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La chanteuse et compositrice Jack Lena révèle son premier EP très folk, In the Attic

In The Attic est sorti le 6 octobre dernier, le clip du titre Planétarium est disponible pour découvrir cette jeune chanteuse , à l’histoire musicale déjà longue.

Un univers à découvrir

Jack Lena a débuté son histoire par une tentative d’apprentissage du piano, quelque peu écourtée faute d’atomes crochus suffisants. C’est avec la découverte d’une guitare électrique à 15 ans reçue lors d’un concours organisé par une radio française que le déclic s’est produit. Guitare, chant, la combinaison était gagnante. Ont suivi plusieurs projets aux styles très différents, synthwave, pop, trip-hop, de quoi creuser son univers et trouver sa voie. La chanteuse et guitariste s’est exercée en reprenant d’abord des classiques pour finir par travailler sur des compositions Folk. Jusqu’à enregistrer le morceau Sofia avec l’envie de proposer un premier EP. In the attic renvoie aux souvenirs d’enfance avec ce grenier rempli de malles et d’objets inconnus, de photos, de grimoires. Les chansons renvoient à l’enfance perdue et aux rêves que l’on voudrait réaliser. L’EP a été enregistré au Studio D.N.I à Combs-la-ville avec Cédric, chargé de l’enregistrement, de l’arrangement, du mixage et du mastering de l’EP. Yannis est derrière les futs et Jessy, sa professeure de chant l’a aidé en la coachant vocalement lors des enregistrements. Pour finaliser le financement du projet, Jack Lena a eu recours au financement participatif afin de mener à bien son projet. Parmi tous les morceaux, Planétarium recèle d’une vrai aura hypnotisante avec son chant plein d’intensité. Leaves of Remembrance fait entendre une guitare légère pour une ballade toute en profondeur. Spirit of the attic part dans de jolis aigus pour un beau moment de rêverie. Sofia marque l’auditeur par sa légèreté toute en douceur.

Le Ep offre un beau moment de musique au féminin, entre langueur et intensité. La voix, la guitare et les instruments produisent un effet enjôleur à écouter au plus vite.

Deux cuvées Pinot noir 2020 de Jean-Louis Denois à découvrir!

2 Pinot Noir 2020 de Jean-Louis Denois sont présents chez les cavistes en France et en Europe. Des vins à prix attractifs à la vraie qualité. C’est parti pour la dégustation.

Pinot Noir cuvée Village 2020, Les Hauts de Magrie

Ce vin est le résultat d’un assemblage de Pinots Noirs de plusieurs parcelles d’altitude des hauts de Magrie et de Roquetaillade vinifiées, séparément en petites cuves ouvertes. Le terroir est argilo-calcaire à forte dominante argileuse.
Les vendanges sont manuelles par tri avec égrappage pour partie, pré macération à froid et sans SO2 et une cuvaison douce en infusion sans pigeage pour ne pas trop extraire de tanins. Le pressurage est doux puis un élevage de 6 mois est réalisé sur lies fines en fût de plusieurs vins. Suite à toutes ces phases, un élevage complémentaire d’un an en bouteille est réalisé. A l’œil, la robe est rubis pourpre, brillante. Le nez est fin, frais, gourmand avec une note florale pivoine, fruits rouges cerise griotte, raisin et pêche de vigne, thym-laurier. La bouche est fraîche et gourmande, fruitée et harmonieuse jusque dans la jolie
longueur, à noter des arômes de fève de cacao en finale. Pour déguster ce vin idéalement, il ne faut pas hésiter à se diriger avec une tarte à la tomate, une terrine de lapin, un tataki de thon, des grillades de bœuf, du poulet rôti et du brie. Le vin est distribué chez des cavistes en France et en Europe. Avec un prix moyen de vente ttc de 12 euros, c’est une très belle surprise.

Pinot Noir Grand Vin 2020

Constitué de cépage Pinot d’un second tri composé d’une sélection des plus beaux raisins et issu du vignoble de Magrie et
Roquetaillade en Haute Vallée de l’Aude, ce vin est issu d’un terroir argilo-calcaire à forte dominante argileuse. Les vendanges sont manuelles et l’égrappage est soigné sans foulage pour partie alterné de couches de raisins entiers avec les rafles. La pré macération est réalisée à froid avec une cuvaison douce en infusion sans sulfites et sans pigeage pour ne pas
trop extraire de tanins. Le pressurage et le débourbage se font toujours sans SO2 avant une mise en fûts de 225 l de 2 vins (pas de neufs). L’ajout de sulfites est très modéré en fin d’hiver et avant la mise en bouteilles, un élevage complémentaire d’un an est réalisé en bouteilles. A l’œil, la robe est dense, couleur rubis à nuance pourpre. Le nez est intense, minéral, mûr et frais, fruité raisin-fraise-framboise. La bouche est ample, fraîche et fondue, fruitée figue-cerise, des tanins sont présents, souples et veloutés avec une jolie longueur. Pour accompagner harmonieusement ce vin, choisissez une salade aux gésiers confits, une épaule d’agneau aux herbes, du chevreuil, une côte de bœuf et du saint-nectaire. Distribué chez les cavistes en France et en Europe, son prix moyen de vente TTC est de 18 euros pour un excellent moment de dégustation.

Publireportage:

Champenois, fils et petit-fils de vignerons depuis six générations dans un premier cru de la vallée de la Marne, Jean-Louis Denois exploite 30 hectares à Roquetaillade, Magrie et Fa près de Limoux en Haute Vallée de l’Aude, au sud de Limoux. Ce vignoble d’altitude, au pied des Pyrénées, le plus haut du Languedoc, est niché dans l’ouest Audois, aux portes de l’Ariège, très
loin de la mer et des plaines gorgées de soleil. Les vins Jean Louis Denois se sont placés rapidement parmi les plus originaux du Languedoc grâce à sa maîtrise et à son inspiration permanente, depuis ses études en Bourgogne : le terroir !Ici, depuis plus de 30 ans, il s’attache à extraire ses Pinots Noirs de plus en plus en douceur et désormais presque sans intervention, à révéler les terroirs complexes et le climat frais de cette Haute Vallée de l’Aude, avec cette note personnelle qui conjugue finesse, équilibre et élégance. Les vignes sont cultivées en BIO depuis le millésime 2009, après un passage en Biodynamie,

Regarde dans la montagne, un très bel album pour tout-petit (Nathan)

Regarde dans la montagne, un très bel album pour tout-petit (Nathan)

Les Editions Nathan sortent un très bel album pour les tout jeunes lecteurs : Regarde dans la montagne. Nathalie Choux transforme chaque double page en tableau ! Elle a suivi l’école des Arts Appliqués et les Arts Décoratifs de Paris. Et cela se ressent à chaque page de ce très bel album. Regarde dans la montagne, notre coup de coeur !

Tour à tour, le jeune lecteur va découvrir l’environnement de la montagne, avec ses montagnes enneigées, recouvertes d’aluminium. C’est l’été, la marmotte se réveille. Puis, ce sera au tour des petits ours bruns, au milieu des fleurs de montagne. Les détails de certains coloriages sont un peu en relief ce qui va permettre au tout-petit de toucher son livre. Et d’apprécier les nombreux détails, en feutrine, ou en relief, si fins et si beaux.

Les chamois, se mettent à sauter, puis, c’est au tour des louveteaux, la nature prend vie dans des paysages magnifiques.

L’hiver arrive, la neige aussi ! Alors, la marmotte va se coucher jusqu’à l’année prochaine !

Regarde dans la montagne, une belle idée de cadeau de naissance !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 2021
Auteur : Nathalie Choux
Illustrateur : Nathalie Choux
Editeur : Nathan
Prix : 14,50 €

La galerie Roger Viollet propose une dépaysante exposition L’Orient en grand jusqu’au 8 janvier 2022

La galerie parisienne Roger Viollet, nichée entre la Seine et le quartier de l’Odéon, propose une exposition l’Orient en Grand avec une cinquantaine de clichés réalisés dans le Maghreb en 1900, entre Maroc, Algérie, Tunisie et Egypte. L’épopée photographique est retranscrite au format panoramique pour des images issues des studios Léon et Lévy à la netteté époustouflante.

Une époque ravivée en photo

Il faut imaginer des caravanes remplies de matériel photographique suivre des routes approximatives pour en tirer des clichés sur plaques de verre d’environ 42 cm sur 16 cm. Matériel fragile, brinqueballé avec les moyens du bord, pour immortaliser des paysages, des visages et des cultures remontant à l’époque coloniale. Les paysages sauvages du Sahara côtoient les oasis, les marchés traditionnels sont voisins de grandes avenues construites par les colons avec des bâtiments de type haussmannien. La mode orientaliste du début du 20e siècle a motivé les opérateurs de l’agence Léon et Lévy pour parcourir l’Afrique du Nord munis de leurs chambres aux plaques photographiques et en tirer des centaines de clichés. Certains d’entre eux sont exposés pour un parcours fascinant. Les photographes ont immortalisé en panoramique des Touaregs en train de prier dans le désert, des marchés remplis d’une foule autochtone et bien sûr le joyau de l’Egypte, les pyramides et le sphinx bien seuls sans aucun touriste pour les visiter. Les images étaient à l’époque destinées à être vendues sous forme de cartes postales achetées par un public séduit par ces paysages venus d’ailleurs, en noir et blanc mais avec une forte impression de soleil. L’agence Roger Viollet a acquis en 1970 tout le fonds des clichés Léon et Lévy avec des archives constituées entre 1864 à 1917. L’exposition montre les clichés produits sur base de négatifs sur plaques de verre conservés à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris.

L’exposition est à l’agence Roger Viollet avec des tirages modernes, pour beaucoup jamais encore produits à partir des plaques de verre originales. Les détails sont somptueux, l’impression de découvrir une autre époque est saisissante, une visite à ne pas manquer!

Le porteur d’histoire, la géniale pièce d’Alexis Michalik de retour au Théâtre des Beliers parisiens

Le porteur d’histoire avait commencé sa triomphale carrière au Studio des Champs Elysées, il est de retour au Théâtre des Béliers Parisiens avec toujours le même esprit aventurier. Une troupe de comédiens et comédiennes interprètent la galerie de personnages en alternance pour rendre compte de la prodigalité de l’auteur dans une histoire mélangeant fiction et références historiques. Le spectacle est un voyage passionnant dans le temps et de l’espace qui fait chavirer l’imagination.

Un tour de force théâtral

Un automobiliste se perd dans les Ardennes en cherchant à rejoindre le village de son père décédé. L’histoire débute en 1988 pour s’étirer dans l’avenir et le passé au fur et à mesure des histoires racontées par un narrateur débarqué en Algérie chez une femme et sa fille. L’homme raconte une histoire, puis une autre, puis encore une autre, pour finalement narrer les tribulations d’une famille disparue depuis la révolution, les Saxe de Bourville. Difficile de résumer la profusion de références, d’Alexandre Dumas jusqu’aux croisades en passant par Eugène Delacroix. L’objectif final des multitudes d’intrigues racontées semble la recherche d’un mystérieux trésor enterré… dans les Ardennes. Les 3 comédiens et 2 comédiennes présents sur scènes endossent une large panoplie de rôles avec une facilité déconcertante, le naturel semble la règle, la fluidité est de mise, la pièce parcourt l’histoire dans les grandes largeurs, de l’Antiquité jusqu’aux âges contemporains, Alexis Michalik échafaude un récit plongé dans la grande histoire et ses nombreuses arcanes jusqu’à fasciner la nombreuse audience. Des dizaines de personnages s’accumulent sur scène, le foisonnement est incessant, ça n’arrête jamais, jusqu’à devenir palpitant et passionnant. A l’arrivée dans la salle, les spectateurs peuvent remarquer un portant rempli de costumes, ce seront les attributs de la petite troupe dans l’exercice de leur art vertigineux. La manière qu’a Michalik d’intégrer son récit dans la grande histoire fait tourner la tête, tout n’est que fiction mais pourtant chacun ne demande qu’à y croire. Il y a du Umberto Eco dans cette sagacité prodigieuse, l’entrecroisement des personnages et des récits se fait sans temps mort et avec toujours la même crédibilité.

Le rythme de la pièce ne faiblit jamais durant 1h30 qui passent sans s’en rendre compte. Ce porteur d’histoires est d’une profondeur insondable, de quoi ravir les érudits autant que les fans de contes historiques et fantastiques. Une gageur!

Synopsis: Le Porteur d’Histoire est une chasse au trésor littéraire créée et mise en scène par Alexis Michalik (l’auteur des succès Edmond, Une histoire d’amour, Le cercle des illusionnistes, Intramuros). Par une nuit pluvieuse, au fin fond des Ardennes, Martin Martin doit enterrer son père. Il est alors loin d’imaginer que la découverte d’un carnet manuscrit va l’entraîner dans une quête à travers l’Histoire et les continents. Quinze ans plus tard, au cœur du désert algérien, une mère et sa fille disparaissent mystérieusement…

Andrea Ponti sort son premier single Il était temps

La parisienne Andrea Ponti débute sa carrière musicale tardivement avec un premier single au clip déjà vu plus de 50 000 fois sur Youtube. Elle a franchi le pas pour une deuxième vie car elle ne voulait pas sacrifier ses rêves, la musique est sa passion et elle le prouve avec ce joli morceau.

La musique avant tout

La chanteuse aurait pu débuter sa carrière au sortir de l’adolescence, elle a alors refusé mais elle rattrape le temps perdu avec la décision de se lancer. Aidée de sa famille, satisfaite de sa première vie professionnelle, elle se lance enfin et c’est le manager Didier Zerath qui l’a repéré en mars 2020 sur les réseaux sociaux en mars 2020, en plein confinement. Elle poste à l’époque des reprises de chansons connues faites maison dans son coin. 1 an plus tard, elle enregistre 3 titres en studio écrits par François Welgryn (Johnny et David Hallyday, Céline Dion, Amel Bent, Amir) et composés par William Rousseau (Céline DionFlorent PagnyChristophe Willem). Il était temps est disponible depuis la fin de l’été. Issue d’une famille de mélomanes, la chanteuse a longtemps écouté les musiques que ses parents écoutaient Julio Iglesias, Mike Brant, Boney M. Enfant des années 80, elle a été bercée par les tubes de cette époque, Jean-Jacques Goldman, Michael Jackson, Lionel Richie, Sting, Freddy Mercury. Elle a même participé à un garage band avec des amis musiciens pour participer à des fêtes de la musique et à des spectacles annuels de jeunes talents. Mais elle se lance dans des études de psychologie, un mariage et une belle vie de famille avec 3 enfants. C’est à l’été 2018 que sa passion pour la musique sr fait plus prégnante, la prise de conscience est si forte qu’elle ne peut résister à la tentation de revenir vers ses premiers amours musicaux. Elle est décidée à oser, c’est un ravissement, la confirmation de ce qu’elle a toujours voulu faire. Un rêve s’est réalisé.

C’est peut-être le début d’une nouvelle vie et d’une carrière prometteuse pour Andrea Ponti. Son histoire est fascinante, réaliser son rêve, quoi de plus beau. Alors bonne chance à elle et écoutez son single Il était temps.

[BD] Commando Barbare, tome 1 par Joann Sfar et Nicolas Keramidas (Glénat)

[BD] Commando Barbare, tome 1 par Joann Sfar et Nicolas Keramidas (Glénat)

Nouvelle création de Joann Sfar et Nicolas Keramidas, Commando Barbare pose sa première pierre (ou pavé) avec Burrato le Vertueux. Un premier album à l’univers aussi décalé que déjanté où l’esprit et la structure des jeux de rôle sont omniprésents. Un genre à part, façon heroic fantasy mais avec vraiment beaucoup de fantaisies alors ! 

Au Royaume paisible de Gerçure d’orteil, qui n’a plus connu de guerre – ni de crime – depuis 83 ans, le nain Ritalien Burrato est accusé injustement d’un crime qu’il n’a pas commis. Et il va tout faire pour tenter de le prouver. A commencer par s’évader à la première occasion. Son but : retrouver le véritable coupable, son cousin Mozzarello...

Un voyage ponctué de rencontres et de figures qui font tout le charme de ce genre de récits (gobleins, orcs, elfes…) à travers lequel Burrato va gagner en pouvoirs et nous surprendre en loufoqueries ! Pensé comme un jeu vidéo, le scénario cultive un goût certain pour l’humour et le ton décalé. Tout comme le dessin décomplexé de Keramidas qui se joue des caricatures et offre une identité forte à ce Commando Barbare

Un album étonnant et curieux, peut-être déconcertant même ! 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Nous sommes en l’An 83 de l’ère du Bien et la paix règne en maître dans le paisible royaume de Litvakie. Malheureusement, alors que la sérénité semblait s’y être définitivement installée, un crime a été commis, de l’or a été volé… Burrato, nain Ritalien de son état, a été accusé du larcin. Horrifié de voir son honneur ainsi souillé, il s’échappe de son procès pour retrouver Mozzarello, son cousin et véritable coupable. Pour cela, il s’aventure au cœur de territoires oubliés et fait la rencontre de ses futurs coéquipiers, bras-cassés, la plupart déclassés du système, tous paumés… Ensemble, ils réaliseront qu’un événement – plus terrible encore que les problématiques juridiques de Burrato – est en train de se préparer… L’Empire du Chaos se refait une santé.

Commando Barbare est le projet de deux auteurs chevronnés dans un univers d’heroic fantasy drôle et attachant. C’est aussi un récit complexe qui, à la manière d’un jeu de rôle, se place au cœur d’une cosmologie cohérente. En fin d’ouvrage, retrouvez d’ailleurs un dossier complet consacré au folklore (chansons, cartes…) de l’univers Commando Barbare. Et, en parallèle de sa sortie, prolongez l’immersion avec le jeu de rôle et le roman illustré.

Date de parution : le 15 septembre 2021
Auteurs
: Joann Sfar et Nicolas Keramidas
Genre : Action, Aventure, Humour, Heroic Fantasy
Editeur : Glénat
Prix : 19,95 € (128 pages)
Acheter sur : BDFugue

La BD Gustave Eiffel, le géant du fer ressort le 15 octobre en version augmentée aux éditions 21g

Les éditions 21g ressortent leur BD Gustave Eiffel, le géant du fer consacrée au génial ingénieur qui a donné à Paris son symbole le plus illustre au moment où le film Eiffel s’apprête à sortir dans les salles avec Romain Duris et Emma Mackey. Les éditions 21g proposent une nouvelle édition enrichie de leur best-seller comme un complément du film. Tous deux racontent raconte la vie mal connue de Gustave Eiffel. A noter qu’un de ses descendants directs, Philippe Coupérie-Eiffel, arrière-arrière petit-fils du bâtisseur, participe à la BD pour un surplus de crédibilité et de réalisme.

Une vie passionnante sous le signe du fer

Le scénariste Eddy Simon a déjà participé à de nombreuses BD comme Namasté, Le Roi Pelé, Rodin-Fugit Amor, D’un Renoir à l’autre, Violette Nozières et il démontre une fois de plus son art de la narration bien ficelée. Pour l’accompagner, Joël Alessandra multiplie les aquarelles de toute beauté comme dans Errance en Mer Rouge, Petit-fils d’Algérie et Lady Whisky. La BD sur Gustave Eiffel s’inscrit dans le contexte haut en couleur de la Belle Époque. L’album a obtenu le Grand Prix Histoire de Paris en 2017, preuve de son réalisme et de sa crédibilité pour raconter l’histoire d’un homme volontaire et exigeant pour mener ses projets à bien. La charpente d’acier de la Statue de la liberté, le viaduc de Garabit et tant d’autres gares et ponts sont son oeuvre, en France, en Europe et dans le monde. La BD permet de savoir qui était vraiment ce visionnaire, lui qui devint riche grâce à la Tour Eiffel en assumant tous les risques liés à sa construction. Sa vie fut un combat de chaque instant car il révolutionnait les techniques de construction. Il a été impliqué dans le scandale de Panama, reflet des polémiques qui ont émaillé sa carrière.

Cette nouvelle édition augmentée, sous couverture cartonnée, sera disponible le 15 octobre 2021 dans toutes les bonnes librairies, Un cadeau idéal pour les fêtes de fin d’année.

Editeur: 21g

Auteur: Joel Alessandra, Eddy Simon, Philippe Coupérie-Eiffel

Nombre de pages / Prix: 17 euros

BD Comme une comète aux éditions La Boite à Bulles, une BD témoignage sur les difficultés d’une jeune mère, sortie le 6 octobre

Comme une comète aborde plusieurs thèmes qui parleront plus particulièrement aux parents, présents et futurs. Une future mère évoque sa grossesse, l’accouchement et la vie de son petit garçon diagnostiqué albinos. L’auteure parle sans filtres et sans honte, et pourquoi en avoir tant le sujet éminemment personnel lui appartient à elle et à elle seule. A une époque où il est préférable de ne pas parler de certaines choses, sa démarche est admirable, rien que pour ça il ne faut pas hésiter à lire les 264 pages de cette BD fouillées, drôle et sincère.

Une BD pour adultes touchante et sincère

La BD s’organiser grosso modo en 3 grandes sections. Dans la première, la future mère découvre les difficultés liées à l’accouchement. Avec une évidence assez vite mise en exergue, les futurs parents doivent absolument suivre les cours de préparation à l’accouchement et poser toutes les questions qui leur passent par l’esprit. Car Amandine se trouve vite désemparées face aux douleurs, au manque de sommeil et aux réactions imprévues de son petit Max. Témoignage personnel, j’ai suivi tous les cours et je ne peux que souligner l’importance de cette démarche pour éviter les surprises et les nœuds au cerveau. Dans la deuxième section, le bébé est là, avec tous les changements inhérents à l’arrivée d’un petit être qui prend tant de place. L’auteur ne cache rien, du ras le bol à l’autarcie et l’implication insuffisante du Papa. Là aussi, ce passage parlera à beaucoup, les levers la nuit, la difficulté liée à l’allaitement et la sensation de ne pas être suffisamment épaulée. Surtout que les parents sont informés, trop tardivement selon eux, que leur petit Max est albinos. L’auteur éclaire sur les désagréments de cet état traité comme un handicap du fait des problèmes de peur, de vue et de différence. Les parents aiment encore plus leur petit bout de chou mais la situation demande des rendez-vous spéciaux de suivi, ce qui ne facilite pas plus leur quotidien compliqué entre travail, famille et moments de couple. La troisième section montre l’enfant qui grandit, le lien fusionnel avec sa maman et une existence qui reprend son cours, malgré tout. Amandine raconte des petites scénettes sur toutes les premières fois, première blessure, première discussion sur son albinisme, c’est touchant et réconfortant de voir cette mère tout expliquer à son fils avec patience et application. Et comme les dessins sont clairs et eut l’histoire fait découvrir les différentes étapes d’une vie de mère, la lecture est des plus passionnantes!

La BD est extrêmement touchante quand l’auteure évoque son fils et tout l’amour qu’elle a pour lui. De quoi comprendre que même difficile par moments, la vie de mère est extrêmement gratifiante !

Synopsis: Amandine est graphiste, et dans sa vie professionnelle comme privée, tout doit être parfait. Entre le boulot et l’écriture d’un roman, elle n’a pas le temps de se préparer à l’arrivée de son futur enfant. D’ailleurs, elle n’a qu’une hâte : que sa grossesse vienne à son terme !

Quand la délivrance arrive enfin, Amandine se retrouve vite désemparée. « Une comète s’est écrasée sur ma vie. » Elle vit très mal son post-partum, peinant à trouver sa place, ses repères et culpabilisant de cet état de fait… Et puis, alors que les choses semblent s’apaiser, le verdict tombe : Max, son fils, est atteint d’albinisme.

C’est un choc pour la jeune mère, qui voit ses rêves d’avenir chamboulés. Forcée de repenser sa vision de la vie, Amandine devra faire preuve de courage, de résilience et d’inventivité pour élever Max et lui faire découvrir le monde qui l’entoure. Petit à petit, mère et fils apprendront à vivre avec ce handicap.

Au travers de ce roman (autobio)graphique riche en émotions et d’une grande délicatesse, Aurélie Crop a voulu partager son expérience pour avertir les futurs mamans des moments difficiles, voire violents, des moments de solitude et de honte qu’elles pourraient traverser pour devenir mère.

Editeur: La Boite à bulles

Auteur: Aurélie Crop

Nombre de pages / Prix: 272 pages / 27 euros

La Planète Terre, cahier d’activités (Editions Usborne)

La Planète Terre, cahier d’activités (Editions Usborne)

Les Editions Usborne rendent cultivés nos petits ! Toujours sous la forme de jeux. Cette fois-ci, les Editions Usborne publient La Planète Terre, un cahier d’activités pour mieux connaître notre Planète, et mieux la respecter.

Les jeunes lecteurs vont voyager à travers le Monde : passer des déserts aux montagnes, en passant par des chutes et des lacs fantastiques. Comprendre les grandes migrations, les différences de climat, les pôles glacés, les étoiles, mais aussi la ceinture de feu ou la grande barrière de corail… Ou encore les éléphants jardiniers et même les îles des tortues !

Tout sous forme de jeux, de parcours, de devinettes, de dessins…

Ce cahier s’adresse aux enfants qui savent déjà bien lire ou alors accompagnés d’un adulte.

Un seul message tout au long de ce cahier La Planète Terre : la découverte de notre Planète et l’importance de ses richesses. Le lecteur sera sensibilisé pour respecter notre Planète et faire les bons gestes pour la sauver. Un cahier citoyen !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 30 septembre 2020
Auteur : Collectif
Illustrateur : Collectif

Editeur : Usborne
Prix : 10 €

Pauline Croze, le très attendu nouvel album Après les heures grises sort le 8 octobre

Beaucoup se souviennent de son titre le plus connu, t’es Beau sorti en 2004. Pauline Croze est de retour avec un nouveau disque à la pochette illustrée par Joann Sfar. Elle reste fidèle à une chanson française intimiste, comme susurrée du bout des lèvres, pour toucher le cœur avant tout et générer des beaux sentiments.

Une chanteuse française trop rare enfin de retour

La carrière de Pauline Croze a véritablement débuté en 2003 avec son concert aux Transmusicales de Rennes où elle a pu défendre les titres de son premier disque arrangé par Edith Fambuena du groupe Les Valentins. Elle avait pu se produire en première partie de nombreux artistes comme Miossec, M, Bernard Lavilliers ou Lhasa. C’est aujourd’hui le sixième album qui sort, avec du retard évidemment, après la période de restrictions sanitaires que chacun a pu connaitre. L’album contient le titre Solution, co-écrit avec Anne Claverie, avec la chanteuse enregistrée dans… une armoire en bois. La recherche du bonheur reste une thématique qui lui tient à cœur, thème tellement d’actualité aujourd’hui. L’auteure-compositrice-interprète et guitariste a fondé son propre label pour gagner en liberté, lui permettant ainsi de travailler avec des réalisateurs différents pour un même disque. Pour ce disque, elle a notamment travaillé avec Nk.F (Damso, Orelsan), Romain Guerret (Aline, Alex Rossi), Charlie Trimbur (Eddy de Pretto) et Pierrick Devin (Phoenix, Lomepal). Autre titre phare, le titre Kim a été composé avec Romain Guerret en hommage au bien connu dictateur nord coréen dans un clip réalisé par Anne Horel. Pauline Croze aime à écrire seul ou à 2 selon les intentions et le contexte. La pop est toujours là, avec des sonorités urbaines très actuelles et des rythmes chaloupés qui rappellent son récent album Bossa nova. Les textes sont travaillés pour aboutir au résultat recherché.

Après les heures grises est prévu pour le 8 octobre chez Argentic / Capitol et des concerts sont prévus pour la saison 21-22, avec une date parisienne aux Etoiles le 17 novembre 2021.

[BD] Amore, album pluriel de Zidrou et Merveille (Delcourt)

[BD] Amore, album pluriel de Zidrou et Merveille (Delcourt)

Comme une escale romantique au coeur de l’Italie, Zidrou et David Merveille nous emmènent à travers cet album composite autour de petites histoires d’amour. De l’amour et tout ce qui peut graviter autour avec autant de passion… que de trahisons.

Amore est un très bel ouvrage qui capte l’oeil par la qualité de l’univers hautement graphique de David Merveille. Ce dernier met avec virtuosité les mots de Zidrou en images dans une valse qui nous portent sous ce soleil italien.

Un album original, comme une invitation au voyage.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Séduction, tentation, passion, séparation… réchauffés par le soleil de l’Italie, Zidrou et David Merveille composent une superbe symphonie amoureuse en 9 mouvements. On ne présente plus Zidrou, il a ce pouvoir, rare, de provoquer des émotions, de remuer vos sentiments… Avec Amore, il a cousu sur mesure pour son dessinateur épris de culture italienne, une de ses plus belles oeuvres. Qu’elles finissent mal, qu’elles finissent bien, impossible de rester de marbre devant ces histoires d’amour portées par l’immense talent pictural de David Merveille.

Date de parution : le 15 septembre 2021
Auteurs
: Zidrou (scénario) et David Merveille (dessin)
Genre : Romance, Roman graphique, nouvelles
Editeur : Delcourt
Prix : 19,99 € (128 pages)
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[BD] Le jour où j’ai rencontré Ben Laden, tome 1 : docu de Jérémie Dres (Delcourt)

[BD] Le jour où j’ai rencontré Ben Laden, tome 1 : docu de Jérémie Dres (Delcourt)

Résultats d’entretiens réalisés par Jérémie Dres auprès de Mourad et Nizar, Le Jour où j’ai rencontré Ben Laden est un album docu qui raconte comment deux jeunes la cité des Minguettes, à Vénissieux, ont basculé dans le terrorisme international sans vraiment en être conscients, embarquant en 2001 pour l’Afghanistan…

L’un a la réputation d’un caïd, l’autre est plutôt réservé mais sympathique. Tous deux vont se retrouver dans un engrenage jusqu’aux camps d’entrainement où ils croiseront la route d’un certain Ben Laden. Un album saisissant qui montre à quel point il était facile, déjà en 2001, de basculer dans le côté obscur. Car Mourad et Nazir font figure de pionniers malheureux d’un système qui aura ensuite explosé sous l’égide de l’Etat Islamique et de ses combattants partis en Syrie…

Le travail de Jérémie Dres, construit autour des témoignages des principaux protagonistes ne peut qu’être salué. Gageons que ce genre d’album pourra aider certains à mieux comprendre comment les choses peuvent déraper, ou prévenir ceux qui pourraient y venir. Un premier tome aussi riche qu’instructif. A découvrir.

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Deux jeunes de Vénissieux partent en 2001 pour l’Afghanistan et se retrouvent dans un camp d’entraînement d’Al-Qaïda. Ils y rencontreront Oussama Ben Laden. Mais les attentats du 11 septembre vont contrarier leurs plans.
Nizar Sassi et Mourad Benchelalli, bloqués à Jalalabad sous les bombardements américains, fuient avec d’autres combattants dans les montagnes de Tora Bora. Alors qu’ils rejoignent le Pakistan, ils sont vendus à l’armée pakistanaise qui les remet aux Américains puis envoyés à Guantanamo. De retour en France, ils passent un an à Fleury pour suspicion de terrorisme.

Date de parution : le 25 août 2021
Auteurs
: Jérémie Dres
Genre : Documentaire
Editeur : Delcourt
Prix : 24,95 € (192 pages)
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Tour de France des Vins pour les desserts et des Bulles

Comme chaque année, comme en ce début d’année 2021, un tour de France des vins pour les desserts et des bulles permet de découvrir de nouvelles cuvées de qualité. Du vin blanc, des bulles et du rosé, le panorama est vaste, parfait pour quelques achats de fin d’année.

Vidal Fleury Crozes Hermitage blanc 2019

Composé des cépages Marsanne pour 95 % et Roussanne pour 5 %, ce Vidal-Fleury Crozes-Hermitage blanc 2019 est une excellente cuvée. Avec sa robe or pâle à reflets dorés, il est très ragoutant à l’œil. Le nez est frais, floral, croquant, fruité poire-citron et minéral. La bouche est fraîche et saline, fruitée pêche jusque avec une longue persistance, une note estragon, grillée et amande fraîche. Le vin est distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR. Le vin se déguste de préférence avec un dessert, de type tarte tatin. Le prix TTC départ cave est de 14,15 euros, un excellent rapport qualité prix pour un vin blanc à découvrir.

Domaine Vendange Crémant de Savoie Brut

Ce Crémant de Savoir Brut du Domaine Vendange se compose des cépages Jacquère, Altesse et Chardonnay. A l’œil, la bulle est très fine, signe de qualité et la robe or pâle est limpide et brillante. Le nez fait ressentir des touches de fleurs blanches avec un fruité agrumes (pamplemousse) et pêche blanche. La bouche ample et fraîche, avec une belle minéralité en finale. Pour déguster ce crémant, préférez-le en apéritif, avec des noix de Saint-Jacques, un tartare de poisson, un risotto ou des viandes blanches. Distribué en vente directe, chez les cavistes ou en CHR, le vin a un prix indicatif TTC départ cave de 9,50 euros, un très bon prix pour un excellent crémant.

Charles Jumert Cave de la Berthelotière : Méthode Traditionnelle – Brut blanc

Ce Méthode Traditionnelle en provenance des coteaux du vendomois est composé des cépages Chenin, Chardonnay et évidemment Pineau d’Aunis. A l’œil, la robe arbore une couleur or pâle à nuance argentée. Le nez est fruité fin, fruits blancs poire-pomme et ananas. La bouche est croquante et fraîche, dominée par la poire, assez longue et acidulée. Le vin accompagne idéalement des crevettes et des poissons grillés. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, le vin est proposé à un prix indicatif TTC départ cave de 6,60 euros, un tarif exceptionnel pour cette qualité.

Les Vignerons du Vendômois : Montgreffier 2015 – Coteaux du Vendômois blanc Moelleux

Ce vin des Coteaux du Vendômois se compose exclusivement de cépage Chenin. A l’œil, la robe est dorée et brillante. Le nez est mûr et frais avec une note florale, citron confit, clémentine-abricot, épicé cardamome-poivre gris. La bouche est gourmande et fraîche, bel équilibre matière-fruit, longue sur le citron. Le vin est parfait pour accompagner du foie gras, une tarte au citron, un gâteau aux amandes ou une galette frangipane. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, le prix indicatif TTC départ cave est de 9,50 euros, un excellent tarif pour une belle surprise à déguster, toujours avec modération.

Domaine Brazilier, Tradition 2020 – AOP Coteaux du Vendômois

Ce vin typique des Coteaux du Vendômois se compose de 100 % de Pineau d’Aunis. A l’œil, sa robe est rose intense et brillante. Le nez est floral lilas, fruité agrumes citron confit, fraise des bois et pêche avec une touche d’amande fraîche. La bouche est fraîche et fruitée, finement épicée jusque dans la longueur avec une note saline en finale. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix TTC départ cave est de 6,00 euros, un excellent tarif pour une superbe surprise en bouche.

Tokyo shaking, un retour brutal et très réaliste sur la catastrophe de Fukushima, disponible en VOD le 7 octobre

Le film Tokyo Shaking est sorti au cinéma le 23 juin 2021 sans avoir eu beaucoup de retentissement. Réalisé par Olivier Peyon, le film place la toujours excellente Karin Viard en pleine quadrature du cercle. Rester fidèle à son poste dans son entreprise ou fuir pour sauver sa famille des effets potentiellement mortels du nuage radioactif engendré par la centrale nucléaire, ce qui paraitrait très simple pour beaucoup ne l’est pas pour cette héroïne longtemps rassurée par ceux qu’elle côtoie. Jusqu’à l’inéluctable.

Une catastrophe si loin si proche

Ceux qui travaillaient en relation avec le Japon à cette époque s’en souviennent. Fukushima a été une catastrophe très mal gérée, autant par les autorités japonaises que par les médias. Le film oscille entre drame personnel et catastrophe aux impacts majeurs pour évoquer l’expérience véridique d’une salariée française à Tokyo. Très impliquée dans sa vie professionnelle, elle reste seule au poste alors que tous ses collègues français sont partis très tôt, y compris son boss complètement crédible qui coupe les cheveux en 4 et la menace de l’attaquer pour abandon de poste si elle part (ce qui est juste hallucinant dans un contexte de catastrophe majeure). Karin Viard interprète une directrice du risque dans une boite d’assurance plongée dans la même tempête que tous les habitants du pays. Obligée de signifier leur licenciement à des collaborateurs pourtant très doués, elle se retrouve à devoir tout gérer pour organiser un rapatriement hypothétique vers l’hexagone… jusqu’à comprendre qu’elle est complètement menée en bateau. Les scènes de panique se succèdent dans un contexte où le total des milliers de mort et de disparus aurait pu être bien plus lourd, surtout quand on constate la lâcheté des entreprises pour sauvegarder leurs collaborateurs. Olivier Peyon est de retour après Latifa, le cœur au combat et Une vie ailleurs pour un portrait de femme, dans la tourmente, situation trop souvent constatée dans la vie réelle, même et surtout en dehors d’un contexte de catastrophe. Le film insiste avec bienveillance sur les différences culturelles entre Japon et France, pas forcément au bénéfice des expatriés de chez nous…

Le film est finalement une charge salvatrice contre le monde de l’entreprise trop souvent dépourvu d’humanité. Comment réagirait-on dans un contexte similaire? Passionnante question dont nous n’avons pas forcément la réponse…

Synopsis: Tokyo, le 11 mars 2011 : un tsunami ravage la côte du Japon, menaçant de détruire la centrale de Fukushima. Alexandra, qui travaille depuis peu pour une banque française à Tokyo, se retrouve au cœur de cette crise. Tiraillée entre les ordres de sa direction et la volonté de protéger sa famille et ses collaborateurs, Alexandra tente de composer avec la situation et se retrouve, presque malgré elle, à défendre une certaine idée de l’honneur.

[BD] Sa Majesté des Ours, t.2 : par Vatine, Cassegrain et Dobbs (Comix Buro)

[BD] Sa Majesté des Ours, t.2 : par Vatine, Cassegrain et Dobbs (Comix Buro)

Ce deuxième album de Sa Majesté des Ours était attendu, le voici tout juste disponible en librairie aujourd’hui. Et autant dire qu’il saura une nouvelle fois combler les lecteurs en quête d’aventure, de suspens et de révélations !

Après un premier album introductif plutôt prometteur, Olivier Vatine et Didier Cassegrain viennent largement étoffer leur scénario et confirmer tout le potentiel de la série. C’est avec plaisir que nous retrouvons donc une pléiade de figures animalières, souvent impressionnantes, toujours superbement mises en images par Dobbs. Sa Majesté des Ours jouit désormais d’un récit plus que solide et réfléchi, qui autorise de multiples rebondissements avec fluidité sans trop en révéler. Car demeurent certains mystères qui s’épaississent au gré des complicités et des trahisons qui guettent nos héros préférés…

Servi par un univers graphique riche et très agréable à parcourir, Sa Majesté des Ours est donc une aventure à suivre de près. On attend déjà la suite avec impatience !

 

Extrait de la BD :

 

Sa Majesté des Ours – Tome 02

Résumé de l’éditeur :

Le piège se resserre. Capturés par un éléphant géant, colosse de pierre soudain éveillé d’un sommeil antique, Nyx, Kodiak et Ifrit sont emmenés au coeur de la jungle. Coincés au creux de sa patte, ils se dirigent vers une destination inconnue. Thélème, Struzzo et Milhius ont observé, impuissants, leurs compagnons se faire emporter et sont bien décidés à les retrouver. Dans le même temps, à Valencyre, la résistance se met d’ores et déjà en place : le coup d’état de Kermodes ne passera pas. Tous les rouages du destin progressent inéluctablement et semblent diriger le monde dans une seule et même direction : celle du drame et du chaos… Sa Majesté des ours nous plonge dans un univers de fantasy léché et complexe. Derrière le masque de l’animal, se dessine le portrait d’une humanité sur le déclin. Une nouvelle saga anthropomorphique et audacieuse sublimée par la griffe de Dobbs, l’instinct d’Olivier Vatine et la patte de Didier Cassegrain.

Date de parution : le 06 octobre 2021
Auteurs
: Olivier Vatine (idée originale), Didier Cassegrain (dessin)
et Dobbs (scénario)
Genre : Heroic Fantasy
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

[BD] Astra Saga, tome 1 : space opera de Philippe Ogaki (Delcourt)

Astra Saga, tome 1 : space opera de Philippe Ogaki (Delcourt)

Voici une jolie couverture aux ornements dorés pour ce nouveau space opera proposé par Philippe Ogaki en tant qu’auteur complet. Astra Saga repose sur tous les ressorts du genre S.-F., où des soldats de l’Empire affrontent des forces extérieures, tous à l’affut d’une cargaison en Or extrêmement convoitée. En quête de pouvoir, un Ase appelé encore Dieu Loki est prêt à tout pour en prendre possession. 

Mêlant les croyances nordiques telles le Ragnarök à ce récit stellaire, Astra Saga nous embarque en compagnie de deux soldats qui se sont retrouvés, enfants, enrôlés dans l’armée impériale. Devenus soldats dragons, ils vont devoir tout faire pour mener à bien leur mission. 

Astra Saga est pavé de bonnes intentions. Les personnages sont plutôt bien développés à travers de multiples flashbacks, mais l’intrigue générale est parfois traitée trop rapidement et ne permet pas toujours d’en saisir tous les tenants et aboutissants. Les scènes d’action sont plurielles et offrent un bon divertissement malgré quelques défauts de lisibilité. Il est en effet parfois difficile d’avoir une bonne lecture des mouvements. Le style graphique est d’ailleurs intéressant quoique peut-être trop numérique à notre goût. 

Le résultat est donc en demi-teinte pour ce premier album encore perfectible.

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Astra Saga, par Philippe Ogaki, est la rencontre entre la science-fiction et la mythologie nordique. Une série de space opera graphiquement ambitieuse et soutenue par un contenu en réalité augmentée encyclopédique.
Un cargo spatial traverse l’espace profond. A son bord une cargaison des plus précieuses qui ne doit surtout pas tomber entre de mauvaises mains car les forces politiques qui régissent la galaxie pourraient changer drastiquement de camps et ainsi le cours de l’histoire. Une escouade de soldats dragons mandatée par l’empire aborde le cargo et perce sa coque épaisse en quête de l’Or Sacré.

Date de parution : le 22 septembre 2021
Auteurs
: Philippe Ogaki
Genre : S.-F., space opera
Editeur : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

Une excellente et désopilante BD Giscard, mon père et moi aux éditions la boite à bulles, sortie le 6 octobre

L’auteur François Bugel retrace le cours de sa vie familiale tragicomique en même tant que l’accession puis la chute de Valéry Giscard d’Estaing. Comme son nom l’indique, Giscard mon père et moi suit le destin politique d’un président de la république, d’un père de famille déboussolé et d’un fils marqué à jamais par le destin des deux cités précédemment. La BD se suit comme un cours d’histoire politique avec une foule de détails et un trajet personnel tourmenté par un géniteur pas tout à fait rationnel. Le récit est fouillé, percutant et donne surtout à réfléchir sur la santé mentale de nos dirigeants.

Une BD sur les illusions de la vie

Quand Giscard perd l’élection présidentielle de 1981, c’est apparemment tout un monde qui s’écroule autour de lui. Porté aux nues toute son enfance par sa mère, appelé aux plus hautes fonctions, il est passé à travers les difficultés gaulliennes puis pompidoliennes pour accéder aux plus hautes fonctions. Le personnage a suffisamment marqué le tout jeune François Bugel pour qu’il rattache ce destin à celui de son père, gérant de magasins de chaussure tombé dans un délire sectaire à tendance mystique. Le président et le père semblent partager le gout pour les marottes inutiles quitte à les couper de la réalité, entrainent des chutes irrémédiables. François passe 20 ans sans voir son père et Giscard a longtemps vécu en marge de l’échiquier politique depuis sa défaite rocambolesque contre François Mitterrand. Le BD retrace notamment le mandat présidentiel de 1974 à 1981, la volonté initiale de libérer la femme, de moderniser la nation et d’être proche des français, avant de tomber dans le ridicule, de subir les coups de boutoir de la 2e crise pétrolière et de succomber sour la crise des diamants. Certains faits historiques semblent tout simplement incroyables, tout autant que la vie insupportable de ce dessinateur alors tout jeune et obligé de supporter un père constamment dans la lune. Le dessin est entre la caricature touchante et le trait acide, les caractères sont trempés et les 192 pages se lisent d’une traite, avec l’envie immédiate de les relire. La BD fait penser aux films de Claude Sautet nichés au cœur de la France des années 70, avide d’espoir mais enfoncée sous la malle d’acier du principe de réalité.

Giscard, mon père et moi est une sorte de psychanalyse d’une époque de tous les possibles, avec ses grands drames et ses illusions dorées. Un excellent moment de lecture à découvrir aux éditions La Boîte à Bulles le 6 octobre.

Synopsis: En 1974, François a 10 ans lorsque Valéry Giscard d’Estaing remporte les élections d’un souffle. À la surprise générale, ce nouveau président élu par les voix de droite poursuit sa campagne – de petit déjeuner avec les éboueurs en dîner chez les Français – bien décidé à séduire désormais le peuple de gauche… Ce désir insatiable de reconnaissance et d’amour (qui conduira Giscard à sa perte), intrigue le jeune François. Il lui rappelle les errances de son père Serge. Éternel insatisfait, ce dernier entraîne sa famille d’est en ouest, au gré de ses frustrations professionnelles. Son manque de confiance chronique le rend perméable à l’influence du premier flatteur venu et à la moindre lubie susceptible d’outiller sa quête d’idéal : pendule, baguette de sourcier, puis communauté régie par un gourou sans scrupule apparaissent progressivement dans le quotidien de François. Tout comme Giscard, Serge ne recule devant aucune forme de ridicule. En 2009, François reçoit des nouvelles de son père, pour la seconde fois depuis 25 ans. De nouveau entre les mains d’un escroc, il s’apprête à tout perdre… Un témoignage poignant, et plein d’humour sur les frustrations affectives familiales qui frappent aussi bien les gens inconnus que les célébrités !

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: François Bugel, Ferenc

Nombre de pages / Prix: 192 pages / 24 euros

James Bond 25, Mourir peut attendre, enfin sur nos écrans

Enfin ! Près de six ans après la sortie de Spectre, qui avait clairement très bien été teasée avec des extraits vidéo qui nous restent encore en tête à l’heure actuelle, le nouveau film de la saga James Bond est enfin sur nos écrans. On peut dire qu’on l’aura attendu celui-là, puisque sa sortie a été décalée plusieurs fois ces derniers mois. À tel point qu’on finissait par se demander si le long-métrage réalisé par Cary Joji Fukunaga allait réellement se dévoiler un jour. Mais cette fois, ça y est, c’est officiel, Mourir peut attendre est bien sorti et il marque un tournant de taille dans la célèbre saga…

Photo par onkelglocke, CC0

Légende : James Bond est de retour dans les salles obscures.

Le dernier film avec Daniel Craig

En un peu plus de 50 ans, 6 acteurs au total se sont succédés pour incarner le célèbre agent 007 au cinéma : Sean Connery, qui serait LE James Bond préféré du grand public, George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et Daniel Craig, en place depuis 2006 et Casino Royale. En cette année 2021, après 15 années de loyaux services et cinq films au total qui ont conquis les critiques autant que le public, le beau blond aux yeux bleus dit au revoir à son célèbre personnage. Pour le moment, les rumeurs fusent quant à savoir qui le remplacera mais rien n’est officialisé ni même acté !

Idris Elba, Tom Hardy, Henry Cavill, René-Jean Page, voilà quelques-uns des noms qui sont évoqués pour le prochain James Bond. Une fois l’euphorie autour de ce dernier volet passée, il sera effectivement temps de s’intéresser à la relève. Mais, pour le moment, concentrons-nous sur Mourir peut attendre, à savoir le 25ème volet de la saga.

Une sortie décalée d’un an mais un public toujours présent

Le retour de l’espion et du bluffeur le plus connu de la planète, qui n’a rien à envier aux plus grands champions de poker de notre monde réel, s’est sérieusement fait attendre ! Initialement, Mourir peut attendre aurait dû sortir au printemps 2020. Mais c’est finalement ce 6 octobre 2021 que le public français a pu découvrir les dernières aventures de Daniel Craig en tant que James Bond. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les spectateurs sont au rendez-vous : ces dernières semaines, les réservations ont explosé, avec des fans de la saga qui veulent s’assurer de découvrir ce nouveau volet aussi vite que possible, afin de savourer le moment et d’éviter les spoilers.

Légende : Dernier acte pour Daniel Craig !

Car il faut dire que l’on sait peu de choses de ce nouveau volet, si ce n’est sa longueur (2h43) et son cast (avec notamment Rami Malek dans le rôle du vilain, le retour de Léa Seydoux en tant qu’intrigue romantique, Ana de Arma dans le rôle de Paloma et Lashana Lynch en tant que nouveau 007 au féminin). On sait aussi que l’intrigue débute juste après celle de Spectre, qui s’était terminé sur l’arrestation de Franz Oberhauser (Christoph Waltz) et le départ de James Bond, plus amoureux que jamais, avec la belle Madeleine Swann. Enfin, grâce à la bande-annonce, on sait que ces nouvelles aventures de l’espion anglais nous mèneront une nouvelle fois dans des décors somptueux, de Matera en Italie à la Jamaïque, en passant par la Norvège et, bien évidemment, Londres.

La presse (plutôt) conquise

Au Royaume-Uni, où le film est déjà sorti depuis quelques jours, les critiques de Mourir peut attendre sont très élogieuses. Clairement, les journalistes sont séduits par la dernière performance de Daniel Craig dans la peau de l’agent secret le plus célèbre du monde et par le scénario notamment écrit par Phoebe Waller-Bridge, à l’origine de l’excellente série Fleabag.  

En France, en revanche, la presse semble un peu plus divisée. Pour certains, la réalisation manque d’originalité. Pour d’autres, l’intrigue est trop plate. Pour d’autres encore, le long-métrage est tout simplement trop long. Dès lors, nombreux sont les journalistes français qui estiment que le cycle incarné par Daniel Craig ne se termine pas comme il l’aurait dû ou comme il l’aurait mérité. Mais, globalement, tous reconnaissent que de belles surprises marquent le film, que les images sont spectaculaires et que l’émotion est au rendez-vous. Alors ne vous attendez peut-être pas à un au revoir parfait de la part de James Bond en mode Daniel Craig, mais préparez-vous à verser quelques larmes. Après tout, c’est un réel adieu qui se joue dans les salles obscures en cet automne 2021 !

7 jours, un manga animé plein de bons sentiments à découvrir le 6 octobre en salles

En VO, 7 jours se nomme Bokura no Nanokakan Sensô, c’est le premier long-métrage pour le cinéma de Yûta Murano, responsable des séries animées Dream Festival, How Not to Summon a Demon Lord et Kakushigoto. Ce film d’animation se veut l’adaptation du roman social d’Osamu Souda sorti au Japon en 1985. Le ton se veut plutôt bienveillant et sentimental, loin de la violence souvent inhérente aux mangas japonais. 7 jours a été sélectionné au Festival d’Annecy 2020 après une sortie en décembre 2019 au Japon.

Un manga classique mais touchant

Les 6 héros de ce film animé choisissent de se rebeller contre l’autorité de l’état ou de leurs parents en fuyant pendant 7 jours. Leur but est d’éviter le déménagement d’une jeune fille qui ne veut pas suivre son père député. Ils se cachent dans une usine désaffectée où se cache également un enfant venu de Thaïlande, cherché par la police et les services de l’immigration. Le film évoque la question de l’immigration avec les aspects humanitaires liés aux réfugiés, ce qui est assez nouveau pour ce type de film. Le film ne quitte jamais un ton bienveillant et rempli de bons sentiments avec une résistance face aux parents que chaque adolescent rêverait d’embrasser. S’ajoute à cela une posture contre un état froid et aveugle dans lequel les jeunes amis ne se reconnaissent pas. Loin d’être des super héros, les personnages sont réunis par un objectif commun malgré leurs différences et le statut de gamin que leur prête les autorités et les médias. Le film dévoile petit à petit les secrets soigneusement cachés par chacun pour des surprises finales qui dévoilent un peu plus leur moi profond et révèle surtout qu’ils sont bien plus tourmentés que ce qu’on pourrait imaginer de prime abord. Une histoire d’amour sert de fil rouge à un film aux dessins classiques qui rappellent tant d’autres dessins animés ou films japonais.

L’innocence et les idéaux sont battus en brèche par cette lutte de 6 adolescents qui tentent de trouver leur place face aux adultes qui les combattent. Un bon moment pour les fans de films d’animation japonais.

Synopsis: La veille des vacances d’été, Mamoru découvre que sa voisine Aya, dont il est secrètement amoureux, va déménager. Il lui propose de fuguer une semaine pour fêter ses 17 ans. Ils se cachent dans une usine désaffectée où ils sont rejoints par leurs amis. Ils découvrent bientôt qu’ils ne sont pas seuls à se cacher là : un jeune réfugié thaïlandais tente d’échapper à la police en attendant de retrouver ses parents. La joyeuse escapade prévue par Mamoru se transforme alors en guerre de 7 jours pour sauver leur protégé.

Une BD pour faire le point sur le mouvement populaire des Gilets jaunes, Mon rond point dans ta gueule aux éditions La Boite à bulles le 6 octobre

Tout le monde a suivi le mouvement des gilets jaunes, de près ou de loin, à la télé, dans les journaux ou dans la rue. La crise sociale a durablement marqué les esprits, la BD de Sandrine Keron propose de faire le point sur les tenants et les aboutissants sociaux, économiques et politiques avec un retour sur les faits, des entretiens et une impression persistante que si les intentions étaient bonnes, le mouvement s’est délité sous le poids des intérêts particuliers et des récupérations partisanes.

Quand l’impossible devient réalité

En novembre 2018 naissait un mouvement jamais vu auparavant. Des individus décidaient de se mobiliser hors des castes politiques pour faire entendre leur voix. Le cout de la vie, les taxes, la difficulté de joindre les deux bouts, les motivations se rejoignaient sous la bannière du changement pour améliorer les conditions de vie devenues difficiles depuis 2008 et la crise des subprimes. Le mouvement de la France d’en bas a d’abord fait sourire les gouvernants, mais pas pour longtemps. Les occupations de rond points ont précédé les grandes manifestations et des affrontements parfois aussi violents que sanglants. La répression a été rude, justifiée pour certains, scandaleuse pour d’autres. L’auteur cherche à éviter la caricature en donnant la parole à ceux qui ont vécu le mouvement en espérant faire bouger les choses. La diversité des profils a toujours ce même point commun, une France laborieuse qui trime sans recevoir les dividendes de ces efforts. La BD aborde aussi la question des mouvements violents qui se sont agrégés au mouvement jusqu’à le dévaloriser aux yeux de la majorité, le menant vers sa banqueroute. Dégradations, voitures brulées et lancers de caillou n’ont pas aidé à la reconnaissance d’un mouvement parti sur des bases populaires saines pour finir dans la dissension et le vacarme cacophonique. Rien n’échappe à une analyse fine et pertinente, non pas partisane mais bienveillante et compréhensive envers le raisons profondes du malaise ayant mené les populations à se rassembler sous le flambeau des gilets jaunes. L’auteur a rencontré beaucoup de gens en Bretagne, un des centres névralgiques de la contestation, terre d’emploi et de labeur.

Mon rond-point dans ta gueule permet de faire le point, à froid, calmement, sur un mouvement qui pourrait avoir des répercussions politiques. La crise du Covid a quelque peu calmé les ardeurs, mais il n’est pas impossible que ses effets se fassent encore ressentir dans un avenir proche, en 2022 par exemple, année d’élections…

Synopsis:

Le 17 novembre 2018, un mouvement non structuré ébranle la France et son gouvernement, l’émanation d’un ras-le-bol collectif qui pousse des centaines de milliers de personnes à protester ensemble contre la vie chère, les inégalités grandissantes, le manque de démocratie… Des groupes de Gilets jaunes campent durablement sur des ronds-points stratégiques, bloquant le pays pour faire entendre leur colère.

Sandrine Kerion était l’une d’entre eux. Afin de mieux rendre la réalité et la complexité de ce mouvement, elle a interrogé plusieurs de ses compagnons de lutte afin de retranscrire leurs témoignages en BD. Sans émettre de jugement sur leur discours, elle les écoute et les laisse s’exprimer, eux qui considèrent s’être tus trop longtemps et ont vu dans ce mouvement de « la France d’en bas » l’occasion de faire bouger les choses. Avec espoir puis, souvent, avec désillusion.

Le projet de l’autrice vise notamment à contrer les représentations – trop souvent caricaturales – des Gilets jaunes dans les média. Ces portraits rendent compte la de diversité des profils de ces personnes mais aussi des combats chers à chacun de ces Gilets jaunes. Une diversité qui faisait sa richesse mais qui a également causé son incapacité à se structurer…

Editeur: La Boite à bulles

Auteur: Sandrine Kerion

Nombre de pages / Editeur: 144 pages / 19 euros

La chanteuse Romy Ryan James dévoile son nouveau titre, Fisherman

Beaucoup de souviennent du titre It’s over dévoilé en juin dernier par Romy Ryan James et chroniqué sur Publik’Art. La chanteuse revient le 5 octobre prochain avec une balade romantique qui semble provenir du fond des mers, Fisherman. La chanteuse raconte les peines d’une Sirène, tout un programme.

Une voix toujours aussi enjoleuse

Toujours beaucoup de sensibilité dans ce morceau doux comme une chanson d’amour. Le chant semble provenir du fond des océans, avec un écho comme amplifié par les mouvements de l’eau. Des voix raisonnent comme des échos marins mêlés à des sonorités doucereuses composées de harpe, violon, violoncelle et piano. La chanson vise à raconter les incompréhensions et le chagrin d’une créature de l’océan en proie à un pêcheur. Prise au piège, elle tombe amoureuse de lui, le début d’une histoire impossible? La chanteuse fait intervenir à la harpe Pauline Amar, au piano Grégoire Letouvet, et au violon et violoncelle Mathias Levy et Lola Malique comme sur le premier titre It’s Over. Le titre a été enregistré en studio à Paris début 2020 par Nicolas Charlier, arrangé par Grégoire Letouvet, à partir d’une composition de Romy Ryan James, pré-arrangée par Etienne Gillet. La chanteuse avait proposé un showcase le 29 mai dernier, la video apparait en cadeau bonux en dessous de l’article pour se rendre mieux compte de la présence de la chanteuse et de sa voix si angélique. De quoi donner envie de découvrir son univers. D’abord tournée vers le cinéma et la photographie, elle se concentre maintenant sur sa carrière de chanteuse. Artiste multidisciplinaire passant du dessin à la photo, du cinéma à la musique, sans oublier la mode de seconde main, elle a plus d’une corde à son arc. Elle pose également des mots sous forme de poèmes et les assemble petit à petit dans un recueil à paraitre… un jour!

Ce deuxième single apparaitra sur le premier EP de la chanteuse, annoncé comme onirique et cinématographique, à paraître fin d’année 2021.

Le château fort, une visite au château (Editions Usborne)

Le château fort, une visite au château (Editions Usborne)

Publik’Art apprécie toujours de vous faire découvrir les nouveautés des Editions Usborne. Car il s’agit d’éveiller l’esprit des enfants, à travers le jeu.

Cette fois-ci, il s’agit du château fort avec un cahier d’activités composés de plus de 280 autocollants, sur une visite au château.

L’enfant va pouvoir restituer des scènes de la vie quotidienne au Moyen-Age, dans un château. Que ce soit dans la cuisine, dans la chambre du seigneur, dans la salle des costumes, ou sur les remparts, il va falloir compléter la double page illustrée, grâce aux autocollants.

Plusieurs renseignements sont donnés à chaque fois : soit sur les instruments de musique de l’époque, soit sur la salle de garde, soit sur les costumes, soit sur la cuisine, soit sur le terrain de joute…

Bref, chaque page est une vraie leçon d’Histoire, sans en avoir l’air !

Le château fort, une visite au château, est un cahier d’activités rempli de belles surprises pour tout lecteur dès 6 ans !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : septembre 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 6,50 €

Le switch au Théâtre Edgar, un très bon moment de vaudeville picaresque

Le Switch au Théâtre Edgar reprend une formule bien connue. Un homme partagé entre sa femme et sa maitresse dans une harmonie quasi parfaite… jusqu’à ce que les deux femmes se rencontrent et échafaudent un plan pour confondre l’impudent. La bonne humeur est constante pendant les 1h20 d’un spectacle débuté le 28 septembre pour 90 représentations exceptionnelles. La pièce se joue tous les jours à 19h, et à 17h30 un dimanche sur 2.

Un vaudeville truculent

Tout l’art des 3 comédiens est de jouer si bien au théâtre que la farce devient à la fois touchante et picaresque. Car le mari/amant interprété par Alexandre Pesle se veut constamment aussi lunaire que crédible, alors que les spectateurs se rendent vite compte qu’il est moins farfelu qu’il en a l’air. Il accumule les mensonges éhontés sans jamais se départir de son sourire bienveillant alors qu’il manoeuvre surtout habilement les deux amoureuses de sa vie. Lorsqu’il explique la différence entre une épouse et une maitresse, la salle pouffe devant tant d’impudence, mais la pire des bêtises devient beaucoup moins cavalière quand elle est prononcée sous le sceau de la bonne foi. Line et Lise tentent d’échanger leurs rôles – le switch du titre – pour confondre le grossier personnage mais la manoeuvre ne l’atteint pas, lui toujours droit dans ses baskets, le sourire aux lèvres. Sous un ton ouvertement léger, la pièce interroge sur ces individus manipulateurs qui parviennent toujours à retomber sur leurs pattes.

Les scénettes font sourire toujours, rire aux éclats parfois, c’est léger mais pas sans discernement tant le décalage entre les deux femmes bafouées et le mari/aimant trop sot pour être honnête sait naviguer sur la mer des tourments hantée par les 2 femmes. Et ça fonctionne pour un bon moment de lâcher-prise au Théâtre Edgar.

Synopsis: Après plus de dix ans, Line et Lise découvrent que Philippe est le mari de l’une et l’amant de l’autre. Elles en parlent toutes les deux dans un réflexe de solidarité féminine, et décident ensemble de lui faire comprendre qu’il n’a plus à choisir puisqu’elles veulent le quitter. Mais avant de se séparer de leur mari et amant, désireuses de découvrir ce qu’il peut bien offrir à l’autre qu’elles n’ont pas, elles décident d’exiger ces faveurs inconnues. Voici Philippe contraint d’effectuer un Switch pour les satisfaire. Mais ce que peut supporter une femme ne convient pas forcément à une maîtresse et les ardeurs consacrées à une maîtresse peuvent devenir un fardeau pour une femme. C’est l’expérience harassante qu’elles vont subir toutes les deux avec la volonté farouche de Philippe de garder l’une et l’autre. Mais cette expérience n’a qu’un temps et après être revenues à la raison, elles décident chacune de reprendre leur place au plus grand soulagement de Philippe qui pense avoir gagné la partie… Sans le savoir il se prépare à des jours difficiles !

Une première exposition Georgia O’Keefe en France somptueuse au Centre Pompidou jusqu’au 6 décembre 2021

L’artiste américaine Georgia O’Keeffe (1887 – 1986) n’avait pas encore eu le droit à une grande rétrospective en France, c’est maintenant chose faite grâce au Centre Pompidou. Avec plus d’une centaine de peintures ainsi que des dessins et des photographies, le parcours à la fois thématique et chronologique permet de plonger dans une oeuvre aux multiples références.

Une plongée dans l’Amérique du XXe siècle

Georgia O’Keefe est considérée comme l’une des plus grandes figures de l’art américain du 20e siècle. Disparue en 1986 à l’âge de 98 ans, elle a marqué de son empreinte de nombreux courants artistiques, depuis le modernisme américain à partir des années 1920, jusqu’à la recherche identitaire qui marque les États-Unis dans les années 1930 et la peinture abstraite hard edge dans les années 1960. Les oeuvres réunies dans cette exceptionnelle exposition proviennent de collections privées et publiques internationales comme le Musée Georgia O’Keeffe de Santa Fe, le MoMA, le Museum de New York, le Whitney Museum of American art, l’Art Institute de Chicago ou le Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid. Le parcours s’étale dans une énorme pièce ouverte pour une trajectoire artistique vertigineuse. L’exposition suit le cheminement d’une artiste passée dans l’immensité des plaines texanes dans les années 1910, plongée dans la variété des paysages américains dans les années 1920 et 1930 depuis l’urbanité new yorkaise jusqu’à la ruralité jusqu’au coup de cœur pour le Nouveau Mexique où elle s’établie après la Seconde Guerre mondiale. L’exposition souligne surtout la relation déterminante avec le photographe Alfred Stieglitz, co-fondateur de la galerie 291 qui l’a sensibilisé aux artistes et mouvements novateurs de l’art moderne européen, comme le montrent les oeuvres d’Auguste Rodin, Henri Matisse, Francis Picabia et Paul Cézanne visibles au Centre Pompidou. L’exposition dévoile certaines des plus grandes oeuvres de Georgia O’Keefe, ses immenses peintures de fleurs, les gratte-ciels de New York, les granges de Lake George et les ossements de bovins qu’elle rapporte de ses promenades dans les déserts indiens.

Motifs végétaux et érotiques s’accumulent dans une exposition où se presse une foule nombreuse. N’hésitez pas à réserver vos billets en avance et à choisir vos horaires pour échapper aux longues files d’attente tant l’évènement majeur proposé par le Centre Pompidou attire ceux qui veulent plonger dans une oeuvre plurielle et pléthorique à découvrir jusqu’au 6 décembre.

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