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Belgica, un film gueule de bois belge de Felix Van Groeningen

Belgica
Belgica : Photo Stef Aerts, Tom Vermeir – © Thomas Dhanens
Stars Stef Aerts, Tom Vermeir

Belgica, un film gueule de bois belge de Felix Van Groeningen

Felix Van Groeningen signe son grand retour avec Belgica. Deux frères montent ensemble un haut lieu des nuits de Gand. Le Belgica devient LE lieu à la mode où musique et déshinibition se côtoient dans une ambiance légère et festive. Jo et Frank sont les héros d’un tableau social de la belgique contemporaine. Rien n’est vraiment rose dans le monde de la nuit. Ambiance musicale furieuse pour cette évocation très personnelle de la difficulté de mener des projets avec un membre de sa famille…

Membre de l’impressionnante vague de réalisateurs belges pétaradants aux côtés de Jaco Van Dormael, Michael R. Roskam et Geoffrey Enthoven, Félix Van Groeningen est attendu à chacun de ses films. Qui n’a pas vu La Merditude des Choses ou Alabama Monroe doit absolument rattraper le temps perdu pour découvrir ces deux pépites touchantes et iconoclastes. La famille barrée du premier rivalise entre alcoolisme outrancier et joie de vivre intransigeante dans un aveuglement jouissif. Le second laisse carte blanche à la belle Verlee Baetens pour enivrer le spectateur de sa voix capiteuse. Deux films pareils à nul autre, reflet de l’originalité incontestable de son réalisateur, capable de toucher et d’interpeller à chacun de ses films.

Si les héros sont touchants, la musique est électrisante.

Belgica s’inspire de l’histoire vraie de proches du réalisateur à Gand. Pas autobiographique mais éminemment personnel, Belgica s’est monté sur une montagne de rushs. 130 heures d’images ont du être travaillées et retraitées pour aboutir à une histoire de frères et de musique. Jo et Frank ne savent pas ce qui les attend quand ils décident de monter un club ensemble sur les lieux du bar tenu par le cadet Jo. Célibataire et libre de toute attache, Jo se révèlera pourtant le plus consciencieux des deux frères. L’ainé Frank a beau être rangé des voitures depuis son mariage, l’arrivée d’un enfant et un second en route, il vit une crise d’adolescence tardive en se laissant aller à tous les excès que la nuit lui permet. Jusqu’au clash prévisible.

Si les héros sont touchants, la musique est électrisante. Felix a laissé la barre au duo belge et mondialement connu Soulwax. Plus connu sous le nom 2 Many DJ’s, le duo a animé les folles nuits de beaucoup dans les années 2000. Ils proposent une musique énergisante pour animer les nuits du Belgica. Quelques morceaux connus raviveront les souvenirs des anciens fêtards avec une énorme vague de nostalgie. Un cocktail sonore jubilatoire qui accumule les décibels. Belgica n’est pas pour autant un film uniquement musical et le drame rode sous les lampadaires de Gand. Belgica est aussi une histoire de famille et de choix. L’ivresse nocturne ne doit pas faire oublier les contraires quotidiennes, ce que le cadet devra rappeler sévèrement à son ainé…

Belgica suit un sillon moins réjouissant que ses devanciers sans pour autant manquer d’atouts. Si les abus de l’ainé peuvent lasser après la 40e cuite arrosée de poudre blanche, Félix maintient le cap jusqu’au bout. Le film touchera moins mais se regardera avec l’oeil pétillant des fans du cinéma belge. Si différent, si orgastique…

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BelgicaJo et Frank sont frères, et comme souvent dans les familles, ces deux-là sont très différents. Jo, célibataire et passionné de musique, vient d’ouvrir son propre bar à Gand, le Belgica. Frank, père de famille à la vie bien rangée et sans surprise, propose à Jo de le rejoindre pour l’aider à faire tourner son bar. Sous l’impulsion de ce duo de choc, le Belgica devient en quelques semaines the place to be…

Sortie : le 2 mars 2016
Durée : 2h07
Réalisateur : Felix Van Groeningen
Avec :  Tom Vermeir, Stef Aerts, Hélène De Vos
Genre : Comédie dramatique

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L’homme qui ne disait jamais non, une BD de Olivier Balez et Didier Tronchet (Futuropolis)

L'homme qui ne disait jamais nonL’homme qui ne disait jamais non, une BD de Olivier Balez et Didier Tronchet (Futuropolis)

Une hôtesse de l’air mène l’enquête pour aider un quidam à retrouver la mémoire. La quête de l’identité est un thème récurrent du cinéma ou de la littérature. De Jason Bourne à Memento en passant par Oblivion, le thème de la mémoire effacée et du lego patiemment assemblé pour retrouver la piste du passé fascine et obnubile autant les scénaristes que les spectateurs. Balez et Tronchet en font une enquête drolatique et rythmée, qui se lit comme un thriller à l’eau de rose. Divertissant et captivant.

Deux héros se partagent la tête d’affiche. L’hôtesse répond au doux nom de Violette et s’éprend autant de l’enquête que d’Etienne Rambert. Amnésique perdu, tout semble l’accuser des pires méfaits. Mais sa jovialité tranquille en fait une victime plus qu’un bourreau. Décidée à rester objective pour puiser dans l’enquête le terreau de son futur mémoire de recherche, Violette s’implique. A son corps défendant ? A jouer le jeu, elle passe du statut d’observatrice objective à partie prenante. Les investigations mèneront le duo de Lyon à Quito, refaisant le chemin récent d’Etienne, tentant de percer les faux-semblants et de ne pas se laisser emporter par le flot de révélations… pas toujours crédibles. Des personnages secondaires font se mouvoir les deux boules de flipper happées par leurs découvertes.

Une BD à lire comme un roman d‘Agatha Christie.

Le lecteur suit plusieurs intrigues en même temps. Retrouver le vrai moi du héros, délier les fils d’une histoire complexe et jauger l’autre partie du duo… Attirance/répulsion, le thème est traditionnel dans le contexte de relations Homme/Femme. Avec un rythme trépidant, Balez et Tronchet les font traverse le monde, se séduire et se déchirer. Le titre met en exergue la désagréable habitude du héros à ne jamais rien refuser, que cela lui plaise ou non. Et pourtant, il est bien plus complexe que ce que son statut d’amnésique peut laisser penser. Le jeu des apparences fait merveille dans un scénario qui ne laisse pas respirer une minute. Le dessin est précis et propre. Parfois très (trop?) lisse, il manque de « ratures » et de surcharge pour densifier le scénario. Les expressions manquent de variété et se contentent trop d’être binaires. Juste une remarque, pas un point bloquant !

Une BD à lire comme un roman d‘Agatha Christie avec des héros attachants et des aventures rocambolesques. A peine croyables ? Elles font rêver et voyager, de quoi vouloir tourner les pages frénétiquement pour connaitre le fin mot de l’histoire !

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Violette est hôtesse de l’air. Elle prépare le concours pour devenir profiler. Depuis les attentats du 11 septembre, les aéroports recrutent ces professionnels pour repérer les comportements dits « à risque ». Violette s’est tout de suite lancée dans l’aventure. Dans l’avion, à l’approche de l’aéroport de Lyon, elle remarque un homme qui semble perdu. L’homme ne se souvient de rien. Ni pourquoi il a pris l’avion, ni de la date du jour, et pas même de sa propre identité. Violette décide de venir en aide à celui qui, selon son passeport, s’appelle Étienne Rambert et vit à Lyon. Dès lors, traînant Étienne comme un boulet, Violette va mener l’enquête tambour battant et percer, peu à peu, le secret de la véritable personnalité d’Étienne. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne sera pas au bout de ses surprises. La moindre étant celle qui conduira Étienne, toujours flanqué de Violette, à Quito, en Amérique du Sud… précisément là d’où il venait deux jours plus tôt !

 

Date de parution : le 11 février 2016
Scénariste(s) : Didier Tronchet
Dessinateur(s) : Olivier Balez
Editeur : Futuropolis
Prix : 21 € (144 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Résultats concours : Starfighter, 5 DVD gagnés

StarfighterRésultats concours : Starfighter

Vous avez été 5 539 participants. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’un DVD sont :

Geneviève Durand, Franck Fevin, Andrée Blain, Marion Babillotte et Christophe Guinchard

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Ave César, un film déjanté de Joel Coen et Ethan Coen

Ave César, un film déjanté des frères Coen
Ave César : Photo Channing Tatum ©Universal Pictures International France

Ave César, un film déjanté de Joel Coen et Ethan Coen

Joel Coen et Ethan Coen se sont défoncés avec ce film, Ave Cesar au casting époustouflant ! Mais ne vous attendez pas à voir George Clooney comme personnage principal. Effectivement, il joue César, mais son rôle n’est pas majeur, loin de là ! C’est un film sur le cinéma hollywoodien, des années 50. Mais Ethan Coen en fait cette définition : « C’est un film sur le cinéma, la vie, la religion, la foi. La foi et le business du cinéma« .(allociné)

Les frères Coen s’adresse à tous les cinéphiles avertis…

C’est à la fois un hommage au cinéma de Hollywood et aussi une parodie. L’histoire est centrée sur celle d’Eddie Mannix, histoire vraie. Eddie Mannix, interprété très justement par Josh Brolin, est un grand chef d’orchestre des studios d’Hollywood, dans les années 50. Il doit tout gérer, surtout les problèmes liés aux stars. Je ne vous en dis pas plus, le synopsis est très long et raconte tout le film. Au cas où vous n’auriez rien compris… Chose tout à fait possible… Car en fait, il n’y a pas vraiment de fil conducteur à cette histoire.

Bien sûr, si comme moi, vous étiez trop jeune pour connaître les films américains des années 50, vous allez vite vous sentir perdu. Evidemment, quelques passages vont vous faire rire, mais il vous manquera le décodage ! Du coup, le film perd énormément de son intérêt.

Certes, les costumes sont beaux, les décors merveilleusement restitués, les acteurs tous fort connus, mais cela ne suffira pas à vous emballer. Certaines scènes sont grandioses : celle de la danse aquatique synchronisée avec Scarlett Johansson, celle de la danse des marins, avec les claquettes de Channing Tatum, grand moment magique… Mais pour bien comprendre ce que racontent toutes ces scènes qui se suivent sans avoir beaucoup de rapports entre elles, je vous conseille de consulter cet article : Qui se cache derrière les personnages de Ave César des Coen ?

Difficile d’apprécier un film quand on ne comprend rien ! Les frères Coen s’adressent à tous les cinéphiles avertis, qui eux, s’éclateront vraiment !

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Ave, César, un film déjanté des frères CoenLa folle journée d’Eddie Mannix va nous entraîner dans les coulisses d’un grand studio Hollywoodien. Une époque où la machine à rêves turbinait sans relâche pour régaler indifféremment ses spectateurs de péplums, de comédies musicales, d’adaptations de pièces de théâtre raffinées, de westerns ou encore de ballets nautiques en tous genres. Eddie Mannix est fixer chez Capitole, un des plus célèbres Studios de cinéma américain de l’époque. Il y est chargé de régler tous les problèmes inhérents à chacun de leurs films. Un travail qui ne connaît ni les horaires, ni la routine. En une seule journée il va devoir gérer aussi bien les susceptibilités des différentes communautés religieuses, pour pouvoir valider leur adaptation de la Bible en Technicolor, que celles du très précieux réalisateur vedette Laurence Laurentz qui n’apprécie que modérément qu’on lui ait attribué le jeune espoir du western comme tête d’affiche de son prochain drame psychologique.Il règle à la chaîne le pétrin dans lequel les artistes du studio ont l’art et la manière de se précipiter tous seuls. En plus de sortir une starlette des griffes de la police, ou de sauver la réputation et la carrière de DeeAnna Moran la reine du ballet nautique, Eddie Mannix va devoir élucider les agissements louches du virtuose de claquettes, Burt Gurney. Cerise sur le gâteau, il a maille à partir avec un obscur groupuscule d’activistes politique qui, en plein tournage de la fameuse superproduction biblique AVE CÉSAR lui réclame une rançon pour l’enlèvement de la plus grosse star du Studio, Baird Whitlok. Le tout en essayant de juguler les ardeurs journalistiques des deux jumelles et chroniqueuses ennemies, Thora et Thessaly Thacker. La journée promet d’être mouvementée.

Sortie : le 17 février 2016
Durée : 1h40
Réalisateur : Joel Coen, Ethan Coen
Avec : Josh Brolin, George Clooney, Alden Ehrenreich
Genre : Comédie, comédie musicale, policier

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Pattaya, un film de Franck Gastambide

Pattaya, un film de Franck Gastambide

Après Les KaïraFranck Gastambide nous emmène en Thaïlande, à Pattaya pour un délire loufoque entre voyage exotique et culture urbaine.

L’histoire de Pattaya est assez rudimentaire : Franky et Krimo sont deux potes devenus peu ou proue les risées de leur cité. Ils rêvent d’un ailleurs pour s’évader et surtout pour « ken« . Destination idéale où des aînés ont réussi à faire leur trou, Pattaya est la cible toute désignée. Un étrange moine bouddhiste incarné par Gad Elmaleh y organise justement un tournoi de boxe exclusivement ouvert aux nains et offre le voyage à tous les compétiteurs. Il se trouve qu’il y a justement un nain dans la cité qu’il suffirait de convaincre de partir…

[U]n humour potache, souvent lourd, qui choisit la facilité pour ne pas dire la matière fécale.

Une fois arrivés sur place, nos protagonistes vont vite déchanter. Mais ils vont aussi profiter pleinement de leur venue : soirées arrosées, rencontres du troisième sexe, découvertes culinaires et… turista. Le problème : ils sont en fuite et se sont fait confisquer leurs passeports par le moine. Pour quitter le pays, ils vont devoir trouver une solution. Evidemment, course-poursuite, bastons et gueules de bois sont de la partie.

Si Pattaya s’adresse au même public jeune et urbain que Les Kaïra à travers des dialogues imprégnés de ses codes culturels (verlan..), le film élargit son audience grâce à un casting particulièrement riche. On y remarque de nombreux guests comme Fred Testot, Ramzy, Gad Elmaleh, Rim’K du 113, Seth Gueko (qui vit d’ailleurs sur place à Phuket), Cyril Hanouna… Tous servent un humour potache, souvent lourd, qui choisit la facilité pour ne pas dire la matière fécale. Un style auquel on n’adhère pas forcément et dans lequel on ne se reconnaît pas. Mais, faut-il le reconnaître, les jeunes présents en masse dans la salle ont bien ri malgré le rythme inégal du film.

Résolument cash et urbain, la lourdeur de l’humour de Pattaya ne plaira pas à tous. Mais il en faut pour tous les goûts et on peut être certain que Pattaya a son public qui l’attend.

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AFFICHE_PATTAYA_120x160_NOGUCCI_small Franky et Krimo rêvent de quitter la grisaille de leur quartier pour partir en voyage dans la célèbre et sulfureuse station balnéaire thaïlandaise de PATTAYA. Pour pouvoir s’y rendre à moindre coût, les deux amis ont la folle idée d’inscrire à son insu le nain de leur quartier au championnat du monde de Boxe Thaï des Nains. Mais ce qui devait être pour eux des vacances de rêves va se transformer en l’aventure la plus dingue et périlleuse de leurs vies.

Sortie : le 24 février 2016
Durée : 1h37
Réalisateur : Franck Gastambide
Avec : Franck Gastambide, Malik Benthala, Ramzy Bedia, Gad Elmaleh, Sabrina Ouzani, Sissi Duparc, Fred Testot
Genre : Comédie

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Sky : bande annonce du prochain film de Fabienne Berthaud

Sly film
Sky : Photo Diane Kruger, Norman Reedus © Lara Solanki / Le Bureau / Haut et Court

 

Sky : bande annonce du prochain film de Fabienne Berthaud

Sky est le prochain film de Fabienne Berthaud, réalisatrice de Pieds nus sur les limaces ou encore de Frankie. Et c’est une nouvelle fois l’actrice Diane Kruger qui campe le premier rôle du film, interprétant Romy, une jeune femme en quête de reconstruction dans l’Ouest américain. Le casting créé la surprise avec la présence d’un second rôle de taille : l’acteur Norman Reedus, connu pour incarner Daryl dans la série planétaire The Walking Dead. Un casting de qualité dans lequel on trouve aussi Lena Dunham (Hannah dans la série Girls) ou encore le français Gilles Lellouche.

La bande annonce semble présager un film introspectif où Diane Kruger voyage à travers l’Amérique de l’Ouest dans l’espoir de se retrouver elle-même. Un film qui interpelle autant par l’envergure de son casting que par l’annonce de son scénario.

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Sly filmEn vacances avec son mari dans l’Ouest américain, Romy décide de mettre fin à cette relation toxique et de reprendre sa vie en main. De Las Vegas aux plaines du Nevada, la route sera jalonnée de rencontres improbables, intenses et toutes porteuses d’un nouvel espoir…

Sortie : le 6 avril 2016
Durée : 1h42
Réalisateur : Fabienne Berthaud
Avec : Diane Kruger, Norman Reedus, Gilles Lellouche, Lena Dunham

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Nom d’un chien, un livre amoureux des chiens d’André Alexis

André Alexis
Andre Alexis stands on stage after winning the Giller Prize for his novel « Fifteen Dogs » during a gala ceremony in Toronto on Tuesday November 10, 2015. The book _ about 15 dogs gifted by gods with human traits _ was praised by jury members as an « insightful and philosophical meditation on the nature of consciousness. » THE CANADIAN PRESS/Chris Young


Nom d’un chien, un livre amoureux des chiens d’André Alexis

André Alexis écrit un livre très original avec Nom d’un chien. Bien sûr, il s’agit de chiens, mais pas des chiens comme tous les chiens. En effet, les dieux Apollon et Hermès ont choisi une quinzaine de chiens pour les doter de l’intelligence humaine et même et de la conscience humaine et du langage.

Nous voilà donc embarqués au milieu de cette meute. Peut-être que comme moi, vous ne vous souviendrez plus des noms des chiens. Peu importe, seuls leurs comportements changent. Certains chiens vont vivre en harmonie avec ce nouvel état qui fait d’eux des chiens pas comme les autres. Et d’autres vont se rebeller. Là-haut, les dieux les observent et veillent sur eux jusqu’au jour où ils décident que leur vie doit s’interrompre. Ainsi dotés, les chiens meurent-ils plus heureux ou plus malheureux ? Tel est le pari des dieux.

A travers ses dieux, ses chiens, André Alexis nous livre un récit d’une grande originalité et d’une grande humanité

André Alexis écrit sur les chiens de façon très rigolote et en même temps tout ce qu’il dit sur eux est tellement vrai ! Moi qui suis une amoureuse des chiens, j’ai beaucoup apprécié les portraits faits de chaque chien ! Des détails sont saisissants de réalisme. Si vous aimez les chiens, ce livre est fait pour vous ! Même si il y a beaucoup de bagarres de chiens, souvent très violentes, à travers eux on découvre la nature humaine sous un angle sans tricherie !

La salle de bains était fascinante, et il était stupéfiant d’observer ces êtres déjà bien pâles se tartiner de crèmes pour le devenir encore plus. Y avait-il quelque chose dans le fait d’être blanc qui améliorait votre statut ? Si tel était le cas, quel était l’intérêt de se dessiner des cercles noirs autour des yeux ou rouges autour de la bouche ? p.159.

Non seulement l’auteur nous fait une bonne analyse des chiens, mais également des humains. Tant de vérités en ressortent ! Pas toujours bonnes à dire ! Mais les humains ne sont pas toujours bons et les chiens sont bien placés pour le savoir. Les réactions à leur égard peuvent changer d’une minute à l’autre en fonction de l’humeur du maître. Et ça, les chiens le savent et le sentent!

Par exemple, Nira ne comprenait pas pourquoi il persistait à manger les crottes des autres chiens. Il savait que ça l’irritait. Nombre de fois, elle lui avait demandé de se contrôler… Majnoun acquiesçait et promettait de ne plus le faire, mais en réalité c’était comme demander à un enfant de ne pas manger de gâteaux dans une pâtisserie. p.174

Il en est de même avec les crottes de chats, du caviar pour les chiens ! Il n’y a rien à expliquer, c’est comme ça ! Voilà, on comprend bien mieux, avec ce livre, Au nom d’un chien, tout ce qui se passe dans la tête de nos animaux de compagnie. Ce qu’ils aiment, ce qu’ils détestent, et nos manies d’humains à leur égard qu’ils n’apprécient pas forcément !

Nom d’un chien est un livre drôle, et en même temps il sonne toujours juste et peut fortement nous interroger. Surtout quand il parle de la mort, en lui faisant face, avec courage. Jamais de fuite face à la mort. Des interrogations philosophiques qui peuvent nous déranger…

Si tu demandais à un humain de choisir entre une vie merveilleuse avec une mort terrible ou une vie misérable avec une mort merveilleuse, que penses-tu qu’il choisirait ? Le moment de la mort n’est pas important. p.227

A travers ses dieux, ses chiens, André Alexis nous livre un récit d’une grande originalité et d’une grande humanité. Avec en plus, un amour immodéré des chiens ! Un savant mélange qui vous fera passer de bons moments de lecture, en compagnie de votre chien, bien évidemment !

André Alexis a reçu les prix Scotiabank Giller Prize2015 pour ce roman, dont le titre original est Fifteen Dogs, en anglais, et également Trust Fiction Prize Rogers Writers et a été sélectionné pour les Prix du livre de Toronto ! Un succès bien mérité ! Le titre en français, Nom d’un chien, n’a rien à voir avec le titre original, Fifteen dogs, Quinze chiens, mais finalement, il est tout à fait adapté à l’histoire !

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Nom d’un chien, un livre amoureux des chiens d’André Alexis

Trad. de l’anglais (Canada) par Santiago Artozqui
Tout commence par un pari alcoolisé entre Hermès et Apollon : si les animaux avaient l’intelligence humaine, seraient-ils aussi malheureux que les hommes? Les deux dieux décident alors d’accorder conscience et langage à un groupe de chiens passant la nuit dans une clinique vétérinaire de Toronto. Tout à coup capable d’élaborer des raisonnements plus complexes, la meute se divise : d’un côté les chiens qui refusent de se soumettre à ce nouveau mode de pensée, de l’autre les canidés progressistes qui y adhèrent sans condition. Depuis l’Olympe, les dieux les observent, témoins de leurs tâtonnements dans ce nouveau monde qui s’offre à eux. Car, si Hermès veut l’emporter, au moins un des chiens doit être heureux à la fin de sa vie.
Alexis André nous offre une réflexion douce-amère sur les beautés et les dangers qu’implique la conscience de soi. Nom d’un chien, oscillant entre rêverie et désillusion, à la fois hilarant et dérangeant, remet au goût du jour la satire animale dans la droite lignée d’Orwell et Kipling, le mordant en plus.

Date de parution : février 2016
Auteur : André Alexis
Editeur : Denoël
Prix : 16 € (256 pages)
Acheter sur : Amazon

Résultats concours : Laura Elko, 6 places de spectacle gagnées.

Laura Elko

Résultats concours : 6 places de spectacle Laura Elko gagnées !

Merci de votre grande participation à ce concours (727 joueurs). Les 3 heureux gagnants de 2 places pour le One Woman Show de Laura Elko du 25 février à 21h, au Théâtre Le Proscenium, à Paris, sont les suivants :

Jessica Maury, Michel Campagnolle et Claire Michelin

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Ce sentiment de l’été, un film intimiste de Mikhaël Hers

Ce sentiment de l’été
©Pyramide Distribution

Ce sentiment de l’été, un film intimiste  de Mikhaël Hers

Mikhaël Hers dit avoir réalisé un film sur la vie avec Ce sentiment de l’été. Pour nous, simples cinéphiles, c’est plutôt sur le deuil. Dès les premières minutes du film, on voit la belle Sasha et on la suit durant toute la journée. Rien ne pouvait prévoir que sa vie se finirait le soir même sur le chemin du retour de son travail. Brusquement. Elle n’avait que 30 ans. Elle laisse derrière elle son compagnon, Lawrence, sa sœur Zoé et ses parents.

Ce sentiment de l’été n’est pas un film triste, mais un film mélancolique à valeur universelle.

Et ce sont eux que l’on va suivre durant trois ans, à travers différentes villes. Berlin, la ville de Lawrence, admirablement interprété par l’acteur norvégien Anders Danielsen Lie, puis Paris et Annecy où vivent les parents de Zoé, la naturelle Judith Chemla, et enfin New York où Lawrence a déménagé.

Ce sentiment de l’été va persister chaque été, durant ces trois années. Car Sasha est partie en plein été. Cette mort si brutale si incompréhensible, si injuste, il va falloir la gérer. Et c’est avec beaucoup de pudeur, et une très grande intimité que l’on va partager cette immense solitude avec Lawrence. Pas de crise de nerfs, pas de violences, rien. Juste le vide. Une extrême solitude. Un vide sidéral. Un regard qui dévoile cette infinie tristesse. Et Zoé, la sœur de Sasha, qui va rester présente et garder contact régulièrement avec Lawrence. Chacun étant un peu la béquille de l’autre. Comment faire pour continuer à vivre sans Sasha ? Comment et pourquoi vivre ? Comment reprendre goût à la vie ? Beaucoup de nostalgie, bien sûr et aucune évidence… Faire son deuil, est-ce seulement possible ?

Mikhaël Hers filme merveilleusement les personnes comme les paysages. On sent toute la tragédie et en même temps, en-dehors d’eux, tout est beau, Berlin, Paris, Annecy et New-York illuminent de mille feux ! C’est l’été, toujours l’été ! Et l’été ne peut être que synonyme de joie. Pas de mort. Pas de deuil. Sauf pour eux. Les orphelins de Sasha.

Mikhaël Hers réalise une prouesse d’intimité avec Ce sentiment de l’été. Ce sentiment ne va pas nous quitter durant tout le film. Et pourtant le plus important reste la vie de ceux qui restent. Et c’est pour ça que le film est bien vivant. C’est la vie dont il s’agit et non la mort. Beaucoup de justesse dans l’interprétation des acteurs fait de ce film un coup de cœur pour Publik’Art. Car Ce sentiment de l’été n’est pas un film triste, mais un film mélancolique à valeur universelle.

Un film à voir, posément, en communion avec Lawrence et en toutes connaissances de cause.

 

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Ce sentiment de l’été, un film intimiste de Mikhaël HersAu milieu de l’été, Sasha, 30 ans, décède soudainement. Alors qu’ils se connaissent peu, son compagnon Lawrence et sa sœur Zoé se rapprochent. Ils partagent comme ils peuvent la peine et le poids de l’absence, entre Berlin, Paris et New York. Trois étés, trois villes, le temps de leur retour à la lumière, portés par le souvenir de celle qu’ils ont aimée.

Sortie : le 17 février 2016
Durée : 1h46
Réalisateur : Mikhaël Hers
Avec : Anders Danielsen Lie, Judith Chemla, Marie Rivière
Genre : Drame

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Audi talents awards : Ouverture de la 10ème édition, à tous les artistes

Audi talents awards

C’est aujourd’hui qu’a lieu l’ouverture des Audi talents awards qui a pour mission première de détecter les nouveaux talents ! Alors, artistes en herbe, foncez !

Communiqué de presse :

Paris, le 23/02/2016 – Créé en 2007, le programme de soutien à la création Audi talents awards a pour vocation de détecter, d‘accompagner et d’encourager les talents émergents. Cette année marquera le début de sa dixième édition ainsi que l’ouverture des dépôts de candidature dans les catégories «Court-métrage», «Musique à l’Image», «Design» et «Art contemporain». Les candidats auront jusqu’au 29 avril 2016 – date de clôture du concours – pour déposer leur dossier.

Audi talents awards, une plateforme de découverte des talents de demain
Entièrement gratuit, le concours Audi talents awards est ouvert à toute personne majeure, francophone, résidant en France métropolitaine. Il offre à des artistes un accompagnement humain et financier dans la réalisation de leur projet. Seul impératif ; présenter des projets avant-gardistes, clé de voute de l’ADN de Audi.

Dès aujourd’hui, les candidats sont invités à retirer les dossiers de candidatures sur Auditalentsawards.fr pour une remise le 29 avril 2016 au plus tard. A la clé, pour les lauréats, les moyens humain, mais aussi de production et de médiatisation, de concrétiser leur projet artistique ; signature d’un contrat d’édition musicale, réalisation d’un court-métrage, création d’un prototype design et exposition d’un projet d’art contemporain.

Nouveauté 2016 !
Afin d’offrir une liberté d’expression totale aux candidats, la catégorie « Musique à l’image » évolue. En plus de l’exercice imposé (composition musicale originale du film Audi talents awards), un exercice libre permet de proposer des projets plus personnels exploitant les relations entre musique et image : installation sonore et visuelle, live audiovisuel, performance sonore accompagnée d’un programme image, illustration sonore de clips… L’occasion pour les postulants d’envisager des collaborations, avec des artistes plasticiens par exemple.

Pour plus d’informations : Audi talents awards

Chicos Mambo : loufoqueries en TUTU à Bobino

TUTU-espace-pro

Tutu, la danse dans tous ses états !

Six danseurs nous entraînent dans un maelstrom visuel effréné et plein d’humour. En 20 tableaux, ils revisitent les icônes du ballet, de la danse contemporaine, de salon, sportive et rythmique, académique ou acrobatique. C’est une ode à la danse, où la dérision côtoie l’exigence. L’occasion pour les néophytes de découvrir ses grands thèmes incontournables, et pour les plus avisés de les redécouvrir sous un jour nouveau, mais jamais dénaturés..

Dates :  Jusqu’au 30 juin 2016
Lieu : Bobino (Paris)
Chorégraphe : Philippe Lafeuille
Dramaturge : Romain Compingt
Avec : Alexis Ochin, Loïc Consalvo, Mikaël Fau, David Guasgua M, Pierre-Emmanuel Langry, Julien Mercier

Tutu est un cocktail subtil de chorégraphies en tout genre. Du classique Lac des cygnes en passant par de la salsa ou de la danse ultra contemporaine, les six « hommes tutu » revisitent avec énormément d’humour tous les symboles de la danse.

Un condensé jubilatoire de danses poétiques et majestueuses

Le spectacle débute sur une chorégraphie hors du commun avec des danseurs affublés de costumes rose bonbon aux allures de papier crépon. Les hommes avec leurs tutus posent déjà sur scène un décor atypique. C’est un spectacle de danse dans lequel les codes du classique ont disparu : ici, on rit sur le Lac des Cygnes et on se moque un peu de la danse conceptuelle. Mais toujours tout en poésie : c’est là toute la force de ce spectacle, les hommes tutu vous emportent dans un condensé jubilatoire de danses à la fois drôles, poétiques et majestueuses. Grâce à  des jeux de lumières absolument prodigieux, c’est aussi une apologie du corps qui se dégage de ces danses touchantes.

C’est un spectacle original qui revêt aussi une dimension engagée sur le monde de la danse, sur les danseurs hommes, la sexualité, la passion. Un beau message intemporel, à voir absolument.

[vc_video link= »https://youtu.be/hHCt6ix8mnw » title= »Teaser de TUTU »]

Un nouveau départ : une pièce actuelle et émouvante

unnouveaudepart

Une jolie histoire racontée avec finesse 

Que feriez-vous le soir de Noël les bras chargés de cadeaux et la dinde au four, si vous trouviez un SDF sur votre palier ? Un nouveau départ raconte la rencontre improbable entre Michel, un SDF qui traîne dans les immeubles chics de la capitale, Catherine et sa fille, toutes deux habitantes d’un de ces immeubles dans lequel Michel élit parfois domicile. Une jolie histoire de Noël, racontée avec finesse.

Dates :  Jusqu’au 25 mars 2016
Lieu : Théâtre des Variétés (Paris)
Metteur en scène : Christophe Lidon
Avec : Corinne Touzet, Christian Vidam, Fanny Guillot

Un nouveau départ est une pièce dont le scénario rappelle de nombreux films français, l’histoire un peu banale et moralisatrice du SDF recueilli par une famille de bourgeois en quête d’objectifs. Sur le papier, on aurait pu croire à beaucoup de redite et de clichés. Finalement, c’est une pièce réussie tant dans sa mise en scène que dans l’écriture.

Une belle écriture et une belle mise en scène

Un soir de Noël, Catherine trouve Michel sur son palier. En conflit permanent avec sa fille, Catherine va finalement inviter ce sans-domicile à venir chez elle, pour montrer à sa fille qu’elle aussi a un coeur. Catherine est en fait une de ces femmes dont la vie se résume à un carnet d’adresse et un dressing. Elle aussi, traine des casseroles. En plus d’aider Michel à essayer de reprendre le « droit chemin », Catherine va elle-même se retrouver confrontée à ses propres problèmes. Cette pièce aborde plusieurs thématiques d’actualité : la solidarité, la peur de l’autre, la peur de soi, la quête du bonheur. Joliment amenés, tous ces sujets se croisent et font écho aux personnalités des trois personnages de ce huis-clos.

Malgré quelques longueurs sur la fin, cette pièce est une belle histoire brillamment jouée par Corinne Touzet, Christian Vadim et Fanny Guillot.

Résultats concours : 20 places gagnées pour le concert d’Antoine Elie, à Paris

Antoine Elie
Résultats concours : 20 places de spectacle Antoine Elie gagnées !

Merci de votre grande participation à ce concours (361 joueurs). Les 10 heureux gagnants de 2 places de concert d’Antoine Elie, le 24 février à 19h30, au Théâtre de la Contrescarpe à Paris, sont les suivants :

Mickaël Morrien, Nassima Traikia, Morgane de Moraes, Pierre Marquis, Thanh Ray, Esther Alvarez, Alicia Galli, Véronique Seignol, Patrick Guuillard et Elodie T..

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

La femme parfaite est une connasse, l’intégrale, un livre de femmes de Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard

La femme parfaite est une connasse, l'intégrale, un livre de femmes de Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard
© Céline Escolano

La femme parfaite est une connasse, l’intégrale, un livre de femmes de Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard 

La femme parfaite est une connasse ! est un livre écrit par Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard, deux sœurs jumelles, respectivement humoriste et journaliste. Les deux tomes se lisent d’une traite et pas besoin d’avoir lu le premier pour commencer le second. Chaque chapitre est indépendant et le livre est entrecoupé de règles à suivre, comme la règle numéro huit, où « On ne dira jamais en public : C’est drôlement confortable, des Crocs ! ». Le livre est rempli de listes en tous genres, comme la liste des expressions (presque) françaises, où la liste des hontes inavouées. Le public visé est très large, il concerne les femmes voulant rire de leur imperfection aussi bien que les hommes qui veulent découvrir les secrets cachés des femmes. En bref, tout le monde peut passer un bon moment avec La femme parfaite est une connasse !

La femme parfaite est une connasse ! est un ensemble de théories et de concepts comme le concept de la chaise magique ou la théorie du « foutu pour foutu ». On y retrouve la connasse dans toute sa splendeur, la femme discrète et modeste en toutes circonstances, bref, la femme parfaite. Chaque page est une ode à la femme imparfaite, la femme normale, celle qui connaît les répliques de Dirty Dancing par cœur, celle qui écoute ABBA en boucle tout en faisant brûler ses lasagnes. Les sœurs Girard nous délivrent les secrets des « Phrases de connasses », à savoir toutes les critiques qu’elles savent si bien faire passer pour des compliments. Cette femme parfaite, qui ne fait pas mourir ses plantes vertes et qui ne déprime jamais, celle dont le fils fait des études de philo alors que le vôtre étudie la plomberie, oui, cette femme-là vous est révélée au grand jour. Elle n’aura plus aucun secret pour vous, si bien que vous pourrez remarquer que cette femme parfaite n’est pas si parfaite que ça. En clair, c’est une connasse.

Chaque nouvelle page parcourue est une bouffée d’air frais qui rassurera toutes les femmes normales.

Toutes les dix pages environ, on retrouve l’une des trente règles de survie, ces règles-mêmes qui proscrivent le port de crocs en public ou l’achat de chaussures deux fois trop petites (même si elles sont en soldes!). Chaque nouvelle page parcourue est une bouffée d’air frais qui rassurera toutes les femmes normales.
Les auteures ont pensé à tout et mettent à notre disposition des bons à découper en tout genre. Que ce soit des bons pour un veto sur le prénom d’un futur enfant pour un veto interdisant de draguer celui qu’on a repéré, Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard ont tout préparé. Parce qu’il faut bien l’avouer, il n’y a rien de pire que de se faire voler sa super idée de prénom par la première venue, non ?
Chaque page traite un sujet différent, ce qui permet de ne pas tomber dans l’ennui, tout en restant toujours autour du même thème qui rythme l’ensemble du livre : la haine de la femme parfaite.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La femme parfaite est une connasse, l'intégrale, un livre de femmes de Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard

Voici enfin réunis en un seul tome l’intégralité des deux tomes de La Femme parfaite est une connasse !Cette édition en bichromie, contient 4 magnets collectors, dont 2 dessinés par Margaux Mottin.
Date de parution : 20 octobre 2015
Auteur : Anne-Sophie et Marie-Aldine
Editeur : J’ai lu
Prix : 14,90 €
Acheter sur : Amazon

Ballet de l’Opéra de Lyon : l’éclectisme de choc

Ballet de l'Opéra de Lyon : un programme de choc

Ballet de l’Opéra de Lyon : un programme choc

Le Ballet de l’Opéra de Lyon, sous la direction artistique de Yorgos Loukos, s’affirme comme la compagnie de répertoire incontournable du moment. Détentrice d’un nombre record de pièces signées par le top de la scène chorégraphique, de Jirí Kylián à Mats Ek, elle possède un talent dont l’éclectisme n’a d’égal que son exigence. Autant dire que les programmes mixtes, composés de différentes pièces courtes, sont un véritable observatoire de l’art chorégraphique qui entrechoquent les styles et les genres. A découvrir absolument.

Au programme de cette nouvelle combinaison, la talentueuse australienne Lucy Guerin et sa Black Box, le flexible et musical israélien Emanuel Gat avec Sunshine, l’expressive portugaise Tânia Carvalho avec la création Xylographie. Et pour conclure, l’explosif et chef-d’œuvre de William Forsythe One Flat Thing, Reproduced, une guérilla chorégraphique au milieu de tables rangées en ligne de bataille.

Dates : Du 20 au 27 février 2015
Lieu Théâtre de la Ville (Paris)

La soirée débute avec la chorégraphe portugaise Tânia Carvalho, venue du monde de la danse et du théâtre, qui ouvre le champ des possibles à partir des corps de ses interprètes. En particulier lorsque ces derniers sont rompus à la technique classique, point de départ d’une exploration pointue et libératrice. Sans aller contre le mouvement, elle joue à le prolonger dans une créativité inspirante. Pour sa première collaboration avec les danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon, elle instaure une structure circulaire qui expérimente, à partir d’une figure formelle, toutes les variations de l’improvisation et imprime une réflexion sur une communauté de corps.

Membre du collectif Bomba suicida, la chorégraphe déploie une écriture chorégraphique très précise et expressionniste où l’univers visuel joue un rôle important en puisant largement dans la peinture et dont l’illusion se pare à la virtuosité sans faille de la troupe.

[…] un programme de haut vol […]

Puis c’est au tour d’Emmanuel Gat avec « Sunshine » d’entrer en scène pour une « construction » musicale et chorégraphique sur une bande son à partir d’extraits de Water Music de Haendel.

Douze danseurs déroulent alors une partition intense et fluide où la part d’improvisation alimente sans cesse la trame gestuelle dont elle étire et prolonge le mouvement dans un geste aussi souple que chorégraphique.

Avec Black Box, Lucy Guerin impressionne et nous subjugue dans sa maîtrise inspirée et sophistiquée du mouvement où la vidéo, le son, le texte structurent l’architecture des corps et se joue de l’abstraction dans une osmose parfaite des interprètes.

A l’abri d’une boîte noire descendue des cintres qui délimite un espace en l’ouvrant ou en le refermant, se dévoile ou se dissimule la chorégraphie des danseurs dont les limites spatiales et mentales imposées, les amènent à une variation des corps propice à la composition du mouvement et à sa représentation graphique.

Ballet de l'Opéra de Lyon : un programme de choc

One Flat Thing, Reproduced de William Forsythe, chef-d’œuvre de la danse contemporaine, inscrite depuis 2004 au répertoire du ballet qu’il interprète à l’unisson vient clore la soirée.

Dans une scénographie faite de tables alignées, les  quatorze danseurs surgissent du fond du plateau, les traînant ou les poussant devant eux dans un bruit amétallique. L’espace se retrouve alors saturé, empêchant les corps de se mouvoir librement.

Forstyhe crée ainsi une contrainte qui devient paradoxalement jeu et libération du mouvement où les danseurs explorent toutes les possibilités de l’espace, passent entre les tables, glissent dessus, montent debout, se laissent tomber par terre, roulent au sol ou se faufilent dans les interstices. Parfois, la quête de l’espace devient enjeu de conquête, les danseurs se tirent, se poussent, coopèrent ou au contraire se perturbent mutuellement. L’angle de vue de la chorégraphie dépend alors de l’endroit où nous nous trouvons, les corps apparaissant tantôt en entier, tantôt morcelés et à l’abri des repères de couleur vives émanant des costumes.

Le rythme est comme toujours calibré chez Forsythe où à la géométrie, angles droits imposés par les tables se répondent une gestuelle réglée au millimètre pour une écriture réinventée, hors de nos champs visuels habituels.

Un programme de haut vol pour une troupe à son meilleur.

Vidéo extrême : Aaron Jaws Homoki signe le plus gros gap de l’Histoire

Aaron Jaws Homori
Aaron Jaws Homori saute 25 marches à Lyon

Vidéo extrême : Aaron Jaws Homoki signe le plus gros gap de l’Histoire

C’est un incroyable challenge que s’est lancé le skater désormais appelé Aaron Jaws Homoki en s’attaquant à ce gap historique de Lyon, tenté trois ans auparavant par un certain Ali Boulala. Coaché par ce dernier et quelques amis, Aaron fait vraiment peur quand il se jette dans le vide. Mais les chutes impressionnantes n’ont pas raison de sa détermination. Malheureusement, un vigile va interrompre les premiers essais…

Entre éclats de bois, de roues et de vis, cette session historique est à couper le souffle. Le suspens est total. Et chaque tentative est un défi aux lois de la physique. C’est un miracle de voir Aaron Jaws Homoki se tenir debout après ça. Une vidéo à voir.

Alvin et les chipmunks – A fond la caisse, un film nul de Walt Becker

Alvin et les chipmunks – A fond la caisse,
© Twentieth Century Fox

Alvin et les chipmunks – A fond la caisse, un film nul de Walt Becker

Alvin et les chipmunks – A fond la caisse est le 4ème film de la saga ! Je ne comprends pas pourquoi Alvin a un tel succès mondial ! Selon Allociné, 360 millions pour le 1er, 220 millions pour le 2, 342 millions pour le 3 et le 4 promet aussi quelques millions. Walt Becker, le réalisateur doit être très heureux !

Le scénario assez inintéressant pour ne pas dire bête !

Mais pourquoi donc un tel engouement pour Alvin ? Personnellement je n’ai pas vu les 3 premiers. Mais le 4ème épisode ne m’a rien révélé d’extraordinaire concernant ces petites bêtes, bien au contraire. J’ai trouvé le scénario assez inintéressant pour ne pas dire bête ! Les acteurs jouent mal et le doublage est très mauvais. On ne comprend pas la moitié de leurs paroles. Mais ce n’est pas bien grave vu qu’il n’y a rien à comprendre. Les écureuils sont mignons, ils chantent et dansent sur des musiques que les jeunes adorent, Bruno Mars, Gloria Estefan, Miami Sound Machine…. Oui et puis ? Et puis, rien ! Alvin et ses frères ont peur que leur père adoptif les abandonne et qu’il demande sa copine en mariage. Cette fois-ci ils voyagent à travers les Etats-Unis, à la poursuite de leur « père » pour éviter le pire pour eux… Mais ils doivent faire avec le fils de la copine… Et le fils n’est pas leur meilleur pote.

Le policier de l’air fait peur, mais il a l’air tellement bête que au final, on n’a plus peur. Les bêtises des Chipmunks ne m’ont pas fait rire du tout et ne sont absolument pas originales. On prend un peu les enfants pour des idiots, non ? Ou peut-être que nos chères têtes blondes ne sont plus capables de repérer ce qui est stupide et laid de ce qui est beau et intelligent…

Bref, à la fin du film, je n’ai toujours pas compris ce succès ! Les enfants ont ri et avaient envie de danser, ça c’est sûr. Mais pour le reste, qu’ont-ils apprécié ? Juste les bonnes bouilles de ces petits écureuils ? Ils attendent déjà le 5ème épisode ! Pauvres de nous ! Regardez la bande annonce et vous aurez un bon aperçu du film ! A mon avis cela vous suffira !

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Alvin et les chipmunks – A fond la caisseA partir de 6 ans

Après une série de malentendus, Alvin, Simon et Théodore comprennent que Dave va demander sa petite amie en mariage à Miami et risque de les abandonner. Ils ont trois jours pour le retrouver et empêcher ce mariage. Ils se lancent alors dans un road trip à travers l’Amérique : aventure, musique et grosses bêtises.

Sortie : le 3 février 2016
Durée : 1h32
Réalisateur : Walt Becker
Avec : Jason Lee, Kimberly Williams-Paisley, Tony Hale
Genre : Animation, Aventure, Comédie, Famille

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Le 8e Festival International du Film Policier de Beaune avec Sandrine Bonnaire

Festival International du Film Policier de Beaune

 

8ème Festival International du Film Policier de Beaune avec Sandrine Bonnaire

Le 8e Festival International du Film Policier de Beaune aura lieu du 30 mars au 3 avril 2016

The 8th Beaune International Thriller Film Festival will take place from March 30th to April 3rd, 2016.
Présidente du Jury : Sandrine Bonnaire

President of the Jury : Sandrine Bonnaire

Succédant à Claude Chabrol, Olivier Marchal, Régis Wargnier, Jean-Loup Dabadie, Pierre Jolivet, Cédric Klapisch et Danièle Thompson, la présidente du Jury de la 8e édition du Festival International du Film Policier de Beaune sera l’actrice et réalisatrice Sandrine Bonnaire.

Actress and director Sandrine Bonnaire will be the Jury President of the 8th edition of the Beaune International Thriller Film Festival. She follows in the footsteps of Claude Chabrol, Olivier Marchal, Régis Wargnier, Jean-Loup Dabadie, Pierre Jolivet, Cédric Klapisch and Danièle Thompson.

Sandrine Bonnaire
© Gérard Giaume H&K

Sandrine Bonnaire s’est imposée de manière précoce dans le cinéma français : elle est âgée de quinze ans lorsqu’elle obtient le premier rôle dans À nos amours de Maurice Pialat. C’était en 1985. Une date qui marque le début d’une carrière longue, prestigieuse et diversifiée.
Si le cinéma n’était alors pour elle qu’une parenthèse, il est très vite devenu son terrain de jeu. Maurice Pialat a su reconnaître en elle tout le talent dont elle disposait, talent que nombre de cinéastes et de critiques reconnaîtront à leur tour jusqu’à faire d’elle une artiste de premier plan : lauréate du César du Meilleur Espoir Féminin pour son rôle de Suzanne dans À nos amours, elle obtiendra seulement trois ans après celui de la Meilleure Actrice pour son interprétation d’une jeune mendiante transie de froid dans Sans toit ni loi d’Agnès Varda.
Le cinéma noir profite aussi de l’aura clair-obscur des personnages qu’elle interprète : jeune prostituée dans Police de Maurice Pialat, elle devient l’incarnation même de la misère en prenant les traits de Mouchette, le personnage bernanosien récurrent de Sous le soleil de Satan du même réalisateur, Palme d’or à Cannes en 1987. Elle est aussi Alice, la femme fatale de Monsieur Hire de Patrice Leconte, la troublante Sylvie dans Secret Défense de Jacques Rivette ou encore Jeanne, domestique et meurtrière en devenir pour Claude Chabrol dans La Cérémonie.
Donnant une nouvelle dimension à ses qualités artistiques, elle passe derrière la caméra en 2007 avec Elle s’appelle Sabine, un documentaire sur sa sœur atteinte du syndrome d’Asperger pour lequel elle obtient le Prix de la Critique Internationale à Cannes. Elle réalise en 2012 son deuxième long métrage, J’enrage de son absence, une fiction remarquée à la Semaine de la Critique cannoise.
Elle ne se limite toutefois pas au cinéma, et montre un intérêt certain pour le théâtre : en 2014, elle joue L’Aide- Mémoire de Jean-Claude Carrière au Théâtre de l’Atelier, et lit L’Odeur des planches de Samira Sedira à la Comédie de Valence. L’année dernière, enfin, elle a conçu et interprété un spectacle alliant mime, musique et danse, intitulé Le Miroir de Jade, et présenté au Théâtre du Rond-Point.
L’œuvre de Sandrine Bonnaire est à la fois complexe et personnelle, faite d’ombre et de lumière, et sa personnalité est de celles qui incarnent le mieux l’âme du Festival. C’est pourquoi nous sommes fiers d’accueillir cette artiste accomplie en tant que Présidente du Jury de la 8e édition du Festival du Film Policier de Beaune.

Académie Ravel : Shakespeare en musique dans l’Europe romantique, par Emmanuel Reibel

Emmanuel ReibelAcadémie Ravel : Shakespeare en musique dans l’Europe romantique, par Emmanuel Reibel

Lundi 29 février 2016 – 18 h Auditorium Ravel à Saint-Jean-de-Luz
Thème : « Shakespeare en musique dans l’Europe romantique » Conférencier : Emmanuel Reibel
Entrée:10€/5€

Ancien élève de l’ENS et du Conservatoire de Paris, Emmanuel Reibel partage ses activités entre l’enseignement, la recherche et la médiation musicale. Actuellement en délégation à l’Institut Universitaire de France, il prépare un dictionnaire numérique consacré aux écrits de compositeurs ; il collabore parallèlement avec de nombreuses institutions et festivals comme l’Opéra de Paris, la Philharmonie de Paris ou la Folle journée de Nantes : avant-concerts, conférences, concerts-lectures, clés d’écoutes, concerts commentés, etc. Il cherche à renforcer, par le discours, le plaisir qu’auditeurs et spectateurs prennent à écouter la musique. Emmanuel Reibel est également l’auteur de nombreux ouvrages reconnus sur la musique, dont Nature et musique (Fayard/Mirare 2016).

Académie Maurice Ravel – 8, place Maurice Ravel – 64500 Saint-Jean-de-Luz. Pour en savoir plus : www.academie-ravel.com

CYCLE DE CONFÉRENCES MUSICALES :
Janvier – Mai 2016 Auditorium Ravel – Saint-Jean-de-Luz
L’Académie Ravel vous propose un cycle de six conférences musicales de janvier à mai à l’Auditorium de Saint-Jean-de-Luz.
Cette saison, des personnalités nouvelles nous proposeront des thématiques aussi éclectiques que passionnantes et partageront leur passion grâce à leur talent de conteurs, et aux choix des illustrations visuelles et sonores qui enrichiront leurs propos.

Love Story à l’iranienne de Jane Deuxard et Deloupy (Delcourt/Mirages)

Love Story à l’iranienneLove Story à l’iranienne de Jane Deuxard et Deloupy (Delcourt/Mirages)

Love story à l’iranienne nous plonge dans l’Iran d’aujourd’hui, où les relations hommes / femmes sont loin d’être aussi évidentes qu’en France, compliquées par un régime où le pouvoir religieux décide encore des codes de conduite. Jane Deuxard (pseudonyme qu’elle empreinte pour pouvoir continuer son précieux travail d’investigation) nous restitue ici tous les témoignages de couples qu’elle a rencontrés au cours de ses voyages en Iran. Ayant toute la confiance de ce peuple, elle nous rapporte ainsi des propos d’une extrême intimité, surtout lorsque l’on connaît l’oppression du régime. Le port du voile et le manteau trois-quart sont obligatoires pour les femmes dans tous les lieux publics, les rapports sexuels avant le mariage sont interdits. Bien d’autres interdictions existent. Jane Deuxard nous livre plusieurs portraits de femmes et d’hommes qui ont composé avec le poids de ces lois et surtout la pression sociale et religieuse qui règne autour d’eux. Certains arrivent presque à s’en amuser, trouvant que la transgression donne du piquant à leur amour, d’autres racontant leurs craintes concernant leur perte de virginité avant le mariage. Les dessins de Deloupy sont d’une extrême vérité et justesse. Les expressions des personnages sont fortes et démonstratives.
Love story à l’iranienne est donc un véritable coup de cœur, qui a le mérite de montrer la vraie vie des jeunes iraniens. C’est une chance que Jane Deuxard prenne le risque de les rencontrer pour permettre à toutes les populations « libres » de comprendre la chance qu’ils ont.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Les jeunes Iraniens rêvent-ils encore d’en finir avec le régime ? Comment se rencontrer dans cette société qui ne le permet jamais ? Comment flirter ? Comment choisir sa femme ou son mari ? Malgré la tradition, malgré le régime. Des journalistes ont interviewé clandestinement de jeunes Iraniens pour donner un éclairage politique et social. Comment échapper à la police pour vivre sa love story ?

Date de parution : le 13 janvier 2016
Scénariste(s) : Jane Deuxard
Dessinateur(s) : Deloupy
Genre : Reportage
Editeur : Delcourt
Prix : 17,95 €
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Les innocentes : le récit sensible et pudique du film émeut

Les innocentes
Les Innocentes : Photo Lou de Laâge © MANDARIN CINEMA – AEROPLAN FILM – MARS FILMS / ANNA WLOCH

Les innocentes : le récit sensible et pudique du film émeut

Décembre 1945. Une infirmière française de la croix rouge se retrouve immergée dans l’environnement confiné et ordonné d’un couvent polonais. Tandis que des accouchements s’accumulent dans le lieu de prière, elle va percevoir la dure réalité de la guerre et combattre les règles strictes de l’ordre religieux. Le film relate une histoire véridique, petite histoire dans un grand conflit. Les Innocentes est une belle histoire de femmes à la sensibilité déchirante.

Anne Fontaine aime filmer les femmes, toutes les femmes. Fortes, faibles, résolues ou en quête de sens, elles la passionnent et hantent ses longs métrages avec bonheur. Perfect Mothers ou Coco avant Chanel montraient le combat pour la survie et l’affirmation de soi. D’autres comédies plus légères comme Gemma Bovary ou Mon pire cauchemar attaquaient des versants plus burlesques. Les Innocentes ravive le souvenir d’une tragédie hélas que trop ordinaire en temps de guerre, sans pathos mais pas sans sentiments. Le récit du viol collectif de religieuses polonaises par l’armée d’invasion russe se transmet de génération en génération, comme un témoignage vibrant des horreurs de la guerre. Anne Fontaine l’exhume et introduit un point de vue différent, ne provenant ni des populations locales ni des religieuses.

Les moments de grâce abondent dans un récit taiseux et délicat

Lou de Laâge interprète cette infirmière appelée à l’aide pour faire accoucher les religieuses. Contrainte au secret pour préserver leur réputation et organiser son planning quotidien, elle se prend d’affection pour ces femmes meurtries dans leur chair. Courtisée par un médecin interprété par le toujours débonnaire Vincent Macaigne, elle mène de front sa mission médicale tout en s’immisçant émotionnellement dans le monde confiné du couvent. Anne Fontaine aborde des sujets universels dans leurs dimensions individuelles. La question du choix revient incessamment, le choix de la vie religieuse, le choix de respecter la conception familiale communiste, le choix d’aider les juifs pendant la seconde guerre mondiale. Les discussions entre les personnages relativisent très vite le dogme de choix qui n’en sont pas toujours. Le poids de la communauté ou des circonstances pèse parfois plus que la volonté individuelle.

Le parcours des personnages suit des chemins tortueux. Reste toujours cette ambition supérieure de faire le bien, récompense suprême de ce film où les embuches abondent pourtant. La structure rigide du couvent, l’ombre inquiétante de l’occupant russe, tout concourt à obscurcir l’horizon. Reste cette flamme intérieure qui brûle dans le coeur de ces femmes sur lesquelles l’adversité s’acharne. Anne Fontaine choisit une omniprésente pudeur pour rester à la bonne distance d’un récit que l’histoire n’a pas fait disparaitre comme pour assurer une souhaitable absolution. Les moments de grâce abondent dans un récit taiseux et délicat. Loin d’être longuet, le film installe une atmosphère et prend son temps pour développer la nécessaire complexité des personnages.

Un film dans la plus noble acceptation du terme. Emotion du récit, empathie avec les personnages, une pépite comme le cinéma sait en produire. Pas d’effets superfétatoires, juste des acteurs qui touchent et bouleversent. C’est beau.

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Les innocentesPologne, décembre 1945.
Mathilde Beaulieu, une jeune interne de la Croix-Rouge chargée de soigner les rescapés français avant leur rapatriement, est appelée au secours par une religieuse polonaise.
D’abord réticente, Mathilde accepte de la suivre dans son couvent où trente Bénédictines vivent coupées du monde. Elle découvre que plusieurs d’entre elles, tombées enceintes dans des circonstances dramatiques, sont sur le point d’accoucher.
Peu à peu, se nouent entre Mathilde, athée et rationaliste, et les religieuses, attachées aux règles de leur vocation, des relations complexes que le danger va aiguiser…
C’est pourtant ensemble qu’elles retrouveront le chemin de la vie.

Sortie : le 10 février 2016
Durée : 1h55
Réalisateur : Anne Fontaine
Avec : Lou de Laâge, Vincent Macaigne, Agata Buzek.
Genre : Drame, historique

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Yeti Lane, L’Aurore, ou une grande envolée cosmique

Yeti LaneYeti Lane, L’Aurore, ou une grande envolée cosmique

Il y a beaucoup de grandeur dans le nouvel album de Yeti Lane. L’Aurore, 3ème disque du groupe français est galactique. Odyssée dans l’espace musique, on gravite comme un débris de navette spatiale en orbite. Mettez le disque, et vlan, en apesanteur. Les chansons de cette bande cocorico ont l’incroyable pouvoir de tout emporter. Emportement ou absorption, les flots de la musique de Yeti Lane arrachent tout sur leur passage, comme une vague de lave qui embrasserait l’intégralité de ce qui nous environne. Rien d’autre que la musique. Rien d’autre. On entend le silence derrière les nouvelles tempêtes poétiques. L’Aurore excelle grâce à son humilité et sa puissance.

Il y a même quelque chose de sexuel dans cet album. On distingue trois corps. La voix angélique et douce du chanteur, voisinant le timbre de Damon Albarn. La guitare monstrueuse et incandescente qui râle et brame. Et l’ensemble des incroyables aspérités qui font cadre, lieu, scène ou décor, pour servir la valse de nos deux premiers corps. C’est une sorte d’accouplement d’amour brute. Yeti Lane épouse la musique. L’Aurore est un grand album qui offre des moments fichtrement grands. La septième chanson du disque, « Exquis » est comme une petite mort ou une ode à et de la guitare. La brutalité des cordes est voluptueuse.

Il n’y a rien qui puisse pousser à l’esquive de cet album. Rien ! Pour un voyage en classe A à bord d’un navire futuriste, et pour découvrir les ondulations d’un Léviathan musical nommé guitare, il va falloir attendre le 04 mars. And put your helmet on !

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Love streams, de John Cassavetes, sortie en édition exceptionnelle DVD, HD restaurée

Love streams

Love streams, de John Cassavetes, sortie en édition exceptionnelle DVD, HD restaurée

Chef-d’œuvre très personnel, John Cassavetes puise directement son inspiration de sa vie et son entourage.

Dur, poignant, beau comme la vie, ce drame sentimental frappe par la sincérité de son propos, la complicité du couple Cassavetes-Rowlands, et plus largement par sa force à montrer et évoquer tout à la fois le tourbillon des sentiments et la complexité de l’existence, avec une humanité crue.
A l’occasion de la sortie de LOVE STREAMS de John Cassavetes Mercredi prochain 24 Février, découvrez un extrait du chef-d’œuvre et film-testament du réalisateur, inédit en France en version HD restaurée !

Le film est proposé dans une édition riche et dense, rassemblant le film en Blu-ray et DVD + le DVD du film de John Cassavetes Un Enfant Attend + un livre de 212 pages sur le film et son tournage, écrit spécialement par Doug Headline.

 

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Love streamsFrère et sœur, Sarah et Robert éprouvent l’un pour l’autre un amour inébranlable. Et pourtant, tout les oppose. Sarah, passionnée à la limite de la démence, se donne entièrement à ceux qu’elle aime. Robert, solitaire, n’a, lui, que des relations éphémères. La crise qu’ils traversent les réunit de nouveau. Une étrange et folle relation s’établit entre ces deux êtres à la dérive…

Sortie en DVD, Blu Ray : le 24 février 2016
Réalisateur : John Cassavetes
Avec : Burt Lancaster, Judy Garland, Gena Rowlands
Genre : Drame

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Clint Slate : un show rock au Théâtre Trévise

Clint Slate Clint Slate : un show rock au Théâtre Trévise

Trois musiciens entourent Clint Slate pour une nouvelle incarnation des projets initiés par le chanteur/compositeur/multi-instrumentiste depuis 10 ans. Leur premier album de 12 chansons est interprété au milieu d’un light show rappelant les riches heures du Pink Floyd psychédélique de 1967. La scénographie évolue au gré des morceaux introduits chacun par un court message audio. Les morceaux portent des noms très simples et directs. Chaos, mort, déraillement, le ton est à l’obscurité avec des fulgurances d’espoir, des voeux de renaissance, une perspective de remontée de la pente. Les musiciens jouent en ordre serré. La rythmique supporte allègrement les 2 guitares en front de scène. Le chanteur multiplie les incursions dans les aiguës, accompagné du second guitariste pour les choeurs.

L’influence des groupes anglo-saxons contemporains sert de base à des morceaux rock-électro-folk. Radiohead, Archive et Muse sortent du lot, Thom Yorke et Matthew Bellamy sont invoqués non stop. L’album Before The Dark est disponible à la vente pour partager des morceaux plus aériens que dansants, introspectifs plus que déchainés. L’ambiance est au recueillement rock et à la réflexion.

Le show rock reviendra les 16 mars, 20 avril et 18 mai au Théâtre Trévise. A découvrir pour passer un doux moment de contemplation collective. Rendez-vous sur le site officiel de Clint Slate.

Vinyl, série TV de Scorsese et Jagger : un rock plein de stupre et de sueur

vinyl
Vinyl saison 1 – Photo Bobby Cannavale – © HBO

Vinyl, série TV de Scorsese et Jagger : un rock plein de stupre et de sueur

Vinyl, la série de Martin Scorsese et Mick Jagger a enfin livré son pilote. Et il dépote. Après des mois de teasers et de teasing, 2 heures d’introduction ont livré un verdict sans appel. L’intrigue et les personnages prennent forme avec un tableau trash et glamour du New York début seventies et de l’univers impitoyable du Rock. Accrochez vous, le voyage spatiotemporel va vous enflammer à coups de décibels et de violence made in Scorsese.

Martin Scorsese a déjà commis Boardwalk Empire pour célébrer son arrivée dans le monde des séries. Les 56 épisodes montraient l’irrésistible ascension d’un trafiquant d’alcool pendant la glorieuse époque de la prohibition à Atlantic City. Gangsters, activités illégales, violence, la patte Scorsese est très premier degré dans cette série digne successeur des Godfellas et Casino réunis. Vinyl se situe dans un monde apparemment moins hanté par la mafia, le monde du Rock. Impression trompeuse, les gangsters ne sont jamais bien loin quand il s’agit de se faire du fric. Et le monde du Rock en 1973 était très rentable pour qui voulait manager un groupe de rock à succès.

Le héros s’appelle Richie Finestra et des scènes de flashback détaillent son ascension fulgurante à la tête de sa maison de production American Century. Self made man talentueux, il a l’oreille pour dégoter les prochains numéros 1 au Billboard. La série débute quand il doit vendre sa compagnie pour éviter la banqueroute. La série s’appesantit sur le fonctionnement très particulier des acteurs de ce petit monde. Les directeurs artistiques, les DJ’s, les managers gravitent autour d’artistes qui ne sont que la partie immergée de l’iceberg. Tout se paye, d’abord le Rock, puis le sexe et la drogue. Cette version mercantile donné par Vinyl désenchante le tableau habituel représenté par un Rock libre et sans contraintes. Finestra semble avoir perpétuellement la corde au cou, avec d’inarrêtables contraintes qui pavent son existence.

Scorsese poursuit son exploration du rêve américain par sa face trash.

Il faut voir le héros marcher dans les travées d’une salle de concert qui pourrait bien être le même Madison Square Garden accueillant l’étape new-yorkaise de la tournée de Led Zeppelin en 1973 dans le documentaire The Song remains the same. Un Peter Grant joué par un acteur 10 fois moins imposant que le vrai incendie le directeur de la salle car des vendeurs à la sauvette se permettent de vendre des posters de Led Zeppelin sans reversement des habituelles commissions au groupe. Richie Finestra assiste au grand déballage du manager comme tout spectateur a pu le faire en regardant le documentaire. Quand Richie parle avec Robert Plant, c’est une pâle copie du vrai qui s’adresse à lui. Même dégaine androgyne mais assez caricaturale. Le vrai était quand même plus viril…

Les références Rock’n’Roll se multiplient. C’est un groupe sosie des New York Dolls qui interprète Personality Crisis, avec la même bouche gargantuesque de David Johansen derrière le micro et un Sylvain Sylvain de gala à la guitare. Le concert apocalyptique métaphorise complètement l’adage du volcan en éruption. Le dénouement est à la hauteur de la folie de l’instant. On entend également du Black Sabbath et d’anachroniques chansons punk des années 80, de la soul et du blues. Le Rock est abordé par son versant mythique avec les héros qui l’ont construit, fait vivre et finalement dépouillé. La mafia intervient pour relever les parcmètres et montrer qui est le patron. A coups de violence brute de décoffrage, elle fait respecter l’éternel ordre des choses…

Scorsese poursuit son exploration du rêve américain par sa face trash. New York ressemble à une mégalopole proche de Gotham, sale et putride, jonchée de bouteilles vides et de seringues. Le rock reste l’expression de cette jeunesse furieuse et désireuse d’exutoires énergisants. Vinyl débute comme une fable prometteuse, il nous tarde de voir la suite! Rock’nRoll!

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Vinyl

L’histoire de quarante ans de musique à travers les yeux de Richie Finestra, un producteur de disques qui tente dans les années 70 de faire renaître de ses cendres son label en trouvant de nouveaux sons et de nouveaux talents alors qu’il traverse sa crise de la quarantaine. Drogue, sexe, punk et disco deviennent son quotidien…

 

Première diffusion : le 14 février 2016
Durée : 10 épisodes de 59 minutes
Réalisateurs : Martin Scorsese, George Mastras, Mick Jagger, Rich Cohen
Avec : Bobby Cannavale, Olivia Wilde, Ray Romano
Genre : Drame & rock
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