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Un « Huis clos » brûlant au Théâtre de l’Atelier

Un "Huit Clos" brûlant au Théâtre de l'Atelier
Inès (Marianne Basler, à gauche) et Garcin (Maxime d’Aboville) harcèlent Estelle (Mathilde Charbonneaux). (© Pascal Victor/Opale)

Un « Huis clos » brûlant au Théâtre de l’Atelier

Dans ce propos existentialiste, un homme et deux femmes vont se découvrir tels qu’ils sont perçus par les autres dans un jeu de miroirs sombrement lumineux. Bienvenue en enfer !

« Huis clos » est une pièce en un seul acte, représentée pour la première fois en 1944, un an après la première des « Mouches ». La pièce reprend certains éléments tragiques puisque l’intrigue est dominée par la notion de fatalité et de damnation. De plus, la pièce met en scène un trio dans lequel une personne est déjà de trop. En effet, les tragédies reposent souvent sur des relations triangulaires problématiques. Les personnages sont amenés à se dépouiller de toutes les convenances sociales et à construire des relations authentiques. Chacun devient le juge et le bourreau de l’autre. Comme dans « Les Mouches », la pièce interroge la notion de remords et de culpabilité.

Cette pièce s’inscrit dans la philosophie existentialiste de Sartre, selon laquelle l’être humain est fondamentalement libre et forge sa vie par ses actions. Il n’existe aucune autorité supérieure, aucune référence divine ou transcendante, l’Homme est seul. Cela explique sans doute pourquoi les personnages se retrouvent dans un enfer quotidien, banal, où ils sont livrés à eux-mêmes et aux deux autres.

Ce texte, satire féroce de la condition humaine, et que Sartre voyait comme éminemment drôle, empreinte les codes du vaudeville pour mettre en scène une mécanique à la théâtralité implacable et dont s’empare avec brio la mise en scène de Jean-Louis Benoit.

Regroupé dans un salon contemporain, qui réactualise à l’envi le décor second Empire, avec trois imposants canapés en cuir ainsi qu’en arrière plan une porte surdimensionnée qui ne se rouvrira pas, accentuant l’enfermement des protagonistes propice à la confession, le trio va vite révéler ses bassesses et autres lâchetés entre amis, galerie des glaces et des grimaces de l’âme humaine. Le genre de soirée où les masques ont tendance à vite tomber. Et Inès de conclure : « Pour qui jouez-vous la comédie ? Nous sommes entre nous ».

Le pitch est connu : trois personnages, deux femmes et un homme, très différents dans la vie, se retrouvent donc en enfer, dans une même pièce, après leur mort, pour l’éternité. Que leur reste-t-il puisqu’ils n’ont plus la mort pour se délibérer des autres ? Et qui vont se livrer à un jeu infernal de condamnations et d’humiliation, d’alliances et de trahisons. Le thème, pour être noir, n’en produit pas moins des effets souvent comiques, où Sartre nous parle souvent plus de la vie, dans ses contradictions, que de la mort.

Trois personnages si différents les uns des autres ?

Garcin est l’archétype du « lâche » sartrien : un pacifiste qui a préféré fuir face à la guerre au lieu de rester et d’affirmer ses convictions qu’il avait choisies librement. De plus, dans la mort, il tente de faire passer sa « lâcheté » pour un acte héroïque. Estelle, quant à elle, ne cesse de se réfugier dans l’imaginaire et n’assume pas la responsabilité de ses actes (son mariage de raison, son adultère, le meurtre de son enfant). Seule Inès est « authentique » pour l’auteur, à savoir qu’elle assume entièrement ses actes et son passé.

Mise à nu

Des personnages qui vont donc passer leur temps à se harceler et à se dresser les uns contre les autres. Chacun optant pour le mensonge, l’illusion de ce qu’ils ne sont pas, la négation de leur être réel. Tous font mine d’être en enfer par erreur, ou du moins de ne pas comprendre ce qui a pu les y conduire supposant qu’il s’agit probablement d’une erreur administrative quant à leur dossier respectif. C’est compter sans la ténacité que chacun va mettre afin d’arracher le masque d’impavidité de son colistier et lui faire avouer ses crimes terrestres, sa trahison en acte des valeurs dont tour-à-tour ils se revendiquent et qui ne s’avèrent être que de pathétiques trompe-l’œil.

A la fin, nus de vérité les uns devant les autres, ils prennent conscience du dispositif dans lequel ils sont et qui s’est retourné contre eux : « l’enfer c’est les autres » car la vie se perçoit à travers le regard des autres.

Il y a quelque chose de salvateur à se replonger aujourd’hui dans les propositions existentialistes de Sartre. Courant longtemps dominant des années soixante jusqu’à la fin des années 80, la pensée existentialiste a pourtant entièrement disparue de l’actualité ainsi que les œuvres de leurs auteurs. Pourtant, comme le dit Sartre, « l’existentialisme est un humanisme » et l’humanisme est ce qui manque dans une société de plus en plus perçue comme inhumaine.

L’individu est habité par un désir d’être nous dit Sartre et c’est un piège dans la mesure où il ne peut pas être satisfait, notamment dans la relation du sujet aux autres car nous attendons d’autrui ce qu’il ne peut pas nous donner.

C’est d’ailleurs le postulat de toute la pièce qui repose sur le fait que chaque personnage attend de l’autre qu’il le sauve. Nous attendons que l’autre nous regarde, nous contemple, nous aimerions s’approprier ce regard, mais le salut n’est pas possible. Ces personnages pourraient sortir de l’enfer en renonçant à se sauver. Mais ils s’y refusent et ils restent condamnés à être les bourreaux les uns des autres.

La mise en scène de Jean-Louis Benoit est d’une construction sans faille : subtile, rythmée et distanciée, elle offre un astucieux terrain de jeu aux comédiens où l’ironie et l’humour noir, parfaitement dosés, accompagnent de concert la profondeur du texte.

Forts d’un jeu enlevé et percutant, les comédiens sont aux anges où chacun se complait à devenir le bourreau de l’autre. Maxime d’Aboville (en alternance avec Guillaume Marquet) campe avec une malice réjouissante ce Garcin imbu de lui même, tandis que Marianne Basler excelle en lesbienne sulfureuse, qui traque avec une voracité non dissimulée, la mauvaise foi de ses deux comparses. Quant à Mathilde Charbonneaux, elle est parfaite en mondaine hystérique et dédaigneuse à souhait. Bravo !

Dates : à partir du 2 février 2022 – Lieu : Théâtre de l’Atelier  (Paris)
Metteur en scène : Jean-Louis Benoit

[Comics] Reckless : L’envoyé du diable, nouvel épisode d’Ed Brubaker, Sean Phillips (tome 2 / Delcourt)

[Comics] Reckless : L’envoyé du diable, nouvel épisode d’Ed Brubaker, Sean Phillips (Delcourt)

On ne présente plus Ed Brubaker et Sean Philipps, grands maîtres du polar noir et violent de l’univers comics. Ils nous avaient offert un premier épisode de Reckless particulièrement réussi et les voici à nouveau sur le devant de la scène avec L’Envoyé du Diable et une nouvelle enquête de notre cher privé Ethan

L’attente est évidemment grande et l’ambiance générale qui est ici mise en avant est légèrement différente du précédent opus. L’histoire nous plonge dans les années 80 où une jeune fille qui cherchait à devenir actrice a disparu dans un contexte un peu étrange. Surtout quand on apprend que la quasi totalité de son entourage d’alors a perdu la vie dans des circonstances pas toujours joyeuses…

Moins en rythme que ce qu’on a l’habitude de lire des auteurs, L’Envoyé du Diable explore une intrigue plus glauque et dérangeante. Un récit qui change mais qui séduit un peu moins malgré sa grande qualité. Mention spéciale aux choix narratifs toujours très efficaces. Le lecteur entre vraiment dans la peau d’Ethan Reckless, sans aucune difficulté. 

L’exercice est donc une fois encore très bien réalisé même si l’histoire en elle-même n’est pas notre préférée.

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Ethan Reckless est de retour. On est en 1985 et tout va bien pour lui… Jusqu’à ce qu’une femme disparue dérange l’équilibre de sa vie. Il sera amené à traîner dans les bas fonds d’Hollywood pour s’en sortir !

Date de parution : le 16 janvier 2022
Auteurs
: Ed Brubaker (scénario),
Sean Phillips (dessin), Jacob Phillips (couleurs)
Genre : Polar
Editeur : Delcourt
Prix : 16,50 € (144 pages)
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[BD] La Dernière Ombre tome 2 : fin d’un diptyque d’une grande maitrise (Vents d’Ouest)

[BD] La Dernière Ombre tome 2 : fin d’un diptyque d’une grande maitrise (Vents d’Ouest)

C’est dans un manoir isolé au coeur de la forêt envahie par les neiges hivernales que des soldats viennent trouver refuge pour fuir l’ennemi. Mais dans ce second album, une mutinerie se prépare. Les vivres commencent à manquer et tout le monde ne pourra en réchapper. Certains voudraient sacrifier les blessés… et cela ne peut se faire sans rompre l’ordre établi.

Tandis que la Baronne et les enfants cachés cherchent à tout prix à préserver la paix, la tension règne seule en maitre sur les lieux et promet un dénouement tragique…. 

La Dernière Ombre est un diptyque d’une grande maitrise grâce à un récit fleuve qui ne laisse rien au hasard et exploite avec brio une pléiade de personnages. L’autre atout incontestable est évidemment un dessin éblouissant de beauté et de finesse. Un grand bravo à Denis-Pierre Filippi et Gaspard Yvan qui nous offrent un très bon moment de lecture.

Une sortie BD à ne pas manquer !

 

Extrait de la BD :

La Dernière Ombre – Tome 02

Résumé de l’éditeur :

Quand la réalité rattrape l’imaginaire.

Le lieutenant est mort, le sort des blessés est incertain et les réserves de la Baronne s’amenuisent. Il faudrait partir, mais dehors, une tempête empêche le départ. Tout le monde ne pourra pas sortir vivant de ce bourbier et certains chuchotent déjà qu’il faudrait abandonner les éclopés… À l’abri des murmures mutins, les enfants cachés dans les murs du manoir continuent de fuir leur quotidien en se contant des histoires. La dernière ombre les observe, elle les protège et, finira même par dévoiler ses secrets à la douce Natalia… Pourtant, si l’imaginaire permet de s’évader, l’échappée n’est que temporaire. Bientôt les conséquences de la peur, de la guerre et de la famine rattraperont toutes ces âmes que le hasard a rassemblé. Quand ces éléments sont convoqués, une seule chose sait les contenter : le sang. Fin tragique d’un diptyque inspiré par l’univers du Labyrinthe de PanLa Dernière Ombre décrit les tourments de la guerre dans un paysage russe hivernal. Un récit bouleversant sublimé par la justesse d’un graphisme virtuose.

Date de parution : le 09 février 2022
Auteurs
: Denis-Pierre Filippi (Scénario), Gaspard Yvan (Dessin)
Genre : BD western
Editeur : Vents d’Ouest
Prix : 14,50 € (48 pages)
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Mon coffret livre et jeux : Les Animaux (Editions Usborne)

Mon coffret livre et jeux : Les Animaux (Editions Usborne)

Les Editions Usborne nous propose un super coffret avec un livre et deux jeux possibles sur le thème : Les Animaux.

Le coffret est composé d’un livre, de 4 planches et de 36 cartes illustrées sur le thème des animaux. Le jeune enfant va alors découvrir le nom et les dessins des animaux. 36 animaux des plus connus au moins connus, comme le macareux ou encore le pygargue à tête blanche.

Le livre va dévoiler des faits très précis sur chaque animal : par exemple, savez-vous que « l’écureuil peut faire des sauts de dix fois sa taille en utilisant sa queue comme parachute pour atterrir en toute sécurité » ?
Des détails croustillants et intelligents !

L’enfant va pouvoir manipuler les cartes de façon à retrouver l’animal du livre. Mais il aura aussi la chance de jouer à deux jeux :
– Le jeu de mémoire : les cartes sont sur la table face cachée. L’enfant retourne une carte et doit la placer sur sa planche si l’animal est sur sa planche. Sinon, il la remet au même endroit.
– Le jeu du loto : le premier qui remplit sa planche a gagné !

Mon coffret livre et jeux : Les Animaux, est un coffret qui va enchanter petits et grands. Une très jolie façon d’apprendre et de faire travailler sa mémoire ! A proposer aux petits dès deux ans !

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 10 février 2022
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 9,95€

Une présentation enrichissante des vins Cabernet Franc de New York State of Wine & Friends

Oz Clarke et Isabelle Bachelard ont présenté cette nouvelle cession webinar de présentation des vins de New York State of Wine. 3 producteurs de vins de la région étaient présents pour se confronter avec quelques exemples célèbres issus d’autres pays grands producteurs de Cabernet Franc comme l’Argentine avec Zuccardi, la France avec Couly-Dutheil et l’Afrique du Sud avec Journey’s End. La comparaison était fastueuse avec un large panel d’acidités, de tanins et d’âmes de fruits rouges.

Une belle dégustation avec une présentation complète

Les 3 représentants américains des Cabernets Franc de l’état de New York présents étaient Christopher Bates d’Element Winery, Lilia Perez de RGNY et Josh Wig de Lamoreaux LandingCrafted, rappelant ainsi que cet état compte bon nombre de producteurs passionnés aux personnalités multiples proposant un large choix de vins de qualité. Les 3 vins étrangers soulignent le savoir de pays à la longue expérience viticole. Le Zuccardi, Valle de Uco présente une belle couleur rouge rubis avec des tanins puissants, un fier représentant du savoir faire argentin. Le Couly-Dutheil Clos de l’Echo – AOC Chinon est bien connu de ces pages avec un vin qui accompagne parfaitement de la viande rouge, du boeuf, de l’agneau et des fromages cuits. Le Journey’s end 2019 sud-africain se distingue par ses arômes de cerise et son nez à la saveur cannelle, le vin peut se voir à partir de maintenant jusqu’en 2029. 3 bons exemples de cabernet franc à comparer avec les productions américaines. L’Element Cabernet Franc 2014 est un digne représentant des vins des Finger Lakes au côté des Riesling. Le vin montre que le cabernet franc est bien le vin rouge emblématique de la région avec son fruit noir, ses arômes d’herbes et de feuilles et son bel équilibre. La touche finale est longue, équilibrée et élégante. Le Lamoreaux landing Cabernet Franc 2020 est un reflet parfait du climat si particulier des Finger Lakes avec sa fraicheur si particulière. L’équilibre du vin est impressionnant pour accompagner des vins et des fromages. Le RGNY Cabernet Franc 2019 est produit par un viticulteur récent, la famille Rivero González. Le vin est la première production de la famille mexicaine aux Etats-Unis, ce qui augure du meilleur pour l’avenir.

Les vins rouges composés de Cabernet Franc sont de belles surprises venues des Etats-Unis et plus particulièrement de la région des Finger Lakes dans l’état de New York. De quoi donner envie d’en déguster d’autres à l’avenir pour continuer à apprécier leur qualité.

Le jour où mon père n’a plus eu le dernier mot (Editions F.Deville)

Le jour où mon père n’a plus eu le dernier mot (Editions F.Deville)

Marc Meganck écrit un livre coup de poing : Le jour où mon père n’a plus eu le dernier mot.
Un roman foudroyant !

C’est l’histoire d’un homme, William, 42 ans, archéologue et écrivain. Ce livre est écrit à la première personne et c’est William qui l’écrit. William n’est plus avec Anaïs. Depuis peu. Et cela le tourmente, le fait souffrir, profondément. Il ne peut guère en parler avec sa famille. Ses parents, il les appelle par leur prénom. Claudine, sa mère, est morte il y a un an. Et son père, Kasper, a de drôles de rapports avec William. Il faut dire que le frère de William, Didier, lui, remporte tous les suffrages.
Et William et Didier ne se sont jamais entendus.

Pire, William non seulement ne se sent pas aimé par sa famille, mais il pourrait même facilement se demander si c’est vraiment sa famille. D’ailleurs son frère lui a carrément dit un jour… Son père le surnomme « le blanc-bec ». Pas aimé et à la limite de la maltraitance… On peut même dire maltraité. Un manque cruel d’amour et de tendresse au sein de sa propre famille. Heureusement William a un très bon ami, quand il est enfant. Mais celui-ci disparaît subitement et sans explication. Un énorme traumatisme pour William. Il se sent alors désespérément seul.

Difficile de parler du livre sans en dévoiler la trame. Mais la tension est palpable dès les premières pages.

Toujours est-il qu’un jour, William propose à son père de partir en voyage avec lui. Jusqu’en Islande. Mais pas de n’importe quelle façon : en suivant la même route maritime que Pierre Loti, dans son roman, Pêcheur d’Islande. Le seul roman que son père connaisse.
William va donc organiser un voyage avec son père, avec une idée bien précise. Le but est de partir sur les traces de Loti, rejoindre l’Islande, en passant entre autres par les Orcades, les Shetlands et les Iles Féroé. Mais il n’y a pas que le voyage qui est important pour William. Il veut surtout tenter de parler avec son père avec qui il n’a aucune intimité. Pire, il a l’impression, depuis toujours, que son père le déteste. Aurait-il une bonne raison pour cela ? William a besoin de parler avec son père, de le faire parler surtout. Un besoin vital pour lui.

Quand on commence la lecture de Le jour où mon père n’a plus eu le dernier mot, on ne s’arrête plus. On ne sait pas trop où l’on va, si ce n’est en Islande. A travers des voyages chaotiques, et une certaine urgence… Vitale…

Le jour où mon père n’a plus eu le dernier mot, est un livre fort, percutant, dérangeant, et passionnant. On espère juste qu’il ne soit pas autobiographique… Mais on est en droit d’en douter tellement il est sincèrement bouleversant.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 10 février 2022
Auteur : Marc Meganck
Editeur : F.Deville
Prix : 20 €

Une BD Curtis ou le temps suspendu surprenante aux éditions 21g, sortie le 11 février 2022

C’est la découverte d’une vie mal connue que propose la BD Edward S. Curtis ou le temps suspendu. L’homme a quitté une situation confortable de photographe de salon pour parcourir les Etats-Unis à la rencontre des tribus amérindiennes. Son périple a duré plus de 30 ans, en tous sens, du Mexique à l’Alaska pour immortaliser la vie quotidienne et les traditions de peuples appelés à être parqués dans des réserves, loin de leur liberté fondamentale.

Une BD pour ne pas oublier

Une fois la BD refermées, une pensée principale vient à l’esprit, peut-être que tout un pan d’une civilisation plusieurs fois millénaires aurait été oublié sans toutes ces photos rapportés de tous les coins des Etats-Unis. Des photographies sont intégrées à l’album, en grand format, montrant de grands leaders indiens rentrés dans l’inconscient collectif, mais pas seulement. Des paysages, le chemin de fer, des habitants… Il est émouvant par exemple la photo du chef nez-percé prise dans le studio de l’artiste à Seattle, tel un vieux sage qui assiste à la disparition de son peuple après la main mise de l’homme blanc. La BD montre l’importance de ce type d’homme ouvert sur l’inconnu et prêt à franchir les plus grandes distances pour accomplir un travail que personne d’autre ne souhaitait faire.

La BD raconte une vraie aventure humaine, documentée, précise et stupéfiante. Le récit fait rêver à des grands espaces et à ce qu’a été l’histoire mal connu des indiens d’Amérique. Une lecture parfaite pour en savoir plus.

Synopsis: Pendant plus de trente ans, Edward S. Curtis, photographe attitré de la haute société de Seattle, s’est consacré à l’étude des peuples premiers du continent nord-américain, en partant à la rencontre de plus de 80 tribus amérindiennes, de la frontière mexicaine au détroit de Béring. Il a risqué sa vie de nombreuses fois pour photographier un mode de vie traditionnel en train de disparaître et a payé dans sa chair son respect et son amour pour les peuples amérindiens, laissant derrière lui une contribution inégalée à la connaissance de leur culture. L’album intègre plus d’une quinzaine de photographies de Curtis en grand format, parmi les plus célèbres. Vivianne Perret, scénariste, est basée à Lyon et souvent de passage à Paris. Mauro Marchesi parle le français et est basé à Vérone.

Editeur: 21g

Auteurs: Vivianne Perret

Nombre de pages / Prix: 112 pages / 19 euros

[BD] Bolchoi Arena : oeuvre phare de Boulet et Aseyn (Delcourt)

[BD] Bolchoi Arena : oeuvre phare de Boulet et Aseyn (Delcourt)

Série très remarquée par la critique mais aussi par les amateurs de jeux vidéos et de mangas, Bolchoi Arena est incontestablement une oeuvre de poids, assez unique dans le paysage du neuvième art franco-belge. 

Récit dense et étoffé proposé par Boulet au scénario et Aseyn au dessin, Bolchoi Arena poursuit dans ce troisième tome ses Révolutions aux confins du jeu vidéo et des univers alternatifs. L’identité graphique très poussée de la saga joue sur la corde sensible, comme un hommage appuyé à l’immense Akira de notre enfance, manga ô combien culte et marquant d’Otomo, aujourd’hui méconnu par les jeunes générations (et c’est dommage) !

D’inspiration multiculturelle, Bolchoi Arena tient une place à part, qu’il convient de découvrir sans en savoir trop sur son histoire. Laissez-vous tenter par cette expérience qui en vaut le détour. Vivement la suite. 

 

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Depuis la chute de la multinationale BOGI, la crise économique s’aggrave sur Terre, les conflits sociaux gagnent en intensité et la répression en violence. Pendant ce temps, toujours coincée dans le Bolchoï, Marje est prête à tout pour protéger l’extraordinaire planète qu’elle a découverte. Mais pourra-t-elle faire rempart seule face à l’inexorable marée de joueurs avides de nouveaux territoires ?

Date de parution : le 19 janvier 2022
Auteurs
: Boulet (Scénario), Aseyn (Dessin) et Yoann Guillé (couleurs)
Genre : BD S.-F., anticipation
Editeur : Delcourt
Prix : 23,95 € (164 pages)
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The replacement, un thriller espagnol tranchant à découvrir en VOD et achat digital le 10 Février

Dans une Espagne qui se remet tout juste du franquisme et où les traces de la dictature sont toujours présentes dans les esprits, The Replacement suit un jeune enquêteur tout juste débarqué sur la Costa Blanca. Alors que la coupe du monde de football attire tous les regards en cet été 1982, Andrès (Ricardo Gómez) débarque des quartiers difficiles de Madrid à Dénia, village autrement plus languide où il s’attend à une vie moins trépidante. Mais les choses s’emballent dès son arrivée dans un rythme soutenu qui tient en haleine de bout en bout.

Un cinéma espagnol qui enchaine les bons thrilles

Impossible de ne pas avoir remarqué la vague récente des thrillers espagnols de qualité. Entre notamment La Isla Minima, Que Dios nos perdone et El Reino, les spectateurs sont abreuvés annuellement en très bons opus tendus et haletants. The Replacement prend la suite avec une enquête menée sous le soleil de la côté espagnole. La ville balnéaire de 1982 n’est pas encore remplie de buildings, les rues sont cabossées, les infrastructures limitées. C’est dans ce contexte presque campagnard que le jeune et motivé Andrès débarque. Mais là où tous ses collègues se satisfont parfaitement d’un train de vie professionnel plan-plan, lui fourre son nez partout. Jusqu’à s’intéresser à la mort suspecte de l’inspecteur qu’il remplace, à la communauté allemande coulant des jours heureux et à des supposés vagabonds pas si innocents. Le film enchaine des découvertes dont il est préférable de n’en rien dire pour laisser le suspense surprendre les spectateurs. Le film est surtout une belle plongée dans une époque pas si lointaine où les inspecteurs fumaient dans les bureaux, où les saluts fascistes réunissaient quelques fidèles de l’ancien régime et où les allemands d’un certain âge pouvaient avoir un passé trouble. Si vous rajoutez les vieilles voitures et les tenues datées, la plongée dans le début des années 80 est tout à fait réjouissante. Quant aux acteurs, ils arborent grosses tignasses, rouflaquettes et moustache, tout une époque.

The Replacement est un bon thriller espagnol au rythme prenant et aux péripéties haletantes, inspiré d’une histoire vraie. De quoi passer une bonne soirée devant la VOD pour voyager dans le temps.

Synopsis: Été 1982, dans l’Espagne post-franquiste et l’agitation de la Coupe du monde de football. Andrès, jeune flic endurci des quartiers difficiles de Madrid, est affecté à Dénia, village côtier de la Costa Blanca, dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure. Mais une fois sur place, il s’aperçoit très vite que la douceur de ce lieu idyllique n’est qu’un leurre. Investiguant sur la mort suspecte de l’inspecteur qu’il a remplacé, Andrès, avec l’aide de son coéquipier désabusé surnommé « Columbo », va s’intéresser de près aux agissements d’un groupe d’anciens nazis qui vivent une retraite dorée…

La chanteuse franco-mexicaine Alba surprend avec son nouvel album Les Mots, sortie le 4 février chez Sound and Vision

Certains ont déjà entendu les 3 récents singles distillés par la belle Alba, Range-toi, Préface et Mirador. Elle revient aujourd’hui avec son album intitulé Les Mots sur le label Sound and Vision porté par le titre du même nom. Ce 4e extrait a été composé et écrit par l’artiste, en même temps elle s’est occupée des visuels des singles et de l’album pour une expérience totale qui rappelle ce que faisait Uffie il y a quelques années. De quoi faire saliver.

Un album plein de surprises

L’album Les Mots a été réalisé par Karim Attoumane (CharlElie Couture, Emel Mathlouthi, Claire Days) au studio The Panic Room. Le titre est porté par un clip en animation, comme pour le clip de Range toi réalisé par Jeanne Prigent. Langage cru et direct, la chanteuse ne prend pas de détours pour exprimer ses idées sur des tonalités R’n’B pleines de punch. La chanson évoque avec force l’importance du choix des mots, jamais anodins et porteurs de malentendus comme de blessures. Franco-mexicaine, Alba a déjà sorti en EP en 2015 et un album en 2016. Elle multiplie les casquettes, à la fois artiste-peintre, auteure, compositrice et interprète, elle est également en charge de la musique pour l’émission Game of Roles diffusée sur Twitch. Elle a récemment signé chez Dupuis pour la production d’un webtoon musical intitulé ACA pour une diffusion prévue en 2022 sur WebtoonFactory. Là aussi elle multiplie les rôles, à la fois co-scénariste, compositrice et en charge du sound design. Et comme ce n’est pas tout, elle publie en plus à intervalles réguliers des covers pour sa chaine Youtube Le jour de la reprise. Elle ne cesse de fourmiller d’idées nouvelles, elles qui a d’abord suivi une formation artistique et commencé sa carrière dans la sculpture sur métal et la peinture avec des expositions annuelles.

L’album d’Alba est majoritairement écrit en français avec des scénettes aux propos directs et sans détours. Ca fait du bien parfois, une chanteuse qui parle vrai et cru, les mots est une oeuvre qui pourrait faire date en ce début 2022.

The Innocents, un film norvégien glaçant et flippant, sortie le 9 février 2022

Comment résister à l’affiche de ce film? Sans effets superflus, une ambiance malsaine et anxiogène y est clairement perceptible. Et en totale cohérence avec le sujet du film. Un quartier tranquille de Norvège, l’été qui a vidé la plupart des habitants, le ciel bleu continuel, il n’en faut pas plus pour briser la tranquillité à l’aide d’un pitch de SF qui n’en fait jamais trop et laisse se diffuser une ambiance des plus angoissantes. Un modèle du genre de film anxiogène avec tous ces petits enfants très loin d’être aussi innocents que ça… Le warning est de mise, certaines scènes sont véritablement choquantes.

Un véritable snuff movie

Le réalisateur norvégien Eskil Vogt s’est fait connaitre en tant que scénariste de l’excellent Oslo, 31 août et des opus Thelma et Julie (en 12 chapitres). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que tout part de travers dans ce film au contexte réaliste mais aux personnages fantastiques. 4 enfants se côtoient dans un quartier résidentiel que l’on imagine près d’Oslo ou de Bergen. 2 têtes blondes, 2 sœurs dont une des deux souffrant d’autisme. Et 2 enfants issus de l’immigration, un jeune garçon et une jeune fille. Des liens imprévus vont se nouer entre eux 4 à la découverte de pouvoirs quasi miraculeux. Le garçon peut agir à distance sur les choses et les gens, les mouvoir, les faire agir à sa guise. La fille souffrant d’autisme commence à récupérer le langage au contact de la jeune fille issue de l’immigration. Et l’autre tête blonde assiste à l’impensable. Les enfants vont vivre des aventures d’abord incongrues puis de plus en plus morbides. Et pour le coup, le réalisateur va briser plusieurs des tabous les plus sacrés du cinéma. Les enfants se font du mal entre eux, s’en prennent à quelques habitants, trucident, se trucident. Le ton est donné dès le départ avec un chat jeté d’un étage élevé puis achevé sans ménagement. La mise en scène concourt à une angoisse constante, la musique y participe et les jeunes acteurs sont confondants de réalisme. Le film est un modèle du genre, un film d’horreur fantastique pesant, plombant même, les jolies visages d’enfants semblent innocents, mais l’immaturité leur fait faire des choix que beaucoup d’adultes réprouveraient, mais eux n’ont pas conscience des conséquences, après tout, ils sont censés être innocents… L’heure cinquante sept que dure le film aura raison des plus fragiles, même sans abus de meurtres ni d’images si sanglantes, le film enchaine les scènes choquantes. C’est le concept et ça fonctionne. Le spectateur reste cloué au siège tout du long, se demandant quelle énormité va encore commettre un des enfants…

The Innocents est un grand film iconoclaste, le corps social est mis à mal par l’inattendu, les pouvoirs ne sont pas physiquement possibles, mais on peut imaginer un lien avec la force que représente la force ou la volonté. Quelqu’un de résolu peut commettre autant d’énormités et d’agressions, de quoi inoculer le virus de la peur chez chacun des spectateurs…

Synopsis: Un été, quatre enfants se découvrent d’étonnants pouvoirs et jouent à tester leurs limites, loin du regard des adultes. Mais ce qui semblait être un jeu d’enfants, prend peu à peu une tournure inquiétante…

Une exposition James McNeill Whistler éclairante consacrée aux chefs d’oeuvre de la Frick Collection au Musée d’Orsay du 8 février au 8 mai 2022.

Le Musée d’Orsay consacre une nouvelle exposition aux oeuvres de la Frick Collection. Ouverte au public en 1935 dans la mansion new-yorkaise du magnat de l’industrie et grand collectionneur Henry Clay Frick (1849-1919), cette collection est l’une des plus importantes au monde consacré à l’art européen des États-Unis. Alors que l’institution ferme temporairement pour cause de travaux, les collections déménagent au Frick Madison jusqu’en 2023 et un important ensemble d’œuvres du peintre américain James Abbott McNeill Whistler (1834-1903) quitte les Etats-Unis pour la première fois depuis longtemps pour être exposé au musée d’Orsay.

Une exposition unique

Ce sont pas moins de 22 œuvres (dont 4 peintures, 3 pastels et 12 eaux-fortes) de la Frick Collection avec 3 peintures habituellement présentes au musée d’Orsay qui constituent le parcours de l’exposition. Whistler est né dans le Massachussetts en 1834 et a débuté à Paris de 1855 à 1859 avant de s’installer à Londres. Gardant un lien avec la scène artistique parisienne, il a exposé aux côtés de refusés en 1863 pour devenir un emblème de la nouvelle génération symboliste. Dès 1891, tel une consécration, l’état français lui a acheté son oeuvre Arrangement en gris et noir : portrait de la mère de l’artiste alors qu’à la même époque Henry Clay Frick montait sa collection. S’en sont suivies l’achat de 18 œuvres de Whistler, avec peintures et arts graphiques, pour en faire l’artiste le plus présent dans la collection. Devenu un emblème des grands portraits en pieds, son oeuvre est devenue l’égale des oeuvres de Holbein, Rembrandt, Van Dyck et Gainsborough. Les oeuvres emblématiques du peintre, telles L’Océan, peint par l’artiste lors d’un voyage au Chili, 3 pastels et 12 estampes à sujets vénitiens et 3 grands portraits représentatifs de ses célèbres symphonies en blanc et arrangements en noir et d’autres.

L’année 2022 au Musée d’Orsay doit être placée sous le signe de Marcel Proust avec la célébration du centenaire de sa mort. De quoi donner envie de venir admirer une exposition qui donne un regard éclairant sur un peintre illustre de cette époque.

Un merveilleux moment de théâtre fascinant et foisonnant avec Les mots d’Electre au Théâtre de l’Atelier

Le texte élaboré et mis en scène par Sébastien Bizeau recèle des trésors d’inventivité. Mariant habilement théâtre classique, références modernes et teintes tragicomiques, Les mots d’Electre se veut un théâtre sans frontières et sans limites porté par 5 comédiens en état de grâce. La salle est rien de moins que subjuguée par le talent de Matthieu Le Goaster, Paul Martin, Maou Tulissi, Juliette Urvoy et Grégory Verdier sous les lumières acrobatiques de Tristan Ligen et une musique qui marque à merveille les étapes de l’intrigue. L’heure et demie passe dans un souffle pour un spectacle total et riche d’inventivité.

La théâtre grecque à l’heure d’aujourd’hui

Ce qui se veut une adaptation du célèbre mythe d’Electre mêle astucieusement la langue de Jean Giraudoux et des propos de dirigeants politiques du XXIe siècle tous plus hypocrites les uns que les autres avec leur langage abscons et toujours à la frontière entre vérité et mensonge. Dans la mythologie grecque, Électre est membre de la famille des Atrides. Selon la légende, Électre est la fille d’Agamemnon et de Clytemnestre, et la sœur d’Oreste, d’Iphigénie et de Chrysothémis. Le mythe est complexe et tourne autour de l’idée de vengeance. Sébastien Bizeau choisit d’adapter le mythe sous angle moderne en se focalisant sur la question du langage. L’usage des mots est ainsi toujours ambigu et polysémique dans une pièce où les bons mots et les mots assassins ne cessent de fuser pour le plus grand plaisir du public. Car les procédés utilisés forcent le respect. Autour d’Electre, Oreste et leur mère, 2 comédiens ne cessent de multiplier les rôles et les performances, tour à tour serveur, médecin, fonctionnaire, ministre dans une farandole d’interprétations drolatiques ou tragiques. L’auteur insiste sur l’omniprésence des mots dans notre société hyperconnectée mais aussi sur leur manque volontaire de clarté pour échafauder un jeu de pouvoir et de manipulation entre les communicants manipulateurs et les récipiendaires perdus de l’information incapables d’utiliser l’information. La pièce étaye cette thèse en contextualisant des scénettes dans la sphère politique, professionnelle ou sur les réseaux sociaux. Les mots tuent, les mots paralysent, les mots empêchent de rétorquer et de se défendre. Savoir les utiliser à son avantage permet de prendre l’ascendant et de conserver le pouvoir. Avec l’utilisation de chansons, de discours politiques ou d’échanges à batons rompus, le rythme de la pièce reste constamment tendu pour une attention des spectateurs toujours sollicitée. Révéler ou dissimuler la vérité, la pièce ne cesse d’interroger sur notre utilisation des mots, et c’est éblouissant. Les coups d’été de l’antiquité ancienne son remplacés par des piques meurtrières en faisant le lien entre aujourd’hui et avant. La pièce est située dans le royaume d’Argos, celui-là même où Jean Giraudoux a situé l’intrigue de son Electre, avec la même volonté de l’héroïne de venger la mort de son père malgré les avertissements de son frère Oreste.

Le mélange est savoureux entre les mots de Giraudoux et une écriture contemporaine virtuose es comédiens talentueux et bourrés de talent. Certaines phrases resteront gravés dans votre esprit, comme ces mots éternels d’Albert Camus, mal nommer les choses revient à ajouter au malheur du monde. Une pièce à ne pas manquer, de retour le 16 mars au Théâtre de l’Atelier en attendant peut être d’autres résidences!

Synopsis: Quinze ans après le suicide de son père, le chef du restaurant étoilé Argos, Electre est confrontée à la maladie de sa mère plongée dans le coma. Animée par une haine pour sa mère qui la dévore, Electre veut convaincre le corps médical d’interrompre les soins, mais ses mots se heurtent aux paroles vides de sens de ses interlocuteurs. Son frère Oreste, absorbé par l’écriture d’éléments de langage pour le ministre qu’il conseille, tente de convaincre sa sœur de renoncer à son entreprise. Résolue à condamner leur mère au silence et à faire la lumière sur la mort de leur père, Electre enjoint à Oreste de l’aider à faire triompher la vérité – avec les armes d’aujourd’hui : les mots, ceux qui disent, qui révèlent, et parfois tuent.

Les super-héros, Je trace, J’efface, chez les Editions Usborne

Les super-héros, Je trace, J’efface, chez les Editions Usborne

Les éditions Usborne nous proposent un cahier d’activités sur : Les super-héros, dans la collection Je trace, j’efface.

Le cahier est plastifié et permet une écriture avec un crayon à encre effaçable, fourni avec le cahier. L’enfant pourra alors, indéfiniment, refaire ses dessins et ses jeux, en effaçant à chaque fois.

Le thème porte donc sur les héros : costumes de héros, envahisseurs de l’espace, labyrinthe spatial, attaque de monstre, aventure sous-marine, bataille intersidérale, brigade volante, vol nocturne…

Chaque activité va éveiller la curiosité du lecteur, tout en affinant sa motricité fine. Il va également apprendre à tenir son crayon, à tracer, à compter, à observer et à se concentrer. Des activités essentielles qui le mèneront tout doucement sur le chemin de la lecture et de l’écriture.

Les super-héros, Je trace, j’efface, est un cahier d’activité qui va régaler les petits dès l’âge de 4 ans !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 2022
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 6 €

Une dégustation somptueuse des cuvées emblématiques de Franck Chavy

C’est dans le cadre toujours convivial et accueillant du Grand comptoir, le bar du Sofitel Champs Elysées Les cocottes que Franck Chavy a reçu les journalistes invités pour une dégustation d’un nombre impressionnant de cuvées avec des Brouilly, des Morgon et des Régnié. Les vins du Domaine Frank Chevy sont des classiques dégustés régulièrement sur le site. Une bonne occasion de faire de nouvelles découvertes.

10 vins dégustés pour de belles découvertes

Franck Chavy était lui-même présent pour présenter ses vins et évoquer les secrets de fabrication. La saga continue après 4 générations de travail de la vigne et Franck est aujourd’hui à la tête d’une des maisons les plus réputées de l’appellation avec 10 ha de vignes constituées de 3,5 ha en Morgon, 2 ha en Brouilly, 3 ha en Régnié, 0.5 ha en Chardonnay et 0,5 ha en Beaujolais village. La dégustation a débuté avec les Granites d’or Chardonnay 2020, beaujolais village blanc (Prix de vente TTC en ligne: 12,90 euros), vin blanc frais et fruité parfait pour l’apéritif. Le nom du Julmary 2019 en Brouilly (Prix de vente TTC en ligne: 11,50 euros) est composé des prénoms des enfants du vigneron pour une belle délicatesse en bouche. Ce vin rouge est composé de Gamay, comme tous les vins de l’appellation, sauf pour le Chardonnay initial. Les Granites roses 2019 en Morgon (Prix de vente TTC en ligne: 12,20 euros) recèle encore plus de puissance pour une belle attaque en bouche et une viscosité rassérénante. Le Gamay Noir 2019 (Prix de vente TTC en ligne: 18,50 euros) est une belle découverte avec un vin rond et très enrobant en rouge. Puis plusieurs vins sans sulfites ont été dégustés, des millésimes 2020 qui reflètent bien une année très solaire pour donner beaucoup de matière à 3 vins sans sulfites frais, amples et ronds. D’abord le Régnié sans sulfite 2020 (Prix de vente TTC en ligne: 12,30 euros), un vin emblématique de la maison. Puis le Brouilly sans sulfite 2020 (Prix de vente TTC en ligne: 13,80 euros) et le Morgon sans sulfite 2020 (Prix de vante TTC en ligne: 15,50 euros), tous deux puissants et agréables à la dégustation. Le moment de partage et de convivialité s’est terminé sur 3 dégustations de cuvées sans sulfites 2017, 2018 et 2019 pour apprécier l’évolution des vins et leur parfaite conservation malgré l’absence de sulfites naturellement présents dans le vin mais souvent ajoutés pour favoriser la conservation en limitant son oxydation. Cet ajout a parfois le désavantage de gommer et/ou figer le caractère du vin. Ce n’est clairement pas le cas pour ces 3 tests, de quoi valider la stratégie de respect de la terre et des vignes de Franck Chavy!

Une dégustation des plus satisfaisantes a permis de comparer les différentes cuvées du domaine et en faire ressortir une belle cohérence. De quoi donner envie de découvrir ou redécouvrir les cuvées du Domaine Franck Chavy.

Publireportage: Depuis quatre générations sur les communes de Villié-Morgon et de Régnié-Durette en Beaujolais, les millésimes et les vignerons se sont succédés, mais la vigne est restée… Les ceps les plus anciens ont été plantés entre 1900 et « Ce trésor qui nous a été légué par plusieurs générations de vignerons permet de vous offrir les plus grands vins, « J’aime à imaginer qu’il coule quelques gouttes de sève et de Beaujolais dans nos veines ». Le domaine s’étend actuellement sur 10 hectares avec 3,5 ha en Morgon, 2 ha en Brouilly, 3 ha en Régnié, 0.5 ha en Chardonnay et 0,5 ha en Beaujolais villages. Le Gamay noir à jus blanc est l’unique cépage utilisé pour les crus de la région. Franck Chavy réalise l’ensemble des travaux, de la taille de la vigne, à la commercialisation des bouteilles.
Seule la récolte, 100 % manuelle des raisins, et les travaux de taille en hiver demandent l’intervention de saisonniers. La production de 40 000 bouteilles est vendue en partie à des cavistes et restaurants régionaux et surtout à une clientèle de particuliers en France, soit au domaine soit au cours de dégustations et salons, des rencontres qui concrétisent une année de travail. Les vins sont également distribués dans les pays suivants : Suède, Pays-Bas, Angleterre, Allemagne, Suisse Québec, Danemark, Chine … Parce que le vin est un vecteur d’évasion, de découverte,

[Comics] Solo Alphas : superbe one shot à la croisée des mondes de Solo (Delcourt)

[Comics] Solo Alphas : superbe one shot à la croisée des mondes de Solo (Delcourt)

Série à succès, Solo nous offre un Spin Off (ici un préquel) de haute volée proposé par Oscar Martin et Juan Alvarez. Solo Alphas est un one shot extrêmement bien élaboré qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit de la série mère : les affrontements sont sans pitié, les lames souillées, les armes à feu vidées de leurs munitions et tout cela sans faire ni blessés ni prisonniers. Vivre ou mourir c’est un peu la loi de Solo. Et cet album met en vibration ce crédo non sans violence mais toujours avec un grand sens de la mise en scène.

Solo Alphas est un condensé de ce que l’on préfère dans Solo : des combats donc, mais beaucoup de surprises et de rebondissements, jusqu’au dernier instant. On apprécie particulièrement les différentes apparitions des personnages centraux de l’univers Solo. Un scénario que l’on verrait bien adapté sur grand écran !

Le dessin est cette fois assuré par Juan Alvarez qui s’approprie avec brio l’identité graphique de Solo. Que de plaisir à admirer ces planches spectaculaires. On adhère à 200%.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Découvrez les chroniques du monde cannibale avant Solo dans ce récit complet dans lequel différents clans s’affrontent pour déterminer qui sera l’Alpha, détenteur du pouvoir.
Ce sont des experts du combat, de la survie, ils forment les clans de chiens les plus puissants du monde cannibale. Mais alors que l’équilibre des forces est remis en question, une lutte fratricide va s’engager pour décider de qui sera l’Alpha. Entre récit d’action et lutte de pouvoir, Alphas est une histoire de destinée dans le monde de Solo.

Date de parution : le 26 janvier 2022
Auteurs
: Oscar Martin (Scénario), Juan Alvarez (Dessin), Manuel J. Rodriguez (couleurs)
Genre : Aventure, Fantastique
Editeur : Delcourt
Prix : 16,95 € (80 pages)
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Une BD anxiogène à méditer avec Chien Hurlant aux éditions La Boîte à Bulles, sortie le 16 février 2022

Chien hurlant raconte l’histoire d’un adolescent tourmenté. Situation familiale brinquebalante avec un père poursuivi par les démons de l’alcool, situation scolaire perturbée par une addiction au téléphone portable, et surtout une violence intérieure qu’il parvient tout juste à juguler en mettant en ligne des combats filmés avec ses amis avant que tout ne dérape. L’ambiance anxiogène est constante dans une BD ultra réaliste qui tente de capter un malaise adolescent comme il doit tant en exister.

Un constat implacable

Chien hurlant ne prend pas de détour pour imaginer une adolescence compliquée. Le jeune héros a pourtant des résultats scolaires plus que décents et une mère présente. Mais le retour du père au sein du foyer met à mal un équilibre instable et Andréas prend la mauvaise pente. Dans une société où la renommée sur les réseaux sociaux acquiert une importance de plus en plus démesurée, la publication de vidéos de combats fait le tour des classes et Andréas devient une sorte de star avec de plus en plus d’abonnés et de vues. L’effet d’emballement lui fait rapidement mélanger scénario de film et réalité, jusqu’à la multiplication de rixes, l’exclusion et la fugue. La BD de Melissa Morin inclut également des cauchemars nocturnes récurrents vécus par le jeune Andréas avec des chiens belliqueux et dangereux qui le poursuivent, matérialisant ainsi sa peur existentielle lancinante. Les 100 premières pages sont très tendues jusqu’à cette fugue en direction d’un camp gitan où l’oncle du héros est censé s’être réfugié. Le parcours initiatique finit dans l’apaisement avec ce camp nomade où Andréas en apprend plus sur une histoire familiale qui semble se répéter générations après générations.

L’auteur propose une histoire touchante riche d’enseignements pour montrer que la bienveillance est toujours un meilleur choix que la violence. La BD est à découvrir le 16 février aux éditions La Boite à Bulles.

Synopsis: « C’est bon je filme, vas-y. » Andréas est connu sur internet sous son pseudo : Tyler D. Dans ses vidéos de tape, comme il les appelle, il se bat contre d’autres adolescents, et fait grimper sa cote de popularité sur les réseaux à chaque nouveau passage à tabac qu’il partage.
Entre une brutalité qui l’habite déjà et le retour au sein du foyer d’un père alcoolique, Andréas va laisser sa colère prendre le dessus et les poings parler pour lui : contre les inconnus, les camarades, les amis.
Une seule lueur d’espoir : un oncle nomade et marginal qui va tout mettre en œuvre pour l’aider à trouver son chemin. Il va tenter de combattre la violence par la bienveillance, et partager ce qui l’a lui-même sauvé au même âge.

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteurs: Melissa Morin

Nombre de pages / Prix: 128 pages / 22 euros

[BD] Le Sarcophage des âmes : des sorcières moribondes (Drakoo)

[BD] Le Sarcophage des âmes : des sorcières moribondes (Drakoo)

Histoire complète proposée par Serge Le Tendre (scénario) et Patrick Boutin Gagné (dessin), Le Sarcophage des âmes met en scène des sorcières qui se livrent combat où les unes cherchent à utiliser les pouvoirs des autres pour tenter de ramener leur maître à la vie.

Un scénario très classique et sans surprise qui ne passionne guère sans doute du fait de sa trop grande linéarité et d’un rythme légèrement décousu. On ne parvient pas vraiment à entrer dans cette courte histoire où les personnages manquent de profondeur et d’attachement.

Le dessin est un peu à l’image du scénario, le trait est plutôt intéressant par ses angulations et son interprétation générale du scénario mais il souffre de quelques imprécisions dans les expressions, notamment des visages.

Le Sarcophage des âmes plaira sans doute à un public plus jeune, aux yeux plus neufs et moins habitués à ce genre de récit.

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Quoi de plus terrible qu’une mère à qui on enlève son enfant ?… Rien. Shaalem, fin de siècle. Olivia, jeune veuve métisse, est accusée de sorcellerie. Elle ne trouve le salut qu’en confiant sa fille, Mercy, à sa meilleure amie, tenancière d’une maison close. Hélas, l’épouse du juge local, Miss Ruth Taylor, s’y oppose et prend l’enfant en charge. Mercy va alors être manipulée pour tendre un piège diabolique à sa mère… Un piège où l’occupant d’un étrange sarcophage n’attend qu’une chose : revenir à la vie !

Date de parution : le 02 février 2022
Auteurs
: Serge Le Tendre (Scénario), Patrick Boutin-Gagné (Dessin)
Genre : BD fantastique
Editeur : Drakoo
Prix : 14,50 € (48 pages)
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Histoires d’Amour, notre coup de cœur (Nathan)

Histoires d’Amour, notre coup de cœur (Nathan)

Les Editions Nathan nous proposent un magnifique livre : Histoires d’amour. Ce livre est la prolongation de la série documentaire à venir : Il était une fois l’amour à la française, qui sera diffusée sur France 3 le lundi 14 février, jour de la St Valentin. Il sera diffusé à 21h10, et sera composé de 3 parties de 52 minutes.

Trois auteurs se sont réunis pour écrire Histoires d’amour : Françoise Davisse, Carl Aderhold et Cécile Jugla. Et c’est Gwladys Morey qui l’a illustré de façon assez naïve et charmante.
Histoires d’Amour est plus particulièrement destiné aux adolescents. Mais il devrait être lu également par tous les adultes, tous les parents car c’est un chef-d’œuvre ! Il peut servir de guide pour répondre aux questions de nos enfants.

Il renseigne, interroge, répond, propose, incite, informe… Bref, il dit tout ce que l’on ne dit pas toujours sur l’Amour. Différents thèmes sont abordés comme l’évolution de l’amour au fil des siècles, mais aussi l’évolution de la femme au cours de l’Histoire. Incroyable transformation ! Mais ça, Publik’Art le savait déjà en lisant Les 366 dates pour célébrer les femmes

Les auteurs ont une approche sensible, pudique et vrai qui ne peut que répondre aux nombreuses questions que se posent les ados quant à leur corps, au corps de l’autre, à leur sexualité et à l’amour.
De nombreux témoignages, de nombreux faits historiques étayent leurs écrits.

Ce livre est fait pour les garçons autant que pour les filles. Il est tellement capital de se connaître soi-même mais également de connaître l’Autre. C’est la clé de la réussite de l’amour.

Après avoir expliqué la différence entre les hommes et les femmes, les auteurs aborde le sujet de l’amour. Sans oublier de passer par la case du consentement, de la pudeur, du plaisir… Puis ce sera à chaque couple de trouver son mode d’emploi… Nouvelles règles de l’Amour au XXI siècle ! 

Histoires d’Amour est notre coup de cœur du mois ! Un livre à mettre à la portée de tout ado ! Pour le bonheur de tous ! A offrir à son amoureux (se) le 14 février ! 

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 3 février 2022
Auteur : Françoise Davisse, Carl Aderhold et Cécile Jugla
Illustrateur : Gwladys Morey
Editeur : Nathan
Prix : 14,95 €

[Comics] Les sept secrets, tome 1 : de l’action à haute dose (Delcourt)

[Comics] Les sept secrets, tome 1 : de l’action à haute dose (Delcourt)

Bienvenue dans un monde où des mystérieux gardiens sont chargés de veiller sur des secrets capitaux pour préserver l’équilibre du monde. Les sept secrets (ou s7pt secrets) sont ainsi très sérieusement gardés par des binômes de choc, envers et contre tous. Evidemment les choses dégénèrent parfois et il arrive qu’un gardien y perde la vie et doive être remplacé.

C’est ce qui arrive dans ce premier tome qui introduit Les sept secrets à travers une nouvelle recrue qui découvre au fur et à mesure ces nouveaux coéquipiers et se forme pour devenir l’un d’eux. Un album plutôt musclé avec une narration à la première personne qui a tendance à freiner la fluidité de la lecture. Le dessin repose quant à lui sur des lignes anguleuses dont la modernité du trait semble parfois s’inspirer de l’univers manga.

Voici donc une première amorce en demi-teinte qui s’adresse plutôt à de jeunes ados (attention scène de violence +++).

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Thriller basé sur les théories du complot et les vérités qu’un groupe mystérieux tiendrait à garder cachées, afin de protéger l’ordre mondial. On suit les gardiens de ces secrets dans cette série envoûtante !
Lorsque le siège de l’organisation The Order est attaqué, les pontes du système craignent que les sept secrets les plus importants de l’histoire humaine soient divulgués au public. Des secrets suffisamment bouleversants pour chambouler notre compréhension du monde. Il appartiendra à la nouvelle recrue de ce groupe mystérieux, Caspar, d’identifier et de combattre la menace !

Date de parution : le 5 janvier 2022
Auteurs
: Tom Taylor (Scénario), Daniele Di Nicuolo (Dessin), Walter Baiamonte (couleurs)
Genre : Action
Editeur : Delcourt
Prix : 16,50 € (160 pages)
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Les Soeurs Bienaimé ou la fratrie mal en point

Les Soeurs Bienaimé où la fratrie mal en point en pleine campagne
Valérie Lemercier et Isabelle Gélinas dans Les Sœurs Bienaimé, de Brigitte Buc.
Photo Victor Tonelli

Les Sœurs Bienaimé ou la fratrie mal en point 

Pascale (Isabelle Gélinas) et sa sœur Michèle (Valérie Lemercier) ne se sont pas vues depuis vingt ans. Lorsque Pascale décide de quitter Paris et son mari pour venir s’installer dans la bergerie de leur enfance, les vieilles rancœurs refont surface. La grande sœur (Michèle), qui l’a élevée, s’est sentie abandonnée et voit d’un très mauvais œil son retour. Elle prend aussi conscience que la névrose familiale n’a pas épargné sa petite sœur. En compagnie de Rémi (Patrick Catalifo), un ami d’enfance toujours amoureux de Pascale, les deux sœurs vont se provoquer et s’affronter.

A travers ces deux sœurs au style de vie et au tempérament que tout oppose, ce sont les liens du sang et les souvenirs d’enfance qui les relient encore. Pascale, la cadette, complètement paumée, allure évanescente et pétrie d’une naïveté désarmante, veut repartir de zéro et ouvrir des chambres d’hôtes dans cet endroit perdu qu’elle semble redécouvrir pour la première fois.

Michèle quant à elle se révèle rude, cabossée par la vie et une vie de famille compliquée, elle est sans illusion sur ces retrouvailles et ce nouveau départ, minés par les ressentiments qu’elle éprouve à l’encontre de sa sœur et sa fuite inexpliquée alors qu’elle s’était toujours occupée d’elle, remplaçant une mère défaillante.

Un trio qui fait mouche

Avec cette pièce, Brigitte Buc dépasse la sphère familiale et son désordre pour aborder plus largement en filigrane des thèmes sociétaux comme la France rurale, la solitude, le couple, l’entreprise, le chômage, l’enfance et son empreinte indélébile. Sur un ton loufoque et facétieux, fantasque et décalé, auquel lequel le trio d’acteurs s’accorde à merveille, elle met à mal les certitudes des protagonistes qui, par delà leur provocation entre piques et vacheries bien senties, se cherchent et se retrouvent.

Dans un décor de bergerie (de Jean Haas) aux tons pastels finement esquissé, il offre en contre-pied apaisant à la joute oratoire où les péripéties s’enchaînent à un rythme soutenu.

Valérie Lemercier est à son aise entre bougonnerie et sentiments cadenassés. Rebelle et emportée, elle laisse entrevoir derrière le masque tourmenté, l’enfant très tôt responsable qu’elle a été. Isabelle Gélinas, dans un jeu surréaliste, est géniale. Elle campe avec une brin de folie irrésistible cette bobo esseulée à la candeur attendrissante, tandis que Patrick Catalifo joue cet homme conciliant et sensible, amortisseur des chocs entre les deux sœurs mais pas que !

Dates : à partir du 21 janvier 2022 – Lieu : Théâtre Antoine  (Paris)
Metteur en scène : Brigitte Buc

Temenik Electric dévoile un nouvel album très rock intitulé Little Hammam

Temenik Electric sévit depuis 10 ans avec des sonorités rock électrisantes aux saveurs orientales. Les chants en arabe et en français se marient avec les guitares et des rythmes frénétiques pour une lucarne ouverte sur une musique libre et euphorisante, au-delà des barrières.

Une musique rock qui secoue

Pour ceux qui ne connaissent pas Temenik Electric, le groupe venu de Marseille a déjà dévoilé 2 EP et 3 albums tout en offrant plus de 300 concerts à des foules euphoriques. Le leader Mehdi Haddjeri mène ses troupes qui ne s’embarrasse pas de clichés. La musicalité arabe se densifie d’instruments électriques pour des morceaux qui font se trémousser les corps et léviter les esprits. Le nouvel album Little Hammam creuse le sillon d’une musique remplie de punch pour relier les hommes à travers des rythmes implacables. Entre ici et ailleurs, à Marseille comme dans toutes les métropoles, les gens ont besoin de se retrouver et de partager des moments de convivialité pour se découvrir et se comprendre. L’album s’affranchit des limites pour marier les styles autour de rythmes rock qui font penser aux groupes anglo-saxons tout en se rapprochant d’une musique arabe universelle. Le titre Manich Maleik signifie Je ne suis pas un ange et souligne la stigmatisation de personnes que d’autres veulent voir restés dans leur case sans jamais pouvoir en sortir. La chanson appelle à la rencontre et au partage pour aller au-delà des préjugés dévastateurs. Une telle musique est la preuve que les influences peuvent se mélanger pour apporter de nouveaux sons et une belle énergie communicative. La preuve avec le premier titre Manich Maleik, à l’image de tout l’album Little Hammam, sans fioritures et sans détours pour faire découvrir une musique qui secoue les neurones.

Temenik Electric est une excellent surprise à découvrir à partir du 4 février, du rock, des instruments du Moyen-Orient, tout est réuni pour une musique rock euphorisante.

La maison magique, Earthship, l’habitat autonome du nouveau monde (Editions Massot)

 

La maison magique, Earthship, l’habitat autonome du nouveau monde (Editions Massot)

La maison magique, c’est l’histoire incroyable d’une famille : Benjamin et Pauline et leur fille Noéha. Et c’est Noéha qui a baptisé leur maison : La maison magique !

Elle est magique à plusieurs titres : C’est la deuxième Earthship en France. Elle se situe en Dordogne et sa construction n’a aucun point commun avec une construction classique.
Qu’est-ce qu’une Earthship ?

C’est un habitat autonome qui respecte six principes : un abri confortable sans carburant, un accès à l’eau, à l’électricité, à la nourriture, la maîtrise et les traitements des déchets biologiques, et des ordures.
Un programme loin d’être facile à réaliser !

D’ailleurs, Benjamin et Pauline ont vécu un véritable parcours du combattant pour réaliser la maison de leurs rêves ! Elle a été construite grâce à un chantier-école, où une centaine de personnes sont venus du Monde entier pour les aider.

La maison magique ressemble sans doute à la maison de demain où tout est fait pour préserver la Planète. Elle est semi-enterrée, et fabriquée à partir de matériaux recyclés, comme des pneus, des bouteilles et mêmes des canettes !
Elle est la plus écologique possible et en totale harmonie avec la nature !

La maison magique raconte tout le cheminement suivi par cette famille. Pas toujours facile mais le résultat en vaut la peine ! Et même vous pouvez aller la visiter ! Le résultat est superbe !!!

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 13 janvier 2022
Auteur : Benjamin Adler et Pauline Massart
Editeur : Editions Massot
Prix : 19,90 €

Une belle BD douce amère avec L’avis des autres aux éditions La Boîte à Bulles, sortie le 16 février

L’avis des autres s’intéresse à tous ceux qui vivent dans leur coin. Non pas qu’ils préfèrent la solitude mais ils s’en accommodent. Jules est un programmeur solitaire victime d’anxiété sociale, Charlie est un adolescent qui se sent délaissé. Quand ils doivent cohabiter ensemble après un invraisemblable concours de circonstances, les étincelles fusent avant qu’un équilibre s’installe. La BD de Léna Saurel se veut autant mélancolique que pleine d’espoirs, elle pourra parler à beaucoup.

La vie est étrange

L’avis des autres, c’est d’abord une belle galerie de personnages qui ne doivent pas être jugés d’un seul regard. Au fur et à mesure des pages et des péripéties, tous dévoilent de nouvelles facettes de leurs personnalités et trouvent le courage de réaliser des choses qu’ils pensaient impossibles. Jules se découvre un courage qu’il ne se connaissait pas, et Charlie l’adolescent soi-disant à problèmes apprend à trouver le soutien de ses proches pour résoudre ses questionnements adolescents existentiels. Le dessin de prime abord naïf est bien adapté au déroulement du scénario situé dans le quotidien le plus lambda de la région parisienne. Entre les tours du quartier de La Défense et les immeubles de banlieue, les protagonistes apprennent à prendre sur eux ou à trouver les ressources nécessaires pour aller au-delà du regard des autres et des préjugés qui les oppressent, ce fameux avis des autres du titre.

La BD se lit avec plaisir, faisant découvrir une histoire du quotidien, pas banale et remplie de bienveillance. Et de chats. A découvrir dès le 4 février aux éditions La Boîte à Bulles.

Synopsis: C’est l’histoire d’un duo singulier, formé par Jules et Charlie, une jeune adulte et un ado taciturnes.

Charlie est un adolescent caractériel délaissé par sa mère – le père est absent – qui doit s’occuper de sa petite sœur malade, opérée en province : pas question pour elle de voyager avec son fils, exclu de son collège pour une semaine ! Elle le confie donc à son demi-frère, Jules, un ingénieur en informatique solitaire et peu à l’aise avec les autres.

D’abord réfractaire à l’idée de mettre un pied dans le vaste appartement aseptisé de cet oncle qu’il connaît à peine, Charlie trouve son bonheur avec l’ordinateur luxueux de Jules – l’outil idéal pour jouer aux jeux-vidéos jours et nuits.

Mais les premiers jours de vie commune s’avèrent compliqués : leurs rapports sont distants et brefs, quand ils ne sont pas conflictuels. Pourtant, au fil des jours, ils apprendront à se connaître – d’abord par contrainte, puis par envie – dans un quotidien à la fois ordinaire et inattendu. Grâce au soutien d’une collègue de travail, Jules parviendra à amadouer Charlie – ou bien est-ce le contraire ? – mais aussi à sortir lui-même un peu de sa carapace et à aller se confronter à L’Avis des autres…

Une chronique douce et drôle, sur deux solitaires qui, confrontés l’un à l’autre, s’ouvrent au monde mais aussi à eux-mêmes.

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteurs: Léna Saurel

Nombre de pages / Prix: 144 pages / 23 euros

Sur le divan de mes patients, un livre de Jérémie Gallen (Editions Favre)

Sur le divan de mes patients, un livre de Jérémie Gallen (Editions Favre)

Jérémie Gallen nous dévoile quelques clés de ses thérapies dans son dernier livre : Sur le divan de mes patients. C’est un livre très ouvert qui permet de mieux comprendre le mécanisme complexe de notre inconscient.

Il n’est pas toujours aisé d’expliquer la psychologie, et encore moins le pourquoi du comment.

A partir d’exemples simples et concrets, et de témoignages, Jérémie Gallen nous autorise une approche psy pour améliorer notre bien-être au quotidien. Et cela est à la portée de tous, assure-t-il ! Et on veut bien le croire.

Il est vrai qu’en lisant ce livre, on se rend compte de l’importance de la prise de conscience de certaines situations et de certains comportements qui semblent toujours refaire surface. Si on réalise ce qui se passe réellement, on a alors le pouvoir de modifier les choses, les gestes, les raisonnements. Et du coup, on a un certain pouvoir de guérison sur soi-même.

Si on traverse une étape difficile dans notre vie, on peut avoir besoin d’un guide, d’un soutien, d’une écoute ou tout simplement d’une profonde réflexion. Ce livre peut nous aider, comme premier pas vers une certaine prise de conscience. Il peut aussi orienter les professionnels qui doivent affronter au quotidien des comportements difficiles.

Sur le divan de mes patients se lit comme un roman et met la psychologie à la portée de tous ! Il sort aujourd’hui !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 3 février 2022
Auteur : Jérémie Gallen
Editeur : Favre
Prix : 17 €

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