Londres est la capitale du Royaume-Uni. Pour partir à sa découverte, les éditions Usborne proposent aux jeunes lecteurs, un très bel album entièrement cartonné et sonore : Londres. Pour écouter les sons, il suffit, comme toujours, d’appuyer sur le petit bouton que l’enfant repère très vite !
Le jeune lecteur va découvrir ainsi la Garde royale, jouant de la flûte et du tambour, les cloches de Big Ben, le cortège royal et les trompettistes, les pigeons de Trafalgar Square, les feux d’artifice sur la Tour de Londres, au-dessus de Tower Bridge.
Bref, une magnifique visite de Londres avec ce bel album aux illustrations chatoyantes.
Goldfrapp a été longtemps connu sous forme de duo avec la chanteuse Alison Goldfapp accompagnée de Will Gregory. Depuis le premier album Felt Moutain sorti en 2000 avec son ambiance hautement trip hop jusqu’à Silver Eye en 2017, les fans sont restés fidèles, se demandant à chaque fois si le nouvel album serait vaporeux ou plutôt énergique. Après plus de 5 années d’absence, la chanteuse et compositrice décide aujourd’hui de se lancer en solo avec son album The Love Invention.
De la Synth-pop britannique du XXIe siècle
Alison Goldfrapp est de retour en solo après 7 albums composés en duo. Elle souligne sa volonté de continuer à innover et de proposer une musique qui lui ressemble, aussi pop qu’électro. Après des tubes dans les charts, des belles ventes d’albums, des albums multi-platines, des performances live remarquées à Glastonbury et de multiples nominations aux Brits et Grammy Awards, la chanteuse décide de tenter l’expérience solo. Non pas que le duo arrêtait de creuser son inspiration comme le prouvent les très réussies musiques de films pour My Summer of Love et Nowhere Boy. La chanteuse a toujours voulu ne jamais cesser d’avancer, elle qui écrivait des lettres de fans à son héros Prince lorsqu’elle était étudiante en art. Et comme lui, elle choisit de ne pas se répéter prouvant une fois de plus qu’elle est une artiste multi-facettes. Elle collabore d’ailleurs sur les titres Digging Deeper et Fever avec le duo allemand Claptone et Paul Woolford. L’album a été imaginé pendant la crise du Covid qui a vu la tournée des 20 ans de Felt Moutain annulée et reportée. Enfermée seule comme des millions de ses compatriotes, elle a puisé en elle-même son inspiration, seule et indépendante. En 2022, elle a sorti le single Impossible avec le duo norvégien Röyksopp qu’elle admire. Jusqu’au single So hard so hot révélé en mars 2023. L’album a été produit par Richard X et James Greenwood et dévoile des envies de dance floor avec des rythmes house, des handclaps et des synthétiseurs scintillants. Mais le plus séduisant est comme toujours la voix de la chanteuse qui porte les titres avec un chant onirique connu de tous ses fans depuis plus de 20 ans.
Une nouvelle partie de la carrière d’Alison Goldfrapp s’ouvre peut-être avec son premier album solo. Elle est enfin de retour et ne semble pas perdre ses envies d’expérimentation pop, pour le plus grand bonheur de tous.
Les éditions Casterman nous proposent dans les éditions spéciales de Martine, un nouvel album de Martine. Après Martine au Louvre et Martine au Château de Versailles, qui ont connu un énorme succès, voilà Martine en Bretagne qui sort aujourd’hui !
Ces éditions spéciales sont toujours consacrées à Martine alors que ses créateurs, Gilbert Delahaye et Marcel Marlier, ne sont plus de ce monde. Mais les dessins originaux de Marcel Marlier sont réintroduits grâce à une technique assez incroyable. Ces albums permettent au lecteur de partir à la découverte d’un lieu plus ou moins connu, mais toujours très riche. Cette fois-ci, il s’agit de la région de la Bretagne.
Le lecteur va découvrir le périple de Martine à travers de très belles photos de la Bretagne. Des illustrations originales des personnages de Martine et Jean trouveront leurs places au milieu de la photo.
Martine va écrire chaque jour à son ami Clara qui n’a pas pu partir avec elle. Elle va lui raconter toutes ses découvertes. Elle part de Rennes, pour aller au Mont-Saint-Michel, sublime, puis visite le petit port ravissant de Cancale. En passant par Saint-Malo, elle va découvrir la côte de Granit rose. Martine va ensuite faire un détour à l’intérieur des terres pour se promener dans la très belle forêt de Brocéliande. Puis retourner en bord de mer, à la Pointe du raz. Ensuite, visite de Quimper, Belle-Ile-en-mer, Carnac, Guérande, Parc Naturel régional de Brière. Pour terminer son voyage à Nantes.
A la fin de l’album, le lecteur découvrira une bonne recette de crêpes ainsi que celle de son caramel au beurre salé !
Quelles belles vacances et que de très belles découvertes le lecteur fait grâce à Martine en Bretagne ! Publik’Art espère découvrir toutes les belles régions de France grâce à aux futurs Martine !
[Manga] Neon Genesis Evangelion : l’oeuvre culte en Perfect Edition, (tome 5 sur 7 prévus aux éditions Glénat)
Animé culte des années 90, Neon Genesis Evangelion est actuellement réédité en grand format Perfect Edition aux éditions Glénat (le cinquième tome est paru récemment sur les 7 prévus). En le relisant, on s’aperçoit que le Chef d’oeuvre post-apocalyptique d’Hideaki Anno n’a pas pris une ride. Que ce soit pour son scénario ou le graphisme de ses mechas, le spectacle est au rendez-vous.
Voilà un excellent prétexte pour (re)découvrir les mystères du Second Impact, des anges et des Eva. Un manga indispensable à toute bibliothèque, à se procurer de toute urgence !
Résumé de l’éditeur :
L’édition originale
An 2000. Un astéroïde frappe la Terre, provoquant un cataclysme sans précédent. Les humains qui survécurent construisirent une nouvelle ville, Tokyo-3, et s’apprêtaient à vivre enfin en paix lorsque de mystérieuses créatures appelées “Anges” apparurent, semant la terreur et la destruction. Pour repousser ces attaques, la Nerv a mis au point des robots de combats appelés Evangelion. Ces machines de guerre sont maintenant opérationnelles et sont servies par toute une équipe. Apparaissent inévitablement des dissensions au sein du groupe, qui constituent pour la Nerv un nouveau danger, aussi redoutable que les “Anges” eux-mêmes…
Date de parutiontome 3 : le 19 avril 2023 Auteurs : Yoshiyuki Sadamoto (scénario) et Ryoichi Ikegami(dessin) Genre : S.F., combat
Editeur: Glénat Prix : 14,95 € (360 pages) Acheter sur : BDFugue
Christophe et Corentin Pichon annoncent 3 vins 2021 à découvrir pour de belles dégustations. Un 100% Syrah, un Côtes-du-Rhône rouge Syrah Grenache et un Cornas, autant de cuvées différentes à découvrir. Si les tarifs des vins sont à peu près similaires, chacun détient une vraie spécificité et mérité d’être découvert. Le 100% Syrah 2021 est un vin IGP-VDP, croquant, rond et gourmand, le Symphonie Côtes-du-Rhône rouge 2021 a du corps et du fruit, de la finesse et de la profondeur. L’Allégorie Cornas 2021 est un vin racé avec des arômes de fruits noirs, de cacao et d’épice.
3 beaux vins du Rhône
Avec son Cépage 100 % Syrah, le premier vin arbore une robe rubis à disque pourpre. Son nez est gourmand et explosif fruits rouges framboise-cerise, floral violette, épicé poivre noir avec une touche de cardamome. La bouche est fruitée, fraîche et mûre, croquante, avec de fins tanins, finement poivrée jusque dans la longueur. Le vin se déguste idéalement avec du carpaccio de bœuf, un saumon grillé, des grillades de viande rouge et un camembert. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, son prix de vente ttc départ cave très attractif s’élève à 14 euros. Le Symphonie Côtes-du-Rhône rouge 2021 se compose des cépages Syrah pour 60 % et Grenache pour 40 %. A l’œil, il arbore une robe rubis cerise. Son nez est floral pivoine, fruité petits fruits noirs mûre-groseille-cassis, épices douces muscade-poivre noir, note mentholée. La bouche est mûre, minérale, fruitée cassis, longue. Il se déguste parfaitement avec du boudin noir, un rôti de porc aux pruneaux, un poulet au curry, des brochettes de bœuf et du Cantal. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, son prix de vente ttc départ cave s’élève à 15 euros. L’Allégorie Cornas 2021 est lui aussi un 100 % Syrah. Sa robe est rubis profond et le nez est fin, frais et intense, minéral, tabac blond, fruits noirs (mûre), poivre noir-muscade. La bouche est ronde, mûre, fraîche, les tanins sont fondus, longue sur le chocolat, la cerise noire. Il accompagne idéalement du confit de canard, un carré d’agneau aux herbes, foie de veau et du chili con carne. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, son prix de vente ttc départ cave est de 42 euros. 3 cuvées très différentes à découvrir au plus vite.
Publireportage: Au Domaine Pichon&Fils, tout commence par une histoire de famille qui partage la passion de la Syrah et du Viognier pour produire des vins haut de gamme. La production de 180 000 bouteilles est vendue au domaine et présente chez des cavistes et dans des restaurants dont de nombreux restaurants étoilés français. Les vins sont également distribués dans plus de 20 pays dans le monde.A l’image de l’esprit de perfection de la famille Pichon et celle de leurs vins toujours plus fins et élégants, la cave dernier cri est inaugurée en janvier 2023 dans le hameau du domaine familial, moderne, grande, fonctionnelle, des équipements premiums pour des terroirs prestigieux.
Les jours heureux ne s’oublient pas (Albin Michel)
Gavin’s Clement Ruiz est connu pour son poste de secrétaire général du guide du routard et également pour ses nombreuses chroniques sur Europe 1. Mais aujourd’hui, il nous offre un très joli roman avec : Les jours heureux ne s’oublient pas.
C’est l’histoire d’une relation complexe entre un père et son fils. Gontran voit très peu son père, installé en Espagne et ayant refait sa vie après la mort de sa mère, il y a déjà six ans. Mais un jour, la compagne de son père l’appelle et lui demande de venir, en urgence, voir son père. Elle n’en peut plus. Son père va mal. Très mal.
Presque sans réfléchir, Gontran prend l’avion pour le sud de l’Espagne et va voir son père, chez lui.
Il le trouve dans un état pitoyable ! Son père se laisse aller, il est visiblement en pleine dépression. Gontran se rend compte à quel point il ne se remet pas de la mort de sa première femme.
Il a un chien qu’il a appelé comme son fils, Gontran ! Un chien, vraiment adorable ! Le père et le fils arriveront-ils à se parler ? A avoir des relations plus apaisées ?
Les jours heureux ne s’oublient pas est un roman à la fois drôle et profond. L’auteur s’attaque à des thèmes difficiles comme la mort, le deuil, la tristesse, le sens de la vie, les sentiments paternels, mais aussi l’abandon, la solitude et le désespoir. Mais ce n’est pas du tout un roman triste, bien au contraire ! C’est un roman plein d’amour, de poésie, de bons sentiments et de bienveillance. Très joliment écrit !
Les jours heureux ne s’oublient pasnous laisse tout heureux ! La vie est belle, malgré tout !
Dans la collection Mes imagiers tout carrés, les éditions Casterman nous proposent un imagier, entièrement cartonné, et joliment illustré, qui va donner envie : Les fruits et légumes de mon assiette. Non seulement le jeune lecteur va découvrir une centaine de fruits et légumes, mais des plats y seront associés !
Bienvenue au restaurant : « MiamMiam-C’est bon » ! Que faire avec des haricots verts, du maïs, des tomates cerises, du persil, des échalotes ? Une bonne salade Cric-Croque ! Et avec des navets et du thym ? Une tarte tatin de petits navets caramélisés ! Que faire avec de la rhubarbe et des framboises ? Un délicieux crumble !
Voilà un imagier original qui fait le lien entre les légumes, les fruits et les plats que nous mangeons. Un imagier qui va donner envie de goûter les fruits et les légumes plus rares et moins connus.
Les fruits et légumes de mon assiette, un très chouette imagier pour les tout-petits !
Le film Godland a été présenté au Festival de Cannes 2022 dans la section Un certain regard mais pas seulement. Il a reçu de multiples récompenses à travers le monde dans différents festivals, preuve de sa fascinante singularité (Golden Hugo du meilleur film et Silver Hugo de la meilleure photographie au Festival du film de Chicago 2022, Prix du Meilleur film au Festival du film de Riga 2022, Meilleur Acteur pour Ingvar Sigurdson au Festival de cinéma de Galdar 2022, Prix Zabaltegi-Tabakalera au SSIFF 2022). Difficile de nier la force des images et du scénario, avec un jeune prêtre parti pour évangéliser l’Islande et confronté à une crise de foi hautement cinématographique dans des paysages somptueux. Le film est à découvrir ou redécouvrir en DVD ou Blu-Ray le 16 mai pour un vrai choc esthétique.
Un film retors mais fascinant
Le réalisateur Hlynur Pálmason ravive dans son film un réalisme magique qui n’a plus guère cours dans le cinéma contemporain. La terre mythique d’Islande voit le jeune prêtre parti à sa conquête théologique connaitre une grave crise de conscience avec une remise en cause de sa foi. Au fur et à mesure de son parcours, le prêtre danois Lucas doit faire face à la barrière de la langue, aux mines atrabilaires de ses guides locaux et à une défiance qui le prend peu à peu aux tripes. A une époque où l’Islande était encore sous domination danoise, le prêtre n’est pas vu comme un envoyé de Dieu mais comme un conquistador à repousser à la mer. Les paysages imposent une barrière que les tempéraments hostiles confirment à hauteur d’homme. Les armes du prêtre ne sont pas des épées et des canons, mais une immense croix et sa bible, vus comme des outils de colonisation par les bourrus locaux et des instruments d’espoir par le naïf envoyé de l’église. Le film se découpe en 2 sections, d’abord la traversée de l’île, les paysages hypnotisent les spectateurs, l’hostilité ambiante créée un climat de lutte imminente. Certains lieux de tournage ont été particulièrement difficiles à atteindre, et le réalisateur originaire de l’île a souvent choisi des terrains connus pour poser sa caméra, mais pas seulement. L’impossibilité de se rendre en véhicule motorisé dans certains paysages a obligé à l’utilisation de chevaux, comme pour les personnages du film, créant une authenticité véritable du périple du prêtre. Godland voit le prêtre prendre des photos pour immortaliser sa quête. Le réalisateur a voulu rappeler le daguerréotype (procédé photographique) dans le format de Godland en utilisant avec la directrice de la photographie Maria von Hausswolff le processus au collodion humide qui a remplacé le daguerréotype vers 1860. Le titre original du film est en fait un double titre : Vanskabte Land – Volaða Land, ce qui veut dire aussi bien en danois et en islandais terre misérable. Il est inspiré d’un poème de Matthías Jochumsson, un poète islandais qui a étudié au Danemark puis est retourné vivre en Islande avec sa famille. Après avoir enduré un hiver épouvantable, il a écrit une diatribe adressée à l’Islande, appelée Volaða Land. Cela lui a valu de telles critiques qu’il a dû écrire un contre-poème évoquant les beautés et les merveilles du pays. La seconde partie du film s’ouvre sur le visage d’une femme, Anna, le purgatoire lié à la difficulté du périple semble passé et des charpentiers s’affairent pour édifier l’église nécessaire à l’évangélisation. Le prêtre récupère sa foi souveraine, mettant à mal même les plus endurcis de ses guides. Et ce qui devait arriver arrive, le chétif prêtre doit affronter le viking qui lui montrait la voie. Le match se cloture sur un match nul présage rien de bon.
Les photos prises par Lucas pour immortaliser son périple ont été retrouvées sur plaques de verre et sont à l’origine du film, fascinant et aride à la fois. Godland est une vraie expérience de cinéma à découvrir en DVD et Blu-Ray le 16 mai.
Supplément: Entretien avec le réalisateur Hlynur Palmason (24 minutes)
Synopsis: À la fin du XIXème siècle, un jeune prêtre danois arrive en Islande avec pour mission de construire une église et photographier la population. Mais plus il s’enfonce dans le paysage impitoyable, plus il est livré aux affres de la tentation et du péché.
Les éditions Usborne nous proposent un très beau cahier de coloriage, réalisé en collaboration avec la National Gallery de Londres : Tableaux célèbres à colorier. On peut utiliser soit des crayons de couleurs, soit des feutres, ou même des craies, des pastels ou de la peinture à l’eau. Tout est possible !
Plusieurs tableaux de grands artistes sont représentés.
En voici quelques-uns : Paul Klee : Château et soleil Jan Van Os : Nature morte avec des fleurs et des fruits Vincent van Gogh : champ de blé avec cyprès Henri Matisse : La desserte rouge Joan Miro : sans titre Pierre-Auguste Renoir : La yole Et de nombreux autres ! Quinze tableaux au style différent ! Chaque tableau a sa particularité et ses difficultés. Mais quel bonheur de pouvoir le colorier ou même le peindre !
Tableaux célèbres à colorier est à la portée de tous, les grands comme les petits ! Publik’Art a fait quelques essais et s’est bien amusé :
Buridane est de retour le 12 mai avec son nouvel album Colette fantôme. L’album a été réalisé par le chanteur et musicien français Féloche pour un album qui lui ressemble entre sonorités electro, chanson française à texte et rock sauvage. Le résultat invoque la grande autrice Colette pour un album hypnotique.
L’album de l’émancipation
Buridane a déjà révélé certains des morceaux de son nouvel album, Total Fiasco, Na Kalifa ala ma, Game over the rainbow et le plus récent Pourquoi tu m’fais pas. Les chansons sont recouvertes d’une belle mélodie et contiennent des textes avec des messages à ne pas manquer. La voix est fascinante et porte des harmonies séduisantes. Pauline Croze est à l’origine du texte de Pourquoi tu m’fais ça et l’autrice du très beau titre resté dans les mémoires T’es beau touche une fois de plus la cible. Le titre interroge sur la notion d’enfantement en s’adressant à la fois à l’enfant à naitre, au parent tourneboulé et à la société toute entière. L’album de Buridane sera présenté au Café de la Danse le 12 mai, jour de sa sortie. Les clips des 4 chansons déjà dévoilées ont été tournés en Super 8 comme pour susciter par les images une belle nostalgie et une proximité touchante. Une tournée dans toute la France suivra pour parcourir les salles de l’hexagone. L’esprit de l’album est dans son titre, les fantômes du passé mais aussi ceux de l’avenir sont invoqués. La chanteuse insiste sur l’importance de la vie, du présent et de la sincérité envers soi-même. Les fans de la première heure se souviennent des chansons Pas fragile et Barje Endurance, l’artiste reste dans une lignée toute personnelle,
Colette fantôme est un bel album de chansons françaises à découvrir en live le 12 mai au Café de la danse. L’écoute de l’album est enthousiasmante, ne reste plus qu’à découvrir l’artiste en live!
[Album jeunesse] Même les girafes dansent, un best-seller qui rend tous les rêvent possibles (Gautier-Languereau)
Depuis 23 ans, ce best-seller planétaire a été lu par 9 millions de personnes. Et quand on lit l’album Même les girafes dansent, on comprend assez vite pourquoi. Avec ses jolis dessins au trait naturel et à la coloration lumineuse, l’album propose un récit empreint de douceur et de poésie, où tous les animaux dansent en expliquant que Gérald, la girafe maladroite, lui, ne peut pas danser. C’est vrai que la nature ne l’a pas gâté.
Sauf que Gérald rêve de pouvoir danser… « Parfois, quand on est différent, il suffit de trouver son propre rythme ». Voilà une jolie citation de l’album qui prend tout son sens. Un album touchant, forcément coup de coeur ! A découvrir d’urgence !
Extrait de l’album :
Résumé de l’éditeur :
Crois en tes rêves et tout devient possible !
Tous les animaux de la savane le disent : « les girafes ne peuvent pas danser ! » Et s’ils se trompaient ?
Tout le monde peut faire ce dont il rêve, il suffit de trouver sa propre voie !
Date de parution : le 12 avril 2023 Auteur(s) : Giles Andreae, Guy Parker-Rees Genre : album jeunesse
[BD] Les pierres du cauchemar : Dooms et Sora font un retour fracassant dans un second album pirate (Glénat)
Les youtubers Dooms et Sora ont récemment sorti leur second tome des Pierres du cauchemar. Une aventure BD où ils se mettent en scène après un saut dans une nouvelle dimension : celle des pirates. Le duo va vite se retrouver enrôlé au milieu d’un équipage qui va leur faire vivre de nombreux rebondissements.
Ce tome 2 est un nouvel épisode plus généreux que le précédent, livré avec du peps et de la bonne humeur. Voilà qui devrait ravir les fans des vidéastes. C’est d’ailleurs déjà le cas puisque l’album caracole actuellement en tête des ventes.
Quoi de mieux que cette vidéo pour vous présenter l’album :
Extrait de l’album :
Résumé de l’éditeur :
Grâce au coffre trouvé dans les bois et aux pierres du Cauchemar, Dooms et Sora peuvent désormais passer d’une dimension à une autre. Et cette fois, ils vont faire le grand plongeon ! En atterrissant au milieu d’un gigantesque océan, ils se font embarquer sur un malentendu par… des pirates ! Faits prisonniers, ils n’auront d’autre choix que de se rallier au reste de l’équipage et de troquer leurs habits stylés contre un accoutrement un peu plus vintage. Pour quitter ce monde, il leur faut au plus vite trouver une nouvelle pierre. Mais avant cela, ils vont devoir affronter les corvées et le regard louche des autres matelots. Comment faire pour se sortir de ce pétrin ? Ils ne peuvent tout de même pas passer le reste de leur vie à nettoyer le pont de ce vieux galion… Dans ce second tome, nos deux héros côtoient l’univers de la piraterie dans une aventure délirante ! Un récit très drôle et captivant, toujours mis en scène par le dessin punchy et manga de Dreamy, qui séduira autant les trois millions d’abonnés de Dooms et Sora que tous les amateurs d’aventures fantastiques.
Date de parution : le 19 avril 2023 Auteurs : Sora, Dooms(scénario) et Dreamy (dessin) Genre : pirate, aventure, youtube
[Album jeunesse] Au revoir, petite crotte ! le grand voyage des aliments (Milan)
En voilà un album ludique et original ! Au revoir, petite crotte ! le grand voyage des aliments reprend les essentiels de notre digestion avec des mises en situations très parlantes pour tout comprendre sur le voyage des aliments, des premières secondes d’ingestions jusqu’à l’évacuation et même au-delà avec les stations d’épuration.
Avec des dessins au style très vintage, l’album est teinté d’humour mais traite sans détour de cet incroyable voyage à travers des images toujours pertinentes. Toujours malin et intelligent, l’album remportera tous les suffrages auprès des plus jeunes !
Une lecture qui ne manquera pas de les séduire avec des réponses à des questions bien mystérieuses pour eux. A lire sans modération !
Résumé de l’éditeur :
Découvre le parcours d’un morceau de pomme et d’un bout de pain à travers le corps humain. Comment ton corps les transforme-t-il en crottes ? Pourquoi sont-elles marron ? Que se passe-t-il après avoir tiré la chasse ? « Au revoir, petite crotte ! » offre une réponse à toutes ces questions qui sentent mauvais, et à beaucoup d’autres. Bouche-toi le nez !
De nombreuses réponses sur le passage aux toilettes Un livre complet, clair et synthétique sur la digestion, le passage aux toilettes, l’évacuation des excréments dans les égouts et le nettoyage des eaux usées dans les stations d’épuration. En suivant le parcours des aliments, cet album documentaire permet de mieux comprendre la digestion puis l’évacuation des excréments, avec sérieux et humour à la fois.
Des illustrations pleines de dynamisme et d’humour Avec un intestin en forme de serpent et des bactéries qui ressemblent à des petits bonshommes, les images de ce livre sont très parlantes pour les enfants. Les scènes du quotidien (croquer une pomme, manger un bout de pain, jouer au parc, aller aux toilettes…) sont particulièrement bien choisies pour aborder des termes complexes (œsophage, intestin grêle, côlon, vessie, rectum, nutriments…) de manière simple.
Date de parution : le 22 mars 2023 Auteurs : Floor Bal (scénario) et Emanuel Wiemans (dessin) Genre : album
Editeur:Milan Prix : 11,90 € (32 pages) Age : 4 ans
A l’opéra de Paris, le voyage inspirant dansé de Dante
Créé en 2021 au Royal Ballet de Londres en coproduction avec l’Opéra, le « The Dante Project » fait une entrée remarquée au répertoire de l’Opéra de Paris.
Inspiré de la divine comédie, ce ballet – chorégraphié par Wayne McGregor sur une partition de Thomas Adès, une scénographie et des costumes signés par l’artiste britannique Tacita Dean – retrace en trois actes la traversée des trois royaumes des morts, à savoir « L’Enfer », « Le Purgatoire » et « Le Paradis ».
Le poète Dante veut rejoindre au Paradis son immortel amour Béatrice, qui est au Paradis depuis sa mort. Cependant, le voyage ne sera pas de tout repos. Aidé par son guide Virgile, poète lui aussi, il devra passer par l’Enfer et le Purgatoire, rencontrant monstres mythiques et personnages emblématiques tout au long de ce périple initiatique.
Allégorie de la progression de l’âme à travers le péché (l’enfer), la pénitence (le purgatoire) et la rédemption (le paradis), La Divine Comédie est l’un des textes fondateurs de la littérature mondiale.
Scénographie sensorielle
Loin de tout récit illustratif ou narratif, Wayne McGregor convoque ici d’un geste sûr et affuté, l’univers onirique imaginé par Dante, à l’abri de trois mondes saturés d’atmosphères où la musique chaotique, tour à tour vrombissante ou atonale, épouse les soubresauts de la dramaturgie.
Composés d’un médium différent pour chaque épisode — le dessin, la photographie et le film –, les décors évoluent du négatif au positif, du monochrome à la couleur, et de la représentation à l’abstraction, retraçant ainsi le périple de Dante à travers les mondes de l’au-delà.
L’enfer est ainsi représenté par un immense tableau noir sur lequel est dessiné à la craie blanche des reliefs montagneux dont le rendu esthétique et l’immersion sensorielle sont saisissants.
Combinaison organique et aérienne des corps
S’inspirant de l’environnement glacial décrit par Dante, la plasticienne a imaginé un univers changeant sous lequel dansent les âmes. Sur scène, au-dessus de leur tête, un miroir en ellipse rétablit le sens des montagnes inversées, laissant entrevoir le monde normal, inaccessible aux damnés.
Le purgatoire offre quant à lui en fond de scène une grande photographie réalisée à l’appareil argentique qui représente un arbre jacaranda qui, au printemps, se recouvre intégralement de petits fleurs violettes. Cependant, cette photographie positive, l’artiste l’inverse en négative. Elle fait alors ressortir un arbre au feuillage vert mis en relief par le recouvrement de l’arrière-plan au crayon blanc.
Enfin, le Paradis représente des formes sphériques abstraites et colorées.
A la recherche d’une libération des corps et de son dépassement, le chorégraphe adepte de la fluidité poursuit sa quête pluridisciplinaire, mêlant à la dextérité du geste sa sensation visuelle et sensorielle.
Le tout propice à des tableaux néo-classiques en solo, duo ou figures d’ensemble qui s’enchainent avec souplesse et vélocité.
Pour une combinaison organique et aérienne des corps où les étoiles Germain Louvet, Marc Moreau, Guillaume Diop, Hannah O’Neill ont porté cette danse ciselée, physique et sensuelle. Bravo !
Le documentaire est une belle tentative d’éclaircir les notions primordiale pour différencier vins conventionnels, vins bio et vins produits en biodynamie. La réalisatrice Aline Geller fait rencontrer des producteurs passionnés par le raisin et décidés à rendre au vin ses lettres de noblesse. Le documentaire permet également de décrypter les événements qui rythment le marché de cette filière avec les foires et les salons dont la DIVE est le point d’orgue.
Un film de passionnés
L’élément essentiel du documentaire tient dans ces personnalités éloquentes et attachantes qui incarnent le mouvement du vin naturel. Les vignerons sont issus de différentes régions avec des véritables signatures du vin nature. La réalisatrice interroge également des agents, des distributeurs, des importateurs, des restaurateurs… D’abord juriste, puis galeriste (The Box in Paris) et enfin Caviste (cofondatrice associée de la Cave de Belleville), Alice Geller a crée en septembre 2019 la société de production audiovisuelle Rillettes Productions avec l’objectif d’écrire, réaliser et produire une série documentaire sur le marché du vin nature. Elle part du salon la Dive bouteille, moment charnière où se joue le gros du Mercato de la filière vin nature de l’année au plan national. La Dive est l’un des principaux salon français qui accueille chaque année à Saumur près de 250 vignerons du monde entier, parallèlement aux salons satellites qui se tiennent à Angers. Dégustations et rencontrent sont de mises pour des beaux moments de partage. Le salon se tient dans les Caves Ackerman, vrai labyrinthe de caves troglodytiques typiques de la région. Le spectateur rencontre une personne clé de la filière, Sylvie Augereau, vigneronne de la région au caractère bien trempé et à la fois vigneronne, écrivaine et journaliste. La chronologie du documentaire colle au rythme des saisons et des vignerons, ponctuée par les rendez vous commerciaux et les moments dédiés aux professionnels du vin et de la restauration. Les images des vignes sont partout dans le documentaire, au soleil, en friche, en pleine saison, les informations abondent pour faire comprendre la passion du vin.
5 régions françaisessont visitées: l’Anjou, le Beaujolais, le Jura, l’Auvergne et l’île de France pour un beau moment de partage autour du vin nature, tout en bienveillance et en pédagogie.
Synopsis: Hier anecdotique car cantonné à une poignée de vignerons et réservé à une caste de consommateurs initiés, le marché du vin nature se démocratise. Perçu comme un mode de production et de consommation respectueux de la nature et des hommes, il suscite de nouvelles vocations et réenchante un monde agricole souvent déconsidéré. Des stars aux pionniers, en passant par les néo-vignerons, ce documentaire part à la découverte de celles et ceux qui font le vin nature d’aujourd’hui.
Les éditions Usborne nous proposent un cahier d’activités centré sur : Les émotions, avec de nombreux autocollants. Il permettra au jeune lecteur, dès l’âge de 3 ans, de gérer ses émotions. Et de mettre des mots sur ce qu’il ressent vraiment.
Tu te sens comment aujourd’hui ? Joyeux, fatigué, fâché, inquiet ? Aujourd’hui, une course est organisée et de nombreux enfants y participent. Mais tous ne sont pas contents !
Chacun a des sensations corporelles différentes. Cela dépend de notre corps… Notre corps exprime tout ce que l’on ressent.
C’est le temps des vacances, les enfants sont loin de leur maison. Ah, là, on fête un anniversaire ! La plupart des enfants sont excités. Mais il y en a un qui semble frustré. Comment gérer ses émotions ? Si tu es en colère, essaie de taper fort sur un tambour. Ferme les yeux et respire lentement. Fais quelque chose que tu aimes…
Ce beau cahier d’activités, joliment illustré, Les émotions, va permettre à l’enfant de mieux se connaître, tout en s’amusant, et ainsi de mieux se gérer
Parler à des inconnus aborde le sujet de l’embrigadement dans une secte. Marianne a vécu cette expérience de lavage de cerveau qui, sous prétexte de libérer de contraintes inutiles, ne font que priver de son libre arbitre. La BD se lit comme une thèse grandeur nature. Entourée de gens apparemment bienveillants et attentifs aux autres, Marianne se coupe petit à petit de tout ce qui faisait sa vie avant, sa famille, le patinage, les études. L’enseignement à base de pensées positives et d’amour créée surtout un carcan qui, sous couverte de protection, annihile l’esprit critique. Le dessin très clair colle au récit autobiographique où le témoignage sert d’avertissement contre tous les enseignements plus dangereux qu’ils ne paraissent de prime abord. La libération des énergies négatives est surtout une manière d’emprisonner les esprits. Quand le nom du révérend Moon apparait, tout devient clair. Marianne est tombée dans une secte… La lecture est aussi terrifiante que captivante. Jusqu’à l’importance de l’aide familiale pour échapper à cet enfermement mental. La plongée dans la BD force à réfléchir sur la manière qu’aurait trouvé chacun pour s’en sortir. La BD ne sortira dans un premier temps qu’au Canada, peut être sera-t-elle disponible plus tard à l’étranger.
Synopsis: Été 1980. Marianne s’envole loin de sa famille, à destination de Los Angeles. La jeune Canadienne, élève en Terminale, vient passer une audition qui pourrait lui permettre d’intégrer une troupe professionnelle de patinage artistique. Sur une plage californienne, Marianne fait une rencontre bien sympathique : des étudiants en quête d’authenticité et pleins de compassion pour les autres. Ils se lient rapidement à Marianne et lui proposent de les suivre dans leur groupe. Marianne hésite un peu mais, séduite, elle accepte de renoncer à son audition, puis bientôt de couper tout lien avec sa famille : elle veut vivre avec ses nouveaux amis et les aider à remplir leur mission de « sauver le monde ». Parler à des inconnus relate l’expérience de Marianne Boucher dans une secte, où elle a subi des techniques de « lavage de cerveau » qui, sous prétexte de découvrir son vrai être, l’ont privée de son libre arbitre, et comment elle a fini par s’en sortir, dans la douleur.
La découverte d’un corps momifié datant de 5000 ans dans les Alpes ouvre un large champs de questions. Qui était cet homme du Néolithique, quelle était sa vie, son alimentation, ses mœurs? Colocho redonne vie à celui qui a été nommé Ötzi, guerrier mort d’une blessure au dos dans des circonstances que l’auteur ne peut qu’imaginer. La plus grande partie de la BD se déroule donc aux temps reculés des âges farouches. La vie compliquée d’Ötzi se déroule entre menaces de tribus ennemies, règles strictes de la tribu et élans du cœur. Disparu à 46 ans, le corps couvert de tatouages et de traces d’acupuncture, Ötzi a permis de faire de grandes avancées sur ce qu’était la vie au temps du Néolithique dans des conditions de vie qui ne permettaient qu’aux plus forts de survivre. Le dessin de Colocho fait bizarrement penser à du graphisme industriel retranscrit dans un contexte plutôt naturaliste et anthropologique. Le noir et blanc met en avant les spécificités des corps, les tatouages, les musculatures et les cicatrices. Le scénario alterne entre temps présent et plongée dans le passé avec de grands élans lyriques. Les échanges et discussions semblent bien modernes, il est peu probable que nos lointains ancêtres parlaient un langage pareil, même si la retranscription moderne permet évidemment une proximité plus grande. La lecture est placée sous le sceau de l’aventure et de la paléontologie pour un moment de lecture aussi vif qu’intéressant.
Synopsis: En 1991, à la frontière entre Alpes italiennes et autrichiennes, un couple de randonneurs découvre le corps d’un homme momifié, bientôt baptisé Ötzi. Une découverte qui soulève bien des questions : Qui est-il ? À quoi avait ressemblé sa vie ?
Pas facile de le dire… d’autant que l’homme en question est mort il y a plus de 5 000 ans, à la fin du Néolithique. Heureusement pour les chercheurs, l’ancêtre a passé toutes ces années enfoui sous la glace et en est sorti sacrément bien conservé, malgré son âge avancé !
Pourtant, si les études ont permis de déterminer sa condition physique ou encore la composition de son dernier repas, certaines zones d’ombre demeurent. Impossible de connaître précisément son histoire et de savoir ce qui l’a mené à gravir la montagne, jusqu’à plus de 3000 mètres d’altitude, une pointe de flèche dans le dos.
Mais où s’arrête le champ de compétences de la science commence celui de l’imagination ! Colocho nous raconte la vie d’Ötzi et comble ses parts d’ombre avec humour et vraisemblance. En résulte l’histoire captivante d’un homme à qui un oracle a prédit la renommée… d’ici quelques millénaires !
À l’aide d’une riche documentation, Colocho raconte avec justesse et humour le quotidien d’un de nos ancêtres du Néolithique…
Les éditions La Boite à Bulles aiment proposer régulièrement des récits mélangeant textes, BD et photos pour rendre compte d’une expérience humaine confinant au reportage précis et illustré. Lucas Vallerie et Michael Brunel ont embarqué à l’été 2022 sur un navire affrété par Médecins sans Frontières dans le but de secourir des migrants traversant la Méditerranée pour rejoindre l’Europe. Le récit raconte le temps de préparation, la vie à bord, chacun des membres de MSF, les entrainements aux secours, les sauvetages et surtout l’humanité qui pousse à entreprendre ce type de mission. Jusqu’au désembarquement et l’arrivée sur la terre promise. Les témoignages de migrants expliquent les raisons pour entreprendre un tel déracinement, l’aveuglement des gouvernements locaux pour garantir des conditions de vie suffisantes et la masse d’être humains secourus. Le récit est puissant et donne les informations nécessaires pour comprendre l’impasse de la situation humanitaire.
Synopsis:
À l’été 2022, Lucas Vallerie et Michael Bunel ont embarqué à bord du Geo Barents, le navire affrété par Médecins Sans Frontières (MSF) pour secourir des migrants en Méditerranée. Le premier est illustrateur et bédéiste, le second est photographe. Si l’ONG les a invités, c’est pour témoigner de ce qu’ils auront vu, porter la voix des exilés et celle des sauveteurs… parler d’histoires plutôt que de chiffres sur un sujet devenu tristement banal.
Au cours de leur rotation, Lucas et Michael ont dû faire face au pire : voir une embarcation éventrée, une partie de ses occupants d’ores et déjà disparus en mer… Mais ils ont aussi vécu une aventure bouleversante et rencontré des personnalités exceptionnelles, tant du côté des sauveteurs que des rescapés.
Dans ce carnet de reportage à 4 mains, ils racontent la vie à bord du Geo Barents. Croquis, textes et photographies se complètent pour immortaliser une rencontre : celle de destinées venues des deux bords de la Méditerranée.
Usborne explore… Le corps humain, très bel album jeunesse
Publik’Art est un fan des éditions Usborne, toujours prêtes à stimuler nos enfants, à les enrichir et à les instruire.
Avec Usborne explore… Le corps humain, le jeune lecteur va découvrir l’intérieur de son corps, de façon presque magique !
En soulevant les côtes du squelette, il va voir apparaître les poumons, le cœur, le foie, l’estomac ! Après avoir compris que le squelette est composé d’os, le jeune lecteur va découvrir les muscles et les tendons. Et comprendre leurs mécanismes.
Cela va se compliquer avec la respiration. Les illustrations permettent de bien comprendre comment ça se passe quand on respire ! Et ce qui se passe au niveau de la circulation sanguine. Cela ressemble à de la magie ! Quelle belle machine que le corps humain !
La leçon de science continue avec la digestion. Où va la nourriture que l’on mange ? Comment ça se passe ?
Bien sûr tout cela est possible grâce à notre cerveau qui gère tout ! comme un ordinateur !
L’enfant, dès 5/6 ans, prend conscience de la complexité de son corps et de sa beauté ! Il apprend aussi à prendre soin de ce corps qui est si précieux et qui ne cesse de travailler ! Usborne explore… Le corps humain, un album magnifique. Une vraie leçon de sciences à lire et à relire !
Le réalisateur algérien Omar Belkacemi imagine une rêverie philosophique au cœur de la Kabylie immémoriale. 2 frères sont les principaux protagonistes d’une fable autour du seul contre tous. Koukou est un jeune de 20 ans considéré par les sages de son village comme un fou dangereux. Son frère Mahmoud n’accepte pas ce verdict et se soulève contre un obscurantisme qu’il considère comme arriéré. Rêve propose une réflexion aux accents universels sur le thème de la brebis galleuse, de la tête de turc, de la tête qui dépasse du cadre.
Un beau film langoureux
2 frères sont confrontés aux traditions ancestrales et au rejet des sages du village. Koukou n’est pas conforme à la norme, il est donc pris pour cible, interné en hôpital psychiatrique et diabolisé. Il représente un danger car il reste lui-même et ne comprend même pas comment rentrer dans la norme ambiante. Au cœur de paysages magnifiques, le drame se noue sur un rythme langoureux avec des images d’une belle poésie qui préfèrent le silence aux discussions inutiles. Omar Belkacemi est né en 1970 à Bejaia en Algérie. Après des études à l’Institut maghrébin de Cinéma à Tunis, il est stagiaire sur les films Le Patient anglais et Le Tigre et la neige. Puis il devient assistant réalisateur auprès de Belkacem Hadjaj et Tarek Teguia jusqu’en 2015 et la réalisation de son premier court-métrage La Vague, diffusé dans plus de 70 pays à travers le monde. Rêve est son premier long métrage de fiction présenté en avant-première mondiale au Cinemed. Avec sa guitare, Koukou est perçu comme un baba cool, sa différence renvoie chacun à soi-même, à ses limites et à la petitesse de son existence. Au milieu du dénuement ambient, Koukou prend une dimension ridiculement importante, lui qui préfèrerait rester tranquille. Un peu l’histoire du monde. Pendant ce temps, les femmes chantent, elles travaillent et transportent les fourrages, témoins silencieux d’un drame longtemps tapis dans l’ombre. La vie sans poésie est une mort lente…
Rêve est à découvrir au cinéma le 3 mai pour un beau moment de poésie.
Synopsis: Koukou, un jeune de 20 ans, vit dans un village en haute montagne de Kabylie avec ses parents et sa sœur Jura. Au village, Koukou est traité de fou à cause de son look et son comportement différents aux yeux du comité des sages du village et de son père. Pendant un des rassemblements hebdomadaires du village, le comité des sages décide d’interner Koukou, avec la complicité de son père, dans un asile psychiatrique. Son frère Mahmoud, enseignant de philosophie dans un lycée à Bejaia, apprend la nouvelle. Il est révolté par la décision du comité. Pendant son séjour au village, Mahmoud mène un combat quotidien pour convaincre son père et les sages du village de l’innocence de son frère.
Vanessa Paradis de retour au théâtre Edouard VII avec « Maman » la pièce de Samuel Benchetrit
Il y a dans l’écriture de Samuel Benchetrit également écrivain, une vision à la fois profonde et abstraite qui embrasse ses personnages avec une essence et une acuité singulières. Porté par un climat empreint d’étrangeté, d’introspection, de rupture, de temps suspendu, où les silences, les non-dits et une tension diffuse font parties intégrantes de la narration.
Jeanne (Vanessa Paradis) est une femme en mal d’enfant qu’elle a perdu il y a vingt cinq ans. Elle se retrouve un soir à attendre un taxi dans la rue et croise un jeune homme (Simon Thomas) qui la prend pour une prostituée. Elle est persuadée qu’il l’a prise pour une mère et va proposer à son mari (Samuel Benchetrit) de l’adopter. C’est à la fois réel et irréel comme les mots choisis et dépouillés de Benchetrit.
Le visible et l’invisible
La vie de couple de Jeanne et Bernard est depuis quelques années au ralenti. La passion a disparu et la monotonie s’est installée. Pour Jeanne, cette rencontre est comme une évidence et un nouveau départ. Le destin lui amène l’enfant qu’elle attendait depuis plus de vingt-cinq ans. Elle va enfin pouvoir devenir mère. Reste à convaincre son mari de cette adoption tout comme le fils élu où Jeanne représente à la fois la femme, la mère et la séductrice.
La parole et l’appropriation de l’espace sont au cœur du dispositif où s’impriment furtivement la solitude, la mélancolie, les incertitudes, et les espoirs de ceux qui désirent tant.
Vanessa Paradis et ses complices sont formidables. D’un insaisissable mystère et d’une fragilité solaire, elle capte la scène d’un jeu d’une grande précision aux subtiles variations où elle est d’une justesse irradiante.
Un regard rare et fébrile sur le couple et les tréfonds de l’âme.
Dates : Depuis le 21 avril au 20 mai 2023 – Lieu : Théâtre Edouard VII (Paris)
Mise en scène : Samuel Benchetrit
La Comédie Saint-Michel voit le célébrissime conte d’Andersen ravir le public avec 3 comédiens déchainés. Le conte est connu depuis 1835, la petite troupe le revisite avec une belle accumulation de blagues désopilantes et de gags qui font mouche. Les chansons se suivent avec un même entrain pour ravir toutes les strates du public, des plus jeunes aux plus âgés.
Une salve de rires
L’intrigue est connue. Seule une véritable princesse saura être assez délicate pour sentir le petit pois positionné sous toutes les couches de matelas. Celle-ci sera alors l’élue du jeune prince en quête éperdue de l’amour. Mais avant d’en arriver là, le naïf prétendant devra mener à bien des aventures drolatiques en diable. Les 2 comédiens et la comédienne alternent avec brio scénettes et tours de chant dans jamais baisser le pied. L’entrain est général et le public est ravi. Chacun s’escrime sur un instrument que tous vont utiliser au mois une fois pendant le spectacle, les comédiens sont aussi musiciens et chanteurs et tous animent le spectacle avec entrain et conviction. Le conte d’Andersen est un classique et l’art de la débrouille permet à l’histoire de gagner une seconde jeunesse. Chaque élément du bric-à-brac disséminé sur scène est utilisé au moins une fois pour densifier les étapes de l’intrigue et faire rire.
Le rythme ne faiblit jamais, le but est atteint, tous les spectateurs offrent une belle salve d’applaudissement aux 3 comédiens, la bonne humeur est constante, le spectacle est un beau moment d’humour dépenaillé.
Synopsis:
Une opérette pleine d’humour, de musique et de clown, qui prolonge de façon inattendue le célèbre conte d’Andersen.
Une suite musicale, chantée et inattendue au conte d’Andersen, avec un Prince et une Princesse qui s’en vont trouver leur Bonheur dans les petits riens de la vie quotidienne. La Reine Mère est un peu rabat-joie mais qu’importe ! Le texte original de Hans Christian Handersen est très court. Un prince cherche une princesse, aucune ne lui convient. C’est fortuitement, lors d’un orage, qu’il rencontre celle qui lui ravit son coeur. Or, elle ne correspond pas aux normes de la Cour. Dès lors, la Reine mère lui fait passer l’épreuve du petit pois, coincé entre plusieurs couches de matelas. Seule une véritable princesse sera suffisamment délicate pour en être dérangée. Alors Touk-Touk Compagnie s’empare du texte, puis prolonge et étoffe l’histoire : Un prince s’ennuie ferme dans son Château. Celui-ci cherche ce qui lui manque, lui qui a déjà tout… Il part à la quête des bonheurs des petits riens : et c’est une princesse absolument anti-conformiste, révolutionnaire, antiprotocolaire, qui lui apportera des solutions ! Une version riche et revisitée de l’oeuvre d’Andersen, actualisée sous forme d’opéra, où se marient musique, texte, poésie, mise en scène, danse, chorégraphie, décors et costumes, tout en faisant la part belle aux voix.
Détails:
– Les mercredis à 14h – Les dimanches à 14h
Supplémentaires vacances de Pâques : – Le jeudi 27/04 et 4/05 à 16h15 – Les vendredis 28/04 et 5/05 à 14h – Lundi 8/05 à 14h – Jeudi 18/05 à 16h15 – Lundi 29/05 à 16h15
Coco Aikura débute une carrière solo sur les chapeaux de roue avec un premier album solo dénommé A place called home.La chanteuse parle d’identité, d’origines et d’égalité dans des tonalités très indie pop et électro rappelant d’illustres ainées comme Feist ou Joan as police woman.
Le moment de l’envol
Coco Aikura prend son indépendance après sa collaboration au sein du groupe indiepop franco-allemand Yalta Club. Les 11 chansons ont été enregistrées et produites avec la collaboration de la productrice MissinCat. La chanteuse navigue entre allemand, anglais et français dans un monde sans frontières aux multiples possibilités. La voix est remplie d’ondes positives et les rythmes sont entrainants, de quoi danser et se trémousser sur des sonorités électroniques portées par une voix puissante et harmonieuse. De Home à Spring, les atmosphères changent et passent de la prière sacrée à l’enchantement du réveil. Si on ajoute en plus Tournesol et Petite Boite noire, le spectre est large et Coco aikura n’y va pas par 4 chemins pour affirmer ses convictions et ses espoirs. L’ambiance rappelle les riches heures du trip hop avec ces sonorités low tempo envoutantes.
Douceur de la voix, puissance des paroles, l’album de Coco Aikura est une belle découverte à ne pas manquer.
Carlo Lizzani n’est pas le plus connu des réalisateurs italiens. Décédé en 2013, il fait l’objet d’une rétrospective des films du Camélia avec la ressortie en salles et version restaurée 4K de 3 de ses films. San Babila un crime inutile (1976), la chronique des pauvres amants (1954) et Storie di vita e malavita (1975) sont visibles pour un retour dans les temps passés qui ne laisse pas indifférent.
3 films engagés
La mini-rétrospective consacrée au réalisateur italien Carlo Lizzani tombe justement à un moment où le cinéma italien peut compter depuis plusieurs années sur une nouvelle vague de talents incontestables. Marco Bellocchio, Paolo Sorrentino, Luca Guadagnino, la péninsule est de retour sur la scène cinématographique internationale. Cette rétrospective permet de replacer Carlo Lizzani dans ce contexte avec 3 films marquants de sa filmographie. Connu pour s’être engagé politiquement au sein du parti communiste italien, il a inclus dans ses opus des preuves de son engagement politique et social. La Chronique des pauvres amants a reçu le Prix international du Festival de Cannes 1954 et reste le film le plus connu de son réalisateur. En retraçant à Florence en 1925 la vie quotidienne et les amours d’une communauté d’ouvriers et d’artisans, le film insiste surtout sur la montée du fascisme en montrant les actions violentes commises par les Chemises noires de Benito Mussolini. Storia di vita e di malavita est connu pour sa musique composée par le grand Ennio Morricone. Le film se déroule dans plusieurs contextes sociaux différents, les bidonvilles de la périphérie de Milan et les beaux quartiers de la ville avec 6 destins de jeunes adolescentes tombées dans la prostitution. San Babila, un crime inutile est également rythmé par la musique d’Ennio Morricone avec l’exposition des actions de jeunes néofascistes qui commettent des méfaits en ciblant principalement tous ceux suspectés d’être de gauche, avec comme point d’orgue l’agression odieuse d’un couple d’étudiants.
Les films du réalisateur sont engagés et sans concession. Le destin tragique du cinéaste lui-même suicidé en 2013 en sautant d’un balcon démontre l’intransigeance de l’homme. Les films sont à découvrir ou redécouvrir pour un beau retour sur ce qu’est un film engagé.