Rutabaga la sorcière, Rififi en Provence, de Fanny Le Rouhet
Publik’Art a eu la chance de découvrir l’auteure de Rutabaga la sorcière, Rififi en Provence, Fanny Le Rouhet, au 1er Salon des écrivains du Pays d’Aubagne en Provence, le 6 mai 2023. Une auteure à l’imagination débordante ! Elle écrit des petits romans, remplis d’humour, pour les lecteurs de 7 à 777 ans ! Elle est à la fois auteure, illustratrice, artiste-plasticienne et anime des ateliers artistiques autour du livre.
L’auteure est pleine de vie, d’imagination et d’humour ! Autant que son personnage principale, Rutabaga qui est une sorcière moderne, et écolo. Avec un look incroyable ! Mais on y croit aux pouvoirs de Rutabaga ! Elle est entourée d’animaux qu’elle adore.
Un jour, elle reçoit la récompense suprême : l’Epinard d’Or ! Elle n’en revient pas !
Elle va inviter cinq personnes de son choix pour la célébration. Et pas n’importe quelles personnes ! Leur portrait vaut le détour !
Tout au long du récit, le lecteur a le sourire et même rit aux idées quelque peu démentes de la sorcière… et de l’auteure ! Une histoire de sorcière peu commune !
Avec Rutabaga la sorcière, Rififi en Provence, le lecteur entre dans un autre monde, complètement déconnecté et déjanté. Le bonheur, quoi !
Depuis maintenant 10 ans, les Bébé Concerts se déroulent à Paris au Théâtre de l’Atelier ou dans autres endroits. Un orchestre, un soliste, l’occasion pour les parents d’initier leurs rejetons à la grande musique. La salle était presque pleine le samedi 20 mai pour le concert de 11h15. Agitation certes, difficile de retenir les fauves, mais très belle prestation des artistes. Paul Montag au piano a interprété la Valse n°2 et des extraits des 2 célèbres concertos avec aussi quelques surprises.
Un pur moment de magie:
Comment garder les enfants concentrés pendant 30 minutes sans qu’ils aient envie de bouger, de danser ou de s’exprimer? Tous les parents connaissent très bien cette quadrature du cercle. L’orchestre et le soliste sont rompus à l’exercice et n’en tiennent surtout pas rigueur à quiconque, continuant à jouer sans jamais perdre leur concentration. Les parents alternent entre avertissements légers à leurs progénitures et écoute active d’une prestation d’une très belle qualité. Certains sont venus pour la première fois, d’autres sont habitués, personne n’en veut à personne, le but est de passer un bon moment dans une ambiance entre je jardin d’enfants et la salle de concert. 3 œuvres de Chopin ont été proposées, d’abord quelques passages du Concerto n°2, puis la Valse n°2 puis le final du Concerto n°1. Une maitresse loyale introduite chaque morceau et donne des détails des plus intéressants. Puis l’orchestre de cordes (violons, altos, violoncelles, contrebasses) se mettent en action pour accompagner l’excellent pianiste Paul Montag. La convivialité est totale, les artistes sourient pendant leur prestation, la joie est communicative. 2 violons ont introduit la séance avec quelques comptines que chacun a pu reconnaitre, puis un air connu des plus jeunes a également été offert au public par le pianiste et le premier violon, et enfin la séance s’est clôturée avec une danse collective pleine de bonne humeur.
Les concerts Chopin marquent la fin de la saison avant un retour en septembre pour de nouvelles prestations à partir de Septembre qui seront dévoilées sur le site internet de l’Orchestre Lamoureux. A noter un spectacle Le Petit Chaperon Rouge conseillé à partir de 5 ans du 4 au 8 juillet 2023/ A vos réservations!
Créé en 1881 par Charles Lamoureux sous le nom de « Société des Nouveaux Concerts », l’Orchestre Lamoureux est reconnu d’utilité publique depuis 1961.
Fidèle à sa tradition de création et de contemporanéité, l’Orchestre Lamoureux fait la part belle à des collaborations variées. Il s’est produit aux côtés des Rita Mitsouko, de David Krakauer, Didier Lockwood, Richard Galliano, Agnès Jaoui ou encore de Jane Birkin, Manu Dibango, IAM, Sébastien Tellier et Ed Banger Records, afin de leur apporter les résonances d’un grand orchestre symphonique.
L’Orchestre Lamoureux a développé depuis quelques années un panel d’actions culturelles à destination du jeune public comme les Bébé Concerts et le projet Les Enfants sur scène.
Durant 45 minutes, Zing-Zing le magicien captive les enfants avec ses tours de magie. Sa recette? Faire participer les plus jeunes au spectacle en les faisant monter sur scène sous l’œil attendri des parents. En plus d’être un peu intimidés, garçons et filles sont fascinés par ce coup de projecteur donné à leurs personnes. La salle bien pleine a offert des torrents d’applaudissements pour féliciter tous les courageux qui ont su braver leur timidité naturelle pour devenir les stars de l’instant. Animé d’une belle bienveillance, le magicien multiplie les blagues et plaisanteries pour accompagner ses tours de magie. Pas de lapin dans le chapeau, mais beaucoup de tours rondement menés devant un jeune public admiratif et une petite bête mystère fait son show… Entre univers de clown et magie, Zing-Zing s’en sort très bien, les enfants en réclament toujours plus. Le spectacle est une introduction idéale à l’univers fascinant de la magie. Le spectacle se joue les mercredi et samedi à 15h15 jusqu’au 29 juillet, une occasion parfaite pour passer un moment familial tout en magie et en humour décontracté! Les enfants jusqu’à 10 ans se souviendront toute leur vie de ce moment de magie où ils peuvent être les héros. Une très bonne introduction à la magie avant peut être de voir les autres spectacles proposés par la Comédie Saint Michel sur le même thème, à 2 pas du Luxembourg.
Synopsis:
Qui n’a jamais rêvé de faire de la magie ? Entrez dans l’univers de Zing-Zing et venez l’aider à devenir un grand magicien !
Le magicien Zing-Zing a perdu ses secrets de prestidigitation ! Tour après tour, les enfants du public vont eux-mêmes devenir magiciens pour l’aider à retrouver sa mémoire et ses pouvoirs. Un spectacle interactif dès 3 ans et pour toute la famille, plein de numéros drôles et poétiques, qui transporteront petits et grands dans un univers clownesque, burlesque et magique !
Laura Perrudin est de retour après son album Perspectives et Avatars sorti en 2020. L’album Live Featuring The Ghost Orchestra. voit la chanteuse, harpiste, compositrice, productrice et autrice proposer en live et en solo un concert accompagné d’un orchestre fantôme. Elle chante, joue et arrange en direct sa musique orchestrale. La vidéo montre une prestation enflammée de l’artiste tout juste accompagnée de sa harpe et d’une boite à rythme. Impressionnant.
Un album hors des sentiers battus
C’est dans un dispositif scénique étonnant, aux croisées de l’ésotérisme et du fantastique, que Laura Perrudin chante en solo de sa voix fascinante. Elle s’accompagne de sa harpe dans une scénographie qui fait penser à un poulpe géant argenté. Les sons sont traités et spatialisés pour un résultat étonnant, laissant penser qu’un orchestre et plusieurs chanteurs l’accompagnent. Cette performance de live-looping est véritablement virtuose, enregistrée lors de l’ouverture du nouvel Antipode dans la ville natale de l’artiste, Rennes. L’artiste élargit les possibilités du live en se mettant en scène complètement. L’instrument a été conçu sur-mesure pour devenir une harpe chromatique électrique. Le résultat est à la croisée de Björk et Ravel, l’univers musical est impressionnent et ne semble pas avoir de limites, entre classique et électronique. L’utilisation de pédales d’effets, laptop, looper multipistes et objets mécaniques offrent des possibilités infinies où les sons semblent extraterrestres et issus d’univers parrallèles. Laura Perrudin connait une notoriété grandissante et elle s’est produite sur de très nombreuses scènes françaises et internationales, des scènes pop indépendantes les plus aventureuses (Transmusicales de Rennes, Eurosonic Noorderslag – Gröningen, Lincoln Center Atrium – NYC, The Great Escape – Brighton, PopKultur Festival – Berlin, MaMA – Paris…) ou les plus prestigieuses scènes jazz (Théâtre Antique de jazz à Vienne, Winterjazz Fest – NYC, EFG London Jazz fest, Jazz in Marciac, Jazz à la Villette, Paris Jazz Festival…).
Le live a été réalisé et immortalisé pour immortaliser la tournée qui a suivi la sortie de son album Perspectives & Avatars. Laura Perrudin y montre son gout de l’expérimentation et de l’aventure musicale avec un album live disponible le 19 mai sur toutes les plateformes digitales.
La treizième pièce, Les aventures de Markos et Vanessa (Filles de Gyptis Editions Jeunesse)
Publik’Art a rencontré une des auteures de La treizième pièce, lors du salon des écrivains d’Aubagne en Provence, qui était dédié aux écrivains locaux, le 6 mai 2023.
L’histoire de ce roman jeunesse se passe à Auriol, non loin d’Aubagne. En 2013, au moment de la manifestation « Marseille, Capitale Européenne de la Culture ». Une exposition a lieu au musée, sur des pièces trouvées dans un champ en 1867, le Trésor.
Ce Trésor se trouve en haute sécurité dans une vitrine blindée, au musée. Mais la veille de l’exposition, les pièces disparaissent, sans aucune effraction. Comment est-ce possible ?
Les dieux grecs se mêlent de l’enquête. Vanessa est la fille du Conservateur du Musée. Et c’est par elle que tout arrive. Elle a découvert un secret encore bien plus important que les pièces d’argent.
Mais elle est en danger. Arrivera-t-elle à s’en sortir ? Heureusement elle connaît bien l’histoire de la Grèce antique. Mais cela va-t-elle vraiment aider à retrouver Le Trésor ? Elle a aussi de très bons amis qui n’ont peur de rien, ou presque !
Les évènements se succèdent, le suspense ne cesse d’augmenter !
Le Tome 1 des aventures de Markos et Vanessa, La treizième pièce, nous a captivés. On attend avec impatience la suite !
« La Nuit des rois ou tout ce que voulez » de William Shakespeare, photo Jean-Louis Fernandez
« La Nuit des rois » sous le règne endiablé de Thomas Ostermeier, au cinéma
Pour sa première mise en scène avec la troupe de la Comédie-Française, Thomas Ostermeier, directeur de la Schaubühne de Berlin, frappait fort pour inscrire cette nuit en plein délire. La pièce constitue une des comédies les plus ravageuses de Shakespeare, écrite au 17è siècle, elle traite du genre et du travestissement. Cette proposition est à revoir au cinéma pour ceux qui l’auraient manquée.
Ostermeier prend plaisir à transformer le plateau en une île fantasmagorique à la blancheur immaculée, flanquée de deux palmiers en carton-pâte, où deux faux-primates rodent mais pas que ! La scène est prolongée par un podium qui parcourt toute la salle et prête à accueillir des personnages en proie à des désirs contrariés (les comédiens sont habillés de boxer et de lingerie durant les quelque trois heures), poussés à sortir hors des frontières de leur univers et dans un renversement des sexes et de l’ordre social. Jubilatoire.
Un abyssal jeu de rôles
Séparée de son jumeau, qu’elle croit noyé, à la suite d’un naufrage, Viola échoue en Illyrie. Déguisée en jeune homme, se faisant appeler Césario, elle entre au service du duc Orsino, dont il/elle va tomber amoureux/se. Sauf que le duc convoite la belle Olivia et envoie Césario la convaincre de l’épouser. Mais elle succombe aux charmes du messager.
Le jeu dangereux des apparences et la confusion des sentiments sont ici portés à leur paroxysme. Car si chacun des protagonistes joue à être l’autre, et où personne n’aime celui qu’il croit aimer, entraînant les personnages dans des imbroglios amoureux de haut vol, ce jeu de doubles et de trouble les démasque aussi dans une vérité du désir qui fait exploser la question du genre, de l’identité et de la classe sociale.
Et dans cette fuite en avant transgressive où se révèle la face violente de l’intrigue amoureuse placée sous le signe du travestissement,Thomas Ostermeier orchestre d’une main de maître le va-et-vient permanent entre les acteurs et la dramaturgie.
Elle oscille entre manœuvres intrigantes et/ou outrancières conduites par des personnages méchamment drôles à l’incarnation parfaite dont Laurent Stocker, Sir Toby, est le meneur et l’imprégnation palpable par les couples amoureux, d’une mélancolie du désir propre au jeu de masque et ses limites dévastatrices.
Sans oublier les moments d’improvisation hilarants bien sentis et inspirés de la dernière actualité politique et sociale.
« La Nuit des rois ou tout ce que vous voulez » de William Shakespeare Christophe Montenez ®Jean-Louis Fernandez
Les acteurs du Français sont exceptionnels. Tout en énergie et virtuosité, StéphaneVarupenne est un fou magnifique qui irradie la scène d’une présence incroyable. Dans le rôle du duc Orsino, Denis Podalydès incarne tout le trouble mélancolique de son personnage tandis que Laurent Stocker ( Sir Toby) et Christophe Montenez (Sir Andrew) à la dégaine pop rock d’Iggy Pop, forment un duo de choc. Quant à Georgia Scalliet (Viola-Césario) et Adeline d’Hermy (Olivia), elles sont irrésistibles de grâce et de candeur mêlées.
Dates : du 11 au 23 mai 2023 l Lieu : Pathé Live Metteur en scène : Thomas Ostermeier
Le Lucernaire donne toute la place au comédien Franck Desmedt pour faire vivre le célèbre texte de Romain Gary. 12 ans après son précédent passage sur la scène du Théâtre, La Promesse de l’aube gagne un peu plus de truculence dans un spectacle vivement acclamé par le public du Théâtre Noir. L’autobiographie (très) romancée est d’un rythme redoutable, judicieusement portée par la voix grave et posée d’un comédien qui ne se ménage pas. En choisissant les passages du livre, il en fait un récit à 2 voix hypnotique et fascinant.
Romain Gary en majesté
Il n’est pas toujours facile de s’approprier un texte, Franck Desmedt le fait parfaitement. La mise en scène de Stéphane Laporte et Dominique Scheer vise à l’épure, n’accumulant que peu d’accessoires sur scène pour laisser le comédien occuper toute la scène. Dans son costume 3 pièces très classe, le comédien revient sur la jeunesse de l’auteur de La vie devant soi, Les Racines du ciel, L’éducation européenne et… La Promesse de l’aube. Rêvé ambassadeur par sa mère, même Président de la République, Romain Gary a vu sa mère célibataire et laborieuse placer en lui tous ses espoirs, sacrifiant tout pour son fils adoré. Cet amour inconditionnel a été autant une croix qu’une bénédiction, Franck Desmedt le raconte avec art, avec des atours alternativement comiques et dramatiques. L’histoire de Romain Kacew est narrée avec force anecdotes, de sa vocation précoce d’écrivain à ses qualités au ping pong jusqu’à son abhorration des mathématiques. Le comédien choisit les passages du livre qui correspondent le mieux à cette odyssée familiales, pas d’évocation par exemple de cette fameuse veste de cuir perdue dans la Manche, mais les autres anecdotes font plus que remplir l’espace. Le comédien apparait sur les scènes depuis 1997 déjà et s’est fait une spécialité des adaptations biographiques. La Promesse de l’aube a été nommé aux Molières 2022 dans la catégorie « seul en scène » et a reçu le Prix Charles Oulmont et le prix du Brigadier.
Le texte de Romain Gary prend vie sur la scène du Lucernaire avec une force stupéfiante. Les mots sont soigneusement prononcés, le regard est droit, la posture est assurée, Franck Desmedt occupe la place avec grâce et conviction dans un fascinant seul en scène à découvrir au Lucernaire jusqu’au 4 juin avant le retour du comédien dans des adaptations de Joseph Kessel à parti d’août.
Synopsis:
FAIRE DE SA VIE UNE ŒUVRE
Romain Gary raconte sa jeunesse, son déracinement, sa relation à sa mère qui l’élève seule. Elle rêve de grandeur pour lui. Il n’aura de cesse d’essayer d’être à la hauteur de ce rêve. Passant de la mère étouffante d’amour à la femme de ménage espiègle, du grand De Gaulle à une galerie de petits parisiens qui traversent la terrible guerre, Franck Desmedt retrace avec virtuosité l’itinéraire de l’un des auteurs les plus mystérieux, le seul à avoir obtenu deux fois le prix Goncourt.
« Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours ».
Apocalypse Now est un film devenu mythique, rentré dans la légende du cinéma. Cette adaptation libre de l’ouvrage Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad a changé de contexte, de temporalité et de scénario. Willard remonte une rivière du Vietnam pour trouver et éliminer le Colonel Kurz. Les péripéties s’enchainent tout au long du périple à l’instar d’un voyage initiatique. L’histoire du film est connue, la BD n’en est pas l’adaptation mise en bulles, si le film est connu, son tournage lui-même est moins connu en dehors du cercle des cinéphiles avertis. Une jeune femme membre d’American Zoetrope s’en fait la narratrice pour une BD qui ne manque aucun détail d’un tournage dantesque.
Un tournage cauchemardesque parfaitement retranscrit
Et pourtant, le tournage lui-même a tout d’un film d’aventure. Le réalisateur Francis Ford Coppola était à 2 doigts de péter un câble, l’acteur Martin Sheen a fait une crise cardiaque, le décor a été emporté par un typhon, le premier choix Harvey Keitel est viré manu militari, Marlon Brando doit improviser son texte, la drogue à profusion inonde les membres de l’équipe, autant d’évènements qui donnent au tournage des atours de malédiction divine. Dans un dessin ultra réaliste aux traits précis, Florent Silloray fait revivre toute une époque sur le papier dans un déroulé qui multiplie les flashbacks et les montages temporels. Les couleurs des bulles ravivent l’atmosphère mystérieuse des images du film, avec teintes sombres, touches enflammées et vert omniprésent de la nature environnante, encore augmentées par les couleurs psychédéliques des fumigènes multicolores. Pas de continuité temporelle mais un rythme ultra prenant pour un moment de lecture unique. Ajoutez quelques rappels historiques avec l’administration américaine qui fait grise mine et l’aide inopinée du régime philippin local pour finir les hélicoptères, vous obtenez une histoire complètement invraisemblable. Le lecture est palpitante, passionnante, un vrai plaisir de cinéphile bédéphile. Que le film obtienne la Palme d’Or au Festival de Cannes 1979 à égalité avec le Tambour a tout de la récompense divine pour remonter le moral du réalisateur durement éprouvé par un épisode hautement invivable. Quant à la vie du film, depuis le début de la post production jusqu’à la carrière en salles et même au delà, la lecture est digne des plus grands polars.
La lecture est nécessaire, pour se rendre compte de la difficulté de l’entreprise! Dur à croire, mais vrai, l’ambiance du plateau est retranscrite avec une énergie folle, chapeau!
Synopsis:
Le tournage réellement apocalyptique d’un des plus grands films du XXᵉ siècle
Philippines, mars 1976, début d’un tournage qui marquera l’histoire d’Hollywood : typhons, renvoi du premier rôle, climat détestable, maladie tropicale et drogue à gogo, caprices de stars et infarctus de l’acteur principal, dépression et paranoïa du réalisateur, budget incontrôlable et équipe en roue libre… Un enfer à l’origine d’un film culte ! Un tournage de plus de 18 mois. Un budget pharaonique qui met en faillite la Major qui produit le film. Plus de 300 km de pellicules tournées. 12 mois de montage. Une Palme d’or à Cannes en 1979.
Les Jours heureux est une BD qui se lit plusieurs fois pour bien appréhender le parcours de la jeune Claudia, jeune adulte comme perdue en elle-même et à la recherche de solutions que ce qu’elle est et où elle va. Sa relation avec Piero la laisse perplexe, elle se rappelle de son histoire précédente avec Giorgio alors qu’elle le rencontre pas hasard dans les rues de Rome. Zuzu décrit une histoire pas vraiment aboutie, lui est taiseux, les pieds sur terre, Claudia se pose des milliards de questions jusqu’à s’en rendre malade. Une incapacité à ne pas tout dramatiser la paralyse constamment. La dessinatrice fait somatiser son personnage dans des métaphores surprenantes, son corps se métamorphose avec des pattes de félin, des dents de phacochère ou des ailes d’oiseau. Le dessin ressemble à celui que font les enfants sur des cahiers d’école, comme pour recouvrer son récit dans des nimbes d’innocence. La lecture est intrigante, toujours à la marge entre réalité et fantasmagorie pour un moment d’introspection qui ne laisse pas de marbre.
Synopsis:
Le récit de la déconstruction d’une relation toxique.
Claudia se rend à Rome pour une audition où elle récitera un extrait d’Oh les beaux jours, la pièce de Samuel Beckett. Elle croise par hasard son premier amour, Giorgio, un homme manipulateur et dangereux. Retraversant avec la jeune femme une relation et sa fin douloureuse, le lecteur suit un personnage et ses multiples métamorphoses. Car au gré de ses sentiments, des dents de loup-garou poussent à Claudia, ainsi que des ailes d’ange et une queue de félin… Explorant une nouvelle fois les fragilités du corps et l’errance des émotions, l’italienne ZUZU réalise un roman graphique puissant, où la réalité se mêle au fantastique et où le dialogue laisse souvent la place à un silence profond.
Ce papa qui t’aime infiniment, un album jeunesse de Casterminouche
Publik’Art vous a déjà fait découvrir la collection Casterminouche (un format petit, souple et un prix mini), chez Casterman avec : La princesse qui pue qui pète, Toutou Ptichien, La chose la plus importante dans les 3 petits cochons . Aujourd’hui, il s’agit d’un très joli album, très touchant : Ce papa qui t’aime infiniment. Une déclaration d’amour d’un papa à son enfant. Cet album s’inscrit dans la lignée du phénomène « Cet enfant que j’aime infiniment », vendu à plus de 18 000 exemplaires !
« Sur notre planète, il y a plein de papas ! Mais il y en a un qui t’aime d’un amour sans fin ! »
Un papa qui aime faire des choses un peu bizarres : jouer du ukulélé, admirer le vol d’un papillon… Mais ce qu’il préfère à tout c’est regarder son enfant grandir, le voir marcher pour la 1ère fois… Il ne sait pas tout faire son papa, loin de là !
Même s’il est très occupé, il pense toujours à son enfant. Il est toujours dans son cœur. Une chose est sûre : il sera toujours là quand son enfant aura besoin de lui !
Ce papa qui t’aime infiniment est un très joli album jeunesse centré sur l’amour paternel ! Dans la même collection Casterminouche, vous trouverez : Cet enfant que j’aime infiniment Cette maman qui t’aime infiniment
Monsieur Constant se veut un film très classique sur différentes générations d’une famille forcées de composer ensemble malgré les dissensions. Le réalisateur Alan Simon associe le chanteur Cali et le légendaire interprète de Thierry la Fronde Jean-Claude Drouot pour une histoire tout en émotion. Les quelques incohérences ne mettent pas à mal un film rempli de bons sentiments.
Une comédie dramatique touchante
Le film sait être aussi dense que délicat, avec des accents de sincérité qui font plaisir. Quelques têtes connues font leur apparition, comme Jean-Yves Lafesse et Danièle Evenou, dans un récit de cicatrices jamais vraiment refermées et d’incompréhensions jamais élucidées. Cali est le père d’une petite fille, il veut la faire renouer avec son grand-père bourru et en quasi huis clos sur son île aux moines au large de la Bretagne. Les 2 tentent de s’apprivoiser dans des longues digressions pudiques pour créer un pont entre générations. Le rythme est volontairement lent, aucun effet spécial à l’horizon et une vraie authenticité où le temps passe au compte gouttes. L’image et la lumière empreignent l’image d’une belle portée hypnotique, avec des paysages bucoliques préservés, que ce soit en France ou en Russie à Novossibirsk. Les souvenirs du fameux Monsieur Constant sont révélés petit à petit, avec l’évocation de la disparition de sa femme danseuse étoile. La musique d’Alan Simon emplit tout l’écran, avec l’ajout de bruits de nature comme celui du vent et des vagues. Le bruit des sanglots s’y mélangent, ceux du personnage de Cali, de sa fille ou de son grand-père. Blessures et espérances se mélangent dans des tonalités mélancoliques qui semblent d’un autre temps. La mode n’est pas aux épanchements sentimentaux et à la simplicité. Les silences sont nombreux et font parfois plus de bruit que les discussions. Le souvenir de l’être aimé et disparu est présent parmi tous les protagonistes.
Le film touche grâce à son parti pris naturaliste assumé et rempli de pudeur. Le film sort au cinéma pour un vrai moment de pudeur et de partage.
Synopsis: Sur l’île aux moines en Bretagne, Constant Lucas ancien photographe de guerre vit dans le souvenir de celle que l’on surnommait « l’étoile de Sibérie ». Le vieil homme ne peut oublier cet amour passionnel qui le hante! Son fils Sergio débarque tout à coup sur l’île avec la petite Adéla que le vieil homme ne connait pas…
La Passagère est la première réalisation de Héloïse Pelloquet. La cinéaste plonge sa caméra dans le monde des marins pêcheurs avec un couple apparemment heureux mais finalement mal assorti, ce que l’embauche d’un jeune apprenti va rapidement révéler. Chiara vient de Belgique et vit avec Antoine, marin du cru. Le jeune Maxence est issu d’une famille aisée, il recherche des sensations, sa rencontre avec Chiara va faire des étincelles. A 40 ans, elle ne sait pas qu’il lui faut reconsidérer sa vie, elle va s’en rendre compte, quitte à tout sacrifier.
Une passion moderne
Le film prend place dans une île, celle de Noirmoutier en Vendée, Chiara (Cécile de France) et son mari Antoine (Grégoire Monsaingeon) pêchent ensemble. Les physiques sont massifs, la vie de labeur prend toute la place et rien ne reste ou presque pour les à-côtés. L’arrivée de Maxence (Félix Lefebvre) va perturber cet équilibre savamment dosé. Le film est d’une belle subtilité, tout se fait en douceur, sans exigence apparente au plaisir, le milieu des marins pêcheurs n’est pas celui de la haute bourgeoisie parisienne. Le personnage de Chiara n’exige visiblement rien, elle n’est pas une prédatrice sexuelle et Maxence n’est pas un gigolo. Quand leur relation cachée se révèle n’être pas si discrète que ça, la question dépasse leur présent et interroge sur leur avenir. La caméra d’Héloïse Pelloquet filme leurs ébats avec pudeur mais également sans aucune gêne. Les rires accompagnent leurs moments d’intimité, la joie est au cœur de leur relation adultérine, la question de la morale n’est pas posée car l’interrogation est inutile. L’innocence est au centre d’une histoire qui remet pourtant en cause le calme du village de gens durs à la tâche. En même temps que la caméra montre les gestes précis réalisés sur le bateau, elle scrute ces 2 corps qui se collent passionnément l’un à l’autre. Maxence n’est pas un innocent, la relation avec Chiara n’est pas un amusement, les liens sont forts mais sa jeunesse le met en porte-à-faux pour l’avenir. Les acteurs sont souvent non professionnels, originaires du coin pour un souci de réalisme accru. Le romanesque se mêle ainsi à un naturalisme qui augmente d’autant la portée de l’histoire d’amour. Le jeune Maxence un peu freluquet voit en Chiara une femme robuste, à la fois solide et sensuelle. Elle tient à son authenticité, sa relation avec Antoine va être remise en cause, certains reconnaitront la ville de Saint Jean de Monts dans la scène finale, du vraie réalisme.
La passagère est un beau film sur une passion amoureuse interdite mais assumée à découvrir en DVD le 16 mai.
Synopsis: Chiara vit sur une île de la côte atlantique, là où son mari Antoine a grandi. Ils forment un couple heureux et amoureux. Elle a appris le métier d’Antoine, la pêche, et travaille à ses côtés depuis vingt ans. L’arrivée de Maxence, un nouvel apprenti, va bousculer leur équilibre et les certitudes de Chiara…
Femmes Vaillantes, Les sentinelles des légionnaires (D’un Autre Ailleurs)
Publik’Art a été ravi de rencontrer les auteures de ce très beau livre lors du 1er salon des écrivains du pays d’Aubagne en Provence. Des auteures, femmes de légionnaires, emplies de joie et d’humanité !
Maylis Lardet et Marie-Laure Vincensini ont toutes les deux eu une idée géniale : mettre à l’honneur les femmes de l’ombre, femmes de militaires de la Légion étrangère, en recueillant de nombreux témoignages des : Femmes vaillantes, Les sentinelles des légionnaires. Très joliment Illustré, de façon humoristique et tendre, par Emy femme de mili.
Il est vrai que les femmes de légionnaire vivent dans l’ombre de leur mari. Et on a du mal à imaginer leur vie, nous qui ne sommes pas de la Légion. Nous qui avons la chance de nous retrouver, en famille, au quotidien.
Avec ce livre, on découvre non seulement la grande famille qu’est La Légion, mais également leur vie au quotidien. Pas celles des légionnaires mais celles de leurs femmes, compagnes, qui restent au foyer à les attendre. Non sans rien faire. Bien au contraire !
Elles doivent tout assumer, toute seule. Et ce recueil de témoignages est surtout fait pour elles. Pour qu’elles se sentent moins seules. Pour qu’elles puissent aussi relativiser. Certains témoignages sont réellement bouleversants et on ressent la force immense de ces femmes. Que d’amour il faut pour supporter certaines situations ! Elles ont toutes une capacité d’adaptation surprenante !
Elles peuvent se retrouver seule au moment de la naissance de leur enfant. Seule pour élever leurs enfants au quotidien, durant des mois. Souvent sans nouvelles de leurs maris. Et à peine revenu, il doit repartir en mission. Des missions souvent dangereuses. On comprend combien le terme « sentinelle » est approprié à leur situation. Des sentinelles de l’ombre, mais sentinelles indispensables. Heureusement La Légion est là et l’ambiance y est très bienveillante. Jamais on ne laissera une femme en difficulté. Les sœurs de La Légion sont là pour y veiller. Une nouvelle famille se crée quand on arrive à La Légion. Un exemple d’humanité.
Femmes vaillantes, Les sentinelles des légionnaires est un livre qui devrait être lu par le plus grand nombre, hommes et femmes. Militaires ou non. Légionnaires ou non. Ces témoignages sont des exemples de dignité, de résilience, d’amour tout simplement.
Il est à noter que les bénéfices de la vente de ce livre sont reversés au profit du Foyer d’entraide de la Légion Etrangère dans le but d’aider financièrement des épouses de légionnaires éprouvées par la blessure de leur mari ou par le deuil..
Quel plaisir de voir une salle entière proclamer son enthousiasme à la fin d’un spectacle aussi intense que convaincant! Le Vaisseau Fantôme n’est pas l’Opéra de Wagner le plus connu, pas de morceau de bravoure connu de tous, mais le plaisir n’en fut que plus retentissant. Chœurs masculins et féminins sonores et entrainants, ténor, barytons et sopranos enchanteurs, intrigue captivante chantée en allemand et surtitrée en français et en anglais, tous les éléments étaient réunis pour un éternel moment musical au Théâtre des Champs Elysées. Le lieu de l’avenue Montaigne a retentit de la salve d’applaudissements finale, la rue entière l’a certainement entendue!
Un Opéra sur mer et sur terre
L’Opéra débute sur le bateau du marchand norvégien Daland. Le Chœur masculin figure l’équipage pris dans une tempête, à corps et à cris ils implorent la clémence des cieux. Au cœur de la tempête, le marchand rencontre un marin qui se trouve être le fameux Hollandais volant. La légende est connue, tous les 7 ans, le Hollandais maudit revient sur terre afin d’obtenir son salut. Condamné à errer éternellement sur les océans pour avoir défié Dieu, il espère la fidélité absolue d’une femme prête à se sacrifier pour lui afin de mettre fin à sa damnation. Intéressé par le trésor de cet étrange marin, qui se garde de révéler sa malédiction, Daland lui promet sa fille. Le texte est en allemand mais les surtitres apparaissent sur un écran au-dessus de la scène, de quoi suivre l’intrigue et s’y plonger complètement. La seconde partie débute avec le Chœur féminin, aussi jovial que bouillonnant, comme un écho à l’équipage, la salle est transportée. L’orchestre utilise toute la gamme des instruments du XIXe siècle pour des airs qui emportent l’auditoire.
Les 2h20 de spectacle passent dans un souffle, pas de répit dans ce récit d’amour et de rédemption. Les interprètes sont à la mesure de la puissance requise par l’illustre compositeur allemand,
Synopsis: Condamné à l’errance éternelle pour avoir osé défier les dieux, un marin ne peut espérer en son salut que grâce à l’amour et à la fidélité d’une femme. Telle est la trame du premier chef-d’œuvre de Wagner alors tout juste âgé de trente ans. Composant à la fois livret et partition, le musicien pose avec ce Vaisseau la première pierre de son « drame musical » à venir. Ici sont réunis un sens implacable du monologue, des duos et des chœurs débordants de lyrisme, et, déjà, un orchestre qui, loin de se borner à accompagner les voix, se fait acteur du drame à part entière. Tout l’intérêt de ce Vaisseau fantôme réside aussi dans la proposition de François-Xavier Roth de faire entendre Wagner sur les instruments de l’époque du compositeur. « Credo historique » du chef et de ses musiciens, ce sera à n’en pas douter une toute nouvelle et passionnante approche de la musique du maître de Bayreuth.
Coproduction Théâtre des Champs-Elysées / Les Siècles / Atelier Lyrique de Tourcoing / Oper Köln / Bühnen Köln
Le film de Maha Haj mélange humour et mélancolie au cœur d’un territoire habituellement dépeint sous des atours dramatiques. Le film suit Walid, un personnage palestinien vivant à Haïfa, atteint de dépression et désireux de devenir écrivain. Lorsqu’il rencontre un nouveau voisin apparemment petit escroc, sa vie change brusquement. Le film évoque sans dramatisation excessive mais avec force dérision la situation forcément compliquée des habitants de la région.
Un film pince-sans-rire
Le film précédent de Maha Haj date déjà de 2017, Personal Affairs évoquait un sujet similaire, l’identité des Palestiniens qui habitent en Israël, en Cisjordanie, ils se considèrent en exil et doivent vivre normalement. Les personnages étaient emprisonnés, frustrés et désespérés du fait de la complexité de leur existence en tant que Palestiniens en Israël. Walid suit un cheminement intellectuel similaire, il ne se sent pas chez lui et il déprime. Même si l’existence de Walid peut paraître confortable, c’est un bourgeois bien installé et sans problèmes de subsistance, avec une femme aimante et des enfants heureux, il ne se sent pas complet, il lui manque toujours quelque chose. A contrario, son voisin Jalal est toujours optimiste, un peu voyou certes, pas vraiment les pieds sur terre, à l’opposé de Walid. Leur rencontre créée un séisme qui appelle une évolution de leurs existences respectives. L’acteur Amer Hlehel interprète Walid, il fait un peu penser à Kyan Khojandi avec le même air de clown triste. Ashraf Farah est Jalal, beaucoup plus à l’aise et détendu, l’alliance des 2 est à la base du film. La fièvre méditerranéenne est une pathologie connue des habitants de la région, reflet des autres maux présents dans la région à consonnance politique, sociale et psychologique. La dépression de Walid est fonctionnelle, elle le dévore à petit feu, mais il continue à mener sa vie, se faisant toujours du souci pour tout. Le film a été tourné à Haïfa car un tiers de la population est palestinienne, un contexte parfait pour le déroulement du film.
Fièvre méditerranéenne a été présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2022 et offre une vision de la vie quotidienne dans un territoire profondément divisé. Le récit psychologique est prenant, forcément politique mais pas sans humour.
Synopsis: Walid, 40 ans, Palestinien vivant à Haïfa avec sa femme et ses deux enfants, cultive sa dépression et ses velléités littéraires. Il fait la connaissance de son nouveau voisin, Jalal, un escroc à la petite semaine. Les deux hommes deviennent bientôt inséparables : Jalal est persuadé d’aider l’écrivain en lui montrant ses combines ; Walid, quant à lui, y voit l’opportunité de réaliser un projet secret…
[Manga] Sanctuary Perfect Edition, tome 4 : une série culte à lire absolument (Glénat)
Après que Hojo s’est fait tirer dessus, rien ne va plus pour le bînome de Sanctuary. L’aventure se poursuit au côté d’Asami, dont les talents de fin politicien vont être mis à l’honneur dans ce quatrième tome de la Perfect édition de Sanctuary.
L’oeuvre culte de Sho Fumimura (scénario) et Ryoichi Ikegami (dessin) continue sa réédition dans ce très beau format prévu en 6 tomes, comme on vous le présentait.
Et ce nouveau tome ne déroge pas à la règle : beaucoup de plaisir et au moins autant de surprises !
Résumé de l’éditeur :
Le retour du chef d’œuvre
Chiaki Asami, le secrétaire de politicien et Akira Hojo le chef de gang… Lorsque Asami, après avoir menacé un Chiaki Asami (avocat) et Akira Hojo (président du gang Sagara), deux êtres aux univers bien distincts. Pourtant, leur enfance commune, sortie de l’enfer, a créé un lien indéfectible entre eux deux, et leur a donné un seul et même objectif : la renaissance du Japon ! Parvenu à mi-chemin de leur périple vers leur sanctuary, Hojo se fait malheureusement tirer dessus. De son côté, Chiaki doit faire face aux traquenards du monde politique. Dans cette confusion grandissante, le voyage de nos deux héros se poursuit !
Date de parutiontome 3 : le 18 janvier 2023 Auteurs : Sho Fumimura (scénario) et Ryoichi Ikegami(dessin) Genre : polar, seinen
Editeur: Glénat Prix : 14,95 € (432 pages) Acheter sur : BDFugue
Un éléphant pour Charlemagne, de Hugues Beaujard (Dadoclem)
Publik’art a eu la chance de découvrir Hugues Beaujard au 1er Salon des écrivains du Pays d’Aubagne en Provence, le 6 mai. Une très belle rencontre ! Hugues Beaujard nous offre un très beau roman avec Un éléphant pour Charlemagne. C’est à la fois un roman d’aventures, passionnantes, et un roman truffé d’anecdotes historiques.
L’histoire se situe au tout début du IX siècle et nous fait découvrir Charlemagne et son royaume. Mais aussi sa très forte personnalité. On le découvre passionné de culture et obsédé par l’enrichissement intellectuel, voulant instruire le plus de personnes possibles. Son but est vraiment de trouver le moyen de développer l’enseignement dans son royaume.
Charlemagne vient d’être couronné empereur par le pape Léon III. Pour le féliciter, le calife de Bagdad veut lui offrir un éléphant blanc, symbole fort. L’éléphant blanc, plus rare, aurait des pouvoirs extraordinaires car il serait d’origine divine.
Mais le voyage est long, difficile et périlleux. Il faut traverser la Méditerranée, avec l’éléphant. Le calife confie cette mission à Majid, accompagné de son perroquet, Momo, qui n’est pas un perroquet comme les autres. Momo est doté d’une intelligence humaine et peut avoir une conversation avec Majid. Il peut même lui révéler ce que les autres mijotent derrière son dos. Car pour Majid, ce voyage n’est pas sans danger. Irène, l’impératrice byzantine est prête à tout pour empêcher l’arrivée de cet éléphant !
La route de Majid sera semée d’embûches. Pourra-t-il vraiment faire confiance à son interprète ? Un moinillon … Avec qui il va partager des parties d’échecs endiablées. Les aventures se succèdent et entraînent le lecteur vers une route inconnue et pleine de suspense. Les illustrations sont superbes autant que la plume de l’auteur !
Si vous avez aimé Un éléphant pour Charlemagne, il n’est pas trop tard pour vous plonger dans les deux premiers tomes des aventures de Majid : Missions bysantines et En route pour Bagdad. Chaque tome peut se lire séparément. Et toujours avec autant de plaisir !
Un éléphant pour Charlemagneest une jolie façon de découvrir notre Histoire ! A découvrir dès l’âge de 10 ans.
Dès les premières minutes, l’influence des films de Woody Allen parait évidente sur l’univers Gérome Barry, comme les films Tout le monde dit I love you ou Midnight in Paris. Le héros est balloté entre Paris et New York, interprété par un Gérome Barry qui a tout du freluquet binoclard, les dialogues drolatiques abondent, c’est frais, c’est musical, c’est très agréable. En plus du grand Woody, l’influence de Jacques Demy se fait sentir au niveau de l’humour et de l’inconséquence, les plus contemporains penseront également à Emmanuel Mouret. Un beau mélange pour ce film qui donne le sourire.
Un film sous influences
Si le réalisateur/acteur s’amuse à reprendre les gimmicks de grands ainés, il a lui-même choisi de placer son film sous les bons augures du swing. Les clubs new-yorkais se multiplient avec des duos se remuant frénétiquement au son d’instruments experts. A la recherche d’une mystérieuse partition, le frenchy débarqué de Paris trace sa route entre Brooklyn et Manhattan, il s’habille à ma mode rétro, l’ambiance est furieusement rétro, le film se suit avec légèreté. Arielle Dombasle fait une apparition des plus anecdotiques, elle ne porte pas du tout le film. Le héros fait des rencontres par le biais des clubs de jazz, un guitariste et surtout une chanteuse qui cache un grand secret concernant la partition de The Sound of Love. Désireux de séduire une belle parisienne laissée au Paris, le frenchy ne sait pas que l’amour est à portée de main, les habitués de Woody Allen voient vite voir venir ce twist légendaire, ce qui n’empêche pas le film de garder son dynamisme et son entrain. La musique du film est composée par le pianiste Giovanni Mirabassi qui a puisé dans son inspiration des standards inédits pour le film. L’actrice Tatiana Eva-Marie est également autrice-compositrice et interprète, elle a ajouté elle-même les paroles pour des airs enjoués et entrainants, à la mode jazz rétro. Les musiciens ont joué live sur le plateau avec des vraies jam sessions, intégrées à l’histoire et enregistrées en direct. Ca fonctionne, la musique est des plus enivrantes.
Swing Rendez-Vous est une pépite de jazz et de bonne humeur. Il ne faut pas hésiter à le découvrir à sa sortie DVD le 16 mai, ce type de film fonctionne par sa bienveillance contagieuse, et ça fait du bien.
Synopsis: Théodore, un jeune Parisien timide, découvre l’existence d’une chanson aux pouvoirs surnaturels, un vieux standard jazz des années 20 qui agit comme un élixir d’amour sur la personne qui l’entend. Souhaitant charmer Amandine, qu’il croit être la femme de sa vie, Théodore part à la recherche de la partition. Son enquête le mène à New York, où il rencontre des musiciens de la communauté Swing qui l’aideront dans son aventure.
[Manga] Blooming Girls, tome 1 et 2 : une série subtile sur la découverte du désir adolescent (Delcourt / Tonkam)
Blooming girls est un manga tout en subtilité sur l’éveil du désir féminin lors de l’adolescence. Kazuka et ses amies sont au lycée, au club littéraire. Elles profitent de leurs réunions pour faire connaissance avec des oeuvres romantiques et y font la rencontre de l’érotisme. Chacune réagit à sa façon. Des réactions très diverses qui permettent d’aborder le sujet avec beaucoup de nuances et de délicatesse.
Un récit très doux qui fait fi des tabous pour traiter de l’éclosion de la sexualité chez l’adolescente. L’ensemble est bien écrit tout comme il est illustré avec finesse.
Une série originale à découvrir en librairie.
Résumé de l’éditeur :
Kazusa fait partie du club de littérature de son lycée. Un jour, l’une des membres annonce qu’elle voudrait faire l’amour avant de mourir. Cet aveu marque le début d’une période agitée pour les cinq jeunes filles qui vont finir par aborder un sujet tabou jusque-là : le sexe. Chacune d’entre elles va vivre sa première histoire d’amour. Et si aucune de nous ne franchissait le pas ? Et si on mourait sans avoir vécu « ça » ?
Date de parutiontome 3 : le 13 septembre 2023 Auteurs : Mari Okada (Scénario) et Nao Emoto (Dessin) Genre : Shonen
Le film Radio Metronom a été présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2022 et a fait fort effet, jusqu’à obtenir le prix de la mise en scène. Situé en 1972, le film confronte une bande d’amis à la politique répressive du régime dictatorial du régime de Ceaucescu. Les plus jeunes l’ignorent certainement mais écouter de la musique et parler librement à cette époque et en ce lieu étaient interdits, la police secrète, la Securitate, veillait en application stricte des ordres officiels. Le résultat est un film terrifiant, d’un réalisme cru qui fait froid dans le dos.
Un temps de liberté réprimée
Radio Metronom est un nom mal connu par ici. Cette émission était diffusée clandestinement par Radio Free Europe, animée par le journaliste et producteur de radio roumain en exil Cornel Chiriac assassiné à Munich en 1975. Les musiques rock d’Europe de l’Ouest étaient diffusées et écoutées par une jeunesse avide de liberté. The Doors, Jimi Hendrix, Janis Joplin, des musiques bien connues représentaient un véritable graal à une époque où l’Europe de l’Est communiste protégeaient son pouvoir à n’importe quel prix. L’époque post-1968 a été une époque de contradiction sociale et culturelle, difficile à imaginer aujourd’hui où un simple clic permet d’entendre et de voir tout et plus. Les plus jeunes se réunissaient alors pour danser et s’amuser, derrière des murs pour ne pas risquer la répression de la Securitate. Ce qui aurait pu être un documentaire est devenu une fiction sur une fête qui tourne mal avec tous les participants arrêtés et interrogés avec la crainte de tortures encore plus graves. Le point de vue choisi est celui d’une adolescente, Ana, amoureuse d’un garçon, Sorin, qui quitte le pays pour de bon. Le film n’évoque plus seulement la situation compliquée d’un pays mais s’élève à l’évocation du passage à l’âge adulte, avec ses histoires d’amour, de tromperie, de trahison et de pardon. Par souci de réalisme et faire revivre les années 70 au plus près du réel, le réalisateur Alexandru Belc a utilisé d’anciens objectifs et filmé sur pellicule argentique en 35mm. Filmé caméra à l’épaule, le film montre d’abord des longs plans séquence en groupe avant de s’intéresser aux individualités. La musique était jouée sur le plateau même, compliquant d’autant le montage et les coupes. Le morceauLight My Fire des Doors est ainsi joué en intégralité durant une série de scènes importantes, pendant plus de 9 minutes. Jusqu’à l’arrestation et la crainte de sévices corporels.
Le résultat est un film qui retranscrit une époque qui devrait permettre de prendre un peu de recul sur la notre. Radio Metronom est un modèle de plongée temporelle à découvrir en DVD le 16 mai.
Synopsis: Bucarest, 1972. Ana a 17 ans et rêve d’amour et de liberté. Un soir, elle rejoint ses amis à une fête où ils décident de faire passer une lettre à Metronom, l’émission musicale que Radio Free Europe diffuse clandestinement en Roumanie. C’est alors que débarque la police secrète de Ceausescu, la Securitate…
[Manga] Ender Geister, l’ultime exorciste, tome 3 (Glénat)
Après une amorce réussie à travers deux premiers tomes musclés, Ender Geisterpoursuit son aventure d’exorcistes ultra-puissants avec un nouveau cap franchi. En effet, le personnage principal Akira voit son sceau brisé et devient une bombe ambulante. Quasiment invincible et surtout totalement incontrolable, il n’est plus capable de distinguer son alliée de ses ennemis. Et cela va forcément provoquer une situation explosive et dangereuse…
Un troisième tome dans la lignée des précédents, très divertissant car bourré d’action mais pas que ! On assiste à un flashback qui va nous en apprendre plus sur l’histoire d’Akira. Une recette simple et efficace. A suivre..
Résumé de l’éditeur :
Une fois son sceau brisé par une tueuse professionnelle du nom de “Nue”, Akira se transforme en un être démoniaque doté d’une violence inouïe. Devenu incapable de discerner ses alliés de ses ennemis et déversant sa violence sur tout ce qui bouge, l’exorciste finit même par s’en prendre à sa partenaire Chikage ! Mais c’est en Afrique, à Johannesbourg, que tout à débuté dix ans plus tôt, lorsqu’un démon a pris possession du jeune mercenaire Akira Kurosawa…
Date de parution : le 19 avril 2023 Auteurs : Takashi Yomoyama, Cygames, Inc. Genre : seinen, fantastique
Les aventures des animaux de l’Arche d’Anne-Caroline : Les prouesses (Editions Léon)
Les aventures des animaux de l’Arche d’Anne-Caroline ont été écrits par Cam & Léon. Le premier tome, Les prouesses, que Publik’Art vient de découvrir au salon des écrivains du Pays d’Aubagne en Provence, le 6 mai 2023, raconte l’histoire d’une sacrée bande d’animaux qui vous font découvrir le pays de Marcel Pagnol.
C’est au pied du Garlaban qu’ils se retrouvent tous, à la tombée de la nuit : Castro Coquin, Lily l’Acrobate, Félix le Renfrogné, Âne Carotte, Mouton à 5 pattes, Théodore le Magnifique et Ours Blanc. Et chacun à leur tour, ils vont réaliser quelques prouesses !
Ils sont très mignons, complices, tout en étant coquins et farceurs ! De vrais amis !
Les auteures mettent de la poésie dans leur petite histoire et enrichissent le vocabulaire de nos charmantes petites têtes blondes !
Cet album est merveilleusement illustré par Ayaka Nyaa, qui n’a que 15 ans mais déjà cheffe d’entreprise !
Les aventures des animaux de l’Arche d’Anne-Caroline : Les prouesses, est un joli album à découvrir sans tarder !
Une soirée de gala est organisée, le 13 juin 2023, à Aubagne, Espace des Libertés, où vous pourrez assister à une lecture du livre, en présence de l’Auteur, Léon, et de Ayaka Nyaa, l’illustratrice ! Réservez dès maintenant votre place au : 06 95 44 05 76 !
La Lucernaire propose un véritable spectacle coup de cœur en compagnie de Degas, Zola, Morisot, Renoir et Monet. Les absents sont cités, Courbet, Caillebotte, Cézanne, Manet, Pissarro, tout ce petit monde se fréquentait, en marge du circuit pictural officiel, en recherche de reconnaissance et d’indépendance, 2 notions souvent inconciliables mais au cœur des discussions. Tous ne roulent pas sur l’or, si Degas détient une confortable rente du fait de sa famille fortunée, beaucoup subsistent chichement, sacrifiant leur confort sur l’autel de l’authenticité artistique. Les débats abondent, les affrontements sont inévitables avec ces artistes à fleur de peau, aussi passionnés que lunatiques. Le spectateur se sent comme une petite souris ayant accès à un moment privé fort en sens. La salle du Lucernaire était pleine pour un beau succès public.
Un repas sous tension
La pièce se déroule en 1877 à l’orée de la troisième exposition impressionniste tenue du 4 au 30 avril 1877 à Paris, au 6 rue Le Peletier avec des œuvres réalisées par 18 peintres. L’échec des 2 premières expositions indépendantes a échaudé le petit groupe, mettant à mal la cohésion d’ensemble. Le choix est simple, persévérer dans cette voie dénigrée par la critique officielle ou rejoindre le salon officiel au risque de vendre son âme au diable. Les problèmes de trésorerie font douter Renoir et Monet, le ton monte, la présence de nombreuses bouteilles de vin échauffe les sangs, l’affrontement est inévitable. La présence de Zola n’arrange pas les choses, attisant les inimités entre l’écrivain reconnu et la bande d’outsiders au creux de la vague financière. Le sujet est passionnant, l’interprétation des comédiens est au diapason. Chacun campe son personnage avec passion et conviction. La scène figure l’appartement de Renoir, rempli de toiles et de chevalets, environnement frustre que l’artiste remplit de sa présence. La seule toile montrée est une variation sur l’Origine du monde de Courbet, le reste n’est que discussions et commentaires, le public voit la tension montée, ce qui commence comme un moment de convivialité finit en inévitable échauffourée. Le texte de Cliff Paillé fait revivre une époque d’incertitudes, sa mise en scène laisse toute la place aux comédiens dirigés par Marie Broche. Le moment de théâtre est palpitant, à ne pas manquer.
La pièce est le reflet de la tension ambiante parmi ce groupe depuis entré dans la postérité mais à l’époque au fond du trou. Concernant l’exposition, l’histoire a donné raison aux pessimistes. 8000 visiteurs , 50 recensions dans la presse, quelques ventes seulement, un bilan jugé négatif et certains peintres exposés en ressortent meurtris. Émile Zola a publié le 19 avril 1877 un compte-rendu de l’exposition soutenant cependant les impressionnistes: Ils voient tous la nature claire et gaie, sans le jus de bitume et de terre de Sienne des peintres romantiques. Ils peignent le plein air, révolution dont les conséquences seront immenses. Ils ont des colorations blondes, une harmonie de tons extraordinaire, une originalité d’aspect très grande. D’ailleurs, ils ont chacun un tempérament très différent et très accentué. Une pièce à ne pas manquer pour un beau moment d’histoire.
Synopsis:
L’HISTOIRE D’UN GROUPE CÉLÈBRE ET SOUDÉ. VRAIMENT ?
Hiver 1877 – Après deux expositions indépendantes et autant d’échecs cuisants, un groupe de peintres prépare la suivante dans un contexte des plus tendus. Ils se nomment Renoir, Monet, Morisot, Degas… Les critiques sont assassines mais l’amitié devrait préserver ceux que la presse, avec dédain, nomme déjà « Impressionnistes ».
Faut-il s’entêter ou rejoindre le salon officiel, antre de l’art politiquement adoubé ?
Les idéaux artistiques c’est bien beau mais il faut bouffer, payer son loyer.
Le vernis craque et la présence ambiguë d’un illustre inconnu n’arrange rien.
Entre sourires et coups de sang, les Impressionnistes au bord de l’explosion !
Le Théâtre des Champs-Elysées laisse le champ libre au Chef d’orchestre François-Xavier Roth pour diriger le Vaisseau Fantôme de Richard Wagner avec le Choeur de l’Opéra de Cologne et une distribution qui promet le meilleur. Cet opéra sera chanté en langue allemande et surtitré en français et en anglais. Wagner l’a créé en 1843 à Dresden. Il s’agit de son 4e opéra et il marque une transition entre le style dominant de l’opéra de la première moitié du XIXe siècle et la révolution formelle à laquelle aspirait le compositeur. Les thèmes chers au compositeur sont déjà présents: l’errance, l’arrivée d’un personnage inconnu, le sacrifice et la rédemption par l’amour. En 1860, Wagner révisera partiellement la partition, notamment le finale, afin d’insister sur l’idée de rédemption. D’une durée d’environ 2h15, l’Opéra en 3 actes s’organise avec une première partie de 55 minutes, un entracte de 20 minutes et une 2e partie d’1h20.
Rendez-vous lundi 15 mai à 19h30 Avenue Montaigne pour assister à ce grand moment de la saison musicale au Théâtre des Champs-Elysées!
Synopsis:
Condamné à l’errance éternelle pour avoir osé défier les dieux, un marin ne peut espérer en son salut que grâce à l’amour et à la fidélité d’une femme. Telle est la trame du premier chef-d’œuvre de Wagner alors tout juste âgé de trente ans. Composant à la fois livret et partition, le musicien pose avec ce Vaisseau la première pierre de son « drame musical » à venir. Ici sont réunis un sens implacable du monologue, des duos et des chœurs débordants de lyrisme, et, déjà, un orchestre qui, loin de se borner à accompagner les voix, se fait acteur du drame à part entière. Tout l’intérêt de ce Vaisseau fantôme réside aussi dans la proposition de François-Xavier Roth de faire entendre Wagner sur les instruments de l’époque du compositeur. « Credo historique » du chef et de ses musiciens, ce sera à n’en pas douter une toute nouvelle et passionnante approche de la musique du maître de Bayreuth.
Coproduction Théâtre des Champs-Elysées / Les Siècles / Atelier Lyrique de Tourcoing / Oper Köln / Bühnen Köln
Philippe Baratier est ingénieur français des télécommunications, et écrivain. C’est un homme intelligent et cultivé. Publik’Art a eu la chance de le rencontrer lors du 1er Salon des écrivains du Pays d’Aubagne en Provence. Un homme chaleureux, souriant et plein de vie et tourné vers les autres. On ne peut pas imaginer une seconde que cet homme souffre de bipolarité.
Philippe Baratier a écrit, et illustré, ce livre, Bipolarité, Mon Amie…, pour aider les personnes atteintes de cette maladie, et leur entourage, afin de mieux comprendre les symptômes de cette maladie. Et surtout les réactions souvent inattendues des bipolaires.
Lui-même a été diagnostiqué il y a vingt ans. Avec lui, on entre à l’intérieur de la maladie.
Tout le monde connaît cette maladie qui fait peur, alternant des phases maniaques et des phases dépressives. Philippe Baratier nous raconte quelques grosses crises qu’il a eues lors de phases maniaques. Rien ne pouvait l’arrêter si ce n’est à un moment ou un autre, l’intervention des forces de l’ordre, ou de sa famille, pour le faire interner.
Ses délires peuvent nous faire rire mais en réalité ils ont toujours un fondement, une explication. En fait, il voudrait vivre dans un monde idéal, une société sans argent. Une société où il ferait bon vivre où tout le monde serait gentil avec tout le monde… Une société sans argent.
Car il est clair que l’auteur est un « gentil » ! Sa bipolarité est son meilleur atout. Elle lui permet d’être créatif et entreprenant. Son handicap est devenu sa force.
Ses délires peuvent faire peur, il en convient, mais il dénonce aussi les réactions, parfois extrêmes, de son entourage. Il se fait licencier rien que parce qu’il demande l’autorisation de serrer la main du Président. On se rend compte, à travers son histoire, que la bipolarité est encore largement associée à la folie et fait peur. Horriblement peur. Donc, on s’en éloigne, très vite ! On lui injecte une camisole chimique pour éviter tout risque de débordement, qu’il soit positif ou négatif.
Ce qui nous a passionnés dans son livre est qu’il arrive lui-même à analyser les sources de sa maladie, ses symptômes, ses alertes. Il connaît parfaitement son corps et sait à quel moment, il doit être plus vigilant pour que la crise ne se développe pas. Il trouve la solution à un problème au temps T.
Philippe est très entouré, à tous les niveaux. Il a testé les médecines alternatives et a eu des résultats concluants. Seul, il n’aurait jamais réussi à stabiliser sa maladie. Avec ce livre, il espère aider les personnes souffrant du même mal que lui. Mal qui peut devenir une richesse si on arrive à l’apprivoiser !
Bipolarité, Mon Amie… est un livre à lire et à faire connaître au plus grand nombre ! Une vraie richesse !
Infos de l’éditeur :
Date de parution : octobre 2019 Auteur : Philippe Baratier