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Green Urbex, Le Monde sans nous (Albin Michel)

 

Green Urbex, Le Monde sans nous (Albin Michel)

Dans la collection Beau Livre, les Editions Albin Michel nous propose le livre de Romain Veillon : Green Urbex. Avec un sous-titre très évocateur : Le Monde sans nous.


Ce très beau livre est illustré de photos toutes plus magnifiques les unes que les autres et surtout très impressionnantes. Romain Veillon a parcouru le monde à la recherche de lieux qui ne ressemblent plus du tout à ce qu’ils étaient il y a quelques années.

En effet, Romain Veillon a photographié des lieux qui ont tous un point commun : ils ont été abandonnés par l’homme, il y a plus ou moins longtemps. Et ce sont tous des lieux qui ont été splendides, un jour ! Des endroits qui continuent à transmettre leur histoire.

Le livre est composé de trois parties : la première, Au commencement, l’abandon. Puis la seconde partie est consacrée au Pourrissement. Et enfin, en dernière partie, La nature reprend le dessus.

Les photos parlent d’elles-mêmes. Que deviendrait la terre si l’Homme venait à disparaître ? Et la réponse est éloquente : elle se porterait à merveille !

Ce livre est préfacé par Sylvain Tesson qui n’a pas peur d’écrire : « Il y a bien une vie après la mort : les pissenlits ». Et c’est tellement vrai !

Publik’Art a trouvé ce très beau livre unique. Se consacrer à des lieux qui tombent en ruine et qui sont envahis par la végétation est un pari risqué. Mais réussi ! Chaque photo raconte une histoire passée et présente. On peut imaginer comment les lieux ont été habités autrefois, souvent somptueusement. Avant de lire ce livre, on pouvait penser que l’habitat était éternel. Eh, bien non ! Sans les bons soins de l’Homme, il se dégrade très vite ! On prend conscience de l’importance de nos gestes, de nos actes et de la fragilité de notre planète.

Les focus sur certains endroits sont riches d’enseignements.

Green Urbex, Le Monde sans nous, une référence à retenir et à découvrir sans tarder !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 30 septembre 2021
Auteur : Romain Veillon
Illustrateur : Romain Veillon
Editeur : Albin Michel
Prix : 39 €

Le film Ammonite disponible depuis le 5 octobre 2021 en DVD avec 2 actrices exceptionnelles

Ammonite se concentre sur des aspects intrigants de la vie de la paléontologue Mary Anning interprété par la grande Kate Winslet, et plus particulièrement sur la période en 1840. Dans une époque où les romances féminines abondent au cinéma, comme dans le récent Portait de la jeune fille en feu, le film Ammonite apporte un éclairage différent avec une femme habitée par sa passion, vivant chichement dans une maison en bord de mer et fuyant presque la compagnie de ses semblables, jusqu’à l’arriver d’une riche bourgeoise interprétée par Saoirse Ronan.

Une histoire d’amour féminine

Le 2e long métrage de Francis Lee après Seule la terre suit le même sillon, le premier film racontait déjà l’attirance entre un fermier du Yorkshire et un travailleur immigrant roumain. Le sujet s’intéresse maintenant à deux femmes dans un même environnement naturel hostile et rugueux, sans artifices ni effets de manche. L’héroïne passe tout son temps à récupérer des pierres incrustées de fossiles pour les vendre à des touristes ou à des musées. La paléontologue Mary Anning gagne ici une sorte de reconnaissance posthume, elle dont les qualités n’ont pas été vraiment saluées de son vivant. Le réalisateur Francis Lee s’inspire librement d’une existence mal connue pour imaginer une liaison entre l’héroïne issue d’un milieu modeste et une jeune femme de la haute société, logée chez elle pour se remettre de problèmes de santé. Autant Mary Anning semble se ficher de son apparence, autant Charlotte est coquette et toujours bien apprêtée. Leur attirance se fait petit à petit, dans un village reculé, presque à l’abri des regards mais pas des commérages des locaux du Dorset qui voient d’un mauvais œil cette romance. La manière de film et les images soulignent la rudesse de ce monde entre terre et mer en partie grâce au directeur de la photographie français Stéphane Fontaine qui a notamment travaillé sur Un prophète et Elle. Les actrices Kate Winslet et Saoirse Ronan sont investies dans leurs rôles, accompagnées par une hautement crédible Gemma Jones dans le rôle de l’atrabilaire et méfiante mère de Mary.

Ammonite est un beau moment de cinéma au cœur d’une terre désolée où les sentiments naissent presque par miracle entre 2 femmes aux existences opposées mais aux sentiments partagées. Le film est à découvrir en DVD pour se plonger dans une époque âpre aux possibilités limitées pour qui ne faisait pas partie de la bonne société.

Synopsis: 1840. Mary Anning fut une paléontologue renommée mais vit aujourd’hui modestement avec sa mère sur la côte sud et sauvage de l’Angleterre. Mary glane des ammonites sur la plage et les vend à des touristes fortunés. L’un d’eux, en partance pour un voyage d’affaires, lui demande de prendre en pension son épouse convalescente, Charlotte. C’est le début d’une histoire d’amour passionnée qui défiera toutes les barrières sociales et changera leurs vies à jamais.

La saison d’art contemporain 2022 se prépare à la Métropole Rouen Normandie avec la 6e édition de la Ronde


La Ronde
est un évènement annuel pour l’Art Contemporain organisé dans les musées de la métropole rouennaise. La 5e édition 2021 a eu lieu entre le 11 juin et le 20 septembre et déjà se prépare l’édition 2022. Des journalistes ont eu l’occasion de rencontrer la responsable et les artistes pour un beau moment de partage sur ce qui se prépare concernant cette 6e édition.

Un évènement varié et foisonnant

Intitulée Féminin pluri.elles au cœur d’une saison consacrée aux Héroïnes, la ronde 2022 se tiendra une fois de plus pendant l’été avec 3 longs mois dans la musées et les jardins. Cet évènement est surtout l’occasion rêvée pour visiter 11 musées de la RMM pour profiter de créations contemporaines. En 6 ans, depuis la première édition en janvier 2016, La Ronde a su s’installer dans le paysage de l’art contemporain sur le territoire de la métropole Rouen Normandie. Reflet du dynamisme des musées locaux et de leur capacité à promouvoir des artistes actuels, l’évènement proposera à partir du 24 juin 2022 à 10 artistes émergents ou confirmés, de proposer des oeuvres protéiformes. 3 institutions s’ajoutant aux musées pour densifier encore un peu plus le réseau, le Jardin des plantes, le Centre Hospitalier Universitaire et le musée national de l’éduction de Rouen. La liste des artistes sélectionnés permet de se rendre compte de la variété des domaines abordés. D’abord Aurélia Jaubert qui proposera des vastes compositions rappelant les tapisseries du Moyen-Âge. Florence Jou qui mène un travail en collaboration avec un groupe de femmes participant à une création commune. Samuel Buckman aura un projet pour interroger les caractéristiques et dénominations du genre féminin de la ville. Garance Alvès créera des objets et installations en matière textile pour explorer la mémoire et l’absence des corps. Lou Parisot partira de l’histoire des sœurs Dionne, quintuplées nées en 1934 aux Etats-Unis et qui furent présentées comme une attraction. Catherine Menoury proposera une installation vidéo nommée Le Dîner pour présenter des tranches de vie qui grandissent, désirent et vieillissent. Fabien Lerat présentera une installation textile et de captation vidéo centrée sur 5 femmes. Guy Lemonnier proposera La Fiancée asynchrone pour faire un parallèle avec Marcel Duchamp. Iris Sara Schiller évoquera les traces non verbales engendrées par le traumatisme de la Shoah. Kacha Legrand va rebondir sur les clés du Musée Le Secq des Tournelles pour donner à ses héroïnes le pouvoir d’ouvrir des portes physiques, mentales ou spirituelles. Nina Childress travaille sur l’image de Simone de Beauvoir pour en faire ressortir les aspects contradictoires ou scandaleux.

Les oeuvres ne sont pas encore terminées et seront travaillées jusqu’à l’été 2022 pour être présentées aux visiteurs. La rencontre avec les artistes a permis de prendre le pouls de leur investissement personnel créatif en vue de la Ronde 2002, ne reste plus qu’à attendre pour pour les admirer à partir du 24 juin 2022.

La réédition d’un film mythique avec The Fisher King en édition Blu-ray+DVD+Livret le 20 Octobre

The Fisher King fête ses 30 ans, une bonne occasion pour redécouvrir le film dans une édition classieuse avec Blu-Ray, DVD et livret. Le réalisateur Terry Gilliam a toujours aimé les sujets iconoclastes, filmés avec une multitude d’images entre rêve et réalité. Cette fable dans un New York moderne (d’il y a 30 ans!) met aux prises un hurluberlu interprété par le regretté Robin Williams avec un Jeff Bridges cynique au possible en présentateur radio irrévérencieux. Le bon moment de se replonger dans ce film aux frontières de la maladie mentale.

Un classique de Terry Gilliam

Tout le monde connait le réalisateur issu des Monty Pythons, réalisateur de chefs d’oeuvre comme Brazil, L’armée des 12 singes et Le Baron de Münchhausen. L’homme sait y faire pour créer des univers tirés de son imagination, fantaisistes, sans vraie logique et finalement toujours attirants. Il imagine ici un animateur radio à succès qui a le malheur de conseiller à un auditeur d’aller commettre un massacre dans un restaurant à la mode… ce que ce dernier finit par faire. Jack ne s’en remet pas, s’apprêtant à mettre fin à ses jours quand un clochard interprété par Robin Williams vient le sauver. La rencontre entre les 2 personnages s’inscrit dans la veine de ces duos mal assortis au cinéma qui finissent par devenir complémentaires et à s’apporter une aide mutuelle décisive. Terry Gilliam ajoute à un New York très réaliste une touche fantastique pour un grand écart entre rêve et réalité. Robin Williams semble constamment en plein délire là où Jeff Bridges a les pieds vissés au sol, entre cynisme et dépression. Le réalisateur ajoute une touche médiévale en prêtant au clochard Parry le vœu secret de trouver le sacré Graal. Le scénario est l’oeuvre de Richard LaGravenese, déjà à l’origine de celui de Sur la route de Madison. Le réalisateur a été récompensé du Lion d’argent au festival de Venise, preuve que son oeuvre touchante et sensible a su touché un vaste public.

Le film mène une réflexion désarmante sur la vanité de tous ceux qui cherchent la réussite matérielle sans se préoccuper de leurs semblables. A la fin, l’amour et l’amitié triomphent dans un film qui a marqué tous ceux qui l’ont vu au cinéma à l’époque de sa sortie. A vous de tenter l’expérience pour un beau moment de lévitation!

Suppléments:

Conte de fées à Manhattan (35′ – inédit) : Terry Gilliam raconte à Albert Dupontel la genèse du tournage
– Le clochard céleste (14′) : entretien avec Robin Williams
– Essais : costumes (4′) / expressions du visage (2′) / Chevalier Rouge (2′)
– Les répétitions (1’32)

+ le livret de 50 pages, Knight and the City, écrit spécialement par Frédéric Albert Levy et illustré de photos d’archives.
– NOUVEAU MASTER RESTAURÉ – 

Prix public indicatif : 29,99€ le Blu-ray+DVD+Livret

Synopsis: Arrogant, irrévérencieux, le célèbre animateur radio Jack Lucas triomphe sur les ondes et rien ne pourrait stopper son ascension. Rien… excepté ce conseil malavisé à un auditeur instable qui commet une tuerie après son passage à l’antenne. Trois ans plus tard, la star déchue continue de dévaler la pente. Lors d’une nuit d’errance, Jack, imbibé d’alcool, s’apprête à faire le grand saut sous le pont de Manhattan lorsque des voyous l’attaquent. Tel un preux chevalier surgit alors Parry, un clochard qui le sauve de leurs griffes… et de la noyade. Quelque peu illuminé et persuadé d’avoir trouvé l’Élu, Parry demande à Jack de l’aider dans l’aventure de sa vie : la quête du Graal…

Le milieu de l’horizon, un film familial ardu à découvrir en salles le 20 octobre

Le milieu de l’horizon est d’abord un roman de Roland Béti coécrit avec Joanne Giger. C’est aussi le second long métrage de la réalisatrice suisse Delphine Lehericey. La mère incarnée par Laetitia Casta est un personnage engoncé dans un quotidien morne et répété, une exploitation familiale obligée de faire face à la canicule légendaire de 1976. Entre son mari investi par son travail et son fils Gus (Luc Bruchez), elle n’a pas la place d’exister pour elle-même. Quand Cécile (Clémence Poésy) arrive dans l’exploitation, son cœur chavire et son monde s’écroule.

Un film d’initiation

Même si 1976 n’est pas 2011, la réalisatrice y accumule les tendances d’aujourd’hui. La sécheresse inhabituelle voire surprenante pour l’époque n’était pas destinée à se reproduire. Ce phénomène devenu récurrent montre bien que ce qui était considéré comme conjoncturel est souvent devenu structurel, aussi bien pour le climat que pour les sentiments. Le dérèglement climatique est devenu également un dérèglement social que ce soit pour le secteur de l’agriculture ou même pour la famille. Au milieu des années 70, la famille du film se trouver bousculée par une période charnière où l’activité économique est mise en péril alors que le jeune Gus voit les rapports entre ses parents s’effondrer sous le coup de la chaleur mais surtout de ses envies d’ailleurs, remettant ainsi en cause ses certitudes d’enfant sur le point de rentrer dans l’âge souvent difficile de l’adolescence.

Le milieu de l’horizon se veut un film ultraréaliste avec sa description des mœurs d’une époque et d’une classe sociale, sans fards ni faux semblants.

Synopsis: La sécheresse de 1976. Sous le soleil implacable de cet été, Gus quitte l’enfance. La nature se désagrège, les sentiments s’exacerbent, le noyau familial éclate : tout craque et se fissure jusqu’à ce que l’impensable arrive. Les orages tant espérés balaieront une campagne épuisée et emporteront un monde avec eux.

Rivière, Banquise, deux superbes petits albums pour tout-petits (Nathan)

Rivière, Banquise, deux superbes petits albums pour tout-petits (Nathan)

Les Editions Nathan viennent de sortir deux très jolis petits albums, entièrement cartonnés et d’une grande originalité, avec des illustrations magnifiques d’Amandine Laprun : Rivière et Banquise.

Chaque double page présente un dessin en noir et blanc. On sait que le bébé ne perçoit pas distinctement les couleurs, mais plutôt les contours et les contrastes. Alors, cette fois-ci, ces imagiers sont exactement faits pour lui : il va d’abord repérer les contours, en noir et blanc, puis, en tirant sur le volet, chose qu’il adore faire, le bébé va découvrir l’animal en couleurs ! Comme par magie ! Et que c’est beau ! Il va pouvoir aussi découvrir de quel animal il s’agit, et quelles sont ses couleurs. Une lecture qui peut prendre du temps et procurer beaucoup de plaisir au tout-petit, tout en le stimulant !

Au bord de la Rivière va faire découvrir au bébé des animaux qui vivent au bord d’une rivière. La première page sera consacré au martin pêcheur, puis ce sera au tour de la libellule dotée de ses belles couleurs, suivi du canard, de la grenouille puis du héron.

Sur la Banquise, le bébé va s’émerveiller devant un autre monde animal : ce sera au tour du bébé phoque de se dévoiler, puis, au manchot, à l’ours blanc, au renne, et au morse ! Avec un effet de surprise garanti entre les images en noir et blanc et celles en couleurs !

Les Editions Nathan ont déjà publié cette année, dans la même collection, Dans le jardin, et Dans la jungle.

Rivière, Banquise, deux superbes petits albums pour tout-petits à offrir pour toutes occasions ! Avec ces cadeaux, on est sûr de faire plaisir à nos tout-petits ! Coup de cœur pour Publik’Art !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : septembre 2021
Auteur : Amandine Laprun
Illustrateur : Amandine Laprun
Editeur : Nathan
Prix : 8,90 €

La jeune fille et l’araignée, un film labyrinthique à découvrir en salles le 20 octobre

Les réalisateurs Ramon et Silvan Zürcher filment un déménagement apparemment sans histoires dans leur film La Jeune Fille et l’Araignée. Apparemment car en réalité, la séparation entre Mara (Henriette Confurius) et Lisa (Liliane Amuat) ne se fait pas sans regards en coin lours de sens. Les 2 jours et 1 nuit de travaux et de visites de proches sont encore augmentés par des histories de séduction entre un ouvrier polonais et les habitantes du lieu. Au final, le film s’organiser en plusieurs chapitres où la relation entre les futures anciennes colocataires se change en un labyrinthe des sentiments.

Un film monde

Le huit clos de l’appartement est figuré par un plan des lieux incessamment modifié par l’ajout de petits griffonnages enfantins. Même grand, l’appartement parait minuscule quand tout le monde vaque entre les pièces, se croise, se frôle, s’épie ou se dévisage avec ou sans paroles. L’équipe du film a du jongler entre les couloirs étroits et les pièces exigües pour créer un effet d’enfermement entre les personnages qui déplacent des objets, les ouvriers qui réalisent des travaux et ceux qui viennent soi-disant pour prêter main forte. Les réalisateurs cadrent les personnages dans des scénettes d’un quotidien qui ressemble à une toile d’araignée incessamment tissée. Le titre original du film est The girl and the spider pour bien préciser que Mara est le point central du film. Le spectateur en vient à demander si ce n’est pas elle l’araignée qui tente de maintenir Lisa dans sa toile. Le cocon confortable où les 2 jeunes filles vivaient en harmonie devient tout brouillé avec l’arrivée d’une foule nombreuse, évolutive, intrusive, qui modifie sans cesse la physionomie des lieux à coup de travaux et de casses involontaires. Le cinéaste suisse Ramon Zürcher revient après L’étrange petit chat pour un récit entre 2 étages et plusieurs pièces où des airs de piano et des dragues timides se jouent au fur et à mesure que le déménagement se concrétise. Le spectateur français remarquera surtout l’air incessant de Voyage, Voyage de Desireless, comme une métaphore de la séparation en train de se produire.

La Jeune fille et l’araignée ressemble parfois à un film de laboratoire, les réalisateurs semblent observer leurs personnages se cogner les uns contre les autres pour en voir ce qui va en sortir.

Synopsis: Pendant des années, Lisa a vécu en colocation avec Mara et Markus. Mais le moment de prendre un appartement pour vivre seule est enfin venu. Un curieux manège de désirs prend son envol. Un film catastrophe tragi-comique, une ode poétique au changement et à l’éphémère.

Le documentaire Indes Galantes sort en DVD et VOD le 19 octobre / Pyramide Vidéo, entre instinct des danses urbaines et discipline de l’Opéra

Le documentaire montre les répétitions de l’Opéra Indes Galantes de Rameau prévu à l’Opéra Bastille. Des chanteurs lyriques, un orchestre classique et des jeunes danseurs de banlieue cohabitent pour monter un spectacle entre classicisme et modernité. La fougue des jeunes danseurs de hip-hop, Krump, Break, Voguing s’intègre parfaitement à la mise en scène de Clément Cogitore, l’agilité se marie à la grâce et le documentaire montre le mélange harmonieux de cultures trop souvent parallèles qui gagneraient à se regarder et se comprendre.

Un documentaire sur la liberté artistique

La préparation est longue est fastidieuse, les répétitions s’enchainent pour aboutir au résultat souhaité. Les danseurs jouent le jeu et découvrent un univers fait de rigueur, ils voient les musiciens rivaliser de virtuosité, les chanteurs et chanteuses interpréter des airs impossibles de complexité, ils sont visiblement subjugués. Et les danseurs enchainent les figures énergiques et virtuoses devant le reste des participants subjugués. La fascination est réciproque, le documentaire ne montre pas que les danseurs, tous les participants ont leur place, le documentaire n’oublie personne. Puis arrivent les représentations de la nouvelle production de Les Indes Galantes de Jean-Philippe Rameau à l’Opéra Bastille du 27 septembre au 15 octobre 2019. La mise en scène de Clément Cogitore utiliser la chorégraphie de Bintou Dembélé sont suivis par l’équipe de réalisation menée par Philippe Béziat (Le Crépuscule des dieux, Pelléas et Mélisande, le chant des aveugles, Noces, Stravinsky/Ramuz et Traviata et nous. Les commentaires des danseurs évoquent la colonisation et la souffrance des peuples colonisés avec des propos pleins de sens qui montrent de vraies réflexions sur les influences respectives des différents peuples à travers l’histoire.

Le documentaire Indes galantes est un éblouissement, soulignant que le mélange des styles et des cultures apporte un enrichissement mutuel à chacun. La trentaine de danseurs de krump, break, popping, voguin se frotte au répertoire classique, les interprètes classiques découvrent les danses urbaines, du vrai gagnant gagnant.

SynopsisC’est une première pour 30 danseurs de hip-hop, Krump, Break, Voguing… Une première pour le metteur en scène Clément Cogitore et pour la chorégraphe Bantou Dembélé. Et une première pour l’Opéra de Paris. En faisant dialoguer danses urbaines et chant lyrique. Ils réinventent ensemble le chef-d’oeuvre baroque de Jean-Philippe Rameau, Les Indes Galantes. Des répétitions aux représentations publiques, c’est une aventure humaine et une rencontre aux enjeux politiques que nous suivons: une nouvelle génération d’artistes peut-elle aujourd’hui prendre la Bastille?


Bonus– Scènes coupées – 14mn- Les Indes Galantes, court métrage de Clément Cogitore – 2007 –  6mn

La petite histoire du temps machine, un livre sur la passion de la musique

La petite histoire du Temps Machine revient sur la genèse et l’existence d’une salle de concert pas comme les autres à Tours. Le journaliste Adrien Durand a récolté les témoignages et anecdotes de tous ceux qui ont participé à cette aventure pour un panorama séduisant de la vie culturelle française, entre luttes de pouvoir, politique, ambitions nationales et groupes révélés sur la scène du Temps Machine. La lecture est agréable, la chronologie pleine de sens et les étapes mettent en avant des protagonistes tout décidés à influer sur la vie culturelle locale.

Une histoire musicale fascinante

Le Temps Machine est une vraie salle de spectacle toujours en activité. Son agenda est complet et la structure respecte les mesures gouvernementales en matière de pass sanitaire. Mais avant d’être installée dans le paysage local, différentes associations se sont battues pour promouvoir le projet de la salle, dédiée à toutes les musiques actuelles, au-delà de la simple diffusion de concerts. Les objectifs de la salle ont toujours été de réduire les inégalités engendrées par l’offre culturelle pour crée un lien social fort entre les populations. Plus ou moins jeunes ont toujours été invités à se frotter à des musiques qui rendent compte de l’état de la société, pour mieux la comprendre et y participer. Les artistes et les spectateurs peuvent se rencontrer dans des structures permettant d’abroger les barrières. L’ouvrage se construit à travers de témoignages qui rendent compte des efforts et des implications à tous les niveaux. Il est séduisant de constater que Management et bénévoles œuvrent sans un objectif de proximité comme de découverte, dans la structure et en dehors. Adrien Durand a récolté une masse d’informations pour faire toucher du doigt l’esprit du Temps Machine.

Cet ouvrage ouvre les portes d’une histoire mal connue qui doit refléter la difficulté de faire vivre un lieu culturel ouvert sur le monde et dédié à tous les types de musique actuelle. L’ouvrage est court et bien réalisé pour une lecture dynamique au gré des participants passionnés qui se souviennent.

Synopsis:

Pour célébrer les 10 ans d’existence du Temps Machine nous avons lancé le projet d’un livre qui retracerait ses mille et une vies. Nous avons confié sa réalisation au journaliste Adrien Durand.

Une “petite histoire” donc, qui s’est écrite au cours des années grâce aux personnalités de celles et ceux qui ont contribué à définir les contours de ce lieu important de la vie culturelle française. 

Au travers d’une histoire orale qui donne la parole à une cinquantaine de protagonistes (équipe, artistes, bénévoles, abonné·es, collaborateur·ices, acteur·ices de la vie locale), le livre dessine les grands enjeux d’une salle de concerts et retrace les difficultés et les joies d’un projet culturel humain en mutation permanente. 

Loin d’une volonté d’auto-célébration ou de revendication patrimoniale, cette publication est aussi l’occasion de donner la parole aux acteurs et aux actrices de la musique de la région tourangelle, et de célébrer le formidable tissu créatif de la ville qui gravite autour du Temps Machine. 

Cette “petite histoire du Temps Machine” est un point de bascule entre l’histoire de la salle et son futur. Un livre qui offre la photographie d’une époque et ouvre de nombreuses pistes de réflexions culturelles et sociétales !

Editeur: Le temps machine

Auteur: Adrien Durand

Nombre de pages / Prix: 112 pages / 12 euros

Mes 1000 premiers mots en anglais (Usborne)

Mes 1000 premiers mots en anglais (Usborne)

Les Editions Usborne nous proposent un très chouette album pour nos enfants : Mes 1000 premiers mots en anglais. Un album bienvenu quand on sait le niveau en anglais en France !

Bien sûr il s’adresse à des enfants qui savent déjà lire. Chaque mot est écrit en gros caractères en anglais, et en petit caractère en français. De plus, les dessins sont très explicites et très colorés. Ils ne pourront que plaire à nos charmantes petites têtes blondes !

Ces mille mots anglais sont répertoriés sous forme de thème :

La maison et la famille, la santé, l’école, les aliments, le corps, la ville, le temps, la mer, les voyages, le sport, etc…

Et pour être sûr de la bonne prononciation anglaise, il suffit de scanner le QR code pour écouter la lecture des mots en anglais ! Le grand luxe !

Mes 1000 premiers mots en anglais, une jolie façon d’appréhender l’anglais et de faire des progrès !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : août 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 9,95 €

Chateau Trians Saint-Clément 2018, un parfait vin d’automne à découvrir

L’automne est maintenant bien installé, place aux saveurs de saison avec les marrons, les citrouilles et des feuilles mortes. Bientôt les premiers givres et les premières recettes d’hiver à préparer en cuisine. Pour accompagner tous ces plats de saison, Chateau Trians propose un Saint Clément 2018 parfait pour agrémenter le gibier, les plats de viandes en sauce, les poêlés de champignons et les légumes d’automne. 

Un vin parfait pour la saison

Le domaine viticole de Trians est bio depuis 2012. Le Saint Clément 2018 se compose des cépages Cabernet Sauvignon et Syrah pour 50% chacun. La cuvée arbore une robe à la belle couleur pourpre teintée de reflets violacés. Le nez propose un caractère profond qui s’ouvre vers des fruits noirs et qui révèle à l’aération avec des touches de cèdre et de confiture de baies. La bouche se révèle veloutée, dense avec une finale riche et longue. Ce vin rouge de Provence s’inscrit dans la plus pure tradition de Trians. Il se déguste avec les plats suivants pour une plus parfaite harmonie: sanglier rôti, en civet ou en daube, sanglier à la broche, pâté de sanglier. Proposé au prix public de 22 euros, c’est un vin à découvrir absolument, idéalement entre 2025 et 2033.

Publireportage:

C’est sur la commune de Néoules, dans le Var, que les frères Delhom ont fait la découverte d’une véritable perle : un
terroir qui avait déjà su séduire les Romains et pour lequel ils ont décidé de changer de vie pour se lancer dans l’univers
viticole. Château Trians se situe au cœur d’un domaine de 85 hectares dont 22 plantés de vignes, dont certaines ont plus de 65 ans. Abritées par le Pilon St Clément, les vignes sont protégées de l’ardeur du soleil et le raisin y murit lentement, donnant tout leur arôme et toute leur fraîcheur aux vins du Château. Dès 2012, le domaine reçoit la Certification « agriculture biologique » pour l’ensemble de ses vignes et de ses vins. Les cépages locaux (Grenache, Syrah, Rolle, Sémillon, Cinsault…) sont cultivés sur le domaine. Certains vins, élevés en foudres de chêne, offrent des rouges de garde et des blancs savoureux aux côtés de rosés qui font la réputation du domaine.

Cabot Caboche, l’adaptation BD du roman de Daniel Pennac (Delcourt)

Cabot Caboche, l’adaptation BD du roman de Daniel Pennac (Delcourt)

Adaptation du roman éponyme de Daniel Pennac paru en 1982, Cabot Caboche fait peau neuve en version BD grâce à Grégory Panaccione, dont on a déjà eu l’occasion d’admirer le travail en tant que dessinateur sur l’excellent album muet Un Océan d’amour (scénarisé par Wilfrid Lupano).

Faisant le récit de l’itinéraire chaotique d’un chien trop moche pour être désiré, Cabot-Caboche suit les pérégrinations de celui qui sera appelé plus tard Le Chien. Tour à tour abandonné dans une décharge, capturé puis adopté par une petite fille au caractère difficile avant d’autres rebondissements… Le chien va connaitre toutes les difficultés du monde pour parvenir à trouver sa place, et à dresser sa maîtresse. Heureusement, il croisera sur son chemin quelques chiens errants qui le guideront pour mieux survivre dans cette jungle urbaine.

Le scénario explore des thématiques souvent ambivalentes à travers l’adoption animale et le délit de sale gueule, l’abandon, la cruauté mis aussi l’importance de la solidarité et de l’amour… Bien que très linéaire, on parcourt les planches avec plaisir, au gré des errances du Chien, grâce à la grande expressivité du dessin de Panaccione. Un vrai point fort pour cet album aussi tendre que cruel.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Jugé trop laid pour être adopté, le Chien est traité comme un vulgaire déchet, laissé pour mort dans une décharge. Gueule Noire, une vieille chienne qui vit là, lui vient en aide. Son principal conseil ? Trouver au plus vite une maîtresse et, surtout, bien la dresser ! Pomme sera sa maîtresse. Mais cette petite fille a un solide caractère et va s’avérer particulièrement difficile à apprivoiser…

Date de parution : le 03 novembre 2021
Auteurs
: Grégory Panaccione
Genre : Aventure, Adaptation
Editeur : Delcourt
Prix : 19,99 € (128 pages)
Acheter sur : BDFugue

Une exposition inédite consacrée à Judit Reigl, le vertige de l’infini au Musée des Beaux Arts de Rouen

Cette Exposition Judit Reigl se tient au Musée des Beaux-Arts de Rouen jusqu’au 17 janvier 2022. Le partenariat entre entre la Fondation Gandur pour l’Art et la Réunion des Musées Métropolitains permet une deuxième édition consécutive après Simon Hantaï en 2019 pour mettre à l’honneur une artiste hongroise volontaire et combative, comme le montrent bien les 5 oeuvres de jeunesse exposées.

Une peinture de combat

Les 5 oeuvres issues de la collection de la Fondation Gandur pour l’Art se concentrent sur 15 années décisives où l’artiste part en exil à Paris en 1950. Désireuse de fuir les rigueurs du Stalinisme, Judit Reigl retrouve son compatriote peintre Simon Hantaï, rencontré aux beaux-arts de Budapest. Grâce à lui, elle intègre les ateliers de La Ruche qui accueillent à Paris les artistes sans ressources. Elle rencontre notamment André Breton qui lui permet de présenter ses peintures à la galerie A l’Etoile avec comme point d’orgue sa toute première exposition personnelle. Les oeuvres créées dans cette période s’inscrivent dans une tendance abstraite, certains parlent de cette période comme celle d’une force invisible ou d’une écriture automatique. Le surréalisme a une influence décisive sur elle comme le montrent bien des toiles mues par des pulsions insatiables dans des gestes forts et décidés. La série Eclatement est mise en exergue par 2 oeuvres datées de 1955 et 1956 qui témoignent de l’influence du corps sur la matière. Le mouvement du peintre devient un coup lancé sur la toile, les mouvements des outils utilisés imprègnent les toiles d’une force peu commune. La peinture est parfois littéralement projetée sur la toile et étalée à la spatule pour un effet visiblement foudroyant. Avec ces oeuvres, Judit Reigl gagne un statut particulier dans le champ de l’art moderne avec un effet de vertige saisissant.


L’oeuvre de l’artiste se rapproche de l’école américaine des peintres comme Still, Rothko ou De Kooning. Cette peinture est synonyme d’indépendance et de liberté; de quoi faire le voyage pour Rouen pour la visiter au Musée des Beaux-Arts.

Publireportage: Fondée en 2010 par le collectionneur d’art et entrepreneur Jean Claude Gandur, la Fondation Gandur pour l’Art est une organisation à but non lucratif dont l’objectif est de contribuer à la compréhension de notre héritage culturel et à l’éducation en offrant au public l’accès à ses collections d’envergure internationale. Basée à Genève (Suisse), la Fondation s’engage à préserver, enrichir et exposer les oeuvres dont elle est dépositaire. Elle a également développé plusieurs partenariats, notamment avec le Musée national centre d’art Reina Sofía (Espagne).

[BD] Bob Morane, tome 1 : le retour de l’aventurier orchestré par Bec et Corbeyran (Soleil)

[BD] Bob Morane, tome 1 : le retour de l’aventurier orchestré par Bec et Corbeyran (Soleil)

C’est le retour d’une franchise de poids avec Bob Morane revenu à la fête avec Christophe Bec et Eric Corbeyran au scénario, accompagnés par Paolo Grella au dessin. Un premier tome intitulé Les 100 démons de l’Ombre Jaune nous plonge en pleine guerre d’Indochine. Au coeur du Viet-Minh, l’ambiance est forcément paramilitaire et Bob Morane, plutôt discret pour un premier rôle nous joue son petit numéro.

Un numéro plutôt classique et sans grande surprise. Le scénario repose essentiellement sur le ton de l’aventure, y mêlant action et science fiction, mais en oubliant la musicalité. En ce sens que ce premier album de Bob Morane est dénué de rythmique et se lit assez difficilement, sans parvenir à maintenir un suspens suffisant pour maintenir son lecteur en éveil. C’est dommage !

Un petit retour manqué pour ce premier album qui demeure toutefois joliment illustré, avec un dessin très respectueux de l’oeuvre originelle, à la ligne claire et tout en finesse.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

1952. En pleine guérilla entre le Viet-Minh et les forces françaises, Bob Morane et Bill Ballantine sont parachutés en compagnie de soldats d’élite au nord de l’Indochine. Leur mission est d’aider les troupes françaises à combattre les sympathisants d’Ho Chi Minh, ces derniers s’acharnant à vouloir mettre les français à la porte de leur pays pour en reprendre le contrôle.

Date de parution : le 1er septembre 2021
Auteurs
: Bec/Corbeyran/Grella
Genre : Action, Aventure
Editeur : Soleil
Prix : 14,95 € (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

Massto sort son nouvel EP Api très soul/rock le 16 octobre sur le label Take it easy Agency

MASSTØ sort son nouvel EP Āpi le 21 octobre 2021 sur le label Take It Easy Agency. Les 6 titres sont très soul/rock comme le montre le premier extrait Ocean, très bonne introduction aux envies d’ailleurs du groupe. La voix très musicale et la musique très aérienne fait décoller.

Des vrais instruments en liberté

Il est de plus en plus rare d’entendre des vrais instruments accompagner une superbe voix de crooner, c’est ce que propose le premier titre Ocean du groupe Masstø. La guitare est mise en avant avec un très beau son lumineux qui fait penser à un beau matin de printemps au bord de la mer. La balade a des accents langoureux avec la voix très soul et puissante du chanteur. Le clip a été tourné sur les plages du Contentin avec de belles étendues sauvages où trois personnages semblent attendre un évènement, quelqu’un, un signe. Le trio MASSTØ existe maintenant depuis 4 ans et s’inscrit dans des sillons blues, rock et soul comme le démontre également le titre Woman comme une supplique vigoureuse. Le son est brut, pas vraiment de filtres entre l’interprétation et le résultat final, d’où une belle sensation d’être agrippé par le groupe pour ne plus être lâché. Le titre Misery se veut plus urgent avec des chœurs qui accompagne le chanteur pour encore plus de profondeur.

Le précédent album EPFĀNAU était sorti en 2019, avant la crise sanitaire que tout le monde connait, le power trio est bel et bien de retour et veut en découdre avec son EP. Réunis avec chacun sa sensibilité et son histoire particulière, ils se définissent aux croisement des genres sans vraiment vouloir choisir et ainsi se limiter. Les 6 titres d’Āpi est une belle invitation à les suivre dans leur voyage pour se laisser transporter dans une belle musique soul rock blues made in France. Vivement une rencontre prochaine sur scène!

Une dégustation fastueuse des cuvée de Château de France au restaurant Esens’all

Château de France est membre de l’Union des Grands Crus de Bordeaux, ce qui oblige à faire honneur à ce nom. Plusieurs dégustations ont déjà permis de confirmer une très bonne réputation pour ces vins rouges et blancs de l’AOP Pessac Léognan, avec les cuvées Pessac-Léognan rouge 2014 et blanc 2018, les cuvées Chateau de France rouge 2015 et Chateau Coquillas rouge 2018 ou la cuvée Château Coquillas 2018. Ce rendez-vous entre journalistes vins a été l’occasion de nouvelles dégustations tout à fait satisfaisantes.

Un lieu au diapason des cuvées dégustées

Le restaurant Esens’all du chef Laurent Pichaureaux a déjà reçu la dégustation des champagnes Charpentier en octobre 2020. Y retourner semblait aller de soi pour célébrer les 50 ans d’achat de la propriété Château de France par la famille Thomassin avec ses 40 hectares en AOP Pessac-Léognan. Le directeur Arnaud Thomassin, accompagné d’Armelle Thomassin, ont fait découvrir des excellentes cuvées autour d’un repas au diapason des cuvées proposées. Véronique Gendron-Thomassin, la soeur d’Arnaud était également présente, accompagnée de son mari. L’apéritif de bienvenue a permis de déguster 4 cuvées encore jeunes mais au potentiel diablement évocateur: le très frais Château Coquillas blancAOP Pessac Léognan, 80% Sauvignon, 20% Sémillon, prix TTC départ Cave 15 euros, le plus structuré Château de France blanc 2019 AOP Pessac Léognan, 80% Sauvignon, 20% Sémillon, prix TTC départ Cave 25,60 euros, le gouleyant Château Coquillas rouge 2019AOP Pessac Léognan, 40% Cabernet Sauvignon, 60% Merlot, prix TTC départ cave 14,70 euros (29,80 euros en magnum), le très prometteur après quelques années de garde Château de France rouge 2019AOP Pessac Léognan, 51% Merlot, 49% Cabernet Sauvignon, prix TTC départ cave 25,60 euros. Ce fut le moment de converser avec Arnaud et Armelle Thomassin et de constater que les vendanges 2021 non encore finies sont plus tardives que les années précédentes, plus chaudes, revenant même à plus de 10 ans en arrière niveau timing.

Un repas exceptionnel

Le chef a présenté des harmonies plats / vins très équilibrées pour profiter à la fois des plats et des vins. En entrée, un capuccino de châtaignes, noisettes et patanegra pour accompagner un Château de France blanc 2018AOP Pessac Léognan, 80% Sauvignon, 20% Sémillon, prix TTC départ cave 25 euros. L’équilibre est parfait, le vin se marie divinement avec les saveurs fumées du plat. Puis est venu un filet de canette de Challans snacké, raisins rôtis au miel, courge butternut, champignons et condiment à l’ail noir pour accompagner le sublime Château de France rouge 2014AOP Pessac Léognan, 41% Cabernet Sauvignon, 59% Merlot, prix ttc départ cave 24 euros. Des touches anisées imprègnent l’assiette pour un vin sublimé par la préparation des aliments. Et pour finir une poire rôtie, espuma aux fruits de la passion, tuile de sésame et pavot pour accompagner un excellent et très rare Château de France rouge 2010 – AOP Pessac Léognan, 60% Cabernet Sauvignon, 40% Merlot, d’autant plus inédit que le vin est épuisé.

Le moment de dégustation fut des plus fameux, donnant envie de se déplacer dans la région du Château de France pour visiter la propriété et converser à nouveau avec des propriétaires passionnés. Le restaurant Esens’all fait magnifiquement cotoyer l’art et la nature avec on beau mur végétal et son ambiance très douce tendance scandinave. Un incontournable.

Vitalic dévoile son nouvel album Dissidaence le 15 octobre

Certains se souviennent avec émotion des titres My Friend Dario en 2005 ou Poison lips en 2009, Vitalic est de retour après 4 années passées depuis l’album Voyager et 2 ans après Kompromat. Le producteur français fêtera en 2022 ses 20 ans d’activité et la sortie de Dissidaence plein de l’énergie rock de ses débuts permet de prévoir une année de concerts en folie. Les titres Carbonized et 14 AM annoncent la couleur, ça va déménager.

Un retour aux sources

La tournée anniversaire prévue en 2022 s’arrêtera dans les Zénith de France et à l’Accor Arena de Paris le 12 mars prochain. L’artiste a commencé son aventure dans le célèbre club dijonnais l’An-Fer pour des prestations très techno, mais il n’a pas voulu se contenter de cette musique alors très à la mode, d’où des incursions dans des styles variés et une évolution très naturelle de la musique. Dissidaence en est le reflet avec des tonalités rock voire pop. Carbonized se veut une référence très appuyée à l’electronic body music très à la mode en Allemagne et en Belgique avec des voix synthétiques et des sonorités électroniques, certains se souviennent notamment de DeutschAmerikanische Freundschaft, c’est un peu ça. Le deuxième extrait 14 AM se veut un hommage au titre O Superman de Laurie Anderson, robotique et envoutant. Le 5e album de Vitalic s’organise en 2 parties, ce Dissidaence en est la première partie, pas d’informations à aujourd’hui sur la 2e partie.

Cet album se veut un retour rafraichissant vers ce qui fait le son Vitalic, la tournée à venir sera l’occasion de se défouler dans des salles, dans le respect des mesures sanitaires, et avec énergie!

Les dates de la tournée des 20 ans de Vitalic

15/01/22: Zénith de Montpellier
22/01/22: Zénith de Lille
04/02/22: Halle Tony Garnier à Lyon
11/02/22: Ancienne Belgique à Bruxelles
18/02/22: Zénith de Bordeaux
19/02/22: Zénith de Toulouse
12/03/22: Accor Hotel Arena à Paris
18/03/22: Liberté à Rennes
19/03/22: Zénith de Nantes

Une exposition consacrée à l’oeuvre de Marlene Dumas à découvrir au Musée d’Orsay jusqu’au 30 janvier 2022

L’artiste originaire d’Afrique du Sud Marlene Dumas, installée depuis le milieu des années 70 aux Pays-Bas, profite du bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire (1821-1867) pour lui rendre un vibrant hommage artistique. Une série de peintures inspirées du Spleen de Paris rebondit sur des poèmes universellement connus pour en offrir des interprétations artistiques. Cette série exposée au 2e étage du musée d’Orsay est additionnée d’une partie intitulée Conversations au 5 étage où l’artiste réalise un dialogue à partir de 3 œuvres mises en parallèle d’oeuvres majeures du Musée d’Orsay.

Une artiste nourrie de lectures et de poésie

Marlene Dumas est la première artiste à faire converser ses oeuvres avec des tableaux du Musée d’Orsay. Voir La nuit étoilée de Van Gogh ou des nus allongés de Toulouse-Lautrec et Bonnard mis en rapport avec des oeuvres de l’artiste sud-africaine fait méditer sur les implications philosophiques ou poétiques des oeuvres. Il faut rester de longs moment devant les oeuvres pour comprendre ce que veut signifier Marlene Dumas pour finalement voir la pertinence de sa démarche. Pour le projet hommage à Charles Baudelaire, elle a collaboré avec l’écrivain et traducteur Hafid Bouazza récemment décédé. Le projet autour du Spleen de Paris donne l’occasion de contempler 14 peintures inspirées de Charles Baudelaire. Des portraits du poète et de Jeanne Duval font écho à des poèmes comme le rat ou la bouteille. Des œuvres ont été directement peintes en relation avec un texte comme Le joujou du pauvre ou Le désespoir de la vieille. Toutes ces oeuvres permettent de ressentir l’inspiration créatrice de Marlène Dumas.

L’artiste expérimente sans cesse de nouvelles manières de peindre, des portraits, des mouvements libres, des figures imposées, la palette d’inspirations est large. L’oeuvre inspirée de Le Spleen de Paris fait voyager dans la poésie et sa représentation artistique. L’exposition est à découvrir au Musée d’Orsay jusqu’au 30 janvier 2022.

Les Matriarches, un superbe livre de Nadia Ferroukhi (Albin Michel)

 

Les Matriarches, un superbe livre de Nadia Ferroukhi (Albin Michel)

Dans la collection des Beaux livres, Albin Michel nous propose le magnifique ouvrage de Nadia Ferroukhi : Les Matriarches. Dès la première page de couverture, on ne peut que s’extasier devant cette photo très colorée de femmes du Kenya. A l’image de toutes les photos de ce livre.

Nadia Ferroukhi est photo-reporter. Depuis dix ans, elle parcourt le monde avec son appareil photo, à la recherche de femmes qui restent dans l’ombre. Chacune de ses photos raconte toute une vie et renseigne surtout sur la condition des femmes à travers le monde. Chaque photo est une œuvre d’art ! Son livre, Les Matriarches, est le fruit de ces dix dernières années de travail.

Le récit concernant chaque communauté est passionnant. Concis et surprenant. Il nous révèle la façon de vivre de chacun et chacune. Toujours illustré de photos qui en disent long !

Le travail de Nadia Ferroukhi est présenté par Laure Adler qui est journaliste, spécialiste de l’histoire des femmes.

Si Les Matriarches nous emporte au niveau visuel, il en est de même au niveau littéraire et historique. On découvre des peuples, des communautés, très différentes les unes des autres, mais qui ont toutes un point commun : leur pilier est la femme. Des sociétés matrilinéaires. La place de la femme est centrale mais elle ne domine pas. Ce sont souvent de très vieilles communautés, où, comme le veut la nature, ce sont les femmes, et uniquement les femmes qui transmettent. Car ce sont elles qui enfantent.

Prenons l’exemple des Navajos. C’est une communauté qui vit sur trois Etats : Arizona, Nouveau-Mexique et Utah. « Les femmes sont la colonne vertébrale de la société Navajo dont la structure est matrilinéaire. Le nom et l’appartenance au clan se transmettent par la mère. » p.11

C’est la femme qui possède la maison et le legs se fait de mère à fille. Le père n’a guère de pouvoir. C’est l’oncle maternel qui s’occupe de l’éducation des enfants ! C’est toujours la femme la plus âgée qui prend la décision finale !

Nadia Ferroukhi nous dévoile des communautés parfaitement inconnues du grand public : Les Moso, en Chine, Les Samburu et Kurkana, au Kenya, les Zapothèques, au Mexique, les Touaregs, en Algérie, Les Minangkabau, en Indonésie, Les Bijagos, en Guinée-Bissau, Les Navajos, Les Ouessantines, en France, Les Comoriennes aux Comores, les Estoniennes, en Estonie. Ses photos sont toutes plus belles les unes que les autres ! Grâce à elle, le lecteur voyage et fait de très belles rencontres !

Les Matriarches, un splendide livre où la place de la femme est centrale et tellement naturelle ! Un véritable coup de cœur pour Publik’Art ! Une belle idée de cadeau à retenir pour Noël !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 1er octobre 2021
Auteur : Nadia Ferroukhi
Illustrateur : Nadia Ferroukhi
Editeur : Albin Michel
Prix : 35,00 €

Une exposition Signac collectionneur à découvrir au Musée d’Orsay jusqu’au 13 février 2022

Le Musée d’Orsay propose de découvrir les oeuvres accumulées par le peintre Paul Signac (1863 – 1935) au cours d’une carrière débutée après la visite d’une exposition consacrée à Monet qui a décidé de sa vocation. Signac collectionneur est représentatif de la tendance grandissante à s’intéresser aux collections particulières d’artistes qui ont aimé regarder autour d’eux et se nourrir d’influences diverses. La collection Signac regorge de toiles de maîtres, de Monet, de Cézanne, de Matisse, de van Gogh notamment, mais aussi de contemporains amis de l’artiste comme Cross ou Seurat, un beau voyage dans le temps avec des explications pertinentes.

Un beau focus sur une période artistique majeure

Paul Signac était un artiste extrêmement actif sur la scène artistique de son temps, frayant avec ses contemporains jusqu’à les rencontrer et s’en faire parfois des amis. Le recensement des peintures, dessins et estampes qui lui ont appartenu est d’autant plus précis qu’il consignait ses achats dans des carnets. Signac était un autodidacte et il a appris son métier en contemplant scrupuleusement les œuvres des impressionnistes, notamment celles de Claude Monet, Edgar Degas, Gustave Caillebotte et Armand Guillaumin. Preuve de son acuité, le premier achat de Signac fut un paysage de Cézanne. Issu d’une famille aisée sans être non plus immensément riche, Signac a du faire des choix pour financer ses acquisitions sans se ruiner. Son rôle central dans la fondation puis l’organisation du Salon des artistes indépendants, dont il devient président en 1908, lui a permis de se placer au centre des différentes tendances d’avant-garde de son époque. Catalogué aujourd’hui au sein du mouvement néo-impressionniste comme Georges Seurat, Signac a pu rencontrer Camille Pissarro, Maximilien Luce et Henri-Edmond Cross. Peintre ouvert sur son temps et l’avenir, Signac a également connu de près les Nabis comme Pierre Bonnard, Edouard Vuillard, Ker-Xavier Roussel, Maurice Denis et Félix Vallotton. Resté très longtemps actif, Signac s’est également intéressé à la génération suivante, notamment celle des fauves comme Kees Van Dongen, Henri Matisse, Charles Camoin et Louis Valtat. Auteur d’un traité intitulé D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme, Signac identifie clairement la filiation qui mène du néo-impressionnisme au fauvisme. Les commissaires Laurence des Cars, Marina Ferretti et Charlotte Hellman font également apparaitre des pièces plus surprenantes comme un beau fusain d’Odilon Redon ou un tableau un tantinet grivois de Walter Sickert.

Le parcours de l’exposition est foisonnant et offre un beau panorama sur une période charnière de l’histoire de l’art. Des pièces universellement connues comme Le Cirque de Seurat font plaisir à contempler une fois de plus dans une exposition à visiter jusqu’au 13 février 2022 au Musée d’Orsay.

La bataille d’Alger pour la première fois en salles le 13 octobre avec une version restaurée 4K inédite

La bataille d’Alger est un film âpre car très réaliste et extrêmement crédible. L’armée française de bat pour conserver l’Algérie française, au prix de la torture, d’une répression sanglante et des actions aveugles de l’OAS. Cette plongée dans une page douloureuse de l’histoire récente de 2 pays se regarde avec attention et le sentiment d’un immense gâchis. Pas de héros ni d’ennemis, juste des victimes. Et la scène de fin avec la liesse de joie de la population ne peut cacher les exactions, les règlements de compte et l’impasse actuelle, 50 ans après…

Un film douloureux

La grande spécificité du film est d’avoir été tourné avec une majorité d’acteurs non professionnels. Seule exception notable, l’acteur Jean Martin dans le rôle du colonel Mathieu qui dirige la troupe très organisée des parachutistes français. La Bataille d’Alger traite de l’impasse d’une situation sociale où personne n’est prêt à lâcher du lest, ni les combattants algériens de l’ombre, ni les pieds noirs. La lutte pour le contrôle de la Casbah durant cette période de trouble est le nœud central de l’affaire. La population locale est jeune, déterminée et bien organisée. Le scénario s’inspiré du récit de Yacef Saadi, un chef de la résistance urbaine à Alger. Il joue son propre rôle. Le film a été présenté à la Mostra de Venise, la délégation française protesta avec force contre cette représentation d’un conflit qui n’a pas encore refermé ses blessures si on en juge par le polémique actuelle suscitée par Emmanuel Macron. Le festival a d’ailleurs récompensé le film de Gillo Pontecorvo et on comprend pourquoi. Tout le monde se bat jusqu’à la mort pour obtenir, soit l’indépendance soit la conservation. Malgré le Lion d’Or à Venise, le prix de la Critique à Cannes et trois nominations aux Oscars à Hollywood, le film ne sortira en France qu’en 1971 avec un visa d’exploitation retardé par les autorités, preuve de la crispation autour de l’affaire. Un engin explosif détruisit d’ailleurs le cinéma le Saint-Séverin à sa sortie… Et ) Lons-Le-Saulnier, un commando détruit l’écran et détruit la copie du film à l’acide sulfurique. Charmant.

La ressortie du film 50 ans après en version restaurée 4K inédite est l’occasion d’apprécier un récit douloureux sur une lutte sans issue des français pour garder l’Algérie, et des algériens pour garder leur autonomie. De l’eau a coulé sous les ponts et la situation politique en Algérie n’est pas bien reluisante. Reste un film d’une puissance inouïe, à visionner en salles le 13 octobre.

Synopsis: Octobre 1957. Les paras du colonel Mathieu cernent le refuge d’Ali-La- Pointe, responsable de la guérilla urbaine. Pendant ses heures de réclusion forcée, Ali revit l’itinéraire qui l’a conduit de l’état de délinquant et proxénète à celui de chef guérillero du F.L.N. Novembre 1954, l’organisation terroriste entreprend son activité en Algérie ; ce sont les premiers attentats à la bombe dans les bars, les gares et les cinémas de la « ville européenne ». Ali devient l’un des chefs de l’organisation, sous la direction de Ben M’Hidi, alors qu’arrivent à Alger les parachutistes salués par la population européenne. Le colonel Mathieu, mettant à profit une grève, pénètre dans le quartier arabe et procède aux premières arrestations…

[BD] Saint-Elme, tome 1 : la nouvelle claque de Serge Lehman et Frederik Peeters (Delcourt)

[BD] Saint-Elme, tome 1 : la nouvelle claque de Serge Lehman et Frederik Peeters (Delcourt)

Polar irrésistible, Saint-Elme ouvre le bal de la plus belle manière avec un premier album qui fait immédiatement mouche. Proposé au dessin par Serge Lehman sur un scénario de Frederik Peeters, cette nouvelle série vient dynamiter le lecteur à grands renforts de lieux et de personnages loufoques, sur un ton à la fois noir et totalement décalé. Si bien que l’on se croirait au coeur de l’un des meilleurs épisodes de la série Fargo

Après une amorce particulièrement violente, on découvre le détective Franck Sangaré engagé pour retrouver un jeune homme disparu à Saint-Elme. Remonter sa trace ne va pas être chose aisée. Surtout que Saint-Elme ne manque pas d’énergumènes et de corruption en son sein pour brouiller les pistes. Et pour le plus grand plaisir des lecteurs, celles-ci vont assurément venir se télescoper dans un scénario brillamment orchestré.

Polar au rythme endiablé, Saint-Elme se révèle être une véritable bouche des enfers pour qui veut s’y aventurer. Servi par un dessin aux traits résolument modernes et à la coloration tranchée, l’album offre des plans audacieux avec une efficacité redoutable. Un univers graphique assez génial.

Un hypercut en plein visage. A ne surtout pas manquer !!

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

 Le détective Franck Sangaré, accompagné de son assistante, l’étrange madame Dombre, débarquent à Saint-Elme, une petite ville de montagne réputée pour son eau de source. Ils sont sur les traces d’un fugueur disparu depuis trois mois : enquête apparemment facile. Sauf qu’à Saint-Elme, tout le monde vous le dira : « Ici, c’est spécial. »

Date de parution : le 13 octobre 2021
Auteurs
: Serge Lehman (scénario)
et Frederik Peeters (dessin)
Genre : BD Polar
Editeur : Delcourt
Prix : 16,95 € (80 pages)
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[BD] La baleine banche des mers mortes : par Boiscommun et Wellenstien (Drakoo)

[BD] La baleine banche des mers mortes : par Boiscommun et Wellenstien (Drakoo)

Récit complet proposé par Olivier Boiscommun au dessin et Aurélie Wellenstein au scénario, La Baleine Blanche des mers mortes est un conte écologique post-apocalyptique. Après avoir disparu dans leur état primaire, les mers, les océans et leurs habitants viennent hanter les Hommes sous leur forme fantomatique. Habités par un esprit de vengeance, les animaux marins lancent de véritables attaques à l’encontre des vivants pour en aspirer leur âme et les vider de toute vitalité.

Un récit fantastique au milieu duquel notre héros fait figure d’intrus sans trop savoir pourquoi… A l’instar de son amie rencontrée au hasard de ses déambulations au coeur de Paris : cette dernière semble en effet danser au milieu d’un banc de méduses sans jamais être attaquée. Une exception ? Oui et non, puisqu’on apprendra que d’autres ont trouvé la parade pour apaiser une certaine baleine, depuis l’Opéra de la capitale. Tel est le point de départ pour le moins mystérieux de La Baleine Blanche des mers mortes. 

Si l’on n’a pas vraiment l’occasion de faire plus ample connaissance avec les personnages principaux, le temps de l’action domine cet album illustré avec poésie et talent par Boiscommun. Des dessins appréciés qui donnent toute sa dimension à cette histoire qui manque pourtant un peu de souffle. Mais l’expérience est à tenter !

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts. Dans un monde changé en désert, la mer fantôme revient hanter les hommes. Paris en ruines tremble sous l’ombre d’une baleine blanche et seuls les musiciens de l’Opéra parviennent à canaliser sa fureur en jouant pour elle. Jusqu’au jour où deux voyageurs s’en mêlent?: une femme qui danse avec les méduses et un homme au passé trouble. Sont-ils du côté des survivants ou de celui des spectres??

Date de parution : le 29 septembre 2021
Auteurs
: Olivier Boiscommun et Aurélie Wellenstein
Genre : Fantastique
Editeur : Drakoo
Prix : 15,90 € (56 pages)
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Sortie de la mythique trilogie Musashi en coffret 2 Blu-Ray et coffret 3 DVD le 13 octobre

La trilogie Musashi se compose des films La légende de Musashi, Duel à Ichijodi et La voie de la lumière. Dans le Japon de 1600, les samouraïs s’affrontent pour l’honneur. Les films réalisés entre 1954 et 1956 ont été produits par la célèbre compagnie Toho et dirigés par le cinéaste Hiroshi Inagaki. De quoi faire connaitre le cinéma japonais à l’international avec la reconnaissance d’Hollywood en attribuant l’Oscar du meilleur film étranger en 1956 à Musashi. Le célèbre Toshiro Mifune y a gagné ses galons de star internationale. Les 3 films sont à découvrir ou redécouvrir ces films en version restaurée dans des coffrets somptueux.

L’âge d’or du cinéma japonais

La trilogie de films s’inspire de la vie du véritable samouraï et philosophe Musashi Miyamoto. La trilogie se présente en couleurs pour une vraie expérience d’aventures made in japan. La vie haute en couleurs de Musashi a été souvent portée à l’écran. C’est d’abord le roman à succès d’Eiji Yoshikawa, publié en deux volumes, qui a concouru à sa renommée, La Pierre et le Sabre et La Parfaite Lumière. L’industrie cinématographique japonaise d’après-guerre a vu sa quintessence avec cette trilogie à la hauteur de la légende. Toshiro Mifune tient le rôle titre aux côtés de Rentaro Mikuni (La Harpe de Birmanie), Koji Tsuruta (Le Goût du riz au thé vert) et Mariko Okada (Eros + Massacre). Hiroshi Inagaki a été un cinéaste majeur de la Toho en contribuant à la mode du chambara (film de sabre) en réalisant également une autre trilogie, Kojiro Sasaki, à partir de 1950. A l’époque, la trilogie a été une révolution technique avec l’utilisation de la technique du Eastmancolor. A noter que Jun Yasumoto a réalisé la photographie lumineuse des 2 premiers volets. La trilogie a connu un immense succès public à sa sortie au japon avec sa représentation spectaculaire et mythique d’une époque lointaine.

La trilogie Musashi est de nouveau disponible en version restaurée pour une vraie expérience de cinéma nippone.

Suppléments:

LA TRILOGIE MUSASHI OU L’ÂGE D’OR DU CINÉMA JAPONAIS (VF)

LA CONSTRUCTION D’UN MYTHE (VF)

Après la pluie, très joli conte amérindien (Père Castor)

Après la pluie, très joli conte amérindien (Père Castor)

Gwendoline Raisson écrit un très joli conte : Après la pluie. Cet album, publié au Père Castor, est magnifiquement illustré par Olivier Latyk. Il sort aujourd’hui !

Il s’agit en fait d’un conte amérindien. Un écureuil, un castor, un coyote, un caribou et une petite souris se plaignent d’avoir froid et de ne pas voir le soleil. Puis la neige arriva, cachant toute nourriture possible. Comment survivre sans manger ?
C’est alors que l’écureuil fit un drôle de rêve. Et si c’était l’ours qui avait volé le soleil ?
Ils ne pensèrent plus qu’à récupérer ce soleil qui leur était si indispensable !

Mais aucun d’eux n’imaginait les conséquences de leur acte sur les dérèglements climatiques !

Après la pluie, un bien joli conte qui initie le jeune lecteur à l’importance des saisons et aux premières notions de dérèglements climatiques !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 13 octobre 2021
Auteur : Gwendoline Raisson
Illustrateur : Olivier Latyk
Editeur : Père Castor
Prix : 13,50 €

A LIRE