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[BD] Black Beard : aperçu bref mais intense de la vie d’un célèbre pirate (Glénat)

[BD] Black Beard : aperçu bref mais intense de la vie d’un célèbre pirate (Glénat)

C’est toujours un grand plaisir de retrouver le superbe dessin de Jean-Yves Delitte, peintre officiel de la marine qui nous émerveille à chacun de ses albums avec un sens du détail inégalable lorsqu’il s’agit de vaisseaux de mer. A l’instar d’un Black Crow avant lui, Black Beard ne déroge pas à cette règle. Ma Mort est douce signe la fin d’un diptyque toujours trop court pour les aficionados des récits de piraterie comme moi !

Edward Teach, plus connu sous le nom de Black Beard (Barbe Noire) était un célèbre pirate dont le funeste destin a été précipité par une sombre affaire de piraterie… dans laquelle commanditaires et victimes n’étaient pas ceux que l’on pensait. Sous ses airs de pirate sanguinaire, Black Beard était peut-être plus humaniste qu’on voulait bien le croire. C’est en tous cas le récit de ces deux albums, qui offrent un divertissement agréable bien que quelque peu frustrant tant le potentiel du personnage est grand. Black Beard donne la sensation de vouloir dire trop en trop peu de temps…

Mais on ne boude pas notre plaisir à parcourir ces magnifiques planches, que l’on admire chacune de longues minutes durant.

Black Beard est comme une petite bouchée apéritif. A la fois très agréable à savourer, mais aussi un peu frustrante.

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

 La mort d’un mythe. Dans les premières décennies du XVIIIe, le romancier Daniel Defoe se déplace de prison en prison pour s’entretenir avec des criminels marins. Ils sont à ses yeux une source inestimable d’informations. De plus, fort de sa notoriété, l’écrivain anglais use aussi de ses relations pour dénoncer si nécessaire des méprises dans des temps où la justice est trop souvent expéditive, n’hésitant pas à conduire à l’échafaud des innocents. C’est le cas semble-t-il en ce mois de décembre 1721, dans l’humidité des geôles londoniennes de Marshalsea. Un homme crie son innocence tout en affirmant que, si effectivement il a côtoyé le tristement célèbre Edward Teach plus connu sous le nom de Black Beard, leur relation n’était pas celle qu’on prétend. Il était une victime et non le complice de l’un des plus terrifiants pirates de l’histoire. Mais tout cela est-il vérité ? Jean-Yves Delitte offre avec sa nouvelle série Black Beard un diptyque sublimement illustré. Respect et passion de l’univers marin marquent de leur empreinte cette épopée maritime en deux tomes qui joue avec l’histoire et le mythe.

Date de parution : le 3 novembre 2021
Auteurs
: Jean-Yves Delitte (Scénario, Dessin) /
Douchka Delitte (Couleurs)
Genre : Aventure, piraterie, marine
Editeur : Glénat
Prix : 14,50 € (48 pages)
Acheter sur : BDFugue

Maudit!, un film perturbant d’Emmanuel Parraud, en salles le 17 novembre 2021

Le personnage principal Alix de Maudit! recherche son ami disparu dans les hauteurs sauvages de La Réunion. Le réalisateur Emmanuel Parraud invoque le passé d’une île qui a connu le colonialisme et l’esclavage pour délivrer un film entre mysticisme et âpreté. Ce passé marque au fer rouge un présent où la violence et l’alcool recouvrent d’une chape de plomb un poids trop longtemps passé sous silence. La symbolique empreint tout le film d’une complexité tourmentée rêche qui bouscule les spectateurs.

Une expérience filmique

La Réunion n’est pas qu’une destination paradisiaque où les touristes se parquent dans des hôtels coupés du vrai quotidien des habitants de l’île. La langue locale, le créole, reste intraduisible pour ceux qui ne connaissent pas l’île avec son déterminisme social et ses croyances anciennes. Le passé fait partie de l’esprit collectif, si loin si proche, mis à distance et présent partout. Les épreuves des aïeux semblent visibles et partout et obséder les vivants. L’héritage est à prendre ou à laisser et le héros parait submergé par les cris du passé. Le film Sac la mort sorti en 2015 permettait déjà au réalisateur d’évoquer les cicatrices du passé colonial sous les yeux de Patrice, dont le frère avait été décapité par un voisin. Ici, Alix fait lui-même partie d’une histoire de sang et de mort, hanté par des fantômes, esprits d’esclaves cachés dans la montagne. Il recherche son ami Marcellin et se demande s’il l’a blessé ou même tué sous l’influence démoniaque du rhum. La rythmique musicale composée par l’artiste Nimko prolonge l’atmosphère anxiogène des images du film. La caméra suit le personnage de très près, l’accompagnant dans ses mouvements désordonnés, avec un montage amplifiant le sentiment de malaise. Alix se débat avec sa réalité, emprisonné par le carcan d’une société corsetée où il ne parvient pas à trouver sa place. Le quotidien est une lutte et son imaginaire empiète peu à peu sur une réalité faite de douleurs intérieures. Ce sont ses hallucinations qui l’enfoncent dans des tourments éternels, le transformant en assassin ou en fou.

A la limite du fantastique, Maudit! transporte le spectateur dans une ambiance malsaine où les personnages se débattent, entre réalité et hallucinations.

Synopsis: L’île de la Réunion a connu l’esclavage, l’engagisme et le colonialisme pendant la plus grande partie de son histoire, « Maudit » est le récit allégorique du refoulement de cette histoire, le chant brouillé, alcoolisé, violent et complexe de la diversité mise à mal par le poids du passé.

Eugène Onéguine porté avec force et émotion au Théâtre des Champs Elysées jusqu’au 19 novembre 2021

Eugène Onéguine est certainement LE spectacle du moment à découvrir sur la scène parisienne du Théâtre des Champs Elysées. La célèbre institution lyrique et classique profite de son énorme scène pour installer un décor monumental dans lequel s’ébattent des chanteurs au sommet de leur art. Le metteur en scène et scénographe Stéphane Braunschweig et la cheffe Karina Canellakis n’ont pas fait dans la demi-mesure pour rendre hommage à l’oeuvre lyrique grandiose de Tchaikovsky. Il reste 2 dates les 17 et 19 novembre à 19h30 pour réserver une soirée de grande émotion lyrique.

Tchaikovsky au sommet

Le grand compositeur russe s’est inspiré de l’œuvre du poète Pouchkine et de son poème en vers Eugène Onéguine pour composer son opéra en 1879 et évoquer les impasses de l’amour et les trahisons qui l’accompagnent trop souvent. Ce sont 3 jeunes gens qui sont emportés dans le tourbillon des sentiments. L’héroïne Tatiana est interprétée avec grâce par la soprano Gelena Gaskarova comme le démontre le passage le plus connu, La lettre de Tatiana à Eugène Onéguine, passage qui a fait fondre l’ensemble de l’assistance pour une salve d’applaudissements bien méritée. La jeune fille est innocente et éprise d’un amour absolu, elle transmet une émotion palpable. Elle s’éprend pour sa malchance au dandy Onéguine interprété par Jean-Sébastien Bou à la retenue toute nécessaire pour son rôle d’ogre aigri. Jean-François Borras est le poète Lenski qui ne pense aveuglément qu’à ses aspirations littéraires. Le spectacle de 2h30 enchaine les performances lyriques avec le Chœur de l’Opéra National de Bordeaux à la présence puissante au côtés des 3 protagonistes principaux. La passion et les doutes laissent place aux regrets quand le moment si proche est passé et perdu à jamais. Tchaikovsky a adapté le drame intimiste de Pouchkine et le TCE en fait un spectacle grandiose avec ses décors qui sortent de terre ou descendent du ciel. De quoi enthousiasmer le public pas ingrat si on en juge par les longs applaudissements finaux.

Impossible de ne pas être ébloui par ces interprètes au diapason de la direction d’orchestre de la jeune cheffe américaine Karina Canellakis à la direction de l’Orchestre National de France. Plus que 2 représentations pour assister à un spectacle lyrique qui vous fera hérisser les poils sur les bras!

10 000 façons de mourir, un ouvrage majeur d’Alex Cox sur les westerns spaghettis, parution le 4 novembre chez Carlotta

Les westerns spaghettis ne se limitent pas à la célébrissime trilogie du dollar réalisée par Sergio Leone. 624 pages ne sont pas de trop pour s’en rendre compte avec une avalanche d’acteurs et de réalisateurs cités dans cette encyclopédie du cinéma avec plus de 50 films décryptés dans un luxe de détails. L’ouvrage de l’auteur cinéaste britannique Alex Cox permet de confirmer la réhabilitation d’un genre initialement moqué par les critiques malgré son succès populaire indéniable. L’ouvrage est aussi dense qu’intéressant pour en savoir un peu plus sur les principaux opus du genre.

Une encyclopédie du western spaghetti

10 000 façons de mourir est un ouvrage majeur pour comprendre le contexte où les westerns spaghettis ont été réalisés, à partir du début des années 60 jusqu’à la moitié des années 70. Alex Cox ne se contente pas de dresser un panorama d’un genre qui a renouvelé les westerns. En brossant une épopée chronologique, économique et sociale, il analyse l’adéquation entre ce que ce genre proposait et ce que le public en attendait. Aussi divertissant que politique, contestataire voire anarchiste, le western spaghetti a enfreint de nombreuses règles du code Hays avec une violence frontale – souvent censurée à l’époque – pour faire avancer le cinéma dans son ensemble. Alex Cox revient sur les jalons principaux de ce cinéma en décrivant les principaux films qui ont jalonné son histoire. Budgets, contraintes économiques, incidents de tournages, anecdotes savantes, tout y passe pour une lecture captivante pour qui a vu plus de 10 westerns spaghettis, et pas seulement avec Clint Eastwood.
Les 50 films décryptés brossent un portait large et passionnant du western spaghetti. ouvrage au format de Yasujiro Ozu, Carnets 1933 – 1963 édité en novembre 2020. La traduction d’Alexandre Prouvèze semble coller parfaitement au texte de l’auteur, rendant compte d’une fascination pour un genre devenu majeur dans l’histoire du cinéma. L’auteur cite Kurosawa, revenant de manière intensive sur l’influence du film Yojimbo du réalisateur japonais sur les intentions des premiers film des réalisateurs Sergio Leone et Sergio Corbucci. Tournages en Espagne ou en Italie, acteurs européens ou américains, le grand ouest est retranscrit de manière particulière dans des films qui renouvellent le genre du western à bout de souffle à l’époque.

10 000 Façons de mourir ne manque jamais une occasion de plonger dans des histoires mal connues, avec stratagèmes de producteurs, scénaristes hardis et péripéties sur les tournages des films. Ennio Morricone, Gian Maria Volonté, Klaus Kinski, Tomás Milián, Lee Van Cleef, Clint Eastwood, Fernando Sancho, les noms illustres se suivent pour un ouvrage au long cours à lire absolument.

À propos de l’auteur : Cinéaste indépendant britannique, Alex Cox a tourné de nombreux longs-métrages à succès, de Sleep Is for Sissies, La Mort en prime (Repo Man), Sid & Nancy, Straight to Hell, Walker et Highway Patrolman à Death and the compass, Revengers Tragedy, Searchers 2.0 et Repo Chick. De 1987 à 1994, il a présenté la célèbre série « Moviedrome » de la BBC, invitant le grand public à découvrir des films oubliés ou méconnus. Il est par ailleurs l’auteur de True Confessions of a Radical Filmmaker et a écrit sur le cinéma pour des publications aussi diverses que Sight & Sound, The Guardian, The Independent et Film Comment.

Editeur: Carlotta

Auteur: Alex Cox

Nombre de pages / Prix: 624 pages / 50 euros

[BD] De ira, album furieux de Stéphane Hirlemann (Delcourt)

[BD] De ira, album furieux de Stéphane Hirlemann (Delcourt)

Faisant le récit de deux jeunes filles membres d’une bande d’anarchistes en manque d’idées pour des actions coup de poing plus ou moins claires, De ira est un album one shot signé Stéphane Hirlemann en tant qu’auteur complet.

Je dois dire que le dessin de De ira est plutôt attirant. Un graphisme en noir et blanc qui a du caractère, avec une touche d’originalité bienvenue. Mais en y regardant de plus près, il est difficile de suivre l’histoire en elle-même, tant par sa narration erratique que par le découpage des plans qui ne permet pas une lecture fluide et agréable. De ira est un enchaînement d’actes de violence et de dénonciations tues sans finalité précise. On y perd un peu son latin. Ce qui est regrettable car le potentiel est là et il ne manque pas grand chose pour transformer l’essai.

C’est donc un acte manqué que notre rencontre avec De ira que l’on ne comprend pas vraiment. L’univers développé par l’auteur semblait pourtant prometteur.

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Pêche et Caro sont liées par une profonde amitié. Malgré le sexisme ambiant et la violence d’un monde de plus en plus précaire, la première ramène toujours sa bouillante amie vers plus de légèreté et de raison. Un jour, pourtant, Caro perd pied… Son apaisement viendra-t-il d’Elisée, ce clochard céleste qu’elle n’arrête pas de croiser ou se laissera-t-elle submerger par sa colère ?

Date de parution : le 13 octobre 2021
Auteurs
: Hirlemann Stephane
Genre : Aventure, Révolution
Editeur : Delcourt
Prix : 21,90 € (144 pages)
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Sortie du nouveau EP du groupe Cancre, le très intense Etrangler, le 15 novembre 2021

Cancre c’est trois compères réunis pour composer une musique onirique et juste très belle. Les frères Robin Millasseau et Mathias Millasseau accompagnés de Klet Beyer marient musique rock puissante et chansons à texte qui interpellent grâce à cette voix qui semble s’adresser personnellement à chaque auditeur. Le premier EP Face au vent laissait augurer un groupe dans le sillage de Noir Désir ou Axel Bauer, le second est une belle confirmation.

Des textes accrocheurs qui hérissent les poils sur les bras

Le 12 novembre, Etrangler va débarquer dans les bacs, et l’évènement risque de ne pas passer inaperçu. Le ton est à l’introspection mélancolique mais pas anodine. L’extrait éponyme ressemble à une ode trop longtemps coincée dans le fond de la gorge qui peut enfin exploser au grand jour. La poésie est accrocheuse, entre la rage contenue et l’envie d’en découdre. Le groupe parle d’existence sans signification et d’impossibilité de faire face aux vagues de la civilisation moderne. Le clip en noir et blanc classieux peut faire penser à celui de Depeche Mode pour Walking in my shoes, entre symboliques extrêmes et constat d’impuissance face aux puissances du monde, entre bien et mal, forts et faibles, puissants et victimes. Les textes du trio sont souvent issus de l’héritage familial d’un arrière-grand-oncle nommé Marcel Millasseau à l’époque de la première guerre mondiale, avec des textes mis en musique. Mots anciens mais résonnances actuelles qui s’harmonisent si bien avec la voix et les musiques. Guitares, batteries, basse, quelques synthés, le ton est rock, martial, presque symphonique rock parfois, tout pour bousculer l’auditeur et le sortir de son confort stérile, le faire bouger, d’abord à l’intérieur de son esprit pour peut être le faire agir. Etrangler, Signes et  Survivants varient les rythmes mais pas la noirceur du ton, pas de facilité ici, les intentions sont rêches, voire revêches. Déjà le nom du groupe est un indice, pas de docilité factice, l’ambiance est à l’indiscipline dans le fond de la classe, près du poêle. Le groupe s’est formé il y a déjà 4 ans, composant d’abord en anglais avant de se lancer dans le français pour toucher un public plus large. Et ça fonctionne.

Cancre frappe un grand coup avec cet EP justement intitulé Etrangler. Musique, textes et voix aboutissent à un résultat qui n’est pas prêt de lâcher les auditeurs.

Sélection automnale de livres de l’école des loisirs

[Livres jeunesse] Sélection automnale de livres de l’école des loisirs

Voici notre sélection automnale de livres de l’école des loisirs lus ces dernières semaines par nos enfants ! Il y en a pour tous les âges et tous les gouts ! Largement de quoi amuser toute la famille avec de bons moments de lecture. A vous de jouer !

1/ La main de la sorcière

La main de la sorcière vous réserve son lot de frissons. Effet garanti avec cette histoire effrayante où la main d’une sorcière semble accrochée au mur du papa de Georges… Son explication a de quoi faire cauchemarder… à moins qu’elle fasse rire ! A vous de le découvrir !

Résumé de l’éditeur : « Quelle est cette horrible chose brune accrochée au mur ? » demande un jour le petit Georges. Tout d’abord, son papa refuse de lui répondre. « C’est une histoire trop effrayante », dit-il. Mais Georges insiste. Son papa finit par céder et lui raconte l’histoire, une histoire terrible, à vous faire dresser les cheveux sur la tête…

Collection Pastel (Âge : 6 à 8 ans / 12,50 €) – Acheter dans une librairie indépendante

2/ Mon Petit Poney Brimborion

Voici un petit documentaire pour faire connaissance avec l’univers des poneys. Mon Petit Poney Brimborion est l’occasion d’en apprendre plus sur la vie de ces équidés. Une introduction bien illustrée et rigolote.

Résumé de l’éditeur : Comment naissent les poneys ? À quoi ressemble leur vie avant que nous puissions monter sur leur dos au poney-club ? Que mangent-ils ? Comment ont-ils appris tout ce qu’ils savent : marcher au pas, au trot, au galop, garder le licol, tourner en rond au bout d’une longe, porter la selle ? Grâce à Brimborion, à son amie Babiole et à tous leurs copains, nous découvrons toutes les étapes du dressage des poneys.

Collection Albums (Âge : 6 à 8 ans / 13 €) – Acheter dans une librairie indépendante

3/ Croc Colère

C’est le retour de notre petit croco préféré. Croc Colère s’exprime ici avec force et colère. L’occasion d’aborder ces petits excès qui dépassent parfois nos chérubins. L’important est de trouver des solutions !

Résumé de l’éditeur : Croc est très en colère, il crie ! Toi aussi ça t’arrive de te mettre en colère ? Et qu’est ce qui te met en colère ? te demande Croc. Parce que Croc, lui, quand il est en colère, il devient tout rouge, il casse ses jouets, ce n’est vraiment pas beau à voir ! Comment va-t-il se calmer ?

Collection Loulou & cie (Âge : 0 à 3 ans / 10 €) – Acheter dans une librairie indépendante

4/ Le drôle d’anniversaire

A destination des plus petits, Le drôle d’anniversaire prend des allures d’une partie de cache-cache avec à la clé son petit frisson ! Une histoire bien racontée qui plaira instantanément par ses illustrations à ses jeunes lecteurs.

Résumé de l’éditeur : Pour l’anniversaire de Lili, Marcel et Djibril viennent jouer à cache-cache. La maison dans laquelle Lili s’est cachée est certainement habitée par des monstres et courageusement Marcel et Djibril vont aller la sauver. Oh là là ça fait peur ! Surtout quand un cri sort de la maison…

Collection Loulou & cie (Âge : 0 à 3 ans / 10 €) – Acheter dans une librairie indépendante

 

5/ Nous sommes là

Nous sommes-là est un tout petit livre illustré avec poésie pour nous resituer dans l’univers et nous garder la tête dans les étoiles le temps d’une lecture. Les images sont légendées à la façon d’un documentaire mais l’auteur n’oublie pas de nous raconter une histoire.

Résumé de l’éditeur : « Ce livre a été écrit pendant les deux premiers mois de ta vie alors que je cherchais un moyen pour tout t’expliquer. Voici les choses que je pense que tu dois savoir… »

Collection Kaléidoscope (Âge : 3 à 6 ans / 15 €) – Acheter dans une librairie indépendante

6/ Après minuit tome 2 : Le professeur fou

Faisant suite à un premier épisode très réussi, Après Minuit récidive avec un second tome détonnant. Les deux frère et soeur sont de grands aventuriers. Mais ils sont cette fois enlevés par un savant fou qui souhaite leur prendre leur cerveau pour les étudier. Rien que ça ! Un récit haletant avec plein de surprises au rendez-vous !

Résumé de l’éditeur : Depuis qu’on a déménagé, on a découvert que tous les habitants du village se transforment en créatures fantastiques à minuit. Ils font n’importe quoi et peuvent se blesser, alors ma petite soeur et moi, on est devenus protecteurs de monstres. Ce soir-là, on avait beaucoup à faire, à cause du grand Sabbat, alors se faire kidnapper par un savant fou, ça tombait vraiment mal. Mais il faut que je vous raconte…

Collection Mouche (Âge : 6 à 8 ans / 8 €) – Acheter dans une librairie indépendante

7/ Le fantôme de mon grand-père

Autre petit roman pour les plus grands, le Fantôme de mon grand-père explore avec tendresse le mystère qui entoure nos proches disparus… et leur fantôme ! Cette jeune fille de 8 ans a l’habitude d’aller se recueillir sur la tombe de son grand-père sur laquelle un petit chat a élu domicile. Ce dernier est en fait le messager qui permettra d’établir le lien avec grand-père Charles, avant que son fantôme n’apparaissent directement dans la chambre de la jeune fille ! Une histoire plutôt divertissante et appréciée de notre jeune lectrice.

Résumé de l’éditeur : Mon père dit qu’on va saluer Grand-Père Charles. Ça veut dire qu’on va au cimetière. Il est mort avant ma naissance, je ne l’ai jamais connu. Quand même, j’aime bien discuter avec lui, mentalement. Sur sa tombe, il y a ce chat trop mignon, un peu bizarre aussi. À 8 ans, on ne croit plus aux  fantômes. En tout cas moi, je n’y crois pas. Alors quand je découvre mon grand-père dans ma chambre, au milieu de la nuit, je n’ai pas peur, je suis surtout très curieuse…

Collection Neuf (Âge : 8 à 11 ans / 10 €) – Acheter dans une librairie indépendante

8/ Un week-end avec ma baby-sitteuse

C’est les vacances, et Jacquotte va retrouver ses grands-parents pour s’amuser et profiter. Là-bas, une belle aventure l’attend. Sheila sa baby-sitteuse reste scotchée sur son téléphone à attendre des messages de son amoureux, même durant la nuit. Une histoire drôle, bien racontée et dessinée avec malice.

Résumé de l’éditeur : Jacquotte part en week-end chez les Renés, ses grands-parents écolos, et Sheila, sa baby-sitteuse adorée, l’accompagne ! Sheila la citadine va-t-elle goûter les joies de la campagne, le potager, les toilettes sèches ? Pas sûr. En plus Sheila s’est amourachée d’un certain Denis, et ici son précieux téléphone ne capte pas ses messages… En cherchant désespérément un endroit avec du réseau, elle risque même de faire une énorme bêtise…

Collection Albums (Âge : 6 à 8 ans / 15,50 €) – Acheter dans une librairie indépendante

9/ La petite poulette verte

La petite poulette verte est un petit conte surprenant où une jeune FLuette et sa cape verte est transformée en poulette par une vieille chouette en allant voir sa grand-mère. Une drôle d’idée mais plutôt bien racontée malgré des dessins très sombres !

Résumé de l’éditeur : Il était une fois Fluette, la plus délicate petite fille qu’on eût pu voir. Un jour, ses frères et sœurs lui jetèrent un manteau sur le dos, lui donnèrent un panier, et vlan, l’envoyèrent de l’autre côté de la forêt chez Mère-grand. Fluette était seule dans le bois des hiboux, et elle croisa une vieille dame à la tête de chouette. Fluette trembla de frayeur, et sans savoir comment, un froid frisson d’effroi – ffffrrrrrriiiii – transforma Fluette en petite poulette verte de peur.

Collection Pastel (Âge : 6 à 8 ans / 13,50 €) – Acheter dans une librairie indépendante

10/ Lancelove – le chevalier aux mille monstres

Voilà un récit de chevalier très bien raconté avec de superbes illustrations pleine page. Lancelove – le chevalier aux mille monstres nous racontent une aventure extraordinaire et mouvementée. Non sans une pointe d’humour, l’aventure de Lancelove parti en quête d’une drôle de bestiole pour impressionner sa belle, sera ponctuée de nombreux rebondissements pour notre plus grand plaisir. 

Résumé de l’éditeur : Oyez, oyez, gentils lecteurs ! Vous vous apprêtez à écouter de vos deux oreilles attentives l’incroyable légende du chevalier Lancelove, qui pour impressionner la belle Laudine partit en quête du Chat-Ours. Mi-chat miours, cette créature est recherchée depuis des siècles. Accompagné de son infidèle destrier, Galopin de Pas-Marrant, Lancelove devra combattre mille monstres du Pays imaginaire et faire face à de terribles dangers… Vraiment ?

Collection Pastel (Âge : 8 à 11 ans / 13,50 €) – Acheter dans une librairie indépendante

[BD] Bergères guerrières tome 4 : la fin d’une aventure épique vue par Clara (Glénat)

[BD] Bergères guerrières tome 4 : la fin d’une aventure épique (Glénat)

J’ai découvert Bergères guerrières l’année dernière, à sept ans. Je me souviens que mon papa m’avait acheté directement les deux premiers albums en librairie. J’avais trouvé les dessins magnifiques ! 

Je dois dire que Bergères Guerrières est une très belle bande dessinée. Super bien illustrée avec plein d’émotions. Molly, Liam et Sarah sont des grands aventuriers. Molly vient de se réveiller, un peu étourdie. Elle demande si Liam et Sarah se sont réveillés. Le  sorcier (le sorcier c’est un médecin  hein !) lui dit que Liam était debout mais que Sarah était encore endormie….

Je vous laisse vous régaler dans votre incroyable lecture passionnante. La fin d’une  aventure exceptionnelle. J’ai adoré ce quatrième album. La fin est à la fois heureuse et triste, vous verrez. Et je félicite les auteurs : le scénariste Jonathan Garnier et la dessinatrice : Amélie Fléchais.

Un petit mot audio de ma part pour conclure ma chronique : 

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

La fin du voyage. Molly, Liam et Sarah ont réussi miraculeusement à s’extirper du labyrinthe caverneux qu’ils empruntaient pour atteindre les terres mortes. Ils ont été secourus par des villageois éleveurs de chiens. Ils sont encore sous le choc de ce qui s’est passé en sortant de la grotte, un éboulement les a séparés de leurs compagnons de route et le sort de ces derniers est incertain. Tandis que les habitants du village envoient une expédition pour les secourir, les enfants ne peuvent faire qu’une chose : attendre et espérer… L’arrivée au village leur a permis une découverte inespérée. Liam a retrouvé Adam, son frère qu’il n’avait pas vu depuis 10 ans est bien vivant. Tant de questions à lui poser… Qu’est-il arrivé aux autres hommes ? Où en est la guerre ? Le père de Molly est-il encore vivant ? Pour obtenir des réponses à toutes ces questions, et trouver un remède au mal qui ronge Molly et Liam, le voyage se poursuit. Les blessures se font chaque jours plus profondes mais le groupe devra encore affronter moult péripéties pour atteindre les terribles terres mortes en restant soudé. Bergères Guerrières est de ces séries qui se bonifient d’album en album. Dans ce quatrième et dernier tome, Jonathan Garnier et Amélie Fléchais signent le point final d’une oeuvre éblouissante. Un objet graphique somptueux pour une épopée merveilleuse, magique et inoubliable peuplée de personnages incroyablement attachants.

Date de parution : le 17 novembre 2021
Auteurs
: Jonathan Garnier (Scénario) /
Amélie Fléchais (Dessin, Couleurs)
Genre : Aventure Jeunesse,
Editeur : Glénat
Prix : 18,50 € (80 pages)
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[BD] Kosmos : superbe docu-fiction de Perna et Bedouel (Declourt)

[BD] Kosmos : superbe docu-fiction de Perna et Bedouel (Declourt)

Plongée immersive dans un noir spatial profond et intense, Kosmos est un superbe album docu-fiction signé par le scénariste Pat Perna (La Part de l’ombre) et le dessinateur Fabien Bedouel (L’Or et le sang, Un Long Destin de sang, OPK). Un duo d’auteurs qui a déjà fait ses preuves avec Kersten médecin d’Himmler, ForçatsDarnand le bourreau Français ou encore l’excellent Valhalla Hotel. Autant dire que Kosmos était attendu rien que par cette affiche.

Revisitant la Conquête spatiale, Kosmos nous emmène en 1969 pour s’intéresser aux premiers hommes qui ont marché sur la Lune. Mais ce ne sont pas vraiment Armstrong et ses amis qui intéressent le propos. Car il semblerait bien que les américains aient été coiffés sur le poteau. Après leur tout premier alunissage, ils découvrent la présence d’un drapeau soviétique… L’URSS serait donc parvenue à doubler son rival de toujours mais en payant le prix fort. On assiste alors au documentaire à rebours d’une véritable épopée spatiale, en immersion totale dans le vide sidéral. 

Une fiction prenante magnifiée par un sens du graphisme particulièrement aiguisé. Le noir et blanc participe à nous imprégner totalement de l’atmosphère si étrange qui peut régner dans l’espace. Le résultat est des plus efficaces.

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Le 20 juillet 1969, le monde entier, figé devant sa télévision, est sidéré par l’exploit : les Américains ont aluni ! Et avant les Soviétiques ! Malgré une frayeur technique, tout s’est bien passé. Pourtant, au moment de repartir, Armstrong se retourne une dernière fois pour observer le paysage et reste figé : dans la visière de son casque, se reflète un drapeau soviétique et un LEM russe…

Date de parution : le 20 octobre 2021
Auteurs
: Pat Perna (Scénario) /
Fabien Bedouel (Dessin, Couleurs)
Genre : S.-F.
Editeur : Delcourt
Prix : 27,95 € (160 pages)
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Un Roi Lear à la peine et empesé au théâtre de la Porte Saint-Martin

Un Roi Lear à la peine et empesé au théâtre de la Porte Saint-Martin
Photo Jean-Louis Fernandez

Un Roi Lear à la peine et empesé au théâtre de la Porte Saint-Martin

On s’attendait à un grand moment de théâtre. Le Roi Lear, la pièce monstre de Shakespeare est aussi la plus emblématique de son répertoire, où la tragédie politique se dispute aux rivalités familiales exacerbées et aux enjeux de pouvoir. D’une puissance inouïe, elle nous entraîne, d’une voix incarnée par chacun des mots, au plus profond de l’âme humaine et de ses errements.

Encore faudrait-il que la mise en scène signée Georges Lavaudant soit délestée d’un académisme faussement ingénu et d’une déclamation qui impriment un artifice entre le texte et le public, s’opposant à toute identification et à une réactualisation de l’œuvre. Quant au rôle titre, confié ici à Jacques Weber, on regrettera un excès de cabotinage et un jeu poussif au démarrage qui manquait cruellement de justesse.

Dans l’Angleterre médiévale, Lear, roi fatigué et tyran vieillissant, se décide à partager son empire entre ses trois filles, à condition qu’elles déclarent publiquement l’amour qu’elles lui portent. Tandis que les aînées rivalisent d’allégeance, la benjamine Cordélia refuse le jeu de la confession publique entrainant les foudres du monarque et son bannissement avant que les aînées décident de s’affranchir de l’autorité royale en chassant leur père du pouvoir.

Le royaume sombre rapidement dans les guerres et les luttes de clans où les drames sanglants se disputent aux destins politiques et démesurés des personnages.

L’avidité de pouvoir des prétendantes est portée à son paroxysme. Elle renvoie à la folie des hommes prisonniers de leur soif de domination et d’auto-destruction, conduisant à une guerre fratricide qui coûtera finalement au roi son pays, sa famille et la vie.

Désintégration d’un monde donc où l’anéantissement est à l’œuvre ainsi que celle d’un homme déchu, abandonné à sa solitude, sa vieillesse, sa folie, et sa finitude. Or, la mise en scène de Georges Lavaudant manque de mordant. Trop sage et trop scolaire, autant dire datée, elle appuie lourdement sur les différents degrés de théâtralité qui oscillent entre réalité et fiction, tragédie et bouffonnerie. Et force ainsi les comédiens à surjouer qui passent à coté de la vérité humaine de cette tragédie crépusculaire et ô combien ravageuse. Dommage !

Dates : du 3 au 28 novembre 2021 – Lieu : Théâtre de la Porte Saint-Martin dans le cadre de la programmation hors les murs du Théâtre de la Ville (Paris)
Mise en scène :Georges Lavaudant 

[BD] Go West Young Man : oeuvre collective hommage au western (Grand Angle)

[BD] Go West Young Man : oeuvre collective hommage au western (Grand Angle)

Quand l’un des spécialistes du western Tiburce Oger décide de rendre hommage au genre, on peut dire qu’il ne fait pas les choses à moitié. Go West Young Man est un superbe album pluriel réunissant parmi les plus grands noms de la BD tels que Christian Rossi, François Boucq, Patrick Prugne, Hugues Labiano, Michel Rouge, Michel Blanc-Dumont, Félix Meynet, Enrico Marini, Dominique Bertail, Ronan Toulhoat, Benjamin Blasco-martinez, Paul GASTINE, Steve CUZOR, Eric HERENGUEL, TaDuc ou encore Ralph MEYER.

Un panel très impressionnant réuni pour quatorze histoires courtes qui suivent le parcours des propriétaires successifs d’une montre à gousset à travers le temps et les époques de la Conquête de l’Ouest en 1763 à 1938. Un axe chronologique très large qui permet de proposer une multitude de situations, de personnages et de thématiques en lien avec l’univers du western.

Proposé dans une très bel édition, Go West Young Man regorge  ainsi de trésors graphiques qui font la grandeur de l’album. A découvrir.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Le parcours sauvage et violentd’une montre pendant la conquête de l’Ouest.Un western qui sent la poudre et la boue… En quatorze histoires, Go West young man retrace la conquête de l’Ouestaméricain, de 1763 à 1938. Des conflits des grands lacs au désert duMexique, les destins se succèdent. Trappeurs et pionniers, tribus indiennes,desperados et prostituées vont se battre et survivre dans les grandes plaines,les villes champignons et les guerres interminables. Si les grands thèmes sontà l’honneur dans cet album, c’est le côté obscur des Hommes qui ressort,présentant avec un goût amer le rêve américain. Racisme, génocide indien,condition des femmes, guerres et misère. Go West young man est un hommageau western, mais un hommage lucide. Texte : Tiburce Oger. Dessins : Christian Rossi, François Boucq, Patrick Prugne, Hugues Labiano, Michel Rouge, Michel Blanc-Dumont, Félix Meynet, Enrico Marini, Dominique Bertail, Ronan Toulhoat, Benjamin Blasco-martinez, Paul GASTINE, Steve CUZOR, Eric HERENGUEL, TaDuc, Ralph MEYER.

Date de parution : le 20 octobre 2021
Auteurs
: Tiburce Oger (Scénario)
Benjamin Blasco-Martinez (Dessin)
Christian Rossi (Dessin, Couleurs)….
Genre : Aventure, Western
Editeur : Grand Angle
Prix : 19,90 € (112 pages)
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[BD] A Cheval ! tome 8 : indispensable pour nos jeunes cavaliers (Delcourt)

[BD] A Cheval ! tome 8 : indispensable pour nos jeunes cavaliers (Delcourt)

C’est reparti pour un tour avec ce huitième album de la série à succès A Cheval !. Un pour tous, tous poulains ! fête le retour de la joyeuse troupe pour de nouveaux sketchs. Un humour qui plait toujours autant à nos enfants. Je vous le disais à l’occasion de la parution de tome 7, ma fille Clara, qui a désormais huit ans, ne rate jamais une sortie de cette saga.

Férue d’équitation, elle a l’habitude de lire de nombreuses parutions qui abordent de près ou de loin sa passion. Mais A Cheval ! est de celles qu’elle préfère ! Le dessin est simple mais efficace, les poneys et chevaux ont chacun leur petit caractère qui s’affirme au fil des albums. Le lecteur s’y attache autant qu’il en rit. 

A lire et à relire, pour tous les enfants qui aiment l’univers équestre et tout ce qui l’entoure, humour compris !  

Clara vous décrit avec enthousiasme un nouveau venu dans la cavalerie : Choco ! Ecoutez-la ci-dessous :

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

La cavalerie s’agrandit avec l’arrivée de Chocco, jeune poulain joueur et farceur. Qu’on en soit gaga ou baba, il va rendre tout monde un peu zinzin. Garanti cent pur-sang humour et aventures hippiques ! Un heureux événement arrive dans les pages d’À cheval ! C’est Chocco, un tout jeune poulain pas plus haut que trois pommes mais toujours à cent à l’heure et ne tenant pas en place. Malgré son âge, il ne compte pas se laisser intimider par Bijou, Rafal et leurs amis qui vont trouver en lui un nouveau compagnon de jeux. Flash va devoir garder le rythme s’il ne veut pas se retrouver dans les choux !

Date de parution : le 13 octobre 2021
Auteurs
: Laurent Dufreney (Scénario),
Miss Prickly (Dessin), Magali Paillat (Couleurs)
Genre : Humour
Editeur : Delcourt
Prix : 10,95 € (48 pages)
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Compte-rendu des dégustations des Vins sélectionnés par Vignobles et Signatures avec un Pouilly fumé et un Haut-Médoc

Nouvelle dégustation savoureuse de cuvées issues du Club Vignobles et Signatures après notamment celles de Septembre 2021 et décembre 2020. Pas de jaloux un vin blanc et un vin rouge ont été dégustés, un Pouilly Fumé et un Haut Médoc, de quoi découvrir des bonnes cuvées pour la saison!

Château de Tracy : Haute Densité 2019, Pouilly Fumé

Les vins actuels de Château de Tracy sont le résultat du niveau 3 de la certification Haute Valeur environnementale obtenu en 2014. Les modes de culture respectueux des équilibres naturels ont permis d’aboutir notamment à ce Pouilly Fumé tout en harmonie. Situé sur la commune de Tracy sur Loire, le vignoble Plateau des Champs de Cri est exposé Sud-Ouest
Avec son vignoble exclusivement composé de Sauvignon, l’âge moyen de la vigne est de 20 ans. Les Hautes Densités proviennent d’une parcelle très particulière plantée sur certains des terroirs de calcaires les plus réputés du Château de Tracy. Cette cuvée est produite à hauteur de 6800 bouteilles en 2019, un nombre très peu élevé. A l’œil, le vin arbore une couleur jaune doré avec des reflets verts. Le nez est délicat avec des aromes de fruits exotiques confits (mangue, passion). A l’ouverture, des notes d’ananas rôtis apparaissent accompagnées d’un bouquet plus complexe de tarte amandine, suivie de quelques pointes miellées. La bouche se caractérise par une attaque ample et fraiche qui débute sur des notes très gourmandes de vanille et de brioche. La trame acidulée monte ensuite graduellement en puissance, offrant une bouche plus vive, citronnée très salivante. La finale à la fois juteuse et charnue s’oriente vers des notes d’orange sanguine. La bouteille est proposée au prix indicatif de 44 euros, une belle expérience viticole à ne pas manquer, de préférence avec un plateau de bons fruits de mer.


Les Vieilles Vignes du Château Lamothe-Cissac – Haut-Médoc

Créée en 1988, la cuvée Vieilles Vignes du Château Lamothe-Cissac est élaborée uniquement dans les millésimes où la qualité de la vendange garantit une puissance et une concentration suffisantes et satisfaisantes. L’objectif est de produire et d’élever un grand vin de garde. Les vignes présentent un âge moyen de 60 ans avec des vignes de plus de 70 ans. Composé des cépages cabernet sauvignon pour 75%, merlot noir pour 15% et petit verdot pour 10%, le vin est le résultat d’une subtile alchimie. Certifié HVE 3 (Haute Valeur Environnementale), le vin illustre la production responsable réalisée pour protéger la biodiversité par des plantations de haies et la préservation de la faune auxiliaire. A l’œil, le Château Lamothe Cissac Vieilles Vignes encore jeune présente une robe pourpre profonde. Le nez propose une grande complexité aromatique avec un bel équilibre entre la richesse du fruit et le bois neuf, et des arômes de girofle, d’épices et de tabac blond. Ce vin est un grand vin de garde, généreux et puissant, possédant beaucoup d’élégance. Il a besoin de temps pour se développer. Pour l’accompagner, les plats à privilégier sont la côte de bœuf, un carré d’agneau aux herbes et des fromages de caractère. Livrée exclusivement en caisses bois, la cuvée vieilles vignes est proposée à 24,50 euros, un très bon tarif pour une expérience riche et intense.

Publireportage: Le Club Vignobles & Signatures naît en 1984 à l’initiative de Jean-François Janoueix, naturellement à Vinexpo, lieu de rencontres, d’échanges sympathiques et d’occasions qui permettent aux vignerons d’apprécier leur ouverture et leur complémentarité. Il rassemble d’emblée 8 vignerons de référence de 8 appellations majeures. Aujourd’hui le Club représente l’une des plus importantes forces économiques du vignoble français, avec 1 900 hectares de vignes, 63 appellations, 410 salariés, avec des entités familiales leaders dans leurs appellations. Vignobles & Signatures, c’est l’indéniable succès d’une association fondée sur la solidarité entre vignerons et l’amour du travail bien fait. Les 17 familles de vignerons ont en commun une histoire viticole de générations qui se reflète dans les vins de chacun, c’est un atout de plus à la qualité d’un vin. Une éthique naturellement adoptée par les nouvelles générations, déjà intégrées dans certaines entreprises.

[BD] Sangoma, les damnés de Cape Town : polar efficace au coeur de l’Afrique du Sud (Glénat)

[BD] Sangoma, les damnés de Cape Town : polar efficace au coeur de l’Afrique du Sud (Glénat)

C’est au coeur de l’Afrique du Sud que Sangoma nous embarque pour un polar aiguisé, mené tambours battants tout au long des quelques 152 pages qui composent l’album. Un récit complet qui fera des heureux sous le sapin. 

L’écrivain et scénariste Caryl Férey (Utu, Zulu, Maori, Plus jamais seul, Paz…) s’associe au dessinateur Corentin Rouge (Rio, XIII Mystery…) pour livrer un polar réaliste sur fond d’intrigues politiques dans un pays très marqué par son Histoire et ses relents d’Apartheid. Le scénario captivant de Sangoma fait la part belle aux scènes d’action sans omettre d’y adjoindre toute la profondeur de champ d’une enquête policière. Les personnages sont d’autant plus attachants qu’ils sont tous très différents les uns des autres. Un panel très riche qui vient étoffer l’ensemble avec panache. Le rythme est également très maîtrisé, maintenant le lecteur dans un suspens apprécié.

Le dessin de Corentin Rouge vient sublimer Sangoma de la plus belle manière. La finesse de son trait, son sens du mouvement et du cadrage viennent nous décoiffer la rétine pour notre plus grand plaisir. Saluons également la coloration dont Alexandre Boucq a participé avec des contrastes et une lumière savamment utilisés.

Bref, Sangoma est un très bel album à ne pas manquer.

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

 La rencontre de la plume affutée de Caryl Férey et du dessin réaliste de Corentin Rouge. En Afrique du Sud, une vingtaine d’années après l’Apartheid, les cicatrices laissées par l’ancien système peinent à se refermer. Le racisme n’est plus institutionalisé mais les inégalités toujours présentes et la population divisée entre les propriétaires blancs et les ouvriers noirs. Dans ce contexte, Sam est retrouvé mort sur les terres de la ferme des Pienaar, ses employeurs. Le lieutenant Shepperd – esprit léger, avisé autant que séducteur et tête brûlée – est chargé de saisir les enjeux qui auront mené au drame. L’enquête s’alourdit bientôt d’éléments disparates : conflits et secrets familiaux, recours à la sorcellerie, disparition d’un bambin dans le voisinage… Tandis que Shane Shepperd lutte tant bien que mal contre les silences et les mensonges de ses interlocuteurs, en toile de fond, le parlement est le théâtre d’oppositions rongeant la nation sud-africaine… La réforme agraire visant à redistribuer les terres usurpées du temps de l’apartheid provoque les débats et souligne les tensions des partis radicaux. Bientôt, les deux camps en appelleront à la violence. Enquête policière sur fond de climat social brulant, Sangoma, les damnés de Cape Town, est un récit sous tension où la violence d’un crime souligne les angoisses d’un pays captif de son passé. Treize ans après Zulu, Caryl Férey retourne en Afrique du Sud pour sa première bande dessinée aux éditions Glénat. Accompagné de Corentin Rouge, ils créent ensemble un polar palpitant aux dialogues ciselés et à l’action explosive…

Date de parution : le 3 novembre 2021
Auteurs
:Caryl Férey (Scénario)
Corentin Rouge (Dessin, Couleurs)
Alexandre Boucq (Couleurs)
Genre : Polar, Aventure
Editeur : Glénat
Prix : 25 € (152 pages)
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Encyclopédie Illustrée : L’Histoire du Monde (Usborne)

 

Encyclopédie Illustrée : L’Histoire du Monde (Usborne)

Les Editions Usborne nous propose une très belle encyclopédie illustrée sur le thème de : L’Histoire du Monde.


Cette encyclopédie est divisée en plusieurs thèmes :
-le monde de la Préhistoire
– le monde antique
– le monde médiéval
– le monde moderne.

Les illustrations sont toutes superbes. A chaque chapitre des liens Internet sont proposés pour compléter le sujet.

Le monde de la Préhistoire explique la formation de la Terre, il y a 4,55 milliards d’années, avec des espèces animales dont certaines n’existent plus aujourd’hui. Bien évidemment, on va retrouver les différentes familles de dinosaures. Mais aussi l’histoire du cheval ou de l’éléphant. Puis l’arrivée des primates avec l’invention des outils, la découverte du feu, de la chasse et de l’agriculture.

Le lecteur entre dans le monde antique, avec la création de village, de cités, de monuments, d’empires, de royaumes, mais aussi de nombreuses guerres.

Puis ce sera la découverte du Moyen-Age avec le monde médiéval. De nombreuses conquêtes, des croisades, la vie de château, le pouvoir de l’Eglise, l’art, et de nombreuses inventions.

Pour terminer avec le monde moderne, des 500 dernières années !

Plus de 400 pages font de cette encyclopédie un véritable trésor !

De nombreux liens Internet sont proposés pour enrichir cette recherche.

Mais quel bonheur de feuilleter ce magnifique livre aux illustrations nombreuses et passionnantes. L’Histoire n’aura plus de secrets pour le lecteur !

L’Histoire du Monde, une belle idée de cadeau pour le Père Noël pour tout lecteur curieux de tout comprendre, dès 10 ans !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 17,50 €

[Manga] My Capricorn Friend : quand le harcèlement scolaire mène au chaos (Delcourt / Tonkam)

[Manga] My Capricorn Friend : quand le harcèlement scolaire mène au chaos (Delcourt / Tonkam)

Manga one shot paru tout récemment, My Capricorn Friend est un seinen inhabituel qui aborde le sujet difficile du harcèlement scolaire. Kaneshiro tyrannise Wakatsuki l’un de ses camarades au vu et au su de tous. Mais personne n’intervient pour le stopper. Jusqu’au jour où le jeune tyran est retrouvé mort, assassiné. 

Le soir de son assassinat, Matsuda, de la même classe, croise Wakatsuki sur les lieux du crime, une batte de baseball maculée de sang à la main. Matsuda décide d’aider Wakatsuki à fuir et se mettre à l’abri de la police qui le soupçonnera très vite d’être l’auteur du crime. My Capricorn Friend surprend bien souvent par la tournure des évènements, oscillant entre évènements paranormaux et enquête policière. De quoi largement attiser la curiosité du lecteur. Les rebondissements sont souvent inattendus et le suspens total du début à la fin. 

Un manga original servi par un dessin simple mais efficace. A lire.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

My Capricorn friend aborde avec sensibilité le délicat sujet du harcèlement scolaire. Une réflexion poignante sur un thème plus que jamais d’actualité.
Tout commence par la découverte du cadavre de Kaneshiro, un odieux lycéen qui harcèle perpétuellement ses camarades. Les soupçons se tournent rapidement vers Wakatsuki, un étudiant qui est introuvable depuis ce meurtre. Matsuda, un camarade de Wakatsuki, va alors le prendre sous son aile pour le cacher, d’autant plus qu’il est persuadé que Wakatsuki n’est pas réellement coupable du meurtre…
Date de parution : le 20 octobre 2021
Auteurs
: Otsuichi (Scénario)
Masaru Miyokawa (Dessin)
Genre : Drame, seinen
Editeur : Delcourt
Prix : 7,99 € (224 pages)
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[BD] Mickey et les Mille Pat : un album tous azimuts (Glénat / Disney)

[BD] Mickey et les Mille Pat : un album tous azimuts (Glénat / Disney)

Après Les vacances de Donald, c’est au tour de Mickey de faire parler de lui. Et c’est encore un très bel album que les éditions Glénat proposent en collaboration avec Disney. Mickey Et les Mille Pat convoque les personnages phare qui entourent notre petite souris aux grandes oreilles : Dingo, Minnie ou encore Pat Hibulaire

Dans un décor médiéval, sorcier et dragon se relaient pour nous conter quatre petites histoires où les potions magiques ne sont jamais utilisées à bon escient… spécialement celle qui permet de se démultiplier. Si l’on regrette un ton parfois trop familier dans la narration employée, qui ne colle pas tout à fait à l’image de Mickey et ses amis, l’univers exploré ne manque pas de charme, surtout d’un point de vue graphique. 

Ce Mickey et les Mille Pat saura néanmoins remplir sa mission, auprès des petits et des plus grands. A découvrir en ce moment en librairie.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Privilégier la quantité.Quelque part, enfouie dans le labyrinthe d’une forêt sans âge se trouve la maison de Mickey. À l’époque moyenâgeuse où nous retrouvons ici la fameuse souris, il vit d’amour, de calme, d’eau fraîche et de cueillette. Parfois, Minnie l’invite à pique-niquer, ou alors Dingo – Dingo-le-sanguinaire comme il aime aussi se faire appeler – lui demande de devenir son écuyer… Des aléas inévitables et relativement innocents en règle générale, même quand les sortilèges du vieux sorcier célibataire Clodomir viennent s’y mêler… Cela dit, lorsqu’un jour Pat Hibulaire apprend que le dragon du coin garde auprès de lui un trésor inestimable, c’est une toute autre soupe ! Pat parvient à s’emparer d’une potion démultiplicatrice et se plie en bien plus de quatre pour obtenir les montagnes d’or entourant le monstre cracheur de feu. Jean-Luc Cornette et Thierry Martin donnent vie à Mickey dans quatre petites aventures connectées, qui charment par leur naïveté et leur sens de l’autodérision. Un nouveau petit chef-d’oeuvre graphique et narratif dans la série des créations originales Disney qui plaira aux petits comme aux grands.

Date de parution : le 27 octobre 2021
Auteurs
: Jean-Luc Cornette (Scénario)
Thierry Martin (Dessin, Couleurs)
Genre : Aventure, Jeunesse
Editeur : Glénat
Prix : 19,00 € (80 pages)
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Le duo Adèle & Robin dévoile son EP très pop Yam chez KNT Music le 12 novembre 2021

Comme son nom l’indique le groupe Adèle & Robin se compose d’une jeune femme et d’un jeune homme, tous deux âgés de 19 et 21 ans. Belle précocité pour des artistes à la belle poésie onirique et aux mélodies pop accrocheuses. De quoi laisser augurer une carrière qui pourrait gagner en ampleur, l’avenir le dira.

De la belle chanson pop française

Les 2 premiers titres Je te vois partout et Demain laissent penser que c’est bien Adèle qui tient la voix, mais Robin apparait aussi dans Demain. L’équilibre est harmonieux entre eux, leur rencontre a tout de l’évidence, elle étudiante en Sciences Politiques à l’IEP de Grenoble et lui en Fac de Sciences Humaines Appliquées après 2 années de prépa littéraire. C’est en octobre 2017 que leurs chemins se sont croisés lors d’un stage au Conservatoire de Voiron non loin de Grenoble. Le duo Adèle & Robin était né, ils pouvaient commencer à travailler leur musique à la recherche d’une ligne directrice. Ils ont opté pour une musique plutôt pop qui leur correspondait à tous les deux pour allier leurs sensibilité liées à la chanson française et à la musique pop. Début 2020, Adèle & Robin partent en voyage en Europe et en profitent pour écrire leurs premières chansons. Le EP YAM en est l’aboutissement. Si le mot rappelle le fameux jeu auquel beaucoup ont joué dans leur jeunesse avec ses 5 dés et les cases de la fiche de score à remplir, c’est aussi une référence au Youth Africaine Art Market à Berlin, lieu qui les a inspirés dans leur quête. Le premier mot qui vient à l’esprit en écoutant YAM, c’est l’énergie communicative déployée. Le duo s’est fait connaitre pendant le confinement avec la reprise de Bad guy de Billie Eilish traduit en français et celle de Anxiété de Pomme avec l’utilisation de pas moins de 15 instruments, du plus enfantin au plus technique, comme une preuve de leur créativité débordante. La vidéo est disponible sur Youtube et elle est franchement drôle. Ce morceau les fait repérer, attirant l’attention d’un label, le reste s’en est suivi, management, production et édition. Le duo travaille aujourd’hui avec une équipe de musiciens qui jouent avec eux sur scène et en studio. L’Ep Yam a été conçu avec Rémi Guirao ainsi qu’avec Steven Rozier pour l’enregistrement et le mix. Le mastering du EP a été réalisé au studio TransLab à Paris par Benjamin Savignoni. Les chansons sont belles et sensibles, pop et fouillées, d’Axelle jusqu’à La Rivière.

Adèle & Robin est un duo à la tête bien faite et aux chansons pop envoutantes. La sortie de leur EP pourrait bien concourir à mieux les faire connaitre, car ils sont jeunes et talentueux, de quoi leur ouvrir bien des portes.

Un ouvrage pour décrypter l’oeuvre et l’esprit du réalisateur Steven Soderbergh aux éditions Playlist Society, sortie le 16 novembre 2021

Depuis sa Palme d’or récoltée à Cannes en 1989, Steven Soderbergh a réalisé une trentaine de longs métrages et des séries, a produit des films, notamment de Christopher Nolan (Insomnia) ou Todd Haynes (Loin du Paradis). Naviguant entre opus commerciaux portés par des castings prestigieux et films plus intimes, il est l’auteur d’une oeuvre complexe et variée, loin de l’évidence et aux intentions explorées par Pauline Guedj dans cet ouvrage précis et fouillé. En 140 pages, elle offre un panorama passionnant de son métier de réalisateur, mais aussi de monteur, producteur et scénariste.

Un réalisateur constamment sur la brèche

Tout le monde a vu au moins un film de Steven Soderbegh. Plus souvent Erin Brockovich avec l’oscarisée Julia Roberts en 2001 ou un épisode de la trilogie Ocean’s porté par la bande à Georges Clooney que Bubble ou Girlfriend Experience. Le réalisateur aime à varier les cadres de son cinéma pour ne rien se refuser et garder sa liberté de créer à sa manière, ce que sa Palme d’Or lui a permis. L’auteure cite certains films comme des jalons marquants de son oeuvre. Hors d’atteinte en 1998 après 5 films aux succès critiques et publics mitigés, L’Anglais en 1999 pour ses subtils mélanges temporels alliés à une narration décousue, Che en 2008 avec un récit en 2 films sur la vie de Che Guevara, Magic Mike en 2012 avec Channing Tatum en stripteaseur incapable de briser le plafond de verre de son statut social, la série The Knick en 2014 et 2015 sur les débuts de la chirurgie à New York au début du XXe siècle, Pauline Guedj attache son récit au développement d’une filmographie aux enjeux multiples. Une des parties les plus intéressantes a trait aux impacts sociétaux développés dan les films Erin Brockovich, Contagion et The Laundromat. Pollution, épidémie et blanchiment d’argent affectent le tout à chacun de manière pernicieuse et cachée, le réalisateur l’a montré avec art et subtilité dans ces 3 films. L’auteur évoque également la question des blocages sociaux qui obligent à mener des carrières peu valorisantes mais lucratives comme dans Magic Mike ou Girlfriend Experience. Loin de n’être qu’un réalisateur cérébral, Steven Soberbergh s’intéresse au monde qui l’entoure pour mieux en débusquer les paradoxes et sa froide réalité cynique. Les explications de l’auteure apporte des éclaircissements donnant envie de revoir les oeuvres avec un regard neuf pour se laisser porter par ses analyses pertinentes. Comme souvent dans les ouvrages de la collection Playlist Society, le livre ne reste pas qu’en surface, il dissèque et met en lumière les intentions, ainsi que les moyens de les porter à l’écran. Un vrai travail de fourmi entrepris par une anthropologue à l’esprit clairvoyant et au langage simple (et non point alambiqué). En 140 pages seulement, belle performance!

Steven Soderbergh anatomie des fluides est une belle plongée dans une oeuvre réfléchie et aux nombreux niveaux de lecture. Le réalisateur a allié fond et forme pour communiquer ses idées et donner aux spectateurs des clés pour comprendre notre monde. De quoi donner envie de découvrir ou redécouvrir ses oeuvres, voire de lire et relire ce précieux pensum!

Synopsis:

Cannes, 1989. Steven Soderbergh reçoit la Palme d’or à Cannes pour son premier long-métrage, Sexe, mensonges et vidéo. Trente-cinq films et quatre saisons de séries plus tard, il est devenu une figure incontournable de l’audiovisuel américain. Prolifique, audacieux, Soderbergh brouille les pistes, enchaînant blockbusters (la trilogie des Ocean’sErin BrockovichContagion…) et films intimes (BubbleGirlfriend Experience…). Il est à l’avant-garde des essais techniques en matière de captation numérique et des innovations économiques pour la production et la diffusion des films. Réalisateur, chef opérateur, cadreur, monteur, producteur et parfois scénariste, il redéfinit les processus de fabrication d’une œuvre. Steven Soderbergh, anatomie des fluides brosse un portrait de l’artiste et capture les thématiques qui traversent sa carrière. Explorant le temps, les espaces et les corps, Soderbergh est un observateur du monde contemporain et des mécanismes qui le régissent.

Pauline Guedj est anthropologue et journaliste, maître de conférences à l’université Lumière Lyon 2 et collaboratrice à l’hebdomadaire Politis. Elle est l’autrice d’articles et d’ouvrages sur les cultures africaines-américaines, ainsi que de Louis Malle, Regards sur l’Amérique (Ovadia, 2020). Elle vit actuellement aux États-Unis.

Editeur: Playlist Society

Auteur: Pauline Guedj

Nombre de pages / Prix: 160 pages / 14 euros

Empathie, un documentaire qui interroge notre manière de considérer le règne animal, dans les salles le 10 novembre 2021

Le documentaire débute par un constat simple. Difficile de penser le véganisme quand on a toujours été carnivore sans même se poser de question. Ed Antoja pousse la sincérité jusqu’à se mettre en scène et quand il va de surprise en surprise, c’est en toute bonne foi car il ne sait d’abord rien de la souffrance animale et de la manière dont sont élevés les animaux destinés à être consommés ou utilisés pour l’habillement, les médicaments et toute l’industrie. Le documentaire n’en est donc pas tout à fait un, c’est plus une prise de conscience des enjeux que représente la filière agro-alimentaire pour ne pas manger idiot.

Une vraie expérience de vie

Ed Antoja le montre dès le départ. Son frigo est rempli de jambon, de poulet et de toutes sortes d’aliments usuels, rien de surprenant quand on apprend que sa famille a toujours mangé de la viande, du lait, du fromage et tout ce dont l’alimentation de beaucoup se compose. Chaque déjeuner en famille se fait à base de viande cuisinée, c’est un moment convivial de partage hautement sacré. Mais Ed essaye de mieux comprendre ce que l’acte de consommer de la viande revêt, d’abord sans parti pris mais l’idée fait son chemin. Il le dit lui-même au fur et à mesure de son expérience, la relation entre l’homme et les animaux. est complexe et l’acte de consommation ne va pas tant de soi. L’aspect culturel est primordial sans jamais penser aux conséquences pour les bêtes qui sont abattues, parfois dans des conditions difficilement supportables. Etant lui-même un ignare à la base, il l’assume aisément, son cheminement revêt la plus parfaite sincérité. Quand il estime qu’il faut repenser ses habitudes, c’est souvent avec humour mais aussi avec des arguments qui font sens. Ainsi, quand il revient chez sa maman et lui apprend qu’il ne mange plus de viande, il faut voir sa réaction outrée, comme si il lui avait sorti une énormité. Le chemin est long pour changer les esprits et les comportements. En cela, le film est judicieux, pas de culpabilisation ni de jugement hâtif, juste des conseils simples pour faire évoluer ses habitudes, comme manger moins de viande, pas tous les jours, pour rééquilibrer ses besoins et cheminer doucement vers une alimentation plus saine. Des voix off accompagnent le documentaire, celles de Lucien Jean-Baptiste et Hélène de Fougerolles. Sans être militant vegan, le premier explique que la démarche l’interpelle et mérite qu’on s’y intéresse. La seconde est végétarienne et sa participation ressemble à un vrai engagement dans l’espoir que sa participation aide à la notoriété du film.

Pour une fois qu’un documentaire végan respire la sincérité et l’engagement conscient, sans accusations outrancières ni conclusions définitives, il faut profiter de l’occasion pour découvrir cet Empathie rempli d’informations intéressantes et de discours judicieux. De quoi non pas devenir vegan mais commencer à manger différemment, ça vaut le coup visiblement!

Synopsis: Ed doit réaliser un documentaire sur le bien-être animal pour tenter de faire bouger l’opinion publique. Complètement étranger à cette question, il va d’abord s’immerger dans le monde de la cause animale et du véganisme. Cette aventure singulière va remettre en question ses habitudes de consommation et son mode de vie… Mais jusqu’à quel point ?

Où est ma fée de Noël, un album tout-doux pour tout-petit (Usborne)

Où est ma fée de Noël, un album tout-doux pour tout-petit (Usborne)

Publik’art vous a déjà fait découvrir les livres tactiles des Editions Usborne, dans leur belle collection Les tout-doux :

Où est mon lapin ?

Où est mon éléphant ?

Cette fois-ci, c’est au tour de : Où est ma fée de Noël ?

L’album entièrement cartonné, est très joliment illustré avec une jolie fée de Noël à la jupe trop douce, au cadeau trop mou, à la baguette magique trop brillante, aux bottines trop rêches, mais aux ailes si soyeuses…

Le tout-petit va se régaler à toucher ces différentes matières…

Où est ma fée de Noël ? une belle idée de cadeau pour Noël ! A mettre entre toutes les jolies menottes de nos petits !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2021
Auteur : Fiona Watt
Illustrateur : Rachel Wells
Editeur : Usborne
Prix : 7,95 €

Le grand voyage d’Alice aux éditions La Boîte à Bulles, une BD qui revient sur le drame du génocide au Rwanda, sortie le 17 novembre

La BD le grand voyage d’Alice revient sur une page tragique de l’histoire récente. Si l’Europe a connu l’ex-Yougoslavie, l’Afrique a vécu ce drame humain à la mi-années 90. Hutus et Tutsis se sont massacrés sans que la communauté international n’intervienne. L’héroïne est une petite fille prénommée Alice, elle a 5 ans au début de l’ouvrage et c’est son histoire que décrit Gaspard Talmasse. Le récit est dur et réaliste, les souvenirs sont indélébiles et l’auteur tente de les retranscrire le plus fidèlement possible. Difficile d’imaginer qu’une enfant puisse vivre tant d’évènements, et pourtant…

Une BD pour raconter l’horreur

Le grand voyage d’Alice ne parle pas de politique ou d’enjeux nationaux. C’est une petite fille obligée de fuir avec sa famille pour échapper à la furie humaine. Du Rwanda au Zaïre, ils ne connaissent que la fatigue, la maladie, la faim, la mort et d’autres massacres incessants. Son quotidien ne devrait être que rires et joies, elle côtoie au contraire la mort et des journées interminables de marche alternées de nuits à ne pas pouvoir trouver le sommeil. Le récit de Gaspard Talmasse fait froid dans le dos, rappelant à quel point l’ignorance et la bêtise peuvent causer des drames inimaginables entre ethnies différentes mais non point naturellement hostiles. On peut imaginer les intérêts de certains pour manipuler des populations crédules, avec l’effet que la BD relate pages après pages. Massacres à coup de batons, avec des fusils mitrailleurs, à la machette, rien n’est épargné à une héroïne obligée de fuir encore et encore pour échapper à des actes perpétrés au mépris de la vie humaine. La BD suit le déroulé chronologique des évènements, avec le destin funeste vécu par des populations incapables de se défendre contre des assaillants déterminés à propager la mort. Comme souvent, la boite à bulles choisit de ne pas y aller par 4 chemins, la violence est frontale, car réaliste. 800 000 personnes ont alors péri, de quoi donner le vertige.

Le grand voyage d’Alice est une BD difficile mais nécessaire pour faire comprendre que l’ignorance entraine la haine, et la haine la violence, avec pour seul résultat des larmes et des morts. Une BD qui remet les choses à plat, pour tenter d’éviter que ce genre de chose n’arrive de par chez nous.

Synopsis: Gitarama, 1994, dans la province du Sud au Rwanda. Alice, 5 ans, vit une enfance paisible auprès de ses parents et ses petites soeurs. Sa vie va basculer lorsque le génocide des Tutsis éclate et qu’elle se retrouve ensuite contrainte de quitter son village avec les siens. Avec sa famille de Hutus, il lui faudra fuir devant l’avancée des troupes du FPR sur les routes brûlantes de la République démocratique du Congo – le Zaïre, à l’époque. C’est dans ce climat qu’elle grandira, au milieu de camps de réfugiés, retrouvant parfois une vie presque normale avant de nouvelles attaques, une nouvelle fuite et la mort qui rôde, toujours… Si au début de son exil, la jeune enfant part avec toute sa famille, c’est accompagnée de sa seule soeur Adeline qu’elle terminera son périple, à l’ouest du Zaïre, ignorant si ses parents sont encore en vie. Elle finira par se retrouver isolée et par être rapatriée au Rwanda en novembre 1997… Gaspard Talmasse livre ici un témoignage singulier, empreint d’émotion et d’une grande justesse, celui de son épouse. Pour raconter cette odyssée de plusieurs milliers de kilomètres, l’auteur choisit d’adopter le regard d’enfant d’Alice, afin de retranscrire au mieux sa vérité.

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteur: Gaspard Talmasse

Nombre de pages / Prix: 23 euros / 144 pages

John Milk de retour avec son EP très rythmé Don’t blame the hammer chez Underdog Records

Peu courant dans l’hexagone de voir un artiste aussi versé de soul et de funk. Depuis 2014, John Milk séduit so, groove inimitable et le voilà de retour avec l’EP Don’t blame the hammer rempli d’un son seventies ultra réjouissant.

Un son qui groove

John Milk est connu de beaucoup pour son rôle de producteur de soul jamaïcaine et son addiction au matériel analogique à bandes. Sa musique est donc imprégnée de sonorités jamaïcaines mais également rythm and blues américaines. Il compose et enregistre avec une créativité toujours renouvelée pour collier à sa passion et à son identité. Son premier album Treat me right sorti en 2015 annonçait la couleur, suivi de Paris show some love en 2017. Don’t Blame the Hammer marque son grand retour avec une constance sans le son de soul américaine des sixties mâtiné de funk. Originaire de Lyon mais devenu furieusement parisien, l’artiste se veut à la fois chanteur, rappeur et beatmaker pour un résultat très personnel qui enthousiasme. Avec 6 titres, ce EP composé et produit par lui-même multiplie les références. On sent la recherche d’un son qui lui tient à cœur et les références, que ce soit du côté de Curtis Mayfield ou Johnny Osbourne. Le résultat aboutit à des morceaux directs et rythmés, sans effets digitaux artificiels et inutiles. Très peu présent dans les médias, John Milk préfère laisser parler sa musique pour appeler les sensations et les sentiments. Le EP contient également des remixes inspirés de Blanka (La Fine Equipe) et Patchworks (Joao Selva, Voilaaa, Mr President).


John Milk porte très haut ce qui fait sa singularité, se produisant lui-même pour rester hors des sentiers battus et proposer ce qu’il aime. Pas de R’n’B aseptisé ou de bruits digitaux vides, la musique est chaude et vivante, enveloppante et hypnotique. Ca fait du bien.

Le chanteur crooner Yves Carini dévoile son 3e album The way you are le 5 novembre sur le label Quart de Lune

Yves Carini a beau avoir la quarantaine, son statut de nouveau chanteur crooner français lui va à merveille comme le montre bien son nouvel album The Way You Are. Issu d’une famille d’origine italienne, il allie un style vocal inimitable à des arrangements particuliers pour chacune des reprises inclues dans l’album. D’Edith Piaf à Billy Joel en passant par William Scherrer, il choisit des morceaux ultra connus pour se les approprier et les faire siens.

Un album à l’ancienne sans fioritures inutiles

Le style d’Yves Carini se situe entre la pop jazz vocale et les chansons à texte qu’il met en valeur avec sa voix suave et chaude. Il se revendique d’un héritage prestigieux. Michel Legrand, Sacha Distel et surtout Yves Montand à qui son père Jeff composait des morceaux. The way you are contient 11 titres avec 9 reprises et 2 compositions inédites, dont 6 arrangés par le grand producteur arrangeur américain Jorge Calandrelli déjà à l’oeuvre pour Céline Dion ou Michael Bubble. 4 autres titres ont été produits par Randy Walkman. Le premier extrait reprend le célèbre Hymne à l’amour de Piaf avec une délicatesse quasi onirique. L’autre reprise star de l’album, Un homme heureux, reprend le célèbre morceau de William Scheller de manière surprenante à la sauce bossa nova. Pas de facilité non plus pour reprendre le morceau Les mots bleus de Christophe avec des arrangements très west cost symphonique. Quant à la chanson Saint Claude de Christine and the Queens, elle devient un morceau au swing redoutable. Ses deux précédents albums jazzy sont parus dans les années 2000 pour un sillon très jazz français et américain. Les morceaux Un été parisien ou Midnight rendez-vous laissaient augurer d’un jeune chanteur romantique. Le voilà parti à Los Angeles pour se renouveler avec toujours le même talent.

L’album sort avec une version vinyles pour les aficionados de Haute Fidélité où la voix du crooner fait merveille. L’album The Way You Are pourrait s’inviter sous les sapin pour les fêtes de Noel avec un succès garanti!

Le chanteur Gabriel Tur dévoile son single très pop La Star le 5 novembre

Gabriel Tur n’est pas seulement un musicien autodidacte depuis l’adolescence mais également un acteur et metteur en scène. Plusieurs cordes à son acte et une activité constante avant la sortie de son titre La Star le 5 novembre. Paroles en français et musique aux airs de pop anglo-saxonne caractérisent une musique franche et directe qui pourrait bien connaitre un vrai succès hexagonal.

Un artiste complet


Gabriel Tur
n’a pas encore accédé à une notoriété très large et pourtant il officie depuis déjà un certain temps. Il se définit comme multi-instrumentiste et a déjà officié dans plusieurs formations aux styles très larges, aussi bien rock que folk et psychédélique. Il a ainsi pu faire ses armes à Marseille avec Microphone Recordings. Formé à l’ERAC de 2010 à 2013 (Ecole régionale d’acteurs de Cannes), Il a travaillé avec notamment Gérard Watkins et Hubert Colas. Rentré ensuite comme stagiaire à la comédie française pour la saison 2013-2014, il a creusé sa passion pour la scène avec par exemple Alain Françon et Jérôme Deschamps. Il a été assistant à la mise en scène de Anne Kessler sur La double inconstance de Marivaux à la Comédie Française. Côté musique, Gabriel Tur a joué en tant que musicien et comédien dans l’excellent Comme une pierre qui … mis en scène par Marie Rémond et Sébastien Pouderoux et vu au Théâtre Studio de la Comédie Française en 2017 sur l’enregistrement du morceau culte Like a Rolling Stone de Bob Dylan. Il a également fondé le Collectif Le Grand Cerf Bleu avec Jean Baptiste Tur et Laureline Le Bris-Cep dans lequel il est metteur en scène, acteur et musicien-compositeur. CV riche, surtout si on considère la rencontre décisive avec Jean Thevenin en 2016 et leur collaboration sur plusieurs projets, notamment Jaune, le projet solo de Jean. Ils ont enregistré les premiers titres du projet GABRIEL TUR au Studio Tropicalia. La musique de Gabriel est très pop sucrée, dansante et maligne avec ses paroles bien senties.

La star parait ce 5 novembre avant une date le 6 novembre au Supersonic. Parfait pour découvrir l’énergie de l’artiste en live!

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