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La révole nature, un documentaire sur l’univers mal connu des vins naturels, en salles le 10 mai

Le documentaire est une belle tentative d’éclaircir les notions primordiale pour différencier vins conventionnels, vins bio et vins produits en biodynamie. La réalisatrice Aline Geller fait rencontrer des producteurs passionnés par le raisin et décidés à rendre au vin ses lettres de noblesse. Le documentaire permet également de décrypter les événements qui rythment le marché de cette filière avec les foires et les salons dont la DIVE est le point d’orgue.

Un film de passionnés

L’élément essentiel du documentaire tient dans ces personnalités éloquentes et attachantes qui incarnent le mouvement du vin naturel. Les vignerons sont issus de différentes régions avec des véritables signatures du vin nature. La réalisatrice interroge également des agents, des distributeurs, des importateurs, des restaurateurs… D’abord juriste, puis galeriste (The Box in Paris) et enfin Caviste (cofondatrice associée de la Cave de Belleville), Alice Geller a crée en septembre 2019 la société de production audiovisuelle Rillettes Productions avec l’objectif d’écrire, réaliser et produire une série documentaire sur le marché du vin nature. Elle part du salon la Dive bouteille, moment charnière où se joue le gros du Mercato de la filière vin nature de l’année au plan national. La Dive est l’un des principaux salon français qui accueille chaque année à Saumur près de 250 vignerons du monde entier, parallèlement aux salons satellites qui se tiennent à Angers. Dégustations et rencontrent sont de mises pour des beaux moments de partage. Le salon se tient dans les Caves Ackerman, vrai labyrinthe de caves troglodytiques typiques de la région. Le spectateur rencontre une personne clé de la filière, Sylvie Augereau, vigneronne de la région au caractère bien trempé et à la fois vigneronne, écrivaine et journaliste. La chronologie du documentaire colle au rythme des saisons et des vignerons, ponctuée par les rendez vous commerciaux et les moments dédiés aux professionnels du vin et de la restauration. Les images des vignes sont partout dans le documentaire, au soleil, en friche, en pleine saison, les informations abondent pour faire comprendre la passion du vin.

5 régions françaises sont visitées: l’Anjou, le Beaujolais, le Jura, l’Auvergne et l’île de France pour un beau moment de partage autour du vin nature, tout en bienveillance et en pédagogie.

Synopsis: Hier anecdotique car cantonné à une poignée de vignerons et réservé à une caste de consommateurs initiés, le marché du vin nature se démocratise. Perçu comme un mode de production et de consommation respectueux de la nature et des hommes, il suscite de nouvelles vocations et réenchante un monde agricole souvent déconsidéré. Des stars aux pionniers, en passant par les néo-vignerons, ce documentaire part à la découverte de celles et ceux qui font le vin nature d’aujourd’hui.

Les émotions, Autocollants des éditions Usborne

Les émotions, Autocollants Usborne

Les éditions Usborne nous proposent un cahier d’activités centré sur : Les émotions, avec de nombreux autocollants. Il permettra au jeune lecteur, dès l’âge de 3 ans, de gérer ses émotions. Et de mettre des mots sur ce qu’il ressent vraiment.

Tu te sens comment aujourd’hui ? Joyeux, fatigué, fâché, inquiet ?
Aujourd’hui, une course est organisée et de nombreux enfants y participent. Mais tous ne sont pas contents !

Chacun a des sensations corporelles différentes. Cela dépend de notre corps… Notre corps exprime tout ce que l’on ressent.

C’est le temps des vacances, les enfants sont loin de leur maison.
Ah, là, on fête un anniversaire ! La plupart des enfants sont excités. Mais il y en a un qui semble frustré.
Comment gérer ses émotions ?
Si tu es en colère, essaie de taper fort sur un tambour.
Ferme les yeux et respire lentement.
Fais quelque chose que tu aimes…

Ce beau cahier d’activités, joliment illustré, Les émotions, va permettre à l’enfant de mieux se connaître, tout en s’amusant, et ainsi de mieux se gérer

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : avril 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 6,50 €

Une BD témoignage sur le danger des sectes avec Parler à des inconnus chez les éditions La Boite à Bulles

Parler à des inconnus aborde le sujet de l’embrigadement dans une secte. Marianne a vécu cette expérience de lavage de cerveau qui, sous prétexte de libérer de contraintes inutiles, ne font que priver de son libre arbitre. La BD se lit comme une thèse grandeur nature. Entourée de gens apparemment bienveillants et attentifs aux autres, Marianne se coupe petit à petit de tout ce qui faisait sa vie avant, sa famille, le patinage, les études. L’enseignement à base de pensées positives et d’amour créée surtout un carcan qui, sous couverte de protection, annihile l’esprit critique. Le dessin très clair colle au récit autobiographique où le témoignage sert d’avertissement contre tous les enseignements plus dangereux qu’ils ne paraissent de prime abord. La libération des énergies négatives est surtout une manière d’emprisonner les esprits. Quand le nom du révérend Moon apparait, tout devient clair. Marianne est tombée dans une secte… La lecture est aussi terrifiante que captivante. Jusqu’à l’importance de l’aide familiale pour échapper à cet enfermement mental. La plongée dans la BD force à réfléchir sur la manière qu’aurait trouvé chacun pour s’en sortir. La BD ne sortira dans un premier temps qu’au Canada, peut être sera-t-elle disponible plus tard à l’étranger.

Synopsis: Été 1980. Marianne s’envole loin de sa famille, à destination de Los Angeles. La jeune Canadienne, élève en Terminale, vient passer une audition qui pourrait lui permettre d’intégrer une troupe professionnelle de patinage artistique.
Sur une plage californienne, Marianne fait une rencontre bien sympathique : des étudiants en quête d’authenticité et pleins de compassion pour les autres. Ils se lient rapidement à Marianne et lui proposent de les suivre dans leur groupe.
Marianne hésite un peu mais, séduite, elle accepte de renoncer à son audition, puis bientôt de couper tout lien avec sa famille : elle veut vivre avec ses nouveaux amis et les aider à remplir leur mission de « sauver le monde ».
Parler à des inconnus relate l’expérience de Marianne Boucher dans une secte, où elle a subi des techniques de « lavage de cerveau » qui, sous prétexte de découvrir son vrai être, l’ont privée de son libre arbitre, et comment elle a fini par s’en sortir, dans la douleur.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Marianne Boucher

Nombre de pages / prix: 192 pages

Retour au néolithique avec la BD Ötzi aux éditions La Boite à Bulles, sortie le 3 mai

La découverte d’un corps momifié datant de 5000 ans dans les Alpes ouvre un large champs de questions. Qui était cet homme du Néolithique, quelle était sa vie, son alimentation, ses mœurs? Colocho redonne vie à celui qui a été nommé Ötzi, guerrier mort d’une blessure au dos dans des circonstances que l’auteur ne peut qu’imaginer. La plus grande partie de la BD se déroule donc aux temps reculés des âges farouches. La vie compliquée d’Ötzi se déroule entre menaces de tribus ennemies, règles strictes de la tribu et élans du cœur. Disparu à 46 ans, le corps couvert de tatouages et de traces d’acupuncture, Ötzi a permis de faire de grandes avancées sur ce qu’était la vie au temps du Néolithique dans des conditions de vie qui ne permettaient qu’aux plus forts de survivre. Le dessin de Colocho fait bizarrement penser à du graphisme industriel retranscrit dans un contexte plutôt naturaliste et anthropologique. Le noir et blanc met en avant les spécificités des corps, les tatouages, les musculatures et les cicatrices. Le scénario alterne entre temps présent et plongée dans le passé avec de grands élans lyriques. Les échanges et discussions semblent bien modernes, il est peu probable que nos lointains ancêtres parlaient un langage pareil, même si la retranscription moderne permet évidemment une proximité plus grande. La lecture est placée sous le sceau de l’aventure et de la paléontologie pour un moment de lecture aussi vif qu’intéressant.

Synopsis: En 1991, à la frontière entre Alpes italiennes et autrichiennes, un couple de randonneurs découvre le corps d’un homme momifié, bientôt baptisé Ötzi. Une découverte qui soulève bien des questions : Qui est-il ? À quoi avait ressemblé sa vie ?

Pas facile de le dire… d’autant que l’homme en question est mort il y a plus de 5 000 ans, à la fin du Néolithique. Heureusement pour les chercheurs, l’ancêtre a passé toutes ces années enfoui sous la glace et en est sorti sacrément bien conservé, malgré son âge avancé !

Pourtant, si les études ont permis de déterminer sa condition physique ou encore la composition de son dernier repas, certaines zones d’ombre demeurent. Impossible de connaître précisément son histoire et de savoir ce qui l’a mené à gravir la montagne, jusqu’à plus de 3000 mètres d’altitude, une pointe de flèche dans le dos.

Mais où s’arrête le champ de compétences de la science commence celui de l’imagination ! Colocho nous raconte la vie d’Ötzi et comble ses parts d’ombre avec humour et vraisemblance. En résulte l’histoire captivante d’un homme à qui un oracle a prédit la renommée… d’ici quelques millénaires !

À l’aide d’une riche documentation, Colocho raconte avec justesse et humour le quotidien d’un de nos ancêtres du Néolithique…

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Colocho

Nombre de pages / Prix: 224 pages / 22 euros

Un beau témoignage de mission humanitaire dans Rescapées aux éditions La Boite à Bulles, sortie le 3 mai

Les éditions La Boite à Bulles aiment proposer régulièrement des récits mélangeant textes, BD et photos pour rendre compte d’une expérience humaine confinant au reportage précis et illustré. Lucas Vallerie et Michael Brunel ont embarqué à l’été 2022 sur un navire affrété par Médecins sans Frontières dans le but de secourir des migrants traversant la Méditerranée pour rejoindre l’Europe. Le récit raconte le temps de préparation, la vie à bord, chacun des membres de MSF, les entrainements aux secours, les sauvetages et surtout l’humanité qui pousse à entreprendre ce type de mission. Jusqu’au désembarquement et l’arrivée sur la terre promise. Les témoignages de migrants expliquent les raisons pour entreprendre un tel déracinement, l’aveuglement des gouvernements locaux pour garantir des conditions de vie suffisantes et la masse d’être humains secourus. Le récit est puissant et donne les informations nécessaires pour comprendre l’impasse de la situation humanitaire.

Synopsis:

À l’été 2022, Lucas Vallerie et Michael Bunel ont embarqué à bord du Geo Barents, le navire affrété par Médecins Sans Frontières (MSF) pour secourir des migrants en Méditerranée. Le premier est illustrateur et bédéiste, le second est photographe. Si l’ONG les a invités, c’est pour témoigner de ce qu’ils auront vu, porter la voix des exilés et celle des sauveteurs… parler d’histoires plutôt que de chiffres sur un sujet devenu tristement banal.

Au cours de leur rotation, Lucas et Michael ont dû faire face au pire : voir une embarcation éventrée, une partie de ses occupants d’ores et déjà disparus en mer… Mais ils ont aussi vécu une aventure bouleversante et rencontré des personnalités exceptionnelles, tant du côté des sauveteurs que des rescapés.

Dans ce carnet de reportage à 4 mains, ils racontent la vie à bord du Geo Barents. Croquis, textes et photographies se complètent pour immortaliser une rencontre : celle de destinées venues des deux bords de la Méditerranée.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Lucas VallerieMichael Bunel

Nombre de pages / Prix: 160 pages / 24 euros

Usborne explore… Le corps humain, très bel album jeunesse

Usborne explore… Le corps humain, très bel album jeunesse

Publik’Art est un fan des éditions Usborne, toujours prêtes à stimuler nos enfants, à les enrichir et à les instruire.

Avec Usborne explore… Le corps humain, le jeune lecteur va découvrir l’intérieur de son corps, de façon presque magique !

En soulevant les côtes du squelette, il va voir apparaître les poumons, le cœur, le foie, l’estomac ! Après avoir compris que le squelette est composé d’os, le jeune lecteur va découvrir les muscles et les tendons. Et comprendre leurs mécanismes.

Cela va se compliquer avec la respiration. Les illustrations permettent de bien comprendre comment ça se passe quand on respire ! Et ce qui se passe au niveau de la circulation sanguine. Cela ressemble à de la magie ! Quelle belle machine que le corps humain !

La leçon de science continue avec la digestion. Où va la nourriture que l’on mange ? Comment ça se passe ?

Bien sûr tout cela est possible grâce à notre cerveau qui gère tout ! comme un ordinateur !

L’enfant, dès 5/6 ans, prend conscience de la complexité de son corps et de sa beauté ! Il apprend aussi à prendre soin de ce corps qui est si précieux et qui ne cesse de travailler !
Usborne explore… Le corps humain, un album magnifique. Une vraie leçon de sciences à lire et à relire !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 9,95€

Rêve, un film algérien rempli de poésie, sortie le 3 mai en salles

Le réalisateur algérien Omar Belkacemi imagine une rêverie philosophique au cœur de la Kabylie immémoriale. 2 frères sont les principaux protagonistes d’une fable autour du seul contre tous. Koukou est un jeune de 20 ans considéré par les sages de son village comme un fou dangereux. Son frère Mahmoud n’accepte pas ce verdict et se soulève contre un obscurantisme qu’il considère comme arriéré. Rêve propose une réflexion aux accents universels sur le thème de la brebis galleuse, de la tête de turc, de la tête qui dépasse du cadre.

Un beau film langoureux

2 frères sont confrontés aux traditions ancestrales et au rejet des sages du village. Koukou n’est pas conforme à la norme, il est donc pris pour cible, interné en hôpital psychiatrique et diabolisé. Il représente un danger car il reste lui-même et ne comprend même pas comment rentrer dans la norme ambiante. Au cœur de paysages magnifiques, le drame se noue sur un rythme langoureux avec des images d’une belle poésie qui préfèrent le silence aux discussions inutiles. Omar Belkacemi est né en 1970 à Bejaia en Algérie. Après des études à l’Institut maghrébin de Cinéma à Tunis, il est stagiaire sur les films Le Patient anglais et Le Tigre et la neige. Puis il devient assistant réalisateur auprès de Belkacem Hadjaj et Tarek Teguia jusqu’en 2015 et la réalisation de son premier court-métrage La Vague, diffusé dans plus de 70 pays à travers le monde. Rêve est son premier long métrage de fiction présenté en avant-première mondiale au Cinemed. Avec sa guitare, Koukou est perçu comme un baba cool, sa différence renvoie chacun à soi-même, à ses limites et à la petitesse de son existence. Au milieu du dénuement ambient, Koukou prend une dimension ridiculement importante, lui qui préfèrerait rester tranquille. Un peu l’histoire du monde. Pendant ce temps, les femmes chantent, elles travaillent et transportent les fourrages, témoins silencieux d’un drame longtemps tapis dans l’ombre. La vie sans poésie est une mort lente…

Rêve est à découvrir au cinéma le 3 mai pour un beau moment de poésie.

Synopsis: Koukou, un jeune de 20 ans, vit dans un village en haute montagne de Kabylie avec ses parents et sa sœur Jura. Au village, Koukou est traité de fou à cause de son look et son comportement différents aux yeux du comité des sages du village et de son père. Pendant un des rassemblements hebdomadaires du village, le comité des sages décide d’interner Koukou, avec la complicité de son père, dans un asile psychiatrique. Son frère Mahmoud, enseignant de philosophie dans un lycée à Bejaia, apprend la nouvelle. Il est révolté par la décision du comité. Pendant son séjour au village, Mahmoud mène un combat quotidien pour convaincre son père et les sages du village de l’innocence de son frère.

Vanessa Paradis de retour au théâtre Édouard VII avec « Maman » la pièce de Samuel Benchetrit

Vanessa Paradis de retour au théâtre Edouard VII avec "Maman", pièce de Samuel Benchetrit

Vanessa Paradis de retour au théâtre Edouard VII avec « Maman » la pièce de Samuel Benchetrit

Il y a dans l’écriture de Samuel Benchetrit également écrivain, une vision à la fois profonde et abstraite qui embrasse ses personnages avec une essence et une acuité singulières. Porté par un climat empreint d’étrangeté, d’introspection, de rupture, de temps suspendu, où les silences, les non-dits et une tension diffuse font parties intégrantes de la narration.

Jeanne (Vanessa Paradis) est une femme en mal d’enfant qu’elle a perdu il y a vingt cinq ans. Elle se retrouve un soir à attendre un taxi dans la rue et croise un jeune homme (Simon Thomas) qui la prend pour une prostituée. Elle est persuadée qu’il l’a prise pour une mère et va proposer à son mari (Samuel Benchetrit) de l’adopter. C’est à la fois réel et irréel comme les mots choisis et dépouillés de Benchetrit.

Le visible et l’invisible

La vie de couple de Jeanne et Bernard est depuis quelques années au ralenti. La passion a disparu et la monotonie s’est installée. Pour Jeanne, cette rencontre est comme une évidence et un nouveau départ. Le destin lui amène l’enfant qu’elle attendait depuis plus de vingt-cinq ans. Elle va enfin pouvoir devenir mère. Reste à convaincre son mari de cette adoption tout comme le fils élu où Jeanne représente à la fois la femme, la mère et la séductrice.

La parole et l’appropriation de l’espace sont au cœur du dispositif où s’impriment furtivement la solitude, la mélancolie, les incertitudes, et les espoirs de ceux qui désirent tant.

Vanessa Paradis et ses complices sont formidables. D’un insaisissable mystère et d’une fragilité solaire, elle capte la scène d’un jeu d’une grande précision aux subtiles variations où elle est d’une justesse irradiante.

Un regard rare et fébrile sur le couple et les tréfonds de l’âme.

Dates : Depuis le 21 avril au 20 mai 2023 – Lieu : Théâtre Edouard VII (Paris)
Mise en scène : Samuel Benchetrit

Les enfants en joie devant une princesse au petit pois en roue libre à la Comédie Saint-Michel

La Comédie Saint-Michel voit le célébrissime conte d’Andersen ravir le public avec 3 comédiens déchainés. Le conte est connu depuis 1835, la petite troupe le revisite avec une belle accumulation de blagues désopilantes et de gags qui font mouche. Les chansons se suivent avec un même entrain pour ravir toutes les strates du public, des plus jeunes aux plus âgés.

Une salve de rires

L’intrigue est connue. Seule une véritable princesse saura être assez délicate pour sentir le petit pois positionné sous toutes les couches de matelas. Celle-ci sera alors l’élue du jeune prince en quête éperdue de l’amour. Mais avant d’en arriver là, le naïf prétendant devra mener à bien des aventures drolatiques en diable. Les 2 comédiens et la comédienne alternent avec brio scénettes et tours de chant dans jamais baisser le pied. L’entrain est général et le public est ravi. Chacun s’escrime sur un instrument que tous vont utiliser au mois une fois pendant le spectacle, les comédiens sont aussi musiciens et chanteurs et tous animent le spectacle avec entrain et conviction. Le conte d’Andersen est un classique et l’art de la débrouille permet à l’histoire de gagner une seconde jeunesse. Chaque élément du bric-à-brac disséminé sur scène est utilisé au moins une fois pour densifier les étapes de l’intrigue et faire rire.

Le rythme ne faiblit jamais, le but est atteint, tous les spectateurs offrent une belle salve d’applaudissement aux 3 comédiens, la bonne humeur est constante, le spectacle est un beau moment d’humour dépenaillé.

Synopsis:

Une opérette pleine d’humour, de musique et de clown, qui prolonge de façon inattendue le célèbre conte d’Andersen.

Une suite musicale, chantée et inattendue au conte d’Andersen, avec un Prince et une Princesse qui s’en vont trouver leur Bonheur dans les petits riens de la vie quotidienne. La Reine Mère est un peu rabat-joie mais qu’importe !
Le texte original de Hans Christian Handersen est très court. Un prince cherche une princesse, aucune ne lui convient. C’est fortuitement, lors d’un orage, qu’il rencontre celle qui lui ravit son coeur. Or, elle ne correspond pas aux normes de la Cour. Dès lors, la Reine mère lui fait passer l’épreuve du petit pois, coincé entre plusieurs couches de matelas. Seule une véritable princesse sera suffisamment délicate pour en être dérangée.
Alors Touk-Touk Compagnie s’empare du texte, puis prolonge et étoffe l’histoire : Un prince s’ennuie ferme dans son Château. Celui-ci cherche ce qui lui manque, lui qui a déjà tout… Il part à la quête des bonheurs des petits riens : et c’est une princesse absolument anti-conformiste, révolutionnaire, antiprotocolaire, qui lui apportera des solutions !
Une version riche et revisitée de l’oeuvre d’Andersen, actualisée sous forme d’opéra, où se marient musique, texte, poésie, mise en scène, danse, chorégraphie, décors et costumes, tout en faisant la part belle aux voix.

Détails:

– Les mercredis à 14h
– Les dimanches à 14h

Supplémentaires vacances de Pâques :
– Le jeudi 27/04 et 4/05 à 16h15
– Les vendredis 28/04 et 5/05 à 14h
– Lundi 8/05 à 14h
– Jeudi 18/05 à 16h15
– Lundi 29/05 à 16h15

Coco Aikura dévoile son nouvel album A place called home, sortie le 28 avril chez Musigamy

Coco Aikura débute une carrière solo sur les chapeaux de roue avec un premier album solo dénommé A place called home. La chanteuse parle d’identité, d’origines et d’égalité dans des tonalités très indie pop et électro rappelant d’illustres ainées comme Feist ou Joan as police woman.

Le moment de l’envol

Coco Aikura prend son indépendance après sa collaboration au sein du groupe indiepop franco-allemand Yalta Club. Les 11 chansons ont été enregistrées et produites avec la collaboration de la productrice MissinCat. La chanteuse navigue entre allemand, anglais et français dans un monde sans frontières aux multiples possibilités. La voix est remplie d’ondes positives et les rythmes sont entrainants, de quoi danser et se trémousser sur des sonorités électroniques portées par une voix puissante et harmonieuse. De Home à Spring, les atmosphères changent et passent de la prière sacrée à l’enchantement du réveil. Si on ajoute en plus Tournesol et Petite Boite noire, le spectre est large et Coco aikura n’y va pas par 4 chemins pour affirmer ses convictions et ses espoirs. L’ambiance rappelle les riches heures du trip hop avec ces sonorités low tempo envoutantes.

Douceur de la voix, puissance des paroles, l’album de Coco Aikura est une belle découverte à ne pas manquer.

Ressortie en salles de 3 films majeurs de Carlo Lizzani en version restaurée 4K le 26 avril

Carlo Lizzani n’est pas le plus connu des réalisateurs italiens. Décédé en 2013, il fait l’objet d’une rétrospective des films du Camélia avec la ressortie en salles et version restaurée 4K de 3 de ses films. San Babila un crime inutile (1976), la chronique des pauvres amants (1954) et Storie di vita e malavita (1975) sont visibles pour un retour dans les temps passés qui ne laisse pas indifférent.

3 films engagés

La mini-rétrospective consacrée au réalisateur italien Carlo Lizzani tombe justement à un moment où le cinéma italien peut compter depuis plusieurs années sur une nouvelle vague de talents incontestables. Marco Bellocchio, Paolo Sorrentino, Luca Guadagnino, la péninsule est de retour sur la scène cinématographique internationale. Cette rétrospective permet de replacer Carlo Lizzani dans ce contexte avec 3 films marquants de sa filmographie. Connu pour s’être engagé politiquement au sein du parti communiste italien, il a inclus dans ses opus des preuves de son engagement politique et social. La Chronique des pauvres amants a reçu le Prix international du Festival de Cannes 1954 et reste le film le plus connu de son réalisateur. En retraçant à Florence en 1925 la vie quotidienne et les amours d’une communauté d’ouvriers et d’artisans, le film insiste surtout sur la montée du fascisme en montrant les actions violentes commises par les Chemises noires de Benito Mussolini. Storia di vita e di malavita est connu pour sa musique composée par le grand Ennio Morricone. Le film se déroule dans plusieurs contextes sociaux différents, les bidonvilles de la périphérie de Milan et les beaux quartiers de la ville avec 6 destins de jeunes adolescentes tombées dans la prostitution. San Babila, un crime inutile est également rythmé par la musique d’Ennio Morricone avec l’exposition des actions de jeunes néofascistes qui commettent des méfaits en ciblant principalement tous ceux suspectés d’être de gauche, avec comme point d’orgue l’agression odieuse d’un couple d’étudiants.

Les films du réalisateur sont engagés et sans concession. Le destin tragique du cinéaste lui-même suicidé en 2013 en sautant d’un balcon démontre l’intransigeance de l’homme. Les films sont à découvrir ou redécouvrir pour un beau retour sur ce qu’est un film engagé.

Caesar Spencer dévoile son fascinant premier album Get out into yourself

Avec sa voix grave de crooner, Caesar Spencer dès la première note entendue, une vraie voix de chanteur. Dans un autre siècle, il aurait été baryton, il y en a eu dans l’histoire du rock, des connus comme comme Scott Walker ou le grand Lee Hazlewood. Une glorieuse ascendance qui fait honneur à un artiste captivant.

Un vrai chanteur à voix

Caesar Spencer a une drôle d’histoire. Anglais né au Pérou, il est également suédois et réside en France. Fortement marqué par les grands groupes anglais de la grande époque (The Kinks, The Beatles, et même Bowie), il s’en est servi pour trouver une vraie inspiration faite de sensibilité. Il y ajoute une sophistication toute française, ce qui a abouti à ce premier album qui donne l’impression d’être déjà au moins le dixième. Get Out Into Yourself est une sorte d’album concept, racontent l’histoire d’un personnage qui voyage à travers différentes dimensions culturelles, des paysages verdoyants de l’Angleterre jusqu’à la côte ouest américaine. Les questions existentielles s’accumulent dans une ambiance empreinte de références cinématographiques. Vrai crooner, il emprunte également quelques cosmiques à Bowie. L’inspiration est foisonnante et les sonorités sont enthousiasmantes, marquées par l’univers hexagonal de manière subtile avec un bel hommage à notre patrimoine musical national. L’enregistrement a été réalisé avec le producteur Gaétan Boudy (Zaz, Alex Renart, Emel Mathlouthi). Quelques invités de marque sur l’album, dont la célèbre Jacqueline Taïeb, mais aussi Jean FelzineJo Wedin et l’icône du punk français Gilles Tandy (Les Olivensteins). Pas forcément connue pour ses incursions dans le monde de la musique, Mareva Galanter apparait aussi sur When I Whisper In Your Ear.

Véritable lien entre pop UK et pop française, Caesar Spencer propose un album coup de cœur, élégant et addictif. Un premier album à découvrir absolument, notamment par la voix du chanteur, fascinante et envoutante.

Charlotte, une histoire vraie tragique sur les planches du Théâtre du Nord Ouest

Charlotte est un vrai moment bouleversant, 2 heures d’obscurité avec une jeune femme victime de maltraitance et emprisonnée en taule, sans vraiment de perspectives pour revoir la lumière. Elle a bien le soutien de Gina, une camarade de cellule, mais la situation insupportable la tourmente. La jeune Charlotte a des apparitions, elle se revoit plus jeune, elle voit sa mère, elle voit un bourreau démoniaque, 5 comédiens assurent toutes les parties sur scène dans un moment d’enfermement mental et physique insoutenable.

Un destin tragique

Charlotte Piazza est la fille de l’auteure de la pièce, Patricia Piazza. Elle a préféré tirer le rideau en 2021, son destin carcéral puis psychiatrique, n’a pas aidé, preuve du cercle infernal des institutions hexagonales d’enfermement. L’auteure revient avec sensibilité et émotion sur son destin de mère face à celui désolant de sa fille. Difficile d’imaginer le sentiment de spectatrice de Patricia face au personnage de sa fille interprétée sur fille, presque inconcevable. Julia Beauquesne incarne Charlotte, proche de la schizophrénie, avide de vie mais empêchée de déployer ses ailes suite à une peine de prison aux raisons jamais vraiment dévoilées. Recroquevillée dans une petite cellule au bazar infernal disposé sur le sol, les papiers sont mélangés, les stylos, les bonbons, les vêtements, reflet exact de son esprit dérangé. Elle se rappelle du temps de l’enfance, l’innocence des temps anciens, la nostalgie pointe et alourdit le fardeau du temps présent. Sa poupée et les lettres envoyées par sa famille sont pour elle un refuge où elle peut échapper à ses tourments. La pièce ressemble à un cercle infernal, après la prison vient le temps de l’hôpital, du traitement qui abrutit et des souvenirs qui disparaissent. L’impuissance est totale, elle ne peut fuir son destin, la chute dans le vide ressemble à une libération, triste au possible.

Charlotte est une pièce des plus sincères, tragique et qui colle à la peau. Elle est à découvrir dans la grande salle du Théâtre du Nord Ouest.

Synopsis: Cette pièce est un témoignage d’enfermements, d’une schizophrénie ostracisée, de violences psychiatriques, d’un combat pour vivre. Elle exprime des moments de joie, de poésie, de solidarité, d’élan de vie, broyés par la prison puis l’asile.
Elle est un hommage à Charlotte Piazza, victime de ces maltraitances et de ces injustices, ainsi qu’à toutes les victimes des institutions carcérales et psychiatriques.

Détails:

10 dates:

Grande salle : lundi 24 avril 2023 20h30

Grande salle : jeudi 27 avril 2023 20h30

Grande salle : lundi 01 mai 2023 20h30

Grande salle : mercredi 03 mai 2023 20h30

Grande salle : lundi 08 mai 2023 20h30

Grande salle : mercredi 10 mai 2023 20h45

Grande salle : lundi 22 mai 2023 20h30

Grande salle : lundi 05 juin 2023 20h45

Grande salle : lundi 19 juin 2023 20h30

Grande salle : lundi 26 juin 2023 20h30

[Album jeunesse] Les p’tits docs + : un coup de coeur avec + de docs pour les + grands (Milan)

 

[Album jeunesse] Les p’tits docs + : + de docs pour les + grands (Milan)

Destinée aux plus grands, (à partir de 7 ans), la collection Les p’tits docs + vient d’ouvrir avec 4 albums très différents mais tous aussi passionnants les uns que les autres : Champollion et le mystère des hiéroglyphes, Le superpouvoir des senscomment capter le monde, Les abysses – à la conquête des grands fonds et Les fleurs Merveilles sauvages et cultivées.  Des documentaires illustrés toujours très ludiques avec lesquels on est souvent surpris. 

Chacun possède son p’tit plus pour nous charmer encore un peu plus : un alphabet égyptien pour apprendre à écrire son prénom pour l’un, des illusions d’optiques pour l’autre etc… Des albums très riches, dans un format plus grand que les autres, qui sauront convaincre tous les curieux de la famille. 

Une collection que nous suivront avec beaucoup d’intérêt !

Résumé de l’éditeur de Champollion et le mystère des hiéroglyphes :

Ce « P’tit doc + » retrace la vie de Champollion, le savant français qui a déchiffré les hiéroglyphes, l’écriture des Égyptiens de l’Antiquité. Dans l’Antiquité, la civilisation égyptienne était l’une des plus puissantes. Alors que l’Égypte est sous la domination de l’Empire romain, la religion polythéiste devient interdite vers l’an 400, les temples ferment… et les hiéroglyphes tombent dans l’oubli. Il faudra attendre 1 400 ans avant qu’un jeune savant français réussisse à déchiffrer cette écriture à partir de la pierre de Rosette : Jean-François Champollion. Cet ouvrage retrace sa vie : sa naissance à Figeac (où un musée lui est dédié aujourd’hui), sa passion pour les langues anciennes, sa grande découverte, son premier voyage en Égypte en 1828 (après avoir déchiffré les hiéroglyphes !)… Un livre passionnant sur le pionnier de l’égyptologie.

Pour les férus d’Égypte ancienne
La civilisation de l’Égypte ancienne fascine les enfants avec ses pyramides, ses pharaons, ses dieux et déesses… et ses hiéroglyphes ! Ce documentaire propose d’aborder cette thématique sous un angle différent tout en découvrant un personnage historique, Jean-François Champollion. Il devient le premier conservateur du département des antiquités égyptiennes du Louvre. À la fin de sa vie, il écrit un dictionnaire et une grammaire des hiéroglyphes, mais meurt à Figeac avant de terminer son œuvre. Aujourd’hui, les spécialistes se servent toujours de ses travaux

Résumé de l’éditeur de Le superpouvoir des senscomment capter le monde :

Ce « P’tit doc + » fait découvrir les cinq sens, une manière originale de parler du corps humain ! On apprend comment le cerveau traite les informations données par les sens, qu’ils sont présents chez le fœtus pendant la grossesse et qu’ils évoluent tout au long de la vie.

Les sens, nos outils pour percevoir le monde
La vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût : grâce à eux, nous pouvons sentir, ressentir, être émerveillés… Les sens sont très importants et sont notre fenêtre vers le monde. Comment fait-on pour voir, sentir le goût des fraises ou savoir qu’une matière est douce ou râpeuse ? Ce livre décrypte les cinq principaux sens et nous apprend qu’il en existe d’autres, quels sont les handicaps sensoriels, ou encore comment les animaux perçoivent le monde différemment de nous.

Résumé de l’éditeur de Les abysses – à la conquête des grands fonds : 

Ce « P’tit doc + » nous fait plonger dans les grands fonds marins… Une vraie immersion dans ce milieu méconnu ! Dans ce livre, on apprend comment on mesure la profondeur des océans, à quoi ressemble le relief de ces profondeurs, qu’il y a même des sources d’eau brûlantes appelées « fumeurs », mais aussi qu’il y existe une vie malgré l’absence de lumière et de plantes.
Les animaux se sont adaptés à ce milieu et ont parfois développé des caractéristiques étonnantes (bioluminescence). Cet univers pourtant hostile aux humains (température très froide, pas de lumière, beaucoup de pression) est pourtant de plus en plus exploité (notamment pour le pétrole et ses richesses minières) et étudié grâce aux progrès technologiques.

Un habitat très mystérieux
Il y a plus d’humains qui sont allés sur la Lune qu’au point le plus profond des océans ! Dans ce livre, on apprend plein de choses sur cet environnement : à quoi ça ressemble, quels animaux on y trouve et comment ils vivent dans cet univers sans lumière et sans plantes, avec quels engins on s’y rend

Résumé de l’éditeur de Les fleurs Merveilles sauvages et cultivées : 

Ce « P’tit doc + » nous fait plonger dans les grands fonds marins… Une vraie immersion dans ce milieu méconnu ! Dans ce livre, on apprend comment on mesure la profondeur des océans, à quoi ressemble le relief de ces profondeurs, qu’il y a même des sources d’eau brûlantes appelées « fumeurs », mais aussi qu’il y existe une vie malgré l’absence de lumière et de plantes.
Les animaux se sont adaptés à ce milieu et ont parfois développé des caractéristiques étonnantes (bioluminescence). Cet univers pourtant hostile aux humains (température très froide, pas de lumière, beaucoup de pression) est pourtant de plus en plus exploité (notamment pour le pétrole et ses richesses minières) et étudié grâce aux progrès technologiques.

Un habitat très mystérieux
Il y a plus d’humains qui sont allés sur la Lune qu’au point le plus profond des océans ! Dans ce livre, on apprend plein de choses sur cet environnement : à quoi ça ressemble, quels animaux on y trouve et comment ils vivent dans cet univers sans lumière et sans plantes, avec quels engins on s’y rend

Date de parution : le 15 mars 2023
Genre : albums documentaires
Editeur : Milan
Prix : 9,50 €
Age : 7 ans

Louis Arlette de retour avec son nouveau Ep Sacrilèges, sortie le 28 avril chez Le Bruit Blanc

Depuis son premier album Sourire Carnivore en 2018 et jusqu’à 2021 et L’Arbre de vie, Louis Arlette continue sa belle carrière de chanteur pop rock avec une qualité toujours confirmée. Il rend aujourd’hui hommage aux grands poètes avec son album Sacrilèges.

Un retour en fanfare

Louis Arlette est de retour avec l’invocation de 5 poèmes qu’il propose de déshonorer dans son style si particulier. Et comme il choisit certains des plus illustres comme Charles Baudelaire, Pierre de Ronsard, Alfred de Musset, Gérard de Nerval et François Villon, il traverse les époques pour s’affranchir des conventions. Les fans de poésie seront comblés, Tristesse de Musset, ce n’est pas le moins puissant des textes écrits par des poètes français, au cœur de son histoire tourmentée avec George Sand. L’adaptation a tout d’une revisite moderne, en musicalité et en rythme, parfait pour faire découvrir aux plus jeunes des vers qu’ils n’auraient peut-être jamais entendus. La ballade des pendus de Villon est le plus ancien, composé avec des rythmiques et sonorités rap, et la voix de Louis Arlette susurrée pour marquer le tempo. A son âme de Ronsard joue plus sur la douceur avec une voix pop qui joue avec les mots en rythme. El desdichado est une chanson de Gérard de Nerval, pas un poème, mais un texte pour chanter. La fin de la journée est bien digne de Baudelaire, de quoi donner des envies des liberté et de voyage. 5 poètes de légende à découvrir le 28 avril.

La proposition musicale est touchante et enthousiasmante, Louis Arlette s’abreuve aux meilleures sources pour mélanger chanson et poésie dans un savant mélange. Pas vraiment des sacrilèges dans un album qui peut donner envie à d’autres artistes de se frotter à des textes légendaires de la poésie française. C’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures chansons!

[Album jeunesse] Océanomania, le fantastique voyage animé au coeur des profondeurs (Milan)

[Album jeunesse] Océanomania, le fantastique voyage animé au coeur des profondeurs (Milan)

Cela faisait un moment que l’on avait Océanomania sous le coude ; le retour des beaux jours est l’occasion de revenir sur ce bel objet rempli de pop-ups superbement garnis. Océomania propose 4 tableaux animés pour parcourir l’Atlantique, la Méditerranée, la grande barrière de corail ou encore les abysses. Tout cela à travers des dessins aux couleurs douces et chaleureuses. Un ensemble d’ingénierie très bien construit autour de la faune et de la flore aquatique. 

On ne regrette en définitive qu’une seule chose : qu’il n’y en ait pas assez ! A découvrir.

Résumé de l’éditeur : 

L’anémone magnifique, le poisson porc-épic, le requin lutin ou le mérou brun : un pop-up comme une plongée incroyable sous la surface des océans.

Un documentaire animé sur la biodiversité du monde aquatique

Quatre grandes doubles avec rabats mettent en scène et en volume une quarantaine d’animaux marins dans leur environnement. Le lecteur part à la découverte de l’océan Atlantique et de ses habitants : l’espadon, le thon rouge, l’anguille européenne ou encore le poisson volant. Il se rend en mer Méditerranée pour y observer le requin peau bleue ou le globicéphale noir avant de nager au cœur du Pacifique et de sa Grande Barrière de corail aux couleurs rougeoyantes. Il aura aussi l’occasion de descendre dans les profondeurs pour visiter les abysses et sa faune fascinante, parfois bioluminescente : la baudroie abyssale de Johnson, la méduse Atolla, la chimère monstrueuse…

Tout en voguant, de page en page, le lecteur en apprend plus sur les animaux et la flore qui se côtoient sous la surface de l’eau. Sur le rabat de chaque planche se trouvent une introduction thématique sur le milieu aquatique, une notice sur chaque animal pour présenter ses particularités et un texte focus muni d’une carte, pour en savoir plus.

Un trésor de fabrication aux volets et rabats qui se déploient pour une aventure plus vraie que nature
Le pop-up se prête à de grandes scènes servies par la douce palette aux couleurs et textures chatoyantes de Charlotte Molas.
Un bel hommage à la richesse de la biodiversité des fonds marins réalisé par Joanna Prime, une biologiste spécialisée en mammifères marins.

« Chacun a le droit à sa notice dans ce voyage instructif de toute beauté ! »
Sciences & Vie Découvertes

Date de parution : le 9 novembre 2022
Auteurs
: Arnaud Roi, Joanna Prime
Genre : album cartonné, animé
Editeur : Milan
Prix : 24,90 €
Age : 6 ans

Noémie dit oui, un film difficile sur la prostitution, sortie au cinéma le 26 avril:

Le premier long métrage de Geneviève Albert est un véritable drame, social et psychologique sur une adolescente à fleur de peau. Sa révolte continuelle la rend difficilement compréhensible par les adultes, ses tendances autodestructrices lassent plus qu’elles n’interpellent. Noémie (Kelly Depeault) est un chien fou de 15 ans qui encaisse les coups jusqu’à l’extrême limite de la prostitution, seule issue à son mal être. L’accumulation des outrages par des clients qui la considèrent comme un objet et n’ont pas conscience du mal qu’ils font est un moment difficile à vivre pour le spectateur.

Un destin à la marge, pour toujours

Les adultes proposent des solutions à une Noémie enfermée dans un centre depuis plus de 2 ans. En dernière extrémité, elle choisit de fuguer pour ne plus compter ni sur sa mère ni sur les institutions. Attirée par les sensations fortes, la jeune femme se révèle vite dépressive, cabossée, paumée, sa faiblesse la rend vulnérable, égoïste et cruelle. Elle se sait victime d’un déterminisme sociale auquel elle ne peut pas échapper. Le système social l’empêche de s’élever de sa classe, son passé lui colle à la peau, son environnement l’a intoxiqué. Comme elle se sent rejetée par une mère qui refuse de s’en occuper et l’exprime ouvertement devant un tribunal, Noémie le vit comme un abandon, elle ne se sent plus attachée à aucune racine. Le film est une suite de désillusions qui défilent de plus en plus vite. Abandon, rencontre avec des faux amis, rencontre d’un mac de quartier manipulateur, destin de prostituée obligée de séparer corps et sentiments pour supporter son destin malheureux. Le titre du film fait référence au oui à la prostitution avec tous ses travers. La réalisatrice dévoile la réalité de la prostitution des mineurs, avec l’enchaînement des clients et le désenchantement. La plupart sont des hommes complètement ordinaires qui utilisent le corps de la femme uniquement pour assouvir leurs besoins. Le ton est proche du film d’horreur social, sans échappatoires, clinique et d’une normalité à faire peur. Le regard porté sur la société est sombre, désespéré. La jeune fille qui rêvait d’une vie dorée tombe dans une banalité sans glamour, le malaise est constant, jusqu’à l’écœurement face à la violence des adultes. Le film se veut sans concession, cash, les souffrances sont gravées au rasoir dans un esprit qui devra pourtant lui-même devenir adulte.

Le film se veut à charge contre le monde mal connu mais pourtant sous terrain de la prostitution. La spirale est infernale et oppressante, un véritable chemin de croix. Le spectateur est prévenu, le film est difficile et interroge sur un vrai sujet de société. Un film pour adultes seulement à découvrir le 26 avril en salles.

Synopsis: Noémie (15 ans) vit dans un centre jeunesse depuis trois ans. Lorsqu’elle perd tout espoir d’être reprise par sa mère, Noémie fugue en quête de sens et de liberté. Elle va rejoindre son amie Léa, une ancienne du centre, qui l’introduit dans une bande de délinquants. Bientôt, elle y rencontre Zach qui lui propose rapidement d’être escorte le temps d’un week-end.

Mourir sur ordonnance ou être accompagné jusqu’au bout (Editions du Rocher)

Mourir sur ordonnance ou être accompagné jusqu’au bout (Editions du Rocher)

Le Docteur Véronique Lefebvre des Noëttes, spécialisée en psychiatrie de la personne âgée, nous partage ses réflexions sur la fin de vie avec son dernier livre : Mourir sur ordonnance ou être accompagné jusqu’au bout.

Alors que le gouvernement actuel promet d’élaborer un projet de loi sur la fin de vie en France, d’ici la fin de l’été, le Docteur Véronique Lefebvre des Noëttes analyse ce que veut dire la fin de vie.

Elle pose beaucoup de questions, certes difficiles et dérangeantes, mais elle n’a pas peur d’affronter la fin de vie, la mort, inéluctable pour tous. Elle nous donne aussi beaucoup d’exemples de ces malades ou d’autres, de leurs ressentis et de leurs vécus. Une leçon de philosophie ! Très surprenante !

Tout est lié dans notre vie et chaque cas est unique puisque chaque personne est unique.

Le Docteur constate qu’en réalité le problème est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.

Les personnes âgées sont souvent délaissées, par leurs proches, mais également par toute la société ! On rend leurs conditions de vie tellement inhumaines qu’elles préfèrent souvent se laisser mourir…

Or, il suffit de peu pour rendre la vie plus supportable à ces personnes qui souffrent aussi bien physiquement que moralement. Une écoute, un peu de temps, un accompagnement, une parole, une caresse, un sourire, et la vie redevient belle.

Ce n’est pas le fait de mourir qui est insupportable, c’est le fait de se sentir abandonné et de mal mourir qui fait peur. L’extrême solitude de certaines personnes les pousse à préférer la mort à la vie.

Ce livre remet en question des valeurs fondamentales sur notre humanité et le sens à donner à notre vie et à celles des autres.

On peut souhaiter que toutes les personnes responsables de personnes âgées, et notre gouvernement, lisent Mourir sur ordonnance ou être accompagné jusqu’au bout, pour entendre ces témoignages de fin de vie, tout simplement bouleversants, de façon à changer leur façon de penser… Une société qui abandonne ses vieux n’est pas une société en bonne santé !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2023
Auteur : Docteur Véronique Lefebvre des Noëttes
Editeur : Editions du Rocher
Prix : 18,90 €

Mad God, un film d’anticipation avant gardiste et horrifique de Phil Tippett, sortie en salles le 26 avril

Mad God est un film d’animation horrifique américain dans le style post apocalyptique. Un personnage semble le dernier survivant humain d’un monde en pleine déliquescence, sombre, partiellement détruit et peuplé de créatures étranges. Le réalisateur Phil Tippett a sorti ce film en 2021 en utilisant la techniques du stop-motion pour animer les personnages animés du film. Une technique pas forcément très moderne et terriblement efficace pour augmenter le réalisme.

Un ovni avant gardiste

Peu connu du grand public, le film a été adoubé par Guillermo del Toro et Paul Verhoeven. Morceau de bravoure pour son réalisateur, Le film aura mis près de 30 ans à être achevé. Réalisateur, directeur d’effets visuels et producteur américain, Paul Tippett est un spécialiste de l’animation en volume (ou stop-motion), principalement connu pour son travail sur des films de science-fiction tels que Star Wars, Jurassic Park ou encore Starship Troopers. En 1990, il travaille à la fois sur Robocop 2 et le développement de ce projet non encore intitulé Mad God. Les nouvelles techniques d’effets spéciaux apparues sur la production de Jurassic Park mettent quelque peu à mal son idée mais il revient dessus 20 ans plus tard pour animer son fils de personnages en stop motion avec l’aide d’une équipe d’une quinzaine de personnes venant tous les week-ends pour travailler sur ce projet fou. C’est grâce à un financement participatif sur Kickstarter que le projet a été rendu possible. La présentation du film en avant-première au festival international du film de Locarno 2021 a vu l’aboutissement de ce projet fou, récompensé notamment du prix du public à L’Étrange Festival 2021. En novembre 2022, le distributeur Carlotta Films a enfin annoncé la date de sortie en salles au 26 avril 2023 pour le plus grand plaisir des fans. Car Mad God est rien de moins qu’une plongée dans un univers proche de l’enfer, avec ses exactions sanglantes et une violence permanente. L’univers est glauque au possible et le héros y déambule comme dans un parc d’attractions horrifique. Sang et pétrole semblent les 2 combustibles favoris de protagonistes livrés à eux mêmes. L’effet produit par les décors est assez incroyable, l’artisanat est roi et aboutit à une vraie impression d’enfermement dans un asile. Les émotions sont palpables à chaque pas, à chaque regard, à chaque action.

Mad God est un festival d’atrocités qui, du bout des abimes les plus noirs, parvient à laisser percer de la tendresse et de l’espoir. Les dieux sont fous et leur combat reste longtemps impreigné sur la rétine.

Synopsis: Une plongée dans les bas-fonds d’un monde en ruines où l’on suit L’Assassin. Ses sombres desseins se perdent dans un labyrinthe de paysages étranges, repaire d’une faune inquiétante et féérique.

Le défi de Jérusalem, d’Eric-Emmanuel Schmitt (Albin Michel)

Le défi de Jérusalem, d’Eric-Emmanuel Schmitt (Albin Michel)

Le dernier livre d’Eric-Emmanuel Schmitt nous emmène en Israël avec : Le défi de Jérusalem. Ce n’est pas la première fois que l’auteur nous parle de sa foi. Il l’avait déjà fait dans son livre : La Nuit de feu.

Cette fois-ci, il n’est plus en plein désert, mais bien en Terre sainte. Il fait un pèlerinage, comme des milliers de pèlerins, pour découvrir là où tout a commencé, pour « marcher là où tout a commencé ».

La plume d’Eric-Emmanuel Schmitt nous envoûte, comme à chaque fois, mais là, encore davantage. Sur les routes de Bethléem, de Nazareth, de Césarée, on le suit découvrant là où Jésus avait vécu. Des faits historiques nous replongent dans la vie de Jésus et de ses disciples. Il analyse avec effroi le mur de séparation qui existe entre la Palestine et Israël. Comment est-ce possible ?

Il arrive, enfin à Jérusalem et en fait, il n’attend pas grand chose de cette ultime visite. Jérusalem est une ville à part. Un lieu considéré comme saint pour les trois religions monothéistes : les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans : « Le juif y retrouve le Temple, le chrétien le chemin de l’accomplissement christique, le musulman l’esplanade où Abraham sauva ultimement Ismaël, où Mahomet vola en songe, puis d’où, à la fin de son existence, il monta au paradis sur un cheval ailé. » p173

C’est alors que se produit « l’Incompréhensible ». Impossible de s’expliquer vraiment ce qui se passe. Mais l’auteur vit une rencontre unique. Improbable. Mais vécue, ressentie au plus profond de lui-même. On pourrait le prendre pour un fou et le faire interner comme de nombreux pèlerins, alors, il préfère se taire et profiter de ces instants miraculeux. Et vécus comme tels.

« Je ne comprends pas davantage le mystère qu’avant, mais je le perçois intensément. Ma foi est devenue un assentiment au réel. » p184

L’auteur nous enrichit de son expérience personnelle mais aussi de sa grande culture biblique.

« Chaque religion met une vertu en avant : le respect pour les juifs, l’amour pour les chrétiens, l’obéissance pour les musulmans, la compassion pour les boudhistes. » p192

Que l’on soit croyant ou non, Le défi de Jérusalem peut être lu comme un livre d’Histoire. Un livre d’histoires des religions, également. Un livre passionnant, assurément.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2023
Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
Editeur : Albin Michel
Prix : 19,90 €

[Album jeunesse] Nouvelle collection « Imagine… », des récits poétiques à partir de 3 ans (Bayard jeunesse)

[Album jeunesse] Nouvelle collection « Imagine… », des récits poétiques à partir de 3 ans (Bayard jeunesse)

Imagine… Le lion et Imagine… La colombe viennent inaugurer la nouvelle collection éponyme proposée par les autrices Virginie Aladjidi et Caroline Pellissier sur des illustrations de Jessica Das. De jolis albums cartonnés qui emmènent nos plus jeunes enfants en voyage intérieur, comme une aventure vers le sentiment de liberté et la confiance en soi.

Cette nouvelle collection n’est pas sans rappeler celle de « vivre ». Et c’est encore une fois une réussite qui plait beaucoup aux plus petits. A découvrir, toujours en famille évidemment !

Résumé de l’éditeur : 

Imagine-toi dans la peau d’une colombe. Respire, vole, sens-toi libre !

 

Résumé de l’éditeur : 

Imagine-toi dans la peau d’un lion. Secoue ta crinière, rugis, sens-toi fort !

 

Date de parution : le 5 avril 2023
Genre : philo, jeunesse
Editeur : Bayard jeunesse
Prix : 6,90 €
Age : 3 ans

[Manga] Le Ciel pour conquête : un joli roman graphique venu de Corée (Delcourt)

Le Ciel pour conquête Manga : Le Ciel pour conquête – un joli roman graphique venu de corée (Delcourt)

Objet non identifié au rayon des mangas, Le Ciel pour conquête ne manque pas d’attirer l’oeil. Edité dans un superbe écrin – couverture cartonnée et reliure tissée – l’ouvrage est signé Yudori, autrice coréenne qui vient proposer le récit d’une jeune femme issue de la noblesse, mariée à un bourgeois au coeur de la Hollande du XVIe siècle.

Laissée très souvent seule avec ses domestiques, la jeune femme oscille entre le rejet total de sa condition dans cette société hautement patriarcale et l’envie de s’émanciper à travers un projet fou : partir à la conquête du ciel. Sur son parcours, elle fera la rencontre forcée de la nouvelle esclave que son mari aura ramené d’Orient et avec laquelle elle va apprendre à aller de l’avant malgré tout.

Un récit très original, qui parvient à toucher autant qu’il surprend. S’il ne s’y passe pas grand chose, la qualité de sa narration offre un plaisir singulier de lecture au parfum de féminisme assumé. Le trait de Yudori dégage quant à lui une certaine finesse bien qu’il manque parfois de précision et de détails.

Le Ciel pour conquête est à la fois inclassable, intemporel et audacieux. Une expérience à vivre.

Extrait de la BD :

Extrait de la BD Le Ciel pour conquête

Résumé de l’éditeur :

Amélie est une jeune catholique mariée à Hans, marchand de la bonne société hollandaise de ce milieu de seizième siècle. Une vie d’humilité qui ne sied guère à son caractère rebelle et fantasque, et qui bascule quand Hans rapporte une jeune esclave venue des pays lointain. Lentement, les deux femmes vont nouer une relation fusionnelle qui va toutes les deux les libérer…
Date de parution : 5 octobre 2022
Auteurs : Yudori (Scénario et Dessin)
Genre : Romance, Féminisme
Editeur : Delcourt
Prix : 25,50 € (336 pages)
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Mâcon Rosé 2021, un vin rosé de printemps à découvrir

sé 202

Les Orfèvres du vin savent proposer des belles déclinaisons rouges, blanches et rosées pour toutes les occasions et toutes les papilles. Nouvelle confirmation aujourd’hui avec ce Macôn rosé 2021 à découvrir alors que les premiers barbecues se font sentir et que le soleil devient de plus en plus présent pour garantir le soleil sur les terrasses et les pelouses.

Un beau rosé de printemps

Ce Mâcon Rosé millésime 2021 de la gamme Tradition des Orfèvres du Vin est la conformation de la qualité de l’appellation. Ce vin a une belle texture suave en même temps qu’une fraîcheur très agréable. A l’œil, sa robe rose orangé préfigure des notes de petits fruits rouges mûrs et une trame florale. Cet AOC est issu des coteaux très ensoleillés d’Hurigny. Le vin accompagne idéalement une assiette de friture de la Saône en famille, une paella et une pizza toujours agréable entre amis. Les Maitre de Chais des Orfèvres du Vin ont fait fu bon travail pour un prix public de 7 Euros TTC la bouteille – 39.00 Euros TTC le carton de 6 bouteilles.

Publireportage:

Spécialistes des vins du Mâconnais et du Beaujolais, Les Orfèvres du Vin, anciennement dénommées “Cave de Charnay-lès-Mâcon” et créée en 1929, regroupent 70 sociétaires et produisent 9.000 hl sur une surface de 140 hectares. Ils viennent d’inaugurer leur nouveau caveau où se mélangent pierres et bois, soulignant ainsi la pertinence de leur signature «Les Orfèvres du Vin» et la recherche constante de l’excellence. La Cave de Charnay a su donner ses lettres de noblesse aux blancs, mais aussi aux rosés, aux rouges et aux vins effervescents de la région. Cette cave se veut comme un grand domaine, élevant de plus en plus de cuvées parcellaires et en respectant ainsi l’authenticité du travail de chaque vigneron. Les Orfèvres du Vin se distinguent régulièrement au concours des Chardonnay du Monde, aux salons de Paris et Mâcon et multiplient médailles d’Or, d’Argent et de Bronze pour ses différents fleurons : Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Viré-Clessé, Mâcon Charnay, Saint-Amour, Crémant de Bourgogne,… Autant de belles récompenses pour ces professionnels qui, au cœur du Mâconnais et du Val Lamartinien, font rimer authenticité et qualité.

[Comics] Solo, chemins tracés, tome 2 : une épopée pas si solitaire (Delcourt)

[Comics] Solo, chemins tracés, tome 2 : une épopée pas si solitaire (Delcourt)

A l’instar de Solo Alphas, Solo – Chemins tracés est une série Spin Off de la saga fantastique éponyme dont le scénario est également signé Oscar Martin. Mais ce dernier est ici remplacé au dessin par Alvaro Iglesias dans un univers graphique très semblable, pour notre plus grand plaisir. Ce second tome poursuit avec la quête de Fortuna, qui est cette fois accompagnée par sa toute jeune fille. Avec pour seule obsession d’avancer continuellement en alimentant son carnet de voyage, Fortuna va devoir affronter de nombreux dangers face à d’innombrables assauts d’espèces différentes.

Et alors que tout parait perdu, Siro fait irruption pour se porter à leur secours. Un ange gardien dont la mission était de rester dans l’ombre et de veiller sur la jeune femme quoiqu’il arrive. L’aventure jusqu’ici plus que solitaire offre donc de nouvelles perspectives plutôt réjouissantes.

C’est toujours avec plaisir que l’on retrouve cet univers si propre à Solo, bien que le rythme du récit soit parfois troublé par de longs flashbacks qui ne servent pas autant que désiré l’intrigue et le suspense de l’ensemble.

L’histoire n’en demeure pas moins cohérente et agréable à parcourir, tout comme le dessin qui reflète parfaitement l’identité visuelle de la série originelle crée par Oscar Martin.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Fortuna connaît désormais la quête qui lui incombe. Repartie à la découverte du monde avec sa fille, elle continue à consigner ses aventures dans le livre des chemins. Alors que de grands dangers la menacent, le mystérieux Siro fait son apparition. L’héroïne doit-elle faire confiance à ce combattant qui semble la connaître et la suivre depuis longtemps ?

Date de parution : 12 avril 2023
Auteurs : Oscar Martin (Scénario), Alvaro Iglesias (Dessin)
Genre : Aventure, Fantastique
Editeur : Delcourt
Prix : 15,50 € (64 pages)
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Un beau moment de musique et de mémoire avec le spectacle Un petit air de Juliette Greco au Théâtre de la Contrescarpe

Le théâtre de la Contrescarpe laisse le champ libre à l’auteure, comédienne, chanteuse et humoriste Annadré accompagnée par le pianiste Stan Cramer (ce soir là) pour personnifier la grande chanteuse et actrice Juliette Greco, jusqu’à flouter la frontière entre les 2 artistes. L’heure de spectacle contient un maximum d’anecdotes croustillantes et d’interprétations des classiques de la dame en noir. Les noms illustrent sont invoqués, comme ceux de Raymond QueneauJacques PrévertLéo FerréBoris Vian et Serge Gainsbourg. Le voyage est court mais intense, le public ne s’y est pas trompé avec une belle salve d’applaudissement finale.

Un récit tout en truculence

Figure emblématique de la chanson française à textes avec une carrière s’étalant sur 7 décennies, Juliette Greco est surtout célèbre pour avoir été une figure emblématique du quartier de Saint Germain des prés d’après seconde guerre mondiale. La jeune fille d’origine corse a été la muse des nombreux artistes du quartier, devenant une interprète renommée amie de Miles Davis, Jean-Paul Sartre ou Sacha Distel. Anandré ne recule pas devant l’utilisation d’un langage grivois qui amuse, le pianiste en rajoute un peu en y associant des références musicales connues de tous. Le spectacle se concentre sur la période des années 60, avec l’évocation des noms de Jacques Brel, Léo FerréGuy Béart et aussi Serge Gainsbourg pour une belle plongée dans un temps illustre. Femme à hommes libre et sans concessions, le caractère affirmé de Juliette Greco en fait un sujet de choix pour un spectacle qui se révèle un bel hommage magnifiquement interprété et réjouissant.

Un air de Juliette Greco se joue jusqu’au mois de mai au cœur du quartier Mouffetard, pour un beau moment d’humour et de musique à ne pas manquer.

Synopsis:

L’artiste Annadré interprète quelques-unes des plus belles chansons de Juliette Gréco, ponctuées du récit de rencontres et de vies incroyables : de Pierre Seghers à Léo Ferré, en passant par Jacques Prévert et Joseph Kosma, Bernard Dimey ou encore Serge Gainsbourg. Au fil de la représentation, on réalise qu’Annadré et Juliette ont bien plus de points communs qu’un simple nez…

Un spectacle musical et humoristique, dans lequel Annadré nous conte sa passion pour l’immense Juliette Gréco.

Détails:

• AVRIL :
MERCREDIS et JEUDIS à 19h 
les 19, 20, 26 et 27 avril
• MAI : 
MERCREDIS à 19h les 3, 10 et 17 mai
SAMEDIS à 16h30 les 6, 13 et 20 mai

Au Théâtre de la Contrescarpe
(5 rue Blainville 75005 Paris)

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