Ce Cairanne blanc Les Travers 2021 du Domaine Brusset est un vin rond et fruité, sec et souple, charnu en finale, une belle découverte à ne pas manquer.
Un Cairanne majestueux
Assemblé avec les cépages Clairette, Grenache blanc, Roussanne et Viognier, ce vin blanc est une merveille en bouche. A l’œil, il arbore une robe dorée, claire, limpide. Le nez est intense, frais et complexe, floral jacinthe, fruité pomme-agrumes avec une touche estragon et noisette, épicé poivre gris-cannelle-vanille. La bouche est gourmande, minérale et fraîche, longue sur l’amande, saline en finale. Il se déguste idéalement avec des huîtres, des palourdes et des coquillages, un curry de crevettes, de la sandre au beurre blanc, une sole au citron, un poulet au gingembre et du beaufort. Le vin est distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes. Un beau vin blanc à ne pas manquer.
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Laurent Brusset dirige depuis 2008 ce domaine familial de 70 ha en propriété dans la diversité des grands crus du Rhône sud : Gigondas, Cairanne, Rasteau, Ventoux, Côtes du Rhône. Il présente aujourd’hui un Cairanne blanc, Les Travers 2021. L’appellation Cairanne a été reconnue en février 2016 pour ses rouges et ses blancs (6 % de la production). Cairanne est en outre la seule AOP avec Châteauneuf-du-Pape à imposer une récolte manuelle avec tri sévère. Dans ce domaine familial, depuis 1947, la famille Brusset a su allier au savoir faire, les nouvelles techniques apportées par chaque génération. André Brusset (1910-1999) fondateur de l’exploitation a transmis sa passion à son fils Daniel et son petit-fils Laurent. Deux passionnés, deux expériences qui font du Domaine Brusset une rareté où la complémentarité de deux générations donne les meilleurs résultats, dans le respect des traditions. De nombreux cépages nobles y sont cultivés. Pour les vins rouges et rosés : Grenache, Syrah, Mourvèdre, Cinsault et Carignan. Grenache blanche, Viognier, Roussanne, Clairette pour nos vins blancs. Les célèbres vins rouges du domaine représentent 90 % de la production.
Voici un vin rouge qui va ravir vos papilles. Le Château de Lastours 2017 AOP Corbière est une vraie belle surprise à ne pas manquer! Un vin rouge à prix plutôt abordable et avec toutes les qualités attendues d’un AOP Corbière, rien de moins, c’est parti pour la dégustation.
Un vin rouge idéal pour l’été
Subtil assemblage des cépages Syrah, Grenache et Carignan, ce vin rouge a tout pour plaire. A l’oeil, il arbore une belle robe rubis profond. Son nez est complexe et droit, fumé et mûr, floral violette, fruité cassis-mûre-framboise, épices douces (muscade) avec une touche de cacao. La bouche est complexe et racée, minérale, ample, fraîche et fondue, fruits noirs mûrs, avec des tanins soyeux et une jolie longueur sur la fève de cacao et le clou de girofle.Le vin se déguste idéalement avec de la terrine de légumes et tapenade, un carré d’agneau aux herbes, une côte de bœuf, du canard laqué ou de la cuisine méditerranéenne à base d’huile d’olive (rôti de porc au laurier). Proposé au prix ttc départ Château de 15,00 euros, c’est une merveille à découvrir!
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Le Château de Lastours est un domaine vallonné de + de 850 hectares dont une centaine d’hectares de vignes et 10 hectares d’oliviers ancré dans le terroir des Corbières maritimes, à 300 m d’altitude et à 10 km de la mer Méditerranée.Certifié en agriculture biologique depuis 2020, c’est l’un des précurseurs en Languedoc.L’adéquation parfaite entre les cépages typiques du terroir languedocien (Syrah, Carignan, Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Vermentino et Roussanne) et les sols, alliée à une sélection parcellaire rigoureuse, permet d’obtenir des vins de style, expressifs, à la forte personnalité.Le Château produit trois gammes de vins en appellation Corbières en blanc et rouge et deux Languedoc rosé, ainsi qu’Optimus de Lastours 2019, sans soufre ajouté en Vin de France.
Enquêtes en vacances, 12 énigmes, 20 suspects… A toi de jouer (Père Castor)
Les grandes vacances approchent. Et elles sont longues ! Alors pour occuper intelligemment vos enfants, les éditions du Père Castor vous proposent un album intelligent : Enquêtes en vacances, 12 énigmes, 20 suspects… A toi de jouer.
Chaque double page raconte une histoire. Il y a une victime et un coupable. Il faut trouver le coupable.
Pour cela, chaque personnage est représenté par une figurine à monter soi-même, en carton épais. Et le lecteur va procéder par éliminations. Quelques indices sont donnés au milieu de la double page.
C’est aussi un jeu d’observation. Des petits détails vont aider le joueur à trouver le coupable. Et si jamais il n’y arrive pas, la solution est donnée en dernière page, avec les explications.
Les illustrations sont rigolotes avec de nombreux détails. Mais franchement, ce n’est pas évident de trouver !
L’important n’est pas d’avoir trouvé le bon coupable, mais de s’amuser ! Enquêtes en vacances, 12 énigmes, 20 suspects… A toi de jouer, une chouette façon d’occuper les enfants cet été !
Marcia Higelin a de qui tenir comme le prouve son 1er Ep Prince de Plomb. L’alliage d’une voix hors du communet d’un charisme familial indéniable ajoute un piment assez fascinant. Les gènes sont là, le talent aussi.
Une vraie révélation
La généalogie ne ment pas. Marcia Higelin est la fille d’Arthur H et donc la petite fille de Jacques Higelin. Il faut croire que c’était écrit et en plus elle affiche une vraie identité. Son premier EP comporte 6 titres qui dévoilent une vraie force de caractère. Sa voix additionnée d’un piano, de quelques cordes et d’un chœur fait des merveilles, mélange de vitupération et d’éructation. Sa personnalité ressort dans les chansons, avec des références à sa solitude, sa tempête intime et sa colère. Prince de Plomb montre l’indépendance forcenée de Marcia Higelin pour trouver son style et creuser son sillon. Mélopée d’Infortune, Dragon, Tigre, ou Loup et Les Larmes du Crocodile sont de véritables manifestes musicaux aux résonnances faites de cicatrices à vif, l’émotion se ressent au fil des chansons. Compositrice et auteure, Marcia Higelin multiplie les casquettes et dirige son projet personnel d’album Le clip de Prince de Saba est un vrai concept, avec cette voix qui attire l’attention et met KO. Envolées lyriques dans les aigus et graves profonds aboutissent à un mélange harmonieux qui enjolive l’univers musical. Entre traits mélancoliques et énergie musclée, la chanteuse parvient à trouver sa voix. Avec sa vie basée entre Paris et Dakar, elle est habituée au métissage musical, avec des influences entre pop, soul et chanson alternative avec un résultat à découvrir pour se lancer dans un nouvel univers musical.
Ce EP est une vraie découverte, avec un univers qui ne ressemble à pas grand chose d’existant. La chanteuse affirme sa volonté de mener sa barque, même à travers les tempêtes. Un Ep à écouter absolument!
Des âmes en crise sous le regard affûté de Julie Duclos
Lars Norén est un des dramaturges suédois les plus radicaux de la seconde moitié du XXè siècle. Considéré comme le digne successeur de Strindberg ou Bergman, il ne cesse de creuser au cœur des angoisses existentielles et relationnelles pour en décortiquer les ressorts psychologiques et intimes.
Kliniken est un texte sur la folie. Composé de brides de conversation de patients d’une unité psychiatrique dont la parole compulsive, impulsive, fragmentée, de chacun des personnages, permet de se soustraire au temps présent et faire advenir une vérité.
Un monde intranquille
La pièce met en scène des personnages qui occupent le temps comme ils le peuvent. On les observe aller et venir, discuter, et affronter le quotidien d’une journée ordinaire. Présent avec eux, un animateur infirmier va et vient.
Ils nous livrent des récits décousus porteurs de blessures et de résurgences de souvenirs enfouis mais aussi un regard critique sur le monde, aux prises avec une souffrance tue, des vagues d’agressivité, des sursauts de combativité, une ironie salvatrice et une humanité à fleur de peau.
Les mots se font alors les catalyseurs des humeurs, des peurs, d’une violence contenue, des angoisses, des transgressions, du jeu de soumission et de domination des personnages.
L’écriture féroce et incisive de Lars Norén dévoile autant qu’elle ne dissimule. Elle cristallise par delà l’enfermement intérieur et l’errance, les rapports de force entre les protagonistes et leur intanquillité, propices à une introspection plurielle, rebelle et intime.
Pièce très noire mais non sans humour car si le texte révèle des parcours de vie avec son lot d’échecs, de chagrins, de destins brisés et de désirs inaccomplis, il imprime aussi à travers cette libération de la parole, un acte de résistance et une volonté commune de faire bloc.
Dans sa mise en scène inventive et un décor clinique mais lumineux, qui offre une ouverture sur l’extérieur avec son possible échappatoire, Julie Duclos creuse, à bonne distance, cet embrasement méditatif et sensitif avec ses turbulences, ses débordements et ses ruptures qui lui permettent de fragmenter l’espace de perdition avec de la vidéo révélant ses coulisses, d’introspection, où se créent alors un autre rapport au monde : sensible et onirique.
Dans une traversée aussi chorale que sensorielle, le jeu s’imprègne de la progression dramatique et déconstruite de la langue du dramaturge servi par des comédiens magnifiques. Bravo !
La recréation du Richard III, mis en scène par Matthias Langhoff en 1995 à l’initiative d’une partie de l’équipe initiale, est un événement à plus d’un titre. La pièce conserve le décor d’origine : un plateau mouvant, incliné, auquel s’accrochent pont-levis et escaliers. Sur ces planches branlantes, manipulées à vue par des poulies poussives, pas moins de cinquante personnages gravitent autour du jeune Richard : reines, courtisans, guerriers, traîtres.
Marcial Di Fonzo Bo qui s’y révélait ce roi en prise directe avec le mal, reprend le rôle et la mise en scène avec Frédérique Loliée. Une récréation à saluer qui permet aux jeunes générations de découvrir un spectacle de référence et à de jeunes acteurs d’y participer.
Le plateau qui s’apparente à une machine de guerre est aussi une machine à jouer, périlleusement et furieusement arpentée. Car le monde est un théâtre et, plus encore que Richard, c’est un monde qui boite et témoigne de sa fureur comme de sa folie. Sa propension au chaos et à l’inhumanité est à l’œuvre 3 heures durant sans aucun répit pour une pièce culte et collector.
Richard III est une pièce de jeunesse. Elle consacre la figure emblématique d’un roi maudit meurtri par l’absence d’amour et une solitude abyssale qui font naître chez lui un profond sentiment d’exclusion et d’humiliation.
Shakespeare à travers cette fresque démoniaque traite de la question du pouvoir et de son ascension aux prises avec des stratégies de séduction et de manipulation. Où le prétendant pour accéder au trône devient la figure du mal absolu, au service d’une ambition machiavélique et sanglante, qui interroge également la force rhétorique du langage et de sa machination, capables d’asseoir un dessein.
Une pièce monstre
Mais la pièce déploie aussi la tragédie d’un homme manipulateur et solitaire qui utilise sa rancœur comme une arme et se sert du ressentiment des êtres qui l’entourent pour alimenter sa propre perversité.
Et dans cette fuite en avant se lit aussi l’imaginaire déjà grotesque de Shakespeare et son goût pour une théâtralité exacerbée. Car Richard use de tous les artifices du théâtre à l’instar de la mise en scène et de son acteur-roi : séduction, manipulation, composition, imprécation, masque et fait de sa conquête du pouvoir un enjeu exaltant, indomptable, divertissant et une démonstration implacable, sarcastique et ravageuse de la radicalité humaine cachée en tout homme.
Dès son entrée en scène, le comédien fait sensation fort d’une aisance et d’un timbre qui font circuler le verbe, offrant en même temps un visage grimaçant ou souriant.
La Famille d’York vient de conquérir le royaume d’Angleterre. Henri VI a été tué, Edouard IV règne. Son frère, Richard de Gloucester, monstre difforme et mal aimé supporte mal cette paix qui s’installe. il en sera donc le trouble-fête vénéneux et tragique. Il entame une sanguinaire marche au trône en faisant assassiner son frère Clarence, puis, son autre frère, le roi lui-même.
Dès lors, plus rien ne l’arrêtera pour se débarrasser de tous les gêneurs – ennemis comme amis -, avec beaucoup de facilité, là où l’ horreur de Richard III n’est pas Richard, mais le résultat d’un processus collectif qui prend aussi ses racines dans sa lignée déjà fratricide.
La mise en scène d’une lisibilité et d’une intelligence parfaites – joue à merveille la carte Shakespearienne avec ses différents degrés de théâtralité qui oscillent entre réalité et fiction, tragédie et bouffonnerie, focalisant des scènes aussi visuelles que puissantes. Le tout porté par une direction d’acteurs exceptionnels.
Dans le pur esprit brechtien dont Matthias Langhoff est l’héritier, il déroule la tragédie selon une lecture à la fois brute et distanciée.
La troupe de jeunes acteurs emmenée par l’incroyable Marcial Di Fonzo Bo passe de rôles en rôles et insuffle à la représentation une énergie enivrante. La réappropriation du texte, du sens et de la langue ainsi que le déplacement des corps toujours en alerte, font de ce Richard III une figure intemporelle.
A partir d’une aire de jeu transformée en arène à ciel ouvert propre au théâtre élisabéthain, à l’abri d’un plateau incliné, un décor baroque et un mélange des époques, elle est un écrin fulgurant et tonitruant à ce théâtre de bruit, de sang et de fureur. Bravo !
Dates : du 12 au 15 mai 2022 – Lieu : La Villette (Paris) Mise en scène : Matthias Langhoff
Après les singles It’s over et Fisherman chroniqués sur Publik’Art, la chanteuse Romy Ryan James dévoile son premier EP GoldenGone, avec en plus le titre dansant Only Sun et la ballade mélancolique Dance in the Wind. 4 titres qui font découvrir un univers entre rêverie et aspirations poétiques.
Une belle confirmation
Pour tous ceux qui ne se sont jamais vraiment remis de l’onirisme romantique de It’s Over et de la mélancolie de Fisherman, les 2 nouveaux titres présents dans Golden Gone représentent une belle surprise. L’artiste touche-à-tout fait son trou et confirme les espoirs placés en elle. Après les singles, c’est l’heure du premier EP pour la chanteuse qui se fait connaitre depuis au moins 2021. Pas un début pour elle mais plutôt un aboutissement, une marche décisive aussi vers une notoriété plus grande et méritée. Golden Gone est disponible sur les plateformes, Deezer en ce qui me concerne, pour une écoute réjouissante. Elle n’imite pas et évolue dans un univers bien particulier, les références existent mais dans des voies nouvelles qui défrichent plus qu’elles ne ressassent. Le Trip Hop de It’s over accompagne la balade joyeuse Only Sun qui rappelle Lily Allen à la sauce jazzy. De vrais instruments brodent des mélodies sur lesquelles la voix se pose sans aucun mal. Pour rappel, artiste multidisciplinaire passée par le dessin, la photo, le cinéma, la musique et la mode de seconde main, Romy a commencé par une formation en Arts Appliqués à l’Ecole Estienne, puis par un Master en Cinéma à Paris 3 où elle écrit, réalise et produit son premier moyen-métrage Les Femmes d’une Nuit d’Automne, dont elle fait également le cadre et la post-production pour des sélections dans divers festivals étrangers.
C’est le moment du décollage pour Romy Ryan James avec un EP révélateur d’un vrai savoir-faire développé depuis de nombreuses années. Il est temps maintenant d’attendre une prochaine performance live pour retrouver la voix angélique de la chanteuse.
Le retour théâtral et triomphal de Mats EK à Garnier
Danseur et chorégraphe suédois, Mats Ek a commencé sa carrière comme metteur en scène de théâtre et n’a opté pour la danse qu’en 1973, lors de son entrée dans le Ballet Cullberg dont il sera le directeur artistique de 1985 à 1993. Il y signera une trentaine de chorégraphies, toutes innovantes.
Ses lectures provocantes de Giselle (1982), du Lac des Cygnes (1987), de La Belle au Bois dormant (1996) ou de Carmen (2002) ont fait sa célébrité. De retour au théâtre dans les années 1990, Mats Ek y fera danser les acteurs. Il travaillera également pour la télévision (La Vieille et la Porte, en 1991, un film ayant sa mère pour interprète).
Sa danse physique et expressive non dépourvue d’humour, s’imprègne de toute la dimension intime, charnelle, guerrière, jusqu’auboutiste de l’héroïne de Bizet, qui voit les corps exacerber l’urgence fiévreuse, la provocation et la liberté.
La Carmen de Mats Ek est une femme sulfureuse et dominatrice qui brûle d’un désir ardent et d’une combattivité émancipatrice, comme le symbolise la longue traîne rouge de la danseuse, étendard de tous les combats et de toutes les victoires. Le chef d’œuvre de Bizet se charge alors d’une dimension guerrière et passionnelle, violente et triviale, empreint d’une tension dramatique.
Une danse sensorielle
Après l’entracte, on découvre sur la Sonate en si mineur pour piano de Liszt, Another place, un pas de deux. Il met en scène un homme et une femme jeunes, vêtus d’habits de ville, qui se cherchent sans jamais se trouver. Et explore sans relâche l’histoire d’un couple emporté par l’usure du quotidien aux prises entre l’évitement, la fuite et un rapprochement irréconciliable. Une alternance de mouvements entre impulsion et rupture qui déploie dans une veine théâtrale facétieuse si propre au chorégraphe, des sauts vifs et des cambrures franches, dans une dialogue aussi intime qu’irrésolu.
Sans transition le programme se poursuit avec l’arrivée d’une vingtaine de danseurs sur scène juste avant la première note du Boléro, qui font bloc face à un homme avec un seau d’eau dont il verse le contenu dans une baignoire, répétant ainsi son geste inlassablement. Tout autour de lui, des individus travaillent, se battent, tombent, aiment : l’humanité se donne à voir. Par deux, par trois, par cinq ou même en solo, les 20 danseurs, en combinaison unisexes anthracite à capuche faussement uniforme, entrent et sortent en groupes plus ou moins grands, seuls ou en duo, au rythme des entrées instrumentales, du thème et du contre-thème, tandis que, le vieil homme poursuit inexorablement son parcours et son geste immuable de remplissage.
Dans un mouvement parfaitement réglé, la chorégraphie suit le lent crescendo de la musique et son effet d’entrainement hypnotique. Le groupe focalise au rythme de la partition entre répétition et altération, l’instant fatidique et libérateur où le vieil homme se jette dans le bain pour un effet aussi saisissant que salvateur. Bravo !
Dates : du 7 mai au 5 juin 2022 – Lieu : Palais Garnier (Paris) Chorégraphe : Mats EK
Quand la belle se réveillera, un roman de Janine Boissard (Fayard)
Avant de parler du roman, Quand la belle se réveillera, Publik’Art tient à vous faire découvrir l’auteure Janine Boissard. Bien sûr, vous serez nombreux à la connaître et même nombreux à l’avoir déjà lue !
Janine Boissard est née en 1932 ! Elle a donc 90 ans ! Rien que pour ça, on devait lui rendre hommage ! Mais quand on la lit, on ne peut pas imaginer une dame âgée comme auteur ! D’ailleurs, Janine Boissard si elle reste très populaire, reste aussi éternellement jeune ! Quand la belle se réveilleraest un roman très agréable à lire. Un roman parfait pour des vacances ! Un thriller comme on l’aime : avec du suspens, mais supportable !
L’histoire se passe dans le Jura, autour du superbe lac de Saint-Point ! Une région magnifique !
Alma se réveille un matin, comme droguée, vaseuse et dans un drôle d’endroit. Très vite elle s’aperçoit qu’elle est dans une étable, et en plus enchainée ! Elle ne comprend pas comment cela est possible. Elle ne se connait aucun ennemi !
Elle va découvrir son bourreau jour après jour. Et apprendre à le connaître, puis à le comprendre. Et même à s’attacher à lui. Mais qui pourrait comprendre les sentiments contradictoires qui habitent Alma ?
Quand vous commencerez Quand la belle se réveillera, nul doute que vous n’aurez qu’une envie : en connaître la fin ! Et féliciter l’auteure de ce bon moment de récréation qu’elle nous offre encore !
C’est toujours un plaisir de recevoir des échantillons des vins du Vendômois pour dégustation. Les Coteaux du Vendômois ont adressé cette fois-ci des vins gris 100% AOP Pineau d’Aunis avec comme toujours la sensation de découvrir un secret bien gardé. Le rapport qualité/prix est incroyable, une bonne occasion pour vous de tenter l’aventure!
Charles Jumert Gris Vieilles Vignes d’Aunis 2021 – AOC Coteaux du Vendômois
Composé exclusivement de Cépage 100 % Pineau d’Aunis, ce vin gris se définit à l’œil avec une belle robe or pâle aux nuances argentées. Le nez recèle des arômes de fruits à chair blanche pomme-poire-coing, citron, poivre blanc. La bouche est très fraîche, minérale, fruitée, épicée et longue. Le vin se marie parfaitement avec des fruits de mer, un carpaccio de bœuf, des crevettes sautées aux épices ou un filet de cabillaud rôti aux herbes. Distribué en vente directe ou chez les cavistes, son prix TTC départ cave est de seulement 5,50 euros. Une très belle opportunité à ne pas laisser passer!
Les Vignerons du Vendômois, Le Cocagne 2021 – AOC Coteaux du Vendômois
Composé de Cépage 100 % Pineau d’Aunis, le vins e distingue à l’œil par sa belle robe rose saumon et brillante. Le nez est complexe, floral rose fanée, fruité petits fruits rouges mûrs fraise-groseille, agrumes (cédrat) et melon, finement épicé avec une pointe de cannelle. La bouche est assez ample et fraîche, à la fois ronde et tendue, vive, gourmande, épicée, longue sur la groseille. Le vin accompagne idéalement une salade pamplemousse-avocat, des crevettes, une sole grillée au citron ou un poulet à l’estragon. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix TTC cavistes s’élève à 7,00 euros, une somme très abordable au vu de la qualité du vin!
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Ces vins entre dans l’AOP Coteaux du Vendômois qui s’étire sur 28 communes entre Vendôme et Montoire, le long du Loir avec des spécificités liées à des microclimats favorables pour une vigne plantée sur des coteaux exposés au sud. Les sols argileux à silex et les petits silex affleurent en surface et drainent, accumulent la température le jour pour la restitue la nuit. L’appellation se décline en rouge, en blanc et en Gris. Les Gris sont composés à100% de cépage Pineau d’Aunis, cépage emblématique de l’appellation, et son nom est lié à un lieu-dit « Aunis » à Dampierre, près de Saumur.
Martine au château de Versailles, une nouvelle aventure de Martine (Casterman)
Les Editions Casterman nous avaient déjà gâtés avec Martine au Louvre, et voilà qu’aujourd’hui sort un nouvel album de Martine : Martine au château de Versailles.
C’est encore une jolie façon de nous faire découvrir un lieu emblématique : le château de Versailles, avec ses magnifiques jardins, sa galerie des Glaces, ses sculptures, la chambre du Roi Louis XIV et de la reine Marie-Antoinette, sa galerie des Batailles, son domaine de Trianon…
Martine et ses amis s’amusent au théâtre, et aussi au bal du soir. Ils profitent au maximum du château du Roi-Soleil avec une course au trésor, une pièce de théâtre et même un bal…
Les deux dernières pages de l’album sont consacrées à l’Histoire du château de Versailles, avec des vrais détails sur Louis XIV, sur la galerie des Glaces, les jardins et Marie-Antoinette. Une vraie leçon d’Histoire !
Publik’Art a beaucoup apprécié qu’à travers l’album de Martine, les jeunes lecteurs découvrent des lieux emblématiques de l’Histoire de la France.
Martine au château de Versaillesest un album intelligent tout en étant rigolo ! Une collection à suivre encore et encore ! Et à offrir !
C’est déjà la dixième édition de la compilation Jazz Out Of Norway, preuve de la richesse et la modernité d’une scène jazz norvégienne trop mal connue chez nous. Des labels comme ECM à Jazzland, ODIN ou Rune Grammophone ont réuni des extraites révélateurs de la scène jazz norvégienne pour tendre l’oreille et se convaincre de leur virtuosité.
Une compile enivrante
On retrouve sur cette sélection tous les courants jazz actuels, de l’avant-garde, des musiques orchestrales, des musiques expérimentales, du jazz vocal et du jazz rock. Le public local est nombreux et en redemande. On peut déceler pas très loin les influences des musiques traditionnelles pour des crossovers savoureux. Pas de mystère, il a fallu le soutien résolu de politiques publiques allié à un système pédagogique ouvert pour permettre une telle profusion de talents, comme le prouvent les extraits de concerts trouvés sur Youtube. Les artistes se nomment Harald Lassen, Strings & Timpan, Kjetil Muledid ou Marthe Lea Band, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça dépote! La compilation regroupe 30 extraits où les musiciens rivalisent de prouesses et livrent une musique à la vraie créativité. Bonne nouvelle, il est possible de trouver la compilation Jazz Out Of Norway sur Spotify ou sur le site officiel. Vu la densité de population en Norvège, trouver autant de musiciens affirmés et virtuoses tient du prodige. La diversité des styles et l’ouverture aux courants donnent un bel aperçu d’une scène jazz parmi les plus actives du monde.
Le Norvège, pays secret et mystérieux qui cultive aussi jalousement que consciencieusement son retrait du monde n’est pas à une surprise près, comme le prouve cette compilation. Ce sont de vrais trésors de jazz à découvrir, avec des risques, des prouesses et une confirmation. Il n’y a pas que le saumon qui puisse être norvégien, le jazz aussi, la preuve!
[Comics] Ed Gein, autopsie glaçante d’un tueur en série par Harold Schechter et Eric Powell (Delcourt)
Qui ne se souvient pas ou n’a jamais entendu parler des films d’horreur Psychose, Massacre à la tronçonneuse ou encore Le Silence des Agneaux ? Source d’inspiration de ces films cultes, le tueur en série Ed. Gein autrement surnommé le « Boucher du Wisconsin » est ici disséqué par un duo de choc : Harold Schechter au scénario et Eric Powell(The Goon…).
Livre choc, Ed Gein, Autopsie d’un tueur en série glace le sang. Grâce à un énorme travail des auteurs, de qualité journalistique, on se plonge dans la vie effroyable de ce monstre élevé par une mère tyrannique, mystique et malsaine.
Ed Gein développera toutes sortes d’obsessions, en particulier pour les cadavres, commençant par profaner les sépultures pour assouvir des délires sexuels ultra dérangeants… avant de s’en prendre aux vivants. Une descente aux enfers dans l’intimité d’une être monstrueux qui nous glace le sang.
L’album est d’une grande maitrise narrative et journalistique, multipliant les détails horriblement sordides mais en restituant un contexte étoffé à ce parcours macabre. On en apprend beaucoup sur l’environnement d’Ed Gein, la manière dont il a grandi et dont il a vécu après la mort de sa mère qu’il adulait par dessus tout. Le dessin de Powell est outrageusement brillant, comme à son habitude. Son trait est ultra-expressif et donne littéralement vie à ses personnages.
Un album à lire à condition d’avoir l’estomac bien accroché !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Il a inspiré de nombreux personnages de cinéma comme Norman Bates dans Psychose. Harold Schechter et Eric Powell nous proposent cette BioBD d’Ed Gein, l’un des plus terrifiants tueurs en série américains. Ce récit révèle la véritable histoire d’un malade mental sous l’emprise d’une mère bigote et abusive. Cette biographie factuelle d’Ed Gein se focalise sur son enfance et sa vie de famille malheureuses, et sur la façon dont elles ont façonné sa psyché. Il explore aussi le choc collectif qui entoura l’affaire et la prise de conscience que les tueurs peuvent être des citoyens ordinaires.
Date de parution : le 13 avril 2022 Auteurs : Harold Schechter (scénario) Eric Powell (dessin) Genre : horreur
Ma maman à moi, chez CasterMini, Les histoires des tout-petits (Casterman)
Les Editions Casterman sortent une nouvelle collection destinée aux tout-petits : CasterMini, Les histoires des tout-petits. Ce sont des petits livres souples, joliment dessinés, faciles à manipuler pour les tout-petits. Trois titres sortent en librairie aujourd’hui : Ma maman à moi est un joli petit album aux coins arrondis. Ma maman est à la fois une maman-chat, une maman pieuvre, une maman-canard, une maman-oiseau… Elle peut tout faire ma maman à moi ! Car c’est ma maman à moi !
Mon papa à moi a des pouvoirs magiques. Il sent toujours ce qui me ferait plaisir. Et il sent bon le café, ou les petits plats mijotés, ou même la sueur. Mon papa sent surtout bon le papa !
AbracacaBra est l’histoire d’un petit cochonnet, un peu magicien. Au revoir la couche et bonjour le pot ! Enfin, presque !
CasterMini, les premiers albums pour tout-petits : une collection à suivre, assurément !
Comme son nom l’indique, Les Femmes du Pavillon J met le focus sur la condition féminine dans le Maroc d’aujourd’hui. A travers les parcours compliqués de 3 personnages féminins réunis dans la même chambre d’un hôpital psychiatrique de Casablanca, le réalisateur Mohamed Natif brosse le portrait d’une société aux règles archaïques intangibles.
Un long chemin pour les femmes d’aujourd’hui
Les 3 héroïnes du film ont chacune leur histoire, marquée pas les difficultés d’être une femme dans la société marocaine. Une maman au deuil impossible, une épouse trahie et une jeune femme victime d’inceste trouvent dans leurs collègues de chambre un réconfort qu’elles ne sont pas parvenu à trouver en dehors de l’institution médicale. Elles discutent, partagent le poids qui leur pèse pour essayer de se reconstruire. Leur parcours commun est d’autant plus facilité qu’une infirmière les prend en affection et organise des virées nocturnes en cachette et à l’encontre complet du règlement strict de l’hôpital. Ensemble, les 4 solitudes vont trouver du réconfort pour sortir du tunnel obscur de leur vie. Le film souligne le courage dont a besoin la plupart des femmes pour affronter les postulats patriarcaux de la société et se libérer des contraintes et le soumission muette. Le film enchaine les paroles de femmes et les récits d’existences marquées par le mensonge et les non-dits. Le réalisateur Mohamed Nadif a d’abord officié au théâtre en tant que comédien et metteur en scène, puis a rejoint le cinéma, y exerçant comme acteur dans de nombreux films avant de passer à la réalisation. Lauréat de l’Institut Supérieur d’Art Dramatique (ISADAC – interprétation), il a parachevé sa formation à l’Université Paris-X et y a obtenu un diplôme d’Etudes Approfondies en théâtre et arts du spectacle. Il a écrit et réalisé trois courts métrages : « La jeune femme et l’ascenseur » (2005), « La jeune femme et l’Instit » (2007) et la « Jeune femme et l’école » (2009). Les Femmes du Pavillon J est son second long-métrage, après Andalousie, mon amour! sorti en 2012. Il montre ici le destin de 3 femmes provenant de milieux différents et partageant la même chambre.
Les femmes du pavillon J est un vrai film de femmes qui refusent de se soumettre à des formatages contre-nature. Enfermées parce qu’elles luttent contre les règles archaïques prônées par leurs familles et la société, elles refusent de baisser le bras. Le film sort le 11 mai au cinéma pour une belle ode à la liberté.
Synopsis: Trois patientes et une infirmière d’un pavillon psychiatrique de Casablanca confrontent leurs souffrances et développent une amitié forte, échappant à elles-mêmes en de salutaires virées nocturnes qui les ramènent peu à peu à la vie. Une amitié forte se tisse entre ces femmes qui vont tout faire pour sortir de leur enfermement personnel et se viennent mutuellement en aide par tous les moyens possibles.
Violette au bois des fous, un roman de Madeleine Melquiond (Favre)
Madeleine Melquiond nous offre un très beau roman avec Violette au bois des fous.
Violette est journaliste à la retraite mais aussi écrivain, et même poète. Elle ne l’avait jamais imaginée ainsi sa retraite, seule, dans sa grande maison. Seule, mais tellement seule, qu’un beau jour, presque sans réfléchir, Violette avale un flacon de somnifère entier.
Violette est septuagénaire. Intelligente, cultivée. Et pourtant, plus rien ne la retenait à la vie. Mais la mort n’en a pas voulu. Il a fallu qu’elle y survive à son suicide… Bien malgré elle.
Et après une TS, que se passe-t-il ? On est dirigé vers un hôpital psychiatrique, pour être pris en charge ; pour être soigné. Celui de Violette se situe au milieu d’un bois : celui du bois des fous.
Et Violette partage avec nous son nouvel univers. Les zigs, les zinzins, les zazas, deux mondes que tout oppose. Les malades sont solidaires entre eux, souvent plein d’humour, donnant des surnoms incroyables à chaque personne malade ou non : Gros tas, Blue eyes, Yoyo, Artiste, Moulin à paroles… Et Violette sera surnommée, tout naturellement, Poésie.
On entre dans le bois des fous, à pas feutrés, un peu inquiet. Puis très vite, on entend ce que chacun exprime, ses souffrances, ses peurs, ses désirs. Mais jamais la folie ne nous effleure. Leur monde est un monde hypersensible, mais fait de tout petits riens qui rendent heureux ou malheureux. Plus souvent malheureux.
Santé mentale déficiente ? Monde de la folie ? On ne sait qu’une chose : cela peut arriver à tout le monde de se trouver à la frontière de ce monde-là qui souffre tant.
Violette au bois des fous est largement inspiré de l’expérience de l’auteur d’où cet accent de vérité qui nous émeut tant. La plume de Madeleine Melquiond a su nous faire entrer dans ce monde, avec humour, et bienveillance, sans aucun jugement.
Violette au bois des fous est un roman qui va rester joliment dans nos mémoires. Vraiment notre coup de cœur du mois !
Mais qui est le duo Coco Méliès? Il s’agit en fait (à peu près) de la concaténation des noms de Franscesca Coco et David Méliès. Le groupe électro folk vient du Canada et plus précisément du Québec, encore plus précisément de Montréal. Leur formation date de 2011 et ils ont déjà sortis 2 albums, Lighthouse en 2014 et The Riddle en 2017. Ce 3e album regorge de belles mélodies douces amères, c’est un plaisir à écouter.
De la belle musique à découvrir
Pour ceux qui connaissent, pour donner un indice sur la teneur de cette musique venue d’outre-Atlantique, Coco Méliès joue dans la même catégorie musicale que The Lumineers, Mumford & Son et Damien Rice. Les mélodies sont nées au cours du confinement, période propice à l’introspection et au vague à l’âme. 12 morceaux composent cet album parfait pour la rêverie. La voix de la chanteuse est enchanteresse, la guitare est légère, l’album s’écoute avec plaisir. Des œuvres ont été présentées les 29 et 30 avril derniers à Montréal de la part de 6 artistes qui se sont inspirés du contenu des chansons. Des musiciens accompagnent le duo sur l’album, Simon Bilodeau à la batterie, Charles Robert-Gaudette à la basse et aux claviers (synthétiseur et piano), Julien Thibault à la basse, Sara Jamin au violon et Bertrand Margelidon au Flügelhorn et à la trompette. Pour l’anecdote, le duo s’est rencontré en 2011 lors d’une soirée open mic organisée dans le Sud-Ouest de Montréal. Francesca Como et David Méliès ne se sont plus quittés er les auteurs-compositeurs-interprètes collaborent depuis avec plaisir. 2 ans ce concerts sur la route et une première place au concours avant de révéler leur premier album Lighthouse. Le 2e album The Riddle a été défendu sur scène lors d’un grand concert extérieur au Festival International de Jazz de Montréal. La douceur et la tranquillité sont 2 adjectifs qui définissent très bien cette musique doucereuse qui mérite une écoute attentive.
Le groupe a remporté le prix Groupe Vocal de l’Année aux Canadian Folk Music Awards décernés à Ottawa en novembre 2017 et l’aventure continue tout en douceur pour des chansons qui s’inscrivent très vite dans l’esprit, un vrai coup de coeur.
Pluie Noire a beau être un film en noir et blanc, il a été réalisé en 1989 et présenté au Festival de Cannes la même année avec pour récompenses le Prix spécial et un Prix technique. Le réalisateur Shohei Imamura y a d’ailleurs reçu deux Palmes d’or, en 1983 pour La Ballade de Narayama et la seconde ex-æquo en 1997 pour L’Anguille (Unagi). Pluie noire évoque la catastrophe autant humaine que sociale engendrée par la bombe atomique lâchée sur Hiroshima le 6 août 1945 et les conséquences dramatiques sur le population. Entre flashback et images terribles d’humains affreusement brûlés, le film offre une méditation sans concession sur les changements engendrés par la catastrophe dans la société japonaise.
Un film au réalisme effrayant
Pluie noire est l’adaptation d’un classique de la littérature de la bombe atomique paru en 1966 et écrit par l’auteur Masuji Ibuse. Le film débute avec des scènes de la plus paisible normalité à proximité d’une grande ville japonaise. En un instant, un éclair déchire le ciel et l’apocalypse s’abat sur Hiroshima. 3 personnages moins touchés que les autres cherchent à s’enfuir et traversent des paysages dévastés où errent des quasi-zombies, humains affreusement mutilés et irradiés qui se demandent ce qu’il leur est arrivé. La scène est une des plus puissantes jamais vues sur film pour tous les spectateurs, on quitte l’imagination pour se plonger dans un réel sans fard. Et puis le film se décale 5 ans plus tard au début des années 1950 pour revenir régulièrement au moment fatidique où la bombe Little Boy a atomisé Hiroshima avant que Fat Man ne s’abatte sur Nagasaki 3 jours plus tard. Le spectateur sait que ces deux bombes ont permis la capitulation sans condition de l’empire japonais le 15 août avec l’entrée du monde dans l’ère de la dissuasion nucléaire en même temps que dans la guerre froide. Le film évoque d’ailleurs l’impact vertueux de la guerre de Corée à partir de 1950 sur l’économie japonaise fortement mise à contribution par l’occupant américain pour produire des armes. Mais le film souligne surtout le destin de celles et ceux que le reste de la population a considéré comme des hibakusha, des atomisés que personne ne veut vraiment côtoyer et encore moins épouser. Au sein d’une société aux codes ancestraux, la bombe atomique a marqué un changement brutal que Shigematsu, sa femme et leur nièce Yasuko ressentent chaque jour. Famille appartenant à la communauté des survivants exposés aux radiations, ils sont réduits au silence par les autorités pendant une dizaine d’années par l’intermédiaire d’un code de la presse interdisant toute référence à la bombe. Yasuko est exclue de l’espace rituel ancestral du mariage et tous les prétendants tournent les talons quand ils apprennent que la jeune femme a traversé l’un des orages de pluie noire radioactive qui succède à chaque bombardement atomique. L’empreinte d’une mémoire indélébile du drame nucléaire sur le corps individuel et social s’impose à tous irrémédiablement avec pour conséquence un réflexe de rejet. Une Yasuko en pleine détresse se rapproche d’un autre marginalisé, Yuichi, ancien soldat qui perd tous ses moyens au bruit d’un véhicule à moteur s’approchant de lui. Il rejoue à chaque fois à grands cris le geste conditionné qui consistait à placer une bombe sous les chars américains en hurlant : Mission accomplie! Le cinéaste rapproche les deux personnages pour bien souligner l’impossibilité pour eux de vivre une vraie vie paisible, marqués qu’ils sont dans leur chair et dans leur esprit par les affres de la guerre. A eux deux, ils incarnent un Japon à l’identité défaite, blessé par les années de conditionnement militariste. Ils sont les témoignages vivants de cet âge des extrêmes avec la guerre et la mémoire de la bombe.
Pluie noire est un film absolument immanquable consacré à une période charnière de l’histoire de l’humanité, celle où la science s’est abattue sur les populations pour créer un désastre qui a changé la vision du monde pour tous. Le film est à découvrir en version restaurée le 11 mai dans les salles de cinéma pour une expérience cinématographique unique.
Synopsis: Hiroshima – 6 Août 1945. La vie suit son cours, comme tous les jours. Un terrible éclair déchire le ciel. Suivi d’un souffle terrifiant. Et l’Enfer se déchaîne. Des corps mutilés et fantomatiques se déplacent parmi les amas de ruines. Au même moment, Yasuko faisait route sur son bateau, vers la maison de son oncle. Une pluie noire s’est alors abattue sur les passagers. Ils ne savaient pas, ils ne savaient rien Quelques années plus tard, les irradiés sont devenus des parias dans le Japon d’après-guerre.
La science est dans le lait, La science est dans le sable (Nathan)
Les Editions Nathan nous proposent une super nouvelle collection : La science est dans…
Cette collection permet aux tout-petits, dès l’âge de 4 ans, de s’initier aux sciences en faisant des expériences faciles à réaliser. L’enfant va manipuler, faire, et regarder. Chaque album propose 10 expériences très faciles à faire et toujours étonnantes.
Il est évident que c’est en faisant, en manipulant que l’enfant apprend. On retient 90% de ce que l’on fait !
La science est dans le lait est un album centré sur les propriétés du lait. Le jeune lecteur va pouvoir faire des expériences assez incroyables : il va fabriquer du beurre, de la crème chantilly, des yaourts, des cocktails, et même faire danser les couleurs…
Quant à l’album La science est dans le sable, le lecteur va découvrir les différents composants du sable, en faire une bouillie, mesurer le temps avec le sable, faire remonter des cailloux dans le sable, filtrer l’eau…
Bref, l’enfant va se transformer en magicien ou en chercheurs !
Ces albums pédagogiques, très joliment illustrés, La science est dans le lait, La science est dans le sable, vont à coup sûr, passionner votre enfant et peut-être le sensibiliser au domaine scientifique dès le plus jeune âge.
Un « George Dandin » baroque et onirique pour un spectacle total
On ne présente plus les deux complices qu’étaient Molière et Lully, auxquels nous devons des comédies comme Le Bourgeois gentilhomme où la musique trouve naturellement sa place. George Dandin, créé en 1668 à Versailles pour le plaisir de Louis XIV, relève du même heureux mélange des genres : il s’agit d’une histoire bouffonne et noire où s’intercalent des intermèdes musicaux qui mettent en scène bergers et bergères idéalisant la noblesse de cour. Mais si les pages musicales ont cette grâce inimitable typique de Lully, elles sont avant tout le contrepoint facétieux de la satire dont elles pointent le vertige.
Michel Fau, homme de théâtre sans égal
Fort d’une présence et d’une exigence toujours singulières, Michel Fau, homme de théâtre sans égal, s’empare de cette farce tragi-comique et de son rôle-titre avec la folie baroque, la poésie et l’outrance fantasque qu’on lui connaît. Il y distille à dessein la noirceur qui mine la comédie et le grotesque qui habite le tragédie, en osmose parfaite avec l’esprit purement moliéresque de la cruelle satire pour un spectacle total.
George Dandin, un riche paysan, a dépensé sa fortune pour devenir George de la Dandinière. Hélas, comme chacun sait, l’argent ne fait pas le bonheur et chez Molière sans doute moins qu’ailleurs. Le « mari confondu » subira le mépris de son épouse et de sa belle-famille, et l’humiliation d’être ouvertement trompé.
Une cérémonie baroque et grandiloquente
Un conte féroce à la morale furieusement amère, où Molière mélange la comédie de mœurs, la critique sociale et la tragédie en mettant à nu les vilénies et les fourberies.
Le spectateur, médusé, assiste alors en trois actes à la descente aux enfers du parvenu Dandin, victime volontaire de son ambition débordante, aux prises avec une très jeune épouse qui, avec force et détermination, revendique son désir de liberté.
La lecture de Michel Fau avec son sens aigu de la théâtralité, s’inscrit à merveille dans la bouffonnerie et la tragédie comme pour mieux singer le jeu de la comédie humaine et ses travers à la fois cruels et dérisoires, cabotins et grotesques, où la quintessence de l’œuvre y est portée à son paroxysme, empreinte de jeux de pouvoir, de vanité, et d’humiliation.
Quatre chanteurs et huit musiciens de l’Ensemble Marguerite Louise participent à la mise en abîme de cette fable à la fois burlesque et sombre où tout chatoie, déborde de couleurs et nous plonge dans un monde onirique et symbolique.
Avec des intermèdes musicaux qui se jouent à l’envi de l’infortune amoureuse en chantant le pouvoir de l’amour quand le verbe clame le désespoir d’un mari humilié !
Dans des costumes d’apparat signés Christian Lacroix qui signent l’appartenance à une classe et un décor d’Emmanuel Charles, mettant en scène une petite maison, entourée de branches d’arbres tout droit sortie d’un conte maléfique, qui symbolise avec ses deux étages sa position sociale (Dandin étant en bas, les aristocrates en haut) mais aussi le purgatoire, le verbe se fait ravageur et parodique, grotesque et inquiétant.
Dans le rôle de George Dandin, Michel Fau impressionne en clown tragique. Face à lui six comédiens : Alka Balbir, Armel Cazedepats, Philippe Girard, Anne-GuersandeLedoux, Florent Hu et Nathalie Savary en parfaite osmose lui donnent la réplique dans un jeu aussi baroque qu’extravagant. Bravo !
Ce Novecento pianiste n’est rien d’autre qu’une pièce rare. Laurent Orry est seul en scène, un siège de bois comme seul décor, il attire à lui les regards et la lumière pour un monologue fascinant d’1h15. Il interprète tour à tour le narrateur Tim Tooney, trompettiste de son état sur le paquebot de croisière Virginian, et le héros Novecento, gamin retrouvé sur le paquebot et devenu pianiste émérite sans jamais mettre le pied à terre. Le comédien égrène le texte à toute vitesse, avec poésie, la bave au lèvres, avec la tête qui tourne, sans jamais écorcher un mot ni hésiter. Une prouesse théâtrale à ne pas manquer sur la scène du Lucernaire, rien de moins.
Un seul en scène entre poésie et romantisme
Tiré de l’ouvrage ultra connu de Alessandro Baricco, adapté au cinéma en 1998 par Giuseppe Tornatore avec Tim Roth dans le rôle de Danny Boodmann T.D. Lemon ‘1900’, Novecento est l’histoire d’un gamin devenu homme hors du monde. Ne connaissant que l’environnement clos et protégé d’un paquebot, le héros est protégé des turpitudes du dehors. En perfectionnant son art du clavier, il se créée une aura qui touche tous les visiteurs des croisières de luxe. C’est cette histoire bien étrange que raconte le prodigieux comédien et metteur en scène Laurent Orry en rivalisant d’effets de manche diablement efficaces. Il règne sur la petite scène en regardant dans les yeux les spectateurs, jusqu’à s’assoir parmi eux pour signifier la recherche de soutien. Mais surtout il ne s’économise pas un instant, interprétant différents personnages dans une logorrhée ininterrompue. Et ça crie, ça geint, ça sanglote, 30 années d’une vie passent en un souffle avec de tels procédés oratoires. Ca prend aux tripes, l’émotion n’est jamais loin, ne manque q’un piano pour interpréter les airs magiques du héros. Mais les mots égrenés par le comédien servent de musique pour captiver l’audience et l’emmener avec lui sur les flots de l’Atlantique. Tandis que le navire enchaine les trajets ininterrompus sur l’océan, les aventures se succèdent, les péripéties font sourire ou s’émouvoir.
Le voyage est beau et quelle belle partition joue le comédien pour s’attacher l’attention de son public. Il est rare de se sentir aussi proche d’une performance jouée semble-t-il pour chacun des spectateurs et lui seulement. La pièce est à découvrir au plus vite au Lucernaire, elle vient de débuter et c’est sublime.
Synopsis: Parce qu’il n’a pas su aider Novecento à venir au monde, Tim Tooney tente peut-être de faire venir le monde à Novecento… Un homme seul et désoeuvré se remémore ses souvenirs de jeunesse passée sur un paquebot de croisière en compagnie d’un génie du piano, né et mort sur ce paquebot sans en être jamais descendu. Parce qu’il n’a pas su aider Novecento à venir au monde, Tim Tooney tente peut-être de faire venir le monde à Novecento…
A Savoir : Se présenter 20 minutes au plus tard avant la représentation. Les retardataires ne peuvent pas être admis en salle.
Détails:
du jeudi 5 mai 2022 au dimanche 26 juin 2022, à 19h ou 15h30
Ulysse trompe le terrible cyclope, une BD audio de la série Zeus raconte (Nathan)
Les Editions Nathan nous propose un livre sur la mythologie grecque avec sa version audio, via l’application Nathanlive ! Le roi des dieux, Zeus raconte cette histoire avec sa voix très grave ! Incroyable histoire, Ulysse trompe le terrible cyclope ! Incroyable ambiance !
Zeus présente au lecteur le portrait d’Odysseus, plus souvent appelé Ulysse. C’est un homme exceptionnel, roi d’Ithaque. Mais il est rarement chez lui car il guerroie depuis neuf ans.
Il va se retrouver face au Cyclope, un monstrueux géant à l’œil unique. Emprisonné, avec ses hommes, par le Cyclope, Ulysse ne sait comment s’en sortir… Il a alors une idée de génie et va berner le Cyclope…
L’album est magnifique ! Les illustrations sont juste sublimes ! et la version audio nous plonge dans la mythologie avec passion ! Le lecteur devient Zeus !
Ulysse trompe le terrible cyclope est un album qui va passionner petits et grands !
La belle vie, Tome 1 de la série Clovis & Oups (Flammarion jeunesse)
Aurélie Valogne, romancière, et François Ravard, illustrateur, nous présentent leur première série d’albums jeunesse : Clovis & Oups. Le Tome 1 vient de sortir : La belle vie.
Le héros, trop mignon, de ce petit livre qui nous rappelle nos livres de lectures d’autrefois, s’appelle Clovis et déteste l’école. Mais il adore les vacances. Surtout les vacances chez ses grands-parents. Chez eux, il peut faire tout ce qu’il veut ! Et en plus, il y a Oups, le chien de Papy et Mamie. Clovis et Oups jouent beaucoup ensemble et font aussi beaucoup de bêtises… Mais ce n’est jamais bien grave… Clovis s’éclate chez ses grands-parents… Il fait beaucoup d’activités avec eux et ne voit pas le temps passer…
La belle vie est un album rempli d’humour, à la couverture cartonnée, très joliment illustré, qui met en avant l’importance des grands-parents. Clovis & Oups, une série à suivre, assurément !
Dans l’imaginaire collectif, le roi Charles VII est perçu comme un roi pleutre et faiblard sauvé par l’intermission d’une Jeanne d’Arc miraculeuse. Son rôle dans l’issue favorable de la guerre de 100 ans serait avant tout secondaire, voire anecdotique. L’auteur Alain Peron remet les choses à leur place et le metteur en scène Rémi Mazuel donne du dynamisme et de la profondeur à une pièce où les comédiens et les comédiennes multiplient les rôles dans un ballet savamment orchestré. Le moment de théâtre passe dans un souffle avec ce récit enlevé d’une page centrale de l’histoire de France à découvrir jusqu’au 21 juin au Théâtre de la Contrescarpe.
Histoire et anecdotes
Les 40 ans de règne de Charles VII n’ont pas du tout été une sinécure. Fils de Charles VI le fou, cadet avec 2 frères plus âgés, rien ne le prédestinait à la fonction suprême. Délaissé, il s’est plongé dans les livres, gagnant en esprit ce qu’il évitait dans la vraie vie. Oui mais voilà, le décès de ses frères l’a fait dauphin alors que la guerre des 100 ans faisait rage et qu’anglais et bourguignons faisaient planer une menace bien tangible sur les restes du royaume de France. La providence lui envoya une jeune bergère lorraine décrite comme légèrement illuminée, d’abord source de motivation pour des troupes qui prirent Orléans sans coup férir avant d’être abandonnée par son souverain (vendue?). Les pages historiques se succèdent, enchainant les présences retentissantes du grand argentier Jacques Cœur et de la divine maitresse Agnès Sorel. Si vous pensez que le niveau de Game of Thrones est bien supérieur à celui de la vraie histoire, vous vous trompez lourdement comme le prouve bien cette pièce. L’histoire de Charles VII mélange drame et amour, trahison et raison d’état, perfidie et bons mots. Et comme la troupe est aussi investie que convaincante, les effets sont d’autant plus démultipliés. Un Charles VII âgé fait figure de narrateur, alternant avec sa vision plus jeune dans une fluidité totale. Denis Souppe, Leo Bastard, Anne-Victoire Armstrong, Sophie Taoc et Rémi Mazuel interagissent avec maestria, les spectateurs comprennent vite que les automatismes ont été depuis longtemps digérés pour laisser place à la passion du jeu. L’histoire le permet, alternant entre grandes pages connues et petites histoires moins renommées. Et c’est un pur plaisir d’assister à cette pièce! Tout y est, l’émotion, la félonie, la loyauté, Charles VII a jeté les bases d’ambitions monarchiques que ses suiveurs Louis XI, François 1er et Louis XIV notamment ont porté toujours plus haut.
La pièce Charles VII j’ai sauvé la France est une plongée passionnante dans l’histoire de France, digne des plus grandes aventures télévisuelles. Le terreau est bon, l’auteur et le metteur en scène en ont tiré le meilleur pour un spectacle à ne pas manque au Théâtre de laContrescarpe les mardis et dimanches jusqu’au 21 juin.
Synopsis:
L’incroyable destin de Charles VII ! Découvrez la Guerre de Cent Ans comme vous ne l’avez jamais entendue, racontée par le Roi de France qui l’a remportée : Charles VII « Le Victorieux » et grand oublié des manuels d’histoire. Héros ou monstre froid ? Il s’est battu toute sa vie pour s’imposer, reconquérir sa couronne (promise à son ennemi anglais) et son Royaume occupé et encerclé. Charles VII a sauvé la France, mais à quel prix ? Toutes celles et tous ceux qui l’ont aidé ont été sacrifiés : Jeanne d’Arc, la pucelle d’Orléans venue le guider jusqu’au sacre, Jacques Cœur, l’homme le plus riche de son temps, grand financier de la reconquête, Agnès Sorel, la plus belle femme du monde, qui lui fait découvrir l’amour. Charles VII a tout gagné et tout perdu. Les Français ne l’aiment pas. Roi shakespearien au « cœur vêtu de noir », il se bat contre un destin tragique et nous livre, au soir de sa vie, une réflexion sur la solitude du pouvoir qui n’a rien perdu de son actualité.
Bon appétit petit girafon, mes 1ères histoires animées (Nathan)
Les Editions Nathan nous propose une collection pour tout-petits : Mes 1ères histoires animées, Kididoc. Avec Bon appétit petit girafon, le tout-petit va découvrir le bébé de la girafe et sa maman. Il va pouvoir animer les images en faisant bouger des languettes, avec ses petits doigts.
Le petit girafon vit en groupe, il adore têter sa maman. Et quand il a soif, il a bien du mal à se baisser à cause de son long cou. Il adore manger directement sur l’arbre et s’endort comme un bébé après une journée bien remplie !
Cet album, très joliment décoré, tout en carton épais, a été réalisé avec les soigneurs du fameux ZooParc de Beauval. Il s’adresse aux petits dès 1 an !
Bon appétit petit girafon est un album à offrir à nos tout-petits !