On avait laissé l’auteur compositeur et chanteur Andréel en octobre 2020 avec la chronique de son album Tu m’apprends et tous ses beaux duos. Il est de retour avec son nouvel album Monsieur Bizarre et il n’abandonne pas les duos comme la montre l’apport d’Isild Le Besco pour le morceau Où l’on s’est rencontrés et la participation au chant d’Agathe Bonitzer sur le morceau Quelle magie devivre.
Un album pour oublier le confinement
L’album Tu m’apprends avait été très remarqué avec les participations exceptionnelles de Amandine Bourgeois, Natacha Régnier, Judith Chemla et Lucile Chriqui. Les 10 titres de son nouvel album Mr Bizarre revendiquent de la pop française avec des influences clairement matinées de bossa brésilienne. C’est avec Sébastien Lovato aux claviers, Nicolas Parent aux guitares, Elaine Beaumont à la contrebasse, David Eleouet à la batterie et Florence Kraus au saxophone qu’Andréel prend l’auditeur par la main pour uun voyage dans son imaginaire fécond aux accents poétiques. Il fait voyager des bords de la Seine jusqu’à la baie de Rio comme il aime à le faire depuis 2019 et son album L’étrangère. L’album Mr Bizarre a été enregistré au Studio Ferber et contient son lot de textes tour à tour oniriques, tendres et chaleureux. Il crée un véritable lien avec l’auditeur, semblant ne s’adresser qu’à lui avec sa voix abrasive et ses relents gainsbourgiens. L’introspection est la règle pour stopper la marche en avant trop rapide du monde et se donner le temps de rêver et de méditer, tout simplement. Le premier extrait, la chanson Monsieur Bizarre, donne le ton avec son rythme chaloupé et cette voix qui rappelle diablement la voix rauque de Serge Gainsbourg. Tout un programme qui se déroule comme un fil magique sur tout l’album.
Une release party en concert est prévue le mercredi 23 mars sur la scène du studio de l’Ermitage à Paris avec la participation de Agathe Bonitzer, Amandine Bourgeois et Judith Chemla.
[BD] Les Songes du roi griffu T01, récit chevaleresque et fantastique (Delcourt)
Nouvelle série à l’accent Heroic Fantasy, Les Songes du Roi Griffu raconte la quête d’un jeune homme Owein ayant pour seul objectif de retrouver sa chère soeur Pellah disparue, enlevée par un homme mystérieux… à moins que ce soit un ours monstrueux. Récit convoquant magie et combats d’épées dans un univers médiéval, Les Songes du Roi Griffu propose une amorce riche en rebondissements, tout en introduisant un personnage principal plutôt intéressant.
Le Fils de l’Hiver est donc un premier album réussi bien que reposant sur des ressorts classiques. Mais l’exercice est exécuté avec maitrise sur un scénario fleuve de Cyrielle Blaire et un dessin original de Maïlis Colombié (n’oublions pas les couleurs réalisées par Drac et Sarah Murat).
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Un jour de solstice d’hiver, le jeune Owein et sa soeur Pellah surprennent dans les bois un ours solitaire. Sous leurs yeux émerveillés, la bête se métamorphose en homme et les deux enfants s’élancent sur sa piste. Cette traque les mène jusqu’au coeur de la montagne où ils assistent à un rituel interdit. Alors qu’ils fuient la scène, Pellah disparait dans la nuit…
Date de parution : le 19 janvier 2022 Auteurs : Cyrielle Blaire (Scénario), Maïlis Colombié (Dessin) Drac , Sarah Murat (couleurs) Genre :BD Heroïc Fantasy
Le pitch donne envie de voir ce programme destiné aux plus jeunes: La différence est un des trésors de ce monde. Le programme se compose de 4 courts métrages qui parlent de la différence et de tout ce qui nous rapproche pourtant. Conçu par les Films du Whippet, le programme est visible à partir de 4 ans.
Des programmes courts et enchanteurs
Le premier film se nomme Noir & Blanc, il est originaire de Suisse et d’Allemagne et est réalisé par Jésus Perez et Gerd Gockell. Il dure 5 min 30 et raconte l’histoire d’un petit mouton noir rejeté du troupeau des moutons blancs. Il va pourtant les aider à échapper aux vautours qui les menacent pour un beau conte sur la tolérance. Le deuxième programme s’intitule La Corneille Blanche, originaire de Croatie et réalisé par Miran Miošić. Le programme de 9 minutes raconte l’histoire d’un corbeau blanc rejeté par une famille de corbeaux noirs. Mais lorsque le changement climatique amène des turbulences au sein de tout ce petit monde, seul le petit corbeau blanc saura trouver la solution pour leur survie. Le 3e programme s’intitule Le Moineau et l’avion de papier, réalisé par l’allemand Christoph Englert. Le programme dure 11 minutes et raconte l’histoire de Peep, un petit moineau qui se retrouve seul pendant que sa maman est partie à la recherche de nourriture. Pendant ce temps, il fait la connaissance d’un avion de papier. L’un est fait de plumes, l’autre de papier, mais tous deux se lient d’amitié et l’avion prend en charge le difficile apprentissage du moineau. Le 4e programme est Le Renard et l’Oisille réalisé par Fred et Sam Guillaume. Il dure 11 min 57 et raconte la rencontre entre un renard solitaire et un oisillon à peine sorti de l’œuf. Chacun va apprendre de l’autre pour avancer dans la vie mais le destin au final, les ramènera sur leur propre chemin.
Le film est un délice pour les plus jeunes et toute la famille. De quoi donner envie de se faire une toile accompagné des plus jeunes pour leur donner envie d’aller au cinéma plus tard!
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Synopsis: Un programme de 4 histoires pour évoquer la différence. Que notre couleur ne soit pas la même, que l’on soit plus petit ou plus grand, chacun peut apporter sa pierre à l’édifice et cohabiter pour le meilleur. Sortir des aprioris, se libérer du regard des autres, et réaliser ce pourquoi nous sommes fait.
Programme :
– Noir & Blanc de Jesus Perez et Gerd Gockell – La Corneille blanche de Miran Miošić – Le Moineau et l’avion de papier de Christoph Englert – Le Renard et l’oisille de Fred et Sam Guillaume
Maxence Cyrin est un pianiste à la croisée des chemins, formé au piano classique et féru de musique électronique. Depuis 2005, il compose et enregistre des albums qui lui font gagner une notoriété grandissante. Son dernier album Melancholy Island est son 7e album composé de 9 titres originaux et de 2 reprises, un opus à écouter son se laisser emporter à une rêverie pleine de spleen.
Un pianiste en liberté
Maxence Cyrin a appris le piano classique au conservatoire pour se former aux bases et à la technique. Rapidement, dès l’adolescence, il expérimente de nouvelles tendances en se frottant à la new-wave et à la techno pour enregistrer ses premières maquettes. Il commence très tôt à enregistrer pour des labels indépendants de musique électronique. De son premier album de compositions au piano nommé Instants enregistré sur Sine Terra Firma, le futur label de Yann Tiersen, à aujourd’hui, l’artiste a multiplié les aventures. Adaptation en solo des albums de Depeche Mode, Moby et Massive Attack sur Modern Rhapsodies sorti chez F Communications en 2005, Novö Piano sorti en 2009 chez Kwaidan Records avec des reprises des Pixies, de Nirvana ou de Daft Punk dont leclip Where Is My Mind? a été visionné plus de 6 millions de fois sur internet et a concouru à sa renommé avec une utilisation remarquée dans les séries Mr. Robot et The Leftovers, le pianiste multiplie les expériences. Les albums The Fantaisist sur le label EOS Records en 2012 et Nocturnes en 2015 sorti sur le label Evidence Classics sont de nouvelles preuves du talent du pianiste pour les musiques élégantes et romantiques. Entre l’album Novö Piano 2 sorti en 2015 avec de nouvelles adaptations pour piano solo, la tournée américaine avec des concerts en juin 2016 dans les plus grandes salles des Côtes Est et Ouest et la création en juin 2017 d’Aphex Twin Variations au Montréal Jazz Festival en passant par l’utilisation de son piano en 2017 pour faire résonner la voix de Steve Jobs lors de l’hommage rendu à la dernière conférence d’Apple, Maxence Cyrin est partout. Après l’album Aurora sorti en 2020 chez Warner Classics, il est de retour avec Melancholy Island hautement contemplatif et onirique. Le compositeur s’échine à créer des univers musicaux qui vont au-delà des catégories musicales, comme le montrent ses reprises du Der Rauber and der Prinz, tube électro-pop publié en 1981 par D.A.F et The Carnaval is over de Dead can dance. Les autres titres sont tous aussi concis, presque au format pop, pour des plages de rêverie romantique.
Melancholy Island permet au pianiste et compositeur d’approfondir son travail pour créer des plages de plaisir musical qui parleront à de nombreux auditeurs avec ce lâché-prise rempli de liberté.
La méthode Sugar Blum, un 1er roman de Marion Carrance (Flammarion Jeunesse)
Marion Carrance propose aux jeunes lecteurs son premier roman un peu fantasque : La méthode Sugar Blum ! Il s’agit de l’histoire d’une jeune fille, Sugar Blum, et de sa famille. Elle a l’impression de ne pas avoir de place au milieu de sa famille. Elle s’ennuie et trouve sa famille nulle. Ses frères jouent au curling et elle n’aime pas ça ! Mais vraiment pas ça du tout !
Ses parents travaillent beaucoup et s’occupent des catastrophes… des autres… Mais du coup, ils n’ont guère de temps à consacrer à Sugar.
Alors, pour retrouver la joie de vivre, Sugar s’invente un petit ami ! C’est carrément hilmarant ! Elle n’est jamais déçue !
La méthode Sugar Blum va amuser les jeunes ados ! C’est un peu déjanté comme ils aiment ! Ils pourront facilement s’identifier ! Et rire de certaines situations vraiment cocasses !
La méthode Sugar Blum, un livre facile à lire qui donne la pêche et qui est très joliment illustré par Lulu d’Ardis !
Laurent Cantet a réussi à trouver sa place dans le petit monde du cinéma français avec quelques opus marquants, avec en figure de prouve un Entre les murs auréolé de la Palme d’Or au Festival de Cannes en 2008. Mais son oeuvre dépasse cet unique succès critique et public avec une filmographie dense et qualitative. Pour mieux rentrer dedans et en saisir toutes les intention, Marilou Duponchel et Quentin Mével se livrent à un jeu de questions /réponses avec le réalisateur prolixe et peu avare en détails pour mieux comprendre l’immense travail auquel il se livre pour préparer chaque film.
Un réalisateur honnête et droit
Comme souvent dans cette collection de Playlist Society et comme avant pour déjàLucas Belvaux, Valérie DonzelliouPierreSalvadori, l’ouvrage offre un éclairage passionnant sur les secrets de fabrication d’un réalisateur. Laurent Cantet aime à ausculter la société contemporaine, offrant de belles lucarnes d’analyse sur des comportements en vigueur dans toutes les strates de la société, que ce soit au niveau personnel, professionnel ou scolaire. A travers le déroulement de l’ouvrage, après une introduction comme préambule, le réalisateur décortique chacun de ses films. Il insiste sur l’importance du scénario souvent travaillé en amont avec Robin Campillo, le choix des acteurs issus du vivier des acteurs mais souvent choisis hors casting ou en casting, et les répétitions. Ces 3 étapes sont revues en détail pour insister sur le poids primordial donné à l’édification d’un édifice filmique. Et c’est passionnant. Laurent Cantet ne cache aucun détail, depuis Tous à la manif en 1994 jusqu’à Arthur Rambo actuellement à l’affiche des cinémas.
Pas de langue de bois, les difficultés autant que les bonnes trouvailles sont énumérées dans une bonne humeur communicative qui souligne bien l’investissement de chaque instant de Laurent Cantet. Le cinéma semble bien être sa vie et il ne le prend pas à la légère, conscient de son impact sur les spectateurs. De quoi donner envie de s’acheter une caméra et de préparer avec autant d’enthousiasme et d’acharnement un film que le fait Laurent Cantet.
Synopsis: En 2008, Laurent Cantet reçoit des mains de Sean Penn la Palme d’or à Cannes pour son film Entre les murs, qui suit le quotidien d’une classe de 4e dans un quartier difficile. Le cinéaste y observe les relations au sein d’un groupe et la circulation de la parole, de façon joyeuse et complexe. Les films de Laurent Cantet abordent des questions politiques et sociales brûlantes, lui conférant une place centrale dans le cinéma français. Il filme les acteurs et les actrices ensemble et élabore ainsi une dialectique extrêmement précise et sensible entre individus et groupe. De Ressources humaines (2000) à Arthur Rambo (2021), il observe la société droit dans les yeux, sans donner de leçon, offrant des clefs pour comprendre le monde moderne dans toute sa complexité. Composé d’un essai introductif et d’un entretien, Laurent Cantet, le sens du collectif interroge l’œuvre d’un cinéaste en quête d’utopies collectives.
Marilou Duponchel est critique de cinéma aux Inrockuptibles et chez Trois Couleurs. Elle fait partie du comité de sélection long métrage de la Semaine de la Critique du Festival de Cannes.
Quentin Mével est délégué général de l’Acrif et auteur de plusieurs livres d’entretiens avec des cinéastes (Noemie Lvovsky, Cédric Kahn, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Frederick Wiseman, Valérie Donzelli, Lucas Belvaux…). En 2017, il a coréalisé, avec André S. Labarthe, Mathieu Amalric, l’Art et la Matière.
Wine Paris &Vinexpo est LE salon pour les professionnels désirant venir déguster des vins et des liqueurs pendant 3 jours Porte de Versailles. La multitude des exposants semble sans limite avec des producteurs de toutes les régions viticoles hexagonales mais aussi des exposants étrangers. Impossible pour moi d’en faire la liste exhaustive, la salon reviendra du 13 au 15 février 2023 pour profiter pleinement d’un après confinement que la session 2022 a permis d’apprécier au plus haut point. Compte -rendu des dégustations réalisées pendant une après-midi bien remplie mais avec modération.
Des exposants et des cuvées à foison
Le parcours des dégustations m’a mené dans chaque bâtiment du salon pour admirer la variété des appellations et des exposants. Le premier arrêt s’est fait au stand du Château de Lastours. L’occasion de se remémorer avec le directeur Thibaut de Braquilanges la dégustation de décembre 2021 auBistrot du Sommelier. L’occasion aussi de découvrir de nouvelles cuvées comme le Château Rosé2021 à la robe très pâle et aux reflets argentés. Un rosé pour toute l’année pour profiter de son nez fraise des bois-cerise avec des touches floral lilas pivoine, réglisse. Sa bouche gourmande et fondue allie puissance et fraîcheur jusque dans sa longue persistance. Le vin accompagné idéalement des sushis st jacques snackées, des gambas blanches et du saumon grillé. 2 autres vins du Chateau ont été dégustés, La Bergerie blanc 2021 (prix TTC conseillé: 8,50 euros) avec ses arômes floral lilas, fruité pomme- ananas-coing et une note de miel et cannelle. Sa bouche est croquante et minérale, finement poivrée. Le vin se déguste parfaitement avec des huîtres, un filet de perche ou une cuisine épicée type crevettes au curry. Enfin, l’Optimus blanc 2021 se distingue par son nez floral miel, amande fraîche, citron. La bouche est minérale, fraîche, citronnée poivre blanc jusque dans la jolie longueur. Le vin est disponible au prix conseillé de 18 euros départ cave. Une belle entrée en matière avec ces premières dégustations.
L’étape obligatoire Vignobles et Signatures
Impossible pour moi de ne pas rendre visite aux vignerons de Vignobles et Signatures pour découvrir quelques belles nouveautés. Le moment a débuté avec leChâteau de Tracy 2020 (prix conseillé: environ 24 euros). La robe Jaune pâle arbore des reflets verts brillants. Le nez est intense et frais, floral buis, fruité pomme- citron jaune-bourgeon de cassis- avec des notes de kiwi, menthe poivrée, estragon, finement épicé coriandre et poivre vert. La bouche est gourmande, fruitée fruits exotiques-coulis de mangue, fraîche, citron vert et l’écorce de pamplemousse en finale, jusque dans la longueur. Le vin accompagne idéalement des huîtres, du saumon grillé, un gratin de fruits de mer, un filet de sole au citron et du fromage de chèvre mi-sec. Le vin Haute Densité 2019 (prix conseillé: 44 euros) arbore une robe jaune doré à reflets verts. Son nez est délicat, avec des arômes de fruits exotiques confits mangue, passion, ananas rôtis, miel. La bouche est ample et fraîche, gourmande de vanille et brioche, avec une finale vive, citronnée, notes d’orange sanguine. Le vin accompagne crevettes, sushis, poisson mariné, sole, poulet au citron et chèvre mi-sec. Puis vient un passage chez les viticulteurs de Coume del Mas pour déguster le Folio 2020 (prix conseillé: environ 19,50 euros) avec sa belle robe or franc, lumineuse. Le nez est mûr, intense et complexe, minéral et fruité abricot-pêche-agrumes- coing, épicé. La bouche est fruitée, gourmande, puissante et croquante, fraîche et épicée poivre-gingembre, longue sur le citron confit. Le vin se marie parfaitement avec des huîtres, du tajine, du poulet au citron, un veau à la crème, une blanquette de la mer et du beaufort. L’Abysse 2020 est intense et mûr, frais, avec des arômes de fruits rouges chocolat. La bouche est ample et fondue. Son prix est de 39 euros depart cave et le vin accompagne du canard, du bœuf grillé ou un camembert.
Une dégustation qui réserve bien des surprises
L’étape d’après me conduit chez Philippe et Sylvain Ravier pour déguster le Ravier Tout vit’ blanc 2021. Le vin est frais, fruité pomme citron. La bouche est très harmonieuse, fruité matière fraîcheur. Le vin accompagne très bien des huîtres, de la blanquette de la mer ou du poulet au citron. Le vin Les Amandiers 2020 cru Chignin Bergeron se compose du cépage Roussanne. Sa robe est dorée avec des reflets verts et nacres. Le nez est minéral et floral jasmin, fruité abricot-poire et agrumes confits avec une touche de miel et épicée. La bouche est ample et gourmande, équilibrée entre sucrosité suave, matière et la finesse minérale. Le vin se déguste idéalement avec des grenouilles persillées ou une tarte au reblochon. Passage chez Figuière pour découvrir le Figuière rosé 2021 très floral, complexe, fin et élégant. La bouche est gourmande et fraîche, assez longue. Le vin se marie avec une terrine de poisson, du saumon fumé, un rôti de porc ou du chèvre frais. Le Figuière blanc2021 se distingue par son nez eucalyptus, fleurs blanches, aubépine, salin, minéral. La bouche est riche, fruitée, fraîche citronnée et longue. Le vin se déguste idéalement avec un filet de sole. Arrivée à la maison Piron pour déguster le Beaujolais blanc 2020. Sa robe est or profond brillante. Le nez est assez intense et frais, fruité poire-coing, abricot, épicé curcuma-vanille-poivre blanc avec une note noisette grillée. La bouche est fondue et fraîche, harmonieuse entre fruit, épices et matière jusque dans la longueur, citronnée, saline en finale. Le vin accompagne très bien terrine de saumon, risotto aux fruits de mer, blanquette de veau, Dal lentilles au lait de coco, chèvre demi-sec et comté. Le Morgon Chanaise 2020 (prix conseillé: environ 11,50 euros) arbore une belle robe rubis. Son nez est complexe, fruité fruits rouges mûrs (cerise) et fruits à noyau mûrs, finement épicé muscade avec une note chocolat, minéral. La bouche est fraîche et fruitée avec des tanins veloutés jusque dans la longue persistance. Il accompagne parfaitement salade de gésiers, grillades de bœuf, saumon grillé et brie. Dernière dégustation de la maison Piron, Le Régnié Croix Penet 2018 proposé à 12 euros.
Dernières étapes et pas des moindres
Avant dernière étape, un passage chez Alain Jaume pour déguster le vin Grande Garrigue Vacqueyras 2019 (prix: 14,80 euros départ cave) qui arbore une belle robe rubis, brillante. Le nez est élégant, gourmand, fruité fruits rouges et noirs avec des notes mentholées et d’épices. La bouche est ronde et fondue, avec des arômes de garrigue, fruitée mûre, jolie longueur sur la mûre et le poivre, notes garrigue et réglisse en finale. Le vin accompagne idéalement du jambon de pays, du poulet aux herbes, de la moussaka ou un brie. La dégustation se termine aux Domaines Francis Abécassis avec la présence de Francis Abécassis lui-même. Il se souvient de nos écrits élogieux sur ses cognacs et vodkas et nous en remercie, le plaisir est partagé. Nous retrouvons une vieille connaissance rencontrée sur la péniche Rosa Bonheur lors d’une dégustation pour découvrir de très belles surprises. L’Abk6 Artiste 3 est une liqueur annuelle arborant chaque année un nouveau design réalisé par un artiste local. La dégustation fait découvrir des arômes très long sur les épices et le citron confit, une merveille. Enfin, le moment se finit avec la découverte de l’Abk6 Orange liqueur pain d’épices gourmand, un véritable délice qu’il nous tarde de déguster à nouveau, toujours avec modération.
Le salon annuel Wine Expo & Vinexpo à la Porte de Versailles est ouvert aux professionnels et permet de faire de très belles découvertes de vins et spiritueux et de revoir quelques vieilles connaissances. Vivement la session 2023.
François Ruffin filme son travail de député, souvent décrit comme trublion et atypique, pour démontrer à coup d’entretiens et de réunions, la précarité de salariés situés tout en bas de l’échelle sociale. Les métiers d’aide à la personne regroupent les auxiliaires de vie, le personnel soignant, les accompagnantes d’enfants en situation de handicap, le spectre est vaste et lui s’y intéresse. Debout les femmes! s’en veut le compte-rendu fidèle et objectif.
Une véritable exploration sociétale.
Accompagné de son fidèle cameraman Gilles Perret, François Ruffin multiplie les rencontres pour explorer les métiers du lien en particulier et du social en général. Accompagné du député En Marche !Bruno Bonnell, l’insoumis entend des êtres humains parler de leurs mauvaise conditions de vie économiques et sociales dans des métiers vitaux et pourtant très mal considérés économiquement. Les travailleurs, et ici les travailleuses, n’y vont pas par 4 chemins, donnant des chiffres qui font frémir, avec une avalanche de détails et de commentaires dépités. Les revendications sont précises, les solutions sont moins évidentes. le réflexe d’accabler le gouvernement, la présidence et les députés est facile mais inévitable. Les pistes sont dessinées dans des grosses lignes, mais rien de vraiment applicable à court terme. Surtout que les amendements proposés sont très souvent refusés lors du passage au vote dans l’assemblée. Beaucoup de discussions et de tension longtemps retenue qui explose devant la caméra, de quoi comprendre que l’urgence est de plus en plus urgente. Il faut voir François Ruffin exploser devant une commission parlementaire qui a vidé son texte de sa substance, reflet de sa frustration face à une machine étatique aveugle devant les souffrances quotidiennes des petites mains de notre pays. Les intermèdes sont souvent humoristiques, ce qui donne du rythme mais met un peu le film en porte-à-faux par rapport à son propos général. L’idée d’une assemble nationale essentiellement féminine laisse songeur, mais le film a au moins le grand intérêt de montrer des choses rarement montrées au cinéma ou à la télévision. Et le film fait parler celles qui souffrent, de quoi faire réfléchir sur les inefficiences du système législatif de notre pays.
Debout les femmes! se veut un reflet du réel, pas le plus reluisant, dans un déroulé qui laisse songeur et appelle surtout à des actions concrètes. Comment faire exactement? Pas de solution pragmatique proposée, hélas, une sorte de limite à ce documentaire tout de même important car très émouvant et touchant.
Synopsis: » Mais qui m’a mis cette tête de con ? » Ce n’est pas le grand amour entre le député En Marche ! Bruno Bonnell et l’insoumis François Ruffin. Et pourtant… C’est parti pour le premier « road-movie parlementaire » à la rencontre des femmes qui s’occupent de nos enfants, nos malades, nos personnes âgées. Ensemble, avec ces invisibles du soin et du lien, ils vont traverser confinement et couvre-feu, partager rires et larmes, colère et espoir. Ensemble, ils vont se bagarrer, des plateaux télés à la tribune de l’Hémicycle, pour que ces travailleuses soient enfin reconnues, dans leur statut, dans leurs revenus. Et s’il le faut, ils réinventeront l’Assemblée…
« Enfance » ou l’art introspectif de Nathalie Sarraute sur scène
Dans son livre « Enfance » (1983), Nathalie Sarraute rassemble des souvenirs de ses onze premières années. La narration s’arrête au moment où la petite fille entre en sixième. L’une des originalités de son récit réside dans le dédoublement de la narratrice. Deux « voix » dialoguent, qui représentent l’une et l’autre l’auteur, mais qui incarnent des postures différentes à l’égard du travail de mémoire. L’une de ces voix assume la conduite du récit, l’autre représente la conscience critique.
Selon les moments, cette seconde voix freine l’élan de la première, la met en garde contre les risques de forcer l’interprétation ou inversement la pousse à l’approfondir. Grâce à ce procédé des deux voix, nous avons deux perceptions en une : d’une part un récit d’enfance, de l’autre un témoignage sur le décryptage du passé élaboré par l’auteur pour déjouer les pièges traditionnels de l’entreprise autobiographique.
La force des mots
Du souci d’authenticité interdisant tout souvenir à partir de l’enfant qu’elle était, Nathalie Sarraute ne cherche pas à voir son enfance telle que la petite Natacha la voyait ou à se montrer à travers son enfance. Les regards sur son entourage ou sur elle-même s’opposent, se contrarient, divergent et établissent une perspective fluctuante qui s’éloigne des portraits univoques. « Enfance » tente ainsi de rendre visible l’invisible ineffable. Or, ces souvenirs enfouis dans de lointaines profondeurs ne se déclenchent qu’à partir d’un manque douloureux –l’absence de la mère– que comble le regard introspectif.
Construit à partir de fragments de souvenirs, d’images et de situations marquantes, l’œuvre ne fait pas un récit exhaustif de l’enfance de l’auteure. À l’image de son tout premier ouvrage, « Tropismes », Nathalie Sarraute s’intéresse davantage à la force des mots qui malgré leur apparence parfois banale impriment à jamais la mémoire.
À travers ce monologue intérieur, Nathalie Sarraute livre ainsi une autobiographie originale et sans fard. Elle y dévoile ici une obsession essentielle de son œuvre : la recherche pour elle du mot juste, idéal, qui saura traduire, rendre compte au plus près des mouvements intérieurs et leurs sensations qui nous traversent tous.
L’écrivain aime les mots mais plus encore aime la langue, le mot qui se fait matière, qui engendre le geste, qui se creuse de silence et qui en appelle à d’autres sensations encore.
Porté par deux comédiennes exceptionnelles de justesse, de densité et de précision : Anne Plumet (Nathacha/Nathalie) et son double, sa conscience, Marie-Madeleine Burguet, le spectacle navigue à merveille au gré des souvenirs-sensations. Chaque séquence explore les soubresauts de la conscience de la petite fille : passions et hésitations enfantines, joie, tristesse, angoisse provoquée par une phrase, un geste, un mot…, tous ces tropismes qui provoquent une réaction positive ou négative chez la petite Nathalie et constituent une empreinte indélébile.
Dates : du 16 février au 11 mai 2022 – Lieu : Manufacture des Abbesses (Paris) Metteur en scène : Tristan Le Doze
Certains s’en souviennent très bien, c’est avec le titre Darling Darling Darling que Chapelier Fou s’est fait connaitre en 2009. Mélange très ambient de violon et de rythmes électro langoureux, le titre s’est fait repéré par les médias pour un vrai succès critique. Louis Warynski est de retour avec un nouvel album qui lui ressemble, à découvrir dès le 18 février.
Entre électro et instruments classiques
La grande originalité de Chapelier Fou est de tenter le rapprochement entre rythmiques électro et base classique. Le mélange est surprenant et surtout hypnotisant avec un résultat qui échappe à toutes les règles, entre fantaisie et sérieux. La volonté de bousculer l’auditeur en luis proposant des morceaux instrumentaux foisonnants fait penser à d’illustres prédécesseurs eux-mêmes avides de nouveauté comme Erik Satie ou Ravel, mais avec une touche électro qui en fait sa spécificité. Certains morceaux rappellent les riches heures du trip hop, d’autres se rapprochent de la musique concrète. Le loustic aime à partager sa musique sur scène pour rester accessible et surtout ouvrir à un univers musical foisonnant. Guitare violon, claviers, pédales, seul, en trio, en quatuor et même formation orchestrale avec l’Orchestre National de Metz, il n’a pas de format unique et aime à multiplier les expériences. Aujourd’hui, Chapelier Fou offre une version de sa musique sans un seul ajout électronique ni électrifié. C’est avec cet Ensemb7e qu’il s’est produit sur la scène de L’Arsenal de Metz. Le concert a notamment été diffusé par Arte Concert et il est disponible sur Youtube. Chapelier Fou Ensemb7e est une expérience musicale qui a rencontré un accueil triomphal avec de nombreuses dates planifiées pour rencontrer le public. où le septuor se produit depuis juin 2021. Le septuor Ensemb7e se compose essentiellement de bois comme le violon, l’alto, le violoncelle, le piano mais aussi la clarinette et la batterie.
La musique emporte très loin comme dans un tourbillon étourdissant. Après le concert initial, l’artiste multi-instrumentiste a décidé d’enregistrer un album pour faire connaitre cette musique unique.
DATES
04.02.2022 – Le Rocher de Palmer – Cenon 05.02.2022 – Le Rocksane – Bergerac 10.02.2022 – Le Théâtre de la Ville – Valence 11.02.2022 – Le 6MIC – Aix-en-Provence 17.02.2022 – La Marbrerie – Montreuil 18.02.2022 – La Clef – St-Germain-En-Laye 11.03.2022 – Le Théâtre de la Ville – Agen 01.04.2022 – Le Tandem – Arras 02.04.2022 – La Rodia – Besançon 08.04.2022 – Le Carré Magique – Lannion
A la maison, Mes tout premiers mots (Editions Usborne)
Les Editions Usborne ont une très jolie collection : Mes tout premiers mots.
A la maison, Mes tout premiers mots, est un très joli album entièrement cartonné avec sur chaque page, une petite fenêtre ronde qui s’ouvre sur un petit poussin. Il s’adresse aux tout petits lecteurs !
L’enfant va découvrir du nouveau vocabulaire concernant sa maison.
Le vocabulaire est simple comme les dessins ! Tout est gai et coloré. Le chat dort dans le fauteuil, les fraises remplissent le bol, le petit garçon attrape le ballon, et la petite fille dort dans son lit !
Le format est agréable pour un tout-petit. Il pourra facilement le prendre en main.
Le fameux restaurant vietnamien Tan Dinh (60 rue de Verneuil, 75007 Paris) a accueilli une belle cohorte de journalistes pour déguster des cuvées du domaine Brusset le mardi 15 février 2022 en présence de Laurent Brusset lui-même. Les échanges ont permis d’en connaitre plus sur le savoir-faire du domaine situé à Cairanne. Robert Vifian, le Chef-sommelier et gérant du restaurant Tan Dinh, était présent en personne pour superviser l’accord mets-vin et mettre en valeur la cuisine autant que les cuvées.
Une dégustation élégiaque
Les journalistes ont été accueillis par Laurent Brusset et Robert Vifian avec un verre de Cairanne blanc Les Travers 2020 (Cépages Clairette, Grenache blanc, Roussanne, Viognier, prix de vente TTC en ligne: 12,00 euros). L’occasion d’admirer l’aspect très clair et brillant du vin et ses quelques reflets verts. En bouche, le vin très floral est nuancé par des parfums de fruits exotiques et d’abricot, ainsi que de vanille. L’attaque est ronde et fruitée, le final est gras et charnu, le vin est sec et souple. Le vin se marie idéalement avec des huitres et des coquillages, des poissons et des viandes blanches. L’occasion pour Laurent Brusset de rappeler quelques données importantes sur le domaine. Domaine familial depuis 1947, la famille Brusset a toujours travaillé la vigne avec un savoir-faire reconnu tout en recherchant générations après générations à s’adapter aux nouvelles techniques pour améliorer la production. André Brusset (1910-1999) a fondé l’exploitation avant de transmettre sa passion à son fils Daniel et son petit-fils Laurent. C’est dans les vignobles des Côtes-du-Rhône méridionaux à Cairanne que se localise le domaine Brusset avec 70 hectares composés des appellations suivantes: Gigondas, Cairanne, Rasteau, Côtes-du-Rhône et Ventoux. La production de vin blanc représente 10% du total, les vins rouges et rosés 90%. Les Côtes du Rhône rouge Laurent B. 2020 (Cépages Grenache, Syrah, prix de vente en ligne : 8,50 euros) ont fait patienter les convives avec son goût rond, élégant et souple. Puis sont arrivés les nems au poulet accompagnés d’une cuvée Cairanne rouge Veilles vignes 2020 (Cépages Grenache et Syrah, prix de vente TTC en ligne: 15,00 euros) à la couleur très soutenue rubis, structuré et long en bouche. Les plats étaient divins et se mariaient parfaitement avec le vin.
Un repas aux accords parfaits
Des succulents raviolis à l’oie fumée sont arrivés, accompagnés du Rasteau rouge La Bastide 2020 (cépages Grenache, Mourvèdre, prix de vente TTC en ligne: 16,00 euros). La couleur grenat très soutenue du vin accompagne un nez très complexe de petits fruits noirs avec des notes d’épice. Des nouvelles discussions permettaient d’en savoir un peu plus sur la généalogie du domaine et les travaux des générations successives pour passer d’un petit domaine de 6 hectares à un domaine respectable de 70 hectares aujourd’hui. Puis est arrivé un canard au satay absolument divin, accompagné d’un Gigondas Les Hauts de Montmirail 2020 (cépages Grenache, Mourvèdre, Syrah, prix de vente TTC en ligne: 28,00 euros). Le vin se distingue par une robe sombre pourpre soutenue et son nez riche fruité et épicé, ainsi que par son goût très rond et puissant avec une bonne longueur. Le plat a été terminé par absolument tous les convives, preuve de sa très grande qualité gastronomique. Les desserts ont été accompagnés du Gigondas rouge Les Secrets de Montmirail 2020 (Cépages Grenache et Syrah, prix de vente TTC en ligne: 41 euros) pour clôturer un diner absolument parfait. Le vin a un gout puissant et ample avec une longueur persistante soulignée par une note suave.
C’est peu dire que le moment de dégustation a été somptueux en compagnie de Laurent Brusset et Robert Vifian. Le restaurant Tan Dinh a démontré l’excellence de sa cuisine vietnamienne déjà connue de ses très nombreux habitués. La dégustation des vins a quant à elle démontré la qualité des cuvées avec des accompagnements parfaits. De quoi donner envie de revenir au restaurant Tan Dinh et d’aller découvrir le Domaine Brusset pour découvrir d’autres cuvées, toujours avec modération.
Le Cellier des Princes propose un nouveau rosé constitué de 70% de Grenache, 15% de Syrah et 15% de Cinsault. A l’œil, le vin arbore une belle robe brillante et se révèle très aromatique avec des notes de fleurs, d’agrumes et de petits fruits rouges, fraises et framboises. En bouche le vin se distingue par sa grande fraîcheur. Le vin doit être servi entre 10 et 12°C. Il peut être servi en apéritif, avec des salades de légumes, des grillades, des pizzas ou des poissons. Proposé à 4,95 euros, le vin est disponible au caveau et sur la boutique en ligne https://boutique.cellierdesprinces.com/. Ce rosé est à découvrir pour déguster une belle nouveauté qui va exceller pour l’avenir qui pointe son nez.
Publireportage:
Basé à Courthézon depuis 1925, le Cellier des Princes est l’unique cave coopérative productrice de Châteauneuf-du-Pape et l’un des principaux producteurs de l’appellation. À l’image des Princes d’Orange du XIIème siècle, nos 189 vignerons sont des partenaires fidèles, rigoureux et fervents défenseurs de la tradition. Tout au long de l’année ils sont épaulés par notre équipe agronomique pour la réalisation de nos cuvées signées Cellier des Princes. Nous travaillons sur la sélection des meilleurs terroirs pour garantir des vins d’excellence. Les Vignerons du Cellier des Princes continuent de défendre et d’illustrer les valeurs de rigueur et de loyauté qui étaient celles des Princes d’Orange. Transmis de génération en génération, l’héritage des vignes est un bien précieux pour nos vignerons. Amoureux de leur vignoble et passionnés, nos vignerons travaillent leurs vignes de façon optimale, fournissant des raisins exceptionnels. Cette matière première contribue à la qualité de tous les vins du Cellier des Princes. Notre équipe d’agronomistes suit nos 189 Vignerons toute l’année. Grâce à notre processus de sélection très stricte, seuls les meilleurs raisins sont utilisés afin d’optimiser la qualité de l’entrée de gamme jusqu’au haut de gamme.
L’école dans les bois, une pédagogie pour les jeunes enfants (Editions Massot)
Caroline Guy nous livre à la fois ses expériences et sa pédagogie pour instruire les enfants autrement avec son livre : L’école dans les bois. Elle part du principe que tout humain a besoin de la nature pour s’épanouir. Et encore davantage les enfants. C’est une des pionnières en France. Elle s’est largement inspirée de ce qui se passe dans d’autres pays, comme la Nouvelle Zélande, l’Angleterre, ou la Suisse, par exemple.
Tout le monde sait que l’école n’est pas adaptée aux enfants et encore moins aux jeunes enfants. Si on immerge l’enfant en pleine nature, il se développera avec harmonie et en sécurité. L’enfant a besoin de manipuler, de bouger, de sentir. Ce sont des besoins fondamentaux.
L’école dans les bois est un livre-conseil qui peut aider les parents mais aussi des enseignants, pour développer une autre pédagogie, plus adaptée aux besoins de l’enfant, plus respectueuse de chacun. Où l’enfant est au cœur de la Nature.
L’auteur propose des pistes intéressantes et de nombreuses activités à mettre en place. Surtout pour les petits jusqu’à 7 ans. Comme par exemple : aller au marché avec nos enfants, pour découvrir les fruits et les légumes de saison ! Déjà ça, c’est beaucoup ! Aller à l’école à pied. Planter des graines. Et surveiller la pousse… Que de petits gestes faciles à mettre en place qui va permettre aux tout-petits de prendre conscience de la magie de la Nature.
Laissez l’enfant vivre ses sensations, jouer avec la terre, sauter dans les flaques, et observer les escargots se déplacer sous la pluie… Il faut déjà changer la mentalité des adultes pour les faire entrer pleinement dans le monde de la Nature. Rien n’est sale dans la Nature.
L’école dans les bois est un très bon guide pour nous aider à mettre nos enfants sur la bonne voie, celle de leur épanouissement naturel ! Il sort aujourd’hui !
The Normal Heart ou le combat choc de Larry Kramer de retour sur scène : captivant
« The Normal Heart », dont l’action se déroule entre 1981 et 1984, est la pièce éponyme sur le sida et la lutte contre l’épidémie. Fondateur d’ACT UP aux États-Unis, grand auteur et scénariste prolifique, Larry Kramer (décédé en 2020) a écrit cette pièce vibrante en pensant à tous ses amis qu’il a perdus, qu’il n’a pas pu sauver et qui ont partagé sa croisade.
L’adaptation de la pièce par Virginie de Clausade est une première en France. Son récit, haletant du début jusqu’à la fin, est un manifeste, une épopée, un cri de révolte. Larry Kramer y raconte son combat contre l’hypocrisie d’une nation quand le pouvoir politique refusait de voir les ravages du SIDA. Une transposition théâtrale aussi réussie que passionnante.
Il fut un dramaturge, auteur engagé, activiste militant, aux méthodes déterminées parfois jugées extrêmes, pour essayer d’attirer l’attention sur l’urgence du combat à mener, de la prise en charge et de la prévention des malades du sida.
Le combat de la colère
Face au déni et à l’indifférence, Ned Weeks joué par Dimitri Storoge (inspiré de la personnalité de Larry Kramer) prend la tête d’un comité d’alerte et tente, avec le soutien du docteur Emma Brookner (Déborah Grall), de convaincre de la gravité de la situation la population et des autorités sourdes et méprisantes.
Ce comité a pour vocation de s’occuper des malades, d’informer les médecins. Petit à petit, divers courants s’affrontent quant à la façon d’éveiller les consciences. Larry Kramer fait partie de ceux qui croient à la vertu de la dénonciation et du bruit.
Son indignation, sa colère et son mauvais caractère sont alors au service d’un activisme sans concession, qui dénonce l’inaction des autorités et provoque des controverses médiatiques.
On suit donc la bataille éprouvante et pleine de contradictions, de quelques militants pour faire prendre conscience de la tragédie du sida (pas encore nommé), même si tout le monde ferme les yeux sur une maladie qui dans un premier temps s’avéra très discriminante. Car comment attirer l’attention quand personne ne semble vouloir voir, ni entendre ce qui se passe. Une question qui divise au sein même du comité d’action. En effet, Ned est pour l’attaque frontale, les autres soutiennent plutôt la vision plus mesurée de Bruce (Andy Gillet), élu président.
Vaut-il mieux la violence de la révolte et du désespoir qui pousse parfois à des provocations contre-productives à la lutte ou la diplomatie et la patience, visant à gagner une reconnaissance capable de repousser la mort sociale qui résonnait avec le sida à l’époque ? Continuer une libération sexuelle sans restriction au risque d’ignorer les ravages de l’épidémie ?
On assiste aussi à des divisions violentes au sein de la communauté, entre les membres qui sont prêts à revendiquer leur orientation sexuelle et ceux qui préfèrent protéger leur vie privée.
Une colère à multiples facettes se fait jour : contre une maladie qui décimait alors à vue d’œil les membres d’une communauté en pleine libération sexuelle et à peine sortie de la honte sociale et morale, contre l’impuissance aussi du corps médical à faire autre chose que diagnostiquer et ostraciser les malades, contre l’indifférence et le mépris des pouvoirs publics, enfin contre l’inertie plus globale à faire bouger les lignes face à un mal plus mortel encore que la mise au ban d’une communauté par l’Amérique bien pensante.
Cette dimension de crieur dans le désert incarné par le personnage de Ned qui avait raison avant tout le monde, son obstination à la fois mal comprise par les siens et craint outre mesure par l’establishment, est très instructive et révélatrice à l’aune de la survenance d’une épidémie mondiale que nous avons connue dont des échos dans la gestion chaotique d’une crise sanitaire, sont alors perceptibles.
Il en est de même pour cette spécialiste du sida (Déborah Grall) qui s’avère être la seule personne à prendre en compte l’ampleur et la gravité de la situation en demandant des financements et dont la lucidité aussi clinique qu’implacable, lui vaut d’être frontale, revêche, coléreuse, elle aussi face à l’impuissance et à l’immobilisme des décideurs publics.
Le tout séquencé à travers une feuilleton théâtral fluide et rythmé qui mêle de nombreux registres allant de l’engagement au militantisme, du tragique à l’intime, du politique au fatalisme. Où à l’abri d’un décor sobre et astucieux, d’un jeu de lumière, on passe d’un lieu, d’une situation à l’autre, alliant la mise en abyme du groupe et/ou des personnages dont le couple Ned Weeks / Felix Turner (Jules Pélissier), à la dimension activiste du propos.
Les comédiens tous parfaits sont emmenés par l’excellent Dimitri Storoge dont l’incarnation puissante dans le rôle de Ned Weeks, impressionne.
Dates : à partir du 20 janvier 2022 – Lieu : Théâtre de la Bruyère (Paris) Adaptation et mise en scène : Virginie de Clausade
Le groupe de rock Molly Pepper se compose de 3 membres à l’origine de l’écriture, de la composition, de l’enregistrement et de la production des titres du EP. Un mélange de guitares, de beats hip-hop et de synthés barrés accompagne une voix féminine envoutante pour une musique punk et puissante qui rappelle autant Blondie que The Kills.
Un concept musical sans concessions
Les 3 membres de Molly Pepper se nomment Jean Bocheux, François Pavan et Sandrine Quétier. Rejoints en live par le musicien Guilhem Hatt et guidés par l’ingénieur du son Jean Barret, Molly Pepper a longuement travaillé en studio pendant l’année 2020 pour créer un son garage brut et abrasif. Influencés par des artistes rock aussi reconnus que les Ramones, Blondie, David Bowie et Iggy Pop, Molly Pepper y mélange des sonorités électroniques évoquant les ainés Daft Punk, Suicide et Kraftwerk pour des compositions qui n’acceptent aucune limite. Les 4 premiers morceaux du premier EP nommé EP1 sont la porte ouverte à un univers musical pétaradant. Le premier clip de This is dévoilé fin 2021 annonçait la couleur avec un clip évoquant ouvertement la Warhol TV du génial créateur new-yorkais qui réalisait des programmes expérimentaux et des films diffusés sur le câble, à New York. Le clip explore un univers en réalité virtuelle conçu entièrement grâce à un Iphone pour faire justement le lien entre la réalité et le virtuel. Les 3 membres apparaissent par fragments dans un monde en 3D. A la fois animatrice, comédienne et productrice, Sandrine Quétier se laisse aller à une violence vocale sur All the things pour attraper l’auditeur et ne plus le lâcher.
Les 2 autres titres Hi Gene et Song complètent une oeuvre musicale résolument punk qui invoque des glorieux ainés pour une projection dans l’avenir qui ne cherche pas la facilité mais réussit surtout à enivrer l’auditeur dans un tourbillon musical réjouissant.
Visite au Louvre, dans la collection Je suis en CP (Flammarion Jeunesse)
Magdalena invite les petits élèves de CP au Louvre avec son dernier album : Visite au Louvre, dans la collection du Père Castor, Je suis en CP. Quelle belle idée ! Quand on sait que « l’ancien palais des rois, le Louvre, épouse l’histoire de France depuis huit siècles » !
Il est donc important de le faire découvrir aux petits Français !
L’auteure a choisi 8 œuvres et décrit aussi merveilleusement l’architecture du Musée. Les jeunes lecteurs vont admirer la pyramide de verre, les Taureaux de khorsabad, le sarcophage de Tamoutnefret, la Vénus de Milo, le portrait du roi Louis XIV, le Tricheur à l’as, la Dentellière, la Joconde et le Scribe accroupi. Que de merveilles ! Et à lire tout seul !
Visite au Louvre est un très beau petit livre pour les tout jeunes lecteurs ! Très joliment illustré et facile à lire ! Il sort aujourd’hui !
[Comics] Les Seigneurs de la Misère ou le retour du Goon (Delcourt)
Eric Powell fait un petit cadeau à tous les fans du Goon avec un album original et une nouvelle organisation : Les Seigneurs de la Misère qui explore une nouvelle facette de cet univers à part. Un récit qui voit le Goon prendre part à cette organisation pour combattre le mal !
On retrouve avec plaisir le trait si caractéristique de Powell qui nous offre toujours autant de plaisir des yeux. A découvrir en librairie dès maintenant !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Les Seigneurs de la Misère est une organisation mystérieuse qui lutte contre une entité démoniaque vicieuse. Le Goon se trouve mêlé à cette histoire mais parviendra-t-il à s’en sortir ? Un autre récit, LA DIABLA, complète ce dernier. Cette justicière devrait apparaître aux côtés du Goon pendant son exil, et raconter l’aventure du héros avec quelques autres nouveaux personnages facétieux.
Date de parution : le 19 janvier 2022 Auteurs : Eric Powell(scénario et dessin) Genre : fantastique
Certains se souviennent du très bon premier album Travelling Soul sorti en 2017 et chroniqué sur Publik’Art. Le trio est de retour avec les mêmes sonorités folk blues qui ont fait leur succès. Le premier extrait éponyme Dream Boat Jane annonce la couleur avec sa petite guitare folk accompagnée d’une guitare slide et d’une batterie métronomique. Les voix rappellent le sud profond des Etats-Unis, un vrai voyage musical aux racines du blues.
Le blues en majesté
Si le titre est une merveille blues folk, le reste de l’album est du même acabit. Le groupe entretient une tradition folk, blues et même country tout juste modernisée pour éviter les grésillements et les fausses notes, ça fonctionne, le trio est en total accord dans leur ligne musicale de prédilection. C’est délicatement rugueux, bien cadencé, ça sent le Mississipi et les racines irlandaises. Le clip du titre Dream Boat Jane fait un détour psychédélique par l’univers haut en couleur d’Alice au pays des merveilles comme pour souligner l’absurdité de la réalité qui nous entoure et l’envie d’échapper à toutes les contraintes qui nous assaillent constamment. Le bateau de rêve de Jane devient alors un canot de sauvetage pour fuir la futilité des choses matérielles et retrouver le gout des vraies choses. L’album entier louvoie entre plusieurs pôles, poésie et puissance, tradition seventies et rifs acérés des nineties, histoires irlandaises et grands espaces US. Les 3 membres s’en donnent à cœur joie, Gunnar Ellwanger au chant et à la guitare, Jeff Preto à la basse et au chant et David Jarry Lacombe à la batterie et au chant forment le socle d’un groupe qui est toujours resté dans cette configuration depuis ces débuts dans les années 2010. Cette constance dans le blues appelle d’autres artistes comme Alabama Shakes et les Black Keys pour un effet toujours aussi réjouissant sur les oreilles et les méninges. Groupe habitué aux concerts et aux prestations live, Gunwood y fait des merveilles, entrainant immanquablement la foule dans son sillage. L’album a été enregistré aux studios ICP de Bruxelles avec Jean Lamoot (Noir Désir, Alain Bashung, Brigitte Fontaine) à la réalisation.
Gunwood est de retour avec un album qui ravira les fans de blues et de rock. Dream Boat Jane pourrait bien s’imposer plue largement dans une année 2022 qui débute sur les chapeaux de roue.
[Comics] Grendel, Kentucky : polar horrifique en mode métal (Delcourt)
Oneshot de son état, Grendel, Kentucky est une virée en plein coeur d’une ville un peu à part, où il fait bon organiser son trafic de stup. Jusqu’à ce que l’une des figures de la famille en place disparaisse. Et découvrir qui a fait ça ne va pas se faire sans lever le voile sur un terrible secret qui hante les lieux…
Jeff Mccomsey (scénario) et Tommy Lee Edwards (dessin) équipent leur ouvrage à grosses doses de fusils à pompe, de vestes en cuir et de deux roues qui se déplacent en gang pour livre un polar à la sauce horrifique plutôt efficace et rythmé. Un bon moment de divertissement qui surprend par son originalité et ne s’appesantit pas pour tout faire péter. Grendel, Kentucky c’est un peu de la musique métal mais pour les yeux.
Une expérience à tenter mais vous êtes prévenus !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Depuis deux générations, la petite ville rurale de Grendel, située dans le Kentucky, a honoré le marché faustien qui la lie au terrible monstre qui vit dans sa mine : Un sacrifice humain chaque saison en échange d’une prospérité agraire, en ce qui concerne leurs exploitations de weed.
Date de parution : le 9 février 2022 Auteurs : Jeff Mccomsey (scénario), Tommy Lee Edwards (dessin), Giovanna Niro (couleurs) Genre : Polar, fantastique, horreur
A good Man est un film surprenant à plus d’un titre. C’est l’histoire d’un couple qui ne peut pas avoir d’enfant. Mais Aude (Soko) ne peut pas tomber enceinte, Benjamin décide donc de tomber enceinte. Car Benjamin (Noémie Merlant) d’abord femme est devenu homme mais porte encore tous les organes reproducteurs féminins. Le film s’inscrit dans la tendance de l’affirmation de soi par delà les genres, et c’est assez passionnant. Car Noémie Merlant en homme est à peu près méconnaissable, surtout que le film ne recule pas devant les flashbacks pour expliquer la rencontre. Un film passionnant.
Un film total
A good Man est un film qui s’inscrit dans l’air du temps. La question de l’identité intime fait débat depuis plusieurs années et il est maintenant possible d’assumer physiquement son genre intérieur. Comme disait Indochine, un un garçon féminin, une fille au masculin, c’est maintenant possible. Benjamin a fait le choix d’assumer sa masculinité et d’aimer Aude. Mais l’étape de l’enfant recèle bien des pièges, surtout quand Aude rencontre des problèmes pour enfanter. Benjamin fait donc le choix d’assumer sa féminité pour porter le petit être à venir. Cette issue est un vrai choix titanesque, ce qui ne va pas se faire sans problèmes existentiels. Car pour l’état civil, la mère sera Aude, puisque Benjamin attend de devenir proprement homme jusque dans ses papiers d’identité, mais c’est lui qui porte l’enfant. Pas une situation simple, surtout que Benjamin doit aussi s’ouvrir à ses proches, ses amis notamment, pour avouer une histoire qu’il n’a avoué qu’à une famille très compréhensive. Le film peut se voir comme un vrai manifeste LGBT+, mais aussi simplement comme un film étant donné l’intrigue tarabiscotée mais des plus crédibles par les temps actuels.
Etrange que ce film n’ait pas eu plus d’audience, la performance de Noémie Merlant est assez impressionnante et donne une ampleur éblouissante à ce film à découvrir dès le 15 février en DVD.
Synopsis: Aude et Benjamin s’aiment et vivent ensemble depuis 6 ans. Aude souffre de ne pas pouvoir avoir d’enfant alors Benjamin décide que c’est lui qui le portera.
La chanteuse Emily Pello nous ravit avec son 4e album Time Space Love., un disque pour marquer le grand retour d’une artiste apparue notamment en première partie de Liza Minelli à l’Olympia et d’Amy Winehouse à Londres. Sa tournée actuelle passer dans toute la France, le bon moment pour découvrir un album qui s’écoute tout seul ou presque.
Une chanteuse aux multiples talents
La voix d’Emily Pello égrène délicatement des paroles à la mélancolie douce sur Time Space Love. L’album est d’une belle douceur et s’inspire visiblement des grandes musiques américaines des années 70, du groove des années 90 et des musiques de film. La chanteuse captive facilement l’attention de la foule avec ses belles mélodies poussées par des musiciens experts. La release party de l’album a eu lieu le 20 janvier 2022 sur la scène du Jazz Club Etoile à Paris où l’artiste a pu présenter son nouveau disque à la belle poésie onirique porté par une voix douce qui fait des merveilles dans le registre folk et jazz. Le single éponyme est un véritable hommage de la chanteuse à son enfant intérieur, celui qui ne prend pas de rides et continue à vivre en lien avec la philosophie de la chanteuse. L’album regorge de chansons aux accents pop, folk et jazz qui rappellent Norah Jones avec des claviers qui créent une atmosphère très douce, presque en apesanteur avec des sonorités vintage du plus bel effet. La voix est douce et enveloppante, de quoi se laisser aller à une écoute légère et profonde à la fois. Les thématiques des morceaux tournent autour du temps qui passe et de la peur de la mort, en mélangeant textes en français et en anglais, les deux langues maternelles d’Emily Pello. Artiste aux multiples cultures, elle a vécu aux Etats-Unis, en Angleterre, au Niger, au Mexique et au Japon.
L’album Time Space Love est une belle surprise à savourer avec la voix gracieuse d’Emily Pello. 2022 commence bien, cet album le confirme!
Alors que la Saint-Valentin approche à grands pas, les Orfèvres du vin, grands habitués de la page, proposent une cuvée Saint-Amour 2018 parfaite pour un repas entre amoureux. Ce Domaine des Creuzes se veut un Beaujolais de prestige porté par ses beaux reflets pourpres et ses tanins puissants. De quoi se laisser aller à la dégustation, mais toujours ave modération!
Un Beaujolais à ne pas manquer
Le pitch est fascinant, aimer, boire et trinquer, un beau slogan pour la Saint-Valentin. Les Orfèvres du Vin dévoilent un vin parfait avec leur Saint-Amour 2018, Domaine des Creuzes. Le vin est frais et expressif et se veut un véritable antidote à la crise sanitaire actuelle. Ce vin de prestige est prêt à vous déclarer sa flamme et à vous charmer avec sa robe rouge rubis aux reflets pourpres. En bouche, des arômes de fruits rouges explosent sous la langue avant un final en apothéose sur une touche boisée. Le vin ravira les adeptes de tanins puissants. Le vin se marie idéalement avec un lapin à la moutarde, un faux filet ou une part de morbier pour un accord mets/vin des plus exquis. Le vin est le fruit du travail des viticulteurs passionnés comme le Maître de Chais Michaël Da Fré et la Caviste Amélie Thomas. Pour un prix public, départ cave de 8,60 euros, c’est une très belle découverte.
Publireportage: Spécialistes des vins du Mâconnais et du Beaujolais, Les Orfèvres du Vin, anciennement dénommées “Cave de Charnay-lès-Mâcon” et créée en 1929, regroupent 70 sociétaires et produisent 9.000 hl sur une surface de 140 hectares. Ils viennent d’inaugurer leur nouveau caveau où se mélangent pierres et bois, soulignant ainsi la pertinence de leur signature «Les Orfèvres du Vin» et la recherche constante de l’excellence. La Cave de Charnay a su donner ses lettres de noblesse aux blancs, mais aussi aux rosés, aux rouges et aux vins effervescents de la région. Cette cave se veut comme un grand domaine, élevant de plus en plus de cuvées parcellaires et en respectant ainsi l’authenticité du travail de chaque vigneron. Les Orfèvres du Vin se distinguent régulièrement au concours des Chardonnay du Monde, aux salons de Paris et Mâcon et multiplient médailles d’Or, d’Argent et de Bronze pour ses différents fleurons : Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Viré-Clessé, Mâcon Charnay, Saint-Amour, Crémant de Bourgogne,… Autant de belles récompenses pour ces professionnels qui, au cœur du Mâconnais et du Val Lamartinien, font rimer authenticité et qualité.
Le handicap au fond du cartable, le témoignage d’Armelle Brière-Savard (Editions du Cerf)
Armelle Brière-Savard est médecin dans un centre scolaire. Elle nous livre son témoignage dans son livre : Le handicap au fond du cartable. Pas pour se mettre en avant mais en hommage à tous ses patients qui sont, pour elle, des héros. Des héros au quotidien.
Armelle a un poste très particulier : elle a choisi d’exercer dans un établissement scolaire, un peu particulier : la plupart des élèves souffre d’un handicap moteur. Mais il y a aussi des élèves valides qui partagent le quotidien des enfants handicapés, en les aidant au maximum.
A leur manière, ce sont aussi des héros… silencieux.
« Âgés de 6 à 22 ans environ, ils sont paralysés, estropiés, déformés, déséquilibrés (au sens physique et non psychiatrique), rescapés d’accident ou de traitements. » p.54
Armelle nous livre des témoignages bouleversants. Des enfants souffrant de très lourds handicaps, se retrouvant de plus en plus immobilisés et pris dans un carcan qu’ils doivent accepter… Leur chemin est semé d’épines, de souffrances aussi bien physiques que psychologiques.
Comment font donc ces enfants, ces adolescents pour supporter leur vie, cloués sur un fauteuil ? Où trouvent-ils la force d’avance et de combattre ? Et même leur joie de vivre ?
Le handicap au fond du cartable est un livre bouleversant. Non seulement il dévoile un monde qui est souvent caché, mais il montre aussi la force de toutes ces personnes : celles qui aident, qui entourent, et qui sont indispensables, au quotidien à toutes ces personnes qui n’ont plus toutes leurs capacités physiques. Avec un réel sentiment d’impuissance.
Armelle Brière-Savard est très pudique, très empathique et ne se met jamais en avant, bien au contraire : « Désormais, je soigne sans chercher à guérir. Je soigne pour aider à vivre. » p.69
Nous sommes souvent insatisfaits de notre vie. Nous avons tendance à nous plaindre facilement, pour tel ou tel « bobo ». En lisant ce livre, qui est un hymne à la vie, nous mesurons la chance que nous avons d’être en bonne santé !
Le handicap au fond du cartableest une ouverture sur un monde que nous cherchons à fuir, de façon plus ou moins consciente, alors que c’est un monde merveilleux ! Où chaque protagoniste a une place de héros. Bien malgré lui. Voilà un livre à lire absolument !
Comme tous les ans, la Saint-Valentin est l’occasion de découvrir des cuvées réjouissantes, parfaites pour une soirée en amoureux mais pas que. Suivez le guide et laissez vous guider dans 6 dégustations variées et extrêmement satisfaisantes avec des vins de toute la France.
Le vin est un assemblage des cépages Grenache, Syrah, Carignan et Mourvèdre. A l’œil, la robe est rubis avec une note fuchsia, dense. Le nez est intense et expressif avec des tonalités de fruits rouges, de prune, de vanille-réglisse-fève de cacao et d’herbes aromatiques thym-laurier-romarin. La bouche est ample et fondue, ronde, gourmande et fraîche, fruitée framboise, harmonieuse et longue. Pour déguster ce vin, les harmonies mets-vin recommandées sont des samossas à la viande, des rillettes de canard, du canard laqué, de la daube, du chevreuil rôti, du gouda vieux et du parmesan. Le vin est disponible en vente directe, en CHR et chez les cavistes avec un prix TTC départ cave de 8,50 euros, un prix parfait pour un vin rouge séduisant.
Le Plaisir des Anges 2020, Savoie Aligoté du Domaine des Anges se compose de 100% d’Aligoté. Sa robe or est pâle, le nez est intense fleurs blanches et agrumes. La bouche est fraîche et ample, fruitée abricot jusque dans la longueur. Le vin s’accommode parfaitement des plats comme des fruits de mer, du poisson grillé, du dessert aux fruits jaunes et des sorbets. Le vin est distribué en vente directe, en CHR, chez les cavistes et en ligne avec un prix indicatif TTC départ cave de 6,70 euros, un vin sympathique pour les réuunions en couple ou entre amis.
Pakhus 2020, Vin de France – Domaine Philippe et Sylvain Ravier
Se vin se compose de cépage Roussanne. Sa robe est intense avec une teinte dorée et des reflets verts et nacres. Le nez est mûr, floral rose, cardamome et racine d’iris, fruité abricot, agrumes et gingembre confits, épicé cardamome, minéral. La bouche est ronde et gourmande, minérale jusque dans la longue persistance. Le vin se déguste en apéritif ou avec des plats exotiques. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, son prix TTC départ cave est de 13,50 euros pour une belle expérience vinivole.
Le vin Altessima 2018, Roussette se compose de cépage Altesse. A l’œil, sa robe argentée est lumineuse. Le nez est intense et fin, fruité coing-pêche, épicé poivre blanc-cannelle avec une touche estragon. La bouche est harmonieuse, citronnée, minérale, saline en finale. Le vin se marie idéalement avec des huîtres plates, de la terrine de poisson, du poulet au citron, de la cuisine thaï, de la nage de poisson au lait de coco. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, le vin est proposé au prix indicatif TTC départ cave de 16,00 euros pour une superbe expérience.
Comme pour beaucoup de vins du Domaine Franck Chavy, le Paradis 2020, Régnié se compose de Gamay. La bouche est puissante, fondue, fruits noirs, épices, tanins veloutés jusque dans la longue persistance. Son nez est complexe et gourmand, mûr, fruité fraise, finement épicé cannelle-poivre. Les harmonies mets-vin idéales sont une planche de fromages et de charcuterie en apéritif, de la viande grillée au barbecue et de la volaille rôtie. Le vin est distribué en vente directe caveau, en ligne et en CHR au prix TTC en ligne de 9,80 euros, une vraie réussite.
Eau Bénite de Cave, Premières Côtes de Bordeaux blanc moelleux – Joseph Janoueix
Eau Bénite de Cave, Premières Côtes de Bordeaux blanc moelleux de Joseph Janoueix est composé de cépage Sémillon. La robe est d’apparence or profond. Le nez est élégant et intense, suave et frais, fruits confits. La bouche est ample, gourmande et fruitée jusque dans la jolie longueur. Le vin peut être idéalement servi en apéritif avec des toasts au roquefort, au foie gras poêlé au raisin et avec du poulet à la crème, du chèvre frais au miel ou un sorbet poire-melon. Distribué en vente directe, en CHR, et chez les cavistes, le vin est proposé au prix TTC départ cave de 10,40 euros pour un joli moment de douceur.