Accueil Blog Page 110

Le groupe franco-syrien Sarāb dévoile le bel album entre électricité et tradition Arwah Hurra le 12 novembre 2021

Le groupe parisien et franco-syrien Sarab mélange de manière surprenante et galvanisante sonorités moyen-orientales et rythmiques électriques dans son nouvel album Arwah Hurra. Les paroles en arabe et en français se mélangent elles-aussi pour une impression fascinante, voire hypnotique. Il y a de la magie dans cette musique entre orient et Europe!

Une musique qui transcende

Le projet musical Sarab est né de la rencontre entre la chanteuse franco-syrienne Climène Zarkan et le guitariste Baptiste Ferrandis. Sarāb signifie mirage en arabe et le duo est devenu sextet pour une plongée protéiforme dans le jazz, le rock et la musique traditionnelle arabe. Le groupe parisien propose un deuxième album nommé Arwāh Hurra, ce qui signifie âmes libres pour un croisement très réussi entre musique arabe et française, poésie de là bas et rythmique d’ici. Le premier single Yally Shaghalt Al Bal signifie Celui qui occupe mes pensées et il annonce la couleur. Il s’agit d’une reprise de la célèbre cantatrice égyptienne Oum Kalthoum, de quoi relier passé et présent. Le groupe se compose de musiciens talentueux, chacun dans son registre. Robinson Khoury officie au trombone et au chant, lui a déjà joué dans les formations Uptake, Octotrip, Metropol Orkest et a publié son son propre album Frame of mind. Il a également collaboré avec des sommités comme Ibrahim Maalouf, Natacha AtlasDhasser Youssef et même Quincy Jones. La batterie est laissée à Paul Berne (Uptake, Odil, Mental Climbers) qui a déjà joué avec David Linx, Leïla Martial et Raphaël Imbert. Les claviers sont occupés par Thibault Gomez (ONJ orchestre des jeunes, La Grande Rêveuse, Leone Sauvage) qui a joué avec Elise Caron, Eve Risser, Suzanne Abbuhl, Pierrick Pédron. Le bassiste se nomme Timothée Robert, également compositeur à ses heures comme le montre son album Quarks et également sideman auprès de David Linx, Antiloops et Cheick Tidiane Seck. Chaque musicien a une riche histoire de collaborations pour autant d’apports à cette nouvelle formation pour des sonorités traditionnelles et modernes qui se mélangent harmonieusement pour un résultat très réussi. D’autant que d’autres musiciens interviennent à l’occasion, comme le percussionniste Wassim Hallal, le joueur de saz Abdallah Abozekry ou encore Alain Damasio

Sarāb est une formation sans frontières et n’hésite pas à parler de sujets d’actualité, de réfugiés, de liberté, de féminisme et du besoin universel d’amour. L’album Arwāh Hurra sorti le 12 novembre chez L’Autre Distribution est un gros choc musical à ne pas laisser passer!

La fièvre de Petrov, un nouveau chef d’oeuvre du réalisateur de Leto, sortie en salles le 1er décembre

Le réalisateur Kirill Serebrennikov a laissé un souvenir impérissable dans l’esprit de milliers de spectateurs avec son génial Leto sorti en 2018. Son absence incompréhensible du palmarès cannois de cette année-là avait surpris, le réalisateur en a tellement voulu au festival qu’il a même demandé à ne plus jamais apparaitre en compétition, mais il n’a pas perdu sa vista comme le démontre l’encore plus impressionnant La fièvre de Petrov. Difficile de ne pas considérer le réalisateur comme un nouveau génie du cinéma mondial avec cet opus ahurissant de créativité formelle et stylistique.

Un film OVNI rare et réconfortant

Pour faire simple, il est bon de savoir que certains réalisateurs préfèrent creuser le sillon d’un cinéma exigeant et inventif plutôt que de traverser le frontière de la facilité vers l’univers Marvel… Là où Chloé Zhao s’est peut-être définitivement perdue, Kirill Serebrennikov revient 3 ans après Leto avec un nouveau film inclassable. 145 minutes d’éblouissement; c’est rare à notre époque où si les films sont de plus en plus longs, ils en deviennent trop souvent rébarbatifs et répétitifs comme le récent James Bond. Le réalisateur russe brosse un vrai portrait de la Russie éternelle avec une galerie de personnages qui donnent tous l’impression d’avoir la fièvre. Sa plongée dans les époques contemporaines et communistes donne le tournis et fait perdre l’équilibre, les points de vue s’accumulent pour des perspectives toutes différentes qui demandent de ne jamais baisser la garde, car le pays est patraque et ne se sent pas très bien, l’agitation est permanente et il est presque impossible de trouver la sérénité dans un environnement perclus de corruption et d’alcoolisme. Les flashbacks dans l’époque si loin si proche du communisme finissent de forcer l’admiration pour une peinture aussi réaliste que dramatique de personnages perdus autant en eux-mêmes que dans leur(s) époque(s). La caméra épileptique retranscrit ce sentiment généralisé d’insécurité avec des renversements de perspectives qui modifient d’autant les perceptions. Le film louvoie entre rêve et cauchemar pour une distorsion du temps et de l’espace jamais vraiment abrogée, comme si le réalisateur prenait un malin plaisir à brouiller les pistes. Certaines temporalités en Noir et Blanc côtoient d’autres moments en couleur, les personnages sont tantôt jeunes tantôt adultes, la chronologie est brouillée, le film se change en labyrinthe tortueux où il fait bon se perdre. L’interrogation est permanente, les personnages sont-ils fous, ou bien est-ce le réalisateur, ou bien même le spectateur? Les repères volent en éclat par la grâce de choix formels et scénaristiques qui nous laissent bouche bée. Un grand moment de cinéma, parfois incompréhensible mais jamais gratuit, à voir plusieurs fois donc pour en avoir le cœur net!

La fièvre de Petrov est une expérience hallucinée de cinéma, fiévreuse, ébouriffante, inconfortable et passionnante. Le film est à inscrire absolument sur votre agenda ciné de la semaine pour vivre une vraie expérience au-delà du réel.

Synopsis: Affaibli par une forte fièvre, Petrov est entraîné par son ami Igor dans une longue déambulation alcoolisée, à la lisière entre le rêve et la réalité. Progressivement, les souvenirs d’enfance de Petrov ressurgissent et se confondent avec le présent…

Le Festival Art Rock est de retour les 3, 4 et 5 juin 2022 à Saint-Brieuc, les places sont en vente

La 39édition su  plus grand  festival  des  Côtes  d’Armor est une preuve de plus d’un retour à la vie qu’ l’on espère durable. L’édition 2022 a ses dates et un format qui ravira tous les fans de rock. Le centre-ville de Saint-Brieuc accueillera pendant 3 jours et 3 nuits des artistes en communion avec un public tout heureux de pouvoir faire la fête. Le festival se veut 100% associatif et indépendant pour une vraie identité pluridisciplinaire et urbaine et une programmation aussi riche que variée. Au menu, 70  concerts, spectacles,  expositions  et  projections  situés dans  10  lieux différents. Et parce qu’il ne faut pas oublier les bonnes choses, une  manifestation gastronomique  est également au programme chaque joliment appelée Rock’n Toques. La  fête  promet! La billetterie est ouverte depuis le vendredi 26 novembre à 12h et, parce que c’est bientôt Noël, le festival propose des Pass 3 jours Grande Scène + Scène B à 69 € au lieu de 75 € !** hors frais de location et dans la limite des places disponibles

Un programme déjà réjouissant

Quelques noms prestigieux sont déjà prévus à l’affiche du festival : Phoenix, Juliette Armanet, Gaël Faye, Jane Birkin, Gazo, The Liminanas, November ultra, en attendant plus de noms encore. Surtout que Phoenix prévoit d’offrir en première mondiale un nouveau live dès le vendredi 3 juin. Le duo perpignanais des Liminanas vient défendre leur nouvel album De Pelicula composé avec le célèbre DJ Laurent Garnier. Gazo est maître français de la drill, sous-genre  du  rap, venu de Chicago qui aborde des thèmes violents et sombres. Le samedi 4 juin, c’est le talentueux auteur-compositeur-interprète, rappeur et écrivain Gaël Faye qui propose ses textes ciselés sur des rythmes qui appellent à la danse, entre hip hop, chansons, sonorités afros et latinos. C’est ensuite la chanteuse pop Juliette Armanet qui doit assurer l’ambiance avec ses chansons fortes en intensité, entre disco et pop. Dimanche 5  juin,  la  plus  française  des  anglaises, Jane  Birkin vient pousser la chansonnette sur la Grande ScèneArt  Rock met un point d’honneur à mettre en avant de jeunes talents, ce sera le cas avec la chanteuse November  Ultra, étoile montante de la  pop qui sera sur scène dès le samedi 4 juin.

Plus d’informations sont à venir très bientôt pour connaitre le reste de la programmation!

Site internet pour réserves ses places: Festival Art Rock à Saint-Brieuc (22)

[BD] Rectificando, tome 1 : nouvelle saison du Triangle Secret (Glénat)

[BD] Rectificando, tome 1 : nouvelle saison du Triangle Secret (Glénat)

Le Triangle secret revient avec Rectificando pour une nouvelle saison avec Jean Nomane autrement appelé Le Rectificateur. Cette fois appelé à éclaircir les circonstances de la disparition d’un journaliste infiltré au coeur d’une secte de fondamentalistes chrétiens, le Rectificateur va découvrir un complot politique orchestré au plus haut niveau de l’Etat…

Polar signé des habituels Didier Convard et Denis Falque, Rectificando est très agréable à parcourir, toujours grâce à un sens du rythme et de l’intrigue en perpétuel renouvellement. Le résultat est certes assez classique mais il demeure efficace et tient ses promesses.

Un premier album qui se lit comme un one shot, pour tous. A lire.

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Le retour de Jean Nomane, le Rectificateur. Dans le parc privé d’un grand manoir, en pleine nuit, un journaliste sous couverture est tabassé avant d’être achevé à coups de batte. Le meurtre est maquillé en accident, mais certaines personnes ne s’y trompent pas… L’homme tentait de s’échapper des lieux après avoir infiltré « La Fratrie », une secte de chrétiens fondamentalistes qui a fait du grand domaine son QG français. Le Triumvirat était le commanditaire du journaliste et, si l’enquête n’a pu aboutir, une chose est dorénavant certaine : la Fratrie est prête à tout pour dissimuler ses plans… L’affaire est de plus en plus inquiétante et, un cadavre venant l’alourdir, elle nécessite désormais l’intervention de l’équipe de Jean Nomane, le Rectificateur. Pour quelles raisons le journaliste s’est-il fait assassiner ? Qu’avait-il découvert de si compromettant ? En fonction des réponses qui lui seront apportées, le Rectificateur tuera, ou ne tuera pas… Nouveau spin-off du Triangle Secret, Rectificando est un polar au rythme frénétique et à l’ambiance tendue. Didier Convard et Denis Falque se dévoilent encore et toujours en maîtres du suspense et signent un one shot d’espionnage haletant sur fond de complot politique et religieux.

Date de parution : le 10 novembre 2021
Auteurs
: Didier Convard (Scénario)
Denis Falque (Dessin, Couleurs)
Genre : Policier,
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

HellBound, tome 1 : le webtoon recommandé par Bong Joon-ho (Kbooks)

HellBound, tome 1 : le webtoon recommandé par Bong Joon-ho (Kbooks)

Nouveau phénomène venu de Corée, HellBound est un diptyque dont le premier tome vient de paraitre aux éditions Delcourt (Kbooks). Dans le même temps, la série est diffusée sur Netflix en tant que webtoon. Après la découverte de Solo Leveling (qui a déjà son 4e tome en librairie), la Corée et ses manwhas n’en finissent plus de séduire. HellBound vient nous surprendre avec un univers original où des anonymes reçoivent la notification de leur mort prochaine. L’heure venue, d’étranges créatures monstrueuses apparaissent et viennent calciner leur proie dont il ne reste plus grand chose. Un thriller aux accents S.-F. mené tambours battants.

Ecrit par Yeon Sang-ho, le réalisateur du Dernier train pour Busan, Hellbound a été salué à la fois par la critique et par les professionnels du genre. Bong Joon-ho a d’ailleurs souligné combien le dessin de Choi Kyu-Sok l’avait marqué par son « niveau de génie » de telle sorte que l’on pouvait « ressentir l’anxiété et la peur du personnage ». Le trait est en effet fin et ciselé, avec un sens du détail abouti et un style hautement épuré. Le dessin de Hellbound est un atout certain.

Ce premier tome est une belle entrée en matière pour un thriller qui ne manque pas de nous tenir en haleine. On attend la suite et fin avec impatience.

Extrait :

Résumé de l’éditeur :

Des hommes censés être honnêtes reçoivent un message mystérieux leur annonçant qu’il leur reste peu de temps à vivre avant d’être conduits en Enfer. À l’heure dite, des créatures apparaissent, ne laissant que des corps calcinés derrière eux ! Qui tire les ficelles de ce théâtre macabre ?

Date de parution : le 10 novembre 2021
Auteurs
: Sang-Ho Yeon
Kyu-Sok Choi
Genre : thriller
Editeur : Kbooks
Prix : 14,95 € (312 pages)
Acheter sur : BDFugue

Tokyo pourpre, un livre d’art splendide, de JC Grangé (Albin Michel)

 

Tokyo pourpre, un livre d’art splendide, de JC Grangé (Albin Michel)

Dans leur collection Beaux Livres, Les Editions Albin Michel nous propose un livre surprenant, foudroyant, magnifique et chaud : Tokyo pourpre, du célèbre auteur-scénariste-reporter, Jean-Christophe Grangé.
Ses écrits sont illustrés par de magnifiques photos de Patrick Siboni.

Ce livre est envoûtant ! On voyage avec l’auteur et on découvre le Japon sous une nouvelle facette : celle de la nuit ! Tout au long des pages, on se rend compte à quel point on connaît mal ce pays !

Jean-Christophe Grangé, lui, connaît bien ce pays, très bien même. Sa femme est japonaise. 14 millions d’habitants à Tokyo ! Une ville où tout fonctionne sans problème. Tout est réglé comme une feuille à musique… De jour comme de nuit !

Mais la nuit, Tokyo se transforme. Les habitants aussi ! de façon incroyable ! Inimaginable pour le touriste qui n’ose pas s’enfoncer dans les nuits chaudes de la ville. Une aventure exaltante, quelque peu perverse et souvent extrême, mais en tout honneur, toujours ! Un peuple très bien élevé quelle que soit la situation !

© Patrick Siboni / in « Tokyo pourpre » éd. Albin Michel.

Tout donne envie dans ce Tokyo pourpre ! Le livre, immense, est divisé en plusieurs thèmes : nourritures, cultures et sexe.

D’excellents restaurants se trouvent à Tokyo. Mais attention, l’addition peut flamber vite.

« Les sushis, ce n’est ni un plat ni une nourriture. C’est une friandise, un nectar, un joyau. » p28. Et ça peut coûter 1000€, juste pour une personne, après avoir réservé un an à l’avance !

L’auteur nous donne toutes les bonnes adresses à découvrir ! Sachez qu’il y a à Tokyo, « en 2020, 226 restaurants étoilés Michelin, soit plus du double que dans tout Paris. » p.22
Prévoyez un long séjour pour avoir le temps de découvrir de nouvelles saveurs…

Quant aux cultures, on découvre Tokyo de jour. Et surtout ses habitants. On les imagine très « rangés » alors que pas du tout ! Bien moins que nous, les Occidentaux ! Ils sont passionnés par l’art. La journée ils travaillent et le soir, ils s’éclatent, deviennent artistes et se font plaisir. La vie nocturne est riche en surprises…

Quant au chapitre consacré au sexe, il est chaud bouillant ! Comme l’écrit si bien Jean-Christophe Grangé, le Japon est le pays des contraires. Et n’a pas du tout le même profil de jour et de nuit !

© Patrick Siboni / in « Tokyo pourpre » éd. Albin Michel.

La plume de Jean-Christophe Grangé est merveilleuse et nous emmène dans des contrées très lointaines de chez nous !

« Ce qui est primordial, pour les Japonais, c’est que chaque case respecte ses propres règles. » P 167

Publik’Art ne vous dévoilera rien sur ce chapitre empli de douceurs, de surprises, d’érotisme, bref, un doux voyage au pays des sensations ! Plus ou moins doux, d’ailleurs ! Mais toujours écrit avec sensibilité et respect, sans aucune trace de jugement.

Lisez Tokyo pourpre et vous n’aurez qu’une envie, partir découvrir, en vrai, Tokyo ! Difficile en ces moments tourmentés par la Covid. En attendant, lisez Tokyo pourpre et régalez-vous ! C’est notre coup de cœur ! Les écrits comme les photos en font un véritable livre d’art !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 17 novembre 2021
Auteur : Jean-Christophe Grangé
Illustrateur : Patrick Siboni
Editeur : Albin Michel
Prix : 49 €

Le Domaine de l’Hortus présente sa grandiose cuvée Le Dit de l’Hortus, L’Ombrée 2019, AOP Pic Saint Loup

Le Domaine de L’Hortus dévoile sa cuvée Le Dit de l’Hortus, L’Ombrée 2019, AOP Pic Saint Loup, issue de l’une de leurs plus belles parcelles. Cette cuvée sortie pour la première fois en 2016 et chroniquée sur Publik’Art pour sa version 2018 est une nouvelle réussite.

Un vin du Languedoc à découvrir

La cuvée Le Dit de l’Hortus, cuvée L’Ombrée 2019, AOP Pic Saint Loup provient d’une des parcelles les plus emblématiques de l’appellation. Cette cuvée complète les deux autres appellations en rouge du domaine, la Bergerie de l’Hortus et Domaine de l’Hortus « Grande Cuvée » rouge. En Languedoc, en Pic Saint Loup plus particulièrement, les terroirs peuvent prétendre à être des grands crus. Cette cuvée Le Dit de l’Hortus L’Ombrée rouge, AOC Pic Saint Loup 2019 se compose exclusivement de Syrah élevé 12 mois en cuve inox et 12 mois en bouteille. Ce vin fruité et complexe dévoile des arômes de fruits noirs bien mûrs, de garrigue et d’épices. L’attaque est fine, la texture veloutée, les tanins
soyeux, la finale fraiche et fleurie. La persistance aromatique est agréablement longue. Le vin est tout en équilibre, d’un grand tempérament, avec une structure tannique qui souligne une belle trame d’acidité. Le vin se déguste idéalement avec une salade aux calamars, des escargots à la languedocienne, une terrine de lièvre, seul ou avec un carré de très bon chocolat noir. La bouteille peut être conservée en garde pendant 15 ans. Il faut en profiter, la production n’est que de 1950 bouteilles. Le prix est à la hauteur de la qualité, 65 euros

Publireportage: Le Domaine de l’Hortus est situé dans une vallée au coeur de la garrigue de l’arrière pays Montpelliérain, à 30 km au Nord de Montpellier, là où s’est créée la légende du Pic Saint Loup. Le coeur de son terroir est niché sur les éboulis calcaires des falaises du Pic Saint Loup et de l’Hortus, constitués au fil du temps et qui lui apportent complexité géologique et protection climatique.

Les Orfèvres du vin proposent une cuvée impériale savoureuse de leur Crémant de Bourgogne

La Cuvée Impériale du Crémant de Bourgogne proposée par Les Orfèvres du Vin est un assemblage de 3 millésimes pour un résultat assez unique. De quoi se démarquer visiblement des Crémants de Bourgogne habituels!

Des bulles en majesté

L’année 2021 a beau avoir été marquée par des périodes de gel qui ont détruit une bonne partie des récoltes, les Orfèvres du Vin ont tout mis en oeuvre pour conserver leur savoir faire et la capacité à produire des vins pour faire pétiller les moments conviviaux en famille ou entre amis. Le Crémant de Bourgogne Cuvée Impériale est une vraie bonne surprise avec son assemblage des 3 millésimes 2014, 2016 et 2018) pour une harmonie étonnante et un vin de haute qualité. A l’œil, la robe est d’apparence d’or pâle, avec une couronne de mousse bien persistante et des nombreux cordons de bulles très fines. Le nez est délicat et offre de subtiles notes de brioche. La bouche est aussi onctueuse que volumineuse. Ce crémant se déguste idéalement en apéritif ou en accompagnement des mets raffinés qui seront proposés pour les fêtes de fin d’année. Le prix public conseillé est de 10,90 Euros.

Publireportage: Spécialistes des vins du Mâconnais et du Beaujolais, Les Orfèvres du Vin, anciennement dénommées “Cave de Charnay-lès-Mâcon” et créée en 1929, regroupent 70 sociétaires et produisent 9.000 hl sur une surface de 140 hectares. Ils viennent d’inaugurer leur nouveau caveau où se mélangent pierres et bois, soulignant ainsi la pertinence de leur signature «Les Orfèvres du Vin» et la recherche constante de l’excellence. La Cave de Charnay a su donner ses lettres de noblesse aux blancs, mais aussi aux rosés, aux rouges et aux vins effervescents de la région. Cette cave se veut comme un grand domaine, élevant de plus en plus de cuvées parcellaires et en respectant ainsi l’authenticité du travail de chaque vigneron. Les Orfèvres du Vin se distinguent régulièrement au concours des Chardonnay du Monde, aux salons de Paris et Mâcon et multiplient médailles d’Or, d’Argent et de Bronze pour ses différents fleurons : Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Viré-Clessé, Mâcon Charnay, Saint-Amour, Crémant de Bourgogne,… Autant de belles récompenses pour ces professionnels qui, au cœur du Mâconnais et du Val Lamartinien, font rimer authenticité et qualité.

Le Kididoc des Véhicules, des Editions Nathan

Le Kididoc des Véhicules, des Editions Nathan

Nous connaissons tous cette excellente collection des Editions Nathan : Le Kididoc. Une collection qui répond aux nombreuses questions, souvent insolites de nos petits.

Cette fois-ci, le Kididoc nous offre un magnifique album, entièrement cartonné et toujours si bien illustré : Le Kididoc des Véhicules. Notre coup de cœur !

Les petits comme les plus grands vont être passionnés par cet album : il est magique ! Il répond à plus de 100 questions, et souvent des questions incroyables ! Les parents vont sûrement apprendre des choses… Si, si, c’est vrai !

Allez, quelques petites colles :
Savez-vous à quoi servent les déflecteurs d’un avion ?
Quel sport se pratique sur un siège coulissant ?
Que fait le grumier ?
Quelle quantité d’eau transporte le fourgon pompe-tonne ?
Combien pèse la Peel 50 ?
Qui pilote le rover martien ?

Allez, sans tricher, vous avez pu répondre à toutes les questions ?
Si oui, vous êtes très forts !
Si non, vous allez trouver les réponses dans ce dernier Kididoc !

Et votre enfant va adorer soulever les nombreux rabats, ouvrir les doubles pages, dans tous les sens et apprendre en s’amusant !

Le Kididoc des Véhicules, une excellente idée pour le Père Noël !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : novembre 2021
Auteur : Muriel Zürcher
Illustrateur : Didier Balicevic
Editeur : Nathan
Prix : 16,95 €

6 chansons douces et mélancolique dans le EP Jour de Kirane sorti le 29 octobre

La chanteuse Kirane a dévoilé son EP Jour le 29 octobre. 6 titres à la mélancolie douce et fragile font découvrir un univers tout en délicatesse. Ne pas se fier à son filet de voix gracile car la chanteuse cache de vraies vocalises profondes dans des morceaux aux orchestrations avec un piano omniprésent pour accompagner des paroles à la poésie à fleur de peau.

Une chanteuse mélancolique à découvrir

La mélancolie est le mot le plus juste pour décrire ces 6 morceaux délicats à l’émotion constante. Le EP Jour est paru le 29 octobre sur toutes les plateformes et le premier titre Je suis moi-même est déjà inclus en playlist sur Pop Radio, Ondes Bleues, Equinox Namur, Caos Karibou, Radio L Air, Radio RWA, Idfm 98.0 et Radio Air Show. Kirane, de son vrai nom Estelle Grand, a débuté la musique à l’âge de 7 ans au piano, avec succès à en juger par les différents prix de conservatoire obtenus au cours de son cursus. A partir de 2003, elle a accompagné au piano la comédie musicale Anges et Démons avec Didier Lockwood et le Royal Prestige Orchestra. Elle travaille également la direction d’orchestre avec Joachim Jousse, l’assistant de Kurt Masur. Sa passion pour le chant s’est précisé avec notamment une participation à la formation Fromtwo avec un mélange de musique classique, de jazz et d’électro. Depuis 2017, une carrière solo s’est imposée à elle. Kirane est un nom comme un hommage à ses origines amérindiennes et signifie Rayon de lumière dans l’obscurité. Elle débute avec Jour, avant un second EP Nuit à paraitre au printemps 2022.  Les 6 morceaux contiennent une vraie sensibilité portée par cette voix qui cache une vraie profondeur envoutante. Les textes se veulent poétiques et intimistes, balayés par ces vocalises qui font décoller très haut. Ce premier EP a été réalisé avec Jean Charles Versari. Je suis moi-même débute avec la voix mêlée au piano avant l’apparition de l’orchestration et des vraies envolées lyriques qui scotchent au siège. Memory continue dans ce mélange de paroles poétiques et de voix angélique, avec un violon profond. Sa clientèle donne encore plus de voix en liberté pour ouvrir une vraie lucarne de mélancolie désincarnée. Le plan grand froid est légèrement plus rythmé avec des paroles presque sépulcrales, I wanna feel louvoie dans des contrées trip hop qui renouvelle l’ambiance du EP, Les armes offre une batterie plus puissante accompagné d’un violoncelle pour une tentative plus martiale.

Les 6 morceaux sont une vraie réussite musicale et poétique. L’univers de Kirane se veut profond et mélancolique, sa voix enivre et donne envie de suivre cette artiste à la carrière en train de décoller.

« Age of rage » : le geste époustouflant de mise en scène d’Ivo van Hove

Ivo Van Hove, le retour !
© Jan Versweyveld

« Age of rage » : le geste époustouflant de mise en scène d’Ivo van Hove

Ivo van Hove, maître incontesté et incontestable d’un théâtre hors norme revient à La Villette et réunit en un seul récit Iphigénie, Les Troyennes, Hécube, Agamemnon, Elektra et Oreste. Et à travers ces tragédies antiques, interroge la mécanique diabolique du pouvoir et son impact sur la radicalisation des sociétés. Après Romeinse Tragedies et Kings of War, « Age of Rage » s’inspire du destin mémoriel des figures majeures de la famille royale des Atrides et nous livre dans un geste puissant autant visuel que théâtral, la destinée sacrificielle de cette famille, frappée par la malédiction et sa répétition. Un choc.

Une mise en scène époustouflante et percutante 

Dans des scènes crues et des couleurs vives, l’inexorable déclin des Atrides se déploie sur fond de guerre de Troie. Provoquée par l’orgueilleux Tantale, qui nargue les dieux en leur servant son propre enfant comme repas, une malédiction éternelle le frappe en représailles ainsi que toute sa progéniture, et lance une chaîne insensée de meurtres et de vengeances. Les atrocités commises dans « Age of Rage » trouvent leur légitimité dans une guerre, une réparation, une vengeance. Dès lors la violence se trouve monopolisée par celles et ceux qui détiennent le pouvoir : reines, rois, généraux, membres de familles haut placées en quête de justice. En utilisant la violence, ils gagnent ou conservent leur puissance.

Les meurtres planifiés et exécutés révèlent les mécanismes du ressentiment et de la marginalisation qui pousse à la radicalisation : l’incapacité à se faire entendre, l’émergence d’une vision étroite, la culture de la victimisation, l’appel à des pouvoirs et à des idéaux supérieurs, la disparition de toute voix dissidente, la conviction que la violence est le seul moyen de transformer le monde en mieux, comme un objectif supérieur et légitime.

Une énergie rock infernale

Dans une mise en scène époustouflante et cinématographique, Ivo van Hove frappe fort. Il met au centre de l’action les damnés de la tragédie grecque en quête éperdue de reconnaissance qui affrontent alors sans relâche l’anéantissement d’une humanité tout entière. La troupe s’empare avec frénésie du jeu de massacre, à l’abri de séquences littéralement chorégraphiées et aux prises entre le déchainement et la fureur. Le tout porté par une énergie rock infernale, puisqu’une musique jouée en live par le groupe Bl!ndman accompagne de concert la descente aux enfers.

En revisitant la tragédie, Ivo van Hove façonne à l’abri d’une fluidité de jeu, une traversée jalonnée de vengeance originel et confrontée à ses démons qui touchent et détruisent plusieurs générations successives, marquées au fer rouge par de nombreux renversements. Où la malédiction et la défiance qui les frappent font surgir sur la plateau des tableaux qui imprègnent pour longtemps les esprits.

Si « Age of Rage » donne à voir le destin inéluctable de la cité et de ses lignées fondatrices après de longues années de guerre, c’est aussi une vision de notre monde et de ses mécanismes de violence qui excluent et bannissent des hommes et/ou des communautés. Car confrontés à une volonté d’émancipation d’un peuple, d’un cercle, les dirigeants préfèrent l’affrontement à la concertation prisonniers d’enjeux de pouvoir et de desseins hégémoniques.

Ivo van Hove signe là une fresque monstre, haletante et foisonnante.

Dates : du 27 novembre au 2 décembre 2021 (durée 3h45) – Lieu : La Villette (Paris)
Mise en scène : Ivo Van Hove

Les Matriarches, Prix des libraires 2021, J’aime le livre d’art (Albin Michel)

Les Matriarches, Prix des libraires 2021, du livre d’art et du beau livre (Albin Michel)

Publik’Art est heureux de vous annoncer cette très bonne nouvelle : Les Matriarches, de Nadia Ferroukhi vient de recevoir le prix des Libraires 2021 dans la catégorie du livre d’art et du beau livre.

Publik’Art l’avait présenté comme son coup de coeur : Les Matriarches

COMMUNIQUE DE PRESSE  du 25 novembre 2021
La 4e édition du Prix des Libraires « J’aime le livre d’art » 2021
récompense le livre événement
LES MATRIARCHES
aux éditions Albin Michel.

Le Prix a été remis ce jeudi 25 novembre 2021 au cours d’une réception à l’Institut
national d’histoire de l’art, en présence de son directeur, Éric de Chassey, par Pascale Le
Thorel présidente du groupe Art et Beaux Livres et de l’Association pour le rayonnement du
beau livre. Les auteurs de l’ouvrage lauréat, Nadia Ferroukhi et Laure Adler, ainsi que
toute l’équipe éditoriale d’Albin Michel étaient présents lors de la cérémonie.
Cela fait 5 ans maintenant que « J’aime le livre d’art » est devenu un véritable label de qualité.
Cette année, avec une participation record de plus de 400 librairies et de 30 éditeurs, nous
sommes fiers de poursuivre et d’amplifier cette promotion du beau livre avec l’Association pour
le rayonnement du beau livre. « On sent un véritable engouement pour le livre d’art cette
année. Les éditeurs et les libraires n’ont jamais été aussi réactifs » précise Pascale Le Thorel.
Les Matriarches de Nadia Ferroukhi
Présenté par Laure Adler
Albin Michel, 35 euros
« Dans nos sociétés dites modernes, l’égalité des sexes est loin d’être acquise. L’image
des femmes reste encore trop souvent associée au “sexe faible”. Pourtant, dans certains
endroits du monde, il en va autrement. Pendant dix ans, je suis allée à la rencontre de
femmes qui structurent la vie économique et sociale de leur communauté, tout en
assurant la transmission de la lignée, du nom, du patrimoine et de la culture ».
Nadia Ferroukhi
Ce livre est une invitation à entrer dans ces dernières “sociétés de femmes” : de
la Bretagne à la Chine en passant par le Mexique, un voyage à la rencontre de dix
communautés aux quatre coins du monde.
Les autrices

Nadia Ferroukhi, photoreporter, est diplômée en relations internationales.
Polyglotte, elle explore le monde avec son appareil photo et depuis dix ans, le parcourt à la
rencontre des sociétés de femmes pour les plus grands magazines.

Laure Adler est journaliste, historienne, écrivaine, et productrice chez France Culture mais
également spécialiste de l’histoire des femmes et des féministes au XIXe et XXe siècles.

A propos de l’association pour le rayonnement du beau livre :
L’association pour le rayonnement du beau livre, émanation du groupe Art et Beaux Livres du
Syndicat National de l’édition, a été créée en 2020. Elle assure l’organisation et les évènements
du groupe, notamment « J’aime le livre d’art ». Présidée par Pascale Le Thorel (directrice des
éditions des Beaux-Arts de Paris et présidente du groupe Art et Beaux Livres au SNE), le bureau
se compose de Nicolas de Cointet (Albin Michel), Christophe Stoop (BNF) et Matthieu Flory
(Norma éditions).
À propos du groupe Art et Beaux Livres du SNE :
Le groupe Art et Beaux Livres, présidé par Pascale Le Thorel depuis 2009, défend avec l’appui
de son chargé de mission, Guillaume Foussard, le livre d’art (art, design, photographie,
architecture, etc.) et le beau livre. Éditeurs privés et publics se côtoient pour développer des
projets collectifs et communiquer ensemble autour du livre d’art, à l’échelle nationale comme
internationale. En 2010, le groupe lance www.livresdart.fr, le premier portail des éditeurs d’art
et de beaux livres.
À propos de la Fondation Khöra-Institut de France :
Créée en 2000, la Fondation Khôra-Institut de France aide les chercheurs, écrivains ou
personnes intéressées par l’étude et l’histoire culturelle du genre humain, en attribuant des
bourses ou prix. Elle concourt également à toute œuvre à caractère humanitaire, littéraire,
artistique ou patrimonial.

Selon un sondage IFOP, sur l’image et la réception du livre d’art/beau livre par le public : pour 86 %
des sondés le livre d’art et le beau livre permettent de s’instruire tout en se faisant plaisir. Pour 79 %
c’est un cadeau vraiment personnalisé et pour 76 %, il est original et sophistiqué. Enfin, 61 % pensent
faire plaisir en offrant un livre d’art.

Acheter dans une librairie indépendante

Le duo Weekend Affair dévoile son album très électro-pop Quand vient la nuit le 26 novembre

Weekend affair est un duo féru de chansons électro-pop aux textes poétiques. Cyril Debarge (We Are Enfant Terrible) et Louis Aguilar s’inscrivent dans une veine chanson française dans la lignée des illustres anciens comme Alain Bashung, Etienne Daho ou Benjamin Biolay, avec des paroles finement ciselées et des mélodies douces amères à écouter à partir du 26 novembre avec l’album Quand vient la nuit.

De la chanson française au dessus de la moyenne

Originaires du Nord de la France, les deux membres de Weekend Affair ont sorti en préambule le morceau Fini de jouer pour donner le ton. Après l’album Du Rivage en 2018 et les singles Descends en 2017 et Duel en 2016, ils reviennent avec leur électro-pop lancinante. Le compositeur des chansons se nomme Cyril Debarge et les textes mélancoliques sont l’oeuvre de Louis Aguilar, souvent drôles voire piquants, et qui les met lui-même en harmonie à l’aide de sa voix rauque et profonde. Les 2 compères ont quelques années d’expérience au compteur dans le monde de la musique, avec quelques collaborations fructueuses pour des artistes comme Yuksek, Albin de la Simone, Julien Doré, Rubin Steiner et Pomme. Ils révèlent maintenant un album rempli de 11 titres issus de premiers travaux enregistrés dans un home studio par Cyril avant que Louis n’enregistre de voix chez lui. Puis les voix définitives ont été enregistrées avec les membres du groupe électro-pop amiénois Edgär, Antoine Brun et Ronan Mézière. Travail seul, travail collaboratif, c’est un fonctionnement qui leur convient en strates successives. Dans cet album, ils alternent entre morceaux plutôt lents, des sonorités de charley ou de basse, très classique en somme, mais surtout très introspectif. Du temps est passé depuis le précédent album plus léger et noctambule, le temps a fait son oeuvre, la sagesse aussi certainement. L’heure est à l’introspection et à des thématiques plus personnelles, et ça fonctionne. Les chansons s’écoutent avec plaisir pour des chansons qui détonnent dans le paysage de la chanson française, la sincérité est de mise, et ça s’entend.

L’album Quand vient la nuit du duo Weekend Affair est une excellente surprise, à découvrir le 26 novembre pour un beau shoot de chanson française de qualité.

Le duo Ottis Coeur fait paraitre son EP très rock Juste derrière toi le 26 novembre

Après le morceau Cœur à Corps dévoilé en septembre, Ottis Coeur dévoile un EP intitulé Juste derrière toi. Tous les morceaux ont été composés et enregistrés durant la parenthèse subie du premier confinement. Pas d’artifices pour un EP digne des plus grandes expériences artisanales faites à la maison. Deux micros pour les voix entremêlées des 2 chanteuses Margaux et Camille, une guitare, une basse, une batterie, pas besoin de plus pour s’échapper très loin de la réalité grisâtre. .

Un EP en liberté

Les 2 membres du duo Ottis Cœur ont pris le parti de conserver les premiers enregistrements pour garder intacte toute leur fraicheur et leur spontanéité teintées d’urgence et de vulnérabilité. Pas de calcul ni de plans à long terme, juste l’envie de se libérer avec des chansons qui leur ressemblent. L’énergie se marie à la créativité dans un EP rempli de puissance, rappelant la démarche punk dans son immédiateté. Camille et Margaux racontent leurs histoires et leurs expériences de vie, amoureuses et professionnelles, pour tenter de comprendre ce qui a parfois mal marché. Le questionnement touche aussi leur rapport au corps, ce qui s’exprime avec des guitares puissamment saturées et des morceaux qui révèlent leur envie d’en découdre. Le mix de l’EP a été réalisé au Labomatic studio par Bénédicte Schmitt dans l’objectif de préserver la forte impression de spontanéité qui suinte des prises faites dans un dénouement quasi total. Le mastering réalisé par Domnique Blanc-Francart respecte également cette ambition de livrer des morceaux bruts et écorchés.

Le premier confinement a conduit beaucoup d’entre nous dans un isolement anxiogène, la création et l’enregistrement de cet EP ont été un échappatoire salutaire pour un duo qui a des choses à dire, féministes et investies. L’émancipation n’est pas loin pour ces deux filles qui voient une bonne raison d’espérer dans l’avenir avec ce projet qui leur ressemble.


Concerts à venir:

04/12 : Les TransmusicalesRennes

10/12 : Rover + Ottis Cœur // Paul B. – Massy

Les Chiens de Navarre se paye la famille : hilarant

Les Chiens de Navarre se paye la famille : hilarant
Les Chiens de Navarre © Philippe Lebruman

Les Chiens de Navarre se paye la famille : hilarant

Les Chiens de Navarre ont l’habitude de mordre là où ça fait mal. Cette fois, ils s’en prennent à la famille avec pour cette nouvelle création, un titre sonnant comme un avertissement : « Tout le monde ne peut pas être orphelin », qui en dit long sur l’esprit ravageur qui va déferler à tombeau ouvert sur les affres de la si jolie petite famille ! Un jeu de massacre à la hauteur du carnage annoncé où le public installé en face à face, dans une scénographie bi-frontale, assiste, médusé, à l’étrillage qui est l’œuvre.

Car c’est quoi la famille ? : La dinde de Noël ? Des figures imposées ? De l’amour à tout prix ? La reproduction des névroses ? Une surprotection ?. Pour Jean-Christophe Meurisse, c’est avant tout une histoire de violence contre laquelle il lâche sa meute – rejointe par les ex-Deschiens Olivier Saladin et Lorella Cravotta – qui met en charpie le sacro-saint vivre ensemble et son hypocrisie sociale. Jouissif !

La guerre est déclarée

Dans la salle à manger installée entre une cuisine ouverte et un salon planté de son inévitable sapin, les sept comédiens incarnent une famille banale réunie pour un réveillon de Noël au coin du feu. Mais l’ambiance en prend un sacré coup lorsque les parents (les excellents Lorella Cravotta et Olivier Saladin) annoncent à leurs enfants qu’ils comptent vendre la maison pour aller vivre au Portugal. Dès lors, tout part en vrille. Et comme toujours chez les Chiens de Navarre, les réactions sont exacerbées, les saynètes poussées jusqu’à leur paroxysme, dans un déchaînement de violence clownesque.

Une passe d’armes aussi vacharde que cruelle où les parents en anciens soixante-huitards revendiquent sans complexe l’égoïsme d’une génération qui ne laisse derrière elle que des miettes et s’offusquent du conformisme lénifiant de sa progéniture. Un portrait de famille au vitriol où les beaux-enfants sont considérés « encore plus cons » que les enfants tandis que la mère nous renvoie à une Médée dévorante dans une scène gore et d’anthologie !

Passant de l’humour potache aux scènes scato, d’épisodes déjantés à des moments plus poétiques avec la vieillesse du père, la mort de la mère tandis que la voix d’Aznavour entonne « la Mamma », le propos corrosif pointe à gros traits mais avec acuité, les travers de notre époque où se dynamite la relation parents-enfants et se scrute leur rapport au monde d’où émergent immanquablement leurs frustrations, leurs rancœurs, leurs non-dits, leurs névroses et leurs actes manqués.

Dans cet univers dévasté, la famille est un réceptacle où si chacun des membres ne peut tout dire, tous tentent désespérément de s’en sortir à travers leurs instincts de survie.

La mise en scène très maîtrisée et rythmée de Jean-Christophe Meurisse, portée par un collectif au diapason et en osmose totale, accompagne avec brio cette embardée à l’énergie jusqu’auboutiste et galvanisante. Le tout accompagné d’une bande-son aux petits oignons dans le pur esprit de la satire qui vient suspendre et immortalisé le moment fatidique. Bravo !

« On ne délire pas son père et sa mère, on délire le monde » (Gilles Deleuze, l’Abécédaire).

Dates : du 26 au 27 novembre 2021 – Lieu : La Ferme du Buisson (77 Noisiel)
Metteur en scène : Jean-Christophe Meurisse

Histoires de dragons illustrées, des Editions Usborne

Histoires de dragons illustrées, des Editions Usborne

Publik’art vous a déjà fait découvrir les livres tactiles des Editions Usborne, dans leur belle collection Les tout-doux :

Les enfants adorent les histoires de dragons ! Celles du dernier album des Editions Usborne, Histoires de dragons illustrées, sont envoûtantes car inspirées de contes anciens.

Le livre est d’une magnifique qualité, pages de couvertures cartonnées et à l’intérieur du livre, chaque double page est de très belle facture, très joliment illustrée sur papier glacé. Les illustrations, en couleurs, ressemblent à des tableaux !

Les quatre dragons : l’histoire se déroule dans la Chine antique. C’est l’histoire de quatre dragons qui vont sauver le peuple en leur apportant de l’eau… Les dragons se sont transformés en rivière et sont à l’origine des quatre grands fleuves de Chine.

Fran Bolovan est une adaptation d’un conte roumain. Fran fut plus futée que le dragon et trouva le moyen de nourrir sa centaine d’enfants !

Quant à Jormungand, c’est un conte issu de la mythologie nordique. Heureusement pour nous, Jormungand n’a pas sorti sa tête hors de l’eau…

Le dragon récalcitrant, est une adaptation d’une histoire écrite il y a plus de cent vingt ans, avec un immense banquet qui sauva le dragon.
Pour le dragon danseur, ce fut une flûte magique qui enchanta le dragon !

Histoires de dragons illustrées révèle sept histoires de dragons, inspirées de vieux contes asiatiques, anglais, belge, nordique, roumain… Toutes plus incroyables les unes que les autres !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 28 octobre 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : Khoa Le
Editeur : Usborne
Prix : 14,50 €

Une exposition Damien Hirst printanière à la Fondation Cartier, intitulée Cerisiers en fleur, jusqu’au 2 janvier 2022

Damien Hirst à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, l’évènement est marqué par l’évidence. L’artiste britannique né né en 1965 domine la scène de l’art britannique depuis les années 1990. Lauréat du prix Turner en 1995, il continue à créer et dévoile des peintures nommées Cerisiers en fleurs pour une expérience hypnotisante entre pointillisme et expressionisme abstrait, un évènement à ne pas manquer.

Une exposition véritablement immersive

La Fondation Cartier pour l’art contemporain accueille des toiles monumentales de Damien Hirst pour une première exposition institutionnelle qui en appelle d’autres. Habitué à la controverse, tout le monde se souvient de l’utilisation d’environ 9 000 papillons ayant dû vivre et mourir dans deux pièces fermées dans le cadre de l’exposition In and Out of Love et de son oeuvre Mother and Child, Divided avec une vache et son veau séparés et coupés en deux, dans leur longueur, l’artiste propose des oeuvres plus apaisées avec une addition de couleurs diverses pour figurer des cerisiers en fleur sur des toiles gigantesques. La série des Cerisiers en fleurs (Cherry Blossoms) présente des motifs floraux qui s’étalent sans limite sur toute l’horizontalité et la verticalité. Des nombreux peintres se sont allés à des tels motifs, Van Gogh et Cézanne en tête, pour rendre hommage à la nature et à ses atours les plus splendides. Les toiles figurent un japon fleuri, rempli de cerisiers aux fleurs pimpantes, de quoi donner envie de voyager et de se poser de longues minutes devant les toiles. Damien Hirst mélange touches épaisses et projections de peinture pour faire référence à l’impressionnisme et au pointillisme, ainsi qu’à l’action painting de Jackson Pollock. Les couleurs vives et saturées soumettent les visiteurs à une vraie expérience visuelle rappelant sa psychologie de la perception visuelle. Entre figuration et abstraction, les toiles imprègnent les spectateurs par leur coloration totale. L’hommage aux grands courants artistiques de la fin du XIXème et du XXème siècle laisse songeur.

L’exposition répond à une invitation d’Hervé Chandès à Damien Hirst après une rencontre à Londres en 2019. Les 30 tableaux ont été choisis ensemble pour envahir l’espace imaginé par l’architecte Jean Nouvel et faire vibrer les visiteurs.

Le duo No Money Kids revient aux affaires avec leur nouvel album Factory, sortie le 26 novembre

En décembre 2017 paraissait Hear the Silence du duo blues électro No Money Kids, d’autres albums sont parus depuis et ils sont de retour avec Factory pour un nouveau moment au delà des contraintes musicales avec leur electro-blues qui ne laisse pas indifférent. Les guitares rugissent, les rythmiques électro galvanisent, impossible de s’ennuyer à l’écoute d’un album qui démontre toutes les capacités musicales des 2 larrons.

De l’énergie en barres

Les influences sont connues, la liste est prestigieuse, Black Keys, The Kills, Beck, Sparkelhorse, Junior Kimbrough, Robert Johnson, le duo pioche tout azimut pour montrer que les influences n’ont pas de frontières. Surtout qu’ils ne se ménagent pas avec 3 albums sortis en 4 ans, sans compter la multitude de morceaux entendus dans des films et des séries. Impossible non plus de ne pas évoquer le never-ending tour de près de 300 concerts tout juste arrêté à cause de la pandémie. Les No Money Kids sont d’infatigables performers. Factory est une nouvelle évocation de ces personnages à la marge, pareils à nuls autres, avivés dans des textes imbibés de fumées industrielles et d’usines sombres et obscures. L’ambiance post-industrielle est palpable à chaque morceau, véritable référence aux Temps Modernes de Chaplin où l’individu est noyé dans la masse des travailleurs et des machines, dans des rythmes de production répétitifs et aliénants. Le premier extrait Brothers annonçait la couleur avec un clip réalisé par Richard Rogers pour faire voyager l’auditeur à travers une rythmique entre blues, rock et électro. Les 49 minutes de l’album sont du même acabit avec Félix et JM en très grande forme. Avec leurs compositions réalisées comme à la maison dans le studio de JM, ils se permettent toutes les expérimentations. Le 4e album Factory renvoie aux racines ouvrières de Félix, avec une référence à un grand père autrefois membre d’une unité de production chez Citroën. C’est pour cela que le duo a échantillonné des vrais bruits de fracas dans une usine pour les intégrer à leur musique, de quoi épaissir l’ambiance industrielle et parfaire leur concept.

La fin du confinement signifie le retour des concerts, comme celui prévu au Trianon le 3 mars 2022. La vie reprend son cours et les No Money Kids comptent bien en profiter et en faire profiter leurs auditeurs!

Théâtre décomposé ou l’Homme-Poubelle, de Matéi Visniec aux Éditions L’Œil du Prince, un ouvrage fou, absurde, parlant

Quand un dramaturge roumain décide d’ouvrir un recueil de modules théâtraux en français, la surprise est totale. Pages après pages, ce sont des historiettes décalées et fantaisistes qui défilent sans logique aucune. L’imagination est à l’honneur dans une verve digne d’un Jacques Prévert moderne. Il faut se laisser happer par le pouvoir des mots qui semblent d’abord divaguer mais forment une logique spécifique.

Des textes pour se laisser transporter

Les textes présents dans l’ouvrages ont été réunis, l’auteur les définit comme des modules théâtraux à composer. L’auteur n’accorde aucune importance à leur ordre, l’auteur explique que les textes sont comme les morceaux d’un miroir cassé. Il y a eu, une fois, l’objet en parfait état. Il réfléchissait le ciel, le monde et l’âme humaine. Et il y a eu, on ne sait pas quand et pourquoi, l’explosion. Les morceaux dont nous disposons maintenant font partie, sans doute, de la matière originaire. Le concept de base est fascinant, surtout à la lecture de textes qui partent tout azimut. Certains ressemblent à des contes fantastiques, d’autres à des critiques voilées de typologies humaines qui comptent autant de traits d’esprits qui invitent à la réflexion. Matéi Visniec est considéré comme un maître de l’écriture laconique et du petit format concentré. En cela, il se rapproche de Kafka, toujours prompt à fouiller la psyché humaine pour en ressortir les tendances les plus perméables à l’ascension, ou à la descente. Il faut imaginer cet auteur au cœur d’un système roumain tyrannique sous l’ère Ceausescu, tentant de se libérer par le mots, lui qui a vu une vingtaine de textes refusés par la censure d’état. Il lui a fallu écrire en français, comme Ionesco ou Cioran avant lui, s’inscrivant ainsi dans un héritage culturel colossal. Ce théâtre modulaire est souvent incongru, voire même impossible dans la réalité, mais l’auteur fouille au plus profond de lui pour en trouver des motifs explicatifs qui le rendent palpable. Les fables parlent de résistance à l’ordre public, ou au contraire de soumission dans des paraboles qui tournent à l’obsession pour les personnages principaux. La logique aberrante de certaines situations rappellent le système communiste lui-même, tournant parfois à vide en contraignant les êtres humains à agir en dépit du bon sens.

Théâtre de l’absurde ou de la chimère poétique, l’oeuvre de Matéi Viscniec fascine et il ne faut pas hésiter à le relire plusieurs fois pour comprendre la polysémie de ses textes apparemment simplistes mais regorgeant de sens cachés à découvrir.

Editeur:

Auteur: Matéi Visniec

Nombre de pages / Prix: 128 pages / 12 euros

Le Festival BBmix est enfin de retour le weekend des 27 et 28 novembre 2021

Le Festival BBmix  fait son grand retour les 27 et 28 novembre à Boulogne Billancourt après un an de pause forcée (couvre feu et confinement oblige) pour sa 16ème édition. Cela fait 15 ans que le festival reçoit à la fois des artistes confirméset des artistes émergents, beaucoup se souviennent encore des concerts de Ty Segall, James Chance, Young Marble Giants, Swans, Lee RanaldoBonnie Prince Billy, Billy Childish. En route pour la nouvelle édition 2021!

Une édition 2021 pleine de surprises

Le Festival BBMix a une longue tradition d’exploration musicale que l’édition 2021 ne va pas faire mentir. Les expérimentations sonores vont s’enchainer tout le weekend avec un dimanche plus électrique et un programme en journée dédié aux enfants. Le tarif de cette édition très accessible avec 11 euros par soir. Un coup d’œil au programme:

Samedi 27 novembre 

Valentina Magaletti plays the batterie fragile – Valentin Magaletti de Tomaga et Vanishing Twin, performance sur la Batterie Fragile (en porcelaine) d’Yves Chaudouët

Will Guthrie et Ensemble Nist Nah – ensemble créé à Rezé en format XL de 10 musiciens, c’est inédit sous cette forme, composition pour batterie et orchestre gamelan

In C pour 11 oscillateurs et 53 formes – une oeuvre fondatrice de Terry Riley, par Jérôme Vassereau (Pneu, La Colonie de Vacances, Binidu), Julien Sénélas (Funken, Awards, The Fox Heads) et Soia (artiste visuelle intervenant en direct)

L’orchestre de guitares électriques de Rhys Chatham – L’orchestre de guitares électriques de Rhys Chatham utilise six guitares (dont Chatham), une basse et une batterie. Pièce en 2 parties, la seconde partie est accompagnée d’un film minimaliste réalisé à la fin des années 70 par le plasticien Robert Longo (ancien membre du groupe Guitar Trio)


Dimanche 28 novembre

Chocolat Billy – les bordelais issus du label Les Potagers Natures, sur scène depuis 20 ans avec leur musique non identifiable et leurs instruments qui passent de mains en mains

Aksak Maboul – Marc Hollander et Véronique Vincent qui devaient jouer l’an dernier pour la sortie de leur album et leur grand retour 

Faust IV Live! – on célèbre cette année les 50 ans du groupe (avec notamment un coffret sorti en octobre), live inédit avec le projet originel de Jean-Hervé Perroux 

+ samedi et dimanche après-midi, Experiment 120, un programme de films expérimentaux pour les enfants (en accès libre sur réservation).

Lliens utiles

Le lien de l’event https://www.facebook.com/events/137110738592883

la billetterie linktr.ee/FestivalBBMIX

le site du festival https://bbmix.org/

David Linx a dévoilé son nouvel album le 12 novembre, Be my guest, The Duos Project

On avait laissé David Linx en septembre 2020 avec son album jazzy Skin in the Game. Un an plus tard, il est déjà de retour avec un nouvel album intitulé Be My Guest, The Duos Project. Comme son titre l’indique, l’album regorge d’invités nombreux pour accompagner le chanteur tels Tigran Hamasyan, Ran Blake, Hamilton de Holanda, Theo Bleckmann, Nguyên Lê, Magic Malik et Eric-Maria Couturier. Le chanteur a la voix d’or continue à enivrer les auditeurs, bonne nouvelle!

Un album enivrant

David Linx a décidé de se lancer dans 15 duos inédits pour continuer à creuser son art consommé du chant. De quoi renouveler son répertoire et étendre les possibilités. L’album a été annoncé avec le premier extrait Round Midnight enjolivé par les notes délicates du pianiste Tigran Hamasyan. Tous les invités ont été croisés au hasard des voyages et des concerts au fil du temps, c’était le moment de les convier pour partager un moment de bonheur musical. Cette formule avait déjà été expérimentée par le passé avec Diederik Wissels et Michel Hatzi. Les influences sont ici variées avec des musiciens et des vocalistes de tous types de genres. Des artistes aussi variés que la portugaise Maria João sur Follow the songlines, la néerlandaise Fay Claassen et l’italienne Maria Pia De Vito sur One heart three voices et la Française Natalie Dessay avec le Brésilien Ivan Lins sur Changing Faces donnent des colorations enthousiasmantes à un album qui démontre le plaisir pris par le chanteur pour chanter avec des complices à la même ambition de partage et de convivialité. Le crooner utilise sa voix comme un instrument sans limites dans le spectre vocal. Il chante dans de nombreuses langues, anglais, français, portugais ou espagnol, il vocalise, il n’hésite pas à utiliser les techniques du spoken words ou du slam, l’écoute amène son lot de surprises. Les pianistes sont aussi à l’honneur avec l’israélien Or Solomon aux rythmes répétitifs et obsédants. Egalement le pianiste d’origine arménienne Tigran Hamasyan. Il fait appel au violoncelle classique d’Eric Maria Couturier.

L’éclectisme est roi sur cet album qui n’a pas de frontières ni de barrières. La voix de David Linx s’unit à des artistes qui n’ont pas de cases et dépassent les frontières.

[BD] Le Dernier Livre : tour d’horizon de l’Histoire du livre façon S.-F. (Glénat)

[BD] Le Dernier Livre : tour d’horizon de l’Histoire du livre façon S.-F. (Glénat)

Dans un monde post-apocalytique où une pandémie a durement frappé la population, c’est toute la chaîne du livre qui a disparu. Librairies, bibliothèques et écoles appartiennent à l’ancien monde. Désormais, le livre est interdit. Le savoir est exclusivement disponible en numérique, censuré, filtré, pasteurisé. Comme un hommage au livre et à son Histoire à travers les âges, Le Dernier Livre fait le récit glaçant d’une société sans livre (on en était pas si loin avec la covid).

Evidemment, on comprend bien vite toute l’importance que le livre occupe dans nos vies à tous. Et la place centrale qu’il a toujours joué dans la transmission des savoirs et le développement des civilisations. 

Un album divertissant proposé sur un scénario de François Durpaire et joliment mis en images par Brice Bingono (couleurs de Scarlett).

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Derrière l’histoire du dernier livre, il y a celle du premier. Paris, 2050. Une pandémie mondiale a conduit à la fermeture des librairies, des écoles et des bibliothèques. Les géants de l’industrie numérique ont digitalisé le savoir. Avec la complicité des dirigeants politiques qui ont compris les enjeux de pouvoirs liés aux nouvelles technologies, ils ont mis fin à la production du papier avant de l’interdire. Les informations nous parviennent sur les écrans ou s’implantent instantanément sur nos rétines et l’école se fait à la maison en compagnie d’androïdes programmés conformément aux principes de cette nouvelle société. Mais au coeur de ce monde lisse et aseptisé, un mystère éclot. De nombreux enfants disparaissent sans laisser aucune trace. Derrière ces enlèvements : un groupe de résistants qui entend redonner à la prochaine génération la curiosité et l’esprit critique que la société leur a retirés. Mais leur plan est découvert. La bibliothèque clandestine où ils se cachaient est brûlée et les livres qu’elle contenait également… Un groupe d’enfants parvient à s’échapper du massacre. Ensemble, il se donnent une mission : écrire un nouveau « premier livre ». Thriller d’anticipation réaliste, Le Dernier livre s’apparente à une lettre d’amour au support papier et offre, en parallèle de son enquête, une réflexion sur l’histoire du livre. Soutenu par les ambiances sombres et soignées de Brice Bingono, François Durpaire construit un ouvrage pertinent qui pousse à s’interroger sur le rôle essentiel de la littérature dans la construction de l’humanité.

Date de parution : le 24 novembre 2021
Auteurs
: François Durpaire (Scénario)
Brice Bingono (Dessin)
Scarlett (Couleurs)
Genre : S.-F.
Editeur : Glénat
Prix : 16,50 € (72 pages)
Acheter sur : BDFugue

Frida Viva la Vida, un documentaire qui dévoile l’univers de Frida Kahlo, sortie le 24 novembre 2021 au cinéma

Frida Viva La Vida est un documentaire passionnant. Réalisé par l’italien Giovanni Troilo, il retrace la vie de l’artiste peintre mexicaine Frida Kahlo en expliquant en détail et avec pertinence les rapports étroits entre ses oeuvres et sa vie. Comme elle l’expliquait elle-même, elle ne connaissait rien de mieux qu’elle-même, alors pourquoi ne pas se choisir comme sujet de ses oeuvres. Le documentaire est passionnant, étant moi-même assez peu ouvert à cet univers pictural particulier, j’y ai découvert des raisons bien plus nombreuses qu’espéré à m’y intéresser. En cela le film est une vraie réussite.

Une vie de combats

Frida Kahlo est connue comme artiste, mais bien moins nombreux sont ceux qui peuvent rattacher la vie de l’artiste et de la femme à des jalons essentiels de son existence. Un accident précoce l’a cloué au lit, la décidant à dessiner et peindre d’abord pour s’occuper avant de découvrir sa vocation. Puis entre sa relation tumultueuse avec Diego Rivera et son impossibilité d’enfanter, son existence fut parsemée de combats qu’elle retranscrit dans ses oeuvres avec puissance et créativité. Les commentaires sont dispensés tout du long par l’actrice Asia Argento pour un regard perspicace sur une femme bigger than life. De quoi être subjugué et juger avec un regard neuf son travail, surtout au regard des épreuves qu’elle a pu traverser.

Le documentaire Frida Viva La Vida est une évidence, à découvrir absolument pour mieux appréhender une femme complexe décidée à se mettre en scène dans ses peintures pour retranscrire ses obsessions personnelles. Il sort le 24 novembre dans les salles et il ne faut pas le manquer!

Synopsis: Le film présente les deux facettes de Frida Kahlo : d’un côté, l’artiste révolutionnaire, pionnière du féminisme contemporain; de l’autre, l’être humain, victime d’un corps torturé et d’une relation tourmentée. Au fil de la narration d’Asia Argento, ces deux aspects de l’artiste sont révélés par le biais des paroles de Frida, tirées de ses lettres, journaux intimes et confessions privées. Le film présente tour à tour entretiens, documents originaux, reconstructions captivantes et tableaux de l’artiste conservés dans certains des plus extraordinaires musées du Mexique.

En attendant la neige, un charmant film d’animation pour les petits et les grands au cinéma le 24 novembre (Gebeka Films)

En attendant la neige propose 5 courts métrages d’animation destinés autant aux petits à partir de 4 ans qu’à leurs parents. La sortie en salles est prévue à la réouverture des salles pour ce film de 47 min ravissant et empli de poésie. De quoi subjuguer vos bambins pour un beau moment d’émerveillement familial.

La fantaisie à l’honneur

Les histoires d’En attendant la neige prennent place dans des contextes réalistes, des hauteurs du Mexique aux plaines d’Europe centrale. 5 réalisateurs sont aux commandes d’histoires courtes dévoilant des univers graphiques singuliers et des narrations riches et attendrissantes. Les tout-petits pourront rester concentrés de 6 à 7 minutes devant chaque narration à la fois visuelle et sonore avec des histoires aussi ludiques que légères. Petits et grands seront charmés par ces courts métrages réalisés par des jeunes auteurs avides de faire leurs armes pour passer au long métrage. Les expérimentations sont à l’honneur pour des projets qui renvoient à ceux de Jean François Laguionie (Le Tableau, Le Voyage du prince) ou Michel Ocelot (Kirikou, Dilili à Paris) passés avant eux par le même chemin avec succès, loin des produits commerciaux formatés. Les récits courts permettent une grande souplesse et une liberté d’expression qui se sentent rapidement. Les sociétés de production comme Folimage suivent ces choix et offrent la possibilité à des professionnels de l’animation de s’exprimer avec liberté dans des univers grandement personnels. Chaïtane Conversat a ainsi créé Le Refuge de l’écureuil dans ce contexte. La russe Nina Bisiarina est à la manoeuvre pour Un lynx dans la ville et le mexicain Robin Morales a imaginé Le Tigre sans rayures, soulignant ainsi la grande diversité du projet et les sensibilités venues d’horizons variés.

Folimage distribution et Gebeka Films sont des pionniers de cette dynamique dans le film d’animation et d’autres distributeurs les ont rejoints pour un engouement croissant du public. Ce sont près de 3 millions de spectateurs qui se déplacent pour visionner ce type de films avec 2 fois plus de sorties en salles qu’il y a 5 ans. En attendant la neige est une belle preuve de la qualité de ces programmes pour un enchantement palpable chez les tous petits spectateurs.

Synopsis: C’est bientôt l’hiver… Une grand-mère amasse de drôles d’objets dans sa maison bientôt remplie jusqu’au toit… un chien perdu trouve enfin une amie, le petit tigre ses rayures… un lynx s’égare dans une ville inconnue pendant que doucement les flocons de neige recouvrent le sol d’une foret endormie par le froid…

Variety, un film inédit et féministe de Bette Gordon à découvrir le 24 Novembre au cinéma.

Le film Variety est inédit en France alors qu’il est sorti en 1983. Sélectionné au Festival Lumière de Lyon, il met en scène une jeune femme obligée de devenir caissière dans un des nombreux cinémas classés X qui pullulaient à l’époque dans les rues de New York, une autre époque. Elle découvre un autre monde, interlope et très masculin, avec des désirs inattendus qui germent en elle. Le film est loin d’être grivois avec sa dimension psychologique très poussée et ses images très travaillées; Une sorte de Taxi Driver à la sauce féministe.

Un document d’époque

Bette Gordon est le premier film de la réalisatrice Bette Gordon également professeure à l’Université de Columbia tout en étant une figure du cinéma américain indépendant, expérimental et avant-gardiste. Elle est venue avec la photographe Nan Goldin à Lyon pour présenter son film et une exposition des photographies de plateau pour l’évènement. Variety aborde des thèmes aussi universels que la sexualité, la violence et la pornographie, comme dans beaucoup de courts métrages de la réalisatrice. Bizarrement, le film ne semble pas abonder dans le sens d’une interdiction du cinéma pornographique aux Etats-Unis, pas de critique dans ses descriptions d’un monde caché et discret où des hommes seuls, et même des femmes parfois, se rendent dans des salles visionner des films X. L’aspect voyeuriste en devient assez fascinant avec cette caissière qui n’ose d’abord pas ouvrir les portes de la salle de projection avant de se laisser tenter. Le personnage complexe de l’héroïne dénommée Christine ressemble à une blonde hitchcockienne, apparemment froide et distante mais beaucoup plus tourmentée qu’elle ne le laisse d’abord penser. Elle n’est pas qu’un objet de fantasme pour les hommes mais également une voyeuse inattendue. Bette Gordon modifie la perception entre « l’homme qui regarde » et « l’homme qui est regardé », modifiant l’objet et le sujet. De quoi intriguer.

Variety est un film concept qui plonge dans une époque pas si lointaine où les obsessions pour le désir se livraient au grand jour, même derrière les portes de cinémas X juchés sur les trottoirs new-yorkais.

Synopsis: Ayant désespérément besoin d’argent pour payer son loyer, Christine travaille comme caissière dans un cinéma porno à New York. Elle devient peu à peu fascinée par les films projetés et ses clients. Au point qu’un jour, de plus en plus obsédée, elle se met à suivre un homme.

A LIRE