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Le groupe Animal triste dévoile son album très rock Night of the loving dead, sortie le 4 février 2022

Animal triste est une entité de 6 membres originaire de Rouen. Les membres ont d’abord officié dans les groupes La Maison Tellier et Darko avant de s’associer pour créer du rock efficace et dansant. Les guitares se font oniriques et profondes dans des morceaux accrocheurs comme le single Tell me how bad i am proposé en collaboration avec Peter Hayes. Beaucoup ont connu le groupe avec la reprise de Bruce Springsteen du célèbre tube Dancing in the Dark. Les aventures continuent, toujours en anglais, et ça ne manque pas de punch.

Du rock abrasif et envoutant

Les mélodies sont là, les instruments font plaisir à entendre, le rock français à encore de belles heures à vivre si on en croit la force dégagée par l’album Night of the loving dead. Si la musique est résolument dark, l’ambiance n’est pourtant pas à la morosité mais plutôt à la puissance galvanisante. Les guitares rugissent, la voix est digne des plus grands chanteurs rock, le groupe ne triche pas et fait partager sa passion sans artifices. Le talent est là pour toucher l’auditeur et faire frétiller son neurone sauteur dans une belle communion rock à la sincérité débordante et à l’énergie constante. Night of the loving dead creuse le sillon d’une musique nourrie aux grands ainé, qu’ils se nomment Nick Cave, Sixteen Horsepower ou The Black Angels. Surtout que cerise sur le gateau, le leader du Black Rebel Motorcycle Club, Peter Hayes, apporte sa guitare pour durcir encore un peu plus le ton. L’ambiance est noire mais la voix est envoutante et les guitares stridentes en diable. On peut facilement imaginer l’ambiance en concert avec une foule en transe bougeant la tête en rythme pour ne manquer aucune note.

Le rock existe encore en 2022, la preuve en est faite avec cet album sans concessions, dur et rock, bon comme un uppercut dans le cortex cérébral.

Mon premier livre d’autocollants, un cahier d’activités pour tout-petits (Editions Usborne)

Mon premier livre d’autocollants, un cahier d’activités pour tout-petits (Editions Usborne)

Tout le monde sait combien les enfants apprécient les autocollants. Mais ce n’est pas si facile de les utiliser.

Les Editions Usborne nous proposent un cahier d’activités à mettre entre les mains des tout-petits : Mon premier livre d’autocollants. Les autocollants se trouvent à la fin du cahier. Les pages sont légèrement plastifiées pour qu’il soit aisé de coller mais aussi de décoller les autocollants. Libre à l’enfant de les placer où il veut. Néanmoins chaque page a son lot d’autocollants. Les dessins sont volontairement enfantins et très gais.

Plusieurs thèmes sont abordés : la pluie, le printemps avec les fleurs, les véhicules, les maisons, le goûter, les animaux marins, les montgolfières, les dinosaures, les bateaux, les vêtements, la nuit.

Les autocollants sont de diverses tailles mais jamais trop petits pour que le tout jeune lecteur y arrive facilement. Avec de bien belles couleurs !
Mon premier livre d’autocollants va permettre à votre tout-petit de bien s’amuser tout en développant sa motricité fine ! Excellent exercice !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 27 janvier 2022
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 5,95 €

[BD] Immortals Fenyx Rising : L’odyssée de Fenyx tome 2/2 disponible en librairie (Glénat/Ubisoft)

[BD] Immortals Fenyx Rising : L’odyssée de Fenyx tome 2/2 disponible en librairie (Glénat/Ubisoft)

L’odyssée de Fenyx tout droit sorti de l’univers du jeu vidéo Immortals Fenyx Rising vient de voir son second volet paraitre en librairie. Un nouvel album qui promet de nombreux affrontements pour son héroïne Fenyx qui se trouve aux portes du royaume d’Hadès. 

Une aventure épique qui revisite la mythologie grecque dans un diptyque plein d’action. A découvrir… 

Extrait de la BD :

Immortals Fenyx Rising – Tome 02

Résumé de l’éditeur :

Au royaume des morts, elle renaîtra de ses cendres. Désormais aux portes du royaume d’Hadès, Fenyx s’apprête à pénétrer dans l’antre de la mort, ce pays des ombres d’où nul ne revient… Elle a promis à Niobé de lui ramener son fils et de réparer le destin que Tantale, son fou de père, lui a imposé. Fenyx compte respecter son engagement mais ne se leurre pas : les périls seront nombreux. Elle sait qu’il faudra affronter Cerbère et ruser face à Charon… Elle sait que les Enfers tout entiers voudront l’expulser, cet endroit ne sachant tolérer la présence d’une âme vivante. Car la vie amène l’espoir et tous les morts, en voyant Fenyx, chercheront à s’attirer ses faveurs pour s’enfuir de cet infernal et éternel foyer.
Amateurs de défis et d’affrontements légendaires, plongez au cœur de la mythologie grecque avec L’Odyssée de Fenyx ! Inspiré de l’univers du jeu vidéo Immortals Fenyx Rising, ce diptyque indépendant de l’œuvre vidéoludique lui emprunte son souffle épique et sa dose d’action et d’aventure.

Date de parution : le 26 janvier 2022
Auteurs
: Nykko(Scénario) et Looky et Siamh (Dessin)
Genre : BD aventure, jeu vidéo
Editeur : Glénat
Prix : 15,50 € (64 pages)
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Petite Solange, un beau film sur drame d’un divorce pour les enfants, sortie le 2 février

Petite Solange s’intéresse à une famille qui doit faire face au divorce des parents. Le fils et la fille voient le truc arriver mais ils n’y croient pas, ils ne veulent pas y croire. Léa Drucker et Philippe Katerine interprètent ces parents qui se dirigent vers une séparation prévisible eu égard au fossé qui se creuse entre eux. Il gère une boutique de guitares qui vivote, elle est comédienne en plein boom, le fils part à l’étranger pour ses études et Solange doit vivre le marasme seul. Le film pointe le curseur sur les personnages avec beaucoup de pudeur et de délicatesse est un film rare parce qu’il regarde, avec simplicité et délicatesse pour une émotion touchante.

Une situation fréquente mais jamais banale

La petite Solange a 13 ans, un âge où la psyché se construit et l’avenir incertain. Le film débute avec l’anniversaire des 20 ans de mariage des parents, les amis et la famille sont là et les fêlures sont apparentes, criantes. Pour les enfants, l’amour des parents est inconditionnel et irrévocable. Les voir se déchirer brise les petits cœurs des enfants. Pour cette histoire sans effets spéciaux ni grandiloquence, les acteurs et les actrices jouent la simplicité, sans jamais en faire trop. Les mots restent souvent coincés dans la bouche et la retenue est plus la règle que le lâcher prise. Les larmes ne coulent pas à flots, le réalisme est total, de quoi faire réfléchir sur ces fossés qui se creusent sans crier gare et emportent avec eux les liens que l’on croyait indéfectibles. La réalisatrice Axelle Ropert privilégie l’émotion simple à la casse baroque, rendant le film d’autant plus juste et réaliste. Les bouleversements restent intimes et la sensibilité est préférée de loin à l’esbrouffe. Le spectateur partage le tremblement de terre intérieur ressenti par la jeune fille au cœur d’une existence fragile. Elle bercée dans un cocon protecteur et rassurant doit changer de maison, subir le processus d’une garde alternée dévastatrice et perdre son innocence sans rien avoir demandé à personne. De quoi bouleverser chaque spectateur.

Petite Solange a été tourné sous le sceau d’un ultra réalisme qui va toucher chaque spectateur. La justesse des prestations fait plaisir à voir et donne l’espoir dans un cinéma français non point académique mais avant tout touchant.

Synopsis: Solange a 13 ans. C’est une toute jeune adolescente d’aujourd’hui, pleine de vie et de curiosité pour l’avenir, avec quelque chose de spécial : elle est sentimentale à l’excès, et adore ses parents. Un jour, ses parents se disputent, se fâchent, commencent à s’éloigner – la mésentente surgit. Tandis que l’ombre du divorce se précise, Solange voit son monde se fissurer. Alors elle va s’inquiéter, réagir, souffrir, bref y croire encore. C’est l’histoire d’une jeune ado trop tendre qui voudrait une chose impossible : que l’amour jamais ne s’arrête.

[BD] Ouroboros tome 1 : dragons et amulettes à l’aventure ! (Soleil)

[BD] Ouroboros tome 1 : dragons et amulettes à l’aventure ! (Soleil)

Des dragons qui se cachent en empruntant la forme humaine pour mieux diriger le monde, c’est ce qu’Ouroboros propose dans un récit d’aventure imaginé par Ceyles et Olivier Pinard et illustré par ce premier (avec des couleurs de Lou). Nous faisons connaissance avec Azram, un voleur d’amulettes qui cherche à venir en aide à un enfant du nom de Xiao, au plus mal car en proie au dragon qui l’habite.

Premier album maitrisé, L’amulette de Saladin pose les fondamentaux en introduisant l’Histoire des Dragons qui règnent sur le monde. Le récit prend le temps de cette entrée en matière et nous permet ainsi d’admirer ces belles bêtes, joliment dessinées. L’arrivée soudaine du voleur d’amulette vient secouer la lecture et accélère très largement le tempo en nous embarquant dans un vrai récit d’aventure où dragons et humains se promettent de beaux affrontements.

Ouroboros est une série prometteuse dont il faudra lire la suite pour confirmer l’essai !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Des dragons immortels se cachent parmi nous sous forme humaine. Au fil des siècles, ils ont influencé nos lois et troublé notre histoire. Leur emprise est sans limite. Un homme connait leur existence, il se nomme Azram.
Dans le désert, des bédouins veillent sur Xiao, un petit garçon dont les oracles prédisent qu’il provoquera la chute de la Reine des Dragons, sa mère. Azram, aventurier charismatique et énigmatique, a volé l’amulette de Saladin qui contient l’élixir qui permettra à Xiao de vaincre sa moitié dragon et de sauver le monde. Mais le vol de l’amulette a réveillé des êtres aux pouvoirs surnaturels…

Date de parution : le 2 février 2022
Auteurs
: Ceyles et Olivier Pinard (Scénario), Ceyles (Dessin), Lou (couleurs)
Genre : Fantasy
Editeur : Soleil
Prix : 14,95 € (48 pages)
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[BD] Donjon Antipodes + 10 001 : toujours aussi génial (Delcourt)

[BD] Donjon Antipodes + 10 001 : toujours aussi génial (Delcourt)

Quelle incroyable saga ! Donjon est un univers que j’ai récemment découvert et je dois avouer ma surprise quant à l’imagination sans borne de ses auteurs. Un immense bravo à Joann Sfar, Lewis Trondheim (scénario), Vince (dessin) et Walter (couleurs).

Dans Donjon Antipodes + 10 001, on retrouve Rubéus Khan, canard rouge à clef à molette au tempérament bien trempé. Un personnage haut en couleur, entre un Donald et un Indiana Jones mais plutôt bien barré, que l’on ne peut s’empêcher d’adorer. Ce nouvel album regorge d’idées plus farfelues les unes que les autres, mises en scène avec brio au coeur d’un récit d’action ultra rythmé. C’est drôle, c’est péchu, c’est divertissant… bref, tout y est.

Tout le monde devrait lire Donjon & co., le meilleur remède pour combattre la morosité ! A lire d’urgence ! 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

S’il a réussi à éviter un plongeon mortel dans les entrailles de Terra Amata, Rubéus Khan, le canard rouge à la clé à molette, n’est pas au bout de ses peines. Recherché pour avoir tué une trentaine de policiers et pourchassé par son oncle, il n’a d’autres choix que de se mettre sous la protection de celle qui règne sur toute la pègre, L’Atlas, qui a une bien étrange mission à lui confier.

Date de parution : le 19 janvier 2022
Auteurs
: Joann Sfar, Lewis Trondheim (Scénario), Vince (Dessin), Walter (couleurs)
Genre : BD heroic fantasy, humour
Editeur : Delcourt
Prix : 11,95 € (48 pages)
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La danse théâtre et organique de Crystal Pite de retour à Garnier : un enchantement

La danse théâtre et organique de Crystal Pite à Garnier
Body and Soul – Crystal Pite © Julien Benhamou /OnP BENHAMOU

La danse théâtre et organique de Crystal Pite de retour à Garnier : un enchantement

La chorégraphe canadienne Crystal Pite, qui fut élève de William Forsythe au Ballet de Frankfort, retrouve les danseurs du Ballet de l’Opéra de Paris. En ouverture de la saison 2016-2017, elle avait suscité un véritable engouement avec « The Season’s canon ».

Une proposition qui recréait pour 54 danseurs, le rituel d’une communauté humaine où à l’abri d’une chorégraphie organique d’une intensité inouïe sur les Quatre Saisons de Vivaldi en version revisitée par Max Richter, elle déclinait une danse tellurique aux prises avec les éléments/phénomènes de chaque saison.

Elle revient aujourd’hui avec son ballet « Body and Soul » (Corps et âme) en trois actes, pour 36 interprètes, qui explore le thème de la dualité sous la forme de duos et duels à petite et grande échelle. Un enchantement.

Une danse théâtre en synergie totale avec les danseurs

Duos d’individus, duos de groupes et duo entre le corps et l’âme où la danse sur une voix off (celle de Marina Hands) répond aux mots en autant de variations, dialogues et oppositions, allant même parfois jusqu’à renverser les rôles. On assiste alors à une succession de variations sur le même thème dont les mouvements en chaîne d’individu(s) sont saisissants de fluidité, d’emportement, d’expressivité, jusqu’à la formation du groupe, puis l’émergence d’une seule personne.

Une traversée qui interroge l’antagonisme entre le groupe humain et l’individualité de chacun où les danseurs dans une scène puissante du 2ème acte, impriment un va-et-vient de vagues et son ressac se formant et se brisant sur la grève, dans un mouvement d’ensemble et son contraire qui constitue la signature de la chorégraphe.

Le tout porté par une ferveur des corps et une contemporanéité dont les danseurs de la compagnie parisienne s’approprient le vocabulaire et l’esthétique dans une synergie parfaite. Bravo !

Dates : du 30 janvier au 20 février 2022 / Lieu : Palais Garnier
Chorégraphe : 
Crystal Pite

[BD] Loser Jack, tome 2 : le chasseur de primes préféré des enfants (Bamboo)

[BD] Loser Jack, tome 2 : le chasseur de primes préféré des enfants (Bamboo)

Loser Jack enchaine les petits sketchs dans ce second tome bourré de surprises. Imaginé par Erroc au scénario et Rodrigue au dessin, il ne manque pas d’épater la galerie avec ses gags à répétition. Légèrement maladroit et pas toujours courageux, Loser Jack est une figure connue de Pistol Rock mais pas forcément pour ses talents de chasseur de primes.

Ce nouvel album a plu autant que le premier à ses jeunes lecteurs qui aiment lire et relire les aventures du petit cowboy !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Les hors-la-loi peuvent dormir tranquilles, le pire des chasseurs de prime s’occupe d’eux. Dans les grandes plaines de l’Ouest sauvage, les bandits n’ont qu’à bien se tenir: les chasseurs de primes sont de sortie. Et parmi tous ces cadors de la gâchette, il y a Loser Jack. Petit, maladroit, pas très courageux, il a pourtant un rêve chevillé au barillet: mettre les plus grands bandits sous les verrous, empocher bien plus qu’une poignée de dollars et ainsi faire chavirer le coeur de la belle Rita du saloon. Mais la fortune est encore loin quand dans les rues de Pistol Rock on suscite plus les moqueries que la peur.

Date de parution : le 2 février 2022
Auteurs
: Erroc (Scénario), Michel RODRIGUE (Dessin)
Genre : BD humour, western
Editeur : Bamboo
Prix : 10,95 € (48 pages)
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Pop.pop.pop, la maison, un album tout cartonné pop-up (Nathan)

Pop.pop.pop, la maison, un album tout cartonné pop-up (Nathan)

Les Editions Nathan nous ont fait découvrir leur nouvelle collection po-up avec Pop.pop.pop, Les animaux familiers. Cette fois-ci, ce sera sur le thème de la maison !
Pop.pop.pop, la maison est un imagier qui va donner vie à certaines pièces de la maison.
Tout d’abord, le salon. Le jeune lecteur découvre les meubles du salon, le petit garçon sur le canapé. Comme à chaque page, il a un « cherche et trouve ».

Puis ce sera au tour de la cuisine de se dévoiler. Avec une grande table qui se déplie. Et une petite fille qui boit son biberon.

Quant à la salle de bain, la baignoire va prendre toute sa place.
Dans la chambre, plusieurs objets sont par terre. Mais où se trouve donc le doudou ? Et la tétine ?

Le jeune lecteur va développer son sens de l’observation et apprendre des nouveaux mots sans s’en rendre compte. Les illustrations sont toujours très colorées et les dessins volontairement naïfs et attrayants.

Pop.pop.pop, la maison, un imagier, entièrement cartonné, rigolo qui va plaire à tout le monde !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 27 janvier 2022
Auteur : Géraldine Cosneau
Illustrateur : Géraldine Cosneau
Editeur : Nathan
Prix : 9,95 €

[BD] Molly West tome 1 : nouveau western féminin (Vents d’Ouest)

[BD] Molly West tome 1 : nouveau western féminin (Vents d’Ouest)

Nouveau western mettant en scène une héroïne dans le rôle titre, Molly West prend place dans l’Amérique de fin de guerre de Sécession. Une certaine Isabelle débarque du Nord vers le Sud pour une livraison de livres à destination d’une bibliothèque. Accompagnée d’un jeune orphelin, la jeune femme va devoir apprendre à donner le change à la gente masculine. Et elle le fera plutôt bien !

Sous ses airs de série enfantine, notamment à travers les dessins de Xavier Fourquemin, Molly West réserve quelques scènes assez violentes. Mais le scénario de Philippe Charlot semble néanmoins plutôt tourné vers la jeunesse (les plus grands donc : 10/12 ans). L’album est plutôt bien maitrisé et équilibré sur l’ensemble. La lecture est fluide et l’on s’attache assez facilement aux personnages. La douceur de la jeune femme est un trait de caractère assez inattendu et bien exploité, contrebalançant habilement l’usage de poudre à canon ! Le résultat est assez original.

Molly West signe un bon premier album, à confirmer par la suite !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Elle fait trembler le Far West. Dans le sud des États-Unis, à la fin de la guerre de Sécession, l’arrivée d’une femme originaire des États du Nord surprend et dénote. Les manières raffinées et courtoises d’Isabelle Talbot s’accordent parfaitement avec sa mission d’enseignement mais font tache dans l’atmosphère rude et crasse des villages texans. Attention toutefois à celui qui confondrait ces bonnes manières avec de la naïveté ou de la niaiserie… Car derrière l’aura de douceur, Isabelle a enterré les traces d’un passé rempli de souffrance qui s’est mué, au fil du temps, en colère sourde. Malheur à celui qui, se servant de son apparente docilité, lui fera porter le chapeau d’un mauvais coup… À l’image de leur héroïne, Philippe Charlot et Xavier Fourquemin construisent dans Molly West une série western jeunesse où, derrière le trait léger et la caricature, se dissimule le chaos, la violence et l’injustice. Ensemble, ils créent un récit de genre dans toute son élégance : empruntant aux codes pour les déconstruire et les malmener.

Date de parution : le 26 janvier 2022
Auteurs
: Philippe Charlot (Scénario), Xavier Fourquemin (Dessin)
Genre : BD western
Editeur : Vents d’Ouest
Prix : 14,50 € (48 pages)
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Un beau film pour enfants à découvrir avec Vanille le 2 février au cinéma

Les aventures présentées dans Vanille mettent en scène des enfants plongées dans des situations exceptionnelles à leur hauteur. Un petit garçon nommé Kiko qui n’arrête pas d’embêter les animaux de la basse-cour avant de découvrir la beauté du règne animal, une petite fille d’origine cambodgienne qui a d’abord honte de ses origines avant de prendre conscience de l’amour inconditionnel de sa mère, et puis les aventures de Vanille, une petite fille au caractère bien affirmé qui va découvrir la Guadeloupe. De belles histoires pour les petits à partir de 5 ans.

De belles histories pour les tout petits

Le point commun de ces histoires rient dans l’acceptation des différences en se focalisant sur les forces et la beauté de la singularité de chacun. Kiko arrête d’embêter les animaux quand il découvre les spécificités de chacun. La petite fille d’origine cambodgienne est raillé par ses amis à cause de ses origines, mais quand sa maman réussit à la défendre, son regard change et elle voit que sa maman est la meilleure. Quant à Vanille, elle n’a pas envie d’aller passer ses vacances en Guadeloupe, mais là aussi elle va découvrir la beauté de l’île et de ses habitants. Les enfants comprennent la bienveillance que dégage les histoires et l’importance de ne pas juger l’autre sans le connaitre, sur la seule foi de préjugés bien souvent faux.

Vanille est un programme parfait pour les enfants, 43 minutes remplies de bonnes choses, à découvrir en famille! Parfait pour une première séance avec vos enfants.

Synopsis: Précédé des courts-métrages : « Kiko et les animaux » et « Ton français est parfait »

Petite parisienne fraîchement débarquée pour les vacances en Guadeloupe, île d’origine de sa maman, Vanille plonge dans une aventure teintée de mystère, à la rencontre de personnages pittoresques et d’une fleur magique. Voilà des vacances qui promettent d’être riches en rebondissements !

[Comics] Stillwater, tome 1 : quand personne ne meurt… la violence est partout (Delcourt)

[Comics] Stillwater, tome 1 : quand personne ne meurt… la violence est partout (Delcourt)

Nouveau Comics à la couverture énigmatique sinon repoussante, Stillwater créé la surprise. Sur un scénario de Chip Zdarsky (Sex Criminals, Daredevil) et un dessin de Ramón Pérez (Jane, Jim Henson’s Tale Of Sand) primé aux Eisner Awards, Stillwater est le nom d’une petite ville d’apparence sans histoire, comme souvent dans les thrillers fantastiques. Jusqu’à ce que Daniel s’y rende, avec un ami, suite à la lettre d’un avocat qui le convoque dans le cadre d’une succession. 

Des choses étranges vont se produire, jusqu’à ce que Daniel découvre que les habitants de Stillwater ne peuvent pas mourir. On y découvre une véritable dictature du secret où les habitants ont interdiction de quitter Stillwater et où tout nouvel arrivant est soit emprisonné soit assassiné à la lisière du village… Tout un programme, qui prend le contrepied d’un Walking Dead (où le concept était bien que tout le monde meurt, on est d’accord) et parvient à développer avec brio une intrigue sous haute tension.

L’effet est d’autant plus réussi qu’il est accompagné d’un dessin de haut vol, particulièrement plaisant à admirer, que ce soit pour son sens du détail et de la mise en mouvement que pour sa couleur signée Mike Spicer

Bref, on se régale à parcourir ce premier volume très percutant de Stillwater. Une excellente sortie au rayon comics (ne vous fiez pas à la couverture qui laisse un peu à désirer en terme d’attrait…) !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Que feriez-vous si vous ne pouviez plus mourir ?
PLUS PERSONNE NE MEURT. À Stillwater, ce n’est pas seulement une promesse, c’est une… menace ! Comment se comportent les gens lorsqu’ils comprennent qu’ils ne peuvent pas ou plus mourir ? Les fous fanatiques ne vont-ils pas débarquer ?

Date de parution : le 26 janvier 2022
Auteurs
: Chip Zdarsky (Scénario), Ramón Pérez (Dessin), Mike Spicer (couleurs)
Genre : Thriller, fantastique
Editeur : Delcourt
Prix : 15,95 € (152 pages)
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[BD] Hurlevent tome 1 : un album heroic fantasy très séduisant (Delcourt)

[BD] Hurlevent tome 1 : un album heroic fantasy très séduisant (Delcourt)

Avec Fred Duval à l’écriture du scénario, Stéphane Créty au dessin et Jérôme Maffre à la couleur, Hurlevent s’offre un casting de choix. Prévu en trois tomes, cette nouvelle série Heroic Fantasy fait une excellente entrée en matière avec La nuit des chasseurs, son premier album.

Dans un univers inspiré de la Renaissance, Alceste de Hurlevent est un médecin banni par son seigneur, condamné à vivre en exil sur une terre aride et inhospitalière : Hélios. Là-bas, d’autres condamnés creusent de gigantesques tranchées pour y acheminer la ressource la plus précieuse : l’eau. Mais permettre d’irriguer ces terres obligera à combattre.  Une intrigue principale très vite relayée par d’autres, notamment sur des enjeux de pouvoirs, qui laissent entrevoir tout le potentiel de Hurlevent.

Tant et si bien qu’on regretterait presque que seuls trois volumes ne soient prévus ! Le récit est en effet d’une belle maîtrise, mêlant intrigues et suspens avec brio sans omettre de nous offrir notre lot de scènes d’action. L’envie de poursuivre est grande, surtout avec des dessins de cette facture. Le trait est fin et soigné. On devine un gros travail de recherche et de création, mis en valeur grâce à une coloration des plus réussie. Hurlevent dégage son petit souffle de magie sur le lecteur et ça marche.

Vivement la suite ! 

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Avec Hurlevent, les auteurs abordent l’heroïc fantasy en l’adossant à une esthétique Renaissance puissante pour y situer la plus fantastique épreuve à laquelle une société peut se trouver confrontée…
Alceste de Hurlevent, médecin issu de la noblesse, est banni depuis des années sur les terres de l’Hélios comme tous ceux qui ont eu le malheur de déplaire au prince. D’immenses canaux y sont creusés, destinés à rendre un jour ces terres fertiles. Appelé sur l’un des chantiers à la suite d’une explosion, Alceste est loin d’imaginer les conséquences de cet accident pour l’ensemble du royaume…
Date de parution : le 19 janvier 2022
Auteurs
: Fred Duval (Scénario), Stéphane Créty (Dessin), Jérôme Maffre (couleurs)
Genre : BD heroic fantasy
Editeur : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages)
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[BD] Immonde! joli album radioactif d’Elizabeth Holleville (Glénat)

[BD] Immonde! joli album radioactif d’Elizabeth Holleville (Glénat)

Immonde!, voilà un titre original imprimé en grandes lettres capitales, recouvertes d’un vert fluo (et phosphorescent !) qui n’est pas sans rappeler certaines substances de type slime… Le décor est planté : Elizabeth Holleville (L’été fantôme) nous propose une petite visite, sans guide parce que c’est plus drôle, au coeur d’une inquiétante centrale nucléaire…

L’album est inspiré des meilleures références du genre S.-F. comme le cinéma de Steven Speilberg (on pense à E.T.) ou même de John Carpenter pour le côté créatures horrifiques de The Thing. Immonde! est en fait l’histoire de trois ados pas vraiment intégrés au sein de leur lycée, partis en douce explorer l’entreprise Agemma, au centre d’une de la disparition de l’un de ses salariés. Et autant dire que les choses vont très vite dégénérer.

L’autrice nous livre ici un récit fantastique fleuve où humour et sensualité adolescente nous charment tout autant que le suspens du thriller horrifique qu’il est. L’ensemble est illustré avec efficacité malgré un trait minimaliste. Le dessin est d’ailleurs appuyé par une coloration ingénieuse teintée de violet et de vert tout à propos. 

Immonde! est un album agréable à parcourir, qui séduira tout particulièrement les grands ados.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Qui sème le vent récolte la tempête. Morterre est une petite ville industrielle terne et isolée, habitée majoritairement par les employés de l’Agemma, une entreprise d’extraction de minerais radioactifs. Jonas et Camille, deux adolescents de 17 ans, vivent depuis toujours dans cet endroit qu’ils rêvent de quitter. En attendant, ils patientent en regardant des nanards horrifiques surannés. Absorbés par leur propre passivité, ils ne prêtent pas attention à l’étrange disparition d’un employé de l’Agemma. Dans le même temps, une nouvelle élève débarque de Paris. Elle s’appelle Nour et n’a pas l’intention de croupir dans l’ennui. Elle pousse Jonas et Camille à explorer la ville et ses alentours. Au cours d’une excursion nocturne, ils découvrent ensemble un homme au visage malade, défiguré par de terribles excroissances. Cet homme, c’est l’employé disparu de l’Agemma. Que lui est-il arrivé ? Pourquoi reste-t-il caché ? Est-ce que l’Agemma est impliquée ? Pour sa nouvelle bande dessinée, Elizabeth Holleville nous plonge dans une oeuvre marquée par son affection pour Black Hole de Charles Burns, E.T. de Spielberg ou The Thing de John Carpenter. Un thriller fantastique, drôle et horrifique pour une histoire palpitante traversée de thématiques multiples. De la pollution, au chantage à l’emploi en passant par la découverte adolescente de la sexualité, Elizabeth Holleville livre un roman graphique ambitieux d’une grande maturité. À noter que Timothé Le Boucher réalisera un fan art spécialement pour l’album.

Date de parution : le 26 janvier 2022
Auteurs
: Elizabeth Holleville (Scénario et Dessin)
Genre : BD horreur, roman graphique
Editeur : Glénat
Prix : 22,50 € (240 pages)
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Ne chatouille pas le singe ! Sinon il va hurler (Editions Usborne)

Ne chatouille pas le singe ! Sinon il va hurler (Editions Usborne)

Les Editions Usborne nous régalent encore une fois dans leur collection des albums tactiles et sonores, « Je touche, j’écoute ». Après Ne chatouille pas le crocodile, voilà Ne chatouille pas le singe ! Sinon il va hurler…
L’album est très coloré et toujours très joliment illustré !Le principe reste le même : le tout jeune lecteur va découvrir les cris de ces animaux en les caressant doucement ! Le singe semble hurler quand on le chatouille sur le ventre !
Quant au phacochère, il grogne. La hyène semble rire. L’autruche crie… Une chose est sûre, leurs ventres sont tous très doux à caresser ! Et quand ils sont ensemble, ils font un bruit du tonnerre !
Complétez vite votre super collection avec Ne chatouille pas le singe ! Sinon il va hurler… Il est irrésistible !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 27 janvier 2022
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 14,50 €

Une BD sur la difficulté d’être adolescente avec Fraiche aux éditions La Boîte à Bulles

Fraiche est l’histoire d’une adolescente victime de tous les affres des jeunes de son âge. Complexée, manquant de confiance en elle, en pleine insécurité affective et désireuse de grandir plus vite pour accéder à un monde adulte qu’elle idéalise. Comme en plus elle vit mal sa virginité, elle a du mal à trouver sa place parmi ses congénères. Marguerite Boutrolle lève le voile sur une catégorie d’âge où personne ne se fait de cadeaux, une lucarne ouverte sur un parcours qui en rappellera d’autres.

Adolescence, âge ingrat

Fraiche s’adresse surtout à un public féminin, l’héroïne tente non sans mal de de s’intégrer à un nouveau lycée privé. Les groupes de jeunes se toisent, se jaugent et lancent des rumeurs fondées ou pas. Pia doit gérer les nécessités scolaires et ses aspirations intimes: rencontrer un garçon qui l’aime et enfin perdre enfin sa virginité. Cette idée de nécessité personnelles n’est pas nouvelle et doit représenter une constante chez beaucoup de jeunes filles. La BD insiste sur un point oublié de tous les adultes, le passage à l’acte est vécu par tous ces jeunes comme un impératif catégorique pour passer un pallier et être eux-mêmes considérés comme des adultes. Cela peut faire sourire avec le recul, mais force est de constater que certaines choses ne changent pas, générations après générations. Pia le vit à sa manière, forcément personnelle, forcément subjective pour un épisode fondateur de sa féminité, pas forcément conforme à ses aspirations mais semblable à d’autres expériences similaires vécues de par le monde. La BD ressemble presque à un témoignage d’une expérience un peu décevante mais qui a été ce qu’elle est, une première fois différente de ce qu’on est en droit d’imaginer, avant. La BD se déroule en 2011, avant la génération internet, avant l’accès à plein de choses sur la toile, de quoi imaginer une nouvelle BD qui se déroulerait en 2021 avec d’autres considérations beaucoup plus cash.

Fraiche joue le réalisme avec une histoire de fille qui se voit en femme et pense devoir passer par une étape clé pour être considérée comme adulte. Le ton est doux amer, avec tous les motifs de l’adolescence sans confiance, de quoi se replonger dans le bain.

Synopsis: En 2011, Pia quitte l’école publique pour le privé et entre en terminale dans son nouveau lycée avec un objectif en tête : avoir un mec, des amis stylés, et des soirées dignes du film LOL. Pour elle, c’est ça, la vie normale d’une fille de son âge.
En essayant à tout prix de se conformer aux idéaux d’un monde bourgeois et ultra normé, Pia ne sait plus situer son libre arbitre et ne voit pas qu’elle s’enfonce dans une histoire d’amour nuisible. Le pire, c’est qu’elle ne discerne pas les oppressions qui lui sont faites et a l’impression de tout choisir. De fait, les insécurités générées par le besoin de validation au lycée sont pesantes et, pour rentrer dans le moule, Pia est prête à tout.

Fraîche pose un regard sur le caractère malsain et abusif que peuvent revêtir les premières expériences amoureuses, en se focalisant sur les détails supposément anodins du quotidien. En critiquant un univers bourgeois qui construit des mondes adolescents bien peu propices au consentement, l’ouvrage interroge cette notion aujourd’hui présente dans les débats, mais beaucoup moins répandue il y a dix ans.

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteurs: Marguerite Boutrolle

Nombre de pages / Prix: 272 pages / 28 euros

[BD] Marshal Bass, tome 7 : le jour où tout a basculé (Delcourt)

[BD] Marshal Bass, tome 7 : le jour où tout a basculé (Delcourt)

Autant le dire tout de suite, Marshal Bass est l’une des meilleures séries western actuelle. Mettant en scène un ancien esclave noir devenu shérif, Marshall Bass est signé par les croates Darko Macan (scénario), Igor Kordey (dessin) et Nikola Vitkovic (couleurs) qui s’étaient déjà fait remarquer avec Nous, les morts.

On retrouve la marque très reconnaissable de ces auteurs avec un récit toujours très sombre et violent appuyé par un dessin qui dégage beaucoup de puissance et de caractère. Dans ce septième album, on découvre enfin les origines du surnom de River Bass et son terrible parcours d’esclave placé sous les ordres d’un certain Maitre Bryce, aussi tyrannique que malhonnête… 

Un album qui fait une nouvelle fois mouche et touche sa cible en plein coeur. Un indispensable pour tout amateur de western qui se respecte. Ne passez pas à côté de Marshal Bass !

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

L’histoire du jour où tout à basculé, où River Bass est devenu l’homme que l’on connaît, le premier afro-américain à porter l’étoile, l’impitoyable Marshal Bass.
C’est un temps d’allégresse pour la famille Bass. La fête bat son plein. L’après-midi est douce, les souvenirs vont bon train… Mais l’histoire que tout le monde a envie d’entendre est celle de Marshal Bass, lorsqu’il était sous les ordres terribles de Maître Bryce. C’est l’histoire du jour où tout à basculé, où River Bass est devenu l’homme que l’on connaît.

Date de parution : le 5 janvier 2022
Auteurs
: Darko Macan (Scénario), Igor Kordey (Dessin), Nikola Vitkovic (couleurs)
Genre : BD western
Editeur : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

Le Lucernaire vous invite en consultation avec la pièce déjantée Psy Cause(s) Lui

Josiane Pinson débarque au Lucernaire avec sa pièce Psy Cause(s) Lui consacrée aux tréfonds de séances en cabinet de psychiatre. Le comédien Alexis Victor interprète tour à tour le thérapeute et ses patients pour une plongée abyssale dans des esprits très modernes et très perdus. Les expressions et les intonations changent pour figurer des personnages sortis tout droit du réel. Un siège, un divan, un écran, quelques meubles, la scène est surtout occupée par d’incessantes confessions faites entre les murs discrets d’un local de médecin lui aussi tourmenté par son impossibilité à gérer correctement sa vie.

Une longue séance de thérapie

Les pièces Psy Cause(s) sont montées sur scène depuis 2010 et la première mouture mise en scène par Daniel Berlioux. Psy Cause(s) Lui s’intéresse cette fois ci non pas à des personnages féminins, mais à des hommes qui s’épanchent sur leurs vies imparfaites, leurs insatisfactions et leurs frustrations. Alexis Victor se lève, s’assoit, s’allonge et interprète des hommes qui doivent consulter pour aller mieux. Le ton est tour à tour comique et très léger, ou au contraire très profond. Les hommes ne viennent pas consulter pour rigoler mais pour trouver des solutions et se libérer de pois devenus trop lourds. La salle est attentive aux révélations, le comédien sait hypnotiser pour délivrer un message clair. Nous sommes tous les mêmes, au fond, par-delà les réussites ou les échecs, l’échappatoire existe. Le psychiatre lui aussi vit en pleine tourmente. Quand il reçoit une jeune patiente intelligente et joueuse, il doit faire face à la tentation et ne pas oublier son serment d’Hippocrate. Ces intermèdes personnels font penser à la récente série En Thérapie qui a triomphé sur Arte. Le médecin est un homme avant tout, sa résistance est éprouvée alors que son couple bat de l’aile, comment va-t-il réagir? C’est tout l’enjeu de la pièce.

Psy Cause(s) Lui est un bon moment de théâtre juché dans le réel d’une société qui laisse glisser ses membres tout en les laissant se débrouiller tous seuls, avec leurs faiblesses et leurs aspirations. La pièce se joue jusqu’au 12 mars 2022, mise en scène par Josiane Pinson elle-même au Lucernaire.

Synopsis: « Lui » est psy. En couple. Père. Fils… Et un rien Borderline. A cause de son père ? De sa mère ? De sa femme ? Ou de ses patients ? Avec tendresse et cruauté, PSY cause(s) LUI met à nu la psyché masculine pour en ausculter les fragilités. Pour rire de notre pauvre condition de mortels. Pour donner vie à nos états euphoriques, nos fracassantes descentes aux enfers, nos frustrations, nos fantasmes et nos pulsions contradictoires. Mais qui est « Lui » ? Il nous ressemble tant…

Détails:

Jusqu’au 13/03/2022

A 19h du mardi au samedi, dimanche à 15h30

Extra ! le récital déjanté de Cinq de cœur dans « Oh la belle vie »

C’est extra...le récital déjanté de Cinq de cœur dans Oh la belle vie
Fabian BALLARIN, Pascale COSTES, Patrick LAVIOSA, Sandrine MONT-COUDIOL, Karine SERAFIN dans CINQ DE CŒUR « Oh la belle vie » Photo Paule Thomas

Extra ! le récital déjanté de Cinq de cœur dans Oh la belle vie

Entre music-hall et théâtre, cinq chanteurs classiques soit deux sopranos, une alto, un ténor et un baryton jouent de leurs voix pour construire a cappella un show aussi surprenant que déjanté.

A la manière des Frères Jacques, ils réinvente ce genre scénique mêlant comédie, humour et chant où le plateau devient leur terrain de jeux favori à partir de situations de la vie quotidienne qu’ils habillent de standards musicaux revisités et de sketchs abracadabrantesques !

Un récital en roue libre

De Joe Dassin à Aretha Franklin en passant par Maître Gim’s et Pharrell Williams mais pas que ! c’est tout un univers musical dont ils s’amusent à prendre le contre-pied pour l’entraîner dans un délire aussi surréaliste que loufoque.

Où à partir d’un mot imposé et tiré au sort par chacun des protagonistes en début de spectacle dont le sens les rattrapera à chaque saynète, l’inattendu est au rendez-vous de ce récital complètement barré.

La mise en scène de Philippe Lelièvre fait feu de tout bois pour accompagner ce répertoire improbable entre une scénographie faite de boîtes à géométrie variable, d’accessoires détournés de leur contexte et d’un code couleur vestimentaire décliné pour chaque comédien-chanteur.

Pascale Costes, Karine Sérafin, Patrick Laviosa, Fabian Ballarin et Sandrine Mont-Coudiol sont extra de virtuosité et de folie mêlées. Car leur répertoire n’a pas de limite : du bruitage d’animaux à la beatbox, en passant par les œuvres classiques les plus célèbres comme de la variété française et internationale. Le jukebox vocal est éclectique !

Dates : du 6 janvier au 29 mai 2022 – Lieu : Théâtre Les Enfants Du Paradis (Paris)
Metteur en scène : Philippe Lelièvre

Une BD pour éclairer sur les bienfaits du yoga avec Ommm : Sur les chemins du yoga aux éditions La Boîte à Bulles, sortie le 4 février

Quand les 2 héroïnes Flore et Flora débriefent dans leur TGV sur le stage de yoga auxquelles elles viennent de participer, elle relatent toutes leurs découvertes et l’inestimable enseignement dispensé par Didier, leur professeur. Le jargon et les mots de la discipline sont expliqués avec détail mais pas trop pour ne pas non plus faire décrocher. La lecture est ludique et divertissante, de quoi donner envie de se mettre au yoga en toute décontraction.

Une BD pour se sensibiliser au yoga… mais pas que!

Si le déroulé de la BD suit à la lettre le déroulé du stage auquel les héroïnes ont participé, avec ses différents phases et sa progression dans la découverte du corps et de l’esprit, une importance non négligeable est apportée à la description des bienfaits de la discipline pour les être humains et ceux qui les entourent. De longues digressions sont consacrées à la philosophie végétarienne suivie par des nombreux yogi, avec un respect absolu pour ceux qui ne le sont pas ou préfèrent des variantes. Le même soin descriptif est apportés aux postures physiques, ou à la méditation avec des expressions chères à l’esprit de ceux qui font du yoga et qui apportera peut-être une introduction bienvenue pour tous ceux qui hésitant à se lancer. En un peu plus de 110 pages, c’est à un large panorama spirituel et humain qu’ouvre la BD.

LA BD donne envie d’être curieux et de s’ouvrir à la philosophie proposée par le yoga. L’ouverture d’esprit est la bienvenue pour sortir de son pré carré et se lancer dans une lecture aussi intéressante que divertissante.

Synopsis:

Les frères de Flore lui ont offert un stage de yoga. Impatiente à l’idée de passer trois jours hors du temps au cœur de la Bretagne, elle décide d’embarquer son amie Flora dans l’aventure. Une fois sur place, les deux sémillantes quinquagénaires retrouvent Didier, un professeur hors pair à la personnalité lumineuse, pleine de gaieté, d’amour et de spiritualité. Au sein d’un groupe hétéroclite d’amateurs, elles découvriront les vertus de cette pratique de plus en plus convoitée !

Guidées par leur mentor, les deux femmes s’essaieront entre autres à la méditation, au chant – très important dans le yoga – ou encore à des postures physiques pour le moins étonnantes. De la philosophie non-violente à l’alimentation végétarienne, ce stage intense et convivial aborde chacun des points essentiels du yoga.

La mise en parallèle avec des flash-backs de leur vie parisienne, automatique et stressante, rend le constat d’autant plus saisissant : cette expérience leur a permis de se recentrer sur elles-mêmes ! Trois jours de partage et de bonne humeur durant lesquels se tissent également des relations amicales.

Une aventure humaine pleine de découvertes et… de courbatures !

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteurs: Flore TalamonFlora Saigot

Nombre de pages / Prix: 112 pages / 19 euros

Matou blues, une dure vie de matou (Gallimard jeunesse)

Matou blues, une dure vie de matou (Gallimard jeunesse)

Jory John nous dévoile une belle collection « blues », chez Gallimard Jeunesse : après la Girage blues, et la Banquise blues, c’est au tour du Matou blues.
Vous l’aurez compris, le chat a le blues. Rien ne va plus dans sa vie de matou.

Il n’a pas pu dormir plus de dix-neuf heures, il n’a rien à manger dès le réveil, un autre chat lui pique sa place, il y a du bruit, il ne peut pas aller dehors. Bref, Matou est malheureux. Il s’ennuie. Il envie ceux qui sont dehors.
C’est alors qu’un écureuil lui explique comment est la vie dehors et la chance qu’il a d’être bien au chaud et à l’abri dans sa maison…

Jory John aborde tout ça avec beaucoup d’humour. Et les illustrations de Lane Smith ajoutent encore au désarroi du matou.

Drôle de s’identifier à ce petit chat qui n’est jamais content. Mais, au final, c’est si bon de se contenter de ce que l’on a…

Matou blues, un très chouette album qui redonne le sourire et le moral !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 20 Janvier 2022
Auteur : Jory John
Illustrateur : Lane Smith
Editeur : Gallimard Jeunesse
Prix : 14 €

Pandapendu dévoile son nouveau EP le 28 janvier 2022

Sous le titre rigolo de Pandapendu se cache le projet solo de Yann Ollivier (The Craftmen Club, Thomas Howard Memorial). Yann a composé les titres écrits ou co-écrits par Maxwell Farrington et produits par Elouan Jégat alias Skopitone Sisko. Les 5 compositions du EP se veulent extrêmement détendues et détendantes, en un mot très cool / chill , entre trip hop et volutes électroniques.

Une musique des plus relaxantes

Le pendu est une carte bien connue du tarot de Marseille, la douzième, et représente un personnage pendu par un pied, la tête en bas, les bras derrière le dos. Elle symbolise le sacrifice de l’ancien fonctionnement, d’anciennes idées ou habitudes pour laisser place au renouveau, mais aussi le recul et le détachement. Les morceaux se veulent donc évidemment assez chill et positif dans des couleurs chatoyantes pour insinuer des ondes positives dans l’esprit de l’auditeur. Les morceaux rappellent d’illustres prédécesseurs électro pop comme MGMT, Phoenix ou Metronomy. Le premier single Ruskov annonce la couleur, pas de malaises dans un morceau gorgé de reverb et hautement alléchant. Le morceau appelle à ne pas se prendre la tête et à profiter de l’instant, pas une surprise dans une époque nimbée de questions et de prises de têtes, de rancœurs et de déchirements, c’est un appel à la paix avec soi-même et les autres. Le titre Vaporise suit les mêmes préceptes dans une ambiance marquée par les notes de synthé lancinantes qui appellent à la rêverie. Summertime se veut ouvertement une musique d’été qui prend par la main pour faire plonger dans un univers empreint de mélancolie. Falling in love with you est un peu plus rythmé et hausse le niveau. My tragi-comic mystery se lance dans une épopée électro-pop assez chatoyante. Ce premier EP pourrait bien annoncer un album futur pour accompagner le printemps et l’été qui vont bientôt pointer le bout de leur nez, espérons-le sans virus galopant ni ambiance anxiogène.

Imaginer un Panda pendu par un pied a quelque chose de drolatique, tout à fait l’esprit d’un EP qui se veut une vraie plage de relaxation et de détente avec ses sonorités électro pop qui laissent présager du meilleur pour l’avenir de ce projet musical qui rappelle comme un mantra l’époque décomplexée de la french touch lorsque le premier album de Air est sorti.

L’artiste Fiona Monbet dévoile son nouvel album Maelström le 28 janvier chez Fo Feo Productions

Fiona Monbet est une artiste franco-irlandaise aux multiples talents. Violoniste, compositrice et cheffe d’orchestre, elle louvoie entre musique classique et jazz pour une musique surprenante de profondeur et d’expressivité. Le premier extrait Comme un blues pour dévoiler un univers musical foisonnant et passionnant.

Une artiste inclassable et inépuisable

L’album Maelström semble contenir un peu de tous les univers musicaux de Fiona Monbet. Comme un blues par exemple fait penser à du Gershwin teinté de piano bar, et c’est assez jouissif. Cheffe d’orchestre d’un petit ensemble de chambre, elle aime à allier le romantisme de la musique classique, la frénésie expressive d’un trio jazz et on violon seul qui s’envole dans des sonorités aux multiples facettes selon les morceaux. La musique semble faire apparaitre des images, comme devant un film, avec des ambiances qui font voyager à travers une multiplicité d’univers. Il faut dire que les influences touchent au tango, à la bossa, au blues, au jazz et à la musique traditionnelle irlandaise sans que jamais le rythme ne baisse. Il faut dire que le CV de Fiona Monbet est impressionnant. Diplômée en violon du Conservatoire National de Musique de Paris, Fiona s’est très vite dirigée vers la direction d’orchestre et elle est en résidence à l’Orchestre National de Bretagne depuis septembre 2020. Parallèlement, elle a sorti plusieurs disques de jazz comme O’Ceol en 2013 et Contrebande en 2018 tout en composant également pour le cinéma comme pour Geronimo et Indignados de Tony Gatlif. Les 8 titres de l’album Maelström tournent autour de ce violon virevoltant qui met en avant des envies de légèreté et de liberté pour un maelström sensoriel qui fait à la fois rêver et vibrer.

Tel un miroir de l’artiste, Maelström s’écoute de bout en bout pour une vraie musicalité et une richesse musicale foisonnante. Entre tonalités latines et irlandaises, orchestre classique et trio jazz, violon en liberté et tonalités lumineuses, l’album est une découverte à ne pas manquer le 28 janvier.

Les écrans, c’est pour les grands, un album intelligent du Père Castor

 

Les écrans, c’est pour les grands, un album intelligent du Père Castor

Les Editions du Père Castor proposent une chouette collection : Les années crèche. Le dernier album,    , est écrit par une psychologue qui expose la règle des 3-6-9-12…

Le titre est assez éloquent pour connaître le sujet de l’album, joliment illustré. C’est l’histoire d’un petit garçon, qui a une grosse tête avec d’énormes lunettes rouges ! Son rêve : prendre le téléphone ou la tablette de ses parents pour jouer ! Pourquoi n’y aurait-il pas droit alors que ses parents s’en servent sans cesse. Un jour, lors d’une visite chez le docteur, on lui explique ce qui est bon pour lui. Il réserve alors une drôle de surprise à ses parents !

Les écrans, c’est pour les grands, est un album qui sort aujourd’hui ! Il va permettre aux parents, comme aux enfants de se recentrer sur l’essentiel ! A chacun de prendre conscience de l’envahissement des objets connectés.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 26 janvier 2022
Auteur : Flore Brunelet
Illustrateur : Madeleine Brunelet
Editeur : Père Castor
Prix : 6,50 €

Jusqu’à la mer, un documentaire émouvant sur la résilience humaine face au handicap, sortie le 26 janvier 2022

mer

Le film se déroule dans le service de médecine physique et de réadaptation d’un grand hôpital à Athènes. De graves accidentés vivent en vase clos et tentent à coups d’effort surhumains de retrouver leurs capacités physiques et une vraie indépendance. Le film se concentre sur ces phases travail pénibles et les échanges entre patients, entre abattement et espoirs de retour à la vie d’avant. De quoi prendre un grand shoot de réalité et connaitre ce que veut dire se battre pour sa vie. De quoi prendre du recul sur sa propre existence.

Un combat pour la vie

Ce qui frappe de prime abord, c’est le dévouement des équipes soignantes à l’empathie énorme. Les patients en ont bien besoin pour surmonter la pente et ne pas se laisser abattre. L’autonomie est à ce prix, il faut accepter les bonnes volontés et s’accrocher, encore et encore. L’équipe médicale pluridisciplinaire force le respect par son dévouement, sa disponibilité et son empathie. Les réunions entre médecins ne sont pas cachées, le spectateur voit les doutes et les espoirs de médecins qui tente le maximum pour faire renaitre des patients sérieusement diminués. Ils pourraient se laisser aller au désespoir, ils sont parfois pas très loin, mais ils parviennent à garder le cap avec en plus leurs familles et leurs voisins de chambre. Les vannes et l’humour sont des bons moyens de garder le moral alors que chacun doit réapprendre tout ce qui fait un homme, avec les gestes élémentaires devenus impossibles à pratiquer sans un long réapprentissage. Tous attendent de récupérer suffisamment de leurs moyens pour retourner à la vie en société avec un état équivalent à leur état antérieur. L’équipe médicale est là pour faire prendre conscience de la difficulté, voire de l’impossibilité de récupérer à 100%. Les objectifs sont réalistes, pas acceptés de prime abord mais le travail porte ses fruits pour revenir à une condition acceptable et acceptée. Un documentaire exemplaire sur la résilience duu corps et de l’esprit humain.

La renaissance a beau être parfois, voire souvent, partielle, elle fait plaisir à voir. Chaque sourire semble provenir du cœur et accepter la vraie beauté de la vie, même si beaucoup rentrent chez eux avec un handicap impossible à effacer.

Synopsis: À la suite de graves accidents qui ont changé brusquement le cours de leur vie, les patients du service de réadaptation d’un grand hôpital athénien luttent pour revenir à une existence autonome. Partagés entre foI espoir et lucide acceptation, ils nous emmènent au cœur-même de la condition humaine.

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