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Un rappel réaliste sur le tragique conflit libano-irsaélien avec Tel Aviv Beyrouth, sortie DVD le 6 juin

Le souvenir du film documentaire Mizrahim les oubliés de la terre promise est encore vivace, le nouveau film de la réalisatrice Michale Boganim évoque le même contexte, la situation géopolitique tenue entre Israël et ses voisins, abordée cette fois-ci d’un point de vue féminin. Le film débute en 1984 et prend pour point de départ une famille, avec mère, père et 2 filles. Le déroulé se fait en 3 actes en ne cachant ni les souffrances ni les destins brisées. Les comédiennes Sofia Essaïdi, Sarah Adler et Zalfa Seurat remplissent l’écran pour un film touchant et ambitieux, tout rempli du bruit des bombes et des souvenirs de la patrie perdue. 

Une situation sans issue

La réalisatrice Michale Boganim est née en Israël en 1977 et elle se souvient que son père a été soldat, démineur lors de la guerre du Kippour en 1973. Lors du conflit israélo-libanais de 2006 ou Guerre des 33 jours, elle était à Tel Aviv et a vécu l’occupation israélienne côté libanais. Depuis l’invasion du Sud Liban en 1982, l’occupation à partir de 1984 et jusqu’au départ des forces israéliennes entre 2000 et 2006, la situation a toujours été compliquée pour les libanais qui ont collaboré avec les Israéliens pendant cette période. Le film débute en 1984 et le spectateur assiste à la montée du Hezbollah en parallèle de la collaboration entre l’armée du Sud Liban et l’armée israélienne. Le film fait un focus historique mal connu pour ceux qui ont mal connu cette histoire. Israël payait les salaires des miliciens libanais, leur donnait des armes et des médicaments, en échange les troupes libanaises fournissaient des informations et participaient à des missions d’infiltration. A leur départ, les troupes israéliennes sont parties sans prévenir, abandonnant leurs alliés avant de les laisser finalement se réfugier en Israël. Tel Aviv – Beyrouth s’organise en 3 parties autour des dates jalons du conflit, 1984, 2000 et 2006, soit la guerre et l’occupation, le retrait des forces israéliennes, puis de nouveau la guerre. La chronologie du film montre la persistances des sentiments belliqueux dans un cercle vicieux sans fin. La réalisatrice choisit de raconter la guerre d’un point de vue féminin, à l’arrière-front, la caméra souligne les conséquences du conflit sur leurs vies, avec des blessures jamais vraiment refermées. Le titre du film est trompeur, aucune scène ne se déroule dans ces 2 villes, c’est une mention à la ligne de train construite par les britanniques et les reliant sans traverser de frontière opaque.

Le film est une chronique d’une tristesse infinie, au réalisme cru et saisissant et qui se suit comme un thriller. Il est à découvrir le 6 juin en DVD pour un beau shoot de réalité.

Synopsis: De 1984 à 2006, deux familles, l’une libanaise, l’autre israélienne, sont prises dans la tourmente des guerres à répétition entre Israël et le Liban. Entre le sud du Liban et Haïfa, l’Histoire vient à la fois bouleverser et réunir les destins individuels.

« La Collection » : un quatuor d’acteurs de choc pour Pinter

"La Collection" : un quatuor d'acteurs de choc pour Pinter
Photo © Gwendal-Le-Flem

« La Collection » : un quatuor d’acteurs de choc pour Pinter

Harold Pinter (1930 – 2008), prix Nobel de littérature en 2005, participe au renouveau théâtral britannique dans les années 1950. Le malaise et la cruauté qui se dégagent de ses premières œuvres, qualifiées de « théâtre de la menace », évoluent vers l’exploration de l’intimité puis, à partir des années 1980, vers le politique.

« La Collection », écrite en 1961, dépeint avec férocité les rapports ambigus entre trois hommes et une femme. La pièce orchestre, sous le venin du mensonge et des rapports de domination, le trouble des passions humaines.

L’intrigue est simple. James, persuadé que sa femme l’a trompé lors d’un voyage d’affaires à Leeds, arrive à l’appartement de l’amant présumé, Bill. Ce dernier vivant avec Harry, dont on suppose qu’il est le compagnon, pourrait se contenter de nier. Mais il reste ambigu.

L’enjeu ici n’est pas de connaître la vérité mais de sonder des personnages sous l’emprise du poison du doute qui se répand, où se fait jour alors entre les protagonistes de la rancœur, de la jalousie, des rapports de force, de désirs, de violences, de classes sociales.

Le trouble des passions humaines

Harold Pinter brouille à l’envi les énigmatiques liens tissés par les deux couples où chacun a construit sa propre vérité et donc son mensonge vis à vis de lui même et de l’autre. Car ce sont les faux-semblants d’un milieu, les non-dits, les secrets de l’âme humaine, les rapports de force, les passions et les désirs inavoués, la solitude qui sont tour à tour scrutés par le dramaturge anglais.

Ce sont quatre personnages seuls avec eux-mêmes qui errent dans un vide existentiel, n’arrivant pas à partager une vérité fiable. Un isolement qui les expose à une relation individuelle et biaisée à la vérité. Une incommunicabilité qui se cache sous un masque ironique ou agressif.

L’absurde est aussi convoqué, nous rappelant Beckett où cette absurdité se veut une allégorie de notre condition humaine : le drame vient de ce que nous ne pouvons pas savoir. Dès lors, il est difficile d’agir et de donner du sens à ses actes.

Servie par un casting hors pair : Mathieu Amalric, Valérie Dashwood, Laurent Poitrenaux et Micha Lescot, la mise en scène de Ludovic Lagarde qui fait la part belle aux silences glaçants, à un humour incisif et à une direction d’acteurs au cordeau, magnifie cette histoire de sous-entendus, emprunte de fantasmes et d’ambiguïté. Bravo !

Dates : 30 mai au 25 juin 2023 – Lieu : Théâtre de l’Atelier (Paris)
Mise en scène : Ludovic Lagarde

Un film sous le soleil chaud et tendu de l’Espagne avec Nos soleils de carla Simón, sortie en DVD et BLU-RAY le 6 juin

La réalisatrice Carla Simon est issue d’une famille de cultivateurs de pêches à Alcarras, au nord-est de l’Espagne. Les souvenirs de séjours et de vacances passés dans la propriété familiale suintent dans de nombreux plans du film. Elle montre la géographie des lieux, la lumière, le soleil, la végétation, les arbres et les champs. Les gens habitent le film, elle multiplie les plans pour montrer leurs visages, la fatigue du travail de la terre, la chaleur omniprésente sous un soleil de plomb. Sa famille a été une source d’inspiration pour une histoire d’aujourd’hui, une famille de producteurs menacée d’expulsion sous les coups de boutoir du capitalisme triomphant. Le film interroge sur la valeur d’héritage face aux réalités économiques présentes. La famille Solé se déchire, la récolte risque d’être la dernière, la tristesse est palpable dans un film qui interroge sur le vivre ensemble.

Une famille à la croisée des chemins

Entre passé rempli de souvenirs et avenir incertain, le présent de la famille Solé a un gout amer. Le travail de la terre est une notion cardinale, le grand-père a inculqué les valeurs de labeur et de travail bien fait à ses enfants. Mais l’agriculture familiale n’est plus aussi viable qu’avant, les terrains sont rachetés par des grands groupes pour développer une production intensive. Le prix bas des fruits incite également à une évolution des activités, les arboriculteurs cherchent de nouvelles sources de revenus plus rentables. Le film se veut un hommage à un temps en train de passer la main, quelques familles d’agriculteurs cherchent à résister, mais pour combien de temps. Les considérations écologiques pourraient jouer un rôle mais le film montre bien que les dissensions familiales représentent un danger tout aussi important que l’appat du gain. Quand le manque de communication advient, les incompréhensions suivent avec leur lot d’émotions. Nos soleils a des airs de thriller porté par les sentiments des personnages aux réactions parfois épidermiques. C’est l’histoire universelle du choix de vie, perpétuer l’héritage familial ou chercher une autre voie au risque de trahir ses racines. La complexité de liens familiaux profondément ancrés en chacun des personnages crée des affects qui brouillent les réflexions et peut susciter les dissensions. Le contexte de l’agriculture ouvre le débat sur la qualité de l’alimentation en interrogeant sur les produits qui seront finalement consommés par la population, la fabrication de la nourriture a de multiples répercussions aussi bien environnementales que de santé publique. Le remplacement des pratiques traditionnelles par des procédés industriels fait partie d’un vrai débat de société, la quantité ou la qualité, le sujet n’en est qu’à ses prémisses. La réalisatrice a fait appel à des acteurs non professionnels dans un vrai souci d’authenticité. Les agriculteurs du film ont l’habitude de travailler la terre et savent au plus profond d’eux-mêmes ce que signifie l’héritage familial. La région d’Alcarras est le terreau de familles qui suivent le même sillon depuis des générations, donnant au film un vrai sentiment de sincérité. Les personnages parlent d’ailleurs un dialecte catalan qui pourra perdre même les bilingues espagnols. C’est en se rendant dans des fêtes de villages que Carla Simon a fait passer des auditions pour trouver ses interprètes. Plus de 9000 personnes ont été auditionnées et les membres de la famille Solé viennent finalement de villages différents.

Nos soleils est une vraie tragédie moderne, remplie de sentiments qui touchent au cœur. Le film sort en DVD et en BLU-RAY le 6 juin pour un vrai retour à la terre.

Synopsis: Depuis des générations, les Solé passent leurs étés à cueillir des pêches dans leur exploitation à Alcarràs, un petit village de Catalogne. Mais la récolte de cette année pourrait bien être la dernière car ils sont menacés d’expulsion. Le propriétaire du terrain a de nouveaux projets : couper les pêchers et installer des panneaux solaires. Confrontée à un avenir incertain, la grande famille, habituellement si unie, se déchire et risque de perdre tout ce qui faisait sa force…

Un seul en scène féminin entre force et fragilité avec Je ne suis pas narcissique au Lucernaire

Le Lucernaire laisse la place à l’actrice et chanteuse française Chloé Mons. Connue notamment pour avoir été l’épouse d‘Alain Bashung avec des collaborations à divers projets musicaux, elle donne d’elle-même dans un seul en scène aux voix multiples. Elle se glisse dans la peau de différentes actrices aux interventions dessinées dans des scénettes évocatrices mi-comiques mi-dramatiques avec quelques sillons délimités. Recours à des analyses, doutes, crises existentielles, les tenues virevoltent et des chansons se font entendre à un rythme régulier. Chaussée de Loubs noires, vêtue de tenues changeantes, l’actrice change d’identités pour devenir toutes celles qui font le cinéma, entre doutes et volontés de fer. Le montage d’interviews fait entendre certaines voix reconnaissables, d’autres moins, le glamour et les paillettes cachent mal les détresses de toutes celles fatiguées de juste devoir être belle sans vouloir pour autant se taire. Le sol est jonché de détritus comme autant d’éléments d’existences décousues, menées entre l’écran et la vie privée. L’actrice se cache parfois sous quelques artifices habituels des comédiennes, lunettes noires, cigarettes, comme autant d’instruments magiques qui concourent à donner une contenance.

Acclamée par l’audience, la pièce se veut une plongée en eaux profondes dans l’esprit d’actrices faibles et fortes à la fois, obligées de tout montrer sans toujours le vouloir pourtant.

Synopsis:

JE SUIS L’ÉCRAN DE LEUR PROJECTIONS

Je ne suis pas narcissique est un montage d’interviews d’actrices. Le monologue d’une femme envahie par les mots authentiques de stars qui s’expriment dans les magazines. Tout y passe : le féminin, l’âge, le bonheur, l’amour, la chirurgie esthétique, le yoga… S’agit-il d’une comédienne qui répète un rôle ? D’une actrice en promotion qui se ré-invente selon l’interviewer ? Une Marilyn qui n’aurait pas accédé à la notoriété mais qui en aurait les comportements borderline ? À travers tout ce que véhiculent le cinéma, le théâtre et le glamour, y compris les clichés, cette femme s’adresse à nous.
On pense à Sunset Boulevard, à Mulholland Drive, à Dix pour cent : Je ne suis pas narcissique joue avec tout ce que déploient le cinéma, le théâtre et le glamour.

Détails:

Mercredi < samedi 21h | Dimanche 17h30

Half Moon Run dévoile son nouvel album Salt (BMG)

Le groupe Half Moon Run est composé de 3 multi-instrumentistes et chanteurs. Devon PortieljeConner Molander et Dylan Phillips se sont rencontrés via une annonce Craigslit en 2009 avant leur premier album Dark Eyes en 2012. Salt est leur 6e album, il parait sur le label BMG. Les chansons ont été écrites pendant la pandémie et sont le reflet des angoisses du moment tout en étant porteuses d’espoir.

3 voix en harmonie

Le 2e album Sun Leads Me On, est sorti en 2015, suivi par A Blemish in the Great Light en 2019, Seasons Of Change en 2020 et Inwards and Onwards en 2021. Le premier titre Alco présente la démarche indie du groupe, avec des touches de folk et une harmonie à 3 voix mêlée à un riff de ukulélé. L’album sera présenté au public via une tournée mondiale de 50 dates, rien que ça. Le groupe montréalais propose des titres pop rock folk qui marquent l’auditeur par leur justesse harmonique et leur énergie. Les membres du groupe sont originaires de Colombie-Britannique et de l’Ontario avec Devon Portielje au chant, à la guitare et aux percussions, Conner Molander au chant, à la guitare, à l’harmonica et aux claviers, Dylan Phillips lui-aussi au chant, à la batterie et aux claviers) et Isaac Symonds au chant, aux percussions, à la mandoline, au clavier et à la guitare. Dylan Phillips et Conner Molander sont originaires de Comox, en Colombie-Britannique, et se sont installé à Montréal pour les études. Devon Portielje est originaire d’Ottawa et c’est via une annonce sur le site Craigslist qu’il a rencontré les deux premiers en octobre 2009 pour une jam session qui a tout décidé. En décembre 2010, le label indépendant Indica a offert un contrat au groupe pour se consacrer entièrement à la musique, avec une participation aux festivals South by SouthwestOsheagaCanadian Music Week et en 2013 au Glastonbury Festival. Durant le confinement, le groupe a partagé en vidéo des reprises de leurs titres les plus populaires pour en faire finalement une compilation sur l’album The Covideo Sessions. Le départ d’Isaac Symonds la même année transforme le groupe en trio. Half Moon Run voit les membres échanger leurs instrument sur scène et multiplier les harmonies à 3 voix. Après 10 ans d’existence, la musique a changé et s’imprègne de nouvelles couleurs pour une musique indie qui réjouit.

Leur nouvel album est la confirmation de leur talent, pas si connu de notre côté de l’Atlantique mais qui mérite plus qu’une écoute attentive pour un vrai plaisir pop rock folk.

Romy Ryan James de retour en concert à la Dame de Canton le 31 mai pour un beau moment de magie folk

Romy Ryan James a ouvert le bal avant les groupes FØR et Belle Vedhere sur la péniche la Dame de Canton le 31 mai 2023 presque un an après sa prestation sur la péniche voisine El Alamein en face de la Bibliothèque François Mitterrand. Presque 40 minutes en apesanteur à écouter la voix angélique de la chanteuse accompagnée de son fidèle guitariste Badié avec évidemment le tube It’s over en ouverture, le tout dans une jolie ambiancez acoustique et tamisée. Suivent Dance in the wind et la reprise Emmylou du groupe First Aid Kit, entre autres. La magie opère, le public a été conquis avant peut être de nouvelles aventures en 2023. L’agenda un peu serré du rédacteur l’a empêché de rester plus longtemps pour profiter des prestations de FØR et Belle Vedhere, mais ce n’est que partie remise. En attendant, l’EP Golden Gone est toujours disponible pour découverte et écoute assidue!

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FØR est un duo folk guitare/violoncelle originaire de Paris. Né d’une rencontre musicale entre Nico et Anna Louise en avril 2018, FØR puise ses influences chez Damien Rice, Nick Drake ou encore Radiohead pour en ressortir une folk intimiste et sensible. La voix de Nico tantôt dans un murmure, tantôt dans un gémissement, glisse et entoure le son de sa propre guitare. Anna Louise au violoncelle, amène une complémentarité évidente, rendant la mélodie pure et pleine de sentiments. FØR nous livre ici le jardin secret de tout à chacun, ce que le cœur ressent sans plus ou moins le montrer. Chaque chanson est forte en émotions mais finalement abordées de façon délicate, presque comme une caresse.

Belle Vedhere Originaires de Corbeil-Essonnes, Charlotte et Benjamin Bedhouche commencent à se produire chacun de leur côté dès l’âge de 20 ans. Au fil des expériences scéniques, la fratrie construit son identité et tisse un univers délicat, intimiste à la résonance subtile de leurs voix. Après une trentaine de concerts (Imaginarium, FGO Barbara, Elfondurock, Ground Control, première partie de Raoul Vignal…), le groupe sort en 2020 son single inaugural The Road (diffusé sur FIP et France Inter) et son 1er EP Foolish Hunt ainsi qu’une série de trois clips réalisés par Julien Surdeau. En 2022, Belle Vedhere sort son 2ème single Oh! My Mamma (cover d’Alela Diane), enregistré en live sur bandes au studio Audioscope à Paris, rendant hommage aux influences indie folk américaine. Ces sorties introduisent l’univers de Belle Vedhere : une folk à la fois feutrée et électrique, aux arrangements parfois instrumentaux qui met l’accent sur les harmonies de voix réverbérées. Un 3ème single sortira à l’été 2023, préfigurant le 2ème EP prévu à l’automne, tous deux enregistrés et mixés au studio Audioscope. Un clip à Madrid et une session live à Fontainebleau sont en cours de préparation. Belle Vedhere sera donc en format quintet à la Dame de Canton.

Romy Ryan James Artiste parisienne multidisciplinaire, Romy Ryan James sort un 1er EP atemporel constitué de 4 titres qu’elle a écrit et composé vers l’âge de 16 ans. « Golden Gone, c’est la fin de l’Or, la fin de ce qu’on a connu ou été. » explique Romy qui a élaboré, en collaboration avec Grégoire Letouvet aux arrangements, une musique onirique, enregistrée dans le studio de Nicolas Charlier à Paris. It’s Over, son premier single est choisi par la Cinémathèque Française pour la vidéo « Voeux 2021 » ! En mai 2021, sort le clip qu’elle a écrit et réalisé sur Youtube (12k) qui fera l’objet de nombreux articles et coups de coeur de la presse web musicale ! Fisherman, son deuxième single sort en octobre 2021. Pour l’occasion, Romy fait son premier concert public en full band dans une salle comble au Bateau El Alamein à Paris !

Robin McKelle dévoile son nouvel album Impressions of Ella, sortie le 2 juin 2023 chez Naïve

Robin McKelle dévoile son nouvel album Impressions of Ella le 2 juin, 3 ans après le précédent Alterations sorti en 2020. Elle se fait accompagner par des musiciens prestigieux comme le pianiste Kenny Baron, le contrebassiste Peter Washington et le batteur Kenny Washington pour un bel hommage à la grande Ella Fitzgerald, chanteuse qu’elle adule et à qui elle souhaitait se confronter avec des belles reprises.

Un album d’une douceur infinie

La voix puissante et le groove d’Ella Fitzgerald ont été pour Robin McKelle une inspiration majeure. Surtout que la chanteuse américaine est souvent comparée à la grande Ella du fait de son registre de voix alto. Habituée à livrer des albums inspirés par le jazz, le blues, la soul ou la pop, elle ne s’est jamais cachée de ses influences. Aretha Franklin, Tina Turner ou Janis Joplin sont parmi les plus souvent citées, son timbre de voix éraillé en font une artiste singulière et unanimement acclamée. Depuis son premier album Introducing Robin McKelle en 2006, la chanteuse a fait du chemin, albums en big band, album blues/soul, album Soul Flower en 2012 qui marque un vrai tournant dans sa carrière, 9 albums en tout, avec notamment le très jazzy Melodic Canvas en 2018. Alterations en 2020 lui a permis de reprendre des compositrices féminines de tous horizons, qu’elle affectionne plus particulièrement, comme Amy Whinehouse, Dolly Parton ou Adéle, autant de chanteuses reprises de manière jazz avec des arrangements originaux. La reprise aujourd’hui du répertoire de la Ella permet de dévoiler sa vision de l’icône à travers 11 titres emblématiques. Embraceable You, April in Paris, Old Devil Moon, My One and Only, Lush Life, Taking a Chance on Love, How high is the Moon, les titres sont repris de manière délicate pour un jazz vocal marqué par les timbres choisis et les nuances d’accentuations. Les classiques intemporels revivent avec une Robin McKelle qui s’investit émotionnellement dans ce véritable travail de mémoire.

De la country au R&B, Robin McKelle a louvoyé durant toute sa carrière entre tous les styles qui forment la musique américaine. Elle livre aujourd’hui un album résolument jazz qu’elle défend tout au long d’une tournée qui permet de la découvrir ou redécouvrir à travers la France et la Belgique.

Détails de la tournée en France et en Belgique :

15 Juin 2023 – Chatellerault

28 Juin 2023 – Ajaccio

7 Juillet – les nuits de fourvieres

11 Juil. 2023 – Chambery

14 Juil. 2023 – Maspalomas

21 Juil. 2023 – Narbonne

02 Aout 2023 – Marciac

3 Aout 2023 – Annecy

12 October 2023 – Reims

04 Nov 2023 – Bordeaux 

10 Nov 2023 – Rouen

11 Nov 2023 – Conilhac-Corbières

En vacances avec Paris Match, cahier d’activités (Plon)

En vacances avec Paris Match, cahier d’activités (Plon)

Les éditions Plon ont décidé de nous occuper durant nos vacances de cet été. Avec En vacances avec Paris Match, vous allez pouvoir faire travailler votre cerveau, tout en profitant de vos vacances !
Pas question de farniente !

Plusieurs quiz vous sont proposés. Et pas des plus simples : sur des vedettes de cinéma, comme Audrey Hepburn, Elisabeth Taylor, Brigitte Bardot, Elisabeth II, des chanteurs français, Rosa Parks, Thomas Pesquet. Mais aussi de nombreux jeux, des différences, des mots mêlés, des mots croisés, des chansons à trous, des anagrammes à décoder, des rébus politiques…

Un joli mélange de notre Histoire sous forme de photos, de discours, de devinettes…

Bref, toutes sortes de jeux qui vont nous faire travailler notre mémoire et nos méninges ! Un vrai cahier de vacances pour adultes !

Une très jolie façon de se divertir sur son transat ou sur sa serviette au bord de l’eau ! Ou même dans son lit ! En vacances, on a tous les droits !

En vacances avec Paris Match vient de sortir ! Alors, n’hésitez pas ! C’est un vrai moment de plaisir !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2023
Auteur : Collectif
Editeur : Plon
Prix : 9,90 €

Dans la peau d’une astronaute, collection Les métiers passion (Casterman)

Dans la peau d’une astronaute, collection Les métiers passion (Casterman)

Les éditions Casterman nous proposent une nouvelle collection, documentaire, qui risque d’en passionner plus d’un : Les métiers passion. Ces petits livres, très joliment illustrés, ressemblent à un carnet de bord.
Dans la peau d’une astronaute nous révèle tous les secrets de ce prestigieux métier !
Que fait un astronaute avant de partir en mission ? A quoi doit-il penser ? Que doit-il prévoir pour ce drôle de voyage ?

A quoi sert sa drôle de tenue ?

Que se passe-t-il au moment du décollage ? Et comment se passe la vie à bord ?

Ce petit livre va vous dévoiler tous les secrets de la vie d’une astronaute. Publik’Art apprécie que ce soit au féminin ! Car oui, les femmes astronautes sont mises à l’honneur. Valentina Terechkova fut la première femme civile à aller dans l’espace, en 1963 !

Dans la peau d’une astronaute va peut-être susciter des vocations chez nos jeunes lecteurs, et plus particulièrement chez nos jeunes lectrices ! Ce serait mission réussie !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2023
Auteurs : collectif
Illustrateur : collectif
Editeur : Casterman
Prix : 13,95 €

Un retour sur une initiative citoyenne majeure de la crise du COVID avec Aux masques citoyennes, sortie en salles le 31 mai

Tout le monde se souvient des premiers temps de la crise du COVID. Confinement généralisé, peur nationale et absence de masques en quantité suffisante. Comment faire pour répondre aux enjeux majeurs de la crise? Le documentaire Aux Masques Citoyennes revient sur une expérience humaine que le réalisateur bordelais Florent Lacaze a voulu immortaliser sur bobine avec la création d’une entreprise du jour au lendemain, avec machines, employé(e)s et locaux pour produire des masques rapidement dans le respect des normes. Un documentaire enthousiasmant.

Une expérience humaine et entrepreneuriale marquante

L’expérience a duré quelques semaines avec un engagement sans failles des équipes mises à contribution. L’atelier est raconté par le réalisateur en montrant l’urgence et la ténacité des couturières et de tout le personnel encadrant ou en charge de faire les cartons. Formations, solidarité, travail collectif, bien loin des comportements hésitants et maladroits des décideurs politiques décorrélés de la réalité. Le printemps 2020 va rester longtemps marqué au fer rouge dans l’inconscient collectif. Paralysie du pays, télétravail généralisé et effets délétères de décisions politiques insuffisantes. Résultat, pas de masques, comment faire face? Une petite ville du Sud-Ouest s’est organisées avec d’irréductibles couturières. Dirigée par l’entrepreneur Libero Mazzone, l’entreprise a été le cadre d’une expérience humaine marquée par la cohésion et la solidarité. Le lien humain est raconté par les participants pour des témoignages qui serrent le cœur. Certains ont même retrouver un cadre de vie avec appart hôtel et salaire, ce qui n’était pas gagné d’avance. Le film raconte la livraison de tissus depuis Lyon, le coup de fil à la mairie de Bordeaux, le contact avec la préfecture, l’implication de la maison mère de la société de machine à coudre Singer, et la magie a opéré. En une semaine, les fonds ont été réunis, le local a été emménagé et 250 couturières ou apprenties couturières ont été engagées. Le documentaire souligne également le caractère assez changeant du boss, pas toujours très agréable, le syndrome du patron qui se sent un héros est un peu longuet à partir d’une heure de film… Fatigue? Stress? Caractère? Le mystère demeure mais c’est lié à l’être humain et à ses contradictions, donnant au documentaire des airs de thriller.

L’atelier de la Teste a fonctionné 50 jours et a produit plus d’un millions de masques. Au total, 480 personnes ont travaillé pour produire des masques indispensables pour protéger les français en plein cœur de la pandémie. Le film démontre qu’avec de la volonté, tout est possible. Le témoignage est beau et donne du baume au cœur.

Synopsis: Printemps 2020. La population est confinée. Libéro, un patron de PME, recrute à tour de bras 250 couturières pour fabriquer les masques qui libèreront sa région. Mais, il ne connait rien à la couture, le tissu n’arrive pas et la plupart de ces femmes n’ont jamais vu de machines.

Les fêtes du monde (Usborne)

Les fêtes du monde (Usborne)

Les éditions Usborne nous proposent un très bel album centré sur : Les fêtes du monde.

Si on connaît bien nos fêtes françaises, sans doute connaissons-nous moins bien celles du monde entier !

A travers ce très bel album, très gaiement illustré, nous allons parcourir le Monde et découvrir des fêtes incroyables. Comme celle de La Tomatina, en Espagne : on se bat avec des tomates ! ou alors, en Inde, le jour de Holi, la fête des couleurs, où tout le monde s’asperge de peinture.
Mais il y a aussi des fêtes effrayantes, comme : Halloween, et les fantômes, ou au Mexique, le jour des morts où tout le monde se déguise.

On fête les cerfs-volants en Inde, le premier jour de l’été, avec la fête d’Uttarayan, ou au Japon, pendant le festival Hamamatsu !

Sans parler des fêtes des lumières, des fêtes de la Nouvelle Année, le Carnaval à travers le Monde, les fêtes autour de la danse et de la musique, les fêtes religieuses…

Une chose est sûre : en lisant Les fêtes du monde, chacun, petit ou grand, va découvrir le Monde autrement et partir à la découverte de certaines coutumes et fêtes célébrées de façon bien particulière. Une jolie façon de découvrir le Monde ! A la fin de l’album, le lecteur aura des détails sur chaque fête : quand elle se passe, où, quoi, et pourquoi. Magnifique album !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 11,95€

LYNCH/OZ de Alexandre O. Philippe, un documentaire passionnant sur David Lynch, sortie au cinéma le 31 mai (Potemkine films)

Si le documentaire Lynch/Oz explore les liens étroits entre l’œuvre du célèbre réalisateur américain David Lynch et le film fondateur du cinéma US Le magicien d’Oz, il offre surtout une exploration passionnante du l’histoire du cinéma, revenant sur les mythes, les références et les œuvres mythiques qui ont jalonné l’histoire du 7e art. Le réalisateur Alexandre O. Philippe fait appel à 6 participants éclairés pour les laisser échafauder des théories impressionnantes et donner des exemples révélateurs. Lynch/Oz devient un révélateur du savoir faire de tous ceux qui ont fait le cinéma, Lynch inclus mais pas uniquement.

Un plaisir de cinéphile

Lynch/Oz se regarde comme un documentaire à même d’éclairer le cinéma dans son entièreté. Les 6 critiques de cinéma et cinéastes américains lèvent le voile sur les images, les acteurs, les scripts, pour décrypter des vérités et des intentions cachées. Chacun d’entre eux rivalise de pertinence dans ses propos et ses analyses pour mener le spectateur sur le chemin de son analyses personnelle. David Lynch est un réalisateur suffisamment mystérieux et avare en éclaircissements pour se permettre toutes les pistes at aboutir à des analyses judicieuses qui ouvrent des lucarnes de compréhension. Le lieu commun tient dans ces renvois perpétuels entre tous les films de Lynch (Eraserhead, Blue Velvet, Mulholland Drive, Sailor et Lula, Blue Velvet et plus) au Magicien d’Oz, ce film de 1939 où la jeune Dorothy cherche à retourner chez elle en parcourant la route de brique jaune, rencontrant sorcières, magicien et personnages au cœur d’un pays imaginaire. Le film avec Judy Garland peut être vu à tous âges, offrant une vaste palette d’interprétations capables d’inspirer chaque réalisateur, David Lynch inclus. L’heure quarante cinq de documentaire enchaine les révélations, les pistes d’analyse et les points de vue jusqu’à fasciner le spectateur.

Chaque intervenant révèle sa sensibilité et sa perspective pour offrir un point de vue fascinant, jusqu’à persuader de la grande sagacité de David Lynch lui-même. Un vrai documentaire immanquable.

Synopsis: Alexandre O. Philippe a invité six critiques de cinéma et cinéastes américains et leur a donné carte blanche pour explorer leur propre théorie sur la relation entre Lynch et Oz. Les participants incluent Karyn Kusama, John Waters, Amy Nicholson. Six nouvelles perspectives et six nouvelles façons de considérer comment l’influence et l’inspiration affectent le processus créatif.

Une belle BD douce amère avec Quand arrive l’aube nautique aux éditions La Boite à Bulles, sortie le 31 mai 2023

Deux amies vont passer leur bac et partir à Séoul pour continuer leurs études. De communications quotidiennes, leurs contacts vont devenir bien plus éloignés. Seong-ji commence à vivre la nuit tandis qu’elle travaille dans une supérette pour se faire un peu d’argent. La longueur des nuits lui impose de trouver des distractions. Elle remarque quelqu’un qui semble vivre la nuit. Elle le voit à plusieurs fenêtres différentes, elle ne comprend pas pourquoi cette personne semble changer d’appartement chaque nuit. Un soir, cette personne vient lui rendre visite dans sa supérette et tout s’éclaire. Cette rencontre va changer la vie de Seong-ji, jusqu’à lui donner le courage de recontacter enfin Ji-won et lui avouer ses sentiments. Le rythme langoureux de la BD envoute et intrigue, la jeune femme devient subitement adulte et s’interroge sur son parcours, passé et à venir, de quoi toucher chaque lecteur et lui faire remémorer son propre parcours. Qu’étaient les espoirs du passé, que sont-ils devenus, change-t-on complètement en arrivant à un certain âge? La BD se lit comme un conte moderne doux amer pour un beau moment de lecture qui appelle à l’introspection.

Synopsis: Depuis leur arrivée à Séoul, quelque chose s’est brisé entre Seong-ji et son amie Ji-won. Elles qui s’étaient jurées de rester unies voient leur relation se désagréger, une fois arrivées en faculté. Aujourd’hui, Seong-ji est étudiante en comptabilité la journée et employée d’épicerie la nuit. Enfin, pas seulement… Pendant ses heures de travail, elle retrouve une jeune femme énigmatique qui s’introduit chez les gens la nuit durant leur absence… pour peindre et photographier les lieux. De nature rationnelle et rigoureuse, Seong-ji se retrouve projetée dans un univers nouveau. Elle découvre un monde presque onirique, fait de liberté et de création… L’exploration des lieux de vie et de l’intimité d’inconnus permettra finalement à la jeune fille de se découvrir elle-même… Mais ces balades nocturnes favorisent aussi le réveil de souvenirs douloureux et ravivent la douleur liée à la fin de son amitié avec Ji-won.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Samir Dahmani

Nombre de pages / Prix: 144 pages / 24 euros

« Room », le boomerang galvanisant de James Thierrée

"Room", le boomerang galvanisant de James Thierrée
Visuel : ©Richard Haughton

« Room », le boomerang galvanisant de James Thierrée

Dans un lieu hors du temps, James Thierrée en homme-orchestre d’une troupe sortie de nulle part nous invite au lâcher prise. Une traversée crépusculaire où la quête de sens s’incarne dans un imparable contre sens sensoriel, musical et visuel.

Un boomerang de disciplines artistiques est orchestré sur scène, où jeux surréalistes, chant, danse, mime, acrobatie et musique s’entrechoquent et se saisissent des corps, des objets, du langage, dont James Thierrée se fait le vecteur et le fil conducteur.

Il faut se laisser surprendre par le pas de coté de cette embardée. Se laisser guider par l’ordonnateur lunaire et facétieux, ses instrumentistes et ses interprètes dans cette chambre à part, métaphore d’un paysage mental aux multiples résonances et empreint d’une folie chevaleresque, d’une nécessité d’en découdre, d’un chaos salvateur, d’un imaginaire galvanisé, d’une liberté éprouvée et d’un recommencement épique et toujours sur le fil.

Un remue-ménage décomplexé et structurant

Le tout dans un chassé-croisé virevoltant de corps, de voix, de sons, propice au déferlement organique et impulsif d’une construction (ré)créative qui prend aussi des allures d’opéra-rock baroque et burlesque.

Dans cette fuite en avant sous un haut plafond, pièce aux murs décatis, immenses et mouvants, tout se module et se dérègle en permanence, se déplace, s’agence dans un ballet qui déstructure l’espace et désoriente les interprètes comme pour en imprimer la traversée fragmentaire et incendiaire, dont le dispositif scénique constitue la pièce maîtresse.

On y croise un pianiste germanophone que personne ne comprend, une violoniste à l’essai tout droit sorti du cinéma de Jacques Tati, un régisseur autoritaire et un poète à la folie aussi singulière qu’espiègle.

Un remue‐ménage drôle et puissant qui voit les protagonistes, dans une variation impétueuse à l’instar du décor indiscipliné, se confronter à eux‐mêmes, aux autres et à cet univers ubuesque pour l’habiter enfin et en retenir son âme fugitive. Bravo !

Dates : 22 mai au 1 juin 2023 – Lieu : Théâtre du Chatelet (Paris)
Mise en scène : James Thierrée

Mission Régénération, un documentaire passionnant sur l’importance du sol pour préserver la planète, disponible en DVD et VOD

Un documentaire sur le sol, le sujet ne semble a priori pas très vendeur. Et pourtant, Mission régénération revient sur l’importance de préserver le sol. Le documentaire américain utilise des narrateurs connus Woody Harrelson, Gisèle Bündchen ou Tom Brady pour faire passer des messages. L’agriculture intensive, l’utilisation d’engrais et de pesticides, tout concourt à l’appauvrissement de la terre et à la destruction des sols. La grande machine US donne au documentaire un air de grand spectacle mais le message est là. L’espèce humaine fonce dans le mur, l’utilisation de produits chimiques nocifs comme le Glyphosate font courir un risque à l’espèce humaine. Le retour sur la naissance des pesticides et herbicides après la seconde guerre mondiale et les camps de concentration fait froid dans le dos. La réalisation de Joshua Tickell et Rebecca Harrell Tickell est sortie le 9 novembre 2022 en salle. Le documentaire rappelle que les médias et les discours politiques n’évoquent pas ce message pourtant crucial, d’où l’importance d’un documentaire comme celui-ci. Car un sol sain absorbe l’eau et le dioxyde de carbone. Un sol non sain rejette du dioxyde de carbone et affecte bien plus que le climat, menant à la désertification. Le traitement de la terre par l’homme a précipité le phénomène d’appauvrissement des sols, accentué par la surexploitation agricole de l’utilisation des pesticides. Si la chute de la végétation est en partie responsable du dérèglement climatique, cela démontre surtout que la Terre n’a pas de quoi se régénérer. Les constats sont alarmants et ne sont pas nouveaux, de nombreuses civilisations ont disparu du fait de l’appauvrissement des sols. Mais bien plus que les constats, le documentaire souligne surtout les solutions possibles, avec de nouvelles manières d’envisager l’agriculture, avec des modèles viables et capables de nourrir l’humanité.

Mission Régénération est un documentaire qui fait frémir mais aussi porteur d’espoir. Un documentaire vraiment indispensable.

Synopsis:

Les sols de la planète sont LA clé pour inverser le réchauffement climatique. En effet, en les régénérant, nous pouvons totalement stabiliser le climat de la Terre, restaurer les écosystèmes perdus et créer des réserves alimentaires abondantes. De quelle manière la nourriture que vous mangez peut inverser le cours des choses, guérir votre corps et finalement sauver notre monde ?

Raconté par Woody HARRELSON, ce film inspirant et révolutionnaire révèle la première solution viable à notre crise climatique.

Mon inavouable, roman de Sophia Salabaschew (Plon)

Mon inavouable, roman de Sophia Salabaschew (Plon)

Sophia Salabaschew n’est pas une femme tout à fait comme les autres puisqu’elle cumule plusieurs casquettes : elle est ingénieure du son et travaille dans la production de documentaires animaliers. Mais elle est également docteure en anthropologie sociale de l’université Paris-Descartes. Et pour compléter ces formations peu communes, Sophia Salabaschew nous livre son premier roman : Mon inavouable.

Pour tout vous avouer, il nous a captivés ! Car dans son roman, l’auteure se dévoile sous toutes ses casquettes, avec beaucoup d’humour ! Quel régal ! On s’instruit et on rit !

Une jeune femme, trente-trois ans dans deux jours, nous raconte son « Il était une fois ». Elle est mariée mais ne tombe pas enceinte. Donc, elle va faire pour la première fois une insémination artificielle. Mais ce n’était pas du tout comme ça qu’elle s’était imaginée tomber enceinte.
C’est alors, contre toute attente, et vraiment par hasard, qu’elle va rencontrer un homme dont le regard va l’apostropher. Mieux l’hypnotiser ! Mieux la canaliser. Mieux, l’aimer.

Jamais un prénom ne sera écrit. Par contre, il sera : Mon il-lusion, Mon il-licite, Mon il-légal, Mon il paradisiaque, Mon Il-Et-Vilaine

A travers cet homme, on suit l’évolution de cette jeune femme. Ce qu’elle ressent au plus profond de son être. Une sorte de psychanalyse intérieure. C’est tout simplement incroyable. On ne sait pas trop jusqu’où va nous mener l’auteure, mais on la suit, aussi bien près de son mari, en réalisant son métier d’ingénieure du son, qu’auprès de son amant où on la sent, Bulgare, avide de liberté, de sensualité, de sexualité. En quête d’elle-même et de ses racines.

Mon inavouable est un très beau premier roman ! On attend déjà avec impatience le second roman de Sophia !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2023
Auteur : Sophia Salabaschew
Editeur : Plon
Prix : 19,90 €

Le trio Pilc, Moutin & Hoenig dévoile son nouvel album You are the song, sortie le 12 mai 2023 (Just time records)

Jean-Michel Pilc, Francois Moutin et Ari Hoenig sont de retour dans un format trio jazz qui leur réussit tellement bien. L’album YOU Are the song voit le pianiste, le bassiste et le batteur se réunir sur le label canadien Justin Time Records pour livrer 10 interprétation toujours aussi enthousiasmantes. L’inspiration se mélange à l’intensité et à l’énergie dans un album jazz virtuose.

Le jazz en majesté

Les 3 compères sont devenus des New-Yorkais établis à Brooklyn. 2 amis français diplômés de Polytechnique et un batteur américain, le résultat est à la hauteur de l’attente. Leur précédent album en commun date déjà de 2011 avec Threedom, autant dire qu’ils se connaissent très bien. Le trio Pilc-Moutin-Hoenig s’est quand même formé en 1995. Leur nouvel album voit chacun d’eux prendre le lead à tour de rôle dans des des formules mélodiques agrémentées de belles rythmique pour des résultats inédits. L’album a fait l’objet d’un enregistrement live au studio Big Orange Sheep à Brooklyn en juin 2022. Pas de plan préconçu, les 3 musiciens se sont retrouvés de manière spontanée sans répétition préalable ou préparation. Les 3 ont commencé à jouer, sans s’arrêter. Le bœuf a duré 3 heures pour un résultat susceptible de remplir au moins 3 albums. Les morceaux font ressentir une complicité qui tient de l’évidence, les 3 se connaissent mais parviennent à encore se surprendre, pour un résultat jazz fascinant qui confine à la passion. Les morceaux sont des compositions originales, de Thin Air à Searing Congress ou des reprises d’illustres ainés comme Impressions de John Coltrane) et Straight No Chaser de Thelonious Monk.

Le trio a joué dans les plus grands clubs new-yorkais et ils ont enregistré 2 albums majeurs, Together – Live at Sweet Basil, volumes I et II. Le succès de ces albums les a amené à tourner dans le monde entier, autant dire que ce YOU are the Song est un évènement à écouter au plus vite!

Intrigue à Brégançon, un roman d’Adrien Goetz (Grasset)

Intrigue à Brégançon, un roman d’Adrien Goetz (Grasset)

Adrien Goetz, membre de l’institut, est romancier et historien de l’art ; son dernier roman, Intrigue à Brégançon, est comme tous les autres, étroitement lié au monde de l’art, du patrimoine et des musées. Intrigue à Brégançon est le sixième volet de la célèbre série policière des enquêtes de Pénélope.

Chaque roman est indépendant des autres. Pénélope nous surprend toujours !

Intrigue à Brégançon se passe dans le fameux fort de Brégançon. Fort réservé aux Présidents de la République française.

Pénélope est alors conservatrice du patrimoine, en poste au Mobilier national, avant sa nomination au Louvre. Sa mission est de moderniser le fort de Brégançon. Le mobilier du fort va être entièrement changé. Bien sûr, comme à chaque Intrigue, le fiancé de Pénélope la rejoint sur place, Wandrille. Mais cette fois-ci, ce n’est pas ce qu’il fera de mieux.

Bien évidemment ce fort est bien gardé. Impossible d’y entrer facilement. Et pourtant, à peine arrivés sur place, Pénélope et Wandrille vont être « témoins » d’un crime. On retrouve la « guide » du fort, entre la vie et la mort, égorgée de coups de couteau. C’était une femme passionnée d’Histoire et qui faisait partager sa passion avec les touristes venant visiter le fort. Une amie de la mère de Pénélope !

Tout se mélange ! Mais aussi tout s’explique par l’Histoire ! L’auteur nous captive de la première ligne à la dernière ligne ! Ces intermèdes historiques sont incroyables !
A la toute fin du livre, l’auteur écrit : « Rien n’est réel, mais l’essentiel est vrai. » P221

Il faut savoir que l’auteur a eu l’autorisation exceptionnelle de visiter l’intégralité du fort. Il a pu entrer dans les appartements privés. Il a même pu visiter les entrepôts, près de Paris, où sont entreposés les pièces du Mobilier national qui proviennent de Brégançon !

« Le fort n’est pas une résidence royale, mais on arrive quand même à y voir défiler l’histoire de France ». P57

« Le fort est un haut de la réconciliation franco-allemande ». P104

Vous l’aurez compris, Intrigue à Brégançon relève du roman policier mais les indices sont truffés de vérité historique ! Les intermèdes nous ont tout simplement passionnés !
Intrigue à Brégançon, une belle lecture d’où l’on sort enrichi !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2023
Auteur : Adrien Goetz
Editeur : Grasset
Prix : 19,50 €

La fable L’Alchimiste ravivée sur la scène du Lucernaire

Le Lucernaire laisse le champ libre à 3 comédiens pour interpréter les multiples personnages de l’Alchimiste. Santiago part à la recherche d’un trésor mais c’est surtout lui qu’il va apprendre à découvrir. La mise en scène fait toute la place à un décor en perpétuel mouvement pour un beau dynamisme qui hypnotise le public. La fable est prenante, les comédiens donnent vie au texte de Paulo Coelho publié en 1988 dans une belle conviction.

Un ouvrage culte adapté sur scène

Paulo Coelho a lui-même présenté son roman comme une illustration des 4 clés fondamentales de l’alchimie: les Signes, l’Âme du Monde, la Légende personnelle et le Langage du Cœur. Le périple de Santiago depuis l’Andalousie jusqu’aux pyramides d’Egypte est illustré avec des boites en bois qui changent de place perpétuellement dans une dynamique permanente. Les comédiens connaissent le texte sur le bout des doigts et se meuvent dans la mise en scène de Benjamin Bouzy avec facilité, dextérité et aisance. Le public a jusqu’au 18 juin pour découvrir la pièce et se plonger dans une belle réflexion devant ce personnage balloté par le destin mais qui trouve l’amour, l’aventure et un trésor. La parabole est belle dans notre temps où la magie n’a plus sa place et où l’homme n’est pas moins bousculé par le destin.

Le jeu des 3 protagonistes est impressionnant, entre grâce et présence physique, pour un beau moment de théâtre au Lucernaire.

Synopsis:

UN HYMNE AUX RÊVES ET AUX VOYAGES

À la suite d’un rêve lui révélant l’existence d’un trésor caché, Santiago, jeune berger andalou, décide d’entreprendre un voyage. Ce périple le conduit d’Andalousie jusqu’au pied des pyramides, en passant par Tanger et le désert du Sahara. Ce voyage initiatique le mènera à la rencontre de l’Alchimiste. Celui-ci lui apprendra à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.

Quand on veut une chose, tout l’Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve.  Paulo Coelho

Détails:

Du 12 avril au 18 juin

Mardi < samedi 19h | Dimanche 15h30

Une nouvelle dégustation des vins de New York State of Wine

Le thème de cette nouvelle dégustation portait sur les éléments. Les vins de l’état de New York sont élevés dans une région au climat extrême du fait de la proximité de la mer, des variétés de sols et des conditions climatiques changeantes selon les localisations. L’endroit se trouve sur un ancien glacier, d’où des importants dépôts, ce qui explique que plus de 60 variétés de cépages poussent dans la région pour une importante diversité des appellations.

L’épisode finale des présentations New York: Earth, Water & Wine

La présentation finale se concentre sur le 3e terme de la trilogie. Wine. Les vins de l’état de New York sont variés et surprenants, la qualité des vins est une surprise redécouverte dégustation après dégustation. L’auteur britannique titulaire d’un doctorat en biologie végétale et chroniqueur de vin du Sunday Express Jamie Goode a réuni plusieurs producteurs pour échanger sur la capacité de la région à produite des vins nouveaux et différents. L’ingéniosité et la conviction des producteurs permet de faire avancer le monde du vin dans des nouvelles directions. Maria Rivero González de RGNY, Ian Barry de Six Eighty Cellars et Mario Mazza de Mazza Chautauqua Cellars ont apporté des points de vue éclairés sur cette thématique.

Publireportage:

The mission of the New York Wine & Grape Foundation is to promote the world-class image of New York grapes and wines from our diverse regions to responsibly benefit farmers, producers and consumers through innovative marketing, research, communication, and advocacy.

There is an incredible amount of diversity in climate and growing conditions throughout New York: from Long Island, exposed to the Atlantic Ocean, to Hudson Valley, the historic heartland of New York wine, to Niagara and the Champlain Valley on the border with Canada, to Finger Lakes, home to 650 miles of shoreline. New York wine is synonymous with extreme climate—from the influence of water on all sides to the varied soils from retreating glaciers and sea deposits—and with over 60+ wine grape varieties grown here, it’s no surprise this region thrives on diversity.

This three-part series, led by London-based wine writer and author Jamie Goode, celebrates the elements most integral to the wine regions of New York: Earth, Water, and Wine.

The final episode of New York: Earth, Water & Wine, will narrow in on the final step: Wine. Every glass of New York wine holds something tantalizing, something you might not expect. Pushing boundaries and challenging conventions are part of New York’s daily vernacular; to explore these motivations, Jamie Goode will lead a winemaker panel discussion about the experimental side of New York wine. Ingenuity—and a commitment to advancing the industry—sets New York apart.

Je suis en maternelle, chez les petits : Super bloc des vacances (Père Castor)

Je suis en maternelle, chez les petits : Super bloc des vacances (Père Castor)

Les éditions du Père Castor pensent à occuper nos charmantes têtes blondes cet été avec ce Super bloc des vacances dans la collection : Je suis en maternelle, chez les petits.
Différentes activités sont proposées aux enfants, dès l’âge de 3 ans, toutes conçues par une enseignante. Des activités qui ont toujours une portée pédagogique !

On y trouvera des coloriages simples, des coloriages magiques, des exercices de graphisme, des jeux de logique, des devinettes… En tout, 60 activités qui devraient plaire à votre petit ! Bien sûr, à chacun son rythme et il ne sera pas alarmant si votre petit n’accroche pas tel ou tel exercice ! Ou s’il ne veut pas faire de coloriage… Un jour viendra où il en aura envie !

Le Super bloc des vacances va assurer quelques journées pluvieuses de cet été ! A réserver dès maintenant !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2023
Auteur : Astrid Chef d’Hotel
Illustrateur : Gaël Le Neillon
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 7,50 €

Une belle BD sur ce qui fait la France avec La fabrique des français aux éditions Futuropolis

La BD La fabrique des français part d’une question simple: qu’est-ce qui définit une nation? Jusqu’à la défaite de 1870, les appartenances aux régions prenaient le pas sur l’appartenance à une nation. L’école obligatoire, le service militaire et quelques symboles rondement choisis (nos ancêtres les Gaulois, la Marseillaise…) et l’idée de nation française est née pour de bon. Le déroulé chronologique évoque l’importance des guerres pour recruter une main d’œuvre de substitution tout en confrontant les vagues d’immigration à la défiance locale. Le récit est intéressant, il met à mal nombre d’idées reçues, c’est un régal de lecture savante!

Une mine de connaissance

C’est peu dire que la BD se lit avec un intérêt énorme. Car les enjeux liés aux origines dans la population ont toujours été les mêmes: la méfiance. Les urbains contre les ruraux, les bourgeois contre les paysans, les ouvriers établis contre les immigrés italiens, les vagues se sont suivies et le ressenti est toujours le même. La France est une terre d’accueil historique. Pour raisons économiques ou autres, arméniens fuyant la répression turque, russes fuyant les communistes. Mêmes les polonais étaient mal vus avec les femmes couvertes d’un voile dans un temps à la laïcité galopante. De quoi faire le parallèle avec la situation actuelle pas si éloignée de ce qui a fait le terreau du pays depuis 150 ans dans un éternel recommencement. Juifs fuyant les pogroms, italiens fuyant le fascisme, espagnols républicains fuyant Franco, ouvriers fuyant le chômage, les raisons pour fuir son pays et rejoindre la France sont multiples, jusqu’à aboutir à ce qui fait la France aujourd’hui, un creuset de cultures différentes, à travers la guerre d’Algérie jusqu’à la situation actuelle.

La densité des 160 pages est passionnante, les explications simples et éclairées. Le dessin illustre parfaitement le propos. Carl Aderhold, Françoise Davisse et Sébastien Vassant ont fait un super travail aux éditions Futuropolis!

Synopsis: Histoire d’un peuple et d’une nation de 1870 à nos jours. Aujourd’hui, un quart de la population française trouve ses racines à l’extérieur du territoire. De la IIIe République a` nos jours, cette fiction documentaire en bande dessinée illustre la construction d’une nation par le prisme de son immigration, de toutes les immigrations. Celle des Italiens, des Polonais, des Arméniens, des Russes, des Espagnols, des Portugais, des Algériens, des Maliens, des Cambodgiens… et de tous ceux venus y faire leur vie. En croisant enquête historique et contemporaine, les auteurs racontent la France « au pluriel » et la manière dont elle s’est construite depuis plus de 150 ans. Un document salutaire.

Editeur: Futuropolis

Auteur: Carl Aderhold, Françoise Davisse, Sébastien Vassant

Nombre de pages / Prix: 160 pages / 24 euros

Mon coffret livre et jeux : La ferme (Usborne)

Mon coffret livre et jeux : La ferme (Usborne)

Publik’Art vous a fait découvrir, il n’y a pas longtemps, le très chouette coffret :

Le jeu des petits chevaux, les animaux

Aujourd’hui, les éditions Usborne nous invitent à découvrir un nouveau coffret livre et jeux :

La ferme.

Jeu de très belle qualité, entièrement cartonné, très joliment illustré. Le jeune joueur, dès l’âge de 3 ans, va découvrir, grâce à un petit livre, les animaux qui vivent dans une ferme, mais également quelques engins, comme la moissonneuse-batteuse, quelques cultures…

Il pourra ensuite jouer à un jeu de mémoire (reconnaitre les cartes) ou au Loto. 4 planches, ayant toutes un rapport avec la ferme, vont permettre de jouer au Loto avec 36 cartes.
Peut se jouer à 2, 3 ou 4 joueurs !
Mon coffret livre et jeux : La ferme, une très chouette idée de cadeau d’anniversaire !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 9,95€

Drame intime et thriller avec Faces cachées, sortie le 24 mai 2023

Les réalisateurs Christine Molloy et Joe Lawylor continuent leur œuvre en binôme avec un film à la fois dramatique et tendu. Une jeune étudiante retrouve sa mère, puis son père et les ennuis commencent pour elles. Confrontées à ce père oublié (en fait, pas tant que ça), elles vont devoir réagir ensemble. Le ton est souvent ouaté et les jeux d’actrices sont tout en retenue. La recherche lancinante initiale laisse finalement place à un ton de thriller jusqu’à l’ultime boulversement.

Un vrai film de femmes

Le film suit un rythme alangui, avec mise en scène minimaliste, peu de mouvements de caméra, beaucoup de plans fixes, une musique en arrière plan souvent stridente, les discussions sont suivies en plan / contre-plan, un mystère profond semble longtemps entretenu. Pas vraiment d’accélération de rythme ni d’emballement (à une exception près, et pas n’importe laquelle), le film laisse quelque peu le spectateur en dehors en tournant volontairement en rond. La jeune Rose change son identité pour approcher son père et se présente comme Julie. Les réactions sont contenues, les regards sont appuyés, le spectateur doit imaginer les sentiments et les tourments intérieurs. Surtout, les échanges entre personnages se font (presque jamais) sans esclandre, dans une linéarité qui empêche un tantinet de partager le contexte dramatique. Une distance s’installe entre les personnages, et avec le spectateur. La mère et la fille échangent régulièrement, mais rien ne dépasse d’une ligne médiane. Les raisons de l’adoption, les détails de la naissance, tout semble un peu trop récité et non point interprété. Aidan Gillen n’apparait pas tant que ça sur les écrans, toujours une joie de voir un des interprètes majeurs de Game of Thrones. L’identité trouble de Julie/Rose est censée porter le rythme du film, sans vraiment décoller hélas.

Le film ne cesse pas de rester mystérieux, même après le bouleversement final, et une fois la dernière image passée sur l’écran, ne reste plus qu’à imaginer l’existence des 2 femmes. Le film est à voir en salles le 24 mars.

Synopsis: Rose, étudiante en médecine vétérinaire, décide de contacter Ellen, sa mère biologique qu’elle n’a pas connue. C’est une actrice à succès qui ne veut pas développer de relation avec Rose. Cette dernière se montre très tenace et Ellen finira par révéler un secret qu’elle a caché pendant plus de 20 ans. À la suite de cette découverte, Rose va se rapprocher de son père biologique…

Elle parlait aux fleurs, un roman de Janine Boissard (Fayard)

Elle parlait aux fleurs, un roman de Janine Boissard (Fayard)

Publik’Art est comme beaucoup de français : il lit les romans de Janine Boissard ! Car ils sont agréables à lire et distrayants ! De bons moments de récréations.
Après Puisque tu m’aimes, et Quand la belle se réveillera, voilà le dernier roman de Janine Boissard : Elle parlait aux fleurs

Elisa est une jeune maman de 27 ans, veuve depuis deux ans. Le frère de son mari, Thomas, fait ce qu’il peut pour l’aider au mieux au quotidien. Sa belle-mère voulait la virer de sa maison sous prétexte qu’elle ne lui appartenait pas. Sa belle-mère est surnommée Falcoche ! On imagine son caractère odieux ! Elle déteste Elisa et ce, depuis le premier jour.

Rien n’est facile pour Elisa. Même si ses deux enfants sont des amours. Ils restent des enfants qu’il faut gérer, seule. Comme Thomas l’aide financièrement, elle peut cultiver son jardin à loisir et même participer au concours des jardins fleuris. Sa grande passion. Ses parents, qui s’occupent d’une quincaillerie, seront là pour l’aider aussi. Son jardin va ressembler à celui du Petit prince avec sa rose, son renard et ses étoiles…

Mais rien ne va se passer comme elle le voulait. Comme dans la vraie vie, Elisa va subir des épreuves et des surprises, pas toutes agréables. Mais on sent tout au long du roman qu’une bonne fée veille sur elle et ses enfants…

Elle parlait aux fleurs est un bon roman de vacances ! Un roman aux ondes positives ! A lire sans modération !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : avril 2023
Auteur : Janine Boissard
Editeur : Fayard
Prix : 20,90 €

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