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Pamela, la femme chaude et brillante du XX° siècle (Albin Michel)

Stéphanie des Horts Albin Michel

Pamela, la femme chaude et brillante du XX° siècle (Albin Michel)

Stéphanie des Horts nous dévoile toute la vie de Pamela Churchill, née Didby. Pamela est une aristocrate anglaise, à l’excellente éducation. Sa vie est un vrai roman, absolument passionnant !

Une biographie captivante

Stéphanie des Horts débute son livre en juin 1938, Pamela a alors 18 ans, et le termine en février 1997, à la mort de Pamela. Vous commencez le livre, vous ne le quittez plus. Car la vie de Pamela est tout sauf monotone ! Pamela aime la vie mais surtout les hommes, aime l’amour, et vit des aventures amoureuses toutes plus incroyables les unes que les autres ! Pamela est jolie, rousse, et à un don particulier : elle sait attirer les hommes dans ses filets. Et surtout, elle choisit ses « cibles ». Elle les choisit toujours beaux et surtout très riches, le plus riches possible. De plus en plus riches ! Paméla épouse à 19 ans le fils de Winston Churchill, Randolph, dont elle est vraiment amoureuse. Mais très vite, elle déchante et Randolph se trouve alcoolique, et violent. Il joue des sommes folles aux jeux et trompe sa femme allègrement. Paméla est malheureuse même si elle a eu très vite un fils avec Randolph. Ce mariage ne durera pas mais elle gardera toujours une relation particulière avec son beau-père, avec qui elle a une relation très privilégiée, et qui va lui apprendre beaucoup sur la vie politique. Son fils, qu’elle appelle Winston, ne sera pas une entrave à sa vie de femme libérée. Car sa seule obsession, c’est l’Homme, en fait, l’homme et l’argent. Un homme non seulement intelligent, mais surtout riche ! Pamela va rendre fou de nombreux hommes car l’amour, c’est son domaine. Aucun homme ne résiste à son charme. Elle est faite pour ça, pour l’amour. Si elle vit de très belles aventures amoureuses, elle est aussi souvent déçue car du jour au lendemain, les hommes ont peur, et l’abandonnent, non sans lui laisser de somptueux cadeaux pour se faire pardonner. Car l’homme est faible. Et Pamela les veut pour elle toute seule. Elle recherche la fortune, le mariage, la grande vie. Et elle ne se trompe jamais. Tous ses amants sont riches, énormément riches.

L’amour mais aussi des déceptions

Si Pamela semble faite pour l’amour, elle subit aussi des chagrins d’amour. Elle aime à la folie le prince Ali Khan qui va, finalement, la laisser tomber pour choisir Rita Hayworth. Elle va se consoler dans les bras de Gianni Agnelli et dira que c’est l’amour de sa vie. Gianni est alors, le grand dirigeant de Fiat. Mais Pamela a trop mauvaise réputation. Vu son succès auprès des hommes, elle est souvent traitée de pute. Mais c’est bien connu, les hommes aiment les putains. Gianni, lui, préfère épouser une princesse, alors que Pamela l’a veillé durant neuf mois, après son terrible accident de voiture.

Très forte personnalité de Pamela

La vie ne lui fait pas de cadeaux, mais il en faut plus pour anéantir Pamela. Elle va continuer sa « chasse » à l’homme. Elle a le sex-appeal que les autres femmes n’ont pas. Non seulement Pamela est libérée, elle ne porte jamais de culotte, mais elle arrive toujours à ses fins. Après Agnelli, ce sera Elie de Rothschild qui la comblera de cadeaux et de bijoux, puis Maurice Druon, Niarchos, et Leland Hayward avec qui elle se marie. Mais son véritable amour, sera Averell Harriman avec qui elle avait eu une liaison, étant jeune. Elle lui avait fait l’amour avec un glaçon. Inoubliable ! Elle le retrouve 30 ans après et là, c’est le grand amour. Il a 80 ans et elle 51 ! Peu importe, elle exige le mariage. C’est Averell qui va lui donner l’idée de soutenir le Parti démocrate en organisant des diners, payants, avec les plus grands de ce monde. C’est comme ça que Pamela, après la mort de son cher Averell, va aider Bill Clinton à accéder au pouvoir ! Elle sera ensuite nommée Ambassadrice des Etats-Unis en France. Enfin la voilà reconnue dans le monde entier comme étant une femme exceptionnelle et non juste une femme qui aime les hommes ! Et une femme immensément riche !

Stéphanie des Horts n’y va pas par quatre chemins pour nous dévoiler la personnalité très chaude de Pamela. Son dernier roman, la biographie de Pamela Churchill, est un pur régal ! On commence le livre, on ne le quitte pas ! Même si la vie de Pamela peut choquer, en fait, on finit par l’admirer, c’était une femme en avance sur son temps !

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Pamela Le livre
« Pamela Churchill va tout donner, son corps, son cul et même son coeur. »

Frivole, ravissante, arrogante, Pamela fait sienne la devise « choisis l’homme qui te mènera à la gloire ». Ils se nomment Churchill, Ali Khan, Agnelli, Sinatra, Harriman, Druon, Rothschild… Ils possèdent un chic fou, le pouvoir, l’esprit et la fortune, ils vont la porter au firmament. Paris, Londres, New York, Washington, la petite aristocrate anglaise aux joues trop rondes traverse bientôt les océans et devient la reine d’un jeu politique dangereux. Du Blitz où elle espionne pour le compte de Churchill aux ors de la république française où elle est l’ambassadrice de Clinton, Pamela Harriman marque le siècle d’une empreinte à nulle autre pareille.

L’auteur
Journaliste et critique littéraire, Stéphanie des Horts est auteur de biographies : La Panthère (JC Lattès), Le secret de Rita, et de romans : La splendeur des Charteris, Le diable de Radcliffe Hall et Le bal du siècle tous publiés chez Albin Michel.

Date de parution : le 2 février 2017
Auteur : Stéphanie des Horts

Editeur : Albin Michel
Prix : 18 € (250 pages)
Acheter sur : Amazon

Résultats concours : Jackie, 10 places de ciné gagnées

Résultats concours : Jackie, 10 places de ciné gagnées

Vous avez été 3037 participants au concours Jackie. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants sont les suivants :

Marie Bichero, Ophélie Yon, Frédérique Cayla, Jérôme Houdet et Thierry Adler

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Black M vient de dévoiler son nouveau clip en grande pompe : Tout ce qu’il faut

Black-M
Black-M © David Delaplace

 Black M vient de dévoiler son nouveau clip en grande pompe : Tout ce qu’il faut

Communiqué de presse

Alors que son album « Eternel Insatisfait » est déjà certifié disque de platine avec plus de 150 000 ventes, Black M vient de dévoiler un nouveau clip en grande pompe !

Après « French Kiss », c’est donc le morceau « Tout Ce Qu’il Faut » feat. Gradur, Alonzo et Abou Debeing qui est mis en images.
Ce clip donne lieu à un étonnant mannequin challenge en compagnie de Cyril Hanouna :

BLACK M
« ETERNEL INSATISFAIT »
Maintenant disponible

Après 800 000 copies vendues de son album « Les Yeux Plus Gros Que Le Monde », Black M revient avec l’opus « Éternel Insatisfait », un album riche aux multiples influences qui marque une belle évolution dans sa carrière.
Alors que l’on retrouve toujours ce qui a fait son succès, du flow et de la mélodie, Black M explore aujourd’hui de nouveaux territoires musicaux, sans jamais perdre son identité.
Bien qu’étant issu de l’un des groupes de rap les plus populaires, l’artiste arrive encore à ouvrir de nouvelles portes : Il s’interroge, évoque des thèmes de société, collabore avec des artistes internationaux (avec Shakira sur le morceau « Comme Moi »),…
Alpha Diallo, alias Black M, prouve avec ce nouvel opus qu’il est prêt pour une carrière au long cours.

Black M part dès le mois d’Avril sur les routes de France pour une grande tournée (Bordeaux, Nantes, Lille, Montpellier,…).

Découvrez les derniers clips issus de l’album « Eternel Insatisfait » :
– « Je suis Chez Moi » : https://youtu.be/hsOqEhMumaw
– « #Askip » : https://youtu.be/S4ufOItdsg0
– « Cheveux Blancs » : https://youtu.be/oGOlv-aBTdM
– « French Kiss » : https://youtu.be/3-GVRJr72LU

Black M en quelques chiffres :
– 1er album « Les Yeux Plus Gros Que Le Monde » certifié disque de diamant avec plus de 800 000 ventes- Plus de 4 millions de fans sur Facebook, plus de 2 millions d’abonnés Youtube, plus de 840 millions de vidéos vues en cumulé,…- …

Album « ETERNEL INSATISFAIT »
Maintenant disponible
Inclus les tubes : « Je Suis Chez Moi », « A L’Ouest » et « #ASKIP »+ des featurings avec : MHD, Shakira, Soprano, Zaho, Gradur, Alonzo et Abou Debeing+ un titre produit par Diplo & Jr Blender & Boaz van de Beatz

Suivez Black M sur :
– Facebook : https://www.facebook.com/Blackmesrimesofficiel
– Twitter : https://twitter.com/bmesrimes
– Instagram : https://www.instagram.com/blackmesrimes
– YouTube : https://www.youtube.com/blackmvevo

Tous en scène, un joli film d’animation musical

Tous en scène
Tous en scène © Universal Pictures International France

Tous en scène, un joli film d’animation musical

Le dernier film d’animation des studios Illuminations, Tous en scène, est une belle réussite. De très beaux dessins sur une très belle musique ! Un film qui va enchanter petits et grands.

Le scénario

Tous en scène est une sorte de comédie musicale dont les acteurs ne sont que des animaux. C’est un peu comme Zootopie, comme dirait ma petite-fille Auxane, mais avec un concours de chant !
Buster Moon dirige un théâtre qui est en train de faire faillite. Il a une idée pour sauver son théâtre : il organise un immense concours de chant avec une récompense pour le chanteur sélectionné. Bien sûr, tous les animaux se précipitent à l’audition. Finalement, cinq seront retenus et feront partie du spectacle final. Tout au long du film, on va suivre la vie familiale de ces cinq chanteurs. C’est drôle, remplis de gags faciles à comprendre, avec toujours une bande originale fantastique. Et des images époustouflantes ! C’est beau, c’est coloré et magique.

La  musique à l’honneur

Il paraît que pas moins de 65 chansons sont entonnées durant tout le film. Tous les registres y passent : des années 1940 à maintenant ! Des passages plus ou moins brefs, mais toujours agréables. On reconnaîtra les voix de Patrick Bruel, Jenifer Bartoli et Elodie Martelet… Pour les tout-petits, le film peut paraître un peu long. C’est son seul reproche. Il peut être vu dès l’âge de 3 ans, sans problème, aucun passage ne faisant réellement peur. Les enfants ont envie de danser sur leurs sièges, et leurs parents seront nostalgiques quant au répertoire musical ! Et pour montrer le succès de ce film, le public a applaudi !

Tous en scène va ravir petits et grands ! De la danse, des animaux, de la musique et une belle histoire !

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Buster Moon est un élégant koala qui dirige un grand théâtre, jadis illustre, mais aujourd’hui tombé en désuétude. Buster est un éternel optimiste, un peu bougon, qui aime son précieux théâtre au-delà de tout et serait prêt à tout pour le sauver. C’est alors qu’il trouve une chance en or pour redorer son blason tout en évitant la destruction de ses rêves et de toutes ses ambitions: une compétition mondiale de chant. Cinq candidats sont retenus pour ce défi: Une souris aussi séduisante que malhonnête, un jeune éléphant timide dévoré par le trac, une truie mère de famille débordée par ses 25 marcassins, un jeune gorille délinquant qui ne cherche qu’à échapper à sa famille, et une porc épic punk qui peine à se débarrasser de son petit ami à l’égo surdimensionné pour faire une carrière solo. Tout ce petit monde va venir chercher sur la scène de Buster l’opportunité qui pourra changer leur vie à jamais.

Sortie : le 25 janvier 2017
Durée : 1h48
Réalisateur : Garth Jennings
Avec : Patrick Bruel, Jenifer Bartoli, Elodie Martelet
Genre :Animation, Comédie, Famille

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Résultats concours : Tony Carreira, 4 places en avant-première pour l’écoute de son album

Le Cœur Des Femmes

Résultats concours : Tony Carreira, 4 places en avant-première pour l’écoute de son album

Vous avez été 576 participants au concours Tony Carreira. Merci de votre excellente participation. Les 2 heureux gagnants sont les suivants :

Christelle Maia de Oliveira et Colette Pinto

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Plus folles que ça tu meurs, un livre écrit par une femme pour les femmes (Flammarion)

Montreal (qc) CANADA – April 2012 file photo- Denise Bombardier Photo via Newscom/idphoto070377/1205260146

Plus folles que ça tu meurs, un livre écrit par une femme pour les femmes (Flammarion)

Denise Bombardier nous dévoile une histoire d’amitié, une histoire de femmes, d’âge mûr, qui n’ont pas de secret l’une pour l’autre. Si vous êtes une femme et que vous avez passé la cinquantaine et que vous vous approchez inéluctablement vers la soixantaine, alors, ce livre est fait pour vous ! Vous risquez de vous reconnaître à travers ces portraits de femmes que nous dresse Denise Bombardier.

Le scénario

Denise Bombardier est profondément optimiste. Son héroïne vieillit, bien malgré elle, mais tente d’accepter cet état de fait. Ce n’est pas forcément le cas de ses amies. Le clan des cinq. L’une va tout tenter pour rester jeune, de la piqure à la chirurgie, l’autre va parcourir le monde, lors de ses croisières, à la recherche de la perle rare et croire en ses vertus… Bref, rien de bien nouveau sous le soleil ! Mais cette fois-ci, il ne s’agit pas de trentenaire, mais de femmes de 60 ans. Et leur sexualité est au cœur du roman.

Rien de très osé

Un brin de liberté, un brin de folie, et surtout beaucoup de gaieté font de ce livre, Plus folles que ça tu meurs, un roman facile et agréable à lire. Si la vie vous réserve de sales surprises, il n’y en aura pas avec Denise Bombardier. Vous serez forcément touchée par l’histoire de chacune des femmes. Même si le ton reste très prude, l’auteur tente d’aborder différents sujets liés à la femme. Bien sûr que la libido des femmes de 60 ans existe ! Ce n’est pas un scoop… L’histoire de ces cinq femmes, qui se disent tout depuis des années, n’a rien d’exceptionnelle. Agnès se confie à nous. Elle est avocat, brillante, et reconnue. Elle a quelques problèmes relationnels avec sa fille, Eléonore, qui attend un enfant. Or, il se trouve qu’Eléonore est psychologue. C’est sûrement son métier, on veut bien la croire, mais elle ne l’est pas du tout avec sa mère ! Eh oui, on n’est pas obligé de s’entendre avec ses enfants… Et vice-versa !
Et puis, un beau jour, Agnès tombe sur la perle rare. Mais vraiment la perle rare… On attend une chute, mais non, il n’y en aura pas. Happy end… On aimerait y croire… Et pourquoi pas finalement ? C’est si bon cette note positive.

Jamais vieille

Denise Bombardier nous donne un joli moment de récréation et surtout de jeunesse éternelle. Car, même à 60 ans, la femme a toujours 20 ans dans sa tête ! Et aussi dans son corps, malgré tout ! On aurait aimé un peu plus de folie et de lâcher-prise ! Alors même que la notion de folie est abordée sous son vrai jour, qui n’est plus drôle du tout… Une folie à la porte de chacun d’entre nous et qui va toucher de plein fouet, l’amie d’Agnès, Marie, à la grande stupéfaction de tous…

Plus folles que ça tu meurs, un livre de femmes, pour les femmes, touchant, drôle et flatteur pour la femme ! Bref, un livre qui fait du bien et qui permet de rêver !

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Plus folles que ça tu meurs Le livre
Elles s’approchent à reculons de la soixantaine. Ce sont des battantes, des femmes libérées. Les luttes de pouvoir avec les mâles sont leur terrain de jeu. Elles n’ont pas froid aux yeux mais la nuit, seules dans leur grand lit, elles angoissent. Elles cherchent l’homme idéal. Autrement dit, elles rêvent.
L’héroïne est une avocate prospère que son mari a quittée pour une écossaise docile. Sa fille lui fait payer le prix de sa réussite en lui reprochant de ne pas assumer sa fonction maternelle. Elle est entourée d’amies à l’amitié épuisante. Il y a Jeanne, juge retraitée qui passe d’une histoire platonique à l’autre. Il y a Pauline, une carencée affective qui cherche sans cesse la bagarre avec ses amies. Il y a Marie, la sémillante monoparentale qui n’en finit pas de se faire larguer pour des jeunes femmes.
Ces femmes ont tout réussi, sauf leur vie amoureuse. Elles n’ont peur de rien mais, au fond, sont des midinettes. Et elles portent sur les hommes un regard aussi attendri qu’assassin. Ce sont les femmes de la modernité post-féministe.

L’auteur
Denise Bombardier, écrivaine et journaliste québécoise, a publié de nombreux romans et essais encensés par la francophonie. Parmi ces romans, on trouve Une enfance à l’eau bénite (Le Seuil), Ouf (Albin Michel) et L’Anglais (Robert Laffont). Parmi ses essais Lettre ouverte aux Français qui se croient le nombril du monde, L’énigmatique Céline Dion (Albin Michel-XO), Le Dictionnaire amoureux du Québec (Plon). Aucun de ses ouvrages ne passe inaperçu.

Date de parution : le 18 janvier 2017
Auteur : Denise Bombardier
Editeur : Flammarion
Prix : 19,90 € (300 pages)

Palmarès du 30e FIPA, Festival International de Programmes audiovisuels, Biarritz – 24 au 29 janvier 2017

PALMARÈS DU 30e FIPA Palmarès du 30e FIPA, Festival International de Programmes audiovisuels, Biarritz – 24 au 29 janvier 2017

Communiqué de presse

FICTION
JURY
Président : Sandra KOGUT (Brésil), Marie DOMPNIER (France), Martin LÉON (Canada)
 FIPA D’OR :
NW, de Saul Dibb
Réalisation : Saul Dibb / Scénario : Rachel Bennette / Production : Mammoth Screen LTD (Royaume-Uni)
 FIPA D’OR DE LA MEILLEURE INTERPRÉTATION FÉMININE :
Alba Gaia Bellugi pour le rôle de « Manon » dans Manon 20 ans de Antoine Lacomblez et Jean-Xavier de Lestrade
Réalisation : Jean-Xavier de Lestrade / Scénario : Antoine Lacomblez et Jean-Xavier de Lestrade / Production : Image et Compagnie / Coproduction : Arte France / Avec la participation de : TV5 Monde (France)
 FIPA D’OR DE LA MEILLEURE INTERPRÉTATION MASCULINE :
Elias Anton pour le rôle de « Dany » dans Barracuda de Tony Ayres et Amanda Higgs
Réalisation : Robert Connolly / Scénario : Blake Ayshford et Belinda Chayko / Production : Matchbox Pictures (Australie)
 FIPA D’OR DU MEILLEUR SCÉNARIO :
Jack Thorne pour National Treasure de Jack Thorne
Réalisation : Marc Munden / Production : The Forge (Royaume-Uni)
 FIPA D’OR DE LA MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE : Cristobal Tapia de Veer pour National Treasure de Jack Thorne Réalisation : Marc Munden / Production : The Forge (Royaume-Uni)
SÉRIES
JURY
Président : Virginie SAUVEUR (France), Fanny MALLETTE (France), Paul PIEDFORT (Belgique)
 FIPA D’OR :
Ramona de Guillermo Calderón, Carmen Gloria López et Patricio Pereira
Réalisation : Andrés Wood, Julio Jorquera, Marco Sánchez et Guillermo Calderón / Scénario : Guillermo Calderón, Andrés Wood, Julio Jorquera et Patricio Pereira / Production : Invercine & Wood / Coproduction : Wood Producciones et Televisión Nacional de Chile (Chili)
 FIPA D’OR DE LA MEILLEURE INTERPRÉTATION FÉMININE :
Gianina Frutero pour le rôle de « Ramona » dans Ramona de Guillermo Calderón, Carmen Gloria López et Patricio Pereira
Réalisation : Andrés Wood, Julio Jorquera, Marco Sánchez et Guillermo Calderón / Scénario : Guillermo Calderón, Andrés Wood, Julio Jorquera et Patricio Pereira / Production : Invercine & Wood / Coproduction : Wood Producciones et Televisión Nacional de Chile (Chili)
 FIPA D’OR DE LA MEILLEURE INTERPRÉTATION MASCULINE :
Matteo Simoni pour le rôle de « Devon Macharis », Rik Verheye pour le rôle de « Jay Vleugels », Bart Hollanders pour le rôle de « Randy Paret » et Stef Aerts pour le rôle de « Wesley Biets » dans Callboys de Jan Eelen et Youri Boone

Réalisation : Jan Eelen / Scénario : Jan Eelen et Youri Boone / Production : Woestijnvis / Coproduction : FBO BVBA (Belgique)
 FIPA D’OR DU MEILLEUR SCÉNARIO :
Aurélien Molas, Valentine Milville et José Caltagirone pour Crime Time – Hora de Perigo de Aurélien Molas, Valentine Milville et José Caltagirone
Réalisation : Julien Trousselier / Production : Studio + / Coproduction : 22h22 et John Doe Production (France)
 FIPA D’OR DE LA MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE :
Thomas Couzinier et Frédéric Kooshmanian pour Zone blanche de Mathieu Missoffe
Réalisation : Thierry Poiraud et Julien Despaux / Scénario : Antonin Martin-Hilbert et Florent Meyer / Production : Ego Production / Coproduction : Be-Films / Avec la participation de : France Télévisions (France)
DOCUMENTAIRE DE CRÉATION
JURY
Président : Thierry MICHEL (Belgique), Evangelia KRANIOTI (Grèce), Rama THIAW (Sénégal)
 FIPA D’OR :
Tahqiq fel djenna de Merzak Allouache
Production : Baya Films / Coproduction : Les. Asphofilms. (Algérie, France)
 MENTION SPÉCIALE
Alcaldesa de Pau Faus
Production : Nanouk Films / Coproduction : 24 Images (Espagne, France)
GRAND REPORTAGE ET INVESTIGATION
JURY
Président : Cécile ALLEGRA (France, Italie), David ANDRÉ (France), Diana EL JEIROUDI (Syrie)
 FIPA D’OR :
Ambulance de Mohamed Jabaly
Production : Jabfilm / Coproduction : Idioms Film (Norvège, Palestine)
MUSIQUE ET SPECTACLE
JURY
Président : Barbara WILLIS SWEETE (Canada), Pierre-Henri DELEAU (France), Natalie HOLT (Royaume-Uni)
 FIPA D’OR :
Currentzis. The Classical Rebel de Bernhard Fleischer
Réalisation : Christian Berger / Production : Bernhard Fleischer Moving Images / Coproduction : ZDF, Arte, Deutsche Welle TV et Sony Classical (Autriche, Allemagne, France)
SMART FIPA
JURY
Président : Melissa MONGIAT (Canada), Sara BOŽANIĆ (Slovénie), Claire LEPROUST (France)
 FIPA D’OR :
Zero Impunity par Nicolas Blies, Stéphane Hueber-Blies et Marion Guth
Une production : a_BAHN
Coproduction : Camera Talk Productions, Mélusine Productions et Webspider Productions (Luxembourg, France)

PRIX MICHEL MITRANI
Jury : Président : Sam KARMANN, Adami / Rémy GRUMBACH, Sacem / Laetitia MOREAU, Scam / Charlotte PAILLIEUX, SACD / Caroline ROUSSEL, Procirep
 Dans la section Jeune Création :
Sve je više jtvari koje dolaze de Jelena Gavrilović
Scénario : Dimitrije Kokanov et Jelena Gavrilović / Production : Faculty of Dramatic Arts (Serbie)
PRIX TÉLÉRAMA 2017
Jury
Marc BELPOIS, Marie CAILLETET, François EKCHAJZER, Olivier MILOT
 Parmi la section Documentaire de création
Tahqiq fel djenna de Merzak Allouache
Production : Baya Films / Coproduction : Les. Asphofilms. (Algérie, France)
PRIX DU PUBLIC 2017
Latifa, une femme dans la république de Jarmila Buzkova
Une production : Quark Productions / Avec la participation de : France Télévisions (France)
PRIX DU JURY DES JEUNES EUROPÉENS
Parrain du 16e Jury des Jeunes Européens: Philippe DESSAINT journaliste à TV5 Monde
Composition du 16e Jury des Jeunes Européens : Angelika Anette ANTSMÄE (Estonie), Joan CAMINAL (Espagne), Adriana DOKUPILOVÁ (Slovaquie), Justine FAURE (France), Azalée GARNERONE (Italie), Veronika GVOZDOVAITÉ (Lituanie), Loïc JUCHEM (Luxembourg), Angel MITKOV (Bulgarie), José Miguel LOBO (Portugal), Maria RAISH (Grèce), Maya-Lou REDDY (Irlande), Anna WEBER (Autriche), Emilie ZØLNER-MARKUSSEN (Danemark)
PRIX ERASMUS+
Jury :
Jose Manuel LAMARQUE, Nicolas DJURDJEVIC, Sylvie-Noëlle TIPHONET
 Dans la section Jeune Création :
Polski de Rubén Rojas Cuauhtémoc
Scénario : Rubén Rojas Cuauhtémoc, Production : Escuela Internacional de Cine y TV Avec la participation de : Fundación del nuevo cine latinoamericano (Cuba)
 Dans la catégorie Grand Reportage et Investigation : Ambulance de Mohamed Jabaly
Production : Jabfilm / Coproduction : Idioms Film (Norvège, Palestine)
PRIX HACKATHON DU SMART FIPA / Doté par la Région Nouvelle-Aquitaine
Jury : Laurent VALLET (Institut national de l’audiovisuel), Frederick DUERINCK (Avans), Paul TYLER (Handling Ideas)
Aquaterra
Développé par l’équipe Cachalot, composée de : Roland Dargelez, Frédéric Fréaud, Samuel Lepoil et Anne Sellès
EUROFIPA D’HONNEUR 2017
Hanka KASTELICOVÁ (République Tchèque)

Un jour dans la vie de Billy Lynn d’Ang Lee ou la guerre travestit

Un jour dans la vie de Billy Lynn d'Ang Lee
Copyright Sony Pictures Releasing GmbH

Un jour dans la vie de Billy Lynn d’Ang Lee ou la guerre travestit

Ang Lee ne se présente plus. Avec des films aussi acclamés que Tigre et dragon, Brokeback mountain ou plus récemment, L’Odyssée de Pi, il est l’une des figures phares du cinéma comme on l’aime. Surprenant, innovant, intense… Son nouveau film, Un jour dans la vie de Billy Lynn bouleverse une nouvelle fois les codes. Adapté du roman éponyme et multi-récompensé de Ben Fountain, ce drame sur fond de guerre et de football américain sort en salles le 1er février.

Billy Lynn (Joe Alwyn) est un jeune texan dont l’avenir a été forcé par son mauvais comportement. Pour éviter les ennuis et pour sa sœur (Kristen Stewart), il s’engage comme soldat en Irak. Là-bas, sous un feu ennemi nourri, il tente de sauver son sergent-chef (Vin Diesel). Le sergent meurt. Mais sa bravoure est dans tous les esprits : son acte d’héroïsme a été filmé et diffusé dans tout le pays, lui valant les honneurs et les applaudissements assourdissants de la nation américaine.  Avec son régiment, le régiment Bravo, Billy est rapatrié aux Etats-Unis, le temps de parader à travers le pays. Aussitôt les serrements de main terminés, ils retourneront au front.

Vin Diesel;Joe Alwyn;Ismael Cruz Cordova
Copyright Sony Pictures Releasing GmbH

Un jour dans la vie de Billy Lynn : une critique de la nation américaine  

Ce film est une mi-temps. Littéralement, puisqu’il se déroule presque entièrement pendant la mi-temps d’un match de football américain, comme au figuré car ce n’est qu’un court entracte avant le retour en Irak.

Plus important, Un jour dans la vie de Billy Lynn est une critique de la nation en forme d’éloge militaire. Un éloge de ces soldats trop jeunes et trop inexpérimentés qui s’engagent dans une guerre qu’ils ne comprennent pas. Ang Lee n’évite pas pour autant les clichés militaires, au contraire, il se rue dedans. Lorsqu’une vieille dame arrangée au carré regarde avec dégoût le régiment se goinfrer, on est en plein dans le mil. Rustres, vulgaires, obsédés par le sexe féminin…Le réalisateur ne les épargne pas. Mais toujours avec un regard extrêmement bienveillant. Il ébauche aussi leurs blessures, leur innocence, leurs rêves…

La critique, elle, est bien plus acerbe. « Les américains sont une nation d’enfants » : ça, c’est dit ! Lorsqu’ils prennent enfin conscience de la réalité de la guerre, les citoyens la transforment en fête. Pour eux, il semble que cela ne soit qu’un jeu dont la règle est de distordre la réalité en la mettant en scène. Le régiment sur scène avec les Destiny Child, le régiment en photo avec les cheerleaders ou en vidéo souhaitant la victoire à l’équipe hôte. La gêne et le ridicule nous saisissent comme ils saisissent le régiment. Ils sont des marionnettes adulées par un peuple avide de shows et de héros. Finalement, le feu des projecteurs semble aussi difficile à gérer que le feu ennemi. Au moins sont-ils préparés à la guerre ; ils sont impuissants face à la foule.

Kristen Stewart;Joe Alwyn- repas de famille
Copyright Sony Pictures Releasing GmbH

Un film novateur mais pas sans faiblesses

Billy Lynn, interprété par un petit nouveau du 7ème art qui tient parfaitement son premier rôle, Joe Alwyn, est l’élément perturbateur de ce grand divertissement. Des flash-backs du front et de scènes en famille s’intercalent dans sa « journée promotion » pour donner du rythme et de la densité au film et surtout, un enjeu. Billy Lynn hésite à retourner au front.  Et finalement, ce film est une réflexion intérieure, une introspection. 1h45 pour décider si oui ou non la guerre vaut la peine de se sacrifier. Pour qui ? Pour quoi ?

La réalisation est étonnante et inattendue. Cru, sans maquillage mais avec des larmes, Ang Lee ne cesse de rapprocher sa caméra du visage fermé et penseur de Billy Lynn. On n’y voit rien que des interrogations et de la lassitude et, parfois, on se prend à se lasser aussi de ces gros plans. D’autant plus que le récit est lent et compte peu d’actions. C’est plus une messe où on loue un Dieu, un Dieu que l’on aura oublié demain. Mais au moins, aura-t-il servi à aviver la foi du peuple !

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un jour dans la vie de Billy Lynn d'Ang Lee ; Joe Alwyn En 2005, Billy Lynn, un jeune Texan de 19 ans, fait partie d’un régiment d’infanterie en Irak victime d’une violente attaque. Ayant survécu à l’altercation, il est érigé en héros, ainsi que plusieurs de ses camarades. Et c’est avec ce statut qu’ils sont rapatriés aux Etats-Unis par l’administration Bush, qui désire les voir parader au pays… avant de retourner au front.

Sortie : le 01 février 2017
Durée : 1h53
Réalisateur : Ang Lee
Avec : Joe Alwyn, Kristen Stewart, Garrett Hedlund…
Genre : Drame, Guerre

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Emmanuelle Riva, actrice et comédienne, est décédée à l’âge de 89 ans

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©Nathalie Hervieux

L’actrice Emmanuelle Riva est décédée vendredi après-midi à l’âge de 89 ans. Elle avait notamment joué dans Hiroshima mon amour d’Alain Resnais en 1959 ou plus récemment dans Amour de Michael Haneke (2012) pour lequel elle avait remporté le César de la meilleure actrice.

On se souvient de son retour au théâtre en 2014 et dont nous republions notre critique du spectacle.

On célèbre cette année le centenaire de la naissance de Marguerite Duras, que la scène théâtrale met à l’honneur à travers différents spectacles.

L’œuvre de Duras est traversée par une nécessité de se raconter et de se dissimuler. Elle est à la fois inspirée par l’imagination et le témoignage d’une mémoire sélective, filtrée, remodelée par l’érosion du temps.

Dans son théâtre, autant que dans ses romans, l’écrivain ne cesse de retravailler les événements qui l’ont marqué et d’en réinventer les traumatismes.

 « Le Square » et « Savannah Bay » sont composés de deux duos où l’enjeu dramatique repose sur la parole durasienne – forte de ses silences et de ses ellipses – qui, respectivement, se joue et se déjoue d’un avenir incertain et d’une mémoire fantomatique.

La première pièce met en scène une employée de maison et un représentant de commerce désabusé par la vie qui se rencontrent dans un jardin public.

Ils dissertent sur leur condition et très vite transparait leur profonde solitude ainsi que leur conception opposée de la vie.

Exploitée dans son métier dont elle a horreur, elle cherche à tout pris à se marier en allant danser chaque semaine au bal espérant qu’un prétendant la remarquera. Le colporteur, lui, n’a plus d’espoir depuis longtemps mais revendique cette lucidité car elle lui confère une forme de liberté.

Clotilde Mollet est impressionnante de vérité dans l’expression d’une rancœur intériorisée et la croyance ardente d’un espoir toujours possible tandis que Didier Besace incarne avec justesse et fébrilité cet homme inaccompli et solitaire.

Deux destins immobiles suspendus dans l’attente d’un rapprochement impossible.

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©Nathalie Hervieux

Avec « Savannah Bay », c’est Emmanuelle Riva qui, après avoir été l’héroïne d’Hiroshima mon amour, se glisse à nouveau dans un personnage durassien. Elle incarne Madeleine, une vieille dame qui fut actrice de théâtre, où entre souvenir et oubli car sa mémoire s’ensommeille, se remémore avec sa petite fille en quête d’identité (Anne Consigny vibrante), le suicide de son enfant dans la baie de Savannah, morte d’avoir trop aimé, au lendemain de son accouchement.

Texte éblouissant aux fulgurances de cendre où se questionnent la mort, l’amour impossible, le manque et que le voile abstrait de la mémoire dissolue recouvre de son mystère indicible : « La douleur des souvenirs ne sera jamais écrite, alors autant mourir ».

La mise en scène de Didier Bezace (scénographie de Jean Haas), orchestre avec un regard subtil et sensible ce dialogue musical entre les deux femmes qui s’apprivoisent puis se transforme peu à peu en un partage des voix du récit dans une reconnaissance de leur douleur infinie et mutuelle.

Prodigieuse incarnation d’Emmanuelle Riva dont l’accomplissement du jeu et sa résonance sont indissociables de ce voyage mental…

C’est Noël tant pis, la famille vacharde de Pierre Notte

C'est Noël tant pis, la famille vacharde de Pierre Notte
C’est Noel tant pis © Giovanni Cittadini Cesi

C’est Noël tant pis, la famille vacharde de Pierre Notte

Pierre Notte signe une nouvelle comédie noire au ton féroce avec pour cadre la cellule familiale et ses travers. Décapant !.

La mère, le père, les deux enfants, une belle-fille et la grand-mère, sont tous réunis, enfin presque, un soir de noël où le rite obligé est à la hauteur de l’accablement qui les assaille. La famille petite bourgeoise avec ses valeurs définitives, ses névroses cachées, ses dysfonctionnements, là où les liens du sang, viciés par les faux-semblants, les rancœurs, la tendresse inavouée, l’incommunicabilité, font exploser les conventions sur fond de réconciliation ravageuse.

Autour des invités, la tension est palpable : un père désabusé, frustré tout en colère rentrée (Bernard Alane) et une mère (Silvie Laguna) torturée et aigrie par la vie. Deux fils qui se détestent, l’aîné (Renaud Triffault) au parcours de 1er de la classe mais solitaire s’imposant face au cadet, sensible, (Brice Hillairet), lequel est accompagné de sa femme (Chloé Olivères) « la pièce rapportée » comme la surnomme ses beaux parents et aux prises avec une belle famille qui la déteste, « Ce n’est pas Noël, c’est la Saint Barthélemy« .

Quant à la grand-mère, elle s’est volatilisée. On la retrouve nue sous la table. Transportée aux urgences et en attendant sa mort, le clan va s’affronter et régler ses comptes où après une dernière expérience du désastre qui verra le deuxième fils se pendre et se rater !, laisser apparaitre sous le vernis enfin craquelé, leurs vrais sentiments.

La famille est un lieu de tension

L’écriture corrosive de Pierre Notte, aux tournures poétiques et baroques, superpose avec justesse un enchaînement de situations qui, de décalages en dérapages, érige implacablement le labyrinthe infernal d’une perdition, souvent drôle, parfois pathétique, toujours destructrice et salvatrice pour les protagonistes.

Le dramaturge à la plume affûtée dissèque les hypocrisies de notre modèle familial comme celles inhérentes à la relation de couple, de parents-enfants et leur rapport au monde d’où émergent immanquablement leurs frustrations, leur solitude et leurs actes manqués.

Dans cet univers dévasté, la famille est un lieu de tensions où si chacun des membres ne peut s’accomplir, tous tentent désespérément de la faire à travers des instincts de survie.

L’écriture corrosive érige le labyrinthe infernal d’une perdition

La mise en scène très codifiée et rythmée de Pierre Notte, portée par une interprétation au diapason, accompagne avec fluidité cette embardée explosive et drolatique. Le tout agrémenté de trois chansons qui viennent, comme dans toute comédie musicale détournée qui se respecte, suspendre le moment fatidique.

« On ne délire pas son père et sa mère, on délire le monde » (Gilles Deleuze, l’Abécédaire).

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Dates : du 28 janvier au 29 juillet 2017 l Lieu : Comédie des Champs-Elysées (Paris)
Metteur en scène : Pierre Notte

La Chute fait honneur à la pensée puissante d’Albert Camus au Lucernaire

La Chute
La Chute, mise en scène de et avec Ivan Morane, Théâtre Le Lucernaire

La Chute fait honneur à la pensée puissante d’Albert Camus au Lucernaire

Quand Albert Camus passe à la scène, le piège est d’affadir son texte et ses idées, au risque de le rendre banal et sans relief. Ce piège, Ivan Morane l’évite parfaitement avec une pièce qui fait retenir son souffle pendant près d’une heure et demie. Le long monologue du héros scotche au siège grâce à ses nuances et sa puissance graduelle jusqu’à la… chute finale. Le public assiste à la décomposition d’un personnage d’abord drapé dans ses certitudes pour se révéler aussi velléitaire que ceux qu’il ne cesse d’attaquer. La lucidité le dispute au malaise et à l’inconfort dans un spectacle au diapason des intentions de l’auteur.

Un ouvrage d’une puissance rare 

L’écrivain et philosophe Albert Camus nobelisé en 1957 a laissé derrière lui une oeuvre puissante dont L’étranger reste l’étendard le plus connu. Tout comme pour Meursault confronté à ses affres existentiels, le héros de La Chute reste enfermé dans un point de vue unique et déshumanisé. Clamence s’ouvre à un quidam de passage pour confesser son arrogance passée et le peu de sens de sa vie. Il faut un comédien se livrant totalement pour retranscrire les profondeurs du texte. Et Ivan Morane ne se ménage pas pour captiver l’audience. D’abord perclus de suffisance avec l’utilisation parfaite du subjonctif de l’imparfait et d’un langage châtié au possible, il devient de plus en plus agité au fur et à mesure qu’il relate ses souvenirs. C’est en ne venant pas en aide à une jeune femme prête à se jeter dans la Seine que son monde parfait s’écroule. Il n’a pu se cacher sa fêlure intérieure et il la livre à tous ceux qu’il vient à rencontrer dans un rade d’Amsterdam pour un bonheur éphémère à chaque fois répété.

Une pièce hypnotisante

Pour communiquer les abysses de la pensée de Camus, il n’est nul besoin de multiplier les accessoires sur scène. Un fauteuil en cuir trône en son centre et il suffit de quelques jeux de lumière et de musiques savamment distillées pour accentuer l’atmosphère oppressive que le texte transmet au fur et à mesure. Le comédien est seul en scène avec le texte du philosophe comme seul guide. Qu’il se pose sur son siège, arpente la scène ou gesticule au sol, il ne peut échapper au destin de celui qui est confronté à ses contradictions. Dans une vie sans sens ou vérité, il a du regarder au fond de lui même pour comprendre que ses valeurs n’étaient qu’illusions factices pour porter un jugement nouveau sur sa faible personne. Ce personnage est peut être chacun d’entre nous en attente de ne plus pouvoir se voiler la face. Publié en 1956, l’ouvrage est autant d’actualité que les diatribes de Pasolini pourfendeur du fascisme de consommation au début des années 70.

La pièce de Camus semble nous indiquer que l’introspection est d’autant plus nécessaire que les valeurs enseignées par la société nous conduisent au néant. Le Lucernaire présente un moment de théâtre rare et précieux à découvrir!

Dates :  du 18 janvier au 4 mars 2017 à 19h du mardi au samedi
Lieu : Le Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Ivan Morane
Avec : Ivan Morane

Deux cigarettes dans le noir, un thriller palpitant et un bel hommage à Pina Bausch (Editions Belfond)

Julien Dufresne-Lamy
Julien Dufresne-Lamy © twitter.com

Deux cigarettes dans le noir, un thriller palpitant et un bel hommage à Pina Bausch (Editions Belfond)

Julien Dufresne-Lamy nous captive avec son dernier livre Deux cigarettes dans le noir. C’est l’histoire d’une jeune femme, Clémentine, qui vient de mettre au monde, un enfant et qui est persuadée avoir tué Pina Bausch alors qu’elle roulait vers la maternité.

Scénario hallucinant et palpitant

Tout au long du livre, le lecteur est captivé. L’histoire de Clémentine, sa vie, sa maternité, ses folies, et son obsession quant au fait d’être devenue à la fois mère et meurtrière. C’est Clémentine qui parle, qui se livre à nous. Clémentine vit seule, accouche seule, s’enferme seule avec son bébé durant des mois. Plus le temps passe, plus elle se sent coupable. Le seul remède qu’elle trouve est de se rapprocher de Pina Bausch. Elle l’a tuée, mais qui était donc Pina ? Elle va parcourir les bibliothèques, et « avaler » tous les livres la concernant. Clémentine va passer des heures à regarder Pina danser, voir et revoir les rares DVD où l’on voit Pina à l’œuvre. Pina est non seulement son obsession mais sa raison de vivre.

Très belle écriture sur la femme

On pourrait être surpris que l’auteur soit un homme. Julien Dufresne-Lamy décrit tellement bien la femme, la maternité, l’accouchement, les souffrances tant morales que physiques de la femme, qu’on est un peu troublé ! Deux cigarettes dans le noir est un roman centré sur la femme. D’une part Clémentine et d’autre part Pina Bausch. Et puis cette intrigue : Clémentine a-t-elle réellement tué Pina ? La danse de Pina permet à Clémentine de s’évader de sa pauvre vie où le quotidien ne lui réserve aucune surprise agréable. Avec Pina, elle rêve ! Même si souvent son rêve est en réalité un cauchemar car elle est coupable de l’avoir tuée.

La femme, la maternité, la danse, la folie…

Les thèmes abordés le sont sous des angles originaux. On passe de la pauvre vie de Clémentine, ouvrière dans une usine de parfum, à celle de Pina, qui a travaillé dur toute sa vie, consacré sa vie à la danse et exiger de ses danseurs d’aller jusqu’au bout d’eux-mêmes.
Publik’Art a aimé ce mélange de genre. Clémentine aussi va jusqu’au bout de ce qu’elle pense être bon pour son enfant : pas de lait, pas de docteur, pas de médicament… Une attitude complètement folle mais qui, pour Clémentine, est la seule bienveillante. Barnabé doit être à l’abri de la société… Clémentine a été adoptée. Etre mère, elle ne sait pas vraiment ce que cela signifie. Clémentine souffre dans sa vie sociale et veut protéger son enfant. Quant à son bonheur, elle n’y pense même pas ! Et elle n’en veut à personne, même pas au père de Barnabé qui a disparu du jour au lendemain… sans laisser de traces…
Le style est percutant. Les mots sonnent toujours très juste, même si le côté obsessionnel de Clémentine est répétitif. Et la fin est un bouquet d’artifice ! Tout s’enchaine comme un puzzle où les dernières pièces donnent sens au tableau.
A travers Clémentine, l’auteur rend un très bel hommage à Pina Bausch ! On la découvre sous de nouvelles facettes. Elle qui n’aimait pas se dévoiler, Clémentine n’hésite pas à la déshabiller, à chaque page un peu plus… Un génie, une chorégraphe et une danseuse reconnue dans le monde entier.
Deux cigarettes dans le noir, le nom d’une œuvre de Pina Bausch, se lit à toute vitesse et Julien Dufresne-Lamy nous emporte très loin de notre quotidien ! Un très bon moment de lecture !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Deux cigarettes dans le noir Le livre
Clémentine travaille dans une usine de parfum. Elle attend un enfant.
Au moment d’accoucher elle prend sa voiture, et dans la douleur de son corps sur le point d’en faire naître un autre, elle en percute un troisième. Sur la chaussée. La douleur fait fermer les yeux. Pas le temps de s’arrêter. Quelques minutes plus tard, elle est déjà en salle de travail.
De retour à la maison seule avec son bébé, elle apprend la mort deux jours plus tôt, à Paris, de la chorégraphe Pina Bausch. Clémentine se souvient : une silhouette maigre, de longs cheveux gris – c’est Pina qu’elle a fauchée. Elle a tué un génie en mettant au monde son enfant. Dépression post-partum ou véritable accident ? Clémentine, sidérée, se laisse happer par l’univers de la danseuse disparue. Elle emprunte les films de ses ballets à la médiathèque du quartier, les visionne inlassablement tout en allaitant Barnabé. Bientôt, il faudra reprendre le chemin de l’usine.
Tandis que Barnabé vit ses premières semaines contre le sein de sa mère, privé de tout contact extérieur, Clémentine vit ses premières heures devant Pina qui va l’éveiller à quelque chose. Mais quoi ? La maternité et la danse, la vie, la mort se côtoient dans le troisième roman du jeune Julien Dufresne-Lamy.

L’auteur
Julien Dufresne-Lamy est né en 1987. Il est déjà l’auteur de deux romans, dont un pour la jeunesse, Dans ma tête, je m’appelle Alice (Stock, 2012) et Mauvais joueurs (Actes Sud junior, 2016). Il enseigne les lettres en région parisienne.

Date de parution : le 12 janvier 2017
Auteur : Julien Dufresne-Lamy
Editeur : Editions Belfond
Prix : 19€ (304 pages)
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Résultats concours : Tempête de sable, 10 places de ciné gagnées

Tempête de sable

Résultats concours : Tempête de sable, 10 places de ciné gagnées.

Vous avez été 2437 participants au concours Tempête de sable. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants sont les suivants :

Fanny Poinsenet, Delphine Quintin, Fabrice Coulange, Manon Martinez et Eric Lacaille

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Des Fourberies de Scapin explosives sur la scène du Lucernaire

Les Fourberies de Scapin
Les Fourberies de Scapin, Mise en scène d’Emmanuel Besnault, Théâtre Lucernaire

Des Fourberies de Scapin explosives sur la scène du Lucernaire

La compagnie L’éternel Eté prend d’assaut le grand classique Les Fourberies de Scapin au Lucernaire pour faire revivre l’esprit impertinent cher à Molière. Les 5 comédiens rivalisent d’énergie et d’irrévérence pour scotcher sur leurs sièges la large cohorte des spectateurs. Dynamisme et vitalité sont les maitres mots d’un spectacle réjouissant durant lequel comédie, pantomime, chant et danse s’alternent avec une liberté réjouissante.

Un classique revisité

Devenues des grands classiques du répertoire théâtral français, les pièces de Molière sont le plus souvent respectées à la lettre et conservées dans le formol du XVIIe siècle. 5 jeunes comédiens épatants ont décidé de le dérider sérieusement en ravivant l’esprit truculent cher au dramaturge. L’intrigue des Fourberies de Scapin est bien connue, la folie de la jeunesse s’oppose au déterminisme de parents soucieux de maintenir un rang social. Quand deux amis épousent par amour deux jeunes femmes de naissance inconnue, il faut toute la ruse et la hardiesse du valet Scapin pour éviter le drame. Et les 5 comédiens font montre d’une liberté réjouissante pour s’approprier un grain de folie trop souvent normalisé et banalisé. Les multiples personnages de la pièce prennent vie par la magie de mimiques drolatiques et d’attitudes outrées. L’habile Scapin évolue dans ce monde de conventions et d’apparences tel un danseur de Capoeira lucide et généreux.

Une mise en scène ultra dynamique et surprenante

Emmanuel Besnault s’approprie la scène exigüe du Théâtre rouge au Lucernaire pour en exploiter chaque centimètre carré quitte à empiéter sur un public aux anges. Les panneaux mobiles s’animent au fur et à mesure des 3 actes enlevés et audacieux. Chorégraphies et chansons italiennes colorées animent les intermèdes avec les larges sourires de comédiens visiblement ravis d’être sur scène. Dès la rentrée du public dans la salle, ils empoignent instruments pour accueillir les spectateurs avec allégresse. Et quand la pièce débute, c’est tout l’art de la répartie de Molière qui est ravivé, avec respect mais sans fétichisme. La connivence des 5 comédiens et l’inventivité déployée sur scène font plaisir à voir. L’intrigue accumule surprises et moments de bravoure pour surprendre le public tout du long. Si Molière bravait les conventions sociales et théâtrales du XVIIe siècle, la joyeuse troupe de L’éternel été ne recule devant aucune excentricité pour bien montrer quelle XXie siècle est également capable de bravades.

L’avenir du théâtre en France est assuré, une jeune génération de comédiens s’approprie les textes du répertoire pour leur insuffler une énergie folle. Ces Fourberies de Scapin sont un vrai coup de coeur théâtral à découvrir au plus vite au Lucernaire!

Dates :  du 4 janvier au 19 mars 2017
Lieu : Le Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Emmanuel Besnault
Avec : Benoit Gruel, Schemci Lauth, Geoffrey Rouge-Carrassat, Deniz Turkmen, Manuel Le Velly

Epopia, une autre façon de lire et d’apprendre à lire

Epopia Concours Lépine 2016
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Nous réinventons le livre…
Avec Epopia, un beau matin, votre enfant découvre dans sa boîte aux lettres un courrier envoyé par les habitants d’un lointain pays. Le jeune lecteur est alors investi d’un rôle central dans un nouvel univers (roi, reine, explorateur, directeur…) où les personnages requièrent son aide. Dans leurs courriers, ils décrivent les événements et posent des questions : décisions à prendre, activités à réaliser, énigmes à résoudre…

Votre enfant doit alors répondre par écrit et faire part de ses décisions.
La suite de l’histoire dépend uniquement de lui !

Courriers après courriers, il participe à une véritable correspondance écrite; il lit, il écrit et vit une aventure palpitante !

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[vc_btn title= »VISITEZ LE SITE » color= »primary » align= »center » link= »url:https%3A%2F%2Fwww.epopia.com%2Fnos-abonnements|title:Epopia|target:%20_blank »][vc_text_separator title= »NOTRE AVIS SUR EPOPIA » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Dès que vous inscrivez votre enfant sur le site Epopia, vous recevez un mail vous expliquant tout. Epopia c’est le meilleur apprentissage pour votre enfant. Lire mais surtout écrire pour vivre une aventure extraordinaire ensemble !
Au moment de votre inscription, le site Epopia va vous demander des détails concernant votre enfant à qui est destiné l’abonnement. Ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas, son âge, son anniversaire… Votre enfant doit être au cœur de cette fabuleuse aventure !
Avant que votre enfant ne reçoive sa première grosse enveloppe, vous allez recevoir plusieurs mails vous prévenant de l’arrivée imminente de ce fameux courrier et de l’importance d’y répondre.

Pour Publik’Art, c’est Auxane, juste 7 ans, qui a testé cette aventure avec Epopia.
Dans cette première enveloppe, Auxane a découvert son diplôme de directrice du Parc animalier qui porte les noms de ses animaux ! Quelle surprise ! Même si Auxane, 7 ans, sait à peine lire, elle a vite compris de quoi il s’agissait !

Par contre, il n’en est pas de même pour les lettres. Que ce soit celle reçue de Samy, son nouvel ami, ou celle d’Augustine, l’intendante du parc, ou encore celle de Séraphine, le vétérinaire du parc, elles sont trop longues pour qu’elle puisse les lire toute seule.
Il en est de même pour répondre. Car bien sûr, tous vont poser des questions très précises à Auxane qui aura encore besoin de l’aide d’un adulte pour pouvoir y répondre. Mais cette complicité va se faire dans la bonne humeur et va encourager le jeune enfant à lire et à donner du sens à sa lecture. Il faut dire qu’Auxane n’est qu’en CP…

Je pense que si l’enfant a une dizaine d’années, le charme doit être total ! Il peut, seul, tout découvrir et se régaler. Il s’approprie vraiment l’histoire dont il est le héros.
Auxane a aussi découvert une carte du parc où elle a mis quelques autocollants reçus dans ce premier envoi. Elle a également son badge et bien sûr, la clé du parc. Un très joli programme qui ne fait que commencer !

Auxane a envoyé sa réponse aux « Services des courriers zoologiques » et attend déjà avec impatience leur réponse !
Je reprends ma chronique alors qu’Auxane a, enfin, reçu sa réponse. Je dois dire qu’elle s’est fait attendre sa réponse, mais ça valait le coup de patienter un peu !
On a continué à recevoir des mails nous prévenant de la bonne réception de la réponse d’Auxane et enfin, de leur future réponse.

La seconde enveloppe contenait trois lettres, trois images à coller sur la carte de son parc, et trois graines de haricots à planter !
Les réponses sont toujours un peu personnalisées, et drôles ! Auxane a eu la « recette » de la pâte à sel, et la bonne façon de planter ses haricots.
Samy lui a encore posé de nombreuses questions et pour que l’aventure continue, Auxane doit y répondre !

Car si Epopia s’adresse aux enfants et met l’enfant au cœur de l’histoire, Epopia demande aussi l’investissement des parents. Il faut encourager l’enfant dans sa nouvelle aventure !
Epopia a remporté la Médaille d’Or au Concours Lépine 2016.
Epopia, une belle aventure pour tous, une belle façon de lire et d’écrire ! Publik’Art a aimé !

Thomas Ostermeier transcende « La Mouette »

Thomas Ostermeier transcende "La Mouette"
« La Mouette » photo © Arno Declair

Thomas Ostermeier transcende « La Mouette » (derniers jours)

Dans La Mouette, Anton Tchekhov (1860-1904) fait de l’art et de l’amour le terrain de prédilection des passions inaccomplies et des désillusions.

Celles notamment de Nina, une jeune fille qui rêve d’être actrice mais dont la vocation sera détruite par une trahison amoureuse, ou celles de Konstantin, épris de Nina qui en regarde un autre.

Konstantin est jeune auteur radical en quête de reconnaissance et de l’amour d’Irina, sa mère, comédienne célèbre, qui le méprise ouvertement et n’a d’yeux que pour l’écrivain en vogue, Trigorine, son amant.

Des générations qui s’opposent donc : celle des artistes établis, prônant un art conventionnel, souvent auto-satisfait : un art reconnu comme par exemple la littérature de Trigorine mais qui manque de radicalité, de liberté et sans doute de passion ; et celle des plus jeunes, qui débutent et qui ne connaissent pas les lois, les règles de la scène, du théâtre, de la narration, mais qui veulent révolutionner le théâtre et l’art, témoigner d’un engagement, au risque d’être ridicules, superficiels et dérisoires dans leur révolte.

De cette opposition entre les anciens et les modernes, Thomas Ostermeier l’aborde en préambule et s’en amuse avec des références empruntes à un certain théâtre post-dramatique où le spectacle donné par Konstantin devant ses proches, se transforme en un manifeste pour un théâtre avant-gardiste aussi formel que stérile.

Un condensé de vie où Ostermeier après son Richard III qui avait électrisé le Festival d’Avignon en 2015, y scrute d’une main de maître les abîmes indicibles et les fuites avortées.

Sur le plateau, l’abstraction est de mise avec un décor surmonté d’un parterre de bois à l’épure parfaite et la présence de la plasticienne Marine Dillard.

Elle se met à peindre progressivement au rouleau un paysage dont on distingue un lac, un relief au loin, avant qu’elle ne le recouvre de noir sous le poids du réel.

Une distribution de haut vol

Car si le conflit des générations et la condition d’artiste y sont mises à mal, l’amour y est aussi contrarié : l’instituteur aime Macha qui aime Konstantin qui aime Nina qui aime Trigorine, lequel fait semblant d’aimer Arkadina.

Entre frustrations et acte manqués, chacun des protagonistes est suspendu à un flot continu d’illusions perdues où si les aînés à l’abri de leur statut font bonne figure en masquant leurs mensonges, les plus jeunes sont des victimes expiatoires.

Portée par la traduction vive d’Olivier Cadiot, « La Mouette » résonne dans le présent où les protagonistes se confrontent au réel.

Cette « Mouette » brûle de toute sa dimension symbolique

Un fond de musique rock anglo-saxon (David Bowie, The Doors, etc. jouée en live par le docteur Dorn et Nina) traverse la pièce, cristallisant le spleen des personnages et leur entêtement/empêchement à être alors que gronde au plus profond d’eux-mêmes un désir indicible d’en découdre.

Avec une adresse à l’entre-soi artistique qui pointe le décalage entre des préoccupations nombrilistes et la tragédie du monde, Thomas Ostermeier s’inscrit dans une fidélité parfaite à l’âme tchékhovienne où le dramaturge tout en décrivant la vacuité et l’oisiveté d’un certain milieu, était par ses actions personnelles très engagé socialement.

Servie par une distribution de haut vol où chacun des comédiens dessine sa partition tout en s’accordant dans un élan qui circule entre les êtres et la justesse du geste du grand metteur en scène, cette « Mouette » brûle de toute sa dimension symbolique et sacrificielle dont chaque personnage incarne, corps et âme, la blessure.

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Dates : du 26 au 28 janvier 2017 l Lieu Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines
Metteur en scène : Thomas Ostermeier

Jackie, les confessions fictives d’une femme de président assassiné

Jackie de Pablo Larrain avec Natalie Portman
Copyright Bac Films

Jackie : les confessions d’une femme de président assassiné

Qu’en est-il du passé ? Pablo Larrain s’attache à nous en remémorer quelques bribes par ses films. Comme si nous ne regardions plus que nos pieds et qu’il fallait l’art pour nous retourner sur l’histoire. Après Neruda, le poète, l’artiste, c’est Jackie (Jacqueline Kennedy) qu’il fait sortir de terre à un mois d’intervalle. Tous deux des biopics certes, mais cette fois-ci la recette est différente. Une première dame fait rarement l’histoire, elle l’accompagne, enfile ses habits ou la subie. Justement, Jackie était-elle un pion ou le maître du jeu ? Qui est-elle vraiment ? En se basant sur les journées qui suivirent la mort de son mari, le président Kennedy, Pablo Larraín essaie d’y apporter une réponse.

Jackie : un portrait mais pas de mise en valeur

Jacqueline alias Jackie, femme-poupée, première dame exemplaire. L’histoire a gommé ses défauts, ses paradoxes. Pablo Larraín, en bon agitateur du 7ème art, a cherché à réaliser un portrait plus juste, plus minutieux et plus ambigu. Moins valorisant également mais la quête de sincérité ne s’accable pas de ce genre de détails.

Les Etats-Unis l’aimaient, ils l’ont porté aux nues après la mort de son mari. Jackie essayant de retenir les morceaux de cervelle s’échappant du crâne déchiqueté du président Kennedy. Jackie gardant son tailleur rose taché du sang de son mari pour que le monde entier voit ce qu’on lui a fait. Ou encore, Jackie avec ses enfants descendant dignement les marches de la cathédrale derrière le cercueil de l’illustre mort… Elle était belle, digne et courageuse. Voilà ce qu’on en retiendra grâce aux images capturées par les médias de l’époque. Mais ce n’est que la légende.

Pablo Larraín en dresse un portrait beaucoup plus mitigé. Le portrait d’une femme cynique, désillusionnée, dure et perdue en même temps. Il y a de l’ambiguïté et des ténèbres chez Jackie. Elle a plusieurs visages et c’est celui qui est resté dans l’ombre de son intimité que le réalisateur nous donne à voir.

Natalie Portman dans le film Jackie de Pablo Larrain
copyright Bac Films

Jackie : la confession d’une première dame très secrète

La protagoniste, Jacqueline Kennedy, est construite avec rigueur à partir de données historiques. Ainsi, des détails d’allure anecdotique se révèlent être des éclairages sur sa personnalité complexe. Oui, Jackie parlait quatre langues dont l’espagnol. Oui, elle aimait l’argent et les belles choses tandis que son mari était économe voire radin. Oui, elle était proche de son beau-frère tandis que le reste de sa belle-famille ne l’appréciait guère…Tout cela est subtilement mis en image. Grâce à tous ces éléments de personnalité concrets, le réalisateur tisse son film. C’est à partir de cette base concrète qu’il bascule dans le fictif.

Et forcément, c’est toujours un peu dangereux. S’il  se trompe, il refait l’histoire. Les téléspectateurs y croiront puisqu’ils connaissent rarement la vraie en détail. Faire un biopic,  c’est un peu se prendre pour Dieu : on recrée des hommes selon l’image qu’on s’en fait en essayant de s’approcher de la vérité.

Jackie, d’ailleurs, n’est pas un biopic conventionnel. Davantage une confession. Ce n’est pas une visite guidée de la vie de la première dame mais plutôt une plongée dans son être. Sa personnalité, ses sentiments, ses tourments… C’est la femme qu’il va chercher sous la première dame, l’humain sous le costume.

Mais que le public ne s’attende pas à avoir des étoiles dans les yeux. Pablo Larraín délaisse les lieus communs de l’histoire de Jackie pour leur préférer ses paradoxes. Le résultat n’est pas du tout tire-larmes alors que cela aurait été si facile. Et les téléspectateurs à coup sûr auraient aimé. Raté.

Natalie Portman en deuil dans le film Jackie de Pablo Larrain
copyright Bac Films

Jackie n’a pas tout réussi dans sa vie, le film non plus

Les gros plans se suivent et se ressemblent, encore et encore. Ils servent à forcer l’intimité de la First Lady comme s’il n’y avait que sur son visage que l’on pouvait lire sa vérité, ses pensées, sa douleur. Pourtant, il est bien difficile d’y deviner son état d’âme à tel point qu’on finit par ne plus comprendre l’utilité de tant de gros plans. Natalie Portman délivre une belle prestation mais trop subtile. Jackie était secrète, ce film ne nous donne pas la clé, juste quelques indices.

Jackie a un autre vice plus grave : on s’ennuie. Jackie en gros plans,  sur le sol du bureau ovale, sur son lit en peignoir, dans son lit sans peignoir… Elle pense et elle attend, parfois elle agit c’est vrai. L’absence d’actions n’est pas un défaut puisqu’il s’agit d’une confession mais l’absence de rythme et les nœuds indémêlables de sa personnalité laissent perplexe.

Le fond, les propos du film sont intelligents mais la forme peine. Et sans forme, l’œuvre est moins plaisante.

En salle le 1er février.

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22 Novembre 196 3 : John F. Kennedy, 35ème président des États-Unis, vient d’être assassiné à Dallas. Confrontée à la violence de son deuil, sa veuve, Jacqueline Bouvier Kennedy, First Lady admirée pour son élégance et sa culture, tente d’en surmonter le traumatisme, décidée à mettre en lumière l’héritage politique du président et à célébrer l’homme qu’il fut.

Sortie : le 01 février 2017
Durée : 1h40
Réalisateur : Pablo Larrain
Avec : Natalie Portman, Peter Sarsgaard, Greta Gerwig
Genre : Biopic, Drame

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La Communauté ou Dallas à Copenhague

La Communauté, film de Thomas Vinterberg, Copyright 2016 PROKINO Filmverleih GmbH
La Communauté

La Communauté ou Dallas à Copenhague

Thomas Vinterberg ressuscite les années 70 dans un film au titre quelque peu trompeur. Un couple choisit de cohabiter avec une dizaine de personnes pour ne pas vendre la maison familiale du mari. Des personnages aux caractères différents s’organisent bon an mal an pour vivre un moment de bonheur collectif. Mais le focus sur l’expérience communautaire laisse bientôt place à une plongée tourmentée dans un couple qui se déchire. Quoi penser d’un film aux accents sociaux trop rapidement changés en épisode dAmour, Gloire et Beauté?

Un pitch réjouissant… 

Il suffit de quelques minutes pour se retrouver transporté dans ces années 70 si proches et si lointaines. Voitures, habits, coiffures, il suffit de peu de choses pour raviver l’époque pré-société financière. Si notre époque actuelle connait encore des expériences de vie collective, celles-ci concernent le plus souvent des étudiants en collocation. Ce sont ici des adultes, parfois avec enfants, qui décident de partager une immense maison de 450 mètres carrés dans un Danemark reflet de cette vie scandinave quelque peu fantasmée. Liberté des moeurs et réflexes bienveillants sont des formules qui ne cessent d’affleurer pendant des premières minutes réjouissantes. Mais le couple visiblement si soudé se désolidarise bien vite, trop vite, pour faire tanguer le film et sa galerie de personnages. Car les problématiques de vie en communauté se réduisent rapidement en réactions de gens qui n’osent intervenir dans la vie d’un couple en pleine déconfiture.

… mais trompeur 

La vie en communauté devient trop vite un détail quand le mari est atteint du démon de midi. Fortement épris d’une étudiante de 20 ans sa cadette, il met en difficulté son couple autant que la petite cohorte de colocataires. Le mari hypocrite et volage ne supporte pas les critiques et se débat de tout son être pour assumer sa faiblesse et le faire bruyamment savoir, sacrifiant son épouse et le film sur l’autel du bien être personnel. Le film quitte sa visée sociale pour devenir une rom’com’ longuette et artificiellement dramatique. Les cris et hurlements fonctionnaient parfaitement dans Festen, ils semblent ici superfétatoires, voire incongrus. La Communanuté devient accessoire et si des intrigues secondaires tentent de la replacer au centre de l’histoire, c’est bien souvent peine perdue et il est difficile de s’attacher à des personnages trop brièvement survolés.

Thomas Vinterberg a connu des jours meilleurs. La Communanuté n’est pas dénuée de qualités mais se surcharge bien trop vite d’une intrigue amoureuse lourdaude.

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La Communauté
La Communauté

Dans les années 1970, au Danemark, Erik, professeur d’architecture, et Anna, journaliste à la télévision, s’installent avec leur fille de 14 ans, Freja, dans une villa d’un quartier huppé de Copenhague où ils décident de tenter l’expérience de la communauté. Ils y invitent donc des amis mais aussi de nouvelles connaissances à partager là une vie en collectivité où toutes les règles, toutes les décisions sont prises de manière collégiale et soumises à un vote. Si leur communauté favorise l’amitié, l’amour et l’intimité du groupe, une liaison amoureuse entre Erik et l’une de ses étudiantes va venir perturber la vie de tous…

Sortie : le 18 janvier 2017
Durée : 1h51
Réalisateur : Thomas Vinterberg
Avec : Trine DyrholmUlrich Thomsen, Helene Reingaard Neumann
Genre : Drame

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Ballerina, un film d’animation français, tout à fait remarquable

Ballerina
Ballerina © Copyright 2016 MITICO – GAUMONT – M6 FILMS – PCF BALLERINA LE FILM INC

Ballerina, un film d’animation français, tout à fait remarquable

Ballerina est sorti sur nos écrans avant les vacances de Noël. Et vu le succès qu’il a emporté, Publik’art a fini par aller le voir. Et franchement, ce film est une pure merveille !

Si vous n’êtes pas allé le voir, alors, surtout n’hésitez plus ! Foncez au cinéma avec vos enfants, ou petits-enfants ! Ballerina est non seulement très beau mais son histoire est magnifique. Ce film peut être vu par les petits, dès 3 ans, mais les plus grands se régaleront également. Chacun pourra s’identifier, soit à Félicie, soit à Victor.

Le scénario

L’histoire de Ballerina est très simple à comprendre. On est en 1879. La Tour Eiffel est en pleine construction. Paris est divinement belle et remarquablement bien reconstituée. Félicie est pauvre, vit dans un orphelinat. Un beau jour, avec son ami Victor, ils s’échappent et ils décident de réaliser leurs rêves. Victor veut devenir inventeur et travailler avec M.Eiffel. Et Félicie veut, tout humblement, devenir danseuse étoile à l’Opéra de Paris ! Des rêves qui paraissent bien sûr inatteignables !

La morale de cette histoire

Mais Félicie veut vraiment devenir danseuse à l’Opéra. Et tous les moyens seront bons pour y arriver ! Mais ce qu’elle n’a pas encore vraiment en tête, c’est l’énorme quantité de travail qu’elle devra fournir pour y arriver… Ne jamais lâcher ! C’est à la fois drôle, poétique, beau, émouvant et tellement positif !

Qualités artistiques étonnantes

Tout est beau dans ce film d’animation ! La musique, les décors, les couleurs, les images, le scénario… Félicie est ravissante, toute rousse, et va donner à toutes les petites filles l’envie de danser ! Mais les petits garçons aussi vont en avoir l’envie ! Voilà ce que dit Jules à sa grand-mère, en sortant du cinéma : « J’étais tellement emballé par le film que je n’arrivais plus à me déballer ! ». Franchement, Jules a tout compris et résume très bien le film !
Ballerina, un film merveilleux à voir en famille qui a déjà réuni pas loin de 2 millions de spectateurs !

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Ballerina A partir de 3 ans
Félicie est une jeune orpheline bretonne qui n’a qu’une passion : la danse. Avec son meilleur ami Victor qui aimerait devenir un grand inventeur, ils mettent au point un plan rocambolesque pour s’échapper de l’orphelinat, direction Paris, ville lumière et sa Tour Eiffel en construction ! Félicie devra se battre comme jamais, se dépasser et apprendre de ses erreurs pour réaliser son rêve le plus fou : devenir danseuse étoile à l’Opéra de Paris…

Sortie : le 14 décembre 2016
Durée : 1h30
Réalisateur : Eric Summer, Eric Warin
Avec : Camille Cottin, Malik Bentalha, Kaycie Chase
Genre : Animation

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Quand les voitures mythiques du cinéma prennent la pose

Cihan Ünalan
© Cihan Ünalan

Quand les voitures mythiques du cinéma prennent la pose 

We Love Cars ou le souci de détail

Le photographe turc Cihan Ünalan est un passionné de science fiction, cinéphile et fan de super-héros. L’artiste explore régulièrement ces inépuisables sources d’inspirations pour y puiser des idées originales toujours baignées de pop-culture. On peut d’ailleurs observer sur son site internet quelques portfolios aux scénarios intéressants autour de personnages phares comme Superman ou Batman.

Il s’était notamment lancé un défi il y a quelques temps en voulant tirer une série de photos autour des bolides qui ont marqué son enfance (comme la nôtre). Pour relever ce challenge, il n’a fait rien de moins que de modéliser des miniatures ! Le résultat est bluffant tant on pourrait croire qu’il disposait des modèles originaux. De la Batmobile de 1966 à celle de 2005 en passant par celle de Tim Burton (1989), ou l’Ecto-1 de l’écurie Ghostbusters sans compter la superbe DeLorean de Retour vers le futur, la série créé l’illusion. Intitulée Cars We love, elle montre les calandres de ces véhicules légendaires en gros plans. On pencherait presque la tête pour vérifier s’il on a affaire à des pneus Bridgestone ou autre !

Star Cars : le poster qui en a sous le capot !

Dans un style un peu différent mais toujours très plaisant à parcourir, on trouve aussi le poster de Scott Park, illustrateur de génie qui a eu l’idée de compiler toutes ses voitures préférées venues du cinéma ou des séries télé. Intitulé Star Cars, le poster est aussi graphique que ludique ! Avez-vous reconnu tous les modèles représentés (77 au total) ? Arrested Development, Akira, Scooby Doo, Halo, Jurassic Park ou encore Breaking Bad… il y en a pour tous les goûts ! Et l’artiste a fait de nombreuses séries du même genre sur son blog.

Greatest Rides ou la touche pêchue de Ido Yehimovitz

Dans un style proche, le dessinateur israélien Ido Yehimovitz propose lui aussi une série d’illustrations qui revisitent les mythes du grand et du petit écrans. Un style encore plus pêchu où l’on trouve même le camion des Tortues Ninja 😉

Bref, quand les voitures mythiques prennent la pose sous l’oeil expert d’artistes comme ceux là, nous, on en redemande !

[TEST] Les Batteries externes AUKEY libèrent leur puissance

Aukey
Les trois batteries externes testées : la mini-batterie, la batterie PB-T4, la batterie PB-N15
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Les périodes de fêtes de fin d’année ont été l’occasion de voyager, d’aller voir à droite à gauche famille et amis et de festoyer dignement. Quoi de pire que de se retrouver coincé sans batterie dans le train, à devoir faire la queue dans la rame de restauration pour pouvoir brancher son adaptateur en lose. Un mauvais plan qu’on a tous vécu au moins une fois. Et plutôt mal vécu d’ailleurs.

On est donc parti en vacances et on a testé… la gamme de batteries externes pour Smartphones (et tablettes) proposée par le constructeur incontournable du secteur : AUKEY. On a donc embarqué 3 modèles différents pour prendre le temps de les découvrir : la mini-batterie à 5000 mAh pour dépanner, le PB-T4, batterie standard de 10000 mAh et le mastodonte à grande capacité j’ai nommé le PB-N15 (20000 mAh).

[vc_text_separator title= »CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DES BATTERIES EXTERNES » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Batterie de poche (mini-batterie) :
Capacité: 5000mAh, 18.5Wh
Type de Batterie: Batterie aux ions lithium
Sortie: DC 5V 2.1A
Micro USB Entrée: DC 5V 2.1A
Dimension: 3.54″ x 1.69″ x 0.86″
Poids : 108 ±10g
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PB-T4 :
Capacité: 10000mAh
Type de Batterie: Li-Polymer
Entrée: 5V/2A
QC 2.0 Sortie: 5V/2.4A, 9V/1.67A, 12V/1.25A
USB Sortie: 5V / 1A
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PB-N15 :
Capacité: 20,000mAh
Type de Batterie: Li-ion
Entrée: DC 5V 2.1A
2 Sorties: DC 5V 3.1A Max
Dimensions: 152 x 80 x 18mm
Poids Net: 445g
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[vc_text_separator title= »NOTRE AVIS SUR LES BATTERIES EXTERNES AUKEY » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
batterie externe
La mini-batterie AUKEY s’adapte à toutes les poches

Les plus :

Une offre variée

L’offre proposée par AUKEY est aussi exigeante que variée. Elle s’adresse à toutes les bourses (de 8,99 € à 26,99 €) et s’adapte aux besoins. Si vous avez juste besoin d’une batterie externe pour dépanner le temps d’une sortie improvisée, la mini-batterie est l’objet idéal. Légère, elle rentre dans toute les poches tandis que les deux autres modèles s’adressent plutôt à des personnes équipées d’un sac (à main, à dos…) dont le besoin est plus (beaucoup) important en terme de consommation.

Un design séduisant et des finitions haut de gamme

Les trois modèles testés ont chacun marqué par l’impression de qualité dégagée par leur design épuré et simple. Les matériaux utilisés sont agréables au toucher et semblent de très bonne qualité. Les lignes employées sont ergonomiques, tantôt tout en arrondi (comme pour la mini-batterie ou le modèle PB-N15), tantôt sur des lignes à angles marqués (PB-T4). Agrémentée de petites LED placées sous le coffrage, la machine est un bel objet.

batterie externe AUKEY
Batterie externe AUKEY PB-T4

Une capacité qui peut atteindre des sommets

Affichant 20000 mAh, le modèle PB-N15 est particulièrement impressionnant. Pour vous donner une idée, on peut charger jusqu’à 9 fois un iPhone 6S avec (on a réussi à tenir comme ça une semaine coupé de tout). Le temps de chargement est quant à lui raisonnable excepté lorsque l’on branche deux appareils sur une même batterie (cela divise par deux la puissance de chargement).

Des batteries intelligentes

Petit détail très appréciable : la batterie externe s’arrête automatiquement dès que votre appareil est chargé. La batterie externe se met alors hors tension, évitant de se vider pour rien. Un stress en moins pour ceux qui se retrouvent vraiment en milieu hostile (sans prise électrique à portée de mains pendant plusieurs jours, par exemple).

LE(S) MOINS :

Un poids qui se sent

Tout dépend de la taille choisie, mais si vous optez pour des modèles comme le PB-T4 ou PB-N15, vous devrez emporter avec vous un peu de lest dans votre sac. A titre de comparaison, la plus lourde d’entre elles (PB-N15) est plus de 3 fois plus lourde qu’un iPhone 7 affichant plus de 440 g sur la balance.

Batterie externe
Batterie externe AUKEY PB-N15

Conclusion :

Les 3 batteries externes AUKEY ont fait preuve d’une efficacité à la hauteur de la première impression qu’elles nous ont faites : des objets dont la puissance, la finition et la qualité en font des must have du secteur.

Les Confessions révèle les contradictions profondes du capitalisme

Les Confessions
Les Confessions, film de Roberto Ando, Copyright Bellissima Films

Les Confessions révèle les contradictions profondes du capitalisme

Un Toni Servillo toujours aussi charismatique hante le film de Roberto Lando avec sa démarche sereine et son économie de paroles. Il interprète un moine invité à une réunion du G8. Au milieu des gouvernants les plus puissants du monde, il déambule avec bonhommie pour une présence assourdissante. Si le film navigue entre décors froids et  caricatures voilées, le moine tire son épingle du jeu soulignant la force du spirituel sur les turpitudes du matérialisme. Le film se suit comme un thriller ténébreux aux longues plages pesantes au risque de perdre parfois le spectateur en route.

Un univers aseptisé

L’hôtel de luxe où se déroule la plus grande partie du film héberge les présidents et premiers ministres des nations les plus puissantes du monde. Accompagnés d’un aréopage de bodyguards et de serviteurs, ces puissants naviguent entre solitude aliénante et paranoïa exacerbée. Des acteurs de renom composent un casting international de grande classe. Daniel AuteuilPierfrancesco FavinoMoritz Bleibtreu, Lambert WilsonMarie-José Croze et Johan Helbernbergh sont quelques uns des ces visages connus qui vont décider de l’avenir du monde. Hélas le président du G8 décède mystérieusement après avoir rencontré le moine en privé. Suicide? Meurtre? Le film s’évertue à brouiller les pistes pour aboutir à une résolution de l’énigme après un luxe de rebondissements. L’ambiance est à la langueur et aux secrets d’alcôve. Rien de surprenant avec un personnage principal qui a fait voeu de silence. Les rares discussions abordent la finance de haut vol ou les turpitudes de l’âme humaine, parfois en même temps pour mettre en perspective la réussite matérielle et la peur du vide métaphysique.

Une quête nébuleuse

Les Confessions mettent les pieds dans le plat dès le titre. S’épancher auprès d’une oreille attentive semble le seul moyen de briser le mur de l’aliénation. Les airs classiques de Schubert accompagnent déambulations et apartés pour apporter une profondeur à un film qui privilégie irrémédiablement les sous-entendus. Des leaders bien dans la norme s’époumonent sur un air de Walk on the Wild Side de Lou Reed stupéfiant de contradiction. Les vrais sauvages, ce sont peut être ces individus à la fois connus et anonymes qui agissent dans l’ombre sans n’avoir à rendre de comptes à personne. Sauf à Dieu, si on en croit le film.

Un film taiseux et épineux qui aborde une multitude de sujets sans vraiment résoudre les énigmes. La tour de Babel d’acteurs de tous horizons évolue dans un univers fantasmé qui fascine ou débute, c’est selon.

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Les Confessions
Les Confessions

Quelque part en Allemagne des dirigeants politiques du G8 et le directeur du FMI se réunissent en vue d’adopter une manoeuvre secrète aux lourdes conséquences. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu à cause du décès du directeur du FMI.

Sortie : le 25 janvier 2017
Durée : 1h40
Réalisateur : Roberto Ando
Avec : Daniel Auteuil, Toni Servillo, Connie Nielsen
Genre : Drame, Thriller

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Cancer rhapsodie, ou la vérité toute crue de Michel Richard (JC Lattès)

Michel Richard
Michel Richard © lepoint.fr

Cancer rhapsodie, ou la vérité toute crue de Michel Richard (JC Lattès)

Dans son dernier livre, Cancer rhapsodie, Michel Richard n’y va pas par quatre chemins. Dès le titre, nous savons sur quel terrain il nous entraîne. Celui de son propre cancer.

Aucun scoop sur le scénario

Bien sûr, on préfèrerait qu’il nous parle de ses amours plutôt que de son cancer. Qui ose parler franchement, sans tabou, sans retenue de sa maladie ? Surtout de son cancer ? pas grand monde… Car de tout temps, la maladie, quelle qu’elle soit, mais surtout le cancer, fait peur. Et franchement, on n’a pas envie d’avoir peur…

L’histoire du cancer

Pas grand chose à dire sur le scénario de ce petit livre de Michel Richard. Il commence par l’annonce de son cancer. La naissance de son cancer. Comme il l’écrit. Et il se terminera sans fin. Car aujourd’hui, personne ne connaît la fin de son histoire…

« J’arrête ici ce récit. Ma rhapsodie restera inachevée. J’aurais préféré la finir. Que mon cancer ait une fin comme il a eu un début, une date de naissance, certificats médicaux, validation hospitalière et tampons de la Sécu à l’appui. Ma rhapsodie a un début et pas de fin. » (p.113)

Même si on n’utilise pas souvent ce terme, rhapsodie, on reste intrigué. Selon le Larousse, en voilà la définition : Pièce instrumentale de caractère libre, proche de l’improvisation, utilisant des thèmes ou des effets folkloriques […] Ou : Poème ou partie de poème contenant un épisode épique, spécialement emprunté aux poèmes homériques.
On va chercher encore : Epique : relatif à une épopée, une aventure héroïque

Quelle rhapsodie ?

Quelle est donc la rhapsodie qu’a décrit l’auteur ? Chacun y trouvera la réponse qu’il voudra ! Pour ma part, il me semble que Michel Richard, nous a livré une partie intime de sa vie, sans calcul, de façon vraie, entièrement libre mais sans improvisation. Car tout ce qui est écrit a été vécu. L’objet est centré sur un événement épique mais qui aux yeux du principal intéressé ne l’est pas !

Analyse psychologique

Si vous pensez que Michel Richard se prend pour un héros, c’est le strict opposé ! Il n’a pas écrit ce livre dans un but thérapeutique. Même si dans le fond, cela l’a peut-être aidé à traverser ces épreuves. Je pense qu’il a juste voulu écrire sa partition, pour partager ses pensées de simple mortel.
Son style est simple, direct, sans fioritures. Comme le langage hospitalier. Il n’écrit pas pour se faire plaindre, mais plutôt pour tenter de mieux comprendre ce qu’est un cancer. Mieux comprendre toutes les personnes atteintes d’un cancer. Pour sans doute, au final, mieux l’accepter.

« Me souvenir : à un malade du cancer, ne parler que du sien. » (p.31)

Sa façon de réagir, de n’avoir pas peur du cancer, est positive et philosophique. Il fait comme il veux, comme il sent, en fonction de lui-même et non des autres. Grande liberté de penser, d’agir et de parler.

« Je l’avais dit, donc, à qui me plaisait, à qui m’importait. Je l’avais dit sans principes, et sans drame, et j’aimais bien n’avoir pas à mentir. (p.73) »

Cancer rhapsodie sera sans doute un livre de chevet pour beaucoup d’entre nous, comme un livre de sagesse. Un bel hommage à la vie !

« J’avais une maladie, je n’étais pas un malade réduit à sa maladie. » (p.110)

Quand on est malade, effectivement, on a l’impression de n’être plus que « malade » aux yeux de tous. Et l’on passe son temps à attendre. Attendre que ça aille mieux, attendre des résultats d’analyse, attendre des rendez-vous médicaux, bref, ne qu’attendre. Attendre de ne plus souffrir, attendre la guérison… Attendre la fin.

« Attendre, était-ce une vie ? Qu’attendre d’elle, d’ailleurs, sinon qu’elle s’achève à son heure ? » ( p.110)

Car n’oublions pas, avec ou sans cancer, la vie a toujours pour aboutissement la mort. Et ça, Michel Richard l’a en tête en permanence, mieux que nous, sans aucun doute…
Cancer rhapsodie, un petit grand livre à mettre en toutes les mains, comme symbole de vie.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Cancer rhapsodie Le médecin m’avait dit : « Vous avez un cancer, avec une grande simplicité ».
Pourquoi, d’ailleurs, eût-il fallu qu’il le dise autrement ? Le jeune interne, me semble-t-il, avait rougi, baissant les yeux – il apprendrait plus tard qu’il ne faut pas avoir peur de dire la vérité aux malades. J’avais entendu le verdict avec une certaine sérénité. Moins quand, regardant de près les résultats de mes examens, il avait grimacé : « C’est pas super ».
La simple surveillance était exclue. Il fallait agir.
Le 5 octobre 2015, l’auteur de ce livre apprend qu’il a un cancer.
Il décrit une année avec la maladie : ce qu’elle change en lui, ce qu’elle impose et ce qu’il lui oppose, le regard que les autres portent sur le mal et le malade, cette vie différente, gouvernée par l’incertitude, entre le grand hôpital et les séances de radiothérapie et le travail jamais arrêté, entre le soin mis à survivre et la vie ordinaire.
Ce n’est pas un journal, pas un manuel, pas un témoignage mais le récit le plus juste d’un homme face à une épreuve : il y a beaucoup de poésie dans ces pages, de la dérision, de questions et des tentatives de réponses qui ne sont pas des leçons mais une expérience, un combat : ne pas dire je suis malade mais j’ai un cancer, tout entendre, choisir un traitement, en parler, se soigner. Et puis il y a toutes ces questions sans réponse : pourquoi moi, serai-je là dans un an, comment supporter l’attente, que reste-t-il de l’homme que j’étais avant, qu’est-ce qui a changé ?
« Ma rhapsodie a un début et pas de fin. Elle ressemble à ces films qui s’achèvent à la surprise du spectateur, le laissant à son désarroi. A mon énervement, pour ma part, contre ces scénariste ou réalisateur qui recourent à l’écran noir, faute de savoir comment finir leur histoire. Ils la laissent flottante, à l’imagination de chacun. Ils vous abandonnent à l’incertain. Ils ne savent pas la suite. Mes toubibs non plus. Et moi non plus. »

Date de parution : le 11 janvier 2017
Auteur : Michel Richard
Editeur : JC Lattès
Prix : 12 € (150 pages)
Acheter sur : Amazon

Moi, Caravage illumine la scène du Lucernaire

Moi, Caravage
Moi, Caravage, de et avec Cesare Capitani, Théâtre Le Lucernaire

Moi, Caravage illumine la scène du Lucernaire

Le Lucernaire laisse carte blanche à Cesare Capitani pour une pièce tout en clair obscur. En mettant en lumière  l’existence brève mais intense d’un des peintres majeurs de la Renaissance, le metteur en scène et comédien italien privilégie l’épure et l’évocation pour un vrai jeu d’acteur. La vie est l’oeuvre de Caravaggio se dévoilent pendant 1h15 d’un spectacle captivant. La voix puissante du comédien et les airs italiens fredonnés par la comédienne donnent des airs de cathédrale à une confession tantôt truculente tantôt tragique. De quoi donner envie de découvrir à nouveau les chefs d’oeuvre du peintre italien.

Un géant de la peinture 

L’œuvre novatrice de Caravaggio révolutionna une Renaissance italienne déjà chargée en génies artistiques. Après Leonardo da Vinci, Michelangelo et Raphaël, Le Caravage creusa le sillon de la peinture avec ses représentations ultra réalistes, à la limite du brutal et exemples parfaits d’une utilisation lourde de sens du clair obscur. Si son oeuvre s’est inscrite dans l’éternité dés son vivant, son existence ne manqua pas de péripéties dramatiques. Pour retranscrire le caractère jusque boutiste du peintre, Cesare Capitani ne se ménage pas et multiplie les anecdotes. Il revêt les oripeaux du peintre de sa prime jeunesse milanaise jusqu’à son éclosion romaine. Les plus prestigieux commanditaires lui ont commandé des oeuvres rentrées dans la légende sans que Caravaggio ne cède jamais à la facilité ou au compromis.

Des oeuvres décortiquées

Le comédien révèle les secrets les plus surprenants d’oeuvres aux sujets classiques mais aux traitements anti conformistes pour l’époque, sources de nombreuses inimitiés. Le récit du comédien fascine tant il incarne un peintre bousculé par une omniprésente inquisition et des élans personnels irrépressibles. La pièce est jouée en italien tous les mardis et la langue de Dante est abondamment utilisée pour étayer les situations de plus en plus dramatiques. Le sombre peintre est confronté à des personnages incarnés par la comédienne près de lui, tantôt masculins, tantôt féminins. Connivence et défaveur s’alternent dans une danse tragique qui mènera le peintre à une fin funeste, prévisible et acceptée.

La salle remplie jusqu’au plafond a réservé un triomphe aux deux protagonistes. Ce Moi, Caravage ravira les amoureux de peinture et de prestations enflammées. De quoi repenser à cette pièce de longues heures après sa fin.

Dates :  du 11 janvier au 12 mars 2017
Lieu : Le Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Cesare Capitani
Avec : Cesare Capitani, Laetitia Favart ou Manon Leroy

Notre révolution intérieure, et si nous changions de mode de vie ?

Notre révolution intérieure documentaire Alex Ferrini
Notre révolution intérieure copyright Destiny Films

Notre révolution intérieure, et si nous changions de mode de vie ? (Documentaire)

Notre révolution intérieure a fait le tour des festivals avec, à la clé, deux récompenses : le Prix d’excellence du Impact DOCS Award et le Prix international du mérite du Film Festival de Jakarta. Des prix modestes pour un documentaire à la réalisation également modeste mais au rendu plutôt épatant. Alex Ferrini est le réalisateur de ce périple sud-américain de dix-huit mois tout en en étant l’un des trois acteurs.

Voyager pour initier un changement intérieur

Alex, accompagné de son frère, Romain, et de son ami, Xavier, prend la mer à bord du voilier d’Aleix Belov. Vieux loup de mer aux trois tours du monde, il propose à ces trois gaillards jeunes et aventuriers, un tour de l’Amérique du Sud. Une opportunité unique pour ce trio qui veut s’échapper de la société moderne pour respirer un air nouveau, frais et sain. Ils veulent trouver le changement qu’ils attendent dans le monde à travers des rencontres. Et surtout, ils veulent chacun se trouver eux-mêmes, se comprendre et aimer un peu mieux. Alors voilà, ils sont partis.

« Il n’est pas signe de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société malade ». Une maxime qui résume l’engagement, presque violent dans sa résolution inébranlable, du film : dénoncer et abandonner ce mode de société consumériste. Ainsi, le but n’est pas le voyage mais l’apprentissage, celui d’une nouvelle façon de vivre. Où commence le changement ? Par l’éducation qui dès l’enfance nous façonne en futurs travailleurs alors qu’elle devrait faire de nous des Hommes. Par la connaissance de soi-même qui s’arrête à ce que l’autre nous montre de nous si on ne prend pas le temps d’une introspection. Et le temps justement qu’on dépense à dépenser alors qu’il n’a pas de prix. Voilà quelques-uns des nombreux partis-pris qu’Alex, Romain et Xavier approfondissent durant leur voyage. Souvent rêveurs et utopiques, ils aspirent à une révolution radicale. Alimentés par les rencontres qu’ils font, ils quittent la réalité de la majorité pour atterrir dans un monde de « privilégiés ». Le monde qu’ils découvrent paraît inaccessible pour l’immense majorité mais il est beau. Sa rareté fait sa beauté.

Notre révolution intérieure documentaire Alex Ferrini
Notre révolution intérieure copyright Destiny Films

Voyager pour rencontrer l’autre

L’essence même de leur aventure : l’autre

L’essence même de leur aventure : l’autre. Ainsi, Sergio Peñafiel, cheveux blancs et noble visage brun, leur présente une nouvelle façon d’enseigner autour de la méditation, relaxation, connexion avec la nature… Au Pérou, ils croisent les descendants directs des Incas qui respirent la sérénité et aiment à transmettre des messages d’amour et d’harmonie autour d’eux. Il y a aussi Tierra Martinez, Tupaq Sonqo, Chamalù et tant d’autres… tous acteurs du changement à leur échelle infime. En gros plan et sans artifices, la caméra les laisse s’exprimer. Leurs aspirations, leurs idéaux, leurs victoires… Ce sont eux les véritables stars de ce documentaire dont ils occupent la plus grande partie. Une façon de dire aux spectateurs que oui, la mutation a déjà commencé, qu’elle est réalisable puisqu’en voici les précurseurs. Toujours souriants, gais, paisibles, ces gens donnent envie de s’engager mais que se cache-t-il derrière ? Un retour au vert et à l’essentiel est-il aussi facile qu’il en a l’air ?

La voix narrative aux accents parfois grandiloquents veut nous en convaincre. A coup de sentences telles que « Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde » (Gandhi) ou « Il ne peut y avoir de changement de société sans un changement humain » (Pierre Rabhi), à la lecture d’une lettre à grand-mère et surtout, surtout aux silences, elle nous murmure qu’un changement est possible. De cette leçon d’une autre vie que celle que le système nous impose, on en ressort avec une envie d’ailleurs et de simplicité mais pas assez puissante pour provoquer l’impulsion décisive.

Pour finir, Alex Ferrini filme l’autre avec une générosité et une fraternité qui se ressent à l’écran. Couplé à des images de la nature superbes et des musiques qui touchent au coeur, Notre révolution intérieure  est plein d’amour, de couleurs et de beauté. Peut-être que les protagonistes, Alex, Romain et Xavier auraient gagné à être un peu plus présents. Mais, ils ont préféré s’effacer.

Sortie en salle le 25 janvier 2017.

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Notre révolution intérieure afficheRemettant en cause le monde qu’ils ont connu jusqu’à aujourd’hui, trois jeunes délaissent leur quotidien et leurs habitudes pour partir en voyage. Cette recherche de la connaissance va changer leur regard mais surtout les amener à découvrir la possibilité d’une autre existence. Une invitation à reprendre les commandes de nos propres vies…

Sortie : le 18 janvier 2017
Durée : 1h15
Réalisateur : Alex Ferrini
Avec : Alex, Romain et Xavier
Genre : Documentaire

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