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Sortie du coffret Ultra Collector du chef d’oeuvre de Guillermo del Toro L’échine du diable le 24 novembre

L‘Échine du diable parait en Coffret Ultra Collector 21 – Blu-ray + DVD + Livre le 24 novembre 2021, un vrai évènement pour les fans du réalisateur Guillermo del Toro. Toujours obnubilé par l’atmosphère oppressante de la guerre d’Espagne, il y imagine un orphelinat où sont chichement pris en charge de jeunes enfants démunis et dans le besoin. Mais le lieu recèle aussi d’esprits aux intentions floues que le jeune héros Carlos perçoit… Si le film est moins passionnant que le Labyrinthe de Pan ou Crimson Peak, il n’en reste pas moins complexe et tortueux.

Un film horrifiant et fascinant

L’échine du diable dévoile toute la complexité d’un monde plongé dans la guerre où le lendemain est incertain. La lutte entre républicains et fascistes amène son lot de questionnements pour les pensionnaires de l’établissement, de la directrice au gardien en passant par les petits orphelins. La complexité du contexte porte le propos teinté de visions mystiques inexpliquées que le film va clarifier tout du long. Entre tentation de l’épouvante, fantastique morbide, mystères inexpliqués et arrière plan historique, les personnages évoluent dans un scénario qui les met à rude épreuve. A commencer par l’actrice fétiche de Pedro Almodovar, Marisa Paredes, le retors Eduardo Noriega et le jeune Fernando Tielve. La lutte à mort est la seule issue entre ceux qui vont s’affronter pour récupérer un mystérieux trésor caché au cœur de l’orphelinat…

Détails sur le coffret:

L’ÉCHINE DU DIABLE de Guillermo del Toro
(2001 – Couleurs – 107 mn)
Nouvelle restauration 2K
Version originale sous-titrée + Version française

// LE FILM EN BLU-RAY & DVD (NOUVELLE RESTAURATION 2K)

// LES SUPPLÉMENTS (EN HD)*

COMMENTAIRE AUDIO DE GUILLERMO DEL TORO ET GUILLERMO NAVARRO (VOSTF)

. MARISA PAREDES ET LES FANTÔMES DU FRANQUISME (24 mn) – Exclusivité Blu-ray Disc™
L’actrice se souvient de la sombre période du franquisme avant de revenir plus en détail sur le personnage de Carmen.

EDUARDO NORIEGA, LE MAL À L’ÉTAT « BRUTE » (12 mn) – Exclusivité Blu-ray Disc™
Acteur caméléon, Eduardo Noriega parle du rôle de Jacinto qui a pu parfois affecter son comportement.

. DÉMONS ET MERVEILLES DE GUILLERMO DEL TORO (30 mn)
Le réalisateur parle de la symbolique du fantôme, de sa passion pour les monstres mais aussi de son désir de mettre l’humain en avant dans le genre horrifique.

LES ARCANES DU FILM (20 mn)
Au gré d’extraits du film et du tournage, l’équipe de L’Échine du diable parle de l’influence du scénario, des décors, de la photographie et de la direction d’acteurs, notamment des enfants comédiens.

MAKING-OF (19 mn) – Exclusivité Blu-ray Disc™
Acteurs et équipe technique lèvent le voile sur leur personnage et la fabrication du film.

LES EFFETS SPÉCIAUX (17 mn)
Les effets spéciaux de la bombe et du personnage de Santi expliqués par le journaliste Julien Dupuy.

. 5 COMPARAISONS FILM / STORYBOARD (17 mn) – Exclusivité Blu-ray Disc™

. HOME CINEMA* (90 mn) – Exclusivité Blu-ray Disc™
Une conversation entre Guillermo del Toro et le réalisateur Fabrice du Welz produite par BeTV.

. BANDE-ANNONCE ORIGINALE
. BANDE-ANNONCE 2021

* en HD sur la version Blu-ray Disc™

// UN LIVRE DE 200 PAGES
INCLUS + DE 70 PHOTOS ET ARCHIVES RARES SUR LES EFFETS SPÉCIAUX « L’ÉCHINE DU DIABLE : RITOURNELLE GOTHIQUE EN TERRES HISPANIQUES » 
PAR GUY ASTIC ET CHARLOTTE LARGERON

« Je suis le fantôme de la guerre, « la guerre ‒ sans être proche des murs de l’orphelinat – imprègne et teinte tout de peur. »
– Guillermo del Toro

Véritable immersion dans l’œuvre de Guillermo del Toro, L’Échine du diable : ritournelle gothique en terres hispaniques en explore la place centrale dans sa filmographie : des références culturelles du réalisateur à l’histoire de la Guerre civile espagnole, en passant par son influence incontestable sur le cinéma fantastique. Un ouvrage inédit de Guy Astic (directeur des éditions Rouge Profond) et Charlotte Largeron (auteure de Guillermo del Toro. Des hommes, des dieux et des monstres), en collaboration avec le journaliste Julien Dupuy et accompagné de très nombreuses photos et archives inédites sur les effets spéciaux du film !

// UN VISUEL EXCLUSIF CRÉÉ PAR TOMMYPOCKET

Basé au Royaume-Uni, Thomas Walker est un illustrateur spécialisé dans les affiches de cinéma, les visuels DVD et les couvertures de livres. Il a travaillé pour certains des plus importants studios de cinéma et éditeurs du monde littéraire, et a près de 20 ans d’expérience professionnelle dans l’univers du graphisme.
Retrouvez toutes les créations de Tommypocket sur tommypocket.com

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BD 50 • MASTER HAUTE DÉFINITION • 1080/23.98p • ENCODAGE AVC
Version Originale / Version Française DTS-HD Master Audio 5.1 • Sous-Titres Français 
Format 1.85 respecté • Couleurs • Durée du Film : 107 mn 

DVD 9 • NOUVEAU MASTER RESTAURÉ • PAL • ENCODAGE MPEG-2
Version Originale / Version Française Dolby Digital 5.1 • Sous-Titres Français
Format 1.85 respecté • 16/9 compatible 4/3 • Couleurs • Durée du Film : 103 mn

Synopsis: Alors que la guerre civile déchire l’Espagne, le jeune Carlos trouve refuge à Santa Lucia, un orphelinat perdu dans la campagne dirigé par Mme Carmen. À la nuit tombée, le garçon est mis au défi par ses camarades : il doit traverser la cour de l’établissement pour se rendre à la cuisine, l’obligeant à passer devant la maison du gardien, l’antipathique Jacinto. Une fois sur place, Carlos entend d’étranges soupirs et découvre dans le sous-sol de la bâtisse le fantôme d’un enfant mutilé…

Faire des économies en étant étudiant : conseils précieux pour une culture accessible

La vie étudiante n’est pas seulement faite de cours passionnants en amphi, de sorties culturelles inspirantes et de virées entre amis après les examens. Très souvent, le coût de la vie est si élevé que beaucoup sombrent dans les difficultés financières et vivent leurs études comme un parcours du combattant. Pourtant, il existe des moyens de réduire ses charges et de s’offrir des loisirs, même avec un budget serré. Voici quelques conseils précieux pour faire des économies en étant étudiant.

Se faire plaisir avec peu d’argent en profitant des offres

Le statut étudiant donne accès à tout une gamme de réductions aussi nombreuses que variées. Il ne faut avoir ni hésitation ni scrupule à faire fonctionner sa carte étudiante dès que cela est possible. Se former à distance, en bénéficiant de tarifs avantageux est possible. C’est notamment le cas concernant l’apprentissage des langues étrangères. Avec les réductions proposées sur la plateforme Preply, les étudiants trouveront une manière abordable et efficace d’améliorer leur niveau en anglais, allemand ou par exemple de s’initier au russe.

Se former est important mais s’informer également ! C’est la raison pour laquelle plusieurs journaux numériques proposent des tarifs spéciaux pour les étudiants. C’est le cas du quotidien Le Monde qui offre le choix entre trois formules différentes. Des magazines d’actualités proposent des prix adaptés aux bourses des étudiants. Par exemple, Courrier International réserve une offre spéciale aux étudiants et aux personnes en situation de précarité. La culture la plus raffinée est même accessible à petit prix grâce aux plateformes en ligne comme celle de l’Opéra National qui propose de visionner les ballets et concerts à prix cassés.

Faire des économies en gérant astucieusement son budget

Dans une société où la cherté de la vie traduit les failles de notre système économique, comme le décrit Jean Tirole dans son livre Economie du bien commun, les étudiants doivent mettre en place des stratégies pour boucler leurs fins de mois sans se priver à l’extrême. Le budget nourriture fait partie des essentiels de la vie. Pour le gérer au mieux et faire des économies, mieux vaut acheter sa nourriture en grande quantité, cuisiner ses repas de la semaine et les stocker. Et si on ne sait pas cuisiner, on peut toujours faire confiance aux astuces de Morgane Mathieu et son best-seller Pour ne plus être une quiche en cuisine.

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Le prix du logement peut également être réduit. Si la solitude d’une chambre en Cité U n’attire pas tout le monde, la colocation peut être une solution. Pour trouver une chambre ou un(e) coloc, de nombreux sites d’annonces, totalement gratuits, sont à disposition. La Carte des Colocs permet de déposer son annonce rapidement pour vivre ses années fac en bonne compagnie, dans un logement confortable et sans se ruiner.

En profitant des nombreux prix et offres dédiés aux étudiants et en usant de combines et astuces simples pour gérer son budget, la vie étudiante peut rapidement devenir plus agréable et sereine. Sortez la tête de votre compte en ligne et profitez à fond à de vos années fac en mettant en pratique ces conseils précieux !

Cherche Papa Monstre, dans la collection Drôles de trous (Nathan)

Cherche Papa Monstre, dans la collection Drôles de trous (Nathan)

Tout le monde sait que les petits enfants, comme les grands d’ailleurs, aiment se faire peur. Les monstres les épatent.
Avec le dernier album, entièrement cartonné, de la collection Drôles de trous des Editions Nathan, Cherche Papa Monstre, nos petits vont être heureux !

A chaque page, un trou de plus en plus petit laisse place à une surprise. Le petit peut facilement tourner la page cartonnée, avec ses petites mains, en s’agrippant au trou !

Et aider la petite chauve-souris, toute mignonne, à trouver son papa monstre. Niflette veut pouvoir faire un câlin à son papa…

Serait-ce le Cyclope, ou l’ogre, ou encore, le loup-garou. Non ! Ils sont trop effrayants !

Alors, le dragon, le yéti, ou le monstre du Loch Ness ?

Publik’Art ne vous dévoilera rien ! Mais une chose est sûre, Niflette va finir par le trouver et vous verrez, ce n’est pas le plus beau ! Mais sûrement le plus gentil !

Cherche Papa Monstre, un très chouette album cartonné, joliment illustré aux couleurs vives, qui va plaire à nos petits monstres !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : novembre 2021
Auteur : Didier Balicevic
Illustrateur : Didier Balicevic
Editeur : Nathan
Prix : 11,95 €

Tiki Une année de chien, une BD aussi drôle que touchante aux éditions La Boîte à Bulles, sortie le 24 novembre

La BD est autobiographique, Fred Leclerc a subi le confinement de plein fouet en 2020, en famille et au chômage. Son histoire est réaliste, crédible et compréhensible. Il se fait convaincre d’adopter un chien pour sa fille mais cet acte somme toute commun vire au cauchemar pour lui, ravivant des tensions profondément enfouies qui se déversent toutes d’un coup sans plus aucun barrage. La BD débute sur le ton de l’humour doux amer avant d’évoquer une dépression qui fait froid dans le dos, la BD se lit d’une traite, tantôt avec le sourire aux lèvres, tantôt avec plus de compassion pour un épisode de vie qui touche beaucoup de gens, la dépression, la perte de l’élan vital et l’esprit qui rumine continuellement. L’auteur parle ici d’un chien, mais la maxime de vie est beaucoup plus universelle, et en cela la BD est un grand moment de lecture comme la Boîte à Bulles en offre souvent

Le chien comme métaphore des blocages inconscients

L’auteur a choisi, sur la recommandation pertinente de son psy, de raconter en BD son histoire. Il revient sur son existence, son parcours dans la publicité, ses rêves de jeunesse jusqu’au coup d’arrêt du confinement. Les protagonistes se baladent en masque, on touche au réel et à l’actualité. Jusqu’au basculement et l’adoption d’un chien, un peu sur un coup de tête, sans y être vraiment préparé et y avoir vraiment réfléchi. Avec pour résultat un puppy blues carabiné, un peu comme pour des mères qui vivent mal l’arrivée de leur enfant. La BD est racontée avec une infinie sincérité, soulignant bien la surprise de cette réaction non préméditée et expliquant un peu en cela le nombre vertigineux des abandons de chien chaque année. Car le chien, tout mignon au premier abord, a son petit caractère et le héros se sent rejeté par le nouvel habitant de son appartement. Il le vit mal. Heureusement, ni lui ni son épouse ne souhaitent abandonner Tiki, il lui cherche plutôt une famille d’accueil, réflexe salutaire qui interroge sur cette possibilité à laquelle trop peu de personnes pensent au moment d’abandonner leur compagnon domestique. La différence entre le commencement très léger et comique de la BD et l’histoire avec Tiki créée un sentiment étrange chez le lecteur, interrogeant sur la possibilité d’un basculement dans l’existence, à tout moment, sous n’importe quel prétexte. Les dépressifs ont souvent un très lourd bagage psychologique à porter, la BD le montre bien, le chien n’est qu’une raison ultime à un état caché et silencieux qui ne demande qu’à se manifester. En cela, la BD est très judicieuse, au-delà de la question animalière qui touchera beaucoup de lecteurs concernés par cette question. Pour les autres, les ressorts psychologiques abordés ici sont suffisamment universels pour intéresser tout le monde, même ceux moins intéressés par la question canine.

Tiki est une très bonne surprise. Ce n’est pas l’histoire d’un chien mais celle d’un homme qui glisse doucement sur la pente de la dépression. Avec beaucoup d’humour et pas moins de justesse, la BD fait sourire et réfléchir, un très bon moment de lecture à découvrir le 24 novembre aux éditions La Boîte à Bulles!

Synopsis: En novembre 2020, en plein confinement, Fred, la quarantaine, sa copine Sophie et sa fille Lou sont à la recherche d’un peu de réconfort. Ils décident donc d’adopter un chien, une jeune Shiba, nommée Tiki. Mais en l’espace d’une semaine, l’adorable petite boule de poils fait tout voler en éclats dans la vie de Fred : les certitudes, les liens, les équilibres. A la manière d’un révélateur photographique, elle va mettre en lumière les failles de tous ceux qu’elle croise sur son chemin et chambouler leurs vies… comme un chien dans un jeu de quilles. Avec humour et sincérité, ce récit autobiographique romancé questionne notre rapport à l’adoption d’un animal de compagnie et de l’importance d’un tel choix.

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteur: David AzencotFred Leclerc

Nombre de pages / Prix:

Six personnages en quête d’auteur, le drame surréel de Pirandello

Six personnages en quête d'auteur, le drame surréel de Pirandello
“Six personnages en quête d’auteur”© Agathe Poupeney

Six personnages en quête d’auteur, le drame surréel de Pirandello

Elle a l’air bien étrange cette famille recomposée tout habillée de noir, débarquée de nulle part et comme si elle était encore à l’état d’ébauche.

À la recherche de son auteur, elle fait irruption sur la scène d’un théâtre avec la ferme intention d’obtenir un plateau pour jouer son drame. L’événement n’est pas sans semer le trouble chez le metteur en scène, les acteurs et les techniciens, en train de répéter dans la salle une pièce de Pirandello.

Dans une lutte acharnée, acteurs et personnages vont dès lors chercher à imposer leur propre conception entre fiction et réalité où une famille cabossée par la vie se remémore ses blessures pour remonter jusqu’à l’essence du drame et son exorcisme.

La mise en abîme – du théâtre dans le théâtre – est l’un des thèmes de prédilection de Pirandello.

Il travaille en permanence la question de la permutation des places, des fonctions, du double identitaire. Dans Six personnages en quête d’auteur, le metteur en scène se rêve en auteur tandis que les personnages se revendiquent les acteurs de leur propre drame et quant aux acteurs, ils deviennent des spectateurs. Le tout orchestré devant un public absent, puisqu’il s’agit d’une répétition.

[…] un espace clair-obscur ingénieux et poétique

Et cette confusion des rôles à la fois troublante, dérangeante et fascinante, Emmanuel Demarcy-Mota l’a imaginée dans un espace clair-obscur ingénieux et poétique, à la lisière du fantastique, qui nous plonge d’entrée dans un univers à la fois feutré et ambigu, où la frontière entre le réel et l’imaginaire se révèle illusoire et interchangeable.

La richesse de cette opposition propre à l’œuvre de Pirandello initie avec force le ressort dramatique du dédoublement.

Où le passage d’une vérité à l’autre dans un jeu de miroir incessant se charge et se transforme tout en ouvrant une réflexion abyssale sur la création théâtrale dans ses tenants et ses aboutissants les plus intimes.

Le monde du théâtre devient comme le lieu de la fabrication de tous les possibles : de l’inceste à peine déguisé à la mort violente d’une innocente.

Les quinze acteurs, dans un mouvement chorégraphique, sont à l’unisson pour nous entraîner dans cette spirale qui relève du méta-théâtral où après la répétition et sa dimension multiple et exutoire, la réalité du drame se révèle enfin.

Dates : du 13 novembre au 2 décembre 2021 – Lieu : Espace Cardin programmation Théâtre de la Ville (Paris)
Metteur en scène : Emmanuel Demarcy-Mota

 

200 chefs d’oeuvre réunis à la Fondation Louis Vuitton depuis le 22/09/2021 jusqu’au 22/02/2022 pour la présentation de la Collection Morozov, icones de l’art moderne

La Fondation Louis Vuitton ouvre une fois de plus ses installations pour une exposition pléthorique avec la collection Morozov installée sur plusieurs étages du déjà prestigieux bâtiment sis à proximité du Jardin d’acclimatation dans le bois de Boulogne. Il est possible d’admirer jusqu’au 22 février 2022 l’une des plus importantes collections au monde d’art impressionniste et moderne. Les arts modernes français et russe sont à l’honneur avec une collection réunie par 2 frères moscovites Mikhaïl Abramovitch Morozov (1870-1903) et Ivan Abramovitch Morozov (1871-1921) se présentant comme des industriels philanthropes. Pour la première fois depuis sa création au début du XX ème siècle, la Collection Morozov sort de Russie, pour le plus grand plaisir des très nombreux visiteurs.

Une exposition XXL

La Collection Morozov, Icônes de l’art moderne est un véritable plaisir pour les admirateurs des artistes français et russes parmi les plus connus au monde, jugez plutôt. Manet, Rodin, Monet, Pissarro, Lautrec, Renoir, Sisley, Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Bonnard, Denis, Maillol, Matisse, Marquet, Vlaminck, Derain, Picasso avec des oeuvres des artistes russes Répine, Korovine, Golovine, Sérov, Larionov, Gontcharova, Malévitch, Machkov, Kontchalovski, Outkine, Sarian et Konenkov, de quoi donner le tournis. La commissaire générale Anne Baldassari a conçu une exposition dans sa muséographie originale pour aviver les références historiques et l’intemporalité d’œuvres emblématiques de la modernité artistique de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle. Des salles entières sont dédiées aux plus grands artistes tels Cézanne, Gauguin ou Matisse pour bien signifier leur place centrale dans l’histoire de l’art. En clôture de la visite est reconstitué le Salon de musique de l’hôtel particulier moscovite d’Ivan Morozov, avec son ensemble décoratif monumental composé de 7 panneaux commandés par Ivan Morozov en 1907 à Maurice Denis sur le thème de l’Histoire de Psyché (1908-1909). 4 sculptures de Aristide Maillol y sont également présentées pour la première fois hors du musée de l’Ermitage. Cette exposition est organisée en partenariat avec le Musée d’État de l’Ermitage (Saint-Pétersbourg), le Musée d’État des Beaux-Arts Pouchkine (Moscou) et la Galerie nationale Trétiakov (Moscou).

L’exposition dédiée à la Collection Chtchoukine et présentée à la Fondation Louis Vuitton en 2016/2017 inaugurait un cycle des Icônes de l’art moderne et la Collection Morozov prend la suite avec emphase pour un autre volet historique flamboyant consacré aux grands collectionneurs russes du début du 20ème siècle. 

Les incroyables découvertes de 100 grands scientifiques (Editions Usborne)

Les incroyables découvertes de 100 grands scientifiques (Editions Usborne)

Les Editions Usborne nous propose une sorte d’encyclopédie illustrée sur les découvertes scientifiques de cent grands génies : Les incroyables découvertes de 100 grands scientifiques.

Il s’agit de découvrir des hommes et des femmes qui ont changé notre monde et améliorer notre vie au quotidien.

Ce qui est passionnant dans Les incroyables découvertes de 100 grands scientifiques, est que tout semble simple, raconté comme une histoire.
Le lecteur va découvrir des thèmes très variés et surtout leurs origines : comment les dinosaures ont disparu de la planète, les problèmes de l’univers, l’emplacement des électrons dans les atomes, la génétique, les rayons X, le Big Bang, les microbes, les mathématiques, les bactéries, le cerveau, l’informatique, la composition des étoiles, Internet, la vie sous-marine, la fécondation in vitro, l’espace et le temps, la lune…

Vous découvrirez des scientifiques plus ou moins connus comme Pasteur, Darwin, Marie Curie, Grace Hopper, Einstein, Hawking…

Impossible de raconter ce livre tant il est dense ! C’est vrai qu’on ne sait pas qui se cache derrière telle ou telle notion. Et quand il s’agit du monde scientifique, cela nous paraît tellement complexe ! Alors, qu’en fait, il n’en est rien. Ces génies ont beaucoup travaillé avant de trouver leurs découvertes et de changer notre vie !

Les incroyables découvertes de 100 grands scientifiques, un très beau recueil scientifique, à la portée de tous !

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Date de parution : octobre 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 13,95€

Une dégustation fastueuse des cuvées du Domaine Christophe Pichon

C’est au Grand Comptoir, le bar du Sofitel Les Cocottes que Christophe et Corentin Pichon ont accueilli les journalistes pour faire découvrir les cuvées du domaine situé à Chavanay dans la vallée du Rhône Septentrionale. L’accent a été mis sur la gamme de Condrieu, Cote Rôtie, St-Joseph et Vins de Seyssuel pour la découverte de 14 bouteilles aux surprises multiples et répétées. Pas de Cornas, ce sera pour une autre fois!

Pas de triche, juste du savoir-faire

Le moment de dégustation a été accompagné par quelques gourmandises toutes droites sorties des cuisines de Christian Constant. Parfait pour discuter avec Christophe et Corentin et en savoir plus sur les cuvées dégustées. Le chef de famille Christophe Pichon laisse Corentin faire des essais, avec pour résultat visible d’avoir fait augmenté la précision et la finesse des vins. Il est également à l’origine de la première vinification de vins blancs sans sulfites, reconduite mais pas achevée en 2020 suite à la crise. La dégustation a débuté avec les vins blancs et le très frais Saint-Joseph blanc 2020 (90% Marsanne, 10% Roussanne, prix départ cave TTC 25,00 euros). Puis honneur aux Condrieu avec pas moins de 3 cuvées. Le pur 100 2020 sans sulfites ajoutées déjà dégusté sur Publik’Art (100% Viognier, Prix TTC départ cave 45,00 euros) le Condrieu sec 2020 (100% Viognier, prix TTC départ cave 34,00 euros) et le Roche Coulante 2019 (100% Viognier, prix TTC départ cave 39,00 euros). Beaucoup de délicatesse en bouche pour ces Condrieu dont les différences tiennent aux parcelles utilisées. Et pour finir sur le blanc, les Caresse 2019 (100% Viognier, prix TTC départ cave 55,00 euros) et Caresse 2016 millésimé, hélas plus disponible à la vente. Un véritable constat d’excellence pour des vins qui regorgent d’arôme et de douceur au nez et en bouche. Puis passage aux vins rouges pour de nouvelles surprises. Le puissant et doux à la fois Saint-Joseph 2020 (100% Syrah, prix TTC départ cave 21,00 euros). Le mosaïque 2020 – VDP Seyssuel (100% syrah, prix TTC départ cave 28 euros) se démarque par son nez puissant. Puis est venu le temps des Côte Rôtie. D’abord le Promesse 2019 (90% Syrah, 10% Viognier, prix TTC départ cave 42,00 euros), très représentatif de l’appellation, un plaisir pour l’accompagner d’un PoP Burger Made in Christian Constant. Le Tupin et Semons 2020 est plus typé (100% Syrah, prix TTC départ cave 55 euros). Le Rozier 2019 (100% Syrah, Prix TTC départ cave 55,00) a déjà été dégusté sur Publik’Art pour une très forte impression. Et puis la splendeur pour la fin, La Comtesse en Cote Blonde 2019, AOP Côte Rôtie (100% Syrah, prix TTC départ cave 120,00 euros), un plaisir à déguster avec la complexité de ses arômes.

La séance de dégustation s’est terminée avec le Patience 2018 vendanges tardives(100% Viognier, prix TTC départ cave 32,00 euros), parfait pour accompagner les mignardises au chocolat et à la tarte au citron de Christian Constant. La dégustation a été euphorique, conviviale et riche en découvertes, de quoi donner envie d’en connaitre encore plus lors d’une prochaine dégustation!

Publireportage: Christophe Pichon est un vigneron spécialiste de la rive droite du Rhône, et les appellations septentrionales qu’il vinifie font partie des plus prestigieuses de cette région réputée. En effet, le Domaine Christophe Pichon vinifie
23 hectares, répartis sur Condrieu, Côte Rôtie, Saint-Joseph et Cornas. Une production de vin de pays blanc et
rouge complète la gamme, et pas seulement, car le domaine participe activement à la renaissance des historiques
vins de Seyssuel. Tout commence par une histoire de famille, celle-ci partage la passion de la Syrah et du Viognier.

[BD] 47 Cordes – première partie : ou comment Timothé Le Boucher nous prend dans ses filets (Glénat)

[BD] 47 Cordes – première partie : ou comment Timothé Le Boucher nous prend dans ses filets (Glénat)

Présenté comme le nouveau Chef d’oeuvre de Timothé Le Boucher (Le Patient, Ces jours qui disparaissent), 47 Cordes livre une première partition remarquée avec ce premier volet aussi déroutant que séduisant. Prévu en deux tomes, 47 Cordes s’offre une pagination très volumineuse avec une première partie en 400 pages. Un album ambitieux d’où se dégage une atmosphère étrange, propre à son auteur, comme une danse endiablée qui mêle sensualité, fantastique, humour mais aussi perversité – pour ne pas dire malaise – et anxiété…

Ambroise est un jeune homme bien mystérieux. Très peu expressif, il intègre en tant que harpiste l’orchestre où travaille sa soeur. Quasi dans le même temps, il fait la rencontre d’une métamorphe qui fera tout pour lui mettre la main dessus. Redoublant de stratagèmes pour emprisonner le jeune homme dans ses filets amoureux, la métamorphe va multiplier les apparences, empruntant les traits d’hommes et de femmes, pour gagner la confiance d’Ambroise à travers différentes personnalités : parfois meilleur ami, simple amoureuse ou véritable mentor sous le trait d’une cantatrice mondialement reconnue, Francesca Forabosco. C’est cette dernière qui achète littéralement sa relation avec Ambroise, l’obligeant à répondre à 47 défis pour récupérer 47 cordes qui composent la harpe de ses rêves.

47 cordes explore l’infinie complexité des rapports humains en démultipliant le champ des possibles. Tant et si bien que l’on peut être parfois décontenancé par ce bal continu où toute une galerie de personnages secondaires se succèdent et installent des ambiances souvent très différentes. Timothé Le Boucher parvient néanmoins à nous interpeller à travers une narration fleuve et des personnages  extrêmement travaillés, dans la sensibilité et l’art de la nuance. Chacun repousse l’intrigue un peu plus loin, nous bouscule, nous rend parfois même mal à l’aise. Mais loin d’être un simple mille feuilles assemblé de manière hasardeuse, le scénario s’apparente plutôt à un kaleidoscope chatoyant où les formes se regardent, où l’ombre répond à la lumière.

Le dessin très épuré et coloré de Timothé Le Boucher donne vie de la plus belle manière à 47 Cordes. Une première partie aussi étonnante que réussie. On n’a donc pas fini d’être surpris ! A lire d’urgence…

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Tu finiras bien par m’appartenir, ma jolie proie.

Un jour, une métamorphe tombe amoureuse d’un jeune homme nommé Ambroise. Elle peut changer de forme à volonté, mais des questions finissent par la hanter : quel visage doit-elle incarner pour se faire aimer ? Qui doit-elle être pour conquérir sa proie ? 

Inconscient de l’obsession dont il est l’objet, ignorant la vraie nature de la créature, Ambroise cherche à acquérir une légitimité au sein de l’orchestre qu’il vient d’intégrer en tant que harpiste. C’est alors qu’il rencontre Francesca Forabosco – cantatrice aussi excentrique que renommée – qui va le prendre sous son aile. Elle lui propose un marché. S’il veut obtenir la harpe de ses rêves, Ambroise devra relever 47 défis. Un seul échec, et l’instrument lui échappe…

47 Cordes est l’œuvre la plus dense et ambitieuse de Timothé Le Boucher. Conçue en deux parties, ce premier tome expose sur près de 400 pages un univers hypnotique, plein de tensions sensuelles et de personnages incarnés. Timothé Le Boucher construit une nouvelle fois un thriller psychologique singulier qui aborde l’obsession et le rapport à l’autre tout en évoquant les travaux de conteurs majeurs tels que Stanley Kubrick, David Lynch, Naoki Urasawa ou Suehiro Maruo…

Date de parution : le 17 novembre 2021
Auteurs
: Timothé Le Boucher (Scénario, Dessin, Couleurs)
Genre : Roman graphique, fantastique
Editeur : Glénat
Prix : 25 € (400 pages)
Acheter sur : BDFugue

La Roche Cournon 2020, un AOP Moulin-à-Vent du Domaine de la Tour du Bief à découvrir

Ce millésime 2020 La Roche Cournon de l’appellation AOC Moulin-à-Vent du Domaine Domaine de la Tour du Bief est une très belle surprise à découvrir dans les magasins Carrefour. L’année a été très solaire, donc très bonne, permettant des vendanges précoces et longues en raison de l’hétérogénéité de maturité des terroirs. De quoi donner envie d’en savoir plus avec une dégustation!

Un Moulin-à-vent qui fait honneur à l’appellation!

Constitué bien évidemment de raisins issus du cépage 100% Gamay, le vin offre une belle densité et des couleurs soutenues pour des vins équilibrés, denses et aromatiques. Au final, le millésime est élégant. Titré à 13%, le vin est produit à environ 23 000 bouteilles sur la base des plus vieilles vignes du climat La Tour du Bief, plateau à mi-hauteur de l’appellation Moulin-à-Vent. Ce climat est réputé cille le premier terroir de l’appellation ayant fait l’objet d’une exploitation viticole dès les 12ème – 13ème siècle. Le vin accompagne idéalement des viandes grillées et rôties. Le vin est proposé au tarif de 9,99€ TTC chez Carrefour.

Publireportage: Après avoir été racheté et remis sur les rails par Vincent Girardin, ce domaine est désormais dans l’escarcelle de la famille Parinet qui possède également le château du Moulin-à-Vent. Il bénéficie d’un beau terroir de 10 ha au potentiel évident. À suivre de près.

Délivrée du mâle, un roman bouleversant d’Elodie Dupuis (Anne Carrière)

Délivrée du mâle, un roman bouleversant d’Elodie Dupuis (Anne Carrière)

Elodie Dupuis, avec son roman, Délivrée du mâle, nous livre une histoire totalement bouleversante. On termine le roman, totalement abasourdi…

La quatrième de couverture est attirante. On parle d’amour, de passions, mais aussi de douleurs, de brûlures… De souvenirs traumatiques…

On commence l’histoire paisiblement, on la termine dans un tout autre état !

Seul le titre révèle la vraie nature de ce roman.

L’écriture est cinglante, directe, sans fioriture. Tour à tour, le lecteur est Eve puis Antoine. Antoine est d’une jalousie maladive et empêche Eve de respirer. Et Eve a un besoin illimité de plaire et d’être aimée. Apparemment sans limite…

Tout est plausible. Tout est trop plausible. Tout fait mal.

Et bien sûr, le lecteur se pose la question : Est-ce un roman autobiographique ?

On n’espère pas mais on craint le pire… tellement il sonne juste. S’il est autobiographique, Elodie Dupuis a eu beaucoup de courage de l’écrire. Elle va sans aucun doute permettre à d’autres femmes de « se délivrer du mâle »…

Délivrée du mâle, un roman percutant et empli d’amour !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 19 novembre 2021
Auteur : Elodie Dupuis
Editeur : Anne Carrière
Prix : 19 €

Sortie du nouveau single de Marc Fichel le 19 novembre 2021, c’était le temps

On avait laissé Marc Fichel tout sourire à la fin de son concert à l’Européen le 2 décembre 2019, avec le sentiment que son premier album Encore un instant était aussi poétique qu’enthousiasmant. L’auteur-compositeur-interprète a depuis transformé l’essai avec sa reprise remarquée du Manureva d’Alain Chamfort et un single Ma vie dans les Halles salué notamment par Michel Drucker qui lui a fait l’honneur d’une invitation dans émission. Il revient avec un nouveau single intitulé C’était le temps qui creuse le même sillon d’une chanson française pleine de bons sentiments et de sourires.

Un chanteur qui donne le sourire


Marc Fichel
 est un chanteur qui monte dans le paysage de la chanson française. IL n’est pourtant pas issu du sérail ou d’une formation approfondie dans le milieu de la musique. Véritable autodidacte passionné, il compose ses morceaux sur son piano et chante avec entrain. Sa personnalité musicale gagne de plus en plus d’adeptes, son sourire est franc et sincère, son nouveau single C’était le temps le confirme, Marc Fichel aime à raconter des histoires vraies remplies de sentiments. Il y évoque les souvenirs d’une famille éprise de liberté dans la Russie où ont vécus ses ancêtres. La musique se veut légère et mélancolique, elle donne envie de chanter en chœur et de découvrir le parcours singulier du chanteur. Car dans sa vie quotidienne, il débarque à 3h du matin aux Halles de Rungis pour assurer sa mission de Directeur export, ce qu’il a raconté dans sa chanson
C’est ma vie dans les Halles, premier single issu de son premier album. Depuis, il a enchainé les concerts, participé aux rencontres d’Astaffort avec Francis Cabrel en 2015 et signé avec le label indépendant Faubourg du Monde avant de révéler son deuxième album, Encore un instant porté par le morceau Il ou Elle. Le confinement a freiné son aventure mais il en a profité pour dévoiler des reprises au piano de morceaux des années 80 dans un EP 5 titres très bien accueilli et classé 14e des ventes sur Amazone.

Ce nouveau single préfigure un nouvel EP prévu pour fin 2021 et intitulé C’était le temps sur le label TAC / Tant Mieux ! Records. Deux concerts de présentation sont prévus les 17 et 18 janvier 2022 au Café de la Danse. Une bonne occasion de découvrir cet artiste si bienveillant!

Une passionnante exposition Le Chef d’oeuvre inconnu, entre Génie et Folie à découvrir à la Maison de Balzac jusqu’au 6 mars 2022

La Maison de Balzac est un petit coin de paradis nichée au cœur du quartier de Passy dans le 16e arrondissement de Paris. L’odeur des fleurs et la physionomie de la bâtisse transportent instantanément très loin de la capitale. L’émotion ressentie en observant où se situait l’illustre Honoré de Balzac lorsqu’il rédigeait son immense Comédie Humaine donne des frissons. L’institution propose une exposition basée sur l’ouvrage Le Chef d’Oeuvre Inconnu pour revenir sur les détails de l’ouvrage et le mettre en rapport avec le film La Belle Noiseuse de Jacques Rivette. A ne pas manquer!

Un vrai moment de grâce

Le roman de Balzac a longtemps fasciné les artistes par son sujet même. 3 peintres se côtoient à Paris au début du XVIIe siècle, l’alors encore inconnu Nicolas Poussin, Frans Pourbus le jeune et un génie fictif dénommé Frenhofer. L’histoire au tour de la création du tableau La Belle Noiseuse a nourri l’imagination de Picasso, Eduardo Arroyo, Jacques Rivette, Bernard Dufour et Paula Rego. L’exposition permet d’admirer des dessins et peinture datant du XXe siècle et du XXIe siècle associées à la nouvelle de Balzac avec comme point d’orgue la maitrise de l’art. Historiquement, les premiers illustrateurs à s’être inspiré de l’ouvrage se sont classiquement basés sur les personnages et les scènes d’atelier. Mais dès 1926, l’éditeur Ambroise Vollard a poussé plus loin l’inspiration en utilisant des études graphiques de Picasso pour se focaliser sur les rapports du peintre avec son modèle. Cette démarche du peintre était très personnelle, lui permettant de réfléchir à un thème qui le préoccupait. Les autres grands artistes cités dans l’exposition, comme Eduardo Arroyo et Paula Rego n’ont pas plus chercher à suivre le récit de Balzac. Une pièce entière de l’exposition est consacrée au film de Jacques Rivette, La Belle Noiseuse. En 1991, le réalisateur Jacques Rivette met en scène Michel Piccoli dans le rôle de Frenhofer, subjugué par la jeune et belle Emmanuelle Béart. Dans le film, c’est les mains de l’artiste Bernard Dufour qui sont à l’origine des plus célèbres tableaux du film. L’adaptation très libre du roman s’inscrit dans la démarche d’autres artistes du XXe siècle de s’en approprier l’intrigue pour en livrer des versions toutes personnelles.

L’exposition Le chef d’oeuvre inconnu, entre génie et folie est patronnée par le directeur de la maison de Balzac, Yves Gagneux, pour une vraie réflexion sur la création artistique sous toutes ses formes.

COMMISSAIRE :  Yves Gagneux, directeur de la maison de Balzac  

Informations:

Adresse : 47, rue Raynouard 75016 Paris

Téléphone :+33 (0)1 55 74 41 80

Heures d’ouverture du musée : du mardi au dimanche de 10:00 à 18:00 sauf certains jours fériés

La bibliothèque accueille toute personne intéressée par ses collections sur rendez-vous (Tél. : 01 55 74 41 80)

Plein tarif : 8 €
Tarif réduit : 6 €

La Maison Piron fait honneur au Beaujolais Nouveau 2021 avec deux cuvées gouleyantes

Le jeudi 18 novembre est la fête du Beaujolais nouveau, le moment de passer un moment convivial avec vos amis pour découvrir la cuvée 2021 de cette appellation si populaire. Comme son nom l’indique, ce vin provient de l’appellation régionale Beaujolais avec ses sols argilo-calcaires et cette promesse de passer un pur moment de plaisir. A déguster immédiatement pour profiter pleinement de sa fraicheur et de ses fortes tonalités fruitées, les 2 cuvées de la maison Piron se situent dans le haut du panier, la dégustation le montre bien!

2 beaujolais nouveaux à ne pas manquer

La cuvée Beaujolais Nouveau 2021 est fidèle à l’appellation, parfaite pour accompagnez des planches de charcuteries, des nems de porc, un gâteau de foie de volaille sauce crustacés, un velouté de potiron aux châtaignes, une pizza ou encore du chèvre frais. Son prix TTC public départ cave est de 8,00 euros. De son côté, le Beaujolais Villages Nouveau 2021 est tout aussi parfait pour un vrai moment de convivialité. Rassemblant les meilleurs villages du Beaujolais composés de sols granitiques, il se déguste avec des légumes grillés à l’italienne, un risotto aux champignons, des grillades, un sauté de bœuf à la coriandre ou du chèvre mi-sec. Proposé au prix TTC public départ cave de 9.50€, c’est la cuvée parfaite pour l’occasion!


Publireportage: Célébré depuis les années 1950 en date du troisième jeudi de novembre, le Beaujolais Nouveau marque l’arrivée du nouveau millésime tout juste vinifié. Il est élaboré selon une technique de vinification unique : une macération de quelques jours seulement est nécessaire pour obtenir un vin fruité à souhait. Mais attention, il se doit d’être vinifié à partir de raisins issus des appellations Beaujolais et Beaujolais-Villages. Pour la Maison Piron, l’activité bat son plein à cette période de l’année : « on prépare généralement avant l’été les marchés du grand export et échangeons avec nos clients à propos des cuvées sélectionnées, des étiquettes, puis tout s’accélère après les vendanges lorsque la vinification est lancée ! Les commandes sont préparées avec soin en respectant les spécificités de chaque pays et chaque client, et tout doit être expédié dans la foulée … C’est une période intense mais il ne faut pas oublier le principal : C’est surtout un moment de fête, de convivialité et de partage ! » précise Julien Revillon.

Enracinée au cœur du Beaujolais depuis plusieurs générations, la Maison Piron vinifie à ce jour une cinquantaine d’hectares parmi les meilleurs terroirs de cette région. En phase avec son époque et ses clients, elle est l’auteure de vins de terroirs de Morgon et du Beaujolais ainsi que des cuvées plus simples et originales. La Maison Piron poursuit sa quête du gout et sa passion des grands vins et propose des cuvées d’une grande constance tout en respectant les ressources environnementales qui l’entoure. Les vins de la Maison sont élégants, racés ou puissants, plébiscités par les plus grands restaurants.

Brille, brille nuit de Noël ! un album cartonné lumineux (Usborne)

Brille, brille nuit de Noël ! un album cartonné lumineux (Usborne)

Les Editions Usborne nous propose un très bel album entièrement cartonné pour fêter Noël : Brille, brille nuit de Noël !

Cet album s’adresse aux tout-jeunes lecteurs et raconte la naissance de Jésus. Les illustrations sont jolies, simples et colorées. Et les lanternes s’allument vraiment. Il suffit d’ouvrir l’interrupteur sur la 4ème de couverture. Les lumières s’allument et s’éteignent toutes seules au bout de cinq minutes.

Le lecteur va adorer la lanterne qui brille dans la nuit !

Dès la deuxième page, dans l’étable, il y a trois lanternes, puis cinq avec l’annonce de l’ange, puis six avec l’arrivée des Rois mages, puis une dizaine pour fêter Noël.

Que c’est joli ! Que c’est doux ! Que c’est brillant !

Brille, brille nuit de Noël ! Un très bel album à offrir à nos bambins pour préparer Noël !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 13,95€

[BD] Black Beard : aperçu bref mais intense de la vie d’un célèbre pirate (Glénat)

[BD] Black Beard : aperçu bref mais intense de la vie d’un célèbre pirate (Glénat)

C’est toujours un grand plaisir de retrouver le superbe dessin de Jean-Yves Delitte, peintre officiel de la marine qui nous émerveille à chacun de ses albums avec un sens du détail inégalable lorsqu’il s’agit de vaisseaux de mer. A l’instar d’un Black Crow avant lui, Black Beard ne déroge pas à cette règle. Ma Mort est douce signe la fin d’un diptyque toujours trop court pour les aficionados des récits de piraterie comme moi !

Edward Teach, plus connu sous le nom de Black Beard (Barbe Noire) était un célèbre pirate dont le funeste destin a été précipité par une sombre affaire de piraterie… dans laquelle commanditaires et victimes n’étaient pas ceux que l’on pensait. Sous ses airs de pirate sanguinaire, Black Beard était peut-être plus humaniste qu’on voulait bien le croire. C’est en tous cas le récit de ces deux albums, qui offrent un divertissement agréable bien que quelque peu frustrant tant le potentiel du personnage est grand. Black Beard donne la sensation de vouloir dire trop en trop peu de temps…

Mais on ne boude pas notre plaisir à parcourir ces magnifiques planches, que l’on admire chacune de longues minutes durant.

Black Beard est comme une petite bouchée apéritif. A la fois très agréable à savourer, mais aussi un peu frustrante.

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

 La mort d’un mythe. Dans les premières décennies du XVIIIe, le romancier Daniel Defoe se déplace de prison en prison pour s’entretenir avec des criminels marins. Ils sont à ses yeux une source inestimable d’informations. De plus, fort de sa notoriété, l’écrivain anglais use aussi de ses relations pour dénoncer si nécessaire des méprises dans des temps où la justice est trop souvent expéditive, n’hésitant pas à conduire à l’échafaud des innocents. C’est le cas semble-t-il en ce mois de décembre 1721, dans l’humidité des geôles londoniennes de Marshalsea. Un homme crie son innocence tout en affirmant que, si effectivement il a côtoyé le tristement célèbre Edward Teach plus connu sous le nom de Black Beard, leur relation n’était pas celle qu’on prétend. Il était une victime et non le complice de l’un des plus terrifiants pirates de l’histoire. Mais tout cela est-il vérité ? Jean-Yves Delitte offre avec sa nouvelle série Black Beard un diptyque sublimement illustré. Respect et passion de l’univers marin marquent de leur empreinte cette épopée maritime en deux tomes qui joue avec l’histoire et le mythe.

Date de parution : le 3 novembre 2021
Auteurs
: Jean-Yves Delitte (Scénario, Dessin) /
Douchka Delitte (Couleurs)
Genre : Aventure, piraterie, marine
Editeur : Glénat
Prix : 14,50 € (48 pages)
Acheter sur : BDFugue

Maudit!, un film perturbant d’Emmanuel Parraud, en salles le 17 novembre 2021

Le personnage principal Alix de Maudit! recherche son ami disparu dans les hauteurs sauvages de La Réunion. Le réalisateur Emmanuel Parraud invoque le passé d’une île qui a connu le colonialisme et l’esclavage pour délivrer un film entre mysticisme et âpreté. Ce passé marque au fer rouge un présent où la violence et l’alcool recouvrent d’une chape de plomb un poids trop longtemps passé sous silence. La symbolique empreint tout le film d’une complexité tourmentée rêche qui bouscule les spectateurs.

Une expérience filmique

La Réunion n’est pas qu’une destination paradisiaque où les touristes se parquent dans des hôtels coupés du vrai quotidien des habitants de l’île. La langue locale, le créole, reste intraduisible pour ceux qui ne connaissent pas l’île avec son déterminisme social et ses croyances anciennes. Le passé fait partie de l’esprit collectif, si loin si proche, mis à distance et présent partout. Les épreuves des aïeux semblent visibles et partout et obséder les vivants. L’héritage est à prendre ou à laisser et le héros parait submergé par les cris du passé. Le film Sac la mort sorti en 2015 permettait déjà au réalisateur d’évoquer les cicatrices du passé colonial sous les yeux de Patrice, dont le frère avait été décapité par un voisin. Ici, Alix fait lui-même partie d’une histoire de sang et de mort, hanté par des fantômes, esprits d’esclaves cachés dans la montagne. Il recherche son ami Marcellin et se demande s’il l’a blessé ou même tué sous l’influence démoniaque du rhum. La rythmique musicale composée par l’artiste Nimko prolonge l’atmosphère anxiogène des images du film. La caméra suit le personnage de très près, l’accompagnant dans ses mouvements désordonnés, avec un montage amplifiant le sentiment de malaise. Alix se débat avec sa réalité, emprisonné par le carcan d’une société corsetée où il ne parvient pas à trouver sa place. Le quotidien est une lutte et son imaginaire empiète peu à peu sur une réalité faite de douleurs intérieures. Ce sont ses hallucinations qui l’enfoncent dans des tourments éternels, le transformant en assassin ou en fou.

A la limite du fantastique, Maudit! transporte le spectateur dans une ambiance malsaine où les personnages se débattent, entre réalité et hallucinations.

Synopsis: L’île de la Réunion a connu l’esclavage, l’engagisme et le colonialisme pendant la plus grande partie de son histoire, « Maudit » est le récit allégorique du refoulement de cette histoire, le chant brouillé, alcoolisé, violent et complexe de la diversité mise à mal par le poids du passé.

Eugène Onéguine porté avec force et émotion au Théâtre des Champs Elysées jusqu’au 19 novembre 2021

Eugène Onéguine est certainement LE spectacle du moment à découvrir sur la scène parisienne du Théâtre des Champs Elysées. La célèbre institution lyrique et classique profite de son énorme scène pour installer un décor monumental dans lequel s’ébattent des chanteurs au sommet de leur art. Le metteur en scène et scénographe Stéphane Braunschweig et la cheffe Karina Canellakis n’ont pas fait dans la demi-mesure pour rendre hommage à l’oeuvre lyrique grandiose de Tchaikovsky. Il reste 2 dates les 17 et 19 novembre à 19h30 pour réserver une soirée de grande émotion lyrique.

Tchaikovsky au sommet

Le grand compositeur russe s’est inspiré de l’œuvre du poète Pouchkine et de son poème en vers Eugène Onéguine pour composer son opéra en 1879 et évoquer les impasses de l’amour et les trahisons qui l’accompagnent trop souvent. Ce sont 3 jeunes gens qui sont emportés dans le tourbillon des sentiments. L’héroïne Tatiana est interprétée avec grâce par la soprano Gelena Gaskarova comme le démontre le passage le plus connu, La lettre de Tatiana à Eugène Onéguine, passage qui a fait fondre l’ensemble de l’assistance pour une salve d’applaudissements bien méritée. La jeune fille est innocente et éprise d’un amour absolu, elle transmet une émotion palpable. Elle s’éprend pour sa malchance au dandy Onéguine interprété par Jean-Sébastien Bou à la retenue toute nécessaire pour son rôle d’ogre aigri. Jean-François Borras est le poète Lenski qui ne pense aveuglément qu’à ses aspirations littéraires. Le spectacle de 2h30 enchaine les performances lyriques avec le Chœur de l’Opéra National de Bordeaux à la présence puissante au côtés des 3 protagonistes principaux. La passion et les doutes laissent place aux regrets quand le moment si proche est passé et perdu à jamais. Tchaikovsky a adapté le drame intimiste de Pouchkine et le TCE en fait un spectacle grandiose avec ses décors qui sortent de terre ou descendent du ciel. De quoi enthousiasmer le public pas ingrat si on en juge par les longs applaudissements finaux.

Impossible de ne pas être ébloui par ces interprètes au diapason de la direction d’orchestre de la jeune cheffe américaine Karina Canellakis à la direction de l’Orchestre National de France. Plus que 2 représentations pour assister à un spectacle lyrique qui vous fera hérisser les poils sur les bras!

10 000 façons de mourir, un ouvrage majeur d’Alex Cox sur les westerns spaghettis, parution le 4 novembre chez Carlotta

Les westerns spaghettis ne se limitent pas à la célébrissime trilogie du dollar réalisée par Sergio Leone. 624 pages ne sont pas de trop pour s’en rendre compte avec une avalanche d’acteurs et de réalisateurs cités dans cette encyclopédie du cinéma avec plus de 50 films décryptés dans un luxe de détails. L’ouvrage de l’auteur cinéaste britannique Alex Cox permet de confirmer la réhabilitation d’un genre initialement moqué par les critiques malgré son succès populaire indéniable. L’ouvrage est aussi dense qu’intéressant pour en savoir un peu plus sur les principaux opus du genre.

Une encyclopédie du western spaghetti

10 000 façons de mourir est un ouvrage majeur pour comprendre le contexte où les westerns spaghettis ont été réalisés, à partir du début des années 60 jusqu’à la moitié des années 70. Alex Cox ne se contente pas de dresser un panorama d’un genre qui a renouvelé les westerns. En brossant une épopée chronologique, économique et sociale, il analyse l’adéquation entre ce que ce genre proposait et ce que le public en attendait. Aussi divertissant que politique, contestataire voire anarchiste, le western spaghetti a enfreint de nombreuses règles du code Hays avec une violence frontale – souvent censurée à l’époque – pour faire avancer le cinéma dans son ensemble. Alex Cox revient sur les jalons principaux de ce cinéma en décrivant les principaux films qui ont jalonné son histoire. Budgets, contraintes économiques, incidents de tournages, anecdotes savantes, tout y passe pour une lecture captivante pour qui a vu plus de 10 westerns spaghettis, et pas seulement avec Clint Eastwood.
Les 50 films décryptés brossent un portait large et passionnant du western spaghetti. ouvrage au format de Yasujiro Ozu, Carnets 1933 – 1963 édité en novembre 2020. La traduction d’Alexandre Prouvèze semble coller parfaitement au texte de l’auteur, rendant compte d’une fascination pour un genre devenu majeur dans l’histoire du cinéma. L’auteur cite Kurosawa, revenant de manière intensive sur l’influence du film Yojimbo du réalisateur japonais sur les intentions des premiers film des réalisateurs Sergio Leone et Sergio Corbucci. Tournages en Espagne ou en Italie, acteurs européens ou américains, le grand ouest est retranscrit de manière particulière dans des films qui renouvellent le genre du western à bout de souffle à l’époque.

10 000 Façons de mourir ne manque jamais une occasion de plonger dans des histoires mal connues, avec stratagèmes de producteurs, scénaristes hardis et péripéties sur les tournages des films. Ennio Morricone, Gian Maria Volonté, Klaus Kinski, Tomás Milián, Lee Van Cleef, Clint Eastwood, Fernando Sancho, les noms illustres se suivent pour un ouvrage au long cours à lire absolument.

À propos de l’auteur : Cinéaste indépendant britannique, Alex Cox a tourné de nombreux longs-métrages à succès, de Sleep Is for Sissies, La Mort en prime (Repo Man), Sid & Nancy, Straight to Hell, Walker et Highway Patrolman à Death and the compass, Revengers Tragedy, Searchers 2.0 et Repo Chick. De 1987 à 1994, il a présenté la célèbre série « Moviedrome » de la BBC, invitant le grand public à découvrir des films oubliés ou méconnus. Il est par ailleurs l’auteur de True Confessions of a Radical Filmmaker et a écrit sur le cinéma pour des publications aussi diverses que Sight & Sound, The Guardian, The Independent et Film Comment.

Editeur: Carlotta

Auteur: Alex Cox

Nombre de pages / Prix: 624 pages / 50 euros

[BD] De ira, album furieux de Stéphane Hirlemann (Delcourt)

[BD] De ira, album furieux de Stéphane Hirlemann (Delcourt)

Faisant le récit de deux jeunes filles membres d’une bande d’anarchistes en manque d’idées pour des actions coup de poing plus ou moins claires, De ira est un album one shot signé Stéphane Hirlemann en tant qu’auteur complet.

Je dois dire que le dessin de De ira est plutôt attirant. Un graphisme en noir et blanc qui a du caractère, avec une touche d’originalité bienvenue. Mais en y regardant de plus près, il est difficile de suivre l’histoire en elle-même, tant par sa narration erratique que par le découpage des plans qui ne permet pas une lecture fluide et agréable. De ira est un enchaînement d’actes de violence et de dénonciations tues sans finalité précise. On y perd un peu son latin. Ce qui est regrettable car le potentiel est là et il ne manque pas grand chose pour transformer l’essai.

C’est donc un acte manqué que notre rencontre avec De ira que l’on ne comprend pas vraiment. L’univers développé par l’auteur semblait pourtant prometteur.

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Pêche et Caro sont liées par une profonde amitié. Malgré le sexisme ambiant et la violence d’un monde de plus en plus précaire, la première ramène toujours sa bouillante amie vers plus de légèreté et de raison. Un jour, pourtant, Caro perd pied… Son apaisement viendra-t-il d’Elisée, ce clochard céleste qu’elle n’arrête pas de croiser ou se laissera-t-elle submerger par sa colère ?

Date de parution : le 13 octobre 2021
Auteurs
: Hirlemann Stephane
Genre : Aventure, Révolution
Editeur : Delcourt
Prix : 21,90 € (144 pages)
Acheter sur : BDFugue

Sortie du nouveau EP du groupe Cancre, le très intense Etrangler, le 15 novembre 2021

Cancre c’est trois compères réunis pour composer une musique onirique et juste très belle. Les frères Robin Millasseau et Mathias Millasseau accompagnés de Klet Beyer marient musique rock puissante et chansons à texte qui interpellent grâce à cette voix qui semble s’adresser personnellement à chaque auditeur. Le premier EP Face au vent laissait augurer un groupe dans le sillage de Noir Désir ou Axel Bauer, le second est une belle confirmation.

Des textes accrocheurs qui hérissent les poils sur les bras

Le 12 novembre, Etrangler va débarquer dans les bacs, et l’évènement risque de ne pas passer inaperçu. Le ton est à l’introspection mélancolique mais pas anodine. L’extrait éponyme ressemble à une ode trop longtemps coincée dans le fond de la gorge qui peut enfin exploser au grand jour. La poésie est accrocheuse, entre la rage contenue et l’envie d’en découdre. Le groupe parle d’existence sans signification et d’impossibilité de faire face aux vagues de la civilisation moderne. Le clip en noir et blanc classieux peut faire penser à celui de Depeche Mode pour Walking in my shoes, entre symboliques extrêmes et constat d’impuissance face aux puissances du monde, entre bien et mal, forts et faibles, puissants et victimes. Les textes du trio sont souvent issus de l’héritage familial d’un arrière-grand-oncle nommé Marcel Millasseau à l’époque de la première guerre mondiale, avec des textes mis en musique. Mots anciens mais résonnances actuelles qui s’harmonisent si bien avec la voix et les musiques. Guitares, batteries, basse, quelques synthés, le ton est rock, martial, presque symphonique rock parfois, tout pour bousculer l’auditeur et le sortir de son confort stérile, le faire bouger, d’abord à l’intérieur de son esprit pour peut être le faire agir. Etrangler, Signes et  Survivants varient les rythmes mais pas la noirceur du ton, pas de facilité ici, les intentions sont rêches, voire revêches. Déjà le nom du groupe est un indice, pas de docilité factice, l’ambiance est à l’indiscipline dans le fond de la classe, près du poêle. Le groupe s’est formé il y a déjà 4 ans, composant d’abord en anglais avant de se lancer dans le français pour toucher un public plus large. Et ça fonctionne.

Cancre frappe un grand coup avec cet EP justement intitulé Etrangler. Musique, textes et voix aboutissent à un résultat qui n’est pas prêt de lâcher les auditeurs.

Sélection automnale de livres de l’école des loisirs

[Livres jeunesse] Sélection automnale de livres de l’école des loisirs

Voici notre sélection automnale de livres de l’école des loisirs lus ces dernières semaines par nos enfants ! Il y en a pour tous les âges et tous les gouts ! Largement de quoi amuser toute la famille avec de bons moments de lecture. A vous de jouer !

1/ La main de la sorcière

La main de la sorcière vous réserve son lot de frissons. Effet garanti avec cette histoire effrayante où la main d’une sorcière semble accrochée au mur du papa de Georges… Son explication a de quoi faire cauchemarder… à moins qu’elle fasse rire ! A vous de le découvrir !

Résumé de l’éditeur : « Quelle est cette horrible chose brune accrochée au mur ? » demande un jour le petit Georges. Tout d’abord, son papa refuse de lui répondre. « C’est une histoire trop effrayante », dit-il. Mais Georges insiste. Son papa finit par céder et lui raconte l’histoire, une histoire terrible, à vous faire dresser les cheveux sur la tête…

Collection Pastel (Âge : 6 à 8 ans / 12,50 €) – Acheter dans une librairie indépendante

2/ Mon Petit Poney Brimborion

Voici un petit documentaire pour faire connaissance avec l’univers des poneys. Mon Petit Poney Brimborion est l’occasion d’en apprendre plus sur la vie de ces équidés. Une introduction bien illustrée et rigolote.

Résumé de l’éditeur : Comment naissent les poneys ? À quoi ressemble leur vie avant que nous puissions monter sur leur dos au poney-club ? Que mangent-ils ? Comment ont-ils appris tout ce qu’ils savent : marcher au pas, au trot, au galop, garder le licol, tourner en rond au bout d’une longe, porter la selle ? Grâce à Brimborion, à son amie Babiole et à tous leurs copains, nous découvrons toutes les étapes du dressage des poneys.

Collection Albums (Âge : 6 à 8 ans / 13 €) – Acheter dans une librairie indépendante

3/ Croc Colère

C’est le retour de notre petit croco préféré. Croc Colère s’exprime ici avec force et colère. L’occasion d’aborder ces petits excès qui dépassent parfois nos chérubins. L’important est de trouver des solutions !

Résumé de l’éditeur : Croc est très en colère, il crie ! Toi aussi ça t’arrive de te mettre en colère ? Et qu’est ce qui te met en colère ? te demande Croc. Parce que Croc, lui, quand il est en colère, il devient tout rouge, il casse ses jouets, ce n’est vraiment pas beau à voir ! Comment va-t-il se calmer ?

Collection Loulou & cie (Âge : 0 à 3 ans / 10 €) – Acheter dans une librairie indépendante

4/ Le drôle d’anniversaire

A destination des plus petits, Le drôle d’anniversaire prend des allures d’une partie de cache-cache avec à la clé son petit frisson ! Une histoire bien racontée qui plaira instantanément par ses illustrations à ses jeunes lecteurs.

Résumé de l’éditeur : Pour l’anniversaire de Lili, Marcel et Djibril viennent jouer à cache-cache. La maison dans laquelle Lili s’est cachée est certainement habitée par des monstres et courageusement Marcel et Djibril vont aller la sauver. Oh là là ça fait peur ! Surtout quand un cri sort de la maison…

Collection Loulou & cie (Âge : 0 à 3 ans / 10 €) – Acheter dans une librairie indépendante

 

5/ Nous sommes là

Nous sommes-là est un tout petit livre illustré avec poésie pour nous resituer dans l’univers et nous garder la tête dans les étoiles le temps d’une lecture. Les images sont légendées à la façon d’un documentaire mais l’auteur n’oublie pas de nous raconter une histoire.

Résumé de l’éditeur : « Ce livre a été écrit pendant les deux premiers mois de ta vie alors que je cherchais un moyen pour tout t’expliquer. Voici les choses que je pense que tu dois savoir… »

Collection Kaléidoscope (Âge : 3 à 6 ans / 15 €) – Acheter dans une librairie indépendante

6/ Après minuit tome 2 : Le professeur fou

Faisant suite à un premier épisode très réussi, Après Minuit récidive avec un second tome détonnant. Les deux frère et soeur sont de grands aventuriers. Mais ils sont cette fois enlevés par un savant fou qui souhaite leur prendre leur cerveau pour les étudier. Rien que ça ! Un récit haletant avec plein de surprises au rendez-vous !

Résumé de l’éditeur : Depuis qu’on a déménagé, on a découvert que tous les habitants du village se transforment en créatures fantastiques à minuit. Ils font n’importe quoi et peuvent se blesser, alors ma petite soeur et moi, on est devenus protecteurs de monstres. Ce soir-là, on avait beaucoup à faire, à cause du grand Sabbat, alors se faire kidnapper par un savant fou, ça tombait vraiment mal. Mais il faut que je vous raconte…

Collection Mouche (Âge : 6 à 8 ans / 8 €) – Acheter dans une librairie indépendante

7/ Le fantôme de mon grand-père

Autre petit roman pour les plus grands, le Fantôme de mon grand-père explore avec tendresse le mystère qui entoure nos proches disparus… et leur fantôme ! Cette jeune fille de 8 ans a l’habitude d’aller se recueillir sur la tombe de son grand-père sur laquelle un petit chat a élu domicile. Ce dernier est en fait le messager qui permettra d’établir le lien avec grand-père Charles, avant que son fantôme n’apparaissent directement dans la chambre de la jeune fille ! Une histoire plutôt divertissante et appréciée de notre jeune lectrice.

Résumé de l’éditeur : Mon père dit qu’on va saluer Grand-Père Charles. Ça veut dire qu’on va au cimetière. Il est mort avant ma naissance, je ne l’ai jamais connu. Quand même, j’aime bien discuter avec lui, mentalement. Sur sa tombe, il y a ce chat trop mignon, un peu bizarre aussi. À 8 ans, on ne croit plus aux  fantômes. En tout cas moi, je n’y crois pas. Alors quand je découvre mon grand-père dans ma chambre, au milieu de la nuit, je n’ai pas peur, je suis surtout très curieuse…

Collection Neuf (Âge : 8 à 11 ans / 10 €) – Acheter dans une librairie indépendante

8/ Un week-end avec ma baby-sitteuse

C’est les vacances, et Jacquotte va retrouver ses grands-parents pour s’amuser et profiter. Là-bas, une belle aventure l’attend. Sheila sa baby-sitteuse reste scotchée sur son téléphone à attendre des messages de son amoureux, même durant la nuit. Une histoire drôle, bien racontée et dessinée avec malice.

Résumé de l’éditeur : Jacquotte part en week-end chez les Renés, ses grands-parents écolos, et Sheila, sa baby-sitteuse adorée, l’accompagne ! Sheila la citadine va-t-elle goûter les joies de la campagne, le potager, les toilettes sèches ? Pas sûr. En plus Sheila s’est amourachée d’un certain Denis, et ici son précieux téléphone ne capte pas ses messages… En cherchant désespérément un endroit avec du réseau, elle risque même de faire une énorme bêtise…

Collection Albums (Âge : 6 à 8 ans / 15,50 €) – Acheter dans une librairie indépendante

9/ La petite poulette verte

La petite poulette verte est un petit conte surprenant où une jeune FLuette et sa cape verte est transformée en poulette par une vieille chouette en allant voir sa grand-mère. Une drôle d’idée mais plutôt bien racontée malgré des dessins très sombres !

Résumé de l’éditeur : Il était une fois Fluette, la plus délicate petite fille qu’on eût pu voir. Un jour, ses frères et sœurs lui jetèrent un manteau sur le dos, lui donnèrent un panier, et vlan, l’envoyèrent de l’autre côté de la forêt chez Mère-grand. Fluette était seule dans le bois des hiboux, et elle croisa une vieille dame à la tête de chouette. Fluette trembla de frayeur, et sans savoir comment, un froid frisson d’effroi – ffffrrrrrriiiii – transforma Fluette en petite poulette verte de peur.

Collection Pastel (Âge : 6 à 8 ans / 13,50 €) – Acheter dans une librairie indépendante

10/ Lancelove – le chevalier aux mille monstres

Voilà un récit de chevalier très bien raconté avec de superbes illustrations pleine page. Lancelove – le chevalier aux mille monstres nous racontent une aventure extraordinaire et mouvementée. Non sans une pointe d’humour, l’aventure de Lancelove parti en quête d’une drôle de bestiole pour impressionner sa belle, sera ponctuée de nombreux rebondissements pour notre plus grand plaisir. 

Résumé de l’éditeur : Oyez, oyez, gentils lecteurs ! Vous vous apprêtez à écouter de vos deux oreilles attentives l’incroyable légende du chevalier Lancelove, qui pour impressionner la belle Laudine partit en quête du Chat-Ours. Mi-chat miours, cette créature est recherchée depuis des siècles. Accompagné de son infidèle destrier, Galopin de Pas-Marrant, Lancelove devra combattre mille monstres du Pays imaginaire et faire face à de terribles dangers… Vraiment ?

Collection Pastel (Âge : 8 à 11 ans / 13,50 €) – Acheter dans une librairie indépendante

[BD] Bergères guerrières tome 4 : la fin d’une aventure épique vue par Clara (Glénat)

[BD] Bergères guerrières tome 4 : la fin d’une aventure épique (Glénat)

J’ai découvert Bergères guerrières l’année dernière, à sept ans. Je me souviens que mon papa m’avait acheté directement les deux premiers albums en librairie. J’avais trouvé les dessins magnifiques ! 

Je dois dire que Bergères Guerrières est une très belle bande dessinée. Super bien illustrée avec plein d’émotions. Molly, Liam et Sarah sont des grands aventuriers. Molly vient de se réveiller, un peu étourdie. Elle demande si Liam et Sarah se sont réveillés. Le  sorcier (le sorcier c’est un médecin  hein !) lui dit que Liam était debout mais que Sarah était encore endormie….

Je vous laisse vous régaler dans votre incroyable lecture passionnante. La fin d’une  aventure exceptionnelle. J’ai adoré ce quatrième album. La fin est à la fois heureuse et triste, vous verrez. Et je félicite les auteurs : le scénariste Jonathan Garnier et la dessinatrice : Amélie Fléchais.

Un petit mot audio de ma part pour conclure ma chronique : 

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

La fin du voyage. Molly, Liam et Sarah ont réussi miraculeusement à s’extirper du labyrinthe caverneux qu’ils empruntaient pour atteindre les terres mortes. Ils ont été secourus par des villageois éleveurs de chiens. Ils sont encore sous le choc de ce qui s’est passé en sortant de la grotte, un éboulement les a séparés de leurs compagnons de route et le sort de ces derniers est incertain. Tandis que les habitants du village envoient une expédition pour les secourir, les enfants ne peuvent faire qu’une chose : attendre et espérer… L’arrivée au village leur a permis une découverte inespérée. Liam a retrouvé Adam, son frère qu’il n’avait pas vu depuis 10 ans est bien vivant. Tant de questions à lui poser… Qu’est-il arrivé aux autres hommes ? Où en est la guerre ? Le père de Molly est-il encore vivant ? Pour obtenir des réponses à toutes ces questions, et trouver un remède au mal qui ronge Molly et Liam, le voyage se poursuit. Les blessures se font chaque jours plus profondes mais le groupe devra encore affronter moult péripéties pour atteindre les terribles terres mortes en restant soudé. Bergères Guerrières est de ces séries qui se bonifient d’album en album. Dans ce quatrième et dernier tome, Jonathan Garnier et Amélie Fléchais signent le point final d’une oeuvre éblouissante. Un objet graphique somptueux pour une épopée merveilleuse, magique et inoubliable peuplée de personnages incroyablement attachants.

Date de parution : le 17 novembre 2021
Auteurs
: Jonathan Garnier (Scénario) /
Amélie Fléchais (Dessin, Couleurs)
Genre : Aventure Jeunesse,
Editeur : Glénat
Prix : 18,50 € (80 pages)
Acheter sur : BDFugue

[BD] Kosmos : superbe docu-fiction de Perna et Bedouel (Declourt)

[BD] Kosmos : superbe docu-fiction de Perna et Bedouel (Declourt)

Plongée immersive dans un noir spatial profond et intense, Kosmos est un superbe album docu-fiction signé par le scénariste Pat Perna (La Part de l’ombre) et le dessinateur Fabien Bedouel (L’Or et le sang, Un Long Destin de sang, OPK). Un duo d’auteurs qui a déjà fait ses preuves avec Kersten médecin d’Himmler, ForçatsDarnand le bourreau Français ou encore l’excellent Valhalla Hotel. Autant dire que Kosmos était attendu rien que par cette affiche.

Revisitant la Conquête spatiale, Kosmos nous emmène en 1969 pour s’intéresser aux premiers hommes qui ont marché sur la Lune. Mais ce ne sont pas vraiment Armstrong et ses amis qui intéressent le propos. Car il semblerait bien que les américains aient été coiffés sur le poteau. Après leur tout premier alunissage, ils découvrent la présence d’un drapeau soviétique… L’URSS serait donc parvenue à doubler son rival de toujours mais en payant le prix fort. On assiste alors au documentaire à rebours d’une véritable épopée spatiale, en immersion totale dans le vide sidéral. 

Une fiction prenante magnifiée par un sens du graphisme particulièrement aiguisé. Le noir et blanc participe à nous imprégner totalement de l’atmosphère si étrange qui peut régner dans l’espace. Le résultat est des plus efficaces.

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Le 20 juillet 1969, le monde entier, figé devant sa télévision, est sidéré par l’exploit : les Américains ont aluni ! Et avant les Soviétiques ! Malgré une frayeur technique, tout s’est bien passé. Pourtant, au moment de repartir, Armstrong se retourne une dernière fois pour observer le paysage et reste figé : dans la visière de son casque, se reflète un drapeau soviétique et un LEM russe…

Date de parution : le 20 octobre 2021
Auteurs
: Pat Perna (Scénario) /
Fabien Bedouel (Dessin, Couleurs)
Genre : S.-F.
Editeur : Delcourt
Prix : 27,95 € (160 pages)
Acheter sur : BDFugue

Un Roi Lear à la peine et empesé au théâtre de la Porte Saint-Martin

Un Roi Lear à la peine et empesé au théâtre de la Porte Saint-Martin
Photo Jean-Louis Fernandez

Un Roi Lear à la peine et empesé au théâtre de la Porte Saint-Martin

On s’attendait à un grand moment de théâtre. Le Roi Lear, la pièce monstre de Shakespeare est aussi la plus emblématique de son répertoire, où la tragédie politique se dispute aux rivalités familiales exacerbées et aux enjeux de pouvoir. D’une puissance inouïe, elle nous entraîne, d’une voix incarnée par chacun des mots, au plus profond de l’âme humaine et de ses errements.

Encore faudrait-il que la mise en scène signée Georges Lavaudant soit délestée d’un académisme faussement ingénu et d’une déclamation qui impriment un artifice entre le texte et le public, s’opposant à toute identification et à une réactualisation de l’œuvre. Quant au rôle titre, confié ici à Jacques Weber, on regrettera un excès de cabotinage et un jeu poussif au démarrage qui manquait cruellement de justesse.

Dans l’Angleterre médiévale, Lear, roi fatigué et tyran vieillissant, se décide à partager son empire entre ses trois filles, à condition qu’elles déclarent publiquement l’amour qu’elles lui portent. Tandis que les aînées rivalisent d’allégeance, la benjamine Cordélia refuse le jeu de la confession publique entrainant les foudres du monarque et son bannissement avant que les aînées décident de s’affranchir de l’autorité royale en chassant leur père du pouvoir.

Le royaume sombre rapidement dans les guerres et les luttes de clans où les drames sanglants se disputent aux destins politiques et démesurés des personnages.

L’avidité de pouvoir des prétendantes est portée à son paroxysme. Elle renvoie à la folie des hommes prisonniers de leur soif de domination et d’auto-destruction, conduisant à une guerre fratricide qui coûtera finalement au roi son pays, sa famille et la vie.

Désintégration d’un monde donc où l’anéantissement est à l’œuvre ainsi que celle d’un homme déchu, abandonné à sa solitude, sa vieillesse, sa folie, et sa finitude. Or, la mise en scène de Georges Lavaudant manque de mordant. Trop sage et trop scolaire, autant dire datée, elle appuie lourdement sur les différents degrés de théâtralité qui oscillent entre réalité et fiction, tragédie et bouffonnerie. Et force ainsi les comédiens à surjouer qui passent à coté de la vérité humaine de cette tragédie crépusculaire et ô combien ravageuse. Dommage !

Dates : du 3 au 28 novembre 2021 – Lieu : Théâtre de la Porte Saint-Martin dans le cadre de la programmation hors les murs du Théâtre de la Ville (Paris)
Mise en scène :Georges Lavaudant 

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