Lorsque le ciel s’en mêle, un roman d’Eliane Saliba Garillon (Editions F.Deville)
Les Editions F.Deville nous propose, dans leur collection Œuvres au rouge, le dernier roman d’Eliane Saliba Garillon, Lorsque le ciel s’en mêle.
Le héros, Jonathan, est bien un héros malgré lui. Un jour, il est témoin d’un accident d’une petite fille et s’en sent complètement responsable. Il a tout vu. Il a eu ce geste malencontreux qui a fait que la petite fille s’est faite renverser par une voiture. Du coup, il abandonne son associé et part se réfugier en Italie, chez sa grand-mère qu’il adore. Et qui l’a élevé. Il ne peut plus vivre comme avant sachant que cette petite fille est à l’hôpital dans le coma.
Il rencontre le vieux Pio qui va lui délivrer un message incompréhensible mais que Jonathan va garder en tête.
Sans que Jonathan agisse de façon particulière, les évènements vont s’enchainer de façon surprenante. Il va finir par s’installer à Naples, en Floride et travailler dans une agence immobilière.
Sans rien comprendre, Jonathan va croiser de façon intime 7 personnes… Le premier signe de ces rencontres : une poignée de main brûlante…
Mais pourquoi donc ? Quel est le point commun de ces personnes ? Il semblerait qu’elles aient toutes un esprit de vengeance. Le suspens est total…
Une seule chose est sûre : quand vous commencez Lorsque le ciel s’en mêle, vous ne pouvez plus vous arrêter ! Alors, prévoyez du temps devant vous !
En 1957, Samuel Beckett vient de clore l’écriture de sa deuxième pièce de théâtre ; Kurtág arrive tout juste en France et, sur le conseil de son aîné György Ligeti, décide d’en voir la création : c’est sa première rencontre avec Fin de Partie. Pendant les six décennies qui suivront, l’univers de Beckett tournera dans la tête du compositeur – quelques bribes s’en échappent dans les années 1990, une pièce pour piano et voix, remaniée pour voix et ensemble, sur le dernier texte de Beckett, What is the Word.
Une œuvre foisonnante
L’écriture de Fin de Partie commence à proprement parler en 2010, mais le compositeur y consacrera huit ans de sa vie jusqu’à la création de l’opéra en 2018, intitulé Samuel Beckett : Fin de partie : scènes et monologues, opéra en un acte. Comme son nom l’indique, c’est un enchaînement de scènes extraites de la pièce originale. Sur un livret qui réduit la pièce à un peu plus de la moitié, sans jamais la réécrire, l’ouvrage déploie tout l’art avant-gardiste et expressionniste du compositeur qui se révèle en parfaite symbiose avec les personnages et la trame dramaturgique.
Une composition dont la portée dépasse le monde de la musique pour s’étendre également aux territoires du théâtre et de la littérature. Et dont le livret respecte fidèlement le texte du dramaturge irlandais.
Fin de partie raconte l’histoire de quatre personnages. Hamm aveugle et en fauteuil roulant. Avec lui, ses parents culs-de-jatte, bouclés dans des poubelles, qui apparaissent par intermittences, et Clov, son domestique, peut être un fils adoptif.
Mais aujourd’hui quelque chose a changé : ça va peut-être enfin tout à fait finir. C’est cette fin, espérée et crainte, retardée et accélérée, jouée et subie, cette impensable et impossible fin, que raconte Fin de partie : Clov partira-t-il : abandonnant Hamm à lui-même ? La question est entière, et si la tension est extrême entre les deux personnages, si les paroles qu’ils s’échangent sont des coups qu’ils se portent, pointe simultanément une forme d’attachement entre eux, l’attachement d’un vieux couple. « Quelque chose suit son cours », mais cela va-t-il pour autant finir dans ce refuge coupé de tout, dans cet univers dévasté et post-apocalyptique.
Et au contraire de En attendant Godot, qui centre l’action autour d’un personnage qui ne viendra jamais, Fin de Partie nous place dans l’attente de départs que l’on ne verra pas : celui de Clov, annoncé dès le début (« fini, c’est fini, ça va finir »), mais qui est encore présent à la fermeture du rideau ; celui des parents, dont la mort est suggérée sur scène sans qu’ils quittent l’abri de leurs poubelles. L’action est soit passée (Nell et Nagg évoquent leurs souvenirs de jeunesse), soit future (le départ de Clov, un projet de roman évoqué par Hamm, ce dernier allant jusqu’à affirmer que sa vie « a toujours été [future]»). Le présent se vivant dans l’attente et le ressassement pour les protagonistes déjà prisonniers d’eux-mêmes, et en attente de la fin.
Pour accompagner ces figures immobiles, le metteur en scène Pierre Audi n’ajoute sur le plateau qu’un cabanon dont la configuration change de perspective entre les scènes et recompose l’espace entre un monde intérieur et un monde extérieur.
Győrgy Kurtág sert à merveille le drame existentiel non pas en l’accompagnant mais en l’enrichissant de sa traduction musicale qui imprime la psyché des personnages où la musique et le chant soulignent la recherche profondément beckettienne du silence et de l’ailleurs. Kurtág s’ appuie aussi sur les résonances créées par le poème « Roundelay », autre œuvre beckettienne placée en prologue de l’opéra. Une musique qui amplifie ou prolonge le texte dans une veine orchestrale aussi puissante que neuve.
Les quatre chanteurs : Frode Olsen – Leigh Melrose – Leonardo Cortellazzi – Hilary Summers sont en parfaite symbiose avec leurs personnages où leur timbre se joue à l’unisson des variations du grand Sam, aux prises entre le dedans et le dehors, l’ici et l’ailleurs, la consolation et la désolation, le fini et l’infini. Le tout emmené par le chef Markus Stenz et son geste sûr qui donne toute son ampleur à la résonance orchestrale et métaphysique de l’œuvre. Bravo !
Dates : du 30 avril au 19 mai 2022 – Lieu : Palais Garnier (Paris) Metteur en scène : Pierre Audi
Plantes et fleurs, pour soigner âme et corps (Favre)
Najva Esfahani a écrit un livre intitulé : Plantes et fleurs, pour soigner âme et corps. Auparavant, elle a étudié les sciences sociales des religions, puis a obtenu un doctorat en sociologie. Durant ses études, elle a travaillé sur les états modifiés de conscience, sur les archétypes et la pensée créatrice.
Après avoir travaillé dans le domaine anthropologique et artistique, Najva Esfahani est revenue « à la source » : son don inné de guérison.
Depuis qu’elle est toute petite, Najva connaît le pouvoir des plantes, de façon naturelle. Elle découvre alors que ce don est héréditaire et va le travailler.
Najva est capable de soigner une personne malade, de façon instinctive elle sait quelle plante sera efficace pour telle personne, pour telle pathologie..
Avec Plantes et fleurs, pour soigner âme et corps, Najva Esfahani nous partage tout son savoir sur les plantes et les fleurs et leurs propriétés pour chacune.
Ces plantes peuvent soigner aussi bien des maladies physiques que psychiques. L’auteure nous propose des modes d’emploi, faciles à réaliser soi-même, pour 52 espèces végétales, après avoir expliqué leurs propriétés. Avec des dessins des plantes réalisés par l’auteure elle-même !
Plantes et fleurs est un très beau guide pour soigner âme et corps de façon totalement naturelle.
Une première expérience à la maison d’arrêt de Saint-Brieuc avait permis à Gilles Chasseboeuf de découvrir l’univers carcéral, clos et coupé du monde, en autarcie totale pour tous ceux coupés de leurs semblables. Le résultat avait été 20 peintures murales illustrant des souvenirs de détenus par eux-mêmes nés d’ateliers dessins. L’auteur dessinateur est revenu pour monter un seconde projet autour du thème central du souvenir.
Un ouvrage hautement réaliste
L’auteur a collecté la parole d’hommes et de femmes qui gravitent au cœur du bâtiment pénitentiaire. Paroles de détenus, témoignages de surveillantes et de surveillants, personnel médical et administratif, tous traduisent la réalité de cet espace clos et l’auteur en a fait un carnet illustré. Les mots sont lourds de signification, relativisant l’image souvent terne et sombre de cette institution. L’ouvrage est une lucarne parcellaire ouverte sur le milieu carcéral. Des histoires personnelles sont relatées, sur fond de dessins, pastels ou crayonnés pour montrer ce que disent ceux qui ne parlent pas souvent. Des détenus, oubliés, qui ont pourtant une histoire souvent intéressante, faite de manque de chance, d’opportunités non saisies ou de déveine.
Souvenirs en cavale est un recueil passionnant, croqué avec sensibilité et sincérité par un auteur en quête de vérité, et ça se sent, le 11 mai aux éditions La Boite à Bulles.
Synopsis: « En prison, beaucoup de temps mais peu d’espace… ». En 2015, Gildas Chasseboeuf réalisait un atelier dans la prison de Saint-Brieuc sur la thématique du souvenir. Deux ans plus tard, le Service de probation et d’insertion pénitentiaire (S.P.I.P.) lui proposait à nouveau d’animer un atelier sur ce même thème. Il a saisi cette occasion pour recueillir la parole de toutes celles et ceux qui vivent ou travaillent dans cette prison, pour la consigner sous forme de carnet de voyage. En prison, les souvenirs jouent un rôle bien particulier : si le corps est contraint de rester dans un espace clos, rien n’empêche l’esprit de s’échapper, de rêver et de voyager, en particulier vers les beaux moments du passé. Des paroles de détenus à celles du personnel pénitentiaire, Gildas Chasseboeuf brosse le portrait d’un milieu terne, où le temps se fige, mais où se façonne pourtant une foule d’horizons nouveaux…
Cendrillon, une création théâtrale de Joël Pommerat Photo DR
“Cendrillon” sous le regard envoûtant de Joël Pommerat
Depuis plus de quinze ans, Joël Pommerat qui se revendique “écrivain de plateau”, écrit et met en scène. Reconnaissables dès les premières secondes pour l’univers poétique dont elles sont tissées, mêlant intimement le clair-obscur de l’imaginaire (l’inconscient) à la réalité mais aussi les rapports sociaux entre individus, les histoires scéniques de Pommerat s’apparentent à des comtes moraux et immoraux. Où comment le bien et le mal se masquent, se mélangent l’un derrière l’autre, l’un avec l’autre.
Et à partir d’un sujet qui semble tout à fait réaliste donc concret, le dramaturge nous entraîne de par son écriture dans une autre réalité, celle de personnages enfermés en eux-mêmes qui rêvent et parlent seuls à travers de longs discours émouvants ou encore entre eux, déterminés par le rôle familial/social dans lequel ils sont enfermés.
L’utilisation du micro comme vecteur de la voix contribue aussi à créer un climat à part entière. Le théâtre de Pommerat est donc un monde à part qui chemine entre l’ici et l’ailleurs. Un monde d’ambiguïté, de trouble, de profonde humanité où par-delà le visible et son implacable vérité, l’inconscient de nos “je” et les interdits collectifs sont également convoqués.
Un monde sans fard aussi lorsqu’il s’attaque au conte en revisitant de sa magie noire Pinocchio, Le Petit Chaperon rouge ou encore Cendrillon. Un monde désabusé, d’illusions perdues traduisant parfaitement les angoisses de notre époque lorsqu’il narre le capitalisme dans Les Marchands ou La grande et fabuleuse histoire du commerce. Chacune de ses œuvres est d’une inventivité plastique et théâtrale rares où Pommerat s’affirme comme l’un des auteurs-metteurs en scène majeur de cette dernière décennie.
A peine sortie de l’enfance, une toute jeune fille (Cendrillon) s’est tenue au chevet de sa mère gravement malade. Quelques mots – prononcés à mi-voix par la mourante, dans un souffle, et peut-être « mal entendus » par l’enfant – et la voilà liée, chargée de mission, tenue à un rôle.
Quelle marge de manœuvre lui reste-t-il pour envisager de suivre son père qui se remarie ? Comment « composer » avec l’avenir qui se dessine sous les traits d’une belle-mère coquette nantie de deux grandes adolescentes frivoles et égocentriques ?
Comment naviguer entre les cendres du passé, le réel qui s’impose, la vie effervescente et une imagination qui déborde ? Quels seront les points d’appui pour entrer de plain-pied dans le désir et l’existence ? Un prince naïf ? Une fée déjantée ?
Le metteur en scène livre ici sa version très personnelle du conte de Perrault. Loin des histoires de princesses qui rêvent au prince charmant, il se plonge au cœur de l’enfance et des questions tragiques qui la jalonnent parfois. Oubliés les oiseaux chanteurs et les couleurs pastel. Cendrillon est Sandra, une petite fille submergée par le deuil de sa mère, qu’elle tente de vivre comme elle le peut. Tous les éléments de l’histoire originale sont présents, mais détournés, chargés d’un sens différent qui lui donne un souffle radicalement novateur. Si Pommerat choisit d’axer sa pièce autour du deuil et de la confrontation d’une enfant avec la mort, il le fait avec assez de légèreté pour que les spectateurs se laissent aller à rire à de nombreux moments du spectacle où émotion et humour sont au rendez-vous.
Menant de front une écriture personnelle stimulée par la présence des acteurs et le travail minutieux de la lumière, des projections et du son, il crée pour la scène des images singulières et troublantes, désoriente l’oreille par l’apparente simplicité d’une langue tenue à l’essentiel, émeut par l’étrangeté d’un jeu dénué des théâtralités convenues. En le renouvelant, en l’habillant des pouvoirs illusionnistes du théâtre contemporain, il rafraîchit la puissance originelle du conte, sa texture à la fois familière et cryptée : un dédale de sens pour questionner la vie, toute la vie, sans morale ni réponse toute faite.
Et les comédiens sont tous à l’unisson pour interpréter leur personnage de conte initiatique, dans un subtil jeu de va-et-vient entre gravité, drôlerie et radicalité.
La bicyclette rouge, Tome 2, notre album coup de cœur (Paquet)
Les Editions Paquet nous proposent un album BD totalement différents des bandes dessinées asiatiques. Un roman graphique de toute beauté. L’auteur coréen de renommée internationale, Kim Dong Hwa, nous fait découvrir les différentes saisons à la campagne, à travers le facteur de Yahwari, qui fait sa tournée en bicyclette rouge.
Tout est beau : les textes comme les illustrations. Tout est doux, extrêmement poétique. Et harmonieux. On découvre un autre peuple, une autre façon de vivre, d’autres traditions, une autre culture… Des relations humaines, mais tellement humaines !
Ces petites histoires courtes peuvent être lues et relues, toujours avec plaisir et méditation. A tous les âges de la vie. A toutes les saisons.
De très beaux messages d’humanité et de bienveillance y sont découverts. Les personnes âgées sont souvent au cœur de ces histoires, comme l’amour et l’amitié. Bref, ce qui crée la vie !
La bicyclette rouge est notre album coup de cœur, féérique, assurément !
Le dessinateur Stéphane Demardelé raconte sa passionnante expérience sur le storyboard d’un film réalisé par le grand réalisateur allemand Wim Wenders. Il raconte dans cette BD cette expérience unique au cœur du grand nord canadien et par là même l’édification d’un film, des premières idées à la mise en place de la nombreuse équipe de tournage.
Le cinéma comme si vous y étiez
La BD ouvre une grande lucarne sur ce qui motive un réalisateur et fait naitre en lui l’envie de se lancer. Avec toute son inspiration, son expérience et son regard esthétique sur les plans du film à venir. Le dessinateur invoque des discussions avec Wim Wenders, passionnantes. Il explique sa participation participation initiale au storyboard de l’autre film Every Thing Will Be Fine et son envie de rééditer l’expérience. Alors que le storyboard se créée petit à petit, toute la logique particulière du réalisateur s’affirme sur des points de détail qui échapperaient au commun du mortel. Où placer la caméra, par où faire entre la lumière, l’importance de ne pas laisser de traces dans la neige, c’est palpitant tout aussi bien qu’éreintant. Le dessin du réalisateur se veut le plus réaliste possible pour laisser cheminer une inspiration qui a déjà empreint tout un pan du cinéma contemporain à travers les films Buena Vista Social Club, Les ailes du désir ou Paris Texas. Le moment semble minuscule pourtant il est tout entier rempli de phrases et de références qui na laissent pas de faire réfléchir. Le réalisateur brosse dans le même temps son portait en racontant sa carrière et ses lubies. Les considérations philosophiques accompagnent des explications pratiques pour mieux comprendre l’esprit autant que l’art d’un réalisateur d’exception.
Le storyboard de Wim Wenders ravira autant les nombreux fans de bd que les fans de cinéma. L’immersion est passionnante, le rythme du travail est lent mais en constante évolution, aboutissant finalement à une vraie réflexion autant qu’une vraie émotion. La BD est à paraitre aux éditions La Boite à Bulles les 4 mai est c’est immanquable.
Synopsis:
Dans » Le Storyboard de Wim Wenders « , il revient sur cette expérience, depuis le script, les repérages et prises de vue nécessaires à la confection du storyboard jusqu’au tournage des scènes sur lesquelles il a travaillé. C’est par ailleurs l’occasion pour lui d’expliquer les tenants et aboutissants du métier de storyboarder, et du rôle d’un storyboard dans la réalisation d’un film. Occasion également de mettre en avant le lien entre le septième et le neuvième art qui se trouvent, ici, intimement liés. Outre la mise en lumière de ce métier de l’ombre, Stéphane Lemardelé met en images ses divers échanges avec Wim Wenders et lui donne ainsi la parole. Le réalisateur allemand revient à la fois sur son parcours – depuis ses débuts et périodes de vache maigres à Paris, où il a développé sa passion pour le cinéma, jusqu’à ses réalisations les plus récentes – mais aussi sur la démarche créatrice qui l’a guidé pour chacun de ses films. « Le Storyboard de Wim Wenders » nous permet non seulement de comprendre le cheminement d’un réalisateur d’exception mais également de découvrir son approche théorique du cinéma et de l’image.
Mes comptines des saisons, livre sonore et animé Kididoc (Nathan)
Les Editions Nathan nous proposent, dans la super collection Kididoc pour tout-petits, Mes comptines des saisons. Il s’agit d’un album entièrement cartonné, sonore et animé !
Les illustrations sont très gaies et colorées. Le tout-petit va découvrir les saisons grâce à 4 comptines illustrées de 4 animations faciles à manipuler. La page de couverture révèle l’automne avec la comptine : Il pleut, il mouille… Pour l’hiver, ce sera Vent frais, vent du matin… Le printemps est célébré avec : Voici le mois de mai… Quant à l’été, ce sera : A la pêche aux moules…
Une chose est sûre : les petits vont adorer appuyer sur les boutons pour réécouter ces belles comptines que vous aurez en tête toute la journée ! Mes comptines des saisons est un magnifique album sonore et animé à offrir aux tout-petits, dès 1 an !
Les commissaires français Pierre Alexandre Mateos et Charles Teyssou ont reçu au Bicolore au 2e étage de la Maison du Danemark une petite foule de journalistes pour expliquer l’exposition collective organisée autour d’artistes danois contemporains inscrits dans un mouvement d’avant-garde. Ils ont exposé les différentes facettes d’œuvres la figure du clown s’appuie sur le jeu, la farce ou le canular pour faire vaciller les ordres sociaux, les normes et les figures établies.
Un parcours ludique et exigeant
La figure du clown est ambivalente, presque taboue car empreinte d’un humour à sens multiples, entre perversité, humour et politesse du désespoir. Les artistes danois ont utilisé le clown comme une solution à la vanité. L’exposition Le Royaume des Clowns présente plusieurs facettes de ce personnage emblématique. L’exposition débute avec la référence à Destruktion of the RSG-6 organisée à Odense en 1963, l’exposition organisée par Guy Debord mélange réaction politique et humour désabusé avec ces portraits d’hommes politiques pris pour cible au milieu du rond caractéristique. Le spectateur peut tirer sur De Gaulle, Kennedy ou Khrouchtchev pour se défouler sur les grands dignitaires de l’ère nucléaire. L’exposition montre aussi l’œuvre de Jorgen Nash qui transforme la figure de de la petite sirène d’Andersen en héroïne presque révolutionnaire. L’exposition montre également l’œuvre décriée et scandaleuse Three Girls and a Pig d’Ursula Reuter Christiansen, où un cochon passe un mauvais moment. L’exposition montre aussi des extraits de films issus de réalisateurs ultra connus comme Lars Von Trier avec The Idiots. L’exposition rebondit aussi sur l’effroi factice créé par Ann Lislegaard avec la supercherie des soeurs Fox dans l’Amérique puritaine de la moitié du XIXe. Il y a également les slogans politiques de Lise Harlev. Il y a aussi des œuvres admirées par les situationnistes, mouvement d’avant-garde à cheval entre Paris et Copenhague. En comptant aussi Rasmus Myrup, Magnus Andersen, Esben Weile Kjær, Tora Schultz Larsen, Line Finderup Jensen, Sidsel Meineche Hansen, Sahar Jamili et Christian Falsnaes.
Le royaume des clowns est une exposition qui interroge sur la place du rire et de l’humour dans notre société, rire jaune, rire gras, pince-sans-rire, les artistes danois s’en servent comme d’une arme pour déceler l’hypocrisie de la société occidentale. De l’ambition en barres!
Années 20 est d’abord une performance avec des duos déambulant en toute liberté dans les rues de Paris, entre la Seine et les Buttes-Chaumont. Pas de coupures, une fluidité totale, des dialogues denses et fournis, la prouesse est digne d’éloges. En filigrane, c’est la liberté retrouvée post-confinement qui s’inscrit, entre folie douce, préoccupations artistiques et élans d’amour. Les acteurs et actrices sont parfaits pour un voyage d’1h30 aussi sensible que passionnant.
Un panorama de la jeunesse d’aujourd’hui
Années 20 ne replonge pas dans les années folles du XIXe siècle, le film se déroule à l’été 2020, les appartements clos se vident de leurs habitants enfermés et angoissés. Les terrasses et les parcs se remplissent. Tourné en milieu réel et urbain en plein Paris, caméra à l’épaule, à pied ou à mobylette, la narration suit les protagonistes comme au hasard. Des filles, des garçons, des amis, des amies, le fil conducteur n’a guère d’importance. Le principal est de se fondre dans l’ambiance, sans s’imposer, jusqu’à surprendre des passants lambdas jeter des regards curieux au scènes qui se jouent en plein air. Les masques sont bien évidemment portés dans le métro, rappel évident à la situation sanitaire qui a occupé les esprits et les corps. Années 20se veut un fil rouge que suivent une vingtaine de personnages qui parcourent les rues de Paname, la caméra saute d’une discussion à une autre, abandonnant un duo pour en retrouver un autre et s’attacher à une autre discussion, d’autres enjeux, qui vont bien au-delà du confinement. C’est la vie qui s’exprime, les préoccupations de jeunes gens tous voués à vivre leur vie. Le résultat est un sublime plan séquence d’1h30 qui fait écho à ceux de Victoria ou Time code. Performance technique mais aussi riche témoignages de ce qu’aura été le début des années 2020, décennie centrale remplie de changements à l’influence décisive sur la suite des décades, comme le rappelle l’un des personnages anonymes. Beaucoup reconnaitront le Louvre, les quais de Seine, le métro, la place de la République, Belleville, le canal Saint-Martin et le parc des Buttes-Chaumont qui surplombe Paris. Une vraie balade touristique mais aussi un espace temps qui se déroule sans interruption, une bobine parlée jouée à la perfection. La réalisatrice Élisabeth Vogler, pseudo d’un ou d’une cinéaste restée anonyme., est à la manœuvre sur le scénario de Joris Avodo, François Mark et Noémie Schmidt. Devant la caméra, des valeurs sûres, des débutants et des étoiles montantes comme les 3 suscités, Alice de Lencquesaing et Elisa Guedj révélée par la série Drôle.
Années 20 est au final un film qui se veut générationnel, au cœur d’une époque tourmentée où la vie en arrêt semble ne s’être jamais vraiment arrêté. Le film sort au cinéma le 27 avril pour un très beau moment de cinéma, entre discussions très Paris Rive Gauche et enthousiasme retrouvé.
Synopsis:Quelques heures à Paris, un soir d’été en 2020. La caméra suit un passant puis l’autre, voyageant à travers les rues de la ville et multipliant de curieuses rencontres : jeunes excentriques, personnages originaux et anticonformistes. Au cours d’un seul plan ininterrompu, la caméra lie les personnages à travers un même territoire, et une même époque en crise que chacun traverse et questionne à sa manière.
Il s’agit d’un roman choral, qui nous tient en haleine, avec de nombreux protagonistes. Leur seul point commun : ils habitent tous à l’hôtel Strongyle, à Stromboli. Presque tous en vacances ! Sauf quelques-uns qui travaillent sur place. L’endroit relève du paradis ! L’hôtel est géré par un Français, Guillaume, aidé par son ami Mathéo. Et Giula, la fille adolescente de Guillaume, qui vit sur place également. Elle a perdu sa mère à sa naissance. Elle est belle, jeune et innocente. Et surtout adolescente.
Dès le début du roman, on se perd un peu au milieu de toutes ces personnes qui se racontent : Giula, Thomas, Guillaume, Lior, Sevda, Ethel, Elena, Tom, Thomas, Abigale, Gaetano, Anton… L’auteur analyse chacun de façon très intime. Apparemment pas de lien entre eux. Et puis, très vite, tout se met en place comme dans un puzzle. Chacun se raconte, vraiment. Chacun a sa place. Chacun a sa vie. Pas toujours facile. Pas toujours heureuse. Souvent compliquée.
Ils se sentent tous au bout du monde, à Stromboli. Et peuvent tout se permettre. Les secrets jaillissent avec plus ou moins de douleurs. En même temps que le volcan se réveille. Il devient menaçant, subitement, effrayant même. Criminel, sans aucun doute. C’est alors que la libération pointe le bout de son nez… Enfin, pas pour tous… La vérité est-elle toujours bonne à découvrir ?
Tout tourne autour de ce volcan qui gronde. Au final, c’est peut-être lui le héros de cette histoire un peu trouble ? Le bal des cendres, un bal peu commun, qui est là pour nous envoûter et nous entraîner très loin de notre quotidien…
Sans Prétention est un groupe qui monte, le succès du titre éponyme sur YouTube souligne l’adhésion d’un public de plus en nombreux, 3 millions de vues sur YouTube, ce n’est pas rien. Le groupe a dévoilé son premier album Le vent des jours heureux le 15 avril avec les titres Sans Prétention, Ma blonde, Le Vent et On s’en fout, tous débout. Des hymnes à la bienveillance, à la fraternité et à la fête!
Des chansons remplies d’envie
Le clip de On s’en fout, tous debout a été tourné dans le petit village de Chantenay Villedieu (72) avec le concours de tous les habitants, pour bien montrer la volonté d’union et de partage véhiculée par le groupe. Le premier titre Sans Prétention avait déjà rencontré un succès aussi vif qu’inattendu avec 3 Millions de vues sur YouTube, une large diffusion sur les radios locales dans toute la France et des apparitions dans les JT de TF1 et France 2. Une vraie bonne dynamique entoure le groupe Sans Prétention, ce que la sortie du premier album Le vent des jours heureux devrait confirmer. L’été approche à grands pas, l’occasion pour eux de multiples apparitions dans les festivals de saison avec pas moins de 30 concerts planifiés entre juin et septembre. Les 6 copains sont originaires de la région Ouest et plus précisément La Sarthe. Les membres du groupe exercent chacun une profession en semaine et ils se regroupent le weekend pour composer leurs chansons dans la joie et la bonne humeur. Chacun des membres du groupe exerce sa profession en semaine et ils se rejoignent le week-end pour composer tous ensemble. Ces artistes amateurs et passionnés sont déterminés à poursuivre une aventure qui pourrait bien les mener loin. Nico est guitariste et agriculteur, Alexis est bassiste et responsable d’un bureau d’étude, Cyril est batteur et technicien dans l’industrie automobile, Fabrice est accordéoniste et vendeur de fruits et légumes, Valentin est Chanteur percussion et artisan carreleur, Yohann est Guitariste et commercial, tout est dit. Ils ne changent rien et vivent une belle histoire dont on peur ressentir les bonnes ondes à leur écoute.
L’aventure Sans Prétention n’est pas prête de s’arrêter, pour le meilleur si on en juge par les premiers titres et le premier album. L’été arrive, ça va danser dans toute la France.
Dans la collection KIDIDOC, destinée aux enfants à partir de 6 ans, les Editions Nathan nous propose un nouvel album : La vie des arbres. Un album cartonné, de très belle qualité, très joliment illustré, avec de nombreuses interactions. Le jeune lecteur va à la fois, soulever des rabats, tourner des manettes, découvrir des caches, des frises, mettre en relief certaines pages, bref, chaque page va révéler ses secrets de façon presque magique !
La découverte est centrée sur l’arbre, sa diversité, sa vie, sa reproduction, sa formation, ses secrets mais aussi sur les animaux qui vivent grâce aux arbres. Le lecteur apprend aussi que les arbres communiquent entre eux ! Et qu’ils sont solidaires ! Qu’il existe plus de 60 000 espèces d’arbres sur terre !
Bref, encore une fois ce KIDIDOC nous épate ! Il met l’accent aussi sur la nécessité de prendre soin de nos arbres, de notre Planète.
La vie des arbres, un très bel album qui va captiver et enrichir nos jeunes lecteurs !
Génération Cahors lieux-dits est un nouveau groupe de producteurs qui entend faire connaitre ses cuvées via l’histoire des lieux-dits avec une communication partagée. Ce sont 5 producteurs, châteaux Famaey, Nozières, Rouffiac, Homs et Gaudou qui se sont associés pour faire connaitre leurs productions autour des lieux-dits. Chaque domaine vinifie entre un et cinq cuvées dédiées 100% malbec. Ils ont choisi d’en faire un axe de communication et de dégustation, c’est parti pour 2 exemples.
Caillau Fauve, un Cahors exemplaire de la famille Durou à Gaudou
La philosophie du domaine tourne autour d’un patrimoine bâti et viticole de qualité à la pointe pour l’époque. Depuis des siècles, les vignerons du village ont progressivement et précisément délimité des parcelles de vignes nommées et reconnues. Particularité du lieu-dit (histoire, terroir…) : L’histoire de ce lieu-dit est liée à la plus anciennes et importante ferme viticole du village. On retrouve les bâtiments et le lieu-dit sur le les carte de Cassini issue de l’exemplaire du XVIIIe siècle. Le vin est une appellation AOC CAHORS issue du lieu-dit Caillau, d’où le nom de cuvée Caillau Fauve. Ce Millésime 2018 est composé de 100 % de cépage Malbec. Vendu au prix particulier TTC départ cave de 12 €, le vin accompagne idéalement gibiers, Spécialités françaises et Viandes rouges et doit être dégusté de préférence entre 2023 et 2027. A l’œil, la robe est sombre rouge grenat avec des reflets brillants. Le nez est teinté de fruits noirs confiturés avec des touches de sous-bois et d’humus. La bouche est puissante, ample et charnue, fruitée, avec un bel équilibre sur des tanins parfaitement intégrés. Un vrai Malbec, vous serez prévenu!
Ultralocal El Cahors des Hautes Terres Lieu-dit Rouffiac
Le domaine Château de Rouffiaca été créé en 1972 et sa viticulture raisonnée lui a permis d’être certifié HVE 3. Ce Malbec est issu du terroir typique des Hautes Terrasses, présentant dans son ensemble un profil riche en silice et évoluant vers les argiles. Ce millésime 2014 se compose de 100% de Malbec est est proposé au prix particulier en € TTC départ cave de 20€. C’est un vin de caractère qui accompagnera parfaitement tous les gibiers, les grosses pièces de bœuf ou encore de l’agneau grillé, ainsi que tous les fromages. Le vin peut se garder 15 ans ou plus. Souple et gourmand, le vin est aussi fruité avec des tanins fins au palais. Ce vin de Cahors est puissant comme les vins de la région. C’est un vin de semaine parfait pour le particulier avec une belle robustesse.
La planète Terre, avec plus de 150 autocollants des Editions Usborne
Publik’Art aime les cahiers d’activités des éditions Usborne. Aujourd’hui, il s’agit encore de rendre nos enfants plus ouverts et plus curieux : avec La planète Terre.
Une petite leçon de géographie avec le planisphère de notre Planète pour bien situer les activités qui vont suivre : tout d’abord, en Amazonie, puis sous la mer, ou encore dans le désert au Sahara. On ira ensuite en Antarctique, ou dans les savanes en Afrique, puis les Rocheuses, pour terminer dans les grottes. A chaque double page, le jeune lecteur apprendra des secrets de la Nature.
Le lecteur va devoir placer les 150 autocollants dans des paysages tous plus beaux les uns que les autres. Voilà une jolie façon de découvrir la faune et la flore et de rendre compte de leurs diversités et de leurs richesses !
La planète Terre, avec plus de 150 autocollants, un très chouette cahier d’activités dès 4 ans ! Succès garanti !
Après une exposition consacrée à l’héroïne de Flaubert Salammbô en 2021, c’est au tour de la Nadja d’André Breton d’être mise à l’honneur. En 2018, les musées de Rouen ont signé la Charte pour l’égalité Femmes-Hommes dans les pratiques muséales, et ils le démontrent avec une série d’expositions présentée à partir du 24 juin 2022 par les 11 musées de la métropole de Rouen. Le thème des Héroïnes est parfait pour cette Nadja, figure tutélaire du célèbre livre d’André Breton. Elle est mise à l’honneur pour comprendre une époque charnière du surréalisme et mieux savoir qui elle était.
Une Nadja pas si mystérieuse
C’est après une rencontre décisive de l’écrivain avec Léona Delcourt que Nadja est née dans son esprit. Celle qui se surnommait elle-même Nadja l’a suffisamment marqué pour pousser André Breton à en fait un récit autobiographique narrant les 9 jours passés avec elle. Entre passion et rencontres, l’aventure est née pour marquer durablement la littérature du XXe siècle. L’exposition proposée à la RmnRouen Normandie propose un itinéraire composé d’images répondant à l’objectif anti-littéraire d’André Breton. Des reproductions d’œuvres de MaxErnst et de Georges Braque, des photographies de Man Ray et de Jacques André Boiffard, des objets symboliques comme la paire de gants en bronze offert par Lise Deharme côtoient des portraits de de Desnos, Aragon, Péret et Breton pour proposer une promenade surréaliste aux visiteurs. Le parcours de l’exposition met en valeur les grandes thématiques du mouvement surréaliste, le rêve, l’inconscient, l’objet trouvé, le hasard objectif, la rencontre, Paris, l’apparente étrangeté des arts anciens ou des arts non occidentaux. L’exposition Nadja un itinéraire surréaliste n’est que la première étape d’un long défilé d’expositions commémoratives consacrées au surréalisme à se tenir jusqu’à l’année de ses 100 ans en 2024.
La Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie et plus particulièrement le Musée des Beaux-Arts de Rouen ouvre la porte ) un beau parcours pour mieux cerner une époque à la Normandie a joué un vrai rôle dans l’inspiration des artistes surréalistes, entre le manoir de Varengeville-sur-mer et les demeures de ses compagnons.
Le Revizor, revu et corrigé par Crystal Pite et Jonathon Young
Avec Betroffenheit (2015), la chorégraphe Crystal Pite et le dramaturge Jonathon Young jetaient les bases d’un solide procédé faisant se rejoindre danse et théâtre. Transformant le texte dramatique en une véritable matière chorégraphique, les deux créateurs usent des mêmes codes pour Revisor, création où neuf danseurs se glissent dans la peau et les costumes des personnages du Revizor de Nicolas Gogol.
La pièce met en scène les membres de l’administration d’un petit village russe, terrorisés par la venue prochaine d’un inspecteur envoyé par le gouvernement. Ils croient l’identifier en la personne d’un jeune voyageur nouvellement arrivé. L’homme se rend compte rapidement de l’influence qu’il a sur eux, et décide de tirer profit de la situation. Les habitants vont alors rivaliser de bassesse et d’escroqueries pour s’attirer ses faveurs où chacun sera prêt à conspirer contre les autres pour protéger ses arrières et dissimuler ses propres turpitudes.
Dans sa première partie, la chorégraphie reprend les différents actes de la farce. Sur un playback de voix préenregistrées, les neuf danseurs nous plongent dans le registre de la pitrerie. Les traits des personnages sont amplifiés à outrance dans un jeu théâtral et dansé composé de gestes amples et suracticulés.
Les huit danseurs s’en donnent à cœur joie pour faire dérailler le texte, d’accélérations en balbutiements, en n’oubliant pas le playback. La décomposition du texte, comme de la dramaturgie, exacerbe cette histoire d’imposture, de complot sur fond de critique de la bourgeoisie et d’un pouvoir corrompu. Ici la danse et le jeu mécanisent les corps autant qu’ils les font vriller. Tandis que la scénographie et les costumes rajoutent à la grandiloquence affichée, mais n’effacent pas la fluidité des corps dans une recomposition de l’espace, si propre à la chorégraphe.
L’envers du décor
À mi-chemin de la pièce, les costumes et les masques tombent. Le comique laisse place à une séquence chorégraphique introspective qui s’éloigne de l’intrigue originelle, empreinte du vocabulaire de la chorégraphe propice aux torsions, cambrures, élongations, déséquilibres et scènes de groupe à la fluidité parfaite. Nous assistons alors à une déconstruction, une « inspection » de la pièce elle-même. Crystal Pite nous fait basculer de la danse-théâtre à un langage chorégraphique expérimental qui se cherche et se réinvente, à l’instar de Gogol qui réécrivit plusieurs fois sa pièce.
Les consignes et schémas de mouvements que suivent les danseurs sont dictés dans une complète transparence. « J’aimerais apporter une petite révision », dit la voix off qui chorégraphie les corps, assumant son perfectionnisme et ses doutes, allant jusqu’à faire marche arrière dans la pièce pour réinterpréter certaines scènes en mouvement. Comme si Pite et Young devenaient les réviseurs de leur propre pièce et intériorisaient dans une réécriture sensorielle, l’âme humaine des protagonistes aux prises avec la duperie et son trouble abyssal.
Dates : du 21 au 24 avril 2022 – Lieu : Grande Halle – La Villette (Paris) Texte et chorégraphie : Crystal Pite & Jonathon Young
La cave de Roquebrun fait honneur au printemps enfin ensoleillé pour enjoliver barbecues et salades de saison à l’aide d’un AOC Saint-Chinian rosé 2021 tout indiqué. L’été n’est pas loin, tout est prêt pour le fêter au cœur du printemps. Soirée conviviales, amis et famille, rosé à boire évidemment avec modération, et c’est parti!
Un Col de l’Orb rosé 2021 qui tombe à pic
Ce rosé de printemps peut se boire tout de suite! Le Col de l’Orb 2021 de la Cave de Roquebrun a toute sa place sur votre table. Cet AOC Saint-Chinian rosé 2021 est un assemblage composé à 65% de Syrah et 35% de Grenache avec un bel équilibre entre fruit et minéralité. A l’œil, sa belle robe corail éblouit, avant un nez d’églantine et de petits fruits rouges délicatement citronné. Très frais en bouche, ses arômes d’agrumes frais, de pêche de vigne et de papaye explosent en bouche, ce qui rend cette cuvée toute indiquée en apéritif, avec un plat de poisson ou une salade estivale à savourer au soleil. Ce vin a reçu 2 récompenses prestigieuses, une Médaille d’Or au Concours des Vinalies Internationales 2022 et une autre au Concours Foire de Brignoles 2022. Premier rosé du millésime 2021 à être mis en bouteille, cette cuvée a obtenue en plus de ses médailles, la certification HVE. Le signe d’une belle réussite à découvrir au prix public de 7,40 € TTC.
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Le vignoble s’étend sur 600 ha d’un terroir schisteux. Les vendanges se font manuellement avec une sélection au terroir pour chaque cépage et de faibles rendements. Les vignerons de Roquebrun sont engagés dans une démarche collective de qualité et de respect de l’environnement couronnée par de nombreuses récompenses. Le village de Roquebrun bénéficie d’un microclimat exceptionnel permettant la culture des orangers, des citronniers, des mandariniers en pleine terre, qui produisent une récolte d’agrumes pour la consommation locale.
Bien communiquer (sans violence), les petites histoires Filliozat (Nathan)
Les Editions Nathan proposent une collection très intéressante, pour les petits dès l’âge de 4 ans : Les petites histoires Filliozat.
Dans le dernier album de cette collection, Bien communiquer (sans violence), le jeune lecteur va découvrir 3 histoires, joliment illustrées. Toutes sont centrées sur la communication.
La première, Bibi le Béluga, raconte un fait qui peut paraître sans importance. Mais il ne l’est pas, loin de là ! Aya a invité Lucie chez elle, pour jouer. Elle avait eu une nouvelle peluche pour son anniversaire, un béluga. Lucie a emprunté le béluga d’Aya sans que celle-ci ait donné son accord. Et elle n’a rien osé dire alors que Lucie le gardait encore chez elle. Dans la vie, il faut apprendre à dire non ! Sinon, on est très malheureux.
La 2ème histoire, Super comcom, se passe chez des amis. Tous les enfants sont déguisés en batraciens. Tout se passe super bien jusqu’au moment où la maman d’Aya et de Simon s’est mise à leur crier dessus en leur disant qu’il fallait rentrer. Simon est entré dans une terrible colère. C’est alors que Supercomcom est arrivé pour calmer Simon et lui apprendre comment gérer ses émotions et libérer ses tensions…
La 3ème histoire est centrée sur une dispute entre Aya et son frère. Ils passent leur temps à se chamailler. Et du coup, les parents s’en mêlent et c’est encore pire ! Ils décident alors de réfléchir tous ensemble sur les besoins de chacun et de trouver la solution, en famille.
Publik’Art a particulièrement apprécié le récapitulatif à la fin de chaque histoire. Un conseil psy à la portée de tous et qui peut transformer le quotidien familial en évitant les crises ! Un guide aussi bien pour les parents que pour les enfants !
Les petites histoires Filliozat, Bien communiquer (sans violence), un album à offrir à nos tout-petits ! Une valeur sûre !
Une box de mini-échantillons de Chardonnay a été envoyée pour dégustation afin de se rendre compte de la qualité de la production américaine face à la production européenne et internationale. Des spécimens représentatifs de vins blancs de l’état de New York s’étalonnent face à des concurrents venus de Bourgogne, du Chili et de Nouvelle Zélande. Verdict?
Une progression vertigineuse
Planté à New York mais pas seulement, le Chardonnay est devenu un des étendards d’une région viticole qui regroupe une communauté de producteurs passionnés qui travaillent le terroir et font voir leurs caractères dans leurs productions. Chaque cuvée est différente, la diversité est reine en même temps que la qualité. Une troisième présentation permettra de se rendre compte des spécificités du terroir américain face à ses concurrents mondiaux. Les styles sont rendus facilement différents grâce à un climat qui permet toutes les orientations pour de fraies belles découvertes viticoles. Les techniques de fabrication et la garde font le reste avec des évolutions bien marquées qui différencient encore un peu plus les cuvées. David Kermode, rédacteur vin et juge international originaire du Royaume Uni et René Langdahl Jørgensen, rédacteur vin et professeur danois animeront la session de dégustation du 3 mai prochain. A leurs côtés, Peter Bell de Fox Run Vineyards avec son Chardonnay Doyle Family 2020, Nathan Kendall de Nathan Kendall Wines avec son Chardonnay 2020 et Roman Roth de Wölffer Estate avec son Perle 2019 présenteront leurs productions. Face à eux, un Chablis 2020 de Jean Durup Père et Fils, un Chardonnay 2019 de Errazuriz au Chili et Villa Maria Taylor Pass Chardonnay 2019 en Nouvelle Zélande pour comparer des arômes différents et en prendre plein les yeux.
Une dégustation à ne pas manquer le 3 mai pour se rendre compte de la variété des Chardonnay provenant de partout dans le monde. Pas de vainqueurs ni de perdants à l’horizon, que des belles découvertes à partager dans un contexte convivial, et toujours avec modération!
Le Château de Laubade dévoile sa dernière création, XF. A 43,0% d’alcool, c’est plutôt une boisson d’homme à consommer avec modération pour bien saisir toute sa subtilité. Commercialisé en France uniquement dans le réseau partenaire de cavistes indépendants, et en restauration la liqueur surprend et ravit. Quelques marchés européens pourront également en profiter comme le Royaume Uni, l’Allemagne, la Belgique, la Suisse, le Danemark et l’Italie. Au tarif caviste conseillé de 49.00€ TTC pour une bouteille de 50cl, il ne faut pas rater l’expérience!
Une liqueur unique
La Famille Lesgourgues, proriéraire de l’appellation Château de Laubade à Sorbets dans le Gers, propose ce bas armagnac d’un fût unique issu du lot d’Ugni Blanc. Celui-ci, peu après sa distillation, a été entonné dans un fût à chauffe Extra Forte et y a maturé jusqu’à sa mise en bouteille en mars 2022. Cette chauffe « extrême » accentue l’intensité aromatique de l’eau-de-vie et sa persistance gustative. A l’oeil, la robe est ambrée limpide. Au nez, on peut noter des notes épicées, toastées, de pruneau et de fruits confits. La bouche est onctueuse et intègre bien le « grillé » du bois tout en fraîcheur et vivacité. La longueur en bouche est intéressante. De quoi donner envie de tester la dégustation!
Publireportage: Propriété de la famille Lesgourgues depuis trois générations (fondée en 1870), nichée au cœur du Bas Armagnac, Laubade est avec 105 hectares de vignes d’un seul tenant, le plus important vignoble dédié uniquement à la production d’armagnac. Maîtrisant toutes les étapes d’élaboration de ses élixirs, (vignoble en viticulture raisonnée, vinification sans sulfites, distillation en alambic armagnacais à colonne, élevages longs, assemblages et mise en bouteille), la propriété se distingue par la grande variété de cépages dont la part belle est faite au Baco, cépage roi dans les sables fauves du Bas Armagnacs. Le Château de Laubade totalise plus de 250 médailles et récompenses glanées lors de dégustation et compétitions internationales. En 2020, il a été élu « Spiritueux de l’Année » par la Revue des Vins de France et World Class Distillery depuis 2010 au World Spirits Awards. Enfin, en 2014, la propriété a reçu du Président Emmanuel Macron le titre « Entreprise du Patrimoine Vivant ». Son engagement dans un modèle durable et respectueux de l’environnement a poussé le domaine à envisager une réduction significative de ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2025. « Château de Laubade, inventer l’Armagnac de demain ».
Pas besoin d’être particulièrement calé en cinéma chinois contemporain pour se laisse emporter par la lecture de cet ouvrage rédigé par Hendy Bicaise. Un coup d’oeil au sommaire suffit pour se rendre compte de la somme de films cités qui ont été effectivement vus par le lecteur. Moins d’une dizaine en ce qui me concerne, ce qui n’a pas empêché de dévorer l’ouvrage de 124 pages en moins de 4 soirs. C’est intéressant, ça contextualise les films, ça ouvre une lucarne sur un cinéma si loin si proche. Du grand art.
Une revisite didactique du cinéma chinois
Comme l’indique l’introduction, il est possible de décliner l’histoire du cinéma chinois comme le furent les différentes dynasties, 6 époques depuis le cinéma chinois jusqu’à aujourd’hui. L’auteur doit faire exprès d’enchainer les résumés de films pour ne pas perdre trop vite les lecteurs non érudits. Et ça fonctionne, surtout ça donne envie de voir les films cités. De Still Life jusqu’à People Mountain People Sea en passant par A Touch of Sin, les principales thématiques de ce cinéma sont éclairées à coup d’explications éclairantes. De l’importance des villes nouvelles construites sur les ruines d’habitats anciens détruits sans ménagement jusqu’à l’irruption de la magie dans des cadres ultra réalistes, sans oublier l’importance des animaux et de la dialectiques ancienne, tout est parcouru avec aisance, jusqu’à s’imprimer sans mal dans l’esprit du lecteur fasciné.
Si l’ouvrage est certainement a priori moins grand public que d’autres livres parus dans la collection, sa lecture est aisée, fluide, facile. Peu de pages, donc pas de passages roboratifs, c’est net, précis, impossible donc de l’éviter, déjà un futur classique.
Synopsis: Bi Gan, Diao Yinan, Jia Zhang-ke… La nouvelle génération de cinéastes chinois forge des œuvres mutantes. Animés par des interrogations sociales, bouleversés par l’avènement du numérique et les possibilités offertes par la technologie, ils proposent des films aux confluents du réel et de l’imaginaire. L’incroyable surgit souvent quand on ne l’attend pas, à l’image d’un immeuble qui décolle telle une fusée dans Still Life ou d’un train défilant au beau milieu d’un appartement dans Kaili Blues. En outre, les rencontres de l’homme et de l’animal, du passé et du présent, de l’ombre et de la lumière modèlent elles aussi un cinéma reposant sur l’entrechoc et la rupture. Le Réalisme magique du cinéma chinois propose de définir l’essence de cette nouvelle vague. En marge de blockbusters nationaux standardisés, lissant en cela la production à grand budget d’Est en Ouest, la nouvelle garde du cinéma d’auteur chinois réinvente en mode lo-fi un plaisir cinéphile inestimable : croire à l’incroyable. Hendy Bicaise est critique de cinéma. Il est le cofondateur du site Accreds.fr et coauteur de l’ouvrage Contes de l’au-delà, le cinéma de M. Night Shyamalan (Editions Vendémiaire, 2015).
L’abeille, Mon petit livre à rabats, pour tout-petits (Usborne)
Les Editions Usborne nous proposent une nouvelle collection : Mon petit livre à rabats. Il s’agit d’une collection pour les bébés, dès leur plus jeune âge. L’abeille dévoile la merveille de la nature.
Le tout jeune lecteur va pouvoir facilement soulever les rabats car ils sont grands et facilement manipulables.
L’abeille butine la fleur, l’araignée tisse sa toile ; l’abeille se protège de la pluie, comme le papillon. A chaque rabat, une nouvelle surprise attend le lecteur qui va découvrir plusieurs animaux et accompagner l’abeille lors de son petit voyage. Les illustrations sont très gaies, charmantes et simples. Tout ce qu’il faut pour attirer l’œil du tout-petit.
Le petit format de cet album entièrement cartonné va tenir dans les toutes petites mains !
L’abeille, Mon petit livre à rabats, une très jolie collection à suivre de très près !
Le Lucernaire invoque Charles Perrault et Batman pour une version épique et moderne du Chat Botté. Là où les plus petits reconnaitront la trame bien connue du chat dévoué à son maitre meunier, les adultes reconnaitront des apartés gentiment polissons qui les feront sourire. Le double sens est osé, il fonctionne à plein grâce à un trip de comédiens rompu à l’exercice. Ca fonctionne et on en redemande.
Du rire en stock
Ce qui surprend dans l’entrée en salle, c’est ce décor adaptable, lui-aussi à double sens et amovible à l’envie pour s’adapter à toutes les situations. Une vraie métaphore scènique pour une pièce qui tord le cou à toutes les idées reçues. La princesse est loin d’être seulement une jouvencelle perdue. Le chat n’en est pas un, il ressemble plus à une Catwoman perdue dans le monde des contes de fée. Et le meunier est gentiment benêt, se laissant guider par son loyal animal pour de transformer en marquis et conquérir le coeur de l’héritière du trône. Le spectacle dure 55 minutes, parfait pour ne pas trop éprouver l’endurance des plus jeunes hypnotisés par un spectacle qui fait rire sous cape leurs parents. Car du sous-entendu, il y en a, et pas mal, de quoi passer un bon moment. Action, péripéties, plaisanteries, ça n’arrête pas pour un moment de théâtre en tous points parfaits pour ravir petits et grands.
Charles Perrault aurait certainement adoré cette réappropriation d’un conte qui se veut universel et adapté à tous les publics. Sur la scène du Lucernaire, on en redemande!
Synopsis: Un meunier laisse pour seul héritage à son dernier fils, un chat. Ce chat est magique.Il a le pouvoir de rendre son maître puissant et riche. Botté et masqué, sorte de superhéros ou plutôt de super-héroïne, cette » Catwoman » ne reculera devant rien pour arriver à ses fins. Le fils du meunier, jeune homme d’aujourd’hui, fera le pont entre fiction et réalité ; l’ogre sera l’archétype de tous les monstres, quant à la princesse, son discours en contraste avec son apparence ne manquera pas de vous surprendre dans un conte de cape et d’épée !
Détails:
Du 2 avril au 19 juin 2022, A 14h30 les mercredis et samedis, 14h les dimanches
En 1961, le musée national d’art moderne a organisé la dernière exposition consacrée Aristide Maillol. Le musée d’Orsay s’est décidé à mettre le focus pour celui qui est souvent plus connu pour son musée parisien que pour son oeuvre. Cette grande rétrospective met en lumière l’aspect intemporel d’un travail qui a marqué le début du XXᵉ siècle en accompagnent la naissance de la modernité.
Un artiste protéiforme
Maillol fut à la fois sculpteur et peintre, maitre en tapisserie et en arts décoratifs. La première partie de sa carrière l’a fait côtoyer Gauguin et Puvis de Chavannes et les liens étroits avec les Nabis lui ont permis de retrouver les principes du décor mural. La découverte de la sculpture s’est produite vers 1895 seulement, avec du travail d’abord sur bois et en petites dimensions. Octave Mirbeau et Ambroise Vollard se sont alors un peu plus intéressé à lui. Gagnant en renommée, il a réalisé des échanges d’œuvres avec Maurice Denis, Édouard Vuillard et Rodin, preuve d’un réseau qui s’est bien développe autour de lui et ce, tout au long de sa carrière. Une rencontre décisive avec le comte Kessler lui a permis de s’étendre grâce à une soutien financier sans failles. Pour preuve d’un nouvel élan, l’exposition présente dans un face-à-face inédit la première Méditerranée réalisée pour son mécène et la seconde commandée 18 ans plus tard par l’État français. Comme le dit si bien le guide de l’exposition, cette sculpture apparaît comme le manifeste d’une volonté de synthèse et de simplification des formes qui s’oppose à l’expressionnisme de Rodin dont Maillol est un acteur majeur. A la Recherche d’une absence d’expression dans ses oeuvres, Maillol participe à un nouveau classicisme et inscrit les corps féminins, à l’anatomie charpentée et sensuelle, dans des formes géométriques simples. Certains ont d’ailleurs critiqué cette volupté extrême, d’où des extraits de phrase assez croquignolets.
Maillol passait avec facilité de l’esquisse au monumental dans des allers-retours continuels. Autre commentaire issu du guide, L’imposant Monument à Cézanne constitue le pivot d’une section qui invite à plonger dans son processus créateur. L’exposition se clôture par une sélection resserrée de grandes figures, aboutissement d’un parcours dans lequel la recherche d’une perfection formelle tient une place essentielle. De quoi donner envie d’aller admirer cette exposition.