[Comics] Solo Alphas : superbe one shot à la croisée des mondes de Solo (Delcourt)
Série à succès, Solo nous offre un Spin Off (ici un préquel) de haute volée proposé par Oscar Martin et Juan Alvarez. Solo Alphas est un one shot extrêmement bien élaboré qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit de la série mère : les affrontements sont sans pitié, les lames souillées, les armes à feu vidées de leurs munitions et tout cela sans faire ni blessés ni prisonniers. Vivre ou mourir c’est un peu la loi de Solo. Et cet album met en vibration ce crédo non sans violence mais toujours avec un grand sens de la mise en scène.
Solo Alphas est un condensé de ce que l’on préfère dans Solo : des combats donc, mais beaucoup de surprises et de rebondissements, jusqu’au dernier instant. On apprécie particulièrement les différentes apparitions des personnages centraux de l’univers Solo. Un scénario que l’on verrait bien adapté sur grand écran !
Le dessin est cette fois assuré par Juan Alvarez qui s’approprie avec brio l’identité graphique de Solo. Que de plaisir à admirer ces planches spectaculaires. On adhère à 200%.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Découvrez les chroniques du monde cannibale avant Solo dans ce récit complet dans lequel différents clans s’affrontent pour déterminer qui sera l’Alpha, détenteur du pouvoir. Ce sont des experts du combat, de la survie, ils forment les clans de chiens les plus puissants du monde cannibale. Mais alors que l’équilibre des forces est remis en question, une lutte fratricide va s’engager pour décider de qui sera l’Alpha. Entre récit d’action et lutte de pouvoir, Alphas est une histoire de destinée dans le monde de Solo.
Date de parution : le 26 janvier 2022 Auteurs : Oscar Martin (Scénario), Juan Alvarez (Dessin), Manuel J. Rodriguez (couleurs) Genre : Aventure, Fantastique
Chien hurlant raconte l’histoire d’un adolescent tourmenté. Situation familiale brinquebalante avec un père poursuivi par les démons de l’alcool, situation scolaire perturbée par une addiction au téléphone portable, et surtout une violence intérieure qu’il parvient tout juste à juguler en mettant en ligne des combats filmés avec ses amis avant que tout ne dérape. L’ambiance anxiogène est constante dans une BD ultra réaliste qui tente de capter un malaise adolescent comme il doit tant en exister.
Un constat implacable
Chien hurlant ne prend pas de détour pour imaginer une adolescence compliquée. Le jeune héros a pourtant des résultats scolaires plus que décents et une mère présente. Mais le retour du père au sein du foyer met à mal un équilibre instable et Andréas prend la mauvaise pente. Dans une société où la renommée sur les réseaux sociaux acquiert une importance de plus en plus démesurée, la publication de vidéos de combats fait le tour des classes et Andréas devient une sorte de star avec de plus en plus d’abonnés et de vues. L’effet d’emballement lui fait rapidement mélanger scénario de film et réalité, jusqu’à la multiplication de rixes, l’exclusion et la fugue. La BD de Melissa Morin inclut également des cauchemars nocturnes récurrents vécus par le jeune Andréas avec des chiens belliqueux et dangereux qui le poursuivent, matérialisant ainsi sa peur existentielle lancinante. Les 100 premières pages sont très tendues jusqu’à cette fugue en direction d’un camp gitan où l’oncle du héros est censé s’être réfugié. Le parcours initiatique finit dans l’apaisement avec ce camp nomade où Andréas en apprend plus sur une histoire familiale qui semble se répéter générations après générations.
L’auteur propose une histoire touchante riche d’enseignements pour montrer que la bienveillance est toujours un meilleur choix que la violence. La BD est à découvrir le 16 février aux éditions La Boite à Bulles.
Synopsis: « C’est bon je filme, vas-y. » Andréas est connu sur internet sous son pseudo : Tyler D. Dans ses vidéos de tape, comme il les appelle, il se bat contre d’autres adolescents, et fait grimper sa cote de popularité sur les réseaux à chaque nouveau passage à tabac qu’il partage. Entre une brutalité qui l’habite déjà et le retour au sein du foyer d’un père alcoolique, Andréas va laisser sa colère prendre le dessus et les poings parler pour lui : contre les inconnus, les camarades, les amis. Une seule lueur d’espoir : un oncle nomade et marginal qui va tout mettre en œuvre pour l’aider à trouver son chemin. Il va tenter de combattre la violence par la bienveillance, et partager ce qui l’a lui-même sauvé au même âge.
[BD] Le Sarcophage des âmes : des sorcières moribondes (Drakoo)
Histoire complète proposée par Serge Le Tendre (scénario) et Patrick Boutin Gagné (dessin), Le Sarcophage des âmes met en scène des sorcières qui se livrent combat où les unes cherchent à utiliser les pouvoirs des autres pour tenter de ramener leur maître à la vie.
Un scénario très classique et sans surprise qui ne passionne guère sans doute du fait de sa trop grande linéarité et d’un rythme légèrement décousu. On ne parvient pas vraiment à entrer dans cette courte histoire où les personnages manquent de profondeur et d’attachement.
Le dessin est un peu à l’image du scénario, le trait est plutôt intéressant par ses angulations et son interprétation générale du scénario mais il souffre de quelques imprécisions dans les expressions, notamment des visages.
Le Sarcophage des âmes plaira sans doute à un public plus jeune, aux yeux plus neufs et moins habitués à ce genre de récit.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Quoi de plus terrible qu’une mère à qui on enlève son enfant ?… Rien. Shaalem, fin de siècle. Olivia, jeune veuve métisse, est accusée de sorcellerie. Elle ne trouve le salut qu’en confiant sa fille, Mercy, à sa meilleure amie, tenancière d’une maison close. Hélas, l’épouse du juge local, Miss Ruth Taylor, s’y oppose et prend l’enfant en charge. Mercy va alors être manipulée pour tendre un piège diabolique à sa mère… Un piège où l’occupant d’un étrange sarcophage n’attend qu’une chose : revenir à la vie !
Date de parution : le 02 février 2022 Auteurs : Serge Le Tendre (Scénario), Patrick Boutin-Gagné (Dessin) Genre : BD fantastique
Editeur: Drakoo Prix : 14,50 € (48 pages) Acheter sur : BDFugue
Les Editions Nathan nous proposent un magnifique livre : Histoires d’amour. Ce livre est la prolongation de la série documentaire à venir : Il était une fois l’amour à la française, qui sera diffusée sur France 3 le lundi 14 février, jour de la St Valentin. Il sera diffusé à 21h10, et sera composé de 3 parties de 52 minutes.
Trois auteurs se sont réunis pour écrire Histoires d’amour : Françoise Davisse, Carl Aderhold et Cécile Jugla. Et c’est Gwladys Morey qui l’a illustré de façon assez naïve et charmante. Histoires d’Amour est plus particulièrement destiné aux adolescents. Mais il devrait être lu également par tous les adultes, tous les parents car c’est un chef-d’œuvre ! Il peut servir de guide pour répondre aux questions de nos enfants.
Il renseigne, interroge, répond, propose, incite, informe… Bref, il dit tout ce que l’on ne dit pas toujours sur l’Amour. Différents thèmes sont abordés comme l’évolution de l’amour au fil des siècles, mais aussi l’évolution de la femme au cours de l’Histoire. Incroyable transformation ! Mais ça, Publik’Art le savait déjà en lisant Les 366 dates pour célébrer les femmes.
Les auteurs ont une approche sensible, pudique et vrai qui ne peut que répondre aux nombreuses questions que se posent les ados quant à leur corps, au corps de l’autre, à leur sexualité et à l’amour. De nombreux témoignages, de nombreux faits historiques étayent leurs écrits.
Ce livre est fait pour les garçons autant que pour les filles. Il est tellement capital de se connaître soi-même mais également de connaître l’Autre. C’est la clé de la réussite de l’amour.
Après avoir expliqué la différence entre les hommes et les femmes, les auteurs aborde le sujet de l’amour. Sans oublier de passer par la case du consentement, de la pudeur, du plaisir… Puis ce sera à chaque couple de trouver son mode d’emploi… Nouvelles règles de l’Amour au XXI siècle !
Histoires d’Amour est notre coup de cœur du mois ! Un livre à mettre à la portée de tout ado ! Pour le bonheur de tous ! A offrir à son amoureux (se) le 14 février !
[Comics] Les sept secrets, tome 1 : de l’action à haute dose (Delcourt)
Bienvenue dans un monde où des mystérieux gardiens sont chargés de veiller sur des secrets capitaux pour préserver l’équilibre du monde. Les sept secrets (ou s7pt secrets) sont ainsi très sérieusement gardés par des binômes de choc, envers et contre tous. Evidemment les choses dégénèrent parfois et il arrive qu’un gardien y perde la vie et doive être remplacé.
C’est ce qui arrive dans ce premier tome qui introduit Les sept secrets à travers une nouvelle recrue qui découvre au fur et à mesure ces nouveaux coéquipiers et se forme pour devenir l’un d’eux. Un album plutôt musclé avec une narration à la première personne qui a tendance à freiner la fluidité de la lecture. Le dessin repose quant à lui sur des lignes anguleuses dont la modernité du trait semble parfois s’inspirer de l’univers manga.
Voici donc une première amorce en demi-teinte qui s’adresse plutôt à de jeunes ados (attention scène de violence +++).
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Thriller basé sur les théories du complot et les vérités qu’un groupe mystérieux tiendrait à garder cachées, afin de protéger l’ordre mondial. On suit les gardiens de ces secrets dans cette série envoûtante ! Lorsque le siège de l’organisation The Order est attaqué, les pontes du système craignent que les sept secrets les plus importants de l’histoire humaine soient divulgués au public. Des secrets suffisamment bouleversants pour chambouler notre compréhension du monde. Il appartiendra à la nouvelle recrue de ce groupe mystérieux, Caspar, d’identifier et de combattre la menace !
Date de parution : le 5 janvier 2022 Auteurs : Tom Taylor (Scénario), Daniele Di Nicuolo (Dessin), Walter Baiamonte (couleurs) Genre : Action
Valérie Lemercier et Isabelle Gélinas dans Les Sœurs Bienaimé, de Brigitte Buc. Photo Victor Tonelli
Les Sœurs Bienaimé ou la fratrie mal en point
Pascale (Isabelle Gélinas) et sa sœur Michèle (Valérie Lemercier) ne se sont pas vues depuis vingt ans. Lorsque Pascale décide de quitter Paris et son mari pour venir s’installer dans la bergerie de leur enfance, les vieilles rancœurs refont surface. La grande sœur (Michèle), qui l’a élevée, s’est sentie abandonnée et voit d’un très mauvais œil son retour. Elle prend aussi conscience que la névrose familiale n’a pas épargné sa petite sœur. En compagnie de Rémi (Patrick Catalifo), un ami d’enfance toujours amoureux de Pascale, les deux sœurs vont se provoquer et s’affronter.
A travers ces deux sœurs au style de vie et au tempérament que tout oppose, ce sont les liens du sang et les souvenirs d’enfance qui les relient encore. Pascale, la cadette, complètement paumée, allure évanescente et pétrie d’une naïveté désarmante, veut repartir de zéro et ouvrir des chambres d’hôtes dans cet endroit perdu qu’elle semble redécouvrir pour la première fois.
Michèle quant à elle se révèle rude, cabossée par la vie et une vie de famille compliquée, elle est sans illusion sur ces retrouvailles et ce nouveau départ, minés par les ressentiments qu’elle éprouve à l’encontre de sa sœur et sa fuite inexpliquée alors qu’elle s’était toujours occupée d’elle, remplaçant une mère défaillante.
Un trio qui fait mouche
Avec cette pièce, Brigitte Buc dépasse la sphère familiale et son désordre pour aborder plus largement en filigrane des thèmes sociétaux comme la France rurale, la solitude, le couple, l’entreprise, le chômage, l’enfance et son empreinte indélébile. Sur un ton loufoque et facétieux, fantasque et décalé, auquel lequel le trio d’acteurs s’accorde à merveille, elle met à mal les certitudes des protagonistes qui, par delà leur provocation entre piques et vacheries bien senties, se cherchent et se retrouvent.
Dans un décor de bergerie (de Jean Haas) aux tons pastels finement esquissé, il offre en contre-pied apaisant à la joute oratoire où les péripéties s’enchaînent à un rythme soutenu.
Valérie Lemercier est à son aise entre bougonnerie et sentiments cadenassés. Rebelle et emportée, elle laisse entrevoir derrière le masque tourmenté, l’enfant très tôt responsable qu’elle a été. Isabelle Gélinas, dans un jeu surréaliste, est géniale. Elle campe avec une brin de folie irrésistible cette bobo esseulée à la candeur attendrissante, tandis que Patrick Catalifo joue cet homme conciliant et sensible, amortisseur des chocs entre les deux sœurs mais pas que !
Dates : à partir du 21 janvier 2022 – Lieu : Théâtre Antoine (Paris) Metteur en scène : Brigitte Buc
Temenik Electric sévit depuis 10 ans avec des sonorités rock électrisantes aux saveurs orientales. Les chants en arabe et en français se marient avec les guitares et des rythmes frénétiques pour une lucarne ouverte sur une musique libre et euphorisante, au-delà des barrières.
Une musique rock qui secoue
Pour ceux qui ne connaissent pas Temenik Electric, le groupe venu de Marseille a déjà dévoilé 2 EP et 3 albums tout en offrant plus de 300 concerts à des foules euphoriques. Le leader Mehdi Haddjeri mène ses troupes qui ne s’embarrasse pas de clichés. La musicalité arabe se densifie d’instruments électriques pour des morceaux qui font se trémousser les corps et léviter les esprits. Le nouvel album Little Hammam creuse le sillon d’une musique remplie de punch pour relier les hommes à travers des rythmes implacables. Entre ici et ailleurs, à Marseille comme dans toutes les métropoles, les gens ont besoin de se retrouver et de partager des moments de convivialité pour se découvrir et se comprendre. L’album s’affranchit des limites pour marier les styles autour de rythmes rock qui font penser aux groupes anglo-saxons tout en se rapprochant d’une musique arabe universelle. Le titre Manich Maleik signifie Je ne suis pas un ange et souligne la stigmatisation de personnes que d’autres veulent voir restés dans leur case sans jamais pouvoir en sortir. La chanson appelle à la rencontre et au partage pour aller au-delà des préjugés dévastateurs. Une telle musique est la preuve que les influences peuvent se mélanger pour apporter de nouveaux sons et une belle énergie communicative. La preuve avec le premier titre Manich Maleik, à l’image de tout l’album Little Hammam, sans fioritures et sans détours pour faire découvrir une musique qui secoue les neurones.
Temenik Electric est une excellent surprise à découvrir à partir du 4 février, du rock, des instruments du Moyen-Orient, tout est réuni pour une musique rock euphorisante.
La maison magique, Earthship, l’habitat autonome du nouveau monde (Editions Massot)
La maison magique, c’est l’histoire incroyable d’une famille : Benjamin et Pauline et leur fille Noéha. Et c’est Noéha qui a baptisé leur maison : La maison magique !
Elle est magique à plusieurs titres : C’est la deuxième Earthship en France. Elle se situe en Dordogne et sa construction n’a aucun point commun avec une construction classique. Qu’est-ce qu’une Earthship ?
C’est un habitat autonome qui respecte six principes : un abri confortable sans carburant, un accès à l’eau, à l’électricité, à la nourriture, la maîtrise et les traitements des déchets biologiques, et des ordures. Un programme loin d’être facile à réaliser !
D’ailleurs, Benjamin et Pauline ont vécu un véritable parcours du combattant pour réaliser la maison de leurs rêves ! Elle a été construite grâce à un chantier-école, où une centaine de personnes sont venus du Monde entier pour les aider.
La maison magique ressemble sans doute à la maison de demain où tout est fait pour préserver la Planète. Elle est semi-enterrée, et fabriquée à partir de matériaux recyclés, comme des pneus, des bouteilles et mêmes des canettes ! Elle est la plus écologique possible et en totale harmonie avec la nature !
La maison magiqueraconte tout le cheminement suivi par cette famille. Pas toujours facile mais le résultat en vaut la peine ! Et même vous pouvez aller la visiter ! Le résultat est superbe !!!
L’avis des autres s’intéresse à tous ceux qui vivent dans leur coin. Non pas qu’ils préfèrent la solitude mais ils s’en accommodent. Jules est un programmeur solitaire victime d’anxiété sociale, Charlie est un adolescent qui se sent délaissé. Quand ils doivent cohabiter ensemble après un invraisemblable concours de circonstances, les étincelles fusent avant qu’un équilibre s’installe. La BD de Léna Saurel se veut autant mélancolique que pleine d’espoirs, elle pourra parler à beaucoup.
La vie est étrange
L’avis des autres, c’est d’abord une belle galerie de personnages qui ne doivent pas être jugés d’un seul regard. Au fur et à mesure des pages et des péripéties, tous dévoilent de nouvelles facettes de leurs personnalités et trouvent le courage de réaliser des choses qu’ils pensaient impossibles. Jules se découvre un courage qu’il ne se connaissait pas, et Charlie l’adolescent soi-disant à problèmes apprend à trouver le soutien de ses proches pour résoudre ses questionnements adolescents existentiels. Le dessin de prime abord naïf est bien adapté au déroulement du scénario situé dans le quotidien le plus lambda de la région parisienne. Entre les tours du quartier de La Défense et les immeubles de banlieue, les protagonistes apprennent à prendre sur eux ou à trouver les ressources nécessaires pour aller au-delà du regard des autres et des préjugés qui les oppressent, ce fameux avis des autres du titre.
La BD se lit avec plaisir, faisant découvrir une histoire du quotidien, pas banale et remplie de bienveillance. Et de chats. A découvrir dès le 4 février aux éditions La Boîte à Bulles.
Synopsis: C’est l’histoire d’un duo singulier, formé par Jules et Charlie, une jeune adulte et un ado taciturnes.
Charlie est un adolescent caractériel délaissé par sa mère – le père est absent – qui doit s’occuper de sa petite sœur malade, opérée en province : pas question pour elle de voyager avec son fils, exclu de son collège pour une semaine ! Elle le confie donc à son demi-frère, Jules, un ingénieur en informatique solitaire et peu à l’aise avec les autres.
D’abord réfractaire à l’idée de mettre un pied dans le vaste appartement aseptisé de cet oncle qu’il connaît à peine, Charlie trouve son bonheur avec l’ordinateur luxueux de Jules – l’outil idéal pour jouer aux jeux-vidéos jours et nuits.
Mais les premiers jours de vie commune s’avèrent compliqués : leurs rapports sont distants et brefs, quand ils ne sont pas conflictuels. Pourtant, au fil des jours, ils apprendront à se connaître – d’abord par contrainte, puis par envie – dans un quotidien à la fois ordinaire et inattendu. Grâce au soutien d’une collègue de travail, Jules parviendra à amadouer Charlie – ou bien est-ce le contraire ? – mais aussi à sortir lui-même un peu de sa carapace et à aller se confronter à L’Avis des autres…
Une chronique douce et drôle, sur deux solitaires qui, confrontés l’un à l’autre, s’ouvrent au monde mais aussi à eux-mêmes.
Sur le divan de mes patients, un livre de Jérémie Gallen (Editions Favre)
Jérémie Gallen nous dévoile quelques clés de ses thérapies dans son dernier livre : Sur le divan de mes patients. C’est un livre très ouvert qui permet de mieux comprendre le mécanisme complexe de notre inconscient.
Il n’est pas toujours aisé d’expliquer la psychologie, et encore moins le pourquoi du comment.
A partir d’exemples simples et concrets, et de témoignages, Jérémie Gallen nous autorise une approche psy pour améliorer notre bien-être au quotidien. Et cela est à la portée de tous, assure-t-il ! Et on veut bien le croire.
Il est vrai qu’en lisant ce livre, on se rend compte de l’importance de la prise de conscience de certaines situations et de certains comportements qui semblent toujours refaire surface. Si on réalise ce qui se passe réellement, on a alors le pouvoir de modifier les choses, les gestes, les raisonnements. Et du coup, on a un certain pouvoir de guérison sur soi-même.
Si on traverse une étape difficile dans notre vie, on peut avoir besoin d’un guide, d’un soutien, d’une écoute ou tout simplement d’une profonde réflexion. Ce livre peut nous aider, comme premier pas vers une certaine prise de conscience. Il peut aussi orienter les professionnels qui doivent affronter au quotidien des comportements difficiles.
Sur le divan de mes patients se lit comme un roman et met la psychologie à la portée de tous ! Il sort aujourd’hui !
Animal triste est une entité de 6 membres originaire de Rouen. Les membres ont d’abord officié dans les groupes La Maison Tellier et Darko avant de s’associer pour créer du rock efficace et dansant. Les guitares se font oniriques et profondes dans des morceaux accrocheurs comme le single Tell me how bad i am proposé en collaboration avec Peter Hayes. Beaucoup ont connu le groupe avec la reprise de Bruce Springsteen du célèbre tube Dancing in the Dark. Les aventures continuent, toujours en anglais, et ça ne manque pas de punch.
Du rock abrasif et envoutant
Les mélodies sont là, les instruments font plaisir à entendre, le rock français à encore de belles heures à vivre si on en croit la force dégagée par l’album Night of the loving dead. Si la musique est résolument dark, l’ambiance n’est pourtant pas à la morosité mais plutôt à la puissance galvanisante. Les guitares rugissent, la voix est digne des plus grands chanteurs rock, le groupe ne triche pas et fait partager sa passion sans artifices. Le talent est là pour toucher l’auditeur et faire frétiller son neurone sauteur dans une belle communion rock à la sincérité débordante et à l’énergie constante. Night of the loving dead creuse le sillon d’une musique nourrie aux grands ainé, qu’ils se nomment Nick Cave, Sixteen Horsepower ou The BlackAngels. Surtout que cerise sur le gateau, le leader du Black Rebel Motorcycle Club, Peter Hayes, apporte sa guitare pour durcir encore un peu plus le ton. L’ambiance est noire mais la voix est envoutante et les guitares stridentes en diable. On peut facilement imaginer l’ambiance en concert avec une foule en transe bougeant la tête en rythme pour ne manquer aucune note.
Le rock existe encore en 2022, la preuve en est faite avec cet album sans concessions, dur et rock, bon comme un uppercut dans le cortex cérébral.
Mon premier livre d’autocollants, un cahier d’activités pour tout-petits (Editions Usborne)
Tout le monde sait combien les enfants apprécient les autocollants. Mais ce n’est pas si facile de les utiliser.
Les Editions Usborne nous proposent un cahier d’activités à mettre entre les mains des tout-petits : Mon premier livre d’autocollants. Les autocollants se trouvent à la fin du cahier. Les pages sont légèrement plastifiées pour qu’il soit aisé de coller mais aussi de décoller les autocollants. Libre à l’enfant de les placer où il veut. Néanmoins chaque page a son lot d’autocollants. Les dessins sont volontairement enfantins et très gais.
Plusieurs thèmes sont abordés : la pluie, le printemps avec les fleurs, les véhicules, les maisons, le goûter, les animaux marins, les montgolfières, les dinosaures, les bateaux, les vêtements, la nuit.
Les autocollants sont de diverses tailles mais jamais trop petits pour que le tout jeune lecteur y arrive facilement. Avec de bien belles couleurs ! Mon premier livre d’autocollants va permettre à votre tout-petit de bien s’amuser tout en développant sa motricité fine ! Excellent exercice !
[BD] Immortals Fenyx Rising : L’odyssée de Fenyx tome 2/2 disponible en librairie (Glénat/Ubisoft)
L’odyssée de Fenyx tout droit sorti de l’univers du jeu vidéo Immortals Fenyx Rising vient de voir son second volet paraitre en librairie. Un nouvel album qui promet de nombreux affrontements pour son héroïne Fenyx qui se trouve aux portes du royaume d’Hadès.
Une aventure épique qui revisite la mythologie grecque dans un diptyque plein d’action. A découvrir…
Au royaume des morts, elle renaîtra de ses cendres. Désormais aux portes du royaume d’Hadès, Fenyx s’apprête à pénétrer dans l’antre de la mort, ce pays des ombres d’où nul ne revient… Elle a promis à Niobé de lui ramener son fils et de réparer le destin que Tantale, son fou de père, lui a imposé. Fenyx compte respecter son engagement mais ne se leurre pas : les périls seront nombreux. Elle sait qu’il faudra affronter Cerbère et ruser face à Charon… Elle sait que les Enfers tout entiers voudront l’expulser, cet endroit ne sachant tolérer la présence d’une âme vivante. Car la vie amène l’espoir et tous les morts, en voyant Fenyx, chercheront à s’attirer ses faveurs pour s’enfuir de cet infernal et éternel foyer. Amateurs de défis et d’affrontements légendaires, plongez au cœur de la mythologie grecque avec L’Odyssée de Fenyx ! Inspiré de l’univers du jeu vidéo Immortals Fenyx Rising, ce diptyque indépendant de l’œuvre vidéoludique lui emprunte son souffle épique et sa dose d’action et d’aventure.
Date de parution : le 26 janvier 2022 Auteurs : Nykko(Scénario) et Looky et Siamh (Dessin) Genre : BD aventure, jeu vidéo
Editeur: Glénat Prix : 15,50 € (64 pages) Acheter sur : BDFugue
Petite Solange s’intéresse à une famille qui doit faire face au divorce des parents. Le fils et la fille voient le truc arriver mais ils n’y croient pas, ils ne veulent pas y croire. Léa Drucker et Philippe Katerine interprètent ces parents qui se dirigent vers une séparation prévisible eu égard au fossé qui se creuse entre eux. Il gère une boutique de guitares qui vivote, elle est comédienne en plein boom, le fils part à l’étranger pour ses études et Solange doit vivre le marasme seul. Le film pointe le curseur sur les personnages avec beaucoup de pudeur et de délicatesse est un film rare parce qu’il regarde, avec simplicité et délicatesse pour une émotion touchante.
Une situation fréquente mais jamais banale
La petite Solange a 13 ans, un âge où la psyché se construit et l’avenir incertain. Le film débute avec l’anniversaire des 20 ans de mariage des parents, les amis et la famille sont là et les fêlures sont apparentes, criantes. Pour les enfants, l’amour des parents est inconditionnel et irrévocable. Les voir se déchirer brise les petits cœurs des enfants. Pour cette histoire sans effets spéciaux ni grandiloquence, les acteurs et les actrices jouent la simplicité, sans jamais en faire trop. Les mots restent souvent coincés dans la bouche et la retenue est plus la règle que le lâcher prise. Les larmes ne coulent pas à flots, le réalisme est total, de quoi faire réfléchir sur ces fossés qui se creusent sans crier gare et emportent avec eux les liens que l’on croyait indéfectibles. La réalisatrice Axelle Ropert privilégie l’émotion simple à la casse baroque, rendant le film d’autant plus juste et réaliste. Les bouleversements restent intimes et la sensibilité est préférée de loin à l’esbrouffe. Le spectateur partage le tremblement de terre intérieur ressenti par la jeune fille au cœur d’une existence fragile. Elle bercée dans un cocon protecteur et rassurant doit changer de maison, subir le processus d’une garde alternée dévastatrice et perdre son innocence sans rien avoir demandé à personne. De quoi bouleverser chaque spectateur.
Petite Solange a été tourné sous le sceau d’un ultra réalisme qui va toucher chaque spectateur. La justesse des prestations fait plaisir à voir et donne l’espoir dans un cinéma français non point académique mais avant tout touchant.
Synopsis: Solange a 13 ans. C’est une toute jeune adolescente d’aujourd’hui, pleine de vie et de curiosité pour l’avenir, avec quelque chose de spécial : elle est sentimentale à l’excès, et adore ses parents. Un jour, ses parents se disputent, se fâchent, commencent à s’éloigner – la mésentente surgit. Tandis que l’ombre du divorce se précise, Solange voit son monde se fissurer. Alors elle va s’inquiéter, réagir, souffrir, bref y croire encore. C’est l’histoire d’une jeune ado trop tendre qui voudrait une chose impossible : que l’amour jamais ne s’arrête.
[BD] Ouroboros tome 1 : dragons et amulettes à l’aventure ! (Soleil)
Des dragons qui se cachent en empruntant la forme humaine pour mieux diriger le monde, c’est ce qu’Ouroborospropose dans un récit d’aventure imaginé par Ceyles et Olivier Pinard et illustré par ce premier (avec des couleurs de Lou). Nous faisons connaissance avec Azram, un voleur d’amulettes qui cherche à venir en aide à un enfant du nom de Xiao, au plus mal car en proie au dragon qui l’habite.
Premier album maitrisé, L’amulette de Saladin pose les fondamentaux en introduisant l’Histoire des Dragons qui règnent sur le monde. Le récit prend le temps de cette entrée en matière et nous permet ainsi d’admirer ces belles bêtes, joliment dessinées. L’arrivée soudaine du voleur d’amulette vient secouer la lecture et accélère très largement le tempo en nous embarquant dans un vrai récit d’aventure où dragons et humains se promettent de beaux affrontements.
Ouroboros est une série prometteuse dont il faudra lire la suite pour confirmer l’essai !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Des dragons immortels se cachent parmi nous sous forme humaine. Au fil des siècles, ils ont influencé nos lois et troublé notre histoire. Leur emprise est sans limite. Un homme connait leur existence, il se nomme Azram. Dans le désert, des bédouins veillent sur Xiao, un petit garçon dont les oracles prédisent qu’il provoquera la chute de la Reine des Dragons, sa mère. Azram, aventurier charismatique et énigmatique, a volé l’amulette de Saladin qui contient l’élixir qui permettra à Xiao de vaincre sa moitié dragon et de sauver le monde. Mais le vol de l’amulette a réveillé des êtres aux pouvoirs surnaturels…
Date de parution : le 2 février 2022 Auteurs : Ceyles et Olivier Pinard (Scénario), Ceyles (Dessin), Lou (couleurs) Genre : Fantasy
Editeur: Soleil Prix : 14,95 € (48 pages) Acheter sur : BDFugue
[BD] Donjon Antipodes + 10 001 : toujours aussi génial (Delcourt)
Quelle incroyable saga ! Donjon est un univers que j’ai récemment découvert et je dois avouer ma surprise quant à l’imagination sans borne de ses auteurs. Un immense bravo à Joann Sfar, Lewis Trondheim (scénario), Vince (dessin) et Walter (couleurs).
Dans Donjon Antipodes + 10 001, on retrouve Rubéus Khan, canard rouge à clef à molette au tempérament bien trempé. Un personnage haut en couleur, entre un Donald et un Indiana Jones mais plutôt bien barré, que l’on ne peut s’empêcher d’adorer. Ce nouvel album regorge d’idées plus farfelues les unes que les autres, mises en scène avec brio au coeur d’un récit d’action ultra rythmé. C’est drôle, c’est péchu, c’est divertissant… bref, tout y est.
Tout le monde devrait lire Donjon & co., le meilleur remède pour combattre la morosité ! A lire d’urgence !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
S’il a réussi à éviter un plongeon mortel dans les entrailles de Terra Amata, Rubéus Khan, le canard rouge à la clé à molette, n’est pas au bout de ses peines. Recherché pour avoir tué une trentaine de policiers et pourchassé par son oncle, il n’a d’autres choix que de se mettre sous la protection de celle qui règne sur toute la pègre, L’Atlas, qui a une bien étrange mission à lui confier.
Date de parution : le 19 janvier 2022 Auteurs : Joann Sfar, Lewis Trondheim (Scénario), Vince (Dessin), Walter (couleurs) Genre : BD heroic fantasy, humour
La danse théâtre et organique de Crystal Pite de retour à Garnier : un enchantement
La chorégraphe canadienne Crystal Pite, qui fut élève de William Forsythe au Ballet de Frankfort, retrouve les danseurs du Ballet de l’Opéra de Paris. En ouverture de la saison 2016-2017, elle avait suscité un véritable engouement avec « The Season’s canon ».
Une proposition qui recréait pour 54 danseurs, le rituel d’une communauté humaine où à l’abri d’une chorégraphie organique d’une intensité inouïe sur les Quatre Saisons de Vivaldi en version revisitée par Max Richter, elle déclinait une danse tellurique aux prises avec les éléments/phénomènes de chaque saison.
Elle revient aujourd’hui avec son ballet « Body and Soul » (Corps et âme) en trois actes, pour 36 interprètes, qui explore le thème de la dualité sous la forme de duos et duels à petite et grande échelle. Un enchantement.
Une danse théâtre en synergie totale avec les danseurs
Duos d’individus, duos de groupes et duo entre le corps et l’âme où la danse sur une voix off (celle de Marina Hands) répond aux mots en autant de variations, dialogues et oppositions, allant même parfois jusqu’à renverser les rôles. On assiste alors à une succession de variations sur le même thème dont les mouvements en chaîne d’individu(s) sont saisissants de fluidité, d’emportement, d’expressivité, jusqu’à la formation du groupe, puis l’émergence d’une seule personne.
Une traversée qui interroge l’antagonisme entre le groupe humain et l’individualité de chacun où les danseurs dans une scène puissante du 2ème acte, impriment un va-et-vient de vagues et son ressac se formant et se brisant sur la grève, dans un mouvement d’ensemble et son contraire qui constitue la signature de la chorégraphe.
Le tout porté par une ferveur des corps et une contemporanéité dont les danseurs de la compagnie parisienne s’approprient le vocabulaire et l’esthétique dans une synergie parfaite. Bravo !
Dates: du 30 janvier au 20 février 2022 / Lieu : Palais Garnier
Chorégraphe : Crystal Pite
[BD] Loser Jack, tome 2 : le chasseur de primes préféré des enfants (Bamboo)
Loser Jack enchaine les petits sketchs dans ce second tome bourré de surprises. Imaginé par Erroc au scénario et Rodrigue au dessin, il ne manque pas d’épater la galerie avec ses gags à répétition. Légèrement maladroit et pas toujours courageux, Loser Jack est une figure connue de Pistol Rock mais pas forcément pour ses talents de chasseur de primes.
Ce nouvel album a plu autant que le premier à ses jeunes lecteurs qui aiment lire et relire les aventures du petit cowboy !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Les hors-la-loi peuvent dormir tranquilles, le pire des chasseurs de prime s’occupe d’eux. Dans les grandes plaines de l’Ouest sauvage, les bandits n’ont qu’à bien se tenir: les chasseurs de primes sont de sortie. Et parmi tous ces cadors de la gâchette, il y a Loser Jack. Petit, maladroit, pas très courageux, il a pourtant un rêve chevillé au barillet: mettre les plus grands bandits sous les verrous, empocher bien plus qu’une poignée de dollars et ainsi faire chavirer le coeur de la belle Rita du saloon. Mais la fortune est encore loin quand dans les rues de Pistol Rock on suscite plus les moqueries que la peur.
Date de parution : le 2 février 2022 Auteurs : Erroc (Scénario), Michel RODRIGUE (Dessin) Genre : BD humour, western
Editeur: Bamboo Prix : 10,95 € (48 pages) Acheter sur : BDFugue
Pop.pop.pop, la maison, un album tout cartonné pop-up (Nathan)
Les Editions Nathan nous ont fait découvrir leur nouvelle collection po-up avec Pop.pop.pop, Les animaux familiers. Cette fois-ci, ce sera sur le thème de la maison ! Pop.pop.pop, la maisonest un imagier qui va donner vie à certaines pièces de la maison. Tout d’abord, le salon. Le jeune lecteur découvre les meubles du salon, le petit garçon sur le canapé. Comme à chaque page, il a un « cherche et trouve ».
Puis ce sera au tour de la cuisine de se dévoiler. Avec une grande table qui se déplie. Et une petite fille qui boit son biberon.
Quant à la salle de bain, la baignoire va prendre toute sa place. Dans la chambre, plusieurs objets sont par terre. Mais où se trouve donc le doudou ? Et la tétine ?
Le jeune lecteur va développer son sens de l’observation et apprendre des nouveaux mots sans s’en rendre compte. Les illustrations sont toujours très colorées et les dessins volontairement naïfs et attrayants.
Pop.pop.pop, la maison, un imagier, entièrement cartonné, rigolo qui va plaire à tout le monde !
[BD] Molly West tome 1 : nouveau western féminin (Vents d’Ouest)
Nouveau western mettant en scène une héroïne dans le rôle titre, Molly West prend place dans l’Amérique de fin de guerre de Sécession. Une certaine Isabelle débarque du Nord vers le Sud pour une livraison de livres à destination d’une bibliothèque. Accompagnée d’un jeune orphelin, la jeune femme va devoir apprendre à donner le change à la gente masculine. Et elle le fera plutôt bien !
Sous ses airs de série enfantine, notamment à travers les dessins de Xavier Fourquemin, Molly West réserve quelques scènes assez violentes. Mais le scénario de Philippe Charlot semble néanmoins plutôt tourné vers la jeunesse (les plus grands donc : 10/12 ans). L’album est plutôt bien maitrisé et équilibré sur l’ensemble. La lecture est fluide et l’on s’attache assez facilement aux personnages. La douceur de la jeune femme est un trait de caractère assez inattendu et bien exploité, contrebalançant habilement l’usage de poudre à canon ! Le résultat est assez original.
Molly West signe un bon premier album, à confirmer par la suite !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Elle fait trembler le Far West. Dans le sud des États-Unis, à la fin de la guerre de Sécession, l’arrivée d’une femme originaire des États du Nord surprend et dénote. Les manières raffinées et courtoises d’Isabelle Talbot s’accordent parfaitement avec sa mission d’enseignement mais font tache dans l’atmosphère rude et crasse des villages texans. Attention toutefois à celui qui confondrait ces bonnes manières avec de la naïveté ou de la niaiserie… Car derrière l’aura de douceur, Isabelle a enterré les traces d’un passé rempli de souffrance qui s’est mué, au fil du temps, en colère sourde. Malheur à celui qui, se servant de son apparente docilité, lui fera porter le chapeau d’un mauvais coup… À l’image de leur héroïne, Philippe Charlot et Xavier Fourquemin construisent dans Molly West une série western jeunesse où, derrière le trait léger et la caricature, se dissimule le chaos, la violence et l’injustice. Ensemble, ils créent un récit de genre dans toute son élégance : empruntant aux codes pour les déconstruire et les malmener.
Date de parution : le 26 janvier 2022 Auteurs : Philippe Charlot (Scénario), Xavier Fourquemin (Dessin) Genre : BD western
Les aventures présentées dans Vanille mettent en scène des enfants plongées dans des situations exceptionnelles à leur hauteur. Un petit garçon nommé Kiko qui n’arrête pas d’embêter les animaux de la basse-cour avant de découvrir la beauté du règne animal, une petite fille d’origine cambodgienne qui a d’abord honte de ses origines avant de prendre conscience de l’amour inconditionnel de sa mère, et puis les aventures de Vanille, une petite fille au caractère bien affirmé qui va découvrir la Guadeloupe. De belles histoires pour les petits à partir de 5 ans.
De belles histories pour les tout petits
Le point commun de ces histoires rient dans l’acceptation des différences en se focalisant sur les forces et la beauté de la singularité de chacun. Kiko arrête d’embêter les animaux quand il découvre les spécificités de chacun. La petite fille d’origine cambodgienne est raillé par ses amis à cause de ses origines, mais quand sa maman réussit à la défendre, son regard change et elle voit que sa maman est la meilleure. Quant à Vanille, elle n’a pas envie d’aller passer ses vacances en Guadeloupe, mais là aussi elle va découvrir la beauté de l’île et de ses habitants. Les enfants comprennent la bienveillance que dégage les histoires et l’importance de ne pas juger l’autre sans le connaitre, sur la seule foi de préjugés bien souvent faux.
Vanille est un programme parfait pour les enfants, 43 minutes remplies de bonnes choses, à découvrir en famille! Parfait pour une première séance avec vos enfants.
Synopsis: Précédé des courts-métrages : « Kiko et les animaux » et « Ton français est parfait »
Petite parisienne fraîchement débarquée pour les vacances en Guadeloupe, île d’origine de sa maman, Vanille plonge dans une aventure teintée de mystère, à la rencontre de personnages pittoresques et d’une fleur magique. Voilà des vacances qui promettent d’être riches en rebondissements !
[Comics] Stillwater, tome 1 : quand personne ne meurt… la violence est partout (Delcourt)
Nouveau Comics à la couverture énigmatique sinon repoussante, Stillwater créé la surprise. Sur un scénario de Chip Zdarsky (Sex Criminals, Daredevil) et un dessin de Ramón Pérez (Jane, Jim Henson’s Tale Of Sand) primé aux Eisner Awards, Stillwater est le nom d’une petite ville d’apparence sans histoire, comme souvent dans les thrillers fantastiques. Jusqu’à ce que Daniel s’y rende, avec un ami, suite à la lettre d’un avocat qui le convoque dans le cadre d’une succession.
Des choses étranges vont se produire, jusqu’à ce que Daniel découvre que les habitants de Stillwater ne peuvent pas mourir. On y découvre une véritable dictature du secret où les habitants ont interdiction de quitter Stillwater et où tout nouvel arrivant est soit emprisonné soit assassiné à la lisière du village… Tout un programme, qui prend le contrepied d’un Walking Dead (où le concept était bien que tout le monde meurt, on est d’accord) et parvient à développer avec brio une intrigue sous haute tension.
L’effet est d’autant plus réussi qu’il est accompagné d’un dessin de haut vol, particulièrement plaisant à admirer, que ce soit pour son sens du détail et de la mise en mouvement que pour sa couleur signée Mike Spicer.
Bref, on se régale à parcourir ce premier volume très percutant de Stillwater. Une excellente sortie au rayon comics (ne vous fiez pas à la couverture qui laisse un peu à désirer en terme d’attrait…) !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Que feriez-vous si vous ne pouviez plus mourir ? PLUS PERSONNE NE MEURT. À Stillwater, ce n’est pas seulement une promesse, c’est une… menace ! Comment se comportent les gens lorsqu’ils comprennent qu’ils ne peuvent pas ou plus mourir ? Les fous fanatiques ne vont-ils pas débarquer ?
Date de parution : le 26 janvier 2022 Auteurs : Chip Zdarsky (Scénario), Ramón Pérez (Dessin), Mike Spicer (couleurs) Genre : Thriller, fantastique
[BD] Hurlevent tome 1 : un album heroic fantasy très séduisant (Delcourt)
Avec Fred Duval à l’écriture du scénario, Stéphane Créty au dessin et Jérôme Maffre à la couleur, Hurlevent s’offre un casting de choix. Prévu en trois tomes, cette nouvelle série Heroic Fantasy fait une excellente entrée en matière avec La nuit des chasseurs, son premier album.
Dans un univers inspiré de la Renaissance, Alceste de Hurlevent est un médecin banni par son seigneur, condamné à vivre en exil sur une terre aride et inhospitalière : Hélios. Là-bas, d’autres condamnés creusent de gigantesques tranchées pour y acheminer la ressource la plus précieuse : l’eau. Mais permettre d’irriguer ces terres obligera à combattre. Une intrigue principale très vite relayée par d’autres, notamment sur des enjeux de pouvoirs, qui laissent entrevoir tout le potentiel de Hurlevent.
Tant et si bien qu’on regretterait presque que seuls trois volumes ne soient prévus ! Le récit est en effet d’une belle maîtrise, mêlant intrigues et suspens avec brio sans omettre de nous offrir notre lot de scènes d’action. L’envie de poursuivre est grande, surtout avec des dessins de cette facture. Le trait est fin et soigné. On devine un gros travail de recherche et de création, mis en valeur grâce à une coloration des plus réussie. Hurlevent dégage son petit souffle de magie sur le lecteur et ça marche.
Vivement la suite !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Avec Hurlevent, les auteurs abordent l’heroïc fantasy en l’adossant à une esthétique Renaissance puissante pour y situer la plus fantastique épreuve à laquelle une société peut se trouver confrontée…
Alceste de Hurlevent, médecin issu de la noblesse, est banni depuis des années sur les terres de l’Hélios comme tous ceux qui ont eu le malheur de déplaire au prince. D’immenses canaux y sont creusés, destinés à rendre un jour ces terres fertiles. Appelé sur l’un des chantiers à la suite d’une explosion, Alceste est loin d’imaginer les conséquences de cet accident pour l’ensemble du royaume…
Date de parution : le 19 janvier 2022 Auteurs : Fred Duval (Scénario), Stéphane Créty (Dessin), Jérôme Maffre (couleurs) Genre : BD heroic fantasy
[BD] Immonde! joli album radioactif d’Elizabeth Holleville (Glénat)
Immonde!, voilà un titre original imprimé en grandes lettres capitales, recouvertes d’un vert fluo (et phosphorescent !) qui n’est pas sans rappeler certaines substances de type slime… Le décor est planté : Elizabeth Holleville (L’été fantôme) nous propose une petite visite, sans guide parce que c’est plus drôle, au coeur d’une inquiétante centrale nucléaire…
L’album est inspiré des meilleures références du genre S.-F. comme le cinéma de Steven Speilberg (on pense à E.T.) ou même de John Carpenter pour le côté créatures horrifiques de The Thing.Immonde! est en fait l’histoire de trois ados pas vraiment intégrés au sein de leur lycée, partis en douce explorer l’entreprise Agemma, au centre d’une de la disparition de l’un de ses salariés. Et autant dire que les choses vont très vite dégénérer.
L’autrice nous livre ici un récit fantastique fleuve où humour et sensualité adolescente nous charment tout autant que le suspens du thriller horrifique qu’il est. L’ensemble est illustré avec efficacité malgré un trait minimaliste. Le dessin est d’ailleurs appuyé par une coloration ingénieuse teintée de violet et de vert tout à propos.
Immonde! est un album agréable à parcourir, qui séduira tout particulièrement les grands ados.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Qui sème le vent récolte la tempête. Morterre est une petite ville industrielle terne et isolée, habitée majoritairement par les employés de l’Agemma, une entreprise d’extraction de minerais radioactifs. Jonas et Camille, deux adolescents de 17 ans, vivent depuis toujours dans cet endroit qu’ils rêvent de quitter. En attendant, ils patientent en regardant des nanards horrifiques surannés. Absorbés par leur propre passivité, ils ne prêtent pas attention à l’étrange disparition d’un employé de l’Agemma. Dans le même temps, une nouvelle élève débarque de Paris. Elle s’appelle Nour et n’a pas l’intention de croupir dans l’ennui. Elle pousse Jonas et Camille à explorer la ville et ses alentours. Au cours d’une excursion nocturne, ils découvrent ensemble un homme au visage malade, défiguré par de terribles excroissances. Cet homme, c’est l’employé disparu de l’Agemma. Que lui est-il arrivé ? Pourquoi reste-t-il caché ? Est-ce que l’Agemma est impliquée ? Pour sa nouvelle bande dessinée, Elizabeth Holleville nous plonge dans une oeuvre marquée par son affection pour Black Hole de Charles Burns, E.T. de Spielberg ou The Thing de John Carpenter. Un thriller fantastique, drôle et horrifique pour une histoire palpitante traversée de thématiques multiples. De la pollution, au chantage à l’emploi en passant par la découverte adolescente de la sexualité, Elizabeth Holleville livre un roman graphique ambitieux d’une grande maturité. À noter que Timothé Le Boucher réalisera un fan art spécialement pour l’album.
Date de parution : le 26 janvier 2022 Auteurs : Elizabeth Holleville (Scénario et Dessin) Genre : BD horreur, roman graphique
Editeur: Glénat Prix : 22,50 € (240 pages) Acheter sur : BDFugue
Ne chatouille pas le singe ! Sinon il va hurler (Editions Usborne)
Les Editions Usborne nous régalent encore une fois dans leur collection des albums tactiles et sonores, « Je touche, j’écoute ». Après Ne chatouille pas le crocodile, voilà Ne chatouille pas le singe ! Sinon il va hurler… L’album est très coloré et toujours très joliment illustré !Le principe reste le même : le tout jeune lecteur va découvrir les cris de ces animaux en les caressant doucement ! Le singe semble hurler quand on le chatouille sur le ventre ! Quant au phacochère, il grogne. La hyène semble rire. L’autruche crie… Une chose est sûre, leurs ventres sont tous très doux à caresser ! Et quand ils sont ensemble, ils font un bruit du tonnerre ! Complétez vite votre super collection avec Ne chatouille pas le singe ! Sinon il va hurler… Il est irrésistible !