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Les Éditions Delcourt participent au 1er Free Comic Book Day en France !

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Communiqué de presse : 

Le Free Comic Book Day a été créé il y a plus d’une dizaine d’années aux États-Unis à l’initiative de Diamond Comic Distribution, distributeur n°1 de comics outre-Atlantique, pour promouvoir la culture comics auprès du grand public. Chaque année, les principaux éditeurs de comics américains créent un fascicule spécial au contenu exclusif. Le premier samedi du mois de mai, ce tirage limité est distribué gratuitement dans les librairies spécialisées sans aucune condition d’achat.

Le Free Comic Book Day est arrivé en France sous l’impulsion de la librairie Comic Zone et de l’association BD Ciné Goodies.

Les Éditions Delcourt, numéro 1 du marché comics en France, ont décidé de participer pour la première fois à l’aventure qui se tiendra cette année le samedi 3 mai. Pour l’occasion, elles créent un numéro spécial de 24 pages, composé de contenus inédits et exclusifs, et tiré à 6000 exemplaires. À l’instar de son cousin américain, il sera distribué gratuitement dans près d’une centaine de librairies spécialisées partout en France.

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Une crêpe et un album d’Epsylon s’il vous plait – Manufacture du Temps en libre écoute

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Fraîchement sorti (le 19 Avril), Manufacture du Temps témoigne de l’excellence de nos bretons, Epsylon (qui signent leur 3ème album) autant par les arrangements que par le texte. Aussi délicieuses qu’un far, les chansons ne nous laissent pas le choix et nous entraînent sur des rythmiques rock-celtiques: les artistes mêlent musique traditionnelle et musique plus moderne, et le marriage en devient plus que convainquant ! En sus d’être bien ficelées, elles sont généreuses, et ne sont pas pas simplement posées sur le disque. Epsylon dresse un album complet où l’amour pour la musique, et pour ses tradition se joignent. Les noces sur scène sont vivement attendues. Chapeau rond les bretons!

59E Salon de Montrouge : La jeune création internationale se découvre du 30 avril au 28 mai 2014

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Le Beffroi 2, place Emile Cresp – 92120 Montrouge M4 : Station Mairie de Montrouge
Du 30 avril au 28 mai 2014

Placé depuis 2009 sous la direction du commissaire artistique Stéphane Corréard et dans une scénographie signée matali crasset, le Salon de Montrouge continue cette année de promouvoir et d’accompagner la création contemporaine dans toute sa diversité au coeur du Beffroi, bâtiment emblématique des années 30 de la Ville de Montrouge qui organise et finance le Salon de Montrouge depuis 1955.

Sur 1500 m2, photographies, sculptures, dessins, vidéos, projets numériques et installations se révèlent ainsi au grand public dans des modules d’exposition dédiés, permettant de découvrir un ensemble significatif et cohérent du travail de chaque artiste.

Evénement grand public et gratuit, le Salon de Montrouge propose un panorama complet en matière de création artistique. Grâce à une sélection à la fois accessible et exigeante, le Salon jette un véritable coup de projecteur sur la création émergente et accompagne pendant un an 72 artistes ayant un lien fort avec la France, sélectionnés parmi plus de 3100 dossiers sans contrainte de formation ou de nationalité. Une attention particulière est accordée à l’éveil de tous les publics, avec une journée ‘‘interdite aux parents’’ pendant laquelle les plus petits sont invités à découvrir les oeuvres en compagnie de médiateurs culturels.

Comme chaque année, la sélection 2014 est soumise aux regards expérimentés d’un jury composé de personnalités de l’art contemporain qui remettra les trois prix du Salon de Montrouge et offrira aux lauréats la possibilité d’être exposés au Palais de Tokyo et à la Biennale JCE (Jeune Création Européenne), comme avant eux Julien Salaud ou encore Antoine Dorotte, tous deux révélés par le Salon.

KNEE DEEP : le nouveau cirque australien, à La Cigale, à Paris

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KNEE DEEP, nouveau cirque australien, à La Cigale du 18 au 26 juin 2014   

Une pièce de cirque à découper le souffle en petits morceaux, donnée par quatre acrobates australiens et Samoans issus de l’incontournable Circa. La compagnie CASUS construit sous nos yeux un spectacle sidérant… En toute modestie. Au sol, en l’air, sur des œufs (vraiment) ou au trapèze, CASUS réalise un spectacle de très haute tenue et tisse avec le public unLien qui ne se relâche pas. Chacun de ces quatre acrobates possède un style et une couleur très singuliers, leur association les a conduits à composer KNEE DEEP entre puissance et légèreté et c’est un heureux événement artistique. Suspendus, émus, impressionnés et amusés, nous sommes pris dans l’intensité d’un travail où la cohérence poétique, la performance technique et l’exigence narrative le disputent au simple plaisir d’être là pour voir et vivre ça jusque dans la peau. Pendant une heure, on assiste à une construction délicate sans que l’on puisse vraiment parvenir à saisir les éléments de progression.  Chaque commencement semble classique, mais évolue vers un dénouement inattendu et ce dénouement est un rebond de la Dramaturgie du spectacle qui se renouvelle sans cesse. Peut être sommes nous troublés parce qu’Emma Serjeant, Jesse ScoR, Natano Fa’anana et Lachlan McAulay jouent avec notre perception de la tradition sans se jouer de la tradition. CASUS nous égare dans ce que nous connaissons et c’est délicieux.

Rive Gauche forever ! Vente des collections de l’hôtel Lutetia : Exposition publique du 15 au 18 MAI 2014 Vente du 19 AU 25 mai 2014

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En mai prochain, la maison de ventes aux enchères Pierre Bergé & Associés, a été chargée par la direction du Lutetia, d’orchestrer la vente d’une partie des collections de l’hôtel, réunissant plus de 3 000 pièces de mobilier et objets d’art et environ 8 000 bouteilles de vin et spiritueux.
« Emblème international de l’Esprit Rive Gauche », le Lutetia a perpétué des relations fusionnelles avec les nombreux artistes et créateurs internationaux, hôtes d’un soir, habitués ou résidents de longue durée.

L’hôtel vient de fermer ses portes pour une durée de 3 ans. A l’issue de la vente, débutera la rénovation conçue par le Cabinet de Jean-Michel Wilmotte assisté, pour la partie historique, par le Cabinet d’ Alain-Charles Perrot et Florent Richard.
« A l’aube d’un programme de travaux qui durera trois ans, avant de tourner une nouvelle page de l’histoire du Lutetia, nous avons choisi une maison de ventes, qui incarne nos valeurs, Paris et son sens inné de l’élégance et du raffinement » déclare la Direction de l’hôtel.
Antoine Godeau , Commissaire-Priseur et Vice-Président de Pierre Bergé & Associés, précise « l’évolution de notre maison, en phase avec les mutations du marché et l’émergence d’une nouvelle génération d’experts et de compétences diversifiées au sein de notre équipe sont mises au service de cet événement. Cette vente qui se déroule dans un lieu mythique est également une fête dédiée au Lutetia et à ceux qui ont contribué à sa légende. »

Quatre jours d’exposition (du 15 au 18 mai 2014) suivis d’une semaine de vente (du 19 au 25 mai 2014), se déroulent au sein du Lutetia. L’exposition publique se tient dans l’ensemble des salons et pièces de réceptions ainsi que dans certaines suites et chambres.
Cette vente est organisée par Maitre Antoine Godeau , commissaire-priseur, assisté de Fabien Béjean- Leibenson , avec la collaboration de la maison de ventes dirigée par Pierre-Guilhem Métayer et l’expert Harold Wilmotte .

L’EMPREINTE D’ARTISTES INTERNATIONAUX
L’hôtel Lutetia appartient à cette catégorie d’hôtels prestigieux, qui ont eu les faveurs des grands voyageurs et des « aficionados » de l’art. Elégant et intemporel, l’hôtel emblématique de la Rive Gauche reste aujourd’hui la référence suprême d’un art de vivre à la française, empreint de luxe et de raffinement, auquel de nombreux grands voyageurs restent attachés.
Les personnalités du monde des arts et des lettres se sont succédées dans les appartements et les salons de l’hôtel, à l’instar d’ Albert Cohen mais aussi de Picasso , Matisse , André Gide , James Joyce , Samuel Beckett , Saint-Exupéry , Jean-Paul Sartre ou encore André Malraux qui y ont trouvé une source d’inspiration.
Pour un jour, un mois, un an, des artistes et designers du monde entier y ont résidé et y ont élu domicile. Certains d’entre eux ont été invités à réaliser des pièces uniques in situ, qui appartiennent désormais au patrimoine du Lutetia.
Ainsi, la vente organisée en mai prochain propose une sélection d’œuvres d’art et de pièces de design, dont certaines notamment sont signées Arman , César ou encore Takis , Philippe Perrin , Chen Man, ainsi que Fernando et Humberto Campana , Guillaume Piechaud…
Les propriétaires de l’hôtel ont souhaité garder une trace de tous ces artistes et ont sélectionné une série d’œuvres qui seront réintégrées, lors de la réouverture de l’hôtel.

PIERRE BERGÉ & ASSOCIÉS
Créée à Paris en juin 2002 sous l’impulsion de Pierre Bergé, la SVV Pierre Bergé & Associés est dirigée par Antoine Godeau , commissaire-priseur et est installée désormais au 92, avenue d’Iéna. Pierre Bergé & Associés est également présent à Bruxelles et est actif sur le marché belge.
Maison de ventes généraliste, Pierre Bergé & Associés, renforce sa présence sur des marchés de niche, en s’appuyant sur l’expertise de départements spécialisés, notamment dans les secteurs de l’archéologie, des livres et manuscrits, de la joaillerie, de l’art moderne et contemporain et du design.

Fondation Cartier 1984-2014 | 30 ans pour l’art contemporain

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Le 20 octobre 1984, Cartier inaugure la Fondation Cartier pour l’art contemporain, une initiative pionnière en faveur de la création contemporaine. À Paris, dans le bâtiment de verre et d’acier de l’architecte Jean Nouvel, la Fondation Cartier pour l’art contemporain expose et donne la parole à des artistes du monde entier.

Pendant un an, à partir du 10 mai 2014, la Fondation Cartier pour l’art contemporain vous invite à célébrer avec elle 30 ans de mécénat libre et généreux fait d’engagement et de singularité, de dialogue ininterrompu avec des créateurs de tous horizons et de toutes disciplines.

Du 10 mai au 21 septembre 2014, l’exposition Mémoires Vives, accompagnée de concerts et d’événements, réserve une place essentielle à des œuvres parmi les plus emblématiques de la collection de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, des œuvres qui sont toutes des temps forts de son histoire.

Photographies, sculptures, films et peintures se succèdent pendant cinq mois dans une présentation en mouvement permanent, riche de surprises. De Raymond Hains à James Lee Byars, de Nan Goldin à David Lynch, de Mœbius à Ron Mueck, l’exposition Mémoires Vives présente des œuvres d’artistes magnifiques, à découvrir ou à redécouvrir.

SpyGames, tome 1 : une BD de Jean-David Morvan et Jung-Gi Kim (Glénat)

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Date de sortie : le 23 avril 2014

Auteur : Jean-David Morvan  (Scénario) et Jung-Gi Kim (Dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

SpyGames est une nouvelle série du prolifique scénariste Jean-David Morvan (Zorn et Dirna, Nomad, Sillage) qui collabore ici avec Jung-Gi Kim (Funny Funny, T.L.T,), dessinateur coréen dans un récit d’action explosif en plein coeur de Hong Kong où des équipes de soldats d’élite se donnent rendez-vous pour s’affronter en vue de remporter le grand prix : des secrets d’Etats à foison.

Résumé de l’éditeur :

De nos jours, Ka Lei Ng, commissaire chinois de Hong Kong rompu aux arts martiaux, reçoit un appel concernant des coups de feu dans un appartement. Arrivé sur place, il découvre, outre des cadavres, un homme et une femme encagoulés qui s’enfuient aussitôt. Plus tard, c’est l’appartement entier qui est réduit en cendres, éliminant toutes les preuves. Le commissaire comprend alors qu’il a affaire à de véritables professionnels… Car en réalité, Hong Kong est cette année le théâtre d’une compétition extraordinaire : le « Kontest », sorte de Jeux olympiques des barbouzes. De redoutables agents secrets s’y affrontent à travers des épreuves spécifiques, avec à la clé les secrets d’État des pays participants. Mais cette fois-ci, la donne a changé. Une équipe de francs-tireurs internationaux, ne travaillant que pour eux-mêmes, a décidé d’entrer en jeu, éliminant dès les qualifications les joueurs américains !

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Jean-David Morvan propose dans SpyGames un récit d’action ultra musclé où les explosions ponctuent les pages et les débris de verre couvrent à peine les corps des victimes qui s’y amoncellent. Une véritable pluie d’hémoglobine et de violence imaginée dans le cadre d’un jeu quelque peu pervers entre nations où l’équipe gagnante remporte les secrets d’Etats des autres participants. Une sorte de Hunger Games des armées. Dans ce premier album, DissidentsJean-David Morvan pose ainsi les bases de son histoire en laissant une large place au divertissement par des scènes d’action spectaculaires où le dessin de Jung-Gi Kim se révèle comme celui d’un illustrateur talentueux, avec un savoir faire et une patte uniques.

Son trait est très dense, ses planches chargées de détails, en étant tout à la fois toujours dans une dynamique du mouvement, où la fluidité est au premier plan. Les cascades sont parfois même « séquencées » dans une même vignette, ce qui traduit la grande part de créativité et la pertinence de son auteur.

SpyGames est comme une grenade dégoupillée : on tient très fort cette BD d’action entre nos doigts en sachant bien que ça peut « péter » à tout moment. Un bon divertissement.

Blitz the Ambassador : le titre hip-hop n’ soul « Love on the Run » (Feat. Nneka) en libre écoute

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Blitz the Ambassador a publié cette semaine le titre Love on the Run sur lequel Nneka, la princesse de la soul germano-nigérienne vient poser sa touche très personnelle. Un excellent titre qui explique le très bon accueil par la critique de l’album Afropolitan Dreams. Un vrai vent de renouveau qui souffle sur la sphère Hip Hop. Vou pouvez découvrir la vidéo du Making Of de l’album ci-dessous.

[vimeo http://vimeo.com/92078387]

 

Teaser : La Chambre Bleue, un film de Mathieu Amalric (sélection officielle Festival de Cannes 2014)

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Avec Mathieu Amalric, Léa Drucker, Stéphanie Cléau, Laurent Pointrenaux, Serge Bozon, BLUTCH

La Chambre Bleue est le prochain film de Mathieu Amalric sélectionné pour le Festival de Cannes 2014 (dans la catégorie Un certain regard), réalisé d’après le roman éponyme de Georges Simenon.

Synopsis :

Dis- moi Julien, si je devenais libre, tu te rendrais libre aussi ?

– Tu dis ?…

Un homme et une femme s’aiment en secret dans une chambre, se désirent, se veulent, se mordent même. Puis s’échangent quelques mots anodins après l’amour.

Du moins l’homme semble le croire.

Car aujourd’hui arrêté, face aux questions des gendarmes et du juge d’instruction, Julien cherche les mots.

« La vie est différente quand on la vit et quand on l’épluche après-coup. »

Que s’est-il passé, de quoi est-il accusé ?…

[youtube http://youtu.be/KbRlYIgL2Uo]

Festen, le repas froid, au théâtre de Ménilmontant les 24 et 25 avril (Paris)

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Quant on parle de repas familial, autour d’une grande table avec du bon vin et des visages que l’on aime, on imagine cette chaleur qui nous envahit, causée d’une part par l’alcool massivement bue et d’autre part par le bonheur que le moment procure. Quant on ne parle pas politique, le repas familial est chaud. Festen bien au contraire, est froid.

Nous voilà non pas sur une table de repas familial, mais plutôt sur une table de dissection où la famille même est la disséquée.

Pour l’anniversaire du patriarche Helge, ses enfants, et quelques amis se retrouvent atablés. La famille paraît soudée, unie. Mais, en grattant les couches apparentes, elle pullule de tourments qui mettront en branle cette « stabilité » familiale. Alors que l’entrée vient d’être servie, Christian, l’ainé, porte un toast. Et quel toast… Ainsi il dévoile une facette inconnue jusque-là du père Helge, celle d’un pédéraste ayant violé l’aîné Christian, et sa sœur Linda, suicidée il y a quelques temps.

Le drame Festen survole un tas de sujets différents: idiotie de l’homme, vérité, racisme, art du langage et drames familiaux.

Laura Bolgheri et Cécile Charbit, metteuses en scène, propose une adaptation du film de Thomas Vinterberg qui a rayonné avec son film en 98 à Cannes. Ce n’est pas une copie conforme au texte du cinéma, la pièce est construite de manière personnelle et s’affirme dans le sillage des mises en scènes modernes. Un invité, à certains moments, utilise sa caméra pour filmer. Les images sont reportées en arrière plan sur une toile, au même moment que l’invité filme. Le spectateur se voit être davantage impliqué, car on lui offre d’une part l’axe visuel classique au théâtre mais d’autre par celui de la caméra, qui l’immerge totalement dans le drame familial. Nos yeux perçoivent les faciès décomposés de certains, et amusés, d’autres. Le décors se limite à une table, des chaises, des assiettes et bouteilles: la fête est l’élément centrale de la pièce, et c’est un choix que les metteuses en scène revendiquent. La cruauté humaine prolifère entre deux chansons d’ivrognes.

Festen te blesse.

On dénombre une quinzaine d’acteurs, tous assez remarquables. Entre Mickael (Jean Thomas Ward), le cadet grande-gueule raciste qu’on hait dès les premières minutes, le patriarche Helge (Erik Chantry) qu’on apprend à haïr au fur et à mesure que les nœuds de la dramaturgie se défont, et Christian (Olivier Kuhn) le fils ainé, celui qui va dynamiter la famille, et bouleverser le public, on perçoit une palette de figures et personnages assez intéressants. Quand Erik Chantry joue parfaitement un personnage à la diction saccadée, Olivier Kuhn incarne et revête la peau de Christian. Ce dernier est convainquant par la sincérité du jeu du comédien, et, Chantry campe un personnage faux et son jeu laisse entrevoir cette fausseté. Tous les comédiens sont bons et crédibles, l’équipe fonctionne. Certains nous amusent, d’autres nous transpercent.

Festen est une affaire qui roule. Le public n’est pas indifférent. Même si les débuts peuvent être moyennement captivant, quand Christian porte son toast et débale cette sombre affaire, on reste schotché dans notre fauteuil, bouche béante et sèche, langue pendue, pendant le reste de la pièce. Le public se tait et rigole quant il faut. Nous sommes absoluement embarqués dans cette histoire de déconstruction et reconstruction familiale, où les souvenirs sont déterrés, et où le père, pour son anniversaire, est enterré. Le repas est froid, le festin nous gèle, mais l’humour et l’amour nous réchauffe, et nous évite, comme le père, de nous conduire six pieds sous terre.

Festen est à consommer le 24 et 25 avril, au Théâtre de Ménilmontant, Paris.

Le Misanthrope de Molière, mis en scène par Clément Hervieu-Léger, à la Comédie-Française

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La troupe de la Comédie-Française
Salle Richelieu du 12 avril au 17 juillet 2014

« Le Misanthrope » mis en scène par Clément Hervieu-Léger à la Comédie-Française fait entendre la résonnance noire de la pièce qu’il relie à la déception de Molière, victime de la trahison de son grand ami Racine, qui lui préféra l’Hôtel de Bourgogne pour sa tragédie Alexandre le Grand. Elle imprime la personnalité d’Alceste dominée par la mélancolie, la dépression le dotant d’un tempérament sombre et pessimiste, peu enclin aux compromis.

[pull_quote_center]A l’abri d’un déplacement judicieux et ample, la mise en scène de Clément Hervieu-Léger se réapproprie le texte pour l’inscrire dans un espace temps intemporel où le discours sur la raison et la passion n’en a pas fini de consumer les âmes[/pull_quote_center]

Cette nouvelle version transposée de nos jours pose un regard neuf et cinématographique sur cette œuvre du répertoire porté par un mouvement des corps à l’unisson.

Alceste souffre de l’hypocrisie du monde et de l’époque dans lesquels il vit. Il est pourtant fou amoureux de Célimène, une mondaine habitée par cet art de plaire qui voit défiler dans son salon des courtisans avides et calculateurs dont il n’a que mépris.

LE MISANTHROPE -

La conversation et l’appartenance sociale avec ces signes de reconnaissance sont les éléments fondateurs de ce microcosme. Entre soi, on se croise, on échange et on tente de répondre à la question qui est sur toutes les lèvres : Célimène est-elle sincère dans son amour ?.

Avec ses enjeux, son interaction entre les protagonistes, sa fluctuation à travers la posture morale d’Alceste qui se confronte à l’appel contradictoire de son désir et sa circulation, la parole est au centre du dispositif.

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Elle prend pour cadre le salon d’un bel hôtel particulier (scénographie d’Eric Ruf) desservi par trois escaliers intérieurs qui reprend vie après une période de deuil de la jeune maîtresse des lieux (Célimène) où les joutes verbales, les faux-semblants, les confidences interagissent avec force et fluidité.

Les discussions mettent à l’épreuve la sincérité d’Alceste qui erre, telle une âme en peine écrasée et torturée par le poids de ses contradictions, désarmé face aux déceptions de la vie, faisant preuve de réactions contradictoires et inconsidérées, empruntes d’emportements suivis de périodes d’atonie et de faiblesse.

[pull_quote_left]Cette nouvelle version transposée de nos jours pose un regard neuf et cinématographique sur cette œuvre du répertoire porté par un mouvement des corps à l’unisson.[/pull_quote_left]

Mais capable aussi d’exaltation dans les sentiments amoureux qu’il éprouve pour Célimène, refusant dans sa critique du monde une société du paraître, de la dissimulation et dans laquelle la médisance s’avère un art à part entière. Avant que la solitude n’emporte le cœurs de chacun des amants vers leur exil respectif dans une scène finale saisissante.

La troupe du Français se montre parfaite. Dans le rôle titre Loïc Corbery incarne avec un désespoir ardent et jusqu’au-boutiste cet « atrabilaire amoureux » tandis que Célimène (Georgia Scalliet) est à la fois pétillante et fragile dans sa quête héroïque de liberté. Quant à Eric Ruf qui interprète Philinte, l’ami pacificateur, il offre un jeu d’une grande maîtrise.

A l’abri d’un déplacement judicieux et ample, la mise en scène de Clément Hervieu-Léger se réapproprie le texte pour l’inscrire dans un espace temps intemporel où le discours sur la raison et la passion n’en a pas fini de consumer les âmes…

Rouge comme la neige, une BD de Christian de Metter (Casterman)

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Date de sortie : le 23 avril 2014

Auteur : Christian De Metter (Scénario et Dessin)

Prix : 18 € (104 pages)

Rouge comme la neige est un superbe roman graphique (one shot) réalisé par Christian De Metter (Emma, Shutter Island, Dallas, une journée particulière, Vers le démon…) dans le plus pur esprit western.

Résumé de l’éditeur :

États-Unis, 1896. Dans une petite ville du Colorado, on s’apprête à juger un homme soupçonné d’enlèvements d’enfants, Buck MacFly. Mais le procès tourne court. Une femme venue en ville assister au jugement avec son fils adolescent Sean, la veuve MacKinley, fait évader MacFly, persuadée qu’il possède des informations sur sa fille Abby dont elle est sans nouvelles depuis sa disparition soudaine il y a six ans. Cette mère éplorée se pense suffisamment forte pour contraindre ensuite son prisonnier à la conduire jusqu’à Abby – où qu’elle se trouve. Mais ce n’est pas si simple. Tandis que le shérif alcoolique Cassidy organise la traque pour retrouver les fuyards, MacFly, de plus en plus cynique et inquiétant au fil de l’échappée dans la montagne et le blizzard, révèle à Sean et à sa mère qu’il connaissait bien leur père et époux George MacKinley, mort quelques années auparavant à la bataille de Wounded Knee. Pièges, faux-semblants, coups de théâtre : rien ni personne, dans cette histoire âpre et violente, ne semble finalement conforme à ce qu’il semblait être…

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Le scénario que propose ici Christian De Metter convainc à la manière d’un excellent western, avec une intrigue qui évolue le long d’un périple à dos de chevaux où les héros composent un trio original : une mère de famille, veuve d’un ancien soldat adepte de poker, son fils qui l’accompagne, et un prisonnier évadé à l’aide des deux premiers. Tout ce beau monde à la recherche d’Abby, fille de la veuve éplorée disparue depuis longtemps. Et à leur trousse, un shérif mystérieux qui connaît bien son prisonnier… Avec de multiples interrogations habillement distillées au fur et à mesure de l’histoire, l’auteur montre sa maîtrise du suspens et joue remarquablement entre deux eaux, faisant se rejoindre polar et western. Une belle enquête, dans un univers froid, à la fois humide et poussiéreux où la cruauté et la cupidité sont sans limite. Un récit sans pitié et sans fausse note.

Le style graphique choisi pour l’occasion est simplement époustouflant. C’est comme si la BD était composée de planches originales où chaque coup de crayon est apparent (on passerait presque les doigts dessus pour tenter d’en ressentir les aspérités tant l’illusion est belle). D’autant que son trait est fin et précis, avec énormément de caractère. Un vrai coup de coeur.

Rouge comme la neige n’est pas seulement un bel ouvrage, c’est l’une des sorties à ne pas manquer en ce mois d’avril.

[youtube http://youtu.be/QFKrPxG0o4k]

Opération Overlord, tome 2 : une BD de Bruno Falba, Davide Fabbri et Christian Dalla Vechia (Glénat)

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Date de sortie : le 16 avril 2014

Auteurs : Bruno Falba (Scénario), Davide Fabbri, Christian Dalla Vechia (Dessin) et Domenico Neziti (Couleurs)

Prix : 13,90 € (48 pages)

Pour ce deuxième album du triptyque Opération Overlord, intitulé Omaha Beach, c’est cette fois Bruno Falba (Malek SlimanLe Chant des elfesAntichristusConfessions d’un TemplierCathares) qui se charge de l’écriture du scénario tandis que Davide Fabbri (Star Wars : Agent de l’EmpireJediLe côté obscur et Rebellion) et Christian Dalla Vechia l’ont illustré en collaboration avec le coloriste Domenico Neziti.

Résumé de l’éditeur :

1944, Plages des Sables d’Or, Normandie. Le général Rommel donne les dernières instructions aux membres des forces de l’Axe pour la défense du front normand. Parmi eux, quatre jeunes soldats allemands. De l’autre côté de la Manche, Robert Capa, photographe de guerre, Hard Gund, allemand naturalisé américain, et deux autres G.I. de la Easy Companysont briefés sur l’opération Overlord. Dans quelques jours, entre le sifflement des balles et le craquement des explosions de mortier, Allemands comme Américains vont connaître la peur, les larmes et la mort. Leur sang va teinter de rouge le sable de celle qui deviendra la tristement célèbre « Omaha Beach ».

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Après un excellent premier album, c’est au tour de Bruno Falba d’exprimer ses talents d’écriture sur un autre point stratégique du débarquement de Normandie. Cette fois, on se retrouve le bec dans l’eau et les genoux dans le sable pour percer les premières lignes de défense allemandes. Le scénario offre les deux points de vue : celui des américains qui élaborent d’abord leur incroyable opération d’envergure avant de donner l’assaut, et celui des allemands pris au dépourvu le jour venu dans leurs bunkers isolés. Puis les points de vue vont se rapprocher jusqu’à se télescoper. Une petite pirouette très bien vue par le scénariste qui propose un récit percutant et violent. On a l’impression d’y être.

On a d’ailleurs plaisir à retrouver le dessin de Davide Fabbri qui avait assuré le premier album. Ici il est accompagné de Christian Dalla Vechia qui ne trahit pas l’unité graphique, proche de l’esprit comics, de la série.

Omaha Beach est donc dans la droite ligne de son prédécesseur : efficace et sans concession.

#Défouloir du Vendredi : Les Pyramides d’Egypte en animation

Cette semaine c’est une animation joliment réalisée par Corentin Charron, Lise Corriol, Olivier Lafay et Nicolas Mrikhi pour l’école Supinfocom Arles qui est mise à l’honneur. A voir.

[vimeo http://vimeo.com/91973305]

Le gouffre de Padirac, tome 1 : une BD de Laurent Bidot et Lucien Rollin (Glénat)

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Date de sortie : le 16 avril 2014

Auteurs : Laurent Bidot (scénario) et Lucien Rollin (dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

Le gouffre de Padirac est le récit de la découverte de ce trou du diable classé premier site du patrimoine souterrain français, considéré comme l’une des plus grandes curiosités géologiques de France. Le scénario, écrit par Laurent Bidot (Padre Pio, L’Histoire de la Grande Chartreuse, Le Linceul, Paradoxes…) retrace brièvement la vie du pionier de la spéléologie moderne Édouard-Alfred Martel qui le premier explora ce gouffre et l’ouvrit au public. L’histoire est par ailleurs illustrée par Lucien Rollin (Citoyen Liberté, Torte, Saskia des Vagues, Ombres, Back World…).

Résumé de l’éditeur :

1936 : un jeune journaliste plein d’admiration et passionné de spéléologie se présente à un vieil homme dont il veut dresser le portrait. Édouard-Alfred Martel est celui qui a découvert dans sa vie quelques 1500 grottes, abîmes et autres cavités. Il se souvient du Gouffre de Padirac… 30 ans auparavant, il l’a exploré avec ses compagnons à l’aide de cordes, d’échelles, de bougies et de bateaux. Bravant les superstitions et les légendes, ils se sont aventurés là où personne avant n’avait osé le faire. On murmure même qu’ils auraient trouvé un trésor dans ce « trou du Diable ».

Plongez dans l’histoire de ce lieu exceptionnel qui rassemble plus de 430 000 visiteurs chaque année !

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Laurent Bidot imagine la visite d’un jeune journaliste passionné en la demeure d’Édouard-Alfred Martel afin de réaliser une interview sur le passé de ce grand explorateur de souterrains (tout de même plus de 1500 découvertes dans sa vie). L’occasion de nous remémorer l’une de ses plus belles découvertes : celle du gouffre de Padirac. Plus que la découverte, le récit s’attarde sur les nombreux détails qui l’ont entourée : son accueil auprès des paysans locaux, ses difficultés pour ouvrir la grotte au public (achat du terrain, accessibilité, travaux…),  les premiers visiteurs notables puis l’ouverture elle-même au public. Mais également à la personnalité insouciante de E.-A. Martel, ses nombreuses récompenses liées notamment à ses découvertes scientifiques (sur la salubrité de l’eau…), le soutien sans faille de son épouse etc… C’est tout l’environnement de l’homme qui est passé au peigne fin, entre deux passages risqués dans la cavité. Si bien que le lecteur a un peu de mal à s’identifier, à ressentir le danger et le suspens qui s’en trouvent légèrement dilués.

Mais l’on peut tout de même admirer la beauté des lieux grâce au dessin de Lucien Rollin au style plutôt traditionnel, simple et efficace. Un trait fin et une coloration qui tient habilement compte des effets de lumières au milieu des roches et des cours d’eau souterrains.

Le gouffre de Padirac est une très belle carte postale que l’on aurait aimée peut-être un peu plus dans le temps de l’action pour une si grande et belle découverte.

Amen, le 3ème et dernier album des Prêtres, sortie le 7 avril 2014

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 Sortie le 7 avril 2014 

Père Jean-Michel Bardet, Père Charles Troesch et Joseph Dinh Nguyen Nguyen

Leur 1er album Spiritus Dei, en 2010 et leur second album Gloria, en 2011 ont été vendus à plus de 1,7 million d’exemplaires. On espère le même succès pour ce 3ème album, Amen.

Cet album est composé de chansons religieuses mais aussi de chansons profanes. Elles ont toutes pour point commun un message de paix et de fraternité.

On n’oublie pas qu’une grande partie des fonds récoltés à la vente des albums, ou grâce aux très nombreux concerts, sont reversés à une association caritative « Spirale » et a permis la construction d’une école à Madagascar, et une à Tananarive, entre autres.

Pour l’album Amen, les fonds seront versés à ATD Quart Monde qui a de nombreux beaux projets.

Un bel album qui signe également la fin de cette aventure pour les prêtres chanteurs dont la vocation n’est pas de devenir chanteur. Nous ne pouvons que le regretter…

On apprend, par ailleurs, que Joseph Dinh Nguyen Nguyen a arrêté sa formation de prêtre et s’est depuis marié et a connu les joies de la paternité.

Grâce à ces trois beaux albums, on peut espérer que les messes du dimanche sont plus joyeuses et plus fraternelles !

Les prêtres ont réussi l’exploit de réunir plus de 150 000 personnes à leurs 45 concerts ! Des moments inoubliables pour tous, avec des voix qui donnent la chair de poule !

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Les Prêtres et leur nouvel album « Amen » entrent directement à la première place du top albums physique cette semaine ! Le clip de leur premier single « Infunde Amorem (Répands L’Amour) » :

Une stupéfiante aventure de Viny K. – tome 2 : une BD de Vincent Bernière et Erwann Terrier (Dupuis)

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Date de sortie : le 11 avril 2014

Auteurs : Vincent Bernière (scénario) et Erwann Terrier (dessin)

Prix : 14,50 € (56 pages)

Une stupéfiante aventure de Viny K. est une série BD percutante écrite par Vincent Bernière (journaliste gonzo, notamment pour Technikart) et illustrée Erwann Terrier (illustrateur également pour Technikart). Son deuxième album, Toujours plus à l’ouest amène notre journaliste préféré dans une enquête difficile (et toujours un peu déjantée) au fin fond du continent africain.

Résumé de l’éditeur :

Viny K. est une sorte de Tintin reporter du XXIe siècle. Il travaille dans un news magazine, écoute du rock, fume le cigare et fréquente les réunions Narcotiques Anonymes pour se libérer de sa dépendance aux drogues.

Parti pour enquêter sur une affaire de meurtre à la Gaston Leroux, Viny K. se retrouve dans un sombre micmac aux forts relents de Françafrique. Mais une Françafrique revue et corrigée par les narcos, relevée d’une pointe de mysticisme et d’un zeste de sorcellerie. Comment, à partir de trois crimes de proxénètes non élucidés à Paris, en arrive-t-on à un coup d’État en Guinée-Bissau ? On le saura en lisant cette nouvelle histoire stupéfiante de Viny K., journaliste gonzo à la décontraction étudiée et à l’humour ravageur, qui promène sa silhouette dégingandée du 8e arrondissement de Paris aux coins les plus reculés de la brousse africaine, dans les marges d’une actualité d’autant plus brûlante qu’elle est souterraine. 

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Dans ce deuxième album d’Une stupéfiante aventure de Viny K., cette fois, on s’éloigne de l’hexagone avec un scénario étonnant qui nous emmène au pays des marabouts pour tenter d’élucider les meurtres de deux proxénètes. Notre cher Viny K. va vite être embarqué dans une histoire improbable et nous emporter avec lui… Avec Tintin, les points communs peuvent être nombreux : nous avons deux journalistes qui partent à l’aventure (une aventure complète par tome) à travers les continents mais attention, Viny K., personnage ô combien cyniquesemble doté de nombreux vices là où Tintin est le reporter préféré des enfants. Ici, on parle bien de stupéfiants dont il est difficile de se détacher… Viny K. se bat d’ailleurs contre ses démons avec l’aide de son parrain des narcotiques anonymes… Le scénario de Vincent Bernière fait preuve de beaucoup de créativité et d’énergie, et son récit teinté d’humour propose une aventure très fluide et divertissante.

Quant au dessin rock’n’roll d’Erwann Terrier, il est fait d’un trait à la fois fin et généreux, aux multiples détails. La coloration est très vive et donne beaucoup de punch à l’ensemble.

Autant dire qu’on a hâte de lire Une prochaine stupéfiante aventure de Viny K. ! Une série très excitante, à suivre de près !

Amazigh – Itinéraire d’hommes libres, une BD de Cédric Liano et Mohamed Arejdal (Steinkis)

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Date de sortie : le 16 avril 2014

Auteurs : Cédric Liano (scénario et dessin) d’après l’histoire vraie de Mohamed Arejdal

Prix : 18 € (160 pages)

Amazigh –  Itinéraire d’hommes libres est un roman graphique retraçant le parcours de Mohamed Arejdal lorsqu’il tenta de fuir le Maroc pour rejoindre clandestinement les côtes espagnoles et devenir l’artiste européen dont il rêve. Une histoire racontée par Cédric Liano, qui fut professeur à l’école des beaux arts de Tétouan (Maroc) où il fit la rencontre de Mohamed, finalement resté au pays.

Résumé de l’éditeur :

Amazigh raconte l’histoire vraie de Mohamed Arejdal. Mohamed, jeune Marocain, entreprend clandestinement, comme tant d’autres, le voyage vers l’Europe. Cette traversée, si elle échoue, n’en est pas pour autant un drame, et ce qui lui apparaît d’abord comme un cauchemar – traversée périlleuse, arrestation, évasion, prison, expulsion et retour au Maroc – pourrait même le conduire vers un rêve… Car ce n’est pas un retour à la case départ. Cette expérience provoque une prise de conscience, et Mohamed va reprendre ses études, intégrer une école d’art et peu à peu émergera l’artiste aujourd’hui reconnu internationalement.

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Le récit de Cédric Liano est à la fois touchant et édifiant. Il dénonce avec brio les travers de l’émigration clandestine en mettant en scène un parcours aller-retour dans tous ses rouages administratifs et pénitentiers. Mohamed Arejdal est comme les jeunes de son pays. Il ne voit pas grand chose pour y occuper ou construire son avenir. Et comme tant d’autres, il mettra sa vie en danger à plusieurs reprises pour tenter de transformer l’essai. Parti dans une embarcation de fortune, on suit Mohamed, retenant notre souffle jusqu’à son arrestation en Espagne qui ne se fera pas sans heurts ni sans de nombreuses péripéties. Une histoire saisissante d’un homme ordinaire au destin que l’on aimerait extraordinaire. Pourtant, chaque chapitre de son évasion terrestre ne se fera pas sans son lot de désillusions, accompagné parfois de violence, et toujours de l’absurdité des hommes auxquels il devra faire face. Heureusement, quelques lueurs chaleureuses parsèment son chemin, ici et là. Un peu d’humanité dans un récit qui reste très noir, même si Mohamed trouvera finalement ce qu’il recherche, chez lui : un avenir, une école, l’art.

Le dessin en noir et blanc est très basique, comme griffonné d’un premier jet, avec ses défauts apparents. Cela dégage une ambiance de carnet de voyage dessiné sur le pouce et renforce l’illusion du récit raconté par son héros. Cédric Liano parvient ainsi à l’incarner de la meilleure des façons. Une approche originale qui met l’accent sur l’authenticité du récit qui domine ce roman graphique.

Amazigh – Itinéraire d’hommes libres est une très belle initiative qui propose de vivre l’émigration clandestine à la première personne.

Bande-annonce : The Homesman, le prochain film de et avec Tommy Lee Jones

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Date de sortie : le 21 mai 2014

Adapté du roman de Glendon Swarthout, THE HOMESMAN, met en scène Tommy Lee Jones et Hilary Swank accompagnés d’un casting de choix : Hailee Steinfeld, Meryl Streep, James Spader, John Lithgow, Tim Blake Nelson, Jesse Plemons, William Fichtner, Grace Gummer, Miranda Otto. 

Après les premières images du film,  découvrez la bande annonce de ce voyage long et éprouvant dans un grand Ouest américain de tous les dangers…

Synopsis : 
En 1854, trois femmes ayant perdu la raison sont confiées à Mary Bee Cuddy, une pionnière forte et indépendante originaire du Nebraska.
Sur sa route vers l’Iowa, où ces femmes pourront trouver refuge, elle croise le chemin de Georges Briggs, un rustre vagabond qu’elle sauve d’une mort imminente. Ils décident de s’associer afin de faire face, ensemble, à la rudesse et aux dangers qui sévissent dans les vastes étendues de la Frontière américaine.

[youtube http://youtu.be/J5ZGdY5wIk8]

Moby Dick, une BD d’Olivier Jouvrai et Pierre Alary (Noctambule / Soleil)

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Date de sortie : avril 2014

Auteurs : Olivier Jouvrai (scénario), Pierre Alary (dessin) d’après l’oeuvre de Herman Melville

Prix : 17,95 € (124 pages)

Moby Dick est l’adaptation du célèbre roman de l’américain Herman Melville écrite par Olivier Jouvrai (Lincoln, Nous ne serons jamais des héros, La grande évasion…) et illustrée par Pierre Alary (Une bien belle nuance de rouge, Silas Corey, sur les traces de luuna…) pour la collection Noctambule des éditions Soleil. Un superbe récit où la chasse au cachalot occupe le premier plan. Une descente aux enfers bleus rougis par le sang de la baleine blanche.

Résumé de l’éditeur :

Une adaptation fougueuse d’un monument de la littérature américaine, rythmée au gré des vents et des passions humaines ! Herman Melville, qui fut marin, s’inspira de faits réels pour donner naissance à Moby Dick – un chef-d’uvre de la litterature américaine, un livre culte qui inscrivit un nouveau mythe dans la mémoire des hommes : celui de la baleine blanche. Il y raconte – sous la forme d’une parabole chargée de thèmes universels – la quête furieuse, mystique et désespérée du Capitaine Achab et son dernier affrontement avec Moby Dick.

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Le récit d’Olivier Jouvrai est un magnifique condensé du chef d’oeuvre éponyme, façonné avec poésie à la manière d’un conte mortuaire. Le scénario est aussi élaboré que rythmé, au gré des vents et des rencontres aquatiques. Les scènes de chasse sont semblables à des guerres féroces où les hommes armés de simples harpons sur leurs fragiles embarcations sont comme frappés par la folie, dans une sorte de transe collective. L’écriture est fleuve grâce à une adaptation de haut vol.

Lorsqu’on y ajoute le talent de Pierre Alary, on pourrait croire lire une nouvelle oeuvre Disney, avec des traits à la fois ronds et angulaires, très détaillés. D’une grande finesse. Pour cause, l’illustrateur a déjà participé à la réalisation de plusieurs longs métrages comme Tarzan, Kuzco, Le Livre de la jungle 2. Un dessin très graphique sublimé par une coloration audacieuse.

Moby Dick est une très belle adaptation BD, qui a toute sa place dans la prestigieuse collection Noctambule.

Teaser : Gone Girl, le prochaine film de David Fincher (avec Ben Affleck)

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Date de sortie : le 8 octobre 2014

D’après le best-seller « Les Apparences » de Gillian Flynn
Avec Ben Affleck, Rosamund Pike, Neil Patrick Harris et Emily Ratajkowski.

Voici le teaser de Gone Girl, le prochain film très attendu de David Fincher (Seven, Fight Club, The Social Network).

Synopsis :

À l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne (Ben Affleck) signale la disparition de sa femme, Amy (Rosamund Pike). Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?

[youtube http://youtu.be/JR8PmfgrLso]

Smokey Joe & The Kid : Stay Awake (feat Gift of Gab) en libre écoute

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Date de sortie : le 12 mai 2014

Après le making of de leur futur EPThe Game, attendu le mois prochain, Smokey Joe & The Kid viennent de publier sur soundcloud un premier titre résolument hip-hop à découvrir sans attendre : Stay Awake (feat. Gift of Gab).

 Communiqué de presse :

Un an après un 1er album remarqué « Nasty Tricks » (Banzaï Lab – 2013), le duo de gangsters le plus recherché de la planète Electro HipHop revient avec un nouvel EP 4 titres « The Game », enregistré entre Paris, Los Angeles et San Francisco.

Un parti pris résolument HipHop sur des samples toujours puisés dans le répertoire de la musique traditionnelle américaine d’avant guerre, Smokey Joe & The Kid ont su mettre à profit un séjour en Californie pour y enregistrer 4 titres, tour à tour puissants, envoûtants, et de manière générale carrément brillants.
Après avoir collaboré sur leur précédent opus avec Puppetmastaz, R-Wan (Java) ou Youthstar (Chinese Man), le duo a cette fois engagé plusieurs complices de la côte ouest américaine : NON Genetic (Shadowhuntaz), Gift of Gab (Blackalicious) et The Procussions (VOIR LE MAKING OF DE L’EP). Alors que le premier raconte ses frasques de tournées “What goes on tour stays on tour” (Gifted Child), le second martèle un message plus conscient sur “Stay Awake”. The Procussions enfin, posent leur flow affuté sur le thème du désir dans “Temptation”.

“The Game” est une référence évidente au fameux “Rap Game” dont ils font une interprétation toute personnelle, y trouvant le terrain de jeux idéal à leur mégalomanie de gangsters désuets…

K.O. à Tel Aviv 2, une BD d’Asaf Hanuka (Steinkis)

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Date de sortie : le 16 avril 2014

Auteur : Asaf Hanuka (scénario et dessin)

Prix : 16,95 € (96 pages)

K.O. à Tel Aviv 2 est le second recueil graphique d’Asaf Hanuka, illustrateur de renommée internationale travaillant pour Rolling Stone, Fortune, New York Times, Time, Wall Street Journal, Forbes, Newsweek…. Il a notamment été récompensé  en 2010 par la médaille d’or de la Society of Illustrators (et le prix d’excellence aux Communication Arts Annuals) pour ce projet dont les pages du premier album ont été publiées dans le mensuel Calcalist.

Résumé de l’éditeur :

Après K.O. à Tel Aviv paru en mai 2012, Asaf Hanuka reprend ses instantanés avec la même verve tantôt cynique, tendre, drôle ou poétique. On retrouve avec bonheur le citoyen désenchanté, le mari subjugué, le propriétaire dépité, l’artiste dubitatif et le père fusionnel et angoissé, bref, à la fois un personnage terriblement attachant, un regard d’une rare subtilité sur le monde et une remarquable inventivité graphique.

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La créativité d’Asaf Hanuka est  parfois comparée à celle d’Art Spiegelman (pour Les Inrocks) dont il fait d’ailleurs référence dans son premier album, son style graphique à celui de Moebius (20 Minutes) mais Asaf Hanuka reste Asaf Hanuka. Un style unique où l’écriture graphique déborde à la fois d’imagination et de surréalisme désenchanté. Asaf Hanuka raconte son quotidien de jeune père de famille, israélien et séfarade, à travers de petits sketchs en une planche (et parfois il dessine des pleines pages comme ci-dessus). Son fils, sa femme, ses beaux-parents, ses contrariétés, ses rêves, ses angoisses, ses désillusions… Drôle, touchant, cynique, triste… Tout y passe, comme mouliné, digéré, interprété par l’esprit de génie d’Asaf Hanuka.

Son dessin au trait fin et à la coloration vive est tout en sobriété, à l’exception de certaines planches illustrées dans un style qui diffère, avec souvent un travail graphique époustouflant.

Bref, K.O. à Tel Aviv 2 est une fois encore un sublime album.

Le pouvoir des innocents, cycle 2, tomes 1 & 2 : une BD de Luc Brunschwig, Laurent Hirn et David Nouhaud (Futuropolis)

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Date de sortie : le 3 avril 2014

Auteurs :    Luc Brunschwig (scénario), Laurent Hirn (mise en scène) et David Nouhaud (dessin)

Prix : 13 € (56 pages)

Après un premier cycle culte paru en 5 albums chez Delcourt pendant les années 90 (jusqu’en 2002), Le pouvoir des innocents poursuit sa longue route avec un deuxième (avant un troisième) cycle prévu en six albums, dont le deuxième vient de paraître aux éditions Futuropolis (qui ont par la même occasion réédité le premier album avec une nouvelle superbe couverture). Un thriller politique glacial qui s’acharne sur la personne de l’ancien marine Joshua Logan.

Résumé de l’éditeur :

Accusé à tort d’avoir assassiné 508 personnes, dont le charismatique boxeur Steve Providence, Joshua Logan s’est rendu à la police. Il veut un procès équitable. Pour prouver son innocence, il compte bien révéler le complot dont Jessica Ruppert a bénéficié pour parvenir à la tête de la mairie de New York. Celle-ci a déjà fort à faire avec des forces d’opposition, dont celles issues des rangs Républicains, qui se montrent très actives pour dénoncer sa politique sociale et humaniste. Le tome 2 raconte la seule journée du 4 septembre 1999. L’avocat de Logan, cloué au fond de son lit, après s’être fait attaquer, continue de travailler à sa défense. Il est aidé par un ami journaliste, qui multiplie les rencontres, et fouille dans le passé de Logan. Prouver l’innocence de celui-ci apparaît comme une mission de plus en plus impossible, d’autant que dans l’ombre, les vrais criminels brouillent les pistes et réduisent au silence les témoins de leurs massacres…

Le cycle II Car l’enfer est ici, tome 1, est réédité avec une nouvelle couverture. Le cycle III Les Enfants de Jessica est en préparation.

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Le scénario de Luc Brunschwig (Le sourire du clown, La mémoire dans les poches, Après la guerre, Holmes) s’engouffre dans la brèche de l’enquête judiciaire dans ce second cycle. Après l’attentat du 4 novembre, c’est Joshua Logan qui est consacré ennemi public numéro 1. Alors qu’il décide de se rendre après 6 mois de cavale, sa femme va devoir se battre avec quelques rares alliés pour tenter de prouver son innocence. Avec une dimension toujours introspective et sur un ton très personnel, le récit est à la fois nerveux et glacial. Il y règne une extrême tension. Luc Brunschwig fait preuve d’une grande habileté et régularité. Son dernier album ne déçoit vraiment pas.

Son ami de toujours le dessinateur Laurent Hirn (Le Sourire du clown) tient ici le rôle de metteur en scène, comme au cinéma. Et il faut dire que tout semble méticuleusement réfléchi, digne des plus grands films à suspens.

Et c’est à David Nouhaud (Maxime Murène) qu’est revenu l’honneur d’illustrer ce superbe deuxième cycle, avec un dessin très moderne, mariant des traits fins à une coloration aquarelle où l’aspérité photographique est plutôt originale. De très belles planches à admirer.

Résultats concours : Festen : 80 places gagnées !

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A l’occasion de la représentation de la pièce Festen, de Thomas Vinterberg et Mogens Rukov,  à Paris, Publik’Art  vous a offert la possibilité de gagner :

10×2 places pour la représentation du 17 avril 2014

10×2 places pour la représentation du 18 avril 2014

10×2 places pour la représentation du 24 avril 2014

10×2 places pour la représentation du 25 avril 2014

Représentations au théâtre de Ménilmontant, 15 rue du retrait, 75020 Paris
Il suffit de vous présenter 30 mn avant le spectacle et retirer vos places au guichet « invités ».
 

Vous avez été très nombreux à participer. Un grand bravo à tous !

 

Les dix heureux gagnants de 2 places pour la représentation du 17 avril sont :

Yannick Briand, Juliette Favre, Janine Lancri, Pierre Perez, Axel Ramonet, Christopher Durand, Maryse Brunier, Benoit Lecomte, Joël Dumont et Brigitte Satoue.

Les dix heureux gagnants pour la représentation du 18 avril sont :

Dominik Lalo, Martin Eloic, Elodie Girot, Jacqueline About, Johan Audibert, Anthony Ribet, Philippe Ferreira, Alexis Colin, Pascale Gatine et Sandrine Fleury.

Les dix heureux gagnants pour la représentation du 24 avril sont :

Yoann Conan, Audrey Conan, Roxane Chiori, Mariane Combe, Brigitte Denizet, Samuel Dantan, Hélène Andreau, Catherine André, Frédéric Hien et M. Boudaoud.

Les dix heureux gagnants pour la représentation du 25 avril sont :

Carole Rathier, Jerome Capdevielle, Mélanie Corlin, Sophie Meningaud, Michel Berthelet, Olivier Briard, Paulien Simon, Zahira Chouali, M. Provenzano et Ericka Azaiz.

Notre partenaire vous contactera très rapidement pour vous donner la marche à suivre pour récupérer vos places.

Très bonne soirée à tous !

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