Chevalière, un album haut en couleurs et en mots (Casterman)
Nadège Michelotto nous offre son premier album jeunesse : Chevalière. En garde, dictionnaire ! Une petite pépite qui sort aujourd’hui !
C’est le carnaval de l’école. Lily a décidé de se déguiser en Chevalière. Pas la bague, mais bien la chevalière, le féminin de chevalier. Même si certains garçons lui disent que ça n’existe pas ! Et cela énerve fort Lily ! la maîtresse lui explique que dans le dictionnaire, ce mot équivaut à un type de bague. Rien d’autre.
Du coup, lily décide d’écrire au Dictionnaire pour leur demander d’ajouter le mot chevalière. Sinon, c’est carrément injuste. Mais la réponse sera négative. On ne peut pas ajouter ce mot au dictionnaire.
Lily est très énervé. Alors elle décide de déchirer chaque page du dictionnaire qui contient un mot masculin, sans équivalent féminin et vice-versa. Et comme ils sont nombreux !
Alors, elle a une idée géniale pour changer les choses ! Quelle féministe cette Lily ! Elle est trop forte ! Et elle a tellement raison ! Que ce dictionnaire est absurde !
Chevalière. En garde, dictionnaire ! est un très chouette album qui remet en question la langue française ! Publik’Art est fan des illustrations de cet album ! Maud Begon nous régale avec les différentes mimiques de Lily !
Le film Belfast même plusieurs histoires dans un récit passionnant. Celle d’un jeune enfant nommé Buddy au cœur d’un quartier de Belfast, avec ses joies et ses espoirs. Et puis le réalisateur ne cache rien à l’antagonisme meurtrier entre communautés catholiques et protestantes, jusqu’aux attentats et aux affrontements. La galerie de personnages se débat entre misère économiques, contraintes de trouver du travail et chaos social ambient. Le film est une belle fresque illustrant une époque pas si lointaine où l’Irlande du Nord était constamment au bord du gouffre.
Des souvenirs à la fois heureux et douloureux
La grande question soulevée par le film est celle du départ. Partir pour trouver la paix, partir pour trouver du travail, partir pour fuir la guerre. Car l’IRA est un personnage caché mais omniprésent d’un film riche en tensions diverses. Tensions familiales, poids des dettes impossibles à recouvrer, omniprésence des troupes anglaises venues pour rétablir l’ordre. Les plus jeunes ne se souviennent pas d’une lutte pour l’indépendance de l’Irlande face à la grande puissance anglaise, pas encore résolue aujourd’hui dans le territoire de l’Irlande du Nord toujours déchirée entre protestants et catholiques. Le film raconte une histoire d’enfance, d’hommes et de femmes obligés de se battre pour trouver leur place. Des scènes de violence égrènent le déroulement du film, avec cocktails Molotov et pavés lancés contre les vitres. Kenneth Branagh propose une chronique autobiographique en noir et blanc qui force le respect. Les chantiers navals étaient encore florissants, les mines de charbon engloutissaient encore une quantité de travailleurs, l’heure n’étais pas encore à la crise économique généralisée, toute une époque en somme. L’été 1969 chaud à tous points de vue permet de suivre le jeune personnage de Buddy, 9 ans seulement, au cœur d’une classe ouvrière qui se débattait face à un avenir incertain. Le film insiste sur l’importance d’une communauté chaleureuse et soudée bouleversée par l’arrivé de la télévision.
La photographie en noir et blanc de Haris Zambarloukos, directeur de la photo de Thor, Le Crime de l’Orient-Express et Artemis Fowl est une splendeur dans un film nostalgique et émouvant. Aux côtés du jeune héros, interprété par Jude Hill, Judi Dench, Jamie Dornan, Caitriona Balfe et Ciarán Hinds jouent tous de parfaites partitions dans un film récompensée du Golden Globe 2022 du meilleur scénario pour Kenneth Branagh et du Prix du Public au Festival international du film de Toronto 2021.
Synopsis: Été 1969 : Buddy, 9 ans, sait parfaitement qui il est et à quel monde il appartient, celui de la classe ouvrière des quartiers nord de Belfast où il vit heureux, choyé et en sécurité. Son existence bat au rythme de la vie du quartier, avec sa famille, l’école, ses camarades de jeu, au sein d’une communauté chaleureuse et soudée. Avec grands-parents, oncles, tantes et cousins dans les rues avoisinantes, il serait difficile de se perdre, et dans la pénombre des salles de cinéma comme à la télévision, les films américains font voyager et nourrissent l’imaginaire et les rêves de Buddy. Mais vers la fin des années 60, alors que le premier homme pose le pied sur la Lune et que la chaleur du mois d’août se fait encore sentir, les rêves d’enfant de Buddy virent au cauchemar. La grogne sociale latente se transforme soudain en violence dans les rues du quartier. C’est d’abord une attaque masquée, puis des émeutes, pour tourner en un conflit qui s’étend à toute la ville, attisé par les appartenances religieuses de chacun. Hier des voisins bienveillants, catholiques et protestants se métamorphosent en un clin d’œil en ennemis jurés. Buddy découvre le chaos et l’hystérie, un nouveau paysage urbain fait de barrières et de contrôles, et peuplé de bons et de méchants. Ce qui ne se jouait avant que dans les salles obscures menace tout ce qu’il connaît et qu’il aime. Affrontements et règlements de compte ont désormais lieu au pas de sa porte. Sa mère peine à faire tourner le ménage alors que son père s’absente par quinzaines pour aller travailler en Angleterre. Des milices s’organisent, la vie de nombreux innocents est menacée. Si Buddy sait quoi attendre de ses héros de celluloïd, de John Wayne à Gary Cooper, il se demande si son père saura se montrer à la hauteur ? Sa mère sera-t-elle prête à s’arracher à son passé pour assurer l’avenir de sa famille ? Comment savoir si ses grands-parents adorés resteront hors de danger ? Et comment s’y prendre pour gagner l’affection de la fille de ses rêves ? Les réponses à ces questions sont à trouver tout au long du chemin semé de violences comme de joies, de deuil comme d’espoir, que se fraye Buddy au milieu des pavés et des barricades, au son des rires et de la musique auxquels seuls les Irlandais ont le don de recourir quand tout s’écroule autour d’eux. Qu’y a-t-il d’autre à faire pour Buddy ? C’est le seul monde qu’il connaît. C’est Belfast.
Monoprix met à disposition dans ses magasins un vin rouge au rapport qualité prix inégalable, un vin du Beaujolais parmi les meilleurs, il s’agit du cru Les Terrasses du Château 2019 duChâteau du Moulin-à-Vent. Composé du cépage vieilles vignes de Gamay noir, le vin propose de belles saveurs à découvrir.
Un vrai Moulin-à-vent
Les propriétaires Jean-Jacques Parinet et son fils Édouard détiennent le domaine depuis 2009. Ils promeuvent une culture biologique et biodynamique avec un travail du sol à l’aide de produits exclusivement naturels pour permettre aux raisins d’atteindre une maturité naturelle. En réalisant des sélections massales de leur Gamay, ils préservent sa diversité génétique pour l’aider à se développer. Le millésime 2019 des Terrasses du Château arbore à l’œil une belle robe grenat. Au nez, il propose un nez mûr de fruits rouges. La bouche est suave et harmonieuse, avec des doux tanins et de subtiles notes de griottes. L’année 2019 fut remplie de soleil, promesse d’un vin équilibré et gourmand. Les propriétaires ont sélectionné 4 terroirs spécifiques pour aboutir à ce vin réalisé avec des vignes âgées en moyenne de 40 ans. Le vin accompagne idéalement une viande comme la canard, l’agneau ou le bœuf, accompagnée d’une purée de pommes de terre ou de panais, avec par exemple une fricassée de girolles. Le vin peut se déguster aujourd’hui ou se conserver, idéalement jusqu’à 2026.
Ce Moulin-à-Vent est une excellente surprise à découvrir dès maintenant dans les magasins Monoprix au prix de 14 euros.
Publireportage:
Moulin-à-Vent est un vignoble ancien, dont les racines remontent au 1er siècle avec l’arrivée des Romains. Le vin des “Torreins” est ensuite agréé par le roi Louis XIV et fait son entrée à la cour de France au XVIIème siècle, marquant ainsi le début de la notoriété grandissante du Cru. En 1872, les villages bourguignons obtiennent l’autorisation d’adjoindre à leur nom celui de leur meilleur terroir. Le “Chambertin”, la “Romanée”, le “Montrachet” et les “Thorins” complètent le nom des villages de Gevrey, Vosne, Puligny et Romanèche.
L’appellation Moulin-à-Vent se situe à l’extrémité septentrionale du Beaujolais, à 70 kilomètres au sud de Beaune et 50 kilomètres au nord de Lyon. Un îlot de 630 hectares de vignes se répartit autour du moulin-à-vent, dont la présence témoigne de vents réguliers et puissants qui favorisent un état sanitaire optimal ainsi que la concentration des jus. Les parcelles de vignes s’épanouissent sur une mosaïque de terroirs, puisque 69 lieux-dits alternent sables granitiques plus ou moins fins, exposition au vent, présence d’oxyde de fer, présence d’argiles en profondeur, présence de silice en surface, profondeur de sols, exposition au soleil, etc. Ces sols complexes résultent de l’érosion pendant plus de 300 millions d’années des derniers contreforts de granites métamorphiques du centre de la France.
Voilà la suite des Soigneurs Juniors : Koala à bord. Publik’Art vous avait déjà fait découvrir cette super série avec Mission girafon et Les lamentins déménagent Cette fois-ci il s’agit d’un adorable koala : Koala à bord.
Nous sommes au Zooparc de Beauval. Ce zoo abrite plus de 35 000 animaux de 800 espèces différentes ! C’est l’un des plus grands zoo du monde !
Qui sont les Soigneurs Juniors ? Ce sont les enfants des soigneurs du zoo : Hermine, Farès, Louise et Alex. Et ils rêvent de tout découvrir dans le ZooParc de Beauval où travaillent leurs parents. Ce sont, bien sûr des amoureux des animaux.
Cette fois-ci leur mission est un peu spéciale : ils doivent accompagner une femelle koala, Mia, au Portugal. Mia a deux ans. Elle va être transférée dans un zoo à Lisbonne pour y fonder une famille. Et nos Soigneurs Juniors sont chargés de l’accompagner. Mission très spéciale d’autant plus que la date correspond à l’anniversaire d’Alex… Surprise assurée !
Soigneurs Juniors, Koala à bord, une chouette aventure des Soigneurs Juniors, toujours aussi joliment décorée !
Les éditions Frémok laissent le champ libre à Paz Boïra pour une BD nichée entre visions de cauchemar et onirisme décalé. Pour ceux qui ne la connaissent pas, la dessinatrice et auteure de bande dessinée Paz Boïra est née en 1972 à Valence où elle vit encore après avoir vécu quelques années en Belgique, France et Allemagne. Le livre est une mine de couleurs et il faut se laisser aller à ce rythme bien particulier pour rentrer de dedans. L’économie de mots n’empêche pas la profusion des idées et des références. D’une page à l’autre, la violence des luttes côtoie l’apaisement de la nature dans une suite ininterrompue de sensations.
Une BD comme un rêve
Les protagonistes de Paz Boïra semblent passer d’une bulle à l’autre au rythme d’une rêve, sans vraiment de logique mais pas sans sentiments. Doutes, songes, les sentiments se mélangent dans une épopée qui laisse au lecteur le soin d’une découverte à son rythme. A chacun sa lecture suivant son histoire personnelle et sa perception des choses. L’interprétation est reine pour un moment de lecture à redécouvrir encore et encore. Des scènes surréalistes sont liées à certains passages au contraire ultraréalistes, des passages de guerre, d’autres de voyage en train. Une sorte de chamanisme empreint les passages oniriques, faisant dériver la pensée dans un monde de perception bariolée. La nature sauvage semble étrangement familière, en tout cas rassurante à côté d’une humanité constamment tiraillée entre guerre et paix. En un mot, la BD est surréaliste, abrogeant les frontières.
Malgré une fin proche est une vraie BD conceptuelle, de celles qui titillent la psyché et donnent envie d’ouvrir son esprit.
Synopsis: Plongeons dans un monde qui brûle, une réalité hantée par des catastrophes passées et futures. Les Couleurs et les sensations guident la narration, qui dépeint sans un mot les craintes et les espoirs s’emparant des personnages jusque dans leur intimité.
Le Lucernaire propose un spectacle total avec l’adaptation du Livre de la Jungle d’après l’ouvrage de Rudyard Kipling. 3 comédiens racontent l’histoire du petit homme Mowgli recueilli par les loups à l’aide de marionnettes, de projections et de danses. Les plus petits sont enchantés, les adultes sont charmés par une historie qu’ils sont heureux de voir réinterprétée sur la scène du Lucernaire.
Un pur moment de magie
Les habitués du Lucernaire seront ravis de savoir que la Compagnie Métaphore, déjà à l’origine récemment de la pièce C’est moi leplus fort, est de retour pour un spectacle destiné aux enfants et aux familles. Les spectateurs de tous âges seront ravis d’assister à une histoire universelle, celle d’un enfant devenu homme et élevé par des animaux. Mowgli prend la forme d’une marionnette qui évolue dans les bras de comédiens habillés de noir, tels des messagers d’une histoire racontant l’humanité présente en chacun de nous et dont chacun doit se faire le découvreur pour s’accomplir. Les fidèles ours Baloo et la panthère noire Bagheera sont représentés sous forme de maques portés par les comédiens. Leurs voix narrent des aventures au milieu de la jungle sous l’ombre menaçante sur tigre Shere Khan. Ceux qui ont lu le livre de Kipling ou vu le dessins animé Disney retrouveront l’atmosphère mi-onirique mi-décalée d’une jungle de fantaisie. Le spectacle enchaine les péripéties, les moments de grâce et les enseignements qui toucheront tous les petits spectateurs au cœur.
La mise en scène de ce Livre de laJungle est d’une inventivité folle, une vraie mine de trouvailles pour donner vire à chacun des personnages et les faire vivre littéralement sur scène. Le spectacle vient juste de débuter au Lucernaire, le moment d’organiser une sortie en famille pour passer un super moment de divertissement intelligent.
Synopsis:
Au milieu de la jungle indienne, loin des siens, le petit d’homme est adopté par une famille de loups. Aidé par deux guides spirituels que sont Baloo et Bagheera, il apprend les lois à suivre pour vivre et cohabiter en paix. Mais face à la menace que représente Shere Khan le tigre, il devra faire des choix et commencer sa vie d’adulte. Un spectacle de la Compagnie Métaphore (C’est moi le plus fort, La Chaise bleue, La Brouille), d’après le célèbre ouvrage de Rudyard Kipling (adaptation de Philippe Calmon et Joséphine Sourdel), mêlant marionnettes, objets, théâtre d’ombres, danse…
« Dans Le Livre de la jungle il est question d’adoption, d’éducation, de tolérance, de solidarité, de l’acceptation ou du rejet de la différence, de l’amitié, des lois qui régissent une société, de choix… Ce qui nous touche, c’est le chemin initiatique suivi par Mowgli et la présence d’une dimension universelle et bien contemporaine dans cette enfance tiraillée entre deux sociétés qui tour à tour l’acceptent et le rejettent. (…) Les aventures de Mowgli nous ramènent donc à cette interrogation qui anime la Compagnie Métaphore depuis déjà plusieurs spectacles : qu’est-ce qui fait de nous des hommes ? Qu’est-ce qui constitue notre humanité ? » Philippe Calmon, metteur en scène
Détails:
Date de début : 16 février 2022 Date de fin : 27 mars 2022 Durée : 55 min
Les mercredis et samedis à 14h30, les dimanches à 14h
Les éditions Usborne propose aux tout jeunes lecteurs un cahier d’activité très original : Au zoo, Mon petit cherche et trouve.
Les illustrations sont très colorées et magnifiques ! L’enfant va découvrir à tour de rôle différents animaux : les girafes, les oiseaux, les singes, les dauphins, les flamants roses, les crocodiles, les kangourous, les ornithorynques…
Bref, des pages remplies d’animaux, tous différents et pourtant presque pareils ! Le jeune lecteur va devoir trouver les différences, repérer le panier de pique-nique au milieu des kangourous, trouver l’animal qui a les dents jaunes, ou celui qui a une écharpe nouée autour de la queue…
Bref, il va falloir chercher et trouver de multiples détails ! Et cela va permettre au lecteur de se raconter une histoire autour de tous ces animaux… Il va éveiller ses sens, apprendre à observer, à comparer, à compter les animaux du zoo.
Encore une fois, les Editions Usborne nous offrent une petite pépite, avec Au zoo, Mon petit cherche et trouve, qui va occuper de façon intelligente nos chères petites têtes blondes… et brunes !
Rovski est un duo composé des 2 artistes inclassables, Sonia Nemirovsky et Olive Perrusson. Un article était paru sur Publik’Art en mars 2021 avec un concept de featurings. C’est maintenant l’heure d’un premier album porté par le premier extrait L’aventure. La sortie de La Proie est reine sera l’occasion d’un concert le 30 mars 2022 au Café de la Danse à Paris.
Une musique poétique et originale
Nous l’avions constaté en 2021, le duo s’inscrit dans une veine poétique envoutante. Le duo s’inscrit ans une démarche faite de liberté et de minimalisme dans l’instrumentation pour un effet bœuf sur l’auditeur. Les paroles des chansons font un appel du pied à l’imaginaire de chacun pour s’échapper des contraintes du monde matériel. La musique est douce, les instruments sont nombreux et l’écoute est riche. En 2021, les 2 sœurs se sont rendues au Royaume-Uni pour enregistrer à Londres avec Emmanuelle Le Cann. Rien de facile et pas de paresse, l’expérimentation était la règle avec des recherches continuelles, des mélanges et un résultat assez unique. Le clip du premier titre L’aventure est entièrement réalisé en animation pour un résultat impossible à oublier. L’autrice-compositrice interprète Sonia Nemirovsky et la chanteuse multiinstrumentiste (alto, guitares, percussions, clavier…) Olive Perrusson se sont fait remarquer en 2019 avec leur 6 titres Mangroves, avec pour ceux qui s’en souviennent la chanson Barbara, finaliste de plusieurs prix et notamment du Moustaki. Lauréates du Fair 2020 et du Mégaphone tour 2020, les 2 artistes n’hésitent pas à mélanger instruments acoustiques et électroniques pour une musique semblable à nulle autre.
La vidéo de l’aventure a été réalisée par Matthieu Berner et Alexandre Wahl pour bien symboliser la richesse de l’expérience musicale et titiller l’imagination de l’auditeur. Rovski ne propose pas une musique qui s’écoute en faisant autre chose, il faut être totalement concentré pour en pénétrer toute la magie poétique.
Hercule et le taureau de Crète, de la série Mythologie & compagnie (Nathan)
Publik’Art vous avait déjà fait découvrir cette collection des Editions Nathan : Mythologie & compagnie avec Ulysse contre le cyclope, et Antigone la révoltée. Cette fois-ci il s’agit de Hercule et le taureau de Crète, écrit par Hélène Montardre. Comme toujours, l’auteure sait nous tenir en haleine ! Hercule risque sa vie à chaque page et s’embarque pour des histoires incroyables !
Il doit accomplir dix travaux pour le roi Eurysthée, en punition du crime qu’il a commis.
Sa septième mission est, encore une fois, quasi impossible. Il doit capturer le taureau de Poséidon et le ramener vivant au roi. Non seulement le taureau est en Crète mais il est aussi très dangereux. Va-t-il y arriver sachant que ce taureau crache du feu et détruit tout sur son passage ?
Publik’Art est fan de cette série ! Mythologie & compagnie permet aux jeunes lecteurs, dès l’âge de 7 ans, de s’intéresser à la mythologie grecque.
Hercule et le taureau de Crète nous captive dès la première page ! Le livre est très joliment illustré par Alban Marilleau. Une collection à faire et à suivre !
Venu des Etats-Unis et déjà bien implanté au Royaume-Uni ainsi qu’en Australie, le Hard Seltzer est la nouvelle boisson à la mode. Cette eau pétillante légèrement alcoolisée (4,5%) est prête à envahir l’hexagone avec un acteur local en plein essor, Two Palms. Avec ses 3 saveurs très rafraichissantes, la boisson est une alternative idéale pour se désaltérer après une bonne séance de sport, de surf par exemple, en terrasse avec les amis ou avec un bon barbecue, à consommer toujours avec modération.
Two Palms Artisanal, une boisson venue du Sud-Ouest
La côte Sud-Ouest de la France est surtout connue pour son chaud soleil et ses plages magnifiques propices à d’inoubliables sessions de surf. C’est aussi le lieu d’origine de la marque Two Palms Artisanal, et c’est loin d’être un hasard. Les 2 fondateurs Derek O’Neill et Steve Veytia ont été réunis par leur passion commune pour le surf, le sport, la mode mais aussi le vin. Epaulés par le Général Manager Yann Fessier, ils surfent maintenant sur la mode grandissante du Hard Seltzer née aux Etats Unis et de plus en plus grandissante depuis 1 an. Lancée en avril 2021? la marque Two Palms Artisanal se veut un acteur local aux ambitions internationales, des perspectives de développement sont actuellement entreprises notamment en Espagne et au Portugal. La marque propose 3 saveurs toutes produites à base d’ingrédients naturels, sans sucre, sans gluten et avec très légères avec seulement 30 cal/100ml. Comme l’indique le nom, la fabrication est artisanale avec des ingrédients simples et naturels. De l’eau, du sucre transformé en alcool lors du processus de fermentation, des levures, des arômes naturels de fruit et le tour est joué. Le conditionnement en canettes 100% recyclables à l’infini garantir un concept parfaitement ecofriendly. Le brassage et la fermentation lente sont la garantie d’une clarté parfaite et participent à l’originalité de cette Hard Seltzer destinée à être distribuée très largement. Après une première étape réussie dans le Sud-Ouest, il est temps pour la marque de se propager jusqu’à votre supermarché local. 3 gouts sont proposés. Citron/Citron vert, Mandarine/Grenade et Pêche, touts plus rafraichissants les uns que les autres.
Avec l’utilisation de canettes en aluminium qui garantissent une meilleure empreinte carbone que le verre traditionnel et un design très élégant, les 3 saveurs Two Palms Artisanal pourraient bien devenir les boissons idéales pour l’été qui s’annonce. Disponible en plusieurs format de conditionnement (X6, X12, X24), Two Palms Artisanal n’attend plus que vous pour être découverte et dégustée. Véritable alternative aux autres boissons légèrement alcoolisées type bière, le Hard Seltzer pourrait bien s’imposer auprès es consommateurs avides de rafraichissement au gout naturel!
On avait laissé l’auteur compositeur et chanteur Andréel en octobre 2020 avec la chronique de son album Tu m’apprends et tous ses beaux duos. Il est de retour avec son nouvel album Monsieur Bizarre et il n’abandonne pas les duos comme la montre l’apport d’Isild Le Besco pour le morceau Où l’on s’est rencontrés et la participation au chant d’Agathe Bonitzer sur le morceau Quelle magie devivre.
Un album pour oublier le confinement
L’album Tu m’apprends avait été très remarqué avec les participations exceptionnelles de Amandine Bourgeois, Natacha Régnier, Judith Chemla et Lucile Chriqui. Les 10 titres de son nouvel album Mr Bizarre revendiquent de la pop française avec des influences clairement matinées de bossa brésilienne. C’est avec Sébastien Lovato aux claviers, Nicolas Parent aux guitares, Elaine Beaumont à la contrebasse, David Eleouet à la batterie et Florence Kraus au saxophone qu’Andréel prend l’auditeur par la main pour uun voyage dans son imaginaire fécond aux accents poétiques. Il fait voyager des bords de la Seine jusqu’à la baie de Rio comme il aime à le faire depuis 2019 et son album L’étrangère. L’album Mr Bizarre a été enregistré au Studio Ferber et contient son lot de textes tour à tour oniriques, tendres et chaleureux. Il crée un véritable lien avec l’auditeur, semblant ne s’adresser qu’à lui avec sa voix abrasive et ses relents gainsbourgiens. L’introspection est la règle pour stopper la marche en avant trop rapide du monde et se donner le temps de rêver et de méditer, tout simplement. Le premier extrait, la chanson Monsieur Bizarre, donne le ton avec son rythme chaloupé et cette voix qui rappelle diablement la voix rauque de Serge Gainsbourg. Tout un programme qui se déroule comme un fil magique sur tout l’album.
Une release party en concert est prévue le mercredi 23 mars sur la scène du studio de l’Ermitage à Paris avec la participation de Agathe Bonitzer, Amandine Bourgeois et Judith Chemla.
[BD] Les Songes du roi griffu T01, récit chevaleresque et fantastique (Delcourt)
Nouvelle série à l’accent Heroic Fantasy, Les Songes du Roi Griffu raconte la quête d’un jeune homme Owein ayant pour seul objectif de retrouver sa chère soeur Pellah disparue, enlevée par un homme mystérieux… à moins que ce soit un ours monstrueux. Récit convoquant magie et combats d’épées dans un univers médiéval, Les Songes du Roi Griffu propose une amorce riche en rebondissements, tout en introduisant un personnage principal plutôt intéressant.
Le Fils de l’Hiver est donc un premier album réussi bien que reposant sur des ressorts classiques. Mais l’exercice est exécuté avec maitrise sur un scénario fleuve de Cyrielle Blaire et un dessin original de Maïlis Colombié (n’oublions pas les couleurs réalisées par Drac et Sarah Murat).
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Un jour de solstice d’hiver, le jeune Owein et sa soeur Pellah surprennent dans les bois un ours solitaire. Sous leurs yeux émerveillés, la bête se métamorphose en homme et les deux enfants s’élancent sur sa piste. Cette traque les mène jusqu’au coeur de la montagne où ils assistent à un rituel interdit. Alors qu’ils fuient la scène, Pellah disparait dans la nuit…
Date de parution : le 19 janvier 2022 Auteurs : Cyrielle Blaire (Scénario), Maïlis Colombié (Dessin) Drac , Sarah Murat (couleurs) Genre :BD Heroïc Fantasy
Le pitch donne envie de voir ce programme destiné aux plus jeunes: La différence est un des trésors de ce monde. Le programme se compose de 4 courts métrages qui parlent de la différence et de tout ce qui nous rapproche pourtant. Conçu par les Films du Whippet, le programme est visible à partir de 4 ans.
Des programmes courts et enchanteurs
Le premier film se nomme Noir & Blanc, il est originaire de Suisse et d’Allemagne et est réalisé par Jésus Perez et Gerd Gockell. Il dure 5 min 30 et raconte l’histoire d’un petit mouton noir rejeté du troupeau des moutons blancs. Il va pourtant les aider à échapper aux vautours qui les menacent pour un beau conte sur la tolérance. Le deuxième programme s’intitule La Corneille Blanche, originaire de Croatie et réalisé par Miran Miošić. Le programme de 9 minutes raconte l’histoire d’un corbeau blanc rejeté par une famille de corbeaux noirs. Mais lorsque le changement climatique amène des turbulences au sein de tout ce petit monde, seul le petit corbeau blanc saura trouver la solution pour leur survie. Le 3e programme s’intitule Le Moineau et l’avion de papier, réalisé par l’allemand Christoph Englert. Le programme dure 11 minutes et raconte l’histoire de Peep, un petit moineau qui se retrouve seul pendant que sa maman est partie à la recherche de nourriture. Pendant ce temps, il fait la connaissance d’un avion de papier. L’un est fait de plumes, l’autre de papier, mais tous deux se lient d’amitié et l’avion prend en charge le difficile apprentissage du moineau. Le 4e programme est Le Renard et l’Oisille réalisé par Fred et Sam Guillaume. Il dure 11 min 57 et raconte la rencontre entre un renard solitaire et un oisillon à peine sorti de l’œuf. Chacun va apprendre de l’autre pour avancer dans la vie mais le destin au final, les ramènera sur leur propre chemin.
Le film est un délice pour les plus jeunes et toute la famille. De quoi donner envie de se faire une toile accompagné des plus jeunes pour leur donner envie d’aller au cinéma plus tard!
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Synopsis: Un programme de 4 histoires pour évoquer la différence. Que notre couleur ne soit pas la même, que l’on soit plus petit ou plus grand, chacun peut apporter sa pierre à l’édifice et cohabiter pour le meilleur. Sortir des aprioris, se libérer du regard des autres, et réaliser ce pourquoi nous sommes fait.
Programme :
– Noir & Blanc de Jesus Perez et Gerd Gockell – La Corneille blanche de Miran Miošić – Le Moineau et l’avion de papier de Christoph Englert – Le Renard et l’oisille de Fred et Sam Guillaume
Maxence Cyrin est un pianiste à la croisée des chemins, formé au piano classique et féru de musique électronique. Depuis 2005, il compose et enregistre des albums qui lui font gagner une notoriété grandissante. Son dernier album Melancholy Island est son 7e album composé de 9 titres originaux et de 2 reprises, un opus à écouter son se laisser emporter à une rêverie pleine de spleen.
Un pianiste en liberté
Maxence Cyrin a appris le piano classique au conservatoire pour se former aux bases et à la technique. Rapidement, dès l’adolescence, il expérimente de nouvelles tendances en se frottant à la new-wave et à la techno pour enregistrer ses premières maquettes. Il commence très tôt à enregistrer pour des labels indépendants de musique électronique. De son premier album de compositions au piano nommé Instants enregistré sur Sine Terra Firma, le futur label de Yann Tiersen, à aujourd’hui, l’artiste a multiplié les aventures. Adaptation en solo des albums de Depeche Mode, Moby et Massive Attack sur Modern Rhapsodies sorti chez F Communications en 2005, Novö Piano sorti en 2009 chez Kwaidan Records avec des reprises des Pixies, de Nirvana ou de Daft Punk dont leclip Where Is My Mind? a été visionné plus de 6 millions de fois sur internet et a concouru à sa renommé avec une utilisation remarquée dans les séries Mr. Robot et The Leftovers, le pianiste multiplie les expériences. Les albums The Fantaisist sur le label EOS Records en 2012 et Nocturnes en 2015 sorti sur le label Evidence Classics sont de nouvelles preuves du talent du pianiste pour les musiques élégantes et romantiques. Entre l’album Novö Piano 2 sorti en 2015 avec de nouvelles adaptations pour piano solo, la tournée américaine avec des concerts en juin 2016 dans les plus grandes salles des Côtes Est et Ouest et la création en juin 2017 d’Aphex Twin Variations au Montréal Jazz Festival en passant par l’utilisation de son piano en 2017 pour faire résonner la voix de Steve Jobs lors de l’hommage rendu à la dernière conférence d’Apple, Maxence Cyrin est partout. Après l’album Aurora sorti en 2020 chez Warner Classics, il est de retour avec Melancholy Island hautement contemplatif et onirique. Le compositeur s’échine à créer des univers musicaux qui vont au-delà des catégories musicales, comme le montrent ses reprises du Der Rauber and der Prinz, tube électro-pop publié en 1981 par D.A.F et The Carnaval is over de Dead can dance. Les autres titres sont tous aussi concis, presque au format pop, pour des plages de rêverie romantique.
Melancholy Island permet au pianiste et compositeur d’approfondir son travail pour créer des plages de plaisir musical qui parleront à de nombreux auditeurs avec ce lâché-prise rempli de liberté.
La méthode Sugar Blum, un 1er roman de Marion Carrance (Flammarion Jeunesse)
Marion Carrance propose aux jeunes lecteurs son premier roman un peu fantasque : La méthode Sugar Blum ! Il s’agit de l’histoire d’une jeune fille, Sugar Blum, et de sa famille. Elle a l’impression de ne pas avoir de place au milieu de sa famille. Elle s’ennuie et trouve sa famille nulle. Ses frères jouent au curling et elle n’aime pas ça ! Mais vraiment pas ça du tout !
Ses parents travaillent beaucoup et s’occupent des catastrophes… des autres… Mais du coup, ils n’ont guère de temps à consacrer à Sugar.
Alors, pour retrouver la joie de vivre, Sugar s’invente un petit ami ! C’est carrément hilmarant ! Elle n’est jamais déçue !
La méthode Sugar Blum va amuser les jeunes ados ! C’est un peu déjanté comme ils aiment ! Ils pourront facilement s’identifier ! Et rire de certaines situations vraiment cocasses !
La méthode Sugar Blum, un livre facile à lire qui donne la pêche et qui est très joliment illustré par Lulu d’Ardis !
Laurent Cantet a réussi à trouver sa place dans le petit monde du cinéma français avec quelques opus marquants, avec en figure de prouve un Entre les murs auréolé de la Palme d’Or au Festival de Cannes en 2008. Mais son oeuvre dépasse cet unique succès critique et public avec une filmographie dense et qualitative. Pour mieux rentrer dedans et en saisir toutes les intention, Marilou Duponchel et Quentin Mével se livrent à un jeu de questions /réponses avec le réalisateur prolixe et peu avare en détails pour mieux comprendre l’immense travail auquel il se livre pour préparer chaque film.
Un réalisateur honnête et droit
Comme souvent dans cette collection de Playlist Society et comme avant pour déjàLucas Belvaux, Valérie DonzelliouPierreSalvadori, l’ouvrage offre un éclairage passionnant sur les secrets de fabrication d’un réalisateur. Laurent Cantet aime à ausculter la société contemporaine, offrant de belles lucarnes d’analyse sur des comportements en vigueur dans toutes les strates de la société, que ce soit au niveau personnel, professionnel ou scolaire. A travers le déroulement de l’ouvrage, après une introduction comme préambule, le réalisateur décortique chacun de ses films. Il insiste sur l’importance du scénario souvent travaillé en amont avec Robin Campillo, le choix des acteurs issus du vivier des acteurs mais souvent choisis hors casting ou en casting, et les répétitions. Ces 3 étapes sont revues en détail pour insister sur le poids primordial donné à l’édification d’un édifice filmique. Et c’est passionnant. Laurent Cantet ne cache aucun détail, depuis Tous à la manif en 1994 jusqu’à Arthur Rambo actuellement à l’affiche des cinémas.
Pas de langue de bois, les difficultés autant que les bonnes trouvailles sont énumérées dans une bonne humeur communicative qui souligne bien l’investissement de chaque instant de Laurent Cantet. Le cinéma semble bien être sa vie et il ne le prend pas à la légère, conscient de son impact sur les spectateurs. De quoi donner envie de s’acheter une caméra et de préparer avec autant d’enthousiasme et d’acharnement un film que le fait Laurent Cantet.
Synopsis: En 2008, Laurent Cantet reçoit des mains de Sean Penn la Palme d’or à Cannes pour son film Entre les murs, qui suit le quotidien d’une classe de 4e dans un quartier difficile. Le cinéaste y observe les relations au sein d’un groupe et la circulation de la parole, de façon joyeuse et complexe. Les films de Laurent Cantet abordent des questions politiques et sociales brûlantes, lui conférant une place centrale dans le cinéma français. Il filme les acteurs et les actrices ensemble et élabore ainsi une dialectique extrêmement précise et sensible entre individus et groupe. De Ressources humaines (2000) à Arthur Rambo (2021), il observe la société droit dans les yeux, sans donner de leçon, offrant des clefs pour comprendre le monde moderne dans toute sa complexité. Composé d’un essai introductif et d’un entretien, Laurent Cantet, le sens du collectif interroge l’œuvre d’un cinéaste en quête d’utopies collectives.
Marilou Duponchel est critique de cinéma aux Inrockuptibles et chez Trois Couleurs. Elle fait partie du comité de sélection long métrage de la Semaine de la Critique du Festival de Cannes.
Quentin Mével est délégué général de l’Acrif et auteur de plusieurs livres d’entretiens avec des cinéastes (Noemie Lvovsky, Cédric Kahn, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Frederick Wiseman, Valérie Donzelli, Lucas Belvaux…). En 2017, il a coréalisé, avec André S. Labarthe, Mathieu Amalric, l’Art et la Matière.
Wine Paris &Vinexpo est LE salon pour les professionnels désirant venir déguster des vins et des liqueurs pendant 3 jours Porte de Versailles. La multitude des exposants semble sans limite avec des producteurs de toutes les régions viticoles hexagonales mais aussi des exposants étrangers. Impossible pour moi d’en faire la liste exhaustive, la salon reviendra du 13 au 15 février 2023 pour profiter pleinement d’un après confinement que la session 2022 a permis d’apprécier au plus haut point. Compte -rendu des dégustations réalisées pendant une après-midi bien remplie mais avec modération.
Des exposants et des cuvées à foison
Le parcours des dégustations m’a mené dans chaque bâtiment du salon pour admirer la variété des appellations et des exposants. Le premier arrêt s’est fait au stand du Château de Lastours. L’occasion de se remémorer avec le directeur Thibaut de Braquilanges la dégustation de décembre 2021 auBistrot du Sommelier. L’occasion aussi de découvrir de nouvelles cuvées comme le Château Rosé2021 à la robe très pâle et aux reflets argentés. Un rosé pour toute l’année pour profiter de son nez fraise des bois-cerise avec des touches floral lilas pivoine, réglisse. Sa bouche gourmande et fondue allie puissance et fraîcheur jusque dans sa longue persistance. Le vin accompagné idéalement des sushis st jacques snackées, des gambas blanches et du saumon grillé. 2 autres vins du Chateau ont été dégustés, La Bergerie blanc 2021 (prix TTC conseillé: 8,50 euros) avec ses arômes floral lilas, fruité pomme- ananas-coing et une note de miel et cannelle. Sa bouche est croquante et minérale, finement poivrée. Le vin se déguste parfaitement avec des huîtres, un filet de perche ou une cuisine épicée type crevettes au curry. Enfin, l’Optimus blanc 2021 se distingue par son nez floral miel, amande fraîche, citron. La bouche est minérale, fraîche, citronnée poivre blanc jusque dans la jolie longueur. Le vin est disponible au prix conseillé de 18 euros départ cave. Une belle entrée en matière avec ces premières dégustations.
L’étape obligatoire Vignobles et Signatures
Impossible pour moi de ne pas rendre visite aux vignerons de Vignobles et Signatures pour découvrir quelques belles nouveautés. Le moment a débuté avec leChâteau de Tracy 2020 (prix conseillé: environ 24 euros). La robe Jaune pâle arbore des reflets verts brillants. Le nez est intense et frais, floral buis, fruité pomme- citron jaune-bourgeon de cassis- avec des notes de kiwi, menthe poivrée, estragon, finement épicé coriandre et poivre vert. La bouche est gourmande, fruitée fruits exotiques-coulis de mangue, fraîche, citron vert et l’écorce de pamplemousse en finale, jusque dans la longueur. Le vin accompagne idéalement des huîtres, du saumon grillé, un gratin de fruits de mer, un filet de sole au citron et du fromage de chèvre mi-sec. Le vin Haute Densité 2019 (prix conseillé: 44 euros) arbore une robe jaune doré à reflets verts. Son nez est délicat, avec des arômes de fruits exotiques confits mangue, passion, ananas rôtis, miel. La bouche est ample et fraîche, gourmande de vanille et brioche, avec une finale vive, citronnée, notes d’orange sanguine. Le vin accompagne crevettes, sushis, poisson mariné, sole, poulet au citron et chèvre mi-sec. Puis vient un passage chez les viticulteurs de Coume del Mas pour déguster le Folio 2020 (prix conseillé: environ 19,50 euros) avec sa belle robe or franc, lumineuse. Le nez est mûr, intense et complexe, minéral et fruité abricot-pêche-agrumes- coing, épicé. La bouche est fruitée, gourmande, puissante et croquante, fraîche et épicée poivre-gingembre, longue sur le citron confit. Le vin se marie parfaitement avec des huîtres, du tajine, du poulet au citron, un veau à la crème, une blanquette de la mer et du beaufort. L’Abysse 2020 est intense et mûr, frais, avec des arômes de fruits rouges chocolat. La bouche est ample et fondue. Son prix est de 39 euros depart cave et le vin accompagne du canard, du bœuf grillé ou un camembert.
Une dégustation qui réserve bien des surprises
L’étape d’après me conduit chez Philippe et Sylvain Ravier pour déguster le Ravier Tout vit’ blanc 2021. Le vin est frais, fruité pomme citron. La bouche est très harmonieuse, fruité matière fraîcheur. Le vin accompagne très bien des huîtres, de la blanquette de la mer ou du poulet au citron. Le vin Les Amandiers 2020 cru Chignin Bergeron se compose du cépage Roussanne. Sa robe est dorée avec des reflets verts et nacres. Le nez est minéral et floral jasmin, fruité abricot-poire et agrumes confits avec une touche de miel et épicée. La bouche est ample et gourmande, équilibrée entre sucrosité suave, matière et la finesse minérale. Le vin se déguste idéalement avec des grenouilles persillées ou une tarte au reblochon. Passage chez Figuière pour découvrir le Figuière rosé 2021 très floral, complexe, fin et élégant. La bouche est gourmande et fraîche, assez longue. Le vin se marie avec une terrine de poisson, du saumon fumé, un rôti de porc ou du chèvre frais. Le Figuière blanc2021 se distingue par son nez eucalyptus, fleurs blanches, aubépine, salin, minéral. La bouche est riche, fruitée, fraîche citronnée et longue. Le vin se déguste idéalement avec un filet de sole. Arrivée à la maison Piron pour déguster le Beaujolais blanc 2020. Sa robe est or profond brillante. Le nez est assez intense et frais, fruité poire-coing, abricot, épicé curcuma-vanille-poivre blanc avec une note noisette grillée. La bouche est fondue et fraîche, harmonieuse entre fruit, épices et matière jusque dans la longueur, citronnée, saline en finale. Le vin accompagne très bien terrine de saumon, risotto aux fruits de mer, blanquette de veau, Dal lentilles au lait de coco, chèvre demi-sec et comté. Le Morgon Chanaise 2020 (prix conseillé: environ 11,50 euros) arbore une belle robe rubis. Son nez est complexe, fruité fruits rouges mûrs (cerise) et fruits à noyau mûrs, finement épicé muscade avec une note chocolat, minéral. La bouche est fraîche et fruitée avec des tanins veloutés jusque dans la longue persistance. Il accompagne parfaitement salade de gésiers, grillades de bœuf, saumon grillé et brie. Dernière dégustation de la maison Piron, Le Régnié Croix Penet 2018 proposé à 12 euros.
Dernières étapes et pas des moindres
Avant dernière étape, un passage chez Alain Jaume pour déguster le vin Grande Garrigue Vacqueyras 2019 (prix: 14,80 euros départ cave) qui arbore une belle robe rubis, brillante. Le nez est élégant, gourmand, fruité fruits rouges et noirs avec des notes mentholées et d’épices. La bouche est ronde et fondue, avec des arômes de garrigue, fruitée mûre, jolie longueur sur la mûre et le poivre, notes garrigue et réglisse en finale. Le vin accompagne idéalement du jambon de pays, du poulet aux herbes, de la moussaka ou un brie. La dégustation se termine aux Domaines Francis Abécassis avec la présence de Francis Abécassis lui-même. Il se souvient de nos écrits élogieux sur ses cognacs et vodkas et nous en remercie, le plaisir est partagé. Nous retrouvons une vieille connaissance rencontrée sur la péniche Rosa Bonheur lors d’une dégustation pour découvrir de très belles surprises. L’Abk6 Artiste 3 est une liqueur annuelle arborant chaque année un nouveau design réalisé par un artiste local. La dégustation fait découvrir des arômes très long sur les épices et le citron confit, une merveille. Enfin, le moment se finit avec la découverte de l’Abk6 Orange liqueur pain d’épices gourmand, un véritable délice qu’il nous tarde de déguster à nouveau, toujours avec modération.
Le salon annuel Wine Expo & Vinexpo à la Porte de Versailles est ouvert aux professionnels et permet de faire de très belles découvertes de vins et spiritueux et de revoir quelques vieilles connaissances. Vivement la session 2023.
François Ruffin filme son travail de député, souvent décrit comme trublion et atypique, pour démontrer à coup d’entretiens et de réunions, la précarité de salariés situés tout en bas de l’échelle sociale. Les métiers d’aide à la personne regroupent les auxiliaires de vie, le personnel soignant, les accompagnantes d’enfants en situation de handicap, le spectre est vaste et lui s’y intéresse. Debout les femmes! s’en veut le compte-rendu fidèle et objectif.
Une véritable exploration sociétale.
Accompagné de son fidèle cameraman Gilles Perret, François Ruffin multiplie les rencontres pour explorer les métiers du lien en particulier et du social en général. Accompagné du député En Marche !Bruno Bonnell, l’insoumis entend des êtres humains parler de leurs mauvaise conditions de vie économiques et sociales dans des métiers vitaux et pourtant très mal considérés économiquement. Les travailleurs, et ici les travailleuses, n’y vont pas par 4 chemins, donnant des chiffres qui font frémir, avec une avalanche de détails et de commentaires dépités. Les revendications sont précises, les solutions sont moins évidentes. le réflexe d’accabler le gouvernement, la présidence et les députés est facile mais inévitable. Les pistes sont dessinées dans des grosses lignes, mais rien de vraiment applicable à court terme. Surtout que les amendements proposés sont très souvent refusés lors du passage au vote dans l’assemblée. Beaucoup de discussions et de tension longtemps retenue qui explose devant la caméra, de quoi comprendre que l’urgence est de plus en plus urgente. Il faut voir François Ruffin exploser devant une commission parlementaire qui a vidé son texte de sa substance, reflet de sa frustration face à une machine étatique aveugle devant les souffrances quotidiennes des petites mains de notre pays. Les intermèdes sont souvent humoristiques, ce qui donne du rythme mais met un peu le film en porte-à-faux par rapport à son propos général. L’idée d’une assemble nationale essentiellement féminine laisse songeur, mais le film a au moins le grand intérêt de montrer des choses rarement montrées au cinéma ou à la télévision. Et le film fait parler celles qui souffrent, de quoi faire réfléchir sur les inefficiences du système législatif de notre pays.
Debout les femmes! se veut un reflet du réel, pas le plus reluisant, dans un déroulé qui laisse songeur et appelle surtout à des actions concrètes. Comment faire exactement? Pas de solution pragmatique proposée, hélas, une sorte de limite à ce documentaire tout de même important car très émouvant et touchant.
Synopsis: » Mais qui m’a mis cette tête de con ? » Ce n’est pas le grand amour entre le député En Marche ! Bruno Bonnell et l’insoumis François Ruffin. Et pourtant… C’est parti pour le premier « road-movie parlementaire » à la rencontre des femmes qui s’occupent de nos enfants, nos malades, nos personnes âgées. Ensemble, avec ces invisibles du soin et du lien, ils vont traverser confinement et couvre-feu, partager rires et larmes, colère et espoir. Ensemble, ils vont se bagarrer, des plateaux télés à la tribune de l’Hémicycle, pour que ces travailleuses soient enfin reconnues, dans leur statut, dans leurs revenus. Et s’il le faut, ils réinventeront l’Assemblée…
« Enfance » ou l’art introspectif de Nathalie Sarraute sur scène
Dans son livre « Enfance » (1983), Nathalie Sarraute rassemble des souvenirs de ses onze premières années. La narration s’arrête au moment où la petite fille entre en sixième. L’une des originalités de son récit réside dans le dédoublement de la narratrice. Deux « voix » dialoguent, qui représentent l’une et l’autre l’auteur, mais qui incarnent des postures différentes à l’égard du travail de mémoire. L’une de ces voix assume la conduite du récit, l’autre représente la conscience critique.
Selon les moments, cette seconde voix freine l’élan de la première, la met en garde contre les risques de forcer l’interprétation ou inversement la pousse à l’approfondir. Grâce à ce procédé des deux voix, nous avons deux perceptions en une : d’une part un récit d’enfance, de l’autre un témoignage sur le décryptage du passé élaboré par l’auteur pour déjouer les pièges traditionnels de l’entreprise autobiographique.
La force des mots
Du souci d’authenticité interdisant tout souvenir à partir de l’enfant qu’elle était, Nathalie Sarraute ne cherche pas à voir son enfance telle que la petite Natacha la voyait ou à se montrer à travers son enfance. Les regards sur son entourage ou sur elle-même s’opposent, se contrarient, divergent et établissent une perspective fluctuante qui s’éloigne des portraits univoques. « Enfance » tente ainsi de rendre visible l’invisible ineffable. Or, ces souvenirs enfouis dans de lointaines profondeurs ne se déclenchent qu’à partir d’un manque douloureux –l’absence de la mère– que comble le regard introspectif.
Construit à partir de fragments de souvenirs, d’images et de situations marquantes, l’œuvre ne fait pas un récit exhaustif de l’enfance de l’auteure. À l’image de son tout premier ouvrage, « Tropismes », Nathalie Sarraute s’intéresse davantage à la force des mots qui malgré leur apparence parfois banale impriment à jamais la mémoire.
À travers ce monologue intérieur, Nathalie Sarraute livre ainsi une autobiographie originale et sans fard. Elle y dévoile ici une obsession essentielle de son œuvre : la recherche pour elle du mot juste, idéal, qui saura traduire, rendre compte au plus près des mouvements intérieurs et leurs sensations qui nous traversent tous.
L’écrivain aime les mots mais plus encore aime la langue, le mot qui se fait matière, qui engendre le geste, qui se creuse de silence et qui en appelle à d’autres sensations encore.
Porté par deux comédiennes exceptionnelles de justesse, de densité et de précision : Anne Plumet (Nathacha/Nathalie) et son double, sa conscience, Marie-Madeleine Burguet, le spectacle navigue à merveille au gré des souvenirs-sensations. Chaque séquence explore les soubresauts de la conscience de la petite fille : passions et hésitations enfantines, joie, tristesse, angoisse provoquée par une phrase, un geste, un mot…, tous ces tropismes qui provoquent une réaction positive ou négative chez la petite Nathalie et constituent une empreinte indélébile.
Dates : du 16 février au 11 mai 2022 – Lieu : Manufacture des Abbesses (Paris) Metteur en scène : Tristan Le Doze
Certains s’en souviennent très bien, c’est avec le titre Darling Darling Darling que Chapelier Fou s’est fait connaitre en 2009. Mélange très ambient de violon et de rythmes électro langoureux, le titre s’est fait repéré par les médias pour un vrai succès critique. Louis Warynski est de retour avec un nouvel album qui lui ressemble, à découvrir dès le 18 février.
Entre électro et instruments classiques
La grande originalité de Chapelier Fou est de tenter le rapprochement entre rythmiques électro et base classique. Le mélange est surprenant et surtout hypnotisant avec un résultat qui échappe à toutes les règles, entre fantaisie et sérieux. La volonté de bousculer l’auditeur en luis proposant des morceaux instrumentaux foisonnants fait penser à d’illustres prédécesseurs eux-mêmes avides de nouveauté comme Erik Satie ou Ravel, mais avec une touche électro qui en fait sa spécificité. Certains morceaux rappellent les riches heures du trip hop, d’autres se rapprochent de la musique concrète. Le loustic aime à partager sa musique sur scène pour rester accessible et surtout ouvrir à un univers musical foisonnant. Guitare violon, claviers, pédales, seul, en trio, en quatuor et même formation orchestrale avec l’Orchestre National de Metz, il n’a pas de format unique et aime à multiplier les expériences. Aujourd’hui, Chapelier Fou offre une version de sa musique sans un seul ajout électronique ni électrifié. C’est avec cet Ensemb7e qu’il s’est produit sur la scène de L’Arsenal de Metz. Le concert a notamment été diffusé par Arte Concert et il est disponible sur Youtube. Chapelier Fou Ensemb7e est une expérience musicale qui a rencontré un accueil triomphal avec de nombreuses dates planifiées pour rencontrer le public. où le septuor se produit depuis juin 2021. Le septuor Ensemb7e se compose essentiellement de bois comme le violon, l’alto, le violoncelle, le piano mais aussi la clarinette et la batterie.
La musique emporte très loin comme dans un tourbillon étourdissant. Après le concert initial, l’artiste multi-instrumentiste a décidé d’enregistrer un album pour faire connaitre cette musique unique.
DATES
04.02.2022 – Le Rocher de Palmer – Cenon 05.02.2022 – Le Rocksane – Bergerac 10.02.2022 – Le Théâtre de la Ville – Valence 11.02.2022 – Le 6MIC – Aix-en-Provence 17.02.2022 – La Marbrerie – Montreuil 18.02.2022 – La Clef – St-Germain-En-Laye 11.03.2022 – Le Théâtre de la Ville – Agen 01.04.2022 – Le Tandem – Arras 02.04.2022 – La Rodia – Besançon 08.04.2022 – Le Carré Magique – Lannion
A la maison, Mes tout premiers mots (Editions Usborne)
Les Editions Usborne ont une très jolie collection : Mes tout premiers mots.
A la maison, Mes tout premiers mots, est un très joli album entièrement cartonné avec sur chaque page, une petite fenêtre ronde qui s’ouvre sur un petit poussin. Il s’adresse aux tout petits lecteurs !
L’enfant va découvrir du nouveau vocabulaire concernant sa maison.
Le vocabulaire est simple comme les dessins ! Tout est gai et coloré. Le chat dort dans le fauteuil, les fraises remplissent le bol, le petit garçon attrape le ballon, et la petite fille dort dans son lit !
Le format est agréable pour un tout-petit. Il pourra facilement le prendre en main.
Le fameux restaurant vietnamien Tan Dinh (60 rue de Verneuil, 75007 Paris) a accueilli une belle cohorte de journalistes pour déguster des cuvées du domaine Brusset le mardi 15 février 2022 en présence de Laurent Brusset lui-même. Les échanges ont permis d’en connaitre plus sur le savoir-faire du domaine situé à Cairanne. Robert Vifian, le Chef-sommelier et gérant du restaurant Tan Dinh, était présent en personne pour superviser l’accord mets-vin et mettre en valeur la cuisine autant que les cuvées.
Une dégustation élégiaque
Les journalistes ont été accueillis par Laurent Brusset et Robert Vifian avec un verre de Cairanne blanc Les Travers 2020 (Cépages Clairette, Grenache blanc, Roussanne, Viognier, prix de vente TTC en ligne: 12,00 euros). L’occasion d’admirer l’aspect très clair et brillant du vin et ses quelques reflets verts. En bouche, le vin très floral est nuancé par des parfums de fruits exotiques et d’abricot, ainsi que de vanille. L’attaque est ronde et fruitée, le final est gras et charnu, le vin est sec et souple. Le vin se marie idéalement avec des huitres et des coquillages, des poissons et des viandes blanches. L’occasion pour Laurent Brusset de rappeler quelques données importantes sur le domaine. Domaine familial depuis 1947, la famille Brusset a toujours travaillé la vigne avec un savoir-faire reconnu tout en recherchant générations après générations à s’adapter aux nouvelles techniques pour améliorer la production. André Brusset (1910-1999) a fondé l’exploitation avant de transmettre sa passion à son fils Daniel et son petit-fils Laurent. C’est dans les vignobles des Côtes-du-Rhône méridionaux à Cairanne que se localise le domaine Brusset avec 70 hectares composés des appellations suivantes: Gigondas, Cairanne, Rasteau, Côtes-du-Rhône et Ventoux. La production de vin blanc représente 10% du total, les vins rouges et rosés 90%. Les Côtes du Rhône rouge Laurent B. 2020 (Cépages Grenache, Syrah, prix de vente en ligne : 8,50 euros) ont fait patienter les convives avec son goût rond, élégant et souple. Puis sont arrivés les nems au poulet accompagnés d’une cuvée Cairanne rouge Veilles vignes 2020 (Cépages Grenache et Syrah, prix de vente TTC en ligne: 15,00 euros) à la couleur très soutenue rubis, structuré et long en bouche. Les plats étaient divins et se mariaient parfaitement avec le vin.
Un repas aux accords parfaits
Des succulents raviolis à l’oie fumée sont arrivés, accompagnés du Rasteau rouge La Bastide 2020 (cépages Grenache, Mourvèdre, prix de vente TTC en ligne: 16,00 euros). La couleur grenat très soutenue du vin accompagne un nez très complexe de petits fruits noirs avec des notes d’épice. Des nouvelles discussions permettaient d’en savoir un peu plus sur la généalogie du domaine et les travaux des générations successives pour passer d’un petit domaine de 6 hectares à un domaine respectable de 70 hectares aujourd’hui. Puis est arrivé un canard au satay absolument divin, accompagné d’un Gigondas Les Hauts de Montmirail 2020 (cépages Grenache, Mourvèdre, Syrah, prix de vente TTC en ligne: 28,00 euros). Le vin se distingue par une robe sombre pourpre soutenue et son nez riche fruité et épicé, ainsi que par son goût très rond et puissant avec une bonne longueur. Le plat a été terminé par absolument tous les convives, preuve de sa très grande qualité gastronomique. Les desserts ont été accompagnés du Gigondas rouge Les Secrets de Montmirail 2020 (Cépages Grenache et Syrah, prix de vente TTC en ligne: 41 euros) pour clôturer un diner absolument parfait. Le vin a un gout puissant et ample avec une longueur persistante soulignée par une note suave.
C’est peu dire que le moment de dégustation a été somptueux en compagnie de Laurent Brusset et Robert Vifian. Le restaurant Tan Dinh a démontré l’excellence de sa cuisine vietnamienne déjà connue de ses très nombreux habitués. La dégustation des vins a quant à elle démontré la qualité des cuvées avec des accompagnements parfaits. De quoi donner envie de revenir au restaurant Tan Dinh et d’aller découvrir le Domaine Brusset pour découvrir d’autres cuvées, toujours avec modération.
Le Cellier des Princes propose un nouveau rosé constitué de 70% de Grenache, 15% de Syrah et 15% de Cinsault. A l’œil, le vin arbore une belle robe brillante et se révèle très aromatique avec des notes de fleurs, d’agrumes et de petits fruits rouges, fraises et framboises. En bouche le vin se distingue par sa grande fraîcheur. Le vin doit être servi entre 10 et 12°C. Il peut être servi en apéritif, avec des salades de légumes, des grillades, des pizzas ou des poissons. Proposé à 4,95 euros, le vin est disponible au caveau et sur la boutique en ligne https://boutique.cellierdesprinces.com/. Ce rosé est à découvrir pour déguster une belle nouveauté qui va exceller pour l’avenir qui pointe son nez.
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Basé à Courthézon depuis 1925, le Cellier des Princes est l’unique cave coopérative productrice de Châteauneuf-du-Pape et l’un des principaux producteurs de l’appellation. À l’image des Princes d’Orange du XIIème siècle, nos 189 vignerons sont des partenaires fidèles, rigoureux et fervents défenseurs de la tradition. Tout au long de l’année ils sont épaulés par notre équipe agronomique pour la réalisation de nos cuvées signées Cellier des Princes. Nous travaillons sur la sélection des meilleurs terroirs pour garantir des vins d’excellence. Les Vignerons du Cellier des Princes continuent de défendre et d’illustrer les valeurs de rigueur et de loyauté qui étaient celles des Princes d’Orange. Transmis de génération en génération, l’héritage des vignes est un bien précieux pour nos vignerons. Amoureux de leur vignoble et passionnés, nos vignerons travaillent leurs vignes de façon optimale, fournissant des raisins exceptionnels. Cette matière première contribue à la qualité de tous les vins du Cellier des Princes. Notre équipe d’agronomistes suit nos 189 Vignerons toute l’année. Grâce à notre processus de sélection très stricte, seuls les meilleurs raisins sont utilisés afin d’optimiser la qualité de l’entrée de gamme jusqu’au haut de gamme.
L’école dans les bois, une pédagogie pour les jeunes enfants (Editions Massot)
Caroline Guy nous livre à la fois ses expériences et sa pédagogie pour instruire les enfants autrement avec son livre : L’école dans les bois. Elle part du principe que tout humain a besoin de la nature pour s’épanouir. Et encore davantage les enfants. C’est une des pionnières en France. Elle s’est largement inspirée de ce qui se passe dans d’autres pays, comme la Nouvelle Zélande, l’Angleterre, ou la Suisse, par exemple.
Tout le monde sait que l’école n’est pas adaptée aux enfants et encore moins aux jeunes enfants. Si on immerge l’enfant en pleine nature, il se développera avec harmonie et en sécurité. L’enfant a besoin de manipuler, de bouger, de sentir. Ce sont des besoins fondamentaux.
L’école dans les bois est un livre-conseil qui peut aider les parents mais aussi des enseignants, pour développer une autre pédagogie, plus adaptée aux besoins de l’enfant, plus respectueuse de chacun. Où l’enfant est au cœur de la Nature.
L’auteur propose des pistes intéressantes et de nombreuses activités à mettre en place. Surtout pour les petits jusqu’à 7 ans. Comme par exemple : aller au marché avec nos enfants, pour découvrir les fruits et les légumes de saison ! Déjà ça, c’est beaucoup ! Aller à l’école à pied. Planter des graines. Et surveiller la pousse… Que de petits gestes faciles à mettre en place qui va permettre aux tout-petits de prendre conscience de la magie de la Nature.
Laissez l’enfant vivre ses sensations, jouer avec la terre, sauter dans les flaques, et observer les escargots se déplacer sous la pluie… Il faut déjà changer la mentalité des adultes pour les faire entrer pleinement dans le monde de la Nature. Rien n’est sale dans la Nature.
L’école dans les bois est un très bon guide pour nous aider à mettre nos enfants sur la bonne voie, celle de leur épanouissement naturel ! Il sort aujourd’hui !
The Normal Heart ou le combat choc de Larry Kramer de retour sur scène : captivant
« The Normal Heart », dont l’action se déroule entre 1981 et 1984, est la pièce éponyme sur le sida et la lutte contre l’épidémie. Fondateur d’ACT UP aux États-Unis, grand auteur et scénariste prolifique, Larry Kramer (décédé en 2020) a écrit cette pièce vibrante en pensant à tous ses amis qu’il a perdus, qu’il n’a pas pu sauver et qui ont partagé sa croisade.
L’adaptation de la pièce par Virginie de Clausade est une première en France. Son récit, haletant du début jusqu’à la fin, est un manifeste, une épopée, un cri de révolte. Larry Kramer y raconte son combat contre l’hypocrisie d’une nation quand le pouvoir politique refusait de voir les ravages du SIDA. Une transposition théâtrale aussi réussie que passionnante.
Il fut un dramaturge, auteur engagé, activiste militant, aux méthodes déterminées parfois jugées extrêmes, pour essayer d’attirer l’attention sur l’urgence du combat à mener, de la prise en charge et de la prévention des malades du sida.
Le combat de la colère
Face au déni et à l’indifférence, Ned Weeks joué par Dimitri Storoge (inspiré de la personnalité de Larry Kramer) prend la tête d’un comité d’alerte et tente, avec le soutien du docteur Emma Brookner (Déborah Grall), de convaincre de la gravité de la situation la population et des autorités sourdes et méprisantes.
Ce comité a pour vocation de s’occuper des malades, d’informer les médecins. Petit à petit, divers courants s’affrontent quant à la façon d’éveiller les consciences. Larry Kramer fait partie de ceux qui croient à la vertu de la dénonciation et du bruit.
Son indignation, sa colère et son mauvais caractère sont alors au service d’un activisme sans concession, qui dénonce l’inaction des autorités et provoque des controverses médiatiques.
On suit donc la bataille éprouvante et pleine de contradictions, de quelques militants pour faire prendre conscience de la tragédie du sida (pas encore nommé), même si tout le monde ferme les yeux sur une maladie qui dans un premier temps s’avéra très discriminante. Car comment attirer l’attention quand personne ne semble vouloir voir, ni entendre ce qui se passe. Une question qui divise au sein même du comité d’action. En effet, Ned est pour l’attaque frontale, les autres soutiennent plutôt la vision plus mesurée de Bruce (Andy Gillet), élu président.
Vaut-il mieux la violence de la révolte et du désespoir qui pousse parfois à des provocations contre-productives à la lutte ou la diplomatie et la patience, visant à gagner une reconnaissance capable de repousser la mort sociale qui résonnait avec le sida à l’époque ? Continuer une libération sexuelle sans restriction au risque d’ignorer les ravages de l’épidémie ?
On assiste aussi à des divisions violentes au sein de la communauté, entre les membres qui sont prêts à revendiquer leur orientation sexuelle et ceux qui préfèrent protéger leur vie privée.
Une colère à multiples facettes se fait jour : contre une maladie qui décimait alors à vue d’œil les membres d’une communauté en pleine libération sexuelle et à peine sortie de la honte sociale et morale, contre l’impuissance aussi du corps médical à faire autre chose que diagnostiquer et ostraciser les malades, contre l’indifférence et le mépris des pouvoirs publics, enfin contre l’inertie plus globale à faire bouger les lignes face à un mal plus mortel encore que la mise au ban d’une communauté par l’Amérique bien pensante.
Cette dimension de crieur dans le désert incarné par le personnage de Ned qui avait raison avant tout le monde, son obstination à la fois mal comprise par les siens et craint outre mesure par l’establishment, est très instructive et révélatrice à l’aune de la survenance d’une épidémie mondiale que nous avons connue dont des échos dans la gestion chaotique d’une crise sanitaire, sont alors perceptibles.
Il en est de même pour cette spécialiste du sida (Déborah Grall) qui s’avère être la seule personne à prendre en compte l’ampleur et la gravité de la situation en demandant des financements et dont la lucidité aussi clinique qu’implacable, lui vaut d’être frontale, revêche, coléreuse, elle aussi face à l’impuissance et à l’immobilisme des décideurs publics.
Le tout séquencé à travers une feuilleton théâtral fluide et rythmé qui mêle de nombreux registres allant de l’engagement au militantisme, du tragique à l’intime, du politique au fatalisme. Où à l’abri d’un décor sobre et astucieux, d’un jeu de lumière, on passe d’un lieu, d’une situation à l’autre, alliant la mise en abyme du groupe et/ou des personnages dont le couple Ned Weeks / Felix Turner (Jules Pélissier), à la dimension activiste du propos.
Les comédiens tous parfaits sont emmenés par l’excellent Dimitri Storoge dont l’incarnation puissante dans le rôle de Ned Weeks, impressionne.
Dates : à partir du 20 janvier 2022 – Lieu : Théâtre de la Bruyère (Paris) Adaptation et mise en scène : Virginie de Clausade