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Un rosé d’hiver à découvrir, le Grain de glace des Maîtres Vignerons Saint Tropez

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Comme chaque année, le vin rosé Grain de glace est de retour pour un rosé de l’hiver à découvrir. Les Maitres Vignerons de Saint Tropez ont bien compris que le vin rosé n’est plus l’apanage de l’été, 3 consommateurs de vin sur 4 boivent également du rosé en hiver. Après une production initiale minime en 2008 d’à peine 15 000 bouteilles, Grain de Glace a été produit à plus de 140 000 cols en 2019. Un grand succès qui se confirme avec cette nouvelle version 2021. Après la dégustation 2019, c’est parti pour un nouveau beau moment de plaisir, toujours avec modération.

Un rosé d’hiver à ne pas bouder

Les Maîtres Vignerons de Saint-Tropez dévoilent chaque année un nouveau millésime Grain de Glace pour une cuvée unique, loin des modes et seul rosé de Provence vinifié pour une consommation pendant la période hivernale. Le symbole inscrit sur la bouteille change chaque année, et pour 2021 Grain de Glace se pare d’un animal mythique de l’hiver, cette année le manchot empereur pour cette 13e édition. Parfait pour une dégustation en terrasse sur les pistes de ski, à l’apéritif servi dans un grand verre ou pour accompagner un dîner festif, Grain de Glace permet une vraie expérience de dégustation et l’occasion unique de déguster du rosé en hiver.

Publireportage: Premier producteur de Côtes de Provence et implantés depuis 1964, les Maîtres Vignerons de Saint-Tropez regroupent 10 domaines et 3 grandes caves sur les plus beaux terroirs de la Provence. Les vins sont issus de 3 grands terroirs de la Provence. Chacun de ces 3 secteurs produit des vins avec une typicité marquée. C’est une exigence de qualité et la diversité des offres permettent de faire partie des valeurs sûres et incontournables de la Provence. La force de ce groupe est de pouvoir maîtriser intégralement la production. Chaque étape repose sur le savoir-faire des viticulteurs, du personnel qui les accompagne mais également des équipes d’œnologues, cavistes et qualiticiens.

Activités de Noël pour les petits (Editions Usborne)

Activités de Noël pour les petits (Editions Usborne)

Pour bien préparer Noël, en cette période de l’Avent, les Editions Usborne nous proposent un cahier, à la couverture souple, gaiement illustré : Activités de Noël pour les petits.

Il s’adresse aux petits enfants de moyenne et grande section de maternelle. Et également pour les plus grands. Bien sûr, chaque activité demande l’aide et la surveillance d’un adulte mais l’enfant peut le réaliser vraiment lui-même. C’est facile, bien expliqué et varié ! Dessin, découpage, collage, peinture, des jeux de calcul, et d’écriture… Tout un programme !

Il pourra, par exemple, décorer son sapin de Noël avec des guirlandes, en papier, qu’il aura lui-même confectionnées.

Avec une pomme de pin, il pourra créer son propre mini-sapin.
Il apprendra aussi à confectionner un bonhomme de neige chaussette ! Rien de plus simple et de plus rigolo ! Ou encore un ange en papier, ou des peintures givrées. Et même du papier cadeau !

Pour les longues journées d’hiver, et peut-être de confinement, ce cahier d’activités propose également des jeux de coloriages, des jeux de pistes, des dessins, des jeux de mathématiques… Des exercices d’écriture… Bref, un très large choix d’activités créatrices !

Activités de Noël pour les petits, une mine de petites occupations, manuelles mais aussi intelligentes, qui vont enchanter nos petits lutins ! A partir de 4 ans.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : novembre 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 7,95 €

La beauté du monde de Cheyenne Caron, un grand film sur la difficile condition de militaire sortie en salles le 7 décembre

La Beauté du monde n’y va pas par 4 chemins. Un militaire français revient du Mali, blessé non pas dans sa chaire mais incapable de se réhabituer à la vie civile. Hanté par des souvenirs terribles, il est resté pour ainsi dire là-bas jusqu’à accepter de se faire soigner pour arrêter de faire souffrir ses proches. Cheyenne Caron raconte avec sensibilité et pertinence les blessures psychologiques, de celles qui ne se racontent pas, et la camaraderie entre soldats seuls capables de comprendre les cicatrices intérieures. C’est beau.

Un film sur les silences qui blessent

La Beauté du monde parle de stress post-traumatique, de lourds fardeaux à porter pour tous ces soldats qui ont vécu la perte de leurs camarades sur le terrain militaire et l’incapacité à s’en remettre complètement. Tous les soldats ne sont pas comme dans les films américains, qui tirent puis pensent à autre chose. Loin des caricatures remplies de faux-semblant, La Beauté du monde préfère parler du réel sans rien passer sous silence. Le héros multiplie ainsi les réactions incontrôlées et incontrôlables, mettant au supplice son épouse et leur enfant. Le point de vue est intime et personnel. Le retour à la vie civile ne se fait pas sans tourments. La réalisatrice a consulté des spécialistes et des vrais soldats pour coller au plus près de la réalité et parler du sujet de la manière la plus crédible possible. La réalisatrice a également fait participer au film de véritables soldats en convalescence en plus des comédiens pour un ton le plus juste possible, et surtout très loins des clichés. Le lien qui unit le soldat à son capitaine est un élément essentiel du film pour bien souligner les liens étroits qui relient entre eux les militaires, difficiles à imaginer pour ceux qui ne connaissent pas cette fraternité.

La beauté du monde n’est pas un film facile mais il permet de toucher du doigt une réalité mal connue pour tous ceux qui vivent dans le cocon douillet de la société occidentale confortable et sécurisée.

Synopsis: Militaire souffrant de traumatismes, Roman ne parvient pas à trouver ses repères dans la société, à son retour de mission. Sa compagne Clara le quitte, et emmène avec elle, leur fils. Privé de sa famille, Roman part s’isoler à la montagne. Loin des regards, il laissera les souvenirs de la guerre l’envahir, jusqu’au jour où il croise un groupe de bucherons, touché par son état.

[BD] Le Serpent et la Lance, tome 2 : chef d’oeuvre de HUB (Delcourt)

Le Serpent et la Lance, tome 2 : chef d’oeuvre de HUB (Delcourt)

Après un premier tome aussi étoffé que remarqué, HUB (auteur notamment de la saga ultra populaire Okko) remet le couvert avec Maison-vide, le second volet du Serpent et la Lance. Un épisode certes, légèrement moins dense que le précédent, mais toujours aussi immersif et prenant.

Le Serpent et la Lance, c’est un véritable thriller à l’époque aztèque. Une enquête menée autour de cadavres momifiés retrouvés aux quatre coins de la cité de Tenochtitlan. Développant une pléiade de personnages hauts en couleur, Le Serpent et la Lance explore deux temporalités à travers de savants flashbacks qui viennent approfondir chacun des protagonistes, leur dessinant des trajectoires distinctes mais reliées entre elles par un passé, un présent et un avenir commun. 

A l’instar d’une partie d’échec, le lecteur se prête au jeu, n’ayant la plupart du temps que son instinct pour tenter de percevoir le coup d’après. Car ce second tome préserve le suspens à chaque instant tout en continuant à construire la partie. Extrêmement bien raconté dans un univers peu exploré en BD, l’album est également un régal à parcourir pour son dessin. La pâte de HUB est très reconnaissable. Son trait est fin et incisif, les planches se dévorent des yeux avec une fluidité parfaite. Bravo également à Li pour la couleur qui dégage une très belle énergie, d’une très grande qualité.

Le Serpent et la Lance est une série très aboutie où rien ne semble avoir été laissé au hasard. Un travail très original. Et juste génial. A découvrir absolument.

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Afin d’assurer l’avenir de ses trois soeurs, Oeil-Lance accepte la proposition du prêtre Cozatl : il va enquêter sur les meurtres des très nombreuses jeunes filles dont les cadavres sont retrouvés momifiés un peu partout aux alentours de la cité de Tenochtitlan. Une mission difficile mais aussi délicate puisqu’elle va l’obliger à croiser à nouveau la route de son ennemi d’enfance : Serpent.

Date de parution : le 24 novembre 2021
Auteurs
: Hub (Scénario, Dessin) et
Li (Couleurs)
Genre : Aventure
Editeur : Delcourt
Prix : 19,99 € (112 pages)
Acheter sur : BDFugue

L’âme de la Champagne, artisanat d’art et haute gastronomie (Albin Michel)

L’âme de la Champagne, artisanat d’art et haute gastronomie (Albin Michel)

Voilà un magnifique livre, très original : L’âme de la Champagne, artisanat d’art et haute gastronomie. Il allie à la fois l’art et la gastronomie. Le tout de très haut vol.

Quelle idée originale de jumeler deux domaines qui paraissent n’avoir aucun point commun, l’artisanat d’art et la haute gastronomie. Le tout illustré magiquement par Emmanuelle Thion, spécialisée dans l’art de vivre et la gastronomie.

Philippe Mille nous délivre ses plus hauts secrets, avec recettes très fines. Philippe Mille, 2 étoiles au Guide Michelin en 2 ans, meilleur ouvrier de France, est un chef d’exception. Il réalise un livre qui lui ressemble, aussi raffiné que sa Champagne, sa terre natale. Sa mission d’aujourd’hui est de transmettre son savoir aux jeunes générations.
C’est avant tout une personne passionnée. Un homme passionné par son métier, par sa Champagne, par l’art, par la matière naturelle et le travail de l’artisan.

Couteaux aux sarments de vigne, chou-fleur blanc de blanc, craie de noisette iodée, bulles de Chardonnay. ©Anne Emmanuelle Thion

 

Quand on admire le travail réalisé aussi bien par les artisans d’art que par les gastronomes, on est sous le charme. Comment est-ce possible de réaliser d’aussi belles choses et aussi délicieuses, on imagine !

Dans ce très beau livre, L’âme de la Champagne, 16 matières, 16 artisans, 16 inspirations, 16 maisons de champagne nous mènent à 16 recettes du grand chef, Philippe Mille. Un mariage surprenant et divinement magique !

Par exemple, nous allons découvrir sous le thème de l’argile, la vaisselle de sa grand-mère, la terre argileuse de Champagne, le potier céramiste, Jean-Luc Pirot, spécialisé dans les Arts de la table, et la recette du chef : pommes de terre en croûte d’argile. La recette est délivrée, pour les plus doués ! Et le plat final est photographié et ressemble à un tableau que l’on n’oserait point toucher !

 

Filet de volaille farci, voile de lard perlé de jus de rôti, jaune confit au parfum de bonité, plumes croustillantes, royale d’oignons, petits pois cuisinés au pamplemousse. ©Anne Emmanuelle Thion

 

Autre matière naturelle : le cuir. Comment imaginer une recette à partir de ce thème ? Philippe Mille nous parle de son étui à couteaux en cuir, offert par sa marraine. Puis des beaux livres reliés en cuir, pour arriver aux ateliers d’Urza, chez Charles Etasse. Puis à la recette plus qu’originale : Cuir de champignons rosés au « poivre de gorilles ».
Avec ce petit commentaire du chef : « Dans ce plat, le caramel de l’ail équilibre la douce amertume de la réglisse. Ce concentré de champignons accompagne parfaitement l’iode de la seiche. »

Cela vous donne une très bonne idée de l’excellence de ce livre d’art. Sans parler des magnifiques photos qui illustrent les recettes très sophistiquées du chef, Philippe Mille. Un pur régal, rien qu’avec les yeux. On imagine ce que cela doit être au niveau de nos papilles !

L’âme de la Champagne, un très beau livre qui ressemble à une œuvre d’art ! Une idée de cadeau très gastronomique, pour le Père Noël !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 17 novembre 2021
Auteur : Philippe Mille
Illustrateur : Emmanuelle Thion
Editeur : Albin Michel
Prix : 49 €

Certains des plus grands chefs d’oeuvres de Kieslowski en DVD, BLU-RAY et UHD HDR le 7 décembre: Trois Couleurs & La double vie de Véronique / Potemkine films

Les coffrets Trois Couleurs La trilogie (DVD et BLU-RAY-UHD) et La doublie vie de Véronique (DVD et Combo BLU-RAY-UHD) sortent le 7 décembre aux éditions Potemkine. L’occasion de voir ou revoir des chefs d’oeuvre du grand réalisateur polonais Krzysztof Kieślowski décédé en 1996. Rentré dans l’histoire du cinéma avec son Décalogue sorti en 1988 et récompensé de prestigieuses récompenses dont un lion d’or à la Mostra de Venise, un ours d’argent du meilleur réalisateur à la Berlinale, un prix du jury au Festival de Cannes. Loin de se reposer sur ses lauriers, il a réédité avec La Double Vie de Véronique en 1991 et sa trilogie 3 couleurs en 1993-1994. L’occasion de les découvrir dans des coffrets richement dotés pour en savoir plus.

Le Choc La Double Vie de Véronique

Le pitch est troublant. Deux femmes évoluent dans une histoire mêlée. Weronika vit à Cracovie en Pologne et Véronique interprétée par Irène Jacob vit en France à Clermont-Ferrand. Quand la polonaise disparait inopinément, la française ressent des sensations étranges. Le film est empreint d’une fascinante poésie dans la manière de filmer les visages et les gestes. Irène Jacob irradie dans cette incarnation à la limite de l’ésotérique de 2 femmes si lointaines et si proches à la fois.

Suppléments:

Suppléments DVD :

  • – Présentation du film par Annette Insdorf
  • – Entretien avec Irène Jacob (2021 – 24 min)
  • – Entretien avec Zbigniew Preisner (2019-2021 – 17 min)
  • – Le film vu par Alain Martin, journaliste et écrivain, spécialiste français de Krzysztof Kieślowski (2021 – 22 min)
    Suppléments Blu ray :
  • – Présentation du film par Annette Insdorf
  • – Entretien avec Irène Jacob (2021 – 24 min)
  • – Entretien avec Zbigniew Preisner (2019-2021 – 17 min)
  • – Le film vu par Alain Martin, journaliste et écrivain, spécialiste français de Krzysztof Kieślowski (2021-22 min)
  • – 1966–1988, Kieślowski, cinéaste polonais de Luc Lagier (2005 – 31 min)
    Suppléments UHD :
  • – Présentation du film par Annette Insdorf
  • – Entretien avec Irène Jacob (2021 – 24 min

Trilogie 3 couleurs, un sommet de cinéma

Cette trilogie est composée de 3 films : Bleu, sorti en 1993 et récompensé d’un Lion d’or à la Mostra de Venise. Blanc, sorti en 1994 et récompensé d’un Ours d’argent du meilleur réalisateur à Berlin. Rouge, sorti en 1994, en compétition au Festival de Cannes 1994, aux trois nominations aux Oscars 1995, six nominations aux César 1995 et récompensé d’un César de la meilleure musique. Et là aussi, une avalanche de suppléments, comme par exemple pour Rouge.

Suppléments DVD :

  • – Présentation du film par Annette Insdorf
  • – Entretien avec Irène Jacob (2021 – 23 min)
  • – Le film vu par Alain Martin, journaliste et écrivain, spécialiste français de Krzysztof Kieślowski (2021 – 19 min)
  • – Leçon de cinéma de Kieślowski (1994 – 11 min)
    Suppléments Blu ray :
  • – Présentation du film par Annette Insdorf
  • – Entretien avec Irène Jacob (2021 – 23 min)
  • – Le film vu par Alain Martin, journaliste et écrivain, spécialiste français de Krzysztof Kieślowski (2021 – 19 min)
  • – Leçon de cinéma de Kieślowski (1994 – 9 min)
  • – Entretien avec Jacques Witta (2001 – 16 min)
  • – Making of (23 min)
  • – Festival de Cannes 1994 (15 min)
    Suppléments UHD :
  • – Présentation du film par Annette Insdorf
  • – Entretien avec Irène Jacob (2021 – 23 min)

Sortie du DVD des Sorcières d’Akelarre le 7 décembre, l’occasion de voir ou revoir une évocation glaçante de l’inquisition

L’action du film les sorcières d’Akelarre se situe au Pays Basque en 1609 avec des jeunes filles accusées de sorcellerie et destinées au bucher par un tribunal de l’inquisition enfermé dans ses certitudes. Pendant des siècles, des femmes ont été accusées et condamnées sur la foi de témoignages ambigus et surtout sans vrai fondement. Le film montre la logique aussi perverse que retorse de tribunaux sans autre jugeotte que leur fanatisme forcené. Le réalisateur argentin n’en est pas à son coup d’essai dans sa réflexion autour des féminicides à travers l’histoire. En cela, le film est assez glaçant.

Les femmes, victimes idéales des hommes butés

Le film débute comme un conte de fées avec un village à la vie paisible, entre plage et forêt, cadre de vie idéal à l’harmonie contrariée par la venue d’un juge de l’inquisition, connu pour enchainer les buchers sur son passage. Les femmes condamnées à mort pour sorcellerie ont été des centaines, peut-être des milliers au cours d’un siècle marqué par l’obscurantisme religieux. Il faut voir ces scènes d’interrogatoire où le juge prend à coup sûr le contre pied à chaque réponse formulée, comme si les femmes étaient condamnées d’avance, par un pur réflexe théologique personnel. Les femmes libres sont vues d’un mauvais œil et l’inquisition est un moyen idéal de s’en débarrasser. La reconstitution historique se base sur la vie du juge Pierre de Rosteguy de Lancre, magistrat français connu pour avoir participé à un épisode de chasse aux sorcières au Pays basque. 4 jeunes femmes sont enfermées, interrogées, torturées et destinées au bucher. au-delà du contexte, c’est toute une réflexion sur la prédominance des hommes et du postulat patriarcal par delà la liberté individuelle, avec un parallèle évident avec notre époque. L’acteur Alex Brendemühl fait un magistrat glaçant à l’ambiguïté troublante. Car les hommes ne sont pas insensibles aux charmes de la liberté, ils ne demandent qu’à être fascinés dans un procédé d’attirance – répulsion qui fait tout le sel du film.

Les sorcières d’Akelarre offre un récit plein de force sur l’oppression culturelle à laquelle sont contraintes les femmes par des hommes arcboutés sur leurs prérogatives excessives. Des scènes puissantes parsèment le film pour un traité plein de sens sur la place des femmes dans la société.

Synopsis: Pays basque, 1609. Six jeunes femmes sont arrêtées et accusées d’avoir participé à une cérémonie diabolique, le Sabbat. Quoi qu’elles disent, quoi qu’elles fassent, elles seront considérées comme des sorcières. Il ne leur reste plus qu’à le devenir…

Le festival Main Square 2022 promet le meilleur avec un programme enthousiasmant!

Main Square 2022 promet le meilleur pour cette édition qui reprend son fonctionnement habituel. 4 jours de concerts et une programmation presque complète, de quoi se ruer sur la réservation. Les 2 éditions précédentes ont été forcément particulières, avec une Main Square TV en 2019 et le Main Square en balade en 2020. Le festival arrageois reprend ses quartiers été pour proposer une bonne dose de musiques festives. Et comme pour renouer avec la folie habituelle, cette 16e édition du Main Square Festival doit se dérouler sur 4 jours dans la Citadelle d’Arras, du 30 juin au 3 juillet 2022. 

UN programme qui envoie du lourd

Cette édition sera forcément spéciale car les 50 000 festivaliers qui ont conservé leur billet pourront revenir assister à cette nouvelle édition, pour les remercier de leur fidélité et confirmer le soutien du public. Des grands artistes internationaux ont annoncé leur retour, Sting, Black Eyed Peas et Twenty Øne Piløts, sans compter 55 nouveaux groupes qui vont marquer la programmation du festival de leur empreinte. Surtout que l’éclectisme et la diversité sont à l’honneur, pour tous les goûts et tous les styles. Des retours attendus, des nouveautés, de quoi bien s’amuser pendant 4 jours!

Programmation

Jeudi 30 Juin 2022

DJ SNAKE / ANGÈLE / SCH / YUNGBLUD / LOUANE / TURNSTILE / KAS:ST / KENNYHOOPLA / LE JUIICE / BEKAR / THE BREAKFAST CLUB / NINON / …

Vendredi 1 Juillet 2022

STING / NISKA & GAZO & TIAKOLA / LP / FEU! CHATTERTON / ALAN WALKER / MARCEL ET SON ORCHESTRE / HENRI PFR / P.R2B / GIANT ROOKS / THE LATHUMS / YN / RICHARD ALLEN / PASTEL COAST / LAST NIGHT WE KILLED PINEAPPLE / ALMOST LOVERS

Samedi 2 Juillet 2022

BLACK EYED PEAS / – M – / VALD / PIXIES / LA FEMME / MADEON / GAMBI / DECLAN MCKENNA / LARKIN POE / IRIS GOLD / LENA DELUXE / BAASTA! / MIDOS LADOWZ / OKALA / SPACE ALLIGATORS / …

Dimanche 3 Juillet 2022

TWENTY ØNE PILØTS / SUM 41 / GEORGE EZRA / TONES AND I / CABALLERO vs JEANJASS / SKIP THE USE / PURPLE DISCO MACHINE / LAST TRAIN / YOU ME AT SIX / BRASS AGAINST / CHRISTONE “KINGFISH” INGRAM / JUNON / BETICAL / EESAH YASUKE / MAASTØ / DEDHOMIZ

Tous les tarifs sont disponibles ici sur le site!

Montrez-nous qu’on a tort, un ouvrage poétique de Géraldine Stringer sur la triste réalité de notre monde actuel aux éditions FRMK

Géraldine Stringer met en perspective les dessins pleins de vie et de poésie qu’elle met sur papier avec une histoire de résilience et de combat. Elle a beau se plonger dans la beauté des paysages en les immortalisant en couleur, elle est frappée par le destin de résistant d’Hubert, décidé à héberger des réfugiés plutôt que de les laisser démunis et désespérés dans les rues de sa ville. Cet acte de compassion et de partage est hors-la-loi selon les autorités, énième paradoxe d’une époque qui ferme ses portes plutôt que de voir la situation en face. Il le refuse et préfère laisser parler son cœur plutôt que d’accepter la contradiction. Les pages accumulent des grands dessins et des petits textes pour raconter une histoire simple mais compliquée. Hubert doit répondre de ses actes devant un tribunal, tel un criminel. L’auteur laisse parler les images pour montrer l’important et aller au-delà des inepties. Et retrouver une vraie humanité.

Synopsis: Tandis que Géraldine Stringer dessine les montagnes et le salon de bric et de broc qui les entoure, des hommes et des femmes lui parlent de leur histoire, de ce qu’ils ont traversé, de ce qu’ils échangent ou gardent pour eux, de la sérénité qu’ils retrouvent ici. Dans l’Arrière-pays niçois, traversée par des milliers de gens au péril de leur vie ; au Caravansérail, où Hubert refuse le drame qui se joue devant sa porte. Montrez-nous qu’on a tort prend pour perspective le regard d’une dessinatrice, aussi égarée que le lecteur face à l’ampleur et la gravité du sujet, et pour fil conducteur le discours d’Hubert, personnage bien réel qui fait acte d’hospitalité quand cet acte est devenu hors-la-loi, sûr de son fait et peu sûr de ses mots. Dessins et fragments de discours se font face, ne prétendant pas épuiser le sujet, dialoguent pour le cerner, laissent autant de silences que nécessaire pour que percent l’espoir et une compréhension nouvelle d’un drame humanitaire dont on ne dit pas le nom.

L’espoir, la légèreté, le réconfort – un potager, une fleur, un fauteuil – trouvent une place dans un récit traitant pourtant d’une réalité particulièrement sombre de l’époque contemporaine. En nous parlant d’un lieu où le repos est possible quelques jours, l’approche de Géraldine Stringer se veut avant tout sensible, intime. L’horreur, qui n’a plus droit de cité dans le monde où vit Hubert, laisse place à des moments de beauté profonds parce qu’éphémères. Des gestes quotidiens, des objets ordinaires apparaissent dans toute leur préciosité là où ils se sont faits rares, les évidences que disent ces hommes entre deux silences deviennent éloquentes pour avoir été si souvent mises en doute. La douceur nous prend par surprise, là où on ne l’attendait plus, lorsque des hommes retrouvent des plaisirs simples, quand Hubert parle de ce qui l’anime ou de tout autre chose.

Du procès qui attend Hubert, du sort de ceux qui goûtent un bref repos avant de repartir, il n’est rien dit ou presque. Le livre laisse autant de blancs qu’il y aurait de choses sombres à dire, autant de silences que nous avons de questions à reconsidérer. Il évoque une démarche dénuée d’héroïsme, montre la beauté d’une conscience humaine refusant le drame par des raisonnements simples.

Géraldine Stringer nous apprend que notre regard a du pouvoir, que nous-mêmes en avons plus que nous ne pensons, qu’observer le monde, en accepter la complexité et se refuser au désespoir sont aussi des actes requérant courage et honnêteté. Elle nous apprend que la beauté survit à tout, aussi forte qu’elle paraît rare.

Editeur: FRMK

Auteur: Géraldine Stringer

Nombre de pages / Prix: 92 pages / 20 euros

Le duo Vicente e Marianna dévoile son nouvel album De Paris à Salvador entre France et Brésil le 3 décembre

Ce premier album de Vincente e Marianna s’inspire fortement de la musique brésilienne et aime à pratiquer les échanges fructueux entre France et Brésil pour une musique teintée de soleil et de bossa-nova.

Une musique du soleil

Ceux qui ont découvert la série L’amour flou réalisée par Romane Bohringer et inspiré du film du même nom avec elle et Philippe Rebbot connaissent déjà le morceau Dernier rendez-vous interprété à l’écran par Romane Bohringer et Philippe Rebbot . Les premiers morceaux Mon cœur confiné et Les bras de Poséidon annonçaient la couleur, la couleur du soleil empreint cette musique qui sent bon le Brésil dans son versant mélancolique. La bossa-nova est sensible et poétique et rappelle la musicalité de Georges Moustaki, voire le Big Bazar de Michel Fugain. Vicente e Marianna ont composé des morceaux à eux et repris pour leur nouvel album De Paris à Salvador des morceaux entre France et Brésil dans une ambiance poétique et métissée avec notamment des adaptations de morceaux des célèbres Egberto Gismonti, Baden Powell et Stefano Bollani. En français ou en portugais, ils scandent des mélodies avec des rythmes qui donnent envie de traverser l’Atlantique direction Salvador de Bahia. Le duo rend hommage à cette longue histoire d’amour musicale entre la France et le Brésil. Marianne Feder et Vincent Muller ont dévoilé le morceau Bom au cœur avec son clip comme une confirmation de leurs intentions musicales, teintées de samba et de funk, épaulés par une orchestration riche et variée composée de sonorités du Brésil (percussions, guitares, cavaquinho, cuivres) et de sonorités plus urbaines . Le duo veut renouveler un style dans une appropriation très originale et organique entre ici et là-bas. Leur collaboration avec l’artiste SOAP (Chinese Man Records) fait des étincelles.

Le duo Vicente e Marianna se produira le 04 décembre en septet pour une date unique à Paris au Pan Piper en compagnie de musiciens talentueux de la scène brésilienne.

Le groupe franco-syrien Sarāb dévoile le bel album entre électricité et tradition Arwah Hurra le 12 novembre 2021

Le groupe parisien et franco-syrien Sarab mélange de manière surprenante et galvanisante sonorités moyen-orientales et rythmiques électriques dans son nouvel album Arwah Hurra. Les paroles en arabe et en français se mélangent elles-aussi pour une impression fascinante, voire hypnotique. Il y a de la magie dans cette musique entre orient et Europe!

Une musique qui transcende

Le projet musical Sarab est né de la rencontre entre la chanteuse franco-syrienne Climène Zarkan et le guitariste Baptiste Ferrandis. Sarāb signifie mirage en arabe et le duo est devenu sextet pour une plongée protéiforme dans le jazz, le rock et la musique traditionnelle arabe. Le groupe parisien propose un deuxième album nommé Arwāh Hurra, ce qui signifie âmes libres pour un croisement très réussi entre musique arabe et française, poésie de là bas et rythmique d’ici. Le premier single Yally Shaghalt Al Bal signifie Celui qui occupe mes pensées et il annonce la couleur. Il s’agit d’une reprise de la célèbre cantatrice égyptienne Oum Kalthoum, de quoi relier passé et présent. Le groupe se compose de musiciens talentueux, chacun dans son registre. Robinson Khoury officie au trombone et au chant, lui a déjà joué dans les formations Uptake, Octotrip, Metropol Orkest et a publié son son propre album Frame of mind. Il a également collaboré avec des sommités comme Ibrahim Maalouf, Natacha AtlasDhasser Youssef et même Quincy Jones. La batterie est laissée à Paul Berne (Uptake, Odil, Mental Climbers) qui a déjà joué avec David Linx, Leïla Martial et Raphaël Imbert. Les claviers sont occupés par Thibault Gomez (ONJ orchestre des jeunes, La Grande Rêveuse, Leone Sauvage) qui a joué avec Elise Caron, Eve Risser, Suzanne Abbuhl, Pierrick Pédron. Le bassiste se nomme Timothée Robert, également compositeur à ses heures comme le montre son album Quarks et également sideman auprès de David Linx, Antiloops et Cheick Tidiane Seck. Chaque musicien a une riche histoire de collaborations pour autant d’apports à cette nouvelle formation pour des sonorités traditionnelles et modernes qui se mélangent harmonieusement pour un résultat très réussi. D’autant que d’autres musiciens interviennent à l’occasion, comme le percussionniste Wassim Hallal, le joueur de saz Abdallah Abozekry ou encore Alain Damasio

Sarāb est une formation sans frontières et n’hésite pas à parler de sujets d’actualité, de réfugiés, de liberté, de féminisme et du besoin universel d’amour. L’album Arwāh Hurra sorti le 12 novembre chez L’Autre Distribution est un gros choc musical à ne pas laisser passer!

La fièvre de Petrov, un nouveau chef d’oeuvre du réalisateur de Leto, sortie en salles le 1er décembre

Le réalisateur Kirill Serebrennikov a laissé un souvenir impérissable dans l’esprit de milliers de spectateurs avec son génial Leto sorti en 2018. Son absence incompréhensible du palmarès cannois de cette année-là avait surpris, le réalisateur en a tellement voulu au festival qu’il a même demandé à ne plus jamais apparaitre en compétition, mais il n’a pas perdu sa vista comme le démontre l’encore plus impressionnant La fièvre de Petrov. Difficile de ne pas considérer le réalisateur comme un nouveau génie du cinéma mondial avec cet opus ahurissant de créativité formelle et stylistique.

Un film OVNI rare et réconfortant

Pour faire simple, il est bon de savoir que certains réalisateurs préfèrent creuser le sillon d’un cinéma exigeant et inventif plutôt que de traverser le frontière de la facilité vers l’univers Marvel… Là où Chloé Zhao s’est peut-être définitivement perdue, Kirill Serebrennikov revient 3 ans après Leto avec un nouveau film inclassable. 145 minutes d’éblouissement; c’est rare à notre époque où si les films sont de plus en plus longs, ils en deviennent trop souvent rébarbatifs et répétitifs comme le récent James Bond. Le réalisateur russe brosse un vrai portrait de la Russie éternelle avec une galerie de personnages qui donnent tous l’impression d’avoir la fièvre. Sa plongée dans les époques contemporaines et communistes donne le tournis et fait perdre l’équilibre, les points de vue s’accumulent pour des perspectives toutes différentes qui demandent de ne jamais baisser la garde, car le pays est patraque et ne se sent pas très bien, l’agitation est permanente et il est presque impossible de trouver la sérénité dans un environnement perclus de corruption et d’alcoolisme. Les flashbacks dans l’époque si loin si proche du communisme finissent de forcer l’admiration pour une peinture aussi réaliste que dramatique de personnages perdus autant en eux-mêmes que dans leur(s) époque(s). La caméra épileptique retranscrit ce sentiment généralisé d’insécurité avec des renversements de perspectives qui modifient d’autant les perceptions. Le film louvoie entre rêve et cauchemar pour une distorsion du temps et de l’espace jamais vraiment abrogée, comme si le réalisateur prenait un malin plaisir à brouiller les pistes. Certaines temporalités en Noir et Blanc côtoient d’autres moments en couleur, les personnages sont tantôt jeunes tantôt adultes, la chronologie est brouillée, le film se change en labyrinthe tortueux où il fait bon se perdre. L’interrogation est permanente, les personnages sont-ils fous, ou bien est-ce le réalisateur, ou bien même le spectateur? Les repères volent en éclat par la grâce de choix formels et scénaristiques qui nous laissent bouche bée. Un grand moment de cinéma, parfois incompréhensible mais jamais gratuit, à voir plusieurs fois donc pour en avoir le cœur net!

La fièvre de Petrov est une expérience hallucinée de cinéma, fiévreuse, ébouriffante, inconfortable et passionnante. Le film est à inscrire absolument sur votre agenda ciné de la semaine pour vivre une vraie expérience au-delà du réel.

Synopsis: Affaibli par une forte fièvre, Petrov est entraîné par son ami Igor dans une longue déambulation alcoolisée, à la lisière entre le rêve et la réalité. Progressivement, les souvenirs d’enfance de Petrov ressurgissent et se confondent avec le présent…

Le Festival Art Rock est de retour les 3, 4 et 5 juin 2022 à Saint-Brieuc, les places sont en vente

La 39édition su  plus grand  festival  des  Côtes  d’Armor est une preuve de plus d’un retour à la vie qu’ l’on espère durable. L’édition 2022 a ses dates et un format qui ravira tous les fans de rock. Le centre-ville de Saint-Brieuc accueillera pendant 3 jours et 3 nuits des artistes en communion avec un public tout heureux de pouvoir faire la fête. Le festival se veut 100% associatif et indépendant pour une vraie identité pluridisciplinaire et urbaine et une programmation aussi riche que variée. Au menu, 70  concerts, spectacles,  expositions  et  projections  situés dans  10  lieux différents. Et parce qu’il ne faut pas oublier les bonnes choses, une  manifestation gastronomique  est également au programme chaque joliment appelée Rock’n Toques. La  fête  promet! La billetterie est ouverte depuis le vendredi 26 novembre à 12h et, parce que c’est bientôt Noël, le festival propose des Pass 3 jours Grande Scène + Scène B à 69 € au lieu de 75 € !** hors frais de location et dans la limite des places disponibles

Un programme déjà réjouissant

Quelques noms prestigieux sont déjà prévus à l’affiche du festival : Phoenix, Juliette Armanet, Gaël Faye, Jane Birkin, Gazo, The Liminanas, November ultra, en attendant plus de noms encore. Surtout que Phoenix prévoit d’offrir en première mondiale un nouveau live dès le vendredi 3 juin. Le duo perpignanais des Liminanas vient défendre leur nouvel album De Pelicula composé avec le célèbre DJ Laurent Garnier. Gazo est maître français de la drill, sous-genre  du  rap, venu de Chicago qui aborde des thèmes violents et sombres. Le samedi 4 juin, c’est le talentueux auteur-compositeur-interprète, rappeur et écrivain Gaël Faye qui propose ses textes ciselés sur des rythmes qui appellent à la danse, entre hip hop, chansons, sonorités afros et latinos. C’est ensuite la chanteuse pop Juliette Armanet qui doit assurer l’ambiance avec ses chansons fortes en intensité, entre disco et pop. Dimanche 5  juin,  la  plus  française  des  anglaises, Jane  Birkin vient pousser la chansonnette sur la Grande ScèneArt  Rock met un point d’honneur à mettre en avant de jeunes talents, ce sera le cas avec la chanteuse November  Ultra, étoile montante de la  pop qui sera sur scène dès le samedi 4 juin.

Plus d’informations sont à venir très bientôt pour connaitre le reste de la programmation!

Site internet pour réserves ses places: Festival Art Rock à Saint-Brieuc (22)

[BD] Rectificando, tome 1 : nouvelle saison du Triangle Secret (Glénat)

[BD] Rectificando, tome 1 : nouvelle saison du Triangle Secret (Glénat)

Le Triangle secret revient avec Rectificando pour une nouvelle saison avec Jean Nomane autrement appelé Le Rectificateur. Cette fois appelé à éclaircir les circonstances de la disparition d’un journaliste infiltré au coeur d’une secte de fondamentalistes chrétiens, le Rectificateur va découvrir un complot politique orchestré au plus haut niveau de l’Etat…

Polar signé des habituels Didier Convard et Denis Falque, Rectificando est très agréable à parcourir, toujours grâce à un sens du rythme et de l’intrigue en perpétuel renouvellement. Le résultat est certes assez classique mais il demeure efficace et tient ses promesses.

Un premier album qui se lit comme un one shot, pour tous. A lire.

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Le retour de Jean Nomane, le Rectificateur. Dans le parc privé d’un grand manoir, en pleine nuit, un journaliste sous couverture est tabassé avant d’être achevé à coups de batte. Le meurtre est maquillé en accident, mais certaines personnes ne s’y trompent pas… L’homme tentait de s’échapper des lieux après avoir infiltré « La Fratrie », une secte de chrétiens fondamentalistes qui a fait du grand domaine son QG français. Le Triumvirat était le commanditaire du journaliste et, si l’enquête n’a pu aboutir, une chose est dorénavant certaine : la Fratrie est prête à tout pour dissimuler ses plans… L’affaire est de plus en plus inquiétante et, un cadavre venant l’alourdir, elle nécessite désormais l’intervention de l’équipe de Jean Nomane, le Rectificateur. Pour quelles raisons le journaliste s’est-il fait assassiner ? Qu’avait-il découvert de si compromettant ? En fonction des réponses qui lui seront apportées, le Rectificateur tuera, ou ne tuera pas… Nouveau spin-off du Triangle Secret, Rectificando est un polar au rythme frénétique et à l’ambiance tendue. Didier Convard et Denis Falque se dévoilent encore et toujours en maîtres du suspense et signent un one shot d’espionnage haletant sur fond de complot politique et religieux.

Date de parution : le 10 novembre 2021
Auteurs
: Didier Convard (Scénario)
Denis Falque (Dessin, Couleurs)
Genre : Policier,
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

HellBound, tome 1 : le webtoon recommandé par Bong Joon-ho (Kbooks)

HellBound, tome 1 : le webtoon recommandé par Bong Joon-ho (Kbooks)

Nouveau phénomène venu de Corée, HellBound est un diptyque dont le premier tome vient de paraitre aux éditions Delcourt (Kbooks). Dans le même temps, la série est diffusée sur Netflix en tant que webtoon. Après la découverte de Solo Leveling (qui a déjà son 4e tome en librairie), la Corée et ses manwhas n’en finissent plus de séduire. HellBound vient nous surprendre avec un univers original où des anonymes reçoivent la notification de leur mort prochaine. L’heure venue, d’étranges créatures monstrueuses apparaissent et viennent calciner leur proie dont il ne reste plus grand chose. Un thriller aux accents S.-F. mené tambours battants.

Ecrit par Yeon Sang-ho, le réalisateur du Dernier train pour Busan, Hellbound a été salué à la fois par la critique et par les professionnels du genre. Bong Joon-ho a d’ailleurs souligné combien le dessin de Choi Kyu-Sok l’avait marqué par son « niveau de génie » de telle sorte que l’on pouvait « ressentir l’anxiété et la peur du personnage ». Le trait est en effet fin et ciselé, avec un sens du détail abouti et un style hautement épuré. Le dessin de Hellbound est un atout certain.

Ce premier tome est une belle entrée en matière pour un thriller qui ne manque pas de nous tenir en haleine. On attend la suite et fin avec impatience.

Extrait :

Résumé de l’éditeur :

Des hommes censés être honnêtes reçoivent un message mystérieux leur annonçant qu’il leur reste peu de temps à vivre avant d’être conduits en Enfer. À l’heure dite, des créatures apparaissent, ne laissant que des corps calcinés derrière eux ! Qui tire les ficelles de ce théâtre macabre ?

Date de parution : le 10 novembre 2021
Auteurs
: Sang-Ho Yeon
Kyu-Sok Choi
Genre : thriller
Editeur : Kbooks
Prix : 14,95 € (312 pages)
Acheter sur : BDFugue

Tokyo pourpre, un livre d’art splendide, de JC Grangé (Albin Michel)

 

Tokyo pourpre, un livre d’art splendide, de JC Grangé (Albin Michel)

Dans leur collection Beaux Livres, Les Editions Albin Michel nous propose un livre surprenant, foudroyant, magnifique et chaud : Tokyo pourpre, du célèbre auteur-scénariste-reporter, Jean-Christophe Grangé.
Ses écrits sont illustrés par de magnifiques photos de Patrick Siboni.

Ce livre est envoûtant ! On voyage avec l’auteur et on découvre le Japon sous une nouvelle facette : celle de la nuit ! Tout au long des pages, on se rend compte à quel point on connaît mal ce pays !

Jean-Christophe Grangé, lui, connaît bien ce pays, très bien même. Sa femme est japonaise. 14 millions d’habitants à Tokyo ! Une ville où tout fonctionne sans problème. Tout est réglé comme une feuille à musique… De jour comme de nuit !

Mais la nuit, Tokyo se transforme. Les habitants aussi ! de façon incroyable ! Inimaginable pour le touriste qui n’ose pas s’enfoncer dans les nuits chaudes de la ville. Une aventure exaltante, quelque peu perverse et souvent extrême, mais en tout honneur, toujours ! Un peuple très bien élevé quelle que soit la situation !

© Patrick Siboni / in « Tokyo pourpre » éd. Albin Michel.

Tout donne envie dans ce Tokyo pourpre ! Le livre, immense, est divisé en plusieurs thèmes : nourritures, cultures et sexe.

D’excellents restaurants se trouvent à Tokyo. Mais attention, l’addition peut flamber vite.

« Les sushis, ce n’est ni un plat ni une nourriture. C’est une friandise, un nectar, un joyau. » p28. Et ça peut coûter 1000€, juste pour une personne, après avoir réservé un an à l’avance !

L’auteur nous donne toutes les bonnes adresses à découvrir ! Sachez qu’il y a à Tokyo, « en 2020, 226 restaurants étoilés Michelin, soit plus du double que dans tout Paris. » p.22
Prévoyez un long séjour pour avoir le temps de découvrir de nouvelles saveurs…

Quant aux cultures, on découvre Tokyo de jour. Et surtout ses habitants. On les imagine très « rangés » alors que pas du tout ! Bien moins que nous, les Occidentaux ! Ils sont passionnés par l’art. La journée ils travaillent et le soir, ils s’éclatent, deviennent artistes et se font plaisir. La vie nocturne est riche en surprises…

Quant au chapitre consacré au sexe, il est chaud bouillant ! Comme l’écrit si bien Jean-Christophe Grangé, le Japon est le pays des contraires. Et n’a pas du tout le même profil de jour et de nuit !

© Patrick Siboni / in « Tokyo pourpre » éd. Albin Michel.

La plume de Jean-Christophe Grangé est merveilleuse et nous emmène dans des contrées très lointaines de chez nous !

« Ce qui est primordial, pour les Japonais, c’est que chaque case respecte ses propres règles. » P 167

Publik’Art ne vous dévoilera rien sur ce chapitre empli de douceurs, de surprises, d’érotisme, bref, un doux voyage au pays des sensations ! Plus ou moins doux, d’ailleurs ! Mais toujours écrit avec sensibilité et respect, sans aucune trace de jugement.

Lisez Tokyo pourpre et vous n’aurez qu’une envie, partir découvrir, en vrai, Tokyo ! Difficile en ces moments tourmentés par la Covid. En attendant, lisez Tokyo pourpre et régalez-vous ! C’est notre coup de cœur ! Les écrits comme les photos en font un véritable livre d’art !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 17 novembre 2021
Auteur : Jean-Christophe Grangé
Illustrateur : Patrick Siboni
Editeur : Albin Michel
Prix : 49 €

Le Domaine de l’Hortus présente sa grandiose cuvée Le Dit de l’Hortus, L’Ombrée 2019, AOP Pic Saint Loup

Le Domaine de L’Hortus dévoile sa cuvée Le Dit de l’Hortus, L’Ombrée 2019, AOP Pic Saint Loup, issue de l’une de leurs plus belles parcelles. Cette cuvée sortie pour la première fois en 2016 et chroniquée sur Publik’Art pour sa version 2018 est une nouvelle réussite.

Un vin du Languedoc à découvrir

La cuvée Le Dit de l’Hortus, cuvée L’Ombrée 2019, AOP Pic Saint Loup provient d’une des parcelles les plus emblématiques de l’appellation. Cette cuvée complète les deux autres appellations en rouge du domaine, la Bergerie de l’Hortus et Domaine de l’Hortus « Grande Cuvée » rouge. En Languedoc, en Pic Saint Loup plus particulièrement, les terroirs peuvent prétendre à être des grands crus. Cette cuvée Le Dit de l’Hortus L’Ombrée rouge, AOC Pic Saint Loup 2019 se compose exclusivement de Syrah élevé 12 mois en cuve inox et 12 mois en bouteille. Ce vin fruité et complexe dévoile des arômes de fruits noirs bien mûrs, de garrigue et d’épices. L’attaque est fine, la texture veloutée, les tanins
soyeux, la finale fraiche et fleurie. La persistance aromatique est agréablement longue. Le vin est tout en équilibre, d’un grand tempérament, avec une structure tannique qui souligne une belle trame d’acidité. Le vin se déguste idéalement avec une salade aux calamars, des escargots à la languedocienne, une terrine de lièvre, seul ou avec un carré de très bon chocolat noir. La bouteille peut être conservée en garde pendant 15 ans. Il faut en profiter, la production n’est que de 1950 bouteilles. Le prix est à la hauteur de la qualité, 65 euros

Publireportage: Le Domaine de l’Hortus est situé dans une vallée au coeur de la garrigue de l’arrière pays Montpelliérain, à 30 km au Nord de Montpellier, là où s’est créée la légende du Pic Saint Loup. Le coeur de son terroir est niché sur les éboulis calcaires des falaises du Pic Saint Loup et de l’Hortus, constitués au fil du temps et qui lui apportent complexité géologique et protection climatique.

Les Orfèvres du vin proposent une cuvée impériale savoureuse de leur Crémant de Bourgogne

La Cuvée Impériale du Crémant de Bourgogne proposée par Les Orfèvres du Vin est un assemblage de 3 millésimes pour un résultat assez unique. De quoi se démarquer visiblement des Crémants de Bourgogne habituels!

Des bulles en majesté

L’année 2021 a beau avoir été marquée par des périodes de gel qui ont détruit une bonne partie des récoltes, les Orfèvres du Vin ont tout mis en oeuvre pour conserver leur savoir faire et la capacité à produire des vins pour faire pétiller les moments conviviaux en famille ou entre amis. Le Crémant de Bourgogne Cuvée Impériale est une vraie bonne surprise avec son assemblage des 3 millésimes 2014, 2016 et 2018) pour une harmonie étonnante et un vin de haute qualité. A l’œil, la robe est d’apparence d’or pâle, avec une couronne de mousse bien persistante et des nombreux cordons de bulles très fines. Le nez est délicat et offre de subtiles notes de brioche. La bouche est aussi onctueuse que volumineuse. Ce crémant se déguste idéalement en apéritif ou en accompagnement des mets raffinés qui seront proposés pour les fêtes de fin d’année. Le prix public conseillé est de 10,90 Euros.

Publireportage: Spécialistes des vins du Mâconnais et du Beaujolais, Les Orfèvres du Vin, anciennement dénommées “Cave de Charnay-lès-Mâcon” et créée en 1929, regroupent 70 sociétaires et produisent 9.000 hl sur une surface de 140 hectares. Ils viennent d’inaugurer leur nouveau caveau où se mélangent pierres et bois, soulignant ainsi la pertinence de leur signature «Les Orfèvres du Vin» et la recherche constante de l’excellence. La Cave de Charnay a su donner ses lettres de noblesse aux blancs, mais aussi aux rosés, aux rouges et aux vins effervescents de la région. Cette cave se veut comme un grand domaine, élevant de plus en plus de cuvées parcellaires et en respectant ainsi l’authenticité du travail de chaque vigneron. Les Orfèvres du Vin se distinguent régulièrement au concours des Chardonnay du Monde, aux salons de Paris et Mâcon et multiplient médailles d’Or, d’Argent et de Bronze pour ses différents fleurons : Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Viré-Clessé, Mâcon Charnay, Saint-Amour, Crémant de Bourgogne,… Autant de belles récompenses pour ces professionnels qui, au cœur du Mâconnais et du Val Lamartinien, font rimer authenticité et qualité.

Le Kididoc des Véhicules, des Editions Nathan

Le Kididoc des Véhicules, des Editions Nathan

Nous connaissons tous cette excellente collection des Editions Nathan : Le Kididoc. Une collection qui répond aux nombreuses questions, souvent insolites de nos petits.

Cette fois-ci, le Kididoc nous offre un magnifique album, entièrement cartonné et toujours si bien illustré : Le Kididoc des Véhicules. Notre coup de cœur !

Les petits comme les plus grands vont être passionnés par cet album : il est magique ! Il répond à plus de 100 questions, et souvent des questions incroyables ! Les parents vont sûrement apprendre des choses… Si, si, c’est vrai !

Allez, quelques petites colles :
Savez-vous à quoi servent les déflecteurs d’un avion ?
Quel sport se pratique sur un siège coulissant ?
Que fait le grumier ?
Quelle quantité d’eau transporte le fourgon pompe-tonne ?
Combien pèse la Peel 50 ?
Qui pilote le rover martien ?

Allez, sans tricher, vous avez pu répondre à toutes les questions ?
Si oui, vous êtes très forts !
Si non, vous allez trouver les réponses dans ce dernier Kididoc !

Et votre enfant va adorer soulever les nombreux rabats, ouvrir les doubles pages, dans tous les sens et apprendre en s’amusant !

Le Kididoc des Véhicules, une excellente idée pour le Père Noël !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : novembre 2021
Auteur : Muriel Zürcher
Illustrateur : Didier Balicevic
Editeur : Nathan
Prix : 16,95 €

6 chansons douces et mélancolique dans le EP Jour de Kirane sorti le 29 octobre

La chanteuse Kirane a dévoilé son EP Jour le 29 octobre. 6 titres à la mélancolie douce et fragile font découvrir un univers tout en délicatesse. Ne pas se fier à son filet de voix gracile car la chanteuse cache de vraies vocalises profondes dans des morceaux aux orchestrations avec un piano omniprésent pour accompagner des paroles à la poésie à fleur de peau.

Une chanteuse mélancolique à découvrir

La mélancolie est le mot le plus juste pour décrire ces 6 morceaux délicats à l’émotion constante. Le EP Jour est paru le 29 octobre sur toutes les plateformes et le premier titre Je suis moi-même est déjà inclus en playlist sur Pop Radio, Ondes Bleues, Equinox Namur, Caos Karibou, Radio L Air, Radio RWA, Idfm 98.0 et Radio Air Show. Kirane, de son vrai nom Estelle Grand, a débuté la musique à l’âge de 7 ans au piano, avec succès à en juger par les différents prix de conservatoire obtenus au cours de son cursus. A partir de 2003, elle a accompagné au piano la comédie musicale Anges et Démons avec Didier Lockwood et le Royal Prestige Orchestra. Elle travaille également la direction d’orchestre avec Joachim Jousse, l’assistant de Kurt Masur. Sa passion pour le chant s’est précisé avec notamment une participation à la formation Fromtwo avec un mélange de musique classique, de jazz et d’électro. Depuis 2017, une carrière solo s’est imposée à elle. Kirane est un nom comme un hommage à ses origines amérindiennes et signifie Rayon de lumière dans l’obscurité. Elle débute avec Jour, avant un second EP Nuit à paraitre au printemps 2022.  Les 6 morceaux contiennent une vraie sensibilité portée par cette voix qui cache une vraie profondeur envoutante. Les textes se veulent poétiques et intimistes, balayés par ces vocalises qui font décoller très haut. Ce premier EP a été réalisé avec Jean Charles Versari. Je suis moi-même débute avec la voix mêlée au piano avant l’apparition de l’orchestration et des vraies envolées lyriques qui scotchent au siège. Memory continue dans ce mélange de paroles poétiques et de voix angélique, avec un violon profond. Sa clientèle donne encore plus de voix en liberté pour ouvrir une vraie lucarne de mélancolie désincarnée. Le plan grand froid est légèrement plus rythmé avec des paroles presque sépulcrales, I wanna feel louvoie dans des contrées trip hop qui renouvelle l’ambiance du EP, Les armes offre une batterie plus puissante accompagné d’un violoncelle pour une tentative plus martiale.

Les 6 morceaux sont une vraie réussite musicale et poétique. L’univers de Kirane se veut profond et mélancolique, sa voix enivre et donne envie de suivre cette artiste à la carrière en train de décoller.

« Age of rage » : le geste époustouflant de mise en scène d’Ivo van Hove

Ivo Van Hove, le retour !
© Jan Versweyveld

« Age of rage » : le geste époustouflant de mise en scène d’Ivo van Hove

Ivo van Hove, maître incontesté et incontestable d’un théâtre hors norme revient à La Villette et réunit en un seul récit Iphigénie, Les Troyennes, Hécube, Agamemnon, Elektra et Oreste. Et à travers ces tragédies antiques, interroge la mécanique diabolique du pouvoir et son impact sur la radicalisation des sociétés. Après Romeinse Tragedies et Kings of War, « Age of Rage » s’inspire du destin mémoriel des figures majeures de la famille royale des Atrides et nous livre dans un geste puissant autant visuel que théâtral, la destinée sacrificielle de cette famille, frappée par la malédiction et sa répétition. Un choc.

Une mise en scène époustouflante et percutante 

Dans des scènes crues et des couleurs vives, l’inexorable déclin des Atrides se déploie sur fond de guerre de Troie. Provoquée par l’orgueilleux Tantale, qui nargue les dieux en leur servant son propre enfant comme repas, une malédiction éternelle le frappe en représailles ainsi que toute sa progéniture, et lance une chaîne insensée de meurtres et de vengeances. Les atrocités commises dans « Age of Rage » trouvent leur légitimité dans une guerre, une réparation, une vengeance. Dès lors la violence se trouve monopolisée par celles et ceux qui détiennent le pouvoir : reines, rois, généraux, membres de familles haut placées en quête de justice. En utilisant la violence, ils gagnent ou conservent leur puissance.

Les meurtres planifiés et exécutés révèlent les mécanismes du ressentiment et de la marginalisation qui pousse à la radicalisation : l’incapacité à se faire entendre, l’émergence d’une vision étroite, la culture de la victimisation, l’appel à des pouvoirs et à des idéaux supérieurs, la disparition de toute voix dissidente, la conviction que la violence est le seul moyen de transformer le monde en mieux, comme un objectif supérieur et légitime.

Une énergie rock infernale

Dans une mise en scène époustouflante et cinématographique, Ivo van Hove frappe fort. Il met au centre de l’action les damnés de la tragédie grecque en quête éperdue de reconnaissance qui affrontent alors sans relâche l’anéantissement d’une humanité tout entière. La troupe s’empare avec frénésie du jeu de massacre, à l’abri de séquences littéralement chorégraphiées et aux prises entre le déchainement et la fureur. Le tout porté par une énergie rock infernale, puisqu’une musique jouée en live par le groupe Bl!ndman accompagne de concert la descente aux enfers.

En revisitant la tragédie, Ivo van Hove façonne à l’abri d’une fluidité de jeu, une traversée jalonnée de vengeance originel et confrontée à ses démons qui touchent et détruisent plusieurs générations successives, marquées au fer rouge par de nombreux renversements. Où la malédiction et la défiance qui les frappent font surgir sur la plateau des tableaux qui imprègnent pour longtemps les esprits.

Si « Age of Rage » donne à voir le destin inéluctable de la cité et de ses lignées fondatrices après de longues années de guerre, c’est aussi une vision de notre monde et de ses mécanismes de violence qui excluent et bannissent des hommes et/ou des communautés. Car confrontés à une volonté d’émancipation d’un peuple, d’un cercle, les dirigeants préfèrent l’affrontement à la concertation prisonniers d’enjeux de pouvoir et de desseins hégémoniques.

Ivo van Hove signe là une fresque monstre, haletante et foisonnante.

Dates : du 27 novembre au 2 décembre 2021 (durée 3h45) – Lieu : La Villette (Paris)
Mise en scène : Ivo Van Hove

Les Matriarches, Prix des libraires 2021, J’aime le livre d’art (Albin Michel)

Les Matriarches, Prix des libraires 2021, du livre d’art et du beau livre (Albin Michel)

Publik’Art est heureux de vous annoncer cette très bonne nouvelle : Les Matriarches, de Nadia Ferroukhi vient de recevoir le prix des Libraires 2021 dans la catégorie du livre d’art et du beau livre.

Publik’Art l’avait présenté comme son coup de coeur : Les Matriarches

COMMUNIQUE DE PRESSE  du 25 novembre 2021
La 4e édition du Prix des Libraires « J’aime le livre d’art » 2021
récompense le livre événement
LES MATRIARCHES
aux éditions Albin Michel.

Le Prix a été remis ce jeudi 25 novembre 2021 au cours d’une réception à l’Institut
national d’histoire de l’art, en présence de son directeur, Éric de Chassey, par Pascale Le
Thorel présidente du groupe Art et Beaux Livres et de l’Association pour le rayonnement du
beau livre. Les auteurs de l’ouvrage lauréat, Nadia Ferroukhi et Laure Adler, ainsi que
toute l’équipe éditoriale d’Albin Michel étaient présents lors de la cérémonie.
Cela fait 5 ans maintenant que « J’aime le livre d’art » est devenu un véritable label de qualité.
Cette année, avec une participation record de plus de 400 librairies et de 30 éditeurs, nous
sommes fiers de poursuivre et d’amplifier cette promotion du beau livre avec l’Association pour
le rayonnement du beau livre. « On sent un véritable engouement pour le livre d’art cette
année. Les éditeurs et les libraires n’ont jamais été aussi réactifs » précise Pascale Le Thorel.
Les Matriarches de Nadia Ferroukhi
Présenté par Laure Adler
Albin Michel, 35 euros
« Dans nos sociétés dites modernes, l’égalité des sexes est loin d’être acquise. L’image
des femmes reste encore trop souvent associée au “sexe faible”. Pourtant, dans certains
endroits du monde, il en va autrement. Pendant dix ans, je suis allée à la rencontre de
femmes qui structurent la vie économique et sociale de leur communauté, tout en
assurant la transmission de la lignée, du nom, du patrimoine et de la culture ».
Nadia Ferroukhi
Ce livre est une invitation à entrer dans ces dernières “sociétés de femmes” : de
la Bretagne à la Chine en passant par le Mexique, un voyage à la rencontre de dix
communautés aux quatre coins du monde.
Les autrices

Nadia Ferroukhi, photoreporter, est diplômée en relations internationales.
Polyglotte, elle explore le monde avec son appareil photo et depuis dix ans, le parcourt à la
rencontre des sociétés de femmes pour les plus grands magazines.

Laure Adler est journaliste, historienne, écrivaine, et productrice chez France Culture mais
également spécialiste de l’histoire des femmes et des féministes au XIXe et XXe siècles.

A propos de l’association pour le rayonnement du beau livre :
L’association pour le rayonnement du beau livre, émanation du groupe Art et Beaux Livres du
Syndicat National de l’édition, a été créée en 2020. Elle assure l’organisation et les évènements
du groupe, notamment « J’aime le livre d’art ». Présidée par Pascale Le Thorel (directrice des
éditions des Beaux-Arts de Paris et présidente du groupe Art et Beaux Livres au SNE), le bureau
se compose de Nicolas de Cointet (Albin Michel), Christophe Stoop (BNF) et Matthieu Flory
(Norma éditions).
À propos du groupe Art et Beaux Livres du SNE :
Le groupe Art et Beaux Livres, présidé par Pascale Le Thorel depuis 2009, défend avec l’appui
de son chargé de mission, Guillaume Foussard, le livre d’art (art, design, photographie,
architecture, etc.) et le beau livre. Éditeurs privés et publics se côtoient pour développer des
projets collectifs et communiquer ensemble autour du livre d’art, à l’échelle nationale comme
internationale. En 2010, le groupe lance www.livresdart.fr, le premier portail des éditeurs d’art
et de beaux livres.
À propos de la Fondation Khöra-Institut de France :
Créée en 2000, la Fondation Khôra-Institut de France aide les chercheurs, écrivains ou
personnes intéressées par l’étude et l’histoire culturelle du genre humain, en attribuant des
bourses ou prix. Elle concourt également à toute œuvre à caractère humanitaire, littéraire,
artistique ou patrimonial.

Selon un sondage IFOP, sur l’image et la réception du livre d’art/beau livre par le public : pour 86 %
des sondés le livre d’art et le beau livre permettent de s’instruire tout en se faisant plaisir. Pour 79 %
c’est un cadeau vraiment personnalisé et pour 76 %, il est original et sophistiqué. Enfin, 61 % pensent
faire plaisir en offrant un livre d’art.

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Le duo Weekend Affair dévoile son album très électro-pop Quand vient la nuit le 26 novembre

Weekend affair est un duo féru de chansons électro-pop aux textes poétiques. Cyril Debarge (We Are Enfant Terrible) et Louis Aguilar s’inscrivent dans une veine chanson française dans la lignée des illustres anciens comme Alain Bashung, Etienne Daho ou Benjamin Biolay, avec des paroles finement ciselées et des mélodies douces amères à écouter à partir du 26 novembre avec l’album Quand vient la nuit.

De la chanson française au dessus de la moyenne

Originaires du Nord de la France, les deux membres de Weekend Affair ont sorti en préambule le morceau Fini de jouer pour donner le ton. Après l’album Du Rivage en 2018 et les singles Descends en 2017 et Duel en 2016, ils reviennent avec leur électro-pop lancinante. Le compositeur des chansons se nomme Cyril Debarge et les textes mélancoliques sont l’oeuvre de Louis Aguilar, souvent drôles voire piquants, et qui les met lui-même en harmonie à l’aide de sa voix rauque et profonde. Les 2 compères ont quelques années d’expérience au compteur dans le monde de la musique, avec quelques collaborations fructueuses pour des artistes comme Yuksek, Albin de la Simone, Julien Doré, Rubin Steiner et Pomme. Ils révèlent maintenant un album rempli de 11 titres issus de premiers travaux enregistrés dans un home studio par Cyril avant que Louis n’enregistre de voix chez lui. Puis les voix définitives ont été enregistrées avec les membres du groupe électro-pop amiénois Edgär, Antoine Brun et Ronan Mézière. Travail seul, travail collaboratif, c’est un fonctionnement qui leur convient en strates successives. Dans cet album, ils alternent entre morceaux plutôt lents, des sonorités de charley ou de basse, très classique en somme, mais surtout très introspectif. Du temps est passé depuis le précédent album plus léger et noctambule, le temps a fait son oeuvre, la sagesse aussi certainement. L’heure est à l’introspection et à des thématiques plus personnelles, et ça fonctionne. Les chansons s’écoutent avec plaisir pour des chansons qui détonnent dans le paysage de la chanson française, la sincérité est de mise, et ça s’entend.

L’album Quand vient la nuit du duo Weekend Affair est une excellente surprise, à découvrir le 26 novembre pour un beau shoot de chanson française de qualité.

Le duo Ottis Coeur fait paraitre son EP très rock Juste derrière toi le 26 novembre

Après le morceau Cœur à Corps dévoilé en septembre, Ottis Coeur dévoile un EP intitulé Juste derrière toi. Tous les morceaux ont été composés et enregistrés durant la parenthèse subie du premier confinement. Pas d’artifices pour un EP digne des plus grandes expériences artisanales faites à la maison. Deux micros pour les voix entremêlées des 2 chanteuses Margaux et Camille, une guitare, une basse, une batterie, pas besoin de plus pour s’échapper très loin de la réalité grisâtre. .

Un EP en liberté

Les 2 membres du duo Ottis Cœur ont pris le parti de conserver les premiers enregistrements pour garder intacte toute leur fraicheur et leur spontanéité teintées d’urgence et de vulnérabilité. Pas de calcul ni de plans à long terme, juste l’envie de se libérer avec des chansons qui leur ressemblent. L’énergie se marie à la créativité dans un EP rempli de puissance, rappelant la démarche punk dans son immédiateté. Camille et Margaux racontent leurs histoires et leurs expériences de vie, amoureuses et professionnelles, pour tenter de comprendre ce qui a parfois mal marché. Le questionnement touche aussi leur rapport au corps, ce qui s’exprime avec des guitares puissamment saturées et des morceaux qui révèlent leur envie d’en découdre. Le mix de l’EP a été réalisé au Labomatic studio par Bénédicte Schmitt dans l’objectif de préserver la forte impression de spontanéité qui suinte des prises faites dans un dénouement quasi total. Le mastering réalisé par Domnique Blanc-Francart respecte également cette ambition de livrer des morceaux bruts et écorchés.

Le premier confinement a conduit beaucoup d’entre nous dans un isolement anxiogène, la création et l’enregistrement de cet EP ont été un échappatoire salutaire pour un duo qui a des choses à dire, féministes et investies. L’émancipation n’est pas loin pour ces deux filles qui voient une bonne raison d’espérer dans l’avenir avec ce projet qui leur ressemble.


Concerts à venir:

04/12 : Les TransmusicalesRennes

10/12 : Rover + Ottis Cœur // Paul B. – Massy

Les Chiens de Navarre se paye la famille : hilarant

Les Chiens de Navarre se paye la famille : hilarant
Les Chiens de Navarre © Philippe Lebruman

Les Chiens de Navarre se paye la famille : hilarant

Les Chiens de Navarre ont l’habitude de mordre là où ça fait mal. Cette fois, ils s’en prennent à la famille avec pour cette nouvelle création, un titre sonnant comme un avertissement : « Tout le monde ne peut pas être orphelin », qui en dit long sur l’esprit ravageur qui va déferler à tombeau ouvert sur les affres de la si jolie petite famille ! Un jeu de massacre à la hauteur du carnage annoncé où le public installé en face à face, dans une scénographie bi-frontale, assiste, médusé, à l’étrillage qui est l’œuvre.

Car c’est quoi la famille ? : La dinde de Noël ? Des figures imposées ? De l’amour à tout prix ? La reproduction des névroses ? Une surprotection ?. Pour Jean-Christophe Meurisse, c’est avant tout une histoire de violence contre laquelle il lâche sa meute – rejointe par les ex-Deschiens Olivier Saladin et Lorella Cravotta – qui met en charpie le sacro-saint vivre ensemble et son hypocrisie sociale. Jouissif !

La guerre est déclarée

Dans la salle à manger installée entre une cuisine ouverte et un salon planté de son inévitable sapin, les sept comédiens incarnent une famille banale réunie pour un réveillon de Noël au coin du feu. Mais l’ambiance en prend un sacré coup lorsque les parents (les excellents Lorella Cravotta et Olivier Saladin) annoncent à leurs enfants qu’ils comptent vendre la maison pour aller vivre au Portugal. Dès lors, tout part en vrille. Et comme toujours chez les Chiens de Navarre, les réactions sont exacerbées, les saynètes poussées jusqu’à leur paroxysme, dans un déchaînement de violence clownesque.

Une passe d’armes aussi vacharde que cruelle où les parents en anciens soixante-huitards revendiquent sans complexe l’égoïsme d’une génération qui ne laisse derrière elle que des miettes et s’offusquent du conformisme lénifiant de sa progéniture. Un portrait de famille au vitriol où les beaux-enfants sont considérés « encore plus cons » que les enfants tandis que la mère nous renvoie à une Médée dévorante dans une scène gore et d’anthologie !

Passant de l’humour potache aux scènes scato, d’épisodes déjantés à des moments plus poétiques avec la vieillesse du père, la mort de la mère tandis que la voix d’Aznavour entonne « la Mamma », le propos corrosif pointe à gros traits mais avec acuité, les travers de notre époque où se dynamite la relation parents-enfants et se scrute leur rapport au monde d’où émergent immanquablement leurs frustrations, leurs rancœurs, leurs non-dits, leurs névroses et leurs actes manqués.

Dans cet univers dévasté, la famille est un réceptacle où si chacun des membres ne peut tout dire, tous tentent désespérément de s’en sortir à travers leurs instincts de survie.

La mise en scène très maîtrisée et rythmée de Jean-Christophe Meurisse, portée par un collectif au diapason et en osmose totale, accompagne avec brio cette embardée à l’énergie jusqu’auboutiste et galvanisante. Le tout accompagné d’une bande-son aux petits oignons dans le pur esprit de la satire qui vient suspendre et immortalisé le moment fatidique. Bravo !

« On ne délire pas son père et sa mère, on délire le monde » (Gilles Deleuze, l’Abécédaire).

Dates : du 26 au 27 novembre 2021 – Lieu : La Ferme du Buisson (77 Noisiel)
Metteur en scène : Jean-Christophe Meurisse

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