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[BD] Go West Young Man : oeuvre collective hommage au western (Grand Angle)

[BD] Go West Young Man : oeuvre collective hommage au western (Grand Angle)

Quand l’un des spécialistes du western Tiburce Oger décide de rendre hommage au genre, on peut dire qu’il ne fait pas les choses à moitié. Go West Young Man est un superbe album pluriel réunissant parmi les plus grands noms de la BD tels que Christian Rossi, François Boucq, Patrick Prugne, Hugues Labiano, Michel Rouge, Michel Blanc-Dumont, Félix Meynet, Enrico Marini, Dominique Bertail, Ronan Toulhoat, Benjamin Blasco-martinez, Paul GASTINE, Steve CUZOR, Eric HERENGUEL, TaDuc ou encore Ralph MEYER.

Un panel très impressionnant réuni pour quatorze histoires courtes qui suivent le parcours des propriétaires successifs d’une montre à gousset à travers le temps et les époques de la Conquête de l’Ouest en 1763 à 1938. Un axe chronologique très large qui permet de proposer une multitude de situations, de personnages et de thématiques en lien avec l’univers du western.

Proposé dans une très bel édition, Go West Young Man regorge  ainsi de trésors graphiques qui font la grandeur de l’album. A découvrir.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Le parcours sauvage et violentd’une montre pendant la conquête de l’Ouest.Un western qui sent la poudre et la boue… En quatorze histoires, Go West young man retrace la conquête de l’Ouestaméricain, de 1763 à 1938. Des conflits des grands lacs au désert duMexique, les destins se succèdent. Trappeurs et pionniers, tribus indiennes,desperados et prostituées vont se battre et survivre dans les grandes plaines,les villes champignons et les guerres interminables. Si les grands thèmes sontà l’honneur dans cet album, c’est le côté obscur des Hommes qui ressort,présentant avec un goût amer le rêve américain. Racisme, génocide indien,condition des femmes, guerres et misère. Go West young man est un hommageau western, mais un hommage lucide. Texte : Tiburce Oger. Dessins : Christian Rossi, François Boucq, Patrick Prugne, Hugues Labiano, Michel Rouge, Michel Blanc-Dumont, Félix Meynet, Enrico Marini, Dominique Bertail, Ronan Toulhoat, Benjamin Blasco-martinez, Paul GASTINE, Steve CUZOR, Eric HERENGUEL, TaDuc, Ralph MEYER.

Date de parution : le 20 octobre 2021
Auteurs
: Tiburce Oger (Scénario)
Benjamin Blasco-Martinez (Dessin)
Christian Rossi (Dessin, Couleurs)….
Genre : Aventure, Western
Editeur : Grand Angle
Prix : 19,90 € (112 pages)
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[BD] A Cheval ! tome 8 : indispensable pour nos jeunes cavaliers (Delcourt)

[BD] A Cheval ! tome 8 : indispensable pour nos jeunes cavaliers (Delcourt)

C’est reparti pour un tour avec ce huitième album de la série à succès A Cheval !. Un pour tous, tous poulains ! fête le retour de la joyeuse troupe pour de nouveaux sketchs. Un humour qui plait toujours autant à nos enfants. Je vous le disais à l’occasion de la parution de tome 7, ma fille Clara, qui a désormais huit ans, ne rate jamais une sortie de cette saga.

Férue d’équitation, elle a l’habitude de lire de nombreuses parutions qui abordent de près ou de loin sa passion. Mais A Cheval ! est de celles qu’elle préfère ! Le dessin est simple mais efficace, les poneys et chevaux ont chacun leur petit caractère qui s’affirme au fil des albums. Le lecteur s’y attache autant qu’il en rit. 

A lire et à relire, pour tous les enfants qui aiment l’univers équestre et tout ce qui l’entoure, humour compris !  

Clara vous décrit avec enthousiasme un nouveau venu dans la cavalerie : Choco ! Ecoutez-la ci-dessous :

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

La cavalerie s’agrandit avec l’arrivée de Chocco, jeune poulain joueur et farceur. Qu’on en soit gaga ou baba, il va rendre tout monde un peu zinzin. Garanti cent pur-sang humour et aventures hippiques ! Un heureux événement arrive dans les pages d’À cheval ! C’est Chocco, un tout jeune poulain pas plus haut que trois pommes mais toujours à cent à l’heure et ne tenant pas en place. Malgré son âge, il ne compte pas se laisser intimider par Bijou, Rafal et leurs amis qui vont trouver en lui un nouveau compagnon de jeux. Flash va devoir garder le rythme s’il ne veut pas se retrouver dans les choux !

Date de parution : le 13 octobre 2021
Auteurs
: Laurent Dufreney (Scénario),
Miss Prickly (Dessin), Magali Paillat (Couleurs)
Genre : Humour
Editeur : Delcourt
Prix : 10,95 € (48 pages)
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Compte-rendu des dégustations des Vins sélectionnés par Vignobles et Signatures avec un Pouilly fumé et un Haut-Médoc

Nouvelle dégustation savoureuse de cuvées issues du Club Vignobles et Signatures après notamment celles de Septembre 2021 et décembre 2020. Pas de jaloux un vin blanc et un vin rouge ont été dégustés, un Pouilly Fumé et un Haut Médoc, de quoi découvrir des bonnes cuvées pour la saison!

Château de Tracy : Haute Densité 2019, Pouilly Fumé

Les vins actuels de Château de Tracy sont le résultat du niveau 3 de la certification Haute Valeur environnementale obtenu en 2014. Les modes de culture respectueux des équilibres naturels ont permis d’aboutir notamment à ce Pouilly Fumé tout en harmonie. Situé sur la commune de Tracy sur Loire, le vignoble Plateau des Champs de Cri est exposé Sud-Ouest
Avec son vignoble exclusivement composé de Sauvignon, l’âge moyen de la vigne est de 20 ans. Les Hautes Densités proviennent d’une parcelle très particulière plantée sur certains des terroirs de calcaires les plus réputés du Château de Tracy. Cette cuvée est produite à hauteur de 6800 bouteilles en 2019, un nombre très peu élevé. A l’œil, le vin arbore une couleur jaune doré avec des reflets verts. Le nez est délicat avec des aromes de fruits exotiques confits (mangue, passion). A l’ouverture, des notes d’ananas rôtis apparaissent accompagnées d’un bouquet plus complexe de tarte amandine, suivie de quelques pointes miellées. La bouche se caractérise par une attaque ample et fraiche qui débute sur des notes très gourmandes de vanille et de brioche. La trame acidulée monte ensuite graduellement en puissance, offrant une bouche plus vive, citronnée très salivante. La finale à la fois juteuse et charnue s’oriente vers des notes d’orange sanguine. La bouteille est proposée au prix indicatif de 44 euros, une belle expérience viticole à ne pas manquer, de préférence avec un plateau de bons fruits de mer.


Les Vieilles Vignes du Château Lamothe-Cissac – Haut-Médoc

Créée en 1988, la cuvée Vieilles Vignes du Château Lamothe-Cissac est élaborée uniquement dans les millésimes où la qualité de la vendange garantit une puissance et une concentration suffisantes et satisfaisantes. L’objectif est de produire et d’élever un grand vin de garde. Les vignes présentent un âge moyen de 60 ans avec des vignes de plus de 70 ans. Composé des cépages cabernet sauvignon pour 75%, merlot noir pour 15% et petit verdot pour 10%, le vin est le résultat d’une subtile alchimie. Certifié HVE 3 (Haute Valeur Environnementale), le vin illustre la production responsable réalisée pour protéger la biodiversité par des plantations de haies et la préservation de la faune auxiliaire. A l’œil, le Château Lamothe Cissac Vieilles Vignes encore jeune présente une robe pourpre profonde. Le nez propose une grande complexité aromatique avec un bel équilibre entre la richesse du fruit et le bois neuf, et des arômes de girofle, d’épices et de tabac blond. Ce vin est un grand vin de garde, généreux et puissant, possédant beaucoup d’élégance. Il a besoin de temps pour se développer. Pour l’accompagner, les plats à privilégier sont la côte de bœuf, un carré d’agneau aux herbes et des fromages de caractère. Livrée exclusivement en caisses bois, la cuvée vieilles vignes est proposée à 24,50 euros, un très bon tarif pour une expérience riche et intense.

Publireportage: Le Club Vignobles & Signatures naît en 1984 à l’initiative de Jean-François Janoueix, naturellement à Vinexpo, lieu de rencontres, d’échanges sympathiques et d’occasions qui permettent aux vignerons d’apprécier leur ouverture et leur complémentarité. Il rassemble d’emblée 8 vignerons de référence de 8 appellations majeures. Aujourd’hui le Club représente l’une des plus importantes forces économiques du vignoble français, avec 1 900 hectares de vignes, 63 appellations, 410 salariés, avec des entités familiales leaders dans leurs appellations. Vignobles & Signatures, c’est l’indéniable succès d’une association fondée sur la solidarité entre vignerons et l’amour du travail bien fait. Les 17 familles de vignerons ont en commun une histoire viticole de générations qui se reflète dans les vins de chacun, c’est un atout de plus à la qualité d’un vin. Une éthique naturellement adoptée par les nouvelles générations, déjà intégrées dans certaines entreprises.

[BD] Sangoma, les damnés de Cape Town : polar efficace au coeur de l’Afrique du Sud (Glénat)

[BD] Sangoma, les damnés de Cape Town : polar efficace au coeur de l’Afrique du Sud (Glénat)

C’est au coeur de l’Afrique du Sud que Sangoma nous embarque pour un polar aiguisé, mené tambours battants tout au long des quelques 152 pages qui composent l’album. Un récit complet qui fera des heureux sous le sapin. 

L’écrivain et scénariste Caryl Férey (Utu, Zulu, Maori, Plus jamais seul, Paz…) s’associe au dessinateur Corentin Rouge (Rio, XIII Mystery…) pour livrer un polar réaliste sur fond d’intrigues politiques dans un pays très marqué par son Histoire et ses relents d’Apartheid. Le scénario captivant de Sangoma fait la part belle aux scènes d’action sans omettre d’y adjoindre toute la profondeur de champ d’une enquête policière. Les personnages sont d’autant plus attachants qu’ils sont tous très différents les uns des autres. Un panel très riche qui vient étoffer l’ensemble avec panache. Le rythme est également très maîtrisé, maintenant le lecteur dans un suspens apprécié.

Le dessin de Corentin Rouge vient sublimer Sangoma de la plus belle manière. La finesse de son trait, son sens du mouvement et du cadrage viennent nous décoiffer la rétine pour notre plus grand plaisir. Saluons également la coloration dont Alexandre Boucq a participé avec des contrastes et une lumière savamment utilisés.

Bref, Sangoma est un très bel album à ne pas manquer.

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

 La rencontre de la plume affutée de Caryl Férey et du dessin réaliste de Corentin Rouge. En Afrique du Sud, une vingtaine d’années après l’Apartheid, les cicatrices laissées par l’ancien système peinent à se refermer. Le racisme n’est plus institutionalisé mais les inégalités toujours présentes et la population divisée entre les propriétaires blancs et les ouvriers noirs. Dans ce contexte, Sam est retrouvé mort sur les terres de la ferme des Pienaar, ses employeurs. Le lieutenant Shepperd – esprit léger, avisé autant que séducteur et tête brûlée – est chargé de saisir les enjeux qui auront mené au drame. L’enquête s’alourdit bientôt d’éléments disparates : conflits et secrets familiaux, recours à la sorcellerie, disparition d’un bambin dans le voisinage… Tandis que Shane Shepperd lutte tant bien que mal contre les silences et les mensonges de ses interlocuteurs, en toile de fond, le parlement est le théâtre d’oppositions rongeant la nation sud-africaine… La réforme agraire visant à redistribuer les terres usurpées du temps de l’apartheid provoque les débats et souligne les tensions des partis radicaux. Bientôt, les deux camps en appelleront à la violence. Enquête policière sur fond de climat social brulant, Sangoma, les damnés de Cape Town, est un récit sous tension où la violence d’un crime souligne les angoisses d’un pays captif de son passé. Treize ans après Zulu, Caryl Férey retourne en Afrique du Sud pour sa première bande dessinée aux éditions Glénat. Accompagné de Corentin Rouge, ils créent ensemble un polar palpitant aux dialogues ciselés et à l’action explosive…

Date de parution : le 3 novembre 2021
Auteurs
:Caryl Férey (Scénario)
Corentin Rouge (Dessin, Couleurs)
Alexandre Boucq (Couleurs)
Genre : Polar, Aventure
Editeur : Glénat
Prix : 25 € (152 pages)
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Encyclopédie Illustrée : L’Histoire du Monde (Usborne)

 

Encyclopédie Illustrée : L’Histoire du Monde (Usborne)

Les Editions Usborne nous propose une très belle encyclopédie illustrée sur le thème de : L’Histoire du Monde.


Cette encyclopédie est divisée en plusieurs thèmes :
-le monde de la Préhistoire
– le monde antique
– le monde médiéval
– le monde moderne.

Les illustrations sont toutes superbes. A chaque chapitre des liens Internet sont proposés pour compléter le sujet.

Le monde de la Préhistoire explique la formation de la Terre, il y a 4,55 milliards d’années, avec des espèces animales dont certaines n’existent plus aujourd’hui. Bien évidemment, on va retrouver les différentes familles de dinosaures. Mais aussi l’histoire du cheval ou de l’éléphant. Puis l’arrivée des primates avec l’invention des outils, la découverte du feu, de la chasse et de l’agriculture.

Le lecteur entre dans le monde antique, avec la création de village, de cités, de monuments, d’empires, de royaumes, mais aussi de nombreuses guerres.

Puis ce sera la découverte du Moyen-Age avec le monde médiéval. De nombreuses conquêtes, des croisades, la vie de château, le pouvoir de l’Eglise, l’art, et de nombreuses inventions.

Pour terminer avec le monde moderne, des 500 dernières années !

Plus de 400 pages font de cette encyclopédie un véritable trésor !

De nombreux liens Internet sont proposés pour enrichir cette recherche.

Mais quel bonheur de feuilleter ce magnifique livre aux illustrations nombreuses et passionnantes. L’Histoire n’aura plus de secrets pour le lecteur !

L’Histoire du Monde, une belle idée de cadeau pour le Père Noël pour tout lecteur curieux de tout comprendre, dès 10 ans !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 17,50 €

[Manga] My Capricorn Friend : quand le harcèlement scolaire mène au chaos (Delcourt / Tonkam)

[Manga] My Capricorn Friend : quand le harcèlement scolaire mène au chaos (Delcourt / Tonkam)

Manga one shot paru tout récemment, My Capricorn Friend est un seinen inhabituel qui aborde le sujet difficile du harcèlement scolaire. Kaneshiro tyrannise Wakatsuki l’un de ses camarades au vu et au su de tous. Mais personne n’intervient pour le stopper. Jusqu’au jour où le jeune tyran est retrouvé mort, assassiné. 

Le soir de son assassinat, Matsuda, de la même classe, croise Wakatsuki sur les lieux du crime, une batte de baseball maculée de sang à la main. Matsuda décide d’aider Wakatsuki à fuir et se mettre à l’abri de la police qui le soupçonnera très vite d’être l’auteur du crime. My Capricorn Friend surprend bien souvent par la tournure des évènements, oscillant entre évènements paranormaux et enquête policière. De quoi largement attiser la curiosité du lecteur. Les rebondissements sont souvent inattendus et le suspens total du début à la fin. 

Un manga original servi par un dessin simple mais efficace. A lire.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

My Capricorn friend aborde avec sensibilité le délicat sujet du harcèlement scolaire. Une réflexion poignante sur un thème plus que jamais d’actualité.
Tout commence par la découverte du cadavre de Kaneshiro, un odieux lycéen qui harcèle perpétuellement ses camarades. Les soupçons se tournent rapidement vers Wakatsuki, un étudiant qui est introuvable depuis ce meurtre. Matsuda, un camarade de Wakatsuki, va alors le prendre sous son aile pour le cacher, d’autant plus qu’il est persuadé que Wakatsuki n’est pas réellement coupable du meurtre…
Date de parution : le 20 octobre 2021
Auteurs
: Otsuichi (Scénario)
Masaru Miyokawa (Dessin)
Genre : Drame, seinen
Editeur : Delcourt
Prix : 7,99 € (224 pages)
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[BD] Mickey et les Mille Pat : un album tous azimuts (Glénat / Disney)

[BD] Mickey et les Mille Pat : un album tous azimuts (Glénat / Disney)

Après Les vacances de Donald, c’est au tour de Mickey de faire parler de lui. Et c’est encore un très bel album que les éditions Glénat proposent en collaboration avec Disney. Mickey Et les Mille Pat convoque les personnages phare qui entourent notre petite souris aux grandes oreilles : Dingo, Minnie ou encore Pat Hibulaire

Dans un décor médiéval, sorcier et dragon se relaient pour nous conter quatre petites histoires où les potions magiques ne sont jamais utilisées à bon escient… spécialement celle qui permet de se démultiplier. Si l’on regrette un ton parfois trop familier dans la narration employée, qui ne colle pas tout à fait à l’image de Mickey et ses amis, l’univers exploré ne manque pas de charme, surtout d’un point de vue graphique. 

Ce Mickey et les Mille Pat saura néanmoins remplir sa mission, auprès des petits et des plus grands. A découvrir en ce moment en librairie.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Privilégier la quantité.Quelque part, enfouie dans le labyrinthe d’une forêt sans âge se trouve la maison de Mickey. À l’époque moyenâgeuse où nous retrouvons ici la fameuse souris, il vit d’amour, de calme, d’eau fraîche et de cueillette. Parfois, Minnie l’invite à pique-niquer, ou alors Dingo – Dingo-le-sanguinaire comme il aime aussi se faire appeler – lui demande de devenir son écuyer… Des aléas inévitables et relativement innocents en règle générale, même quand les sortilèges du vieux sorcier célibataire Clodomir viennent s’y mêler… Cela dit, lorsqu’un jour Pat Hibulaire apprend que le dragon du coin garde auprès de lui un trésor inestimable, c’est une toute autre soupe ! Pat parvient à s’emparer d’une potion démultiplicatrice et se plie en bien plus de quatre pour obtenir les montagnes d’or entourant le monstre cracheur de feu. Jean-Luc Cornette et Thierry Martin donnent vie à Mickey dans quatre petites aventures connectées, qui charment par leur naïveté et leur sens de l’autodérision. Un nouveau petit chef-d’oeuvre graphique et narratif dans la série des créations originales Disney qui plaira aux petits comme aux grands.

Date de parution : le 27 octobre 2021
Auteurs
: Jean-Luc Cornette (Scénario)
Thierry Martin (Dessin, Couleurs)
Genre : Aventure, Jeunesse
Editeur : Glénat
Prix : 19,00 € (80 pages)
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Le duo Adèle & Robin dévoile son EP très pop Yam chez KNT Music le 12 novembre 2021

Comme son nom l’indique le groupe Adèle & Robin se compose d’une jeune femme et d’un jeune homme, tous deux âgés de 19 et 21 ans. Belle précocité pour des artistes à la belle poésie onirique et aux mélodies pop accrocheuses. De quoi laisser augurer une carrière qui pourrait gagner en ampleur, l’avenir le dira.

De la belle chanson pop française

Les 2 premiers titres Je te vois partout et Demain laissent penser que c’est bien Adèle qui tient la voix, mais Robin apparait aussi dans Demain. L’équilibre est harmonieux entre eux, leur rencontre a tout de l’évidence, elle étudiante en Sciences Politiques à l’IEP de Grenoble et lui en Fac de Sciences Humaines Appliquées après 2 années de prépa littéraire. C’est en octobre 2017 que leurs chemins se sont croisés lors d’un stage au Conservatoire de Voiron non loin de Grenoble. Le duo Adèle & Robin était né, ils pouvaient commencer à travailler leur musique à la recherche d’une ligne directrice. Ils ont opté pour une musique plutôt pop qui leur correspondait à tous les deux pour allier leurs sensibilité liées à la chanson française et à la musique pop. Début 2020, Adèle & Robin partent en voyage en Europe et en profitent pour écrire leurs premières chansons. Le EP YAM en est l’aboutissement. Si le mot rappelle le fameux jeu auquel beaucoup ont joué dans leur jeunesse avec ses 5 dés et les cases de la fiche de score à remplir, c’est aussi une référence au Youth Africaine Art Market à Berlin, lieu qui les a inspirés dans leur quête. Le premier mot qui vient à l’esprit en écoutant YAM, c’est l’énergie communicative déployée. Le duo s’est fait connaitre pendant le confinement avec la reprise de Bad guy de Billie Eilish traduit en français et celle de Anxiété de Pomme avec l’utilisation de pas moins de 15 instruments, du plus enfantin au plus technique, comme une preuve de leur créativité débordante. La vidéo est disponible sur Youtube et elle est franchement drôle. Ce morceau les fait repérer, attirant l’attention d’un label, le reste s’en est suivi, management, production et édition. Le duo travaille aujourd’hui avec une équipe de musiciens qui jouent avec eux sur scène et en studio. L’Ep Yam a été conçu avec Rémi Guirao ainsi qu’avec Steven Rozier pour l’enregistrement et le mix. Le mastering du EP a été réalisé au studio TransLab à Paris par Benjamin Savignoni. Les chansons sont belles et sensibles, pop et fouillées, d’Axelle jusqu’à La Rivière.

Adèle & Robin est un duo à la tête bien faite et aux chansons pop envoutantes. La sortie de leur EP pourrait bien concourir à mieux les faire connaitre, car ils sont jeunes et talentueux, de quoi leur ouvrir bien des portes.

Un ouvrage pour décrypter l’oeuvre et l’esprit du réalisateur Steven Soderbergh aux éditions Playlist Society, sortie le 16 novembre 2021

Depuis sa Palme d’or récoltée à Cannes en 1989, Steven Soderbergh a réalisé une trentaine de longs métrages et des séries, a produit des films, notamment de Christopher Nolan (Insomnia) ou Todd Haynes (Loin du Paradis). Naviguant entre opus commerciaux portés par des castings prestigieux et films plus intimes, il est l’auteur d’une oeuvre complexe et variée, loin de l’évidence et aux intentions explorées par Pauline Guedj dans cet ouvrage précis et fouillé. En 140 pages, elle offre un panorama passionnant de son métier de réalisateur, mais aussi de monteur, producteur et scénariste.

Un réalisateur constamment sur la brèche

Tout le monde a vu au moins un film de Steven Soderbegh. Plus souvent Erin Brockovich avec l’oscarisée Julia Roberts en 2001 ou un épisode de la trilogie Ocean’s porté par la bande à Georges Clooney que Bubble ou Girlfriend Experience. Le réalisateur aime à varier les cadres de son cinéma pour ne rien se refuser et garder sa liberté de créer à sa manière, ce que sa Palme d’Or lui a permis. L’auteure cite certains films comme des jalons marquants de son oeuvre. Hors d’atteinte en 1998 après 5 films aux succès critiques et publics mitigés, L’Anglais en 1999 pour ses subtils mélanges temporels alliés à une narration décousue, Che en 2008 avec un récit en 2 films sur la vie de Che Guevara, Magic Mike en 2012 avec Channing Tatum en stripteaseur incapable de briser le plafond de verre de son statut social, la série The Knick en 2014 et 2015 sur les débuts de la chirurgie à New York au début du XXe siècle, Pauline Guedj attache son récit au développement d’une filmographie aux enjeux multiples. Une des parties les plus intéressantes a trait aux impacts sociétaux développés dan les films Erin Brockovich, Contagion et The Laundromat. Pollution, épidémie et blanchiment d’argent affectent le tout à chacun de manière pernicieuse et cachée, le réalisateur l’a montré avec art et subtilité dans ces 3 films. L’auteur évoque également la question des blocages sociaux qui obligent à mener des carrières peu valorisantes mais lucratives comme dans Magic Mike ou Girlfriend Experience. Loin de n’être qu’un réalisateur cérébral, Steven Soberbergh s’intéresse au monde qui l’entoure pour mieux en débusquer les paradoxes et sa froide réalité cynique. Les explications de l’auteure apporte des éclaircissements donnant envie de revoir les oeuvres avec un regard neuf pour se laisser porter par ses analyses pertinentes. Comme souvent dans les ouvrages de la collection Playlist Society, le livre ne reste pas qu’en surface, il dissèque et met en lumière les intentions, ainsi que les moyens de les porter à l’écran. Un vrai travail de fourmi entrepris par une anthropologue à l’esprit clairvoyant et au langage simple (et non point alambiqué). En 140 pages seulement, belle performance!

Steven Soderbergh anatomie des fluides est une belle plongée dans une oeuvre réfléchie et aux nombreux niveaux de lecture. Le réalisateur a allié fond et forme pour communiquer ses idées et donner aux spectateurs des clés pour comprendre notre monde. De quoi donner envie de découvrir ou redécouvrir ses oeuvres, voire de lire et relire ce précieux pensum!

Synopsis:

Cannes, 1989. Steven Soderbergh reçoit la Palme d’or à Cannes pour son premier long-métrage, Sexe, mensonges et vidéo. Trente-cinq films et quatre saisons de séries plus tard, il est devenu une figure incontournable de l’audiovisuel américain. Prolifique, audacieux, Soderbergh brouille les pistes, enchaînant blockbusters (la trilogie des Ocean’sErin BrockovichContagion…) et films intimes (BubbleGirlfriend Experience…). Il est à l’avant-garde des essais techniques en matière de captation numérique et des innovations économiques pour la production et la diffusion des films. Réalisateur, chef opérateur, cadreur, monteur, producteur et parfois scénariste, il redéfinit les processus de fabrication d’une œuvre. Steven Soderbergh, anatomie des fluides brosse un portrait de l’artiste et capture les thématiques qui traversent sa carrière. Explorant le temps, les espaces et les corps, Soderbergh est un observateur du monde contemporain et des mécanismes qui le régissent.

Pauline Guedj est anthropologue et journaliste, maître de conférences à l’université Lumière Lyon 2 et collaboratrice à l’hebdomadaire Politis. Elle est l’autrice d’articles et d’ouvrages sur les cultures africaines-américaines, ainsi que de Louis Malle, Regards sur l’Amérique (Ovadia, 2020). Elle vit actuellement aux États-Unis.

Editeur: Playlist Society

Auteur: Pauline Guedj

Nombre de pages / Prix: 160 pages / 14 euros

Empathie, un documentaire qui interroge notre manière de considérer le règne animal, dans les salles le 10 novembre 2021

Le documentaire débute par un constat simple. Difficile de penser le véganisme quand on a toujours été carnivore sans même se poser de question. Ed Antoja pousse la sincérité jusqu’à se mettre en scène et quand il va de surprise en surprise, c’est en toute bonne foi car il ne sait d’abord rien de la souffrance animale et de la manière dont sont élevés les animaux destinés à être consommés ou utilisés pour l’habillement, les médicaments et toute l’industrie. Le documentaire n’en est donc pas tout à fait un, c’est plus une prise de conscience des enjeux que représente la filière agro-alimentaire pour ne pas manger idiot.

Une vraie expérience de vie

Ed Antoja le montre dès le départ. Son frigo est rempli de jambon, de poulet et de toutes sortes d’aliments usuels, rien de surprenant quand on apprend que sa famille a toujours mangé de la viande, du lait, du fromage et tout ce dont l’alimentation de beaucoup se compose. Chaque déjeuner en famille se fait à base de viande cuisinée, c’est un moment convivial de partage hautement sacré. Mais Ed essaye de mieux comprendre ce que l’acte de consommer de la viande revêt, d’abord sans parti pris mais l’idée fait son chemin. Il le dit lui-même au fur et à mesure de son expérience, la relation entre l’homme et les animaux. est complexe et l’acte de consommation ne va pas tant de soi. L’aspect culturel est primordial sans jamais penser aux conséquences pour les bêtes qui sont abattues, parfois dans des conditions difficilement supportables. Etant lui-même un ignare à la base, il l’assume aisément, son cheminement revêt la plus parfaite sincérité. Quand il estime qu’il faut repenser ses habitudes, c’est souvent avec humour mais aussi avec des arguments qui font sens. Ainsi, quand il revient chez sa maman et lui apprend qu’il ne mange plus de viande, il faut voir sa réaction outrée, comme si il lui avait sorti une énormité. Le chemin est long pour changer les esprits et les comportements. En cela, le film est judicieux, pas de culpabilisation ni de jugement hâtif, juste des conseils simples pour faire évoluer ses habitudes, comme manger moins de viande, pas tous les jours, pour rééquilibrer ses besoins et cheminer doucement vers une alimentation plus saine. Des voix off accompagnent le documentaire, celles de Lucien Jean-Baptiste et Hélène de Fougerolles. Sans être militant vegan, le premier explique que la démarche l’interpelle et mérite qu’on s’y intéresse. La seconde est végétarienne et sa participation ressemble à un vrai engagement dans l’espoir que sa participation aide à la notoriété du film.

Pour une fois qu’un documentaire végan respire la sincérité et l’engagement conscient, sans accusations outrancières ni conclusions définitives, il faut profiter de l’occasion pour découvrir cet Empathie rempli d’informations intéressantes et de discours judicieux. De quoi non pas devenir vegan mais commencer à manger différemment, ça vaut le coup visiblement!

Synopsis: Ed doit réaliser un documentaire sur le bien-être animal pour tenter de faire bouger l’opinion publique. Complètement étranger à cette question, il va d’abord s’immerger dans le monde de la cause animale et du véganisme. Cette aventure singulière va remettre en question ses habitudes de consommation et son mode de vie… Mais jusqu’à quel point ?

Où est ma fée de Noël, un album tout-doux pour tout-petit (Usborne)

Où est ma fée de Noël, un album tout-doux pour tout-petit (Usborne)

Publik’art vous a déjà fait découvrir les livres tactiles des Editions Usborne, dans leur belle collection Les tout-doux :

Où est mon lapin ?

Où est mon éléphant ?

Cette fois-ci, c’est au tour de : Où est ma fée de Noël ?

L’album entièrement cartonné, est très joliment illustré avec une jolie fée de Noël à la jupe trop douce, au cadeau trop mou, à la baguette magique trop brillante, aux bottines trop rêches, mais aux ailes si soyeuses…

Le tout-petit va se régaler à toucher ces différentes matières…

Où est ma fée de Noël ? une belle idée de cadeau pour Noël ! A mettre entre toutes les jolies menottes de nos petits !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2021
Auteur : Fiona Watt
Illustrateur : Rachel Wells
Editeur : Usborne
Prix : 7,95 €

Le grand voyage d’Alice aux éditions La Boîte à Bulles, une BD qui revient sur le drame du génocide au Rwanda, sortie le 17 novembre

La BD le grand voyage d’Alice revient sur une page tragique de l’histoire récente. Si l’Europe a connu l’ex-Yougoslavie, l’Afrique a vécu ce drame humain à la mi-années 90. Hutus et Tutsis se sont massacrés sans que la communauté international n’intervienne. L’héroïne est une petite fille prénommée Alice, elle a 5 ans au début de l’ouvrage et c’est son histoire que décrit Gaspard Talmasse. Le récit est dur et réaliste, les souvenirs sont indélébiles et l’auteur tente de les retranscrire le plus fidèlement possible. Difficile d’imaginer qu’une enfant puisse vivre tant d’évènements, et pourtant…

Une BD pour raconter l’horreur

Le grand voyage d’Alice ne parle pas de politique ou d’enjeux nationaux. C’est une petite fille obligée de fuir avec sa famille pour échapper à la furie humaine. Du Rwanda au Zaïre, ils ne connaissent que la fatigue, la maladie, la faim, la mort et d’autres massacres incessants. Son quotidien ne devrait être que rires et joies, elle côtoie au contraire la mort et des journées interminables de marche alternées de nuits à ne pas pouvoir trouver le sommeil. Le récit de Gaspard Talmasse fait froid dans le dos, rappelant à quel point l’ignorance et la bêtise peuvent causer des drames inimaginables entre ethnies différentes mais non point naturellement hostiles. On peut imaginer les intérêts de certains pour manipuler des populations crédules, avec l’effet que la BD relate pages après pages. Massacres à coup de batons, avec des fusils mitrailleurs, à la machette, rien n’est épargné à une héroïne obligée de fuir encore et encore pour échapper à des actes perpétrés au mépris de la vie humaine. La BD suit le déroulé chronologique des évènements, avec le destin funeste vécu par des populations incapables de se défendre contre des assaillants déterminés à propager la mort. Comme souvent, la boite à bulles choisit de ne pas y aller par 4 chemins, la violence est frontale, car réaliste. 800 000 personnes ont alors péri, de quoi donner le vertige.

Le grand voyage d’Alice est une BD difficile mais nécessaire pour faire comprendre que l’ignorance entraine la haine, et la haine la violence, avec pour seul résultat des larmes et des morts. Une BD qui remet les choses à plat, pour tenter d’éviter que ce genre de chose n’arrive de par chez nous.

Synopsis: Gitarama, 1994, dans la province du Sud au Rwanda. Alice, 5 ans, vit une enfance paisible auprès de ses parents et ses petites soeurs. Sa vie va basculer lorsque le génocide des Tutsis éclate et qu’elle se retrouve ensuite contrainte de quitter son village avec les siens. Avec sa famille de Hutus, il lui faudra fuir devant l’avancée des troupes du FPR sur les routes brûlantes de la République démocratique du Congo – le Zaïre, à l’époque. C’est dans ce climat qu’elle grandira, au milieu de camps de réfugiés, retrouvant parfois une vie presque normale avant de nouvelles attaques, une nouvelle fuite et la mort qui rôde, toujours… Si au début de son exil, la jeune enfant part avec toute sa famille, c’est accompagnée de sa seule soeur Adeline qu’elle terminera son périple, à l’ouest du Zaïre, ignorant si ses parents sont encore en vie. Elle finira par se retrouver isolée et par être rapatriée au Rwanda en novembre 1997… Gaspard Talmasse livre ici un témoignage singulier, empreint d’émotion et d’une grande justesse, celui de son épouse. Pour raconter cette odyssée de plusieurs milliers de kilomètres, l’auteur choisit d’adopter le regard d’enfant d’Alice, afin de retranscrire au mieux sa vérité.

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteur: Gaspard Talmasse

Nombre de pages / Prix: 23 euros / 144 pages

John Milk de retour avec son EP très rythmé Don’t blame the hammer chez Underdog Records

Peu courant dans l’hexagone de voir un artiste aussi versé de soul et de funk. Depuis 2014, John Milk séduit so, groove inimitable et le voilà de retour avec l’EP Don’t blame the hammer rempli d’un son seventies ultra réjouissant.

Un son qui groove

John Milk est connu de beaucoup pour son rôle de producteur de soul jamaïcaine et son addiction au matériel analogique à bandes. Sa musique est donc imprégnée de sonorités jamaïcaines mais également rythm and blues américaines. Il compose et enregistre avec une créativité toujours renouvelée pour collier à sa passion et à son identité. Son premier album Treat me right sorti en 2015 annonçait la couleur, suivi de Paris show some love en 2017. Don’t Blame the Hammer marque son grand retour avec une constance sans le son de soul américaine des sixties mâtiné de funk. Originaire de Lyon mais devenu furieusement parisien, l’artiste se veut à la fois chanteur, rappeur et beatmaker pour un résultat très personnel qui enthousiasme. Avec 6 titres, ce EP composé et produit par lui-même multiplie les références. On sent la recherche d’un son qui lui tient à cœur et les références, que ce soit du côté de Curtis Mayfield ou Johnny Osbourne. Le résultat aboutit à des morceaux directs et rythmés, sans effets digitaux artificiels et inutiles. Très peu présent dans les médias, John Milk préfère laisser parler sa musique pour appeler les sensations et les sentiments. Le EP contient également des remixes inspirés de Blanka (La Fine Equipe) et Patchworks (Joao Selva, Voilaaa, Mr President).


John Milk porte très haut ce qui fait sa singularité, se produisant lui-même pour rester hors des sentiers battus et proposer ce qu’il aime. Pas de R’n’B aseptisé ou de bruits digitaux vides, la musique est chaude et vivante, enveloppante et hypnotique. Ca fait du bien.

Le chanteur crooner Yves Carini dévoile son 3e album The way you are le 5 novembre sur le label Quart de Lune

Yves Carini a beau avoir la quarantaine, son statut de nouveau chanteur crooner français lui va à merveille comme le montre bien son nouvel album The Way You Are. Issu d’une famille d’origine italienne, il allie un style vocal inimitable à des arrangements particuliers pour chacune des reprises inclues dans l’album. D’Edith Piaf à Billy Joel en passant par William Scherrer, il choisit des morceaux ultra connus pour se les approprier et les faire siens.

Un album à l’ancienne sans fioritures inutiles

Le style d’Yves Carini se situe entre la pop jazz vocale et les chansons à texte qu’il met en valeur avec sa voix suave et chaude. Il se revendique d’un héritage prestigieux. Michel Legrand, Sacha Distel et surtout Yves Montand à qui son père Jeff composait des morceaux. The way you are contient 11 titres avec 9 reprises et 2 compositions inédites, dont 6 arrangés par le grand producteur arrangeur américain Jorge Calandrelli déjà à l’oeuvre pour Céline Dion ou Michael Bubble. 4 autres titres ont été produits par Randy Walkman. Le premier extrait reprend le célèbre Hymne à l’amour de Piaf avec une délicatesse quasi onirique. L’autre reprise star de l’album, Un homme heureux, reprend le célèbre morceau de William Scheller de manière surprenante à la sauce bossa nova. Pas de facilité non plus pour reprendre le morceau Les mots bleus de Christophe avec des arrangements très west cost symphonique. Quant à la chanson Saint Claude de Christine and the Queens, elle devient un morceau au swing redoutable. Ses deux précédents albums jazzy sont parus dans les années 2000 pour un sillon très jazz français et américain. Les morceaux Un été parisien ou Midnight rendez-vous laissaient augurer d’un jeune chanteur romantique. Le voilà parti à Los Angeles pour se renouveler avec toujours le même talent.

L’album sort avec une version vinyles pour les aficionados de Haute Fidélité où la voix du crooner fait merveille. L’album The Way You Are pourrait s’inviter sous les sapin pour les fêtes de Noel avec un succès garanti!

Le chanteur Gabriel Tur dévoile son single très pop La Star le 5 novembre

Gabriel Tur n’est pas seulement un musicien autodidacte depuis l’adolescence mais également un acteur et metteur en scène. Plusieurs cordes à son acte et une activité constante avant la sortie de son titre La Star le 5 novembre. Paroles en français et musique aux airs de pop anglo-saxonne caractérisent une musique franche et directe qui pourrait bien connaitre un vrai succès hexagonal.

Un artiste complet


Gabriel Tur
n’a pas encore accédé à une notoriété très large et pourtant il officie depuis déjà un certain temps. Il se définit comme multi-instrumentiste et a déjà officié dans plusieurs formations aux styles très larges, aussi bien rock que folk et psychédélique. Il a ainsi pu faire ses armes à Marseille avec Microphone Recordings. Formé à l’ERAC de 2010 à 2013 (Ecole régionale d’acteurs de Cannes), Il a travaillé avec notamment Gérard Watkins et Hubert Colas. Rentré ensuite comme stagiaire à la comédie française pour la saison 2013-2014, il a creusé sa passion pour la scène avec par exemple Alain Françon et Jérôme Deschamps. Il a été assistant à la mise en scène de Anne Kessler sur La double inconstance de Marivaux à la Comédie Française. Côté musique, Gabriel Tur a joué en tant que musicien et comédien dans l’excellent Comme une pierre qui … mis en scène par Marie Rémond et Sébastien Pouderoux et vu au Théâtre Studio de la Comédie Française en 2017 sur l’enregistrement du morceau culte Like a Rolling Stone de Bob Dylan. Il a également fondé le Collectif Le Grand Cerf Bleu avec Jean Baptiste Tur et Laureline Le Bris-Cep dans lequel il est metteur en scène, acteur et musicien-compositeur. CV riche, surtout si on considère la rencontre décisive avec Jean Thevenin en 2016 et leur collaboration sur plusieurs projets, notamment Jaune, le projet solo de Jean. Ils ont enregistré les premiers titres du projet GABRIEL TUR au Studio Tropicalia. La musique de Gabriel est très pop sucrée, dansante et maligne avec ses paroles bien senties.

La star parait ce 5 novembre avant une date le 6 novembre au Supersonic. Parfait pour découvrir l’énergie de l’artiste en live!

Géopolitique : Notre monde expliqué en 12 cartes (Nathan)

Géopolitique : Notre monde expliqué en 12 cartes (Nathan)

Les Editions Nathan nous propose une très belle encyclopédie du Monde, à la portée des jeunes collégiens et lycéens : Géopolitique : Notre monde expliqué en 12 cartes.

Tim Marshall, grand reporter international, a écrit : Prisonniers de la géographie. Et Cette édition de Nathan, très joliment illustrée, est une adaptation de son livre. Il permet d’expliquer, de façon simple, les rouages complexes de certains pays. Aussi bien au niveau de leur Histoire, de leur géographie, de leur environnement et de leurs relations internationales. Cela peut paraitre compliqué, mais avec les cartes et les illustrations, le lecteur comprend vite les données essentielles qui déterminent la géopolitique.


La Russie, la Chine, les États-Unis, le Canada, l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Inde et le Pakistan, la Corée et le Japon, l’Amérique Latine, l’Australie et l’Arctique sont abordés et découverts sous un angle nouveau. Les illustrations sont très riches et très bien commentées.

Nul doute que certains lecteurs vont être passionnés et vont se lancer dans une étude plus approfondie pour analyser les questions géopolitiques actuelles. Et pourquoi pas devenir à leur tour grand reporter ?

Tout est lié : la géographie d’un pays influence terriblement son Histoire, qui est, elle, écrite par l’Homme. Le passé, le présent et le futur sont indissociables. Peut-on d’ailleurs prévoir notre avenir ?


Géopolitique : Notre monde expliqué en 12 cartes est un très beau livre à offrir aux jeunes et moins jeunes !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2021
Auteur : Tim Marshall
Illustrateur : Grace Easton et Jessica Smith
Editeur : Nathan
Prix : 19,90 €

Parution du coffret Réfugier, carnets d’un campement urbain aux éditions La Boite à Bulles le 3 novembre 2021

Les 3 livrets du coffret Réfugier Carnets d’un campement urbain reviennent en dessins, en photos et en textes sur l’accueil précaire dispensé à des réfugiés en octobre 2017 à Clermont-Ferrand. Des familles entières, venues d’Afrique, d’Europe ou du Moyen-Orient se sont installées d’abord dans un campement de fortune avant d’être accueillies dans l’université Clermont Auvergne sur le campus Gergovia. Quelques années plus tard, le coffret détaille le quotidien le plus banal d’une population dans la souffrance et la précarité, logée dans des tentes et dépendante de la solidarité d’un petit nombre.

Un récit ultra-réaliste

Le premier carnet s’intitule Témoigner, chroniques du campement Gergovia. Les pages suivent le fil d’un récit, entre problèmes d’hygiène, de nourriture ou d’éducation au sein du campement Gergovia. Ce sont quelques mots qui résument la situation humanitaire la plus basique et les tentatives d’apporter le minimum vital à une population démunie en attente de prise en charge par les pouvoirs publics. Des photographies et des dessins rendent compte d’une vie à la limite de la salubrité, faite de bric et de broc dans un campement où se situe le récit de ce premier carnet. Le second carnet s’intitule Explorer. Il contient des textes rédigés par des écrivains, des artistes et des chercheurs pour illustrer l’histoire du campement Gergovia et parler de migrations, de territoires et de circulation d’être humains, avec toutes les difficultés que cela suppose. Le troisième carnet se nomme Relier et reconstitue cette chaîne du livre qui a mené à la réalisation du coffret Réfugier grâce à un travail d’écriture et de recherche sur cet épisode documenté par des photos et des témoignages. Il témoigne surtout du savoir-faire de la filière graphique des industries françaises de l’imprimerie et du livre.

Le coffret est l’oeuvre d’un véritable travail collaboratif avec des contributions diverses et variées de métiers, de partenaires, avec un retour d’expériences qui témoigne de la difficulté d’accueillir des populations dans le besoin et dans la détresse.

Synopsis: Le refuge s’organise. Une vie sociale s’imagine, précaire, fragile, exposée. Au fil des rencontres et des luttes communes, une histoire de vies blessées et de voyages chaotiques se raconte. À partir des archives du campement, c’est toute la chaîne du livre qui en imprime les traces. De Témoigner à Explorer, des artistes, chercheurs, auteures, témoins interrogent : l’histoire d’un lieu, Gergovia, la manière dont se pense l’hospitalité dans le temps long, des parcours de réfugiés dans le creuset clermontois, des histoires connectées ouvertes au monde, « mettant à l’épreuve nos valeurs et notre capacité à faire société » (Françoise Le Borgne), à « faire tenir ensemble l’inconnu » (Marie Cosnay). Habiter le mouvement et, à partir de lui, bâtir l’asile. Réfugier collecte et restitue ces traces, ces instants et ces rencontres en trois carnets : Témoigner [Chroniques du campement Gergovia], Explorer [Carnet de recherches] et Relier [La chaîne du livre].

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Bruno Pilorget (dessin), Collectif (textes)

Nombre de pages / Prix: Carnet 1: 128 pages, Carnet 2: 116 pages, Carnet 3: 6 pages, Coffret 3 livrets: 22 euros

Vivian et Johnny, la légende de Nashville, sortie DVD le 3 novembre d’un documentaire éclairant sur la légende de la country Johnny Cash

Peu connaissent vraiment la vie de Johnny Cash au-delà de ce qu’en raconte le film Walk the line avec Joaquin Phoenix dans le rôle iconique de l’homme en noir. Le film raconte par le détail la romance vécue avec une June Carter interprétée par Reese Whiterspoon mais rien n’est dit sur la vie maritale vécue avec Vivian Liberto, première femme de Johnny Cash et mère de ses 4 filles. Le documentaire Vivian et Johnny, la légende de Nashville propose de remettre les choses dans l’ordre à l’aide d’interviews, de films d’époque et de photos, à visionner en DVD le 3 novembre après sa sortie VOD le 23 juin dernier.

Une histoire méconnue

Le 12 septembre, cela faisait 18 ans que Johnny Cash nous a quittés. Ses fans connaissent ses chansons par cœur avec quelques morceaux mythiques comme My name is Sue, Walk the line ou Folsom Prison Blues. Les moins fanatiques ont appris l’histoire rocambolesque de sa vie avec le film sorti en 2005. Grand succès public et reconnaissance critique ont permis de remettre l’homme en noir au premier plan de la scène country. Mais le film n’évoque que peu une partie importante de la vie du chanteur, celle passée auprès de sa première épouse Vivian Liberto, passée sous silence alors que la seconde vie avec June Carter est beaucoup plus longuement relatée. Il est maintenant possible d’en savoir beaucoup plus avec un documentaire de Matt Riddlehoover donnant la parole aux 4 filles du couple, Kathy, Tara, Cindy et Rosanne. A l’aide d’images d’archives totalement inédites, le spectateur peut revivre avec émotion la rencontre des 2 jeunes tourtereaux à l’adolescence. Mais au fur et à mesure que la renommée de Johnny grandit avec ses premiers rubes; la relation bat de l’aile. Tournées incessantes, drogue, adultères multiples, l’épouse garde la tête haute et donne naissance à 4 filles dont elle va s’occuper contre vents et marées. Le succès national de Johnny et sa stature grandissante de légende de Nashville va signer la fin d’une histoire tandis que June Carter gagnait le cœur du chanteur.

Le documentaire est très intéressant, une évocation de la grandeur et des moments de déchéance d’une icône qui n’a pas toujours su faire honneur à son statut de légende.

SYNOPSIS : L’histoire de Vivian Liberto, première femme de Johnny Cash et mère de ses quatre filles. Dans les années 50, une jeune lycéenne rencontre un bel élève-officier de l’Air Force, qui ensuite, restera posté en Allemagne pendant 3 ans. Après des centaines de lettres, ils se marient à son retour en 1954. Commence alors, pour celui qui va devenir la légende de Nashville, une carrière incroyable. Entre les tournées, la drogue et les affres de la célébrité, leur histoire d’amour n’y survivra pas… Pour la première fois, et grâce à un accès exclusif et sans précédent à des images et des photographies inédites, les filles de Vivian et Johnny retracent le voyage romantique, déchirant et vertigineux du couple mythique.

Angélus des ogres de Laurent Pépin aux éditions Flatland, la suite des pérégrinations psychiatriques d’un psychologue tombé hors de ce monde


Après le premier tome Monstrueuse féérie, voici la suite des turpitudes d’un psychologue au cœur d’un quotidien tourmenté. Toujours proche de la nouvelle augmentée avec ses 101 pages, Angélus des ogres ouvre une lucarne sur un environnement psychiatrique où les patients (les monuments, toujours) ne sont plus poussés à explorer leur folie, la nouvelle méthode plus classique cherche au contraire à les sevrer de leurs penchants très personnels pour chercher à les rapprocher de la norme sociétale. Le narrateur est aux prises avec la même dissociation de la réalité, floutant d’autant la différence entre lui et les fous qui l’entourent…

Une plongée en eaux troubles

Monstrueuse féérie partait du principe que le personnage principal, narrateur psychologue, côtoyait les patients avec un certain recul, nonobstant ses troubles familiaux qui le faisaient dériver dans un univers onirique bien particulier. Angélus des ogres quitte peu à peu le monde féérique pour une plongée plus abrupte dans une réalité où ce narrateur se retrouve de plus en plus piégé, jusqu’au twist final qui en dit encore un peu plus sur la réalité de son état. L’auteur continue à tisser un univers atypique où le lecteur peut larguer les amarres pour se laisser lentement dériver. Les normes habituelles n’ont plus cours avec l’invention de concepts comme les traits unaires, et comme les personnages principaux ressemblent à des membres du personnel médical tombés à la dérive. Comme si les concepts psychiatriques ne suffisaient pas, étaient trop normés pour s’appliquer à chacun et qu’il fallait laisser la parole aux différents pour connaitre (ou reconnaitre) leur univers sans les normer avec trop d’insistance. Le narrateur partage son existence avec une patiente, comme pour bien montrer qu’il embrasse la cause de fous, non pour les soigner et les défigurer psychologiquement, il fait une partie du chemin pour reconnaitre la spécificité de ceux qui vivent dans leur univers. De là à penser que l’univers du narrateur est lui-même singulier, le lecteur a pu le constater depuis la lecture de Monstrueuse Féérie!

Edités dans une petite structure associative, le second ouvrage comme le premier sont des propositions différentes, hors des sentiers battus habituels, il faut lâcher prise pour se familiariser avec un univers fragmenté, entre psychiatrie et poésie.

Synopsis: J’habitais dans le service pour patients volubiles depuis ma décompensation poétique. Au fond, je crois avoir toujours su que cela se terminerait ainsi. Peut-être parce qu’il s’agissait du dernier lieu susceptible d’abriter une humanité qui ne soit pas encore réduite à une pensée filtrée suivant les normes d’hygiène. Ou plus simplement, parce qu’il n’y avait plus de place ailleurs dans le monde pour un personnage de conte de fées. Je dois pourtant reconnaître qu’il n’y avait rien eu de féerique dans les évènements qui avaient présidé à mon admission : ma rencontre amoureuse avec une Elfe avait terriblement mal tourné, et les Monstres de mon enfance en avaient profité pour ressurgir. Je m’étais retrouvé plongé à nouveau dans le désert de ma venue au monde, un monde étranger et dangereux, où je ne savais pas bâtir. Sur ma langue desséchée, les mots mouraient ou devenaient fous. Parfois, même, mon corps se déchirait, sans savoir pourquoi.

Editeur: Flatland éditeur / collection La Tangente

Auteur: Laurent Pépin

Nombre de pages / Prix: 101 pages / 8,50 euros

Bob Wilson : le showman de la jungle

Bob Wilson : le show dans la jungle
« Jungle Book », par Bob Wilson © Lucie Jansch

Bob Wilson : le showman de la jungle

Après Peter Pan, l’enfant qui ne voulait pas grandir, c’est le sort du petit d’homme Mowgli imaginé par Rudyard Kipling qui prend corps sur scène dans le temps, l’espace et le vocabulaire si singuliers qui font la signature Wilson.

Mais pas de doute, Le Livre de la jungle est à la main du grand Bob et à son univers formaliste, pour transformer ce conte initiatique de 1894 en une échappée, aussi facétieuse que sensible, poétique que mélancolique, composée d’une suite de tableaux sophistiqués aux couleurs chatoyantes et saturées sur une musique pop/électro.

Les deux sœurs américaines CocoRosie se sont amusées à composer des chansons entêtantes aux nombreuses références et registres musicaux, dont les personnages qui nous sont familiers se parent avec malice : le jeune Mowgli, la panthère Bagheera, l’ours Baloo et même le lion Shere Khan !

On suit les tribulations de Mowgli où son parcours jalonné de rencontres et d’aventures, le confronte à différents mondes et sensations : la nature, les rêves, les souvenirs, les découvertes, les luttes, les déceptions. Le tout comme autant d’expériences qui le mèneront sur la voie de l’émancipation.

Composition parfaite et pièce maîtresse de la scénographie dessinant un à-plat lumineux sur lequel se succèdent différentes tonalités et dont la partition profonde du maître texan aux lumières ciselées, fait naître un nouveau rapport à la dramaturgie, procurant aux décors épurés une emprise visuelle inégalée, tels un ciel immaculé, une colline, ou encore une filet à papillons. Une jungle emprunte donc de mille sensations dont les ressorts rejoignent alors parfaitement l’esthétique wilsonnienne et ses influences expressionnistes, à la fantaisie surréaliste.

Tout un monde

Tout un monde et son trouble électrisés sur la musique endiablée et cadencée de CocoRosie, où la filiation comme la coexistence du bien et du mal, de la noirceur et de la bienveillance, du rejet et de l’adoption, de la mort et de la vie, sont à l’œuvre et somptueusement mis en scène.

Bob Wilson orchestre un show à la perfection hypnotique – entre théâtre d’ombre, music hall et poésie pure – emmené par des comédiens/chanteurs exceptionnels.

Magnétique d’intériorité et de vélocité, aussi gracile que gracieux, Yuming Hey dans le rôle de Mowgli, incarne à la perfection cet esprit joueur et détaché où tout de rouge vêtu et d’innocence sublimée, il nous renvoie à l’enfance et à son pouvoir salvateur.

Dates : du 30 octobre au 20 novembre 2021 – Lieu : Théâtre du Châtelet (Paris)
Metteur en scène : Bob Wilson

Les romanesques d’Edmond Rostand au théâtre du Ranelagh, une pièce à l’humour piquant

Le théâtre du Ranelagh propose une pièce vivifiante d’Edmond Rostand avec 5 comédiens en état de grâce. Comédie en 3 actes et en vers, Les Romanesques a été présentée pour la première fois sur la scène de la Comédie-Française en 1894. Beaucoup moins connue que Cyrano de Bergerac présenté en 1897, elle instille les éléments qui vont faire la renommée de l’homme au nez proéminent. Une histoire d’amour contrariée, des malentendus, des quiproquos et un art consommé des alexandrins. Le moment de théâtre est réjouissant, surtout qu’un piano sur scène permet d’agrémenter l’intrigue de numéros musicaux et de chansons, une toujours très bonne idée.

Avant Cyrano, la querelle des Bergamin et des Pasquinot

Un des personnages principaux de la pièce est un mur qui sépare les propriétés de deux familles en froid. Les chefs de famille Bergamin et Pasquinot ne cessent de se quereller. Mais à l’instar de Roméo et Juliette, leurs enfants se vouent des sentiments sincères. Percinet et Sylvette content fleurette en secret, croyant ne pas être découverts pour ne pas éveiller les courroux de leurs géniteurs. L’auteur ne perd pas de temps pour révéler le pot aux roses. La querelle est factice et n’a pour but que de susciter les sentiments interdits chez les tourtereaux pour une union des deux familles et une réunion des deux jardins. Edmond Rostand enchaine les tirades savoureuses pour donner une épaisseur toute romanesque à sa pièce. Surtout qu’apprenant le subterfuge, les amoureux en viennent à se fâcher et il faut de nouveaux subterfuges pour les réconcilier avec l’aide d’un personnage qui n’est pas sans préfigurer le futur Cyrano par sa faconde et sa décontraction. La mise en scène des 3 actes localise l’action au cœur du jardin où le mur se fait et se défait, métaphore filée des sentiments qui vont et viennent. La pièce évoque la lointaine époque où les mariages de convenance permettaient de réunir des familles et d’accroitre les possessions matérielles. Pour figurer les sentiments, les alexandrins s’accumulent dans un festival de bons mots et d’humour. Car Edmond Rostand n’en manquait pas et l’art des comédiens pour réciter le texte parfaitement sans aucune erreur mais avec beaucoup de plaisir concourt au succès de la pièce. Les 4 comédiens et la comédienne prennent visiblement beaucoup de plaisir à camper leurs personnages, ça se voit et ça se ressent, de quoi créer une jolie ambiance picaresque dans la salle et convaincre le public.

Comique et lyrisme sont portés par une petite troupe qui ne ménage pas ses effets pour faire honneur au texte de Rostand. La gaieté permanente arrache des rires et des sourires à une audience qui en redemande comme l’a bien montré la salve d’applaudissements finale.

Synopsis: Deux voisins se haïssent, leurs enfants s’aiment et se retrouvent secrètement en haut d’un mur défendu. Roméo et Juliette ? Rodrigue et Chimène ? Non ! Les deux amants, leurs pères et un comédien de province sont pris dans une aventure singulière : si certains amoureux se jouent des interdits en dupant leurs parents, ceux de Rostand pourraient bien, ici, être dupés à leur tour…

Afrique, Le continent des couleurs (Nathan)

Afrique, Le continent des couleurs (Nathan)

Les Editions Nathan nous propose un superbe album : Afrique, Le continent des couleurs.

Soledad Romero Marino, l’autrice, a écrit cet album comme un carnet de voyages qu’elle nous partage. Afrique, Le continent des couleurs est très joliment illustré par Raquel Martin.

Le lecteur va voyager à travers cet immense et magnifique continent qu’est l’Afrique.

Le Maroc nous ouvre ses portes, avec ses endroits magiques, comme à Fès ou à Marrakech. Sans oublier ses spécialités culinaires, le couscous, le thé à la menthe… Puis ce sera au tour des pays du Maghreb qui bordent la Méditerranée, l’Algérie et la Tunisie.


On traversera ensuite le désert du Sahara, le plus grand désert chaud du monde.

Nous découvrirons de très vieilles civilisations, très brillantes, au Lybie, en Égypte ou encore au Soudan.

Quant à L’éthiopie, on y parle 66 langues différentes !

Beaucoup de pays Africains s’efforcent de conserver leurs traditions. « Ils mènent une lutte quotidienne pour leur identité et leur survie. »

Bien sûr, Madagascar n’est pas oublié, ainsi que l’Afrique du Sud qui a une grande histoire, pas toujours facile.

Afrique, Le continent des couleurs, ne peut pas dévoiler les 54 pays d’Afrique, mais ce magnifique livre permet au lecteur de découvrir des informations aussi bien sur la géographie que sur l’Histoire de certains pays Africains, mais aussi au niveau de leur faune et de leur flore.

Afrique, Le continent des couleurs, s’adresse à tous les petits et grands curieux. Il est d’une grande richesse documentaire, avec des illustrations très colorées. Un beau cadeau à offrir aux enfants dès l’âge de 7 ans !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2021
Autrice : Soledad Romero Marino
Illustratrice : Raquel Martin
Editeur : Nathan
Prix : 19,90 €

Julie Deliquet dans les pas de Bergman de retour au Français

Julie Deliquet dans les pas de Bergman : une réussite totale
Fanny et Alexandre d’Ingmar Bergman Photo © Brigitte Enguérand, collection Comédie-Française

Julie Deliquet dans les pas de Bergman de retour au Français

Après Vania au Vieux Colombier en 2016, Julie Deliquet retrouve les acteurs du Français dans une adaptation de Fanny et Alexandre, le dernier film d’Ingmar Bergman, qui fait son entrée au répertoire. Une œuvre testamentaire dans laquelle le maître du cinéma suédois déclarait tout son amour pour le théâtre « Je peux exister sans faire de films, mais je ne peux pas exister sans faire de théâtre ».

La metteure en scène ne recrée pas l’œuvre cinématographique sur les planches, mais utilise la mécanique théâtrale et son univers, mêlant le réel et la fiction, le visible et l’invisible, pour nous plonger au coeur d’une mise en abyme du théâtre, superposant à l’envi dans une illusion abyssale, la troupe des Ekdahl et celle de la Comédie-Française. Une réussite.

Dans la Suède du début du 20e siècle, Fanny et son frère Alexandre grandissent au sein d’une famille heureuse de comédiens, les Ekdahl. Mais leur destin bascule avec la mort du père et le deuxième mariage de la mère avec un évêque luthérien strict et rigoriste. Le théâtre permet alors aux enfants et notamment à Alexandre d’échapper à cette réalité dévastatrice et mortifère.

Plus qu’une chronique familiale, Fanny et Alexandre est avant tout conçue comme une ode à la vie, où les joies d’une truculente famille d’artistes et anticonformistes s’opposent à la rigueur extrême du puritanisme religieux le plus dogmatique.

Le spectacle, orchestré avec beaucoup d’ingéniosité, se divise en deux épisodes et à l’abri d’un va-et-vient constant entre le réel et la fiction qui n’a de cesse de brouiller les pistes entre la troupe des Ekdahl et celle du Français, entre l’ici et l’ailleurs, le visible et l’invisible, l’hier et l’aujourd’hui, le possible et le fantastique.

Car ces acteurs qui sont-ils ? des personnages incarnés ? ou les membres du Français ?

Au royaume du vrai et du faux

Dans la première partie, on est au théâtre – dans le monde du jeu et de l’illusion – où après la représentation, la troupe et les siens s’enivrent et fêtent le réveillon de Noël. Instant magique et suspendu à une ambiance festive, propice à une décontraction partagée au sein de cette communauté d’où ressurgissent des sensations et des moments qui forgent à jamais une mémoire.

On y voit les enfants qui s’apprêtent à dormir sur scène, éclairés par la Servante. Ils viennent par ailleurs d’apprendre qu’ils joueront dans la prochaine mise en scène de leur père, Hamlet de Shakespeare. Mais alors qu’il répète une scène, Oscar Ekdhal (Denis Podalydès) meurt d’une crise cardiaque. Stupeur sur le plateau, la fête tourne court et un rideau noir tombe. Entracte.

Dans la seconde, Émilie Ekdhal (Elsa Lepoivre) nous révèle, qu’après la mort d’Oscar, elle abandonne la direction de la troupe, pour épouser l’évêque Edvard Vergerus (Thierry Hancisse). Elle part vivre chez lui avec les enfants et se retrouve dans un endroit austère où règne une atmosphère sévère et ascétique. Les enfants se confrontent à son autorité inflexible et tyrannique.

On bascule alors dans un univers oppressant et cauchemardesque, entrecoupé du retour du père par l’apparition de son fantôme dont l’esprit se confronte à la résistance d’Alexandre (Jean Chevalier) en guerre contre le monde des adultes. Tandis qu’Emilie qui voulait arrêter le théâtre, vit une tragédie conjugale !

Dédoublement aussi parfait du décor signé d’Eric Ruf et de Julie Deliquet, qui convoque en une fraction de seconde les forces noires d’un obscurantisme religieux à celui de la maison familiale et son imaginaire où s’invente à jamais la vie.

Toutes les influences et les thèmes du maître sont ici puissamment représentés : le monde du théâtre et tous ses possibles ainsi que sa frontière toujours plus ambiguë entre le réel et la fiction, le vrai et le faux, le poids du personnage et celui de l’individu, mais aussi l’angoisse de la mort, la figure du père, le mystère de la femme et du couple, le silence de Dieu. Le tout égrené de citations théâtrales explicites, l’ombre d’Hamlet de Shakespeare, d’Une Maison de Poupée d’Ibsen ou de La Cerisaie de Tchekhov.

Les dix-neuf comédiens tous remarquables font la part belle à une direction d’acteurs sans faille. Ils habitent superbement cette épopée irriguée par la vision de Bergman sur le théâtre et son prisme à géométrie variable.

Jean Chevalier et Rebecca Marder dans les rôles d’Alexandre et de Fanny sont les benjamins du Français. Face à eux notamment et dans une homogénéité parfaite : Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Dominique Blanc, Thierry Hancisse, Anne Kessler, Laurent Stocker, Hervé Pierre, mènent le bal.

Dates : du 20 octobre au 30 janvier 2022 Lieu : Comédie-Française
Metteur en scène : Julie Deliquet

Retour du Festival Chéries-Chéris du 20 au 30 novembre 2021

Le Festival de films LGBTQI+++ Chéries-Chéris est de retour pour une 27ème édition qui marque un retour salutaire à la normale. Après une édition 2020 annulée pour les raisons que l’on connait, cette édition doit se dérouler du 20 au 30 novembre 2021. Les cinémas MK2 Beaubourg, Quai de Seine et Bibliothèque programmeront les films pour une 2e édition calendaire en moins de 6 mois, année faste pour ce festival si renommé dans nos contrées!

Un festival différent et fier de l’être

Le programme du festival n’y va pas par 4 chemins. Des longs métrages, des courts métrages et des documentaires français et étrangers avec des équipes présentes sur les lieux de présentation pout des échanges fructueux avec le public parisien. La Palme d’or obtenue par Julia Ducournau pour Titane a fait du bien pour ce cinéma trop souvent perçu comme étant dans la marge. Les productions LGBTQI+ ont un intérêt cinématographique évident, la preuve, raison de plus de s’intéresser à un festival où les professionnel·le·s offrent des propositions cinématographiques à l’intérêt certain. Les bénévoles, membres du
jury et artistes s’engagent dans un évènement qui dure depuis 27 ans avec toujours de belles surprises. Les valeurs du festival restent les mêmes, un snapshot plein de sens sur la galaxie LGBTQI en constante évolution. Les gens s’affirment, la diversité
des genres et des sexualités n’est plus dans la marge mais bel et bien présente au cœur de la société. Le festival parisien
se veut avant tout universe avec des oeuvres venues du monde entier avec des oeuvres venues du Brésil, de la Chine, de Hongrie, de Turquie, du Vietnam, de Bulgarie, du Mexique, du Kenya, de Roumanie, de Colombie, d’Australie, d’Israël ou encore d’Haïti. Chéries-Chéris se veut un festival d’avant-garde avec des artistes sélectionné·e·s qui mènent un vrai combat pour la représentation de tous les gens avec des histoires d’amour surprenantes, des comédies piquantes, des fresques politico-romantiques, des courts-métrages déjantés et des documentaires inédits. Et que dire des films de science-fiction queer ou films explicites et flamboyants.

Les réalisateurs de cette session 2021 n’hésitent pas à abroger les frontières pour montrer des facettes mal connues d’une réalité de plsu en plus présente. Avec 64 longs-métrages et 66 courts-métrages, le festival Chéries-Chéris s’inscrit dans une mouvance actuelle de plus en plsu visible et significative!


La philosophie pour les débutants (Editions Usborne)

La philosophie pour les débutants (Editions Usborne)

Les Editions Usborne enrichissent souvent l’esprit de nos enfants. Avec La philosophie pour les débutants, on entre dans un monde très sérieux, celui de la philosophie.

Ne croyez pas que La philosophie pour les débutants s’adresse aux jeunes enfants. Il n’en est rien. Il est déjà bien ardu et devrait passionner les adolescents et même les adultes. 

On découvre ce domaine très particulier qu’est la philosophie. Qu’est-ce que la philo ?

Et la connaissance, comment peut-on vraiment savoir ?

Plusieurs thèmes sont abordés de façon logique, intellectuel, avec des références qui incitent le lecteur à se poser des questions : l’esprit, l’Art, Dieu, la politique, le temps, le bien, le mal, le sens de la vie… Ces notions toutes plus fondamentales les unes que les autres sont illustrées et présentées comme une petite bande dessinée.

Le lecteur peut alors facilement s’immerger et réfléchir aux questions posées.

Publik’Art encourage vivement les jeunes à lire cet ouvrage, La philosophie pour les débutants, très riche en enseignements divers, avant d’aborder la philo en terminale. Ils auront alors une idée juste du domaine de la philo. Ce qui n’est pas rien !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : août 2021
Auteur : Collectif
Illustrateur : Collectif

Editeur : Usborne
Prix : 13,95€

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