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Bande-annonce de Neruda : la traque d’un poète mythique par son pays
Début 2017 sera l’occasion de (re)découvrir dans les salles de cinéma un immense poète chilien : Pablo Neruda. Mais ce n’est pas un biopic conventionnel que nous propose le réalisateur Pablo Larrain. De Pablo Neruda, on connaît son œuvre mais beaucoup moins son combat contre le fascisme chilien. Une lutte pour la liberté qui lui a valu d’être ardemment traqué à travers le pays. C’est à travers cette chasse dangereuse et excitante que le film Neruda trace le portrait d’un poète fugitif et résistant.
Luis Gnecco et Gaël Garcia Bernal (La mauvaise éducation, Amours chiennes, Carnets de voyage) camperont respectivement l’artiste et son poursuivant, l’inspecteur Peluchoneau. Les deux acteurs n’ont pas été choisis par hasard : ils ont déjà joué ensemble dans le film No du même réalisateur ! Vont-ils réitérer leur belle performance de l’époque ?
Découvrez la bande-annonce pleine de promesses de Neruda.
1948, la Guerre Froide s’est propagée jusqu’au Chili. Au Congrès, le sénateur Pablo Neruda critique ouvertement le gouvernement. Le président Videla demande alors sa destitution et confie au redoutable inspecteur Óscar Peluchonneau le soin de procéder à l’arrestation du poète.
Neruda et son épouse, la peintre Delia del Carril, échouent à quitter le pays et sont alors dans l’obligation de se cacher. Il joue avec l’inspecteur, laisse volontairement des indices pour rendre cette traque encore plus dangereuse et plus intime. Dans ce jeu du chat et de la souris, Neruda voit l’occasion de se réinventer et de devenir à la fois un symbole pour la liberté et une légende littéraire
Sortie : le 04 janvier 2017 Durée : 1h48 Réalisateur : Pablo Larrain Avec : Luis Gnecco, Gael Garcia Bernal Genre : Drame, Biopic
Sully ou l’histoire d’un héros tombé du ciel par Clint Eastwood
Clint Eastwood est de retour et pour la première fois de sa carrière quintuplement oscarisée, il tourne avec Tom Hanks à la traîne avec seulement deux Oscars ! En plein hiver 2009, un événement extraordinaire sature la Une des journaux new-yorkais et au-delà : c’est « le miracle de l’Hudson ». Clint Eastwood s’est emparé de ce fait divers invraisemblable et de sa star surmédiatisée pour réaliser un biopic, Sully, qui sortira en salle le 30 novembre.
New York, le 25 janvier 2009. Le commandant de bord Sullenberger alias Sully (Tom Hanks) pilote un avion dont les deux réacteurs sont morts après avoir été pénétrés par une nuée d’oiseaux. En perte d’altitude et de vitesse, il plane au-dessus de la ville ; à cours de solution, il va tenter l’impossible : amerrir sur l’Hudson. Les amerrissages se finissent toujours mal, en général… mais pas celui-ci ! Sully, en équipe avec son copilote (Aaron Eckhart), réussi ce qu’aucun autre n’aurait pu faire : poser l’énorme appareil sans dégâts sur le fleuve. Le « miracle » accompli, la survie des passagers dépend désormais de l’efficacité des secours car il fait froid, très froid, il faut faire vite. En vingt-quatre minutes, les 155 passagers et membres d’équipage sont sauvés. Tous. Une bonne nouvelle comme rarement en relate les journaux et surtout, un nouveau héros est né : Sully.
Le film est comme un problème mathématique bourré de chiffres et a priori insoluble. Le commandant Sully, quarante ans de métier et plus de 20 000 heures de vol à son actif, pilote un A320, le vol 1549. Trois minutes après le décollage, les deux réacteurs lâchent. L’avion est alors à moins de 300 mètres d’altitude, impossible de rentre à l’aéroport LaGuardia. Il doit pourtant sauver les 154 vies humaines qui sont à bord. Que faire ? Seule consigne : vous avez 208 secondes pour résoudre ce problème : Sully n’en avait pas une de plus.
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Sully : un héros malgré lui
Ces 208 secondes décisives où Sully a admirablement su garder son sang-froid sont le cœur du film. Mais finalement, la prouesse technique, le miracle, compte peu ; ce sont les hommes, leurs émotions et l’exaltation de toute une ville que le réalisateur met en lumière. Il nous prend par les sentiments, notamment en nous dévoilant ceux de Sully ! Sully est comme tout le monde et pourtant, à partir de ce 25 janvier 2009, il n’est plus tout le monde. L’histoire a besoin de héros et en voilà un littéralement tombé du ciel. Porté aux nues, glorifié par les médias, les politiques et les badauds, on découvre cet homme, juste après l’amerrissage, pris dans une tempête médiatique et intérieure.
On découvre aussi un autre aspect moins glorieux du « miracle de l’Hudson » : l’enquête du NTSB (National transportation Safety Board) qui a essayé de le mettre en cause pour la perte de l’A320. Ne pouvait-il vraiment pas atterrir à LaGuardia ? A-t-il fait le bon choix ? Derrière un exploit se cache souvent quelques zones d’ombre que l’Histoire préfère oubliée. Clint Eastwood en bon trublion est venu s’assurer qu’on n’oublie rien.
Il est beau le commandant Sully, il a l’élégance, la modestie et la discrétion d’un héros contre son gré. D’un héros attaqué par la NTSB et obsédé par la vie de ses passagers même après les événements. L’incarnation du bien sans ostentation. Un héros un peu monochrome pourtant qui mériterait quelques couches plus sombres parce qu’un homme parfait ça n’existe pas non ? Plus généralement, tous les personnages manquent de nuances comme s’ils étaient résumés à un trait de caractère. Lorrie, la femme de Sullenberger incarne le doute et l’attente. Jeff Skiles, l’indéfectible acolyte. Charles Porter, l’enquêteur en chef de la NTSB, est le « bad guy ».
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Clint Eastwood n’a pas chômé…
Malgré cela, Clint Eastwood arrive à nous toucher au cœur même lors de séquences d’apparence anodines. Ainsi, lors d’une simple simulation de vol pour déterminer si oui ou non, Sully aurait pu rentrer à LaGuardia, on retient son souffle parce qu’on est dans le camp du commandant, on veut qu’il soit mis hors d’accusation. Clint Eastwood s’est emparé de notre empathie pour la distribuer à Sully, un petit hold-up cinématographique !
La structure du film mérite aussi son coup de chapeau. La colonne vertébrale de Sully n’est en fait qu’une seule et même scène qui se reproduit inlassablement sans jamais pourtant être tout à fait la même : les fameuses 208 secondes avant l’amerrissage. On la vit dans le cockpit avec Sully et Skiles, dans la cabine avec les passagers affolés, dans la tour de contrôle de LaGuardia, dans le simulateur de vol, dans les rêves de Sully… Et, à chaque fois, ça fait mouche, on a l’impression de la découvrir pour la première fois.
Et vient le dénouement façon « American dream » sur lequel on ne s’épanchera pas malgré quelques réticences mais pas de spoilers, nous préférons que vous alliez voir le film ! Sobre, assez touchant, bien interprété même s’il manque une couche de complexité aux personnages, Sully est un hommage à Sully ! Et une œuvre de résistance aux années de la part de Clint Eastwood.
Le 15 janvier 2009, le monde a assisté au « miracle sur l’Hudson » accompli par le commandant « Sully » Sullenberger (Hanks) : en effet, celui-ci a réussi à poser son appareil sur les eaux glacées du fleuve Hudson, sauvant ainsi la vie des 155 passagers à bord. Cependant, alors que Sully était salué par l’opinion publique et les médias pour son exploit inédit dans l’histoire de l’aviation, une enquête a été ouverte, menaçant de détruire sa réputation et sa carrière.
Sortie : le 30 novembre 2016 Durée : 1h35 Réalisateur : Clint Eastwood Avec : Tom Hanks, Aaron Eckhart, Laura Linney Genre : Drame, Biopic
Isabelle de Montvalon : dans ses mains, le bronze devient tendresse
Publik’Art a eu la chance d’assister à l’exposition d’Isabelle de Montvalon, à la Ciotat, à la Chapelle des Pénitents. De nombreuses sculptures trônaient dans cette ravissante chapelle. Son amie de toujours, Marie-Agnès Trannoy (www.lesaquarelles.net) exposait également de très belles aquarelles, en symbiose parfaite avec les sculptures d’Isabelle. Ce jeu de couleurs et de formes, dans cet endroit unique donnait une dimension presque magique à cette très belle exposition. Une belle communion entre les deux artistes.
Isabelle de Montvalon a commencé à peindre avant de se mettre à la sculpture. C’est à Milan qu’elle suit des cours à l’Académie des Beaux-Arts de Brera et a rencontré son « maestro », Salvo Cansone (découvrir son site : www.isabelledemontvalon.com)
Ce qui nous a le plus marqué dans les sculptures d’Isabelle, c’est sans aucun doute les expressions qu’elles donnent à ses femmes sculptées. De l’extrême finesse des traits, de la tendresse et de l’élégance dans leurs gestes. Toutes ses sculptures nous parlent. C’est un peu comme si Isabelle voulait transmettre tout l’amour qu’elle porte à la Vie, aux autres et plus spécifiquement aux femmes. Chaque sculpture est porteuse d’histoire, d’espoir, de sens, et surtout d’amour. De nombreuses sculptures reprennent le terme de la maternité, de la tendresse, de la complicité entre la mère et son enfant. Du bronze qui nous émeut. Du bronze que l’on a envie de caresser ! Cela peut paraître paradoxal, eh bien, non ! Ces femmes toutes plus jolies les unes que les autres, ont chacune leur regard, leur identité mais aucune ne peut nous laisser indifférent. Chacune a sa propre histoire, sa propre sensibilité. Isabelle de Montvalon réalise quelques sculptures en bronze en ajoutant une boule de plexiglas, porteuse de nos rêves. Une petite touche de modernité et de légèreté, dit-elle !
Le public fut non seulement nombreux, mais conquis ! Publik’Art attend déjà avec impatience la prochaine expo d’Isabelle de Montvalon pour y découvrir ses dernières créations !
Les élèves du CNSAD entrent dans la danse et ça leur va bien
Nous avons assisté à la présentation de l’atelier danse-théâtre des élèves de 3ème année du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, dirigé par Caroline Marcadé et qui réunissait toute la promotion 2017, soit 31 élèves.
Un spectacle très abouti et réussi qui déploie sur scène un chœur de danseurs en trois actes : celui des femmes, des hommes, avant leur réunion dans la partie finale.
A partir des prémices d’un corps en mouvement inauguré par une marche et ses possibles sur une musique hypnotique de PascalSangla qui ne nous lâchera pas durant tout le spectacle, se questionnent toute une histoire de sensations dansée et de la vie donc, aux prises avec son apprentissage, son recommencement, et son ouverture à l’autre, au monde. Un réjouissement.
Le tout porté par une envie, une exigence, une liberté, et une audace propres à la condition d’artiste et sa force créatrice, capable de tout emporter dans une aventure collective aussi intense que régénératrice.
[…] un abandon sensible et une vérité intime
Caroline Marcadé, assistée de Jean-Marc Hoolbecq, s’en empare avec un geste puissant et d’une réussite totale : sens de l’espace, de la théâtralité, du rythme, des corps en mouvement qui font la part belle à des tableaux saisissants en osmose avec la bande son. Où s’amorcent de la part de chaque danseur/acteur en communion parfaite, un abandon sensible et une vérité intime.
Vidéo humour : Fillon, Juppé : la primaire de la droite vue par Verino
Fillon et Juppé vus par Verino, cela donne une vidéo amusante qui moque gentiment la primaire de la droite dont le dernier tour se joue aujourd’hui. L’humoriste Nancéien qui se produit en ce moment au Grand Point Virgule à Paris propose chaque semaine une nouvelle vidéo en rapport avec l’actualité sur sa chaîne Youtube.
Intitulée « Dis donc internet » cette série de sketchs est plutôt novatrice en son genre : Verino se filme devant son public, ou plutôt son public derrière lui. Un concept beaucoup plus vivant et interactif que ce que l’on a l’habitude de voir sur internet.
Bref, que ce soit Fillon ou Juppé, l’important c’est d’en rire !
Seul dans Berlin, film de Vincent Perez, Copyright X Verleih / Christine Schroeder
Seul dans Berlin, récit académique d’une résistance silencieuse
Seul dans Berlin relate la difficile disparition d’un fils au sein d’une famille quelconque de Berlin. L’évènement motive les parents éplorés à faire face au régime nazi qu’ils désapprouvent. Le père décide de disséminer des cartes dans Berlin que les autorités mettent tout en oeuvre pour retracer. Le film est d’un académisme classique, sans trop d’émotion ni d’empathie, ce qui est assez curieux étant donné le sujet. D’autant qu’il est tiré d’une histoire vraie.
Un film anglais chez les allemands
Dès les premières minutes, le doute s’installe dans la salle. Le petit vendeur de journaux apostrophe la foule en anglais, les voisins se saluent en anglais, les policiers allemands parlent anglais avec un fort accent germanique. L’action est-elle censée se dérouler à Cambridge? Non, nous sommes au coeur de l’Allemagne nazie en 1940. L’invasion de la France a réussi sans coups férir et les lendemains semblent glorieux pour tous. Sauf pour des parents ulcérés par la perte de leur fils sur le front de l’ouest. Visiblement opposants silencieux, ils remédient à leur immense chagrin par une action susceptible à les envoyer à l’échafaud. En écrivant et disséminant des cartes remplies de slogans anti-régimes, ils mettent leur destin entre parenthèses.
Une émotion difficilement palpable
Le roc Brendan Gleeson et la petite souris Emma Thompson sont ces opposants motivés par la tristesse. Le film les suit cérémonieusement, entre silences compassés et mines défaites. L’économie de mots n’est pas remplacée par une mise en scène flamboyante, tout est très académique. L’allemand de service Daniel Brühl marmonne en anglais tout en menant l’enquête. Les barrières se multiplient entre les intentions et l’émotion finale. Difficile de se rendre compte du risque pris par le couple au milieu de ressortissants quasi tous anglais. Le réalisme est sacrifié sur l’autel de l’efficacité pour un résultat plutôt décevant. Un casting 100% allemand aurait fait beaucoup pour la réussite du film.
Un Seul à Berlin qui joue la reconstitution à demi. Difficile décidément de faire ressortir la tragédie des temps anciens actuellement.
Berlin, 1940. La ville est paralysée par la peur. Otto et Anna Quangel, un couple d’ouvriers, vivent dans un quartier modeste où, comme le reste de la population, ils tentent de faire profil bas face au parti nazi. Mais lorsqu’ils apprennent que leur fils unique est mort au front, les Quangel décident d’entrer en résistance. Aux quatre coins de la ville, ils placent des messages anonymes critiquant Hitler et son régime. S’ils sont arrêtés, ils savent qu’ils seront exécutés…
L’inspecteur Escherich de la Gestapo s’intéresse bientôt à leurs actions et c’est un redoutable jeu du chat et de la souris qui s’engage. Le danger ne fait que renforcer la détermination d’Otto et Anna et leur amour. Progressivement, leur rébellion silencieuse mais profonde transforme leur vie et leur mariage…
Sortie : le 23 novembre 2016 Durée : 1h43 Réalisateur : Vincent Perez Avec : Emma Thompson,Brendan Gleeson, Daniel Brühl Genre : Historique, Drame
Vidéo : Michel Drucker et sa femme Dany Saval dans On n’est pas couché
Michel Drucker faisait hier la promotion de son spectacle « Seul… Avec vous » au Théâtre des Bouffes Parisiens (les samedi à 17h et le dimanche à 18h) dans On n’est pas couché. Mais l’évènement de son passage dans l’émission était plutôt la venue de son épouse, Dany Saval. C’est la première fois depuis plus de 40 ans que l’ancienne star qui avait son contrat chez Walt Disney apparaissait sur un plateau télé.
Comme à son habitude, Michel Drucker n’est pas avare en anecdotes (sur sa maman, Johnny Hallyday ou encore Claude François…) et ne manque jamais une occasion de faire sourire. Les 45 ans de mariage qui unissent le couple forcent l’admiration et leur histoire est aussi touchante qu’elle semble profonde et sincère. La venue de Dany Saval a totalement éclipsé les deux chroniqueurs Vanessa Burggraf et Yann Moix qui n’ont pas pu poser une seule question !
Les Cerveaux : « Je suis le fils de Jésus et de Catwoman » !
Dernier délire en date servi au cinéma par l’acteur déjanté Zach Galifianakis aux côtés d’Owen Wilson, Les Cerveaux est en salle depuis cette semaine. Le film fait le récit d’une histoire aussi vraie qu’incroyable : le braquage de plus de 17 millions de dollars à la banque américaine Loomis par un convoyeur, sa copine et quelques amis.
Sur un ton à la Very Bad Trip, la bande-annonce promet un florilège de cascades à contresens et de tirades improbables : « Je suis le fils de Jésus et de Catwoman« . Tout un programme. Pour le reste, accrochez vos nibards !
La vie de David Ghantt n’a rien de compliqué. Chaque jour, c’est la même routine : au volant de son camion blindé, il transporte des millions de dollars qui ne lui appartiennent pas. Le seul rayon de soleil dans son existence banale, c’est sa jolie collègue, Kelly Campbell. C’est elle qui va l’attirer dans une combine foireuse…
Malgré la bande de bras cassés à qui il a affaire, dirigée par Steve Chambers, et en dépit d’un plan grotesquement mal ficelé, David réussit quand même l’exploit de voler 17 millions de dollars… Le problème, c’est qu’il se fait doubler par ses complices, qui disparaissent avec le butin et lui mettent tout sur le dos.
David est dedans jusqu’au cou. Sa seule chance est de remonter la piste que laissent les braqueurs en claquant l’argent de façon aussi voyante que ridicule.
En cavale, traqué par les autorités et pourchassé par un drôle de tueur à gages, David va tout tenter pour reprendre l’avantage et doubler à son tour ceux en qui il avait le plus confiance…
Sortie : le 23 novembre 2016 Durée : 1h34 Réalisateur : Jared Hess Avec : Zach Galifianakis, Owen Wilson, Kristen Wiig Genre : Comédie
Alliés ou la seconde guerre mondiale pour les nuls
Alliés prend le pari de la romance contrariée sur fond de conflit mondial. Brad Pitt et Marion Cotillard sont deux espions chargés d’une mission suicide qui s’éprennent l’un de l’autre, à leurs risques et périls. Robert Zemeckis est en mode pilotage automatique tout comme ses acteurs. Très peu de surprises et une romance cousue de fil blanc sur fond de reconstitution trop belle pour être vraie. Donc artificielle et factice. Pas la plus grande réussite du réalisateur…
Une ambiance playmobil
Premier constat: le film donne l’impression d’un tournage en studio sans aucun souci de réalisme. Tout est très (trop?) propre, les voitures sont astiquées à la peau de chamois après une tempête de sable, les vêtements sont impeccablement repassés après un long voyage en valise, tout est « trop ». Ou pas assez. Là où un Patient Anglais touchait au plus profond avec des romances contrariées finalement similaires, il est ici très difficile de ressentir une quelconque empathie pour les personnages. Brad Pitt semble s’être branché sur la fréquence Benjamin Button sans trop chercher à se mettre en difficulté et Marion Cotillard sort une partition propre mais stérile. Tout au long du film, autant à Casablanca qu’à Londres, les péripéties s’enchainent mais le spectateur attend le rebondissement qui tue en restant finalement sur sa fin.
Un scénario placide
Robert Zemeckis a déjà démontré sa science de la réalisation avec des Retour vers le futur ou Forrest Gump restés dans toutes les mémoires. Ce film de commande ne prend aucun risque et si le doute subsiste pendant longtemps quant à la possible duplicité de l’héroïne, l’enthousiasme mesuré des protagonistes lasse, surtout que le film est bien long. Plus de deux heures, c’est un vrai plaisir coupable. L’ambiance thriller/espionnage/romance aurait mérité des détails qui accrochent le regard, des comportements plus ambigus et moins plaqués. La partition est bien trop propre et mesurée pour créer l’empathie et surtout l’émotion.
Alliés laissait craindre l’exercice de style. Force est de constater que le moment de cinéma ne restera pas dans les mémoires…
Casablanca 1942. Au service du contre-espionnage allié, l’agent Max Vatan rencontre la résistante française Marianne Beauséjour lors d’une mission à haut risque. C’est le début d’une relation passionnée. Ils se marient et entament une nouvelle vie à Londres. Quelques mois plus tard, Max est informé par les services secrets britanniques que Marianne pourrait être une espionne allemande. Il a 72 heures pour découvrir la vérité sur celle qu’il aime.
Sortie : le 23 novembre 2016 Durée : 2h05 Réalisateur : Robert Zemeckis Avec : Marion Cotillard, Brad Pitt, Jared Harris Genre : Thriller, Romance, Historique
Françoise par Sagan, les confessions d’un sacré personnage au théâtre du Marais
Françoise Sagan est un sacré personnage en plus d’être un sacré écrivain. A dix-huit ans, son premier roman Bonjour Tristesse est un énorme succès populaire et critique. Surnommé le « charmant petit monstre » par François Mauriac qui en fait l’éloge, Françoise Sagan est désormais, et pour longtemps, sous le feu des projecteurs. Jeune, riche, insouciante et rebelle, elle est un parfait sujet des papiers people et culturels. Fumeuse invétérée et adepte de la nuit, elle aime conduire à toute vitesse dans les rues de Paris et se drogue. Oui, un parfait sujet.
Mais le personnage est beaucoup plus épais que ses frasques ne le laissent penser. Ses romans et ses interviews lèvent le voile de son paraître. Ses interviews justement sont regroupées dans un livre intitulé « Je ne renie rien » et quelle bonne idée que d’en avoir fait une pièce.
Quand Sagan parle d’elle…
Sur la petite scène du Théâtre du Marais, Françoise Sagan fume. Mais d’humeur bavarde, elle l’éteint pour nous parler de sa vie et de ses vues sur la société. De la télévision, absolument inutile et de l’ennui bien plus précieux. De son accident de voiture et de la douleur subséquente, de Denis, son fils, qui lui, fut source bonheur.
La parole libérée de Sagan est vive, réfléchie, provocante. Quand elle se plonge dans ses souvenirs, elle nous emmène avec elle. Elle est drôle Sagan et triste par moment. Peut-être tout le temps mais il y a ce masque posé sur sa personnalité dont elle nous a parlé alors on ne sait pas.
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N’est pas Sagan qui veut, mais Caroline Loeb oui !
Sous une perruque coupe au bol blond cendré, il s’agit en fait de la méconnaissable Caroline Loeb. On l’aurait presque oublié. Célèbre pour son tube « C’est la ouate » (1986), CarolineLoeb est aussi une actrice mordue de mise en scène. Elle s’est drôlement bien appropriée Sagan dans son parlé précipité, son ton monocorde, son air sérieux même quand elle raconte une anecdote…
Elle est épaulée par le jeu de lumière et la mise en scène d’Alex Lutz qui sont impeccables. Il faut dire que ce n’est pas la première collaboration de l’humoriste et de la chanteuse. Ils sembleraient que les femmes écrivains et la transgression fassent leur miel puisqu’en 2013, ils ont mis sur pied la pièce George Sand et moi ! comme en hommage à la modernité, à la subversion et au talent de l’écrivain.
Retour au Marais. Sur la petite scène du petit théâtre, il n’y a rien de plus qu’un tabouret et un comptoir. Il fait sombre. Les lumières n’éclairent que le strict nécessaire : le visage de Sagan et parfois même, seulement le côté gauche de son visage. On a l’impression d’assister à des confessions.
Une belle pièce à voir si la personne derrière le visage de l’écrivain vous intrigue. Ou simplement pour le texte. Françoise par Sagan est un monologue qui suit son cours comme un long fleuve tranquille. Si vous préférez les vagues, n’y allez pas.
Dates : les lundi et mardi à 19h et le samedi à 17h jusqu’au 31 décembre Lieu : Théâtre du Marais (Paris) Metteur en scène : Alex Lutz Avec : Caroline Loeb
Benjamin Biolay pour les 30 ans du Rockstore : L’Amérique de Biolay
30 bougies, ça se souffle.
Qui de mieux que le pape actuel de la musique française, monsieur Benjamin Biolay lui-même, pour pouvoir conclure en beauté ce mois de festivité dédié aux 30 ans du Rockstore. Vous savez, ce temple de la musique rock et alternative montpelliéraine à la légendaire façade estampillée par la moitié arrière d’une Cadillac rouge, celle-là même que préférait un certain King Elvis. 1986-2016, 30 ans de nuits de folie immortalisées par les photographes Eric Catarina, Tony Iacoponelli, Eric Morère et Laurent Vilarem, lors d’une expo rétro qui a su retranscrire toute la fantasmagorie du lieu. Après une dernière décennie dans le dur niveau financier, comme beaucoup de salle de spectacle, le Rockstore a su refaire peau neuve, toujours appuyé par la municipalité de Montpellier, pour s’offrir une deuxième vie sans renier son passé. Les soirées électroniques y sont plus présentes grâce à la persévérance de My Life Is A Week End, avec un booking de plus en plus pointu, en témoigne la présence exceptionnelle du duo italien Tale Of Us, pointure underground, dans le cadre des 30 ans de la salle. Preuve s’il en est encore que ce fringuant jeune homme qui vient d’entrer dans sa troisième décennie se porte comme un charme.
Intro Hollywoodienne
Mais revenons à nos moutons. Ou plutôt à ce cher Monsieur Biolay. Compositeur émérite, dépressif chronique, musicien éclectique, amoureux cathartique, mais avant tout éminemment charismatique. Son entrée est magistrale. Lui fringuant dans sa veste noire, le cheveu luisant, l’œil torve dans son regard assuré, il pose sa voix grave et suave sur les premières notes de l’envoutante Palermo Hollywood. Le public, constitué de 3/4 par la gente féminine, est conquis. Facile comme Biolay.
Le nouveau western de Fiona Walden
Il y a tellement d’évidence et de facilité chez lui, qu’il me ferait presque oublier sa première partie. Ce qui serait complètement immérité contrairement à plusieurs premières parties passées. Ici, c’est la parisienne Fiona Walden, accompagnée par son guitariste et son bassiste, qui officie. BANG ! Oubliez le froid et l’humidité du trajet qui a mené jusqu’à la salle à la Cadillac rouge dans les ruelles de Montpellier, du haut de ses presque 3 500 likes sur Facebook et de ses 114 followers sur Soundclound, la jeune donzelle à la longue chevelure vous transporte instantanément sous le soleil d’un quelconque désert américain. Son morceau Johnny n’y est pas pour rien. Rifts westerns, instruments Morriconiens et une incroyable voix grave nous embarque pour un voyage sans retour. Je n’ai jamais pris une aussi grosse claque sur un premier morceau d’une première partie. Ses 6 autres morceaux ne démentiront pas le phénomène, notamment sur Cold Heart et Desert. Emmenée exprès à Montpellier par Benjamin Biolay, on y retrouve la musicalité cinématographique propre au chanteur, ainsi que son flair hors pair pour dénicher les talents. Une authentique virée dans l’ouest des Etats-Unis.
Virtuose latino
Quelques arrangements plus tard, pas le temps de retraverser l’Atlantique, notre bière à la main se transforme en cerveza, direction l’Argentine, à Buenos Aires, dans le quartier multiple de Palermo, où l’icône de la génération bobo à enregistrer son tout dernier disque. Une intro tout en lyrisme convoquant entre l’opéra et le tango, puis nous revoilà à l’intro décrite plus haut. D’un disque qui fait l’unanimité chez nos collègues critiques musicaux, il en tire la quintessence même de sa propre renaissance. Encore plus digne successeur de Gainsbourg que jamais, Biolay tire sa force de son éclectisme ingénieux le transformant en quelques accords et notes bien placés en crooner latino mêlant astucieusement cuivre et accordéon. Cet accordéon … Que dire de plus si ce n’est que B.B, de ses initiales, montre tout son génie en transformant cet instrument ringardisé et estampillé bal musette, en véritable reptile sonore à la musicalité vibrante sur La débandade, Palermo Queens ou encore le très entrainant Miss miss(-Tututututu).
2h30 pour B.B.
Non content de communier à la perfection réussite musicale et prestation scénique à travers l’exploitation de son dernier album, Benjamin Biolay parsème, tout du long de ses 2h30 de show (!),une flopée de ses plus beaux morceaux. Ainsi, Padam continue de déchainer les passions féminines avec son refrain qui incite à ce que « le monde entier m’acclame », tandis que Mon héritage et Les cerfs-volants se transforment en a capella géant. D’une assurance qui semble à toute épreuve, l’acteur, prolifique ces temps-ci, fend de temps en temps l’armure pour laisser apparaitre l’homme sensible derrière les vers profonds. Comme lors de ce court passage à meubler où Biolay redevient Benjamin face à la foule, incapable de placer trois mots à la suite. Bégaiement heureux pour les hommes de la salle dont l’estime remonte très légèrement.
Engagé et engageant
Ce sont d’ailleurs ces moments derrière le génial touche-à-tout Biolay (Piano, trompette, guitare …) qui rende le spectacle encore plus vivant. Comme ses uppercuts à l’administration Trump sur Los Angeles « Même du rêve américain, ça me détend-plus trop en ce moment ». Ou son « CUBA » lancé à l’improviste au détour d’un solo latino. Biolay, le rouge, dans la Cadillac rouge du Rrrrockstore, comme il aimera en rouler le R à l’espagnol, continue à faire danser dans la Merco Benz, à faire chanter sur La superbe et à provoquer avec Mon amour m’a baisé. Un spectacle total pour les 30 ans du Rockstore avec deux rappels et 8 morceaux supplémentaires ! Moi, je suis resté scotché par l’écoute live de Brandt Rhapsody et la voix entêtante de Jeanne Cherbal qui porte le style gainsbarre à un niveau proche de l’original. Il aura tout donné jusqu’à la dernière minute. Le Rockstore ne pouvait rêver d’un meilleur cadeau. Nous, non plus.
Dates : 19 novembre 2016 Lieu : Rockstore de Montpellier
Pas de vidéo du concert à Montpellier, hélas, mais Publik’Art ne peut s’empêcher de vous faire entendre son idole. Cette vidéo a été prise aux Nuits de Fourvière 2016, à Lyon :
Metamorphosis, nouveau album de Luc Arbogast, en tournée dans toute la France
Communiqué de presse :
Après le succès d’Odysseus (certifié Platine) et Oreflam (certifié disque d’Or), et une tournée de plus de 200 dates en France et Navarre, Luc Arbogast revient avec un nouvel album, Metamorphosis, qui marque un virage artistique vers des rythmiques et des sonorités plus modernes.
Toujours accompagné de la même équipe de production (Christophe Voisin), cette collection de nouveaux titres allie les codes médiévaux, chers à Luc Arbogast, à des influences plus contemporaines. Son image évolue en cohérence avec sa musique vers un univers ‘cyber punk’ qui emprunte aussi bien au style manga qu’au jeu vidéo ou aux films post apocalyptiques. Cette sortie sera accompagnée d’une tournée à travers la France.
Métamorphosis, est en précommande depuis le 21 octobre et est disponible le 11 novembre 2016. Le single O Fortuna sortira le 04 novembre accompagné d’un clip dont l’histoire aura été introduite par deux modules-vidéos sur les titres Nomad (21.10) et Ad Mortem Festinamus (28.10).
L’idée c’est la mise en scène de 2 protagonistes qui s’affrontent (style capoeira, plus d’esthétique que de réels affrontements) avec un cadre de départ proche du jeu vidéo (Assassin’s creed, tekken, Mortal kombat etc…). Luc Arbogast sera sur la scène de l’Olympia le 26 mars 2017.
Les animaux fantastiques : du film aux livres pour continuer de rêver (Gallimard)
Avec Les animaux fantastiques, J. K. Rowling et David Yates ont de nouveau réussi à nous plonger avec délectation dans l’univers de la sorcellerie. J. K. Rowling a mis ses talents d’écrivain et d’imagination au service de l’écriture d’un film et pour un premier scénario, c’est un succès ! Quant à David Yates, réalisateur des quatre derniers opus de la saga Harry Potter, il était l’homme idéal pour assurer la transition entre l’ancienne et la nouvelle saga. Une transition délicate puisque l’univers est le même et pourtant, rien n’est pareil.
Dans Les animaux fantastiques, ni Harry Potter ni Voldemort pour nous tenir en haleine et pour cause, nous sommes à New-York dans les années 1920. Norbert Dragonneau, magizoologiste marginal et de grand talent y débarque pour la première fois. Il doit se rendre en Arizona pour relâcher son oiseau-tonnerre mais, maladroit, il laisse s’échapper des créatures magiques et facétieuses de sa valise !
New-York : une ville magique
J.K. Rowling a transposé l’univers qui nous était si cher, celui du monde des sorciers, au lieu et à l’époque de cette nouvelle aventure. New-York. 1926. Le Nouveau-Continent alors n’a rien à voir avec le Vieux Continent. Villes, coutumes, expressions, tout y est différent et la magie aussi. Ce jeu de différences fait remonter des souvenirs entremêlant Poudlard, la voie 9 ¾, la forêt interdite… Mais ils sont vite balayés par ce nouveau monde surnaturel qui s’offre à nos yeux de spectateurs. Plus adulte, plus vaste, plus régulé mais tout aussi renversant et extraordinaire. Bienvenue à New-York, ville de sorciers.
Le film en met plein la vue et il est à parier que vous ne pourrez tout retenir. Parce que les images sont chargées d’une profusion de détails. Maquilleurs, costumiers, graphistes et décorateurs ont fait un travail remarquable, ils nous donnent tant de choses à voir de ce nouvel univers, presque trop. Combien de créatures magiques, de lieux banals ou somptueux, de personnages étranges à découvrir…
Le Carnet magique de Norbert Dragonneau copyright all rights reserved
Du film aux livres
Gallimard, qui ne fait pas les choses à moitié, a fixé sur papier ce monde unique dans plusieurs livres collector de toute beauté qui, bien qu’au rayon jeunesse, sauront également séduire les adultes. Parce qu’en les feuilletant, pas de doutes, on retourne en enfance.
Dans Le carnet magique deNorbert Dragonneau, un livre imaginé comme une « exploration » de la valise de Norbert et du film, nous nous attarderons sur des détails qui n’en sont pas comme le manteau « bleu pétrole » du héros qu’il ne quitte jamais ou le style architectural Art Déco de MACUSA (Congrès Magique des États-Unis d’Amérique) très à la mode à l’époque. Nous apprendrons que les bars clandestins existaient réellement à cause de la Prohibition et nous pourrons lire la Une de Transfiguration today, un magazine de sorcier. J. K. Rowling a fait un travail scénaristique d’orfèvre. L’auteur-scénariste a tout replacé dans son contexte historique pour coller au plus proche d’une réalité augmentée de magie !
…coller au plus proche d’une réalité augmentée de magie !
Les personnages semblent plus réels après la lecture de quelques anecdotes et informations supplémentaires les concernant. Et le bestiaire de Norbert Dragonneau, à la fin de son Carnet, sera très utile pour les futurs magizoologistes. Oiseau-tonnerre, Billywig, Veaudelune, Démonzémerveille, Niffleur… Toutes les créatures rencontrées dans le film sont fichées avec description de leurs pouvoirs et caractéristiques. Juste au cas où vous les rencontriez un jour au coin d’une rue. Un peu d’envie, un peu de nostalgie s’immiscent dans notre lecture parce que oui vraiment, on voudrait bien les apercevoir sur le trottoir d’en-face ou dans la vitrine d’une bijouterie.
Les animaux fantastiques Copyright Warner Bros
Illustrations et interaction
Grâce à ses livres très bien illustrés, Gallimard nous divertit et nous fait rêver. D’autant plus qu’ils sont interactifs. Cartes du monde, cartes des personnages, cartes postales de sorciers, autocollants, prospectus, unes de journaux… C’est plus qu’un livre, c’est une véritable excursion avec facsimilés détachables.
De très beaux livres pour vos enfants (que vous pouvez également prendre comme prétexte à l’achat tout en gardant les exemplaires pour vous).
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Une plongée interactive unique au cœur du film «Les Animaux fantastiques», pour retrouver le Monde des Sorciers de J.K. Rowling.
Explorez la valise de Norbert, devenez expert en créatures et parcourez les rues du New York des années 1920! Ce carnet de bord est truffé de souvenirs et de surprises en fac-similé et en trois dimensions, à détacher et à déplier. Examinez la classification des créatures, étudiez les cartes du MACUSA ou feuilletez un magazine de sorciers: revivez l’aventure du célèbre magizoologiste!
Date de parution : le 16 novembre 2016 Auteur :Norbert Dragonneau Editeur : Gallimard Jeunesse Prix : 19.90 € (48 pages) Achetersur : Amazon
Résultats concours : New Poppys, 6 places gagnées pour leur showcase, à Paris
Vous avez été 695 participants au concours New Poppys. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants de 2 places pour leur showcase, le mercredi 23 Novembre à 18h au musée Grévin sont les suivants :
N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !
Carole Matthieu, un thriller social qui remue les tripes
Les visages écrasés est un roman social de Marin Ledun qui dépeint sombrement le mal-être des employés d’un centre d’appel. Louis-Julien Petit s’est emparé du thème pour le décliner en film : Carole Matthieu est né. Très engagé, le réalisateur fait de chacun de ses films une cause à défendre. Ainsi, après Discount, il se fait une nouvelle fois le chevalier des « petits travailleurs » et dénonce les conditions de travail inhumaines et oppressantes de certaines entreprises. Un film noir mais juste et saisissant qui remue les tripes. Carole Matthieu sort en salle le 7 décembre. Il est également disponible sur ARTE+7 en replay pour 3 jours encore.
La performance ou le placard
Carole est médecin du travail dans une société qui a le culte de la rentabilité. Les salariés du centre d’appels sont écrasés par des méthodes de management impitoyables et rabaissantes. Mais inutile d’acheter leur silence, la peur de perdre son travail fait taire toutes plaintes. Il n’y a qu’à Carole qu’ils se confient. Pour les aider, elle essaie d’alerter la direction sur le malaise régnant mais celle-ci reste sourde. Seules les questions d’optimisation de la performance lui font tendre l’oreille.
Alors le filme plonge et nous plonge habilement dans l’extrême. L’impuissance de Carole face au désarroi des salariés la hante. Et puis l’impuissance devient rage et la rage la fait agir. Mais sans discernement, elle est mauvaise conseillère et la pousse trop loin. A force d’endosser toute la douleur des salariés qui s’épanchent dans son cabinet, d’accumuler sans possibilité légale d’actions, un jour, c’est trop. Elle agit. Mais acculée, elle devient bourreau. Elle se rend responsable d’un acte sanglant dont elle veut se servir comme d’un déclic salvateur pour que les autres employés soient enfin mieux traités. Mais cet acte est aussi le début de la chute…
Isabelle Adjani s’est parfaitement appropriée ce rôle trouble de femme écartelée. Superbe, inquiétante, double et mutique, son jeu est presque tout intérieur mais il est ardent et éclatant de sincérité. La musique accompagne très bien le tumulte silencieux de la protagoniste ; souvent, elle raconte ce que Carole ne veut pas nous dévoiler. Se glisser dans la peau d’un personnage aussi complexe, torturé et isolé que Carole n’était pas un défi facile. Mais Isabelle Adjani a été aidée par de bons partenaires de jeu notamment Corinne Masiero qui performe en directrice des ressources humaines antipathique.
Isabelle Adjani copyright Arte
La défense des plus faibles
Un film puissant dans son dénuement
Carole Matthieu est un film puissant dans son dénuement. Le spectateur est face à la douleur des employés, il n’a rien d’autre à quoi se raccrocher. Les salles de l’entreprise sont uniformément blanches, vides et aseptisées. Il n’y a que les salariés finalement, pour faire vivre la société. Mais cette vie-là est teintée d’une souffrance silencieuse et criante. Après avoir parcouru les couloirs nus, la caméra revient toujours au plus près des hommes, elle les attrape, en gros plan. Alors, il n’y a plus qu’eux. Ils sont seuls à l’image en écho à la solitude qui les enserre alors même qu’ils sont entourés par leurs semblables. Mais la souffrance au travail ne se partage pas.
Bien sûr, il y a un parti-pris évident de la part de Louis-Julien Petit. Défense est prise des plus faibles, des exploités. Au détriment des managers qui sont presque diabolisés. Presque car Louis-Julien Petit a le talent de ne pas résumer ce film à une opposition sans nuances entre managers et managés. L’équipe de direction parait monstrueuse. La plupart du temps. Mais des séquences éparses et brèves viennent contredire ce cliché un peu facile : eux aussi en pâtissent. Bien que rapidement balayées, ces scènes rajoutent du réalisme a un film qui en est déjà plein mais dont le défaut aurait pu être de faire passer les supérieurs pour des sanguinaires assoiffés de chiffres et de performance tandis que les employés seraient des personnes humbles simplement à la recherche d’un peu de considération et de chaleur. Un peu simple non ?
On est tous un peu bourreau, on est tous un peu victime. Cette fiction dénonciatrice éclaire l’impitoyable monde de la rentabilité grâce au jeu d’Isabelle Adjani et à un scénario très bien monté.
Médecin du travail dans une entreprise aux techniques managériales écrasantes, Carole Matthieu tente en vain d’alerter sa hiérarchie des conséquences de telles pratiques sur les employés. Lorsque l’un d’eux la supplie de l’aider à en finir, Carole réalise que c’est peut-être son seul moyen de forcer les dirigeants à revoir leurs méthodes.
Sortie : le 07 décembre 2016 Durée : 1h25 Réalisateur : Louis-Julien Petit Avec : Isabelle Adjani, Corinne Masiero, Lyes Salem Genre : Drame, Thriller
Résultats concours : Gatane, 10 places de spectacle gagnées
Vous avez été 396 participants au concours Gatane. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de deux places de spectacle de Gatane, Live Therapy, du 23 novembre au Sentier des Halles, à Paris, sont les suivants :
Isabelle Ortolani, Hugo Benoist, Pauline Bloch, Myriam Delille et Jean-Baptiste Macquet
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N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !
Rupture pour tous, une comédie colorée et (trop) parodique d’Eric Capitaine
Le concept du film est innovant, rafraichissant et ouvre le champ comique des possibles ! Baser son fonds de commerce sur la gestion de la « mise à terme » des relations amoureuses. Offrir donc un service de délégation de l’acte et du poids de la rupture sentimentale avec gestion additionnelle de la post-rupture pour empêcher toutes retombées. Bref faire le sale boulot de briseur de cœurs par procuration. Contre rémunération. C’est formidable ! Voilà une vision cynique de l’amour où son commencement était déjà un business (les sites de rencontre) et où désormais, sa fin l’est aussi ! Ah, enfin l’amour devient un objet marchand comme un autre. Eric Capitaine qui réalise ici son premier long-métrage est l’auteur de cette idée originale dont il avait déjà réalisé un court-métrage et qu’il a rallongé avec l’aide de Camille Chamoux pour le scénario.
Mathias est le gérant et l’unique membre de la société Love is dead. Il travaille seul à la satisfaction de ses clients qui souhaitent en finir (avec leur couple) jusqu’à ce que Juliette sonne à sa porte. Il l’engage. Ensemble, ils vont gérer plusieurs cas difficiles dont le pire sera… la mère de Mathias ! Celle-ci a décidé de quitter son mari parce qu’il lui dit trop souvent « chérie » et que ce « con », il le pense ! Le comble.
Pour cette comédie légère, Eric Capitaine a donné sa chance à une vierge du grand écran : Elisa Ruschke. Gaie, pétillante, elle se débrouille bien au côté d’un Benjamin Lavernhe plus expérimenté ainsi que le laisse supposer son « titre » de sociétaire de la Comédie Française. On a le plaisir de voir jouer Jérôme Niel en serial-dragueur survolté et Camille Chamoux tout aussi folle mais dans un style « rupture mal digérée ».
Copyright Légende Distribution
Une galerie de portraits caricaturaux
Il y a une constance dans le « too much »
Toujours léger, Rupture pour tous se veut malgré tout exigent. Notamment dans les dialogues. Eric Capitaine revendique un film écrit et il est vrai que les dialogues sont travaillés, vifs et presque théâtraux. Mais le travail du texte n’arrive pas à cacher les quelques défaillances du scénario. Il y a une constance dans le « too much » qui fait perdre pied. Les personnages sont une galerie de caricatures. La mère de Mathias est une hystérique indépendante, lui est un cœur d’artichaut enveloppé dans un cynisme insensible tandis que son meilleur client est prêt à vendre sa mère pour une paire de poitrine… Ils manquent de nuances. De même pour les situations qui sont presque parodiques. Une victime de Love is dead qui fait des rondes autour de l’appartement de son ancien compagnon pour lui parler et manifeste seins nus devant les locaux de Mathias qui ne s’en offusque pas. La vie apporte son lot d’absurdités et d’exagérations mais Eric Capitaine a choisi d’en rajouter une surcouche parfois un peu indigeste. Rupture pour tous est burlesque mais mal ancré dans le réel. Parce que le réalisateur a voulu en faire trop.
Assurément comique donc, ce film a également de l’épaisseur car il pose une question fondamentale bien de notre temps : vaut-il mieux réparer l’amour quand il ne marche plus ou le remplacer ? Mathias prône une rupture définitive pour aller trouver du sang neuf ailleurs ou apprécier son célibat ! Les amours insatisfaits ne valent pas la peine d’être vécus. Mais les peines de cœur étant le lot de toute relation amoureuse, n’est-ce pas mieux de chercher à les rafistoler ? Aller voir ailleurs, c’est aussi parfois, la facilité. Surtout si quelqu’un peut donner le coup de grâce à votre place ! La question est presque philosophique. Elle est passionnante. Le film n’apporte pas de réponse claire. Mais les spectateurs, silencieusement, prendront tous parti.
Une comédie colorée, pleine de gaieté et de second degré avec un scénario un peu faible mais qui n’empêche pas de passer un bon moment. Sortie en salle le 23 novembre 2016.
Mathias Lonisse, créateur de la société Love is dead, est un artisan de la séparation amoureuse.
Il est mandaté pour rompre à la place de celles et ceux qui pour une raison ou une autre préfèrent s’éviter cette tâche bien souvent pénible et délicate.
Mathias assume parfaitement son métier, et effectue chaque mission avec un grand sens du professionnalisme, jusqu’au jour où maman décide de quitter papa…
Sortie : le 23 novembre 2016 Durée : 1h31 Réalisateur : Eric Capitaine Avec : Benjamin Lavernhe, Elisa Ruschke, Aïssa Maïga… Genre : Comédie
La ballade de l’enfant gris, un conte empli d’humanité et d’amour (Mazarine)
Baptiste Beaulieu nous dévoile son troisième roman, La ballade de l’enfant gris, après Les 1000 vies des Urgences (Prix France Culture) et Alors vous ne serez plus jamais triste (Prix Méditerranée des lycéens 2016). Un livre qui soulève de nombreuses interrogations autour de la maladie et du jugement d’autrui.
L’auteur :
Baptiste Beaulieu est médecin généraliste avant d’être écrivain. Ce livre a été écrit suite à la perte d’un de ses jeunes patients et à son propre désarroi devant cette terrible injustice. Comment accepter qu’un enfant se retrouve abandonné à l’hôpital et que la mort puisse le faucher ? Il est vrai qu’aujourd’hui encore, l’auteur pense encore à son petit Noah et à sa maman, tous les jours. Et ce livre leur rend un très bel hommage.
L’histoire :
Jo’ est interne en pédiatrie et fait un stage dans le service des maladies du sang. Il rencontre Noah, dit No’, 7 ans, atteint de cette fichue maladie, mais qui n’est pas son patient. Sans savoir vraiment pourquoi, Jo’ s’attache à cet enfant, et va le voir tous les jours. Il faut dire que No’ n’est pas comme les autres petits patients : sa maman n’est presque jamais à l’hôpital. Et personne ne comprend pourquoi et tout le monde lui en veut à cette jeune mère, sauf, No’. Car No’ adore sa maman, bien sûr !
La portée de l’histoire :
Si La ballade de l’enfant gris est une histoire très triste, c’est surtout une très belle histoire centrée sur trois personnages. Un conte qui aborde de façon poétique les sentiments humains, les angoisses de No’ face à la mort, celle de Jo’ aussi et de Maria, la maman de No’. Et bien sûr, les interrogations du personnel médical face à tant de souffrances. Un monde que l’auteur connaît bien et aborde avec beaucoup de poésie et de délicatesse. Tout du long du roman, on sent la fêlure de Maria sans vraiment la comprendre. On la ressent… Jo’ va s’intéresser à la maman de No’, pour tenter de trouver une explication à ses absences, pour le dire à No’. Même si No’ n’est plus de ce monde, Jo’ continue à le ressentir à ses côtés, et même à le voir. Après tout, c’est un peu rassurant de continuer à faire vivre No’. De continuer à lui parler… C’est une façon de donner moins d’importance à la « faucheuse » … Le mensonge peut faire tellement de bien… Et Maria, qui est-elle, en fait ? On la juge mais on ne sait rien d’elle. Alors, Jo’ va tout faire, pour la retrouver, même à l’autre bout du monde. Ce n’est qu’en toute fin du livre que l’on découvrira le terrible secret de Maria.
La ballade de l’enfant gris est composé de plusieurs chapitres, tous autour de la Déchirure, avant la Déchirure, après la Déchirure. Bien sûr, c’est une histoire triste, mais c’est surtout une histoire emplie d’humanité ! Et remarquablement écrite. Publik’Art attend avec impatience le Prix qu’il va recevoir pour vous le communiquer. Car c’est sûr, il va avoir un Prix ! En attendant, Publik’Art lui décerne son coup de cœur !
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C’est l’histoire de Jo’, jeune interne en pédiatrie à la personnalité fantasque, à qui tout sourit. C’est l’histoire de No’, un petit garçon de sept ans attachant et joueur, qui est atteint d’un mal incurable et ne comprend pas pourquoi sa maman ne vient pas plus souvent le voir à l’hôpital. C’est l’histoire de Maria, une mère secrète, qui disparaît à l’autre bout du monde au lieu de rester au chevet de son fils. Un matin, dans la chambre de l’enfant, survient un drame qui lie à jamais le destin de ces trois êtres. Jo’ devra tout quitter pour partir sur les traces de Maria et percer ses mystères.
Inspiré par le choc ressenti lors de la disparition de l’un de ses jeunes patients, l’auteur livre une quête initiatique et poétique, semée de recoins obscurs qui s’illuminent. Un magnifique troisième roman, porté par des personnages profondément humains.
« Docteur et conteur […], Baptiste Beaulieu sait raconter des histoires, faire rire et pleurer, conjuguant la trivialité et le merveilleux, la farce et le lyrisme. » Astrid de Larminat, Le Figaro littéraire
Médecin généraliste de trente ans, Baptiste Beaulieu est l’auteur d’un premier livre best-seller, Alors voilà : les 1001 vies des Urgences (Fayard 2013 ; Livre de poche 2015), qui a reçu le prix France Culture « Lire dans le Noir » et a été traduit en quatorze langues. Son roman Alors vous ne serez plus jamais triste (Fayard 2015 ; Livre de poche 2016) a reçu le Prix Méditerranée des lycéens 2016. Son blog Alors Voilà, pour réconcilier soignants et soignés, compte plus de six millions de visiteurs.
Date de parution : septembre 2016 Auteur : Baptiste Beaulieu Editeur : Mazarine Prix : 18 € (413 pages) Achetersur : Amazon
Warlikowski à la recherche de Proust : une réussite
“Les Français” est la nouvelle création théâtrale de Krzysztof Warlikowskid’après “A la recherche du temps perdu” de MarcelProust. Le Polonais y livre sa vision personnelle de l’œuvre qui met à jour une société déliquescente où les accents contemporains renvoient à une critique de la culture européenne et sa tentation mercantile et nationaliste. Brillant.
On y retrouve tous les grands personnages du roman et leurs relations complexes ainsi que des éléments propres au contexte historique tels que l’antisémitisme évoqué par le personnage de Dreyfus auquel le metteur en scène attribue le rôle de guide à travers le spectacle, l’homosexualité refoulée, le nationalisme, les salons parisiens.
Se dévoile une société de monstres élégants, qui s’adonnent à leurs jeux cruels lors de soirées mondaines, alors que le cataclysme de la première guerre mondiale gronde déjà.
Le tout donnant lieu à des séquences expressionnistes – à l’abri d’un espace-temps dans le pur esprit proustien – d’une grande maîtrise formelle, puisées dans plusieurs chapitres du roman ainsi que dans notre actualité faisant le lien avec notre monde actuel et ces mécanismes de violence et d’exclusion. Il y est notamment question de la peur de l’autre, de l’étranger et du repli identitaire.
La traversée s’opère à partir d’un décor monumental mais sobre de toute beauté, propice au découpage scénique de la représentation et cet étirement du temps aussi chaotique que convulsif.
[…] un geste artistique aussi politique que fantasmagorique […]
Eclaté en plusieurs espaces, il convoque : un wagon de verre où s’animent et s’épuisent derrière les vitres des êtres crépusculaires, silhouettes décadentes d’un monde qui se délite, une chambre, et un immense comptoir de bar de boîte de nuit en fond de plateau.
La vidéo de Denis Guéguin et une bande son électro omniprésente de Jan Duszynski accompagnent de concert cette ménagerie de personnages aux prises avec ses désirs inavoués et ses contradictions existentielles.
Avec cette recherche, Warlokowski évoque donc Proust, la condition humaine mais aussi le destin européen et cette intolérance qui gagne du terrain en France, en Pologne et dans toute l’Europe.
Le tout emmené par une troupe de comédiens hors pair et un geste artistique aussi politique que fantasmagorique. Bravo.
Little Mix, le plus grand groupe de pop féminin anglais de retour avec son 4e album, Glory Days
Communiqué de presse :
Le plus grand groupe de pop féminin anglais de retour avec son 4e album studio « Glory Days » !
En 4 ans et quelques tubes redoutables comme « Move », « Wings », « DNA » ou plus récemment sur leur dernier album « Black Magic », « Secret Love Song feat. Jason Derulo » ou « Hair feat. Sean Paul », Perrie, Jesy, Leigh-Anne et Jade n’ont cessé de battre des records !
• 1er groupe vainqueur de X-Factor UK (2011)
• 17 millions de disques vendus à travers le monde
(leur 1er album bat le record des Spice Girls au top albums US)
• 3 singles classés #1 en Angleterre
• Une communauté de fans très active : 9.8 millions de fans sur Facebook (dont + de 260.000 en France), 8 millions de followers sur Twitter
• 1.4 milliards de vues sur leurs vidéos
Paru il y a un an, le dernier album des Little Mix « Get Weird » n’a fait que confirmer leur succès :
1,5 millions de copies vendues à travers le monde (album le plus vendu du groupe à date) et 2 nominations aux Brit Awards !
La tournée qui s’en suivit a été la plus grande tournée des stades de l’année en Angleterre avec plus de 330.000 billets vendus.
Une tournée mondiale sold out qui était aussi passée par la France avec un concert au Grand Rex à Paris (complet en 10 minutes)
Les Little Mix en promo à Paris la semaine prochaine… vivez le phénomène Little Mix de l’intérieur !
NOUVEL ALBUM « Glory Days »
EDITION DELUXE : 15 TITRES + le DVD du concert de leur dernière tournée
Le Voyage au Groenland de Sébastien Betbeder, entre fiction et réalité
Le Voyage au Groenland est l’aboutissement d’un périple cinématographique en trois étapes. La première fut la venue d’Ole et Adam à Paris. Ces deux Groenlandais vivant à Kullorsuaq – un village de quatre cents âmes égaré quelque part sur une immense terre immaculée – n’avait jamais vu la capitale ni grand-chose d’autre du monde. Thomas Scimeca et Thomas Blanchard sont chargés d’accueillir et d’accompagner ces drôles de touristes qui ne parlent ni français ni anglais. Cette première rencontre a fait l’objet d’un court-métrage par Sébastien Betbeder, Inupiluk, couronné de plusieurs prix dont le César du meilleur court-métrage 2015.
Thomas et Thomas qui n’ont changé ni de prénom, ni de métier et à peine de personnalité pour les besoins d’Inupiluk, sont ensuite embarqués dans un projet plus ambitieux : réaliser un film à Kullorsuaq même. Or un film ça se prépare et pour Sébastien Betbeder, la préparation, ça se filme ! Lorsque Sébastien retrouve T&T pour ébaucher le scénario et chercher les « enjeux narratifs » du projet, les caméras tournent toujours avec pour résultat un second court-métrage intitulé Le film que nous tournerons au Groenland.
Copyright UFO Distribution
Prochain arrêt : le fin fond du Groenland
Dernière étape, nous voilà enfin à Kullorsuaq pour boucler la boucle groenlandaise. T&T débarquent au village en hélicoptère où Nathan le père d’un des Thomas les accueille avec bonhomie. Retrouvaille père/fils, confrontation avec l’inconnu, échange avec les villageois, les deux intermittents ratés s’extirpent de la société pour vivre une expérience unique.
Une expérience aussi pour le spectateur car Le voyage au Groenland tangue constamment entre réel et fiction au risque de nous perdre. Ainsi, les habitants du village sont tous des locaux qui se sont prêtés au jeu des caméras. La chasse à l’ours et au phoque sont réellement leur principal moyen de survie pendant l’année. L’eau courante se puise à l’extérieur, les toilettes ne sont évacuées qu’une fois par semaine et l’alcool est interdit dans le village. Oui, tout ça, c’est vrai. Sébastien Betbeder n’a pas voulu abîmer la réalité de la vie à Kullorsuaq tout en y rajoutant un scénario assez léger pour que le film ait tout de même une trame. Mais le résultat est perturbant, on est paumé, on ne sait plus distinguer entre jeu et sincérité. Finalement, est-ce un film ou un documentaire ?
Flou artistique et regard d’enfant
Les deux protagonistes illustrent bien ce flou. On sent le jeu affleuré et pourtant, on veut croire à leur authenticité, elle semble réelle. T&T sont des losers au grand cœur. Ils portent un regard d’enfant dénué de tout jugement sur le monde. Cette innocence d’abord rafraichissante face à l’inconnu devient agaçante parce qu’elle est trop souvent couplée à une mollesse et un je-m’en-foutisme un peu comique mais qui nous détachent de l’histoire et des personnages.
Ou alors c’est juste un film pour dire que la vie passe
Finalement, on ne comprend pas bien l’intention du film comme s’il manquait au scénario une colonne vertébrale. Mais peut-être que Le voyage au Groenland, c’est juste un film pour dire que la vie passe, ici ou ailleurs, voilà pas de quoi en faire tout un plat. Qu’on fait ce qu’on veut parfois mais pas toujours. Que les comédiens ils triment et que les Groenlandais de Kullorsuaq, ils deviennent chasseurs à défaut d’avoir d’autres options. Ils se suicident aussi justement parce qu’ils manquent d’options. Que faire un jogging dans ces contrées glacées, c’est possible, c’est grisant même. C’est d’ailleurs l’objet d’une scène absurde mais belle où la société moderne (la passion du jogging) déborde sur cette terre reculée du monde.
Le voyage au Groenland nous laisse une sensation d’inachevée comme si on voulait que le film nous en dise plus ou soit plus intense. Son absurdité, sa candeur et la pureté de ses grands espaces compensent tout juste ses défauts de scénario. Sortie en salle le 30 novembre 2016.
Thomas et Thomas cumulent les difficultés. En effet, ils sont trentenaires, parisiens et comédiens… Un jour, ils décident de s’envoler pour Kullorsuaq, l’un des villages les plus reculés du Groenland où vit Nathan, le père de l’un d’eux. Au sein de la petite communauté inuit, ils découvriront les joies des traditions locales et éprouveront leur amitié.
Sortie : le 30 novembre 2016 Durée : 1h38 Réalisateur : Sébastien Betbeder Avec : Thomas Blanchard, Thomas Scimeca et François Chattot Genre : Comédie dramatique
Petit pays, Gaël Faye récompensé par le Goncourt des Lycéens (Grasset)
Gaël Faye raconte une histoire d’un enfant, Gabriel. Un enfant qui vit dans un pays, un Petit pays, que l’on connaît mal, le Burundi. Et grâce à son histoire, on vibre en même temps que Gabriel, dit Gaby, qui essaie de comprendre ce qui se passe dans son petit pays.
Qui est l’auteur ?
Gaël Faye n’a que 34 ans. Tout le monde le connait en tant que rappeur. Mais écrivain, pas vraiment. Mais il est aussi financier, me direz-vous. Alors qui est-il cet homme pas comme les autres ? Un homme qui a eu une enfance douloureuse, très douloureuse. Et aussi un passionné de littérature. Et de musique bien sûr !
Quelle est son histoire ?
Dans son roman Petit pays, on imagine très bien que sous les traits de Gaby, l’auteur nous dévoile une grande part de son enfance. Son vécu au Burundi, ses angoisses, ses questions, ses séparations et surtout ses souffrances… Le Burundi, le Rwanda, le génocide. Le père de Gaby est français, sa mère rwandaise. Gaby est un enfant d’une dizaine d’années, franco-rwandais qui vit au Burundi avec son père. Au fil des années, il va assister, impuissant et ne comprenant pas tout, aux tensions politiques, à la guerre, qui va toucher sa famille et ses amis. Il ne sait plus qui est qui. L’auteur met l’accent sur le côté absurde de cette situation. Ils étaient tous amis, toux ceux qui habitaient dans son impasse. Et puis, sans comprendre pourquoi, des amis sont devenus ennemis. Gaby ne comprend rien. Il ne veut pas cette terrible violence qui l’entoure peu à peu.
La révélation de son identité
Plus on avance dans le livre, plus on se sent piégé, comme Gaby, par l’Histoire. Là où Gaël Faye est très fort c’est qu’il fait parler un enfant sur une Histoire très lourde. Or, un enfant, c’est l’innocence même. Un enfant, même si on ne lui explique rien, ce qui est le cas de Gaby, il comprend tout, avec ses sensations à lui. Il découvre la notion même d’identité. Mais dans le fond qui est-il ?
Aujourd’hui, Gaël Faye vient de recevoir le Prix Goncourt des Lycéens pour son premier roman qui avait déjà reçu le Prix du roman Fnac. Deux belles récompenses pour un livre poignant, hors du commun, qui fait froid dans le dos. Gaël Faye, musicien, chanteur, écrivain, et maintenant auteur reconnu à travers le Monde ! Un grand homme assurément !
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En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français… « J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages… J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. » Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.
Date de parution : le 24 août 2016 Auteur : Gaël Faye Editeur : Grasset Prix : 18 € (224 pages) Achetersur : Amazon
Dépaysante exposition Aventuriers des mers, de Sindbad à Marco Polo à l’Institut du Monde Arabe
L’Institut du Monde Arabe offre un grand bol d’aventures dans une exposition qui revisite le glorieux passé maritime des empires arabes. Des récits de voyages de grands explorateurs jusqu’aux nombreuses découvertes scientifiques en passant par de multiples pièces historiques, l’exposition fait voyager et découvrir le riche passé maritime d’une civilisation connue pour être avant tout un peuple du désert. Eclairant.
Des récits foisonnants
A une époque où s’aventurer trop loin des côtes laissait craindre une mort certaine, des hommes courageux ont bravé les éléments et rapporté des récits de voyages merveilleux. Si la légende de Sindbad le marin dans Les Mille et Une Nuits fait plus penser à de la fantaisie, des noms illustres apparaissent au détour des riches cartes et vidéos exposées. Al-idrisi, Ibn Jubayr et Ibn Battuta sont au niveau de Marco Polo et ont concouru à la découverte de nouveaux univers. S’il a fallu attendre Vasco de Gama pour traverser l’Océan Indien, les routes terrestres créaient depuis longtemps des ponts entre les civilisations, favorisant les échanges culturels et commerciaux.
Une ambition: la domination des mers
Après le temps des explorateurs est venu le temps de la conquête et de la domination des espaces maritimes. Les empires arabes ont connu leur apogée à l’époque de la conquête de Constantinople en 1453. Mais la bataille de Lepante en 1571 et la victoire de la coalition occidentale sonna le glas de la domination ottomane. Restent ces ouvrages richement reliés, ces cartes abracadabrantes et ces textes à consulter pour en savoir plus sur les connaissances des contemporains de Barberousse. Le parcours de l’exposition ravira les grands enfants, surtout qu’un espace spécialement dédié aux rejetons leur permettra de s’imaginer en conquérant ou corsaire assoiffé d’or!
Une exposition qui dévoile un pan mal connu de l’histoire européenne et moyen-orientale. Si les grands navigateurs occidentaux méritent leur place dans la postérité, leurs équivalents arabes n’ont pas été en reste. L’IMA propose un vrai moment de découverte à tenter à partir du 15 novembre!
Dates : du 15 novembre 2016 au 26 février 2017 Lieu : Institut du Monde Arabe (Paris) Entrée : 12 €