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« Les Démons » : l’acte manqué de Guy Cassiers à la Comédie-Française

"Les Démons" : l'acte manqué de Guy Cassiers à la Comédie-Française
« Les Démons », de Guy Cassiers. CHRISTOPHE RAYNAUD DE LAGE/COMÉDIE-FRANÇAISE

« Les Démons » : l’acte manqué de Guy Cassiers à la Comédie-Française

« Les Démons » de Fiodor Dostoïevski font leur entrée au répertoire de la Comédie-Française. Une œuvre fleuve dont l’adaptation n’est pas facile : une narration chaotique, des personnages oscillant entre jusqu’auboutisme et terreur, des questionnements politiques destructeurs ainsi qu’une quête irréductible de transcendance.

L’adaptation d’Erwin Mortier et la traduction de Marie Hooghe s’attache à la restitution de la confrontation entre ancien et nouveau monde, à la fracture induite par le nihilisme qui porte en son sein la tyrannie, l’équilibre entre scènes politiques et scènes familiales.

L’un des ressorts de l’action des Démons est en effet le conflit entre deux générations, celle de Stépane Verkhovenski et Varvara Stavroguina d’un côté, et celle de leurs enfants Piotr et Nikolaï de l’autre. Mais c’est aussi le conflit entre les valeurs de l’Europe et celles de la Russie « éternelle ».

Elle fait aussi la place à une dénonciation du nihilisme, un courant très virulent dans la Russie des années 1860. Une critique féroce dirigée d’une part contre les révolutionnaires et d’autre part contre l’aristocratie devenue un vivier du socialisme en s’éloignant du peuple russe et de la foi orthodoxe. Tous ces individus étant pour l’auteur des « démons » perturbant l’ordre établi, semant le chaos en Russie, embarrassant les autorités et démoralisant la jeunesse.

S’orchestre ainsi toute une galerie de personnages en quête de sens face à une société qui semble ne plus en avoir, sachant que le modèle social est sur le point de s’effondrer et que l’après est encore à inventer, quand les conservateurs se crispent sur ce qu’ils ont déjà perdu, quand Dieu et la religion ne sont déjà plus un recours, quand les libéraux sont déjà dépassés et que les nihilistes disputent la modernité aux socialistes.

Une mise à distance inutile  

A l’abri d’un dispositif sophistiqué et pictural, Guy Cassiers cherche à articuler sous plusieurs angles et donc visuellement grâce à la vidéo, la confrontation des deux univers : celui des pères, des révolutionnaires de salon vivant dans un monde fait d’illusions, et celui des fils qui veulent détruire le monde paternel et n’hésitent pas à recourir à la violence et à la terreur pour parvenir à leurs fins.

Pour ce faire, trois écrans surplombent le plateau. Ils donnent à voir, en plan serré, le jeu des acteurs en face à face qui se trouve dissocié visuellement de celui joué en direct sur scène afin de marquer la césure entre monde réel (ombre / masque) et monde illusoire (lumière / artifice).

Toutefois, ce procédé formel, trop ambitieux, ne fonctionne pas car, difficilement perceptible, il oblige aussi les acteurs à se positionner en fonction du cadrage de la caméra et au détriment du jeu sensible, fébrile, vivant, sur scène qui doit alors faire corps avec ses partenaires et le public. Or, le spectateur observe très souvent de dos des comédiens qui ne se regardent jamais.

Contrairement à Thomas Ostermeier ou Ivo Van Hove, la caméra n’est pas ici au service du jeu des acteurs qui prolonge l’action mais à une réinterprétation très théorique qui suppose une attention démultipliée du spectateur déstabilisé entre ce qui est filmé et ce qui est montré par le jeu.

Une mise à distance inutile qui brouille et édulcore les enjeux existentiels, politiques et passionnels du vertigineux roman choral.

Dates : du 22 septembre 2021 au 16 janvier 2022  – Lieu : Comédie-Française (Paris)
 Mise en scène : Guy Cassiers

Le groupe pop/rock Dégage dévoile le titre très rock eighties Chateau Blanc sur le label Attitude

DEGAGE est un groupe originaire de Reims. Révélé notamment par sa sélection aux Inouis 2019 du Printemps de Bourges dans la catégorie Pop/Rock, le groupe a prévu de sortir son premier EP le 15 octobre prochain sur le label Attitude. Le clip du titre Château Blanc est sorti le 29 septembre, le moment d’en savoir plus sur ce groupe en pleine ascension.

Une musique rock aux accents années 80

Le titre Chateau Blanc s’appelait initialement l’Antica, du nom d’une pizzeria rémoise où les membres du groupe ont passé des moments savoureux autant que joyeux. Le morceau a été patiemment arrangé à coup de guitare et de synthé pour une ambiance qui se rapproche de la new wave. Les 4 membres du groupe DEGAGE se prénomment Chuck, Matt, Léo et Max et la route promet d’être longue et passionnante pour eux qui composent souvent en partant d’une mélodie pour y adjoindre le texte. Chateau Blanc évoques les angoisses provoquées par les excès, au risque de la perdition de soi et du rejet d’autrui. Le morceau devient une sorte de remède psychanalytique qui met à distance un sentiment anxiogène avec une musique plutôt légère. Le clip ne recule pas sur les couleurs acidulées pour créer une ambiance psychédélique comme une remède à la morosité. Auto-produit par le groupe, le clip montre un fond vert en gardant à l’esprit un impératif économique strict pour aboutir à un clip efficace et généreux. L’amitié entre les membres du groupe DEGAGE est le ciment sur lequel s’édifie la musique de ces 4 musiciens compositeurs inspirés, qui partagent leur enthousiasme en y adjoignant de l’énergie, de la poésie, de la rêverie et de la tendresse. L’aventure a débuté en 2017 avec le choix fort de proposer des compositions en français. Fans de Tame Impala, Connan Mockasin et Pond, les 4 copains utilisent synthé, basse, gratte et batterie pour créer un trip hypnotique aux effets hallucinogènes.

Le titre appelle à l’évasion et au laisser-aller pour se défaire des peurs intimes. Ils seront le 25 octobre au Supersonic et le 23 octobre à la Cartonnerie avec la volonté de faire découvrir leur univers. Vivement leur premier album!

Jimmy Love est Elton John ! en concert à Paris Salle Pleyel, le 21/10/2010

Jimmy Love est Elton John ! en concert à Paris Salle Pleyel, le 21/10/2010
© 2018 Richard Walter Productions

Jimmy Love est Elton John ! en concert à Paris Salle Pleyel, le 21/10/2010

Richard Walter Productions rend hommage à Elton John, dans un spectacle saisissant de vérité The Rocket Man !

Personne n’aurait pu incarner cette légende avec autant d’intensité, de réalisme et de folie que le désormais mondialement reconnu, Jimmy Love. Sa voix tout d’abord, puis sa ressemblance physique, sa présence unique sur scène mêlant folie et, énergie, jusqu’aux costumes et accessoires qui ont fait la réputation des shows d’Elton John pendant plus de 40 ans.

The Rocket Man est un voyage incroyable dans le temps sur la Yellow Brick Road à travers deux heures de tubes emblématiques qui visiteront toutes les périodes d’Elton John, depuis Crocodile Rock à Candle in the Wind en passant par Your Song, Sacrifice et bien sûr Rocket Man ! Vous avez aimé le film, ne manquez pas le show qui passe à Paris, à la Salle Pleyel le 21/10, et en tournée dans toute la France. A vos marques !

Dates de la tournée :

LILLE / SEBASTOPOL – 20/10/21

PARIS / PLEYEL – 21/10/21

TOURNÉE 2022 :

AMIENS / ZENITH – JEU 28/04/22 – 20H00

CHALONS EN CHAMPAGNE / LE CAPITOLE – VEN 29/04/22 – 20H30

AMNÉVILLE / LE GALAXIE – SAM 30/04/22 – 20H30

STRASBOURG / PALAIS DES CONGRÈS – MAR 3/05/22 – 20H00

MONTBÉLIARD / AXONE – MER 4/05/22 – 20H00

DIJON / ZENITH – JEU 5/05/22 – 20H00

CLERMONT FERRAND / ZENITH – BEN 6/05/22 – 20H30

LYON / AMPHITHEATRE – SAM 7/05/22 – 20H30

ORLEANS / ZENITH – MAR 10/05/22 – 20H00

RENNES / LE LIBERTÉ – MER 11/05/22 – 20H00

NANTES / CITÉ DES CONGRÈS – JEU 12/05/22 – 20H00

CHATEAUROUX / LE MACH 36 – VEN 13/05/22 – 18H00

BORDEAUX / ARKÉA – SAM 14/05/22 – 20H30

NARBONNE / ARENA – DIM 15/05/22 – 18H00

NICE / ACROPOLIS – MAR 17/05/22 – 20H00

MONTPELLIER / ZENITH – MER 18/05/22 – 20H00

TOULOUSE / ZENITH – JEU 19/05/22 – 20H00

MARSEILLE / LE SILO – VEM 20/05/22 – 20H00

La tornade Annika and the forest de retour avec le 3e album même la nuit chez Whatever / Kuroneko le 1er octobre

Annika and the forest revient avec les musiciennes qui l’ont accompagné tout au long de sa carrière, notamment Edith Fambuena aux guitares et aux claviers, et Zoé Hochberg à la programmation et à la batterie pour un enregistrement dans le pays natal de l’artiste, à Göteborg en Suède. Le résultat est une musique électro-pop qui surprend d’abord et enivre ensuite.

Une musique pareille à nulle autre

C’est le producteur et arrangeur Charles Storm (Mando Diao, Håkan Hellström, Roxette, Surfer Rosa) qui est aux manettes pour un album qui enchaine les rythmes et les influences. Annika and The Forest a offert 2 deux extraits pour annoncer la couleur de l’album Même La Nuit. Les très pop Pretence et You and Me sont de vraies surprises ultra vitaminées, la chanteuse enfonce le clou avec Thinking Crazy, grand hymne électro-pop barré de l’album. Elle a réalisé et arrangé ce single avec Maxime Delpierre. Dixit le communiqué de presse, la vidéo évoque la difficulté à apprendre à vivre avec soi-même et ses multiples facettes, mais surtout, apprendre à en être fière. Tout un programme qui en lit long sur les intentions de la chanteuse déjà à son troisième album. Annika Grill a travaillé avec Olivia Ruiz, Cali et Jane Birkin avant de fonder Annika and the Forest en 2011. Si le titre de l’album Même la nuit est en français, les origines scandinaves de la chanteuse se font rapidement sentir avec un ton musical qui rappellera pêle-mêle Abba ou même les Cardigans. Les 9 morceaux de l’album n’hésitent pas à dépasser les 5 minutes comme Sometimes ou My Lockness pour faire défiler une vraie beauté musicale plastique. L’album débute avec le très beau Empty Space jusqu’à un très introspectif Untrue qui conclut l’album avec grace

Annika and the Forest va se faire entendre pendant tout l’automne avec sa volonté de faire décoller l’auditeur pour la suivre à travers les nuages doucereux de sa musique.

L’œil du loup, version collector, de Daniel Pennac (Nathan)

L’œil du loup, version collector, de Daniel Pennac (Nathan)

Près de 40 ans après sa première publication, Les Editions Nathan sort une nouvelle version, grand format collector, illustrée par François Roca, L’œil du loup, de Daniel Pennac.

Publik’Art est lecteur assidu de Daniel Pennac. Si L’œil du Loup est un grand classique, c’est surtout une histoire vibrante et aujourd’hui encore tellement d’actualité.

L’auteur raconte l’histoire d’un petit garçon, à travers l’oeil du Loup. Une histoire d’amitié incroyable qui a lieu en Afrique et qui touche les animaux d’Afrique.
Les rapports de ce petit garçon, qui s’appelle Afrique, avec les animaux sont tout simplement bouleversants. Le respect de la nature, et de ses animaux reste le point central de cette très belle histoire.

L’oeil du Loup peut se lire à partir de 7 ans. Nathan a sorti une version Dyscool pour une lecture facile pour les personnes dyslexiques et pour ceux qui ont du mal à lire ! C’est vraiment formidable ! Lire va devenir un plaisir pour tous grâce à Dyscool.

La police est beaucoup plus grosse. Et facilement lisible. La mise en page rend le déchiffrage plus facile. Le texte est découpé en sous-sections pour aider à la compréhension. Les syllabes des mots complexes sont différenciées pour aider leur déchiffrage. De plus, les mots difficiles sont définis à chaque bas de page. Les illustrations, superbes, de François Roca, sont les mêmes.

Mais quelle bonne idée de publier cette version Dyscool !

L’œil du Loup, un grand classique incontournable, à la portée de tous !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Août 2021
Auteur : Daniel Pennac
Illustrateur : François Roca
Editeur : Nathan
Prix : 9,95 €

La chanteuse Stéphanie Acquette dévoile Diaporama, un premier album rempli de sucreries chez Sanctuaire Records / Inouïe Distribution

Non contente d’être chanteuse, Stéphanie Acquette est également multi-instrumentiste. Elle dévoile un univers coloré et décalé avec le clip de Je m’en vais, titre très pop et léger. Son album Diaporama sort aujourd’hui chez Sanctuaire Records / Inouïe Distribution, et c’est le moment d’en savoir plus.

Une artiste à l’univers foisonnant

Originaire du Nord de la France, Stéphanie Acquette se frotte aux instruments de musique dès 8 ans en débutant par le plus facile, cornemuse et flûtes irlandaises. Décidée à creuser le sillon musical, elle poursuit en autodidacte avec la pratique de la guitare et de la basse, se perfectionnant auprès de musiciens russes et tziganes. Elle part d’ailleurs de nombreuses fois en Russie pour découvrir et faire sien les chants traditionnels. Son cursus d’art dramatique au conservatoire de St Maur et des études musicales au conservatoire de Créteil lui permettent de creuser encore plus ses aspirations. En plus de la musique, elle se passionne pour le 7e art et enrichit son sens de l’image avec des études cinématographiques à l’université Paris 7. Maintenant ancrée dans le paysage musical hexagonal, elle se produit régulièrement sur les scènes françaises en tant que musicienne comme aux 3 Baudets, au Pop In, au Supersonic, aux Etoiles, au Volcan, au Train-Théâtre, à l’Adagio ou à l’Eden. Le premier extrait de l’album Diaporama, Je m’en vais, accompagné d’un clip très chamarré, se veut un instantané en technicolor. La pochette le montre bien, la chanteuse fait défiler chaque moment comme une diapositive, pour varier à chaque fois les univers, comme si chaque chanson recelait en elle-même un mini-univers cinématographique. Nourrie à la musique et au 7e art, Stéphanie Acquette a intégré des éléments très personnels dans ses chansons. Le clip de sa chanson Je m’en vais réalisé par Raphaëlle Chovin reprend le thème de la femme au foyer des années 50, avec ce cadre rigide d’où la femme veut pouvoir s’échapper pour vivre sa vie comme elle l’entend.

L’album Diaporama se déguste comme une friandise remplie de références cinématographiques qui s’intègrent parfaitement à la musique pour un ton décalé qui fait sourire et réfléchir.

Sortie le 29 septembre du nouveau tome de la série de bande dessinées Le château des étoiles, L’exposition interplanétaire de 1875, aux éditions Rue de Sèvres

Le Château des étoiles est une série de bande dessinée française créée en 2014 par Alex Alice. Elle est publiée par les éditions Rue de Sèvres et le nouveau tome sort ce 29 septembre. Le fil d’une histoire totalement uchronique se poursuit avec des nouvelles aventures. Dans un genre très Steampunk, sans forcément beaucoup de fumée de charbon mais avec une technologie appelée Ether à la place, la BD offre une lucarne saisissante sur un XIXe siècle comme vous ne l’avez jamais vu, avec des aventures entre la terre et Mars, de quoi se laisser surprendre.

De la Science-fiction historique bien de chez nous

Ce nouveau tome se concentre en grande partie sur l’Exposition Interplanétaire qui doit s’ouvrir à Paris en 1875 en présence des Empereurs de France et d’Allemagne. Toujours autant de suspense dans cette aventure qui continue là où tout s’était arrêté. Les héros veulent apporter de l’aide aux martiaux et échapper aux multiples dangers qui s’offrent à eux. La BD reprendre avec la tentative d’évasion de Séraphin et un plan visant à sauver la Princesse de Mars et à faire cesser l’esclavage organisé par le sinistre Bismarck. Ce qui touche au premier regard avec cette BD, c’est la qualité du graphisme, les planches sont exceptionnelles de beauté. Le clou de la BD tient dans cette exposition interplanétaire qui se tient à Paris avec d’immenses statues censées représenter Mars et Vénus. La triple plage se regarde en long, en large et en travers pour se rendre compte de la qualité de sa conception. Les héros franchissent une nouvelle étape avec l’apparition de premières tensions entre eux. Pour célébrer la sortie de ce dernier album du Château des étoiles aux éditions Rue de Sèvres, un évènement exceptionnel a eu lieu au Théâtre du Ranelagh (Paris 16e), pour un moment de voyage extraordinaire à travers le temps, l’espace et la musique. Alex Alice et Alain Ayroles étaient présents, mais aussi le Baron Panon Debassayns de Richemond, avec la soprano Katherine Silverthroat et Pierre d’Auvergne à l’accordéon. Un grand moment de divertissement pour mettre l’eau à la bouche avant la parution de la BD.

La saga du chateau des étoiles continue avec un nouveau tome aussi palpitant que ses prédécesseurs, à découvrir dès le 29 septembre aux éditions Rue de Sèvres.

Synopsis: Au XIXème siècle, d’intrépides explorateurs repoussent sans cesse les limites de l’inconnu. Avides de nouvelles découvertes, ils tournent leurs regards vers les étoiles… 1875, la conquête de l’espace continue !

Editeur: Rue de Sèvres

Auteur: Alex Alice / Alain Ayrolles

Nombre de pages / Prix: 64 pages / 14,50 euros

Salah Khaïli dévoile un album très punchy avec Rock da House le 30 septembre chez Salah Khaïli Music

Le batteur, auteur-compositeur et producteur Salah Khaïli va dévoiler son nouvel album Rock Da House le 30 septembre 2021 pour un beau shoot d’adrénaline énergique! Le premier extrait Trees In My Head annonce la couleur avec des sonorités presque metal et une vraie intention d’en découdre. Le rock est de retour, avec des tonalités très seventies et un enthousiasme débordant.

Du rock, du vrai

Salah Khaïli est un grand fan de pop-rock anglaise de la grande époque. Il fait appel à différents chanteurs pour porter des compositions où il défouraille à grand coup de batterie. Trees In My Head et My son sont deux titres phares très représentatifs de cet album qui remonte les décennies pour s’ancrer dans la plus pure tradition rock old school. Pour ceux qui le connaissent mal, Salah Khaïli est un musicien français né en Charentes Maritime féru de batterie qu’il a commencé à 16 ans pour devenir professionnel 2 ans plus tard. Installé à Paris depuis 1990, il a sillonné le monde entier auprès des plus grands. Véritable touche-à-tout boulimique, il a enregistré du jazz, du blues, de la funk, de la world music, de la chanson française, et maintenant du rock. Toujours tourné vers l’échange et le partage, Salah Khaïli enseigne en même temps la batterie à Paris et ne cesse de trouver de nouvelles inspirations. Pour son nouvel album Rock da House, il a vogué entre 2 continents pour enregistrer en Europe et aux Etats-Unis. Le résultat est le fruit de la rencontre entre le réalisateur Fred Lafage et le batteur pour une vraie démarche rock aux sonorités internationales. Très souvent musicien de session, Salah Khaïli a travaillé auprès de Etienne Daho, Elli Medeiros, Tchéky Karyo, Axel Bauer, Sapho et Lucky Peterson. Ses morceaux font penser immédiatement à des grands contemporains comme The XX ou Arctic Monkeys, avec une volonté affichée d’enchainer les mélopées rock, pied au plancher et batterie en tête.

Nul doute que les compositions et la rythmique parleront aux fans assidus de rock. Rien que Trees In My Head, on ressent tout de suite un bon shoot de Deep Purple ou de Led Zeppelin. De quoi donner envie de l’écouter rapidement pour replonger dans les meilleures années de cette musique!

En route pour le milliard, un documentaire de Dieudo Hamadi pour se souvenir d’un conflit oublié, dans les salles le 29 septembre

Ce film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020. Il raconte les 20 ans de lutte des victimes de la Guerre des Six Jours, à Kisangani en République Démocratique du Congo. Dans l’indifférence quasi générale, ils cherchent à faire reconnaitre le conflit et à faire condamner les belligérants tout en recevant des compensations financières. Pour mener à bien leur combat, ils entreprennent un voyage sur le fleuve Congo pour rallier la capitale Kinshasa.

Un combat sans fin

20 ans, c’est long, mais les victimes du conflit oublié et nommé la Guerre des Six Jours, à Kisangani en République Démocratique du Congo, luttent pour obtenir une reconnaissance du conflit, la condamnation des belligérants et des compensations financières. Mal connu, il faut se rendre sur Wikipedia pour en savoir plus sur ce conflit oublié. Cette guerre a vu des affrontements meurtriers entre entre armée ougandaise et rwandaise à Kisangani du lundi 5 au 10 juin 2000 en République démocratique du Congo durant la deuxième guerre du Congo. Selon le groupe Justice et Libération, une association des droits de l’homme basée à Kisangani, les affrontements causèrent environ 1 000 morts et au moins 3 000 blessés dont la majorité dans la population civile. Des séquelles subsistent de cette guerre comme des personnes mutilées, des orphelins et des femmes violées ayant assisté à la mort de leurs maris et aux enlèvement de leurs enfants. Aujourd’hui, les victimes congolaises de ces tragiques événements demandent réparation. Le médecin congolais Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, tient à ce que les préjudices causés soient réparés et il plaide pour l’établissement de mémoriaux, d’un tribunal international pénal pour la RDC accompagnés de réformes profondes des secteurs concernés. Le documentaire raconte ce combat, avec des scènes de théâtre évocatrices insérées dans le fil de l’histoire.

En route pour le milliard raconte l’histoire d’une lutte qui force l’admiration pour la reconnaissance d’un conflit dont presque plus personne n’a le souvenir. Important de s’y pencher dessus pour comprendre ce que ça peut faire du côté des victimes.

Synopsis: 1734 km sur le fleuve Congo, une incroyable épopée pour réclamer justice. Sola, Modogo, Mama Kashinde, Papa Sylvain, Bozi, Président Lemalema… font partie de l’Association des victimes de la Guerre des Six Jours de Kisangani. Depuis 20 ans, ils se battent pour la mémoire de ce conflit et demandent réparation pour les préjudices subis. Excédés par l’indifférence des institutions à leur égard, ils décident de se rendre à Kinshasa pour faire entendre leurs voix.

Les mésaventures de Joe, de jolies historiettes pour les plus jeunes à découvrir en famille au cinéma le 29 septembre

Ce sont Les Films du Whippet qui proposent l’intégrale de Joe, personnage à qui le réalisateur slovaque Vladimír Pikalík (1928 – 2000) a donné vie. Le film contient 5 petits films en tous points charmants en animation marionnette (stop motion), muet et tout à fait indiqués pour les plus jeunes à partir de 3 ans. Les parents seront également ravis par cette pépite exhumée des âges anciens, avant l’apparition des effets numériques aussi vains qu’excessifs. La simplicité est reine, l’authenticité aussi pour un beau spectacle familial.

Un joli film pour la famille

Les 5 films d’animation en stop motion réalisés par Vladimír Pikalík sont drôles et touchants. Dès l’âge de 3 ans, les plus jeunes pourront se délecter du spectacle, accompagnés par leurs parents. Surtout sur les films sont burlesques et assez inimitables. L’animation de marionnettes en stop motion ravive un temps ancien où tout était réalisé avec les moyens du bord pour un spectacle véritablement enchanteur. Les films produits par les Studios Cinématographiques Slovaques de Bratislava montrent surtout qu’il n’y a pas que les grands studios d’Hollywood dans la vie et l’alternative existe avec des vrais artisans du spectacle. Pour ne pas lasser trop vite la jeune audience, le film ne dure que 40 minutes, c’est très bien fait, léger, plein de bon esprit, ça change de ce qui est souvent proposé de nos jours. Le petit garçon vit des aventures à hauteur d’enfant, de quoi retrouver son âme de gamin.

Synopsis : Joe est un enfant à la curiosité et l’imagination débordante. Toujours prêt à faire des expériences, il entraîne avec lui ses amis dans des aventures exaltantes dans lesquelles le rire mais aussi les catastrophes ne sont jamais loin.


5 films
Joe veut jouer avec ou sans jouet
Joe à la pêche 
Joe et la maison hantée
Joe au zoo 
Joe et les extra-terrestres 

J’ai aimé vivre là, un documentaire plein de vie de Régis Sauder, sortie en salles le 29 septembre

Cergy-Pontoise est une ville nouvelle sortie de terre au début des années 70, comme certaines autres en banlieue parisienne. Tout le documentaire J’ai aimé vivre là s’y déroule avec ses habitants, ses paysages et sa géographie si reconnaissable. Le dernier opus de Régis Sauder suit l’évocation de son Est natale décrit dans Retour à Forbach sorti en 2017 pour un questionnement sur l’identité et l’attachement à sa terre natale.

Un docuentaire rempli d’ondes positives

Les personnages du documentaire sont multiples et symbolisent la diversité des habitants de Cergy-Pontoise. Le point commun entre eux tient dans cet attachement à cette ville si souvent qualifiée par des adjectifs dévalorisants. L’apparition récente de la ville, sans histoire antérieure ni monuments historiques a contribué à ce sentiment des habitants à son égard. Les plus âgés comme les plus jeunes aiment cette commune si particulière, avec cette architecture pensée avant tout pour le bien-être des habitants. Les piétons sont rois et les véhicules sont laissés sous la dalle, comme à la Défense, pour un paysage certes urbain mais appartenant aux habitants. Le documentaire interroge sur le bien commun protégé par toutes ces communautés qui vivent ensemble. Le mode autobiographique tient à la lecture continue de l’ouvrage d’Annie Ernaux, écrivaine qui habite Cergy-Pontoise et le revendique. Elle le claironne avec fierté, j’ai aimé vivre là. Elle évoque la foule des passants comme le faisait avant elle Baudelaire en soulignant que ce sont les autres qui lui livrent son image avec tous ces visages, les allures, les bribes de conversation des habitants de cette ville porteurs de ses confessions. Les habitants lisent des pages du livre pour bien montrer que cet attachement de l’écrivaine pour cette ville, ils le partagent. Même si beaucoup ne savent pas que la ville a été construite sur un ancien village, ils peuvent considérer tous les jours les intentions des concepteurs: urbanisme délibérément utopique avec par exemple cette préfecture en forme de pyramide inversée, ils y vivent bien. La population aux origines mélangées ne pose visiblement pas de problème grâce à la singularité des liens unissant la ville et ses habitants.

Le film offre un coup de projecteur surprenant sur une ville bien moins morose que ce que l’on peut en penser a priori avec ces destins particuliers qui touchent et émeuvent.

Synopsis: Dans la ville nouvelle beaucoup de gens arrivent d’ailleurs, se mélangent, trouvent une place. Leurs histoires se croisent et s’incarnent ici à Cergy, où Annie Ernaux a écrit l’essentiel de son œuvre nourrie de l’observation des autres et de son histoire intime.

Dans les prémices de la cinématographie avec l’exposition Enfin le cinéma au Musée d’Orsay du 28 septembre 2021 au 16 janvier 2022

Le Musée d’Orsay propose une exposition novatrice dans la forme et dans le fond en revenant à l’aube du XXᵉ siècle lorsque le cinéma est une technique toute nouvelle. Après la photographie qui permet d’immortaliser un instant donné, le cinéma met en mouvement les êtres et les paysages pour une vraie expérience inédite de réalité augmentée. Le cinéma permet très vite de s’approprier non seulement le monde, mais également les représentations du corps, les machines et les médias. En mettant en rapport des films et des oeuvres d’art d’époque, l’éblouissante exposition Enfin le cinéma! ravive une époque de tous les possibles dans un déroulé passionnant. Une exposition pour les fans de cinéma mais pas seulement!

Aux origines du cinéma

Lorsqu’en 1827 Nicéphore Niepce réalise sa première photographie et que le procédé gagne en popularité, la mise en mouvement des images est un objectif de plus en plus réalisable. C’est au cœur d’une culture de plus en plus urbaine et dans une ville de Paris réinventée par les grands travaux du Baron Haussmann que le cinématographe s’installe dans les habitudes. D’abord via des foires itinérantes, des aquariums ou des morgues, et puis dans des endroits dédiés, comme la grande salle de l’Omnia Pathé sise au Boulevard Montmartre. L’exposition offre un panorama très large sur l’apparition d’une technique qui va éblouir un public de plus en plus large. L’impact autant social que populaire va être presque immédiat. Ce sont les frères Lumière qui proposent les premières projections de photographies animées dès 1895 à Paris, prémices de dispositif qui vont être de plus en plus perfectionnés. Lors de l’Exposition universelle de 1900 à Paris, l’enthousiasme est général. Le temps des premières images artisanales laisse place à des inventions visuelles majeures comme celles issues de l’esprit aventureux de Georges Méliès. L’exposition montre surtout que le cinéma n’est pas une invention du XXe siècle mais bien du XIXe siècle, de quoi mettre en perspective notre époque également riche en nouveautés en tous genres comme internet ou les voyages spatiaux touristiques. L’exposition Enfin le cinéma! n’est pas chronologique mais thématique, avec des focus sur les premiers films rentrés dans la postérité, avec le célèbre l’entrée d’un train dans la gare de La Ciotat, des défilés militaires ou des badauds sur les grands boulevards. En parallèle, des tableaux montrent le gout des peintres pour les scènes du quotidien, avec 300 oeuvres majeures issues pour beaucoup du Musée d’Orsay mais pas seulement, avec une liste vertigineuse composée de noms illustres, jugez plutôt: Pierre Bonnard, Auguste Rodin, Gustave Caillebotte, Jules Etienne Marey, Claude Monet, Berthe Morisot. Ce sont aussi des artistes de l’époque qui ont utilisé le cinématographe pour pousser leur carrière, comme Henri Rivière, Loïe Fuller, Léon Gaumont, Jean Léon Gérôme, Alice Guy, Auguste et Louis Lumière ou Georges Méliès.

La production cinématographique française des années 1895-1907 est mise en rapport avec l’histoire des arts pour différentes sections qui montrent bien la fascination des foules pour les spectacles de la ville, la beauté de la nature, l’exhibition des corps et la reproduction de faits historiques majeurs depuis le Christ jusqu’à les épisodes militaires. Une exposition qui fait voyager dans le temps!

Un champagne à découvrir absolument, le nouveau Blanc de Noirs 2012 de Chassenay d’Arce

Cette nouvelle cuvée Blanc de Noirs brutmillésime 2012 de Chassenay d’Arce est élaborée exclusivement à base de cépage pinot noir, qui est vraisemblablement le cépage le plus emblématique de la Côte des Bar. Compte rendu enthousiaste de la dégustation.

Un champagne immanquable

Avec 100% de pinot noir, ce champagne a été vinifié dans la pure tradition champenoise, en cuverie inox thermorégulée et sous bois pour 5,3 % du vin avant un blocage partiel de la fermentation malolactique pour 13,4 %. S’en sont suivies
10 ans de vieillissement en bouteilles sur lies pour un dosage brut final de 5 g/l. Le degré d’alcool est de 12 % / vol, voilà pour la technique de fabrication. A l’œil, la robe est jaune clair aux légers reflets dorés et ambrés. Les bulles sont fines et nombreuses. Le nez est assez intense, relativement puissant, frais et élégant, complexe, fruits jaunes pêche-abricot, épices, fleurs blanches, note minérale, fumée, mentholée et pâte d’amande. La bouche est gourmande fruitée, mûre, fondue et fraîche longue sur le citron confit, avec une finale minérale et légèrement boisée. Le champagne s’accorde harmonieusement avec des charcuteries, des entrées à base de champignons et des volailles rôties. Le champagne est distribué en vente directe et chez des cavistes renommés comme Le Printemps du Goût et Le Repaire de Bacchus. Le prix TTC départ cave est de 31,50 euro, une preuve de plus de la grande qualité de cette cuvée millésimée.

Publireportage: Au cœur de la Côte des Bar, Chassenay d’Arce regroupe des vignerons qui, ensemble, travaillent la vigne et élaborent des vins de caractère dans la pure tradition champenoise. Le vignoble Chassenay d’Arce s’étend sur 315 hectares et sur 12 villages répartis le long de la rivière, l’Arce. Façonné par un paysage unique où alternent vignes et forêts, il est également caractérisé par la diversité des cépages et par la culture raisonnée qui y est pratiquée. L’esprit de la Maison, c’est à la fois l’esprit de famille, l’esprit du terroir et l’exigence partagée par nos vignerons pour élaborer des champagnes de grande qualité.    

Exposition « Vous les femmes … Corps et décors » : 7 artistes dans la singularité de leur art

Exposition “Vous les femmes … Corps et décors”  7 artistes singuliers à découvrir !

Exposition « Vous les femmes … Corps et décors » : 7 artistes dans la singularité de leur art

MARYAM ALAKBRALI
Maryam Alakbarli, est née le 4 juillet 1991 à Bakou, Azerbaïdjan Première vente en Octobre 2016 – Œuvres présentes dans de nombreuses collections privées dont 11 dans celle de Mr. Gérard Depardieu Musées : Musée d’Art Moderne de Bakou (Azerbaïdjan). Maryam est un électron libre dans le monde de l’art. Artiste libre, elle est incontrôlable, tant sur les sujets qu’elle aborde que sur les techniques qu’elle explore. L’une des particularités de sa peinture c’est le travail avec les couleurs, la mise en valeur des contrastes et des couleurs complémentaires. Elle applique sur la toile, intuitivement, ce que d’autres ont appris pendant plusieurs années d’études, avec un don innée de fine coloriste. Thierry Dufresne, historien de l’art français, déclarera à propos de l’œuvre de Maryam: « Quand j’ai vu pour la première fois ses dessins et ses compositions, j’ai immédiatement compris ce qu’elle faisait et essayait de transmettre à travers ses œuvres. C’était un retour à l’origine. Au moment où toutes les formes n’étaient qu’une lumière et qu’elles étaient toutes égales ».
L’art a donné à Maryam Alakbarli une merveilleuse chance d’exprimer son amour de la nature dans toutes ses manifestations, de nous en donner de manière fulgurante à travers ses œuvres.

CAPUCINE SAFIR
Née à Paris, Capucine Safir vit à Miami, USA depuis 2013. Après avoir travaillé pendant plusieurs années dans l’audiovisuel, elle décide de changer de voie et passe un diplôme d’architecture d’intérieure en Australie ou elle résidera pendant trois ans. De retour en France, elle se met à son compte. C’est au même moment qu’elle découvre la taille directe sur pierre. Entre la pierre et Capucine, c’est une évidence. C’est après sa seconde expatriation, à Miami, qu’elle devient artiste professionnelle. Elle s’ouvre alors à d’autres techniques et matériaux. Très rapidement, elle est représentée par une galerie locale et enchaine les expositions. Depuis, les œuvres de Capucine Safir font partie de nombreuses collections privées à travers le monde et sont régulièrement exposées dans des foires internationales.
La féminité et la nature sont les deux thématiques essentielles du travail de Capucine Safir. « Je travaille essentiellement à l’instinct. Le processus de réduction joue aussi un rôle important dans ma création. En retirant les détails et en simplifiant mes formes, j’obtiens la rondeur, la sensualité et l’émotion que je recherche dans l’abstraction. Toutes mes œuvres sont uniques ».

ELAM
Né en 1967, originaire de Lille, Elam est un artiste pochoiriste et concepteur d’affiches qui réside à Guérande. Autodidacte, ses pochoirs sont dessinés et découpés artisanalement à la main. Elam travaille sous tout type de supports, bois, carton, toile…L’artiste est par ailleurs muraliste et intervient aussi en performance lors d’évènements privés, salons et expositions. Très inspiré par l’idée du détournement, son univers est souvent décalé et met en scène des personnages célèbres ou non en les amenant souvent dans des directions surprenantes avec humour et poésie, comme son pochoir emblématique, Candy Croft.

Corps et décors de femmes
Florence Tixier
FLO.T nait au pays des soyeux, à Lyon. Elle bénéficie de la première formation mondiale de dessinatrice textile proposée par le musée des tissus. Embauchée par un atelier international, elle crée des motifs qui sont choisis par les plus grandes Maisons comme Versace, Lapidus, Lacroix, Rati, Brochier… Dénicheuse de tendances, elle a ensuite ouvert une boutique de mode à Hossegor.
Après avoir contribué à habiller les femmes, FLO.T a eu envie de leur rendre hommage en peinture. Nourrie par les représentations féminines de Gauguin, Klimt, Matisse, Renoir, Lolita Lempicka et plus récemment d’Ines Longival ou de Gidéon Rubin, elle tire également son inspiration de magazines de mode, de reportages photos.

FLO.T privilégie depuis un certain temps les scènes de plage dont émane une sorte d’éternité estivale. Ses personnages sensuels, au regard nostalgique, à la peau dorée, soyeuse, rêvent parmi les parasols et les reflets marins. Elle aime d’une manière générale associer son ancien métier de dessinatrice textile à sa nouvelle activité de peintre. Les femmes de ses toiles sont ainsi souvent entourées ou habillées de tissus dont la poésie décorative se marie à la grâce naturelle des corps.

JEROME SAINTE ROSE
Né à Paris, basé à Sao Paulo pendant 17 ans, il est de retour en France depuis deux ans. Jérôme commence sa carrière dans la photographie à l’école Louis Lumière en 1983. En 1985, il entre au Studio Astre, à Paris, où il côtoie des photographes de renommée mondiale tels que Bert Stern, David, Bailey, Albert Watson, Bill King ou Steven Silverstein.
De Paris à New York, de la Bolivie à la Jamaïque, en passant par différents éditoriaux et entreprises d’aventure, Jérôme a parcouru le monde, collaborant avec de nombreuses marques et personnalités.

HUGO PONDZ
Hugo Pondz déploie un univers bleu azur dans une dichotomie parfaite entre les pleins et les vides, il invite à la contemplation dans un monde presque minimaliste. Autour de la piscine, à New York, sur la plaine d’un golf ou sur les allées d’un parking, toutes les peintures d’Hugo Pondz sont empreintes d’une profondeur singulière. Hugo Pondz commence à peindre tardivement. C’est par un jour hasardeux qu’il se lance, sortant sa boîte de peintures et se met à peindre. Des débuts à tâtons où il se cherche, mélangeant copieusement et aléatoirement la peinture. Hugo Pondz avait alors 16 ans, et se souvient de cette expérience comme une catastrophe ! Il retente le coup à 28 ans lorsqu’il rencontre Jean-Pierre Hubert qui lui fait découvrir pour la toute première fois une véritable technique picturale. Hugo Pondz se laisse basculer vers un univers minimaliste, surréaliste, où l’alchimie des couleurs reste d’une importance capitale. C’est dans des bleus denses et profonds, des bétons lumineux, des piscines aux eaux calmes et transparentes, que l’artiste, observateur, réussit à capturer le silence, à imposer dans une mise scène qui se veut presque minimaliste, un danger latent.
Une subtile alchimie s’installe aussitôt entre le spectateur et l’œuvre dont l’aisance de lecture, participe à le faire entrer dans ce monde presque trop immobile.

DEBORAH BRUNI
Toujours à l’affût des tendances, cette artiste peintre ne manque jamais d’innover, de créer et de se réapproprier l’Histoire. Sarcastique pour certains, irrévérencieux pour d’autres, son style girls power est en quête permanente de renouveau. Une actualité revisitée, une réalité virtuelle, Déborah BRUNI mélange les genres, casse les codes pour proposer à son public une peinture toujours plus sarcastique et véritable.
Son inspiration provient du monde qui l’entoure, de ce qui le sublime, de ce qui le fait, et de ce qui le détruit parfois, aussi. Cinéma, musique, littérature, politique…ne sont pas les thèmes de son Art, uniquement les prétextes. Hors du cadre et des conventions, Déborah BRUNI ne s’impose aucune règle et ne respecte aucun genre. La créativité n’a pas de limites, elle vient de tout, de tout le monde, de partout.
Ses créations naissent d’un héritage laissé par des égéries pop art : James Rosenquist, Tom Wesselman et Andy Warhol et bien d’autres… .
(Par dossier de presse)

Dates : du 1 au 3 octobre 2021 – Entrée libre de 12h à 19h – Lieu : Espace Beaurepaire – 28 rue Beaurepaire 75010 Paris
Vernissage sur invitation jeudi 30 octobre de 18h à 22h

Une installation artistique de Philippe Echaroux à découvrir sur les murs de la mairie du 16e arrondissement à Paris

L’évènement Les enfants écrivent leur monde d’après se déroule depuis le 24 septembre et jusqu’au 3 octobre à Paris dans le 16e arrondissement au 71 Avenue Henri Martin de 20h15 à minuit. Les enfants écrivent leur monde d’après est une installation artistique éphémère composée de 7 phrases proposées par des enfants issus des écoles élémentaires. Les spectateurs peuvent imaginer les enfants crier ces phrases à gorge déployée, les phrases sont projetées sur les murs comme des graffitis de lumière sur des murs du 16e arrondissement comme un rappel à regarder vers l’avenir.

Une installation pleine de sens

Philippe Echaroux est un photographe et portraitiste né en 1983 à Marseille. Il se considère comme un précurseur du Street Art 2.0, doux par la forme avec ses projections lumineuses mais puissant dans le fond avec ses messages engagés. Il veut bousculer et faire prendre conscience d’une réalité dont personne n’a encore conscience. Comme il le dit lui-même : J’ai voulu créer ma propre façon de faire du Street Art, il y a déjà des artistes qui utilisent les bombes de peinture ou les collages de manière extraordinaire, je suis donc parti de l’outil que je maîtrise le mieux en tant que photographe : la lumière. Pas de trace laissée sur les murs, mais des projections éphémères que chacun peut visualiser pendant un temps fini sans dégradation du mobilier urbain. En octobre 2020, il avait déjà proposé une installation nommée Dans la mémoire du monde au Musée du Quai Branly à Paris pour mettre en avant les Paiter Surui avec des projections de portraits des membres de cette tribu d’Amazonie sur le feuillage des arbres du musée. Une invitation à découvrir ce peuple qui lutte pour préserver l’intégrité de son territoire et le respect de son mode de vie.

Cet évènement éphémère est une invitation à la réflexion au cœur de la ville pour lever les yeux et découvrir une proposition de futur. Pas anodin par les temps qui courent.

« I was Sitting on My Patio » : un rendez-vous en demi-teinte avec Bob Wilson

"I was Sitting on My Patio" : le rendez-vous en demi-teinte de Bob Wilson
Photo : © LUCIE JANSCH

« I was Sitting on My Patio » : un rendez-vous en demi-teinte avec Bob Wilson

En 1976, la chorégraphe Lucinda Childs et le metteur en scène Bob Wilson marquaient les esprits avec leur opéra Einstein on the Beach, composé par Philip Glass. À peine un an plus tard, le duo créait « I was Sitting on my Patio This Guy Appeared I Thought I was Hallucinating ». C’est avec ces mots que commençait la pièce. Bob Wilson lui-même, vêtu de noir et blanc, montait sur scène et commençait à suivre à voix haute le fil ininterrompu d’un zapping verbal. Puis, il sortait du plateau, Lucinda Childs prenait alors sa place. Elle reprenait son monologue, déversait le même flot continu d’idées incongrues, ajoutant, modifiant, transposant ça et là.

Aujourd’hui, Wilson et Childs passent le flambeau à deux nouveaux interprètes : Christopher Nell formidable Méphistophélès dans Faus I & 2 que Bob Wilson avait présenté au Châtelet en 2016 avec les acteurs du Berliner Ensemble et Julie Shanahan, figure emblématique du Tanztheater Wuppertal de Pina Bausch.

Deux partenaires en miroir donc récitent l’un après l’autre un même texte d’un non-sens absolu et impossible à résumer (entrecoupé de sons stridents, de cris, de chants, de musique) qu’ils interprètent selon leur intériorité propre et un contexte purement influencé par une illusion mentale et un monde qui leur échappe.

Doublure fantomatique d’un monde en suspension

Lui, personnage sombre tout droit sorti d’un film de Tim Burton, semble être pris au piège de sa vie et d’une mélancolie mortifère. Elle, robe blanche et vaporeuse, ongles et lèvres rouge sang, virevolte dans une solitude fantasmée.

Dès que le rideau se lève, on est immédiatement subjugué par les images et l’écriture sans pareille de Bob Wilson, d’éclairer un accessoire dans une sorte de netteté de clair-obscur dénué de tout chatoiement, cette manière de détacher les silhouettes, d’isoler un visage, un bras, cette façon encore d’espacer les mouvements. Un geste qui n’appartient qu’à lui.

Mais si Bob Wilson s’approprie avec l’esthétique qu’on lui connait le plateau et transcende de son empreinte formelle avec des tableaux hypnotiques, les masques et les ombres tout droit sortis du cinéma muet expressionniste, à l’abri de paysages mentaux qui se fondent dans une nuit ou un cauchemar éveillé, d’où surgissent un visage grimé à outrance et pareil à une doublure fantomatique d’un monde en suspension, le propos abscond avec cette logorrhée sans queue ni tête déversée, qui perturbe inutilement le spectateur, en marque cependant la limite.

En effet, la valeur contemplative de l’œuvre aussi intense soit-elle, est ici parasitée par ce monologue dédoublé, tandis que la gestuelle hiératique se révèle plus comme une posture à défaut d’être rattachée à une trame conductrice, qu’à un langage pictural capable de nous faire enter pleinement dans l’intériorité des protagonistes.

Christopher Nell s’impose malgré tout. Son magnétisme aussi onirique que poétique, nous confronte avec une grâce fiévreuse et sardonique, à notre intranquillité intérieure.

Dates : du 20 septembre au 23 octobre 2021  – Lieu : Théâtre de la Ville – Espace Cardin (Paris)
 Mise en scène : Bob Wilson & Lucinda Childs

Ici présent, le coffret cadeau Made in France pour faire plaisir

Ici présent propose une démarche vraiment originale pour faire profiter la personne de votre choix d’un large éventail de produits en provenance de toute la France. L’ancien coffret sour le nom Masterbox avait déjà testé sur Publik’Art, il est devenu Ici présent! pour un nouveau concept cadeau à découvrir absolument.

Un coffret cadeau qui fait plaisir

Le principe est diablement simple et efficace. Vous vous rendez sur le site d’Ici présent pour acheter un e-coffret que vous pouvez transférer à un proche par email ou imprimer et l’offrir en main propre. Les produits proposés dans les coffrets cadeaux sont tous préparés dans les ateliers des partenaires. Ce sont des artisans passionnés situés dans la France entière. Un bon moyen de découvrir le patrimoine national et de contribuer à l’activité de passionnés. Le site internet d’Ici présent propose un large éventail de produits, de la gourmandise (vin, champagne, bière, biscuits, foie gras), des bijoux, des habits (enfants, mode), le choix est vaste et tout est made in France. Si le choix de la commande est à réaliser par l’heureux récipiendaire à l’aide d’un code, toute la logistique est gérée par Ici présent pour la garantie de produits de qualité et le plus frais possible (pour les aliments). Dans le cadre du test produit, je me suis laissé tenter par une bouteille de champagne Loriot Xavier, j’ai lu des commentaires sur internet, ça promet le meilleur en provenance des coteaux de la Vallée de la Marne. La livraison est promise sous 7 jours ouvrés, j’ai hâte!

Ce sont aujourd’hui plus de 200 000 personnes qui ont déjà été conquises par ce concept novateur et surtout surprenant. Ici présent ressemble à une belle chaine de solidarité pour un concept gagnant / gagnant, plaisir d’offrir et plaisir de concourir à l’activité d’artisans nationaux.

Publireportage:

Ils ont de l’or dans les mains : Ils sont artisans, créateurs et producteurs français, ils sont l’excellence à la française. Pour les rencontrer et découvrir leurs produits, il faut remonter à la source : Ils sont toute la journée sur leurs terres, dans leurs ateliers, sur les marchés… Ou sur notre site 🙂

Faute de temps et de moyens, il est difficile pour eux de faire connaître leurs produits à l’échelle nationale. Et pourtant… Ils le méritent terriblement !

Notre démarche : Aller à la racine et partir à la rencontre de ces pépites de créateurs et producteurs français, leur donner la visibilité qu’ils méritent et soutenir ces savoir-faire d’exception en proposant leurs créations et produits sur notre site.

Notre démarche de soutien ne s’arrête pas à nos produits : face à la crise qui touche en première ligne les artisans, nous mobilisons une communauté de consommateurs. Ensemble, nous créons l’offre Ici Présent! pour que chaque artisan ait la possibilité de se faire connaître dans la France entière !

Musique et gastronomie au festival Contours à Clichy les 25 et 26 septembre 2021

Le premier festival Contours a eu lieu au parc Roger Salengro en 2019. Après une année blanche pour les raisons sanitaires que tout le monde connait, il revient cette année dans le cœur du Parc des Impressionnistes de Clichy avec 12 000m² d’open air et des installations qui feront vibrer et danser les visiteurs tout un week end avec des propositions gastronomiques au même niveau de qualité et de diversité.

Un programme alléchant

Pendant 2 jours, les lives et les DJ sets vont s’enchainer grâce à une programmation de premier plan, avec de la musique House, Rap et Pop via des lives et des DJ Sets, jugez plutôt. Hunee Chassol, Kamma & Masalo, Dengue Dengue Dengue, Louise Chen, 99ginger, Dizonord Family, Chanceko, Reÿn, ça va être la fête à Clichy. Et comme les organisateurs ont pensé à tout, ils savent que pour bien danser il faut bien se restaurer. La programmation gastronomique a été confiée à Minou Sabahi, cheffe renommée de la Guinguette Contours. Elle a invité des chefs pour l’épauler avec une programmation culinaire du festival qui réserve des surprises.

Pour ceux qui ont connu l’édition 2019, l’organisation est un peu différente. La première était gratuite et s’était tenue au parc Salengro, cette édition 2021 du festival Contours est payante et se déroule dans le parc des Impressionnistes, toujours à Clichy.

L’organisation a été confiée à Bon Esprit et les concerts promettent de faire bouger les popotins.

Informations pratiques:

Lien vers la Billetterie : https://bit.ly/3mr0scm

Pass 2 jours : 16€

Earlybird jour : 7€

Regular jour: 12€ (+ frais de réservation)

Gratuit pour les moins de 18 ans !

Accès:
Parc des Impressionnistes
6 Rue Gustave Eiffel
92110 Clichy

Métro: Mairie de Clichy (ligne 13)
Train: Gare de Clichy-Levallois

Preuves sanitaires acceptées pour entrer dans le festiva:

– Un certificat de vaccination complet (toutes les doses nécessaires) et réalisé il y a plus de 1 semaine.

– Un certificat de rétablissement (test positif de plus de 11 jours et moins de 6 mois).

– Un certificat de test RT-PCR ou antigénique négatif de moins de 72h.

Le QR code du « Pass Sanitaire » est à présenter au format numérique de préférence lors du contrôle d’accès, car plus facile à scanner.

Présentation de Exposition Arts de l’Islam, Un passé pour un présent au Musée du Louvre avec 18 évènements partout en France du 20 novembre 2021 au 27 mars 2022

C’est en présence de personnalités aussi en vue que la Ministre de la Culture Roselyne Bachelot-Narquin, le ministre de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports Jean-Michel Blanquer, de la Présidente – Directrice du Musée du Louvre Laurence des Cars et du Président de la RMN – Grand Palais Chris Dercon que la présentation a eu lieu dans l’auditorium du Musée du Louvre. Du 20 novembre 2021 au 27 mars 2022, 18 expositions auront lieu dans 18 villes, avec des endroits aussi divers qu’un musée, une médiathèque, une bibliothèque et un espace culturel. Tour de piste.

Un évènement culturel à portée sociale à ne pas manquer

Cette exposition multiple se destine à un très large public, surtout aux jeunes générations pour leur apporter un regard neuf et complet sur les arts et les cultures de l’islam. L’évènement est coproduit par la Réunion des musées nationauxGrand Palais et le musée du Louvre. Le département des Arts de l’Islam du Louvre créée en 2012 propose une vraie immersion aux visiteurs pour mieux découvrir les cultures islamiques situées sur un vaste territoire de l’Espagne à l’est jusqu’à l’Inde à l’ouest, depuis le 7ème siècle jusqu’au 19ème siècle, incluant également des oeuvres contemporaines. Le dispositif permet d’apprécier l’importance des échanges qui ont toujours eu lieu entre l’hexagone et l’Orient. 13 siècles de culture islamique exposées dans les différents lieux permettent de mieux comprendre sa diversité et sa variété. Des hommes ont fait circuler les idées jusqu’à devenir une partie prenante du patrimoine national, dans des églises ou des musées. Le 18 expositions permettront de mieux comprendre les passés croisés entre ici et ailleurs pour deviner un avenir tout aussi partagé. Le ministère de la Culture a demandé au musée du Louvre et à la Réunion des musées nationaux Grand Palais d’organiser cet évènement à l’échelle nationale à partir de l’automne 2021 pour mettre en valeur 10 œuvres représentatives dans chaque lieu avec des portées historiques et contemporaines, toutes issues du département des Arts de l’Islam du musée du Louvre et des collections nationales et régionales. 180 œuvres permettent d’admirer l’art de l’islam pour un vrai choc artistique.

Cet évènement majeur permettra d’éclairer le public sur la diversité vivifiante des territoires et des populations concernées par l’Islam. Un évènement à ne pas manquer.

Publireportage: Une attention particulière a été portée à la médiation culturelle grâce à la conception d’outils pédagogiques : un livret d’une quinzaine de pages présentant l’exposition, des cartels développés, la diffusion d’un film dans chaque lieu d’exposition offrant une échappée dans les pays d’origine de ces œuvres et un site internet de ressources numériques compatible au format smartphone et consultable notamment durant la visite des expositions. De plus, une programmation culturelle associée à l’exposition sera mise en œuvre dans chaque ville (conférences, débats, spectacles vivants, cinéma…), animée par des équipes de médiateurs et, dans certains lieux, par des étudiants de l’école du Louvre. Un espace de discussion pouvant accueillir entre 20 et 30 personnes sera intégré à chaque exposition.

Amanda Lear et Michel Fau : un face à face haut en couleur !

Amanda Lear et Michel Fau : un face à face haut en couleurs !
Bette Davis (Michel Fau) et Joan Crawford (Amanda Lear) photo © Christophe Martin

Amanda Lear et Michel Fau : un face à face haut en couleur !

Avec sa présence et son exigence si singulières, Michel Fau, amoureux des comédiennes d’antan et des icônes qui vont de paire, aime avec une excentricité assumée, se réinventer sur scène.

Aujourd’hui il monte et joue (Bette Davis), en compagnie d’Amanda Lear (Joan Crawford), une pièce du réalisateur Jean Marboeuf de 2008, « Qu’est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ? ».

On connait la rivalité personnelle et professionnelle entre ces deux monstres d’Hollywood qui s’est rapidement transformée en une véritable haine, pour durer jusqu’à la mort de la dernière des deux.

Une condition d’acteur aux facettes cauchemardesques 

La pièce raconte sous forme de correspondance fictive et de dialogue intégralement inventé leurs échanges homériques, inspirés d’anecdotes et de faits réels rapportés à l’époque par la presse américaine, notamment pendant le tournage de « Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? » de Robert Aldrich, sorti en 1962.

Ce film, qui fut un grand succès, a véritablement relancé la carrière des deux actrices, considérées alors comme des « has been ».

Dans une scène d’ouverture mémorable qui donne le ton du spectacle, Fau pastiche à l’envi, avec la virtuosité qu’on lui connait, le glamour hollywoodien et son artifice pathétique.

Fau est Bette Davis en vaporeuse petite robe verte flashy et perruque à frange courte, tandis qu’Amanda Lear en fourreau noir pailleté et perruque brune, apparait, héroïne sculpturale, du haut du grand escalier.

Par delà l’évocation du couple infernal sur fond de haine, de rancœur, de jalousie, de désespoir, de solitude, ce sont tous les défauts et les excès des acteurs empreints de narcissisme, d’ego démesuré, de séduction névrotique, qui sont au cœur du jeu de massacre.

Michel Fau orchestre avec un sens aigu de la théâtralité, portée par une folie qui lui va bien : les mimiques, les attitudes, les regards, les envolées tragiques de ces icônes déchues, investies d’une grandiloquence et d’une prétention aussi souveraine qu’éloquentes. Bien au delà du grotesque parfaitement maîtrisé et dosé, c’est tout le jeu de la comédie humaine qui se révèle avec ses travers et ses désillusions. Son travestissement appuyé en souligne avec une justesse inouïe la dimension cabotine, précieuse, monstrueuse et dérisoire.

Le décor sophistiqué et coloré installe en miroir et en totale symétrie deux loges d’actrices, tandis que la mise en scène baroque fait son œuvre pour accompagner de concert la fuite en avant, teintée aussi de mélancolie.

Le duo Michel Fau / Amanda Lear fonctionne à merveille où chacun, dans un équilibre parfait, ose tout et fait corps avec cette condition d’acteur aux facettes cauchemardesques.

Dates : du 11 septembre au 24 octobre 2021  – Lieu : Théâtre de la Porte Saint-Martin (Paris)
 Mise en scène : Michel Fau

 

Le duo féminin très rock Ottis Coeur dévoile son nouveau clip Cœur à corps le 17 septembre


Après le premier clip Je Marche Derrière Toi, le duo Ottis Cœur est de retour avec le titre Cœur à Corps. Les deux chanteuses parlent d’acceptation de soi dans un beau lâcher prise. Margaux et Camille ont improvisé un clip en une après-midi avec la même spontanéité qui caractérise leur musique portée par des grosses guitares et une démarche qui rappelle un autre duo qui compte, celui de The Kills.

Une musique accrocheuse

Dans une ambiance aussi colorée que farfelue, les deux chanteuses montrent bien que les oripeaux peuvent être vus comme une carapace pour se cacher du regard de l’autre, une armure dont l’exubérance protège d’autant mieux qu’elle est excessive, pour mieux s’aimer soi même. Cœur à corps a été produit par le duo et mixé par Bénédicte Schmitt. Le son se veut brut et accrocheur avec une omniprésente sonorité emplie de guitare et deux voix aux harmonies évidentes. En attendant la sortie de leur premier EP prévue pour fin novembre, ces deux filles clament leur indépendance, loin des schémas éculés, préférant les guitares abrasives aux rythmes r’n’b et un son brut plutôt qu’une soupe surproduite. C’est le rock qui les rapproche avec la triade magique guitare, basse et batterie. Les 2 filles se sont rencontrées début 2020 et le coup de foudre a été immédiat. Malgré le premier confinement à partir de mars 2020, elles ont décidé de tenter quelque chose. Elles se sont exilé au vert dans la Loire-Atlantique pour bosser dans un garage où leur musique a pu prendre vie. Les étincelles ont jailli et les sons de guitare fuzz ont fait trembler les murs. Des amplis à lampes vintages ont été poussées à saturation et l’accord des voix leur a permis de passer leurs messages en harmonie. Ottis Cœur est le résultat d’une osmose entre deux caractères en accord parfait. Le duo s’occupe de tout, processus de création, enregistrement des voix et des instruments, elles s’occupent de tout. Et la musique donne envie de bouger la tête, ça fonctionne!

Le message d’émancipation féminine leur colle à la peau jusque dans la complicité de Margaux et Camille. Cœur à corps pourrait occuper vos journées, jetez-vous dessus!

Prochaines dates :

18/09 : Têtes Raides + Ottis Coeur // File7 – Magny-Le-Hongre
16/11 : Natalie Bergman + Ottis Coeur // La Sirène – La Rochelle

Une fois que tu sais, un documentaire éclairant d’Emmanuel Cappellin sur les enjeux environnementaux, sortie le 22 septembre dans les salles

Le documentaire Une Fois que tu sais devait initialement sortir le 10 mars au cinéma, un nouvelle date sera proposée une fois la situation sanitaire résolue. Il reste que le réalisateur Emmanuel Cappellin prend ici le parti de rencontrer des spécialistes du réchauffement climatique comme Pablo Servigne ou Jean-Marc Jancovici pour réfléchir à des voies et trouver des perspectives et renverser la machine inéluctable devant mener à la fin du monde. Si le ton est parfois alarmiste, le documentaire a le mérite de proposer des solutions simples, à hauteur d’hommes, pour impliquer chacun d’entre nous, et ça fait plaisir d’aller au-delà du ton bassement cafardeux habituel.

Un documentaire pour agir

Si les spécialiste sont mis à contribution pour apporter des arguments tangibles sur l’impasse qui s’offre à nous, Une fois que tu sais a surtout le bon gout d’interroger des individus responsables d’actions collectives pour montrer qu’il est possible de s’impliquer et d’agir, comme une forme de résistance à la pollution tout azimut. L’idée de transition quitte ses limbes hypothétiques pour devenir parfaitement concrète et tangible. A la question Et maintenant qu’est-ce qu’on fait ?, ce documentaire intelligent et raisonné offre des réponses qui pourront ébranler les consciences. Le film ressemble alors à un voyage qui touche chacun de nous pour transformer notre regard sur nous-mêmes et sur le monde pour mieux construire l’avenir. Emmanuel Cappellin prête sa voix en off pour expliquer les origines de sa motivation pour réaliser ce film, et le spectateur comprend l’urgence ressentie pour se mettre au travail. Il va alors interroger des scientifiques pour mettre le doigt sur des évidences qui font mal. Oui, la civilization industrielle touche à ses limites, par manque de ressources et par la pollution dégagée dans un espace environnemental clos qui ne peut plus tout absorber ad vitam aeternam. Ce film devient un manifeste presque politique aux enjeux sociétaux majeurs. La notion de grand effondrement n’est plus hypothétique, elle devient certaine et se cacher les yeux ne suffira pas à faire face aux enjeux qui nous attendent.

L’urgence écologique devient de plus en plus prégnante et ce documentaire devrait surtout être présenté aux plus jeunes pour alerter et donner des pistes. C’est tout son intérêt.

Synopsis: Confronté à la réalité du changement climatique et à l’épuisement des ressources, le réalisateur Emmanuel Cappellin prend conscience qu’un effondrement de notre civilisation industrielle est inévitable. Mais comment continuer à vivre avec l’idée que l’aventure humaine puisse échouer ? En quête de réponses, il part à la rencontre d’experts et de scientifiques tels que Pablo Servigne, Jean-Marc Jancovici ou Susanne Moser. Tous appellent à une action collective et solidaire pour préparer une transition la plus humaine possible. Une odyssée qui touche à l’intime et transforme notre regard sur nous-même et sur le monde pour mieux construire l’avenir.

Henry Portrait d’un serial killer, un film de John McNaughton, sortie en Blu-Ray Steelbook et DVD le 22 septembre

Le Blu-Ray Steelbook et DVD sera disponible le 22 septembre en nouvelle restauration 4K avec la version originale et la version française. Avant cette date, le film est disponible sur le Vidéo Club Carlotta à partir du 17 septembre. Si l’esthétique a légèrement vieilli depuis la sortie initiale du film sur les écrans en 1991, le film garde sa puissance froide et glauque avec ce personnage principal sans limites et sans émotions apparentes. Le choix des victimes au hasard ajoute encore un peu plus à l’outrance du propos, loin des tentatives récurrentes de rendre sympathique ou raffinée une ordure qui dézingue à tout va, image en vogue depuis quelque temps.

Un film sans fard

Toute l’esthétique du film concourt à rendre le personnage principal d’Henry aussi minable que ce qu’il est vraiment. Atmosphères grises, appartements miteux, vêtements cradingues, Henry et son entourage ont tous les oripeaux de la médiocrité. L’absence d’éducation et de jugeote les empêchent de réfléchir sur la portée de leurs actes, tuer devient tristement banal, n’apportant aucun réconfort, une routine sans ampleur ni profondeur. Les meurtres sont montrés par le petit bout de la lorgnette, comme pour rendre le spectateur plus voyeur que complice. John McNaughton préfère laisser l’imagination faire le gros du travail plutôt que de transformer son film en slasher movie. Le héros est minable, taiseux, taciturne, ses actes ne sont pas expliqués, tout juste peut-on connaitre un traumatisme qui remonte à l’enfance et le forçant à tuer encore et encore. Le film se déroule sans feux d’artifices, sans effets clinquants, le serial killer est rendu aux limites de son existence, prisonnier de ses pulsions sans pouvoir sortir de son système.

Le film rend compte d’une réalité grisâtre où le serial killer ressemble à n’importe quel être humain, rien ne le différencie du quidam moyen, cet aspect des choses est bien plus effrayant qu’une scène hardcore frontale.

Synopsis: Hanté par une enfance martyre, Henry Lee Lucas tue. La seule manière pour lui de se libérer de ses démons. Avec la complicité de Otis Toole, il écume les routes des Etats-Unis, choisissant ses victimes au hasard…


Suppléments disponibles:

• Entretien avec John McNaughton (31 mn):
Dans cet entretien réalisé en 1998, le cinéaste John McNaughton revient sur la genèse de son premier long-métrage et les réactions qu’il a suscitées.


• Portrait: Le Making-of du film (53 mn)
Retour sur l’aventure Henry avec ceux qui y ont participé : réalisateur, producteur, acteurs, scénariste, compositeurs…


• Tour d’horizon : Entretien avec John McNaughton (28 mn)
Dans ce nouvel entretien réalisé en 2016, John McNaughton évoque son parcours atypique et son rapport ambivalent avec le milieu du cinéma.


• C’est toi… ou eux : Entretien avec Joe Coleman (9 mn)
Créateur du visuel de Henry, l’artiste Joe Coleman parle de son amour pour le film et de sa conception du bien et du mal.


• Scènes coupées et chutes (21 mn)
Commentées par le réalisateur John McNaughton et le documentariste David Gregory.


• Bandes-Annonces

La troisième guerre, un film sur un destin de militaire en temps de paix, dans les salles le 22 septembre

La Troisième Guerre est le premier film du réalisateur Giovanni Aloi. Il a la chance de disposer d’un casting de premier plan avec la star Leila Bekthi, le souvent excellent Karim Leklou et la valeur montante Anthony Bajon. La Troisième Guerre est ce conflit invisible qui se déroule dans notre pays entre les forces militaires du dispositif Sentinelle et la menace terroriste pas si invisible que ça comme l’ont montré les évènements de 2015 au Bataclan. Le déploiement de militaires dans les rues est illustré avec l’arrivée d’une nouvelle recrue de l’armée dans un régiment. Point de départ d’une glissade dans l’esprit d’un jeune homme tourmenté.

L’armée en vrai

Le réalisateur s’appesantit sur le quotidien fastidieux et répétitif de soldats déployés au cœur des grandes villes pour rassurer la population et empêcher des actions terroristes. Loin des films d’action américains, La Troisième Guerre évite toute escalade inutile ni pétarades gratuites. Ceux qui s’attendent à un documentaire ou à un film de guerre seront surpris de voir le parti pris ultra réaliste du réalisateur Giovanni Aloi. Il privilégie la vie terne et sans ampleur d’une caserne où les militaires doivent bien passer le temps pour se remettre de l’inaction quotidienne faite de longues marches passées le doigt sur la détente. Les militaires déambulent, l’œil aux aguets, inventant des menaces dans des éléments infimes observés de ci-de là. La psychologie des ces hommes et de ces femmes est abordée à travers des destins particuliers. Le soldat Leila Bekthi veut réussir à grimper les échelons mais se sent amoindrie par une grossesse pas vraiment désirée. Le soldat Anthony Bajon évolue dans une incompréhension totale des enjeux, souhaitant se substituer à la police pour maintenir l’ordre mais ne le pouvant pas dans une frustration grandissante. Au final, en l’absence quasi complète d’action, le film souffre de longueurs voulues mais qui mettent à rude épreuve l’attention du spectateur. La tension est souvent basse et il faut des numéros de tchatche de soldats souvent venus de banlieue pour esquisser quelques sourires. Il faut attendre les 20 dernières minutes pour trouver des liens plus parlants avec ce que montre la télévision tous les jours. Des manifestations de gilets jaunes pleines de tension, un soldat qui dérape et toute une logique remise en cause.

La menace n’est pas forcément à l’extérieur mais en soi-même, c’est ce que semble suggérer le réalisateur avec ce film atypique, loins des clichés et plongé dans un quotidien lancinant.

Synopsis: Léo vient juste de terminer ses classes à l’armée et pour sa première affectation, il écope d’une mission Sentinelle. Le voilà arpentant les rues de la capitale, sans rien à faire sinon rester à l’affût d’une éventuelle menace…

Le chanteur Oete dévoile son nouveau single la tête pleine

Le chanteur Oete a 22 ans mais il sait déjà se faire reconnaitre avec sa voix singulière et ses chansons lancinantes. Récemment signé sur le label Roy Music, l’artiste définit son univers musical comme de la variété alternative pour bien se singulariser parmi la horde de chanteurs émergents. Son premier titre HPV et la reprise remarquée du titre de Niagara
Pendant que les champs brûlent ont annoncé la couleur, Oete n’en est qu’à ses débuts et son nouveau titre La tête
pleine
annonce le meilleur à venir.

Un nouveau titre audacieux

Avec les évènements qui se sont abattus sur la planète depuis bientôt 18 mois, la jeune génération a subi frustrations et avanies. Oete veut personnifier cette envie de vivre mise entre parenthèse qui n’attend que de s’exprimer. De son vrai nom Thibaud Blond, Oete (à prononcer « eut ») débarque de sa Picardie natale pour exprimer son envie de vivre à travers ses chansons. Grand amateur de spectacle vivant, le jeune homme rejoint un parcours spécialisé dans l’art du cirque à Amiens. Son cursus artistique mêle les arts plastiques, le théâtre et la danse, et il rejoint Lyon pour s’engager comme volontaire en service civique. Cette expérience lui permet d’apprendre la musique tandis qu’il office auprès de populations fragiles. Il intègre ensuite l’école d’éducateur spécialisé dont il ressort diplômé. Ce parcours lui ouvre les portes d’une vocation musicale basée sur la mise en recul de son parcours, ses faiblesses, ses espoirs et son avenir. Il écrit alors des premiers textes et ainsi des chansons. Oete arrive alors à Paris pour un tremplin dans ses aspirations. Il se met en scène dans dans ce clip réalisé par Simon Vanrie (Clou, Bertrand Belin, Barbara Carlotti, Albin de la Simone) et tourné à la Maison de la Création de Bruxelles. Auteur, compositeur et interprète, Oete n’hésite pas à lâcher prise dans un clip à l’image de sa musique.

Le clip de la tête pleine est à découvrir depuis le 17 septembre pour découvrir un artiste décidé à se faire une place sur la scène musicale francophone.

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