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Géopolitique : Notre monde expliqué en 12 cartes (Nathan)

Géopolitique : Notre monde expliqué en 12 cartes (Nathan)

Les Editions Nathan nous propose une très belle encyclopédie du Monde, à la portée des jeunes collégiens et lycéens : Géopolitique : Notre monde expliqué en 12 cartes.

Tim Marshall, grand reporter international, a écrit : Prisonniers de la géographie. Et Cette édition de Nathan, très joliment illustrée, est une adaptation de son livre. Il permet d’expliquer, de façon simple, les rouages complexes de certains pays. Aussi bien au niveau de leur Histoire, de leur géographie, de leur environnement et de leurs relations internationales. Cela peut paraitre compliqué, mais avec les cartes et les illustrations, le lecteur comprend vite les données essentielles qui déterminent la géopolitique.


La Russie, la Chine, les États-Unis, le Canada, l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Inde et le Pakistan, la Corée et le Japon, l’Amérique Latine, l’Australie et l’Arctique sont abordés et découverts sous un angle nouveau. Les illustrations sont très riches et très bien commentées.

Nul doute que certains lecteurs vont être passionnés et vont se lancer dans une étude plus approfondie pour analyser les questions géopolitiques actuelles. Et pourquoi pas devenir à leur tour grand reporter ?

Tout est lié : la géographie d’un pays influence terriblement son Histoire, qui est, elle, écrite par l’Homme. Le passé, le présent et le futur sont indissociables. Peut-on d’ailleurs prévoir notre avenir ?


Géopolitique : Notre monde expliqué en 12 cartes est un très beau livre à offrir aux jeunes et moins jeunes !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2021
Auteur : Tim Marshall
Illustrateur : Grace Easton et Jessica Smith
Editeur : Nathan
Prix : 19,90 €

Parution du coffret Réfugier, carnets d’un campement urbain aux éditions La Boite à Bulles le 3 novembre 2021

Les 3 livrets du coffret Réfugier Carnets d’un campement urbain reviennent en dessins, en photos et en textes sur l’accueil précaire dispensé à des réfugiés en octobre 2017 à Clermont-Ferrand. Des familles entières, venues d’Afrique, d’Europe ou du Moyen-Orient se sont installées d’abord dans un campement de fortune avant d’être accueillies dans l’université Clermont Auvergne sur le campus Gergovia. Quelques années plus tard, le coffret détaille le quotidien le plus banal d’une population dans la souffrance et la précarité, logée dans des tentes et dépendante de la solidarité d’un petit nombre.

Un récit ultra-réaliste

Le premier carnet s’intitule Témoigner, chroniques du campement Gergovia. Les pages suivent le fil d’un récit, entre problèmes d’hygiène, de nourriture ou d’éducation au sein du campement Gergovia. Ce sont quelques mots qui résument la situation humanitaire la plus basique et les tentatives d’apporter le minimum vital à une population démunie en attente de prise en charge par les pouvoirs publics. Des photographies et des dessins rendent compte d’une vie à la limite de la salubrité, faite de bric et de broc dans un campement où se situe le récit de ce premier carnet. Le second carnet s’intitule Explorer. Il contient des textes rédigés par des écrivains, des artistes et des chercheurs pour illustrer l’histoire du campement Gergovia et parler de migrations, de territoires et de circulation d’être humains, avec toutes les difficultés que cela suppose. Le troisième carnet se nomme Relier et reconstitue cette chaîne du livre qui a mené à la réalisation du coffret Réfugier grâce à un travail d’écriture et de recherche sur cet épisode documenté par des photos et des témoignages. Il témoigne surtout du savoir-faire de la filière graphique des industries françaises de l’imprimerie et du livre.

Le coffret est l’oeuvre d’un véritable travail collaboratif avec des contributions diverses et variées de métiers, de partenaires, avec un retour d’expériences qui témoigne de la difficulté d’accueillir des populations dans le besoin et dans la détresse.

Synopsis: Le refuge s’organise. Une vie sociale s’imagine, précaire, fragile, exposée. Au fil des rencontres et des luttes communes, une histoire de vies blessées et de voyages chaotiques se raconte. À partir des archives du campement, c’est toute la chaîne du livre qui en imprime les traces. De Témoigner à Explorer, des artistes, chercheurs, auteures, témoins interrogent : l’histoire d’un lieu, Gergovia, la manière dont se pense l’hospitalité dans le temps long, des parcours de réfugiés dans le creuset clermontois, des histoires connectées ouvertes au monde, « mettant à l’épreuve nos valeurs et notre capacité à faire société » (Françoise Le Borgne), à « faire tenir ensemble l’inconnu » (Marie Cosnay). Habiter le mouvement et, à partir de lui, bâtir l’asile. Réfugier collecte et restitue ces traces, ces instants et ces rencontres en trois carnets : Témoigner [Chroniques du campement Gergovia], Explorer [Carnet de recherches] et Relier [La chaîne du livre].

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Bruno Pilorget (dessin), Collectif (textes)

Nombre de pages / Prix: Carnet 1: 128 pages, Carnet 2: 116 pages, Carnet 3: 6 pages, Coffret 3 livrets: 22 euros

Vivian et Johnny, la légende de Nashville, sortie DVD le 3 novembre d’un documentaire éclairant sur la légende de la country Johnny Cash

Peu connaissent vraiment la vie de Johnny Cash au-delà de ce qu’en raconte le film Walk the line avec Joaquin Phoenix dans le rôle iconique de l’homme en noir. Le film raconte par le détail la romance vécue avec une June Carter interprétée par Reese Whiterspoon mais rien n’est dit sur la vie maritale vécue avec Vivian Liberto, première femme de Johnny Cash et mère de ses 4 filles. Le documentaire Vivian et Johnny, la légende de Nashville propose de remettre les choses dans l’ordre à l’aide d’interviews, de films d’époque et de photos, à visionner en DVD le 3 novembre après sa sortie VOD le 23 juin dernier.

Une histoire méconnue

Le 12 septembre, cela faisait 18 ans que Johnny Cash nous a quittés. Ses fans connaissent ses chansons par cœur avec quelques morceaux mythiques comme My name is Sue, Walk the line ou Folsom Prison Blues. Les moins fanatiques ont appris l’histoire rocambolesque de sa vie avec le film sorti en 2005. Grand succès public et reconnaissance critique ont permis de remettre l’homme en noir au premier plan de la scène country. Mais le film n’évoque que peu une partie importante de la vie du chanteur, celle passée auprès de sa première épouse Vivian Liberto, passée sous silence alors que la seconde vie avec June Carter est beaucoup plus longuement relatée. Il est maintenant possible d’en savoir beaucoup plus avec un documentaire de Matt Riddlehoover donnant la parole aux 4 filles du couple, Kathy, Tara, Cindy et Rosanne. A l’aide d’images d’archives totalement inédites, le spectateur peut revivre avec émotion la rencontre des 2 jeunes tourtereaux à l’adolescence. Mais au fur et à mesure que la renommée de Johnny grandit avec ses premiers rubes; la relation bat de l’aile. Tournées incessantes, drogue, adultères multiples, l’épouse garde la tête haute et donne naissance à 4 filles dont elle va s’occuper contre vents et marées. Le succès national de Johnny et sa stature grandissante de légende de Nashville va signer la fin d’une histoire tandis que June Carter gagnait le cœur du chanteur.

Le documentaire est très intéressant, une évocation de la grandeur et des moments de déchéance d’une icône qui n’a pas toujours su faire honneur à son statut de légende.

SYNOPSIS : L’histoire de Vivian Liberto, première femme de Johnny Cash et mère de ses quatre filles. Dans les années 50, une jeune lycéenne rencontre un bel élève-officier de l’Air Force, qui ensuite, restera posté en Allemagne pendant 3 ans. Après des centaines de lettres, ils se marient à son retour en 1954. Commence alors, pour celui qui va devenir la légende de Nashville, une carrière incroyable. Entre les tournées, la drogue et les affres de la célébrité, leur histoire d’amour n’y survivra pas… Pour la première fois, et grâce à un accès exclusif et sans précédent à des images et des photographies inédites, les filles de Vivian et Johnny retracent le voyage romantique, déchirant et vertigineux du couple mythique.

Angélus des ogres de Laurent Pépin aux éditions Flatland, la suite des pérégrinations psychiatriques d’un psychologue tombé hors de ce monde


Après le premier tome Monstrueuse féérie, voici la suite des turpitudes d’un psychologue au cœur d’un quotidien tourmenté. Toujours proche de la nouvelle augmentée avec ses 101 pages, Angélus des ogres ouvre une lucarne sur un environnement psychiatrique où les patients (les monuments, toujours) ne sont plus poussés à explorer leur folie, la nouvelle méthode plus classique cherche au contraire à les sevrer de leurs penchants très personnels pour chercher à les rapprocher de la norme sociétale. Le narrateur est aux prises avec la même dissociation de la réalité, floutant d’autant la différence entre lui et les fous qui l’entourent…

Une plongée en eaux troubles

Monstrueuse féérie partait du principe que le personnage principal, narrateur psychologue, côtoyait les patients avec un certain recul, nonobstant ses troubles familiaux qui le faisaient dériver dans un univers onirique bien particulier. Angélus des ogres quitte peu à peu le monde féérique pour une plongée plus abrupte dans une réalité où ce narrateur se retrouve de plus en plus piégé, jusqu’au twist final qui en dit encore un peu plus sur la réalité de son état. L’auteur continue à tisser un univers atypique où le lecteur peut larguer les amarres pour se laisser lentement dériver. Les normes habituelles n’ont plus cours avec l’invention de concepts comme les traits unaires, et comme les personnages principaux ressemblent à des membres du personnel médical tombés à la dérive. Comme si les concepts psychiatriques ne suffisaient pas, étaient trop normés pour s’appliquer à chacun et qu’il fallait laisser la parole aux différents pour connaitre (ou reconnaitre) leur univers sans les normer avec trop d’insistance. Le narrateur partage son existence avec une patiente, comme pour bien montrer qu’il embrasse la cause de fous, non pour les soigner et les défigurer psychologiquement, il fait une partie du chemin pour reconnaitre la spécificité de ceux qui vivent dans leur univers. De là à penser que l’univers du narrateur est lui-même singulier, le lecteur a pu le constater depuis la lecture de Monstrueuse Féérie!

Edités dans une petite structure associative, le second ouvrage comme le premier sont des propositions différentes, hors des sentiers battus habituels, il faut lâcher prise pour se familiariser avec un univers fragmenté, entre psychiatrie et poésie.

Synopsis: J’habitais dans le service pour patients volubiles depuis ma décompensation poétique. Au fond, je crois avoir toujours su que cela se terminerait ainsi. Peut-être parce qu’il s’agissait du dernier lieu susceptible d’abriter une humanité qui ne soit pas encore réduite à une pensée filtrée suivant les normes d’hygiène. Ou plus simplement, parce qu’il n’y avait plus de place ailleurs dans le monde pour un personnage de conte de fées. Je dois pourtant reconnaître qu’il n’y avait rien eu de féerique dans les évènements qui avaient présidé à mon admission : ma rencontre amoureuse avec une Elfe avait terriblement mal tourné, et les Monstres de mon enfance en avaient profité pour ressurgir. Je m’étais retrouvé plongé à nouveau dans le désert de ma venue au monde, un monde étranger et dangereux, où je ne savais pas bâtir. Sur ma langue desséchée, les mots mouraient ou devenaient fous. Parfois, même, mon corps se déchirait, sans savoir pourquoi.

Editeur: Flatland éditeur / collection La Tangente

Auteur: Laurent Pépin

Nombre de pages / Prix: 101 pages / 8,50 euros

Bob Wilson : le showman de la jungle

Bob Wilson : le show dans la jungle
« Jungle Book », par Bob Wilson © Lucie Jansch

Bob Wilson : le showman de la jungle

Après Peter Pan, l’enfant qui ne voulait pas grandir, c’est le sort du petit d’homme Mowgli imaginé par Rudyard Kipling qui prend corps sur scène dans le temps, l’espace et le vocabulaire si singuliers qui font la signature Wilson.

Mais pas de doute, Le Livre de la jungle est à la main du grand Bob et à son univers formaliste, pour transformer ce conte initiatique de 1894 en une échappée, aussi facétieuse que sensible, poétique que mélancolique, composée d’une suite de tableaux sophistiqués aux couleurs chatoyantes et saturées sur une musique pop/électro.

Les deux sœurs américaines CocoRosie se sont amusées à composer des chansons entêtantes aux nombreuses références et registres musicaux, dont les personnages qui nous sont familiers se parent avec malice : le jeune Mowgli, la panthère Bagheera, l’ours Baloo et même le lion Shere Khan !

On suit les tribulations de Mowgli où son parcours jalonné de rencontres et d’aventures, le confronte à différents mondes et sensations : la nature, les rêves, les souvenirs, les découvertes, les luttes, les déceptions. Le tout comme autant d’expériences qui le mèneront sur la voie de l’émancipation.

Composition parfaite et pièce maîtresse de la scénographie dessinant un à-plat lumineux sur lequel se succèdent différentes tonalités et dont la partition profonde du maître texan aux lumières ciselées, fait naître un nouveau rapport à la dramaturgie, procurant aux décors épurés une emprise visuelle inégalée, tels un ciel immaculé, une colline, ou encore une filet à papillons. Une jungle emprunte donc de mille sensations dont les ressorts rejoignent alors parfaitement l’esthétique wilsonnienne et ses influences expressionnistes, à la fantaisie surréaliste.

Tout un monde

Tout un monde et son trouble électrisés sur la musique endiablée et cadencée de CocoRosie, où la filiation comme la coexistence du bien et du mal, de la noirceur et de la bienveillance, du rejet et de l’adoption, de la mort et de la vie, sont à l’œuvre et somptueusement mis en scène.

Bob Wilson orchestre un show à la perfection hypnotique – entre théâtre d’ombre, music hall et poésie pure – emmené par des comédiens/chanteurs exceptionnels.

Magnétique d’intériorité et de vélocité, aussi gracile que gracieux, Yuming Hey dans le rôle de Mowgli, incarne à la perfection cet esprit joueur et détaché où tout de rouge vêtu et d’innocence sublimée, il nous renvoie à l’enfance et à son pouvoir salvateur.

Dates : du 30 octobre au 20 novembre 2021 – Lieu : Théâtre du Châtelet (Paris)
Metteur en scène : Bob Wilson

Les romanesques d’Edmond Rostand au théâtre du Ranelagh, une pièce à l’humour piquant

Le théâtre du Ranelagh propose une pièce vivifiante d’Edmond Rostand avec 5 comédiens en état de grâce. Comédie en 3 actes et en vers, Les Romanesques a été présentée pour la première fois sur la scène de la Comédie-Française en 1894. Beaucoup moins connue que Cyrano de Bergerac présenté en 1897, elle instille les éléments qui vont faire la renommée de l’homme au nez proéminent. Une histoire d’amour contrariée, des malentendus, des quiproquos et un art consommé des alexandrins. Le moment de théâtre est réjouissant, surtout qu’un piano sur scène permet d’agrémenter l’intrigue de numéros musicaux et de chansons, une toujours très bonne idée.

Avant Cyrano, la querelle des Bergamin et des Pasquinot

Un des personnages principaux de la pièce est un mur qui sépare les propriétés de deux familles en froid. Les chefs de famille Bergamin et Pasquinot ne cessent de se quereller. Mais à l’instar de Roméo et Juliette, leurs enfants se vouent des sentiments sincères. Percinet et Sylvette content fleurette en secret, croyant ne pas être découverts pour ne pas éveiller les courroux de leurs géniteurs. L’auteur ne perd pas de temps pour révéler le pot aux roses. La querelle est factice et n’a pour but que de susciter les sentiments interdits chez les tourtereaux pour une union des deux familles et une réunion des deux jardins. Edmond Rostand enchaine les tirades savoureuses pour donner une épaisseur toute romanesque à sa pièce. Surtout qu’apprenant le subterfuge, les amoureux en viennent à se fâcher et il faut de nouveaux subterfuges pour les réconcilier avec l’aide d’un personnage qui n’est pas sans préfigurer le futur Cyrano par sa faconde et sa décontraction. La mise en scène des 3 actes localise l’action au cœur du jardin où le mur se fait et se défait, métaphore filée des sentiments qui vont et viennent. La pièce évoque la lointaine époque où les mariages de convenance permettaient de réunir des familles et d’accroitre les possessions matérielles. Pour figurer les sentiments, les alexandrins s’accumulent dans un festival de bons mots et d’humour. Car Edmond Rostand n’en manquait pas et l’art des comédiens pour réciter le texte parfaitement sans aucune erreur mais avec beaucoup de plaisir concourt au succès de la pièce. Les 4 comédiens et la comédienne prennent visiblement beaucoup de plaisir à camper leurs personnages, ça se voit et ça se ressent, de quoi créer une jolie ambiance picaresque dans la salle et convaincre le public.

Comique et lyrisme sont portés par une petite troupe qui ne ménage pas ses effets pour faire honneur au texte de Rostand. La gaieté permanente arrache des rires et des sourires à une audience qui en redemande comme l’a bien montré la salve d’applaudissements finale.

Synopsis: Deux voisins se haïssent, leurs enfants s’aiment et se retrouvent secrètement en haut d’un mur défendu. Roméo et Juliette ? Rodrigue et Chimène ? Non ! Les deux amants, leurs pères et un comédien de province sont pris dans une aventure singulière : si certains amoureux se jouent des interdits en dupant leurs parents, ceux de Rostand pourraient bien, ici, être dupés à leur tour…

Afrique, Le continent des couleurs (Nathan)

Afrique, Le continent des couleurs (Nathan)

Les Editions Nathan nous propose un superbe album : Afrique, Le continent des couleurs.

Soledad Romero Marino, l’autrice, a écrit cet album comme un carnet de voyages qu’elle nous partage. Afrique, Le continent des couleurs est très joliment illustré par Raquel Martin.

Le lecteur va voyager à travers cet immense et magnifique continent qu’est l’Afrique.

Le Maroc nous ouvre ses portes, avec ses endroits magiques, comme à Fès ou à Marrakech. Sans oublier ses spécialités culinaires, le couscous, le thé à la menthe… Puis ce sera au tour des pays du Maghreb qui bordent la Méditerranée, l’Algérie et la Tunisie.


On traversera ensuite le désert du Sahara, le plus grand désert chaud du monde.

Nous découvrirons de très vieilles civilisations, très brillantes, au Lybie, en Égypte ou encore au Soudan.

Quant à L’éthiopie, on y parle 66 langues différentes !

Beaucoup de pays Africains s’efforcent de conserver leurs traditions. « Ils mènent une lutte quotidienne pour leur identité et leur survie. »

Bien sûr, Madagascar n’est pas oublié, ainsi que l’Afrique du Sud qui a une grande histoire, pas toujours facile.

Afrique, Le continent des couleurs, ne peut pas dévoiler les 54 pays d’Afrique, mais ce magnifique livre permet au lecteur de découvrir des informations aussi bien sur la géographie que sur l’Histoire de certains pays Africains, mais aussi au niveau de leur faune et de leur flore.

Afrique, Le continent des couleurs, s’adresse à tous les petits et grands curieux. Il est d’une grande richesse documentaire, avec des illustrations très colorées. Un beau cadeau à offrir aux enfants dès l’âge de 7 ans !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2021
Autrice : Soledad Romero Marino
Illustratrice : Raquel Martin
Editeur : Nathan
Prix : 19,90 €

Julie Deliquet dans les pas de Bergman de retour au Français

Julie Deliquet dans les pas de Bergman : une réussite totale
Fanny et Alexandre d’Ingmar Bergman Photo © Brigitte Enguérand, collection Comédie-Française

Julie Deliquet dans les pas de Bergman de retour au Français

Après Vania au Vieux Colombier en 2016, Julie Deliquet retrouve les acteurs du Français dans une adaptation de Fanny et Alexandre, le dernier film d’Ingmar Bergman, qui fait son entrée au répertoire. Une œuvre testamentaire dans laquelle le maître du cinéma suédois déclarait tout son amour pour le théâtre « Je peux exister sans faire de films, mais je ne peux pas exister sans faire de théâtre ».

La metteure en scène ne recrée pas l’œuvre cinématographique sur les planches, mais utilise la mécanique théâtrale et son univers, mêlant le réel et la fiction, le visible et l’invisible, pour nous plonger au coeur d’une mise en abyme du théâtre, superposant à l’envi dans une illusion abyssale, la troupe des Ekdahl et celle de la Comédie-Française. Une réussite.

Dans la Suède du début du 20e siècle, Fanny et son frère Alexandre grandissent au sein d’une famille heureuse de comédiens, les Ekdahl. Mais leur destin bascule avec la mort du père et le deuxième mariage de la mère avec un évêque luthérien strict et rigoriste. Le théâtre permet alors aux enfants et notamment à Alexandre d’échapper à cette réalité dévastatrice et mortifère.

Plus qu’une chronique familiale, Fanny et Alexandre est avant tout conçue comme une ode à la vie, où les joies d’une truculente famille d’artistes et anticonformistes s’opposent à la rigueur extrême du puritanisme religieux le plus dogmatique.

Le spectacle, orchestré avec beaucoup d’ingéniosité, se divise en deux épisodes et à l’abri d’un va-et-vient constant entre le réel et la fiction qui n’a de cesse de brouiller les pistes entre la troupe des Ekdahl et celle du Français, entre l’ici et l’ailleurs, le visible et l’invisible, l’hier et l’aujourd’hui, le possible et le fantastique.

Car ces acteurs qui sont-ils ? des personnages incarnés ? ou les membres du Français ?

Au royaume du vrai et du faux

Dans la première partie, on est au théâtre – dans le monde du jeu et de l’illusion – où après la représentation, la troupe et les siens s’enivrent et fêtent le réveillon de Noël. Instant magique et suspendu à une ambiance festive, propice à une décontraction partagée au sein de cette communauté d’où ressurgissent des sensations et des moments qui forgent à jamais une mémoire.

On y voit les enfants qui s’apprêtent à dormir sur scène, éclairés par la Servante. Ils viennent par ailleurs d’apprendre qu’ils joueront dans la prochaine mise en scène de leur père, Hamlet de Shakespeare. Mais alors qu’il répète une scène, Oscar Ekdhal (Denis Podalydès) meurt d’une crise cardiaque. Stupeur sur le plateau, la fête tourne court et un rideau noir tombe. Entracte.

Dans la seconde, Émilie Ekdhal (Elsa Lepoivre) nous révèle, qu’après la mort d’Oscar, elle abandonne la direction de la troupe, pour épouser l’évêque Edvard Vergerus (Thierry Hancisse). Elle part vivre chez lui avec les enfants et se retrouve dans un endroit austère où règne une atmosphère sévère et ascétique. Les enfants se confrontent à son autorité inflexible et tyrannique.

On bascule alors dans un univers oppressant et cauchemardesque, entrecoupé du retour du père par l’apparition de son fantôme dont l’esprit se confronte à la résistance d’Alexandre (Jean Chevalier) en guerre contre le monde des adultes. Tandis qu’Emilie qui voulait arrêter le théâtre, vit une tragédie conjugale !

Dédoublement aussi parfait du décor signé d’Eric Ruf et de Julie Deliquet, qui convoque en une fraction de seconde les forces noires d’un obscurantisme religieux à celui de la maison familiale et son imaginaire où s’invente à jamais la vie.

Toutes les influences et les thèmes du maître sont ici puissamment représentés : le monde du théâtre et tous ses possibles ainsi que sa frontière toujours plus ambiguë entre le réel et la fiction, le vrai et le faux, le poids du personnage et celui de l’individu, mais aussi l’angoisse de la mort, la figure du père, le mystère de la femme et du couple, le silence de Dieu. Le tout égrené de citations théâtrales explicites, l’ombre d’Hamlet de Shakespeare, d’Une Maison de Poupée d’Ibsen ou de La Cerisaie de Tchekhov.

Les dix-neuf comédiens tous remarquables font la part belle à une direction d’acteurs sans faille. Ils habitent superbement cette épopée irriguée par la vision de Bergman sur le théâtre et son prisme à géométrie variable.

Jean Chevalier et Rebecca Marder dans les rôles d’Alexandre et de Fanny sont les benjamins du Français. Face à eux notamment et dans une homogénéité parfaite : Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Dominique Blanc, Thierry Hancisse, Anne Kessler, Laurent Stocker, Hervé Pierre, mènent le bal.

Dates : du 20 octobre au 30 janvier 2022 Lieu : Comédie-Française
Metteur en scène : Julie Deliquet

Retour du Festival Chéries-Chéris du 20 au 30 novembre 2021

Le Festival de films LGBTQI+++ Chéries-Chéris est de retour pour une 27ème édition qui marque un retour salutaire à la normale. Après une édition 2020 annulée pour les raisons que l’on connait, cette édition doit se dérouler du 20 au 30 novembre 2021. Les cinémas MK2 Beaubourg, Quai de Seine et Bibliothèque programmeront les films pour une 2e édition calendaire en moins de 6 mois, année faste pour ce festival si renommé dans nos contrées!

Un festival différent et fier de l’être

Le programme du festival n’y va pas par 4 chemins. Des longs métrages, des courts métrages et des documentaires français et étrangers avec des équipes présentes sur les lieux de présentation pout des échanges fructueux avec le public parisien. La Palme d’or obtenue par Julia Ducournau pour Titane a fait du bien pour ce cinéma trop souvent perçu comme étant dans la marge. Les productions LGBTQI+ ont un intérêt cinématographique évident, la preuve, raison de plus de s’intéresser à un festival où les professionnel·le·s offrent des propositions cinématographiques à l’intérêt certain. Les bénévoles, membres du
jury et artistes s’engagent dans un évènement qui dure depuis 27 ans avec toujours de belles surprises. Les valeurs du festival restent les mêmes, un snapshot plein de sens sur la galaxie LGBTQI en constante évolution. Les gens s’affirment, la diversité
des genres et des sexualités n’est plus dans la marge mais bel et bien présente au cœur de la société. Le festival parisien
se veut avant tout universe avec des oeuvres venues du monde entier avec des oeuvres venues du Brésil, de la Chine, de Hongrie, de Turquie, du Vietnam, de Bulgarie, du Mexique, du Kenya, de Roumanie, de Colombie, d’Australie, d’Israël ou encore d’Haïti. Chéries-Chéris se veut un festival d’avant-garde avec des artistes sélectionné·e·s qui mènent un vrai combat pour la représentation de tous les gens avec des histoires d’amour surprenantes, des comédies piquantes, des fresques politico-romantiques, des courts-métrages déjantés et des documentaires inédits. Et que dire des films de science-fiction queer ou films explicites et flamboyants.

Les réalisateurs de cette session 2021 n’hésitent pas à abroger les frontières pour montrer des facettes mal connues d’une réalité de plsu en plus présente. Avec 64 longs-métrages et 66 courts-métrages, le festival Chéries-Chéris s’inscrit dans une mouvance actuelle de plus en plsu visible et significative!


La philosophie pour les débutants (Editions Usborne)

La philosophie pour les débutants (Editions Usborne)

Les Editions Usborne enrichissent souvent l’esprit de nos enfants. Avec La philosophie pour les débutants, on entre dans un monde très sérieux, celui de la philosophie.

Ne croyez pas que La philosophie pour les débutants s’adresse aux jeunes enfants. Il n’en est rien. Il est déjà bien ardu et devrait passionner les adolescents et même les adultes. 

On découvre ce domaine très particulier qu’est la philosophie. Qu’est-ce que la philo ?

Et la connaissance, comment peut-on vraiment savoir ?

Plusieurs thèmes sont abordés de façon logique, intellectuel, avec des références qui incitent le lecteur à se poser des questions : l’esprit, l’Art, Dieu, la politique, le temps, le bien, le mal, le sens de la vie… Ces notions toutes plus fondamentales les unes que les autres sont illustrées et présentées comme une petite bande dessinée.

Le lecteur peut alors facilement s’immerger et réfléchir aux questions posées.

Publik’Art encourage vivement les jeunes à lire cet ouvrage, La philosophie pour les débutants, très riche en enseignements divers, avant d’aborder la philo en terminale. Ils auront alors une idée juste du domaine de la philo. Ce qui n’est pas rien !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : août 2021
Auteur : Collectif
Illustrateur : Collectif

Editeur : Usborne
Prix : 13,95€

Monstrueuse féérie de Laurent Pépin, un roman psychologique entre rudesse et lucidité

Roman court, à peine 100 pages, plus sûrement une nouvelle, en tout cas le début d’un triptyque qui fascine par ses règles très éloignées des standards habituels, ou son absence de règles justement. Pas de début ni de fin, un monologue entre passé et présent, entre rêve et réalité, entre folie et lucidité? L’auteur Laurent Pépin est psychologue clinicien, il ne donne pas de nom à son narrateur à l’équilibre déséquilibré, qui semble glisser doucement mais sûrement sur la pente d’une psychose qui le dévore. Tout est affaire de supposition, rien n’est figé et chacun peut y trouver ce qu’il souhaite. Roman autobiographique, fruit d’observations quotidiennes auprès de ses patients, l’imagination est reine et il faut se laisser emporter par une lecture semblable à une ivresse, tout à tour ardue, douloureuse et réjouissante.

Un roman de tous les possibles

Le lecteur attentif sait bien dès le départ que le roman qu’il tient dans le mains n’apportera pas de réponses définitives au chemin psychologique tourmenté du narrateur. Il lui faut déjà comprendre que l’écriture en italique renvoie à des réminiscences du passé et que l’écriture droite suit un présent tortueux. Les mots utilisés sortent du cadre commun, le personnage principal est un psychologue au jargon très personnel, comme un langage poétique utilisé autant pour comprendre ses patients (aka ses monuments) que pour se protéger. Car son histoire est singulière avec des parents dysfonctionnels qui l’ont marqué à jamais. Sont-ils stricto sensu à l’origine de ses tourments névrotiques, le roman laisse la porte ouverte. Il force en tout cas à se projeter dans un esprit tortueux car le narrateur psychologue côtoie lui-même la folie quotidiennement, jusqu’à flouter encore un peu plus ses repères. Au fil des pages, ce qui pourrait apparaitre comme de la folie prend des atours de plus en plus normaux, le lecteur peut abandonner ce qu’il sait de la vie pour se figurer la réalité d’un état schizophrénique. Le jour et la nuit semblent se confondre, la bienveillance devient une manipulation cachée et ce qui peut ressembler à de la la torture psychologique passe pour un acte d’amour. Mieux vaut lire le livre bien assis dans son fauteuil sous peine de tanguer sous le coup des bourrasques poétiques de l’auteur, car il réussit le tour de force de faire rentrer dans un univers qui pourrait passer pour totalement délirant selon le point de vue, mais à la logique irrésistiblement fascinante. Comment parler de ce livre hors-norme sans évoquer les parties cauchemardesques et, a contrario, cette fausse légèreté mettant le personnage comme en apesanteur. Les scarifications et la boulimie morbide alternent avec un vocabulaire de conte de fée, sans vraiment savoir ce qui fait le plus partie du réel ou de l’imaginaire.

Le mélange opéré par l’auteur est saisissant car il interroge in fine sur soi-même et sa propre vision du monde. Le cataloguer comme une plonger dans la folie est réducteur, mais c’est faire preuve d’angélisme que de ne pas souligner la souffrance constante ressentie par ce narrateur obligé de parcourir un territoire psychologique rempli de pièges. Ne reste plus qu’à découvrir les 2 autres tomes du triptyque pour savoir où l’auteur va bien pouvoir mener le lecteur. 100 pages pour ce premier volet, c’est court mais intense.

Synopsis: Depuis toujours, j’ai du mal à établir des contacts avec les gens « normaux ». Quand je suis dans le trou noir, la tronche à l’envers, avec l’envie d’engueuler le vent et les oiseaux, je me dis parfois que ce sont des modèles en série, des ersatz, des brumes floues, sans consistance.
Alors que les bizarres, c’est plus noble. Eux, ce sont des modèles uniques qui sont nés sans mode d’emploi et en kit et qui ont dû se fabriquer seuls. Alors, bien sûr, ça donne des constructions très personnelles. Les idées ne sont pas au bon endroit, ou bien elles sont morcelées ou trop vastes, sans limites. Et parfois, il manque des pièces. C’est le problème des trucs en kit.
Je suis devenu psychologue et je travaille dans ce Centre. Souvent mon boulanger me demande si ce n’est pas trop dur de travailler avec « les fous ». Moi j’ai envie de lui répondre que ce qui est vraiment dur, c’est plutôt ce genre de dialogue, mais je me tais.
Et je ne peux pas répondre que parmi les Monuments, on peut parfois trouver des elfes.

Editeur: Flatland édition

Auteur: Laurent Pépin

Nombre de pages / Prix: 100 pages / 8,50 euros

Le Festival Les femmes s’en mêlent est de retour du 15 au 27 novembre 2021

La programmation de cette nouvelle édition du festival Les Femmes s’en mêlent annonce la couleur avec notamment Brisa Roché, Laura Cahen, Sônge, Dope Saint Jude, Ottis coeur, Sophia Kennedy, Natalie Bergman, c’est un programme qui fait envie pour des concerts entre Paris, Pantin et Montreuil. La dernière édition remonte à 2019, autant dire que ce retour se veut écléctique et passionnant pour reprendre le gout de la fête dans des conditions sanitaires optimales.

Le retour des good vibes

Le festival des Femmes s’en mêlent ne se déroule plus au printemps comme en 2019 mais à l’automne avec des artistes féminines investies et prêtes à mettre le feu. Entre le 15 et le 27 novembre, des très nombreuses artistes vont intervenir dans différentes salles entre Paris, Pantin et Montreuil. L’objectif de soutenir des artistes femmes permet de programmer un large éventail d’artistes, jeunes et moins jeunes, intimistes ou plus explosives. Depuis sa création en 1997 par Stéphane Amiel, les femmes ont toujours été au centre du dispositif pour leur permettre une meilleure représentation. Maintenant que le gros de la crise sanitaire semble derrière nous, c’est le moment de donner un nouveau coup de pouce à celles qui ont souffert d’une sacrée période de vaches maigres. La programmation propose 80% d’artistes françaises et un bon nombre de musiciennes un peu barrées qui passent un peu trop souvent sous le radar des radios hexagonales. Pour en citer un certain nombre dans une liste non exhaustive, on peut citer La Battue, Good Morning TV, Vulves Assassines, Romane Santarelli, Tracy deSa, MZA, Minuit Machine, Cœur, les rappeuses de la Souterraine avec Turtle White, Yelsha, Ngielix, la liste est longue. Si le festival a à cœur de révéler des nouvelles artistes pleines de promesses, il aime à suivre celles qui se sont installées sur la scène musicale comme Laura Cahen, Elsie Caron et Brisa Roché. Le festival est destiné à se localiser dans dans tout Paris avant de visiter d’autres villes de France avec des concerts itinérants pour permettre de découvrir des artistes internationales ou françaises au tout début de leur carrière.

Conférences, networking, projections et concerts sont au programme pour une nouvelle édition riche et variée à découvrir, plus d’informations sur le site lfsm.net.

Le Concert Extraordinaire présente un spectacle irrésistible avec les chansons d’Elton John, The Rocket Man – A tribute to Sir Elton John

Quelle joie de pouvoir assister au concert à Paris Salle Pleyel le 21 octobre comme un avant gout de la tournée prévue dans toute la France en 2022. Le spectacle The Rocket Man – A Tribute to Elton John a été imaginé par Richard Walter Productions pour rendre hommage à l’un des plus grands musiciens de tous les temps, Sir Elton John, lui dont le biopic récent a connu un succès mondial phénoménal, remettant au gout du jour son répertoire. Un spectacle enthousiasmant, rien de moins!

Un spectacle musical vertigineux

Pour incarner Reginald Kenneth Dwight, il fallait un performer à la hauteur du phénomène. Jimmy Love s’acquitte de la tâche avec un réalisme déconcernant et surtout avec la touche de folie nécessaire pour être parfaitement crédible. Et comme la ressemblance physique est bluffante, le tour est joué et les spectateurs n’ont plus qu’à chantonner en chœur les hymnes ultra connus de la star britannique. Il arrive sur scène en fanfare pour entonner le tube des Who, Pinball Wizard, les spectateurs comprennent qu’ils vont en profiter au maximum. La première partie enchaine les costumes de scène fantasmagoriques ornés de plumes, on s’y croirait. Le concert de 2 heures se sépare en 2 parties, d’abord les tubes des années 70 avec notamment Candle in the wind, Rocket Man, Tiny Dancer, Bennie and the Jets et Goodbye Yellow Brickroad. La seconde partie revient sur les tubes planétaires des années 80, I’m still standing, Sacrifice et Don’t go breaking my heart. Les musiciens qui accompagnent le chanteur sont très bons et le son est impeccable, la basse résonne sans grésillements, les enchainements sont au poil. Et comme le chanteur en profite également pour raconter les histoires des principaux morceaux, le public est conquis. Surtout que la star chante, parle, virevolte, à se demander combien il a de poumons. Les fans sont comblés mais au final le spectacle ravit absolument tout le monde, fans ou moins fans. 2 heures de show n’est pas de trop pour revisiter toutes les périodes du chanteur. Ce spectacle fait suite au déjà très réussi One Night of Queen qui se joue dans tous les Zéniths de l’hexagone

La tournée The Rocket Man reviendra en France en avril 2022 pour une vaste tournée d’une vingtaine de dates dans toutes les grandes villes de France. Légende multirécompensée de la musique, Elton John a vendu plus de 400 millions d’albums vendus à travers le monde avec une centaine de tubes incontournables. Jimmy Love incarne parfaitement Elton John, de quoi se laisser aller à un spectacle haut en couleurs!

Dates de la tournée 2022:
AMIENS / ZENITH – JEU 28/04/22 – 20H00
CHALONS EN CHAMPAGNE / LE CAPITOLE – VEN 29/04/22 – 20H30
AMNÉVILLE / LE GALAXIE – SAM 30/04/22 – 20H30
STRASBOURG / PALAIS DES CONGRÈS – MAR 3/05/22 – 20H00
MONTBÉLIARD / AXONE – MER 4/05/22 – 20H00
DIJON / ZENITH – JEU 5/05/22 – 20H00
CLERMONT FERRAND / ZENITH – BEN 6/05/22 – 20H30
LYON / AMPHITHEATRE – SAM 7/05/22 – 20H30
ORLEANS / ZENITH – MAR 10/05/22 – 20H00
RENNES / LE LIBERTÉ – MER 11/05/22 – 20H00
NANTES / CITÉ DES CONGRÈS – JEU 12/05/22 – 20H00
CHATEAUROUX / LE MACH 36 – VEN 13/05/22 – 18H00
BORDEAUX / ARKÉA – SAM 14/05/22 – 20H30
NARBONNE / ARENA – DIM 15/05/22 – 18H00
NICE / ACROPOLIS – MAR 17/05/22 – 20H00
MONTPELLIER / ZENITH – MER 18/05/22 – 20H00
TOULOUSE / ZENITH – JEU 19/05/22 – 20H00
MARSEILLE / LE SILO – VEM 20/05/22 – 20H00

[BD] Blacksad, tome 6 : 8 ans d’attente et alors ? (Dargaud)

[BD] Blacksad, tome 6 : 8 ans d’attente et alors ? (Dargaud)

Qui ne l’attendait pas ? C’est à croire que John Blacksad, le détective privé le plus populaire du neuvième art, avait presque tenté de disparaître… Evidemment, personne ne l’a oublié durant ses huit années sans nouvelles. L’attente a été longue. Alors, tout tombe est venu y mettre fin, annonçant même une suite, donc un tome 7, dès 2023 !

C’est avec un plaisir non dissimulé que l’on retrouve l’univers New Yorkais de Blacksadqui est confronté à une mission des plus difficiles : protéger le Président du syndicat des travailleurs du métro, menacé par la mafia. Entre hommages appuyés au monde du théâtre, ses lumières et ses paillettes, et l’univers sombre des bas fonds de la ville, l’album fait osciller deux facettes d’une même pièce dans un scénario plutôt bien construit. Ce dernier est certes assez classique, mais cela n’enlève rien au plaisir de le découvrir. 

Ce dernier album de Blacksad séduit avant tout par son dessin toujours aussi fourni et inspiré. La patte de Juanjo Guarnido (dont on avait aussi adoré le travail sur Les Indes Fourbes) est à n’en pas douter l’atout phare de la série, débordant de détails aux couleurs chatoyantes. De véritables tableaux que l’on admire de page en page. 

Bref, avec ce Blacksad, on retrouve un membre de la famille que l’on avait pas vu depuis longtemps. Et ça fait du bien.

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Chargé de protéger le président d’un syndicat infiltré par la mafia à New York, John Blacksad va mener une enquête qui s’avèrera particulièrement délicate… et riche en surprises. Dans cette histoire pour la première fois conçue en deux albums, nous découvrons à la fois le quotidien des travailleurs chargés de la construction du métro dans les entrailles de la ville, mais également la pègre et le milieu du théâtre, contraste absolu entre l’ombre et la lumière, le monde d’en bas et celui d’en haut incarné par l’ambitieux Solomon, maître bâtisseur de New York. Le grand retour de la série star de la bande dessinée !

Date de parution : le 01 octobre 2021
Auteurs
: Juan Díaz Canalès (Scénario)
Juanjo Guarnido (Dessin, Couleurs)
Genre : Aventure, Action
Editeur : Dargaud
Prix : 15,00 € (60 pages)
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[BD] Nautilus, tome 2 : le vaisseau du Capitaine Nemo est de retour (Glénat)

[BD] Nautilus, tome 2 : le vaisseau du Capitaine Nemo est de retour (Glénat)

C’est le retour de notre agent secret préféré, accompagné cette fois du Capitaine Nemo, comme promis à la lecture de l’excellent premier album de NautilusL’agent britannique Kimball O’Hara se fait ici passer pour un français du nom de Jean Paillol, désireux d’éviter une guerre mondiale, parfait prétexte pour requérir l’aide du Capitaine du Nautilus et partir à la recherche de l’épave qui permettra de l’innocenter.

Ce deuxième tome, intitulé Mobilis in Mobile, va au-delà de ses promesses grâce à un retournement de situation très bien amené. Parvenant à maintenir un rythme toujours aussi haletant et sans aucune rupture, l’album jouit d’une narration fluide et équilibrée. Le divertissement est total, d’autant plus que le dessin et sa coloration sont toujours aussi réussis. 

Nautilus poursuit donc sur sa lancée avant un troisième album qui viendra conclure cette trilogie de très grande qualité !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Pour prouver son innocence, il plongera 20 000 lieues sous les mers.

Tout en se faisant passer pour un agent du gouvernement français du nom de Jean Paillole, Kimball parvient à faire évader Némo de la prison russe qui le retenait depuis plus de 10 ans. Avec son capitaine libéré, le légendaire Nautilus est prêt à se diriger vers la baie de Bombay où reposent toujours les documents que Kimball convoite tant. Le temps presse, l’évasion de Némo à fait grand bruit et Kimball est toujours suivi à la trace. Pourtant, le submersible n’a pas encore démarré que le ton monte entre les deux hommes. S’ils veulent s’en sortir, il devront rester soudés… Mais les dissenssions sont à chaque instant plus flagrantes. Une question reste alors en suspens : lequel trahira l’autre en premier ?

Deuxième partie d’un triptyque haletant, veritable course poursuite à l’échelle planétaire où se mêlent espionnage, situations inextricables et scènes spectaculaires, Nautilus continue de proposer un récit beau et palpitant.

Date de parution : le 20 octobre 2021
Auteurs
: Mathieu Mariolle(scénario)
et Guénaël Grabowski (dessin)
Genre : Aventure, Action,
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (56 pages)
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[Comics] Reckless, nouveau polar coup de poing d’Ed Brubaker, Sean Phillips (Delcourt)

[Comics] Reckless, nouveau polar coup de poing d’Ed Brubaker, Sean Phillips (Delcourt)

Ils ont encore frappé. Après Un été cruel Ed Brubaker et Sean Phillips (également auteurs de Criminal, Pulp, Kill or be killed…) réitèrent avec Reckless. C’est donc un nouveau polar à l’odeur de souffre qui nous est offert sur un plateau.

Ils nous proposent de suivre un certain Ethan Reckless, propriétaire d’un cinéma de quartier et – pour les connaisseurs – titulaire d’une ligne téléphonique bien particulière : il suffit d’appeler et de laisser un message. Ethan s’occupera de régler votre problème quelqu’il soit tant que vous y mettrez le prix. De quoi couvrir les frais de son cinéma et de son unique salariée.

Dans ce premier tome (il s’agira d’une trilogie), Ethan – qui souffre d’une amnésie partielle, est rattrapé par son passé. L’occasion d’un scénario à rebours qui nous dévoile peu à peu qui était Ethan et pourquoi il se retrouve dans cette situation. Un récit parfaitement construit qui sait nous tenir en haleine de la première à la dernière seconde. Le dessin appuyé de Phillips est quant à lui un formidable catalyseur d’atmosphère, toujours noir et explosif. Effet maximum garanti.

Bref, on retrouve le cocktail idéal dont ils ont le secret : Reckless fait mouche. Vivement la suite.

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Ethan Reckless est un ancien étudiant radical. Son job? Régler les problèmes. Toutes sortes de problèmes, quels qu’ils soient… à condition d’y mettre le prix. Les activités d’Ethan Reckless lui ont fait rouler sa bosse, comme on dit. Et il ne craint pas grand-chose… Si ce n’est que son passé le rattrape. Et cela semble bien être le cas…

Date de parution : le 06 octobre 2021
Auteurs
: Ed Brubaker (scénario),
Sean Phillips (dessin), Jacob Phillips (couleurs)
Genre : Polar
Editeur : Delcourt
Prix : 16,50 € (144 pages)
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[BD] Amelia Woods, tome 1, récit fantastique à destination des plus jeunes (Vents d’Ouest)

[BD] Amelia Woods, tome 1, récit fantastique à destination des plus jeunes (Vents d’Ouest)

Diptyque à destination des plus jeunes, Amelia Woods amorce dans son premier album intitulé Le Manoir de Lady Heme un récit fantastique peuplé de créatures magiques venues perturber le séjour d’une jeune fille du nom d’Amélia arrivée en Angleterre pour étudier les oiseaux. Logeant dans un manoir hanté, la jeune fille va faire des rencontres étonnantes, qui ne manqueront pas de la questionner.

Reposant sur des ressorts légers et peut-être déjà vus, l’histoire souffre d’une certaine linéarité mais aussi de la crédulité de ses personnages, qui ressemblent plus à des caricatures d’eux-mêmes. Mais un lectorat plus jeune se sentira sans doute plus concerné ou plus à l’aise. Le dessin est quant à lui très agréable et moderne, à l’influence presque manga.

On ne peut que réserver notre jugement, Amelia Woods faisant partie de ces albums réservés à un public jeune.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

 Une jeune femme en quête de sa magique vérité. Angleterre, veille du XXesiècle, un manoir isolé au coeur d’une baie de carte postale. Amélia, jeune femme férue de rationalisme est venue pour étudier les oiseaux, s’éloignant de Londres et de son père, universitaire trop protecteur. Depuis le décès de sa mère, elle ne peut toucher autrui sans être assaillie par des flashs, des bribes de futurs étrangers, des émotions qui ne lui appartiennent pas et dont les irruptions la déstabilisent de plus en plus. Le manoir de Lady Hème aurait dû être le lieu tranquille où poser ses valises, apaiser son deuil, pour renouer avec certitudes scientifiques et cartésianisme… À l’inverse, la bâtisse semble concentrer les étrangetés autant qu’exacerber le malaise d’Amélia… Chat voleur et fantasque, petit bouc opiniâtre, logeuse inquiétante, architecture capricieuse, et mystérieux inconnu surgissant à la nuit tombée vont bouleverser la réalité de la jeune femme… Bientôt, toutes ses certitudes seront balayées.Magie et suspense sont au coeur de ce diptyque pétillant. Un récit initiatique dans lequel une «jeune femmemoderne» remet en cause tout ce qu’elle croit savoir et éveille sa part spirituelle afin de trouver sa vérité, à l’âge où sentiments et secrets familiaux sont susceptibles d’encore tout bouleverser.

Date de parution : le 22 septembre 2021
Auteurs
: Carole Breteau (scénario)
et Morgane Lafille (dessin)
Genre : Aventure, Fantastique, Jeunesse
Editeur : Vents d’Ouest
Prix : 14,95 € (56 pages)
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[BD] Dernier souffle : western muet et brutal de Thierry Martin (Noctambule / Soleil)

[BD] Dernier souffle : western muet et brutal de Thierry Martin (Noctambule / Soleil)

Fresque scénarisée jour après jour et image par image sur Instagram, Dernier souffle est un roman graphique muet improvisé par Thierry Martin et tout récemment édité dans une superbe version couleurs. Avec une page pour une image, on découvre un western à l’univers aussi surprenant que graphique. 

Un album expérimental qui met en scène un terrible élan de vengeance et se lit d’une traite. Le résultat est en effet d’autant plus efficace que le dessin est ingénieux. Suspens, rebondissements et terribles scènes de violence nous attendent au tournant. Une expérience nouvelle à découvrir.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

L’unique édition en couleurs du Dernier Souffle, un magistral western muet cinématographique, par le talentueux Thierry Martin !
Signé Thierry Martin, Dernier Souffle propose de suivre la traque obsédante et silencieuse, menée par un homme porté par le souffle de la vengeance. Une traque immuable aux multiples rebondissements dont les plus terribles prédateurs ne seront peut-être pas ceux qu’on imagine… Un western haletant né sur Instagram, un défi scénaristique et graphique, une improvisation maîtrisée, au jour le jour.
Date de parution : le 20 octobre 2021
Auteurs
: Thierry Martin
Genre : Western, roman graphique
Editeur : Soleil
Prix : 26,00 € (218 pages)
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Deleuze / Hendrix ou le précipité pop philosophique d’Angelin Preljocaj

 

Deleuze / Hendrix ou le précipité pop philosophique d'Angelin Preljocaj
Le nouvel opus d’Angelin Preljocaj-photo © JC Carbonne

Pas certain que Gilles Deleuze (1925-1995) ait écouté Jimi Hendrix (1942-1970). Hendrix le guitariste a-t-il lu Deleuze le philosophe ? Qu’importe ! Fasciné par les thématiques liées à la transcendance des corps, Angelin Preljocaj s’empare ici des enregistrements audio des cours de Deleuze dans les années 80 et de l’emportement électrique de la guitare de Jimi Hendrix qu’il confronte à la danse.

Une figure intellectuelle de la contestation de 1968 qui irrigue une pensée libre et un musicien novateur qui a fait basculer l’art de la guitare et la musique rock dans une autre dimension, tel est donc le duo choc et osé qui sert de fil rouge à ce nouveau geste chorégraphique. Dans cette archive sonore qui accompagne la chorégraphie, Deleuze traite avec humour et pertinence les réflexions menées par Spinoza autour de la question du corps et du mouvement dans son emblématique Éthique.

Et de ce mouvement de la pensée, processus perpétuel de remise en question, le chorégraphe l’applique à la danse où le corps sur scène est une onde vibratoire qui résonne avec l’espace et lui imprime une matérialité. Où s’expérimente la brûlure de vivre. Le goût du chorégraphe pour la philosophie lui avait déjà inspiré Empty moves, où la musique de John Cage déconstruisait par phonèmes l’essai de Henry David Thoreau « La désobéissance civile ».

Un précipité pop philosophique  

Le travail sur la voix apparaît aussi fréquemment dans ses créations : en 2012 ce sont les mots de Laurent Mauvignier qu’il questionnait avec ferveur dans “Ce que j’appelle oubli”.

Aujourd’hui avec huit interprètes (4 hommes / 4 femmes), Angelin Preljocaj en résonance avec le philosophe, fait se percuter une grammaire des corps et une expérience de la pensée. Les guitares débridées de Jimmy Hendrix alternent avec la bande son où la musique permet de contrebalancer les concepts décrits par Deleuze à l’abri d’une sensualité des corps et d’une chorégraphie propre à l’évocation du cycle de la vie : sexe, naissance, mort, et éternité.

Sur la scène, on y retrouve les corps investis des danseurs, entre complexes enchevêtrements et/ou duos, solos, qui impriment une danse physique et animale, portée par toute la dimension charnelle et émancipatrice de l’esprit vif du penseur et de l’élan irrépressible de la culture pop. Le tout est orchestré dans une esthétique ardente des corps sculptés par les créations lumières de Eric Soyer, et au plus près des rapprochements ou des évitements et des ruptures de rythme qui embrasent le plateau.   

Dates : du 20 au 23 octobre 2021 – Lieu : 104 (Paris)
Chorégraphe : Angelin Preljocaj 

Le duo Octantrion sort son nouvel album II le 22 octobre 2021 chez Quart de Lune / UVM Distribution / Idol

Octantrion est un duo pas comme les autres, plongé dans une musicalité très nordique, proche des fjords norvégiens et des grandes étendues glacées. Eléonore Billy et Gaëdic Chambrier enchainent les morceaux placides et apaisants autour de sonorités faisant la part belle aux instruments scandinaves anciens et aériens.

Une musique ancestrale ravivée

La musique du Nord empreint chacun des morceaux de l’album avec notamment 5 reprises de morceaux traditionnels suédois et islandais très peu connus par ici, qui accompagnent les compositions originales pour ouvrir à l’auditeur un univers bien loin des standards actuels. Comme le montre la pochette de l’album, le corbeau est l’étendard de cet opus qui invoque des cultures païennes remontant aux vikings. Les deux artistes ne se cantonnent pas à la tradition nordique et puisent également dans le folk et le blues à l’aide d’instruments acoustiques qui sentent bon le tour du chant au coin du feu. Les instruments traditionnels comme la nickelharpa, le cistre suédois, le tenorharpa suédois, le hardingfele norvégien ou la mandole celtique entrainent dans un univers musical proche de la lévitation. Et comme la harpiste Cécile Corbel est invitée, le son enrobe et fascine. Eléonore Billy est passionnée par les cultures et musiques scandinaves en musicienne passionnée des cultures et instruments scandinaves, elle n’hésite pas à utiliser les instruments aux noms compliqués pour créer une vraie atmosphère viking. Gaëdic Chambrier est un passionné des instruments à corde pincée pour tous types de guitare modernes ou anciennes. Les mélodies sont sublimes et l’album enchaine les morceaux qui entrainent par delà les mers. Difficile de commenter chaque morceau un par un, c’est un tout cohérent et passionnant. Tout juste peut-on parler du morceau The Dead King qui se rapproche du blues avec ce morceau chanté par Gaëdic à la manière d’un vieux briscard. Ensorcelant.

L’univers sonore de ce second album est d’une densité folle et rappelle qu’il n’y a pas que les boites à rythmes dans la vie, rien ne vaut le retour au sources pour toucher le corps et l’esprit.

Dates de concert annoncées en France:

* 22, 23 et 24 octobre : les Journandises, Journans (01)
* 31 octobre : 1ère partie de Cécile Corbel, Grésy-sur-Aix (73)
* 25 et 26 novembre : Concert à l’Hirondelle, Paris (6e)
* 28 janvier : Concert à l’ECFM, Canteleu (76) // en 1re partie de Josef Van Wissem
* 5 février : Salle du Cèdre, Bazemont (78)

Julien Green ou la défaite du désir. Journal intégral, vol 2 et 3, coll. « Bouquins », Robert Laffont.

Julien Green (1900-1998) photo Carl van Vechten

Julien Green ou la défaite du désir.
Journal intégral, vol 2 et 3, coll. « Bouquins », Robert Laffont, septembre 2021

Considéré à juste titre comme l’un des auteurs majeurs du XXe siècle français, Julien Green connaît depuis plusieurs années une traversée du désert dont aucune main ne semble pouvoir le sauver. De l’injuste sort qui frappe une œuvre pourtant complexe et foisonnante, riche de plusieurs milliers de pages, cette dernière semble porter quelques responsabilités qui méritent d’être éclaircies. Pourquoi donc ce silence autour de Green ? Pourquoi cet ostracisme ? Afin de répondre à ces questions, sans doute faut-il rappeler avec Rilke que « toute gloire est un malentendu », et que la gloire qui entoura longtemps l’œuvre de Green de son vivant n’était pas exempte de méprises qui contribuèrent grandement aux difficultés de sa postérité artistique.

De quelles méprises s’agit-il ? Romancier de la quête spirituelle, hanté par le sentiment d’une faute originelle et l’espoir d’une rédemption, Julien Green ne répugnait pas à se considérer comme un « écrivain catholique », à l’instar de Claudel ou de Bernanos, et l’on peut supposer que cette douteuse appartenance à une famille littéraire aujourd’hui quasiment tombée dans l’oubli n’ait pas été de nature à lui ouvrir les portes du paradis littéraire. Claudel ? Bernanos ? Mauriac ? Hormis une poignée d’historiens de la littérature, de dévots fervents et nostalgiques, qui se penche encore sur ces auteurs que notre siècle oublieux de la transcendance a condamné au silence ? Excommunié lui aussi par ses contemporains, l’auteur de Moïra et de Chaque homme dans sa nuit, aurait donc connu le même sort que ses compagnons d’infortune, et voilà qui expliquerait l’oubli de son œuvre.

Plausible, cette explication ne clôt pas l’énigme d’un destin littéraire où l’ombre l’a sans cesse disputé à la lumière. Pour comprendre le destin de Julien Green, reportons-nous à cette période de l’entre-deux-guerres où naissent ses œuvres les plus éblouissantes- Mont-Cinère, Adrienne Mesurat, Léviathan et Epaves– avant qu’un lent crépuscule ne vienne recouvrir le soleil noir de son inspiration. Est-ce alors que le malentendu a commencé ? Considéré à cette époque comme l’un des écrivains les plus prometteurs de sa génération, Julien Green voyait sa gloire éclore, tandis qu’au même moment lecteurs et critiques commençaient à se méprendre sur les sources profondes de son inspiration et sur le sens même de son œuvre. Romancier du désespoir et de l’absence de dieu, comparé tantôt à Kafka, tantôt à Dostoïevski, tantôt même à Camus, l’écrivain voyait ses romans exposés aux débats de l’époque, placés au cœur d’une constellation historique à laquelle ils demeuraient en vérité fort étrangers. Et c’est ainsi que peu à peu, inexorablement, Green, cessa d’être un contemporain de son siècle.

Un écrivain inactuel ?

Kafka ? Dostoïevski ? Camus ? Pour appréhender l’œuvre de Julien Green, sa rayonnante solitude au cœur du XXe siècle, tournons-nous vers le passé plutôt que vers le présent, plongeons dans les profondeurs d’un XIXe siècle qu’il affectionnait, lui qui avouait souvent « s’être trompé d’époque comme on se trompe d’étage. » Inactuel Green ? Qu’il suffise pour s’en convaincre de relire le Voyageur sur la terre, Mont-Cinère ou encore Léviathan, et plus aucun doute ne subsistera sur les racines lointaines de son œuvre. Sous l’apparent réalisme de ces romans, en dépit de leurs possibles affinités avec le sentiment contemporain de l’absurde et de la déréliction, c’est bien d’un XIXe siècle mâtiné de ferveur mystique et de puritanisme que s’inspire le jeune écrivain, lecteur enthousiaste de Hawthorne et de Poe. Ecrivain du présent, mais homme du passé, Julien Green aurait-il raté la marche du siècle ? Est-ce une telle méprise qui condamne aujourd’hui son nom à l’oubli ? Reconnaissons que si la grandeur de son œuvre lui offre une place indélébile dans l’histoire, le personnage central de ses romans est bien l’individu divisé et tourmenté du XIXe siècle, non l’homme libre et souverain, émancipé du conflit moral, qui sera la conquête la plus remarquable de la littérature contemporaine.

Le Journal intégral.

Si le romancier puise son inspiration dans l’Ancien monde, qu’en est-il de l’homme lui-même ? Longtemps tenue secrète, la publication en 2019 du Journal intégral de l’écrivain offrait enfin la perspective d’une connaissance plus complète de Julien Green. Qui était l’auteur de l’Autre sommeil ? Qui donc se cachait derrière le visage placide de l’écrivain catholique, de l’académicien en costume sombre, du bourgeois de la rue Vaneau ? A la manière d’un patient effeuillage, le premier volume du Journal offrait pour la première fois un portrait de Green dont aucun lecteur n’aurait pu pressentir la surprenante modernité. C’est que les quelque mille trois cents pages de ce journal écrites d’une main cristalline n’omettent rien du quotidien du jeune écrivain, partagé entre l’élaboration patiente de son œuvre et le tumulte d’une vie affective et sexuelle menée dans l’effervescence de l’entre-deux-guerres : amants de passage, drague diurne et nocturne, partouzes et maladies vénériennes, ferveur amoureuse et contrition intime, la substance même d’une vie d’homme et de créateur se trouvait consignée avec une précision et une sincérité forçant l’admiration. Accueilli diversement par la critique, suscitant tantôt le scandale et la réprobation, tantôt l’enthousiasme et le respect, ce volume avait au moins le mérite de révéler un visage totalement nouveau de l’écrivain. Romancier puritain ? Homme du passé ? Mystique ? Anachorète ? Rien de tout cela ! Dans ces pages admirables de beauté et de force, c’est bien un Julien Green d’aujourd’hui qui apparaissait au grand jour, un contemporain de notre XXe siècle, prêt à assumer la plénitude de ses désirs et le risque de sa liberté. Contemporain de Gide et de Montherlant, en somme, frère de plume et de sang de ces figures de proue en lesquelles notre époque peut encore se reconnaître.

« Toute ma vie »

Cette liberté était-elle un feu de paille ? Une brève flambée ? Reconnaissons que les volumes 2 et 3 du Journal (1940-1950), récemment publiés en septembre 2021, dépeignent un Julien Green nettement moins éclatant, comme gangrené par le mal insidieux de la honte et du remords, en lutte perpétuelle avec la part la plus vivante de lui-même. Quelle mélancolie ! Quelle tristesse dans ces pages crépusculaires, toute imprégnées déjà du renoncement de l’âge mûr ! Pour comprendre un tel revirement, replaçons-nous dans le contexte de l’époque, prenons la mesure de la crise intime que traverse alors l’écrivain. Nous sommes en 1940, une guerre sévit sur toute la planète. Fuyant son pays natal, exilé au cœur d’une Amérique lointaine, Green s’interroge sur le cours du monde et sur lui-même. Quel sens donner à son exil ? A son existence elle-même ? Quel temps lui est encore imparti pour vivre, aimer, écrire ? Sans doute légitimes de la part d’un homme au mitan de sa vie et de son œuvre, ces questions contraignent cependant l’écrivain à une révision déchirante de son passé. C’est que Green est en proie à une crise spirituelle qui le pousse à jeter sur sa défunte jeunesse un regard à la fois nostalgique et amer, empreint d’un profond sentiment de culpabilité. Que reste-t-il de cette vie vouée au plaisir et à l’insouciance ? Qu’est devenue son âme, autrefois promise à Dieu ? S’est-il trahi, renié, quand il se croyait au faîte de sa liberté ? On lira avec intérêt un document inédit, Todos es nada (1941), sorte de journal spirituel où s’exprime avec une franchise désarmante le conflit sexuel et religieux de l’auteur. Confronté au retour de l’élan mystique de son adolescence, brusquement interrompu par le décès de sa mère, l’écrivain entreprend au plus secret de lui-même l’une de ces remontées spirituelles dont il serait coutumier tout au long de sa vie et qui le laisseront chaque fois plus vaincu, plus divisé avec lui-même, oscillant entre la vaine tentation de l’ascétisme et les appels d’une sexualité indomptable. Quant à son œuvre romanesque, c’est à partir de ce jour qu’elle inclinera vers une forme d’apologétique chrétienne dont l’écrivain avait voulu se défendre dans sa jeunesse. L’homme Ancien est détruit, terrassé par l’homme Nouveau: le saint, le dévot, l’ascète.

Pauvre Green ! En dépit de leur richesse, ces nouvelles pages de son Journal, habitées par une lutte incessante entre l’âme et le corps, constituent moins le témoignage d’une victoire que d’une défaite existentielle. Et c’est dans l’ombre de cette défaite, celle d’une liberté qui n’a pas su s’accomplir, qui s’est reniée en ce qu’elle avait de plus vivant, que Julien Green, écrivain du présent et homme du passé, manque à jamais la marche de l’histoire où son œuvre aurait pu retentir.

[BD] Les vacances de Donald, album joyeusement régressif à lire et à relire (Disney, Glénat)

[BD] Les vacances de Donald, album joyeusement régressif à lire et à relire (Disney, Glénat)

Pour fêter les vacances de la Toussaint, les éditions Glénat viennent étoffer encore leur très belle collection Disney, avec un nouvel album cette fois à la gloire de Donald. Particularité des Vacances de Donald : un album muet qui nous replonge dans notre enfance comme une Madeleine de Proust des dessins animés d’antan.

Le scénariste Frédéric Brrémaud s’associe au dessin lumineux de Federico Bertolucci pour servir une virée en forêt, loin du vacarme de la ville. Mais la nature réserve son lot de surprises et de désagréments à Donald, pourtant bien décidé à passer de bonnes vacances, équipé de son appareil photo et de sa tente. Et pour notre plus grand plaisir, ce sont Tic et Tac qui s’invitent à la fête, en compagnie d’une colonie d’ours plutôt en forme.

Les Vacances de Donald nous enchantent comme une bouffée d’air frais et ensoleillé, à travers son dessin à l’esprit rétro, tout en finesse. Donald amuse la galerie avec beaucoup d’allure et de fluidité. Et toute la famille peut en profiter pleinement. Un très bel album, hautement et irrésistiblement régressif.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Folie légère.Donald n’en peut plus de la ville. Entre les sirènes à toutes heures, les travaux et les éboueurs, le tintamarre général a fini de lui taper sur les nerfs. Donald doit absolument s’éloigner de cet incessant remue-ménage s’il veut se reposer. Un peu d’air frais, le parfum des fleurs, le calme d’une région dépeuplée, voilà les seuls ingrédients dont il a besoin pour se requinquer. À peine cette pensée s’est-elle manifestée que voilà déjà Donald en train de rouler à pleine balle en direction de la campagne. Là-bas, il aura la paix ! Mais le sort ne sera pas si clément avec ce gaffeur de canard car pendant ses vacances, Donald fera tout sauf se reposer…Belle et désopilante, cette nouvelle création Disney est une formidable lettre d’amour adressée à Donald. Son malheur fait notre bonheur et, dans cet opus muet, Donald n’arrête pas de râler. Un livre signé Frédéric Brrémaud et Federico Bertolucci qui rappelle la frénésie des films d’animations Disney des années 1950.

Date de parution : le 20 octobre 2021
Auteurs
: Frédéric Brrémaud (scénario)
et Federico Bertolucci (dessin)
Genre : Aventure, Jeunesse
Editeur : Glénat
Prix : 15,00 € (48 pages)
Acheter sur : BDFugue

Rodolphe Lauretta dévoile son 2e album Kreolia le 15 octobre 2021 chez Cristal Records pour un grand moment de musique en liberté

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Rodolphe Lauretta est un saxophoniste né à Amiens de parents guyano-antillais. Il revient après Raw, son premier album sorti en 2017. Le second opus offre un mélange harmonieux et surprenant de sonorités jazz, funk, hip hop et caribéennes. La rencontre musicale est un régal à écouter, le 7e morceau de l’album, Anticipation avec Geneviève Artadi souligne par exemple l’apport d’invités prestigieux pour faire décoller la musique bien haut.

De la musique réjouissante

Rodolphe Lauretta n’est pas un inconnu du tout sur la planète jazz. Fait d’arme marquant de sa carrière, le programmateur au festival Jazz À Vienne et fondateur de Qwest TV aux côtés de Quincy Jones, Reza Ackbaraly, a passé commande en 2011 au saxophoniste d’un hommage au producteur culte de hip-hop californien Madlib. La création de The Jazz Side Of Madlib sur la scène du Jazzmix à Jazz à Vienne à l’aide d’un répertoire d’arrangements novateurs sur des instrumentaux du beatmaker américain a fait sensation. Les concerts se sont enchainés au festival Jazz sous les Pommiers, au Mona Bismarck American Center de Paris ou au festival Jazz à la Villette. Rodolphe Lauretta est également apparu dans des festivals de jazz en France avec le big-band afro-jazz Kelin Kelin Orchestra et a joué et enregistré avec le trompettiste Jason Palmer, le batteur Famoudou Don Moye ou le légendaire pianiste be-bop et jazz caribéen Alain Jean-Marie. Kreolia est une ode vibrante aux musiques d’ailleurs avec un cocktail jouissif de sonorités diverses. L’album Kreolia enchaine les morceaux virtuoses avec des instruments comme en liberté. Au sein d’une formation regroupant 5 improvisateurs virtuoses, le musicien se déchaine. Ses solos puissants sur le premier morceau titre fait tourner la tête. The Roy s’inscrit dans une même veine de free jazz sans limites. Brazilian Truth bénéficie des interventions rap de Med pour une explosion de couleurs. Ultraviolet est plus calme, carré mais lui aussi très jazz. We all are one laisse la primauté au piano avec l’intervention experte de Dwight Trible. Where to go se veut un aparté lumineux et spatial, presque pop. Mashupdistage revient vers un jazz décomplexé. Sauvée bénéficie de l’intervention de Ruppert Pupkin pour un grand moment de poésie. Smokinwis lord quas navigue du côté d’un jazz encore une fois décomplexé et Haïti conclut l’album dans des sonorités caribéennes.

L’expérimentation est reine dans cet album animé par des musiciens qui enchainent les morceaux de bravoure pour le plus grand plaisir de l’auditeur

Queen, paroles de fans aux éditions Le Camion Blanc, un livre pour mieux comprendre l’engouement populaire extraordinaire autour du groupe britannique

Queen a marqué plusieurs générations de fans depuis leurs débuts au tout début des années 70. Au fur et à mesure de l’évolution du groupe, certains ont abandonné la partie mais beaucoup plus se sont agglomérés à la cohorte très nombreuse des fans existants. Style plutôt glam au départ mâtiné de Hard Rock, pop symphonique, pop plus commerciale, Freddie Mercury glabre avec les cheveux longs ou moustachu, les périodes se sont succédées, drainant toujours plus de fans dans leur sillage. L’auteur Marie Berginiat revient aux éditions Camion Blanc sur plus de 50 ans de carrière pour tenter de comprendre l’engouement toujours présent autour du groupe.

Un livre de fans pour les fans

Pour qui est fan de Queen, le livre est une vraie mine d’or avec tous ces témoignages passionnés. Venus de tous les coins du monde, de France, Belgique, Bosnie ou Brésil par exemple, les fans interrogés dévoilent les origines de leur passion pour Queen avec des souvenirs toujours très précis. Première chanson découverte, effet ressenti alors sur le palpitant, musiciens préférés, impact de la mort tragique du chanteur en 1991, c’est un véritable panorama qui s’ouvre devant les yeux du lecteur. Quand on sait que le groupe vend encore des disques aujourd’hui en quantité considérable et que la tournée repoussée en raison de la crise sanitaire mondiale aura bien lieu en 2022, on comprendra aisément que le souvenir de Queen puisse être encore si vivace dans l’esprit des fans. Surtout que les fans de la première heure sont souvent encore là et qu’une quantité de plus en plus importante de nouveaux fans sont nés après la mort de Freddie Mercury, d’où leur souhait de pouvoir voir jouer le groupe sur scène. Les fans français ont déjà pris rendez-vous pour le concert à l’Accor Arena de Paris le 13 juillet 2022.

Pour se préparer à ce grand moment de retrouvailles, la lecture de ce nouveau tome de la collection Paroles de Fans permet de se mettre l’eau à la bouche pour revisiter le monument Queen à travers des témoignages qui titilleront les lecteurs qui eux aussi reviendront sur leurs propres souvenirs. Un must à lire absolument pour tout fan de Queen qui se respecte!

Synopsis: Queen fait partie des groupes qui ont su renouveler leur musique et leur esthétique, la formation devenant au fil du temps parfaitement polyvalente et hybride. Capable de basculer dans tous les genres musicaux, le quatuor britannique a su s’imposer grâce à des spectacles dantesques et un soin méticuleux pour son image. Il n’est donc pas étonnant que le premier fanclub à avoir officiellement vu le jour soit celui de Queen, dès 1975, année de la sortie de l’un de leurs plus grands albums : A Night At The Opera. Dès lors, la communauté des fans drainés par Queen n’a jamais cessé de croître. Aujourd’hui encore, l’annonce de la tournée avec Adam Lambert et, avant cela, la sortie du film Bohemian Rhapsody, ont permis à toute une nouvelle génération de se plonger dans les plus grands morceaux de la formation et de tomber sous le charme de Freddie Mercury, Brian May, John Deacon et Roger Taylor, à l’instar de leurs parents et grands-parents. Difficile de trouver mieux que les fans pour parler du mastodonte Queen ! Du moment de la découverte de la musique à l’annonce du décès de Freddie Mercury, en passant par leurs expériences de concerts et leur avis sur les albums et bandes originales de Queen, les amoureux du groupe se sont prêtés au jeu, nous livrant des expériences parfois drôles, parfois plus touchantes, mais toujours avec une passion dévorante. France, Brésil, Royaume-Uni, Belgique, Israël… De nombreuses personnes à travers le monde ont décidé de s’unir pour faire une véritable déclaration à leur groupe préféré, leur adressant amoureusement : « God Save The Queen » !

Editeur: Le Camion Blanc

Auteur: Marie Berginiat

Nombre de pages / Prix: 352 pages / 30 euros

[BD] La Cour des Miracles : trilogie très réussie de Piatzszek et Maffre (Soleil /Quandrants)

[BD] La Cour des Miracles : trilogie très réussie de Piatzszek et Maffre (Soleil /Quandrants)

Troisième et dernier tome de La Cour des MiraclesLe crépuscule des miracles clôt le chapitre de la révolte des gueux telle qu’imaginée par un duo d’auteurs rompus à l’exercice et bourrés de talents : Stéphane Piatzszek au scénario et Julien Maffre au dessin. Une aventure de capes et d’épées, où mousquetaires et soldats de La Reynie viennent croiser le fer d’une armée de gueux pour les chasser de la crasse capitale parisienne sur ordre du Roi Louis XIV. 

Au coeur de La Cour des Miracles vont se faire et se défaire les destins du roi des gueux, de ses successeurs et de son peuple, dans le sang mais sans les larmes. Car les affrontements sont violents, la volonté et la quête de vengeance toujours chevillées au corps. Convoquant luttes de pouvoirs internes, corruption à outrance et secrets bien gardés, la trilogie fait battre le pavé parisien à un rythme haletant, pour notre plus grand plaisir.

Le Paris du XVIIe siècle est superbement mis en scène à travers des planches extrêmement bien travaillées, explorant un environnement profondément insalubre et humide. Le dessin est toujours habile à orchestrer de très belles scènes d’actions tout comme il l’est à donner vie à des personnages hauts en couleurs grâce à des traits fins et naturels magnifiés par une coloration sublime.

Bref La Cour des miracles ne manque pas d’arguments. Une série que l’on regrette d’avoir déjà terminée.

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

La Cour des Miracles fait face à la ténacité du lieutenant La Reynie, déterminé à « nettoyer Paris » de la vilaine engeance qui déstabilise le pouvoir et terrorise les parisiens. Mais profitant de l’absence du roi Louis XIV au château de Saint Germain, la Reine de la Canaille entraîne les siens, guidés par le comédien Scaramouche à jouir des luxes du palais royal le temps d’une nuit de liesse…

Date de parution : le 22 septembre 2021
Auteurs
: Stéphane Piatzszek (scénario) et Julien Maffre (dessin)
Genre : Aventure, Historique
Editeur : Soleil
Prix : 15,50 € (64 pages)
Acheter sur : BDFugue

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