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Aïtone dévoile son nouvel album Follow, sortie le 21 avril chez Musigamy / Inouïe Distribution

AÏTONE dévoile son second album Follow sur le label Musigamy. Le premier album date déjà de 2018 et le chanteur compositeur musicien à la voix rappelant furieusement celle de Jeff Buckley et au style situé entre Beatles et Arcade Fire creuse dans le même sillon pop rock folk, cette fois-ci version anglosaxonne après quelques singles en français comme Cœur camisole. Les premiers titres Inner Child et Nightmare annonçaient la couleur, l’album confirme.

De la Pop et du Rock

Le chanteur d’origine corse est depuis toujours attiré par le rock et toutes ses variantes. Antoine, devenu Aïtone parle de thèmes variés qui toucheront forcément l’auditeur. Enfance, innocence, rêves, peurs, vérités, le spectre est large et les thématiques nombreuses. Certains morceaux louvoient du côté du rock progressif et la voix fait merveille. En français, les accents étaient très proches de ceux de Saez, les tonalités sont différentes en anglais pour se rapprocher de Radiohead ou Archive. La musicalité est là, l’émotion est inévitable, évidente. La voix semble comme doublée par les guitares et les nappes de synthétiseur pour un résultat ultra lyrique et entrainant, surtout quand il se risques les aigues pour un style très reconnaissable. Pour cet album, Aïtone a utilisé les services de l’arrangeur François Poitou notamment à la basse, ainsi que Benjamin Colin et Quentin Gouraud à la batterie et aux guitares.

Follow a une qualité telle que l’album peut permettre de situer Aïtone parmi les songwriters français à suivre. Sa voix inclassable en fait encore un peu plus pour lui donner une longueur d’avance dans le paysage musical actuel. Le titre Inner Child sorti en décembre n’était pas un mirage, le single Nightmare sorti en février était une confirmation, Follow enfonce le clou. Les 11 titres de l’album donnent envie de découvrir Aïtone en live dès que possible

Le tourbillon de la vie, un saut français dans un multivers mélancolique, sortie DVD/VOD le 21 avril

Le tourbillon de la vie part d’un principe très convaincant: les destins particuliers sont les résultats de petits hasards qui ne tiennent à rien. Un choix différent, à gauche plutôt qu’à droite, oui plutôt que non, et tout est remis en cause. Le réalisateur Olivier Treiner a rencontré sa femme dans un café, le point de départ d’une obsession sur le hasard. Les personnages de Julia (Lou de Laâge), Paul (Raphaël Personnaz), Emilie (Esther Garrel), Gabriel (Sébastien Pouderoux) et Nathan (Aliocha Schneider) se téléscopent, se rencontrent, ne se rencontrent pas, se croisent, se quittent, le rythme est trépidant et la narration ambitieuse. Mieux qu’un Marvel, le film est une comédie dramatique à la fois romantique et touchante.

Un tourbillon de références

Le personnage principal du film est Julia, son histoire commence le 9 novembre 1989 quand le mur de Berlin tombe. Elle prévoit d’y aller avec ses amis. Y parvient-elle ou pas? La jeune pianiste voit ses destins se multiplier selon qu’elle parvienne à prendre son bus. Pas d’effets spéciaux irréalistes, juste des coups de chance ou des coups du sort. Tel un arbre avec ses multiples ramifications, son destin prend des chemins différents. Le scénario est assez impressionnant et le film se suit avec intérêt. Le réalisateur avoue ses références, Paul Thomas Anderson, Sam Mendès et Claude Sautet, du côté des Noces Rebelles ou des Choses de la vie. Lou de Laâge enchaine les looks et les âges, se travestissant ou se vieillissant selon les caps de sa vie. Pour rendre crédible l’intensité du scénario, 87 lieux de tournage ont été choisis, entre Berlin, Saint-Denis, Amsterdam et Paris avec des intérieurs issus de décors inventés de toutes pièces, les extérieurs ont été réalisés à Paris, confinement oblige. Les teintes de rouge sombre ou de bleu empreignent certaines scènes pour aider le spectateur à comprendre les destins subis par le personnage de Julia. Pour la musique, le frère du réalisateur, Raphaël Treiner, a composé plusieurs morceaux autour d’un thème qui colle aux sentiments du personnage de Julia qui joue du piano de manière plus ou moins professionnelle selon ses chemins de vie.

Le tourbillon de la vie est une proposition de cinéma multiple et audacieuse. Le film sort en DVD/VOD le 21 avril pour rattraper si besoin ce très joli film.

Synopsis: Les grands tournants de notre existence sont parfois dus à de petits hasards. Si Julia n’avait pas fait tomber son livre ce jour-là, aurait-elle croisé Paul ? Ou sa vie aurait-elle pris une toute autre direction ?
Nos vies sont faites d’infinies possibilités. Pour Julia, il suffit d’un petit rien tellement de fois ; tous ces chemins qu’elle aurait pu suivre, toutes ces femmes qu’elle aurait pu être…
Choisit-on son destin ? A quoi tiennent l’amour ou le bonheur ?

Bébé concert de l’Orchestre Lamoureux au Théâtre de l’Atelier le samedi 20 mai 2023 et le dimanche 21 mai 2023

Les Bébé Concerts sont l’occasion d’une belle plongée pour les plus jeunes enfants dans la musique en compagnie de leurs parents. Initiation, premiers pas, il n’est jamais trop tôt pour sensibiliser vos nourrissons à la grande musique. Les enfants écoutent, ils font du bruit, ils déambulent et dansent dans les travées, ils sont à l’aise pour ne pas changer leurs habitudes, ils peuvent réclamer leur biberon, le bébé concert est un véritable espace de convivialité pour toute la famille.

La grande musique pour les enfants de 0 à 5 ans

Le but de cette formule est de s’adapter totalement pour les enfants âgés de 0 à 5 ans. Ils entendent de la musique jouée par un véritable orchestre, en alternance avec des comptines et des chants, le moyen idéal pour les éveiller et aiguiser leurs sens. L’Orchestre Lamoureux est à l’origine de ce concept original avec un concert spécialement conçu pour les enfants de 0 à 5 ans dans une atmosphère intimiste et sans chichis, l’Orchestre joue pendant 30 minutes des pièces musicales à destination des tout-petits. Ce jour là, ce sera plus spécifiquement des œuvres d compositeur franco-polonais Frédéric Chopin. Pas le plus manchot des compositeurs et des pianistes, son œuvre traverse les siècles avec les scherzos, polonaises, nocturnes ou valses, les connaisseurs raffolent de sa dextérité au clavier et de sa sensibilité slave. Le mieux est d’assister au concert en famille avec des conditions optimales pour les plus jeunes. Temps d’écoute réduits et alternance avec des moments d’interaction, la proximité est rare est entre les musiciennes et musiciens et le public.

Le moment musical est privilégié pour permettre aux enfants de découvrir une musique symphonique avec les instruments de l’orchestre dans les magnifiques décors du Théâtre de l’Atelier.

Détails:

Bébé concert LE PIANO DE CHOPIN

SAMEDI 20 MAI 2023
DIMANCHE 21 MAI 2023

BÉBÉ CONCERT

10H | 11H15
(SAM. & DIM.)
15H | 16H15 (SAM.)

Théâtre de l’Atelier

Site de réservation

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Créé en 1881 par Charles Lamoureux sous le nom de « Société des Nouveaux Concerts », l’Orchestre Lamoureux est reconnu d’utilité publique depuis 1961.

Fidèle à sa tradition de création et de contemporanéité, l’Orchestre Lamoureux fait la part belle à des collaborations variées. Il s’est produit aux côtés des Rita Mitsouko, de David Krakauer, Didier Lockwood, Richard Galliano, Agnès Jaoui ou encore de Jane Birkin, Manu Dibango, IAM, Sébastien Tellier et Ed Banger Records, afin de leur apporter les résonances d’un grand orchestre symphonique.

L’Orchestre Lamoureux a développé depuis quelques années un panel d’actions culturelles à destination du jeune public comme les Bébé Concerts et le projet Les Enfants sur scène.

Les liaisons dangereuses ravivées dans la belle suite romancée Merteuil au Lucernaire

Et si les Liaisons dangereuses avait une suite? Le roman épistolaire de Choderlos de Laclos a beau avoir été publié en 1782, il ne cesse d’être redécouvert génération après génération. Beaucoup s’y sont frottés après avoir découvert le film multi oscarisé de Stephen Frears en 1988 avec John Malkovitch, Glenn Glose, Michelle Pfeiffer et Uma Thurman. Le Lucernaire laisse le champ libre à Marjorie Frantz pour une suite ambitieuse. L’actrice, directrice artistique et doubleuse (Hilary Swank, Cameron Diaz, Angelina Jolie) interprète la Marquise de Merteuil 15 ans après la mort du Vicomte de Valmont dans une pièce très florentine. Exilée en Hollande, elle répond à une mystérieuse invitation pour retrouver par surprise une Cécile de Volanges qui n’a rien oublié et demande des comptes. L’heure de spectacle multiplie les dialogues à fleurets mouchetés où les 2 personnages se rendent coup pour coup avec grâce et excellence.

La magie des mots

Marjorie Frantz et Chloé Berthier se font face dans un huis-clos qui tient en haleine tout du long. Exilée volontaire au royaume des tulipes, la marquise a choisi de fuir l’opprobre suite à la disparition en duel du Vicomte à l’héritage sulfureux. Libertin charismatique, il s’est illustré avec un dernier fait d’armes conclu par sa mort en duel face à Danceny, révélant ainsi au grand jour les manœuvres machiavéliques de la marquise. L’alors jeune et innocente Cécile de Volanges a été séduite par le charismatique séducteur, elle n’a rien oublié et en fait le reproche à sa perfide ainée. Les dialogues sont un sommet de colère froide et rentrée, chacune défend son honneur à corps éperdu. Les reproches se doublent d’un arrière plan féministe pour remettre en cause la place traditionnelle laissée à la femme dans une société corsetée par le pouvoir intangible des hommes. Les 2 femmes se font face, se toisent, se mesurent l’une à l’autre pour un dévoilement subtile des vérités cachées. La langue du XVIIIe siècle est invoquée avec des tirades qui ne perdent pas de profondeur. Si l’intrigue est quelque peu modernisée pour une actualisation bienvenue, le contexte reste celui que l’on connait. Costumes d’époque, couleurs pastels, mobilier d’époque, quelques touches d’originalité créent une mise à distance bienvenue, comme cette gameboy négligemment posée sur un tabouret. La mise en scène de Salomé Villiers créée une dynamique qui sert le texte et les interprètes. Les conventions et les apparences ont la vie dure, mais le rideau tombe finalement sur la scène, métaphoriquement et en vrai avec ce rideau de fond qui s’étale sur la scène comme pour démasquer les hypocrisies. La pièce accumule les perfidies et les mots d’esprit en respectant les codes du siècle des Lumières, avec la grâce du dehors et la crasse en dedans. L’une et l’autre des 2 femmes alternent les moments forts et les temps d’apitoiement dans un manège savamment orchestré où texte, jeux des comédiennes et expressions archaïques rivalisent de conviction pour emmener le public tout au bout d’un duel au soleil des Lumières.

La pièce revient avec délectation sur les circonstances dramatiques des Liaisons dangereuses pour en offrir un dénouement plein de sens. Par delà les méchancetés, la joute révèle surtout l’importance d’un lien à créer entre les femmes pour se soutenir face à la complaisance assassine des hommes. Le public ne s’y est pas trompé avec une salve d’acclamations finales qui récompense la proposition artistique en tous points somptueuse.

Synopsis: 1799. Un relais de chasse, dans une forêt, entre chien et loup. Un fiacre s’arrête. La marquise de Merteuil en descend fanée et usée. Un mystérieux billet l’a conviée alors qu’elle s’est retirée du monde depuis plus de 15 ans, depuis la mort du Vicomte de Valmont. Qui lui a écrit ce billet ? Ces années d’exil l’ont-elle adoucie ? Le temps panse-t-il les blessures de l’orgueil ? Le piège qu’on lui tend l’anéantira-t’elle ?

Détails:

8 mars – 7 mai 2023

MARDI 20H

MERCREDI 20H

JEUDI 20H

VENDREDI 20H

SAMEDI 20H

DIMANCHE 17H

La mine du diable, un documentaire au noir et blanc magnifique sur les mineurs du Pérou, sortie en salles le 19 avril

La Mine du diable est visuellement magnifique. Dans les bidonvilles, dans la mine, l’image est travaillée et donne au documentaire une profondeur assez incroyable. Le destin du jeune Jorge, passé de son taxi aux entrailles de la mine, ressemble à un film d’aventure. Le film  a été sélectionné en avant-première à la Mostra de Venise 2021 / Semaine de la critique, et au Festival de Thessalonique.

Un beau documentaire

1h24 de merveille visuelle, c’est un peu le constat après le visionnage du documentaire. C’est un destin minuscule que la caméra suit, du départ de Jorge de la banlieue de Lima jusqu’à la mine de la Rinconada. Les histoires réelles ou fantasmées se suivent, les accidents, les disparitions, et puis les rêves d’or. Tout est possible dans la Cordillère des Andes, mais rien n’est facile. Et puis les histoires ancestrales circulent, celle d’un Diable qui hante les boyaux souterrains et menacent constamment les mineurs. Le rythme du film est lancinant, pas de grands effets spéciaux, juste le réel à hauteur d’hommes. Le film se finit sur un carnaval où le Diable à la grande barbe blanche est invité pour mieux l’apprivoiser et l’empêcher de provoquer des catastrophes. Les journées des mineurs sont longues et harassantes, ils se détendent entre hommes, avec des verres nombreux pour oublier la dureté de la vie. Le film fait penser à ces histoires de mineurs dans les régions françaises où les destins se faisaient sans esclandres, jour après jour, frayeur après frayeur. Pas d’autre horizon que celui de la mine, dans les corons…

Synopsis: Jorge, jeune chauffeur de moto-taxi quitte la banlieue de Lima et sa famille pour poursuivre ses rêves d’or et de fortune, en rejoignant la mine de La Rinconada, sur le toit de la Cordillère des Andes. Là-bas, on raconte que la mine appartient au Diable, et qu’il ne cède ses pépites qu’en échange d’un sacrifice…

Un beau rendez-vous avec la gastronomie transalpine avec la première édition de The Italian Show à Paris

The Italian Show a été un beau moment de présentation gastronomique au cœur de l‘hôtel du collectionneur à Paris. Une bonne trentaine d’exposants présentaient leurs produits de qualité comme autant d’étendards de la meilleure cuisine du monde, l’italienne. Au menu, de la pasta évidemment, de la pizza (Caputo), de la bière avec modération (Ducato, Amarcord), sauces italiennes (Italians do it better,), produits en conserve et charcuterie fine. Autant de possibilités de déguster, d’échanger et de se rendre compte de la qualité des produits proposés.

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Main Stage
11:00 Ouverture de l’événement 
11.30 Bienvenue et inauguration en présence des  institutions 
12:00 Show Cooking avec le Chef Massimo Tringali 
12:45 TALKS : La révolution italienne en France avec Peppe Cutraro, Massimo Mori et Alberto Suardi (Big Mamma) 
14:00 Show Cooking avec le Chef Filippo Saporito 
15:00 Finale du concours du “The Best Upcoming Chef of Italian Cuisine” en France avec un jury composé de : Agostino Coppola, Enzo Oliveri, Massimo Mori, Lorenzo Alessio et Alessandro Bergamo 
16:30 Cérémonie de remise des prix aux gagnants du “The Best Uppcoming Chef of Italian Cuisine” en France
Pizza Show
12:00 Masterclass sur le monde de la pizza avec Vincenzo Capuano pour Mulino Caputo 
13:00 Pizza show avec Nicola et Emanuele Iovine 
13:30 Pizza show avec Marco Casolla 
14:00 Masterclass sur le monde de la pizza sans gluten avec Mulino Caputo 
15:00 Pizza show avec Peppe Cutraro 
15:30 Pizza show avec Guillaume Grasso 
16:00 Masterclass sur le monde de la pizza avec Vincenzo Capuano pour Mulino Caputo
Tasting Station
12:30 Les sauces prêtes dans la nouvelle restauration avec EasyMontali
13:30 Le Roi des fromages en cuisine avec Montanari & Gruzza 
14:30 Alici à la cuisine des merveilles avec Rizzoli Emanuelli 
15:30 Pasta di Campofilone avec La Campofilone   
Bar Station
12:30 Mixer & Mixology avec Galvanina :
14:00 Vermouth italien dans la mixologie internationale avec Acetaia Giusti 
16:00 Sambuca & Gin avec Bad Spirits

Le vertigineux film Abattoir 5 en Édition Prestige Limitée le 18 avril chez Carlotta Films

Abattoir 5 (titre original : Slaughterhouse Five) est à la base un roman de science-fiction de l’écrivain américain Kurt Vonnegut, Jr. paru en 1969. Largement inspiré de son expérience personnelle dans l’armée américaine pendant la seconde guerre mondiale, il a été fait prisonnier par l’armée allemande à Dresden pour travailler dans un abattoir chargé de récupéré les cadavres dans une fosse commune. L’expérience traumatisante est un terreau fécond pour un film d’anticipation qui mélange réalisme et science fiction dans un film concept à l’imagination sans limites.

Un film d’anticipation avant gardiste.

Abattoir 5 place son personnage principal Billy Pilgrim dans un camp de prisonnier de guerre après sa capture par l’armée allemande et les bombardements de Dresden. Le réalisateur George Roy Hill a choisi l’acteur Perry King dans un film quasiment inracontable tant sa densité est vertigineuse. L’auteur a été lui-même traumatisé par son expérience pendant la guerre, de quoi faire naitre en lui des abysses d’idées puissantes et alambiquées. Car le film voit Billy Pilgrim mener plusieurs existences en même temps avec des sauts dans le temps et dans l’espace. Afin de fuir ses idées noires, il se réfugie dans des idées passées, présentes et futures. Tantôt vieil opticien américain, tantôt jeune vétéran qui revit sa lune de miel ou bien encore humain emprisonné sur une autre planète, il mélange réalité et fantasmes pour survivre. Comme le disait l’auteur, Ce n’est qu’une illusion terrestre de croire que les minutes s’égrènent comme les grains d’un chapelet et qu’une fois disparues elles le sont pour de bon, de quoi mieux comprendre le concept. Prix du jury au Festival de Cannes 1972, le film est considéré comme une adaptation parfaite du livre, d’après l’avis de l’auteur lui-même. La multitude des genres abordés, film de guerre, comédie, science-fiction, donne au film une densité incroyable, de quoi livrer une réflexion radicale sur le sens de l’existence humaine. Le héros qui va dans le passé et le futur sans savoir où il va est une thématique qui ouvre un large champ des possibles pour un résultat certes un peu daté au niveau formel, mais d’une profondeur inouïe au niveau réflexion. Un film qui explore aussi bien ce qu’est la folie de la guerre à l’aide de voyages dans le temps, c’est du jamais vu. Surtout que le spectateur n’est jamais renseigné sur la raison de ces voyages temporels, don inné, imagination ou malédiction. Film de drogue pour certains, exercice de style arty pour d’autres, le film ne laisse en tout cas pas indifférent. Pas de recherche de l’identification du spectateur dans un film qui échappe aux conventions narratives classiques pour un discours humaniste dénonçant l’absurdité de la guerre. Connaitre les erreur du passé doit permettre d’éviter les écueils pour l’avenir, en théorie du moins…

Le film n’a décidément pas la reconnaissance qu’il mérite et cette réédition permettra de lui redonner la place qu’il mérite sur les étagères des cinéphiles.

Bonus:

. L’ÉVOLUTION DE PILGRIM : LE TOURNAGE D’« ABATTOIR 5«  (14 mn – HD)
L’acteur Perry King revient sur ses premiers pas au cinéma avec le rôle de Robert Pilgrim, archétype du fils de bonne famille américain, et sur sa relation avec George Roy Hill sur le plateau, d’une grande simplicité.

. DÉCROCHER LE TEMPS : « ABATTOIR 5« , LE DOCUMENTAIRE (15 mn – HD)
Assistant producteur, Robert Crawford, Jr. a également réalisé un documentaire sur les coulisses d’Abattoir 5, qui ne sera jamais achevé. Il raconte le tournage entre les États-Unis et la République Tchèque et l’implication de George Roy Hill sur ce film.

. LE PÈLERIN D’OZ (16 mn)
Version sombre du Magicien d’OzAbattoir 5 célèbre, à travers le personnage de Billy le survivant, la puissance de l’imaginaire. Une analyse du film par Jean-Baptiste Thoret, historien du cinéma et réalisateur.

. BANDE-ANNONCE ORIGINALE

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BD 50 • MASTER HAUTE DÉFINITION • 1080/23.98p • ENCODAGE AVC
Version Originale / Version Française DTS-HD Master Audio 1.0 • Sous-Titres Français
Format 1.85 respecté • Couleurs • Durée du Film : 103 mn

Synopsis: Billy Pilgrim mène une vie heureuse avec sa femme Valencia. Mais sa conduite inquiète de plus en plus sa fille Barbara, son gendre Stanley et son fils Robert de retour du Viêt-nam. En effet, Billy a le don de voyager dans le temps. Il se revoit soldat au cours du deuxième conflit mondial ; d’abord agressé par deux GI, puis prisonnier de guerre, il se retrouve à Dresde au coeur du bombardement le plus meurtrier de l’histoire.

Un feu d’artifices pour toute la famille avec La folle histoire du petit chaperon rouge au Théâtre de la Tour Eiffel

Le Théâtre de la Tour Eiffel donne le champ libre à 6 comédiens et comédiennes survoltés. Musique et folie douce transforment le conte bien connu de Charles Perrault en grand morceau de bravoure proche d’un concert de rock. La jeune fille connait les bases du kung fu, le loup n’en mène pas bien large et la mère grand est une échappée des années disco. Le bucheron est un poltron canadien et 2 musiciens experts mettent le feu à coup d’airs enchanteurs entonnés avec folie par toute la salle. Public en délire, ambiance surchauffée, le moment de spectacle est une réussite totale, les plus jeunes sont survoltés, les parents sont ravis. La troupe de comédiens fait participer le public aux chansons, pose des questions et semble visiblement s’amuser autant que les spectateurs. Le Théâtre de la Tour Eiffel fait un triomphe avec cette réussite totale aux airs rap, rock, disco, chanson française, avec des comptines, des péripéties et un sourire aux lèvres collé sur tous les visages face à un spectacle d’une extrême bienveillance et rempli d’ondes positives!

Synopsis:

Une version librement modernisée du conte populaire  » Le Petit Chaperon Rouge » d’après Charles Perrault. De tendres et excentriques personnages pimentent ces folles aventures chantées et dansées au cœur de la forêt. Une Fillette à la personnalité bien trempée. Une Mère un peu loufoque. Une Mère-grand plutôt cocasse ayant toujours rêvé d’être artiste. Un Loup dandy fourbe et affamé. Un Bûcheron canadien plus trouillard qu’un lapin. Une affreuse Sorcière préférant finalement changer de conte. D’irrésistibles petits Rats, rappeurs. Et même des arbres dansant le flamenco ! Sur des airs endiablés aux accents disco, blues, folk, zouk, rapp, country… mais aussi sur des musiques du monde (Inde, Russie, Amérique, Afrique…), cette troupe sur-vitaminée joue, chante et danse avec un enthousiasme communicatif une histoire du Petit Chaperon Rouge inédite, rocambolesque et haletante.
Des décors et costumes, et une mise en scène enlevée rythment cette comédie musicale délirante, destinée à toute la famille !

Détails:

Les samedis et dimanches a 14h
Tous les jours sauf le lundi a 14h durant les vacances scolaires

Un seul en scène somptueux avec la pièce Marée Haute au Lucernaire

Le Lucernaire donne la parole aux femmes avec la sublime comédienne Josiane Pinson qui adapte et joue le texte de la grande Benoite Groult issu de son roman Les Vaisseaux du cœur. Le texte très intimiste prend des airs d’universalité avec ce récit hypnotique d’une passion incoercible entre une intellectuelle parisienne et un marin pêcheur breton. Les élans de leurs cœurs abolissent les distances sociales et culturelles pour créer une union des âmes et des corps. La comédienne subjugue une heure durant avec son charisme scénique impressionnant et sa parfaite diction.

Une pièce éblouissante

Découverte au Studio Hebertot avec sa création Psy(causes)3 et aperçue au cinéma dans certains rôles marquants (dont celui de Christine Lagarde dans l’excellent Adults in the room de Costa-Gavras sorti en 2019), Josiane Pinson fait plus que confirmer tout le bien que l’on peut penser d’elle. La comédienne autodidacte semble tout droit sortie de la Comédie Française avec sa voix sans fausses notes et son port de tête altier. Elle parcourt la scène avec décontraction tout en déclamant un texte d’amour aussi secret que total entre 2 êtres que tout semble opposer. L’aspirante thésarde parisienne semble d’abord tomber dans les filets du marin pêcheur à son corps défendant, alors que son corps ne cessera de la renvoyer vers lui tout sa vie durant, comme irrésistiblement attirée. La pièce fait le récit d’une vie et d’une attraction, les mots ne sont jamais vulgaires combien même directs et sans artifices. La jeune femme devenue plus âgée vit une vie d’intellectuelle, le marin parcourt les océans du monde, ils se retrouvent à intervalles variables dans les lieux les plus reculés de la planète, Dakar, Seychelles, rien ne les empêche de connaitre à nouveau l’exultation des corps. Le récit est aussi touchant que convaincant, tous les mots touchent le cœur et l’âme. Les effets sonores et visuels concourent au réalisme d’une histoire intime où 2 êtres se rencontrent toutes leurs vies durant. La voix du marin Gauvain se fait entendre en écho à celle de George pour mieux faire comprendre les implications d’une histoire d’amour unique.

Marée Haute est un seul en scène majeur de la saison théâtrale, à découvrir absolument au Lucernaire. La comédienne d’exception vit son texte et fait partager l’exaltation d’une auteure qui cherche la sincérité avant tout, sans éclats ni fracas.

Synopsis: George est une intellectuelle parisienne. Gauvain est un marin breton. Alors que tout les oppose, ils vont vivre une passion charnelle dévorante. Cet envoûtement durera trente ans et prendra au fil des décennies les couleurs d’un amour profond. Mariés chacun de leur côté, ils ne cesseront de se quitter pour mieux se retrouver aux quatre coins du monde. Librement adapté du roman de Benoîte Groult Les Vaisseaux du cœur, Marée haute est l’histoire de cet inépuisable désir qui abolit les distances sociales, culturelles et géographiques.

Détails:

mardi < samedi 21h | dimanche 17h30

Durée: 1h10

15 mars – 7 mai 2023

Tartuffe, un bon exemple de l’excellent cycle Molière proposé au Théâtre du Nord Ouest

Le Théâtre du Nord Ouest propose en 2023 un cycle Notre saison Hamlet, Dom Juan & les autres. Fidèle à une tradition depuis longtemps établie, les intégrales d’auteurs classiques sont mises en scène depuis l’automne 2019. Tout Shakespeare à débuté le samedi 15 mars 2020 et la première du Roi Lear avec 23 comédiens. La pandémie mit un stop à l’expérience mais pour mieux revenir à partir de juin 2021. En 2022, c’était le 400e anniversaire de la naissance de Molière, une bonne occasion de permettre aux grands personnages de Molière de se mêler à ceux de Shakespeare pour entendre résonner leurs voix. Puis a eu lieu la célébration en 2022 du 400e anniversaire de la naissance de Molière. Un passeport Hamlet, Dom Juan et les autres est disponible en ligne ou au théâtre.

Tartuffe à la syllabe près

Tartuffe est un vrai régal de Molièrophile. Des comédiens investis, un texte respecté à la syllabe près, des personnages vivants, de quoi faire passer aux spectateurs un excellent moment de théâtre. La pièce en cinq actes et en vers ne cesse d’enthousiasmer par ses fameuses tirades et son esprit dénonçant l’hypocrisie des mœurs de son temps. Les comédiens et comédiennes donnent de leur personne dans une mise en scène dynamique qui rend un bel hommage à Jean-Baptiste Poquelin!

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Fidèle à notre tradition des intégrales d’auteurs classiques, nous vous proposions tout Shakespeare depuis l’automne 2019. Le samedi 15 mars 2020 se jouait la première du Roi Lear avec 23 comédiens. Mais la fièvre de Wuhan arriva et notre théâtre dut fermer. Paris devenant semblable à la lande désertée du vieux Lear.

Profitant d’une longue fermeture imposée, un groupe de comédiens bénévoles a entrepris une rénovation complète du théâtre en 2020. Peinture, plomberie, électricité, tout y est passé. A partir de juin 2021, la voix de Shakespeare a résonné de nouveau en nos murs. Puis nous avons décidé de célébrer en 2022 le 400e anniversaire de la naissance de Molière.

En 2023, nous permettrons aux grands personnages de Molière et de Shakespeare de faire entendre leurs voix. Le calendrier des représentations est établi jusqu’au 4 juillet 2023. Vous pouvez souscrire à notre nouveau passeport Hamlet, Dom Juan et les autres en ligne ou au théâtre.

Détails:

10 autres dates:

Petite salle : dimanche 23 avril 2023 20h30

Petite salle : dimanche 30 avril 2023 20h45

Petite salle : vendredi 12 mai 2023 20h45

Petite salle : dimanche 21 mai 2023 20h45

Petite salle : vendredi 02 juin 2023 21h00

Petite salle : vendredi 09 juin 2023 20h30

Petite salle : vendredi 23 juin 2023 20h30

Petite salle : samedi 01 juillet 2023 20h30

Petite salle : dimanche 02 juillet 2023 20h45

Petite salle : mardi 04 juillet 2023 20h30

Le nouveau Château du Moulin-à-Vent, Les Terrasses du Château 2020 à découvrir absolument

2020 a été une très bonne année pour les cultures viticoles car solaire. Les vendanges ont été précoces au 17
août et longues en raison de l’hétérogénéité de maturité des terroirs. Le résultat est à découvrir avec Les Terrasses du Château 2020 proposée au tarif de 14,50 euros chez Monoprix.

Un Château Moulin-à-vent toujours de qualité

Avec son cépage 100% Gamay, le vin arbore à l’œil une belle robe rubis. Le nez est floral pivoine, baies rouges et noires, épicé bâton de réglisse-muscade-poivre noir, avec une touche cigare. La bouche est équilibrée entre matière, fraîcheur, fruit et des tanins fondus, gourmande et longue sur une note chocolatée et poivrée. Le vin accompagne idéalement une terrine de sanglier, du parmentier de canard, un carré d’agneau aux herbes, du couscous Royal, du brie de Meaux et une mousse au chocolat noir.

Publireportage: Jean-Jacques et Edouard Parinet, propriétaires depuis 2009 et Brice Laffond, œnologue, privilégient une stratégie d’excellence et une approche méticuleuse, guidée par l’identité propre de chacun des grands terroirs. Le Château du Moulin-à-Vent pratique une viticulture raisonnée d’orientation biologique. Le Château du Moulin-à-Vent est un domaine familial et indépendant, situé à l’extrémité sud de la Bourgogne. Les premières traces d’exploitation viticoles au domaine remontent à 1732. Aujourd’hui 30 hectares de vignes y sont rattachés sur les plus grands terroirs de l’appellation. Vendanges manuelles en petits contenants, rendements bas (27Hl/ha), vinification méticuleuse et élevage en fûts de chêne, tout est mis en oeuvre au domaine pour garantir des vins de la plus belle qualité et ce, dans le respect de ce patrimoine viticole exceptionnel.

Moulin-à-Vent est un vignoble ancien, dont les racines remontent au 1er siècle avec l’arrivée des Romains. Le vin des “Torreins” est ensuite agréé par le roi Louis XIV et fait son entrée à la cour de France au XVIIème siècle, marquant ainsi le début de la notoriété grandissante du Cru. En 1872, les villages bourguignons obtiennent l’autorisation d’adjoindre à leur nom celui de leur meilleur terroir. Le “Chambertin”, la “Romanée”, le “Montrachet” et les “Thorins” complètent le nom des villages de Gevrey, Vosne, Puligny et Romanèche. L’appellation Moulin-à-Vent se situe à l’extrémité septentrionale du Beaujolais, à 70 kilomètres au sud de Beaune et 50 kilomètres au nord de Lyon. Un îlot de 630 hectares de vignes se répartit autour du moulin-à-vent, dont la présence témoigne de vents réguliers et puissants qui favorisent un état sanitaire optimal ainsi que la concentration des jus. Les parcelles de vignes s’épanouissent sur une mosaïque de terroirs, puisque 69 lieux-dits alternent sables granitiques plus ou moins fins, exposition au vent, présence d’oxyde de fer, présence d’argiles en profondeur, présence de silice en surface, profondeur de sols, exposition au soleil, etc. Ces sols complexes résultent de l’érosion pendant plus de 300 millions d’années des derniers contreforts de granites métamorphiques du centre de la France.

Bob Wilson et Isabelle Huppert : un duo en majesté

Bob Wilson et Isabelle Huppert : un duo en magesté
Isabelle Huppert dans « Mary Said What She Said », de Darryl Pinckney, mise en scène de Bob Wilson. Photo Lucie Jansch

Bob Wilson et Isabelle Huppert : un duo en majesté

Bob Wilson retrouve Isabelle Huppert dans la figure historique de Mary Stuart, la reine d’Écosse et de France qui, à cause de ses passions, perdit sa couronne. Signé de Darryl Pinckney et traduit par Fabrice Scott, le texte est un monologue intérieur aussi tempétueux que mémoriel, car il advient quelques secondes avant que la reine Mary ne soit exécutée.

Telle une fragmentation de la mémoire où s’évoque le destin d’une femme avec ses enjeux de  pouvoir, ses combats, ses morts, ses contradictions mais aussi ses passions intimes. De l’adolescence en France à son retour en Écosse et ses emprisonnements, en passant par la guerre de religion entre les catholiques et les protestants, et sa détestation de Catherine de Médicis.

Un monologue tempétueux

De ses confessions rassemblées et éclatées sur une musique élégiaque très prenante de Ludovico Einaudi, Bob Wilson compose un univers mental à l’abri de son inspiration formaliste envoûtante : éclairages monochromes, attitudes hiératiques, plans découpés façon cinéma muet, images immobiles ou mouvements rapides, visage fardé aux yeux et à la bouche marqués, gestuelle oscillant entre chorégraphie ultra millimétrée et burlesque.

Isabelle Huppert s’aimante au texte dont elle livre dans un embrasement avec les mots et son mouvement introspectif, les multiples fluctuations et infinies résonances. De l’équilibre à la rupture, de l’ombre à la lumière, du rire à l’effroi, de l’ici à l’ailleurs, l’actrice restitue dans un corps à corps intense les affects de la protagoniste, aux prises avec le souvenir, le tumulte intérieur qui fait rage, et la fierté d’une destinée à sa démesure.

Incandescente et vaillante, Isabelle Huppert s’empare comme nulle autre de cette confession sans retour. Elle est cette reine sculpturale et tous ses contraires où son histoire remémorée, nous renvoie à des paysages et territoires mentaux insoupçonnés.

Dates : du 13 avril au 14 mai 2023
Lieu Théâtre de la Ville – Espace Cardin (Paris)
Metteur en scène : Bob Wilson

Une exposition Basquiat x Warhol, 4 mains à découvrir à la Fondation Louis Vuitton du 05/04/2023 au 28/08/2023

La Fondation Louis Vuitton avait déjà été à l’origine de l’exposition Jean-Michel Basquiat en 2018. L’exploration continue avec un focus sur sa collaboration déterminante avec Andy Warhol au début des années 80 dans un parcours qui électrise.

Un duo marquant de l’art des années 80

C’est peu dire que la période collaborative entre Warhol et Basquiat fut aussi brève que féconde. En un an, de 1984 à 1985, ce sont pas moins de 160 toiles qui ont été peintes ensemble, à 4 mains, pour un résultat considéré comme définitif aujourd’hui. L’amitié entre le maitre du Pop Art et l’artiste clochard des rues de New York auto proclamé Samo n’avait pourtant rien de l’évidence. Mais se sachant considéré comme daté et fini à l’orée des années 80, Warhol a voulu se réchauffer à la flamme du talent de son cadet, le prenant sous son aile pour lui faire rencontrer les gens qui comptent dans l’univers de l’art moderne. Basquiat × Warhol, à quatre mains est rien de moins que l’exposition la plus importante jamais consacrée à cette œuvre majuscule à deux. Elle regroupe plus de 300 œuvres et documents dont 80 toiles signées conjointement. L’exposition propose également des œuvres individuelles de chaque artiste et des œuvres des artistes de ce temps fertile de la scène new yorkaise des années 80 comme Futura 2000, Michael Halsband, Keith Haring, Jenny Holzer et Kenny Scharf. L’exposition débute avec la série de portraits croisés qui sont restés dans la légende, Basquiat par Warhol, Warhol par Basquiat, chacun tentant de représenter l’autre à la hauteur de ce qu’il en évalue, plus ou moins subjectivement/objectivement. Puis c’est le temps des premières collaborations initiées par le galeriste des 2 artistes Bruno Bischofberger. Les œuvres s’adjoignent un troisième larron en la personne du peintre italien Francesco Clemente pour une quinzaine d’œuvres à 3. Basquiat et Warhol ont poursuivi leur collaboration avec force et énergie dans des échanges incessants qui enthousiasment les visiteurs tout au long du parcours. Des jalons marquants apparaissent comme la sculpture monumentale Ten Punching Bags (Last Supper) ou la toile de 10 mètres de African Mask.

Basquiat admirait Warhol comme le personnage incontournable du monde de l’art qu’il était. L’ainé a vu en Basquiat une nouvelle étape marquante de la culture populaire, sortie des ghettos et de l’underground pour trouver toute sa place. L’exposition souligne ces allers-retours dans un dialogue de styles qui préfigurent l’insertion de la communauté afro-américaine d’aujourd’hui dans le récit nord-américain. L’exposition est à ne pas manquer jusqu’au 20 aout à la Fondation Louis Vuitton.

Publireportage:

BASQUIAT X WARHOL. PAINTING 4 HANDSFrom April 5 to August 28, the Fondation will continue its exploration of the work of Jean-Michel Basquiat, revealing, this time, his collaboration with Andy Warhol
B-ROLL FOOTAGE: B-ROLL FOOTAGE IS AVAILABLE FREE OF CHARGE AND WITHOUT COPYRIGHT RESTRICTIONS.  B-ROLL FOOTAGE INCLUDES GVS OF EXHIBITON AND INTERVIEWS WITH CURATORS: 00:00 – 02:14: GVs of the exhibition02:15 – 03:54: IV Paige Powell, friend of Jean-Michel Basquiat and Andy  Warhol03:55-05:18: Dieter Buchhart, Curator of the ‘Basquiat x Warhol. Painting 4 Hands’ exhibition05:19-06.08: Suzanne Page, Artistic Director of the Fondation Louis Vuitton06:09-06.48: Olivier Michelon, Associated curator of the ‘Basquiat x Warhol. Painting 4 Hands’ exhibition 
B-roll available for download via Vimeo: https://vimeo.com/showcase/10309542  

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Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol, OP OP,             1984-1985
Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol, Collaboration No. 19, 1984-1985

Thursday 5th April – Paris, France: In 2018, the Fondation Louis Vuitton featured the « Jean-Michel Basquiat » exhibition, a huge success that drew an estimated 700,000 visitors.

In 2023, from April 5 to August 28, the Fondation will continue its exploration of the work of Jean-Michel Basquiat, revealing, this time, his collaboration with Andy Warhol.

Between 1984 and 1985, Jean-Michel Basquiat (1960-1988) and Andy Warhol (1928-1987) created around 160 paintings together in tandem, « à quatre mains », including some of the largest works produced during their respective careers. Keith Haring (1958-1990), who witnessed their friendship and collaboration production, would go on to speak of a « conversation occurring through painting, instead of words, » and of two minds merging to create a « third distinctive and unique mind. »

In the spring of 2023 at the Fondation Louis Vuitton, « Basquiat x Warhol. Painting 4 Hands » will be the most important exhibition ever dedicated to this extraordinary body of work. Curated by Dieter Buchhart and Anna Karina Hofbauer, in partnership with Olivier Michelon, curator at the Fondation Louis Vuitton, the exhibition will bring together more than 300 works and documents including 80 canvases jointly signed by the two artists. Also featured will be individual works by each as well as a set of works by other major artists (Keith Haring, Jenny Holzer, Kenny Scharf, Michael Halsband…) in order to evoke the energy of the New York downtown art scene of the 1980s. The exhibition will be further enriched and interspersed with photos, including the famous « Boxing Gloves » series of photographs by Michael Halsband produced for the poster of the Jean-Michel Basquiat and Andy Warhol exhibition in 1985.

The exhibition will open with a series of portraits of Basquiat by Warhol and of Warhol by Basquiat. It will continue with the early collaborations. These works, initiated by the two artists’ dealer, Bruno Bischofberger, benefited from a collaboration with the Italian artist, Francesco Clemente (born in 1952). After completing these fifteen paintings together with Clemente, Basquiat and Warhol pursued their collaboration on an almost daily basis, with enthusiasm and complicity. The energy and force of their incessant exchanges will be the driving force of the exhibition, running through works such as Ten Punching Bags (Last Supper) or the 10-meter-long canvas African Mask.

Basquiat admired Warhol as an elder, a key art world personality, and the pioneer of a new language and of a groundbreaking relationship to pop culture. Warhol, in turn, found in Basquiat a renewed interest in painting. Thanks to him, he went back to painting manually on a very large scale. Warhol’s subjects (newspapers, logos of General Electric, Paramount and the Olympic Games) serve as the basis for whole series of artworks that will punctuate the exhibition.

« Andy would start one (painting) and put something very recognizable on it, or a product logo, and I would sort of deface it. Then I would try to get him to work some more on it, I would try to get him to do at least two things » explained Basquiat. « I drew it first and then I painted it like Jean -Michel. I think those paintings were doing to gether are better when you cant tell who did which parts «  noted Warhol.

The exhibition will show these back and forths – a dialogue of styles and forms that also tackles crucial subjects such as the integration of the African-American community into the narrative of North-America – a continent in which Warhol was a leading manufacturer of icons.

-The End-

The Broll can be downloaded free of charge from – https://vimeo.com/showcase/10309542 – and you can download imagery from here.

For more information, please contact The 10 Group on:

natasha@the10group.com | +44 7958135223

ellie@the10group.com | +44 7530 007300

Notes to Editors

Press kits are available to download here:

French : https://presse.fondationlouisvuitton.fr/basquiat-warhol-a-quatre-mains/

English : https://presse.fondationlouisvuitton.fr/basquiat-warhol-painting-four-hands/?lang=en

About Fondation Louis Vuitton

The Fondation grounds its commitment to the contemporary arts within an historical perspective. In 2006, the LVMH Group and its companies opened a new chapter in their history of patronage with the creation of the Fondation Louis Vuitton. The building itself was inaugurated on 24 October 2014, the result of nearly 25 years of commitment to the arts, culture and heritage.

Driven by its mission to serve the public, the Fondation is committed to making art and culture accessible to all. To promote the arts both nationally and internationally, it hosts temporary exhibitions of modern and contemporary art, presents works held in its collection, commissions artists to create site-specific pieces, and stages events across the cultural spectrum (concerts, performances, conferences, film screenings, dance and more).

Le système TikTok, un livre d’Océane Herrero (Editions du Rocher)

Le système TikTok, un livre d’Océane Herrero (Editions du Rocher)

Océane Herrero est journaliste économique. Elle nous livre son premier livre, une véritable enquête sur le phénomène TikTok : Le système TikTok, Comment la plateforme chinoise modèle nos vies.

Depuis sa création en 2016, l’application chinoise TikTok ne cesse de prendre de l’ampleur. Aujourd’hui, elle compte 1 milliard d’utilisateurs à travers le monde, dont 17,7 millions en France. La plupart, de très jeunes utilisateurs.

La force de cette application réside dans un algorithme de recommandation excessivement pointu. « For you », pour toi, ces vidéos. TikTok sélectionne les vidéos qui peuvent intéresser celui qui est branché, et ce, sans interruption. En général des vidéos courtes, de moins de trente secondes, ce qui permet au jeune de rester connecté très longtemps sans s’en apercevoir !
TikTok sait tout de la personne. Au plus intime.
Et voilà le danger. Le respect de la vie privée est-il respecté ?

Au niveau de la religion, à cause de TikTok, on voit des chrétiennes qui se voilent pour faire leurs prières et achètent ces voiles, 2€, sur le Net. D’où une certaine standardisation du voile !

« Mais ce phénomène génère également une concurrence entre les religions. »
« Paganisme, christianisme, islam : bien que différentes, ces spiritualités convergent dans la forme qu’elles prennent sur TikTok. » P.53

Le jeune adolescent est prêt à transmettre de nombreuses données sur lui-même et en échange, il reçoit des vidéos personnalisées. En fonction de ce qu’il « like », l’application va lui soumettre le même style de vidéos et va construire « une persona numérique ». P78

Océane Herrero raconte plusieurs cas de jeunes qui ont fait un véritable carton sur TikTok en publiant leurs vidéos. Ils doivent en faire chaque jour davantage pour ne pas perdre d’audience. Ils passent un temps fou sur cette application et en font un travail à temps plein, avec une lourde charge émotionnelle et souvent des ondes très négatives et même des agressions. Une pression de plus en plus importante… et pas toujours supportable.

L’auteure parle également des modérateurs de contenus. Un métier terrible : intense, horaires décalés, travaillant jusqu’à 16 h par jour, et violence de certains contenus qu’ils sont obligés de voir. De véritables traumatismes. On l’aura compris, la nature humaine n’est pas belle ! Et comme le but de ces vidéos est souvent de choquer le plus possible pour être vues le plus possible, on imagine le contenu…
Tout se décide en Chine, ne l’oublions pas !

« Certains neuroscientifiques commencent à alerter sur l’impact que peut avoir l’exposition prolongée à TikTok chez les jeunes enfants. Comme des bonbons, les vidéos courtes activent le système de récompense du cerveau, et délivrent une décharge de dopamine. » P.161
TikTok est une application fabuleuse dont il faut se méfier, une sorte de drogue dont le cerveau ne peut plus se passer, comme attaqué par une intelligence artificielle, dit Andrej Karpathy, spécialiste en intelligence artificielle.

A nous, parents, de surveiller ce que regardent nos enfants ! Mais aujourd’hui, c’est presque mission impossible !

Lisons donc Le système TikTok, d’Océane Herrero ! On comprendra beaucoup mieux cette application, le génie de certains et le pouvoir qu’elle exerce sur nos enfants !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2023
Auteur : Océane Herrero
Editeur : Editions du Rocher
Prix : 17,90 €

Théorème Je me sens un cœur à aimer toute la terre, une pièce surprenante au Théâtre du Vieux Colombier

La troupe de la Comédie Française interprète une adaptation moderne du Théorème du Pier Paolo Pasolini sorti sur les écrans en 1968. L’écrivain, poète, peintre, journaliste, traducteur, dramaturge, artiste visuel, acteur, scénariste et réalisateur italien avait choqué la société italienne avec sa critique acerbe et frontale de la bourgeoisie si pleine de certitudes endormies. Amine Adjina reprend l’essentiel du canevas initial en ajoutant des éléments très actuels pour évoquer notre époque si emplie de peurs sur l’avenir et le présent.

Une métaphore pleine de sens

Le film de Pasolini n’y va pas par 4 chemins. Sitôt arrivé au sein de la famille, l’énigmatique étranger ne tarde pas à avoir des rapports sexuels avec chacun de ses membres : la bonne, le fils, la mère sexuellement refoulée, la fille timide et le père tourmenté. Les différences entre la pièce et l’opus tiennent notamment aux choix de mise en scène de l’auteure et d’Emilie Prevosteau. Rencontré par la matriarche de la famille sur une plage, l’étranger est invité dans sa maison alors que le reste de la famille est sur le point d’arriver pour un séjour. La scène rend compte de cette maison aux atours estivaux, faite pour le repos mais qui va connaitre des véritables retournements de conscience, incessants et continus. Les inimités sont légion dans ce microcosme en vase clos. Le fils et la fille envisagent des carrières artistiques que leur père entrepreneur assidu réprouve. Leur mère est en mode pilotage automatique pour éviter de ressentir les contrariétés et la bonne prend soin seule de la grand-mère en fin de vie. L’étranger bouscule cet ordre établi. Par son attitude perpétuellement mesurée et son physique avenant, il ensorcèle la maisonnée comme à l’aide d’un maléfice. Les têtes et les esprits tournent et les certitudes s’effondrent comme en quelques secondes. La pièce insert des éléments qui détonnent, comme avec cette mention d’un poète écrasé sur un parking près de la plage, de la même manière que Pasolini lui-même sur la plage d’Ostie en novembre 1975. La mise en abime est totale et confond réalité et fiction. Les protagonistes évoquent incessamment une candidate d’extrême droite aux portes de la présidence, sans mentionner de nom, mais la salle sait exactement de qui il s’agit, surtout l’ex candidate socialiste assise dans la salle. La plus jeune répète le rôle d’Elvire dans la préparation du Dom Juan de Molière, rappel de ce que l’étranger se sent un cœur à aimer toute la terre. Et le sortilège fait son chemin, enlevant avec lui tous les membres de la famille. Les 2h15 de spectacle passent dans un souffle avec cette bande son dramatique qui emplit l’air de vibrations contradictoires. Un tour de chant de la jeune fille finit par persuader que plus rien ne sera jamais le même une fois l’étranger reparti. Le théorème est démontré avec l’incapacité pour l’homme et la femme moderne de percevoir, écouter et partager avec ses semblables. L’étranger s’en fait l’émissaire et l’interprète, tel un deux ex anima sorti de la bible, mi-démiurge mi démon.

Les 4 comédiennes et les 3 comédiens sont tous au diapason d’un texte lourd de sens et profond comme un abime sans fond. La pièce est visible jusqu’au 11 mai au Théâtre du Vieux Colombier pour un moment de théâtre qui ne laisse pas indifférent.

Synopsis: Dans cette photographie d’une famille bourgeoise du XXIe siècle, assurée de son confort matériel et moral, l’intimité est bousculée par la venue d’un garçon au charisme en tous points exceptionnel. Cette pièce originale d’Amine Adjina, écrite pour la Troupe, se déroule dans une maison au bord de la mer où résident la grand-mère paternelle et Nour, jeune fille qui s’occupe d’elle. À leur arrivée, les parents et leurs deux enfants apprennent que la grand-mère a invité un inconnu croisé à la plage. Les metteurs en scène, Amine Adjina et Émilie Prévosteau, qui travaillent depuis 2012 au sein de la compagnie du Double sur les mythes anciens et modernes, de Phèdre à Marilyn Monroe, s’emparent ici de la parabole de la Visitation, développée par Pasolini dans son roman Théorème et le film au titre homonyme qui fit scandale en 1968 à la Mostra de Venise. Le thème est croisé avec le personnage d’Elvire dans Dom Juan de Molière, que la jeune fille apprentie-comédienne répète. Le fils s’exerce pour sa part à des portraits vidéo, sans que ces deux âmes d’artiste ne soient prises professionnellement au sérieux par le père, chef d’entreprise. La tension dans son couple est vive, tant son épouse se sent étriquée dans sa vie. L’arrivée du garçon bouleversera intimement tous les membres du foyer, qui succomberont à son charme inexplicable. Au sein d’une scénographie aux multiples espaces qui permet une circulation des corps et des regards, la pièce interroge la domesticité contemporaine mais aussi la notion d’héritage, social et culturel. Dans une France prête à basculer à l’extrême-droite, les relations entre les personnages racontent notre appréhension du monde moderne, de la vieillesse et du désir. L’ancrage familial hésite entre le clanique et l’émancipation. De ce quotidien émane la force poétique et libératoire du théâtre. Le texte de la pièce est à paraître le 5 avril 2023 chez Actes Sud-Papiers. Avec le généreux soutien d’Aline Foriel-Destezet, grande ambassadrice de la création artistique

[BD] Hippie Surf Satori : voyage initiatique au coeur de l’esprit surf des années 70 (Glénat)

[BD] Hippie Surf Satori : voyage initiatique au coeur de l’esprit surf des années 70 (Glénat)

Récit initiatique qui débute sur les plages de Biarritz, Hippie Surf Satori suit les aventures d’un jeune frenchy et ses potes surfers américains, qui vivotent entre vagues et trafic de cannabis dans l’insouciance des années 70. Et puis très vite, on voyage du côté de la côte Ouest des Etats-Unis, sous le soleil de Californie. 

Comme une sorte de documentaire surf imprégné de culture hippie, où motifs à couleurs vives et psychédéliques donnent le change aux groupes de musiques de woodstock et participent à une certaine apologie de liberté. Celle d’une époque qui parait bien loin mais pourtant si proche. Un brin de nostalgie accompagne l’air marin qui soulève ces belles vagues où bottom turn et cutback s’invitent au fil de l’eau. Du plaisir pour tout amateur qui aime parler planches et shaping. 

Hippie Surf Satori restitue une atmosphère unique à travers des dessins inspirés, dont le naturel colle parfaitement au propos. 

Un album qui ne manque pas de charme et nous laisse nostalgique d’une époque que nous n’avons pas connue !

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Une plongée dans la culture surf des années 70.

1969, le surf s’est installé sur la côte basque depuis une dizaine d’années. Avec lui, toute une nouvelle génération se laisse porter par des sensations de glisse uniques et un style de vie qui s’affirme. Planche sous le bras, Pierre savoure chaque session mais rêve d’évasion. Impliqué dans un petit trafic de cannabis, il décide de quitter Biarritz sans se retourner, direction la Californie, où un ami surfeur local peut l’accueillir. Quand le petit frenchie débarque là-bas, le mouvement hippie bat son plein. Dans ce monde fleuri et déjanté, Pierre va découvrir le mythique quartier de Haight-Ashbury à San Francisco et l’effervescence de sa scène musicale avec Jimi Hendrix, Santana et Janis Joplin ! Puis ce sera Hawaï, le voyage initiatique de tout surfeur. Expériences uniques, rencontres inouïes, il va vivre un trip extraordinaire à une époque où tout est encore possible. Mais cette route et ses dangers psychédéliques risquent de le mener bien plus loin qu’il ne l’avait imaginé…  

Alain Gardinier, journaliste spécialiste du surf et de la musique, signe avec Renaud Garreta, dessinateur d’Insiders avec JC Bartoll et du Maître de Benson Gate avec Fabien Nury, un album pertinent et poétique qui donne envie de prendre la route. Véritable fuite en avant autour du monde, ce livre se démarque par son univers exaltant et ses dessins d’une rare beauté.

Date de parution : le 5 avril2023
Auteurs
: Alain Gardinier (scénariste)
et Renaud Garreta (dessin)
Genre : surf
Editeur : Glénat
Prix : 22,50 € (128 pages)
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Tour de France Des Rosés et des Bulles Roses 2023 (2/2)

Suite du Tour de France avec 4 bulles rosées qui vont vous faire tourner la tête, métaphoriquement, car la dégustation est toujours faite avec modération. 4 dégustations variées pour se rendre compte de la diversité et de la qualité des bulles rosées dans l’hexagone.

Chassenay d’Arce Cuvée Rosé Brut,  prix de vente à la cave 27,90 euros

Chassenay d’Arce est une maison bien connue sur Publik’Art avec déjà de multiples dégustations en 2022, en 2022 et en 2021. Beaucoup de détails sur la vinification dans la pure tradition champenoise en cuverie inox thermorégulée avant mise en bouteille et incorporation de 13% de vin rouge élaboré à partir des raisins du vignoble de la Maison. Puis 4 ans de vieillissement en bouteilles sur lies avec un dosage brut de 9 g/l. L’assemblage se fait à raison de 51% pinot noir, 31% de chardonnay, 12% de meunier et 6% de pinot blanc issus de plusieurs vendanges. Le champagne se déguste idéalement lors d’apéritifs festifs ou dînatoires en accompagnement de
viandes en sauce avec des fruits rouges comme un canard aux cerises et des tartes à pâte sablée également aux fruits rouges. Le conditionnement est fait avec une bouteille 75 cl en carton de 6 pour une conservation de la bouteille couchée à température constante (entre 10 et 12°C) et à l’abri de la lumière. Au nez, le champagne est expressif et équilibré avec des arômes de fraises des bois compotées et de framboises fraîches. La bouche est très gourmande avec toute une palette de fruits rouges sublimée par une pointe de bonbon à la violette. La finale se veut agréable avec une petite pointe acidulée apportée par le chardonnay. Un champagne de grande qualité à déguster absolument.

Coteaux du Vendômois, Méthode Traditionnelle brut gris Charles Jumert, prix de vente à la cave 7,50 euros

Ce Méthode traditionnelle La Berthelotère de Charles Jumert est comme toujours dans les Coteaux du Vendômois composé de cépage Pineau d’Aunis. Léger et fruité, cet vin est parfait pour l’apéritif, en Dessert ou pour un vin d’honneur, à servir nature ou en kir. Le vin est proposé à un prix indicatif TTC départ cave de 7,50 euros, un tarif exceptionnel pour cette qualité.

Savoie : Domaine des Anges Bulles Rosé Le Dé Lys, prix TTC de vente à la cave 8 euros

Ce vin Méthode traditionnelle demi-sec est composé de 100% de cépage Gamay. L’âge des vignes est d’environ 45 ans pour un rendement d’environ 60HL/ha. La vinification est réalisée par pressage avec une vinification naturelle en levure indigène. La méthode traditionnelle est une méthode d’élaboration de vins effervescents qui consiste en une seconde fermentation en bouteilles d’un vin tranquille, puis l’ajout d’une liqueur de tirage. A l’œil, le Dé Lys se distingue par une jolie couleur rose bonbon. Le nez est expressif, avec une légère sucrosité. En bouche, c’est une explosion de fines bulles accompagnée de notes de fruits rouges. Le vin accompagne parfaitement les apéritifs ou bien les desserts (Vacherin, pavlova aux fruits rouges, entremets au chocolat). Le prix de vente TTC particulier départ chai est de 8€. Le vin est distribué chez les cavistes, chez les restaurateurs et dans les fromageries.

Cellier de Sordan Brut rosé, Méthode traditionnelle, prix de vente à la cave: 9,10 euros

Le Cellier de Sordan est situé en Savoie est propose un Rosé Brut réalisé en Méthode Traditionnelle. Le Rosé Savoie Brut est un vin de Savoir AOC, rigoureusement élaboré selon le principe ancestral du moine champenois Dom Pérignon. Ce vin rosé est issu du pressurage des meilleurs cépages savoyards tels que le Pinot Noir ou le Gamay. Les bulles sont obtenues après un séjour de plusieurs mois en cave pour développer le côté floral et les saveurs de fruits rouges. Cette cuvée peut être servie lors d’un diner entre amis, autant en après-midi qu’en apéritif ou en dessert. Cette cuvée est entièrement élaborée par les frères Barlet, viticulteurs au Cellier de Sordan.

Successions. L’argent, le sang et les larmes (Albin Michel)

Successions. L’argent, le sang et les larmes (Albin Michel)

Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider ont fait des recherches sur de grandes familles françaises et nous livrent leurs conclusions dans leur dernier livre : Successions. L’argent, le sang et les larmes.

Il faut déjà comprendre la signification de la notion même de « grandes familles ». Ce sont en fait les familles des plus grands entrepreneurs de France. Elles les ont contactées et certaines ont bien voulu se soumettre à leurs longs interviews. Ainsi douze chapitres passent au crible les familles suivantes :
les Bolloré, Bernard Arnault et ses cinq enfants, François Pinault et son fils François-Henri, la famille Peugeot, Arnaud Lagardère, Les Gallimard, la famille Hermès, les Mulliez, les Decaux, les Bettancourt, les Bouygues.

Bref, ce sont tous des personnes que tout le monde connaît ne serait-ce que de nom.

Des familles qui ont fait fortune à un moment de l’Histoire et qui ont su faire encore davantage fructifier leur capital. Des familles d’entrepreneurs, et surtout d’éternels travailleurs. Ils ont voué leur vie à leur entreprise. Ils n’ont jamais cessé de travailler. Comment vont-ils assurer la succession de leur empire ?

Arriveront-ils à laisser à leurs enfants les rennes de leur entreprise ? Comment est prévue leur succession ? Rien ne sera jamais facile et les familles vont souvent s’entre-tuer… Du sang et beaucoup de larmes riment avec argent… des brouilles et des séparations familiales… D’une tristesse infinie !

On connaît déjà des histoires dramatiquement sinistres, comme celle des Bettencourt mais on connaît moins celles d’autres familles tout aussi pitoyables !

Avec Successions. L’argent, le sang et les larmes, les auteures analysent très bien la situation tant financière que psychologique et humaine, de chaque famille. On se laisse prendre au jeu même si notre vie est bien loin de la leur !

Finalement, on se rend compte à quel point l’argent gâche tout ! A tous les niveaux ! Et franchement, on ne les envie nullement ces richissimes !

Successions. L’argent, le sang et les larmes est à lire comme un roman tout en sachant que ce livre ne révèle que des réalités pas toujours bonnes à dévoiler !

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Date de parution : Octobre 2022
Auteures : Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider
Editeur : Albin Michel
Prix : 20,90 €

Portrait de famille, Un programme de 5 histoires pour célébrer la vie et la famille en musique, en salle le 12 avril

Portrait de Famille est un film composé de 5 contes réalisés par les cinéastes iraniens Morteza Ahadi Sarkani et Mohammad Ali Soleymanzadeh. Ils ont déjà collaboré ensemble en 2006 sur Le Corbeau et un drôle de moineau. Un troisième larron s’est greffé au duo, Mahin Javaherian, à qui l’on doit un autre court métrage d’animation, Le Rêve et autres courts sorti en 2008. Le film est un bel exemple de ce que sait faire l’Iran en matière de cinéma d’animation à destination des enfants et de toute la famille.

Du beau cinéma d’animation iranien

On ne compte plus tous les films d’animation venus d’IranLe Petit monde de Bahador en 2006, La Montagne aux bijoux en 2005 et évidemment Persepolis en 2007. Portrait de Famille utilise le procédé de l’animation image par image tourné en 2D numérique et la 3D tournée en Haute Définition. Le Corbeau est un animal régulièrement utilisé par Morteza Ahadi Sarkani et Mohammad Ali Soleymanzadeh, c’est le cas ici dans l’un des contes de Portrait de Famille où il est question d’un corbeau qui décide de se marier, mais aussi d’un duel avec un renard. Les films du Whippet rééditent le film en copie restaurée un programme réalisé à l’intention de toute la famille il y a 10 ans. Ces 5 films proviennent de Kanoon ( institut pour le Développement Intellectuel des Enfants et des Adolescents en Iran) et sont sans paroles, notamment La Citrouille qui roule, Maman Corbeau et le renard et Le Mariage de Hajar.

Le film dure 42 minutes et peut être regardé à partir de l’âge de 3 ans. avec 5 histoires qui célèbrent la vie, la fête et la famille en musique.

Synopsis:

Le Pays des contes des mille et une nuit est en ébullition..
La fête bat son plein chez les papillons…
Maman Corbeau met au point une stratégie pour se débarrasser d’un renard affamé.
Maître Corbeau va se marier sous les yeux d’un chat ébahi !
Une Grand-mère qui n’a pas froid aux yeux prend la route pour rendre visite à son petit fils qui vient de naître.
Un village prépare avec enthousiasme, le mariage de la belle Hajar 

Loup & Chien, un film très actuel, sortie le 12 avril 2023

Loup & Chien se déroule sur l’île de São Miguel située dans l’archipel des Açores. Contexte de soleil et de mer où des mondes différents cohabitent, faits de traditions anciennes et de communauté queer bien ancré. La jeune Ana (Ana Cabral) s’apprête à rejoindre le continent pour construire sa vie et son futur et louvoie entre ces mondes, elle semble tout voir et tout entendre, réagissant toujours avec tendresse et bienveillance. Elle anime le film avec Lui, jeune homme intégré à la communauté gay. Le film souligne également le regard de la réalisatrice Claudia Varejao qui mélange tons de documentaire et échappées oniriques.

Entre racines et actualité

Les racines traditionnelles s’illustrent avec des évènements antédiluviens faits de processions religieuses et d’un prêtre-confesseur. Au même niveau se situe le quotidien d’une forte communauté queer aux valeurs tout aussi établies, faites de sens de la communauté et bienveillance partagée. Cláudia Varejão fait prendre conscience de toutes ces réalités pour une vision sociale des plus réussies. L’île est partagée entre ces mondes qui ne s’opposent pas et se construisent dans un vivre ensemble idéalisé. La principale ombre au tableau du scénario tient dans ce commerce clandestin où les drogues se vendent touchant en priorité les jeunes hommes et cette scène de dispute violente entre un père et son fils. Le ton du film tient à la chronique adolescente, l’héroïne s’ouvre à la différence pour se faire sa propre vision personnelle, dans des contextes alternativement très ensoleillés en plein jour et bleutés dans des ambiances nocturnes entre chien et loup.

Lobo e Cão est un film portugais qui interroge sur l’héritage patriarcal et religieux avec lequel la jeunesse décomplexée doit apprendre à composer. Envies de liberté et présence des mères aimantes finissent à donner au film un ton des plus actuels.

Synopsis: Née sur une île marquée par la religion et les traditions, Ana embarque pour un voyage libérant de nouveaux désirs alors qu’elle rencontre la rayonnante Cloé et se lie d’amitié avec la communauté queer locale.

Shakespeare à pile ou face dans la remarquable pièce Roméo et Juliette au Lucernaire

Le Lucernaire remet au gout du jour le duo romantique par excellence Roméo et Juliette dans un chambardement plein de sens. Le public est prévenu avec humour dès le départ de la pièce. Caroline de Touchet (une des 2 metteurs en scène) se mue en madame loyale et désigne au hasard des membres du public afin de… sélectionner la vingtaine de personnages de l’intrigue parmi les 2 comédiens et 5 comédiennes présents sur scène. Jeunes, innocents, peut-être même intimidés, ils ne s’en laissent pourtant pas comptés. 5040 combinaisons possibles, soit un spectacle complètement différent chaque soir. Le résultat est-il à la hauteur de l’enjeu? C’est peu de dire que l’énergie déployée sur scène laisse le public coi et admiratif.

Une revisite magique du classique de Shakespeare

2 comédiens et 5 comédiennes, toutes les combinaisons sont possibles et le vertige guette. Roméo et Juliette peuvent être interprétés tous deux par des hommes, ou des femmes, Mercutio peut être une femme, la mère de Juliette un homme. Chacun dans le public a juste le temps de se faire son propre choix avant que le verdict tombe. La soirée du 6 avril voit le couple mythique interprété par 2 comédiennes aussi jeunes qu’inventives. Le spectacle d’un peu plus d’une heure est proche du feu d’artifice avec danse effrénée (le bal des Capulet), répliques cultes (Roméo, pourquoi es-tu Roméo?) et interprétations intenses. Une rapide réflexion laisse entrevoir le travail de préparation nécessaire pour que chacun des comédiens et comédiennes connaisse l’intégralité des textes et des jeux de chacun des personnages, vu que chacun peut chaque soir endosser un rôle complètement différent. La compagnie Raymond Acquaviva relève le gant avec brio, pas un interprète qui ne subjugue pas l’audience à la hauteur de ses camarades pour une parfaite osmose collective.

Grand hommage à ces jeunes comédiens et comédiennes qui animent la flamme de Shakespeare avec art (le 6 avril, Roméo est interprété par la numéro 5 en partant de la gauche, Juliette la numéro 7). Des étendoirs sont placés au fond de la scène pour permettre des changements de costume en fonction des rôles et faciliter la dynamique des mouvements. Pour ceux qui ont eu la chance de voir l’adaptation d’Olivier Py au Théâtre de l’Odéon en 2011, il ne leur aura pas échappé que 2 échafaudages mobiles avaient été utilisés, permettant aux interprètes de virevolter sur la scène. Le même procédé est repris avec le même succès. Pareillement, Olivier Py avait modernisé le texte et assigné plusieurs rôles aux comédiens et comédiennes. Certains avaient été ridiculeusement effarouchés (mention spéciale à l’horrible article de Libération) parlant de désinvolture coupable. Tant de sclérose intellectuelle laisse songeur…

La modernité n’est pas un crime, que ce soit dans la mise en scène, les textes ou le choix des interprètes. L’immobilisme est le vrai crime et nul doute que Shakespeare lui-même aurait applaudi cette adaptation réussie et virevoltante. Le public ne s’y est pas trompé, offrant une salve d’applaudissement ô combien méritée aux valeureux artistes! Une pièce à ne manquer sous aucun prétexte!

Synopsis: Une pièce planétairement connue, sans doute la plus célèbre, dont l’amour est le centre et qui fut déclinée de multiples façons depuis sa création en 1597.Roméo aime Juliette qui aime Roméo, mais la haine de leurs deux familles s’opposera à cette union fusionnelle dans la vie pour ne leur laisser que le choix de se retrouver éternellement dans la mort. La Compagnie Raymond Acquaviva en choisissant la jeunesse des acteurs des « Divergents » présente une toute nouvelle version de ce drame en laissant au public la possibilité de choisir lui-même le personnage que devra interpréter l’acteur, quel que soit le genre ou le physique, donnant ainsi à l’amour la place centrale qu’il mérite dans son universalité.

Détails:

Tarif: 28 € Plein Tarif

MARDI 18H30

MERCREDI 18H30

JEUDI 18H30

VENDREDI 18H30

SAMEDI 18H30

DIMANCHE 15H

Une belle autobiographie avec Je chante si on me donne du chocolat de Jacqueline Taïeb aux éditions Nouvelles & Anciennes

Jacqueline Taïeb est une chanteuse française d’origine tunisienne. Rentrée dans la légende avec son tube intemporel 7h du matin paru en 1967, elle a surtout écrit pour de nombreux interprètes renommés: Yves Montand, Michel Fugain, Mauranne, Dave et Fabienne Thibeault. Ce premier livre raconte avec sincérité une vie riche et accomplie.

Une carrière singulière

Je chante si on me donne du chocolat est un récit à la première personne, un témoignage rempli de force. Légende des sixties et porte-parole engagée pour la liberté des femmes, Jacqueline Taïeb se livre en détaillant son œuvre personnelle et ses contributions pour des interprètes marquants. La récapitulation de moments importants de sa vie est touchante, drames et moments heureux, ses parents et l’histoire familiale, jusqu’à devenir une quasi confession. Elle évoque sa Tunisie natale et surtout les années 1960 où son tube 7h du matin, enregistré à Londres, lui ouvre les portes du show bizz après avoir remporté le premier MIDEM de janvier 1967. Elle vit plusieurs vies et devient alors compositrice. Etre à l’origine d’un standard international est une bénédiction autant qu’une malédiction, surtout que le titre ne cesse d’être repris dans des films et des publicités, véritable marqueur d’une époque. Le titre sorti en 1967 préfigure l’évènement phare à venir, Mai 68. Les autres titres n’ont pas connu le même succès, Le cœur au bout des doigts, Le Printemps à Paris ou La fac de lettres mais sont néanmoins les reflets de toute une époque. Les photos nombreuses agrémentent la lecture pour retracer un parcours riche et varié, les grands noms sont légions et les références donnent la chair de poule. De quoi faire apparaitre des belles images dans l’esprit du lecteur!

Les anecdotes s’accumulent dans un livre qui revient sur les rencontres, l’écriture des chansons et l’histoire familiale. Les accents de franchise et de sincérité rendent la lecture plaisante, à découvrir notamment sur Amazon.

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Une nouveauté 21g immanquable avec la BD Nous n’irons pas à Paisley Park, sur la route avec Prince, sortie le 7 avril 2023

Les éditions 21g proposent une BD complètement folle, rocambolesque, fantasmatique pour tout fan de Prince qui se respecte. Le pitch est à la hauteur du délire du concept: 2 français partent à Minneapolis récupérer les bandes secrètes des sessions réalisées par Prince et Miles Davis. C’est parti pour 112 pages de pure délire. Références musicales, télescopages historiques, invités surprise (Snoop Doggy Dog entre autres), la BD est un pur plaisir de fan de musique. Oubliez toute logique et tout sens commun pour vous laissez aller à un vrai moment de plaisir. Le chemin vers Paisley Park est pavé de surprises et de discussions érudites entre les 2 habitués du magasin de disques tenu par un vieux collectionneur assez fou pour les envoyer aux states. Il est rare de dévorer une BD de la première à la dernière pages en recommençant illico une seconde lecture dès la dernière bulle parcourue. C’est magique. Avec des dessins hyper stylisés rendant un bel hommage à la mythologie du rock’n’roll et des péripéties toutes les 2 pages, difficile de lâcher la lecture et de ne pas retourner sur les routes américaines pour continuer à rêver à l’histoire du rock en général et celle de Prince en particulier. Les auteurs JEF et Thomas Kotlarek ont fait un bon boulot!

Synopsis: Le 21 avril 2016, Prince est retrouvé mort à 57 ans, dans son studio d’enregistrement de Paisley Park au fin fond du Minnesota. De l’autre côté de l’Atlantique, la nouvelle foudroie Sergio, un vieux disquaire excentrique et collectionneur patenté de la rockstar. Ce dernier persuade alors deux de ses fidèles clients désoeuvrés de partir en quête du seul élément manquant à son palmarès : les enregistrements des sessions musicales inédites de la rencontre entre Prince et Miles Davis, des bandes que la légende prétend être archivées dans le coffre-fort de Paisley Park… Un voyage déjanté sur la route du Midwest américain d’aujourd’hui, en hommage à la musique Funk et au Kid de Minneapolis avec l’élection de Trump en arrière-plan.

Editeur: 21g

Auteur: JEF / Thomas Kotlarek

Nombre de pages / Prix: 112 pages / 20,95 euros

À l’opéra Bastille, Ludovic Tézier en majesté

A l'Opéra Bastille, Ludovic Tézier en majesté
Eve-Maud Hubeaux & Jean Teitgen – Hamlet par Krzysztof Warlikowski (© Bernd Uhlig – OnP)

À l’opéra Bastille, Ludovic Tézier en majesté

En montant aujourd’hui Hamlet, l’opéra romantique d’Ambroise Thomas (1868), sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier, Krzysztof Warlikowski retrouve l’univers shakespearien de ses débuts qu’il affectionne. À ceci près que dans la version opératique, Hamlet ne meurt pas et devra vivre lesté du poids du meurtre de son oncle, de la mort d’Ophélie et de celle de son père.

Un livret qui s’éloigne aussi de la vision politique de Shakespeare car il se focalise sur l’intime, scrutant la relation existante entre ce fils de roi et sa mère ainsi que les ravages intérieurs de la perte du père et de celle d’Ophélie.

En figurant l’action dans un hôpital psychiatrique qui se déploie à partir d’un flash-back inaugural où Hamlet cohabite avec d’autres pensionnaires, Warlikowski refait le film et fouille, sans relâche, une mémoire dont les réminiscences, à l’instar des tourments qui l’assaillent, n’en sont que plus dévoratrices, entre remémoration et hallucinations. Un coup de maître.

Un Hamlet de l’intime

La scène d’ouverture pose les jalons. Inscrite dans l’aujourd’hui, on y voit Hamlet, cheveux gris, vêtu d’un vieux gilet qui partage la pièce d’une salle commune avec la reine, sa mère âgée à la silhouette fatiguée, assise dans un fauteuil roulant et prostrée devant un écran de télévision. Image saisissante qui voit deux personnages isolés et retirés du monde dans un lieu carcéral renvoyant à un univers mental où des êtres fantomatiques vont et viennent dans un couloir sombre et sans issue.

Lorsque fait alors soudainement irruption dans une séquence éblouissante, une foule d’invités constituée du chœur et venue célébrer le couronnement du nouveau roi Claudius, recadrant l’intrigue à son point de départ. Elle inaugure un sens aigu de la rupture dont ne se départira plus la mise en scène dans un geste aussi théâtral que cinématographique, propice à une mise en abyme vertigineuse de la psychologie des protagonistes.

Pour devenir roi du Danemark, Claudius a tué son propre frère et épousé sa veuve, Gertrude. Hamlet, le fils du roi assassiné, aime Ophélie mais il doit accomplir la vengeance que le spectre de son père lui réclame. Ophélie, se croyant délaissée, sombre dans la folie et meurt noyée, au grand désespoir d’Hamlet.

Une mise en scène électrisante 

Un spectre qui n’en a pas fini de hanter Hamlet et à l’origine d’une accumulation de drames intimes dont il est et restera jusqu’à sa mort le dépositaire. Hamlet empreinte à la figure de Sisyphe. Il porte en lui des fantômes qui ne le lâchent pas. « The time is out of joint » déclare Hamlet sous la plume de Shakespeare. « Le temps est détraqué » chez Hamlet le survivant qui fait figure d’énigme. Car tout semble se mêler et se troubler dans cette configuration existentielle dont il est à la fois le protagoniste, la victime et l’instigateur.

Pour nous plonger dans les arcanes de la psyché et des âmes torturées des protagonistes, le metteur en scène crée avec la décoratrice Małgorzata Szczęśniak, un espace éclaté, d’une grande maitrise formelle, propice au découpage temporel et au déploiement d’un paysage mental aussi ravageur que traumatique. Où les décors, les lumières, la vidéo et les costumes convoquent à la perfection des images spectrales, en projection totale avec cette histoire de folie intérieure et d’introspection.

A l’abri d’un immense espace installé sur la scène qui laissera voir le plateau en plusieurs lieux (la salle commune avec ses pensionnaires, une chambrée, un couloir latéral carcéral), déferle en visions kaléidoscopiques la tragédie d’un homme incapable d’exister par lui même et d’écrire une vie libérée de ses parents. Elle focalise une impossible émancipation face à la figure paternelle complexifiant d’autant plus le lien à la mère et son emprise complexe qui voit Hamlet se confronter à la situation freudienne d’Œdipe, tiraillé entre amour filial et son propre désir.

Le tout emmené par un plateau vocal de haut vol avec en premier lieu le baryton Ludovic Tézier dans le rôle titre qui impose une puissance vocale et un jeu théâtral de premier ordre, au plus près des ambiguïtés et des interrogations existentielles de son personnage. Lisette Oporesa, à la voix d’or, révèle une Ophélie de caractère face à une passion dévastée tandis qu’Eve-Maud Hubeaux donne à la reine Gertrude une stature et une fêlure dans une tessiture riche en tonalité. Jean Teitgen campe quant à lui un Claudius solide, à la diction sans faille.

Dans la fosse, Pierre Dumoussaud cisèle d’un geste sûr et souple la partition dont il traduit avec finesse le caractère pluriel et composite de l’œuvre. Bravo ! 

Dates : 11 mars au 9 avril 2023 – Lieu : Opéra Bastille (Paris)
 Mise en scène : Krzysztof Warlikowski

Rugby : Mourir fait partie du jeu, de Philippe Chauvin (Editions du Rocher)

Rugby : Mourir fait partie du jeu, de Philippe Chauvin (Editions du Rocher)

Philippe Chauvin nous livre son combat avec son livre : Rugby : Mourir fait partie du jeu.

Son fils, Nicolas, 18 ans, joueur de rugby depuis son plus jeune âge, était voué à un avenir radieux. Au moment de l’adolescence, il a arrêté quelques temps de jouer au rugby, pour revenir quelques mois plus tard, avec une carrure exceptionnelle et des atouts pour devenir un joueur professionnel. C’est ainsi qu’il devient titulaire en catégorie Espoirs du Stade Français Paris. Lors de son premier match en tant que titulaire, il joue à Bordeaux, le 9 décembre 2018. Il est victime d’un terrible double placage d’une violence telle qu’il a un arrachement de la seconde vertèbre cérébrale, qui provoque un arrêt cardiaque. Nicolas ne s’en sortira pas malgré sa jeunesse, et sa force. Il mesurait 1,94cm et pesait 95 kg.

Depuis ce jour, son père se bat pour que cela ne se produise plus jamais. Dès le départ, il a été bien soutenu mais au fil des mois, des années, ce soutien s’est peu à peu dissipé et aujourd’hui, il se retrouve très seul dans son combat.

Tout au long de son livre il essaie de comprendre ce qui s’est passé. Il revient sans cesse sur le fait qu’il y a eu volontairement violence. Que les règles ont été bafouées et qu’il faut dénoncer les responsables. Rien ne peut excuser un tel placage. Il faut redéfinir les règles du rugby, interdire les placages au-dessus de la ceinture, pour éviter les accidents mortels. En 2018, Nicolas n’a pas été le seul jeune à mourir sur un terrain de rugby ! Quatre jeunes sont décédés des suites d’un match de rugby ! Sans parler de ceux qui se retrouvent tétraplégiques à la suite d’un match !

Philippe Chavin est un lanceur d’alerte : il faut que cela cesse ! Il n’a rien à gagner personnellement à ce combat. Il le fait pour les autres. Pour protéger les joueurs. Il contacte toutes les personnes susceptibles de faire changer les choses, au plus haut niveau.

L’auteur nous dévoile le monde sportif, de haut vol, ainsi que les instances officielles. Un monde qui parle, promet mais n’agit pas. Un monde indifférent à la douleur d’une famille, au deuil insoutenable d’un enfant en pleine santé.

Philippe Chauvin se bat, avec courage et détermination, pour que son enfant ne soit pas mort pour rien. Le rugby tue ! On doit le savoir. Il faut que cela cesse. Et hélas, ça ne s’arrête pas…

Il y a encore un long chemin à parcourir quand on pense au jeune Mathias Dantin, 17 ans, qui est devenu tétraplégique, suite à un placage, lors d’un match de rugby scolaire, en décembre 2022. Il s’en sort vivant, mais dans quel état ! 

Rugby : Mourir fait partie du jeu est un livre qui fait un triste constat des institutions officielles et de la famille du rugby… Et qui oublie l’Humain ! A lire absolument !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 5 Avril 2023
Auteur : Philippe Chauvin
Editeur : Editions du Rocher
Prix : 19,90 €

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