…

Synopsis:

Le combat d’un homme pour la liberté de la presse

En 2018, après avoir été victime d’une tentative d’enlèvement et d’assassinat dans son pays d’origine, le journaliste d’investigation Taha Siddiqui trouve refuge en France. À travers ce roman graphique, et en compagnie d’Hubert Maury, il revient sur sa jeunesse, son parcours, et son combat pour la liberté de la presse. Quand les parents de Taha quittent le Pakistan pour l’Arabie Saoudite c’est dans l’espoir d’une vie meilleure. Au pays de La Mecque, le quotidien du petit Taha est déjà régi par un islam rigoriste mais quand son père se radicalise, les choses se corsent. C’en est fini des coloriages de Batman et Superman, place à des livres moins profanes. Désormais les super-héros de Taha seront les leaders religieux ! En pleine Guerre du Golfe, la police des mœurs commence à sévir et bientôt il faudra aussi renoncer au foot de rue. C’est en l’an 2000 qu’une brèche s’ouvre… La famille se réinstalle alors au Pakistan où l’armée a pris le pouvoir. À l’âge de 16 ans, Taha rêve de faire des études d’arts, mais son père a d’autres projets pour ce fils qui rechigne à suivre le droit chemin. En attendant, Taha va découvrir une Société faite d’interdits que la jeunesse s’efforce de contourner. Jamais il ne s’est senti aussi libre malgré l’insécurité ambiante. Les attentats du 11 septembre vont profondément l’impacter, tout comme son entrée à l’université. Après avoir connu l’école coranique et la censure, Taha va progressivement s’émanciper et trouver sa voie… il sera journaliste et débutera sa carrière sur une chaîne « hérétique » au grand dam de son père ! Sa détermination, sa foi en son métier et son engagement politique feront de lui une cible comme tant d’autres condisciples à travers le monde.

Véritable chronique d’enfance et d’adolescence, Dissident Club retrace avec un humour libérateur et décomplexé le quotidien d’un jeune homme aux prises avec les fondamentalistes religieux ainsi que son combat pour un accès à l’information et la liberté d’expression. Coécrit et mis en scène par Hubert Maury, ancien diplomate devenu auteur de bandes dessinées,ce roman graphique aussi réjouissant qu’édifiant nous offre une vision limpide du Pakistan sur les trente dernières années ainsi qu’une certaine réflexion sur la religion, ses dérives et les fractures d’une communauté. Un témoignage touchant et sensible qui nous rappelle aussi bien L’Arabe du Futur que le travail de Guy Delisle. 

Aujourd’hui Taha Siddiqui (Prix Albert-Londres 2014) et sa famille vivent à Paris. Taha a ouvert en 2020 The Dissident Club, un café & bar où les dissidents du monde entier se retrouvent pour échanger et qui propose régulièrement des conférences, des expositions et des projections.

Un album en partenariat avec Reporters sans frontières et France Info. 

Editeur: Glénat

Auteur: Taha Siddiqui / Hubert Maury

Nombre de pages / Prix: 264 pages / 29 euros

[Livre jeunesse ] La librairie à explorer le temps : comme un hommage à la magie des livres (Milan)

[Livre jeunesse ] La librairie à explorer le temps : comme un hommage à la magie des livres (Milan)

Voilà une Librairie bien singulière. Au coeur de la Seconde Guerre, la librairie Rime & Raison, tenue par Violette et sa famille, garde ses portes ouvertes pour accueillir tous ceux qui ont besoin d’être réconfortés, qu’ils viennent du passé ou du futur. Une librairie magique donc, qui est à elle seule un personnage à part entière : elle modifie régulièrement l’agencement de ses livres, la couleur de ses murs ou encore communique sur un tableau en utilisant des citations toujours bien trouvées dans les livres qu’elle renferme…

La librairie à explorer le temps est un roman addictif, très bien écrit, où l’on suit Violette, confrontée aux duretés de la vie, notamment à la perte de Carl, le meilleur ami de son frère. La jeune fille s’emploie du mieux qu’elle peut pour apaiser les siens et surtout son frère, près à tout mais surtout pas à faire le deuil de Carl. Braver les interdits, notamment celui du voyage dans le temps, fait partie de ses plans.

Adressé aux 10 ans et plus, ce roman ne manque pas d’aborder des sujets profonds tout en faisant de nombreuses références littéraires, comme une déclaration d’amour à la littérature. Tout cela en aménageant une intrigue qui parvient à maintenir le lecteur en haleine de bout en bout. A lire d’urgence !

Résumé de l’éditeur : 

Bienvenue chez « Rime & Raison », la librairie à explorer le temps qui apparaît à ceux qui en ont besoin. Son but ? Soulager les âmes en peine et les cœurs brisés grâce aux livres. Son unique règle ? Il est interdit d’utiliser les pouvoirs de la librairie pour changer le passé ou le futur. Or, le grand frère de Violette compte remonter le temps pour sauver la vie de son meilleur ami, mort à la guerre en 1944…

Les livres à l’honneur
Qui n’a jamais rêvé d’une librairie vivante où on trouverait des livres venant du passé ET du futur ? « La Librairie à explorer le temps » est une déclaration d’amour à la littérature, aux librairies et aux libraires.

Une aventure historico-magique !
Le roman de Mindy Thompson est à la fois une aventure magique et une fiction historique. L’intrigue, parfaitement maîtrisée, tient le lecteur en haleine jusqu’au twist final qui donne envie de relire le roman depuis le début !

Date de parution : le 15 février 2023
Auteurs
: Mindy Thompson
Genre : roman
Editeur : Milan
Prix : 14,90 € (416 pages)
Age : 10 ans

[BD jeunesse] Les po-poèmes ou le Printemps des Poètes à la fête ! (Bayard jeunesse)

[BD jeunesse] Les po-poèmes ou le Printemps des Poètes à la fête ! (Bayard jeunesse)

Avec les po-poèmes, la poésie est mise à l’honneur en BD à travers les illustrations de Bernadette Després, reconnaissables entre mille (elle dessine depuis des décennies Tom-tom et Nana) à qui se joint Bernard Friot, écrivain de renom qui signe ces quelques strophes très abordables.

L’ouvrage est l’occasion pour les jeunes lecteurs de découvrir l’univers des poèmes, à travers des textes simples, décomplexés et plutôt amusants ! Une expérience bienvenue !

Résumé de l’éditeur : 

Un recueil de poèmes nés de la rencontre entre une grande de l’illustration BD : Bernadette Després, et un célèbre écrivain jeunesse amoureux de la poésie : Bernard Friot.

Date de parution : le 22 février 2023
Auteurs
: Bernard Friot et Bernadette Després
Genre : BD, poésie
Editeur : Bayard
Prix : 9,90 €
Age : 5 ans

[Album jeunesse] Pouet-pouet, la petite bête qui monte, qui monte… (Bayard jeunesse)

[Album jeunesse] Pouet-pouet, la petite bête qui monte, qui monte… (Bayard jeunesse)

Pouet-pouet est un album cartonné très ludique où l’on suit, page par page, une petite bête qui monte, qui monte jusqu’à la chute ! Mais rien n’est perdu, car quand on tombe il ne faut jamais renoncer à se relever. C’est comme ça qu’on apprend !

Une petite leçon de vie sympathique à découvrir en librairie pour nos plus petits !

Résumé de l’éditeur : 

C’est la petite bête qui monte, qui monte, qui monte… Et, boum ! Qui tombe sur la tête. Cassée ? Mais non !! Quand on est petit, on tombe souvent, mais on se relève, et c’est comme ça qu’on apprend à devenir grand . Un texte rythmé comme une comptine, un album tout-carton pour les très jeunes lecteurs.

Date de parution : le 23 février 2023
Auteurs
: Edouard Manceau
Genre : album cartonné
Editeur : Bayard
Prix : 9,90 €
Age : 2 ans

[BD] Ramsès II, nouvel album de la collection « Ils ont fait l’Histoire » (Glénat / Fayard)

[BD] Ramsès II, nouvel album de la collection « Ils ont fait l’Histoire » (Glénat / Fayard)

Nouvelle plongée dans l’Histoire, le temps d’un album, en compagnie cette fois de Ramsès II, sans doute l’un des pharaons les plus connus à travers les siècles (son règne s’étale de -1279 à -1213 av JC). On y découvre de nombreuses facettes du personnages, racontées – avec l’aide du spécialiste et conseiller historique Juan Carlos Moreno Garcia – par le scénariste Wyctor et mises en images par le dessinateur Michael Malatini.

A partir de son accession au pouvoir, Ramsès II n’a eu de cesse de vouloir affirmer sa place parmi ses contemporains en légitimant sa lignée (son Grand-père Ramsès ayant été désigné pharaon alors qu’il n’était « que » vizir) mais il cherchait aussi à écrire sa légende pour marquer l’Histoire. Redoutable belligérant et fin politique, il avait la folie de grandeurs pour lui-même, son épouse ou ses concubines. Aussi bâtissait-il d’immenses constructions, totalement démesurées, qui participèrent à lui faire traverser l’Histoire.

Un album riche et malin, qui offre un tour d’horizon romancé et bienvenu sur Ramsès II. A lire.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Le monument d’éternité.Aucun pharaon n’a laissé un souvenir aussi glorieux que Ramsès II : bâtisseur infatigable, chef militaire courageux, fin diplomate, maître incontesté d’une puissance économique et militaire formidable… La postérité célébra ses exploits, depuis la Bible et les auteurs classiques jusqu’au cinéma et les romans grand public. Ce grand communicant marqua les esprits déjà de son vivant par sa puissance et la longueur de son règne, mais il y avait un autre Ramsès : l’homme sensuel, impétueux, avide de reconnaissance, dont les projets colossaux trahissent des doutes, le désir de s’affirmer face à ses ancêtres et l’ombre de leur réputation. Sous la supervision de l’égyptologue et directeur de recherche au CNRS Juan Carlos Moreno Garcia, les auteurs Wyctor et Michael Malatini nous racontent le personnage Ramsès, qui hante toujours notre imaginaire : le héros et père aimant, l’époux amoureux aux multiples concubines, mais aussi un roi en quête de gloire immortelle.

Date de parution : le 22 Mars 2023
Auteurs
: Wyctor (Scénario), Michael Malatini (Dessin), Arancia Studio (Couleurs)
Genre : Histoire, Egypte
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

[Album jeunesse] Les gestes qui sauvent, Mes docs animés (Milan)

[Album jeunesse] Les gestes qui sauvent, Mes docs animés (Milan)

Voici une très belle idée que d’aborder « Les gestes qui sauvent » à travers une quinzaine d’animations pour sensibiliser les plus jeunes aux premiers secours. Des situations plus ou moins graves ou dangereuses que les enfants pourront facilement identifier et face auxquelles ils sauront désormais comment réagir.

Que ce soit qui contacter en cas de problème, comment aider une personne qui s’étouffe ou comment réagir en cas de malaise, il y a matière à anticiper un maximum de situations délicates ! Un album très bien construit et illustré, qui devrait presque être remboursé par la sécurité sociale !

Un indispensable à lire !

Résumé de l’éditeur : 

Les petits aussi peuvent sauver des vies ! Dès l’âge de 3 ans, les enfants sont capables d’identifier une situation et de savoir comment réagir, à leur niveau. Soigner les piqûres d’insectes, un saignement de nez, bien réagir face aux brûlures et coupures ou encore aux insolations, appeler les secours… Ce livre sensibilise les enfants aux gestes de premiers secours grâce à 15 animations adaptées aux petites mains.

Un apprentissage des premiers secours facilité grâce aux animations
En actionnant l’animation, l’enfant devient acteur du bon geste à apporter : identifier une situation dangereuse et fermer le portillon de la piscine, faire apparaître les numéros d’urgence pour contacter les secours, actionner une tirette pour taper dans le dos de quelqu’un qui s’étouffe, mettre une personne en position latérale de sécurité…

L’importance de la prévention dès le plus jeune âge
Dès 3 ans, les enfants sont capables d’identifier une situation et d’appeler les secours. Cela peut sauver des vies ! À l’école, la formation à ces gestes, à travers le dispositif « Apprendre à porter secours », est obligatoire dès la maternelle.

 

Date de parution : le 15 février 2023
Auteurs
: Stéphane Frattini, Jean-Sébastien Deheeger
Genre : album cartonné, animé
Editeur : Milan
Prix : 12,90 €
Age : 4 ans

Chateau de France propose son excellent vin rouge 2019 AOP Pessac Léognan au prix de vente de 27,60 euros

Château de France est un incontournable des vins de Bordeaux à tendance AOP Pessac Léognan, il le prouve une fois de plus avec son vin rouge 2019. Après une récente dégustation, c’est une nouvelle confirmation de la très grande qualité de leurs vins.

Un Pessac Léognan digne de l’appellation

Composé des cépages Cabernet Sauvignon pour 49 % et Merlot pour 51 %, le vin révèle à l’œil une belle robe rubis profond à nuance grenat. Le nez est intense et fin, floral violette, fruits rouges et noirs cassis-myrtille-cerise, épicé avec une note cigare. La bouche est fondue, harmonieuse entre puissance, gourmandise, fraîcheur et matière, fruitée et poivrée jusque dans la jolie longueur avec des tanins élégants et mûrs, des arôme des fève de cacao en finale. Le vin se déguste idéalement en accompagnement d’une terrine de sanglier, d’un carpaccio de bœuf, d’un carré d’agneau, d’un couscous royal, d’un brie de Meaux et de poires au vin. Le vin est distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes. Son prix TTC départ cave est de 27,60 euros, reflet fidèle de sa qualité.


Détails:

AS B. THOMASSIN – CHÂTEAU DE FRANCE – 33850 Léognan
33 (0)5 56 64 75 39 – contact@chateau-de-france.com www.chateau-de-france.com
Facebook Château de France
https://twitter.com/cfpessacleognan?s=11 –
https://www.instagram.com/chateau_de_france_leognan/

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Cette propriété familiale de 40 hectares en AOC Pessac-Léognan inclut 36 hectares de Cabernet sauvignon et de Merlot pour la production de vin rouge et 4 hectares de Sauvignon et de Sémillon pour la production de vin blanc. Le Château de France rouge et le Château de France blanc se partagent les reconnaissances mondiales. Le Château de France est élu parmi les Vins de Demain 2022 par la Fondation du Vin. Arnaud Thomassin y voit la reconnaissance des pratiques environnementales qu’il applique, depuis déjà en 2016, l’adhésion au SME du vin de Bordeaux.

L’ours blanc Pompon et Marina Cedro à la Marie du 9ème (Paris)  

L’ours blanc Pompon et Marina Cedro à la Marie du 9ème (Paris)

La Mairie du IXème arrondissement de Paris accueille une représentation gratuite du conte musical pour enfants « Pompon Valse ». Un spectacle à découvrir le 1er avril 2023.

Bien mieux qu’un poisson d’avril, et si le samedi 1er avril 2023, vous emmeniez vos enfants découvrir Pompon Valse, un conte musical pour petits (et plus grands), dont une représentation est donnée gratuitement à la Mairie du IXème arrondissement ?

Pompon Valse est un spectacle musical destiné au jeune public (qui convient aux enfants à partir de 3 ans), créé par la chanteuse et musicienne Marina Cedro, qui en est également l’interprète sur scène. Dans Pompon Valse, Marina Cedro met en scène le fameux ours blanc imaginé par le sculpteur François Pompon, très apprécié des têtes blondes. Dans Pompon Valse, la banquise fond à vue d’œil, l’ours blanc et tous ses amis sont mobilisés pour la sauver. Un spectacle musical dont les décors et masques sont signés Gérard Lo Monaco, illustrateur notamment d’ouvrages du Petit Nicolas et du Petit Prince.

Ce spectacle musical, initialement commandé par le Musée d’Orsay, a déjà été joué à plusieurs reprises dans divers endroits à Paris. Prochaine étape pour l’ours blanc Pompon, la salle Rossini donc dans la mairie du IXème arrondissement. Si l’accès au spectacle est libre (et donc gratuit), il est néanmoins nécessaire de réserver ses places auprès de la mairie.

A vos marques !

Votre Maman, une pièce de Jean-Claude Grumberg entre absurde et tragédie actuellement mise en scène au Studio Hebertot

Le Studio Hebertot est un lieu idéal pour les expérimentations théâtrales frappantes. Car Votre Maman louvoie entre nonsense à la britannique, force de caractère et miroir de l’humain dans toute sa complexité. Une vielle femme est logée dans une maison médicalisée. Perd-elle la tête ou se joue-t-elle de son entourage, c’est tout l’enjeu d’un spectacle qui captive le public une heure durant. 3 comédiens, 1 comédienne, un rideau transparent noir, les effets de mise en scène de Wally Valerina Bajeux ne sont pas des effets de manche pour construire un univers aussi réel que fantasmagorique.

La fin de vie mise en scène

Un fils et le responsable de la maison médicalisée dialoguent sans vraiment chercher à se comprendre sur le sujet de la Maman du premier. Caractère affirmé, volonté de fer, elle n’accepte pas son destin d’assistée et cherche à conserver sa liberté de penser. Oublie-t-elle vraiment à quoi ressemble son fils, sa mémoire lui fait-t-elle défaut, elle joue à l’atrabilaire sans jamais se défausser. A son sujet, l’incompréhension règne, générant ainsi autant d’échanges ubuesques et farfelus qui ne laissent pas la salle de marbre. Entre rire et oubli, la pièce louvoie entre vrai et faux pour une drôle d’histoire d’amour filial et maternel. Les modèles habituels sont battus en brèche pour une atmosphère rendue forcément fantastique, peut-être est-ce un monde parallèle aux repères altérés? Le fils est parfois confondu avec le directeur, l’agitation règne, les quiproquos s’accumulent tout du long, tenant parfois des Monty Pythons. Les loufoqueries ne sont jamais gratuites et interrogent surtout sur notre monde stéréotypé où la norme collective se révèle souvent plus clivante que l’individualisme forcené. Quand la maman s’en prend à ses consœurs patientes à coup de parapluie, elle défend plus son être vital comme une partie de ce qui lui reste d’elle même plutôt qu’elle fait preuve de violence gratuite. Le fils débordant d’amour tente de la comprendre en ne la mettant jamais en cause face au directeur constamment au bord de la crise de nerf. Lui s’obstine à se référer aux règles de l’établissement quand fils et mère mettent en avant leur singularité contrariée. Les rires s’éteignent quand la mère disparait, la vielle dame défend son individualité jusqu’au bout, sans compromis mais pas sans tendresse. Marc F. Duret, Jean-Paul Comart et Colette Louvois forment un trio tour à tour caustique et attendrissant qui ne laisse pas indifférent.

Votre Maman est à découvrir au Studio Hébertot jusqu’au 19 avril, Mardi 21h, Mercridi 19h et Dimanche 11h30.

Synopsis: Un fils et un directeur de maison médicalisée s’affrontent autour du personnage central de la maman.
Tandis qu’entre le rire et l’oubli elle rassemble les souvenirs de sa mémoire éparpillés par un traumatisme d’enfance, la maman recrée une drôle d’histoire dont il devient impossible de démêler le vrai du faux.
Jusqu’à en bouleverser le cours des choses…

Tarifs:

Théâtre des Champs-Elysées: une saison 2023-2024 qui s’annonce grandiose

Photo : Vincent PONTET

La nouvelle saison du Théâtre des Champs-Elysées met les grands plats dans les très grands. Des spectacles variés, des grands noms, des évènements marquants, que demander de plus? A l’occasion des 110 ans du Théâtre, le public va n’avoir que l’embarras du choix.

Une saison flamboyante


C’est déjà la 14ème saison pour Michel Franck à la direction générale du Théâtre et les 10 ans du Cercle des Mécènes (Le Théâtre lance d’ailleurs en septembre 2023 sa Fondation sous l’égide de la Fondation de France). 180 levers de rideau sont planifiés pour cette nouvelle saison avec 8 productions scéniques, 11 productions hors-les-murs, 23 opéras en concert et oratorios, 10 soirées lyriques, 31 concerts symphoniques, 23 récitals instrumentaux et musique de chambre et 20 concerts du dimanche matin. Moment fort de la saison, le réalisateur Cédric Klapisch va mettre en scène son premier ouvrage lyrique avec La Flute enchantée (direction : François-Xavier Roth et avec Cyrille Dubois, Regula Mühlemann et Florian Sempey). La comédienne Julie Depardieu mettra en scène Une petite flûte (d’après Mozart) à l’occasion de l’opéra participatif jeune public comme chaque saison en janvier. Le théâtre accueillera une nouvelle production de L’Olimpiade de Vivaldi par Emmanuel Daumas et Jean-Christophe Spinosi juste avant le début des Jeux Olympiques. Jakub Józef Orliński y officiera en tant que contre-ténor et break dancer, grande surprise à l’horizon. Olivier Py sera de retour avec Boris Godounov aux côtés d’Andris Poga et de l’Orchestre National de France avec Matthias Goerne dans le rôle-titre. Marina Viotti apparaitra dans la Cenerentola de Rossini en Angelina dans la mise en scène de Damiano Michieletto avec Thomas Hengelbrock à la direction musicale. Evènement marquant, le théâtre sera de retour avec 16 représentations du Malade imaginaire de Molière par la troupe de la Comédie-Française. Mise en scène de Claude Stratz et Guillaume Gallienne dans le rôle d’Argan, l’attente est à son comble.

Opéras en concert et oratorios (Rameau, Lully, Haendel, Purcell, Carissmi, Elektra de Richard Strauss et La Walkyrie de Wagner), orchestres (Riccardo Chailly et l’Orchestre de la Scala de Milan, l’Orchestre Philharmonique de Vienne avec Jakub Hrůša, Bayerisches Staatsorchester et Vladimir JurowskiStaatskapelle de Dresde et son directeur musical Christian Thielemann, London Philharmonic Orchestra dirigé par Edward Gardner en compagnie de la pianiste Hélène Grimaud), n’en jetez plus, la saison sera flamboyante, à vos réservations!

Tricky, antistar superstar, un ouvrage passionnant de Florine Delcourt, parution le 23 mars aux éditions Playlist Society

Tricky de son vrai nom Adrian Nicholas Matthews Thaws, est reconnu pour avoir été la première star planétaire de ce mouvement musical planant appelé le trip hop. Lui qui abhorre cette dénomination et se considère comme un chien fou en dehors de toute mode, le malentendu donne un premier indice sur le titre de l’ouvrage. Antistar volontaire, superstar à ses dépens, Tricky a explosé à la face du monde en 1991 avec sa collaboration au premier opus de Massive Attack, Blue lines. L’ouvrage va plus loin, revenant sur sa jeunesse à Bristol, son éclosion et ses tourments. Pas besoin d’avoir vécu cette période avec des artistes majeurs comme Portishead, Alpha, Archive, DJ Shadow ou Björk pour s’immerger avec plaisir dans une lecture claire et fouillée et saisir la place unique de Tricky dans l’histoire de la musique depuis les années 90.

Un large panorama sur un artiste inclassable

Blue lines et Protection avec Massive Attack; Maxinquaye, Angels with dirty faces et Blowback en solo; Clean et le 5ème élément au cinéma, Tricky est un touche à tout de génie. Originaire de la ville du trip hop Bristol et plus particulièrement du quartier de Knowle West, il a connu le punk, les débuts du hip hop et la scène locale émergente. Florine Delcourt mélange avec art parcours personnel, anecdotes éclairantes et renvois historiques comme ce rappel sur le rôle central de Bristol dans le sinistre commerce triangulaire. Devenu un proche des 3 fondateurs de Massive Attack 3D, Mushroom et Daddy G, Tricky a tiré son épingle du jeu avec son attitude provocante, faite de refus des étiquettes et de la facilité. Refusant autant la récupération que le réflexe cash machine, il a préféré suivre sa propre voie (voix?) avec à la clé des albums inoubliables comme son premier album Maxinquaye sorti en 1995, nommé pour le Mercury Prize et élu album de l’année par la revue musicale NME. Très fortement documenté et organisé chronologiquement, Tricky antistar superstar brosse un portrait saisissant sur un personnage unique, doublé d’une vraie tronche mémorable.

Playlist Society devient une maison d’édition qui fait sa place dans le monde de la culture du haut de ses 36 ouvrages publiés en seulement 8,5 ans d’existence. Tricky antistar superstar est le reflet d’une ambition iconoclaste, pas forcément un sujet évident mais brillamment exposé par une Florine Delcourt aussi précise que synthétique pour un vrai beau moment de lecture et une belle plongée dans l’adolescence de beaucoup.

Synopsis:

Depuis les années 1990, Tricky compte parmi les créateurs majeurs de la musique contemporaine. De ses premiers pas aux côtés du collectif Wild Bunch, puis de Massive Attack à sa carrière en solo, le musicien a traversé les décennies en s’appliquant à casser les barrières entre les genres. Pierre angulaire du mouvement trip-hop, il refuse d’être réduit à une étiquette.

Né dans le quartier de Knowle West, à Bristol, ville d’Angleterre au passé marqué par l’esclavage, Tricky défie les modes sans jamais revoir ses prétentions à la baisse, ou s’accommoder de rôles à contre-emploi. En constante mutation, sa créativité réside dans l’audace et la prise de risque. Nourri d’entretiens avec le musicien, Tricky, antistar superstar revient sur l’œuvre de cet antihéros imprévisible, dont les albums sont des havres de résistance, et les chansons, des appels à la liberté.

Florine Delcourt est journaliste. Rédactrice en chef de « Ground Control », l’émission musicale d’Arte, elle dirige également les pages culturelles de Harper’s Bazaar France.

Editeur: Playlist Society

Auteur: Florine Delcourt

Nombre de pages / Prix: 144 pages / 16 euros

Une exposition Eternel Mucha à découvrir au Grand Palais Immersif du 22 mars 2023 au 5 novembre 2023

Le Grand Palais Immersif met à l’honneur l’affichiste, illustrateur, graphiste, peintre, et professeur d’art tchécoslovaque. Figure majeure de l’Art Nouveau, pionnier de l’art de l’affiche et précurseur de la publicité, Alphonse Mucha fut l’un des artistes les plus célèbres d’Europe dans la première moitié du XXe siècle.

Un artiste en avance sur son temps

Mucha fait ses débuts à l’orée de la Belle époque et son style est tout de suite perçu comme singulier, avec la mise à l’honneur de la nature, ses personnages féminins magnifiés et ses tons pastels. Le succès est fulgurant. Arrivé à Paris à la fin du XIXe siècle, il se fait remarquer avec des illustrations dans les magazines et en 1900, il reçoit la médaille d’argent à l’exposition universelle, il est également nommé chevalier de la Légion d’honneur. L’exposition Éternel Mucha au Grand Palais Immersif met en exergue la trace indélébile laissée par le maitre de l’Art Nouveau. La Fondation Mucha a fourni un nombre impressionnant d’oeuvres pour une à expérience véritablement immersive, interactive et sensorielle. Organisé en 3 parties, le parcours de l’exposition retrace l’histoire personnelle d’Alphonse Mucha pour mieux se rendre compte de l’évolution de son travail et permet d’admirer ses oeuvres les plus représentatives, dont l’Épopée slave, présentée de manière hautement spectaculaire. L’exposition permet surtout de souligner l’influence décisive de l’artiste, toujours une grande source d’inspiration pour les créateurs d’aujourd’hui, aussi bien dans les domaines de l’art des rues que pour les mangas, dans les films jusqu’aux tatouages.

Des projections en très haute résolution permettent de voir des images accompagnées de musiques et d’installations olfactives originales. L’interactivité est reine pour une interactivité totale. Éternel Mucha est une vraie expérience pour les visiteurs plongés au coeur d’une oeuvre avant-gardiste, raffinée, élégante et moderne.

Détails:

Exposition coproduite par Grand Palais Immersif (filiale de la Rmn – Grand Palais) et la Fondation Mucha, Prague.

Accès:

Grand Palais Immersif 

110, rue de Lyon 75012 Paris

Métro Lignes 1,5,8 : Bastille (Sortie 4)

RER Lignes A, D : Gare de Lyon

Bus Lignes 29, 69, 87, 91: Bastille

The Whale, un excellent film sur la condition humaine

The Whale, un excellent film sur la condition humaine.

Il y a bien longtemps que Publik’Art n’a pas vu un film aussi excellent ! Aussi sincère. Une vraie pépite ! Tout est réuni dans ce film, The Whale. Un scénario incroyable. Une leçon de vie, de philosophie !
C’est l’histoire de Charlie, un professeur de littérature, souffrant d’obésité morbide. Il donne des cours en ligne et ne fait pas fonctionner sa caméra de façon à ce que ses élèves ne voient pas qu’il est obèse. Chaque cours est passionnant. On aimerait être un de ses élèves !

On découvre au fil des minutes la vie de Charlie, et son entourage. Il a abandonné sa femme et sa fille de 8 ans pour vivre son grand amour, avec son compagnon, Alan. Le film se passe à huis clos, presque entièrement dans le salon de Charlie.

Un jour, Ellie, sa fille de dix-sept ans, débarque chez lui. Alors qu’il ne l’a pas revue depuis ses 8 ans. Elle représente tout ce qui peut être le plus détestable chez une ado. Et reste d’une violence incroyable envers son père. Elle est très en colère contre le monde entier, et surtout contre lui qui l’a abandonnée. Elle règle ses comptes sans se rendre compte que son père est au bout de sa vie. Et de toute manière, elle s’en fout ! Ellie est la souffrance incarnée ! Ellie crie à la face du monde sa colère et surtout à la face de son père.

Les dialogues sont saisissants. Tout sent le vrai, la sincérité profonde des sentiments, et la grande douleur. Et tout cela face à Charlie qui est prisonnier de son corps et qui se retrouve étouffé par sa propre graisse, ne voulant absolument pas aller à l’hôpital. Son amie, Liz, infirmière, veille sur lui, mais reste impuissante à tant de souffrances. Elle tente de le protéger de sa fille. Mais rien n’est simple. Elle sait que Charlie ne peut pas survivre plus d’une semaine sans soins spécifiques.

On voit Charlie vivre sa dernière semaine, enfermé dans son appartement où chaque geste est difficile voire impossible. On le voit prendre sa douche, manger, jusqu’à s’en étouffer, se lever, s’asseoir, se coucher, tout relève de l’impossible. Rien ne nous échappe. Le côté morbide reste omniprésent.

On comprend à la fin du film toute la souffrance de Charlie et pourquoi il en est arrivé à cette situation extrême. L’auto-destruction. La douleur terrible d’un homme.

The Whale est l’adaptation, remarquable, d’une pièce de théâtre éponyme de Samuel D.Hunter, réalisé par Darren Aronofsky. Avec des acteurs remarquables, également.

Chacun de nous ne peut être que bouleversé par ce film, empli d’intelligence, de sincérité, et dévoilant les failles de notre condition humaine. On a tous fait des erreurs… On est tous concernés. Et surtout on est tous unis.

Brendan Fraser a reçu l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle ! Et le film a également reçu l’Oscar des meilleurs maquillages et coiffures. Des Oscars amplement mérités.

Le costume de Brendan Fraser pèse 50kg et il a dû jouer avec cette prothèse qui transformait complètement son corps. Et malgré ça, il joue d’une façon totalement dingue ! Il transperce l’écran ! Tout simplement époustouflant !

The Whale est un film à voir absolument ! Notre coup de cœur !

Sortie : le 8 mars 2023
Durée : 1h57

Réalisateur : Darren Aronofsky
Avec : Brendan Fraser, Sadie Sink
Genre : Drame


The Whale
The Whale Bande-annonce VO

Une Laetitia Casta admirable, seule en scène dans la pièce biographique Clara Haskil au Théâtre du Rond Point

Clara Haskil, prélude et fugue est une pièce imaginée par Serge Kribus. Biographie à la première personne de la célèbre pianiste d’origine roumaine, la pièce laisse Laetitia Casta évoluer dans un décor minimaliste aux teintes de gris, avec 3 pianos et la remarquable pianiste/comédienne turco-belge Isil Bengi au clavier. Monologues et airs de piano se superposent dans un spectacle hypnotique et impressionnant.

Un parcours fait de talent et d’humilité

Le théâtre du Rond-Point présente une pianiste éblouissante, moins connue qu’Arthur Rubinstein ou Vladimir Horowitz, mais révérée des amateurs de piano. Charlie Chaplin déclarait à son sujet : J’ai connu trois génies dans ma vie : Einstein, Churchill et Clara Haskil, de quoi donner envie d’éclairer la parcours atypique et exceptionnel de la pianiste d’origine roumaine. C’est sous les traits d’une Laetitia Casta brillante que l’enfant surdouée devenue une concertiste adulée de par le monde prend vie. La comédienne prête sa voix à tous ceux qui ont croisé son chemin, mère, père, oncles, professeurs de piano et amants. Le phrasé est exact, la passion est de mise et le public est conquis. La présence de l’éblouissante pianiste Isil Bengi à ses côtés est discrète, seulement discernable par quelques interventions parlées mais surtout par des airs de piano parfaitement exécutés. Schubert, Schuman, Mozart, Debussy, Scarlatti, Beethoven, Bach entre autres, la gamme est large et parfaitement accordée au récit d’un destin hors norme. Capable à l’âge de 3 ans de reproduire avec un doigt les mélodies qu’elle a entendues, Clara Haskil a bénéficié du soutien de sa mère Berthe Haskil, pianiste et musicienne amateur, pour prendre des cours et voyager de Vienne à Paris. Laetitia Casta surprend avec la longueur du texte interprété, plus d’une heure et demie, et ses changements de tons, entre graves et aigus. La pièce débute et se clôture sur cette chute absurde mais lourde de conséquences dans un escalier de la gare de Bruxelles le 7 décembre 1960. Les problèmes de scoliose, son statut de femme obligée de se faire une place dans un monde dominé par la misogynie ambiante, les années de guerre, la distance avec ses proches, les disparitions successives, les cachets ridicules par rapport à ses confrères masculins, la pugnacité, rien n’est épargné pour un moment de théâtre total.

La biographie est attachante et ensorcelante, la comédienne ravit le public et le personnage revient dans une lumière méritée. Génie du clavier, Clara Haskil méritait cette belle mise sous les projecteurs. 

Synopsis:

Cette maturité d’un cerveau d’enfant est véritablement angoissante ! »

Charlie Chaplin disait : « Parmi mes amis, j’ai pu côtoyer trois génies : le professeur Einstein, Winston Churchill, et Clara Haskil. » Ce soir, veille de concert, Clara Haskil vient de faire une chute dans un escalier mécanique de la gare de Bruxelles. La pianiste, au sommet de sa gloire en 1960, voit alors la maison de son enfance dans l’incendie, à Bucarest. Elle voit son oncle qui la conduit à sept ans à Vienne puis à Paris. Elle voit les deux guerres, entend la solitude, sent la maladie, sourit à ses amis et à la musique. Auteur, scénariste belge, prix de la Critique, prix Théâtre de la SACD, Serge Kribus convoque les œuvres de Mozart, Schumann ou Scarlatti, jouées en direct sur scène, dans un texte ciselé. Il fait entendre les voix de l’enfant, de l’artiste accomplie et de son entourage, dans un portrait poétique, une partition minutieuse.

Détails:

Dates: 8-26 mars 2023

Salle: RENAUD-BARRAULT
Horaires: Du mardi au samedi 20h30, Dimanche: 15h
Durée: 1H35

Babi Yar. Contexte, un documentaire sur une tragédie longtemps oubliée, sortie en DVD le 21 mars 2023

Babi Yar. Contexte a été récompensé par le Prix Spécial du Jury de L’Œil d’or au Festival de Cannes 2022 et le Prix Ciné+ au FIPADOC 2022. Uniquement à l’aide d’images d’archives, avec du son d’époque, quelques textes et pas du tout de commentaires, le réalisateur ravive les évènements des 29 et 30 septembre 1941 quand les SS ont sommairement liquidé plus de 33 000 juifs dans le ravin de Babi Yar. Images difficiles pour ne pas perdre une fois de plus la mémoire sur cet évènement tragique.

Pour ne pas oublier

Le réalisateur Sergei Loznitsa vivait à Kiev quand il était petit et allait à la piscine près d’une région où le ravin de Babi Yar était situé. Voyant une plaque et ne connaissant pas cette histoire, l’enfant a interrogé les adultes, sans réponse claire. Amnésie? Oubli? Pendant longtemps, la tragédie de Babi Yar a été occultée, le régime communiste n’en parlait alors pas et la mémoire collective a fait le choix de passer l’évènement sous silence, certainement par honte car au-delà des SS, la population locale a joué un rôle ambigu dans l’affaire. Le réalisateur pointe du doigt la nature humaine si complexe pour étayer son propos, mieux vaut parfois oublier que de culpabiliser. A l’aide d’images d’archives parfois réalisées par les soldats allemands eux-mêmes, Sergei Loznitsa reconstitue l’histoire de Babi Yar, en soulignant le contexte historique, pas d’images de l’évènement mais une narration qui englobe une plus longue période de temps. Non exploitables pour les films de propagande, les images reviennent sur la vie de tous les jours à Kiev dans les années 1941-1943. Longtemps enterrées dans les archives, les images ressortent enfin et montrent un quotidien au plus près de la réalité. Personne ne les avait jamais vues, pas même les spécialistes de l’holocauste en URSS. Des images inédites et terribles apparaissent comme celles de la dernière exécution publique à Kiev, en janvier 1946, où 12 criminels nazis furent pendus sur la place centrale de Kiev devant une foule nombreuse, rappelant les mœurs barbares de l’époque médiévale. La libération de Kiev n’est pas qu’une histoire de victoire, les envies de vengeance suivent de près. Le réalisateur est à l’origine de 22 films documentaires salués par la critique internationale et de 4 longs métrages de fiction tous présentés en sélection officielle au Festival de Cannes.

Le documentaire laisse un gout amer devant des images d’un réalisme terrifiant. 1941 ne semble plus si loin, surtout que d’autres exactions sont actuellement commises en Ukraine par les troupes russes.

Synopsis: Les 29 et 30 septembre 1941, le Sonderkommando 4a du Einsatzgruppe C, avec l’aide de deux bataillons du Régiment de Police Sud et de la Police auxiliaire ukrainienne, a abattu, sans la moindre résistance de la part de la population locale, 33 771 Juifs dans le ravin de Babi Yar, situé au nord-ouest de Kiev. Le film reconstitue le contexte historique de cette tragédie à travers des images d’archives documentant l’occupation allemande et la décennie qui a suivi. Lorsque la mémoire s’efface, lorsque le passé projette son ombre sur le futur, le cinéma est la voix qui peut exprimer la vérité.

Une Exposition éblouissante avec Matisse, cahiers d’art, le tournant des années 30, au Musée de l’Orangerie du 01 mars au 29 mai

Le Musée de l’Orangerie fait honneur à l’illustre Henri Matisse (1869-1954), égal de Picasso et auteur d’œuvres révolutionnaires. Régulièrement mis à l’honneur dans des évènements internationaux, il est aujourd’hui mis sous les projecteurs avec sa période années 30. Décennie de voyages (New York, Tahiti sur les traces de Gauguin), de créations (la Danse), l’exposition permet de plonger dans une période décisive du célèbre peintre, dessinateur, sculpteur et photographe.

Une décennie foisonnante

L’exposition Matisse. Cahiers d’art, le tournant des années 1930 sort à peine des clous en restant dans cette période marquante tout du long. Lorsqu’en 1930 Matisse met les voiles pour le voyage de sa vie à Tahiti, il fait une pause et oriente sans le savoir sa carrière sous de nouveaux cieux. Tout le parcours s’organise sous les auspices de la revue d’avant-garde créée par Christian Zervos en 1926, Cahiers d’art. Reflet émérite du modernisme international et des courants esthétiques de son temps, la revue a pris une place importante dans la période d’entre-deux-guerres. Le Musée de l’Orangerie réunit un large panorama d’œuvres maitresses dans un parcours thématique riche en sens. Les articles et reproductions d’œuvres permettent d’évaluer la place centrale de Matisse aux côtés du maitre incontesté Picasso. Les numéros de la revue font figurer Matisse en bonne place, avec rien d’autre que Braque, Miro, Léger, Kandinsky, Mondrian, Le Corbusier et Duchamp. Des œuvres représentatives comme Le Grand nu couchéLe Chant et la série des Blouses roumaines sont visibles, prêtées par de grandes institutions internationales. Seul regret, l’absence des 2 volets de la Danse, restés au MOMA de New York. Des esquisses, études et un film sont visibles pour donner une idée de l’importance majeure des 2 œuvres La Danse I et La Danse II.

La densité de l’exposition oblige à faire au moins un 2e tour pour bien se rendre compte de l’importance primordiale de la décennies 1930 dans la carrière de Matisse. Le projet a bénéficié du soutien déterminant de Cahiers d’Art et des Archives Matisse, et a été placée sous le patronage de la commissaire Cécile Debray, Présidente du Musée national Picasso – Paris.

Plus que jamais, un triste film sur la fin de vie, sortie VOD, DVD et Blu-Ray le 21 mars

La toujours éblouissante Vicky Krieps (vue récemment dans Corsage dans la rôle d’une tourmentée Sissi impératrice) confirme son talent dans Plus que jamais. En compagnie du regretté Gaspard Ulliel, ils sont tous les deux plongés dans un gouffre insondable à cause de la maladie léthale d’Hélène. Face à la perspective de la disparition d’Hélène, et devant le peu de recours possibles, leurs rapports sont modifiés, ils tentent, ils sont perdus, ils sont démunis. Le film n’est pas facile, le sujet est des plus dramatiques. Il est traité avec finesse pour un beau résultat.

Les affres de la fin de vie

Présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2022, Plus que jamais a été le dernier film de Gaspard Ulliel avant son terrible accident de ski le 19 janvier 2022. Alors en plein montage, la réalisatrice avait eu un dernier échange avec lui par messages interposés. La mère d’Emily Atef a souffert de sclérose en plaques durant 22 ans puis a eu un cancer. La réalisatrice a été marquée et cette histoire tragique lui a donné envie d’évoquer l’accompagnement des malades pour les aider à « lâcher ». Comment partir dans de bonnes conditions, en étant bien avec soi-même et ses proches, c’est tout l’enjeu du personnage d’Hélène. Pour trouver la solution, elle part seule en Norvège. Certains passages sont presque drôles, comme lorsqu’elle ne parvient pas à dormir dans un pays où la nuit n’existe pas de nombreux mois par an. Rejointe par Mathieu, le moment vient d’envisager la disparition, les scènes sont fortes en émotion, parfaitement jouées par les 2 acteurs. Les vivants ont du mal à envisager la perte d’un être cher, parler de mort est mal vu dans notre société mais le film y parvient avec grâce. Anecdote savoureuse, Emily Atef et Vicky Krieps vivent à 2 minutes à pied l’une de chez l’autre à Berlin. Elles se connaissent depuis presque 10 ans et leurs filles sont très proches. De quoi s’accorder rapidement et parfaitement sur le ton du film et sa thématique douloureuse.

Plus que jamais est un film fort en émotion à voir si ce n’est pas déjà fait en VOD, DVD et Blu-Ray le 21 mars.

Synopsis: Hélène et Mathieu sont heureux ensemble depuis de nombreuses années. Le lien qui les unit est profond. Confrontée à une décision existentielle, Hélène part seule en Norvège pour chercher la paix et éprouver la force de leur amour.

Médiator, un crime chimiquement pur (Delcourt)

Médiator, un crime chimiquement pur (Delcourt)

Tout le monde connaît le scandale du Médiator, révélé en 2010. Et la lanceuse d’alerte, Irène Frachon. Mais pour être sûr de bien comprendre comment ce scandale a pu avoir lieu, Irène Frachon, médecin pneumologue, et Éric Giacometti, écrivain, ont décidé, ensemble, d’écrire une Bande Dessinée qui explique toutes les étapes de ce scandale : Médiator, un crime chimiquement pur. Elle est merveilleusement illustrée par François Duprat.
Dans cette BD on a à la fois le côté scientifique qui explique ce qu’il s’est passé d’abord avec l’Isoméride, puis ensuite avec le Médiator. Mais on a aussi des témoignages de malades, de leurs souffrances, leurs calvaires et même de leurs morts. C’est du concret. Poignant. Insoutenable.

Au départ, le Médiator est commercialisé en France en 1976. Mais en fait, la synthèse des fenfluramines (Pondéral, Médiator, Isoméride), dérivés de l’amphétamine est découverte par le laboratoire Servier en 1960. Ce qui veut bien dire que cette horrible histoire criminelle dure depuis plus de soixante ans !

En 1996, le Redux (Isoméride en version américaine) a un succès énorme aux Etats-Unis, utilisé comme coupe-faim. Mais dès 1997, les fenfluramines (Redux, Isoméride, Pondéral) sont interdits aux Etats-Unis en raison de nombreux cas de valvulopathies (maladies cardiaques graves). Cependant, on ne sait pourquoi le Médiator reste sur le marché.

En 1999, premier cas d’HTPH (hypertension artérielle pulmonaire) et premier cas de valvulopathie (maladie des valves cardiaques). Les deux malades sont sous Médiator. Mais Servier réfute et nie toute similarité entre les fenfluramines.

En 2007, Irène Frachon, pneumologue, commence son enquête, à partir de l’un de ses malades, suivi à Brest.

En 2009, le Médiator est enfin retiré du marché ! Alors qu’en Espagne, il a été interdit dès 2003.

En 2010, Irène Frachon publie son livre : Médiator 150mg : combien de morts ? Dont la moitié du titre a été censuré ! Elle a réussi à trouver la molécule commune au Médiator et à l’Isoméride. La molécule tueuse. Alors que le laboratoire Servier niait toute ressemblance entre les deux médicaments.
Irène Frachon mène une bataille seule, ou presque, contre tout un système ! Car Jacques Servier est soutenu par tous les grands de ce monde et a été décoré plusieurs fois, par plusieurs Présidents de la république ! En 1985, en 1996, et Jacques Chirac en 2002 l’a fait Grand Officier de la Légion d’honneur, pour récompenser les services éminents rendus à la France et à son rayonnement scientifique ! Le comble !

Comment est-ce possible ! Alors qu’on estime que le Médiator a tué plus de 2000 personnes et rendus infirmes des milliers d’autres !

Il est indispensable de lire cette bande dessinée, très complète, Médiator, un crime chimiquement pur, pour comprendre cet énorme scandale sanitaire. Et le rôle des différents partenaires et des différents responsables.

Un grand bravo aux auteurs pour cette approche scientifique à la portée de tous. En fermant cet album, on se dit qu’il vaut mieux éviter le plus possible de prendre des médicaments et encore moins quand il s’agit juste de maigrir ! Car la plupart des victimes sont des femmes qui voulaient juste perdre un peu de poids ! L’horreur absolue !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2023
Auteur : Irène Frachon et Éric Giacometti
Illustrateur : François Duprat
Editeur : Delcourt
Prix : 23,95 €

Atlantic Bar, un documentaire au plus près du réel de Fanny Molins, sortie le 22 mars

C’est une ville de Camargue, Arles qui tient de contexte pour ce film de la réalisatrice Fanny Molins. Elle s’intéresse à la patronne haute en couleur du bar de quartier Atlantic Bar. Nathalie, grosse fumeuse, bavarde invétérée, un sacré caractère, elle appréhende la fermeture annoncée de son petit cocon. Lieu de rencontre et lien social entre tous les travailleurs et les laissés pour compte, le bar accueille ceux qui sont devenus des amis à force de se poser. Un ancien SDF, un ancien braqueur assagi, un poète aimant l’improvisation, c’est un vrai melting-pot de personnages que le documentaire propose de rencontrer dans une narration intimiste et touchante.

Un bar à l’ancienne

Les habitués et Nathalie elle-même sont les personnages principaux du film tel une chronique sociale. Forte en gueule, truculente et très féminine, à l’humeur bouillante ou légère, elle occupe tout le cadre, jusqu’à dévoiler son (passé) d’alcoolique pour relativiser les difficultés de sa vie. Les sujets de débat abondent, les dangers de l’alcoolisme qu’elle compare à celui des cigarettes, l’avidité grossière du propriétaire des murs ou les travaux prévus par les nouveaux propriétaires. Elle charrie, les invectives s’accumulent et le sujet principal n’est jamais très loin: l’argent qui manque, qu’on recherche, si loin si proche. Mais l’impression essentielle qui ressort tient dans la prédominance des liens humains, s’intéresser à l’autre, écouter, partager, comprendre. Nathalie est cette copine truculente que chacun a rencontré un jour, celle qui n’a peur de rien ni de personne. Accent du sud, voix éraillée de fumeuse, elle anime un lieu de vie comme il en existe tellement dans toutes les villes et tous les villages de France. Ni la modernité ni les Starbucks ne feront disparaitre ces lieux névralgiques de la France profonde. Entre un café, un blanc sec, une bière ou un pastis, les tranches de vie ressortent et le spectateur prend un grand shoot de réalité.

Le spectateur pénètre dans un lieu de vie qui se dévoile avec beaucoup de pudeur et de douceur. Les vies cabossées apparaissent dans une tranche de vie totale. La solidarité est de mise pour faire vivre l‘Atlantic Bar, lieu devenu un enjeu politique et de combat. Un beau documentaire à découvrir au cinéma le 22 mars.

Synopsis: A l’Atlantic Bar, Nathalie, la patronne, est le centre de l’attention. Ici, on chante, on danse, on se tient les uns aux autres. Après la mise en vente du bar, Nathalie et les habitués se confrontent à la fin de leur monde et d’un lieu à la fois destructeur et vital.

Un beau destin d’aumonier de la Légion Etrangère dans Je m’abandonne à toi, sortie ciné le 22 mars

Après La beauté du monde en 2021 et Le soleil reviendra en 2020, la réalisatrice Cheyenne Caron est de retour avec un nouveau film rempli d’émotion. Je m’abandonne à toi suit le destin de Paul (Johnny Amaro), aumonier dans la Légion Etrangère appelé Padre, à l’écoute de ses camarades soldats confrontés aux horreurs de la guerre. Des hommes forts et valeureux ont besoin de ce soutien aussi psychologique que spirituel. Le ton du film est rempli d’une belle bienveillance alors que le spectateur découvre que le plus grand fardeau du Padre est sa mère solitaire et alcoolique, qu’il a bien du mal à soulager malgré la profondeur de sa foi.

Un film loin des standards actuels

Les liens fraternels entre soldats, d’autant plus dans ce corps d’armée légendaire qu’est la Légion Etrangère, le rôle central de l’aumonier, la vie d’une caserne avec sa langueur et ses habitudes, le film ouvre une lucarne sur un monde mal connu. Entrainements permanents, fonctionnement en collectivité, origines et religions différentes, la vie de soldat est censée abroger les différences. La question des différences et de la singularité est centrale dans un film qui aborde la question de la nourriture spirituelle essentielle pour tous ceux qui ne vivent pas dans le confort aseptisé d’une société d’abondance et cherchent des valeurs fondatrices. Le Padre s’adapte en permanence à des situations difficiles, un soldat emprisonné pour un meurtre, un soldat victime de stress post traumatique, le suivi des familles confrontées à la disparition de soldats tués au combat, autant de contextes qui nous sortent de notre quotidien. Des images simples comme l’évidence, un rythme lent, le film choisit de se concentrer sur la sérénité de celui qui doit se mettre au service des autres dans une scénographie puissante.

Je m’abandonne à toi est à la lisière de la thèse sociologique, comment rechercher la paix en soi dans des contextes de difficultés. Et c’est instructif de se poser parfois la question.

Synopsis: Paul, Padre à la Légion Étrangère, est immergé dans les souffrances que draine la guerre. Tour à tour, il est sollicité par des familles de mourants, des soldats tourmentés. Toujours présent aux côtés des autres, Paul tente aussi de réconforter un être qui lui est cher : sa mère. (Padre : c’est le nom donné à l’aumonier dans la Légion Etrangère)

[Manga] Ender Geister, l’ultime exorciste, tomes 1 & 2 : surnaturel, hémoglobine et fortes poitrines ! (Glénat)

[Manga] Ender Geister, l’ultime exorciste, tomes 1 & 2 : surnaturel, hémoglobine et fortes poitrines ! (Glénat)

Série décalée et inattendue dans son genre, Ender Geister suit un exorciste de renom venu d’Allemagne pour intégrer une équipe de choc au Japon. Durant ses premiers jours au pays, il fait connaissance avec sa co-équipière à l’occasion de missions et rencontres musclées. Ender Geister regorge ainsi de scènes explosives qui convoquent surnaturel, hémoglobine et fortes poitrines.

Le lecteur est plongé sans ménagement dans le vif du sujet et ne sait que très peu de choses sur l’historique des personnages, ne manquant pas de créer un peu de frustration au passage. Gageons que ces derniers se dévoileront un peu plus dans les prochains tomes. En attendant, Ender Geister est un pur divertissement qui se lit sans mal, bien au contraire. 

On réservera notre jugement pour la suite, donc !

Résumé de l’éditeur :

Michael est un exorciste d’Allemagne réputé, enchaînant les missions dans tous les coins du monde à affronter trolls, gobelins, sorcières et autres monstres mytiques. Sa petite faiblesse : un amour débordant pour le cinéma d’action. Quand il est envoyé au Japon, c’est l’occasion rêvée pour lui de prendre un nouveau pseudonyme : “Akira Kurosawa” !Seulement, il est encore loin de se douter que cette mission risque de le changer dans tout son être et de bouleverser le cours du monde.

Drôle et bien écrit, Ender geister vous proposera un pur divertissement pour tous les fans de manga et de cinéma d’action. Une formule qui a déjà fait ses preuves, puisque la série compte déjà 600 000 ventes au Japon, avec une rupture immédiate à chaque parution d’un tome papier !

Date de parution : le 15 février 2023
Auteurs
: Takashi Yomoyama, Cygames, Inc.
Genre : seinen, fantastique
Editeur : Glénat
Prix : 7,9 €
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[BD] Plastok, tome 1, récit d’aventure au coeur d’une cité d’insectes (Glénat)

[BD] Plastok, tome 1, récit d’aventure au coeur d’une cité d’insectes (Glénat)

Annoncé comme une trilogie, Plastok prend place dans un monde où l’Homme a disparu de la surface de la Terre. Mais pas ses résidus de civilisation, dont le Plastok est devenu le plus grand symbole, véritable monnaie d’échange pour toutes les civilisations d’insectes qui règnent désormais en maîtres. 

Fourmis et coccinelles sont les deux principales espèces dominantes de ce premier tome, où Bug, un puceron malheureux, va se retrouver pris au piège et pourchassé au coeur d’un complot politique. Dans son aventure, Bug va faire la rencontre fortuite d’une mante religieuse aussi folle que dangereuse mais c’est aussi ce qui va le sauver…

Plastok propose une aventure à la trame plutôt classique mais néanmoins agréable à suivre. Les rebondissements sont légion et malgré une narration qui se cherche parfois, on prend plaisir à admirer les très belles planches Nicolas Signarbieux. Un grand bravo pour ces illustrations inspirées qui donnent beaucoup de charme à l’ensemble. A suivre  !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Les aventures de Bug le puceron : héros malgré lui d’une civilisation en plastok.Le monde des insectes a survécu aux humains, qui n’ont laissé qu’une montagne de plastique derrière eux ! C’est autour de cette matière « divine », qu’est née une nouvelle Société où coccinelles, papillons, fourmis ou abeilles dirigent le monde. Sur l’île d’Hexapoda où l’on a pris soin d’ériger des temples en l’honneur de l’Homme disparu, la grande prêtresse Anasta veille sur ses sujets en sa qualité de cheffe spirituelle. Son dévoué serviteur, Bug le puceron, n’est jamais loin, et cette proximité a le don d’agacer certains fidèles. Mais alors que la vénérable maîtresse s’apprête à nommer son successeur, elle s’écroule victime d’un empoisonnement ! Tous les regards se tournent alors vers Bug. Accusé puis arrêté, il ne devra son salut qu’à une collègue de cellule qui le sauve in extremis de la peine capitale à laquelle il était promis. Commence alors une cavale sauvage pour ce puceron et son acolyte qui s’est attachée à ce nuisible… Malgré sa gentillesse, Bug fait partie de ces insectes jugés inférieurs. Dans une Société hiérarchisée, il devra croire en son destin s’il veut découvrir la vérité et prouver son innocence. Il se pourrait d’ailleurs qu’avant de succomber, Anasta lui ait transmis un savoir inestimable… Maud Michel et Nicolas Signarbieux s’appuient sur les ressorts narratifs du conte dans le premier tome de cette fable socio-écologique, qui fait dialoguer des insectes anthropomorphes sous le trait vif de Nicolas Signarbieux. Une trilogie avec un univers graphique bien à part, aussi visuelle que sensorielle qui nous plonge dans le monde de l’infiniment petit pour un grand moment de lecture.

Date de parution : le 15 février 2023
Auteurs
: Maud Michel (Scénario) et Nicolas Signarbieux (Dessin,Couleurs)
Genre : Fantastique
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (56 pages)
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[BD jeunesse] Chocochat & moi, tome 1 : une BD qui a du poils (BDKids)

[BD jeunesse] Chocochat & moi, tome 1 : une BD qui a du poils (BDKids)

Nouvelle série éditée chez BDKids, Chocochat & moi nous invite dans le quotidien de Chocochat, un jeune chat qui aime s’amuser à la maison comme à l’école, avec ses amis mais surtout avec son animal de compagnie : un petit humain trouvé dans la rue et adopté contre l’avis de sa maman. Une fois ramené à la maison les deux nouveaux amis vont former une paire inséparable.

Ce premier tome de Chocochat & moi propose une succession de petits sketchs très mignons qui plaisent beaucoup aux plus jeunes. C’est bon enfant, original et joliment illustré. Bref, vivement la suite !

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Quel enfant n’a jamais rêvé d’avoir un animal de compagnie, un copain tout doux avec qui grandir, jouer et à qui faire des câlins ? Eh bien c’est pareil chez les chats ! Aussi, lorsque Chocochat croise un petit humain abandonné, ça ne fait aucun doute : il faut absolument l’adopter ! Pour le jeune garçon qui rejoint ce monde félin, c’est tout un nouvel univers à découvrir ! Une famille où l’on mange des souris au petit déjeuner, où l’on se lave à grand coup de langue râpeuse et où on fait ses besoins dans le gravier d’une litière.
Une école où on apprend à grimper sur les étagères, retomber sur ses pattes et à faire des heures de sieste au soleil. Une cour de récré où l’on joue à défendre son territoire et à courir après des pelotes de laines pendant des heures sans jamais s’ennuyer. Des camarades qui adorent les cartons vides et les gratouilles sur le ventre, et surtout Chocochat, un petit matou espiègle qui va devenir son nouveau meilleur ami pour la vie ! Car une chose est sûre : les chats, c’est comme les enfants, ce qu’ils préfèrent c’est faire des bêtises !

Date de parution : le 4 janvier 2023
Auteurs
: Alexandre Arlène, Fabien Lambert
Genre : humour, kids
Editeur : BDKids
Prix : 9,40 € (56 pages)

[Livre jeunesse] Nouvelle collection Vivre, des récits philosophiques à partir de 3 ans (Bayard jeunesse)

[Livre jeunesse] Nouvelle collection Vivre, des récits philosophiques à partir de 3 ans (Bayard jeunesse)

Avec L’envol du papillon et Le bol du petit empereur, nous découvrons une nouvelle collection – dénommée Vivre, aux éditions Bayard jeunesse – faite de contes initiatiques imprégnés de sagesse et de philosophie.

Abordant des thématiques fortes telles que le dépassement de soi avec un papillon qui doit sortir seul de son cocon de chrysalide ou encore le chagrin que l’on peut transformer en joie dans Le bol du petit empereur, ces récits sont des vraies leçons de vie, très joliment illustrées, qui proposent un véritable « mieux vivre » à nos enfants.

Une collection à suivre avec intérêt. 

Résumé de l’éditeur : 

Pas si simple de grandir ! Quand un papillon demande au vent de l’aider à sortir de sa chrysalide, et que le vent refuse pour le laisser grandir tout seul…

Résumé de l’éditeur : 

Que faire de son chagrin ? Quand un empereur reste inconsolable devant son bol cassé et qu’un artiste va transformer sa tristesse en source de joie. Une première entrée dans la Sagesse pour les 3-5 ans.

Date de parution : le 15 février 2023
Genre : philo, jeunesse
Editeur : Bayard jeunesse
Prix : 8,90 €
Age : 3-5 ans

J’habille mes amies, Créatrice de mode, décoratrice d’intérieur (Usborne)

J’habille mes amies, Créatrice de mode, décoratrice d’intérieur (Usborne))

Publik’Art vous a déjà fait découvrir la collection des éditions Usborne : J’habille mes amies.
Après Noël, nous découvrons un nouveau cahier d’activités, avec plus de 450 autocollants dont 100 à colorier : Créatrice de mode, décoratrice d’intérieur. Il s’agit de décorer un cahier d’activités soi-même, soit à l’aide d’autocollants, soit en créant soi-même ses propres motifs sur des autocollants vierges. Le lecteur pourra même créer son « mood board » (tableau sur lequel les décorateurs assemblent les divers éléments qui les inspirent) et créer son propre carnet de croquis.

Les deux premières pages de cet album sont réservés aux conseils pour bien utiliser ce cahier d’activités. Ensuite, le lecteur pourra, selon son envie, décorer, avec les très nombreux autocollants, soit le salon, soit la chambre, ou encore des vases, des coussins, la cuisine rétro, l’atelier de mode, des meubles et même un jardin zen !

Des heures et d’heures d’amusement et de jeux avec : J’habille mes amies, Créatrice de mode, décoratrice d’intérieur !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix :6,95 €

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