Le premier album de Coffees and Cigarettes marquait déjà par sa grande originalité. Freak Show date déjà de 2017 et du temps est passé depuis ce premier essai très réussi. L’alliance du rock’n’roll et du hip-hop n’est jamais anodine et les bons exemples pullulent en la matière comme l’a prouvé par exemple l’expérience Gorillaz. Alors que Roller Coaster a débarqué le 18 mars dernier, que penser de ce nouvel album?
De l’énergie en barre
Roller Coaster contient pas moins de 16 morceaux composés par l’auteur-compositeur-interprète Renaud Druel aussi connu sous le diminutif de MC Jesse. Accompagné par ses musiciens pas banals Anna Swieton au violon, Lyllou Chevalier à l’Alto et Quentin Gendrot au violoncelle, l’alchimie reprend là où elle s’était arrêtée. Avec des sonorités électroniques mélangée à des instruments acoustiques, sans oublier le hip, le hop et le rock, l’album ragaillardit les tympans. Il n’y a qu’à écouter Coffees alchimie, J’Flippe ou Le syndrome de Peter Pan pour s’en rendre compte. Surtout que les textes ne manquent pas d’humour et de fantaisie, de quoi décoller à la verticale. Roller Coaster ne rentre dans aucune case pour un voyage musical réconfortant autant que décalé. Les morceaux foufous comme Croquemitaine ou Coselofo sont là pour le rappeler, l’artiste ne rechigne devant aucune expérience, et ce ne sont pas les très énergiques L’arthropode ou Journal de bord qui permettront de penser le contraire. Coffees and Cigarettes choisit de ne pas réfréner ses ardeurs avec des morceaux totalement inclassables comme Emmène moi ou Full HD.
Le titre du disque ne fait pas mentir sur son contenu, le deuxième album de Coffees and Cigarettes est un vrai Roller Coaster qui emporte dans toutes les directions tout azimut. Ca fait du bien d’entendre des artistes qui se déchainent sans retenue, choisissant de ne pas choisir pour sortir complètement des cases. C’est même assez unique dans les remps actuels!
Charamba, hôtel pour chats, Bobine s’en mêle (Flammarion Jeunesse)
Les Editions Flammarion Jeunesse nous proposent une nouvelle série pleine d’humour : Charamba, hôtel pour chats.
Bobine s’en mêle raconte l’histoire d’un hôtel pour chats. Magda a créé un hôtel qui ressemble à un Club Med pour chats. Tout est fait pour que les chats, qui séjournent chez elle, soient le plus heureux possible. Mais ce ne fut pas le cas pour Wolfgang qui reste terré dans sa chambre depuis son arrivée. Sans rien dire à personne. Alors, Bobine, Couscousse, Mulot et Carpette vont mener leur enquête ! Ils pensent que les frères Speed et Hermann y sont pour quelque chose…
Charamba, hôtel pour chats, Bobine s’en mêle, est un roman très rigolo, joliment illustré en noir et blanc ! Si on aime les chats, c’est un pur bonheur. Et si on n’est pas fan, à la fin du roman, on se rend compte que ce petit félin est plus intelligent que l’homme ! Et surtout qu’il a beaucoup d’humour !
Charamba, hôtel pour chats, une série à suivre et à offrir !
Publik’Art vous a fait découvrir la nouvelle série des Editions Nathan : Explorateurs de l’Histoire, avec : Pourquoi a-t-on inventé l’école ? Cette fois-ci, il s’agit d’un sujet connu de tous : Christophe Colomb a-t-il vraiment découvert l’Amérique ?
Eole, Jules et Sara vont partir sur les traces de Christophe Colomb pour pouvoir répondre à cette question. Eole, va encore user de son pouvoir magique de Passeur de Temps. Ils vont se retrouver en 1502 ! Et là, ils vont naviguer sur le bateau de Christophe Colomb. Mais les surprises vont s’enchainer car ils découvrent Christophe Colomb sous un jour qu’ils ne connaissaient pas… Et nous, non plus !
Cette petite série nous embarque dans une enquête historique passionnante. Et à la fin de chaque livre, des questions sont posées à un historien qui raconte, en vrai, les faits historiques concernant le sujet du livre. On devient, nous aussi, Explorateurs de l’Histoire !
Christophe Colomb a-t-il vraiment découvert l’Amérique ?nous dévoile la vraie personnalité de Christophe Colomb. Incroyable !
Les éditions La Boîte à Bulles laissent le champ libre au scénariste-dessinateur Renaud de Heyn pour un vrai travail de fourmi. Il déconstruit avec patience et minutie le monde secret des semences pour expliquer les situations récentes et actuelles ubuesques. C’est la porte ouverte sur un monde secret ignoré du grand public. La disparition de milliers de variétés de cultures, le monopole de grandes firmes agrochimiques aux profits mirifiques, la résistance de petits producteurs décidés à sauvegarder les cultures indigènes, le poids des lobbys sur les décisions politiques prises à Bruxelles, tout est décrit avec une pertinence qui fait froid dans le dos. La BD sort le 6 avril et c’est une lecture nécessaire pour mieux comprendre les enjeux actuels de santé publique.
Le monde impitoyable des semences
La narration débute au lendemain de la seconde guerre mondiale. Après un conflit destructeur, les politiques publiques orientent les politiques agricole dans la direction d’un rendement maximal. Les résultats à l’hectare servent de mètre étalon aux cultures autorisées et privilégiées. Alors que la population augmente et que le monde a faim, rien ne s’oppose à une telle logique. C’est pourtant la porte ouverte à l’exploitation intensive, à l’appauvrissement des sols et au développement des engrais chimiques. La logique conduit les pays à des résultats agricoles records mais aussi à un avenir incertain. Pendant ce temps là, les grandes industries comme Monsanto, Bayer ou Dupont développent des produits aux effets de plus en plus efficaces sur les rendements mais aussi de plus en plus délétères sur la santé. Renaud de Heyn explique la mafia des semences, avec des politiques publiques obligeant à la culture de quelques variétés, souvent brevetées et donc payantes, avec l’obligation d’utiliser les fertilisants et engrais développés par les grandes firmes. L’auteur explique aussi la résistance de producteurs décidés à utiliser des semences non brevetées, au risques d’amendes et de pénalités. Les 80 pages sont dessinées à l’encre de Chine, avec des détails ultra élégants, les physiques, les paysages, tout est ultra réaliste et méga classe. Quant au scénario, il expose un véritable combat entre David et Goliath avec pour enjeu la sauvegarde de la diversité et la préservation des variétés de semence qui n’ont pas besoin d’engrais et de fertilisants pour pousser sans appauvrir les sols, un véritable ennemi pour l’industrie agrochimique désireuse de préserver sa rente à milliards. Vertigineux.
La BD Semences sous influences sort en librairie le 6 avril et c’est une réussite totale. Narration et dessin sont des partenaires parfaits pour raconter une histoire pas très sexy mais diablement intéressante, de quoi se poser la question de notre avenir commun, plutôt chimique ou plutôt naturel.
Synopsis: L’alimentation figure en bonne position parmi les problématiques clés de notre société actuelle. De tout temps, le monde agricole a sélectionné ses semences pour améliorer sa production mais, depuis quelques décennies, des variétés sans cesse plus sophistiquées sont créées au service d’un productivisme effréné. Les technologies mécaniques, chimiques, biologiques ou génétiques, alliées à l’industrialisation, à la course perpétuelle au rendement nous ont conduit à un désastre environnemental, alimentaire et sanitaire. Sans même parler des fameux OGM, dont l’usage reste heureusement strictement encadré en Europe, l’agriculture intensive, la surexploitation des terres, l’usage de semences dites « hybrides » ont rendu l’agriculture dépendante de produits nocifs pour l’ensemble du vivant. Face à cette agriculture dominante, de petits agriculteurs développent, à l’échelle nationale et européenne, une alternative autour des semences anciennes. Mais le combat pour faire valoir leur droit à l’utilisation de semences non issues de laboratoires industriels est rude. En effet, la législation – et les critères de validation pour faire entrer les semences au « Catalogue officiel » – favorisent les produits industriels, et les agriculteurs agroécologiques ont été contraints d’opérer en toute illégalité durant des décennies. Avec « Semences », Renaud De Heyn nous invite à découvrir les coulisses d’un secteur au sein duquel les intérêts privés l’emportent trop souvent sur la préservation de l’environnement et la santé publique…
Le jardin de Basilic, une très jolie série sur la nature. Cette fois-ci, la question est : Comment naissent les bébés plantes ? Cet album, joliment illustré, sort aujourd’hui !
Evidemment, c’est un sujet qui ne peut que passionner nos jeunes lecteurs. Heureusement que Mamie Carotte va pouvoir non seulement expliquer, mais montrer comment naissent les bébés plantes ! Elle plante des haricots secs dans la terre. Elle va les arroser régulièrement et hop, bientôt il y aura une plante ! Chaque plante a sa graine à elle !
Comment naissent les bébés plantes, dans la série du Jardin de Basilic, nous dévoile les petits secrets du jardin ! Votre enfant n’aura plus qu’à essayer de faire pousser des graines, chez lui !
Cette collection autour de la philosophie rassemble pour la première fois un éditeur de BD et un éditeur scolaire. La Boîte à Bulles et Belin se sont associés pour créer une collection qui s’adresse d’abord aux lycéens mais pas seulement. Tout le monde peut trouver son compte dans la lecture d’ouvrages qui font plus que donner des clés pour mieux appréhender des notions universelles. L’art, la nature, la vérité et la technique sont les 4 premiers tomes d’une collection qui pourrait bien vous réconcilier avec la philo!
La philo n’a jamais été aussi simple
Souvenez-vous de vos cours de philo en terminale. Peut-être étiez vous légèrement assoupi en train d’écouter un prof au langage abscons. Peut-être êtes-vous même actuellement en terminale, désespéré par cette matière qui ne vous parle pas. Les 2 éditeurs ont pris le problème à bras le corps pour trouver une solution et vous permettre de ne plus vous sentir étranger à la philo. Les 4 premiers tomes abordent des sujets symboliques de cette matière, avec pédagogie et humour. Chaque volume se présente d’une manière parfaite en s’appuyant sur des exemples concrets, des mythes et des récits illustrés, avec des dessins et des explications qui ne laissent plus de place au doute. 2 auteurs se sont associés pour créer des contenus qui associent le savoir académique et des dessins aussi limpides que de l’eau de roche. La prof est Martine Gasparov, enseignante de philo à l’École et Lycée des Métiers d’Art et du Design Auguste-Renoir, à Paris. Ce n’est pas une débutante en la matière, elle qui a déjà écrit quelques ouvrages comme À table ! Petite philosophie du repas en 2014 pour la collection Chouette ! Penser aux éditions Gallimard Jeunesse, ou Lire, à quoi bon ?en 2020 dans la collection Philophile aux éditions Gallimard. Elle transpose ici les notions au programme du baccalauréat de philosophie pour présenter cette matière de manière moderne et attirante. Pour cela, l’illustratrice Émilie Boudet fournit les bulles et les dessins. Elle a dessiné en 2014 Superman n’est pas juif (… et moi un peu) sur un scénario de Jimmy Bemon déjà aux éditions La Boîte à Bulles. Elle est également illustratrice de plusieurs albums de la collection Toute l’éco et lasocio en BD aux éditions La Boîte à Bulles et Belin Éducation. Une belle preuve de savoir-faire.
Toute la philo en BD est une excellente surprise. 2 prochains tomes sont prévus pour le 18 mai 2022, la justice et la liberté pour continuer à lire et apprendre avec le sourire.
Synopsis: Qu’est-ce que l’art ? Tout le monde peut-il être un artiste ? Une œuvre d’art peut-elle être immorale ?
Explorez ces questions à travers des exemples concrets, des mythes et des textes philosophiques racontés sous forme de bande dessinée. Un album qui présente de manière simple et ludique une notion essentielle de la philosophie : l’art.
Pourquoi a-t-on inventé l’école ? Explorateurs de l’Histoire (Nathan)
Les éditions Nathan nous proposent une nouvelle série : Explorateurs de l’Histoire. L’auteure, Laurence de Cock, est professeur d’Histoire en lycée et chargée d’enseignement à l’université. Voilà ce qu’elle dit à propos de cette nouvelle série :
« Parce que l’Histoire ne se réduit pas à des dates et des grands personnages, je tente ici d’embarquer les enfants dans le plaisir de l’enquête historique. » Et c’est parfaitement réussi avec : Pourquoi a-t-on inventé l’école ?
Jules et Sara sont gardés par leur baby-sitter, Eole. Eole est Passeur de Temps. Il a les pouvoirs de changer d’époque sans que personne ne s’en rende compte.
Jules ne veut plus aller à l’école. Alors, du coup, Sara se demande pourquoi on a inventé l’école. Pour répondre le plus justement possible à cette question, Eole les embarque pour un voyage dans le passé… Et les voilà projetés en 1881. Et c’est justement à cette date que l’école est devenue obligatoire. Et comment ça se passait alors à l’école ? Aussi incroyable que cela paraisse, Eole, Sara et Jules vont se rendre sur place pour constater comment c’était l’école en 1881.
Cette nouvelle série, Explorateurs de l’Histoire, va faire découvrir l’Histoire autrement aux enfants ! Ces petits romans s’adressent aux jeunes lecteurs, dès 8 ans.
Pourquoi a-t-on inventé l’école ? va répondre à toutes les questions sur l’Histoire de l’école ! Indispensable et vraiment sympa !
Une famille intranquille selon Krzysztof Warlikowski, à l’Opéra Garnier
A Quiet Place est créé en 1983 par Leonard Bernstein. Il s’agit de la dernière composition scénique du compositeur américain, pensée comme la suite de l’opéra Trouble in Tahiti, où l’on retrouve le personnage de Sam trois décennies plus tard. Contrairement à son titre, A Quiet Place résonne du fracas d’une famille dysfonctionnelle et constitutif de la rupture entre Sam, le père, et ses enfants.
Suite au décès de la mère qui vient de mourir brutalement dans un accident de voiture, les retrouvailles forcées vont exhumer les blessures inavouées et confronter la famille à ses blessures, son hypocrisie, ses préjugés, et les tabous de la société américaine. Une mise à mal d’un bonheur trop parfait qui fait exploser les illusions et les promesses d’un modèle familial bâti sur le mensonge et la mascarade.
Une famille dysfonctionnelle
Le fils Junior arrive en retard pour le dernier adieu à sa mère (Dinah) ; il y revoit plus de 15 ans après les avoir quittés, son père Sam, qui n’a que rancœur, haine et agressivité à son encontre ; sa soeur Dede avec laquelle il a eu des relations incestueuses ; enfin le mari de cette dernière, un canadien français, François, dont il a été l’amant.
Toute la tension repose ici sur le personnage clé de Junior dont la relation tourmentée avec le père se révèle aussi traumatique qu’irréconciliable (lequel finira cependant par pardonner). Mais il faut toute la seconde partie de l’action (les actes II et III) pour que, au cours d’un quatuor vocal ininterrompu qui frappe par la diversité débridée de sa composition, les âmes se dévoilent entre la sœur, le père, François et Junior, pour que le grand pardon s’accomplisse enfin.
Krzysztof Warlikowski dont on connait la singularité et l’exigence de metteur en scène, accompagne d’un geste enlevé cette mise en abîme, où l’inconscient convoque les non-dits familiaux, les refoulements, les frustrations, la culpabilité et les actes manqués.
Idée astucieuse et malicieuse de Warlikowski qui fait apparaitre, dès l’enterrement, le fantôme de Dinah (Johannah Wokalek) où sa figure tutélaire et névrotique hante les protagonistes jusqu’à leur émancipation finale, consacrant l’acceptation de la perte.
Pour installer cette mémoire familiale et ses traumas, le metteur en scène crée avec la décoratrice Małgorzata Szczęśniak, un espace éclaté, d’une grande rigueur formelle, propice au découpage séquentiel et au déploiement, en filigrane, d’un paysage mental aussi fragile qu’introspectif.
Un geste enlevé
Un décor anguleux qui sied à merveille la mise en scène de Warlikowski. Constitué de plexiglas et de boîtes/lieux/ coulissantes, il offre une exploration sur plusieurs niveaux du drame, entre réalité et introspection, laquelle s’ouvre sur un salon funéraire, puis les pièces de la maison, où les éléments scénographiques, les lumières, la vidéo, les couleurs, convoquent de concert des séquences ultra-réalistes et oniriques, en correspondance parfaite avec le déroulé de la dramaturgie et son embrasement orchestral.
Dans la fosse, Kent Nagano cisèle avec une précision infinie, l’écriture si particulière de Leonard Bernstein. Chaque tableau accompagne la psyché des personnages entre séquences orchestrales, phases méditatives, et tonalités régulières jazzy. Le tout propice à des ruptures et à une énergie singulière et tellurique en synergie avec le déroulement composite de l’œuvre.
Vocalement, le quatuor est parfait. Claudia Boyle vibre de sa voix de soprano légère mais parfaitement équilibrée dans le rôle de Dede aux prises entre un amour filial et conjugal. Le baryton Gordon Bintner campe avec vérité un Junior tourmenté et en quête éperdue de reconnaissance, tandis que le ténor Frédéric Antoun se révèle convaincant dans son personnage aux sentiments troubles. Enfin, Russell Braun incarne ce père à la fois douloureux et résilient.
Les vignerons des Crus, des Loges et des Pierres Dorées, ont décidé de s’unir pour valoriser leurs Grands Terroirs du Beaujolaiset d’écrire une nouvelle page de leurs vignobles avec un Beaujolais Nouvelle Génération. Plus qu’un label d’appellation ou environnemental, il s’agit surtout d’un objectif pour mettre en exergue la biodiversité des terroirs. Les étiquettes ont été réalisées par Maud Briand, naturaliste française qui a dessiné 3 symboles des la région. Une huppe fasciée, une abeille charpentière et une spargoute printanière pour bien souligner que la gamme du ciel à la terre est destinée à s’enrichir de nouvelles gammes auxquelles seront associés de nouveaux oiseaux en entrée de gamme, des insectes en milieu de gamme et des plantes en haut de gamme. Les 3 premières cuvées sont déjà présentes en boutique et ont été récemment présentées lors du salon Wine Paris. Le référencement est en cours chez les cavistes, e-cavistes, restaurants et bars à vins, français et étrangers.
Terroirs des loges – Abeille Charpentière Beaujolais Villages 2020
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Avec du cépage 100% Gamay, ce vin arbore une belle robe rubis assez intense. Le nez est expressif et mûr, avec une touche de violette, des notes de cassis et de cerise noire, ainsi que du poivre gris. La bouche et généreuse et veloutée, longue sur la cerise et le poivre. Le vin se déguste idéalement avec une terrine de campagne, de la rillette de canard, du bœuf bourguignon, du hachis parmentier ou du formage de chèvre sec. Le vin est proposé au prix TTC départ cave de 13 euros pour un très bel exemple de vin rouge expressif.
Terroirs des crus – Spargoute 2020 Chénas 2020
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Là aussi du cépage 100% Gamay, avec un belle robe rubis. Le nez fait ressentir des aromes de baies rouges et noires cerise-mûre-cassis-framboise, avec un ton épicé cannelle-cardamome-réglisse zan et une touche fumée bergamote. La bouche est fraîche, ample et croquante, avec des tanins présents mais fondus et une note chocolatée dans la longueur. Le vin accompagne parfaitement une rillette de canard, des légumes grillés à l’italienne, de la cuisine indienne épicée, du bœuf carottes, un tajine d’agneau, du gouda vieux et du parmesan. Proposé au prix de 17 euros TTC départ cave, c’est de la qualité supérieure de Beaujolais!
Encore une fois, un vin 100% cépage Gamay pour ce vin à la robe rubis brillant. Le nez est gourmand, fruité explosif avec un cocktail de fruits rouges, vanille, réglisse, poivre gris. La bouche est fraîche, fruitée et gourmande jusque dans la longue persistance. Le vin accompagne harmonieusement des gougères, des feuilletés de fruits de mer, de la blanquette de veau, un saumon grillé ou poché, du comté et de la tarte pommes prune. Proposé au tarif de 9 euros TTC départ cave, c’est un bel exemple de Beaujolais à déguster entre amis, à la bonne franquette!
P. mon adolescence trans, un roman graphique de Fumettibruti (Massot Editions)
L’auteure, Fumettibruti , sous le diminutif « P », est une auteure de BD très connue en Italie. Elle a remporté le prix Micheluzzi, avec sa première BD : Romanzo esplicito.
Avec Mon adolescence trans, P. nous livre un roman graphique autobiographique.
L’adolescence de P n’est pas comme tout le monde. Chaque adolescent souffre dans son corps, a du mal à l’accepter. P. aussi et en plus elle souffre du regard des autres.
C’est l’année de sa terminale, elle est de plus en plus mal dans son corps. Du coup, elle a un comportement excessif, dans tous les domaines, mais surtout sexuel. En fait, P est né dans un corps de garçon mais elle s’est toujours sentie fille.
Elle raconte son enfer au quotidien. Les dessins, comme l’écriture, sont sans détour, souvent crus et dérangeants. Mais toujours vrais !
P. prend conscience de la nécessité pour lui, pour elle, de changer de corps. Nécessité vitale. Sa vie au quotidien ressemble à un enfer où le harcèlement est roi. En racontant son combat, P. espère : « aider les adolescents ».
« La honte du corps est quelque chose qui est instillé dans la tête de tous les enfants, garçons ou filles, peu importe. J’ai dessiné cette BD pour aider les adolescents » explique Fumettibrutti.
P. mon adolescence trans, un roman graphique bouleversant à faire connaître au plus grand nombre ! Le 31 mars est la journée internationale de visibilité transgenre. Cette journée est destinée à célébrer les personnes transgenres et à faire prendre conscience de la discrimination qu’elles subissent dans le monde entier.
Le jeudi 17 mars paraîtra aux Éditions L’Œil du Prince la réédition des Cancans de Carlo Goldoni. L’intrigue a tout du marivaudage et du persiflage. Checchina doit épouser son fiancé Beppo mais les ragots vont bon train et sèment le trouble et la discorde. L’intrigue rappelle les riches heures du théâtre italien du XVIIIe siècle, à redécouvrir pour un vrai plaisir de lecture.
Un texte d’une belle modernité
A l’heure où les réseaux sociaux font la loi en termes de racontars méprisants, de ragots erronés et de fake news, il est pertinent de relire ce texte de Goldoni pour se rendre compte que le phénomène n’a absolument rien de nouveau. De tous temps, les potins ont détruit des réputations et brisé des mariages. L’auteur dramatique vénitien Carlo Goldoni fait encore des prouesses en multipliant les personnages et les niveaux de lecture pour une narration passionnante. Les gens de haute classe s’expriment avec emphase, les petites gens usent de formulations argotiques et tout ce beau monde se mélange pour sauver ou détruire le mariage en préparation. Là où un Molière appuie le trait pour critique les tares de ses contemporains, quitte à les vouer à la damnation, Goldoni fait lui au contraire preuve d’un optimisme à toute épreuve et tout est bien qui finit bien. L’auteur dramatique vénitien, déjà très cosmopolite en son temps, maniait à la perfection les langues toscane, vénitienne et française ce qui lui permis de s’exiler en France en 1762 et de continuer d’écrire. Le créateur de la comédie italienne moderne a écrit au total en 20 ans plus de 200 pièces d’importances diverses et dans différents genres : tragédies, intermèdes, drames, livrets d’opéra et saynètes de carnaval même si aujourd’hui ce sont ses comédies qui assurent sa postérité.
La lecture des Cancans fait apparaitre des sourires ravis sur le visage du lecteur tant le texte multiplie les grandes bassesses, les petites lâchetés et les beaux sauvetages tout du long. Cette réédition est l’occasion de redécouvrir un auteur d’une surprenante modernité.
Synopsis: Checchina doit épouser Beppo, son fiancé, mais un ragot lâché dans le plus grand secret : « la fille de Patron Toni est une bâtarde ! » se propage très vite de bouche de cousine en oreilles de voisines… Il sème le trouble et la discorde, et brise, un temps, les projets de mariage des deux amoureux… La modernité de cette pièce, qui montre à l’oeuvre la puissance dévastatrice d’un cancan, est évidente. Ne sommes-nous pas, et plus que jamais, grâce à la multiplication des médias et des réseaux sociaux, dans une société où le potin est roi ?
Chroniques noires d’un hussard de la République, de Lou Garance (Editions F.Deville)
Lou Garance n’a peur de rien et surtout pas du système dans lequel elle est entrée, par la grande porte, et qu’elle dénonce dans son livre : Chroniques noires d’un hussard de la République.
Lou Garance est une jeune femme cultivée. Elle a fait des études de littérature, 10 ans d’études. Pour arriver au plus haut niveau. D’ailleurs, elle nous fait partager ses savoirs et analyses littéraires à travers ces chroniques… C’est un vrai régal !
« Et pour éviter le chômage après dix ans d’études, un diplôme dévalorisé sous le bras et une thèse qui sert désormais de cale-porte dans l’autre. » P.133
Elle passe donc le concours pour devenir professeur et enfin recevoir un salaire. Même modeste… Et du coup, elle ne peut s’empêcher de nous faire partager ses désillusions.
Mais ce n’est pas l’enjeu réel de son livre. Son but est de dénoncer la formation des professeurs stagiaires.
En effet, pour entrer dans l’Education nationale, il faut passer un concours, loin d’être facile. Ensuite, si on est retenu, on a droit à une année de stage à l’ESPE, anciennement l’IUFM. Mais aujourd’hui, nommé INSPE. Il n’y a que le nom qui change, apparemment !
Il est vrai qu’en lisant Chroniques noires d’un hussard de la République, je me revois, moi-même, stagiaire à l’IUFM, il y a … 30 ans ! Effectivement, c’est exactement la même chose ! Tout y est aberrant ! Et la pression sur les professeurs stagiaires demeure toujours ! Avec les angoisses des « visites » qui nous donneront, ou pas, la fameuse titularisation ! Des visites qui sont en fait des inspections où on demande des préparations aberrantes au professeur stagiaire. Sans parler de la formation pédagogique qui n’a rien de pédagogique. Où l’on a vraiment l’impression de perdre notre temps alors qu’on a tellement de travail de préparation à faire !
Lou Garance a beaucoup de courage de dénoncer haut et fort les aberrations de l’Education nationale. Tout ce qu’elle dénonce est vrai !
Il faut absolument lire Chroniques noires d’un hussard de la République si on veut entrer dans cette grosse machine à broyer qu’est l’Education nationale !
En plus, Lou Garance n’a pas eu de chance car elle a effectué cette année de stage-formation, en pleine crise de la Covid, avec le confinement et les cours en ligne, où la moitié de ses élèves ont déserté ! Mais le Bac était, soi-disant, maintenu ! Le stress garanti tout au long de l’année ! « J’ai l’impression que cette année aura été une succession de petits groupes à suivre. Peut-être est-ce la raison d’être de l’ESPE : constituer des groupes. Un inspecteur pour les gouverner tous, un formateur pour les trouver. Une formation ESPE pour les amener tous et dans les ténèbres les lier. » A bon entendeur, salut !
Chroniques noires d’un hussard de la République est un livre à lire, même si on n’est pas professeur ! On doit savoir ce qui se passe à l’intérieur de ce monstre qu’est l’Education nationale ! Bravo Lou Garance, en espérant que vous ne serez pas pénalisée durant toute votre vie enseignante, à cause de ce vibrant témoignage ! Ca, ce n’est pas gagné !
Aujourd’hui, les Editions Flammarion jeunesse nous proposent dans la collection Je suis en CE1, Citoyennes, citoyens. Cette série est écrite par une enseignante, Magdalena. Elle connaît bien le niveau de lecture des élèves. Normalement, chaque élève de CE1 peut lire tout seul, ou avec l’aide d’un adulte, ce petit livre.
En cette période de campagne électorale, Citoyennes, citoyens, est bienvenu ! Il rappelle les fondamentaux de notre République. Une jolie leçon d’éducation civique.
C’est quoi une République ? D’où vient le drapeau Français ? Quels sont les symboles de la République ? Quel est le rôle du Président de la République ? Et de nombreux autres thèmes sont abordés comme : l’égalité, la différence, nos droits, nos devoirs, la laïcité, la politesse, la solidarité, le harcèlement…
Citoyennes, citoyens, est un petit livre très riche en enseignements ! A lire à tous les âges !
Comme tous les ans, à l’approche de l’été survient un Dossier Tour de France des Vins et bulles Rosés pour se préparer au bon temps, aux terrasses et aux apéros entre amis, toujours avec modération. Cette année, ce sont 5 cuvées qui ont été dégustées pour des confirmations et une attente décuplée de voir les beaux jours arriver!
Maison Cavaillé : Gamay rosé Terres de Famille 2021 – Savoie
Avec son 100 % Gamay, ce Rosé de Savoie tient toutes ses promesses. A l’œil, avec sa belle robe rose tendre aux notes argentées, le vin fait envie. Au nez, il dénote une belle intensité, complexe et aromatique, avec des notes florales rose-pivoine, et fruitées fruits rouges fraise des bois-framboise-orange, poivre blanc, estragon-thym. La bouche est harmonieuse entre fruit, fraîcheur, minéralité et matière, jusque dans la jolie longueur. Le vin se déguste idéalement avec un jambon de pays, une salade aux fruits de mer, de la pizza, du couscous ou des brochettes de volaille marinées épices-citron. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, le prix indicatif TTC départ cave est de 6,00 euros pour l’assurance de passer un bon moment.
Champagne Chassenay d’Arce dans la gamme LES ESSENTIELLES : Cuvée Rosé Brut
On ne présente plus le Champagne Chassenay d’Arce sur Publik’Art. Avec ses cépages 60 % pinot noir, 33 % chardonnay, 5 % pinot meunier et 2 % pinot blanc, c’est un vrai bonheur à déguster. A l’œil, la bulle légère et la robe saumonée brillante. Le nez est complexe, floral violette, fruits rouges et fruits confits, finement épicé. La bouche est souple, harmonieuse entre fruits rouges et noirs (cassis, fraise). Le champagne accompagne parfaitement un apéritif, des pruneaux au bacon, des noix de Saint-Jacques, un curry doux de volaille, de la panacotta aux fruits rouges ou des fraises. Distribué en vente directe, chez les cavistes, en CHR et au Repaire de Bacchus, le prix TTC départ cave est de 27,80 euros, parfait pour se faire plaisir sans se ruiner.
Maison Adrien Vacher : Le Rosé Château de la Violette 2021 – Savoie
Ce rosé se compose des cépages Gamay et Pinot. A l’œil, sa robe rose saumon est brillante. Le nez est frais et intense, floral pivoine, fruité fraise des bois-pamplemousse. La bouche est équilibrée entre fruit, matière et de fins tanins, avec une finale assez longue. Le rosé se déguste avec une terrine de poisson, de la blanquette de veau, un gratin de fruits de mer ou un coulommiers. Distribué en vente directe ou en CHR, il est proposé au prix tout doux TTC départ cave de 6,00 euros.
Domaine Couly-Dutheil – Chinon : René Couly 2021
Ce rosé se compose de 100 % de Cabernet franc. A l’œil, sa robe est rose et lumineuse. Le nez est fraise des bois-framboise-groseille et agrumes. La bouche est harmonieuse entre fruit, matière, fraîcheur et de fines épices, assez longue et complexe. Ce rosé se déguste en accompagnant des asperges, des sushis, du canard laqué, un cuisine exotique (poulet tandoori) et des grillades. Distribué en vente directe, sur la boutique internet, chez des cavistes comme les Caves Bossetti, les Caves Guy Jeunemaitre notamment en CHR, ce rosé classe et élégant est proposé au prix TTC départ cave de 8,90 euros.
Pascal Creuzet, Domaine de La Cave aux Caux : Gris 2021
Composé de 100 % de Pineau d’Aunis, ce vin arbore une belle robe rose pâle à reflet argenté. Le nez est frais, fruité abricot-fraise-citron, estragon, poivre gris. La bouche est vive et fraîche, mûre et longue, saline en finale. Le vin se déguste idéalement avec des noix de saint jacques aux agrumes, du poulet à la crème et aux champignons ou du saumon. Distribué en vente directe et chez les cavistes, son prix TTC départ cave est de 4,90 euros, toujours assez bas auu vu de sa qualité!
Les forêts, un monde fabuleux à découvrir, tout en BD (Casterman)
Les forêts est un album qui se présente comme une BD. Mais une BD intelligente ! Une BD qui nous fait entrer au plus profond de la nature, des forêts et nous révèle tous ses secrets. De façon ludique mais très scientifique aussi !
L’auteur, Jean-Baptiste de Panafeu a été professeur de Sciences naturelles au lycée. Il a envie de faire partager au plus grand nombre son savoir pour tenter de sauvegarder notre planète.
Le jeune lecteur va découvrir différentes forêts : européennes, tropicales et boréales. Un atlas à la fin de l’album recense les principales forêts du Monde. En lisant cette BD, on découvre combien la nature est belle, précieuse, complexe, et combien on doit en prendre soin pour sauvegarder toutes sa flore mais aussi toute sa faune. Et tous les risques qu’elle encoure, comme la déforestation et les incendies. On apprend comment en prendre le plus grand soin.
Les forêts, un monde fabuleux à découvrir, est à la fois une histoire, une BD, et aussi un vrai cours de Géographie et de Sciences naturelles. Quelle richesse ! Cet album ravira petits et grands !
L’école à la montagne, un livre de la série La vie mouvementée des écoliers (Casterman)
Les Editions Casterman nous propose une série réservée aux juniors ( dès 8 ans) : La vie mouvementée des écoliers. L’auteure, Rachel Hausfater nous introduit dans une classe de primaire. Mais pas n’importe quelle classe. Une classe qui va partir faire L’école à la montagne.
Mamilla est ravie ! Elle, qui n’est jamais partie en vacances, va pouvoir partir à la montagne avec toute sa classe. Peu importe qu’il n’y ait plus de neige ! Il y a tellement de choses à découvrir à la montagne ! Et tellement de choses à faire !
Mamilla est ravie même si au fond, elle a un peu peur ! Peur de quitter sa maman et son Boubou… Elle a aussi peur en car. Surtout sur les routes de montagne…
En fait il y a beaucoup de choses qui angoissent Mamilla car c’est la première fois qu’elle le vit. Et le moment de prendre sa douche n’est pas évident … Les longues randonnées, non plus… Mais au final, ce n’est que du bonheur !
Tout se passe bien même si quelquefois elle a cru qu’elle n’y arriverait pas ; et elle a adoré cette semaine pas du tout comme les autres !
L’école à la montagne, un livre à mettre entre toutes les petites mains pour leur donner envie de partir en classe découverte !
Ilan Klippern n’impose aucune contrainte à ceux qui se dévoilent devant sa caméra. Certains rappent, d’autres présentent leur vie ou font une chorégraphie. Aube, Yoan, Marcus et les autres ne se connaissent pas mais ils font entendre leurs petites chansons à la caméra et au spectateur fasciné par ces véritables confessions de la part de ceux que la société a étiquetés comme étant à part. La folie n’est pas une étiquette, elle n’est que le contraire de la normalité, une autre normalité.
Entre intimité et dévoilement
Le film présente des petites capsules où chacun des personnages ouvre une lucarne sur ce qu’il veut bien nous montrer. Ils ne semblent pas si différents de nous et proposent de les accompagner. Ce qui ressort le plus, c’est l’intensité de leurs témoignages, recueillis comme on peut l’imaginer avec tact et délicatesse par le réalisateur Ilan Klippern pour ne pas brusquer ni les faire se renfermer. Les images proposées font ressentir la fragilité des confessions comme des pensées échappées de dimensions parallèles. Le cinéaste fait une démarche que chacun d’eux accepte pour des représentation forcément parcellaires, à la hauteur de ce que les personnages acceptent de montrer. Funambules dit tout dès son titre, l’équilibre se tient sur un fil ténu, et les personnages rejetés par la société à cause de leurs différences acceptent de faire un pas pour souligner que leur survie est fragile si on tient compte de nos repères à nous. Notre normalité n’est pas la leur et leur démarche requiert que chacun de nous acceptions de faire un pas vers eux, sans jugement préalable, pour nous-mêmes rester en équilibre. Leur monde et le notre sont diamétralement opposés, incompatibles et certains moment du documentaire montrent bien qu’il n’est pas facile de s’accepter dans un tel conteste. Ce sont les questions et les pensées qui tissent un lien pour bien souligner que la réalité n’est pas unique mais bien multiple, à la hauteur de chacun. Un personnage évoque la notion de grande volonté intérieure, c’est peut-être cela le point commun entre ces personnages et nous, la possibilité de se comprendre et d’échanger, malgré tout.
Ce documentaire demande de la patience et de la persévérance pour rentrer dans un concept cinématographique ouvert à chaque être humain, pour accepter les différences et chercher ce qui nous relie. En cela, Funambules est ardu mais également attachant.
Synopsis: Quelle est l’épaisseur du mur qui nous sépare de la folie ? Personne ne sait de quoi il est fait. Personne ne sait jusqu’à quel point il résiste. Aube, Yoan, Marcus, eux, ont franchi le seuil. Ils vivent de l’autre côté du miroir.
Les fantômes s’embrouillent, Tome 2 de la série Mystère et pyjamas-chaussettes, (Nathan)
Voilà le tome 2 de la série, Mystère et pyjamas-chaussettes ! Les fantômes s’embrouillent et vont nous emmener bien loin de notre quotidien !
Camille a une nounou incroyable. C’est sa mamie, sa mamie fantôme. Et elle l’adore ! Dès qu’elle en a besoin, elle est là tout près d’elle et en plus, elle est invisible. Seule Camille la voit ! Elle comprend tout sans qu’on lui explique quoi que ce soit !
Et Mamie fantôme sent tout. Et cette fois-ci, l’heure est grave. Papa-Tom vient de perdre son père avec qui il était fâché. Il va voir une voyante pour essayer d’évacuer son chagrin. Et Papou-Max le met en garde. Il est contre cette démarche. Pour lui, c’est une arnaque. Alors, les deux papas de Camille se disputent vraiment. Et ça, ça chagrine grave Camille !
Alors, Camille décide d’enquêter sur cette voyante, avec l’aide de Mamie fantôme, bien sûr ! Accrochez-vous, ça va valser !
Louise Mey nous livre une histoire à la fois triste et drôle, et elle aborde des sujets fondamentaux comme le handicap, Camille a une béquille, l’adoption, Camille a été adoptée, et ses parents ne sont pas comme tout le monde. L’homoparentalité est montrée sous un jour tellement naturel et évident ! Une vraie prouesse ! Joliment illustré en noir et blanc par Eglantine Ceulemans.
Les fantômes s’embrouillent, un roman qui se lit d’une traite avec angoisse et plaisir ! On attend déjà les prochaines aventures de cette série, Mystère et pyjamas chaussettes.
La petite coriace, le 1er roman d’Anne Loyer (Anne Carrière)
Anne Loyer nous livre, avec brio, son premier roman : La petite coriace. Si vous commencez ce roman, prévoyez du temps devant vous car il vous sera difficile de le lâcher.
Marinette a dix ans. Elle n’est pas une petite fille ordinaire car dans sa famille, c’est compliqué. Elle vit toute seule avec son père. Elle se promène en maillot de bain et se planque dans un caddie. Alors, franchement, rien n’est ordinaire chez Marinette. C’est une jolie petite fille, qui, habituellement, pétille de vie. Quand tout va bien. Mais une chose est sûre, elle ne lâche rien !
Mais quand Barnabé la découvre, dans son caddie, trempée, en maillot de bain, elle est très mal, Marinette. Elle se sent abandonnée de toutes parts. Et Barnabé craque. D’autant plus que Marinette ravive ses souvenirs… Souvenirs très douloureux. Barnabé va veiller sur Marinette. Elle en a besoin.
Impossible de vous en dire plus ! Marinette n’aimerait pas du tout que je la dévoile davantage ! C’est une sacrée petite coriace ! Rien ni personne ne lui résiste. Elle est la vie, elle est solaire. Elle est nature. Mais tellement vraie !
Marinette nous entraine dans sa vie, mais aussi dans celle de Barnabé. Une vie pas toujours facile, une vie douloureuse, avec de nombreuses cicatrices. Un passé qu’on aurait aimé ne jamais vivre.
L’écriture d’Anne Loyer est aussi fluide et agréable que Marinette !
La petite coriace, un très chouette roman, qui ne nous lâchera pas ! A la fois drôle et bouleversant. On aime Marinette sans conditions !
Le Musée d’Orsay propose une exposition faisant revivre une expérience vécue par Sophie Calle dans les murs de ce qui allait devenir le Musée d’Orsay et intitulée Les Fantômes d’Orsay. En 1978, le Musée était encore une gare construite en 1900 et contenant un hôtel nommé Hôtel du Palais d’Orsay mais délaissé, complètement à l’abandon, déserté par les clients et les personnel. Sophie Calle se choisit alors d’y passer ses journées, choisissant la chambre 501 au 5e étage comme lieu de résidence principale. Elle récupère des papiers et prend des photos pour une vraie expérience immersive.
La vie comme oeuvre
Pour ceux qui ne la connaissant pas, Sophie Calle est une artiste plasticienne, photographe, femme de lettres et réalisatrice française. Son travail consiste essentiellement à partir de sa vie pour créer des oeuvres, notamment des moments très intimes. C’est encore une fois le cas ici avec tous ces témoignages rassemblés dans 2 salles du Musée et accompagnés de commentaires explicatifs. Sophie Calle évoque le faste passé de lieux devenus comme des ruines, tel un archéologique à fouiller pour y déceler des trésors anciens. Les fantômes d’Orsay sont ceux d’un hôtel passé de mode et le nom correspond complètement à l’impression recherchée sur les visiteurs. Alors que les travaux de construction du futur musée n’ont pas encore été entrepris, l’artiste visualise un univers parallèle, reflet du passé, sans vraiment de présent, et pas encore rentré dans le futur. Comme elle l’explique, c’est en poussant une porte que la visite du lieu a débuté avant de devenir une expérience de vie, et finalement une oeuvre. La chambre 501 devient son repère, avec un matelas défraichi, des murs miteux et une crasse très apparente. Ce qui fut autrefois un repère pour des gens de passage n’a plus d’utilité avant un total rafraichissement. Sophie Calle y passe ses journées, pendant plusieurs mois, avant que de partir pour Venise qui sera le début d’une autre œuvre à venir. Le séjour dans l’hôtel lui permet de prendre des photos, d’inviter des amis et de rassembles des documents, des objets, des fiches des clients comme autant de brèches dans l’espace temps. Elle trouve aussi les notes adressées à un employé de l’hôtel, nommé Oddo, dont elle se plait à imaginer l’identité.
L’exposition est séduisante, en tout cas assez unique. Elle se tient au Musée d’Orsay jusqu’au 12 juin 2022 pour revire une véritable expérience.
L’arabe du futur, Tome 5, l’excellent roman graphique de Riad Sattouf (Allary Editions)
Publik’Art est archi fan de Riad Sattouf. L’arabe du futur est un roman graphique qui s’inspire totalement de sa propre vie. On aime tout : les dessins, l’écriture, son humour, son auto-dérision et ses analyses tant psychologiques que politiques, religieuses ou familiales. On apprend des tas de choses avec Riad ! Et surtout on comprend mieux ce qui se passe dans certains pays, comme la Syrie ou la Libye.
Le tome 1, Une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984) est consacré à sa petite enfance. Il nous fait découvrir aussi bien sa famille française que sa famille syrienne. Il vit en Libye, puis en Bretagne, et enfin en Syrie. Il est tout blond et fait la curiosité de tous en-dehors de la France.
Sa maman est française et son père syrien. Son père est grand professeur. Docteur en histoire. Sa mère ne travaille pas. Mère au foyer par la force des choses.
Le tome 2, de 1984 à 1985, est consacré à ses premiers apprentissages à l’école en Syrie. Riad est blond. Ca choque vraiment dans la Syrie d’Hafez Al-Assad. Il est déjà traité de « juif »…
Le tome 3, de 1985 à 1987, est consacré à sa vie syrienne et sa circoncision. Il reçoit une éducation musulmane dans l’école de son village.
Le tome 4, de 1987 à 1992, nous dévoile les pensées de Riad devenu adolescent, de moins en moins blond. Et du coup d’Etat de son père.
Le tome 5, de 1992 à 1994, est toujours aussi centré sur la vie de Riad qui n’est plus du tout blond et vraiment ado ! Mais rien n’est simple et tout se complique au fil des années. Riad souffre du regard des autres. Mais les évènements familiaux tournent au drame. Ce tome nous laisse en haleine. On attend avec angoisse le Tome 6…
Riad a eu une enfance et une adolescence pas comme tout le monde. Ses romans graphiques nous font partager tout de sa vie. Ses souvenirs sont vibrants d’émotion. On le suit partout où il va. Il nous explique la situation politique et économique du pays dans lequel il habite. Et les habitudes des uns et des autres. Ses rencontres, ses études, ses relations, ses désirs, ses difficultés aussi bien familiales que matérielles. Riad a un don depuis toujours : il sait exprimer par ses dessins ses ressentis. Et ça, c’est fabuleux ! Son écriture est aussi explicite, riche et directe que ses dessins. On ne saute pas une ligne ! On aime Riad. On voudrait le protéger de toutes les violences et les injustices qu’il subit depuis toujours.
L’arabe du futur, Une jeunesse au Moyen-Orient,notre très gros coup de cœur.
S’il vous plait, Riad, si vous lisez cette chronique, dites-nous vite quand paraitra le Tome 6. On ne vit plus de la même façon depuis qu’on lit votre œuvre. On est avec vous, en permanence par la pensée et on espère que tout va finir par s’arranger dans votre vie si compliquée. On ne sait qu’une seule chose : votre art a été reconnu ! et votre succès est immense ! Quelle belle revanche sur votre passé douloureux ! Et combien mérité !
Le Lucernaire donne carte blanche à la Compagnie Demain existe pour raviver l’ingéniosité sémantique et drolatique du Prince de Motordu. Le Prince de Motordu est originellement le titre d’une série d’albums illustrés par Pef fondée en 1980. La salle était remplie d’enfants et de parents qui ont tous lu les nombreux livres remplis de mots déformés avec l’utilisation de mots ressemblants. Le personnage principale déforme les mots sans s’en rendre compte, c’est très drôle en livres et tout aussi irrésistibles au théâtre. Les enfants identifient toutes les expressions et participent à un beau moment de rire. De quoi donner le sourire et rappeler aux parents de beaux moments de lecture remontant à loin.
Une salle bondée à craquer
Beau succès pour ce spectacle donné devant une salle comble. Sur scène, un comédien et une comédienne suffisent à hypnotiser des enfants trop heureux de voir leurs héros favoris évoluer grandeur nature. Le comédien enchaine les expressions approximatives, confondant drapeau et crapaud, tête et fête, boutons et moutons. Les enfants ne résistent pas, et quand le prince rencontre la princesse des écoles, les rires fusent encore plus fort. Les 2 protagonistes parcourent la scène en tous sens, utilisant accessoires et réparties dans une folle farandole de dialogues entre incongruité et ingéniosité. Le spectacle dure 50 minutes, bien suffisant pour une salle à la moyenne d’âge proche des 5 ans, plus ou moins. Les couleurs sont criardes, les costumes sont comiques, les expressions sont outrancières, tout pour créer une ambiance généreuse de rires et de sourires. C’est réconfortant de voir que la langue française reste un terreau admirable pour créer une joie folle chez les plus jeunes qui s’amusent continuellement à corriger le prince de Motordu.
Maud Martel / Pauline Marey-Semper et Jules Cellier / François Chary n’économisent pas leur énergie pour faire mouche. Les enfants sont fous de joie, la mission est remplie. Le Prince de Motordu et la Princesses des Ecoles restent les vrais héros des enfants et de leurs parents!
Synopsis: Le Prince de Motordu mène une existence paisible dans son chapeau. Iil joue aux tartes avec ses coussins dans la salle à danger, fait des batailles de poules de neige, mène paître son troupeau de boutons. Un jour, la princesse Dézécolle, une drôle d’institutrice, croise son chemin et l’invite à détordre les mots…C’est dans une atmosphère pleine d’humour et de poésie, mêlant chansons, farces et jeux de mots, que la compagnie Demain Existe revisite cette histoire haute en couleurs ! Petits et grands sont entraînés au rythme des pirouettes langagières , de la magie des mots qui nous invite à nous enrichir ensemble des originalité de chacun. Malice et éclats de rires garantis !
Band of Horses n’est pas un nouveau groupe, leur dernier album a beau déjà dater de 2016, Why Are You Ok, la formation est restée en mouvement, pour le meilleur et pour le pire. Deux départs avec ceux du batteur Bill Reynolds et du guitariste Tyler Ramsey et un leadership confirmé pour un Ben Bridwell désormais seul membre d’origine. Pour un résultat rock assez réjouissant à découvrir.
Un groupe qui persévère dans le rock
Things Are Great marque un nouveau départ pour un groupe qui présente son quand même 6e album. Ben Bridwell en profite pour donner beaucoup de lui-même en s’investissant dabs la voix, pas nouveau, mais aussi dans la production avec le concours également de Jason Lytle, Dave Fridmann, Dave Sardy et Wolfgang Zimmerman. Il a aussi guidé les paroles en abordant des sentiments personnels, entre frustrations, déceptions et espoir comme sur Crutch etIn Need of Repair. Les belles mélodies sont là avec une voix enchanteresse et haut perchée du chanteur Ben Bridwell. Dès le premier titre Warning Signs qui rappelle un épisode douloureux pour lui, une perte de voix impromptue en plein concert en Sidney en 2016 qui l’a marqué durablement, l’esprit est là avec de morceaux touchants et profonds. Crutch est plus entrainant, Aftermatch insiste sur l’émotion jusqu’au morceau final Coalinga aux chœurs éblouissants. Les refrains de In Need of Repair et Lights insistent sur les qualités du bonhomme pour écrire de belles mélodies.
Avec une telle voix et de telles mélodies, Things are great enchante tout du long avec de belles variations comme sur You Are Nice to Me ou In The Hard Times. Ben Bridwell sait composer des morceaux déchirants ou resplendissants, lui l’autodidacte à la recette musicale secrète. Band of Horses n’est donc pas prêt d’arrêter sa route sur le chemin de sa belle inspiration!
Je ne suis pas une pieuvre, un album rigolo (Nathan)
Eoin McLaughin est un auteur Irlandais. Son dernier album : Je ne suis pas une pieuvre, s’adresse directement au lecteur. De façon très originale et rigolote !
Sacha n’est pas une pieuvre même si elle y ressemble fort ! Elle ne peut pas être une pieuvre car elle ne sait pas nager. Alors, elle demande directement au lecteur de lui apprendre à nager !
C’est drôle, et plein d’humour ! Le jeune lecteur qui a peur de l’eau va pouvoir s’identifier ! « J’ai si peur que j’ai envie de pleurer. »
Les illustrations de Marc Boutravant, sont super chouettes. Chaque page ressemble à un tableau !
Je ne suis pas une pieuvre, un très chouette album à offrir aux futurs nageurs ! Et même à ceux qui savent nager !
Le Musée Jacquemart André organise à partir du 11 mars une exposition consacrée à l’artiste finlandais Akseli Gallen-Kallela (1865-1931). Surtout connu pour ses travaux de peintre sur les paysages et les mythes vikings finlandais, il a également travaillé sur verre et sur les gravures. Ce sont près de 70 oeuvres qui sont visibles au Musée Jacquemart André, provenant de collections publiques et privées comme notamment du Musée Gallen-Kallela d’Espoo. L’exposition recouvre une grande partie de la carrière de l’artiste avec des thématiques liées à la nature et aux grands mythes finlandais.
Un artiste à la renommée grandissante
Les tableaux les plus connus de Gallen-Kallela figurent des grands lacs finlandais, une nature foisonnante composée d’arbres et de montagnes et des reflets dans l’eau qui offrent une perspective inversée. Le soleil est tantôt brillant, tantôt caché derrière les nuages pour figurer un pays aux longs jours d’été et aux très courts jours d’hiver. L’apparition de la neige donne une indication de saison et densifie l’aspect rugueux des tableaux. L’artiste a été très tôt déboussolé part la révolution industrielle naissante et ses conséquences sur la nature éternelle. Lui si solitaire et avide d’une vie paisible, Gallen-Kallela a très tôt recherché un endroit pour y loger son atelier. Ce fut sa maison atelier Kalela construite en 1894, loin de tout pour lui permettre d’humer l’air d’un pays qu’il aimait tant, la Finlande à l’aide d’un lyrisme constant. Le rythme des saisons accompagne le contenu de ses compositions pour bien marquer son attachement au passage continuel et intangible des jours. En 2012, le Musée d’Orsay lui consacra une rétrospective qui le fit mieux connaitre du public français et de découvrir l’ensemble de sa carrière. Le Musée Jacquemart André s’intéresse plus à la question de la relation de l’homme à la nature, qui évolue au cours sa carrière. Avec une salle consacrée à la pensée ésotérique en référence aux années 1895 et avec un changement visible de son art passant du naturalisme au symbolisme, l’exposition permet de voir l’évolution de l’artiste et son intérêt incessamment répété pour la nature majestueuse.
L’exposition Gallen-Kallela au Musée Jacquemart André permet de mieux cerner les inspirations de l’artiste et son attachement très fort à son pays. Elle est visible juusqu’au 25 juillet, l’occasion d’un vrai dépaysement, aussi culturel qu’esthétique.
Détails:
Visite des collections de de l’exposition temporaire: 15 euros