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Le groupe Ez3kiel révèle son fascinant concept album La mémoire du feu le 7 janvier 2022

Le nouvel album d’EZ3kiel est foisonnant par ses rythmiques très recherchées et ses sons à la frontière de la musique expérimentale. Les membres originaires de Tours multiplient les ambiances pour un album qui ne cesse de surprendre écoutes après écoutes.

Un concept album séduisant

La mémoire du feu se veut consciemment un concept album entre musique et littérature. L’album est le fruit de la collaboration entre les 3 musiciens Johann Guillon, Stéphane Babiaud et Nicolas PUAUX (Narrow Terence, Narco Terror) et l’auteur de polar Caryl Ferey (Zulu, Mapuche, Condor). L’album raconte l’histoire de 2 presque jumeaux nommés Diane et Duane, unis par un amour brûlant et qui se consume au fil d’une saison en enfer pour finalement renaître de ses cendres. La musique et la poésie se mélangent pour souligner la persévérance de l’être humain. L’album de 45 minutes alterne entre morceaux chantés, morceaux parlés et plages instrumentales pour évoquer le destin tourmenté des 2 protagonistes. Les morceaux chantés sont interprétés par les voix magnétiques et puissantes de Jessica Martin-Maresco / Diane et de Benjamin Nerot / Duane. L’actrice Olivia Nicosia fait office de chœur à la manière antique pour des interventions comme des interludes entre les chansons. Elle narre en spoken words les tensions intérieures des 2 amants. Les morceaux instrumentaux, soulignent la dramaturgie d’un album qui surprend pas sa force, à la manière des oeuvres classiques de Bach, littéralement. Le groupe électro rock instrumental EZ3kiel fait un pari osé mais gagnant en utilisant les textes en français de Caryl Ferey, pour une oeuvre vraiment singulière et passionnante. Cette marche en avant était risquée mais le résultat est à la hauteur de l’investissement, c’est vraiment prenant et le disque s’écoute du début à la fin. 

La Mémoire du Feu est un album concept vraiment attractif, sans limite et à la portée universelle. Le mélange de rock et d’électronique mâtinés de folk accouchent d’une musique à découvrir absolument.

Marché noir, un thriller iranien très tendu à découvrir en salles le 5 janvier 2022

2022 est peut-être bien l’année du thriller iranien, tout comme 2021. Après le récent La Loi de Téhéran, Marché Noir suit les mêmes traces tendues. Crimes scabreux et vendetta modifient l’existence de personnages parfois pris de remord, parfois sans vergogne au cœur d’un système d’échange de devises, interdit par le régime des mollahs, mais très rémunérateur. De quoi motiver les âmes simples et avides d’ascension sociale.

Un film entre cauchemar et réalité

Le héros Amir, interprété par Amirhosein Fathi sait tout mais il ne dit rien. Car il est tiraillé entre les intérêts de sa famille, les impératifs économiques de son activité et sa conscience. Quand plusieurs individus sont retrouvés morts de froid dans le frigo d’une usine d’abattage de viande, il ne sait pas sur quel pied danser. Le film va révéler le vrai contexte de ce crime odieux, entre Iran et Irak, trafic de devises et vengeance familiale. Le héros semble constamment aux aguets, désireux d’aider mais aussi d’éviter les problèmes, que ce soit avec la justice ou avec la famille des défunts. Le rythme du film montre petit à petit l’envers du décor, les paris, les trafics, les rivalités économiques et la soif d’argent des possédants que rien ne permet d’étancher. Le contexte particulier de l’Iran, pays coincé cans une région pleine de tensions et de rivalités, ajoute encore un peu plus à la pression ambiante. Le thriller iranien, primé à Reims Polar, devait sortir début octobre 2021, il est repoussé à janvier 2022 du fait du contexte sanitaire.

Le titre original du film est The Slaughterhouse, tout un programme pour ce film qui multiplie les fausses pistes jusqu’à la revanche finale, tellement cruelle mais dans le ton de ce thriller sans pitié.

Synopsis: Expulsé de France, Amir retourne vivre chez sa famille en Iran. Par solidarité avec son père, il se retrouve impliqué dans un crime et va devoir fréquenter le traffic de devises étrangères au marché noir. Mais la culpabilité le ronge…

Où est mon nounours ? un album tout-doux pour tout-petit (Usborne)

Où est mon nounours ? un album tout-doux pour tout-petit (Usborne) 

Publik’art vous a déjà fait découvrir les livres tactiles des Editions Usborne, dans leur belle collection Les tout-doux :

Où est mon lapin ?

Où est mon éléphant ?

Où est ma fée de Noël ?

Publik’Art augmente sa collection des tout-doux de chez Usborne avec la sortie du dernier album dans un beau coffret : Où est mon nounours ? un album avec un petit nounours en peluche, vraiment tout doux !
Avec son nez trop doux, ses pattes trop rêches, ses oreilles trop poilues…

Cette fois-ci, non seulement, le tout jeune lecteur pourra toucher son livre et ses différentes matières, mais il pourra en même temps câliner sa petite peluche.
Que du bonheur !

Où est mon nounours ? un très chouette album à offrir à nos charmants bambins !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : novembre 2021
Auteur : Fiona Watt
Illustrateur : Rachel Wells
Editeur : Usborne
Prix : 7,95 €

Infos de l’éditeur :


Auteur : Fiona Watt
Illustrateur : Rachel Wells
Editeur : Usborne
Prix : 15 €

J’étais à la maison, mais…, film conceptuel d’Angela Schanelec, sortie le 5 janvier 2022

Film allemand conceptuel s’il en est, J’étais à la maison mais… enchaine les ambiances surréalistes avec des personnages comme autant de métaphores du réel. La mise en scène d’Angela Schanelec fait le reste avec un réalisme exacerbé et une humilité qui rend ses intentions accessibles. Les énigmes à tiroirs parcourent le film et chacun pourra y trouver sa propre compréhension à force de patience et de persévérance. Le film devait sortir le 25 novembre 2021, mais la sortie a été déplacée au 5 janvier!

Une fascinante étrangeté

Si l’hommage à Ozu se révèle dès le titre (J’ai été diplômé mais…, J’ai été recalé mais…), J’étais à la maison, mais … présente des individus plongés dans le réel mais profondément décalés. Le jeune Philippe, 13 ans, revient dans la maison familiale après une disparition de plusieurs jours en forêt alors qu’Astrid, sa mère, semble voguer dans son monde intérieur. Et que dire de la petite sœur de Philippe, toujours absente. Les personnages se côtoient mais ne se connaissent pas vraiment, chacun reste une énigme pour ses proches dans une diatribe métaphysique non point exacerbée mais toujours en filigrane. J’étais à la maison, mais… évoque surtout l’incommunicabilité entre les êtres, l’impossibilité de s’ouvrir comme d’obtenir la parole d’autrui, pour des raisons physiques ou éminemment personnelles. Les paroles de chansons ou les monologues de théâtre ne sont que des récitations sans emprise sur l’esprit de celui ou celle qui les récite. Le film reste sans explications, l’épure est reine et Angela Schanelec creuse le sillon radical de l’Ecole de Berlin qu’elle créa il y a 20 ans avec Thomas Arslan (Gold) et Christian Petzold (Barbara, Phoenix). Les séquences mystérieuses s’enchainent et certains se désintéresseront faute de didactisme. L’angoisse sous-jacente n’est pourtant pas une impasse, l’impossibilité de communiquer est un concept suffisamment universel pour toucher un large nombre de spectateurs.

J’étais à la maison, mais… a tout du conte moderniste fait de solitude et de violence silencieuse. La société ordonne à chacun de jouer un rôle, il est possible de le refuser et de rester soi-même, même au sein de la ville, même au sein du foyer. Conceptuel, pour le moins!

Synopsis: Alors qu’il avait totalement disparu, Phillip revient à la maison au bout d’une semaine, blessé au pied, sans aucune explication ni un mot pour sa mère Astrid. Aidée par son professeur elle cherche à répondre à des questions sans réponses: qu’était-il parti chercher ? Se confronter au sentiment d’impuissance face à la force de la nature provoqué par la mort de son père ?

L’oiseau de pluie, très joli conte (Le Père Castor)

L’oiseau de pluie, très joli conte (Le Père Castor)

Le Père Castor nous propose une très belle histoire avec ce petit album à la couverture cartonné : L’oiseau de pluie.

Banioum est un petit garçon qui habite en Afrique. Son pays souffre terriblement de la sécheresse. Banioum demande auprès de sa grand-mère, puis de son père, et également auprès du Grand Sage de son village, si l’oiseau de pluie pourrait sauver leur village. Certains disent oui, d’autres non.

Alors, Banioum décide qu’il lui fallait à tout prix ramener l’oiseau de pluie à son village pour qu’il amène la pluie.

Même les animaux de la brousse vont l’aider pour capturer ce fameux oiseau.

Mais quand il le ramène au village, rien ne se passe comme Banioum le veut…
On ne fait pas ce qu’on veut avec la Nature !

L’oiseau de pluie est un très joli conte que les éditions du Père Castor viennent de rééditer ! Pour le bonheur de tous !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2022
Auteur : Monique Bermond
Illustrateur : Kersti Chaplet
Editeur : Père Castor
Prix : 5 €

Une BD qui porte bien son nom avec la reparution de Dans la secte aux éditions La Boîte à Bulles le 5 janvier 2022

Le personnage de Marion mène une vie lambda dans notre société moderne, tiraillée entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle. La fatigue et les tourments la rendent particulièrement vulnérable, la déprime guette, si ce n’est la dépression.. Aussi quand elle rencontre ce qui ressemble à un bon samaritain qui lui présente un cocon protecteur et rassurant, elle se laisse convaincre. La BD Dans la secte montre les dangers d’une secte toute prête à vous dévorer tout cru vous et votre argent si vous ne faites pas attention.

Un récit pour alerter et prévenir

La BD montre bien qu’il ne suffit pas d’être dans la marge et particulièrement instable pour se laisser séduire par le fonctionnement d’une secte. Le manque de confiance en soi et l’envie de passer à autre chose sont suffisants pour tendre l’oreille et se laisser séduire. Marion, plombée par sa carrière professionnelle brinquebalante et sans perspectives de vie amoureuse, est une proie facile. Pourtant elle est équilibrée et intelligente, mais le discours qu’elle entend lui plait, améliorer son rapport aux autres, avoir une vie plus intéressante et œuvrer pour un monde meilleur, pas critiquable en l’état. Mais voilà, elle ne voit pas les avanies survenir, les demandes d’argent incessantes, le rythme harassant d’une vie communautaire qui empêche de réfléchir et de prendre du recul, elle tombe dans un piège bien connu. Car ce que propose la secte, ce n’est pas juste d’aider son prochain, elle prend aussi l’argent et étend son emprise sur l’existence toute entière de ses membres. L’enthousiasme initial laisse vite place au doute face à des méthodes confinant à la propagande fasciste. Le récit montre une plongée toute en douceur, sans effets spectaculaires ni grande tragédie, le fonctionnement de la secte se laisse du temps pour saper le moral et se rendre indispensable. Le dessin rappelle celui du célèbre duo Dupuy / Berberian pour plus de réalisme et de pertinence. Le récit fait froid dans le dos, rappelant parfois la manière de procéder de certaines entreprises capitalistes qui elles-mêmes mènent. leurs troupes au désespoir.

Dans la secte se veut être un témoignage sur une jeune femme qui tombe dans un piège mais fort heureusement parvient à s’en sortir sans trop de dommages, ni séquelles psychologiques ni ruine financière. Cette réédition souligne la pédagogie du récit et sa grande clarté, inscrite dans un quotidien qui pourrait concerner n’importe qui.

Synopsis: Dans la nuit, Marion court pour attraper son train. Elle désire partir au plus vite. Mettre des kilomètres entre elle et cette secte où elle vient de passer plusieurs mois. Dans la tranquillité du train qui file vers Paris, la jeune fille se souvient de l’itinéraire qui l’a menée jusqu’ici. Conseillée par un ami qui prétendait l’aider à sortir d’une mauvaise passe, elle a mis le doigt dans un engrenage dont il lui faudra des années pour s’extirper entièrement. Une réédition enrichie d’un cahier de prévention, qui a été offerte par la MIVILUDES aux 11’000 CDI de France.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Patrice Guillon / Louis Allloing

Nombre de pages / Prix: 104 pages / 14,50 euros

Tassili, une femme libre au paléolithique aux éditions La Boîte à Bulles, parution le 5 janvier 2022

Tassili une femme libre au paléolithique se déroule il y a très longtemps. Des personnages évoluent au sein d’une nature luxuriante située dans le Sahara… Dur à croire aujourd’hui, pourtant ce lieu désormais hostile regorgeait semble-t-il de verdure. Beaucoup de dialogues entre les protagonistes, Djané la femme avide de liberté et de changement, et les membres de son clan. Cette tentative a quelque chose de maladroit, donner des idées d’aujourd’hui à des individus d’alors est quelque peu troublant. Cette manie de vouloir réécrire l’histoire sévit dans tous les arts, et pourquoi pas.

Une époque mal connue

C’est alors que le paléolithique doit laisser la place à l’ère plus moderne du néolithique que se situe cette intrigue. La civilisation n’est pas encore vraiment là mais des peintures rupestres s’apprêtent à traverser les âges jusqu’à nous et les codes anciens vont changer de manière irréversible. Le clan de chasseurs-cueilleurs compte une jeune femme pleine de jugeote et d’idées, elle ne veut pas voir l’ordre ancien perdurer, elle propose du changement. Non plus un homme pour plusieurs femmes, pas une place qu’avec les enfants, mais une vraie destinée dans un monde qui va lentement évoluer. Elle a conscience des conséquences de l’activité humaine sur l’environnement, elle se demande si la faune et la flore ne vont pas pâtir de l’activité incessante de son clan en pleine expansion. Les coutumes archaïques conduisent pour elle tout droit à la catastrophe, ses propos dérangent, beaucoup ne veulent pas voir l’ordre ancien et les traditions remises en cause, même si Le sol s’effrite et que certains animaux commencent à disparaitre.

Le combat que mène Djané dans cette BD ressemble beaucoup à certaines luttes actuelles pour changer le mode de vie d’une société humaine surpeuplée et trop consommatrice d’énergies fossiles polluantes. Son désir d’émancipation et sa volonté de lâcher prise avec les règles rigides héritées de ses ancêtres ont une consonnance très actuelle. De quoi nous-mêmes réfléchir sur le monde qui nous entoure.

Synopsis:

À la fin du paléolithique, un clan de chasseurs-cueilleurs évolue au cœur du Tassili, une région saharienne alors riche en faune et en flore. Au sein de ce groupe vit Djaré, une jeune femme avide de liberté, d’amour et de changement.

Djaré est une jeune femme habile de ses doigts : elle aime confectionner des outils et a découvert que les plantes pouvaient se semer, la terre se travailler… Mais n’est-ce pas là contrarier les esprits ?

Djaré aime Doro, un vaillant chasseur. Mais comme toutes les femmes du clan en âge de procréer, elle n’a le droit de se donner qu’à Ghat, le meilleur guerrier de la famille.

Djaré aimerait prendre son indépendance. Elle pense que les membres du clan devrait bien plus se mélanger avec ceux d’autres tribus, et cesser de continuer à se reproduire entre eux.

« Tassili », c’est l’histoire d’un combat pour l’émancipation, celui d’une femme qui lutte pour permettre le passage à un nouveau mode de production et de vie, qui lutte aussi pour l’amour, pour que chacun puisse choisir qui il veut aimer. Un combat pour instaurer un monde nouveau, le néolithique.

Une page d’histoire humaine qui se déroule au sein d’un Sahara inattendu, luxuriant, tel que nous ne l’avons jamais vu ; un paradis terrestre ou sont nées les fameuses peintures rupestres de Tassili.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Fréwé / Maadiar

Nombre de pages / Prix: 128 pages / 20 euros

Top 10 Cinéma : le meilleur de l’année 2021

L’humanisme rageur au coeur d’une année de reconquête.

Pandémie année 2 : sommes-nous sur la bonne pente ? La non-fermeture des lieux de culture en ce mois de décembre où tous les curseurs se sont à nouveau emballés peut le laisser penser. Au-delà de célébrer une année presque pleine où Hollywood aura été moins frileux pendant que la grande bataille des salles et de la VOD bat sont plein, il est à surligner d’un marqueur rouge que l’optimisme est grandement de retour après une année 2020 maussade. Certes, LE fameux virus reste plus menaçant que jamais, mais le cinéma, et plus généralement la Culture, ont su tirer leur épingle du jeu. On a jamais été aussi friand de lecture, de concerts, de partages, de conseils, de vie.

10 – Les choses humaines (Yvan Attal – France).

Détendus de pouvoir prendre le métro sans masque.

Yvan Attal commence à se forger une carrière de réalisateur touche-à-tout plutôt intéressante. Passé le trouble de le voir fondu parfaitement en une seule personne avec son ex-compagne Charlotte Gainsbourg, à travers les traits de leur fils Ben, on se laisse agréablement surprendre par ce fait divers au relent très actuel : la question du consentement et où démarre le viol. Se jouant merveilleusement bien du spectateur, avec son approbation, Yvan Attal orchestre un savant mélange des genres et soulève énormément de problématiques en y interrogeant à tour de rôle la célébrité, la culpabilité, la religion, le tabou voire même le voyeurisme à travers nous. La distribution est bluffante, surtout la révélation Suzanne Jouannet. Le réquisitoire final laisse pantois. A travers ses mots, sa direction artistique, l’intensité de ses acteurs.

9 – Falling (Viggo Mortensen – UK).

« Le Républicain, c’est moi ! »

Chose rare : un 2e film réalisé par un acteur dans ce classement. Et ce coup-ci, un néophyte : l’excellent Viggo Mortensen. Et pour corser la difficulté quoi de mieux que de tourner dans son propre premier film ? Et là encore, comme souvent avec le danois, c’est une vraie lumière. Le sujet pouvait être sacrément casse-gueule, surtout après l’excellent The Father sorti cette même année : la dégénérescence de nos aïeux. Et à ce petit jeu, le duo qu’il forme avec le toujours très bon Lance Henriksen n’a rien à envier à la paire Zeller/Hopkins. Bien au contraire, en saupoudrant le tout de mal de sujets d’actualité et en inscrivant papi Républicain dans la place, il y a là matière à autant s’insurger, que s’émouvoir, voire rires aux éclats parfois. Un beau coup d’essai Viggo !

8 – Blue Bayou (Justin Chon – USA).

Une dernière danse avant que Jean rouspète.

Doté d’une photo assez démentielle, Blue Bayou représente presque tout ce que l’on adore dans le cinéma Indie US : des personnages écorchés par leur situation, des décors naturels bien plus proches du revers de la médaille du fameux rêve américain, et surtout un contexte social propre à ce melting-pot permanent qu’il constitue. Même s’il n’échappe pas à un certain manichéisme, Justin Chon fait preuve d’une vraie générosité dans son portrait des immigrants adoptés légaux devenus illégaux par un vide juridique volontaire. Le tout teinté d’une vraie poésie et d’une grande gourmandise artistique. Le final a littéralement emporté le coeur de votre serviteur.

7 – Hive (Blerta Basholli – Kosovo).

Objectif du jour : broyer les conventions.

Vous reprendrez bien une part de avjar ? Mais oui, vous savez bien la fameuse sauce kosovare à base de poivrons rouges grillés rendue célèbre par le film Hive. Cela pourrait bien être le prochain refrain connu par le tout Hollywood lors de la prochaine cérémonie aux Oscars tant cet écrin venu du Kosovo ne fait que briller et ramasser des prix partout où il passe depuis Sundance jusqu’au Cinemed de Montpellier. L’histoire : des veuves « en suspens » depuis le départ à la guerre de leurs maris décident d’unir leurs efforts afin de ne plus être à la merci du patriarcat désobligeant qui règne sur leur quotidien. Quoi de mieux que de bâtir leur entreprise sur ce qu’elles savent faire le mieux : le fameux avjar. Et ce avec toutes les contraintes morales, mentales et physiques que l’Homme peut faire peser sur la Femme. Un vrai film solaire et méditerranéen au contexte difficile.

6 – 007 Mourir peut attendre (Cary Joji Fukunaga – UK).

« James, on devrait s’asseoir sinon Jean sera colère ».

Et si la plus longue saga au cinéma pouvait se résumer au 5 films de Daniel Craig ? Impensable, mais tout de même. Intro brillante sous Martin Campbell, catharsis avec Sam Mendes, avant cette conclusion épique et déroutante chez Fukunaga, l’agent secret le plus célèbre de la planète, j’ai nommé James Bond, ce sera offert une vraie résurrection sous les traits de Daniel Craig. Ce dernier épisode ose tout ou presque comme une ouverture ultra-glaçante digne des thrillers les plus noirs, avant d’enchainer ses péripéties aux couleurs chaudes et réjouissantes des Pouilles et des Caraïbes. La photo de Sandgren y est exceptionnelle. Le Bond Mooresque cotoie celui de Connery avant de s’envoler vers une conclusion qui laissera personne insensible. Pour le meilleur et pour le pire, au service secret de sa Majesté.

5 – Teddy (Ludovic & Zoran Boukherma – France).

Quand la 26e vague arrive …

Attention, nouveau talent en approche ! En l’occurrence, on peut l’écrire au pluriel pour les jumeaux Boukherma. Biberonnés au film de genre, quoi de plus logique pour un premier film que de dépoussiérer le mythe du Loup Garou. Et l’une des plus grande réussite de cette entreprise est de ne pas le faire ressembler à un film de monstre dans sa globalité mais plutôt à un mix très réussi convoquant aussi bien Bruno Dumont, pour son humour absurde et sa contextualisation sociale, que M. Night Shyamalan pour son rapport aux personnages et la gestion du suspens. Un coup d’essai virtuose porté par celui qui fait un début de carrière sans faute : Anthony Bajon.

4 – St Maud (Rose Glass – UK).

« N’oubliez pas de faire vos prières du soir ».

Le film de genre le plus haut placé cette année est une antithèse de ce qu’on attend de lui. Certes, il y aura bien des vertèbres qui craquent, des noms d’oiseaux pas très catholiques ou encore des châtiments plutôt sévères, mais St Maud est bel et bien le verso de L’Exorciste et toutes sa déclinaison de film vomitif. Un contrepied brillant qui installe le mal-être par petite touche et distille son venin dans une relation aussi toxique pour le patient que le curateur. En l’occurrence, la troublante infirmière campée par l’incroyable talent de Morfydd Clark, véritable définition de la dévotion et du fanatisme. La réalisatrice Rose Glass nous guide inéluctablement vers un crescendo halluciné qui n’a rien à envier à celui d’Hérédité d’Ari Aster. On lui souhaite la même carrière.

3 – Minari (Lee Isaac Chung – USA).

Steven Yeun & Free.

Une vraie pépite humaniste se cache derrière Minari. Du nom de la petite bourgade dans l’Arkansas dans laquelle vienne de s’installer cette famille coréenne. La pure ruralité les y attend avec ce que cela comporte comme difficulté logistique et sociale. Pour surmonter ces péripéties, ils pourront compter sur la grande-mère fraichement débarquée de Corée. S’y ajouteront les mésaventures de l’âge, de la langue, des traditions, de l’insertion et évidemment de l’argent. Le magnétique et communicatif Steven Yeun porte alors sur ses épaules cette construction du Rêve Américain aux échos très contemporains et aux résonnances très Fordiennes à la fois.

2 – DUNE (Denis Villeneuve – USA).

Vole comme un Harkonnen, pique comme un Atréides.

Et si Denis Villeneuve réussissait l’impensable : adapter le chef d’oeuvre littéraire SF Dune. Lynch s’y est essayé avec un succès relatif. Jodorowsky n’est pas arrivé au bout. Après 2h36, force est de constaté que le Canadien semble pourtant bien parti pour inscrire sa saga parmi les classiques du 7e Art. On pourra lui reproché sa froideur ou la puissance dévastatrice et assourdissante de sa bande son. Mais c’est aussi ce qui forge sa légende. Autant que son esthétisme hallucinant de beauté dans la conception et la réalisation d’univers unique et si impactant visuellement. Le casting n’est pas en reste, convoquant ce qu’Hollywood fait de mieux, y compris les jeunes premiers Chalamet et Zendaya jusqu’à l’overdose. Vivement la suite !

1 – Sound of Metal (Darius Marder – USA).

Riz Ahmed légendaire !

Co-scénariste des premiers films de Derek Cianfrance, Darius Marder s’émancipe derrière la caméra sous les drums agressifs et déchargés de Riz Ahmed. Sound of Metal, c’est son histoire. C’est plutôt l’histoire de Ruben et Lou, écorchés par la vie pour diverses raisons, mais sur la voie de la rédemption. Leur couple enchaine les concerts jusqu’à ce que la surdité fait son apparition. Le crash de trop pour ses deux êtres lumineux à fleur de peau. La suite sera une merveille de film Indie qui sait croquer au plus près les âmes souffreteuses de l’Amérique contemporaine. A la qualité d’écriture du film s’ajoute une puissante exploration du handicap et de ses conséquences à l’heure de Big Pharma. Une immersion totale portée par deux des meilleurs interprètes de l’année 2021, Olivia Cooke et Riz Ahmed.

Top 10 Théâtre : le meilleur de l’année 2021

La Mouette d'après Anton Tchekhov sous le regard percutant de Cyril Teste
La Mouette, mise en scène Cyril Teste – © Simon Gosselin

Top 10 Théâtre : le meilleur de l’année 2021

Comme pour chaque fin d’année et sa rétrospective, nous nous sommes livrés au classement traditionnel des 10 meilleures spectacles de  l’année 2021. Le classement retenu s’attache à des écritures théâtrales nouvelles, singulières, audacieuses, revisitées ou plus intimes, portées par une qualité de jeu toujours extrême, sans oublier le one man show, pour un théâtre qui parle forcément de nous pour mieux parler des autres et donc du monde. Excellente année 2022 à tous.

1) « La Mouette », d’après Anton Tchekhov, adaptation et mise en scène Cyril Teste

2) « Les Frères Karamazov », d’après Fédor Dostoïevski, adaptation et mise en scène Sylvain Creuzevault

3) « Jamais labour n’est trop profond », conception et mis en scène Thomas Scimeca, Anne-Élodie Sorlin & Maxence Tual  

4) « La Cerisaie » d’après Anton Tchekhov, mise en scène Tiago Rodrigues

5) « Age of Rage », d’après Euripide et Eschylele, mise en scène Ivo van Hove

6) « Pfff », de Pierre-Emmanuel Barré 

7) « Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne », de Jean-Luc Lagarce, mise en scène Marcial Di Fonzo Bo

8) « Maman », de Samuel Benchetrit

9) « La Double Inconstance », de Marivaux, mise en scène Galin Stoev

10) « Ad Vitam », d’Alex Vizorek

Une palpitante exposition Dali, l’énigme sans fin à l’Atelier des lumières jusqu’au 2 janvier 2022

En 2021, l’Atelier des Lumières illumine ses murs avec des oeuvres du célèbre peintre espagnol et surréaliste Salvador Dali. Même immobiles, les tableaux semblent en mouvement, alors voir les motifs réellement s’animer a quelque chose de magique, avec les montres coulantes et éléphants sur pattes échasses. Ce sont 60 années créatrices qui sont révélées au son de la musique planante du groupe anglais Pink Floyd, un alliage parfait.

Une oeuvre singulière mise en mouvement

Les plus fanatiques de Pink Floyd reconnaitront les morceaux Time, Another Brick in the Wall, Shine on you Crazy Diamond ou Atom Heart Mother tandis que défilent les oeuvres exposées à travers le monde au Théâtre-Musée Dalí à Figueres, au Dalí Museum en Floride, au Musée Reina Sofía à Madrid, au MoMA à New-York, l’occasion d’admirer des oeuvres extrêmement fidèlement reproduites au cœur de Paris. L’occasion aussi de méditer devant des toiles aux multiples niveaux de lecture,, tant philosophiques que psychanalytiques, pour une plongée resplendissante dans un univers surréaliste profondément personnel. Les oeuvres sont déployées et animées sur le sol et les murs jusqu’à 10 mètres de hauteur, de quoi se laisser aller à un vertige assez unique. Les détails des coups de pinceau et des traits sautent aux yeux pour des jeux de matières qui dévoilent tous leurs secrets. Les peintures, dessins, photographies, installations, films et images d’archives soulignent la personnalité unique d’un peintre parfois considéré comme un illuminé avec sa célèbre moustache et son regard puissant. Obsessions pour l’étrange et le surnaturel cohabitent dans un parcours de 30 minutes qui ne cesse de surprendre. Le spectacle visuel est complété par quelques minutes consacrées à Gaudi avec des détails architecturaux et un focus particulier sur les détails de la Sagrada Familia.

Comme avec Klimt ou Van Gogh auparavant, le spectacle visuel est fascinant, ébouriffant, spectaculaire, dans le respect des règles sanitaires. Cet évènement se clôture le 2 janvier 2022, il faut donc se dépêcher avant de découvrir Cézanne à partir de février 2022, ça n’arrête jamais à l’Atelier des Lumières!

L’orchestre des animaux joue Beethoven, des Editions Usborne

L’orchestre des animaux joue Beethoven, des Editions Usborne

Publik’Art vous avait déjà fait découvrir les livres musicaux des Editions Usborne :
Le Carnaval des animaux, avec plusieurs extraits de l’œuvre de Camille Saint-Saëns.

Aujourd’hui, c’est la découverte de Beethoven, avec L’orchestre des animaux joue Beethoven. Une pure merveille. Notre coup de cœur !

Le principe reste le même. L’album est entièrement cartonné, très joliment illustré et nous fait découvrir Beethoven, sa vie et sa musique. Cinq extraits ont été sélectionnés : la symphonie n°5, la symphonie n°6, le concerto pour piano n°5, la symphonie N°9et le concerto pour violon.
C’est juste sublime !

Les illustrations sont très colorées et riches de multiples détails. Le jeune lecteur découvrira la vie de Beethoven et sa musique ! Il pourra également créer sa propre histoire basée sur son observation !

Même si les extraits ne durent que quelques secondes, l’enfant peut appuyer sur le bouton pour les réentendre à volonté ! Il est aussi possible d’écouter d’autres morceaux de Beethoven en allant sur la page usborne.com/fr/quicklinks

L’orchestre des animaux joue Beethoven, est notre coup de cœur ! A avoir absolument dans sa bibliothèque !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : novembre 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 13,50 €

Rencontre avec Kid Loco à l’occasion de la parution prochaine de son album Born in the 60s le 28 janvier 2022

C’est dans l’intimité de son petit chez soi et avec affabilité que Kid Loco, alias l’artiste et producteur Jean-Yes Prieur nous a reçu. Dans un salon rempli de livres et d’albums, il a accepté de revenir sur sa déjà riche carrière et d’expliquer ses intentions pour un nouvel album appelé Born in the 60s. Il hante la scène française depuis maintenant près de 40 ans et n’a pas fini de nous surprendre, à en juger par ses références répétées à un nouvel album à sortir… dans un temps indéfini. Né dans les années 60, Kid Loco invoque dans son nouvel album des madeleines de Proust issues de sa jeunesse. Born In The 60’s contient des reprises des Rolling Stones, des Stooges, de Pink Floyd, des Temptations, de quoi donner envie d’en savoir plus.

Un artiste constamment sur la brèche

Pour beaucoup, Kid Loco reste attaché à la période des années 90 où la French Touch a déferlé sur le monde avec notamment Air, Daft PunkEtienne De Crécy, Dj CamDimitri From Paris et Cassius. Avec son album de 1997 A Grand Love Story, Kid Loco a connu une renommée comme un arbre qui cache une forêt. Car si l’album l’a fait connaitre, ce serait réducteur de le réduire à ce simple épisode d’une longue carrière. L’artiste a commencé à confectionner des albums à la maison dès le début des années 80 avant de notamment travailler avec Bérurier Noir via son label Bondage Records. A travers ses propos, on sent l’amour du travail bien fait, quitte à se passer des grandes structures. Cette étape au cœur de l’univers rock tricolore a perduré jusqu’en 1989 avant de passer à autre chose, et plus précisément à l’électro avec des Samplers, des influences reggae et de l’électro à fond les ballons. Passé par la case DJ, Jean-Yves a fait émerger Kid Loco aux environs de 1995 avant de sortir un premier album remarqué au cœur de la vague French Touch. Les samplers font sa renommée grandissante, avant un second album moins couronné de succès et la rencontre avec Tim Keegan. Tous deux réalisent alors des reprises qui apparaissent sur l’album Kill your darlings. Le 3e album est réalisé au piano avec Kid Loco à la voix et des sensations plus pop. Voilà, c’est toute l’histoire d’une carrière où les influences se mélangent et où les routes se croisent. Suite à la réédition des premiers albums par Wagram à partir de 2009, la décision de faire un 5e album est prise alors que lui-même réalise alors beaucoup de productions et de remix. Aujourd’hui, ce sont 11 titres qui composent Born in the 60s; il y chante avec Tim Keegan également, pour faire ressurgir des morceaux marquants de son passé comme autant d’étapes d’une vie riche de rencontres. Arnold Layne de Pink Floyd est notamment marqué par un rythme très Boléro de Ravel sur le break du milieu pour se détacher de la version originale et marquer une vraie originalité. Sunny de Bobby Herbb fait écho à la version originale de la chanson achetée chez Gibert pour une vraie anecdote personnelle. En grand fan de Stax, Kid Loco reprend Suspicious minds d’Elvis Presley pour marquer son gout pour la country soul. Les morceaux repris des Temptations (My Girl), Grateful Dead (Casey Jones) ou des Rolling Stones (Back Street Girl) sont tous reliés à des histoires personnelles qui donnent des vraies touches personnalisées aux morceaux. Little doll repris des Stooges est chanté avec Olga Kouklaki, autre grande complice de l’artiste. L’album est une belle pépite qui montre bien l’univers foisonnant d’un Kid Loco bien décidé à ne pas s’arrêter de si tôt!

Pas de concerts prévus pour porter l’album sur scène, la galette est prévue pour le 28 janvier avec un retour aux affaires du chanteur avant un nouvel album… encore en projet!

Dégustation de 3 fameux vins rouges des Coteaux du Vendômois

Les vins rouges de l’appellation Coteaux du Vendômois proposés à la dégustation sont des reflets fidèles de ce que cette région viticole trop secrète et pas assez connue peut proposer dans le respect de son terroir. Les 3 vins sont des assemblages de 3 cépages biens connus, le Pineau d’Aunis local, le Cabernet Franc et le Pinot noir, avec parfois une touche de Gamay. De quoi donner envie d’en savoir plus sur le savoir faire des viticulteurs de la région.

Le Haut des Coutis 2018 sans sulfite ajouté des Vignerons du Vendômois

Ce vin est composé de 100% de Pineau d’Aunis, avec des vignes plantées sur 1 ha pour un volume de 4700 bouteilles. Ce millésime 2018 a été récolté en octobre 2018 avec es raisins à pleine maturité pour allier la fraîcheur naturelle du Pineau d’Aunis à une belle intensité. L’aromatique du vin est liée à l’expression du terroir d’argiles à silex. Le millésime 2018 est solaire et apporte rondeur et générosité. La vinification du cépage Pineau d’Aunis pur a été réalisée sans sulfite ajouté. A l’œil, la robe est rouge intense, limpide et brillante. Au nez, on peut sentir un bouquet frais, exhalant des arômes de fraise et de petits fruits noirs, avec un fond d’épices, zan et réglisse. La bouche est ronde et chaleureuse avec la vivacité juteuse du fruit. Les tanins sont soyeux et tapissant avec toujours les fruits rouges et fruits à noyaux, ainsi que des épices et du bois fumé. Le vin peut se garder 5 à 6 ans, il est parfait pour un apéritif et pour accompagner charcuteries, ribs de porc et agneau grillé ou rôti. Le vin est distribué en vente directe, chez des cavistes et dans les restaurants locaux. Son prix TTC départ cave : est de 9,00 euros pour un beau moment de dégustation.

La Cuvée Benjamin 2020 du Domaine du Four à Chaux

Cette cuvée très originale s’exprime sur des arômes d’épices de poivre et de fruits rouges comme la framboise et la cerise. L’attaque est souple avec un milieu de bouche composé de la même gamme aromatique de petits fruits rouges. La finale retour est particulièrement portée sur les épices. La vin accompagne parfaitement gibiers, plats épicés, viandes blanches, bavette à l’échalotte et petit salé. Le vin est distribué en vente directe, chez les cavistes et CHR. Son prix TTC départ cave est de 5,20 euros, un prix très attractif comme souvent pour les vins des Coteaux du Vendômois, surtout ramené à sa qualité.

Vieilles Vignes Aunis 2020 de Charles et Florent Jumert, Domaine de La Berthelotière

Le faible rendement des Vieilles Vignes donne des vins poivrés, très structurés à la couleur cerise très murs. Le vin s’accorde parfaitement avec des viandes rouges, ainsi que des gibiers mais également des fromages. Son temps de-garde optimal se situe entre 5 à 8 ans avec une température idéale de consommation entre 13 et 15° C. Le vin est distribué en vente directe et chez les cavistes. Son prix TTC départ cave de 6,50 euros est très attractif, un vin de même qualité provenant d’une région viticole plus réputée serait au moins le double, une bonne raison de plus de se laisser tenter, comme toujours avec modération.

White building le 22 décembre 2021 dans les salles, un film cambodgien dépaysant et fascinant

Le Cambodge est certes un petit pays de 16 millions d’habitants mais il offre régulièrement des films qui interpellent sur une société en mouvement. Le réalisateur Kavich Neang propose un premier film prenant pour cadre un immeuble historique de la capitale Phnom Penh, héritage d’une période de tous les possibles mais bien lointaine face aux enjeux capitalistes d’aujourd’hui. Le film suit une galerie de personnages confrontés à la réalité d’un monde qui ne fait pas de quartier. Entre les sacrifiés et lees exclus, le tableau du Cambodge d’aujourd’hui fait peine à voir.

Un film juché dans le réel

Phnom Penh fut autrefois le cadre d’un développement urbain fulgurant initié par le roi Sihanouk. Des quartiers entiers furent érigés dans un plan d’urbanisme global ambitieux inspiré de l’architecture brutaliste du Corbusier et visant à moderniser la cité. Mais c’était avant le cauchemar des Khmers rouges à l’origine d’un drame humain qui a vidé la ville de sa population et de sa jeunesse. A la fin de cette période sanglante aux millions de morts, une population abattue est venue reprendre possession des habitations, dont cet immeuble blanc autrefois résidence d’état destinée aux fonctionnaires du ministère de la Culture. C’est dans ce lieu presque insalubre et plus guère blanc que vivent des habitants attachés à ce lieu de mémoire que des promoteurs veulent raser pour ériger un nouvel ensemble plus luxueux et remplacer des habitants démunis par une nouvelle génération d’habitants plus aisés. Le réalisateur suit Samnang, jeune habitant du white building de vingt ans, héritier de cette génération meurtrie qui a réinvesti ce lieu pendant les années 80 pour panser les blessures du passé. Le réalisateur montre la vie quotidienne d’un véritable ghetto urbain où les habitants se connaissent et ne font plus attention aux fuites d’eau qui dégoulinent le long de murs noirs de crasse. Les promoteurs proposent un dédommagement aux habitants pour les faire partir, jusqu’à créer une dissension querelleuse entre les habitants, certains sont tentés d’accepter tandis que d’autres persistent à refuser, au risque de se faire expulser sans compensations comme ceci semble avoir déjà eu lieu dans des immeubles voisins. Mais la jeunesse a des rêves et Samnang rêve de devenir danseur professionnel, jusqu’à se demande si quitter les lieux ne serait pas préférable pour lui. Kavich Neang ausculte une vraie micro-société à l’ambiance de village à l’intérieur de la métropole, avec ses habitudes et son voisinage omniprésent et bruyant. Le film devient une étude de la société cambodgienne à hauteur d’hommes et de femmes, avec ses solidarités, ses dissensions et son avenir incertain. Le film se découpe en 3 chapitres pour montrer un passé très lointain pour les plus jeunes et bien présent pour les ainés, et l’impossibilité de se battre à armes égales contre les puissances financières du présent.

White building ne manque pas d’images fascinantes pour suivre une société cambodgienne otage des forces de l’argent et encore tiraillée entre traditions familiales et aspirations des plus jeunes. Difficile de ne pas être séduit par un film aux ambitions si vastes.

Synopsis: Samnang, 20 ans, doit faire face à la démolition de la maison qu’il a toujours habitée à Phnom Penh, le  » White Building « , et aux pressions de la famille, des amis et des voisins qui surgissent et se croisent alors que sonne la démolition du bâtiment.

Les animaux sauvages, dans la Collection Mon livre sonore à toucher (Usborne).

Les animaux sauvages, dans la Collection Mon livre sonore à toucher (Usborne).

Les Editions Usborne ont une très belle collection : Mon livre sonore à toucher.

Le jeune lecteur appuie sur le bouton, qu’il repère à toute vitesse, et il entend des sons.

Publik’Art vous avait partagé son enthousiasme avec l’album Au bord de la mer, cette fois-ci, il s’agit des animaux sauvages.

Même l’adulte va découvrir les sons des animaux et surtout le bon vocabulaire quant à leurs expressions orales !

Les ours grondent, le loup hurle, le morse siffle, le renne brame, et l’hippopotame, il fait quoi ? et les suricates ? et le dromadaire ? et l’ara macao ?
De très jolis dessins accompagnent les cris des animaux. Très colorés et vivants. L’album tactile et sonore est entièrement cartonné, avec des « trous » qui permettent au jeune lecteur de s’approprier physiquement le livre.

Les animaux sauvages, dans la Collection Mon livre sonore à toucher, un très bel album à avoir dans sa bibliothèque !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 9 décembre 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 13,50 €

Une dégustation savoureuse des vins du Chateau de Lastours au Bistrot du Sommelier

Le nouveau directeur Thibaut de Braquilanges, l’œnologue Anne Laurence de Gramont (œnologue) et Célia Kochems (responsable marketing) ont eu le plaisir de recevoir des journalistes dans le fameux Bistrot du Sommelier boulevard Haussmann à Paris, déjà testé en juillet 2020 pour une autre dégustation, afin de faire découvrir les cuvées du Chateau de Lastours. Le sommelier Philippe Faure Brac était également présent pour des accords mets vins de la plus grande qualité et une surprise du plus bel effet.

Une dégustation pour marquer le coup

L’évènement a débuté avec la dégustation de 4 cuvées représentatives de la qualité du Chateau de Lastours. La bergerie de Lastours blanc 2020 (AOP Corbières, cépages Vermentino et Roussanne, prix TTC départ Château de 8,50 euros) a ouvert le bal avec sa belle fraicheur. Au nez, le vin propose des notes de fleur d’amandier, d’agrumes et de pêche de
vignes. La bouche est légère et minérale, d’une belle fraîcheur avec des arômes dominants d’agrumes, une touche de pêche blanche et d’abricot. Un très bel équilibre, persistant sur une touche de fleurs blanches. Le vin accompagne idéalement les apéritifs entre amis, des fruits de mer, du poisson grillée et de la volaille. La bergerie de Lastours rosé 2020 (AOP Languedoc, cépages Grenache et Cinsault, prix TTC départ Chateau de 8,50 euros) propose un nez complexe et frais avec un mélange de fleurs blanches, nectarine et petits fruits rouges. En Bouche, l’attaque est centrée sur les petits fruits rouges, notamment les groseilles, ensuite relevés de notes de pêches et fruits à chair blanche. La finale est longue et fraîche, légèrement poivrée. Le vin accompagne idéalement un l’apéritif, toutes les spécialités de l’été (olives, grillades, carpaccios, charcuterie…) et une cuisine exotique. La bergerie de Lastours rouge 2018 (AOP Corbières, cépages Syrah, Grenache, Carignan, prix TTC départ Château de 8,50 euros) propose un nez gourmand, d’une belle intensité aux notes de fruits rouges, de cerise, de framboise et de mûre. En bouche, l’attaque est délicate, élancée aux tanins fondus avec des fruits rouges confiturés mêlés à la réglisse et des notes de garrigue. Le vin accompagne parfaitement une cuisine méditerranéenne
(grillades aux herbes, tapenade…) ou encore des plats traditionnels familiaux d’hiver (tartiflette, cassoulet, confit de
canard…). Enfin l’Optimus de Lastours 2019 cuvée dans soufre ajouté (Vin de France, 100% Carignan, prix TTC départ chateau de 18 euros) est un vin d’ne fraicheur remarquable. Le nez s’ouvre sur des notes de fruits noirs confiturés qui vont
laisser place, à l’aération, à des aromatiques très fraiches de fraise et de groseille. A la dégustation, on retrouve ces notes
de fruits rouges très frais, relevés par une pointe de poivre vert. Les tannins sont fins avec un touché légèrement crayeux
en fin de bouche, expression pure du terroir argilo-calcaire sur lequel est implanté la parcelle. Ce vin s’accordera parfaitement avec des mets méditerranéens comme des tapas ou des pinxtos avec du jambon cru, un carpaccio de bœuf au parmesan, ou encore des œufs brouillés aux asperges.

Un déjeuner somptueux

Les harmonies vins et plats ont été réalisée par Philippe Faure-Brac lui-même et ses équipes, et le résultat a été au-delà de toute espérance. Pour l’entrée, du Saint-Jacques mariné aux agrumes et feuilles de câpre a été accompagné du Chateau de Lastours 2020 (AOP Corbières, cépages Vermentino et Roussanne, prix TTC départ chateau de 15 euros). L’harmonie était parfaite pour ce vin au nez complexe et profond sur des arômes de fruits secs grillés, d’abricot, de pêche et une note
minérale. La bouche est franche avec une attaque sur des notes de fruits blancs et de fleurs blanches. Grosse surprise, le célèbre sommelier a alors proposé un Chateau de Lastours 1990 issu de sa cave privée, surprise pour tout le monde et sensation de gouter un bout d’histoire du Chateau. Pour le plat, c’est un classique de la gastronomie française qui a été préparé par le chef Guillaume Saluel avec un Lièvre à la royale aux aromes de truffe assez inoubliables. Pour l’accompagner, il fallait rien de moins qu’un Chateau de Lastours rouge 2017 (AOP Corbières, cépages Syrah, Grenache et Carignan, prix TTC départ chateau de 15 euros). Le premier nez se singularise par des fruits rouges acidulés et un bourgeon de cassis. Après aération, les fruits noirs (cassis) se font sentir. La bouche est droite et minérale, avec un grain de tannins soyeux et fondu. Les fruits noirs mûrs (cerise) et les épices douces (clous de girofle) se marient avec les notes toastées de l’élevage. Une
belle longueur, élégante et fraîche, sur les épices révèle tout son potentiel de garde. Pour le dessert, le chef a concocté un délice cévenol avec des châtaignes confites au porto et une meringue vanillée, une splendeur. Le vin Grande réserve rouge 2016 (AOP Corbières, cépages Syrah, Grenache, Mourvèdre, Carignan, Prix TTC départ chateau de 19 euros) est parfait pour cloturer ce moment de grande gastronomie.

Repas de prestige pour découvrir les vins du Chateau de Lastours, dans le cadre prestigieux du célèbre Bistrot du Sommelier, de quoi donner envie de prendre le train jusqu’à Narbonne pour visiter les lieux et continuer la dégustation avec d’autres échantillons de cette appellation de Corbières.

Publireportage: Le château de Lastours est un domaine vallonné de + de 850 hectares dont une centaine d’hectares de vignes et 10 hectares d’oliviers ancré dans le terroir des Corbières maritime. Le Château de Lastours ne cesse de se développer. Certifié en agriculture biologique depuis 2020, c’est l’un des précurseurs en Languedoc. Le Château produit trois gammes de vins en appellation Corbières en blanc et rouge et deux Languedoc rosé, ainsi qu’Optimus de Lastours 2019, sans soufre ajouté en Vin de France.

Un spectacle pour enfants savoureux au Lucernaire avec C’est moi le plus fort (et autres histoires de loup)

C’est moi le plus fort est à l’origine un livre pour enfants racontant les aventures d’un loup vaniteux qui a besoin d’être rassuré en posant une question toute simple aux habitants de la forêt. Dis-moi, qui est le plus fort ? Il s’adresse à tout le monde, le Petit Chaperon Rouge, les Trois Petits Cochons, Blanche-Neige et même les sept Nains. Mais quand il pose la même question à une espèce de petit crapaud de rien du tout, le doute survient et le loup se fâche. La pièce est spécialement destinée aux parents et aux enfants pour un très beau moment de retour en enfance au son de la célèbre ritournelle Promenons-nous dans les bois.

Rires et bonne humeur au rendez-vous

La période des vacances de Noel est idéale pour se rendre au Lucernaire et assister au spectacle C’est moi le plus fort. Philippe Calmon a adapté les histoires de Mario Ramos pour s’adresser à un public avide d’histoires de loup et de contes de fée. Le décor de forêt voit déambuler des marionettes portées par Eveline Houssin et Philippe Calmon dans une histoire narrée par les 2 comédiens. Le succès est assuré dans le jeune public et le Lucernaire ouvre une belle lucarne de jeunesse enthousiaste, de quoi oublier pendant 45 minutes les enjeux plus anxiogènes de notre époque et donner le sourire à la foule d’enfants venue passer un vrai moment de plaisir. La pièce invoque des contes bien connus pour situer cette histoire drôle et rocambolesque en terrain connu.

La bonne humeur est constante et les enfants repartent ravis de la salle, le sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux, le contrat est plus que rempli! Il faut se dépêcher car le spectacle s’arrête le 2 janvier!

Synopsis: Le loup de Mario Ramos se promène dans l’univers des contes pour mesurer sa valeur. Est-il le plus fort, le plus beau, le plus malin comme il le prétend ? L’histoire d’un loup fantasque pour rire et apprivoiser la peur du loup. Dans un décor de forêt, les 3 petits cochons jouent au loup sur l’air de « Promenons-nous dans les bois ». Ils sont joyeux jusqu’à ce que le vrai loup apparaisse. Arrogant et prétentieux, il vient se confronter à tous les personnages des contes qui habitent ces bois : les 3 petits cochons, le petit chaperon Rouge, Blanche Neige et les 7 nains…

Détails:

Jusqu’au au dimanche 2 janvier 2022

14h30 du mardi au samedi, 14h00 le dimanche

Contes de filles intrépides et incroyables du monde entier, des Editions Usborne

Contes de filles intrépides et incroyables du monde entier, des Editions Usborne

Les Editions Usborne nous avaient déjà fait découvrir Contes de fées oubliés de filles intrépides et incroyables, et dans la même collection, voilà un très beau livre sur Contes de filles intrépides et incroyables du monde entier.

Ce sont des histoires entendues du Monde entier dont le héros est toujours une fille. Mais pas une fille ordinaire : une fille courageuse, intrépide et incroyable ! Une fille à qui on aimerait ressembler !

Huit contes nous sont proposés et très joliment illustrés.

Le lecteur va voyager à travers le monde, d’abord en Chine, avec Milan, puis en Afrique australe avec Les nanabolele, puis dans les pays slaves avec Vassilissa. Il va continuer ce long voyage extraordinaire au Nigéria avec Moremi, puis au Japon avec la légende de Tokoyo. Au Mexique et même en France avec La tueuse de dragons ! En Irlande avec Les veilleuses. Et enfin en Inde avec La reine guerrière. Chaque histoire est unique et pleine de suspens !

Tous ces contes sont faciles à lire car ils sont courts et très bien écrits. Avec des belles illustrations, sur du papier de très belle qualité.

Contes de filles intrépides et incroyables du monde entier, un très beau livre à offrir à de jeunes mais bons lecteurs.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : octobre 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 16,50 €

Une monumentale exposition signée Anselm Kieffer au Grand Palais éphémère, « Pour Paul Celan » jusqu’au 11 janvier 2022

Le Grand Palais Éphémère fait honneur à l’artiste plasticien contemporain allemand Anselm Kiefer installé en France. L’exposition s’intitule Pour Paul Celan et est accessible au grand public jusqu’au 11 janvier 2022. Le plasticien offre une nouvelle variation sur son travail consacré à la mémoire européenne avec la France et l’Allemagne comme grands acteurs.

Des oeuvres vertigineuses

C’est il y a 15 ans, en 2007, qu’Anselm Kieffer a inauguré, déjà au Grand Palais, la série des Monuments avec des oeuvres assez grandes pour occuper l’espace du Grand Palais Ephémère. Pour Paul Celan représente le prolongement de ce travail sur la mémoire européenne, traversée par les conflits, les rivalités et les génocides. Les volumes uniques du Grand Palais Éphémère sont parfaits pour accueillir la scénographie minimale mais gigantesque composée de sculptures, d’installations et de toiles d’immense format. La conception des oeuvres remonte à la période entre 2015 et 2021. Les oeuvres interagissent avec la poésie toujours en action du grand poète de langue allemande Paul Celan dont les écrits parcourent les œuvres d’Anselm Kiefer de manière fiévreuse. Des fragments de textes sont tracés à la craie pour accompagner les pigments et les matériaux végétaux des oeuvres et composer une relecture picturale du texte de Paul Celan. Le poète et traducteur de langue allemande et naturalisé français en 1955, de son vrai nom Paul Pessach Antschel (en allemand) ou Ancel (en roumain) est né le 23 novembre 1920 à Cernăuți, à l’époque en Roumanie et mort le 20 avril 1970 à Paris. Il est l’auteur d’une œuvre exigeante et novatrice. Lui qui a connu l’horreur des camps a entrepris d’utiliser le langage comme un outil contre l’oubli et la barbarie. Anselm Kieffer lui rend un hommage à la force évocatrice puissante, comme un hommage pour ne pas oublier celui qui est souvent considéré comme le plus grand poète de langue allemande de l’ère contemporaine.

 
La Rmn – Grand Palais organise cette exposition en partenariat avec la galerie Thaddaeus Ropac et labellisée Présidence française du Conseil de l’Union européenne 2022. Elle bénéficie du soutien de KPMG et de Monsieur Sébastien Breteau pour un moment culturel qui ne laisse pas indifférent.

Détails:

Billet horodaté plein tarif : 13€ ; tarif réduit : 10€
Gratuit pour les moins de 16 ans

Au Français, un “Music-hall” qui swingue sous la parole intranquille de Lagarce

Au Français, un “Music hall” qui swingue sous la parole intranquille de Lagarce
Francoise Gillard, entourée de ses Boys, Gaël Kamilindi (à gauche) et Yoann Gasiorowski (à droite). (© Vincent PONTET/Comédie Française)

Au Français, un “Music-hall” qui swingue sous la parole intranquille de Lagarce

Music-hall c’est une histoire sans histoire. Un numéro.

Une fille, chanteuse de music-hall un peu fêlée et ses deux acolytes, qui pour la énième fois, s’apprêtent (à priori), à entrer en scène en ressassant leurs vies … Mais qui sait ? peut-être répètent-ils inlassablement leur entrée en scène, en (ré) inventant leurs vies.

Les trois acteurs sont là, quelque part, dans la salle. Ils attendent un public qui, peut-être ne viendra pas. C’est l’histoire d’un énième recommencement, de trois personnes qui se livrent et tentent, une fois encore, de suspendre à jamais l’instant de la représentation, où tout devient encore possible. Et de là peut surgir la parole, son silence aussi ; la possibilité de dire comme de ne plus dire et que cela soit entendu.

Music-Hall creuse, comme toute l’écriture de Lagarce, où la parole sacralise la dramaturgie à travers un dialogue ressassant, qui porte à son paroxysme la difficulté à être et à dire.

La pièce raconte donc ce qui a été, ce qui aurait pu être, ce qui peut-être n’a jamais été ou si peu. Ce qui ne sera plus ou peut encore advenir et jusque dans le fantasme de l’acteur et l’illusion du théâtre qui créent cette réalité plus grande, plus forte et plus puissante. Ce mirage plus vrai que vrai, plus réel que toute apparente réalité. Ce mensonge qui permet la survie.

Une parole intranquille et fébrile

Elle est là donc, dans l’improbable attente d’une représentation. Elle et ses deux acolytes. Ensemble, au pays lointain de l’illusion, ils ont tendu un fil, sur lequel, en équilibre, ils se remémorent ces souvenirs de théâtre, de vie, de tournées. Des histoires à dormir debout, des récits échevelés sur les grandeurs et misères, les misères surtout, de la vie d’artiste, la leur, celle de Jean-Luc Lagarce.

C’est aussi et surtout un possible, le temps de la représentation, devant un public qui n’existe pas ou plus.

Mais à ce stade, la présence du public n’a plus d’importance car la foi des comédiens et la beauté du geste suffisent pour révéler le Théâtre et son emprise sur une vie réelle ou fantasmée.

Music-hall est donc une célébration du spectacle et de cette aventure folle, fragile mais toujours épique. Jean-Luc Lagarce écrit Music-Hall au moment où il apprend qu’il est atteint du Sida et se sait condamné. On y entend les résonances d’une âme accrochée à la vie pour une pièce terriblement drôle à l’ironie mordante et mélancolique à la fois.

Et par delà cette remémoration continuelle, la pièce raconte aussi comment face au néant, on n’abandonne pas, on continue envers et contre tout, alors que la mort rôde et que la mélancolie règne.

La metteuse en scène-chorégraphe, Glysleïn Lefever, s’empare avec brio de la langue ciselée, vertigineuse, de Lagarce, aux multiples variations, dont la chorégraphie subtile et espiègle des corps, magnifie à merveille la légèreté et la dérisoire vacuité de l’exercice de la scène où se mêlent à l’envi le rêve et la réalité.

La parole y est comme toujours singulière. Elle semble ne jamais finir, suspendue, à tiroirs, musicale, à la recherche incessante de l’infinie précision. Elle swingue sous la menace de la rupture ou de la chute définitive, brave le silence, résiste.

A l’abri d’un décor de paradis blanc de Chloé Bellemère, entre l’ici et l’ailleurs, le trio – emmené par Françoise Gillard (La Fille) à la présence aussi solaire qu’impétueuse, et Gaël Kamilindi et Yoann Gasiorowski, ambigus à souhait – s’imprègne avec force et volupté de la parole intranquille et fébrile du grand dramaturge.

Dates : du 17 décembre 2021 au 9 janvier 2022 – Lieu : Comédie-Française Studio  (Paris)
Metteur en scène : Glysleïn Lefever

Une belle dégustation des Vins des coteaux du Vendômois au cœur du vignoble

Après une visite tant attendue mais annulée en 2020 pour cause de restrictions sanitaires bien connues, l’heure est enfin venue pour des journalistes ravis de se rendre à Vendôme pour rencontrer des producteurs et déguster leurs cuvées. A moins de 41 minutes de Paris en TGV au départ de la Gare Montparnasse, le trajet est court et rapide pour arriver dans une ville au charme médiéval indéniable, traversée par le Loir et pourvue de la magnifique abbaye de la Trinité. Une visite commentée par un spécialiste des lieux dans le froid de l’automne a permis de constater l’attractivité d’un lieu si proche de la capitale et surtout fort d’un terroir de qualité. Parfait pour précéder une dégustation de cuvées représentatives de la région viticole.

Plus de 30 vins gris, blanc et rouges présentés

Publik’Art a déjà fait état à de nombreuses reprises de la qualité des vins du Vendomois, en décembre 2020 pour les vins rouges, en juin 2020 pour des vins blancs et rouges, et en juin 2019 pour les vins gris. Suite à ces belles confirmations de l’intérêt des vins provenant des Coteaux du Vendômois, le moment était venu de rencontrer les producteurs pour échanger avec eux. Car si le Pineau d’Aunis est le cépage représentatif de la région, très résistant aux rudesses climatiques et à la spécificité marquée en bouche, la région réserve bien d’autres surprises. 7 producteurs étaient présents, le temps limité de la dégustation n’a pas permis hélas de déguster les vins des Caves aux Caux, du Domaine du Four à Chaux et des Vignerons du Vendômois, mais ce n’est que partie remise. La dégustation a débuté avec 6 cuvées du Domaine Colin. D’abord le Gris Bodin 2020 (Chenin 100%, Prix TTC départ cave: 9,50 euros) idéal à servir avec des plats épicés ou asiatiques. Les Vieilles Vignes 2018 blanc (100% Chenin, plus disponible à la vente) sont typiques de la région avec des vignes datant jusqu’à 90 ans, très frais et agréable à déguster. La Pente des Coutis 2020 (100% Chenin, prix TTC départ cave: 12,50 euros) est un ravissement en bouche. Puis 2 vins rouges composés exclusivement de Pineau d’Aunis, Les Vignes d’Emilien Colin 2018 (Prix TTC départ cave: 14 euros) et Intuition 2019 (prix TTC départ cave: 19 euros) confirment la typicité du Pineau d’Aunis, remarquable à déguster. Enfin, le clou de ce domaine, les Vieilles Vignes 2015 en Magnum, assemblage de Pineau d’Aunis, Pinot noir et Carbenet franc (Prix TTC départ cave: 25 euros) cloture divinement ce chapitre avec un vin rouge de caractère. Le Domaine de la Berthelotière a proposé 3 cuvées, le Gris Vieilles Vignes 2020 (100% Pineau d’Aunis, Prix TTC départ cave; 5,10 euros), le Tradition 2018 rouge (50% Pineau d’Aunis, 30% Cabernet franc et 20% Pinot Noir, Prix TTC départ cave: 5,50 euros) et les Vieilles Vignes 2020 rouge (100% Pineau d’Aunis, Prix TTC départ cave: 6,50 euros) pour 3 déclinaisons sur un même cépage qui ne cesse de convaincre de sa qualité. Le Domaine Brazilier a proposé la même qualité avec ses cuvées. Le Tradition blanc 2020 (100% Chenin, Prix TTC départ cave: 6 euros) est d’une belle fraicheur. L’ocre Jeanne 2018 (100% Chenin, Prix TTC départ cave; 7,50 euros) est très singulier avec ses aromes boisés, addictif même par son caractère inédit, une belle composition réalisée par le caviste maison. Le Gris 2020 (100% Pineau d’Aunis, Prix TTC départ cave: 6 euros) est typique des gris de la région, frais, affirmé, parfait pour accompagner plats épicés ou asiatiques. Le Tradition 2019 rouge (Pineau d’Aunis, Cabernet Franc, Pinot noir, Prix TTC départ cave; 6 euros) est représentatif de la qualité aromatique du Pineau d’Aunis. Le Margot 2020 (100% Pineau d’Aunis, Prix TTC départ cave: 7,50 euros) est lui aussi très épicé et affirmé en bouche. Enfin, juste avant le buffet déjeunatoire composé de spécialités de la région avec des fromages de chèvre et de la charcuterie, le Domaine de Montrieux a proposé son Picrochole 2020 (100% Pineau d’Aunis, Prix TTC départ cave: 16 euros) très puissant et réconfortant, parfait pour clôturer cette belle session.

Des tarifs extrêmement attractifs pour des vins convaincants par leur caractère et leur typicité. Les Coteaux du Vendômois méritent la découverte pour un vrai coup de cœur œnologique à ne pas manquer.

Publireportage: Le vignoble des Coteaux du Vendômois est l’un des plus méconnus – et des moins étendus – des vignobles
du Val de Loire. A moins de 200 km au sud-ouest de Paris (ce qui le met à 41 mn de la capitale par TGV !) et tout près de Vendôme, ville dont le patrimoine architectural et le passé historique méritent le détour, la vallée du Loir abrite des vignes permettant de produire des vins au goût unique qui doivent leur particularité et leur typicité à un cépage purement local : le Pineau d’Aunis. La situation et les dimensions de l’AOP Coteaux du Vendômois lui permettent de rester à l’écart des
phénomènes de mondialisation et de banalisation du vin que ses instances tiennent à considérer comme un
produit culturel. L’histoire de la région ainsi que la proximité des châteaux de la Loire les confortent dans
cette idée

« Si je ne me sauve pas dans une oeuvre, je suis perdu. » Lettres à Milena de Franz Kafka. Editions Gallimard.

“ Chère Madame Milena”. C’est par ces mots empreints de pudeur et de légère ironie que commence en avril mille neuf cent vingt l’une des plus intrigantes correspondances amoureuses de l’histoire des lettres allemandes. Franz Kafka et Milena Jesenska se sont rencontrés un an plus tôt à Vienne. Bien qu’aucune trace ne subsiste de cette première rencontre, tout porte à croire qu’elle fut assez forte pour créer entre l’écrivain et sa traductrice des liens que la mort n’effacera pas, mais que la vie ne suffira pas non plus à nouer complètement. Kafka, tuberculeux, s’éteindra quatre ans plus tard dans un sanatorium. Plus jeune et infiniment plus vigoureuse, Milena lui survivra pendant plus de vingt ans, avant de disparaître dans les camps nazis. Séparés par l’Histoire, mais plus encore par une insondable solitude, les deux amants ne se seront rencontrés, et véritablement aimés, que deux fois au cours de leur existence.

Le salut par l’écriture

Que penser de cette étrange relation épistolaire ? Les grands écrivains, c’est bien connu, sont rarement de grands amoureux. De Goethe à Rilke, de Miller à de Beauvoir, l’histoire abonde d’amours avortées et de liaisons contrariées, de passions plus promptes à s’épanouir sur la surface d’une page que dans l’épaisseur d’un lit, et que la moindre rencontre, la moindre confrontation avec l’autre, pulvérisent à jamais. De ce curieux paradoxe, Franz Kafka semble le champion toute catégorie. Lorsqu’il rencontre Milena Jesenska, l’écrivain de trente-six ans n’est pourtant pas ignorant des méandres de la vie amoureuse. Ses relations avec les femmes sont depuis toujours marquées par un mélange d’attrait et de répulsion, d’élan et de retenue, de confiance et d’instinctive méfiance. Bien qu’il ait été plusieurs fois amoureux, chacune de ses tentatives pour sceller une relation s’est soldée par un douloureux échec qui le confronte à la même aporie : une incapacité à rompre son isolement, à se laisser approcher par l’autre, un sentiment de culpabilité insurmontable : « le point commun à toutes mes histoires de fiançailles, c’est que tout a été de ma faute, indubitablement de ma faute, j’ai fait le malheur de mes deux fiancées » écrit-il à Milena. Pareille malédiction va-t-elle se reproduire avec elle ? Kafka ne serait pas Kafka si son destin n’était pas de se perdre en lui-même, de ne jamais trouver la sortie de son propre labyrinthe et de creuser inexorablement sa propre tombe. « Si je ne me sauve pas dans une œuvre, dira-t-il encore, je suis perdu. » Nul doute que la littérature lui offrira le salut que la vie ne lui aura pas accordé.

Une rencontre énigmatique

Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Dès les premières lettres de cette correspondance, l’auteur du Procès, séduit par la personnalité de la jeune traductrice, se montre un amant sincère et subtil, prêt à se livrer une fois encore aux tourments de l’amour, à s’affranchir de sa complaisante solitude, bref à surmonter sa crainte viscérale de la rencontre. Le vouvoiement est promptement abandonné, le ton se fait plus intime et plus pressant, les aveux plus cuisants, et pour le lecteur c’est tout l’intérêt de cette patiente mise à nu où se laisse voir l’une des âmes les plus lucides de ce siècle, à laquelle l’expression littéraire confère une vertigineuse complexité. Oui, Kafka joue bel et bien son va-tout dans cet amour. Bientôt, il ne sera plus seulement question de s’écrire et de s’attendre, mais de se voir et de se donner l’un à l’autre : à Prague, à Vienne, n’importe où. Franz y est pleinement résolu, Milena aussi. Reste à fixer le lieu, le jour et l’heure de la rencontre.

Mais c’est justement là où le bât blesse. En toute rencontre se joue le risque de l’amour, sa fragilité, son néant et son illusion ; mais aussi sa chance, sa beauté, sa force insondable. C’est précisément à ce double risque que Kafka n’est pas prêt, pas plus d’ailleurs que la lointaine Milena, entravée par ses propres démons et par le rempart d’un mariage décevant. Dès l’instant où le rendez-vous entre les deux amants est fixé, s’élève la muraille de Chine des terreurs ancestrales. A la veille de quitter Prague, l’écrivain se demande si tout cela est bien raisonnable, si le train arrivera à l’heure, s’il ne sera pas trop fatigué, si le douanier ne lui retirera pas son passeport… Tant d’atermoiements laissent le lecteur pantois, un rien amusé. Est-on dans un roman de Kafka ? Dans une page du Procès où le protagoniste, égaré dans le dédale du monde, voit ses entreprises sans cesse contrecarrées, confrontées à d’invisibles obstacles ? Non, nous sommes bien dans la réalité. C’est qu’à l’instant de passer à l’acte, Kafka redevient Kafka : l’homme de la peur, de l’empêchement, du renoncement. A ses yeux, rencontrer Milena, c’est s’éloigner de lui-même, consentir à son amour, c’est démentir sa souffrance, se lier à elle, c’est se délier de son ombre. Et surtout, c’est accéder au bonheur, cet or suprême dont l’avare ne connaît pas le prix.

Certes la rencontre aura bien lieu, bien brève en vérité, sorte de blanc biographique dans l’épaisseur des signes, mais des quelques heures que les deux amants auront passées ensemble la postérité ne saura pas grand-chose. Que s’est-il passé ce jour-là ? Que se sont-ils dit ? Se sont-ils rapprochés l’un de l’autre ? Quasiment rien n’est relaté de cet épisode, comme si la rencontre ne pouvait être évoquée, comme si seuls l’absence, le manque et la promesse appartenaient au registre de la parole. La correspondance se poursuit, les lettres s’échangent, moins ardentes qu’auparavant, mais le lien entre Franz Kafka et Milena Jesenska tourne désormais autour d’un centre vide, absent, inexprimable : l’échec de la rencontre.

De cet échec, leur relation ne se remettra pas. Pendant les années qui suivent, plus jamais Franz et Milena ne se retrouveront, plus jamais l’espoir d’un échange ne rapprochera ces deux solitaires que la vie continuera d’éloigner, dans la mort pour Kafka, dans la nostalgie pour Milena qui jusqu’à son terme entretiendra avec ferveur et clairvoyance le souvenir de son « Franz ». Que reste-t-il de cette rencontre qui n’a jamais eu lieu ? Eh bien, il reste la littérature. Lucide à défaut d’être libre, Kafka ne se méprend guère sur le pouvoir que lui confère son talent, son extraordinaire aptitude à exprimer par le verbe l’impasse d’une existence : « Tout le malheur de ma vie (…) vient, si l’on veut, des lettres ou de la possibilité d’en écrire. La vraie raison, c’est l’impuissance qui va s’accentuant dans nos lettres, de sortir de ces lettres mêmes, pour toi aussi bien que pour moi. »

Si l’homme est vaincu, l’écrivain demeure

Tout est dit dans ces quelques mots. Cherchant dans la littérature un salut que l’existence lui aura refusé, l’auteur du Verdict observe avec amertume combien cette dernière ne cesse de se dérober à son pouvoir, augmente son impuissance et sa défaite au lien de l’en délivrer. La défaite est-elle totale ? Si l’homme est vaincu, l’écrivain demeure. Avant de mourir, Kafka laissera une poignée de romans où se lit de manière exemplaire le destin de l’homme moderne : le Procès, le Château, l’Amérique, la Métamorphose. Quant à Milena Jesenska, ayant choisi la vie plus encore que la littérature, elle poursuivra une existence où la passion semble occuper une place qui n’aura pas été dévolue à son éphémère amant. Si la postérité ne retiendra guère son nom, elle demeure néanmoins la grande absente de cette poignante correspondance. Les quelques lettres adressées à Max Brod, ses articles de journaux, témoignent que, autant qu’un écrivain de talent, elle fut une vivante exceptionnelle.

Chantons sous la lune, album lu et chanté (Nathan)

Chantons sous la lune, album lu et chanté (Nathan)

Les Editions Nathan nous propose une jolie histoire de Noël, avec de très jolies illustrations, colorées et gaies, accompagnée de chansons : Chantons sous la Lune. Il est d’une grande originalité. 7 chansons sont enregistrées sur un CD mais on peut aussi les écouter via l’application Nathan live. Il suffit de télécharger l’application. On scanne la page et on entend la lecture et la chanson qui est proposée. Les chansons sont orchestrées par Lisa Cat-Berro, avec un vrai petit orchestre qui nous fait découvrir aussi bien du jazz, que du pop, du tango, de la valse ou de la fanfare !

L’histoire est charmante : l’écureuil, le hibou et l’ours décident de déménager. Ils quittent leur châtaignier qui n’arrête pas de perdre ses branches.
Ils rencontrent un chat qui les fait entrer dans sa maison. Et stupeur, ils voient pour la première fois des humains ! Et comme c’est Noël, ils préparent la fête. Et chantent sous la Lune un chant de Noël.

Resteront-ils avec les humains ou retourneront-ils vers leur châtaignier ?

Chantons sous la pluie, un vrai régal pour les yeux mais aussi pour les oreilles !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2021
Auteur : Astrid Desbordes
Illustrateur : Marc Boutavant
Editeur : Nathan
Prix : 9,95 €

Une thématique d’exposition fascinante avec Cirque et Saltimbanques dans 4 établissements de la Métropole Rouen Normandie

La réunion des musées métropolitains Rouén Normandie propose la 9e session du thème Le temps des collections intitulée Cirque et Saltimbanques. Cet évènement se compose de 4 expositions d’envergure qui se tiennent jusqu’au 17 mai 2021 en lien avec les arts du cirque. L’évènement a été rendu possible grâce au prêt exceptionnel de Gérard et Jeanne-Yvonne Borg, des particuliers passionnés par cette thématique, surtout Gérard, rencontré lors de la présentation presse, grand collectionneur historique d’affiches et de tableaux ayant traits à cette thématique.

La féérie du cirque et des saltimbanques

Le Temps des collections est un programme annuel dont la 1ére édition remonte déjà à 2012. Le Musée des Beaux-Arts de Rouen en est le porte étendard avec l’exposition la plus pléthorique. Des salles à thèmes permettent de contempler des tableaux, des costumes et des affiches pour se replonger dans une époque où la foule se pressait sous les chapiteaux pour admirer jongleurs, animaux et clowns dans des ambiances uniques. Cette 9e édition creuse dans cette thématique des Arts du Cirque en se localisant également au Musée industriel de la Corderie Vallois, au pôle Beauvoisine et à la Fabrique des Savoirs. L’exposition se change en fantastique voyage au pays des saltimbanques pour découvrir des oeuvres uniques, vestiges d’une époque où les cirques battaient le pavé. Les collectionneurs Gérard et Jeanne-Yvonne Borg ont mis à disposition leur collection, eux qui voyagent à travers le monde, invités par des cirques pour participer à la promotion de cet illustre divertissement. La richesse et la variété des objets à contempler permet de dévoiler l’envers du décor et le mystère des réserves pour favoriser les redécouvertes en ouvrant les musées à de nouveaux regards. Les cirques tels que nous les connaissons remontent au XVIIIe siècle. Bateleurs et courses de taureaux animaient le cours Dauphin, lieu de détente privilégié pour les rouennais. Antonio Franconi est venu d’Italie pour fonder en 1797 le premier manège stable de France rue Duguay- Trouin à Rouen. Cet monument a hélas été détruit en 1981 mais des photos d’époque permettent de l’&admirer. Fondateur du cirque moderne, Philip Astley s’est produit à Rouen en 1785-1786 ainsi que d’autres entrepreneurs de spectacles équestres comme Lalanne, Ducrow, Madame Lejars ou le clown Auriol.

L’évènement propose à Rouen est une belle plongée dans le passé et permet d’admirer les reliques d’une ère où les artistes du cirques déclenchaient l’admiration de la foule avec leurs numéros acrobatiques ou comiques. Toute une histoire!

Mon livre pop-up, l’Espace, des Editions Usborne

Mon livre pop-up, l’Espace, des Editions Usborne

Les Editions Usborne nous propose un album pop-up magnifique : L’Espace.

Chaque page ressemble à un tableau animé. Assez incroyable !

La première page montre une fusée qui décolle de la Terre pour aller dans l’Espace.

Ensuite on découvre deux astronautes qui marchent sur la Lune. Puis la station spatiale internationale, l’ISS, se révèle avec toute sa beauté.

On ira même faire un tour sur la Planète Mars, mais cette fois-ci pas d’homme ! Juste un robot.

La dernière page montre le Système solaire toujours en pop-up. Les illustrations sont sublimes, en relief. Avec de très belles couleurs. A la portée de jeunes lecteurs.

Mon livre pop-up, l’Espace, nous embarque pour un très beau voyage !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : décembre 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 10,95 €

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