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Vous serez ma reine, d’Anne-Marie Desplat-Duc (Editions Jeanne & Juliette)

Vous serez ma reine, d’Anne-Marie Desplat-Duc (Editions Jeanne & Juliette)

Les éditions Jeanne & Juliette nous proposent des sagas historiques et romanesques comme, Vous serez ma reine.
Virginie Bégaudeau nous offre une belle collection avec la création de cette nouvelle édition, Jeanne & Juliette, qui proposent des romans aux notes contemporaines qui subliment l’Histoire. « Allier modernité, passion et qualité, c’est l’ambition des éditions Jeanne & Juliette. »

Publik’Art vous a déjà fait découvrir 2 formidables romans : 
Héloïse, Les fleurs du sérail et La fille du bourreau .

Aujourd’hui, c’est une histoire incroyable que nous conte Anne-Marie Desplat-Duc : la vie de Marie Mancini, Vous serez ma reine.
Nous voilà plongés au XVII siècle ! Marie Mancini est une nièce du cardinal Mazarin. Elle n’est pas jolie comme ses sœurs, mais elle est intelligente et vive. Le cardinal l’a fait venir de Rome à la cour de France. Très vite, elle devient amie avec le roi Louis XIV, alors qu’elle n’est qu’une adolescente.

Et le roi lui promet qu’un jour, elle sera sa reine. Marie a vraiment été son 1er amour. Toute sa vie, Marie va espérer que le roi va revenir vers elle… Elle va subir de terribles injustices, durant toute sa vie, et de nombreux séjours au couvent ! Marie était une femme en avance sur son temps, qui n’a jamais supporté être si mal considérée. C’était une rebelle, et elle n’avait peur de rien ! Une femme hautement intelligente et cultivée.

Avec Vous serez ma reine, Anne-Marie Desplat-Duc donne la parole à Marie, avec une plume unique, pour qu’enfin la vérité soit dévoilée sur sa vie. « Ma voix est celle d’une femme que l’on a brimée, opprimée, bâillonnée ». La vie des femmes à cette époque était vraiment terrible !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2025
Auteur : Anne-Marie Desplat-Duc
Editeur : Jeanne & Juliette
Prix : 21,90 €

Sortie du brulot Baby Girl en DVD le 15 mai

Babygirl déconstruit le mythe de la relation amoureuse avec une héroïne travailleuse compulsive et perfectionniste obsessionnelle à la tête d’une success story spécialisée dans le stockage et les entrepôts hyper connectés. Romy Mathis (Nicole Kidman) a tout de la wonder woman, à la tête de son entreprise, mère comblée de 2 adolescentes épanouies et femme follement aimée de son mari (Antonio Banderas). Elle est pourtant intérieurement déchirée par une névrose inexprimable qui la fait rencontrer Samuel (Harris Dickinson), un stagiaire avec qui elle parvient à se libérer. Si le pitch peut sembler cousu de fil blanc, son déroulé tient en haleine avec une évolution du personnage assez intéressante.

Une femme manipulatrice? Ou manipulée?

Entre les promesses de libération de la femme mûre et les ébats promis entre elle et un jeune bellâtre, le film peut faire froncer a priori les sourcils. Pourtant Nicole Kidman donne de sa personne – au sens propre comme au sens figuré – pour donner de la profondeur à ce film. Interdit aux moins de 12 ans, le film ne verse pourtant jamais dans la vulgarité, mais il y a tout de même des scènes de nu frontal. Si le sexe est le sujet principal des discussions, la jeune réalisatrice néerlandaise Halina Reijn évite le voyeurisme gratuit et la complaisance. L’héroïne semble tourmentée presque tout du long, comme si une force intérieure la poussait à faire des choix un peu surprenants. Babygirl va bien au-delà de son pitch a priori racoleur, la relation adultère est traitée comme une thérapie pleine de complexité. Dans la Milf se cache la névrose d’une femme d’âge mûr à la croisée des chemins.Pa

Pas de latex ni de fouet dans un film qui traite l’attirance irrépressible, d’une femme pour un individu qui pourrait lui permettre de retrouver son équilibre. L’indécision est la norme dans un film qui multiplie les scènes de tâtonnements ou de revirement.

Synopsis: Romy, PDG d’une grande entreprise, a tout pour être heureuse : un mari aimant, deux filles épanouies et une carrière réussie. Mais un jour, elle rencontre un jeune stagiaire dans la société qu’elle dirige à New York. Elle entame avec lui une liaison torride, quitte à tout risquer pour réaliser ses fantasmes les plus enfouis…

Une belle BD introspective avec Huis Clos aux éditions La Boite à Bulles, sortie le 14 mai 2025

Si le titre pourrait faire penser au célèbre ouvrage de Jean-Paul Sartre, il n’en est aucunement question ici. Le livre se déroule en Australie avec un road trip à la découverte de la nature. Lukas quitte la ville pour se diriger vers son destin. Il rencontre Paul, à l’apparence solaire mais intérieurement instable, de quoi titiller Lukas et l’aider à mieux se découvrir. La BD est pleine d’enseignement, dans une atmosphère douce et apaisante, propice à la rêverie et à l’introspection.

Synopsis:

Un road-trip introspectif et poétique dans l’outback australien, la rencontre fascinante de deux hommes dans leur fragilité, dans une ambiance contemplative.

Lukas a 25 ans. Depuis tout petit, il se passionne pour la photographie. Alors qu’il termine ses études d’art à Sydney, il entreprend un voyage le long de la côte australienne pour préparer son examen final. De nature solitaire, c’est l’occasion de laisser la grande ville derrière lui, de prendre du recul ainsi que quelques clichés de nature un peu particulière puisqu’il photographie des cadavres d’animaux… 
Sur la route, il rencontre Paul, un jeune homme parti rejoindre des amis à l’autre bout du pays. Être solaire, brûlant la vie par les deux bouts, Paul se révèle pourtant aussi fragile qu’instable. Mais ce jeune bohème dégage malgré lui une poésie déconcertante qui fascine tout autant qu’elle interpelle Lukas.
Au fil de ce road trip qui les conduira en plein cœur du désert, les deux hommes apprendront à se découvrir et à entrevoir des pans de leur personnalité qu’ils ne soupçonnaient pas…
L’histoire d’une fuite en avant, une quête de soi empreinte d’une mélancolie aussi douce que poétique. 

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Naomi Reboul

Nombre de pages / Prix: 256 pages / 29 euros

La légende oubliée de Perceval (Vents d’Ouest)

La légende oubliée de Perceval (Vents d’Ouest)

Les éditions Vent d’Ouest nous proposent une série fabuleuse consacrée au mythe de Perceval : La légende oubliée de Perceval. Le tome 1 est sorti en 2022. Et aujourd’hui sort le tome 2 de cette incroyable saga.
Perceval n’est pas encore chevalier, mais déjà un enfant héros.
Il est toujours accompagné de sa petite fée Noisette, et de l’hermine ! Drôle d’équipage ! Perceval doit rencontrer le roi au plus vite pour le prévenir d’un futur envahissement.
Va-t-il y parvenir ? Et le roi entendra-t-il la voix de cet enfant ?
Sans cheval et sans armure, rien ne sera simple pour Perceval…
Les illustrations sont tout simplement éblouissantes ! Féérique ! A la hauteur de Noisette !
La légende oubliée de Perceval est une très belle saga aussi bien au niveau du scénario que des illustrations !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2025
Auteur : Frédéric Brrémaud
Illustrateurs : Daniela Vetro et Federico Bertolucci
Editeur : Vents d’Ouest
Prix : 14,50 €

Sortie du film maudit La Forteresse Noire de Michael Mann au cinéma en 4K le 14 mai

Atmosphère très sombre pour ce film fantastique dont l’histoire se déroule en Roumanie en 1941. Des troupes nazies découvrent une mystérieuse forteresse noire et ne se doutent pas qu’ils sont sur le point de libérer une force maléfique enfermée entre ses 4 murs. La Forteresse noire est un film maudit, charcuté de ses 3h30 initiales pour devenir un film d’1h30 u peu kitsch au potentiel tué dans l’œuf. Les effets spéciaux sont marqués par les années 80, le film manque de cohérence, c’est un vrai document d’époque dont la Director’s Cut se fait toujours attendre, à découvrir en salles le 14 mai.

Un obscur film fantastique, dans tous les sens du terme

Une atmosphère sombre, brumeuse et hypnotique empreint le film des les premières images. Michael Mann entoure les lieux d’une nimbe mystérieuse qui cache bien des choses. Le contexte de l’histoire et les nazis qui maraudent en Roumanie donnent tout de suite un indice, des forces maléfiques semblent être tapies dans l’ombre. Le film avance et le mystère s’épaissit, la cohérence sur l’origine des différents personnages manque de clarté. Un vieux professeur et sa fille, un nazi retors, un sauveur sorti d’on ne sait où, le film épaissit le mystère et l’intrigue se retrouve tout d’un coup réduit à une sorte d’escape game, sur fond de lutte entre le bien et le mal, le tout sur fond de musique électronique signée Tangerine Dream, rappelant furieusement d’autres musiques d’époque comme dans Scarface ou Midnight Express à base de synthétiseurs et de batteries synthétiques. Le casting, porté par Scott Glenn, Gabriel Byrne et Ian McKellen est de qualité et permet de donner de l’épaisseur au film. Si le film est aujourd’hui renié par Michael Mann, c’est a priori à cause du travail de sabotage du studio à la base d’un montage un peu amateur. Ce deuxième long-métrage réalisé en 1983 se base sur des codes de films d’horreur pour accoucher d’une réflexion oppressante sur la nature humaine et les forces qui se combattent en chacun de nous.

Tiré d’un célèbre roman de Francis Paul Wilson, le film est une vraie curiosité à découvrir en version restaurée 4K pour un vrai shoot estampillé années 80.

Synopsis: 1941, au coeur des Carpates roumaines. Une unité de soldats nazis prend possession d’une mystérieuse forteresse isolée, malgré les avertissements du gardien local. Bientôt, des morts inexplicables frappent les occupants, révélant la présence d’une entité maléfique scellée dans les murs du sombre édifice. Alors qu’un furieux officier allemand cherche à percer l’énigme de ce lieu maudit, un érudit juif et sa fille, arrachés aux camps, se retrouvent contraints de devoir collaborer avec leurs tortionnaires pour élucider ce mystère…

Un nouveau vin blanc à découvrir avec le Château Coquillas 2024 AOP Pessac Léognan (17 euros au Château) du Château de France

Le Château de France adresse régulièrement à Publik’Art des cuvées pour dégustation, comme pour des évènements bistronomiques organisés dans quelques restaurants tels Pasco et Essens’all pour découvrir des vins rouges et des vins blancs Pessac Léognan aux caractères marqués et à la variété saisissante. Ce Château Coquillas 2024 AOP Pessac Léognan de Château de France se compose de 80 % de cépage Sauvignon et 20 % de cépage Sémillon. A l’œil, sa robe est doré clair et lumineuse. Le nez est vif, frais et mûr, floral, fruité poire, abricot et lychee avec une touche d’épices douces poivre gris cannelle. La bouche est fondue, fraîche et gourmande, citronnée et poivrée, longue sur le fruit, minérale saline en finale. Le vin accompagne idéalement une tapenade d’olives vertes, un carpaccio de saumon, des aumonières aux noix
de Saint-Jacques, des filets de rouget, un fondant au citron, une salade d’agrumes ou des sorbets. Distribué en vente directe, en CHR ou chez les cavistes, son prix TTC de vente au Château est 17,00 euros. Un vin blanc à découvrir pour vos évènements gastronomiques familiaux ou avec des amis.

Publireportage:

La famille Thomassin fait partie des plus anciens propriétaires de l’appellation Pessac-Léognan. Le Château de France, qui avait été repris en 1971 par Bernard THOMASSIN, est conseillé depuis 1996 par le laboratoire ROLLAND, et Arnaud THOMASSIN en assure la direction. Cette propriété familiale de 40 hectares en AOC Pessac-Léognan inclut 36 hectares de Cabernet sauvignon et de Merlot pour la production de vin rouge et 4 hectares de Sauvignon et de Sémillon pour la production de vin blanc. Le Château de France rouge et le Château de France blanc se partagent les reconnaissances mondiales. Un domaine qui dispose d’un terroir original : le lieu-dit Ferbos typique de cette région des Graves et – plus confidentiel – une parcelle bien-nommée “Coquillat” qui est truffée de fossiles remontant à 19 millions d’années !

Le Malade Imaginaire plus actuel que jamais sous le regard affûté de Tigran Mekhitarian 

Le Malade Imaginaire plus vivant que jamais sous le regard affûté de Tigran Mekhitarian
Le Malade imaginaire – Mise en scène Tigran Mekhitarian (© DR)

Le Malade Imaginaire plus actuel que jamais sous le regard affûté de Tigran Mekhitarian

Comme pour son adaptation des Fourberies de Scapin, Tigran Mekhitarian a choisi de transposer son Malade Imaginaire, à notre époque. Dans cette appropriation singulière de la langue moliéresque, Tigran Mekhitarian conserve le texte original, mais l’enrichi de séquences personnelles toujours justes (chant, danse, rap) et d’un phrasé nerveux, qui l’ancre pleinement dans l’aujourd’hui et au plus près de son humanité : une réussite.

Contradictions, faiblesses, aveuglement, faux-semblants, coups de théâtre, ironie dramatique, sont à l’œuvre dans ce théâtre qui déborde de toute part et dont l’excès s’accorde à dépeindre les ressorts de l’âme humaine. Car Molière ne parle que des Hommes, de leurs vices et de leurs vertus.

Dans ce chef d’œuvre comique, la croyance en la médecine est de l’ordre de la foi et les machinations burlesques une religion. Cette foi le pousse à adopter des comportements qui choquent autant les mœurs que la raison. Sa fille épousera un médecin, a-t-il décidé, et la pauvre Angélique n’aura pas trop des trois actes de la pièce pour se défaire de ce projet funeste.

Mais la crédulité d’Argan ne se limite pas à sa soumission totale aux préceptes de la médecine. Elle s’étend également aux fausses marques d’affection de sa seconde épouse, qui convoite son héritage, et qui sera démasquée par un subterfuge. Elle trouve enfin un point culminant dans le crédit qu’il accorde à une cérémonie factice qui, au dénouement, le promeut solennellement à la dignité de médecin.

Une langue désacralisée 

Mais la satire sait également faire vibrer la corde sentimentale et advenir une forme de résilience a travers l’amour filial, les échanges amoureux, le sursaut libérateur.

Dans la mise en scène de Tigran Mekhitarian, Argan est un dépressif. C’est là sa seule maladie. Il a la sensation qu’on ne l’aime pas, qu’on ne l’écoute pas. Il se sent seul et n’a pas les mots pour exprimer ce qu’il ressent. Tel un enfant colérique, il attire l’attention par ses caprices, la rage, la haine et la frustration. Dépendant des antidépresseurs qu’on lui prescrit, il est sujet à des perturbations radicales et excessives de l’humeur, et réclame de l’aide en se jouant de lui et des autres.

La modernité de ton qui désacralise le texte, frappe juste et fort. Dans une restitution très actuelle et rythmée, elle fait entendre et résonner comme jamais la solitude intime d’Argan, la rébellion féministe d’Angélique, l’amour inconditionnel de Cléante, l’humanité de Toinette, la perfidie de Béline, la protection de Béralde. Le tout à travers un jeu, des intentions, des images, des chants, un chœur, des scènes rapportées et/ou chorégraphiées qui revisitent le texte et en explore toute sa dimension dramaturgique.

Une vision de l’œuvre servie par des comédiens au diapason et en osmose totale avec ce conte aussi urbain qu’impétueux.

Dates : du 9 au 22 mai 2025 – Lieu : Théâtre de la Concorde (Paris)
Mise en scène et adaptation : Tigran Mekhitarian

J’ai un ami (Milan)

J’ai un ami (Milan)

Les éditions Milan nous proposent un très bel album : J’ai un ami.

C’est l’histoire d’un enfant, sur la plage, au bord de l’océan. Il a un ami, partout où il va… On ne le voit pas son ami. C’est un ami imaginaire ! Mais cela n’est pas grave, il a un ami. Et voilà sa force !

Les illustrations de Lili Wood sont emplies de poésie et accentue le mystère.

Le lecteur pourra interpréter comme il le veut cette jolie histoire d’amitié.

J’ai un ami est un très bel album à offrir dès l’âge de 3 ans ! Il sort aujourd’hui !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 7 Mai 2025
Auteur : Manon Fargetton
Illustrateur : lili Wood
Editeur  : Milan
Prix : 13,90 €

Zélie et Siméon, Amis en toute saison (Bayard Jeunesse)

Zélie et Siméon, Amis en toute saison (Bayard Jeunesse)

Les éditions Bayard jeunesse nous proposent un nouvel album, dans la collection « môme » : Zélie et Siméon, Amis en toute saison.

Zélie et Siméon sont les meilleurs amis du monde. Et pourtant, ils ne se ressemblent pas !
Zélie est un écureuil. Elle adore bricoler.
Siméon est un lapin. Il adore dessiner.

Ils décident de faire une pyjama party. Mais Siméon a peur du noir… Va-t-il réussir à gérer ses angoisses ?

Un autre jour, ils décident de construire une cabane. Mais ce ne sera pas si facile que ça… Ils vont  » se prendre la tête  » !

Même les meilleurs amis du monde peuvent avoir des disputes et des déceptions… L’essentiel est de pardonner et de rester amis !

Zélie et Siméon, Amis en toute saison, est un très joli album, à la couverture cartonnée, avec un marque-page intégré, centré sur le thème de l’amitié, avec de belles illustrations.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2025
Auteur : Chloé Alméras
Illustrateur : Chloé Alméras
Editeur : Bayard jeunesse
Prix : 11,90 €

Sortie en blu-ray de la version restaurée en 4K de la Strada le 6 mai 2025

L’un des films les plus connus du cinéma italien a fait l’objet d’une restauration intégrale en 4K. La Strada a fait connaitre Federico Fellini au monde entier lors de sa sortie en 1954. Les 2 héros interprétés par Anthony Quinn et Giulietta Masina, le saltimbanque bourru Zampano et la pauvre enfant vendue par ses parents, Gelsomina, semblent exprimer toute la générosité du monde intérieur du réalisateur, se démarquant ainsi du style néo-réaliste qui était la norme à cette époque, le dépassant pour aboutir à une trajectoire des plus originales.

Un film monde

Le forain ambulant et robuste est une sorte d’ogre qui enserre la jeune et frêle Giulietta Masina dans un carcan où loin de s’enfermer, elle va plutôt s’épanouir. La beauté des vues, l’inoubliable thème intrumental de Nino Rota joué à la trompette, la beauté des paysages italiens, tout concourt à faire du film une fable humaniste et lyrique, un film nostalgie sur une époque révolue. Une pluie de récompenses s’abattît sur le film, Lion d’argent à Venise en 1954, Oscar du meilleur film étranger en 1957, confirmant ainsi la consécration mondiale du réalisateur et de ses 2 interprètes. Les personnages issus de milieux populaires et marginaux manquent de tout mais parviennent à habiller la grisaille environnante d’espoir et de sourires avec humilité et sincérité. Parti sur les bases formelles du néo réalisme avec des tournages dans la rue, des décors authentiques, des acteurs pour la plupart non professionnels, Fellini parvient à capter toute tout la crudité du monde avec une belle authenticité dans cette fable où l’innocence enfantine parvient à avoir raison de la cruauté du monde.

L’édition 2 blu-ray contient également le film Fellini, Je suis un grand menteur et 2h30 de bonus supplémentaires pour s’immerger complètement dans l’univers d’un film qui a marqué l’univers cinématographique universel.

Synopsis:Gelsomina a été vendue par sa mère a Zampano, qui la brutalise et ne cesse de la tromper. Ils partent ensemble sur les routes, vivant misérablement du numéro de saltimbanque de Zampano. Surgit Il Matto (le fou), violoniste et poète, qui seul sait parler à Gelsomina.

Pathy télépathe (Bayard jeunesse)

Pathy télépathe (Bayard jeunesse)

Les éditions Bayard jeunesse nous proposent une nouvelle série : Patty télépathe.

C’est l’histoire d’une petite fille qui a un don incroyable : elle peut lire dans les pensées des autres ! C’est un pouvoir assez incroyable ! Et cela aide vraiment pour obtenir les réponses à une interro en classe ! Et elle peut aussi protéger les autres… Elle découvre que la dame de la cantine déteste les enfants et tant de pensées indiscrètes !

Chaque page nous fait rire ! Et on envie Patty, la télépathe aux cheveux bleus ! On adore les dessins tellement parlants !

Pathy télépathe, On ne peut rien lui cacher, tome 1, vient de sortir ! On attend déjà avec impatience le tome 2 !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2025
Auteur : Lewis Trondheim
Illustrateur : Lewis Trondheim
Editeur  : Bayard Jeunesse
Prix : 10,50 €

The Bousculaires dévoile leur nouvel album électro et dansant avec Le sourire de Véga le 2 mai

Le duo de The Bousculaires, anciennement appelé Anatomie Bousculaire s’est mis au travail pour dévoile leur premier album nommé Le Sourire de Véga. Anecdote croquignolette, le groupe s’est formé au Pulp, célèbre club lesbien de la capitale. Comme de bien entendu, l’album est parfait pour de belles nuits blanches musicales passées à se déhancher.

Un album qui déchire

Anatomie Bousculaire était plutôt orienté rock alternatif, ce que les nombreux fans ont pu apprécier pendant 10 ans de carrière parsemé de plus de 400 concerts en France et dans toute l’Europe. Les 2 membres du groupe Cécile et Alice ont décidé de devenir The Bousculaires pour promouvoir un son neuf porté par une belle énergie. Information de la plus grande importance, Alex Gopher officie au mastering, on comprend mieux l’origine des rythmiques imparables et des mélodies qui hypnotisent. Dixit The Bousculaires elles-mêmes, l’album est idéal pour danser, se lâcher, s’emballer, se toucher, s’embrasser, se rouler dans la boue et se raconter des histoires. Cécile et Alice mettent l’auditeur dans l’ambiances des clubs Pulp ou Rex, la musique est très orientée électro indé avec un univers qui mélange rock, new wave et punk pour le plus grand bonheur des heureux acquéreurs de l’album. Le duo aime à dire qu’elles se réclament de glorieuses ainées comme Rebeka Warrior, Léonie Pernet et Maud Geffray. Même si les boites de nuit ne sont plus vraiment à la mode depuis la crise sanitaire du Covid, les plus anciens se souviendront des années 90 avec ses illustres lieux de la nuit, avec le Queen en tête, impossible de ne pas avoir une furieuse envie de danser à l’écoute de l’album.


The Bousculaires enchaine les concerts pour promouvoir leur premier album, d’abord au Luxembourg et en Allemagne avant de retrouver la France prochainement. Jetez y un coup d’oreille, ça vaut le coup!

« Les Fausses Confidences » sous la magie d’Alain Françon

"Les Fausses Confidences" sous la magie d’Alain Françon
Photo © Jean-Louis Fernadez

« Les Fausses Confidences » sous la magie d’Alain Françon

Georgia Scalliet (Araminte) et Pierre-François Garel (Dorante) magnétisent ce Marivaux, où se révèlent entre esquive et intrigues les vertiges de l’amour, dans une mise en scène aussi subtile que fascinante d’Alain Françon.

Le théâtre de Marivaux est tout un art, l’art même du théâtre, où il est d’usage d’orchestrer des stratégies amoureuses avec sa part d’imprévu. Si le cœur est une forteresse, alors il faut déployer des trésors d’ingéniosité pour s’en emparer. Il y a dans ce goût du calcul et de l’improvisation, une certaine dose de mystification. Mais ce n’est qu’une étape nécessaire pour obtenir, à la fin, le cœur de celui (ou celle) qu’on convoite ardemment.

La riche veuve, très convoitée, est ici une femme libre et intrépide, d’une infinie modernité sous le regard d’Alain Françon, qui n’entend pas se faire dicter ses émotions et sa vie, là où le poids des conventions et de son statut social ne sauraient pourtant l’éloigner des intérêts de sa condition. Mais c’est sans compter sur Dorante, désargenté, prêt à séduire la belle dont il est fou amoureux et aidé en cela par son ancien valet, Dubois (Gilles Privat), grand manipulateur et propagateur de confidences, vraies ou fausses, afin d’arriver à ses fins.

Entre-temps ce sera savamment explorée la confusion des sentiments à l’abri de multiples malentendus, machinations diverses, révélations et dissimulations, émois et aveux, mettant à l’épreuve les personnages dans un processus chaotique et initiatique avant qu’ils ne puissent se révéler à eux-mêmes.

La langue polie, experte, de Marivaux, délestée ici de toute emphase, porte à son paroxysme le sous-entendu, le double registre, les non-dits et la manipulation, insufflant un décalage constant entre ce qui est montré ou dit et ce qui se trame à l’intérieur des protagonistes.

Car elle ne laisse jamais oublier qu’à tout moment la musique intranquille des sentiments peut tourner à la cacophonie, voire au chaos.

Une parole donc qui constitue l’intrigue et se trouve au centre du dispositif. Mais aussi de la lecture limpide, cristalline, d’Alain Françon, qui fait entendre toutes les impulsions et gradations de la passion humaine.

Un magicien de la scène

Alain Françon est un magicien de la scène. Sa direction d’acteurs, sa précision de tous les instants, son imaginaire au service du texte, assorti d’une gestuelle clownesque et céleste des comédiens, mobilisent complètement le spectateur, propice à un questionnement de l’âme et de ses affres existentielles.

La mise en scène fluide, chorégraphique, captivante d’Alain Françon scrute avec grâce et légèreté, les soubresauts de la passion naissante, intrigante et enivrante.

Dans un décor faussement classique à l’épure abstraite, sur fond de musique rock entre les actes, il se charge du poids des mots et du langage, cristallisant ainsi la force et la diablerie de cette comédie piquante.

Georgia Scalliet, héroïne affranchie, est éblouissante aux prises avec son vertige amoureux qui la voit se laisser attirer par un homme socialement inférieur, en échappant aux bienséances et au règles sociales prédestinées, dans un jeu en perpétuel réinvention. Tandis que Pierre-François Garel (excellent) est cet amoureux sentimental, transi, et décalé. Une mention spéciale aussi pour les seconds rôles dont la mère, Madame Argante, (Dominique Valadié) est hilarante en maîtresse femme et dame de fer.

Dates : du 16 avril au 25 mai 2025 – Lieu : Théâtre de la Porte Saint-Martin (Paris)
Mise en scène : Alain Françon

« Le Rêve et la Plainte », Marie-Antoinette en goguette mais pas que ! 

"Le Rêve et la Plainte, Marie-Antoinette en goguette mais pas que !
© Charlotte Fabre

“Le rêve et la plainte”, Marie-Antoinette en goguette mais pas que !

Marie-Antoinette et la Princesse de Lamballe prennent le thé dans le salon du Petit Trianon de Versailles, vêtues de leurs splendides robes rococo… Et tout de go, la reine déclare : « Alors j’ai commencé un bac STT option puériculture puis j’ai fait BTS-commerce parce que j’avais pas vraiment de choix de carrière ». Etonnant non !

Car en fait, nous sommes à Nice, où ceux qui reçoivent sont très satisfaits de leur nouvelle cuisine MOBALPA et dissertent allègrement de son aménagement…

Des scènes de la vie quotidienne mais pas que où chacun tient son rôle et sa position pour mieux en singer l’air du temps à travers un télescopage de haut vol entre monarchie à bout de souffle et V République sans foi ni loi !

Entre le XVIII et le XXIe siècles, il n’y a qu’un pas…

Bercée par les notes douces d’une musique baroque spécialement composée pour l’occasion, on dévisse donc de tout et de rien pour combler un vide abyssal et déjouer une peur sous-jacente de finitude. Dans une atmosphère de fin de siècle et une attitude aussi contemplative que loufoque, on voit les protagonistes, malgré une menace diffuse, faire preuve d’une gaieté inébranlable et d’un sens du devoir.

Une représentation allégorique du passage du temps qui cristallise une vacuité des passions et des activités humaines et révèle l’envers du décor sur un ton doucereux : vanité, désœuvrement, et peinture sociale sont à l’œuvre à travers un couple royal à la faconde méridionale et un peu barré qu’un pique-nique avec quadras motorisés nous confronte au réel.

Le tout jalonné d’une poésie du vide, d’un humour subtil, d’une mélancolie singulière et inquiétante, d’une absurdité de la profondeur, d’une omniprésence du décalage en tant qu’écriture théâtrale portée par Nicole Genovese, du jeu carnavalesque et de ses masques, d’une certaine idée du hors du jeu et d’un trompe l’œil face au réel. En un mot la grande classe !

La troupe dans cette fuite en avant est formidable de surréalisme, d’audace, de générosité et d’inventivité. Mention spéciale à Robert Bogdan Hatisi et Nabila Mekkid en couple royal dont la niaiserie attendrissante de Louis XVI n’a d’égale que la bienséance souveraine, acidulée et méditerranéenne de la reine !

A l’abri d’une esthétique baroque et enjôleuse dans un geste sûr de Claude Vanessa, la troupe éprouve, pour mieux s’en moquer mais aussi les revisiter, les formes de la représentation théâtrale. Un geste salutaire et unique.

Dates : 2 au 25 mai 2025 – Lieu : La Tempête
Texte : Nicole Genovese – Mise en scène : Claude Vanessa

Ca commence par une goutte (Glénat jeunesse)

Ca commence par une goutte (Glénat jeunesse)

Les éditions Glénat jeunesse nous proposent une collection documentaire pour les enfants, dès 5 ans. Publik’Art vous a déjà fait découvrir : Ca commence par une fleur.

Aujourd’hui nous partons à l’aventure avec une goutte d’eau et le jeune lecteur va découvrir le cycle de l’eau. C’est toujours très bien documenté, avec de très belles illustrations. La page de couverture est superbe, avec une grosse goutte d’eau en découpe.

Ca commence par une goutte, puis par un ruisseau, puis un fleuve… Les hommes vont créer des barrages, ce qui va produire de l’électricité… L’eau va continuer son périple sur la terre… Et enfin, après une très longue course, la goutte d’eau va se jeter dans la mer.

A la fin de l’album, le lecteur découvrira une carte-poster, sur le cycle de l’eau. L’eau nous donne la vie, à nous humains mais aussi à la flore et à la faune !

Ca commence par une goutte est un très bel album, scientifique, à la portée des enfants dès l’âge de 5 ans, qui nous incite à prendre conscience de l’importance de l’eau.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2025
Auteur : Mary Auld
Illustrateur : Lou BAker Smith
Editeur  : Glénat Jeunesse
Prix : 10,90 €

Les derniers dinosaures (Bayard Jeunesse)

Les derniers dinosaures (Bayard Jeunesse)

Les éditions Bayard jeunesse nous proposent une nouvelle collection d’albums jeunesse : Môme.
Ce sont de beaux albums, adaptés aux enfants, conçus avec les enfants, lus en classe dès les premiers coups de crayon, pour avoir leurs avis ! Publik’Art vous a déjà fait découvrir : La maison maman.
Aujourd’hui, dans cette même collection, le lecteur va tout découvrir sur : Les derniers dinosaures.
Un album très coloré et empli d’humour ! Un joli album que le jeune lecteur pourra dévorer des yeux sans se faire dévorer par un dinosaure !
Les derniers dinosaures est une très chouette histoire qui va plaire à nos petits !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2025
Auteur : Géraldine Collet
Illustrateur : Claire Schvartz
Editeur : Bayard jeunesse
Prix : 12,90 €

Maurice Béjart à l’Opéra Bastille, l’âme dansée sur France 4, le 29 avril à 21h00

Maurice Béjart à l'Opéra Bastille Bas, l'âme dansée
Boléro (© Laurent Philippe – OnP)

Maurice Béjart à l’Opéra Bastille, l’âme dansée sur France 4, le 29 avril à 21h00

Le Ballet de l’Opéra rendait hommage à son ancien chorégraphe phare disparu il y a 15 ans, Maurice Béjart, en présentant trois œuvres créées dans les années 1970 : L’Oiseau de feu, Le Chant du compagnon errant et le mythique Boléro. Une captation du ballet présenté à Bastille en mai 2023 est diffusée sur France 4, le 29 avril 2025 à 21h00.

Une grammaire chorégraphique toujours lisible et fluide qui consacre avec cette marque si particulière, l’expressivité du geste à l’exaltation de la musique, surfant sur les bases de la danse classique et académique tout en impulsant une modernité emprunte des courants néo-classiques et modernes.

Elle est servie ce soir à la perfection par le corps de ballet emmené par les Etoiles Mathieu Ganio, Germain Louvet, Hugo Marchand, et Amandine Albisson où la danse dans une épure totale et graphique imprime des images fortes, des tableaux en mouvement, et une géométrie des corps à l’unisson.

Puissance expressive et plasticité scénique 

« Tant que la danse sera considérée comme un rite, rite à la fois sacré et humain, elle remplira sa fonction ». Issue des Mémoires de Maurice Béjart, cette définition de la danse s’applique parfaitement au Boléro entre la Mélodie, rôle mythique pour soliste et le Rythme, lui, représenté par les danseurs.

Un soliste donc sur une table rouge, en l’occurrence Amandine Albisson (souveraine) d’une sensualité à fleur de peau dont la posture féline s’imprègne avec force de la chorégraphie, qui répète inlassablement le même balancement sensuel et lascif, sous le regard de quarante danseurs assis sur des chaises et qui l’entourent.

Obscur objet du désir et qui, jusqu’à sa délivrance, se charge de son emprise où sur une musique obsédante – une chorégraphie fascinante à l’abri d’une danse organique, répétitive – la possession vénéneuse se fait de plus en plus intense sur le crescendo obsessionnel de la partition, jusqu’à son épuisement sacrificiel. Le tout dans une puissance expressive et plasticité scénique à couper le souffle.

Image finale saisissante qui voit alors l’héroïne disparaître sous le corps de ballet et après un rituel aussi intense que brûlant. Bravo !

Date : 29 avril 2025 sur France 4 à 21h00
Chorégraphie : Maurice Béjart

Nos étoiles filantes, de Laure Manel (Michel Lafon)

Nos étoiles filantes, de Laure Manel (Michel Lafon)

Laure Manel est déjà une auteure bien connu du public.

La délicatesse du homard, c’est elle !
La mélancolie du kangourou, c’est également elle !

Que des grands succès !

Et aujourd’hui, elle nous livre un beau roman : Nos étoiles filantes.

C’est un roman qui raconte une histoire triste mais qui n’est pas triste ! C’est un hymne à la vie.

Fanny est une survivante et elle a du mal à accepter cela. Pourquoi est-elle encore en vie, après ce tragique accident ? Pourquoi son futur mari est-il mort et pas elle ? Et ses amis aussi ?

L’auteure aborde des thèmes difficiles, comme la mort, la dépression, le sens de la vie, la mariage post-mortem, la culpabilité, l’envie de vivre ou de mourir… et la présence des autres…

L’exil de Fanny au Canada est un régal pour le lecteur ! Ca donne envie d’aller au Québec !

Nos étoiles filantes, de Laure Manel est un livre attachant qui pose les bonnes questions !

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2025
Auteur : Laure Manel
Editeur : Michel Lafon
Prix : 20,95 €

« Le Dragon » survolté de Thomas Jolly, sur France 2

"Le Dragon" survolté de Thomas Jolly
« Le Dragon » | © Nicolas Joubard

« Le Dragon » survolté de Thomas Jolly diffusé sur France 2, le 28 avril à 23H40

Figure reconnue de la scène contemporaine, Thomas Jolly aime mettre en scène des monstres politiques assoiffés de pouvoir et de cruauté : « Henri VI » marathon théâtral de 18 h (Molière 2015), « Richard III », « Eliogabalo » donné à l’Opéra Garnier, ou encore « Thyeste », fresque radicale sur fond de haine entre deux frères rivaux, d’infanticide et de cannibalisme.

Aujourd’hui, il s’attaque au texte d’Evgueni Schwartz, « Le Dragon ». Une parabole, éminemment politique, qui utilise le motif du conte et du fantastique pour dénoncer les mécanismes d’un système totalitaire attaché à déconstruire ce qui fait humanité, et interroger les forces de résistance face à une tel pouvoir démoniaque.

Depuis quatre siècles, un dragon à trois têtes règne en despote sur une ville imaginaire. Les autorités locales, complices et serviles, se plient à tous les caprices du monstre dont celui de sacrifier plusieurs têtes de bétail par jour et une vierge chaque année, jusqu’à l’arrivée de Lancelot.

Un jeu survolté

Une oppression à laquelle la population s’est habituée, jusqu’à ce jour de libération où le valeureux chevalier Lancelot, après un combat héroïque, triomphe du monstre dominateur.

« Le Dragon » nous rappelle toutefois que se débarrasser d’un tyran n’est pas abattre une tyrannie. Que l’asservissement d’une société toute entière n’est possible qu’avec son consentement actif, résigné ou inconscient. Car désormais libérée, la cité heureuse mais dépourvue de guide, s’apprête pourtant à basculer de nouveau dans une autre servitude.

Sous une forme féérique mais empreinte de raillerie, la fable noire, aux accents ravageurs, nous plonge au cœur de l’oppression, la soumission, l’affrontement ou encore la fausse illusion de l’homme providentiel.

Thomas Jolly s’empare avec l’univers qu’on lui connait de ce comte fantastique, qu’il habille d’une scénographie mortifère entièrement composée de noir et de blanc, sertie d’un faisceau de lumière qui découpe l’espace.

A l’abri d’une esthétique baroque, de lumières sculptées au laser, d’effets spéciaux et d’une ambiance sonore qui électrise la violence sourde et font leur effet, le dramaturge souligne, à gros traits, le grotesque des personnages, devenus une caricature d’eux-mêmes, dans ce système contrôlé par la peur et la servitude volontaire.

Un parti pris où le jeu appuyé et démonstratif des acteurs qui se font aussi entendre bruyamment, affaiblit la noirceur et la portée politique du propos où les enjeux, toujours actuels, restent toutefois lisibles et percutants.

Les comédiens incarnent à l’unisson ces personnages, tour à tour humains et lâches, glorieux et monstrueux, aux prises avec leurs certitudes et leurs déraisonnables complexités.

Date : 28 avril 2025 sur France 2 à 23h40
 Mise en scène : Thomas Jolly

Découverte de la cuvée Mâcon Rosé des Orfèvres du Vin

Les Orfèvres du Vin ont déjà fait découvrir sur Publik’Art leurs cuvées Mâcon Rosé 2021 et Mâcon Rosé 2020 pour des sentiments plutôt satisfaisants. C ‘est au tour de la cuvée 2023 de subir une dégustation très concluante.

Un vin rosé de caractère

Le Mâcon rosé 2023 des Orfèvres du vin n’a rien à voir avec les rosés habituels du sud de la France, à la couleur rosé délavée et aux teintes très mièvres. Pas de carte postale ni de parasol au programme avec ce vrai vin de table pour les tablées amicales et une cuisine sincère pourvue de plats qui demandent du répondant. Sa structure est revigorante et sa bouche a du fond. Composé de cépage Gamay,
le rosé arbore à l’œil une belle robe orangée. Le nez est intense avec des senteurs de fruits rouges bien mûrs et des notes florales élégantes. La bouche est suave et bien charnue, la conclusion est évidente, ce rosé a une vraie personnalité. Il accompagne idéalement une paëlla aux saveurs iodées, des fritures croustillantes des bords de Saône ou une pizza partagée entre amis. Servi entre 8° et 10°, il est proposé au prix de 7€ TTC la bouteille ou 6,50€ à l’unité en carton de 6.

Publireportage:

Fondée en 1929, la cave regroupe l’équivalent d’un gros Domaine avec 60 adhérents. Les Orfèvres du Vin sont devenus au fil des années des artistes autant que des artisans. Car c’est réellement tout un art de développer une telle palette de 15 appellations de qualité constante, sur 120 hectares, cultivés et soignés dans la plus pure tradition vigneronne. Et il faut tout le talent et tout le savoir-faire d’artisans passionnés par leur métier et amoureux du Mâconnais pour élever années après années des vins blancs et rouges qui se distinguent régulièrement dans les concours régionaux et nationaux. Situés aux portes du Mâconnais, les Orfèvres du Vin sont depuis toujours attachés à donner leurs plus belles lettres de noblesse aux cépages phares de la région : l’Aligoté bien sûr, mais aussi l’inimitable Chardonnay ainsi que le Gamay et le Pinot noir. Pour vos destinations de loisirs et de week-end, le chai est situé idéalement dans un écrin de verdure au départ de la Voie verte Mâcon-Cluny, face à la Roche de Solutré. Le circuit du Val Lamartinien, ou encore le circuit des églises romanes, achèveront de vous dépayser dans un cadre touristique et culturel authentique et varié.

Dégustation des très recommandables cuvées Terre Natale et Les Vallons de la nouvelle gamme de Champagne Vaucelle

La Maison Thomas Cheurlin a commencé à communiquer sur la création de la marque premium Champagne Vaucelle et les dégustations ont eu lieu lors du salon Wine Paris. Cette nouvelle gamme est accessible à tous et sera présente chez les cavistes, sur les tables de restaurants et à l’export. Pour la précision, Vaucelle signifie « Petite Parcelle » ou « Vallon/Vallée » en vieux champenois. 6 champagnes, constituent la gamme de la Maison Vaucelle avec des déclinaisons adaptées à tous les gouts et moments de
consommation. Champagnes classiques, cuvées plus spécifiques avec vieillissement sous-bois, cépage rare, vieillissement sur lattes ou millésimé, 2 d’entre les ont été dégustées pour des vrais coup de cœur, le champagne Terre Natale et le champagne Les Vallons.

Dégustation de la cuvée Terre Natale

Ce champagne Blanc de Noirs est constitué de 100% de cépage Pinot Noir. La particularité de cette cuvée est que 30% du vin vieillit un an dans un foudre en chêne. A l’œil, la robe est couleur or lumineuse, avec une bulle fine. Le nez est complexe, avec des notes de fruits rouges et de fruits jaunes, avec des touches de miel et une note toastée. La bouche est ronde et harmonieuse entre fruit, fraicheur et matière, finement épicée, longue sur la pomme et les fruits secs, la finale est de couleur minérale. Le champagne se déguste idéalement avec un cake au saumon, un pâté en croute, une volaille farcie, de la blanquette de veau, et des macrons en dessert ou du pain d’épices.
C’est un excellent champagne proposé au prix de vente TTC au caveau de 38.00€.

Les Vallons

La cuvée Les Vallons est un champagne Brut non millésimé, composé de 70% de pinot noir et 30% de chardonnay. Le champagne est produit à partir des grappes de plusieurs parcelles du domaine sur différentes vallées avec une belle exposition (L’Ource, La Seine et l’Arce). A l’œil, la robe est or clair avec une bulle abondante et fine. Le nez est ouvert, expressif et délicat, avec des notes de fleurs, agrumes et fruits blancs, en plus de touches de noisette. La bouche est harmonieuse, équilibrée et remplie de fraicheur, avec une longue persistance en bouche. Le champagne accompagne très bien une terrine de poisson, des poissons blancs, des crustacés et de la volaille. Proposé au prix de vente TTC au caveau de 29.00€, c’est un champagne brut à découvrir.

Publireportage: Les mots de Thomas Cheurlin: Soucieux de l’héritage de la maison au fil des générations, mon objectif reste de faire naître des champagnes à mon image et ma philosophie avec une devise simple : élaborer des champagnes authentiques, proches de ma nature et de nos terroirs. C’est pourquoi je voulais créer une marque où je pourrais le faire tout en gardant les traditions familiales et c’est tout ce qu’on retrouve avec Champagne Vaucelle.

Un triptyque chorégraphique à la vitalité contagieuse par l’Opéra Ballet Vlaanderen

Un triptyque chorégraphique à la vitalité contagieuse par l'Opéra Ballet Vlaanderen
Photo DR

Un triptyque chorégraphique à la vitalité contagieuse par l’Opéra Ballet Vlaanderen

L’Opera Ballet Vlaanderen déploie avec cet opus un programme ambitieux qui tisse un dialogue entre trois générations de chorégraphes, convoquant ainsi Trisha Brown, Anne Teresa De Keersmaeker et Jan Martens dans une même énergie de vitalité et de rupture. La soirée s’impose comme un manifeste pour la danse contemporaine, où le langage des corps devient à la fois un instrument d’émancipation et de sublimation des codes.

Trisha Brown ou l’art de défier l’apesanteur

Avec « Twelve Ton Rose », la pionnière américaine confirme son art de l’abstraction dansée. Les interprètes, guidés par la musique dodécaphonique d’Anton Webern, composent une géométrie mouvante où chaque geste semble naître d’une nécessité organique et résonner avec une musicalité propre.

Les mouvements fluides, hérités de sa recherche sur la release technique, créent une illusion de légèreté aérienne qui masque une rigueur mathématique – un équilibre typiquement brownien entre liberté et contrainte. Loin de toute démonstration, les danseurs virtuoses font entendre la voix intérieure de la pièce, habités par cette capacité à interpréter l’abstraction sans jamais la dessécher. Du grand art.

Anne Teresa De Keersmaeker et le mantra du minimalisme

« Fase », pièce culte de 1982, révèle toute sa puissance hypnotique dans cette reprise. Les danseuses du Ballet de Flandre s’emparent de cette partition fondatrice avec une rigueur géométrique qui ne cède jamais à la froideur.

Les corps, soumis au principe du décalage de phase cher à Steve Reich, se frôlent, s’éloignent, se retrouvent, tissant un miroitement de formes qui ne cesse de se réinventer.

Ici, chaque infime variation devient événement, chaque glissement de synchronie, une révélation. La précision des interprètes, leur endurance, leur capacité à rendre palpable la tension entre répétition et mutation, est un spectacle total.

Jan Martens, héritier iconoclaste

Jan Martens avec son regard actuel se joue du mouvement et du concept. « On Speed » est un tour de force physique où le clavecin de Stephen Montague propulse le danseur dans une frénésie maîtrisée.

David Ledger, dans un clair-obscur presque inquiétant, offre une performance où la tension du torse, les secousses du corps, semblent traduire une lutte intérieure, une urgence frénétique.

Dans « Graciela Quintet », la pureté des lignes, l’exigence rythmique, témoignent de cette volonté de relier la danse à la musique la plus actuelle, tout en maintenant un dialogue constant avec l’histoire du geste.

Entre abstraction pure et narration suggérée, ce programme impose une certaine idée de la danse comme laboratoire des possibles. Loin des effets faciles, les trois chorégraphes nous offrent une expérience sensorielle exigeante, où chaque pas interroge notre rapport au temps, à l’espace et à la mémoire créative.

Un pari réussi qui confirme la vitalité du Ballet Vlaanderen comme creuset inventif de la danse européenne.

 Dates : du 24 au 26 avril 2025 – Lieu : La Villette (Paris)
Chorégraphes : Trisha Brown – Anne Teresa De Keersmaeker – Jan Martens

Vivons ensemble (Glénat jeunesse)

Vivons ensemble (Glénat jeunesse)

Les éditions Glénat jeunesse nous proposent un très bel album sur le thème de : Vivons ensemble.

C’est un très bel album à la couverture cartonnée, avec de nombreuses découpes, page après page.

Cet album, très joliment illustré, va faire prendre conscience au tout-petit qu’il est unique mais qu’il n’est pas seul ! Car nous sommes tous uniques ! Mais nous avons besoin des uns des autres pour vivre !

Vivons ensemble célèbre l’amitié, notre plus grand trésor !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2025
Auteur : Britta Teckentrup
Illustrateur : Britta Teckentrup
Editeur  : Glénat jeunesse
Prix : 13,90 €

Un chef d’œuvre de la littérature interprété avec force par Aurélien Houver dans Vipère au poing au Lucernaire

Le Lucernaire laisse le champ libre dans à l’adaptation de Vipère au Poing la salle du Paradis, roman largement autobiographique de Hervé Bazin publié en 1948. L’ouvrage décrit l’enfance et l’adolescence du narrateur, Jean Rezeau surnommé Brasse-Bouillon dans un contexte familial tendu. Sa mère Paule Rezeau détient le surnom pas très flatteur de Folcoche et se révèle une mère plutôt cruelle et très peu aimante. Le huis clos entre la mère indigne et ses 3 enfants martyrisés est transformé en un seul en scène très inspiré qui prend le public à la gorge.

Un seul en scène éblouissant

Ce sont 3 tableaux noirs d’écolier et une myriade de chaises renversées qui accueillent les spectateurs, vestiges de ce qui semble être un champ de bataille. Des gribouillis parsemés de fautes d’orthographe (Confaisser?), des dessins et des initiales d’enfants attirent d’abord l’attention, avec en sus ses petits bouts de papier dont on ne sait s’ils sont déchirés ou abandonnés. Quand le massif Aurélien Houver déboule sur scène, les mots se bousculent dans son gosier, lui tout pressé de raconter les quelques années où lui et ses 2 frères ont subi les avanies d’une mère sadique et atrabilaire. Le canevas du livre est respecté à la lettre. Durant l’été 1922, les 2 ainés Jean et Ferdinand doivent retrouver leurs parents après avoir été élevés par leur grand-mère paternelle dans le château familial de la Belle-Angerie au nord d’Angers. Mais la mort de cette dernière oblige les parents, Jacques et Paule Rezeau à quitter la Chine où le père enseignait dans une université de Shanghai pour revenir s’occuper de leurs enfants. C’est avec impatience et curiosité que les 2 enfants attendent leurs parents à la gare. La rencontre est prémonitoire de la suite des évènements. Ils se jettent sur leur mère comme le ferait tout bon enfant pour l’embrasser mais elles les repoussent violemment, la suite sera du même acabit. Il faut une sacrée dose de talent pour tenir le public en haleine avec une histoire partie sur des bases aussi triste, Aurélien Houver n’en manque heureusement pas. Avec une diction tantôt fiévreuse tantôt à la colère plus rentrée, il s’anime avec dextérité pour 1h15 de spectacle habité par la rage. Les contrariétés se succèdent avec ces repas tendus, ces anecdotes remplies de colère et ces souvenirs qu’il préfèrerait oublier. Mais le narrateur tient bon face à un ennemi mortel à qui il ne veut pas céder un pouce de terrain. Le comédien finit par avouer que cette mère détestable se félicitait d’une telle éducation à la (très) dure pour préparer ses progénitures à la dureté de la vie à venir. La mise en scène de Victoria Ribeiro plutôt sobre et allusive contribue à placer le comédien au centre de la focale pour lui permettre de donner le meilleur de lui-même, il y parvient avec force, comme le démontre aisément sa chemise remplie d’une sueur à la hauteur de son implication aussi bien physique que morale dans ces différents rôles. Le public parvient à comprendre qui est cette vipère que le héros tient dans son poing resserré sur un animal dangereux qu’il faut saisir sans hésitation afin de le faire taire, entre la métaphore et l’acte manqué…

Le spectacle se suit comme un match de boxe où les adversaires ne baissent jamais la garde pour rendre coup pour coup. Le comédien interprète chacun des protagonistes avec des postures et des tons de voix caractéristiques, le résultat est à la hauteur de la profondeur du roman, l’auteur aurait adoubé cette adaptation si réussie.

Synopsis:

LA HAINE EST UN LEVIER PLUS PUISSANT QUE L’AMOUR

L’un des plus grands romans de la littérature française pour la première fois au théâtre : un seul-en-scène violent et drôle à l’écriture aiguisée. Jean, dit Brasse-Bouillon, mène avec ses frères une guerre sans merci contre leur mère, une femme impitoyable et cruelle qu’ils ont surnommée Folcoche. Un témoignage vital et incendiaire qui dynamite les conventions traditionnelles de la relation parents-enfants. Entre fiction et autobiographie, Vipère au poing dresse le portrait d’une famille détestable et attachante bravée par le cri de révolte d’un enfant.

Une sanglante partie d’échecs qui fait des membres d’une même famille des ennemis mortels.

Détails:

Du 19 mars au 25 mai 2025, Salle Paradis

La maison maman (Bayard Jeunesse)

La maison maman (Bayard Jeunesse)

Les éditions Bayard jeunesse nous proposent une nouvelle collection d’albums jeunesse : Môme.
Ce sont de beaux albums, adaptés aux enfants, conçus avec les enfants, lus en classe dès les premiers coups de crayon, pour avoir leurs avis !
La maison maman vient de sortir. Il met l’accent sur l’importance de la maman pour le petit enfant ! Il est perdu et il recherche sa maison. C’est alors que de nombreuses maisons-animaux vont vouloir l’aider…
Rien ne le consolera sauf sa maman !
La maison maman est un très bel album, aux illustrations, volontairement naïves et colorées. A lire à nos tout-petits !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2025
Auteur : Jo Hoestlandt
Illustrateur : Léa Decan
Editeur  Bayard jeunesse
Prix : 12,90 €

A LIRE