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Un public en folie avec la truculente Princesse Cracra à la Folie Théâtre

A la Folie Théâtre a gâté son audience d’enfants en folie et de parents ravis avec une salle comble et un spectacle irrésistible. 2 comédiennes et 1 comédiens n’arrêtent pas de solliciter les plus jeunes pour les aider à identifier un dragon, répondre à leurs interrogations et leur donner les solutions à leurs problèmes. Pas un enfant n’y résiste pendant une heure de spectacle rondement mené. Victime d’un sort jeté par la sorcière Gribouillis, la Princesse Mélanie se transforme en Princesse Cracra, la salle n’arrête pas de rire. Le Prince Fred tente de l’aider à se délivrer du sortilège, avec l’aide des pipelettes qui hantent le public et ne cessent de l’apostropher, pour le plus grand plaisir de tous. Tours de chants et jeux de lumière participent à un énorme moment de joie collective. Pas un siège de libre, la liesse est totale. La troupe donnera une suite à ce conte moderne à partir du mois d’août avec une pièce centrée sur le personnage de la Sorcière Gribouillis, tout le monde a hâte! Le moment de revoir les excellents interprètes Morgane Drubigny, Lilou Cortes, Arnaud Gagnoud et Nathalie Javelle pour un nouveau moment de magie théâtrale!

Synopsis: Une princesse qui pète, rote, se cure le nez… Venez aider le chevalier à délivrer la princesse Cracra du sort que lui a jeté la sorcière Gribouillis ! La Princesse Mélanie se prépare pour la grande fête du royaume. Le chevalier Frédéric, quant à lui, chasse le dragon de la sorcière. La sorcière Gribouillis est furieuse et lui jette un sort : la femme dont il tombera amoureux deviendra « cracra ». Dès leur rencontre, Frédéric et Mélanie tombent éperdument amoureux. La pauvre princesse se retrouve ainsi à péter, roter, se gratter les fesses sans même s’en rendre compte… Le chevalier est horrifié ! Afin de rompre le sortilège, le chevalier, la princesse et les enfants devront unir leurs forces !

Détails:

Du mercredi 15 mars 2023 au samedi 13 mai 2023
À 16h30, les mercredis et les samedis (sauf pendant les vacances scolaires).
Pendant les vacances scolaires du 24 avril au 6 mai 2023 : à 10h30, du lundi au vendredi, à 16h30, les samedis.

Relâche le 1er et le 8 mai.

Tarif plein : 15€

Tarif réduit : 12€ et 7€

Tour de France des Rosés et des Bulles Roses 2023 (1/2)

Le Tour de France 2023 des rosés et des bulles roses envoie du très lourd avec des cuvées de qualité à déguster. 4 rosés et 4 bulles roses, avec de la qualité et de la diversité, c’est déjà l’été, mais toujours avec modération!

Jeanne B. 2022, Côtes-du-Rhône rosé, prix TTC de vente à la cave : 8,50 euros

Chez Laurent Brusset (@laurentbrusset), c’est toujours de très belles cuvées à déguster. Ce rosé est le résultat d’un assemblage entre cépages Grenache, Syrah et Cinsault. A l’œil, la robe arbore un beau rose pâle brillant et lumineux. Le nez est fruité agrumes (pomelos), petits fruits rouges et épices douces, poivre blanc et réglisse. La bouche est fondue, fraîche, très fruitée fraise des bois-citron, poivrée, avec une finale longue et saline. Ce rosé est parfait pour accompagner Saint-Jacques aux agrumes, langoustines grillées aux épices, rouget, saumon grillé, saint-marcellin, comté et panna cotta à la pistache. Le vin est distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes. Le prix TTC de vente à la cave est de 8,50 euros. Le juste prix pour un rosé qui confirmé la qualité du domaine dans toutes les couleurs, mais également en rosé.

Château de la Jaubertie, Tradition rosé 2022, AOP Bergerac Bio, prix TTC de vente à la cave : 8,30 euros

Le Château de la Jaubertie (@chateau_jaubertie) propose son Tradition rosé 2022, AOP Bergerac. Assemblage de Merlot pour 60% et Cabernet Sauvignon pour 40%, c’est un rosé très qualitatif. A l’œil, la robe est rose saumon avec une belle brillance. Le nez est fruité raisin-cerise, finement épicé cardamome-poivre blanc et une touche de réglisse, estragon. La bouche est harmonieuse entre fraîcheur et matière. Le rosé accompagne parfaitement la cuisine thaï, des papillotes de poisson au lait de coco, des crevettes sautées au poivre, un sauté de porc au curry et du chèvre frais. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, son prix TTC de vente à la cave est de 8,30 euros, de quoi donner envie de se aller à une belle dégustation.

La Cave du Prieuré, Rosé de Gamay 2022, prix TTC de vente à la cave : 7,00 euros

Le rosé de Gamay 2022 est un AOP Savoie 100 % Gamay (@vins_de_savoie). Il arbore une robe rose saumon clair, lumineuse à reflet argenté. Le nez est complexe, floral aubépine, fruité fraise des bois-cerise et pomelo, épicé poivre blanc, estragon. La bouche est fondue, fraîche et gourmande, fruitée citron et finement épicée. Les plats parfaits pour le déguster sont le crabe, le homard, du risotto aux fruits de mer, des crevettes sautées au poivre et du chèvre frais. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix TTC de vente à la cave s’élève au très beau tarif de 7,00 euros, idéal pour une dégustation toute en douceur.

Le brut rosé 2021 AOP Savoie se compose également de cépage 100 % Gamay. A l’œil, sa robe est rose saumon clair, lumineuse à reflet argenté. Le nez est complexe, floral aubépine, fruité fraise des bois-cerise et pomelo, épicé poivre blanc, estragon. La bouche est fondue, fraîche et gourmande, fruitée citron et finement épicée jusque dans la longue persistance. Le mousseux accompagne idéalement crabe, homard, risotto aux fruits de mer, crevettes sautées au poivre et chèvre frais. Distribution en vente directe, chez les cavistes et en CHR, c’est un plaisir de mousse, surtout quand on connait son petit prix TTC de vente à la cave de 9,50 euros. Ce Brut Rosé est une « méthode traditionnelle » à découvrir : c’est la méthode qui est utilisée pour élaborer le Champagne.

Denis Noury, Saveurs d’Été Gris 2022, AOP Coteaux du Vendômois

Denis Noury propose ce vin rosé Saveurs d’Été Gris 2022 AOP Coteaux du Vendômois (@caveduvendomois) au prix TTC de vente à la cave de 6,00 euros. Composé comme souvent dans la région de cépage 100 % Pineau d’Aunis, il arbore à l’œil une robe pâle lumineuse à nuance argentée. Le nez est intense, floral pivoine, fruité poire-mirabelle. La bouche est ample et fondue, croquante, finement poivrée-pimentée en finale. Le vin se déguste idéalement en accompagnement de charcuterie, grillades, poulet aux épices, lotte au poivre vert, camembert ou pont l’Evêque. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, c’est un bel emblème de ce que savant faire les cavistes du Vendômois en rosé.

Saint-Omer, un film de procès à ne pas manquer, sortie le 4 avril en DVD

Saint-Omer est un film de procès fascinant. Le film s’inspire d’un cas réel, l’affaire Fabienne Kabou, mère condamnée en 2017 pour infanticide. En obtenant le Lion du Futur du Meilleur Premier Film et le Grand Prix du Jury lors de la 79ème Mostra de Venise, le film a connu un retentissement bien mérité. Il a également reçu le Prix Jean Vigo et a concouru un temps pour représenter la France à l’Oscar du meilleur film international. Il sort le 4 avril pour une séance de rattrapage à ne pas manquer.

La force de la parole

Quel crédit accorder à une mère qui avoue elle-même avoir posé son enfant de 15 mois sur une plage alors que la marée haute s’annonçait? Meurtre prémédité, reflet d’une fragilité enfouie, appel au secours d’une jeune femme démunie? Le film ne propose pas de thèse définitive et laisse la parole aux avocats et à la juge dans un interrogatoire où le personnage de Laurence Coly se dévoile peu à peu. Dans un français châtié à l’extrême, elle raconte son parcours entre un père absent, une mère distante et un amant paternaliste. Au fur et à mesure que ses propos s’égrènent, le spectateur prend conscience de la situation difficile de la jeune mère, sans pour autant valider son acte incompréhensible. Les longs plans séquence montrent une Guslagie Malanda convaincante dans le rôle de l’accusée mystérieuse. Le choix de ses mots transforme lentement le film en quasi pièce de théâtre, ce sont les digressions autour de la romancière Rama spectatrice du procès, à coup de flashbacks, qui donnent une aura toute cinématographique à Saint-Omer. Premier long métrage de la réalisatrice Alice Diop, le film brasse un large scope de ,thématiques. La principale tient en cette inspiration de l’affaire Fabienne Kabou, mère condamnée en 2017 pour infanticide. Le 20 novembre 2013, le corps de sa fille Adélaïde, 15 mois, est retrouvé par un pêcheur sur la plage de Berck-sur-Mer dans le Pas-de-Calais. Sa mère, qui ne l’avait jamais déclarée à l’état civil, l’avait abandonnée la veille sur cette plage à marée montante. Si les autorités envisagèrent d’abord qu’il s’agissait d’une migrante dont l’embarcation avait chaviré, leurs soupçons se tournèrent vers Fabienne Kabou qui reconnaîtra en garde à vue avoir mis fin aux jours de sa fille parce que « c’était plus simple comme ça ». Son procès s’est ouvert en 2016 devant la cour d’assises de Saint-Omer. Alors qu’elle encourait la réclusion criminelle à perpétuité, elle est condamnée en première instance à vingt ans de réclusion criminelle. Jugée en appel à Douai en 2017 devant la cour du Nord, elle est finalement condamnée à quinze ans de réclusion criminelle. Une peine assortie d’un suivi socio-judiciaire de huit ans avec injonction de soins.

Une obsession marquante

Alice Diop a voulu faire de cette tragique affaire un film après avoir vu une photo publiée dans le journal Le Monde en 2015: une image en noir et blanc prise par une caméra de surveillance et montrant une femme noire, gare du Nord, poussant un bébé métisse emmitouflé dans une combinaison. Tout comme le personnage de Rama, la réalisatrice s’est rendue au procès de Fabienne Kabou à Saint-Omer avec le sentiment que son image de noire était d’autant plus mal considérée que les habitants étaient déclassés et soumis à une situation sociale défavorisée, ce qui n’est finalement pas si prégnant dans le film, beaucoup plus concentré sur les histoires personnelles de Rama et Laurence que sur le contexte social de la ville de Saint-Omer. Le sujet des origines sénégalaises de Laurence et de sa situation de jeune noire en France ne prennent pas toute la place, donnant au film une aura universelle qui touche au cœur. La réalisatrice évoque des références admises, comme La Vérité d’Henri-Georges Clouzot, Souvenirs de la cour d’assises d’André Gide et De sang-froid de Truman Capote.

Le film ressemble à un documentaire par son ambiance judiciaire très réglée et ses personnages jetés dans l’arène du tribunal. Le procureur affirme avec véhémence son point de vue très strict, l’accusée est soumise à un flot ininterrompu de questions auxquelles elle ne répond pas toujours très clairement, le film est un moment de cinéma prenant, qui aborde en filigrane le statut des noirs en France avec subtilité.

Synopsis: Rama, jeune romancière, assiste au procès de Laurence Coly à la cour d’assises de Saint-Omer. Cette dernière est accusée d’avoir tué sa fille de quinze mois en l’abandonnant à la marée montante sur une plage du nord de la France.

Max Darmon dévoile son 1er EP La grande aventure, sortie le 31 mars chez Antipodes Music, concert le 10 mai au Etoiles

Max Darmon dévoile un premier EP nommé La Grande Aventure, sorti le 31 mars 2023 chez Antipodes Music. Celui qui est avant tout connu comme bassiste professionnel se révèle à 29 ans comme auteur, compositeur et interprète. Il suit le sillon d’autres artistes bien connus comme Alain Souchon ou Jean-Louis Murat avec son EP 6 titres gorgé de chansons françaises introspectives.

6 titres enchanteurs

Max Darmon saute le pas. Née du confinement, l’écriture des 6 titres a débuté dans le Lot avec des chansons qui parlent avec pudeur du sentiment amoureux, des doutes et des espoirs. Plutôt habitué aux univers du jazz, du blues et de la soul, Max Darmon fait montre d’indéniables talents de multi instrumentiste avec une écriture qui touche au cœur. Après les titres déjà parus Fuis-moi et L’itinérante, c’est maintenant au tour du titre Te Retrouver d’être placé sous les projecteurs. Il évoque le moment des retrouvailles avec l’espoir jamais vaincu d’une nouvelle chance et la volonté de tout partager avec l’autre. La voix est remplie d’espoir pour tenter de convaincre de sa bonne foi pour redonner une nouvelle chance à une histoire en pointillés. L’émotion suinte des paroles et de la voix accompagnée d’un tempo rythmé invitant à la danse avec son sautillant beat électro. Ce premier projet sent le travail concentré et studieux pour un résultat enthousiasmant. L’isolement semble avoir donné à Max Darmon la volonté de se confier pour briser l’isolement et mettre à profit un temps salutaire dans l’écriture et la composition. La solitude a été porteuse et a permis de ne pas succomber à l’angoisse d’une période incertaine. La réflexion a entrainé la maturité issue d’un retour sur soi salvateur. Le premier titre issu de cette période d’introspection a été Allez viens, un titre qui invite au lâcher prise et au partage. Aidé de musiciens fidèles, l’EP s’est mis lentement en place avec Florian Robin aux claviers, Romain Roussouliere à la guitare, Wendy Killman et Florian Gouello à la batterie et Jérémy Rassat à la réalisation et à la direction artistique.

L’EP La Grande Aventure sonne justement comme le point de départ d’une grande aventure avec des mélodies et des textes à l’unisson d’une belle harmonie, à découvrir en live à Paris le 10 mai au Théâtre les Etoiles.

[Livre jeunesse] Les Clans du Ciel, tome 1 : La quête d’Ellie (Bayard Jeunesse)

[Livre Jeunesse] Les folles semaines de Pia ! – Un manoir pour douze (Tilt!, Milan)

Les Clans du Ciel de Jessica Khoury se déroule dans un monde imaginaire rempli de magie, de créatures fantastiques et de clans aériens qui se battent pour leur survie et leur liberté. Le récit suit la vie d’une jeune fille nommée Alouette, qui se découvre descendante du clan de la Tempête, l’un des cinq clans du ciel. Les clans du ciel sont des groupes de personnes dotées de capacités aériennes spéciales, telles que la capacité de voler ou de contrôler les éléments. Ils vivent dans des villes flottantes qui se déplacent dans les airs.

Lorsque les membres du clan de la Tempête découvrent l’existence d’Alouette, ils l’emmènent dans leur ville flottante pour la former à leurs compétences aériennes uniques. Cependant, les autres clans ne sont pas tous amicaux envers les membres de la Tempête et une guerre s’ensuit, mettant en danger la vie d’Alouette et de ses nouveaux amis.

Au fil de l’histoire, Alouette doit apprendre à maîtriser ses nouvelles compétences aériennes, à naviguer dans les relations interclaniques complexes et à trouver sa place dans le monde des clans du ciel. Elle doit également faire face à des choix difficiles qui affectent non seulement sa vie, mais aussi la vie de tous ceux qui l’entourent.

« Les Clans du Ciel » est un roman captivant qui convoque suspense, aventure et magie, pour transporter les lecteurs dans un monde créatif et enchanteur. L’histoire de l’apprentissage d’Alouette et de sa quête de liberté est à la fois inspirante et émouvante, et ne manquera pas de captiver les lecteurs de tous âges.

Résumé de l’éditeur : 

Un monde où les humains ont des ailes !

Alors qu’elle participe à un concours pour devenir apprentie chevaleresse, Ellie, une Moineau, rencontre le Corbeau Nox, un voleur. Malgré leurs différences, tous deux doivent s’unir pour rejoindre Thelantis, la capitale du royaume. Les voilà qui s’envolent pour une aventure pleine de magie, mais aussi de dangers. Car les gargouilles, ces monstres venus du ciel, ne sont jamais très loin…

Date de parution : le 8 février 2023
Auteurs
: Jessica Khoury
Genre : Aventure, magie
Editeur : Bayard Jeunesse
Prix : 14,90 € (384 pages)

Laurent Brusset dévoile son Cairanne blanc L’Esprit de Papet 2022

Le Domaine Brusset est un habitué du site Publik’Art. Après une dégustation au restaurant Tan Dihn à Paris, des vins rouges et des vins blancs, c’est aujourd’hui le Cairanne L’esprit de Papet 2022 qui a été reçu pour une dégustation des plus satisfaisantes, comme toujours avec modération.

Un vi n blanc de caractère

Assemblage des cépages Roussanne et Viognier, ce vin blanc a été élevé sur un sol argilo-sablonneux en coteaux. La vinification a été réalisée par pressurage direct pneumatique et débourbage à froid. La fermentation alcoolique a eu lieu en fûts avec bâtonnage, sans levurage. A l’œil, la robe est couleur or brillante avec des reflets argentés. Le nez est élégant, gourmand et mûr, avec des arômes de fleurs blanches, fruité poire, pêche, épices douces, clou de girofle-cannelle-muscade. La bouche est élégante, ample, fondue et minérale, fraîche, gourmande et longue sur le citron, avec une note grillée et saline en finale. Le plat se déguste idéalement en accompagnement d’asperges blanches, d’une terrine de lapin, de gambas grillées aux épices, d’une blanquette de veau avec poêlée de champignons, un curry de légumes et du comté. Proposé en circuit de distribution vente direct, CHR et cavistes, le prix de vente au caveau est de 19 euros, attractif compte tenu de la qualité de la cuvée.

Publireportage:

Dans ce domaine familial, depuis 1947, la famille Brusset a su allier au savoir faire, les nouvelles techniques apportées par chaque génération. André Brusset (1910-1999) fondateur de l’exploitation a transmis sa passion à son fils Daniel et son petit-fils Laurent. Deux passionnés, deux expériences qui font du Domaine Brusset une rareté où la complémentarité de deux générations donne les meilleurs résultats, dans le respect des traditions. C’est au sein des vignobles des Côtes-du-Rhône méridionaux, à Cairanne, que se situe le domaine Brusset. Totalisant 70 hectares, nos vignobles s’étendent sur cinq appellations prestigieuses : Gigondas, Cairanne, Rasteau, Côtes-du-Rhône et Ventoux. De nombreux cépages nobles y sont cultivés. Pour les vins rouges et rosés : Grenache, Syrah, Mourvèdre, Cinsault et Carignan. Grenache blanche, Viognier, Roussanne, Clairette pour nos vins blancs. Les célèbres vins rouges du domaine représentent 90 % de la production.

Les mauvaises épouses, un roman de Zoe Brisby (Albin Michel)

Les mauvaises épouses, un roman de Zoe Brisby (Albin Michel)

Zoe Brisby nous propose son dernier roman, Les mauvaises épouses, dont l’histoire se situe aux Etats-Unis, dans les années 1950.

Edward et Summer habitent sur la base militaire Nevada Test Site, en plein désert du Nevada. Edward est le chef du département scientifique de la base. Un fervent défenseur de la bombe atomique. A chaque essai de lancement de la bombe atomique, tous ceux de la base se réjouissent d’assister en direct à un tel spectacle.

D’autant plus qu’ils font des recherches pour fabriquer une bombe encore plus puissante, qui ferait des ravages bien plus importants que ceux d’Hiroshima !

Mais Summer se pose des questions. Même si elle fait semblant d’être parfaitement intégrée à la base américaine, et organise des barbecues atomiques formidables, au fond d’elle, quelque chose cloche.

Un jour, elle a de nouveaux voisins. Très vite elle va devenir amie avec Charlie. Elle est belle, n’a peur de rien. Et surtout pas des commérages des autres femmes…
Mais Summer découvre l’impensable. Charlie a un lourd secret. Son mari, si charmant, si beau, n’est pas un mari parfait, loin de là ! Et Charlie va entrainer Summer dans une belle aventure.

Elle ne peut pas cacher son secret à Summer. Et on les voit, au fil des pages, évoluer, dans une relation de plus en plus intime. On assiste également à la toute-puissance de l’Amérique avec ses progrès scientifiques incroyablement fous.

Deux mondes que tout oppose. Charlie est synonyme de liberté. Summer arrivera-t-elle à y accéder malgré l’énorme pression de la base ?

Si, Les mauvaises épouses, paraît un roman d’aventures, vintage, très glamour, il n’en est rien. Derrière se cache la bombe atomique. Et l’auteure en profite pour aborder des thèmes très forts comme la liberté des femmes, leur émancipation, leur combat face aux violences des hommes ou simplement face à leur pression. C’est un roman contre toute forme de violence. Un roman pour les femmes. Un cri d’espoir aussi !

Les mauvaises épouses se lit comme un roman des belles années, qui cachent bien des secrets, de terribles secrets… Tous les éléments historiques de ce livre sont basés sur des faits réels. Ce qui donne la chair de poule…

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : mars 2023
Auteur : Zoe Brisby
Editeur : Albin Michel
Prix : 20,90 €

Bob Marley revit dans la BD Il était une fois en Jamaïque aux éditions Futuropolis, sortie le 5 avril

Tout le monde connait le nom de Bob Marley mais peu connaissent sa véritable histoire. Futuropolis propose d’y remédier avec cette BD très documentée sur fond d’indépendance de la Jamaïque et de querelles politiques. Loulou Dedola a mené une enquête approfondie pour raconter l’histoire d’un concert mythique à Kingston Bob Marley a réussi à se faire rencontrer les 2 ennemis politiques à la base des rivalités en Jamaïque. Le dessinateur Luca Ferrara prête sa plume pour un dessin très réaliste où l’esprit de l’île est ravivé et l’histoire de Bob Marley expliquée.

Reggae et violence

Dès les premières pages, la violence règne sur une île perdue des Caraïbes. 2 partis s’appuient sur les gangs, le PNP et le JLP, dans une guerre qui déchire la Jamaïque. Les dessins font très BD belge, la précision des traits accompagne le récit. En 1976, Bob Marley a été victime d’une tentative d’assassinat, il a quitté l’île après un concert et les Wailers sont séparés. Les élections anticipées donnent la victoire au TNP, avec en filigrane la rivalité entre gangs pour le trafic de ganja et de cocaïne. Jusqu’à l’espoir de paix sur l’île entre les différentes factions hostiles, comme un miracle que le retour de Bob Marley exilé rend d’autant plus possible. Histoire mal connue dans nos contrées mais digne des plus grands thrillers. Quand des politiciens utilisent les ghettos pour assoir leur pouvoir, les exactions vont de concert et la BD explique comment les chefs de gang se sont dédouanés de cette rivalité politique pour ramener la paix, avec Bob Marley comme étendard. Les préparatifs du concert One Love Peace font monter la pression, tout va-t-il se passer comme prévu? La musique bat son plein et s’entend presque dans les bulles pour célébrer ce moment historique, au moins pour un moment. Car comme le rappellent les pages finales, la trêve n’a duré qu’un temps…

L’argot local remplit les pages pour une belle plongée dans le microcosme insulaire, avec la musique comme blason et les discussions politiques comme fil rouge d’une histoire sur un peuple qui tente de se réunir. Les pages finales recommandent des morceaux à écouter en tournant les pages, de quoi donner envie de se remettre au bon reggae!

Synopsis:

L’histoire de la Jamaïque et du reggae racontée à travers le One Love Peace concert ! Ce concert donné à Kingston le 22 avril 1978 a marqué l’histoire. Il marque le retour de Bob Marley après deux ans d’exil, grâce à deux chefs de gangs décidés à mettre fin à la guerre civile qui déchire la Jamaïque. Une enquête, près de 50 ans plus tard : Loulou Dedola est allé à la rencontre des derniers témoins pour raconter les coulisses de ce concert mythique de Bob Marley en Jamaïque, certainement le plus important événement de l’histoire du reggae. C’est toute l’histoire de la Jamaïque et du reggae qui prend vie sous la plume de Luca Ferrara. Que s’est-il passé réellement avant pendant et après ce mythique concert reggae du 22 avril 1978 au stade de Kingston en Jamaïque ? Deux partis politiques se livrent une lutte sans merci pour le pouvoir. L’électorat du ghetto est crucial pour départager le très conservateur JLP (Jamaica Labour Party) du socialiste et non-aligné PNP (People’s national Party). Les deux partis ont recours aux gangs pour prendre le contrôle électoral des « slums » (taudis) et des « shanty towns » (bidonville) de Trenchtown, Tivoli Garden, Kingstown Twelve… La guerre civile fait rage. On assassine, on pille, on viole sous toutes les bannières.
Pourtant, de deux camps opposés, deux hommes vont tenter d’inverser le cours des événements : Claudius Massop et Bucky Marshall. Ils appartiennent à des gangs rivaux mais leurs routes vont se croiser au fond d’une cellule de la prison de Kingston. Ces hommes forts des gangs de Tivoli Garden et Trenchtown savent que le reggae est le ciment du peuple jamaïcain. L’idée d’un concert pour la paix germe dans leurs esprits. Pour cela ils ont besoin d’un homme, le roi du reggae, leur ami d’enfance, parti en exil deux ans auparavant après un attentat manqué contre lui : Bob Marley !

Editeur: Futuropolis

Auteurs: Loulou Dedola, Luca Ferrara

Nombre de pages / Prix: 20 euros

Les pires, un film coup de poing à découvrir en DVD le 4 avril chez pyramide vidéo

Entre film dans le film et documentaire, Les Pires brouillent les pistes. Un réalisateur choisit des acteurs mineurs et amateurs du quartier Picasso à Boulogne sur mer pour interpréter les personnages principaux de son film. Il les veut brut de décoffrage, entiers et sans filtres pour camper des jeunes à problème. Le souci de sincérité du réalisateur (dans le film Johen Heldenberg) est des plus ambivalents, sa sincérité est remise en cause par des scènes ambigues. Le langage fleuri voire hardcore des jeunes se veut le reflet d’une certaine réalité dans les quartiers, pas forcément pour le meilleur, d’où des interrogations légitimes.

Un film tendu

Les Pires a obtenu le Prix Un Certain Regard au Festival de Cannes 2022 et le Valois de diamant (récompensant le meilleur film) au Festival du film francophone d’Angoulême, de quoi valider la démarche pas si évidente que ça des 2 réalisatrices. Montrer les quartiers avec un tel niveau de full frontal prend le risque de rebuter, voire de stigmatiser. La lucarne ouverte est à la limite de la caricature, ça tchatche, ça met en boite, ça crée des rumeurs, les gens sont vite catalogués. Le film est le premier long métrage des réalisatrices Lise Akoka et Romane Gueret et le confort n’a visiblement pas été leur priorité, bien au contraire. Impossible de savoir si les acteurs se conduisent dans la réalité comme dans le film, s’il jouent, ils sont très forts. Les Pires se veut la continuité du court-métrage Chasse Royale qui se concentrait sur le moment du casting, tandis que le long raconte surtout le tournage qui en découle. Le tournage a eu lieu dans le nord de la France pour un vrai gouffre entre enfants d’un quartier populaire et adultes issus du monde du cinéma. Les réalisatrices ont un fort intérêt pour les enfances cabossées, marquées par le dénuement et les accidents de la vie qui touchent à vie, dès le plus jeune âge. Le casting du film a été issu en grande partie d’un casting sauvage et l’histoire est le résultat de l’écoute de tous ces petits personnages aux existences difficiles pour un scénario qui sent la réalité. Entre vie et fiction, le film mélange les tons, et les 2 films (le vrai et le film dans le film) brouillent les perceptions avec force.

Le film est une vraie expérience de cinéma, pas toujours confortable mais assez enthousiasmante, à découvrir en DVD le 4 avril.

Synopsis: Un tournage va avoir lieu cité Picasso, à Boulogne-Sur-Mer, dans le nord de la France. Lors du casting, quatre ados, Lily, Ryan, Maylis et Jessy sont choisis pour jouer dans le film. Dans le quartier, tout le monde s’étonne : pourquoi n’avoir pris que « les pires » ?

Impressionnante exposition Manet / Degas au Musée d’Orsay du 28 mars au 23 juillet 2023

L’exposition immanquable de la saison se trouve au Musée d’Orsay. Parcours riche, prise d’assaut par les visiteurs au risque de difficultés compréhensibles pour atteindre les œuvres, la grande institution parisienne associe deux frères ennemis pour une mise en rapport fastueuse. Les tableaux universellement connus sont bel et bien présents (Olympia, L’absinthe, Nana) mais c’est surtout le moment d’approfondir la connaissance des 2 maitres du XIXe siècle.

Des contrastes et des similitudes

Édouard Manet (1832-1883) et Edgar Degas (1834-1917) sont des presque exacts contemporains. Ils ont représenté la nouvelle peinture des années 1860-1880. L’exposition ne cesse de confronter les œuvres des deux peintres en soulignant autant les contrastes que les points communs. Tour à tour complices et rivaux, ils démontrent à quel point la modernité picturale du XIXe siècle était surtout question d’hétérogénéité, de conflits et de respect mutuel. Après le décès de Manet, Degas fit l’acquisition de nombreuses œuvres de son frère ennemi. Tout aussi cruciaux l’un que l’autre, ils furent bien obligés de concourir sur les mêmes thématiques comme les courses de chevaux, les scènes de café ou la prostitution. Membres des mêmes cercles amicaux, notamment auprès de Berthe Morisot, et habitués des mêmes lieux (cafés, salles de spectacle), leur proximité était évidente. Mais c’est surtout la distance avec l’impressionnisme initié par Monet qui surprend. Issus de familles bourgeoises, tous deux désireux de quitter très tôt des études de droit pour se consacrer à l’art pictural, ils connaissent aussi la guerre de 1870 et le contexte de la Commune de Paris. Point saillant, Manet recherche la reconnaissance quand Degas préfère s’éloigner des canaux officiels, créant ainsi une différence marquante entre leurs aspirations. Une fois l’âge venu, Manet est friand de sociabilité quand Degas vit reclus dans une existence secrète. Coexistence et dissonance marquent leurs carrières pour des contrastes qui prennent aujourd’hui tout leur sens. Ce fut la mort de Manet qui les reconcilia, ce que souligne l’importance de la collection de Degas des oeuvres de Manet.

L’exposition est organisée par les musées d’Orsay et de l’Orangerie avec le significatif concours du Metropolitan Museum of Art de New York où elle sera présentée de septembre 2023 à janvier 2024. Un moment somptueux de visite au sein d’un des plus beaux musées de Paris.

Détails:

Plein tarif horodaté 16 €

Horaires:

Dimanche 9h30 – 18h00

Lundi Fermé

Mardi 9h30 – 18h00

Mercredi 9h30 – 18h00

Jeudi 9h30 – 21h45

Vendredi 9h30 – 18h00

Samedi 9h30 – 18h00

Marilyn, dernier regard avec Adjani

Marilyn, dernier regard avec Adjani
Photo © Marcel Hartmann

Marilyn, dernier regard avec Adjani

Isabelle Adjani, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, est sur scène pour Le Vertige Marilyn. Ce spectacle convoque la figure de l’icône, disparue il y a tout juste 60 ans, et installe, in fine, un face à face entre les deux femmes. Un double jeu troublant qui croise deux destins et nourrit un dialogue imaginaire.

Parmi les multiples points de convergence entre les deux actrices à la fragilité extrême, toutes deux sont des transfuges de classes, ont accédé très rapidement et même de manière assez violente à la célébrité, ont joué avec les plus grands réalisateurs de leur époque, se sont essayées à la chanson et ont soufferts de grandes incursions dans leur vie intime et amoureuse, de la rumeur, de la parole mensongère… Le dialogue est presque partagé entre trois figures : Isabelle Adjani, Norma Jean (le nom de naissance de Marilyn Monroe) et le personnage de Marilyn que Norma Jean a créé pour s’en sortir.

Le texte du spectacle s’appuie sur la dernière interview donnée par Marilyn deux jours avant sa mort par overdose de barbituriques, à 36 ans. Mais aussi sur des extraits d’entretiens donnés par Adjani ou encore un poème de Pasolini.

Tout commence dans l’obscurité et sur des paroles prononcées d’une voix éthérée, soufflée parfois, au téléphone. C’est Marilyn Monroe qui appelle le standard, veut donner une interview, dire qu’elle n’est pas morte, affirmer qu’elle a des projets, des révélations à faire aussi, ne plus taire sa solitude…

Une « installation immersive » comme concept nous accueille, conçue par Olivier Steiner d’après son propre livre Le Ravissement de Marilyn Monroe et un décor conçu par le plasticien Emmanuel Lagarrigue, où du noir Soulages domine car le cœur du Vertige, ou plutôt son noyau dur, son trou noir, c’est la mort, celle de Marilyn mais aussi cet arrêt brutal sur image, que focalise le scandale de la mort.

Actrice absolue

Puis le plateau s’éclaire furtivement, une femme (Isabelle Adjani) apparait dans une robe noire magnifique, signée Dior, réplique parfaite de celle de l’Américaine durant son dernier shooting, six semaines avant sa disparition (devenu culte sous le nom de The Last Sitting), pour le magazine Vogue. Une silhouette nouvelle vers laquelle Marilyn voulait aller, en abandonnant les tenues trop collantes et sexy.

Une mise en abîme vertigineuse où Isabelle Adjani en interrogeant Marilyn dans une intimité d’esprit et un jeu de miroirs abyssal, nous plonge dans les méandres d’un destin brulé aux prises entre une blessure indomptable et une solitude irréconciliable. Un questionnement aussi sur la condition d’actrice, son isolement et sa surexposition, sa soumission au pouvoir de l’image, de la jeunesse, de la représentation du corps et de la presse.

Une forme de diffraction s’opère non plus via l’image mais dans la chair du texte et sa polyphonie, dont la résonance multiple et fantomatique nous habite.

D’un insaisissable mystère porté par une voix céleste et sensorielle, Isabelle Adjani, actrice absolue, magnétise l’espace d’un jeu et d’un timbre aux insondables variations et sensations. Du grand art. Bravo !

Dates : du 20 au 21 juillet 2023 : – Lieu : Festival les Nuits de Fourvière au Radiant-Bellevue (Caluire)
 Conception et montage : Olivier Steiner

Retour sur une triste période espagnole avec Les repentis, sortie du DVD le 4 avril

Le terrorisme a endeuillé l’Espagne tout au long des années 2000. Les assassinats perpétrés par l’ETA ont marqué l’opinion publique ainsi que les familles des victimes. Le réalisateur Icia Bollain a lu des interviews dans le journal El País à propos de rencontres entre terroristes de l’ETA et proches des victimes. Le film se concentre sur l’histoire vraie de Maixabel Lasa, une des 11 personnes qui a accepté de parler avec les ex-membres de l’ETA. Elle a pu échanger avec l’homme qui a assassiné son mari.

Des évènements forts

Icíar Bollaín a déjà fait tourner Luis Tosar dans Ne dis rien en 2003, Même la pluie en 2010, Fleurs d’un autre monde en 1999 et Mataharis en 2007, acteur déjà habitué au système carcéral avec notamment son rôle de détenu violent dans Cellule 211. Le film se concentre surtout sur les ex-terroristes. 600 membres de l’organisation séparatiste étaient en prison et une dissidence s’était formée au sein de l’organisation. Quand le gouvernement a proposé à beaucoup d’entre eux d’être emprisonnés dans une prison plus proche du Pays Basque à condition de dire publiquement qu’ils quittaient l’ETA, une vingtaine de prisonniers a accepté l’accord. Le film s’intéresse au cheminement de ces 20 hommes, passés volontairement du statut de héros à celui de traitre. Leur justification des assassinats tenait à la lutte pour l’indépendance du Pays Basque, le film montre surtout leur réactions face à leur prise de conscience de la portée violente de leurs actes. Un travail particulier a été porté à la lumière du film avec des couleurs tirant vers le bleu, le gris et le brun, plastique inspirée du film Dark Waters de Todd Haynes. Le processus de justice où les proches des victimes et les assassins se rencontrent a été utilisé en Afrique du Sud, au Rwanda et en Colombie. Cette méthode est utilisé partout où la violence s’est déchainée pour aider proches des victimes et bourreaux à vivre après et passer outre le traumatisme, la division et l’incompréhension.

La prise de conscience de l’horreur par les assassins est un évènement assez rare au cinéma, ce qui donne au film Les Repentis une portée universelle.

Synopsis: L’histoire réelle de Maixabel Lasa, la veuve de Juan Maria Jauregui, un homme politique assassiné par l’organisation terroriste ETA en 2000. Onze ans plus tard, l’un des auteurs du crime qui purge sa peine en prison demande à la rencontrer, après avoir rompu ses liens avec le groupe terroriste.

La folle et inconvenante histoire des femmes, une pièce aussi distrayante que féministe au Théâtre Funambule Montmartre

Le théâtre Funambule Montmartre laisse la comédienne Diane Prost s’exprimer en totale liberté pendant plus d’une heure de voyage à travers les siècles. Dans la mise en scène extrêmement maligne de Laetitia Gonzalbes, elle change de tenues, de contextes et de chevelures pour coller aux époques qu’elle évoque. La pièce de Laura Léoni prend une belle dimension avec un discours mi-revendicatif mi-hommage aux grandes figures féminines de l’histoire.

Une plongée savoureuse dans les arcanes du temps

Le personnage interprété par la comédienne s’adresse à sa grand-mère récemment décédée. Le cercueil trône sur scène et la jeune femme remonte jusqu’à la préhistoire pour montrer les errements des hommes et des sociétés face à la nécessaire figure féminine. Longtemps cachée, placée dans l’ombre, terrorisée par les procès fumeux et les prérogatives masculines trop longtemps sacrées, la femme a du se battre pour y arriver. Jusqu’à un XXe siècle enfin décidé à lui laisser la place qu’elle mérite, centrale, libre et reconnue. Un discours sur les droits des communautés LGBT s’y mêle adroitement car l’amour est pluriel et ô combien personnel. Le discours est parsemé de piques tout à tout humoristiques et justement revendicatrices pour ne pas perdre des acquis si difficilement obtenus. La comédienne sait mélanger les tons pour un résultat en tous points convainquant.

La folle et inconvenante histoire des femmes est une pièce bien dans son époque pour ne pas oublier les grandes figues féminines historiques et les dangers auxquels elles sont toujours confrontés. Garder l’œil ouvert, toujours!

Synopsis: Ce spectacle met en scène une jeune femme qui, à travers un livre d’histoire légué par sa grand-mère, décide de donner enfin la parole aux grandes muettes des siècles passés, les femmes. De la Préhistoire jusqu’au XXIème siècle, elle donnera vie à des personnage féminins, réels ou fictifs, hétérosexuels ou homosexuels, qui ensemble entre humour et engagement se feront les témoins de cette grande histoire oubliée des femmes, leur histoire.

Noga dévolie son nouvel album LEV, sortie le 4 avril chez Evidence Musique

La chanteuse et musicienne auteur compositeur suisse Noga célèbre un chant quasi sacré avec l’album LEV à paraitre le 4 avril chez Evidence Musique. Artiste et pédagogue, elle propose un voyage à la spiritualité affirmée pour inspirer le bien être et la bienveillance, entre jazz et world music, les chants sont apaisants et hypnotiques. Une vraie expérience à découvrir avec le titre Shir déjà disponible.

Un album qui fait léviter

Le vrai nom de Noga est Eli Ata, elle s’est fait connaitre avec le titre Femme vivante il y a 2 ans sur l’album Et si… . Née en Suisse de parents venus d’Israël, Noga part régulièrement en tournée hors de son pays. Elle chante dans plusieurs langues, français, anglais, hébreu et autres dialectes inventés. Les sonorités de mots sont choisies dans des buts bien précis. L’album Next est sorti en Suisse en 2018, suivi en 2019 du single Chant de Paix et en 2020 du EP Et si… enregistré en live studio. Noga a également collaboré avec d’autres artistes et s’est produit dans différents contextes. Côté pédagogie, elle a créé l’association Catalyse pour promouvoir la créativité heureuse avec 3 trois leviers d’action : l’éducation / le soutien à la scène vivante / la médiation culturelle. Elle a développée avec son équipe la pédagogie sonoga. Noga chante et transforme sa voix au gré de son inspiration. Du fait de son éducation cosmopolite, elle utilise les sons et styles des différentes langues qu’elle maitrise pour créer une musique apaisante. Pour LEV, elle a notamment utilisé des poèmes ancestraux pour explorer des sonorités et élever la fréquence vibratoire pour permettre la connexion entre les êtres. Des objectifs séduisants qui entrainent des écoutes répétées et concentrées. Elle touche le cœur et l’esprit avec ses chansons, c’est assez magique.

Pour Noga, tout vient de la voix, pour relier les êtres et révéler les valeurs de chacun. L’objectif pour elle est de permettre la liberté d’être, de révéler l’importance du choix, la vertu de l’expérience et la célébration de la vie. Une belle démarche à toucher du doigt, et de l’oreille avec ce nouvel album.

Au crépuscule de la Beat Generation le dernier clochard céleste, sortie le 5 avril aux éditions La Boite à Bulles

Adapté de l’œuvre de Gilles Farcet et préfacé par Alejandro Jodorowsky, la BD d’Etienne Appert revient sur un personnage clé de la contre culture américaine, Allen Ginsberg, emblème de la Beat Generation. Gilles Farcet raconte sa jeunesse frustrée par la vision rigide de la réalité proclamée par l’école et ses professeurs formatés avant la rencontre avec l’esprit libertaire d’un courant de pensée révolutionnaire. Etienne Appert suit les différentes rencontres avec les plus grands esprits de ce temps revendicatif à la si grande empreinte dans les générations suivantes avec des dessins aussi forts en symbole que chargés de sens.

Une BD céleste

Les pages sont ornées de dessins aux évocations puissantes, anges et démons se bousculent au fur et à mesure des éructations poétiques des personnages. Le jeune journaliste français assiste à des monologues enflammés. Ecolo avant l’heure, anti guerre, anti nucléaire, Ginsberg gravite dans un monde où beaucoup souhaitent se réchauffer à sa flamme, quitte à épuiser l’énergie inépuisable du grand démiurge transgénérationnel. Vif et ouvert, le poète réagit à tout et saute de sujets en sujets sans jamais se lasser. Le poète invoque le sacré trop absent de la vie moderne, la candeur nécessaire pour garder les indispensables innocence et honnêteté. L’esprit beat traverse la BD, avec les rues de New York, les invocations des charnières historiques de l’esprit Beat, la lutte permanente pour la liberté d’expression. D’autres personnages traversent le livre, comme le mystérieux Hank aka Henry Warshawsky, gros ours bourru qui vit une véritable existence de clochard céleste. Les pages se lisent avec l’esprit embrumé, comme en pleine hallucination psychédélique, tant de citations qu’il en est presque impossible de toutes les retenir. Ma préférée: On ne confie pas aux matons les secrets de l’évasion. Pas de linéarité dans la lecture, les pages accumulent les anecdotes et les esclandres, les mantras et les références dans un grand foisonnement constant.

La connexion à la grande pulsation du Beat est une vraie prouesse dans cette BD quasi anthropologique sur une typologie d’humains débarrassés de la patine de la société pour rester errer en liberté. Gardien de l’héritage beat, Allen Ginsberg se donne à être découvert comme un être à part, unique.

Synopsis: Au cours des années 1950, une nouvelle génération d’auteurs et d’artistes ébranle l’Amérique avec son style percutant et contestataire. Ils prennent le nom de Beat Generation, nom signifiant à la fois « génération battue », « génération de la pulsation» et « génération en quête de béatitude ». Parmi eux Jack Kerouac, William S. Bourrough, Neal Cassady…

En 1988, le journaliste français Gilles Farcet se rend à New York auprès d´Allen Ginsberg – l’un des plus célèbres poètes américains du 20e siècle, conscience morale de l’Amérique et pilier central du mouvement – pour observer, après trois décennies de culture Beat, vers quelle maturité « la route » chère à Kerouac a conduit ses auteurs.

Ce qui n’était pas prévu, c’est qu’un véritable « clochard céleste » déboule au cours de ses entretiens : poète sauvage, incarnation pure de l’esprit Beat, génie marginal dont les paroles, fusant par giclées épaisses, expriment sans filtre le souffle de la grande pulsation, et entraînent Gilles dans un voyage intérieur « sur la route » de l’initiation psychédélique.

Sur la base des témoignages de Gilles Farcet, Étienne Appert nous (re)plonge dans l’histoire et l’héritage de ce mouvement qui a nourri la plupart des contre-cultures du XXe siècle (beatniks, hippies, punk, écologistes…) et changé la face de l´Amérique.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Etienne Appert

Nombre de pages / Prix: 240 pages / 29 euros

Les Maîtres Vignerons de Cascastel dévoilent le rosé, Caprice des Anges, Coeur de Gris 2022, IGP Vallée du Paradis

La saison des rosés approche, les maitres vignerons de Cascastel ouvrent le bal avec un beau rosé à découvrir en prévision des beaux moments en terrasse, toujours avec modération.

Un rosé pour le printemps et l’été

Composé des cépages grenache pour 85 % et cinsault pour 15%, ce vin gris n’a pas eu de macération. La vendange manuelle s’est effectuée uniquement le matin pour une préservation optimale du fruit et de la fraîcheur des raisins. La vinification des vins gris est délicate, elle met en œuvre des raisins à la pellicule naturellement colorée. A l’œil, la robe apparait saumonée pale. Le nez révèle des notes intenses et complexes de fraise, pèche, vanille et sauge. La bouche est fraîche, dense, toute en souplesse avec un beau fruité désaltérant. Ce rosé revêt une belle intensité et une belle fraîcheur. Ce vin gris accompagne idéalement des repas d’été entre amis dés l’apéritif. Il est disponible en circuit de distribution (Auchan, Leclerc, Système U, Super U, Hyper U, Cora, Intermarché, Casino avec un prix TTC indicatif de 5,95 euros.

Publireportage:

Il est une vallée fascinante, jalonnée de territoires rocailleux, avec des chutes de roches et des sols très variés qui porte un nom en forme de rêve : la vallée du Paradis. Les vignes qui y poussent ont su s’approprier leur part de la grâce divine environnante. Elles hébergent les cépages traditionnels du Languedoc et des cépages plus récents qui ont trouvé ici une nouvelle façon de s’exprimer. Nos vignerons ont eu l’idée de les mêler, associant tradition et innovation dans des cuvées dignes du Paradis. La région de production des vins de pays de la vallée du paradis se limite à quelques villages du massif de la haute Corbière. Un terroir marqué, d’histoire et de tradition, aux paysages magnifiques et enivrants sert d’écrin au vignoble qui court de colline en coteaux au travers de la garrigue qui lui transmet ses bouquets d’épices et fruits sauvages. L’ensemble du vignoble est conduit dans le respect de l’environnement en agriculture durable. La vendange est exclusivement manuelle.

Suis avec ton doigt Les labyrinthes (Usborne)

Suis avec ton doigt Les labyrinthes (Usborne)

Les éditions Usborne nous proposent un très bel album entièrement cartonné destiné à nos jeunes lecteurs : Suis avec ton doigt Les labyrinthes.
En passant le doigt dans les rainures des labyrinthes, l’enfant développera sa motricité fine. Une étape indispensable avant l’écriture.

Tous les enfants adorent les labyrinthes. Retrouver le bon chemin !
Le lecteur va aider la souris à retrouver son terrier. Mais il va également tracer le trajet de la fusée qui doit atterrir sur la Terre. Il aidera aussi l’oiseau à retrouver ses poussins…

Des labyrinthes tous plus beaux les uns que les autres. Très colorés et variés !

Le tout jeune lecteur pourra ensuite refaire tout seul le chemin des labyrinthes et se raconter des histoires autour de ces labyrinthes. Sans se perdre, bien sûr ! 

Suis avec ton doigt Les labyrinthes, une jolie idée de cadeau pour tout-petit ! Dès 12 mois !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : mars 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 10,95€

Harka, une tragédie moderne au Moyen-Orient, sortie en DVD le 4 avril

Le film raconte une histoire vraie. Dans la Tunisie d’aujourd’hui, Mohamed Bouazizi était vendeur ambulant. Le sort s’est acharné sur lui malgré ses tentatives pour surnager. Harka est d’une tristesse infinie, rien ni personne n’écoute le héros sombrer, jusqu’à la scène de fin où les passants marchent sur le bitume sans se soucier du feu créé par celui qui s’est immolé de désespoir, jusqu’à devenir un détonateur du printemps arabe. Harka été présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2022, où Adam Bessa a obtenu le Prix d’Interprétation Masculine.

Un film puissant

Le mot Harka a 2 significations en arabe, l’une d’elle signifie brûler. L’autre, en argot tunisien, est un migrant qui traverse illégalement la Méditerranée en bateau. Le film s’intéresse à ceux qui restent en Tunisie et doivent faire face à un régime corrompu, à une vie sans perspectives économiques et à des moyens de subsistance réduits. Le sentiment de colère est tel que beaucoup ne trouvent pas d’autres moyens que d’en finir pour avoir le sentiment d’exister. Harka est le premier long-métrage tourné à Sidi Bouzid en Tunisie, le lieu même où la révolution a débuté.

La communauté locale a été importante pour rendre le film possible, pas très long (moins d’1h20) mais qui conduit à une fin inéluctable. Adam Bessa est un parfait sosie de Tahar Rahim, souhaitons lui une carrière aussi riche et foisonnante!

Synopsis: Ali, jeune tunisien rêvant d’une vie meilleure, mène une existence solitaire, en vendant de l’essence de contrebande au marché noir. À la mort de son père, il doit s’occuper de ses deux sœurs cadettes, livrées à elles-mêmes dans une maison dont elles seront bientôt expulsées. Face à cette soudaine responsabilité et aux injustices auxquelles il est confronté, Ali s’éveille à la colère et à la révolte. Celle d’une génération qui, plus de dix ans après la révolution, essaie toujours de se faire entendre…

Une Exposition Giovanni Bellini Influences croisées éclairante au Musée Jacquemart André jusqu’au 17 juillet 2023

Le Musée Jacquemart André propose la première exposition en France dédiée au grand maitre fondateur de l’école vénitienne, Giovanni Bellini (1435-1516). Spécialiste de l’art de la couleur et du choix des tons, l’illustre peintre a marqué l’histoire de la peinture, certaines de ses plus représentatives œuvres sont visibles dans une exposition à ne pas manquer.

Un grande maitre de la Renaissance

Peintre italien de la Renaissance considéré comme le précurseur de l’école vénitienne, l’œuvre de Bellini a marqué une rupture définitive avec le style gothique. Son attachement à la rigueur géométrique à travers ses peintures lui ont permis d’effacer la différence entre monde sacré et profane. Giovanni Bellini a incarné avec un talent inimitable l’esprit de la Renaissance italienne, mais toujours d’une manière adaptée aux traditions et aux goûts du milieu local. Ce sont près de 50 œuvres issues de collections publiques et privées européennes qui sont visibles dans une exposition qui retrace chronologiquement et thématiquement son parcours et dévoile un langage artistique sans cesse renouvelé tout au long d’une carrière aussi innovante qu’originale. L’exposition souligne également les modèles qui ont inspiré les tableaux. Encore jeune artiste, Bellini s’est imprégné de l’art de son père, de son frère et de son beau-frère Andrea Mantegna pour un style qui a changé de cap avec la venue à Venise d’Antonello de Messine pour une introduction décisive du goût flamand du détail et des constructions spatiales. Peinture à l’huile, intensité dramatique, influence de l’art byzantin, le peintre a pu développer ses thématiques avec notamment des paysages topographiques. La fin de sa carrière révèle une touche aussi vibrante que moderne.

L’exposition présente Bellini, son contexte artistique et son influence sur les artistes jusqu’à aujourd’hui. Beaucoup d’œuvres sont des prêts exceptionnels de la Gemäldegalerie de Berlin, du Petit Palais de Paris, du Museo Thyssen-Bornemisza de Madrid, de la Galleria Borghese de Rome, du Museo Correr, des Gallerie dell’Accademia et de la Scuola Grande di San Rocco de Venise, du Musée Bagatti Valsecchi de Milan et de collections privées.

Détails:

Tous les jours de 10h à 18h. Nocturnes les lundis jusqu’à 20h30. Dernière admission 30 minutes avant la fermeture.

Plein tarif: 17 euros

158 boulevard Haussmann 75008 Paris

Ouaf, Pour connaître les chiens sur le bout des doigts (Père Castor)

Ouaf, Pour connaître les chiens sur le bout des doigts (Père Castor)

Les éditions du Père Castor nous proposent un album jeunesse, entièrement cartonné, sur les chiens : Ouaf, Pour connaître les chiens sur le bout des doigts.
Avec plus de 60 rabats à soulever pour trouver les réponses aux questions !

Le jeune lecteur va découvrir l’univers canin, sous toutes ses formes : les différences races de chiens, du plus petit au plus gros, du langage chien, car le chien s’exprime de différentes façons ! Le jeune lecteur découvrira aussi que certains chiens aidnet les hommes et réalisent un véritable travail, comme les chiens sauveteurs, les chien de traineau, les chiens d’assistance…

Le monde du canidé sauvage reste une énigme pour nombre d’entre nous. Quel est le plus petit canidé sauvage ? Les dingos sont-ils dangereux ?

Et si vous avez l’intention d’adopter un chiot, vous serez exactement comment vous y prendre grâce à de nombreux conseils très précieux. Attention, un chiot n’est pas un jouet !
Vous découvrirez également les chiens les plus célèbres !

La dernière page de l’album est consacrée aux parents. Avec des notes très importantes, surtout si vous avez l’intention d’adopter un chien !

Ouaf, Pour connaître les chiens sur le bout des doigts va permettre aux jeunes lecteurs, mais aussi à leurs parents de découvrir le monde des chiens et toutes ses ressources ! Indispensable à lire avant toute adoption ! Et à lire pour le plus grand plaisir de tous !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : mars 2023
Auteur : Hannah Porter
Illustrateur : Marina Solodkaya
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 13,50 €

Anne Bonny, une BD de pirates à découvrir aux éditions La Boite à Bulles le 5 avril

La Boite à Bulles donne toute la place à l’aventure en laissant Matteo Mastragostino et Alessandro Ranghiasci raconter l’histoire d’une jeune pirate en plein XVIIIe siècle. Anne est la fille d’un riche avocate, forte en gueule et au caractère bien trempé. Entre Nassau et les mers des caraïbes, elle mène une existence d’errance sur un bateau rempli de brigands et de sacripants au grand cœur. Dans un temps où les femmes se font parfois passer pour des hommes et où les hommes savent aussi bien sourire au mentir, Anne doit faire face aux coups du sort pour tracer sa route. Dans un format belge et avec un dessin aux lignes claires, les pages suivent les rencontres et les péripéties vécues par l’héroïne. Un féminisme très clair transparait à travers les tribulations de la flibustière. Coups de canon, combats à l’épée, traitrises et amitiés au long cours, la lecture est trépidante. Pas forcément un concpt très original, mais rondement mené!

Synopsis: Fille d’un riche avocat irlandais, elle deviendra une pirate de légende. Découvrez la destinée riche et tumultueuse d’Anne Bonny, figure historique de liberté et d’émancipation. Née en Irlande au début du 18e siècle, fille d’un riche avocat, rien ne prédestinait Anne Bonny à la piraterie. Pourtant, mue par une insatiable soif de liberté, elle prendra très tôt le large et se délivrera des chaines qui emprisonnaient les femmes de son époque. Aux côtés du mythique Calico Jack Rakham, elle connaîtra le frisson de la grande aventure et gravera son nom dans l’histoire de la piraterie… Avec talent, Matteo Mastragostino et Alessandro Ranghiasci mêlent récits d’aventures et réflexions sur la condition féminine pour nous offrir le portrait d’une femme résolument libre.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Matteo Mastragostino (Scénario), Alessandro Ranghiasci  (Dessin)

Nombre de pages / Prix: 144 pages / 22 euros

Rock! Pop! Wizz! Quand la BD monte le son, la BD de l’expo chez les Requins Marteaux

La Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image a présenté du 25 janvier au 31 décembre 2023 l’exposition Rock! Pop! Wizz! Quand la BD monte le son. La BD est un melting pot de textes d’inspiration rock sous l’angle de la bande dessinée. De quoi revenir brillamment sur 50 ans de rock et de pop.

Tout pour le rock (et la pop)

Le musée de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image a laissé le champ libre à l’exposition pendant 11 mois. Les commissaires d’exposition Clémentine Deroudille et Vincent Brunner ont imaginé un passionnant périple dans l’univers de la bande dessinée avec près de 50 dessinateurs français et internationaux, plusieurs centaines de planches originales voire parfois inédites, des dizaines de pochettes cultes de disques non moins cultes et également des créations. L’exposition a eu également le bon gout de présenter des archives audiovisuelles de l’INA avec une sélection de clips, une playlist idéale et un dance floor. La BD reprend les grandes lignes de l’évènement, un dossier Métal Hurlant nommé la machine à rêver et ses enfants du rock, un autre sur la presse rock comme accélérateur en France avec Rock&Folk comme étendard, un autre sur Des années 90 à nos jours : l’évolution du discours, et des interviews en pagaille. La BD est foisonnante, passionnante, pleine de surprises et de références.

La BD rend compte de ce qu’a été l’exposition, un grand moment anthologique sur le rock, la pop et l’influence de ces musiques sur la culture contemporaine.

Synopsis: Issues toutes les deux de la culture populaire et de la contre-culture, la bande dessinée et la musique rock et dite « pop » au sens large, entretiennent depuis longtemps des rapports étroits et féconds. L’exposition « Rock ! Pop ! Wizz ! Quand la BD monte le son » propose une plongée dans ces deux univers, pour afficher le dialogue permanent entre ces formes d’art, leur connivence et comment elles se nourrissent l’une et l’autre depuis plus d’un demi-siècle. À partir de janvier 2023 et au sein de la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image d’Angoulême, elle rassemble plus de 50 dessinateurs venus de tous les pays, des centaines de pochettes de disques, et autant de planches originales. Sous forme de magazine, le catalogue reprendra une grande partie de l’iconographie de l’exposition, mais aussi des inédits, images, interviews ou textes d’acteurs à la croisée de ces deux mondes.

Editeur: Les Requins Marteaux

Auteur: Vincent Brunner et Elsa Bourgain (dir.), Christophe Brault, Christian Marmonnier, Christophe Quillien, Maël Rannou, Jean-Philippe Martin, Pauline Gabinari.

Nombre de pages / Prix: 64 pages / 10 euros

Le spectacle Bach is back enflamme le Théâtre de l’Atelier le 25 mars 2023

Je vous en faisais part le 25 février, l’Orchestre L’amoureux se rendait le samedi 25 mars au Théâtre de l’Atelier pour 2 représentations exceptionnelles de son spectacle Bach is back. Jean-Sébastien Bach est décrit avec talent par un monsieur Loyal et son acolyte aux multiples facultés artistiques. A destination des plus jeunes et de leurs parents, l’heure de spectacle est un ravissement, au son de la musique de Bach, mais pas que.

Une éblouissante introduction à l’univers de Bach

Derrière son pupitre, un monsieur loyal s’apprête à une longue description de la fructueuse carrière de Bach. Derrière lui, les musiciens s’installent. Mais un technicien parasite rapidement la démonstration magistrale. Hugues Borsarello se tient droit, à ses côtés Christian Tétard fait le pitre, pour le plaisir des plus jeunes. Voilà la salle ravie, le spectacle se fera sous le digne du divertissement. Extraits de Beethoven, Mozart ou les Beatles sont abordés, mais le plus gros du moment musical tient dans les fameux Concertos Brandebourgeois composés en 1821 par Bach, oeuvre monumentale où les nouveautés s’accumulent. Contrepoint, utilisation de plusieurs instruments en canon, les différents concertos accumulent les surprises. Les plus petits sont difficiles à tenir, les parents sont captivés tant les extraits s’accumulent et les blagues n’arrêtent pas. Le croisement entre musique et comédie est fameux et très réussi.

Une heure de spectacle est la durée parfaite pour réussir à retenir les fauves. De quoi initier les plus jeunes à la grande musique, avec humour et décontraction.

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Utiliser l’imaginaire pour rendre accessible la musique baroque et se familiariser par là même avec une figure aussi importante que Jean-Sébastien Bach : c’est la formule astucieuse et novatrice imaginée par l’auteur-compositeur-interprète Yanowski et son complice, le clown et violoniste Christian Tétard. 

Un tandem détonant composé d’un clown blanc et d’un Jean-Sébastien Bach plus vrai que nature plongé dans son quotidien de compositeur. Le jeune public y trouvera toutes les clés de compréhension de l’œuvre et du processus de création.

[BD] Féroce, tome 2 : un carnage sans retenue qui vous glacera le sang (Glénat)

[BD] Féroce, tome 2 : un carnage sans retenue qui vous glacera le sang (Glénat)

Cela faisait un moment que l’on attendait la suite de Féroce, proposé par Gregorio Muro Harriet au scénario et Alex Macho au dessin. Le premier album installait un climat de polar mafieux aux accents écologistes, au coeur de la Sibérie. Cette fois, la musique est légèrement différente avec un épisode ultra rythmé où l’esprit de la Taïga, à savoir un énorme tigre très en colère, pourchasse sans relâche tous les êtres humains qu’il croise.  

Le scénario sort donc définitivement des crocs acérés sur un lecteur pris au piège. Impossible de stopper notre lecture, on est tenu par un suspens insoutenable de bout en bout. Un tour de force qui se résume dans l’intitulé de l’album : carnage. La promesse est largement tenue. Ce second tome de Féroce est d’une grande maitrise dont on sort littéralement sonné. Surtout avec un dessin aussi sublime.

Tout est férocement parfait. A glacer le sang. Et à ne surtout pas manquer !

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Quand la nature se déchaîne, personne n’est à l’abri.Sur le territoire du kraï du Primorié, en Extrême-Orient russe, près des frontières de la Chine et de la Corée du Nord, un tigre de Sibérie blessé par un braconnier se consacre à la chasse à l’homme. Non par faim mais plutôt par vengeance, il peint du sang de ses victimes la taïga sibérienne. Ni les brigades forestières contrôlées par la mafia sino-russe, ni les agents du Centre du Tigre de l’Amur, ni les groupes environnementaux ne sont en sécurité lorsque l’Amba, l’esprit des forêts, part à la chasse. Inspiré de faits réels, Féroce est un thriller écologique qui bascule peu à peu dans le récit de survie à travers une lutte sans merci entre l’homme et un animal insaisissable, qui incarne une nature sauvage voulant reprendre ses droits sur son environnement. Le tigre est le bras armé d’une vaste forêt en péril dont la déforestation annuelle est deux fois plus importante qu’en Amazonie, victime silencieuse du trafic de bois sino-russe.

Date de parution : le 1er mars 2023
Auteurs
: Gregorio Muro Harriet (scénariste)
et Alex Macho (dessin)
Genre : Thriller polaire
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (56 pages)
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Volcans et séismes, P’tits curieux Usborne

Volcans et séismes, P’tits curieux Usborne

Les éditions Usborne nous proposent, dans leur collection P’tits curieux, un album entièrement cartonné avec plus de 50 rabats à soulever sur les : Volcans et séismes.
Qu’est-ce qu’un volcan ? Et un séisme ? Leurs phénomènes naturels sont expliqués très simplement.

Que se passe-t-il quand tout tremble ? Peut-on prévoir les séismes ? Qu’est-ce qui produit les séismes ?

Au bord de mer, la situation devient encore plus catastrophique du fait du stunami.

Les volcans sous-marins ont-ils tous été découverts ?

Si les volcans et les séismes provoquent de nombreux dégâts sur terre, ils sont aussi très importants pour l’homme : ils fournissent de l’énergie, chauffent les maisons et créent les conditions idéales pour que la vie s’épanouisse ! Incroyable, non ?

En lisant Volcans et séismes, le jeune lecteur découvrira tout sur ces phénomènes naturels qui existent depuis toujours, et leurs conséquences sur notre Planète !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : mars 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 10,95€

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