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Derniers jours : Platonov d’Anton Tchekhov, mise en scène de Benjamin Porée, à Paris

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Odéon – Théâtre de l’Europe
Ateliers Berthier jusqu’au 1 février 2014
8, bl Berthier Paris 17e

Après Jean Bellorini, la nouvelle génération est à nouveau à l’honneur aux ateliers Berthier avec le metteur en scène Benjamin Porée de moins de trente ans, qui présente sa nouvelle création : Platonov.

Pièce écrite à dix-huit ans par Tchekhov, réputée injouable, elle propose un texte fleuve où l’œuvre à venir du dramaturge russe est en gestation. On y côtoie déjà la vacuité de l’existence et le mal-être d’une génération en mal de pères comme en quête de repères où Platonov est la figure multiple et noire. Où tout l’enjeu dramaturgique se concentre sur cette question : « Vivre, comment faut-il faire ? » dans une fuite en avant aussi absolue qu’illusoire.

A l’abri d’une approche très cinématographique et d’une appropriation réussie du temps et de l’espace (4h30 de représentation, 15 comédiens + 16 figurants), Benjamin Porée fait entendre au plus près cette recherche de vérité où chacun des protagonistes se confronte, s’abandonne et se perd.

Platonov est donc un drame de jeunesse. L’évocation d’un ordre sociétal aux prises avec son incommunicabilité tant au niveau du groupe que de l’individu lui même et porteur de sentiments extrêmes, traversé d’actes radicaux, pétri de contradictions et d’illusions perdues. Autant d’indices et de stigmates pour une vie d’homme qui se cherche à coups de pensées irréductibles et de questionnements existentiels.

Entre comédie et tragédie, l’écriture du dramaturge se révèle fiévreuse, chaotique, consumée dans un étirement où se mêle l’amour, la haine, l’action, la violence et la perte.

Dans une première partie, on découvre Platonov à la personnalité séductrice, manipulatrice, désabusée, destructrice et son emprise sur une petite société provinciale dont la jeune veuve, Anna Petrovna, sa muse protectrice. Elle offre un espace ouvert sur l’extérieur et festif dont sait jouer le metteur en scène avec des premiers et arrières plans très visuels, le tout propice au sentiment d’étourdissement, d’enivrement, que fait naitre l’appartenance au groupe et par la même son dépérissement.

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Benjamin Porée fait entendre au plus près cette recherche de vérité où chacun des protagonistes se confronte, s’abandonne et se perd

Puis, dans une seconde partie, on se focalise sur des espaces intérieurs toujours très composés qui cristallisent la perdition et son appel vers le néant.

Une traversée au cœur de l’âme russe et de son embrasement pour un spectacle à la fois pluriel et singulier…

Ploneïs, l’incertain – une BD d’Arleston, Sala et Hübsch (Soleil)

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Date de sortie : le 22 janvier 2014

Auteur : Christophe Arleston (scénario),  Jean-Luc Sala (Scénario) , Eric Hübsch (Dessin) et Cyril Vincent (couleurs)

Prix :  13,95 €

Ploneïs, l’incertain est un one shot dans l’univers des Légendes de Troy créé par Arleston qui fait ici équipe avec Jean-Luc Sala (Cross Fire, Questor…) pour le scénario et Eric Hübsch (Le Chant d’Excalibur) pour le dessin. Une BD où les trolls n’ont pas d’autres ambitions que de nous faire marrer.

Résumé de l’éditeur :

Loin de toute civilisation, le fleuve pourpre traverse paresseusement la jungle. Sur ses rives, certains cherchent la fortune et ceux qui l’ont trouvée la dilapident en filles et en alcool. Et Ploneïs, aventurier comme les autres, va découvrir à ses dépends que la maison de madame Lyrä repose sur un terrible secret : le pouvoir qu’a la maîtresse des lieux de transformer les hommes en femmes. Devenu malgré lui Ploneia, il va découvrir la réalité machiste et la vie d’une femme dans la jungle…

 

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Le scénario d’Arleston et Sala est habile de tout : un mélange d’action et d’humour qui fait très bon ménage. Le récit est explosif et fait preuve d’une imagination vive et farfelue pour notre plus grand plaisir. Il est aussi beaucoup question de belles jeunes filles (enfin on ne sait pas toujours), sexy et agréables à regarder, si ce n’est qu’elles ont les pieds froids et qu’elles détestent les hommes puants et obsédés qui habitent ces contrées où la magie opère… pas forcément du bon côté. On s’amuse des clichés sexistes tout en ayant une très forte dynamique qui rend la lecture aussi rapide qu’agréable. Une vraie réussite qui exploite les codes troyens en les revisitant avec brio. Le résultat est un excellent divertissement.

Quant au dessin du discret Eric Hübsch, il est lui aussi respectueux de l’univers en se fondant parfaitement aux traits initiés par Didier Tarquin. Du plaisir pour les yeux, avec des traits ronds et fins.

Ploneïs, l’incertain est une BD fraiche et légère qui se lit d’une traite avec beaucoup de plaisir et d’amusement.

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa, un livre de Romain Puértolas

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 Publié aux Editions Le Dilettante

En août 2013

252 pages – 19 €

Rien que le titre donne l’idée du livre ! Un livre drôle, teinté d’humour, qui paraît très léger au premier abord et qui, en fait, traite de problèmes fondamentaux d’immigration clandestine. Dimension loufoque tout en étant très sociale et très contemporaine. Imagination débordante de Romain Puértolas !

Il est rare de lire un roman burlesque. Celui-là l’est. Et même si je ne suis pas du tout bon public, il m’a fait rire. Pas exploser de rire, mais j’ai ri tout de même. Son écriture est limpide, simple, très visuelle et surtout délirante.

Le héros, un fakir au nom imprononçable mais que vous pouvez prononcer « J’attache ta charrue, la vache », vient en France, juste un aller-retour avec son pays, le Rajasthan, pour acheter un lit à clous, chez Ikéa, avec les économies de tout son village.

Au départ, j’étais un peu sceptique sur le pourquoi du succès de ce livre. Puis, on se laisse facilement prendre au jeu de notre héros qui n’est pas vraiment un héros ! Comme lui, on voyage, pas vraiment dans de bonnes conditions. On subit des évènements, toujours loufoques, et invraisemblables, et malgré tout, on s’attache à ce fakir. Il va beaucoup voyager, traverser de nombreux pays et partager avec d’autres voyageurs clandestins son infortune. Immigrés clandestins que l’auteur qualifie de derniers aventuriers modernes.

Il va aussi rencontrer l’amour… Et de brigand, il va devenir poète, et même davantage…

Bref, un mélange complètement abracadabrant qui a le mérite d’être léger, tout en étant profond, sans nous prendre la tête !

Mais je ne comprends pas du tout pourquoi ce livre a un tel succès populaire ! On est tout de même très loin du Prix Goncourt Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre, livre remarquable à tous les niveaux. Ou Le cas Eduard Einstein, un roman de Laurent Seksik

Sans doute est-il bon et nécessaire de rire en ces temps moroses !

Le dessinateur de Murena, Philippe Delaby est mort à 53 ans

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Nous avons appris par communiqué ce mercredi 29 janvier le décès brutal du très grand Philippe Delaby, dessinateur de la série Murena. Nos pensées vont à sa famille et ses amis. Qu’il repose en paix.

Communiqué de presse des éditions Dargaud :

Nous avons l’immense tristesse de vous faire part du décès brutal de Philippe Delaby, hier, à l’âge de 53 ans.

Philippe était depuis près de vingt ans l’un des plus grands artistes de la bande dessinée. Avec le péplum Murena, scénarisé par son ami Jean Dufaux, il a donné un souffle nouveau à la bande dessinée historique. Sa passion, son énergie, son sens du détail, du découpage et la force de ses personnages ont fait de cette série un succès international plébiscité par des milliers de lecteurs et reconnu par les plus grands spécialistes de l’Antiquité romaine. Aujourd’hui, l’ensemble de la bande dessinée est en deuil, et Dargaud s’associe à l’immense tristesse de sa famille.

Né à Tournai (Belgique) en 1961, Philippe Delaby possède des talents innés de dessinateur. C’est à l’âge de 8 ans cependant, après avoir reçu de son père son tout premier album, que naît sa passion pour la BD. Dès lors, les histoires à bulles ne le quitteront plus ! À 14 ans, il entre à l’académie des Beaux-Arts de sa ville natale, où il développe et perfectionne ses dons. Fasciné par Ingres et les maîtres flamands, il y apprend non seulement le dessin, mais aussi la peinture à l’huile. Son attirance pour la bande dessinée prend néanmoins le dessus et, à 18 ans, il est le lauréat d’un concours pour jeunes dessinateurs qui lui ouvre les pages du journal Tintin. Pour l’hebdomadaire des 7 à 77 ans devenu Hello Bédé, il met en images, sur des scénarios d’Y. Duval, Arthur au royaume de l’Impossible et Richard Cœur de Lion, deux épopées qui lui vaudront le prix Clio au Salon de l’Histoire à Paris en 1993. La même année, il met en images Bran, un récit écrit par J.-L. Vernal, qui raconte l’histoire d’un jeune Gaulois. En 1994, avec le romancier L. Delisse, il publie au Lombard L’Étoile polaire, un thriller fantastique médiéval. En 1997, encouragé par le scénariste Jean Dufaux, il ressuscite de façon magistrale la Rome impériale de Néron dans Murena, péplum édité par Dargaud et primé dans plusieurs festivals. Le succès grandissant, Philippe Delaby accepte de s’évader dans la Complainte des landes perdues, monde fantastique imaginé par son compère Jean Dufaux et par Grzegorz Rosinski.

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Eurovision 2014 : Destan pré-sélectionné avec leur single Sans Toi.

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Avis de tempête sur les charts et dans les lecteurs MP3… Un vent de fraicheur juvénile s’apprête à réveiller la variété française. Son nom : Destan. Signe particulier : groupe de trois garçons d’à peine vingt ans de moyenne d’âge, au talent insolent et à l’énergie communicative.

C’est dans l’un des studios d’enregistrement où ils ont pris l’habitude de venir répéter que Dean croise le chemin de Killian puis celui de Quentin. Les discussions se prolongent sur Facebook, puis les cessions de studio s’enchaînent. Très vite, le courant passe entre eux aussi vite que dans leurs amplis ; ils échangent leurs playlists et se découvrent des goûts très proches (“Il nous a fallu 15 minutes, pas plus, pour voir que ça collait hyper bien entre nous) et une passion commune pour la musique (”Quand on chante, quand on joue, il y a une telle décharge d’adrénaline ! La musique, c’est notre ADN“)… Naît alors une complicité aussi totale qu’inattendue. S’ils partagent l’amour de la scène (“Chanter pour un public, c’est comme chanter pour une fille, il faut faire passer des sentiments“) et l’envie de s’éclater, chacun de ces rockeurs montés sur ressorts a aussi sa propre personnalité : Killian se décrit comme un écorché vif, Quentin joue plus souvent les agitateurs, tandis que Dean se voit comme un jeune homme assez mâture “et en même temps bien déjanté“.

Viennent les premiers essais en groupe, et l’évidence s’impose : l’harmonie vocale est parfaite, chacun apporte son style et ses vibes. Rien d’étonnant à ce que jaillisse comme un étincelle l’idée de former un groupe.

Le destin a battu les cartes, mais le plus dur reste à faire : il faut les jouer. C’est L’Aura Marciano, productrice et auteur/compositeur de renom qui va se pencher sur le berceau des Destan pour créer l’alchimie. Magicienne du son et des mots, artisan majeur de la réussite de la jeune chanteuse Tal, L’Aura est immédiatement séduite par l’authenticité des Destan, par leur spontanéité, leur grain de folie, leur fureur de vivre pour la musique, leur sérieux aussi (oui, car on peut être jeune ET bosseur !) et leur volonté farouche de remettre des couleurs dans le panorama de la chanson française.

Ces couleurs, parlons-en : dès la première écoute, on sent que ces gamins ne sont pas prêts à se laisser enfermer dans un registre. Ils préfèrent jouer avec les influences musicales les plus diverses dont ils se nourrissent au quotidien (Elvis, Michael Jackson, Les Beatles, Radiohead, Earth, Wind and Fire…), patchwork de références piochées aussi bien sur Youtube que dans la discothèque de leurs parents ! Rythmes et sonorités Brit pop (Vole) ou surf music californienne façon Beach Boys (Roule avec moi), échos de rock 60’s à la Grease (Touché coulé), tous les courants se rejoignent dans le torrent Destan, du moment qu’ils sonnent fun, juste et qu’ils mettent la pêche ! Les textes sont positifs, ludiques et reflètent parfaitement l’état d’esprit de leur génération : sens de la fête, zéro prise de tête, parfois rêveur, parfois lover… Quelqu’un a dit boys band ? “On assume carrément d’être un groupe de jeunes mecs qui font de la musique, répondent les Destan sans aucun complexe. Mais “boys band“, c’est tellement le cliché des mecs qui chantent sans s’accompagner, dans des chemises flashy, que ça ne nous définit pas vraiment… Après, si on considère que The Calling ou The Script sont aussi des boys band, alors là, ça nous va !“

Nouveaux fers de lances, ascendant vif-argent, de la pop frenchie, ces trois garçons dans le vent n’ont rien à envier à leurs alter ego anglais et américains, si ce n’est un succès et une longue histoire qui ne tarderont pas à se dessiner. En persan ancien, Destan désigne d’ailleurs une légende, une épopée, un poème épique. Et cela n’a certainement rien d’un hasard.

 Voici également leur live durant l’émission de présentation des candidats : ici

 

Calamity Jane, une BD de Jeanne Gaullier et Sophie de Villenoisy (Jungle)

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Date de sortie : le 08 Janvier 2014

Auteurs : Jeanne Gaulier (scénario et dessin) et Sophie de Villenoisy (scénario)

Prix : 12,95 €

Calamity Jane est une BD à sketchs humoristiques portée par Jeanne Gaullier, blogueuse et illustratrice autodidacte (la BD est co-scénarisée par Sophie de Villenoisy). Jeanne Gaullier signe ainsi son premier album BD. Calamity Jane s’amuse des petits désagréments qui font la vie d’une jeune trentenaire parisienne qui n’a pas froid aux yeux. Une véritable Calamity Jane des temps modernes qui boit, fume, exhibe ses problèmes de poids sans le savoir, a des difficultés à se tenir pendant les repas de famille…

Résumé de l’éditeur :

Calamity Jane a ressuscité.  Elle poursuit la légende de son homonyme et ancêtre adoptive dans le Paris d’aujourd’hui. Mais modernité ne rime pas toujours avec bonnes manières. Dans ce Far West contemporain, notre héroïne évolue de non-aventure en non-aventure où son quotidien devient un véritable combat pour s’imposer. Recherche d’un colloque version Wanted, beuverie à la taverne branchouille du coin, duel avec sa banquière… Les scènes de la vie de tous les jours sont revisitées par cet esprit original très loin des clichés de « la Parisienne ».

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Tout est bon dans Calamity Jane. On sent clairement que son auteur vient de l’univers des blogueuses BD tant le dessin y fait penser. L’écriture est dynamique et la lecture de ces petites scènes féminino-décomplexées est sympathique, même si l’on ne rit pas aux éclats. L’attente n’est pas tout à fait comblée par manque de savoir-faire et d’expérience, sans doute. On aurait aimé un humour plus prononcé, plus acerbe aussi. Mais le potentiel est bien là. Tout est bon, mais pourrait être bien meilleur encore.

Calamity Jane reste un album agréable à lire, même s’il aurait mérité d’être peaufiné davantage. Reste que Jeanne Gaullier est une artiste à surveiller.

12 years a slave, un film de Steve Mc Queen

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Sortie : le 22 janvier 2014

Durée : 2h13

Avec : Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch, Lupita Nyong’o

Si vous allez voir ce film, autant vous prévenir, c’est un film dur, très dur. On n’en sort pas indemne. Même si on en parle beaucoup aujourd’hui et qu’il a  déjà reçu 2 prix et 36 nominations, on ne se trompe pas en hurlant au  chef-d’œuvre !

Synopsis :

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

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États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession.

Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave.
Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité.
Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie…[/pull_quote_center]

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Le réalisateur a fait en sorte que l’on ressente la douleur des esclaves. Et en ce sens, il a pleinement réussi. Il y a certains plans qui sont même insupportables et qui durent des minutes entières… On pense plus particulièrement à la scène de la pendaison. Où  Solomon Northup, Chiwetel Ejiofor, acteur époustouflant, est pendu à un arbre, sur la pointe des pieds, et ne cesse de piétiner le sol, seul moyen pour lui de ne pas mourir pendu. Et les autres esclaves continuent leur vie comme s’ils ne le voyaient pas. Insupportable. Chacun pense à sa propre survie.

Toutes les scènes de la jolie Patsey, Lupita Nyong’o, sont aussi insoutenables. Elle est jolie comme un cœur et le Master des lieux, Edwin Epps, l’excellent Michael Fassbender qui a également joué dans les deux premiers chefs-d’oeuvres du réalisateur, Hunger et Shame,, se l’approprie à tous les niveaux et lui fait subir les pires sévices, tout en disant qu’il la préfère à sa femme…

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Ce film est très puissant et dévoile l’horreur de l’esclavage et surtout les conditions inhumaines et toujours douloureuses dans lesquelles les esclaves tentaient de survivre.

12 years a slave est une adaptation du livre  homonyme écrit par Solomon Northup lui-même. Il était un homme libre, marié, violoniste, père de famille, et a été enlevé, puis vendu comme esclave. Au bout de douze ans, grâce à un abolitionniste, menuisier, Bass, interprété par Brad Pitt qui co-produit ce film, il a retrouvé la liberté et a, ensuite, écrit son histoire, en 1853. Il a ensuite consacré sa vie à la lutte contre l’esclavage.

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Steve Mc Queen nous dévoile avec beaucoup de vérité l’histoire des Etats-Unis. On se rend compte à quel point l’esclavage fait partie de leur histoire. Et on n’oublie pas que cela a duré très longtemps, beaucoup trop longtemps.

Assurément, un chef-d’œuvre qui nous marquera longtemps et qui sera largement et très justement récompensé. Comme une énorme claque reçue en pleine figure…

Violette Nozière, vilaine chérie : une BD de Camille Benyamina et Eddy Simon (Casterman)

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© Casterman 2014

Date de Sortie : le 15 janvier 2014

Auteurs : Camille Benyamina (dessin) et Eddy Simon (scénario)

Prix : 20 €

Gagnez des albums en cliquant ici

Violette Nozière, vilaine chérie fait revivre un des faits divers les plus connus des années 30 : celui du parricide commis par Violette Nozière, une jeune fille de 18 ans mythomane et amoureuse. Une jeune fille volage et matérialiste qui à chaque rencontre s’imaginait une histoire, une famille, un passé qui n’était pas le sien. Jusqu’au jour où elle tombe amoureuse de l’une de ces rencontres…. et que ses mensonges l’a poussent à commettre l’irréparable.

Résumé de l’éditeur :

L’un des plus célèbres faits divers des années 30 revisité en bande dessinée. Un portrait saisissant et la découverte du talent graphique de Camille Benyamina.

Octobre 1934. Assise sur un banc, noyée dans un immense couloir du Palais de justice de Paris, Violette Nozière, 19 ans, toute de noir vêtue, a les yeux perdus dans le vide. Elle attend que son procès reprenne et songe à ce qui l’a conduit ici. Celle que l’on surnomme alors « l’empoisonneuse de la rue de Madagascar » ou la « parricide monstrueuse » laisse ses pensées remonter le temps…
Issue d’un milieu populaire, Violette rêvait d’une autre existence. Mais, rétive au travail comme aux études, elle préférera la vie facile. Prostitution, fêtes, mais aussi mensonges à répétition, manipulation et vol de ses propres parents, jusqu’au point de non-retour : elle finit par les empoisonner.
Fait divers scandaleux, le crime de Violette Nozière a secoué la France des années trente, et son procès retentissant est resté l’une des plus célèbres affaires judiciaires de l’époque. Pour traiter de ce parcours de vie exceptionnel, déjà évoqué au cinéma par Claude Chabrol ou en littérature par les surréalistes, le tandem Camille Benyamina / Eddy Simon a préféré laisser de côté l’aspect policier et judiciaire pour se concentrer sur un étonnant portrait de jeune fille, parfois poétique, parfois mystérieux. De quoi nous rendre presque attachante cette personnalité pourtant volage, frivole, inconséquente, manipulatrice, et poser la question du poids de la psychiatrie dans les parcours criminels. Le récit proprement dit est prolongé par un dossier de 8 pages illustré de photos d’archives.

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© Casterman 2014

Eddy Simon est un journaliste et auteur de livres qui s’intéresse à ce fait divers avec brio en faisant renaître de ces cendres cette Violette Nozière à la personnalité si trouble et complexe. Il retrace sa vie, qui sera notamment ponctuée d’une peine de mort avant d’être commuée en une peine d’emprisonnement où Violette Nozière se repentira de ses actes et rencontrera la foi. Le scénario de la BD n’ira pas jusqu’à nous exposer la suite de sa vie, la liberté recouvrée. On aurait vraiment aimé tant ce récit est réussi Peut-être l’occasion d’un second album ? L’édition propose en effet 8 pages bonus de documentation (photos à l’appui) permettant d’aller au delà de l’épisode qui nous a été conté. On y apprend que Violette Nozière ne connaîtra jamais vraiment le bonheur, malgré une vie remplie et des enfants, et sera fauchée par un cancer à l’âge de 51 ans.

Outre l’écriture, c’est le dessin de Camille Benyamina qui marque par son originalité. Artiste 2D dans le domaine du jeu vidéo, elle réalise ici sa première bande dessinée avec succès, avec beaucoup de simplicité et de finesse. La coloration dégage une certaine douceur, ingénieusement paradoxale, qui donne une autre dimension au personnage de Violette Nozière.

Une histoire qui fait revivre l’ascension criminelle d’une enfant rongée par les caprices et les mensonges. Un récit qui repositionne la question du pardon dans la relation parent-enfant au centre de l’un des faits divers les plus odieux de l’histoire.

Retour au centre de la Terre – Tome 1, une BD de Ludo Lullabi (Glénat)

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Date de sortie : novembre 2013

Auteurs : Ludo Lullabi (scénario et dessin)

Prix : 14,95 €

Retour au centre de la Terre propose une interprétation toute personnelle de l’oeuvre de Jules Verne vue par Ludo Lullabi (Kookaburra Universe, Lilian Cortez, Elyne, World of Warcraft, Darksiders, Lanfeust Quest).

Résumé de l’éditeur :

Remix d’un classique de Jules Verne !

Au cours d’une traversée au milieu de l’océan, Dilly Ross, une célèbre criminelle, fait naufrage sur une île mystérieuse surgie du fond des eaux. Avec elle se trouvent le capitaine du bateau, le mécanicien ainsi qu’un jeune passager clandestin. Ils découvriront malgré eux un passage vers un monde peuplé de créatures extraordinaires et de civilisations perdues aux portes d’un cataclysme. Débute alors un voyage épique au centre de la Terre…

Avec son dessin moderne, énergique et flamboyant, Ludo Lullabi s’inspire librement du chef-d’œuvre de Jules Verne pour nous livrer une nouvelle série d’aventure qui promet des sensations fortes !

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Le scénario développé dans ce premier album de Retour au centre de la Terre est rempli de belles promesses, avec un récit fantastique qui se met peu à peu en place de façon originale, et par une écriture fleuve et dynamique. Ludo Lullabi est un scénariste talentueux à l’imagination débordante qui parvient à se hisser à l’univers de Jules Verne avec une aisance toute particulière. Il s’approprie avec brio l’histoire de Retour au centre de la Terre pour la façonner très librement à sa manière en créant un environnement propice aux créatures de toutes sortes. Une invitation au voyage très bien amorcée dans ce premier album introductif.

Les dessins de Ludo Lullabi sont soignés, avec des traits appuyés et angulaires et une coloration contrastée par des jeux d’ombres et de lumière omniprésents. La griffe est ostensiblement influencée par les comics et les mangas. On se trouve exactement entre les deux. Une patte « nouvelle école » très marquée par l’auteur (qui a lui même réalisé mangas et comics par ailleurs). Son dessin traduit le même dynamisme et la même énergie. Mention spéciale à la couverture très réussie de l’album.

Le premier album de Retour au centre de la Terre, intitulé Le Chant des abysses promet une grande aventure que l’on souhaite longue. A suivre…

The Age Of Reason, le nouvel album de Gramatik en téléchargement gratuit et libre écoute

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Date de sortie : le 25 janvier 2014

Gramatik, DJ et producteur Slovène, a sorti il y a trois jours à peine son troisième album The Age Of Reason, dispo en téléchargement gratuit (cliquer sur la playlist).

L’album est surprenant d’éclectisme, parvenant à réunir les grands courants de notre époque : jazz, rock’n’roll, soul, trip hop le tout dans une ambiance électro-électrisante à vous couper le souffle. Grosses percu, dustep, gros riffs de guitare rocks comme jamais, effets synthé/électro à gogo saupoudrés de nombreux samples soul & jazz (et même de l’harmonica !)… Le tout est Gramatikement structuré.

The Age Of Reason est aussi culotté que cohérent. C’est sûr, Gramatik va faire parler de lui. Et vous pourrez aller le voir à Paris à l’Olympia le 3 mai prochain (rien que ça)

Vidéos à voir : les 12 épisodes de la saison 1 des Sextapes d’Alice !

Les Sextapes d’Alice font fureur. Cette web-série  réalisée par Angela Soupe compte déjà 12 épisodes pour sa première saison. Ils racontent l’histoire d’Alice, jeune trentenaire web-addict, tiraillée entre la volonté de se caser et le plaisir infini de la liberté. Elle drague sur Adopte, se fait larguer sur Twitter et ses amis commentent sa vie par Facebook Messenger.

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Sang royal – tomes 1 à 3, une BD d’Alejandro Jodorowsky et Dongzi Liu (Glénat)

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Date de sortie : décembre 2013

Auteurs : Alejandro Jodorowsky (scénario) et Dongzi Liu (dessin)

Prix : 13,90 €

Sang Royal est une série médiévale prévue à l’origine en deux albums. Sauf que le plaisir étant au rendez-vous, la saga continue et ne semble pas près de s’arrêter… L’immense Alejandro Jodorowsky (Les Aventure de John Difool, Alef-Thau, Le Lama Blanc, Juan Solo, La Caste des Méta-Barons, Bouncer, Borgia, Megalex…) a décidé de prolonger l’aventure du haut de ses 84 ans (tout de même), en écrivant un thriller fantastico-médiéval sombre et violent dont il a seul le secret. Pour cette aventure, c’est Dongzi Liu (primé plusieurs fois en chine), un jeune chinois, qui se charge de faire découvrir ses talents d’illustrateur hors normes.

Résumé de l’éciteur (tome 3) :

Suite d’une saga symbolique, grandiose et sensuelle

Alvar est désemparé : il était enfin parvenu à la paix avec le royaume voisin, lorsque les deux vieux rois avaient fiancé leurs enfants. Tous deux se réjouissaient de voir leur futur petit-fils régner sur leurs domaines unifiés… Mais leur ingrate progéniture en a décidé autrement, et n’a pas l’intention de se laisser marier. C’est alors que le fantôme de Sambra apparaît à Alvar, lui rappelant que, si son adultère avec un beau berger lui a valu la mort, il a aussi donné un enfant. Le petit-fils d’Alvar a été ainsi élevé par des loups. Sa pureté pourra-t-elle vaincre la haine et la décadence ? Dans la suite de cette flamboyante tragédie shakespearienne, les fantômes des êtres assassinés planent encore sur le roi Alvar…

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L’histoire de Sang Royal est un conte violent sur le pouvoir. Celui d’un souverain éloigné plusieurs fois de son trône, suite à des déconvenues personnelles, volontaires ou non. Un royaume laissé à l’abandon des traitres et des pires vilénies. Il s’agira alors pour celui qui porte le Sang royal de reconquérir le pouvoir et d’en assurer la transmission, toujours par le sang. Un défi à relever quand l’on sait les lourds secrets qui entourent sa descendance au regard de ces liens du sang… Un récit qui n’hésite pas à mettre en scène les crimes et personnalités les plus obscures (inceste, torture, meurtre, abandon…). Du sang et peu de larmes. Un scénario implacable qui s’inscrit parfaitement dans l’impressionnante bibliographie de son auteur.[pull_quote_left]On n’en sort pas indemne.[/pull_quote_left]

Quant au dessin de Dongzi Liu, on comprend dès le premier coup d’œil pourquoi le scénariste l’a choisi. Son style très graphique n’est pas sans rappeler celui de Gimenez sur La Caste des Méta-Barons. La finesse des traits est époustouflante et la coloration fait ressortir une ambiance terriblement froide et sombre. A glacer le sang.

L’expérience du Sang Royal est marquante. On n’en sort pas indemne.

 

Dallas Buyers Club, un film de Jean-Marc Vallée.

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Sortie le : 29 janvier 2014

Durée : 1h57

Avec :  Matthew McConaughey, Jennifer Garner, Jared Leto…

Après le multi-nominé aux oscars 12 Years A Slave, voici que débarque en salle le 29 janvier prochain un autre choc cinéma à venir, même si plus confidentiel que le film de Steve McQueenDallas Buyers Club du canadien Jean-Marc Vallée (C.R.A.Z.Y. en 2005) avec dans le rôle principal le désormais « bankable » à Hollywood Matthew McConaughey qui trouve ici l’un de ses rôles les plus marquants après Killer Joe (2012) de William Friedkin et Mud, sur les rives du Mississippi (2013) de Jeff Nichols.

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Synopsis :

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1986, Dallas, Texas, une histoire vraie. Ron Woodroof a 35 ans, des bottes, un Stetson, c’est un cow-boy, un vrai. Sa vie : sexe, drogue et rodéo. Tout bascule quand, diagnostiqué séropositif, il lui reste 30 jours à vivre. Révolté par l’impuissance du corps médical, il recourt à des traitements alternatifs non officiels. Au fil du temps, il rassemble d’autres malades en quête de guérison : le Dallas Buyers Club est né. Mais son succès gêne, Ron doit s’engager dans une bataille contre les laboratoires et les autorités fédérales. C’est son combat pour une nouvelle cause… et pour sa propre vie.[/pull_quote_center]

En novembre, on retrouvera l’acteur dans le très attendu Interstellar, projet de science-fiction très ambitieux de Christopher Nolan (Inception).

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L’acteur d’origine texane, comme le véritable Ron Woodroof dont s’inspire le film, est impressionnant physiquement (tout en maigreur et muscle à faire peur) et méconnaissable dans la peau de ce cow-boy bourru, électricien de métier, qui va se transformer en apprenant qu’il est atteint du V.I.H. et n’a plus que 30 jours à vivre. Avec un acharnement et une détermination à toutes épreuves, il luttera pour sa survie au risque même de défier la loi américaine pour y parvenir, et vivra encore sept ans… Devenu homme d’affaire, il finira par créer le Dallas Buyers Club, un organisme médical parallèle et illégal permettant aux malades du Sida de se soigner avec des médicaments comme l’AZT interdit sur le territoire américain et alors réservé uniquement à des expérimentations cliniques. L’histoire se passe en 1986 et la maladie en était alors à ses débuts et mal acceptée dans un pays où le puritanisme régnait en maître.

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Le personnage de Ron va se voir fuir par ses « amis » et trouvé du réconfort vers d’autres malades comme lui, et pour la plupart homosexuels, ce qu’il n’était pas. Le film de Jean-Marc Vallée se révèle intéressant par le changement et la prise de conscience qui va s’opérer chez ce personnage au départ homophobe et macho qui va peu à peu s’humaniser par le biais d’une maladie dont il pensait en être exclu. La force du film et du rôle est de ne jamais porter un jugement sur le personnage de Ron, et c’est tout le talent (voir le génie) de Matthew McConaughey d’en faire un personnage sympathique malgré tout.

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C’est aussi par sa rencontre avec Rayon (formidable Jared Leto), un jeune transsexuel séropositif, que Ron va changer, prendre conscience de l’autre alors que jusqu’alors il vivait comme un dragueur égoïste de 35 ans surtout intéressé par le rodéo et le sexe avec des filles de passage. Ce duo improbable est pour beaucoup dans la réussite de Dallas Buyers Club, de plus soutenu par une réalisation impeccable de Jean-Marc Vallée dont le style renvoie au cinéma de John Cassavetes.

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Autre personnage intéressant du film, le docteur Eve Saks qu’incarne la belle Jennifer Garner (Valentine’s Day, Elektra) tout en compassion, elle apparaît comme un lien protecteur et bienveillant qui va nourrir pour Ron une admiration mêlée de crainte et qui au final rapprochera les deux personnages dans une scène au restaurant mêlant l’émotion à la fatalité, soit Eros et Thanatos.

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Au final il y a bien peu de choses à reprocher à Dallas Buyers Club, une œuvre qui a mis près de dix années à se concrétiser, et au départ initiée par le scénariste Craig Borten (qui a rencontré le véritable Ron Woodroof pour écrire le scénario). Une bien belle surprise de ce début d’année, à ne pas manquer !

Vidéo skate : quand les teams DC, Adidas, Converse s’affrontent en Espagne

Une petite battle comme dans un vrai Tony Hawk ça vous dit ? Le concept existe depuis longtemps et on saisit l’occasion de tomber sur celle qui a vu s’affronter les teams DC, Adidas et Converse à travers l’Espagne. Et c’est Converse qui remporte l’étape, avec une mention spéciale pour le gap de fin de vidéo complètement fou et foireux. A voir.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=K1gq-3ma0so&feature=share&list=UU17ZaSkJ36tI8RPC7FUldoA]

 

Le Rêve du Requin – Cycle 2 (t.1), une BD de Matthias Schultheiss (Glénat)

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Date de sortie : novembre 2013

Auteur : Schultheiss Matthias (scénario et dessin)

Prix : 13,90 €

Le Rêve du Requin est une série dont le premier cycle a été entamé par Schultheiss Matthias en 1986. Trois premiers albums parus entre cette date et 1991 et depuis…rien. L’auteur s’était éloigné une longue période du monde de la BD en devenant scénariste pour des séries télévisées allemandes, avant de revenir au neuvième art en 2010 (Le voyage avec Bill (2010), Daddy (2011) et Woman on the river). En novembre dernier sortait enfin la suite de ce récit qui glace le sang avec le premier album du second cycle (sortait d’ailleurs en même temps une très belle réédition de l’intégrale du premier cycle).

Le Rêve du requin est une histoire de piraterie moderne et sanguinaire articulée autour de Lambert, personnage mystique : un aventurier blanc au monocle de « verre magique » qui prendra la tête d’une bande de pirates africains avant de sombrer dans la folie… ou le sang. Ce second cycle débute par la remise sur pieds de Lambert, une renaissance au beau milieu de l’océan qui ne se fera non sans douleurs.

Résumé de l’éditeur (cycle 2/t.1) :

La suite tant attendue d’un thriller implacable et sauvage.

Quelques jours après que Lambert ait fui Lagos avec Sarah, leur bateau se retrouve au milieu d’une terrible tempête. Après un combat désespéré, les vagues gigantesques précipitent le bateau vers un naufrage certain. Sans eau, exposé à un soleil brûlant, dérivant sur l’eau infinie, Lambert veut abandonner. Mais les esprits qu’il a invoqués surgissent de la nuit tropicale étoilée. Un allié, un frère, un écorché comme Lambert, on ne le lâche pas. Ils ne peuvent être qu’avec lui. Et en Lambert la bête se réveille. La vie, à n’importe quel prix. Peu importe si ça doit saigner. Lutter, tuer, haïr, pour pouvoir vivre.

La série phare de Matthias Schultheiss se poursuit enfin, déroulant toujours la même puissance narrative, au dessin précis et efficace.

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Plus de vingt ans après, Matthias Schultheiss reprend exactement là où il avait laissé son récit. On retrouve l’atmosphère moite et puante des bordels africains où les infos s’échangent contre de belles cicatrices, si ce n’est au terme d’une mort atroce. Les scènes d’horreur ne manquent pas. Ce thriller est monté d’une insoutenable tension qui ne nous lâche jamais. Un scénario redoutable, dont la lecture est dévorante comme une irrésistible descentes aux enfers. L’écriture de Matthias Schultheiss est toujours aussi crue et diaboliquement efficace. Et la suite qu’il propose est un véritable retour en force. Un coup de maître qui met en avant la perdition de Lambert, son passage à vide et tous les remous qu’il va devoir traverser pour retrouver son âme. [pull_quote_right]Une insoutenable tension qui ne nous lâche jamais.[/pull_quote_right]

Quant au dessin, il est difficile à décrire tant il est complexe et original. Le trait est unique : fin, parfois fouillis mais souvent précis (tout dépend des planches), il traduit toujours une grande force et une violence infernale. Un trait vif où le mouvement est roi, bousculant sans cesse le lecteur ébloui. Matthias Schultheiss est un très grand dessinateur.

Le Rêve du Requin est une série culte à réserver aux adultes. A ne pas manquer pour tous ceux qui ont le cœur bien accroché.

Grammy Awards 2014 : le palmarès complet et la playlist vidéo des gagnants !

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Ce matin, tout le monde parle du duo français Daft Punk qui a gagné tous les prix pour lesquels il était nommé lors des 56e Grammy Awards, dont les prestigieux « album de l’année », « disque de l’année » et celui de la meilleure performance pop par un duo/groupe pour Get Lucky. Les Français, vêtus de costumes et de casques blancs, ont joué en live avec Pharrell Williams, Nile Rodgers et Stevie Wonder (voir vidéo ci-après).

L’autre duo grand gagnant est assurément Macklemore & Ryan Lewis, avec quatre trophées : trois de la catégorie hip hop (interprétation, chanson et album pour The Heist) et celui très convoité révélation de l’année. Le rappeur Macklemore a offert un moment inédit pendant la soirée, en célébrant 33 mariages durant sa prestation sur Same Love, avec Madonna (voir vidéo dans la playlist).

La chanteuse Lorde a été gratifiée du prix de la meilleure performance solo pop et de la chanson de l’année pour Royals (voir clip ci-dessous). Bruno Mars, a remporté le prix du meilleur album pop vocal.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=H4ZJQoY3O_I&feature=share&list=PLIDAU-sj0_im7liURho379KGla8oMB8nz]

 

Palmarès des Grammy Awards 2014

 

Album de l’année

Gagnant : « Random Access Memories » – Daft Punk

« The Blessed Unrest » – Sara Bareilles

« Good Kid, M.A.A.D City » – Kendrick Lamar

« The Heist » – Macklemore & Ryan Lewis

« Red » – Taylor Swift

 

Disque de l’année (Récompense l’interprète de la chanson)

Gagnant : « Get Lucky » – Daft Punk, Nile Rodgers & Pharrell Williams

« Radioactive » – Imagine Dragons

« Royals » – Lorde

« Locked Out Of Heaven » – Bruno Mars

« Blurred Lines » – Robin Thicke Featuring T.I. & Pharrell Williams

 

Chanson de l’année (Récompense les auteurs-compositeurs)

Gagnant : « Royals » – Joel Little & Ella Yelich O’Connor (Lorde)

« Just Give Me A Reason » – Jeff Bhasker, Pink & Nate Ruess (Pink Featuring Nate Ruess)

« Locked Out Of Heaven » – Philip Lawrence, Ari Levine & Bruno Mars (Bruno Mars)

« Roar » – Lukasz Gottwald, Max Martin, Bonnie McKee, Katy Perry & Henry Walter (Katy Perry)

« Same Love » – Ben Haggerty, Mary Lambert & Ryan Lewis (Macklemore & Ryan Lewis feat. Mary Lambert)

 

Révélation de l’année

Gagnant : Macklemore & Ryan Lewis

James Blake

Kendrick Lamar

Kacey Musgraves

Ed Sheeran

 

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Meilleure performance solo pop

Gagnant : « Royals » – Lorde

« Brave » – Sara Bareilles

« When I Was Your Man » – Bruno Mars

« Roar » – Katy Perry

« Mirrors » – Justin Timberlake

 

Meilleure performance pop par un duo/groupe

Gagnant : « Get Lucky » – Daft Punk & Pharrell Williams

« Just Give Me A Reason » – Pink Featuring Nate Ruess

« Stay » – Rihanna Featuring Mikky Ekko

« Blurred Lines » – Robin Thicke Featuring T.I. & Pharrell Williams

« Suit & Tie » – Justin Timberlake & Jay Z

 

Meilleur album pop vocal

Gagnant : « Unorthodox Jukebox » – Bruno Mars

« Paradise » – Lana Del Rey

« Pure Heroine » – Lorde

« Blurred Lines » – Robin Thicke

« The 20/20 Experience – The Complete Experience » – Justin Timberlake

 

Meilleur album dance

Gagnant : « Random Access Memories » – Daft Punk

« Settle » – Disclosure

« 18 Months » – Calvin Harris

« Atmosphere » – Kaskade

« A Color Map Of The Sun » – Pretty Lights

 

Meilleure chanson dance

Gagnant : « Clarity » – Zedd Featuring Foxes

« Need U (100%) » – Duke Dumont Featuring A*M*E & MNEK

« Sweet Nothing » – Calvin Harris Featuring Florence Welch

« Atmosphere » – Kaskade

« This Is What It Feels Like » – Armin Van Buuren Featuring Trevor Guthrie

 

Meilleure performance rock

Gagnant : « Radioactive » – Imagine Dragons

« Always Alright » – Alabama Shakes

« The Stars (Are Out Tonight) » – David Bowie

« Kashmir » (Live) – Led Zeppelin

« My God Is The Sun » – Queens Of The Stone Age

« I’m Shakin' » – Jack White

 

Meilleur album rock

Gagnant : « Suit & Tie » – Justin Timberlake Featuring Jay Z « Celebration Day » – Led Zeppelin

« 13 » – Black Sabbath

« The Next Day » – David Bowie

« Mechanical Bull » – Kings Of Leon

« …Like Clockwork » – Queens Of The Stone Age

« Psychedelic Pill » – Neil Young with Crazy Horse

 

Chanson rock de l’année

Gagnant : « Cut Me Some Slack » – Dave Grohl, Paul McCartney, Krist Novoselic & Pat Smear, auteurs (Paul McCartney, Dave Grohl, Krist Novoselic, Pat Smear)

« Ain’t Messin ‘Round » – Gary Clark Jr., auteur (Gary Clark Jr.)

« Doom And Gloom » – Mick Jagger & Keith Richards, auteurs (The Rolling Stones)

« God Is Dead? » – Geezer Butler, Tony Iommi & Ozzy Osbourne, auteurs (Black Sabbath)

« Panic Station » – Matthew Bellamy, auteur (Muse)

 

Meilleure performance R&B

Gagnant : « Something » – Snarky Puppy With Lalah Hathaway

« Love And War » – Tamar Braxton

« Best Of Me » – Anthony Hamilton

« Nakamarra » – Hiatus Kaiyote Featuring Q-Tip

« How Many Drinks? » – Miguel Featuring Kendrick Lamar

 

Meilleur album de musique urbaine contemporaine

Gagnant : « Unapologetic » – Rihanna

« Love And War » – Tamar Braxton

« Side Effects Of You » – Fantasia

« One: In The Chamber » – Salaam Remi

« New York: A Love Story » – Mack Wilds

 

Meilleur album R&B

Gagnant : « Girl On Fire » – Alicia Keys

« R&B Divas » – Faith Evans

« Love In The Future » – John Legend

« Better » – Chrisette Michele

« Three Kings » – TGT

 

Chanson R&B de l’année

Gagnant : « Pusher Love Girl » – James Fauntleroy, Jerome Harmon, Timothy Mosley & Justin Timberlake (Justin Timberlake)

« Best Of Me » – Anthony Hamilton & Jairus Mozee (Anthony Hamilton)

« Love And War » – Tamar Braxton, Darhyl Camper, Jr., LaShawn Daniels & Makeba Riddick (Tamar Braxton)

« Only One » – PJ Morton (PJ Morton Featuring Stevie Wonder)

« Without Me » – Fantasia Barrino, Missy Elliott, Al Sherrod Lambert, Harmony Samuels & Kyle Stewart (Fantasia)

 

Meilleure performance rap

Gagnant : « Thrift Shop » – Macklemore & Ryan Lewis Featuring Wanz

« Started From The Bottom » – Drake

« Berzerk » – Eminem

« Tom Ford » – Jay Z

« Swimming Pools (Drank) » – Kendrick Lamar

 

Meilleure collaboration rap/chanson

Gagnant : « Holy Grail » – Jay Z Featuring Justin Timberlake

« Power Trip » – J.Cole Featuring Miguel

« Part II (On The Run) » – Jay Z Featuring Beyoncé

« Now Or Never » – Kendrick Lamar Featuring Mary J. Blige

« Remember You » – Wiz Khalifa Featuring The Weeknd

 

Album rap de l’année

Gagnant : « The Heist » – Macklemore & Ryan Lewis

« Nothing Was The Same » – Drake

« Magna Carta…Holy Grail » – Jay Z

« Good Kid, M.A.A.D City » – Kendrick Lamar

« Yeezus » – Kanye West

 

Chanson rap de l’année

Gagnant : « Thrift Shop » – Ben Haggerty & Ryan Lewis (Macklemore & Ryan Lewis Featuring Wanz)

« F***in’ Problems » – Tauheed Epps, Aubrey Graham, Kendrick Lamar, Rakim Mayers & Noah Shebib (ASAP Rocky)

« Holy Grail » – Shawn Carter, Terius Nash, J. Harmon, Timothy Mosley, Justin Timberlake & Ernest Wilson (Jay Z feat. Justin Timberlake)

« New Slaves » – Christopher Breaux, Ben Bronfman, Mike Dean, Louis Johnson, Malik Jones, Elon Rutberg, Sakiya Sandifer, Che Smith, Kanye West & Cydell Young (Kanye West)

« Started From The Bottom » – W. Coleman, Aubrey Graham & Noah Shebib (Drake)

 

Meilleure performance country solo

Gagnant : « Wagon Wheel » – Darius Rucker

« I Drive Your Truck » – Lee Brice

« I Want Crazy » – Hunter Hayes

« Mama’s Broken Heart » – Miranda Lambert

« Mine Would Be You » – Blake Shelton

 

Album country de l’année

Gagnant : « Same Trailer Different Park » – Kacey Musgraves

« Night Train » – Jason Aldean

« Two Lanes Of Freedom » – Tim McGraw

« Based On A True Story » – Blake Shelton

« Red » – Taylor Swift

 

Meilleure performance country par un duo/groupe

Gagnant : « From This Valley » – The Civil Wars

« Don’t Rush » – Kelly Clarkson Featuring Vince Gill

« Your Side Of The Bed » – Little Big Town

« Highway Don’t Care » – Tim McGraw, Taylor Swift & Keith Urban

« You Can’t Make Old Friends » – Kenny Rogers With Dolly Parton

 

Chanson country de l’année

Gagnant : « Merry Go ‘Round » – Shane McAnally, Kacey Musgraves & Josh Osborne (Kacey Musgraves)

« Begin Again » – Taylor Swift (Taylor Swift)

« I Drive Your Truck » – Jessi Alexander, Connie Harrington & Jimmy Yeary (Lee Brice)

« Mama’s Broken Heart » – Brandy Clark, Shane McAnally & Kacey Musgraves (Miranda Lambert)

« Mine Would Be You » – Jessi Alexander, Connie Harrington & Deric Ruttan (Blake Shelton)

 

Clip de l’année

Gagnant : « Suit & Tie » – Justin Timberlake Featuring Jay Z

« Safe and Sound » – Capital Cities

« Picasso Baby: A Performance Art Film » – Jay Z

« Can’t Hold Us » – Macklemore & Ryan Lewis Featuring Ray Dalton

« I’m Shakin' » – Jack White

Palmarès complet de la 27ème édition du FIPA de Biarritz, 2014.

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Palmarès FIPA :

Plus de 60 films concouraient cette année pour le FIPA. Ils ont été sélectionnés parmi plus de 1200 films.

Le FIPA d’Or de la fiction a été attribué au film 3x Manon, de Jean-Xavier de Lestrade. Publik’Art a assisté à la projection des deux premières séries de ce film. Film remarquable et aussi bouleversant que poignant. Manon, quinze ans, poignarde sa mère et se retrouve en centre éducatif fermé pour mineurs. On découvre ce milieu très particulier où la violence fait office de loi. La parole passe par la violence, à tous les niveaux. La souffrance est proportionnelle à la violence. Vraiment un très très beau film où Manon perce l’écran. Nous sommes contents qu’il ait eu une telle récompense, largement méritée ! Le public avait ovationné longuement le réalisateur !

Le FIPA d’Or du documentaire de création a été attribué au film de David André : Chante ton Bac d’abord. Publik’Art a également eu la chance de visionner ce film à Biarritz. Excellent film qui avait retenu toute notre attention. C’est un documentaire à la fois social, musical, et philosophique. Le réalisateur filme une bande de copains de 17 ans, en terminale. Ils habitent Boulogne sur Mer. Les ados chantent leur difficulté d’être dans un monde où rien n’est facile, et encore moins dans leur région. La musique est toujours merveilleusement adapté aux paroles de ces jeunes. Troublant de réalité. Ces jeunes ont encore envie de rêver, de croire à leur avenir et d’avoir un métier qu’ils apprécient. Mais rien n’est moins sûr, car la réalité de leur vie, de leur ville, les rattrape au tournant…

Un très grand film, avec une profondeur hors du commun. Et des acteurs, tous remarquables de vérité.  Quelle chance, là encore, qu’il ait été si bien récompensé !

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Voici le palmarès complet du FIPA 2014:

FICTION: FIPA D’OR: « Trois fois Manon » de Jean-Xavier de Lestrade (France).

MEILLEURE INTERPRÉTATION FÉMININE : Emily Watson dans « The Politician’s husband » de Simon Cellan Jones (Royaume Uni)

MEILLEURE INTERPRÉTATION MASCULINE : Eduard Fernandez dans « Descalç sobre la Terra Vermella » de Oriol Ferrer (Espagne) MEILLEUR SCÉNARIO : Britta Stöckle pour « Pass gut auf ihn auf » de Johannes Fabrick (Allemagne)

MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE: David Cervera pour « Descalç sobre la Terra Vermella » de Oriol Ferrer (Espagne) SÉRIES: FIPA D’OR : « Arvingerne » de Pernilla August (Danemark)

MEILLEURE INTERPRÉTATION FÉMININE : Helen McRory dans « Peaky Blinders » de Otto Bathurstdans (Royaume Uni)

MEILLEURE INTERPRÉTATION MASCULINE : Cillian Murphy dans « Peaky Blinders » de Otto Bathurstdans (Royaume Uni)

MEILLEUR SCÉNARIO : Maya Ilsoe pour « Arvingerne » de Pernilla August (Danemark)

MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE : Martin Phipps pour « Peaky Blinders » de Otto Bathurstdans (Royaume Uni)

DOCUMENTAIRES DE CRÉATION: FIPA D’OR : « Chante ton bac d’abord » de David André (France)

GRANDS REPORTAGES ET INVESTIGATION: FIPA D’OR : « Congo business case » de Hans Bouma (Pays-Bas)

MUSIQUE ET SPECTACLE: FIPA D’OR : « Colin Davis in his own words » de John Bridcut (Royaume Uni)

SMART FIP: FIPA D’OR: « 1914, Dernières nouvelles » de Bérénice Meinsohn (France)

PRIX MICHEL MITRANI : « Le Copain d’avant » de Françoise-Renée Jamet et Laurent Marocco (France)

PRIX DU JEUNE JURY EUROPÉEN: « Bringing Tibet Home » de Tenzin Tsetan Choklay (USA)

PRIX TELERAMA: « Art War » de Marco Wilms (Allemagne)

PRIX JEROME MINET: « Des fleurs pour Algernon » de Yves Angelo (France)

EURO FIPA D’HONNEUR: Jan Matthys (Belgique) pour « In Vlaamse Velden » (In Flanders Fields)

Album de la semaine : BTOS VOL. 2 de The Geek x Vrv en libre écoute (et téléchargement)

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Date de sortie : 22 janvier 2014

Et voici l’album de la semaine : BTOS VOL. 2 de The Geek x Vrv, groupe de beatmakers dont on vous parlait avec beaucoup d’enthousiasme ici. BTOS VOL2. est un album trip hop qui ne déroge pas à la règle : du grand art. On vous invite à le télécharger ici. Votre prix sera le leur (sans seuil minimum).

Et sans plus attendre, écoutez BTOS VOL. 2 :

La Cité de l’Arche – Tomes 1 à 3, une BD d’O. G. Boiscommun (Drugstore)

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Date de sortie : septembre 2012

Auteurs : O.G. Boiscommun

Prix : 15,50 €

La Cité de l’Arche est un triptyque fantastique d’O.G. Boiscommun (Livre de Jack, Le Livre de Sam, Pietrolino…). Un récit post-apocalyptique où la nature a repris ses droits sur l’Homme, devenue hostile à ce dernier et l’obligeant à se retrancher dans la ville de lumière, où de gigantesques lampadaires ont remplacé les rayons du soleil pour éclairer ses habitants à travers l’épais brouillard qui les surplombe… Un monde coupé de tout qui attend sa libération : l’arrivée du Passeur, celui qui aura le cœur suffisamment pur pour braver l’interdit : franchir les hauts murs de la cité pour aller à la rencontre de la nature, à la rencontre de La Cité de l’Arche

Résumé de l’éditeur (tome 3):

Voir la Cité de l’Arche…

Anathaël est heureux d’avoir retrouvé son frère Jaël, qui combattait aux côtés des Infidèles depuis qu’ils avaient été séparés. Pourtant, la seule chose qui l’obsède, c’est Orée… Aussi, lorsqu’il découvre en compagnie de Jaël un passage secret entre le côté des hommes et celui des femmes, Anathaël est d’abord effrayé… mais réalise qu’il tient enfin le moyen de passer du temps avec celle qu’il aime ! Malheureusement, les jeunes amoureux ne sont pas les seuls maîtres de leurs destins. Leurs rêves correspondent-il aux plans du Présideur, qui semble tirer toutes les ficelles depuis son antre ? Cet urgent désir de vivre heureux hors de la Ville Lumière est-il compatible avec les stratégies des Infidèles ? Se pourrait-il qu’Anathaël soit le Passeur ? Et surtout, la Cité de l’Arche existe-t-elle vraiment ?

Dans ce dernier volet en forme d’apothéose, Boiscommun nous réserve encore bien des surprises, et beaucoup de plaisir !

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Le scénario de Boiscommun est découpé en trois chapitres pour trois lieux : celui de la ville lumière (tome1), en surface, où les hommes vivent dans une société tyrannisée par un seul homme au pouvoir, celui de la ville tombe (tome 2) en sous-sol où les résistants (les infidèles) organisent leurs attaques et alimentent les légendes sur leur futur sauveur (le passeur), et le dernier, celui de la Cité de l’Arche qui dévoile tous ses secrets.

Si les deux premiers chapitres ne donnent que peu de visibilité sur l’épilogue, ce n’est que pour mieux préserver l’effet de surprise. Le dernier album de La Cité de l’Arche ne déçoit pas et donne tout son relief à un scénario soigneusement mis en place dès le départ sans que le lecteur n’en ai vraiment conscience. Rien n’était donc laissé au hasard. L’écriture et la narration sont agréables, la lecture de ce conte urbain est ainsi très confortable.

Quant aux dessins, ils dégagent beaucoup de simplicité et de naturel, avec un trait fin. La couleur est particulièrement intéressante, travaillée sur une thématique importante : celle du brouillard omniprésent et éclairé par des lanternes géantes qui renforcent l’oppression de cet environnement cloisonné. Il en ressort une coloration harmonieuse et originale.

La Cité de l’Arche est une série de qualité à l’idée originale. Une bonne expérience de lecture.

Entrez et fermez la porte, au Ciné XII, mise en scène par Marie (Raphaële) Billetdoux

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Elles sont jeunes, elles sont fragiles, et elles ne veulent qu’une chose : connaitre un jour leur heure de gloire.

Panorama : spectacle de Decouflé et sa Compagnie DCA, à Anglet (64), à la nouvelle Salle Quintaou.

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Encore une très belle création de Decouflé qui entremêlent plusieurs domaines de spectacles : la danse, bien sûr, mais aussi le cirque avec des acrobaties impressionnantes, le mime, le théâtre, l’humour toujours et la grâce partout. Et la musique, avec un répertoire très varié, donne la profondeur à la danse, sans qui elle ne pourrait exister.

Les danseurs sont plus que des danseurs, ce sont aussi des acteurs, des acrobates. Plusieurs sketches s’enchainent et les uns à la suite des autres et font rire le public, de bon cœur !

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Pas une seconde durant le spectacle on ne s’ennuie. Entre deux danses, un jeune danseur nous conte une histoire brève, soit avec des mots, soit avec des ombres chinoises, soit avec des bruits inouïs provenant uniquement de sa bouche. Un véritable prodige ! Et encore et toujours de l’humour, de l’ironie même : Le réel est partout, tout. Tout est partout le réel. Tout est le réel, partout.

Très peu de décors, et on pourrait le regretter. Juste la scène noire. Avec un écran blanc pour les ombres. Cette fois-ci, de beaux effets de lumière mettent en valeur les corps somptueux des danseurs… Mais aucune projection vidéo. Dommage…

Quant aux costumes, ils sont étonnants et nous surprennent bien souvent. Là encore, on aurait aimé avoir davantage de costumes féériques qui nous fassent un peu rêver ! Les microbes, on n’en raffole pas, même si la scénographie est très sympa !

La Compagnie DCA est composée de sept danseurs. Quatre hommes, 3 femmes, tous d’une énergie époustouflante. Et Philippe Decouflé en est le chorégraphe. Panorama est un spectacle qui reprend d’anciens spectacles de Decouflé,  Vague Café, Petites pièces montées, Decodex, d’où son titre. Pas besoin de connaître toutes ses œuvres, mais il est vrai que voir des spectacles de Decouflé est tout à fait particulier et ne ressemble en rien à un spectacle ordinaire.

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Cette création, Panorama, date de 2012 et c’était la première fois qu’il venait sur la Côte Basque, et plus précisément à Anglet. Malgré la tempête qui sévit ici depuis plusieurs jours, la nouvelle salle Quintaou d’Anglet, 791 places, superbe,  ne montrait pas un seul fauteuil inoccupé. Salle rouge et noire, digne des plus grandes salles parisiennes ! Et l’ambiance était plus que chaleureuse et enthousiaste !

On ne regrette qu’une chose : que le spectacle soit trop court (1h15) !

La salle Quintaou à Anglet :

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Konungar, tomes 1 à 3, une BD de Sylvain Runberg et Juzhen (Glénat)

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Date de sortie : octobre 2013

Auteurs : Sylvain Runberg (scénario) et  Juzhen (dessin)

Prix : 13,90 €

Konungar est une série où vikings et fantastique s’entremêlent durant trois tomes. Des albums scénarisés par le désormais célèbre Sylvan Runberg (Orbital, Hammerfall, Les Carnets de Darwin…) et dessinés par Juhzen (Bordeline, Lillum), un jeune trentenaire au parcours atypique (est passé par le chine, le canada et les Etats-Unis avant de sortir une BD franco-belge).

Une histoire où celtes, vikings, centaures, et autres créatures surnaturelles s’affrontent dans une guerre sans merci et sanguinaire pour la survie d’un royaume. Un récit épique et violent ponctué par de grandes batailles et d’innombrables têtes qui pleuvent sur les planches.

Résumé de l’éditeur :

Une fresque viking, terrible et majestueuse

Affaibli par la rivalité fratricide des deux princes héritiers Sigvald et Rildrig, menacé par les hordes de centaures et les navires barbares de Mog Ruith, le royaume d’Astavik doit maintenant faire face à ses propres hommes. Ensorcelés par Hilmar, les soldats tombés au combat se sont réincarnés en « berzerkers », affamés de chair humaine qui ravagent tout sur leur passage ! Les Dieux auraient-ils abandonné Astavik ? Car cette fois c’est bel et bien la fin du royaume qui se profile…

Suite et fin de la grande saga viking emmenée par le passionné Sylvain Runberg – scénariste de Millenium et des Héros secrets de l’Histoire de France – et le virtuose Juzhen. Retrouvez le bruit de l’épée et l’odeur du sang dans le froid du Grand Nord !

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Sylvain Runberg a du talent. Ce n’est pas nouveau. Mais voilà qu’il nous offre une mini-série au récit impeccable. Le scénario nous tient sans relâche en haleine grâce à une construction soignée. Les quelques flashbacks permettent des explications dans le temps de l’action, cette dernière étant au cœur de l’histoire : il s’agit avant tout d’un récit guerrier où il est question de gros muscles vikings et d’actes sanguinaires. Que du plaisir quoi. Mais on peut également compter sur les petits complots et stratégies : l’art de la guerre en somme. Le scénario n’est pas dénué de finesse et de réflexion, loin de là. Il offre toujours une perspective qui aboutit souvent à des surprises, avec notamment plusieurs batailles dans la bataille (guerre fratricide…). Un beau travail d’écriture qui donne l’illusion de la simplicité. D’une grande efficacité.

Le dessin de Juzhen est pour sa part superbe. L’auteur a un style radicalement « nouvelle école », avec des traits fins, anguleux et une coloration qui ne souffre d’aucun défaut. Son dessin a beaucoup de caractère. Il est fourni et détaillé. Ces planches sont une véritable démonstration de force. A vous en figer les paupières.

Konungar est un triptyque qui vous fera voyager au confins des enfers vikings, sans détour. Une série à lire sans tarder, bien accroché !

L’association Summer Musique organise une soirée « métal » avec les groupes Eryn Non Dae. et Prophetic Scourge, à Anglet.

ERYN NON DAE

Eryn Non Dae

Métal ambiancé, sombre et complexe.
Groupe programmé au HELLFEST 2013.

Formé en 2001, le groupe se compose de Mathieu B. Nogues (chant), Mickaël André (basse), Frank Quintin (guitare, chœurs), Yann Servanin (guitare), Julien Rufié (batterie).

Le son d’Eryn Non Dae. s’inscrit dans une vision avant-gardiste et expérimentale du métal. Le groupe développe un son métallique oppressant, épileptique et basé sur un chant agressif, des rythmiques concassées, complexes et progressives, et des saturations pleines en rythmique. Des ornementations de guitare lead viennent colorer l’ensemble d’une touche planante, le cas échéant.

Dans certains des développements musicaux se discerne aussi une tendance à la dissonance. Elle rajoute une spécialité à cette musique aux formes dramatiques et porteuse d’un feeling apocalyptique.

Prophetic Scourge

Originaire d’Anglet, ce groupe de Death Metal propose un metal lourd et puissant. Il prépare un album pour la fin de l’année 2014.

Summer Musique

Scène ouverte aux groupes de musique actuelle de notre région, Summer Musique monte le volume au maximum !

Teaser : Son of Batman, l’animé dispo en DVD au printemps 2014

C’est à l’occasion du Comic Con de San Diego qu’il a été dit que sortira le DVD de Son of Batman au printemps prochain. Une adaptation d’un scénario développé en 2006 par Grant Morrison pour la version papier. Voici le teaser dans lequel Robin n’est autre que le fils de Batman

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The Strain, la prochaine série-télé de Guillermo del Toro se dévoile…

FX Networks (Sons Of Anarchy) diffusera prochainement The Strain, une série horrifique portée par le réalisateur Guillermo del Toro, qui comportera 13 épisodes pour sa première saison. Jusqu’à aujourd’hui, deux teasers ont été publiés (dispo ci-dessous)… Ils annoncent une série plutôt…angoissante.

Synopsis :

Lorsqu’un Boeing 777 atterrit à l’aéroport new yorkais JFK sans qu’aucun signe de vie n’en émane, Eph Goodweather, un scientifique spécialisé dans les épidémies et les attaques biologiques, est dépêché sur les lieux. A l’intérieur de l’avion, il découvre que tous les passagers sont morts, probablement tués par un étrange virus ou… un monstre non identifié. L’homme fait alors équipe avec un ancien professeur, survivant de l’Holocauste, Abraham Setrakian. Ensemble, ils constituent un petit groupe qui devient rapidement le dernier espoir pour la survie de la race humaine. Des vampires transforment en effet petit à petit la civilisation en un gigantesque buffet. Le sang coule à flots et rien ne semble pouvoir les arrêter…

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