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Clip : Aladeen, le dernier titre de HD, le prodige de Brooklyn

HD n’avait pas l’âge de poser un 33 tours sur une platine quand Nas ou Group Home enflammaient les rues de la capitale du Hiphop sur des beats de DJ Premier. L’enfant de New York, de Brooklyn précisément, a dans les veines le boom bap à l’état pure. En 2013, il enchaine deux mixtapes pour une quarantaine de titres (Since 1994 et Steppin into tomorrow). Le jeune homme, dont le passeport affiche une date de naissance en 1994, a le talent et la productivité des tauliers de sa ville. A chaque sortie, il accompagne ses tapes de clips de mieux en mieux réalisés pour des titres de plus en plus performants. A peine âgé de 18 ans, le jeune homme recherche encore son propre style, même si son dernier projet « Steppin into tomorrow » démontre qu’il commence à tracer sa propre route, tout en respectant le chemin de ses ainés. Le mouvement BeastCoast n’a qu’a bien se tenir : HD is on the mic et à l’avenir devant lui pour le prouver.

Avec Aladeen, le jeune MC propose un nouveau titre et un nouveau clip. Toujours aussi productif avec une réalisation des prods et des images de plus en plus soignées, un flow et des textes de plus en saignants.

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Soul Square : MILLESIME SERIE VOLUME 2 : JEFF SPEC dans les bacs le 10 février !

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Date de sortie : le 10 février 2014

Communiqué de presse :

Prenez 3 beatmakers nantais reconnus pour leur amour du sample léché et de l’arrangement pointu. Ajoutez un orfèvre du turntablism, quintuple champion du monde et disque de platine avec son groupe C2C. Secouez vigoureusement le tout et vous obtiendrez la référence hip-hop jazzy du moment : Soul Square !

Originaires de Nantes, berceau du renouveau soulful, il n’aura pas fallu longtemps à Atom, PermOne, Arshitect et Guan Jay pour se faire remarquer grâce à leurs morceaux instrumentaux aux mélodies percutantes.

D’influence hip-hop, soul et jazz, Soul Square revisite la musique noire américaine avec une assurance qui invite d’emblée à la réécoute. Qu’on les ait aperçu derrière les fourneaux sur les albums de Micronologie ou Fisto, ou comme remixeurs inspirés des tauliers français du genre Wax Tailor, Hocus Pocus, Jazz Liberatorz ou encore Electro Deluxe, nos quatre cuistots savent concocter une « musique de l’âme » qui se savoure !

Leur premier album « Live & Uncut », sorti en 2010 sur le label Kif Records, a fait l’unanimité auprès des critiques et du public, et a été considéré à maintes reprises comme l’un des meilleurs albums de l’année.

En 2013,  ils débutent, accompagnés du rappeur chicagoan RacecaR, une nouvelle série de EP intitulée Millésime Série.

Après avoir écumé scènes et festivals l’année dernière, Soul Square revient, accompagné cette fois-ci du rappeur Jeff Spec originaire de Toronto pour un nouvel EP millésimé. Véritable hommage au hip-hop des années 90, cette galette conjugue sonorités oldschool et nouvelles influences, grooves nonchalants et beats hip-hop. Un régal pour tous les mélomanes nostalgiques, mais aussi curieux de découvrir la saveur du moment.

Be Ready ! Soul Square a trouvé la quadrature du siècle et débarque à nouveau sur vos platines.

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[youtube http://www.youtube.com/watch?v=3seTua2EyXM]

 

Quand Chewbacca publie des clichés des coulisses de Star Wars

L’interprète de Chewbacca, le géant Peter Mayhew a publié sur son compte Twitter des tonnes de photos de tournage. de Star Wars. A découvrir !

Jukebox Champions + Dj Da Storm en concert à Paloma (Nîmes) le 1er février 2014

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Jukebox Champions, dont l’album Don’t Rock The Jukebox avait été élu album de la semaine sur PublikArt jouent le 1er Février leur premier show du nouveau live 2014 à Paloma. Ne ratez pas ça ! Plus d’infos ici.

Exposition Breaking Bad à Paris

 

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Vous aussi vous rêvez de toucher du doigt la combinaison jaune de Jesse Pinkman et de vous croire dans la camionnette de Walter White ? L’exposition Breaking Bad est pour vous !

Vidéo : RUIN, une animation post-apocalyptique de Wes Ball

Voici RUIN, une animation signée Wes Ball. La qualité de la vidéo a également plu à 20th Century Fox qui a décidé d’en produire une version longue….

[youtube http://vimeo.com/38591304]

Clip : Coming of Age, le nouveau single de Foster The People !

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=XMQb_FcydxM]

Foster The People sortiront leur très attendu nouvel album, Supermodel, le 17 mars prochain sur le label Columbia Records. Produit par Paul Epworth (Adèle, Block Party, The Rapture…), Supermodel succède à l’album Torches sorti en 2011 qui avait été acclamé par les critiques du monde entier.

Enregistré dans plusieurs endroits de par le monde, la création de Supermodel a débuté alors que le frontman Mark Foster et Paul Epworth ont établi un studio d’écriture dans un Riad d’Essaouira au Maroc fin 2012. « Nous n’avions pas de règles. Nous avons créé le maximum que nous pouvions en sept jours » se rappelle Mark Foster. « Et l’état d’esprit de découverte et de soif de voyage nous a conduit à l’identité musicale qu’allait prendre l’album. »

Après le Maroc, l’album a continué de migrer avec Foster et le groupe notamment aux Studios Woodshed à Malibu, Henson Studios et Bronson Island à Los Angeles et s’est achevé aux studios de Epworth – Wolf Tone Studios – à Londres.

Supermodel sera disponible en pré-commande digitale le 14 janvier avec le premier single ‘Coming Of Age’ en téléchargement immédiat sur fosterthepeople.com et une sélection de plateformes de téléchargement (tracklisting de l’album ci-dessous).
Les fans peuvent également écouter ‘Coming Of Age’ dès maintenant, via une vidéo qui relate la création d’une peinture urbaine inspirée par le nouvel album. L’œuvre, qui a été réalisée sur un immeuble de Los Angeles de sept étages, est l’une des plus grandes peintures murales des Etats-Unis.

LE GROUPE CONFIRMÉ A L’AFFICHE DE COACHELLA 2014

Pour fêter l’annonce de la sortie de Supermodel, Foster The People ont confirmé deux concerts en club à Seattle et Portland les 19 et 20 janvier. Le groupe sera également à l’affiche du festival Coachella les 12 et 19 avril.

Foster The People est composé de Mark Foster, Cubbie Fink et Mark Pontius. Fondé par Mark Foster en 2009, le groupe a connu le succès en 2011 avec leur premier album Torches qui s’est écoulé à 2 millions d’exemplaires et 9 millions de singles dans le monde. Torches incluait le hit ‘Pumped Up Kicks’, qui a été qualifié d’ « hymne de l’année » par SPIN, ainsi que les singles ‘Don’t Stop (Colors On The Walls)’, ‘Houdini’ et ‘Helena Beat’. Foster The People ont été nominés à trois reprises aux Grammy Awards notamment dans les catégories Meilleur Album Alternatif, Meilleure performance de groupe pour ‘Pumped Up Kicks’ et Meilleur clip pour ‘Houdini’.

SUPERMODEL TRACKLISTING:
1. Are You What You Want to Be
2. Ask Yourself
3. Coming of Age
4. Nevermind
5. Pseudologia Fantastica
6. The Angelic Welcome of Mr. Jones
7. Best Friend
8. A Beginner’s Guide to Destroying the Moon
9. Goats in Trees
10. The Truth
11. Fire Escape

LES PREMIERES DATES DE CONCERTS ANNONCEES:
January 19                                                   Seattle, WA                                             The Crocodile
January 20                                                  Portland, OR                                        Doug Fir Lounge
April 12                                                         Indio, CA                                                      Coachella
April 19                                                         Indio, CA                                                      Coachella

House of Cards, saison 1, une série de Beau Willimon

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House Of Cards  est l’une des séries-télé gagnantes lors de la dernière cérémonie des Golden Globes 2014 avec une récompense pour Robin Wright (pour le rôle de Claire Underwood) en tant que meilleure actrice dans une série dramatique. L’occasion de revenir sur la première saison, avant la diffusion de la seconde à partir du mois prochain sur Netflix (voir trailer plus bas).

Créée par Beau Willimon (scénariste du film Les Marches du pouvoir réalise par Georges Clooney) à la demande de David Fincher (lui-même à l’initiative du projet), la série fait de la scène politique américaine le théâtre d’un gigantesque thriller où l’animal politique que représente avec brio Kevin Spacey (Frank Underwood) use et abuse de son pouvoirs de député afin de servir ses ambitions personnelles… être Président à la place du Président.

Synopsis :

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Frank Underwood, homme politique rusé et vieux briscard de Washington, est prêt à tout pour conquérir le poste « suprême »…[/pull_quote_center]

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L’équipe entourant le projet House Of Cards est d’envergure : comptez sur les participations des réalisateurs David Fincher (Fight Club…), Joel Schumacher (Phone Game, 8mm) et le producteur Eric Roth (scénariste de Forrest Gump).

Le scénario de la première saison met en scène la montée en puissance du député Underwood qui dévoile ses ambitions au téléspectateur dès les premiers épisodes : accéder au poste le plus proche possible du Président…. Des ambitions poussées par un désir de vengeance. Le personnage semble prêt à tous les sacrifices. Et chaque épisode nous en fait la démonstration. Machiavélique, Underwood ne perd jamais un instant pour élaborer des plans qui vont toujours plus loin, avec souvent un coup d’avance sur ses adversaires. Et rien ne vient jamais le contrecarrer durablement, ce que l’on regrette.

En effet, le personnage de Kevin Spacey s’apparente à un rouleau compresseur : rien ne lui résiste. Il semble intouchable. Il annonce ses plans, les exécute et c’en est presque terminé. La série manque ainsi l’essentiel : l’effet de surprise dans la finalité. On ne peut que saluer en revanche l’originalité de sa mise en scène, avec des ingénieux moments où Underwood s’adresse en aparté et avec complicité directement au spectateur. La réalisation est de plus très léchée et réfléchie, ce qui rend la série addictive et réussie.

House Of Cards est une très bonne série qui semble avoir conquis la planète. On attend de notre côté  la seconde saison de pieds fermes, pour qu’elle confirme l’essai.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=jFhJjCmYi1M]

EURÊKA ! de Hitoshi Iwaaki : quand l’Histoire mêle les inventions d’Archimède aux champs de bataille !

Jaquette Eureka Presse[1]

Copyright : © 2002 Hitoshi Iwaaki / HAKUSENSHA, Inc., Tokyo

À découvrir dès le 23 janvier 2014 en librairie

Auteur : Hitoshi Iwaaki
Genre : Histoire, Action, Romance
Format : 13 x 18 cm
Nombre de pages : 260
Date de sortie : 23/01/2014
Prix : 8,95€

Communiqué de presse :

Pour bien démarrer cette nouvelle année, les éditions Komikku sont heureuses de vous prouver une nouvelle fois toute la diversité du manga au travers de leur catalogue. Après la publication d’un seinen haletant et intrigant, d’un titre culinaire et comique, d’un josei doux et onirique, d’un shônen vif et prenant, puis d’une série kawaï et culturelle, c’est au tour d’un récit historique et guerrier de vous conquérir : Eurêka ! de Hitoshi Iwaaki.

Au IIIe siècle avant J.C., les romains et les carthaginois s’affrontent lors de guerres sanglantes. Eurêka ! prend place lors de la seconde guerre punique, juste après la montée en puissance du grand Hannibal Barca. Arrivé proche de Rome suite à de nombreuses victoires, le stratège ne peut cependant pas vaincre la cité, faute de renforts. L’armée romaine prend alors le dessus et assiège la ville de Syracuse ! Mais malheureusement pour lui, le général romain Marcus Claudius Marcellus va devoir faire face à une ville fortifiée et habilement protégée par les multiples inventions d’Archimède.

Comme tous les grands savants, Archimède est généralement présenté avec une légende qui lui colle à la peau. Qui n’a jamais entendu l’histoire de cet homme découvrant la fameuse poussée d’Archimède dans son bain et qui, extasié par sa découverte, court nu à travers toute la ville en criant « Eurêka ! »… ? Dans cette histoire, vous découvrirez Archimède sous un autre jour. En effet, à la fin de sa vie, ce scientifique, physicien, mathématicien, ingénieur et inventeur a permis à Syracuse de résister longtemps aux attaques des romains. Grâce à ses inventions ingénieuses et novatrices, le siège de Syracuse ne fut pas une mince affaire pour l’armée romaine !

Sixième manga et premier one-shot des éditions Komikku, Eurêka ! devrait ravir de nombreux lecteurs ! S’il plaira aux amateurs d’Histoire pour la mise en avant d’une face cachée d’Archimède et du célèbre siège de Syracuse, il ravira également les scientifiques grâce à la mise en lumière des talents d’inventeur de cet homme. Il séduira bien entendu les amateurs de récits d’action et de guerre, puisqu’il présente différents affrontements avec force et précision. Enfin, ceux qui apprécient le romance ne seront pas en reste pour autant, car l’histoire de cœur du personnage principal et disciple d’Archimède donne corps et humanité à ce récit captivant. Tout au long de cet épais volume de 260 pages, vous revivrez ce morceau d’Histoire brillamment raconté par un maître du genre : Hitoshi Iwaaki.

Illustration Eureka PRESSE[1]

Résumé officiel d’Eurêka ! :
IIIe siècle avant J.C., Rome et Carthage s’affrontent au cours de trois guerres puniques pour la suprématie. Au cours de la première guerre punique, Carthage vaincue perd ses possessions en Corse, Sardaigne et Sicile.

La seconde guerre punique voit Carthage envoyer une armée, conduite par le grand Hannibal, vers l’Italie via l’Espagne, le sud de la Gaule et les Alpes. Rome, surprise, est vaincue dans le nord de l’Italie mais Hannibal commet l’erreur de ne pas attaquer directement la cité latine ! Hannibal ne dispose plus de puissance nécessaire pour asseoir sa victoire et prendre Rome. La guerre va s’enliser et Rome va pouvoir se ressaisir car Carthage n’envoie pas tous les renforts demandés par Hannibal.

Syracuse profite de la situation pour tenter de se libérer de la tutelle romaine. Si Rome perdait sa main mise sur l’île, toutes les routes maritimes entre Carthage et le sud de l’Italie seraient ouvertes. Rome envoie donc le grand Marcellus conduire le siège de la cité grecque rebelle dont le grand savant Archimède a organisé efficacement les défenses avec ses multiples inventions !

Une sublime et émouvante fresque historique.

Album de la semaine : 20Syl – Remixs – 2013 en libre écoute

Cette semaine, ce n’est pas vraiment un album que nous avons décidé de mettre en avant mais plutôt les talents d’une personne : 20Syl, MC, DJ et producteur membre du collectif C2C ou encore de Hocus Pocus. Et c’est sa compilation de remixs sortie fin 2013 que nous avons le plaisir de mettre en boucle.

Régalez-vous !

Excellente semaine à tous sur Publik’Art !

Luis, un nouvel album de Vincent Niclo

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@Agence Rise Up

Pour l’album Luis, Vincent Niclo rassemble plusieurs chansons très variées, en rendant hommage à Luis Mariano : La belle de Cadix, Mexico…  Bien sûr, on retrouvera la fameuse chanson : Maman, la plus belle du monde. Vraiment une chanson touchante pour toutes les Mamans du monde !

Vincent Niclo, tenor, chante merveilleusement l’amour en duo avec Rossy de Palma : Amor Amor…

Ce n’est plus avec les chœurs de l’Armée Rouge que Vincent Niclo va interpréter l’Ave Maria, mais avec Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Frissons garantis !

Charles Aznavour chante aussi en duo Esperanza avec Vincent. Là encore, splendide !

Cet album déjà disque de platine, Luis, existe en édition collector avec en bonus quatre titres supplémentaires : « C’est Magnifique », « Violetas Impériales », « Noël Blanc » et « Ave Maria »

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller sur son site : ici.

A écouter encore et encore !

Clip de Besame Mucho :

Nouveau clip de Vincent Niclo, « Maman » :

Golden Globes : le palmarès 2014

69th Annual Golden Globe Awards - Nomination Announcement

Pour les retardataires, voici donc le palmarès 2014 des Golden Globes 2014 :

Cinéma

Meilleur film dramatique :
12 Years A Slave (Steve McQueen)

Meilleure comédie ou comédie musicale :
American Bluff (David O. Russell)

Meilleur actrice dans un drame :
Cate Blanchett dans Blue Jasmine

Meilleur acteur dans un drame :
Matthew McConaughey dans Dallas Buyers Club

Meilleure actrice dans une comédie ou comédie musicale :
Amy Adams dans American Bluff

Meilleure acteur dans une comédie ou comédie musicale :
Leonardo DiCaprio dans Le Loup de Wall Street

Meilleur acteur dans un second rôle :
Jared Leto dans Dallas Buyers Club

Meilleure actrice dans un second rôle :
Jennifer Lawrence dans American Bluff

Meilleur réalisateur :
Alfonso Cuarón pour Gravity

Meilleur scénario :
Spike Jonze pour Her

Meilleure musique :
Alex Ebert pour All Is Lost

Meilleure chanson :
“Ordinary Love” – Mandela : Un long chemin vers la liberté

Meilleur film d’animation :
La Reine des neiges

Meilleur film en langue étrangère :
La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino

Séries-télé

Meilleure série dramatique

Breaking Bad

Meilleure actrice dans une série dramatique

Robin Wright dans House of Cards

Meilleur acteur dans une série dramatique

Bryan Cranston dans Breaking Bad

Meilleure série comique

Brooklyn Nine-Nine

Meilleur acteur dans une série comique

Andy Samberg dans Brooklyn Nine-Nine

Meilleure actrice dans une série comique

Amy Poehler dans Parks and Recreations

Meilleur téléfilm ou mini-série

Ma vie avec Liberace

Meilleur acteur dans un téléfilm ou mini-série

Michael Douglas dans Ma vie avec Liberace

Meilleure actrice dans un téléfilm ou mini-série

Elisabeth Moss dans Top of the Lake

Meilleur second rôle masculin dans une série, mini-série ou un téléfilm

Jon Voight dans Ray Donovan

Meilleur second rôle féminin dans une série, mini-série ou un téléfilm

Jacqueline Bisset dans Dancing on the Edge

Barracuda : tomes 1 à 4, une BD de Jean Dufaux et Jérémy (Dargaud)

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Date de sortie : novembre 2013

Auteurs : Jean Dufaux (scénario) et Jérémy (dessin)

Prix : 13,99 €

Quand le grand maître Jean Dufaux (Complainte des landes perdues, Double masque, Murena, Rapaces, Djinn, Croisades, Sortilèges, Loup de Pluie, Le Bois des vierges, Conquistador…) s’attaque à un récit de piraterie, c’est forcément en voyant les choses différemment, mais toujours en grand. Avec Barracuda, l’auteur – qui n’oublie pas de rendre hommage en préface à la série Long John Silver de Xavier Dorison et Mathieu Lauffray – s’offre un plaisir à sa mesure en s’entourant de Jérémy, un jeune dessinateur qui éblouit avec des dessins et une coloration subtiles.

Résumé de l’éditeur :

Par les mers, la cour de Dona Emilia del Scuebo navigue paisiblement sur le vaisseau du capitaine de La Loya. Cependant, de mauvais vents amènent les malheureux à croiser la route de l’équipage du redouté Barracuda. Les riches passagers sont faits prisonniers par les avides pirates de Blackdog, leur chef. Le vieux capitaine, aussi violent que rusé, prend immédiatement conscience du profit qu’il peut tirer de détenus aussi prestigieux. Sur l’île malfamée de Puerto Blanco, repaire insalubre de la vermine des mers, Blackdog monnaie à prix d’or les vies de Dona Scuebo, de sa fille, la belle Maria, et de leur jeune valet, tout en se concentrant sur son nouveau projet : partir à la recherche du trésor des Scuebo. Les destinées des uns et des autres vont alors s’entrecroiser autour d’une même quête – le diamant du Kashar, joyau du trésor de la famille Scuebo.

jeudi


Barracuda ne se cantonne pas à un récit de piraterie tel qu’on les connaît. Là où Long John Silver fait voyager le lecteur à travers les mers, Barracuda met principalement en scène la vie à terre, sur ce que l’on pourrait qualifier de… l’île aux pirates ! Celle dont tous les petits garçons rêvent de fouler le sable un jour ! Jean Dufaux parvient ainsi à renouveler le genre avec une facilité déconcertante. [pull_quote_left]un millier de pirates et d’autant d’infamies[/pull_quote_left]

Son scénario se focalise sur trois personnages principaux dont les destins sont mêlés. Trois enfants entourés d’un millier de pirates et d’autant d’infamies. De multiples intrigues sont développées au long terme avec l’apparition (et la disparition) de nombreuses figures qui marquent autant le récit que le lecteur. On sent que l’auteur s’est particulièrement amusé à travailler les personnalités de chacun, en cultivant l’ambiguïté, notamment sexuelle, de certains. Voilà qui est plutôt inédit, là encore.

Le dessin de Jérémy semble fait pour Barracuda. Il détailles les moindres crevasses des lèvres creusées par le sel marin, comme les cicatrices qui parcourent les visages de ces pirates sanguinaires. Particulièrement réussi. La coloration à l’aspect très naturel dégage toute la force des traits fins et détaillés du dessinateur. Une valeur ajoutée qui met Barracuda au premier rang des récits de piraterie !

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=5dLupsa1RZo]

 

Philomena, un film de Stephen Frears

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Sortie le : 8 janvier 2014

Durée : 1h38

Avec :  Judi Dench, Steve Coogan…

Encore un très beau film. Après Suzanne, Tel père, tel fils, voilà Philomena qui débarque sur nos écrans. Du grand art !

Synopsis :

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Irlande, 1952. Philomena Lee, encore adolescente, tombe enceinte. Rejetée par sa famille, elle est envoyée au couvent de Roscrea. En compensation des soins prodigués par les religieuses avant et pendant la naissance, elle travaille à la blanchisserie, et n’est autorisée à voir son fils, Anthony, qu’une heure par jour. À l’âge de trois ans, il lui est arraché pour être adopté par des Américains. Pendant des années, Philomena essaiera de le retrouver.
Quand, cinquante ans plus tard, elle rencontre Martin Sixmith, journaliste désabusé, elle lui raconte son histoire, et ce dernier la persuade de l’accompagner aux Etats-Unis à la recherche d’Anthony.[/pull_quote_center]

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Un excellent film anglais, réalisé par Stephen Frears, inspiré d’une histoire vraie. Une histoire humaine, loin d’être banale. Une histoire tout simplement bouleversante où la religion catholique irlandaise est montrée du doigt, enfin a-t-on envie d’ajouter…

Philomena, Judi Dench, est une vieille dame, une vraie vieille dame, avec ses rides, et une beauté naturelle. Elle est comme tout le monde, elle lit des romans à l’eau de rose…. Elle rencontre Martin Sixmith, le très beau Steve Coogan, un journaliste de haut niveau qui vient d’être viré…

Il va l’aider à retrouver son fils qu’on lui a arraché, il y a 47 ans. Elle dévoile son secret le jour des 50 ans de ce fils qu’elle n’a jamais oublié, Anthony. Elle s’est retrouvée enceinte, très jeune et fut « enfermée » et abandonnée par sa famille à un pensionnat de bonnes sœurs, en Irlande. Là, elle vit un cauchemar d’esclavage et ne peut voir son fils qu’une heure par jour… Jusqu’au jour où il va disparaître.

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Philomena est l’opposée de Martin, à tous points de vue. Elle est très catho, lui pas du tout. Elle est très gentille, lui, très cynique. Ensemble, ils vont partir à la recherche d’Anthony et leur « couple » va nous réserver de bonnes surprises qui nous feront bien rire. Beaucoup d’intelligence dans le scénario avec des répliques qui fusent comme l’éclair.

Ce film révèle toute la souffrance de cette femme, mais de façon remarquable. Avec beaucoup de justesse, de pudeur et aussi d’humour et de finesse. On rit aux excellentes répliques de cette vieille dame, et on pleure aussi devant tant de douleur. Jamais de mélo dans ce film. Juste une histoire très humaine racontée merveilleusement. A la fois vraie, triste et belle. Avec des acteurs absolument excellents !

[youtube http://youtu.be/gORZJCon1yw]

BD et Culture à la masse : ne manquez pas le N°2 de AAARG! (Bande-annonce à voir)

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On vous en parlait ici, la revue AAARG ! remet le couvert. Un numéro 2 – actuellement dans toutes les bonnes librairies – qui offre un joli programme et vise dans le mille.

Extrait du communiqué de presse :

Ayant toujours à coeur de briser les clivages, ce numéro propose des créations de genres et formats multiples : BD, chroniques, nouvelles, dossiers, entretiens… LE rendez-vous des cultures populaires ! On y retrouve quelques auteurs du premier numéro mais aussi de nouvelles têtes, et pas des moindres : Riff Reb’s en couverture et dans un entretien exclusif, Ozanam et Kieran sur un récit ancré dans l’Amérique des sixties, un Dav Guedin excellent dans l’art de l’autobiographie, Rica pour un récit aussi noir que son encre, l’écrivain Stéphane Michaka qui raconte Raymond Carver…

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=AVyXPGBnYWM]

Et pour l’info en plus, vous pourrez retrouver toute l’équipe qui fait AAARG! au FIBD d’Angoulême :

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The Adventures Of Doctor Outer, nouvel album de Mattic bientôt dans les bacs !

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Sortie de la version Digitale et pré-vente du vinyl : le 28 janvier 2014

3 morceaux à télécharger gratuitement ici

Facebook: facebook.com/mistermattic
Twitter: @Mattic_Official

Ce n’est pas la première fois qu’on vous parle de lui, loin de là. Mais voilà, Mattic est partout. Affolez-vous car sa vague jazzy va bientôt déferler dans vos enceintes avec son flow impeccable, et son sens du groove à nul autre pareil. Pour avoir pu écouter l’album en avant première, Mattic compte définitivement parmi les grands. Et on a de la veine, la créativité du Monsieur semble inépuisable.

Communiqué de presse :

Mattic, le rappeur Américain, installé au Havre en France, nous revient avec un nouveau projet solo, The Adventures Of Doctor Outer, 16 nouvelles pièces à la rencontre du hip-hop des années 90 et du courant psychologique du rap. Mattic pose ses textes francs et authentiques sur des beats de Mighty DR. Ses rimes illustrent son flux de pensées et son flow accompagne ses émotions.

Le projet The Adventures Of Doctor Outer est né d’une rencontre après un concert, une discussion qui a durée des heures et aura fait germer ces lyrics. Mattic joue avec l’esprit, s’égare dans les méandres de ses pensées, tout en gardant solidement les pieds sur terre. C’est dans le but d’illustrer ce labyrinthe de l’esprit qu’il a retravaillé avec Stab du duo Berry Weight la texture sonore de l’album, sans oublier la remarquable participation de Marina Quaisse au Violoncelle (qui sortira très bientôt son premier album solo sur Phonosaurus Records).

[youtube http://www.youtube.com/phonosaurus]

Mattic sera en tournée cette hiver, en première partie des Jukebox Champions aux cotés des ASM et d’Astrid Engberg. Il sera également en tournée avec son nouveau groupe Empire Of Sound, leur premier EP sortira le 10 Février. Une belle année en prévision pour cette homme qui a déjà à sa liste de collaborateurs, Jukebox Champions, ASM, Astrid Engberg, Marina Quaisse, Dafuniks, Fantastic Planet, Wax Tailor, ZKPRZ et The Others.

Le très talentueux Alvaro Tapia Hidalgo a réalisé la pochette tandis que Blanka (Jukebox Champions, La Fine Equipe) s’est chargé du mastering.

Broken Bells : After The Disco, leur nouveau single extrait de l’album éponyme

Broken Bells - After The Disco

Après Holding on the life, le groupe nous offre le titre qui a donné son nom à leur prochain album attendu le mois prochain. On savoure ce tranquille After The Disco qui annonce du bon.

#Défouloir du Vendredi : Myosis, une superbe animation de l’école des Gobelins

Cette semaine, c’est l’animation Myosis qui est mise à l’honneur. Juste superbe.

Synopsis :
Le myosis est la diminution de la pupille par contraction de l’iris. C’est un phénomène inconscient qui peut être provoqué par une lumière vive, par la peur, ou sous l’effet d’une prise de conscience.

Réalisé par :
Emmanuel Asquier-Brassart emmanuel-asquier-brassart.com/
Ricky Cometa rickycometa.com/
Guillaume Dousse gdousse.blogspot.fr/
Adrien Gromelle briqueavrac.blogspot.fr/
Thibaud Petitpas thibaudsmallstep.blogspot.fr/

Facebook: facebook.com/myosisfilm

[vimeo http://vimeo.com/73617382]

La série Lilyhammer, Saison 1, dispo en DVD : découvrez de nombreux extraits

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Film © 2011-2012 Rubicon TV AS. Tous droits réservés.

Date de sortie : le 7 janvier 2014

La première saison de Lilyhammer est enfin sortie en DVD ! La  série diffusée en France sur Canal +, avec Steve Van Zandt ( « Les Sopranos ») (connu également pour être le guitariste de Bruce Springsteen !) Quand un mafieux new-yorkais débarque en Norvège !

Synopsis :

Frank Tagliano, plus connu sous le nom de The Fixer, est un ancien membre du crime organisé new-yorkais. Après avoir témoigné contre son Boss, il entre dans le programme de protection des témoins du FBI et est envoyé à Lillehammer, en Norvège.Frank a toujours été intrigué par Lillehammer depuis les images retransmises à la télévision lors des jeux Olympiques d’hiver en 1994. Or, la réalité est différente de ce qu’il avait imaginé. D’autant que la transition de la vie de gangster new-yorkais craint et respecté à celle d’un immigré sans emploi n’est pas simple…

Découvrez de nombreux extraits ici :

[youtube http://www.youtube.com/playlist?list=PLIDAU-sj0_ilj42YdGunp2eeE0J29elpU]

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DU DVD :

Format image : 1.78 / Format écran : 16/9

Audio : Français / Anglais Dolby Digital 2.0 surround

Sous-titres : Français

BONUS DVD: 

Bêtisier – Storyboard animé – Création du thème musical

Coffret 3 DVD – 8 épisodes

Editeur : Universal Pictures Video

 

Clip : Leitmotiv, de Molécule – un peu de ski freeride old school pour se détendre

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=R1Irq1aLZzE]

Succombe qui doit, une BD d’Antoine Ozanam et Rica (KSTR/Casterman)

 

Succombe qui doit

© Casterman 2014

Date de sortie : le 8 janvier 2014

Auteurs : Antoine Ozanam (scénario) et Rica (dessin)

Prix : 16 €

Succombe qui doit est un one shot, dernier né du scénariste ultra-prolifique Antoine Ozanam (Le Chant des sabres, E dans l’eau, Eclipse, Klaw…) et de Rica dessinateur jusque là méconnu. Un duo efficace, voire redoutable qui a produit un polar nerveux et sans fioritures proche de la perfection.

Résumé de l’éditeur :

Sur la trame classique d’un polar, un récit noir et brutal, d’une intensité exceptionnelle. Âmes sensibles s’abstenir.

Sale temps sur la casse auto Marchado. Quatre jeunes malfrats en fuite après un braquage qui a dégénéré, dont l’un grièvement blessé, s’y sont réfugiés lors d’une nuit de déluge. Depuis, ils y séquestrent José, le patron des lieux, un costaud taciturne, misanthrope et revenu de tout. Comment échapper aux recherches policières ? Sauver le blessé ? Et, surtout, livrer le butin du braquage à son commanditaire, le sinistre La Villette ? En l’espace de quelques heures grinçantes se noue un huis clos d’une intensité exceptionnelle, ponctué de flash-back qui font tomber les masques et dévoilent les ressorts secrets de cette histoire poisseuse et tragique à souhait : sous le nom de Laser Jo, José Marchado fut autrefois un boxeur fameux et doit au même La Villette le naufrage de sa vie dévastée. L’heure est venue de solder les comptes…
Dans un registre expressionniste d’une violence et d’une âpreté peu communes, Succombe qui doit revisite avec panache les motifs éternels du roman noir. Irrésistible.

Planche Succombe qui doit

Le scénario est sombre. Il met la tension au premier rang de ce polar agressif et sanglant. Jusqu’où vont aller ces quatre braqueurs manqués ? Le lecteur assiste au dérapage incontrôlé de la bande dans un huis clos astreint à une vieille décharge froide et humide, où la boue est omniprésente, jusque dans la maison de son gardien… Le récit d’une simplicité apparente est façonné avec un talent fou, à la façon d’un certain Tarantino.Les amorces de l’histoire sont très soigneusement mises en scène (on pense par exemple à la scène introductive très bien trouvée avec ces animaux bipèdes) et le découpage participe tout autant à la montée du suspens, quand on voit la violence montée crescendo…

Outre ce que raconte ce polar, où chacun trouve à se venger de l’autre, les dessins achèvent de dynamiter les planches avec des traits précis qui dégagent une vivacité surprenante. Les pages sont denses, bourrées de couleurs explosives et contrastées, où le sang et la boue nous giclent quasiment au visage. Du grand art qui fait définitivement prendre la mayonnaise.

Un album à dévorer.

La bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht, mise en scène par Jean Bellorini, à Châtenay-Malabry (92)

La Bonne åme du Se-Tchouan, Bertolt Brecht, Jean Bellorini, TNT, Toulouse

Théâtre la Piscine jusqu’au 12 janvier 2014
254, avenue de la Division-Leclerc
92290 Châtenay-Malabry

Théâtre d’interrogations face à la violence du monde mais dont l’empreinte poétique et survoltée si propre à Brecht fait naître une puissance à la fois ravageuse et sensible.

A l’abri d’un geste esthétique fort et d’un travail de troupe saisissant, Jean Bellorini (jeune metteur en scène de 32 ans qui signe aussi la traduction avec Camille de la Guillonnière, la scénographie, les lumières, les compositions) et ses dix -huit comédiens-chanteurs-musiciens font circuler et étinceler le verbe au plus près de l’expérience humaine et de ses antagonismes dont la résonance l’inscrive dans une contemporanéité frappante : un souffle enivrant.

On connaît l’argument sur laquelle repose cette bonne Ame, définie par le dramatruge comme une « parabole dramatique », et la tâche assignée à Shen Té, la prostituée de Se-Tchouan, par les dieux : être la bonté même, continuer à être bonne dans un monde où les dieux n’ont nulle part rencontré des « gens qui aient réussi à mener une existence digne de l’homme », prouver que l’altruisme y est possible. She té a eu beau protester, crier ses craintes : « Mais je ne suis pas sûre de moi, dieux illustres. Comment faire pour être bonne quand la vie est si chère ? » , les dieux n’entendent rien car ils se moquent des questions économiques.

[pull_quote_left]A l’abri d’un geste esthétique fort et d’un travail de troupe saisissant, Jean Bellorini et ses dix -huit comédiens-chanteurs-musiciens font circuler et étinceler le verbe[/pull_quote_left]

Une fois Shen Té installée dans le petit débit de tabac que les mille dollars laissés par les dieux lui ont permis d’acheter, sa mise à l’épreuve commence. Forte de cette nouvelle activité, elle constate que son commerce est aussitôt pris d’assaut par des pauvres plus avides que jamais tandis que les nantis tentent sous des prétextes fallacieux de l’escroquer.

Elle décide alors de s’inventer un double Sui Ta, un homme dur, calculateur, chargé de la défendre contre sa volonté de faire le bien et d’assurer ses arrières. Un être qui ne se soucie pas d’être bon, mais seulement un homme d’affaires pragmatique inspirant le respect aux riches et la crainte aux plus faibles affirmant sans complexe « Pour lui garder sa boutique, je suis prêt à aller jusqu’à l’extrême limite de ce qui est légalement permis ».

Entre temps, elle sera aussi tombée amoureuse d’un aviateur dont elle s’apprête à tout lui sacrifier alors que ce dernier est seulement prêt à profiter d’elle afin de réaliser son propre rêve en achetant un avion.

Peut on faire le bien dans un monde de brutes ? Faut il sauver les hommes ou les confondre ?

Brecht questionne sans relâche l’exploitation de l’homme par l’homme ainsi que l’impuissance des dieux à changer le monde et nous met face à un modèle revendiquant de plus en plus sa part de duplicité et son égoïsme. Une fable sans morale mais dont le questionnement nous renvoie à une réalité très actuelle.

Dans un rapport frontal avec le public, les allées et venues des protagonistes s’organisent à partir d’une aire de jeu à deux niveau avec une échelle coté cour où dans un emportement festif et rythmique, le plateau s’apparente à un choeur qui cristallise le tumulte d’une humanité entre espoir et perdition, mise à mal et instinct de survie, l’intime et le collectif.

La Bonne åme du Se-Tchouan, Bertolt Brecht, Jean Bellorini, TNT, Toulouse

En autant de fragments, de ruptures, de tonalités pop/piano, de trouvailles scénographiques inventives, la parole polyphonique s’incarne et se fédère dans une dimension chorale, musicale, originale et unitaire de l’œuvre portée par des acteurs, tous magnifiques.

[pull_quote_right]le plateau s’apparente à un choeur qui cristallise le tumulte d’une humanité entre espoir et perdition, mise à mal et instinct de survie, l’intime et le collectif[/pull_quote_right]

Karyll Elgrichi (She té) à l’allure tour à tour bohème et androgyne irradie la scène dans un élan fébrile qui se charge de toute la contradiction paradoxale du personnage où se révèle sa complexité porteuse de fragilité, de tension et de doutes. Tandis que François Deblock (Wang le porteur d’eau), son ami à la vie à la mort, s’illustre d’un jeu investi et virevoltant.

Un embrasement dont l’unité fait corps avec la parole engagée du poète.

Du 10 au 18 janvier à Glazart : ORAM MODULAR, 50 CARROT, MUSAH, BIOME, PRISM, NASGUL…

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A VENIR À GLAZART…
Vendredi soir, Glazart prendra des airs de club berlinois avec le collectif [BP]. Samedi, c’est 50 Carrot qui sera aux commandes du club pour une nouvelle Digital Warfare. Le 17 janvier, on accueille le label indé Artbeat Records qui vous fera découvrir Musah, 8PM et Facades. On continuera la soirée avec le label Lutetia Dubz pour une nouvelle No Hype Just Bass avec Biome & Prism. Puis, on finira le week end avec une soirée trance qui servira d’occasion pour fêter l’anniversaire de Nibana.

Vidéo : La Queue de la Souris, une animation à voir

Une animaion française signée Reineke. Dans une forêt, un Lion capture une souris pour la dévorer. Mais celle ci lui propose un marché…

[vimeo http://vimeo.com/40657306]

Les Sorcières de Zugarramurdi,un film de Álex de la Iglesia

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Sortie : 8 janvier 2014

Durée : 1h52

Avec : Carmen Maura, Hugo Silva, Mario Casas, Carolina Bang

Attention Objet filmique non identifié en vu ! Le nouveau film de Álex de la Iglesia va certainement diviser les spectateurs en deux camps : ceux qui vont adhérer (et adorer) et ceux qui vont détester (et quitter la salle avant la fin).

Synopsis :

[pull_quote_center]En plein jour, un groupe d’hommes braque un magasin d’or de la Puerta del Sol
à Madrid.
José, père divorcé en plein conflit avec son ex-femme, Tony, son complice,
sex-symbol malgré lui, Manuel, chauffeur de taxi embarqué contre son gré dans
l’aventure, et Sergio, le fils de José, partent en cavale. Objectif : atteindre la
France en échappant à la police…
Mais arrivé près de la frontière française, dans le village millénaire de
Zugarramurdi, le groupe va faire la rencontre d’une famille de sorcières, bien
décidées à user de leurs pouvoirs maléfiques pour se venger des hommes…[/pull_quote_center]

Le cinéaste espagnol propose ni plus ni moins avec son nouveau long métrage, un délire digne d’un Evil Dead (1981/ le remake de 2013) qui aurait rencontré l’univers onirique et baroque de Federico Fellini, et particulièrement celui de La cité des femmes (1979). Le film fait aussi penser à Calmos (1976) de Bertrand Blier pour son fond incroyablement misogyne (le réalisateur aurait-il des comptes à régler avec la gente féminine ?) les sorcières du titre étant ici uniquement animées par le désir de dévorer (au sens propre comme au figuré) l’homme et son machisme désuet. Un tableau féroce de la féminité qui culminera lors de l’apparition d’une ogresse monstrueuse semblant sortir d’un film de Peter Jackson.

ZUGARRAMURDI 4 © 2013 Enrique Cerezo PC, La Ferme!, Arte France

Partant sur un début percutant avec une séquence de hold-up absolument géniale convoquant à la fois les figures d’un soldat (en « plastique »), de Bob l’éponge et même de Jésus Christ ( !) – en fait les gangsters dissimulés sous l’apparence de mimes de la rue – le film de Álex de la Iglesia démarre en trombe dans un festival de répliques et de course poursuite gaguesque totalement hilarante et jouissive, bref de la bombe sur pellicule entre l’énergie de Trainspotting (1996) et la folie de Brazil (1985).

ZUGARRAMURDI 5 © 2013 Enrique Cerezo PC, La Ferme!, Arte France

Puis la bande des quatre voleurs (s’y adjoint le petit garçon de l’un deux !) dont les figures masculines sont celles de gentils « machos » plus sensibles que le veut leur apparence, vont tomber dans un repère… de sorcières ! A partir de là le film reste divertissant mais hélas plus à la hauteur de son fabuleux prologue. La faute à un script qui va trop dans l’excès et le grand guignol et dans lequel le cinéaste livre toutes ses obsessions et délires, jusqu’à l’écœurement. C’est fort dommage car on retrouve encore ici et là des éclairs de génie, comme la scène du dîner des sorcières ou bien celle du striptease où la jeune sorcière sexy fait jouer à son balai un rôle pour le moins suggestif… En tête de casting (et de ce sabbat un peu dingue) Carmen Maura (Volver) est parfaite mais a tendance à trop cabotiner sur la fin.

ZUGARRAMURDI 3 © 2013 Enrique Cerezo PC, La Ferme!, Arte France

Habitué à livrer des comédies noires excellentes comme Le crime farpait (2004) ou des films de genre délirants comme son premier film Action mutante (1992), Álex de la Iglesia propose avec Les Sorcières de Zugarramurdi un mélange des genres pas toujours bienvenu mais bourré de bonnes idées de mise en scène, un spectacle cependant frustrant car pas passé loin d’être le chef d’œuvre de Álex de la Iglesia.

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