Le groupe de rock Molly Pepper se compose de 3 membres à l’origine de l’écriture, de la composition, de l’enregistrement et de la production des titres du EP. Un mélange de guitares, de beats hip-hop et de synthés barrés accompagne une voix féminine envoutante pour une musique punk et puissante qui rappelle autant Blondie que The Kills.
Un concept musical sans concessions
Les 3 membres de Molly Pepper se nomment Jean Bocheux, François Pavan et Sandrine Quétier. Rejoints en live par le musicien Guilhem Hatt et guidés par l’ingénieur du son Jean Barret, Molly Pepper a longuement travaillé en studio pendant l’année 2020 pour créer un son garage brut et abrasif. Influencés par des artistes rock aussi reconnus que les Ramones, Blondie, David Bowie et Iggy Pop, Molly Pepper y mélange des sonorités électroniques évoquant les ainés Daft Punk, Suicide et Kraftwerk pour des compositions qui n’acceptent aucune limite. Les 4 premiers morceaux du premier EP nommé EP1 sont la porte ouverte à un univers musical pétaradant. Le premier clip de This is dévoilé fin 2021 annonçait la couleur avec un clip évoquant ouvertement la Warhol TV du génial créateur new-yorkais qui réalisait des programmes expérimentaux et des films diffusés sur le câble, à New York. Le clip explore un univers en réalité virtuelle conçu entièrement grâce à un Iphone pour faire justement le lien entre la réalité et le virtuel. Les 3 membres apparaissent par fragments dans un monde en 3D. A la fois animatrice, comédienne et productrice, Sandrine Quétier se laisse aller à une violence vocale sur All the things pour attraper l’auditeur et ne plus le lâcher.
Les 2 autres titres Hi Gene et Song complètent une oeuvre musicale résolument punk qui invoque des glorieux ainés pour une projection dans l’avenir qui ne cherche pas la facilité mais réussit surtout à enivrer l’auditeur dans un tourbillon musical réjouissant.
Visite au Louvre, dans la collection Je suis en CP (Flammarion Jeunesse)
Magdalena invite les petits élèves de CP au Louvre avec son dernier album : Visite au Louvre, dans la collection du Père Castor, Je suis en CP. Quelle belle idée ! Quand on sait que « l’ancien palais des rois, le Louvre, épouse l’histoire de France depuis huit siècles » !
Il est donc important de le faire découvrir aux petits Français !
L’auteure a choisi 8 œuvres et décrit aussi merveilleusement l’architecture du Musée. Les jeunes lecteurs vont admirer la pyramide de verre, les Taureaux de khorsabad, le sarcophage de Tamoutnefret, la Vénus de Milo, le portrait du roi Louis XIV, le Tricheur à l’as, la Dentellière, la Joconde et le Scribe accroupi. Que de merveilles ! Et à lire tout seul !
Visite au Louvre est un très beau petit livre pour les tout jeunes lecteurs ! Très joliment illustré et facile à lire ! Il sort aujourd’hui !
[Comics] Les Seigneurs de la Misère ou le retour du Goon (Delcourt)
Eric Powell fait un petit cadeau à tous les fans du Goon avec un album original et une nouvelle organisation : Les Seigneurs de la Misère qui explore une nouvelle facette de cet univers à part. Un récit qui voit le Goon prendre part à cette organisation pour combattre le mal !
On retrouve avec plaisir le trait si caractéristique de Powell qui nous offre toujours autant de plaisir des yeux. A découvrir en librairie dès maintenant !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Les Seigneurs de la Misère est une organisation mystérieuse qui lutte contre une entité démoniaque vicieuse. Le Goon se trouve mêlé à cette histoire mais parviendra-t-il à s’en sortir ? Un autre récit, LA DIABLA, complète ce dernier. Cette justicière devrait apparaître aux côtés du Goon pendant son exil, et raconter l’aventure du héros avec quelques autres nouveaux personnages facétieux.
Date de parution : le 19 janvier 2022 Auteurs : Eric Powell(scénario et dessin) Genre : fantastique
Certains se souviennent du très bon premier album Travelling Soul sorti en 2017 et chroniqué sur Publik’Art. Le trio est de retour avec les mêmes sonorités folk blues qui ont fait leur succès. Le premier extrait éponyme Dream Boat Jane annonce la couleur avec sa petite guitare folk accompagnée d’une guitare slide et d’une batterie métronomique. Les voix rappellent le sud profond des Etats-Unis, un vrai voyage musical aux racines du blues.
Le blues en majesté
Si le titre est une merveille blues folk, le reste de l’album est du même acabit. Le groupe entretient une tradition folk, blues et même country tout juste modernisée pour éviter les grésillements et les fausses notes, ça fonctionne, le trio est en total accord dans leur ligne musicale de prédilection. C’est délicatement rugueux, bien cadencé, ça sent le Mississipi et les racines irlandaises. Le clip du titre Dream Boat Jane fait un détour psychédélique par l’univers haut en couleur d’Alice au pays des merveilles comme pour souligner l’absurdité de la réalité qui nous entoure et l’envie d’échapper à toutes les contraintes qui nous assaillent constamment. Le bateau de rêve de Jane devient alors un canot de sauvetage pour fuir la futilité des choses matérielles et retrouver le gout des vraies choses. L’album entier louvoie entre plusieurs pôles, poésie et puissance, tradition seventies et rifs acérés des nineties, histoires irlandaises et grands espaces US. Les 3 membres s’en donnent à cœur joie, Gunnar Ellwanger au chant et à la guitare, Jeff Preto à la basse et au chant et David Jarry Lacombe à la batterie et au chant forment le socle d’un groupe qui est toujours resté dans cette configuration depuis ces débuts dans les années 2010. Cette constance dans le blues appelle d’autres artistes comme Alabama Shakes et les Black Keys pour un effet toujours aussi réjouissant sur les oreilles et les méninges. Groupe habitué aux concerts et aux prestations live, Gunwood y fait des merveilles, entrainant immanquablement la foule dans son sillage. L’album a été enregistré aux studios ICP de Bruxelles avec Jean Lamoot (Noir Désir, Alain Bashung, Brigitte Fontaine) à la réalisation.
Gunwood est de retour avec un album qui ravira les fans de blues et de rock. Dream Boat Jane pourrait bien s’imposer plue largement dans une année 2022 qui débute sur les chapeaux de roue.
[Comics] Grendel, Kentucky : polar horrifique en mode métal (Delcourt)
Oneshot de son état, Grendel, Kentucky est une virée en plein coeur d’une ville un peu à part, où il fait bon organiser son trafic de stup. Jusqu’à ce que l’une des figures de la famille en place disparaisse. Et découvrir qui a fait ça ne va pas se faire sans lever le voile sur un terrible secret qui hante les lieux…
Jeff Mccomsey (scénario) et Tommy Lee Edwards (dessin) équipent leur ouvrage à grosses doses de fusils à pompe, de vestes en cuir et de deux roues qui se déplacent en gang pour livre un polar à la sauce horrifique plutôt efficace et rythmé. Un bon moment de divertissement qui surprend par son originalité et ne s’appesantit pas pour tout faire péter. Grendel, Kentucky c’est un peu de la musique métal mais pour les yeux.
Une expérience à tenter mais vous êtes prévenus !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Depuis deux générations, la petite ville rurale de Grendel, située dans le Kentucky, a honoré le marché faustien qui la lie au terrible monstre qui vit dans sa mine : Un sacrifice humain chaque saison en échange d’une prospérité agraire, en ce qui concerne leurs exploitations de weed.
Date de parution : le 9 février 2022 Auteurs : Jeff Mccomsey (scénario), Tommy Lee Edwards (dessin), Giovanna Niro (couleurs) Genre : Polar, fantastique, horreur
A good Man est un film surprenant à plus d’un titre. C’est l’histoire d’un couple qui ne peut pas avoir d’enfant. Mais Aude (Soko) ne peut pas tomber enceinte, Benjamin décide donc de tomber enceinte. Car Benjamin (Noémie Merlant) d’abord femme est devenu homme mais porte encore tous les organes reproducteurs féminins. Le film s’inscrit dans la tendance de l’affirmation de soi par delà les genres, et c’est assez passionnant. Car Noémie Merlant en homme est à peu près méconnaissable, surtout que le film ne recule pas devant les flashbacks pour expliquer la rencontre. Un film passionnant.
Un film total
A good Man est un film qui s’inscrit dans l’air du temps. La question de l’identité intime fait débat depuis plusieurs années et il est maintenant possible d’assumer physiquement son genre intérieur. Comme disait Indochine, un un garçon féminin, une fille au masculin, c’est maintenant possible. Benjamin a fait le choix d’assumer sa masculinité et d’aimer Aude. Mais l’étape de l’enfant recèle bien des pièges, surtout quand Aude rencontre des problèmes pour enfanter. Benjamin fait donc le choix d’assumer sa féminité pour porter le petit être à venir. Cette issue est un vrai choix titanesque, ce qui ne va pas se faire sans problèmes existentiels. Car pour l’état civil, la mère sera Aude, puisque Benjamin attend de devenir proprement homme jusque dans ses papiers d’identité, mais c’est lui qui porte l’enfant. Pas une situation simple, surtout que Benjamin doit aussi s’ouvrir à ses proches, ses amis notamment, pour avouer une histoire qu’il n’a avoué qu’à une famille très compréhensive. Le film peut se voir comme un vrai manifeste LGBT+, mais aussi simplement comme un film étant donné l’intrigue tarabiscotée mais des plus crédibles par les temps actuels.
Etrange que ce film n’ait pas eu plus d’audience, la performance de Noémie Merlant est assez impressionnante et donne une ampleur éblouissante à ce film à découvrir dès le 15 février en DVD.
Synopsis: Aude et Benjamin s’aiment et vivent ensemble depuis 6 ans. Aude souffre de ne pas pouvoir avoir d’enfant alors Benjamin décide que c’est lui qui le portera.
La chanteuse Emily Pello nous ravit avec son 4e album Time Space Love., un disque pour marquer le grand retour d’une artiste apparue notamment en première partie de Liza Minelli à l’Olympia et d’Amy Winehouse à Londres. Sa tournée actuelle passer dans toute la France, le bon moment pour découvrir un album qui s’écoute tout seul ou presque.
Une chanteuse aux multiples talents
La voix d’Emily Pello égrène délicatement des paroles à la mélancolie douce sur Time Space Love. L’album est d’une belle douceur et s’inspire visiblement des grandes musiques américaines des années 70, du groove des années 90 et des musiques de film. La chanteuse captive facilement l’attention de la foule avec ses belles mélodies poussées par des musiciens experts. La release party de l’album a eu lieu le 20 janvier 2022 sur la scène du Jazz Club Etoile à Paris où l’artiste a pu présenter son nouveau disque à la belle poésie onirique porté par une voix douce qui fait des merveilles dans le registre folk et jazz. Le single éponyme est un véritable hommage de la chanteuse à son enfant intérieur, celui qui ne prend pas de rides et continue à vivre en lien avec la philosophie de la chanteuse. L’album regorge de chansons aux accents pop, folk et jazz qui rappellent Norah Jones avec des claviers qui créent une atmosphère très douce, presque en apesanteur avec des sonorités vintage du plus bel effet. La voix est douce et enveloppante, de quoi se laisser aller à une écoute légère et profonde à la fois. Les thématiques des morceaux tournent autour du temps qui passe et de la peur de la mort, en mélangeant textes en français et en anglais, les deux langues maternelles d’Emily Pello. Artiste aux multiples cultures, elle a vécu aux Etats-Unis, en Angleterre, au Niger, au Mexique et au Japon.
L’album Time Space Love est une belle surprise à savourer avec la voix gracieuse d’Emily Pello. 2022 commence bien, cet album le confirme!
Alors que la Saint-Valentin approche à grands pas, les Orfèvres du vin, grands habitués de la page, proposent une cuvée Saint-Amour 2018 parfaite pour un repas entre amoureux. Ce Domaine des Creuzes se veut un Beaujolais de prestige porté par ses beaux reflets pourpres et ses tanins puissants. De quoi se laisser aller à la dégustation, mais toujours ave modération!
Un Beaujolais à ne pas manquer
Le pitch est fascinant, aimer, boire et trinquer, un beau slogan pour la Saint-Valentin. Les Orfèvres du Vin dévoilent un vin parfait avec leur Saint-Amour 2018, Domaine des Creuzes. Le vin est frais et expressif et se veut un véritable antidote à la crise sanitaire actuelle. Ce vin de prestige est prêt à vous déclarer sa flamme et à vous charmer avec sa robe rouge rubis aux reflets pourpres. En bouche, des arômes de fruits rouges explosent sous la langue avant un final en apothéose sur une touche boisée. Le vin ravira les adeptes de tanins puissants. Le vin se marie idéalement avec un lapin à la moutarde, un faux filet ou une part de morbier pour un accord mets/vin des plus exquis. Le vin est le fruit du travail des viticulteurs passionnés comme le Maître de Chais Michaël Da Fré et la Caviste Amélie Thomas. Pour un prix public, départ cave de 8,60 euros, c’est une très belle découverte.
Publireportage: Spécialistes des vins du Mâconnais et du Beaujolais, Les Orfèvres du Vin, anciennement dénommées “Cave de Charnay-lès-Mâcon” et créée en 1929, regroupent 70 sociétaires et produisent 9.000 hl sur une surface de 140 hectares. Ils viennent d’inaugurer leur nouveau caveau où se mélangent pierres et bois, soulignant ainsi la pertinence de leur signature «Les Orfèvres du Vin» et la recherche constante de l’excellence. La Cave de Charnay a su donner ses lettres de noblesse aux blancs, mais aussi aux rosés, aux rouges et aux vins effervescents de la région. Cette cave se veut comme un grand domaine, élevant de plus en plus de cuvées parcellaires et en respectant ainsi l’authenticité du travail de chaque vigneron. Les Orfèvres du Vin se distinguent régulièrement au concours des Chardonnay du Monde, aux salons de Paris et Mâcon et multiplient médailles d’Or, d’Argent et de Bronze pour ses différents fleurons : Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Viré-Clessé, Mâcon Charnay, Saint-Amour, Crémant de Bourgogne,… Autant de belles récompenses pour ces professionnels qui, au cœur du Mâconnais et du Val Lamartinien, font rimer authenticité et qualité.
Le handicap au fond du cartable, le témoignage d’Armelle Brière-Savard (Editions du Cerf)
Armelle Brière-Savard est médecin dans un centre scolaire. Elle nous livre son témoignage dans son livre : Le handicap au fond du cartable. Pas pour se mettre en avant mais en hommage à tous ses patients qui sont, pour elle, des héros. Des héros au quotidien.
Armelle a un poste très particulier : elle a choisi d’exercer dans un établissement scolaire, un peu particulier : la plupart des élèves souffre d’un handicap moteur. Mais il y a aussi des élèves valides qui partagent le quotidien des enfants handicapés, en les aidant au maximum.
A leur manière, ce sont aussi des héros… silencieux.
« Âgés de 6 à 22 ans environ, ils sont paralysés, estropiés, déformés, déséquilibrés (au sens physique et non psychiatrique), rescapés d’accident ou de traitements. » p.54
Armelle nous livre des témoignages bouleversants. Des enfants souffrant de très lourds handicaps, se retrouvant de plus en plus immobilisés et pris dans un carcan qu’ils doivent accepter… Leur chemin est semé d’épines, de souffrances aussi bien physiques que psychologiques.
Comment font donc ces enfants, ces adolescents pour supporter leur vie, cloués sur un fauteuil ? Où trouvent-ils la force d’avance et de combattre ? Et même leur joie de vivre ?
Le handicap au fond du cartable est un livre bouleversant. Non seulement il dévoile un monde qui est souvent caché, mais il montre aussi la force de toutes ces personnes : celles qui aident, qui entourent, et qui sont indispensables, au quotidien à toutes ces personnes qui n’ont plus toutes leurs capacités physiques. Avec un réel sentiment d’impuissance.
Armelle Brière-Savard est très pudique, très empathique et ne se met jamais en avant, bien au contraire : « Désormais, je soigne sans chercher à guérir. Je soigne pour aider à vivre. » p.69
Nous sommes souvent insatisfaits de notre vie. Nous avons tendance à nous plaindre facilement, pour tel ou tel « bobo ». En lisant ce livre, qui est un hymne à la vie, nous mesurons la chance que nous avons d’être en bonne santé !
Le handicap au fond du cartableest une ouverture sur un monde que nous cherchons à fuir, de façon plus ou moins consciente, alors que c’est un monde merveilleux ! Où chaque protagoniste a une place de héros. Bien malgré lui. Voilà un livre à lire absolument !
Comme tous les ans, la Saint-Valentin est l’occasion de découvrir des cuvées réjouissantes, parfaites pour une soirée en amoureux mais pas que. Suivez le guide et laissez vous guider dans 6 dégustations variées et extrêmement satisfaisantes avec des vins de toute la France.
Le vin est un assemblage des cépages Grenache, Syrah, Carignan et Mourvèdre. A l’œil, la robe est rubis avec une note fuchsia, dense. Le nez est intense et expressif avec des tonalités de fruits rouges, de prune, de vanille-réglisse-fève de cacao et d’herbes aromatiques thym-laurier-romarin. La bouche est ample et fondue, ronde, gourmande et fraîche, fruitée framboise, harmonieuse et longue. Pour déguster ce vin, les harmonies mets-vin recommandées sont des samossas à la viande, des rillettes de canard, du canard laqué, de la daube, du chevreuil rôti, du gouda vieux et du parmesan. Le vin est disponible en vente directe, en CHR et chez les cavistes avec un prix TTC départ cave de 8,50 euros, un prix parfait pour un vin rouge séduisant.
Le Plaisir des Anges 2020, Savoie Aligoté du Domaine des Anges se compose de 100% d’Aligoté. Sa robe or est pâle, le nez est intense fleurs blanches et agrumes. La bouche est fraîche et ample, fruitée abricot jusque dans la longueur. Le vin s’accommode parfaitement des plats comme des fruits de mer, du poisson grillé, du dessert aux fruits jaunes et des sorbets. Le vin est distribué en vente directe, en CHR, chez les cavistes et en ligne avec un prix indicatif TTC départ cave de 6,70 euros, un vin sympathique pour les réuunions en couple ou entre amis.
Pakhus 2020, Vin de France – Domaine Philippe et Sylvain Ravier
Se vin se compose de cépage Roussanne. Sa robe est intense avec une teinte dorée et des reflets verts et nacres. Le nez est mûr, floral rose, cardamome et racine d’iris, fruité abricot, agrumes et gingembre confits, épicé cardamome, minéral. La bouche est ronde et gourmande, minérale jusque dans la longue persistance. Le vin se déguste en apéritif ou avec des plats exotiques. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, son prix TTC départ cave est de 13,50 euros pour une belle expérience vinivole.
Le vin Altessima 2018, Roussette se compose de cépage Altesse. A l’œil, sa robe argentée est lumineuse. Le nez est intense et fin, fruité coing-pêche, épicé poivre blanc-cannelle avec une touche estragon. La bouche est harmonieuse, citronnée, minérale, saline en finale. Le vin se marie idéalement avec des huîtres plates, de la terrine de poisson, du poulet au citron, de la cuisine thaï, de la nage de poisson au lait de coco. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, le vin est proposé au prix indicatif TTC départ cave de 16,00 euros pour une superbe expérience.
Comme pour beaucoup de vins du Domaine Franck Chavy, le Paradis 2020, Régnié se compose de Gamay. La bouche est puissante, fondue, fruits noirs, épices, tanins veloutés jusque dans la longue persistance. Son nez est complexe et gourmand, mûr, fruité fraise, finement épicé cannelle-poivre. Les harmonies mets-vin idéales sont une planche de fromages et de charcuterie en apéritif, de la viande grillée au barbecue et de la volaille rôtie. Le vin est distribué en vente directe caveau, en ligne et en CHR au prix TTC en ligne de 9,80 euros, une vraie réussite.
Eau Bénite de Cave, Premières Côtes de Bordeaux blanc moelleux – Joseph Janoueix
Eau Bénite de Cave, Premières Côtes de Bordeaux blanc moelleux de Joseph Janoueix est composé de cépage Sémillon. La robe est d’apparence or profond. Le nez est élégant et intense, suave et frais, fruits confits. La bouche est ample, gourmande et fruitée jusque dans la jolie longueur. Le vin peut être idéalement servi en apéritif avec des toasts au roquefort, au foie gras poêlé au raisin et avec du poulet à la crème, du chèvre frais au miel ou un sorbet poire-melon. Distribué en vente directe, en CHR, et chez les cavistes, le vin est proposé au prix TTC départ cave de 10,40 euros pour un joli moment de douceur.
Dans ce propos existentialiste, un homme et deux femmes vont se découvrir tels qu’ils sont perçus par les autres dans un jeu de miroirs sombrement lumineux. Bienvenue en enfer !
« Huis clos » est une pièce en un seul acte, représentée pour la première fois en 1944, un an après la première des « Mouches ». La pièce reprend certains éléments tragiques puisque l’intrigue est dominée par la notion de fatalité et de damnation. De plus, la pièce met en scène un trio dans lequel une personne est déjà de trop. En effet, les tragédies reposent souvent sur des relations triangulaires problématiques. Les personnages sont amenés à se dépouiller de toutes les convenances sociales et à construire des relations authentiques. Chacun devient le juge et le bourreau de l’autre. Comme dans « Les Mouches », la pièce interroge la notion de remords et de culpabilité.
Cette pièce s’inscrit dans la philosophie existentialiste de Sartre, selon laquelle l’être humain est fondamentalement libre et forge sa vie par ses actions. Il n’existe aucune autorité supérieure, aucune référence divine ou transcendante, l’Homme est seul. Cela explique sans doute pourquoi les personnages se retrouvent dans un enfer quotidien, banal, où ils sont livrés à eux-mêmes et aux deux autres.
Ce texte, satire féroce de la condition humaine, et que Sartre voyait comme éminemment drôle, empreinte les codes du vaudeville pour mettre en scène une mécanique à la théâtralité implacable et dont s’empare avec brio la mise en scène de Jean-Louis Benoit.
Regroupé dans un salon contemporain, qui réactualise à l’envi le décor second Empire, avec trois imposants canapés en cuir ainsi qu’en arrière plan une porte surdimensionnée qui ne se rouvrira pas, accentuant l’enfermement des protagonistes propice à la confession, le trio va vite révéler ses bassesses et autres lâchetés entre amis, galerie des glaces et des grimaces de l’âme humaine. Le genre de soirée où les masques ont tendance à vite tomber. Et Inès de conclure : « Pour qui jouez-vous la comédie ? Nous sommes entre nous ».
Le pitch est connu : trois personnages, deux femmes et un homme, très différents dans la vie, se retrouvent donc en enfer, dans une même pièce, après leur mort, pour l’éternité. Que leur reste-t-il puisqu’ils n’ont plus la mort pour se délibérer des autres ? Et qui vont se livrer à un jeu infernal de condamnations et d’humiliation, d’alliances et de trahisons. Le thème, pour être noir, n’en produit pas moins des effets souvent comiques, où Sartre nous parle souvent plus de la vie, dans ses contradictions, que de la mort.
Trois personnages si différents les uns des autres ?
Garcin est l’archétype du « lâche » sartrien : un pacifiste qui a préféré fuir face à la guerre au lieu de rester et d’affirmer ses convictions qu’il avait choisies librement. De plus, dans la mort, il tente de faire passer sa « lâcheté » pour un acte héroïque. Estelle, quant à elle, ne cesse de se réfugier dans l’imaginaire et n’assume pas la responsabilité de ses actes (son mariage de raison, son adultère, le meurtre de son enfant). Seule Inès est « authentique » pour l’auteur, à savoir qu’elle assume entièrement ses actes et son passé.
Mise à nu
Des personnages qui vont donc passer leur temps à se harceler et à se dresser les uns contre les autres. Chacun optant pour le mensonge, l’illusion de ce qu’ils ne sont pas, la négation de leur être réel. Tous font mine d’être en enfer par erreur, ou du moins de ne pas comprendre ce qui a pu les y conduire supposant qu’il s’agit probablement d’une erreur administrative quant à leur dossier respectif. C’est compter sans la ténacité que chacun va mettre afin d’arracher le masque d’impavidité de son colistier et lui faire avouer ses crimes terrestres, sa trahison en acte des valeurs dont tour-à-tour ils se revendiquent et qui ne s’avèrent être que de pathétiques trompe-l’œil.
A la fin, nus de vérité les uns devant les autres, ils prennent conscience du dispositif dans lequel ils sont et qui s’est retourné contre eux : « l’enfer c’est les autres » car la vie se perçoit à travers le regard des autres.
Il y a quelque chose de salvateur à se replonger aujourd’hui dans les propositions existentialistes de Sartre. Courant longtemps dominant des années soixante jusqu’à la fin des années 80, la pensée existentialiste a pourtant entièrement disparue de l’actualité ainsi que les œuvres de leurs auteurs. Pourtant, comme le dit Sartre, « l’existentialisme est un humanisme » et l’humanisme est ce qui manque dans une société de plus en plus perçue comme inhumaine.
L’individu est habité par un désir d’être nous dit Sartre et c’est un piège dans la mesure où il ne peut pas être satisfait, notamment dans la relation du sujet aux autres car nous attendons d’autrui ce qu’il ne peut pas nous donner.
C’est d’ailleurs le postulat de toute la pièce qui repose sur le fait que chaque personnage attend de l’autre qu’il le sauve. Nous attendons que l’autre nous regarde, nous contemple, nous aimerions s’approprier ce regard, mais le salut n’est pas possible. Ces personnages pourraient sortir de l’enfer en renonçant à se sauver. Mais ils s’y refusent et ils restent condamnés à être les bourreaux les uns des autres.
La mise en scène de Jean-Louis Benoit est d’une construction sans faille : subtile, rythmée et distanciée, elle offre un astucieux terrain de jeu aux comédiens où l’ironie et l’humour noir, parfaitement dosés, accompagnent de concert la profondeur du texte.
Forts d’un jeu enlevé et percutant, les comédiens sont aux anges où chacun se complait à devenir le bourreau de l’autre. Maxime d’Aboville (en alternance avec Guillaume Marquet) campe avec une malice réjouissante ce Garcin imbu de lui même, tandis que MarianneBasler excelle en lesbienne sulfureuse, qui traque avec une voracité non dissimulée, la mauvaise foi de ses deux comparses. Quant à Mathilde Charbonneaux, elle est parfaite en mondaine hystérique et dédaigneuse à souhait. Bravo !
Dates : à partir du 2 février 2022 – Lieu : Théâtre de l’Atelier (Paris) Metteur en scène : Jean-Louis Benoit
L’attente est évidemment grande et l’ambiance générale qui est ici mise en avant est légèrement différente du précédent opus. L’histoire nous plonge dans les années 80 où une jeune fille qui cherchait à devenir actrice a disparu dans un contexte un peu étrange. Surtout quand on apprend que la quasi totalité de son entourage d’alors a perdu la vie dans des circonstances pas toujours joyeuses…
Moins en rythme que ce qu’on a l’habitude de lire des auteurs, L’Envoyé du Diable explore une intrigue plus glauque et dérangeante. Un récit qui change mais qui séduit un peu moins malgré sa grande qualité. Mention spéciale aux choix narratifs toujours très efficaces. Le lecteur entre vraiment dans la peau d’Ethan Reckless, sans aucune difficulté.
L’exercice est donc une fois encore très bien réalisé même si l’histoire en elle-même n’est pas notre préférée.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Ethan Reckless est de retour. On est en 1985 et tout va bien pour lui… Jusqu’à ce qu’une femme disparue dérange l’équilibre de sa vie. Il sera amené à traîner dans les bas fonds d’Hollywood pour s’en sortir !
Date de parution : le 16 janvier 2022 Auteurs : Ed Brubaker (scénario), Sean Phillips (dessin), Jacob Phillips (couleurs) Genre : Polar
[BD] La Dernière Ombre tome 2 : fin d’un diptyque d’une grande maitrise (Vents d’Ouest)
C’est dans un manoir isolé au coeur de la forêt envahie par les neiges hivernales que des soldats viennent trouver refuge pour fuir l’ennemi. Mais dans ce second album, une mutinerie se prépare. Les vivres commencent à manquer et tout le monde ne pourra en réchapper. Certains voudraient sacrifier les blessés… et cela ne peut se faire sans rompre l’ordre établi.
Tandis que la Baronne et les enfants cachés cherchent à tout prix à préserver la paix, la tension règne seule en maitre sur les lieux et promet un dénouement tragique….
La Dernière Ombre est un diptyque d’une grande maitrise grâce à un récit fleuve qui ne laisse rien au hasard et exploite avec brio une pléiade de personnages. L’autre atout incontestable est évidemment un dessin éblouissant de beauté et de finesse. Un grand bravo à Denis-Pierre Filippi et Gaspard Yvan qui nous offrent un très bon moment de lecture.
Le lieutenant est mort, le sort des blessés est incertain et les réserves de la Baronne s’amenuisent. Il faudrait partir, mais dehors, une tempête empêche le départ. Tout le monde ne pourra pas sortir vivant de ce bourbier et certains chuchotent déjà qu’il faudrait abandonner les éclopés… À l’abri des murmures mutins, les enfants cachés dans les murs du manoir continuent de fuir leur quotidien en se contant des histoires. La dernière ombre les observe, elle les protège et, finira même par dévoiler ses secrets à la douce Natalia… Pourtant, si l’imaginaire permet de s’évader, l’échappée n’est que temporaire. Bientôt les conséquences de la peur, de la guerre et de la famine rattraperont toutes ces âmes que le hasard a rassemblé. Quand ces éléments sont convoqués, une seule chose sait les contenter : le sang. Fin tragique d’un diptyque inspiré par l’univers du Labyrinthe de Pan, La Dernière Ombre décrit les tourments de la guerre dans un paysage russe hivernal. Un récit bouleversant sublimé par la justesse d’un graphisme virtuose.
Date de parution : le 09 février 2022 Auteurs : Denis-Pierre Filippi (Scénario), Gaspard Yvan (Dessin) Genre : BD western
Mon coffret livre et jeux : Les Animaux (Editions Usborne)
Les Editions Usborne nous propose un super coffret avec un livre et deux jeux possibles sur le thème : Les Animaux.
Le coffret est composé d’un livre, de 4 planches et de 36 cartes illustrées sur le thème des animaux. Le jeune enfant va alors découvrir le nom et les dessins des animaux. 36 animaux des plus connus au moins connus, comme le macareux ou encore le pygargue à tête blanche.
Le livre va dévoiler des faits très précis sur chaque animal : par exemple, savez-vous que « l’écureuil peut faire des sauts de dix fois sa taille en utilisant sa queue comme parachute pour atterrir en toute sécurité » ? Des détails croustillants et intelligents !
L’enfant va pouvoir manipuler les cartes de façon à retrouver l’animal du livre. Mais il aura aussi la chance de jouer à deux jeux : – Le jeu de mémoire : les cartes sont sur la table face cachée. L’enfant retourne une carte et doit la placer sur sa planche si l’animal est sur sa planche. Sinon, il la remet au même endroit. – Le jeu du loto : le premier qui remplit sa planche a gagné !
Mon coffret livre et jeux : Les Animaux, est un coffret qui va enchanter petits et grands. Une très jolie façon d’apprendre et de faire travailler sa mémoire ! A proposer aux petits dès deux ans !
Oz Clarke et Isabelle Bachelard ont présenté cette nouvelle cession webinar de présentation des vins de New York State of Wine. 3 producteurs de vins de la région étaient présents pour se confronter avec quelques exemples célèbres issus d’autres pays grands producteurs de Cabernet Franc comme l’Argentine avec Zuccardi, la France avec Couly-Dutheil et l’Afrique du Sud avec Journey’s End. La comparaison était fastueuse avec un large panel d’acidités, de tanins et d’âmes de fruits rouges.
Une belle dégustation avec une présentation complète
Les 3 représentants américains des Cabernets Franc de l’état de New York présents étaient Christopher Bates d’Element Winery, Lilia Perez de RGNY et Josh Wig de Lamoreaux LandingCrafted, rappelant ainsi que cet état compte bon nombre de producteurs passionnés aux personnalités multiples proposant un large choix de vins de qualité. Les 3 vins étrangers soulignent le savoir de pays à la longue expérience viticole. Le Zuccardi, Valle de Uco présente une belle couleur rouge rubis avec des tanins puissants, un fier représentant du savoir faire argentin. Le Couly-Dutheil Clos de l’Echo– AOC Chinon est bien connu de ces pages avec un vin qui accompagne parfaitement de la viande rouge, du boeuf, de l’agneau et des fromages cuits. Le Journey’s end 2019 sud-africain se distingue par ses arômes de cerise et son nez à la saveur cannelle, le vin peut se voir à partir de maintenant jusqu’en 2029. 3 bons exemples de cabernet franc à comparer avec les productions américaines. L’Element Cabernet Franc 2014 est un digne représentant des vins des Finger Lakes au côté des Riesling. Le vin montre que le cabernet franc est bien le vin rouge emblématique de la région avec son fruit noir, ses arômes d’herbes et de feuilles et son bel équilibre. La touche finale est longue, équilibrée et élégante. Le Lamoreaux landingCabernet Franc 2020 est un reflet parfait du climat si particulier des Finger Lakes avec sa fraicheur si particulière. L’équilibre du vin est impressionnant pour accompagner des vins et des fromages. Le RGNY Cabernet Franc 2019 est produit par un viticulteur récent, la famille Rivero González. Le vin est la première production de la famille mexicaine aux Etats-Unis, ce qui augure du meilleur pour l’avenir.
Les vins rouges composés de Cabernet Franc sont de belles surprises venues des Etats-Unis et plus particulièrement de la région des Finger Lakes dans l’état de New York. De quoi donner envie d’en déguster d’autres à l’avenir pour continuer à apprécier leur qualité.
Le jour où mon père n’a plus eu le dernier mot (Editions F.Deville)
Marc Meganck écrit un livre coup de poing : Le jour où mon père n’a plus eu le dernier mot. Un roman foudroyant !
C’est l’histoire d’un homme, William, 42 ans, archéologue et écrivain. Ce livre est écrit à la première personne et c’est William qui l’écrit. William n’est plus avec Anaïs. Depuis peu. Et cela le tourmente, le fait souffrir, profondément. Il ne peut guère en parler avec sa famille. Ses parents, il les appelle par leur prénom. Claudine, sa mère, est morte il y a un an. Et son père, Kasper, a de drôles de rapports avec William. Il faut dire que le frère de William, Didier, lui, remporte tous les suffrages. Et William et Didier ne se sont jamais entendus.
Pire, William non seulement ne se sent pas aimé par sa famille, mais il pourrait même facilement se demander si c’est vraiment sa famille. D’ailleurs son frère lui a carrément dit un jour… Son père le surnomme « le blanc-bec ». Pas aimé et à la limite de la maltraitance… On peut même dire maltraité. Un manque cruel d’amour et de tendresse au sein de sa propre famille. Heureusement William a un très bon ami, quand il est enfant. Mais celui-ci disparaît subitement et sans explication. Un énorme traumatisme pour William. Il se sent alors désespérément seul.
Difficile de parler du livre sans en dévoiler la trame. Mais la tension est palpable dès les premières pages.
Toujours est-il qu’un jour, William propose à son père de partir en voyage avec lui. Jusqu’en Islande. Mais pas de n’importe quelle façon : en suivant la même route maritime que Pierre Loti, dans son roman, Pêcheur d’Islande. Le seul roman que son père connaisse. William va donc organiser un voyage avec son père, avec une idée bien précise. Le but est de partir sur les traces de Loti, rejoindre l’Islande, en passant entre autres par les Orcades, les Shetlands et les Iles Féroé. Mais il n’y a pas que le voyage qui est important pour William. Il veut surtout tenter de parler avec son père avec qui il n’a aucune intimité. Pire, il a l’impression, depuis toujours, que son père le déteste. Aurait-il une bonne raison pour cela ? William a besoin de parler avec son père, de le faire parler surtout. Un besoin vital pour lui.
Quand on commence la lecture de Le jour où mon père n’a plus eu le dernier mot, on ne s’arrête plus. On ne sait pas trop où l’on va, si ce n’est en Islande. A travers des voyages chaotiques, et une certaine urgence… Vitale…
Le jour où mon père n’a plus eu le dernier mot, est un livre fort, percutant, dérangeant, et passionnant. On espère juste qu’il ne soit pas autobiographique… Mais on est en droit d’en douter tellement il est sincèrement bouleversant.
C’est la découverte d’une vie mal connue que propose la BD Edward S. Curtis ou le temps suspendu. L’homme a quitté une situation confortable de photographe de salon pour parcourir les Etats-Unis à la rencontre des tribus amérindiennes. Son périple a duré plus de 30 ans, en tous sens, du Mexique à l’Alaska pour immortaliser la vie quotidienne et les traditions de peuples appelés à être parqués dans des réserves, loin de leur liberté fondamentale.
Une BD pour ne pas oublier
Une fois la BD refermées, une pensée principale vient à l’esprit, peut-être que tout un pan d’une civilisation plusieurs fois millénaires aurait été oublié sans toutes ces photos rapportés de tous les coins des Etats-Unis. Des photographies sont intégrées à l’album, en grand format, montrant de grands leaders indiens rentrés dans l’inconscient collectif, mais pas seulement. Des paysages, le chemin de fer, des habitants… Il est émouvant par exemple la photo du chef nez-percé prise dans le studio de l’artiste à Seattle, tel un vieux sage qui assiste à la disparition de son peuple après la main mise de l’homme blanc. La BD montre l’importance de ce type d’homme ouvert sur l’inconnu et prêt à franchir les plus grandes distances pour accomplir un travail que personne d’autre ne souhaitait faire.
La BD raconte une vraie aventure humaine, documentée, précise et stupéfiante. Le récit fait rêver à des grands espaces et à ce qu’a été l’histoire mal connu des indiens d’Amérique. Une lecture parfaite pour en savoir plus.
Synopsis: Pendant plus de trente ans, Edward S. Curtis, photographe attitré de la haute société de Seattle, s’est consacré à l’étude des peuples premiers du continent nord-américain, en partant à la rencontre de plus de 80 tribus amérindiennes, de la frontière mexicaine au détroit de Béring. Il a risqué sa vie de nombreuses fois pour photographier un mode de vie traditionnel en train de disparaître et a payé dans sa chair son respect et son amour pour les peuples amérindiens, laissant derrière lui une contribution inégalée à la connaissance de leur culture. L’album intègre plus d’une quinzaine de photographies de Curtis en grand format, parmi les plus célèbres. Vivianne Perret, scénariste, est basée à Lyon et souvent de passage à Paris. Mauro Marchesi parle le français et est basé à Vérone.
[BD] Bolchoi Arena : oeuvre phare de Boulet et Aseyn (Delcourt)
Série très remarquée par la critique mais aussi par les amateurs de jeux vidéos et de mangas, Bolchoi Arenaest incontestablement une oeuvre de poids, assez unique dans le paysage du neuvième art franco-belge.
Récit dense et étoffé proposé par Boulet au scénario et Aseyn au dessin, Bolchoi Arena poursuit dans ce troisième tome ses Révolutions aux confins du jeu vidéo et des univers alternatifs. L’identité graphique très poussée de la saga joue sur la corde sensible, comme un hommage appuyé à l’immense Akira de notre enfance, manga ô combien culte et marquant d’Otomo, aujourd’hui méconnu par les jeunes générations (et c’est dommage) !
D’inspiration multiculturelle, Bolchoi Arena tient une place à part, qu’il convient de découvrir sans en savoir trop sur son histoire. Laissez-vous tenter par cette expérience qui en vaut le détour. Vivement la suite.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Depuis la chute de la multinationale BOGI, la crise économique s’aggrave sur Terre, les conflits sociaux gagnent en intensité et la répression en violence. Pendant ce temps, toujours coincée dans le Bolchoï, Marje est prête à tout pour protéger l’extraordinaire planète qu’elle a découverte. Mais pourra-t-elle faire rempart seule face à l’inexorable marée de joueurs avides de nouveaux territoires ?
Date de parution : le 19 janvier 2022 Auteurs : Boulet (Scénario), Aseyn (Dessin) et Yoann Guillé (couleurs) Genre : BD S.-F., anticipation
Dans une Espagne qui se remet tout juste du franquisme et où les traces de la dictature sont toujours présentes dans les esprits, The Replacement suit un jeune enquêteur tout juste débarqué sur la Costa Blanca. Alors que la coupe du monde de football attire tous les regards en cet été 1982, Andrès (Ricardo Gómez) débarque des quartiers difficiles de Madrid à Dénia, village autrement plus languide où il s’attend à une vie moins trépidante. Mais les choses s’emballent dès son arrivée dans un rythme soutenu qui tient en haleine de bout en bout.
Un cinéma espagnol qui enchaine les bons thrilles
Impossible de ne pas avoir remarqué la vague récente des thrillers espagnols de qualité. Entre notamment La Isla Minima, Que Dios nos perdone et El Reino, les spectateurs sont abreuvés annuellement en très bons opus tendus et haletants. The Replacement prend la suite avec une enquête menée sous le soleil de la côté espagnole. La ville balnéaire de 1982 n’est pas encore remplie de buildings, les rues sont cabossées, les infrastructures limitées. C’est dans ce contexte presque campagnard que le jeune et motivé Andrès débarque. Mais là où tous ses collègues se satisfont parfaitement d’un train de vie professionnel plan-plan, lui fourre son nez partout. Jusqu’à s’intéresser à la mort suspecte de l’inspecteur qu’il remplace, à la communauté allemande coulant des jours heureux et à des supposés vagabonds pas si innocents. Le film enchaine des découvertes dont il est préférable de n’en rien dire pour laisser le suspense surprendre les spectateurs. Le film est surtout une belle plongée dans une époque pas si lointaine où les inspecteurs fumaient dans les bureaux, où les saluts fascistes réunissaient quelques fidèles de l’ancien régime et où les allemands d’un certain âge pouvaient avoir un passé trouble. Si vous rajoutez les vieilles voitures et les tenues datées, la plongée dans le début des années 80 est tout à fait réjouissante. Quant aux acteurs, ils arborent grosses tignasses, rouflaquettes et moustache, tout une époque.
The Replacement est un bon thriller espagnol au rythme prenant et aux péripéties haletantes, inspiré d’une histoire vraie. De quoi passer une bonne soirée devant la VOD pour voyager dans le temps.
Synopsis: Été 1982, dans l’Espagne post-franquiste et l’agitation de la Coupe du monde de football. Andrès, jeune flic endurci des quartiers difficiles de Madrid, est affecté à Dénia, village côtier de la Costa Blanca, dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure. Mais une fois sur place, il s’aperçoit très vite que la douceur de ce lieu idyllique n’est qu’un leurre. Investiguant sur la mort suspecte de l’inspecteur qu’il a remplacé, Andrès, avec l’aide de son coéquipier désabusé surnommé « Columbo », va s’intéresser de près aux agissements d’un groupe d’anciens nazis qui vivent une retraite dorée…
Certains ont déjà entendu les 3 récents singles distillés par la belle Alba, Range-toi, Préface et Mirador. Elle revient aujourd’hui avec son album intitulé Les Mots sur le label Sound and Vision porté par le titre du même nom. Ce 4e extrait a été composé et écrit par l’artiste, en même temps elle s’est occupée des visuels des singles et de l’album pour une expérience totale qui rappelle ce que faisait Uffie il y a quelques années. De quoi faire saliver.
Un album plein de surprises
L’album Les Mots a été réalisé par Karim Attoumane (CharlElie Couture, Emel Mathlouthi, Claire Days) au studio The PanicRoom. Le titre est porté par un clip en animation, comme pour le clip de Range toi réalisé par Jeanne Prigent. Langage cru et direct, la chanteuse ne prend pas de détours pour exprimer ses idées sur des tonalités R’n’B pleines de punch. La chanson évoque avec force l’importance du choix des mots, jamais anodins et porteurs de malentendus comme de blessures. Franco-mexicaine, Alba a déjà sorti en EP en 2015 et un album en 2016. Elle multiplie les casquettes, à la fois artiste-peintre, auteure, compositrice et interprète, elle est également en charge de la musique pour l’émission Game of Roles diffusée sur Twitch. Elle a récemment signé chez Dupuis pour la production d’un webtoon musical intitulé ACA pour une diffusion prévue en 2022 sur WebtoonFactory. Là aussi elle multiplie les rôles, à la fois co-scénariste, compositrice et en charge du sound design. Et comme ce n’est pas tout, elle publie en plus à intervalles réguliers des covers pour sa chaine Youtube Le jour de la reprise. Elle ne cesse de fourmiller d’idées nouvelles, elles qui a d’abord suivi une formation artistique et commencé sa carrière dans la sculpture sur métal et la peinture avec des expositions annuelles.
L’album d’Alba est majoritairement écrit en français avec des scénettes aux propos directs et sans détours. Ca fait du bien parfois, une chanteuse qui parle vrai et cru, les mots est une oeuvre qui pourrait faire date en ce début 2022.
Comment résister à l’affiche de ce film? Sans effets superflus, une ambiance malsaine et anxiogène y est clairement perceptible. Et en totale cohérence avec le sujet du film. Un quartier tranquille de Norvège, l’été qui a vidé la plupart des habitants, le ciel bleu continuel, il n’en faut pas plus pour briser la tranquillité à l’aide d’un pitch de SF qui n’en fait jamais trop et laisse se diffuser une ambiance des plus angoissantes. Un modèle du genre de film anxiogène avec tous ces petits enfants très loin d’être aussi innocents que ça… Le warning est de mise, certaines scènes sont véritablement choquantes.
Un véritable snuff movie
Le réalisateur norvégien Eskil Vogt s’est fait connaitre en tant que scénariste de l’excellent Oslo, 31 août et des opus Thelma et Julie (en 12 chapitres). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que tout part de travers dans ce film au contexte réaliste mais aux personnages fantastiques. 4 enfants se côtoient dans un quartier résidentiel que l’on imagine près d’Oslo ou de Bergen. 2 têtes blondes, 2 sœurs dont une des deux souffrant d’autisme. Et 2 enfants issus de l’immigration, un jeune garçon et une jeune fille. Des liens imprévus vont se nouer entre eux 4 à la découverte de pouvoirs quasi miraculeux. Le garçon peut agir à distance sur les choses et les gens, les mouvoir, les faire agir à sa guise. La fille souffrant d’autisme commence à récupérer le langage au contact de la jeune fille issue de l’immigration. Et l’autre tête blonde assiste à l’impensable. Les enfants vont vivre des aventures d’abord incongrues puis de plus en plus morbides. Et pour le coup, le réalisateur va briser plusieurs des tabous les plus sacrés du cinéma. Les enfants se font du mal entre eux, s’en prennent à quelques habitants, trucident, se trucident. Le ton est donné dès le départ avec un chat jeté d’un étage élevé puis achevé sans ménagement. La mise en scène concourt à une angoisse constante, la musique y participe et les jeunes acteurs sont confondants de réalisme. Le film est un modèle du genre, un film d’horreur fantastique pesant, plombant même, les jolies visages d’enfants semblent innocents, mais l’immaturité leur fait faire des choix que beaucoup d’adultes réprouveraient, mais eux n’ont pas conscience des conséquences, après tout, ils sont censés être innocents… L’heure cinquante sept que dure le film aura raison des plus fragiles, même sans abus de meurtres ni d’images si sanglantes, le film enchaine les scènes choquantes. C’est le concept et ça fonctionne. Le spectateur reste cloué au siège tout du long, se demandant quelle énormité va encore commettre un des enfants…
TheInnocents est un grand film iconoclaste, le corps social est mis à mal par l’inattendu, les pouvoirs ne sont pas physiquement possibles, mais on peut imaginer un lien avec la force que représente la force ou la volonté. Quelqu’un de résolu peut commettre autant d’énormités et d’agressions, de quoi inoculer le virus de la peur chez chacun des spectateurs…
Synopsis: Un été, quatre enfants se découvrent d’étonnants pouvoirs et jouent à tester leurs limites, loin du regard des adultes. Mais ce qui semblait être un jeu d’enfants, prend peu à peu une tournure inquiétante…
Le Musée d’Orsay consacre une nouvelle exposition aux oeuvres de la Frick Collection. Ouverte au public en 1935 dans la mansion new-yorkaise du magnat de l’industrie et grand collectionneur Henry Clay Frick (1849-1919), cette collection est l’une des plus importantes au monde consacré à l’art européen des États-Unis. Alors que l’institution ferme temporairement pour cause de travaux, les collections déménagent au Frick Madison jusqu’en 2023 et un important ensemble d’œuvres du peintre américain James Abbott McNeill Whistler (1834-1903) quitte les Etats-Unis pour la première fois depuis longtemps pour être exposé au musée d’Orsay.
Une exposition unique
Ce sont pas moins de 22 œuvres (dont 4 peintures, 3 pastels et 12 eaux-fortes) de la Frick Collection avec 3 peintures habituellement présentes au musée d’Orsay qui constituent le parcours de l’exposition. Whistler est né dans le Massachussetts en 1834 et a débuté à Paris de 1855 à 1859 avant de s’installer à Londres. Gardant un lien avec la scène artistique parisienne, il a exposé aux côtés de refusés en 1863 pour devenir un emblème de la nouvelle génération symboliste. Dès 1891, tel une consécration, l’état français lui a acheté son oeuvre Arrangement en gris et noir : portrait de la mère de l’artiste alors qu’à la même époque Henry Clay Frick montait sa collection. S’en sont suivies l’achat de 18 œuvres de Whistler, avec peintures et arts graphiques, pour en faire l’artiste le plus présent dans la collection. Devenu un emblème des grands portraits en pieds, son oeuvre est devenue l’égale des oeuvres de Holbein, Rembrandt, Van Dyck et Gainsborough. Les oeuvres emblématiques du peintre, telles L’Océan, peint par l’artiste lors d’un voyage au Chili, 3 pastels et 12 estampes à sujets vénitiens et 3 grands portraits représentatifs de ses célèbres symphonies en blanc et arrangements en noir et d’autres.
L’année 2022 au Musée d’Orsay doit être placée sous le signe de Marcel Proust avec la célébration du centenaire de sa mort. De quoi donner envie de venir admirer une exposition qui donne un regard éclairant sur un peintre illustre de cette époque.
Le texte élaboré et mis en scène par Sébastien Bizeau recèle des trésors d’inventivité. Mariant habilement théâtre classique, références modernes et teintes tragicomiques, Les mots d’Electre se veut un théâtre sans frontières et sans limites porté par 5 comédiens en état de grâce. La salle est rien de moins que subjuguée par le talent de Matthieu Le Goaster, Paul Martin, Maou Tulissi, Juliette Urvoy et Grégory Verdier sous les lumières acrobatiques de Tristan Ligen et une musique qui marque à merveille les étapes de l’intrigue. L’heure et demie passe dans un souffle pour un spectacle total et riche d’inventivité.
La théâtre grecque à l’heure d’aujourd’hui
Ce qui se veut une adaptation du célèbre mythe d’Electre mêle astucieusement la langue de Jean Giraudoux et des propos de dirigeants politiques du XXIe siècle tous plus hypocrites les uns que les autres avec leur langage abscons et toujours à la frontière entre vérité et mensonge. Dans la mythologie grecque, Électre est membre de la famille des Atrides. Selon la légende, Électre est la fille d’Agamemnon et de Clytemnestre, et la sœur d’Oreste, d’Iphigénie et de Chrysothémis. Le mythe est complexe et tourne autour de l’idée de vengeance. Sébastien Bizeau choisit d’adapter le mythe sous angle moderne en se focalisant sur la question du langage. L’usage des mots est ainsi toujours ambigu et polysémique dans une pièce où les bons mots et les mots assassins ne cessent de fuser pour le plus grand plaisir du public. Car les procédés utilisés forcent le respect. Autour d’Electre, Oreste et leur mère, 2 comédiens ne cessent de multiplier les rôles et les performances, tour à tour serveur, médecin, fonctionnaire, ministre dans une farandole d’interprétations drolatiques ou tragiques. L’auteur insiste sur l’omniprésence des mots dans notre société hyperconnectée mais aussi sur leur manque volontaire de clarté pour échafauder un jeu de pouvoir et de manipulation entre les communicants manipulateurs et les récipiendaires perdus de l’information incapables d’utiliser l’information. La pièce étaye cette thèse en contextualisant des scénettes dans la sphère politique, professionnelle ou sur les réseaux sociaux. Les mots tuent, les mots paralysent, les mots empêchent de rétorquer et de se défendre. Savoir les utiliser à son avantage permet de prendre l’ascendant et de conserver le pouvoir. Avec l’utilisation de chansons, de discours politiques ou d’échanges à batons rompus, le rythme de la pièce reste constamment tendu pour une attention des spectateurs toujours sollicitée. Révéler ou dissimuler la vérité, la pièce ne cesse d’interroger sur notre utilisation des mots, et c’est éblouissant. Les coups d’été de l’antiquité ancienne son remplacés par des piques meurtrières en faisant le lien entre aujourd’hui et avant. La pièce est située dans le royaume d’Argos, celui-là même où Jean Giraudoux a situé l’intrigue de son Electre, avec la même volonté de l’héroïne de venger la mort de son père malgré les avertissements de son frère Oreste.
Le mélange est savoureux entre les mots de Giraudoux et une écriture contemporaine virtuose es comédiens talentueux et bourrés de talent. Certaines phrases resteront gravés dans votre esprit, comme ces mots éternels d’Albert Camus, mal nommer les choses revient à ajouter au malheur du monde. Une pièce à ne pas manquer, de retour le 16 mars au Théâtre de l’Atelier en attendant peut être d’autres résidences!
Synopsis: Quinze ans après le suicide de son père, le chef du restaurant étoilé Argos, Electre est confrontée à la maladie de sa mère plongée dans le coma. Animée par une haine pour sa mère qui la dévore, Electre veut convaincre le corps médical d’interrompre les soins, mais ses mots se heurtent aux paroles vides de sens de ses interlocuteurs. Son frère Oreste, absorbé par l’écriture d’éléments de langage pour le ministre qu’il conseille, tente de convaincre sa sœur de renoncer à son entreprise. Résolue à condamner leur mère au silence et à faire la lumière sur la mort de leur père, Electre enjoint à Oreste de l’aider à faire triompher la vérité – avec les armes d’aujourd’hui : les mots, ceux qui disent, qui révèlent, et parfois tuent.
Les super-héros, Je trace, J’efface, chez les Editions Usborne
Les éditions Usborne nous proposent un cahier d’activités sur : Les super-héros, dans la collection Je trace, j’efface.
Le cahier est plastifié et permet une écriture avec un crayon à encre effaçable, fourni avec le cahier. L’enfant pourra alors, indéfiniment, refaire ses dessins et ses jeux, en effaçant à chaque fois.
Le thème porte donc sur les héros : costumes de héros, envahisseurs de l’espace, labyrinthe spatial, attaque de monstre, aventure sous-marine, bataille intersidérale, brigade volante, vol nocturne…
Chaque activité va éveiller la curiosité du lecteur, tout en affinant sa motricité fine. Il va également apprendre à tenir son crayon, à tracer, à compter, à observer et à se concentrer. Des activités essentielles qui le mèneront tout doucement sur le chemin de la lecture et de l’écriture.
Les super-héros, Je trace, j’efface, est un cahier d’activité qui va régaler les petits dès l’âge de 4 ans !
C’est dans le cadre toujours convivial et accueillant du Grand comptoir, le bar du Sofitel Champs Elysées Les cocottes que Franck Chavy a reçu les journalistes invités pour une dégustation d’un nombre impressionnant de cuvées avec des Brouilly, des Morgon et des Régnié. Les vins du Domaine Frank Chevy sont des classiques dégustés régulièrement sur le site. Une bonne occasion de faire de nouvelles découvertes.
10 vins dégustés pour de belles découvertes
Franck Chavy était lui-même présent pour présenter ses vins et évoquer les secrets de fabrication. La saga continue après 4 générations de travail de la vigne et Franck est aujourd’hui à la tête d’une des maisons les plus réputées de l’appellation avec 10 ha de vignes constituées de 3,5 ha en Morgon, 2 ha en Brouilly, 3 ha en Régnié, 0.5 ha en Chardonnay et 0,5 ha en Beaujolais village. La dégustation a débuté avec les Granites d’or Chardonnay 2020, beaujolais village blanc (Prix de vente TTC en ligne: 12,90 euros), vin blanc frais et fruité parfait pour l’apéritif. Le nom du Julmary 2019 en Brouilly (Prix de vente TTC en ligne: 11,50 euros) est composé des prénoms des enfants du vigneron pour une belle délicatesse en bouche. Ce vin rouge est composé de Gamay, comme tous les vins de l’appellation, sauf pour le Chardonnay initial. Les Granites roses 2019 en Morgon (Prix de vente TTC en ligne: 12,20 euros) recèle encore plus de puissance pour une belle attaque en bouche et une viscosité rassérénante. Le Gamay Noir 2019 (Prix de vente TTC en ligne: 18,50 euros) est une belle découverte avec un vin rond et très enrobant en rouge. Puis plusieurs vins sans sulfites ont été dégustés, des millésimes 2020 qui reflètent bien une année très solaire pour donner beaucoup de matière à 3 vins sans sulfites frais, amples et ronds. D’abord le Régnié sans sulfite 2020 (Prix de vente TTC en ligne: 12,30 euros), un vin emblématique de la maison. Puis le Brouilly sans sulfite 2020 (Prix de vente TTC en ligne: 13,80 euros) et le Morgon sans sulfite 2020 (Prix de vante TTC en ligne: 15,50 euros), tous deux puissants et agréables à la dégustation. Le moment de partage et de convivialité s’est terminé sur 3 dégustations de cuvées sans sulfites 2017, 2018 et 2019 pour apprécier l’évolution des vins et leur parfaite conservation malgré l’absence de sulfites naturellement présents dans le vin mais souvent ajoutés pour favoriser la conservation en limitant son oxydation. Cet ajout a parfois le désavantage de gommer et/ou figer le caractère du vin. Ce n’est clairement pas le cas pour ces 3 tests, de quoi valider la stratégie de respect de la terre et des vignes de Franck Chavy!
Une dégustation des plus satisfaisantes a permis de comparer les différentes cuvées du domaine et en faire ressortir une belle cohérence. De quoi donner envie de découvrir ou redécouvrir les cuvées du Domaine Franck Chavy.
Publireportage: Depuis quatre générations sur les communes de Villié-Morgon et de Régnié-Durette en Beaujolais, les millésimes et les vignerons se sont succédés, mais la vigne est restée… Les ceps les plus anciens ont été plantés entre 1900 et « Ce trésor qui nous a été légué par plusieurs générations de vignerons permet de vous offrir les plus grands vins, « J’aime à imaginer qu’il coule quelques gouttes de sève et de Beaujolais dans nos veines ». Le domaine s’étend actuellement sur 10 hectares avec 3,5 ha en Morgon, 2 ha en Brouilly, 3 ha en Régnié, 0.5 ha en Chardonnay et 0,5 ha en Beaujolais villages. Le Gamay noir à jus blanc est l’unique cépage utilisé pour les crus de la région. Franck Chavy réalise l’ensemble des travaux, de la taille de la vigne, à la commercialisation des bouteilles. Seule la récolte, 100 % manuelle des raisins, et les travaux de taille en hiver demandent l’intervention de saisonniers. La production de 40 000 bouteilles est vendue en partie à des cavistes et restaurants régionaux et surtout à une clientèle de particuliers en France, soit au domaine soit au cours de dégustations et salons, des rencontres qui concrétisent une année de travail. Les vins sont également distribués dans les pays suivants : Suède, Pays-Bas, Angleterre, Allemagne, Suisse Québec, Danemark, Chine … Parce que le vin est un vecteur d’évasion, de découverte,