Accueil Blog Page 183

La vie en son royaume, le journal de bord d’un médecin de campagne (Albin Michel)

Christian Signol

La vie en son royaume, le journal de bord d’un médecin de campagne (Albin Michel)

Christian Signol nous raconte la vie d’un jeune médecin. Le Dr Vialaneix s’installe en plein cœur du Limousin en acceptant l’offre du Maire du village. Il va être logé, mais profondément seul pour exercer son métier. Aucune équipe médicale autour de lui. Juste une secrétaire et une infirmière. Au fil des pages, on suit Adrien dans sa vie professionnelle comme dans sa vie privée. L’écriture est fluide et agréable. Quelques détails médicaux nous tiennent en haleine, mais à petites doses. On se rend compte à travers ce récit qu’être médecin aujourd’hui est un véritable sacerdoce, encore davantage à la campagne. Un sacrifice énorme.

Dans ce livre, La vie en son royaume, il existe un bon équilibre entre les tournées du jeune médecin, les difficultés auxquelles il doit faire face, le rythme effréné de sa vie… Et enfin, un petit côté sentimental qui nous rassure sur l’équilibre psychique de ce docteur. Il a eu de la chance, lui, de trouver l’amour de sa vie…
De bons ingrédients pour plaire au plus grand nombre d’entre nous ! On ne peut s’empêcher d’admirer ces personnes qui sacrifient leur vie en soignant les autres, surtout les plus démunis. En quelque sorte, Christian Signol leur rend un bel hommage. Très important aujourd’hui alors qu’on souffre de désert médical dans de nombreuses régions. Mais cela sera-t-il suffisant pour faire revenir les médecins dans nos campagnes ?

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Après son internat, le jeune Dr Vialaneix accepte l’offre du maire d’une petite commune du Limousin de s’installer dans la maison de santé du village. Tout en alternant les visites à domicile et les consultations au cabinet, il est témoin de la disparition d’une génération touchée par la maladie, l’isolement et la solitude.
Sa rencontre avec l’infirmière de cette unité de soins lui apporte la force et le réconfort dont il a besoin pour exercer son métier. Plus qu’un métier, en réalité : une vocation, qui le pousse à prendre sous son aile une adolescente pleine de vie qui lutte contre le cancer. Pendant une année, au rythme des saisons, le Dr Vialaneix va nous faire partager ses combats, ses échecs, mais aussi ses succès, dans la splendeur d’un monde finissant.
A travers ce très beau portrait d’un homme d’une profonde humanité, Christian Signol brosse le tableau d’une campagne magnifique mais désertée, en un émouvant hommage aux médecins de campagne trop souvent démunis pour accompagner au quotidien ceux qui luttent avec courage et s’efforcent de croire encore à un bonheur possible.

Date de parution : le 4 octobre 2017
Auteur : Christian Signol
Editeur : Albin Michel
Prix : 20,90 € (310 pages)
Acheter sur : Amazon

The Florida Project, le revers de l’Amérique

The Florida Project
The Florida Project, film de Sean Baker, Copyright 2017 PROKINO Filmverleih GmbH

The Florida Project, le revers de l’Amérique

Le monde des outsiders fascine le cinéma. Les laissés pour compte du rêve américain hantent des films aussi malins qu’émouvants par la grâce de scénarios habiles et de personnages puissants. Si le titre de The Florida Project laisse penser à une expérience avec des souris de laboratoire, son pitch plonge dans la réalité la plus crue de ceux qui ne parviennent pas à se construire une vie. Faute de moyens, de motivation ou juste de chance. Le réalisateur Sean Baker déjà à l’oeuvre dans le poignant Tangerine passe de la Côte Ouest à la Cöte Est avec toujours le même bonheur.

L’envers du décor

Le réalisateur prend pour cadre un motel situé sur l’autoroute menant au paradis des touristes, le royaume de Mickey, Disneyworld.  Mais si beaucoup n’y font qu’une pause en attendant de s’émerveiller dans un royaume fantasmé où le dollar est le principal carburant, d’autres sont obligés d’y vivre, s’entassant à plusieurs dans des minuscules chambres aussi étroites que spartiates. C’est le cas de la petite Moonee et de sa mère Halley, en situation de totale précarité mais pas sans idées. Si l’impertinence de la petite fille de 6 ans reflète surtout le peu d’intérêt de sa mère pour les principes de bonne éducation, le pendant positif montre un sens aigu de la roublardise et du mensonge qui sort des plus mauvaises situations. Et chacune sourit, franchement et sincèrement, preuve que le confort matérialiste apporte moins que l’amour d’une mère pour sa fille. Sean Baker suit les pérégrinations d’un noyau familial white trash au pays des marginaux. Car le motel est rempli des familles semblables, ne parvenant pas à joindre les deux bouts pour payer un loyer ou acheter une maison. L’ambiance est à la survie quotidienne, chaque bon plan permettant de payer une semaine supplémentaire de location sans plus de visée lointaine. Sans misérabilisme mais avec beaucoup d’empathie, le film suit ce peuple de l’ombre. celui des gens qui ne votent pas, n’intéressent pas les gouvernants et subissent de plein fouet le décrochage social. Et qui sont probablement les premiers à croire les promesses confuses et irréalistes des plus extrémistes.

Une héroïne épatante

La jeune Brooklynn Prince illumine le film de sa présence rayonnante. Elevée par une jeune fille mère inconséquente, elle suit le chemin de la maison de redressement en accumulant les mensonges et les filouteries. Si mignonne mais si perdue penseront beaucoup. En marge du système scolaire, elle n’a pas ce cadre qui la ferait évoluer sereinement. Elle zone du matin au soir, sans contraintes ni garde fou. La seule personne dotée de jugeote est interprétée par Willem Dafoe, Bobby le gardien, sévère mais juste, pour le bien de tous. Il représente ce que la société devrait toujours faire pour ses ouailles, les guider sans les brusquer, les orienter sans les contraindre. Si Disney hante le film de sa présence menaçante, miroir aux alouettes représentant un royaume enchanté factice et même pernicieux, l’action se concentre surtout sur ce motel crade mais finalement rassurant où la vie peut continuer, envers et contre tout. Les manigances de Halley mèneront les duo dans une impasse existentielle aussi triste qu’injuste mais tel est le cours de la vie. Les outsiders incapables de rentrer dans le droit chemin sont finalement contraints par une société qui les avait abandonnés mais n’acceptent pas certaines choses…

The Florida Project éblouit par son choix assumé d’une réalité sans fard. Le sentiment de douce sérénité alterne avec l’impression inconfortable d’une irrémédiable chute sans que l’on sache jamais vraiment lequel des deux est le plus rationnel. La vie de débrouille parait si réaliste qu’elle pourrait durer éternellement. Mais la vie n’est pas si simple, comme l’indique fort justement le dénouement final…

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
The Florida Project
The Florida Project

Moonee a 6 ans et un sacré caractère.
Lâchée en toute liberté dans un motel de la banlieue de Disney world, elle y fait les 400 coups avec sa petite bande de gamins insolents.
Ses incartades ne semblent  pas trop inquiéter Halley, sa très jeune mère.
En situation précaire comme tous les habitants du motel, celle-ci est en effet trop concentrée sur des plans plus ou moins honnêtes pour assurer leur quotidien…

Sortie : le 20 décembre 2017
Durée : 1h51
Réalisateur : Sean Baker
Avec : Brooklynn Prince, Bria Vinaite, Willem Dafoe
Genre : Drame

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Watch Out en DVD le 30 décembre, un thriller de Noel bien glaçant…

Better Watch Out
Better Watch Out, film de Chris Peckover, Copyright Storm Vision Entertainment

Watch Out en DVD le 30 décembre, un thriller de Noel bien glaçant…

Watch Out est un petit thriller de Noel qui ne ménage pas ses effets. Une baby sitteuse doit s’occuper d’un petit ado moins charmant qu’il n’y parait. AU fur et à mesure de ses blagues, il mène son ainée en bateau jusqu’à la piéger. Le jeune ado bien sous tout rapport ne serait-il finalement pas qu’un pervers sans scrupules et surtout un peu tardé?

Un thriller efficace

Le film débute à l’époque de Noel. Les rues sont décorées, une bienveillance généralisée parcourt le quartier bourgeois. Le moment parfait pour prendre la tangente et mettre un plan effroyable en action. Dans Watch Out, rien de frontal, l’effroi est plus suggéré que montré en gros plan. Et comme toute l’action se passe surtout dans la maison du jeune ado et un peu dans le jardin attenant, l’action évolue non stop jusqu’à se demander si quelqu’un va pouvoir survivre au massacre généralisé. Au fur et à mesure des incursions d’invités surprises, les coups de théâtre s’enchainent non stop pour un scénario bien fichu. Le grand méchant parviendra-t-il à survivre à ses manigances infernales? Faites bien attention, rien n’est moins sûr…

Dans le rayon film gentiment horrifiant dans une ambiance de jeu mortel et sadique, Watch Out s’en sort plutôt bien. De quoi passer un agréable moment de divertissement sur fond de bourgeoisie wasp américaine bien dégénérée. De quoi rappeler Get Out, par exemple, avec une jolie blonde comme victime involontaire…

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Watch Out
Watch Out

À l’approche de Noël, une adolescente et son frère voient leur maison assiégée par des malfrats. Loin de se démonter, les deux jeunes vont donner du fil à retordre à leurs invités…

Sortie DVD : le 30 décembre 2017
Durée : 01h29
Réalisateur : Chris Peckover
Avec : Olivia DeJonge, Levi Miller (II), Ed Oxenbould
Genre : voir fiche allociné
Prix : 14,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

3 Histoires de Noël pas comme les autres, un vrai livre pour les jeunes lecteurs (Albin Michel)

Audren

3 Histoires de Noël pas comme les autres, un vrai livre pour les jeunes lecteurs (Albin Michel)

Audren est auteure, mais également compositeur et interprète de chansons. Son dernier livre, 3 Histoires de Noël pas comme les autres, s’adresse aux jeunes lecteurs à partir de 7 ans.
Ce sont des histoires très originales qui tournent toujours autour de la magie de Noël. Vladimir a rencontré le Père Noël, mais personne ne le croit…
Shirley est bloquée dans l’ascenseur, avec sa famille et un inconnu. Ils étaient invités pour la soirée de Noël, chez la Reine du Disco. La panne se prolonge et du coup, ils font connaissance avec le voisin… Et la soirée de Noël sera bien différente de celle prévue…
Quant à la dernière histoire, elle paraît incroyable. Margoushka fête Noël tous les jours dans son pays ! Un jour, elle décide de faire sa liste au Père Noël pas comme d’habitude. Sa liste est vierge ! Un vrai chamboulement pour tous !

L’auteure place quelques vérités sur le Père Noël qui nous ravissent :

Avant 18 ans, tu reçois ce dont tu as envie, après 18 ans, tu reçois ce dont tu as besoin. P.164

Les lecteurs trouveront des réponses à leurs nombreuses questions, sur les lutins, sur le Père Noël qui n’a pas toujours la même tête…

Ces 3 histoires de Noêl, sont drôles, et sortent de l’ordinaire. Elles ont tout pour plaire aux jeunes lecteurs. L’écriture est simple, et à gros caractères, et la lecture est forcément fluide, avec quelques illustrations colorées rigolotes. Que du plaisir à la lecture de ce vrai livre !
Noël, toujours de la magie !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le Père Noël s’appelle Alphonse.
Sur le chemin de l’école, Vladimir rencontre une belle renarde qui le mène jusqu’à la cabane d’un vieux monsieur barbu. Ce monsieur qui vit reclus ne peut être que le Père Noël, Vladimir en est persuadé !

Un Noël comme jamais
Cette année, la famille de Shirley est invitée à fêter Noël chez Liv Lov, la reine du Disco ! Mais un ascenseur bloqué, un voisin espagnol et un bracelet porte-bonheur pourraient bien bouleverser la soirée…
Joyeux non-Noël à tous !
Margoushka vit le rêve de tous les enfants : dans sa ville on fête Noël tous les jours ! Mais finalement n’est-ce pas un peu lassant de faire des repas de fête tous les soirs ? Et si Noël n’avait lieu qu’une fois par an ?

à partir de 7 ans.

Date de parution : le 1er novembre 2017
Auteur : Audren
Illustrateur : Joëlle Dreidemy
Editeur : Albin Michel
Prix : 11,90 € (205 pages)
Acheter sur : Amazon

Plongée douce amère sur le monde d’hier et d’aujourd’hui dans L’usine de rien

L'usine de rien
L’usine de rien, film de Pedro Pinho, Copyright Météore Films

Plongée douce amère sur le monde d’hier et d’aujourd’hui dans L’usine de rien

Quand une usine produisant des ascenseurs dans la banlieue de Lisbonne se rapproche du dépôt de bilan, ses dirigeants décident de la vider en pleine nuit, avant que les ouvriers ne s’en rendent compte et bloquent in extremis la manoeuvre. S’en suit une guerre d’usure des ouvriers avec la direction pour sauvegarder leurs emplois et leur vie, tout simplement. L’usine de rien reprend le fil d’une histoire véridique, celle d’ouvriers ayant mené une expérience grandeur nature d’autogestion pendant 20 ans au Portugal pour sauvegarder leurs emplois et pérenniser une activité industrielle fuyant inexorablement les pays d’Europe pour se relocaliser plus à l’est, là où les coûts de main d’oeuvre sont sensiblement moins chers. Le film est un brulot doux amer sur les difficultés engendrées par un capitalisme qui privilégie les capitaux aux individus, pour un constat social alarmant et une paupérisation galopante.

Une histoire véridique

 

Quand le groupe américain OTIS a décidé de fermer son usine au Portugal à l’époque de la révolution des Oeillets en plein coeur des années 70, les ouvriers ont racheté l’usine 1 dollar symbolique pour continuer l’activité en totale autogestion. Le réalisateur Pedro Pinho a découvert cette histoire véridique tandis qu’il cherchait une usine pour tourner son film. Profitant de cette aubaine quasi magique, il a intégré des ouvriers au casting pour raconter une histoire de résilience et d’espoir. Pendant presque 3 heures, le spectateur suit l’histoire simple de ces individus en marge de la machine capitaliste, menus fretins laissés pour compte qui décident finalement de ne pas se laisser abattre par un sort contraire. Le film suit un déroulé tortueux, les ouvriers ne sachant au début pas bien comment réagir pour garantir la perpétuation de l’activité. Débats et disputes se succèdent sous l’oeil hagard d’un documentariste argentin décidé à immortaliser cette aventure humaine. La plupart des protagonistes de L’Usine de rien sont des purs amateurs, souvent eux- mêmes ouvriers, avec tout de même quelques comédiens professionnels pour les parties plus romancées. L’effet produit est d’un réalisme totale, à la lisière du documentaire.

Un film sur une vérité tragique

Le coeur du film n’est pas une usine qui ferme mais toutes ces réflexions sur ce qu’est devenu le fonctionnement capitaliste à notre époque. La notion de crise ne serait qu’un prétexte pour reporter sur l’état le cout des salaires via des indemnités chômages tandis que les grands groupes profitent de couts moindres dans des pays en voie de développement. Le sacrifice d’une partie toujours plus importante de la population sur l’autel du profit est au centre de la réflexion d’un film qui se laisse le temps de montrer les différentes facettes de la réalité. L’Usine de rien est une aventure humaine drôle et émouvante à la fois, composée de parties musicales héritées d’un projet précédent et surtout d’une détermination qui pourrait s’étendre à tout l’environnement économique. En cela, le film est important car le choix d’un réalisme à outrance créée une proximité avec des personnages qui vivent sur le même continent que nous. L’importance de la valeur travail et le respect de la dignité de ses gens devient une cause centrale dans un film monté comme un documentaire mais pourtant totalement fictif. S’il se base sur des éléments de vérité, il déroule une réflexion importante dans un contexte actuel où de plus en plus d’individus se sentent désorientés.

L’usine de rien rejoint la cohorte des films revendicatifs pour une vision lucide de la réalité et des risques pesant sur une partie significative de la population. Film important, en plus d’être très bien réalisé et souvent très pertinent, il mérite plus qu’un coup d’oeil pour regarder la réalité en face et y réfléchir sérieusement.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
L'usine de rien
L’usine de rien

Une nuit, des travailleurs surprennent la  direction en train de vider leur usine de ses machines. Ils comprennent qu’elle est en cours de démantèlement et qu’ils vont bientôt être licenciés. Pour empêcher la délocalisation de la production, ils décident d’occuper les lieux. À leur grande surprise, la direction se volatilise laissant au collectif toute la place pour imaginer de nouvelles façons de travailler dans un système où la crise est devenue le modèle de gouvernement dominant.

Sortie : le 20 décembre 2017
Durée : 2h57
Réalisateur : Pedro Pinho
Avec : José Smith Vargas, Carla Galvão, Njamy Uolo Sebastião
Genre : Comédie dramatique, Comédie musicale

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

https://www.youtube.com/watch?v=UrgL_yDppqw

Le chemin de la plage, une histoire de femmes de 40 ans (Denoël)

Anna Fredriksson

Le chemin de la plage, une histoire de femmes de 40 ans (Denoël)

Anna Fredriksson est une auteure et scénariste suédoise. Elle a déjà écrit plusieurs livres. Le chemin de la plage raconte l’histoire de Jenny, qui a la quarantaine.

L’histoire est tout à fait probable et n’a rien d’extraordinaire. Elle est principalement centrée sur cette jeune femme, Jenny. Elle vient d’être nommée chef dans son entreprise. Elle est mariée à Johan et n’a pas d’enfants. En fait, elle n’a guère de temps libre en-dehors de son boulot. Avant qu’elle ne passe chef, tout se passait bien. Mais depuis, elle a l’impression que plus rien ne va. Au boulot, ses anciens collègues lui font des misères de toutes les couleurs. Elle passe pour un tyran alors qu’en fait, elle est elle-même harcelée et maltraitée. Mais elle n’ose rien dire. Johan tente de lui donner quelques conseils… Mais jenny ne lui dit pas tout. Au fil des jours, elle se sent de plus en plus en difficulté, de plus en plus nulle. Elle est débordée. Un sentiment de honte l’envahit.
Parallèlement, on suit Jenny qui part avec ses trois meilleures amies faire un voyage en vélo, au Sud de la Suède, une très belle région. C’est elle qui a tout organisé. Mais là encore, Jenny se sent en échec et se sent toujours jugé par ses amies. Elle n’arrive pas à retrouver ses amies, comme autrefois. Elle s’est vraiment trop éloignée d’elles…
Les problèmes de couple de Jenny n’arrange rien.
Bref, l’histoire n’en finit pas, que ce soit au boulot ou en vacances avec ses amies. Rien d’extraordinaire ne se produit et Jenny se noie à chaque page davantage… On s’attend à un clash qui ne vient pas… Et la fin ne ressemble pas du tout à une fin. Dommage…
Le chemin de la plage, un livre qui dévoile la difficulté d’être femme à grandes responsabilités dans un monde du travail pas facile, même en Suède !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Trad. du suédois par Lucas Messmer

Le monde de Jenny s’écroule lorsqu’elle apprend que son mari la trompe. À quarante ans, avec un divorce qui semble inéluctable, l’heure est aux bilans, et force est de reconnaître que sa vie ne s’est pas déroulée comme elle l’aurait voulu. C’est pourquoi, lorsque ses trois amies d’enfance lui proposent de passer la fin de l’été à parcourir la magnifique région d’Österlen à vélo, Jenny y voit l’occasion idéale de reprendre sa vie en main. Un projet qui tombe à pic car cela fait des années qu’elle se consacre totalement à sa carrière, au point d’en négliger ses proches. Pourtant, l’atmosphère joyeuse et détendue tourne rapidement au vinaigre lorsque Jenny découvre que l’une d’entre elles était au courant de l’infidélité de son mari. Les amies de Jenny finissent par comprendre que derrière ses soucis de couple se cachent des problèmes bien plus graves.

Date de parution : le 2 novembre 2017
Auteur : Anna Fredriksson
Editeur : Denoël
Prix : 21,90 € (400 pages)
Acheter sur : Amazon

Hear the silence, le nouvel album blues électro du duo No Money Kids

No Money Kids
No Money Kids

Hear the silence, le nouvel album blues électro du duo No Money Kids

Le duo No Money Kids est formé du chanteur et guitariste Félix Matschulat et du bassiste arrangeur JM Pelatan et il est de retour depuis avril 2017 avec son nouvel album Hear The Silence. Après un premier EP Old Man sorti en 2014 et l’album I Don’t Trust You sorti en 2015, No Money Kids réapparait avec cet album n’hésitant pas à faire le grand écart entre classic blues et sons électro remplis de modernité. L’album parait autant très actuel que légèrement vintage.

Un retour aux sources?

La couverture de l’album interpelle au premier regard. Comme un grand saut, un personnage saute dans une piscine et génère un tumulte plein de bulles le cachant des regards, le ton est donné, l’album se veut plein d’énergies et de guitares. Les sonorités électroniques densifient la plage sonore pour des chansons placées sous le signe de l’urgence. Des arrangements classieux accompagnent la voix rocailleuse du chanteur Félix Matschulat toujours prompt à placer ses intonations graves au côté d’une omniprésente guitare bluesy. Le chant en anglais rappelle la voix si caractéristique d’un Alex Turner aux plus belles heures des Arctic Monkeys au tout début des années 2000. Entre pop légère et rock plus péchu, l’album s’écoute comme une sucrerie parfois brute de décoffrage et parfois plus intimiste mais toujours marquée par l’énergie de son duo. Les riffs s’enchainent dans un tourbillon jouissif de bruit et de fureur.

Des chansons douces amères

La thématique des chansons se veut pourtant moins légère que les tonalités pop pourraient le laisser croire de prime abord. Exclusion sociale, douleur du deuil et système capitaliste esclavagiste moderne sont les thématiques abordées dans des chansons qui deviennent de vrais manifestes pour une jeunesse trop longtemps laissée de côté dans tous les choix faits par les gouvernants. L’écoute se veut avant tout profonde même si elle devient parfois extrêmement divertissante. L’accord de la voix et des instruments apporte une tonalité très chaude aux chansons, donnant envie d’y revenir tous les jours pour bien saisir les intentions du duo.

Hear The silence est un album à découvrir pour une vraie découverte rock/blues/electro tout à fait dans l’air du temps!

Vite, C’est Noël, un bel album jeunesse autour de cette magie de Noël (Albin Michel)

Vite, C’est Noël, un bel album jeunesse autour de cette magie de Noël (Albin Michel)

C’est l’histoire de deux sœurs lapins. Garance et Gaby. Gaby a un an de moins de Garance. Alors, forcément, Garance connaît tout, a réponse à tout, et parle sans cesse. Elle n’est pas toujours gentille avec sa petite sœur. Mais Gaby a l’habitude, elle la laisse faire et l’écoute toujours. C’est à elle qu’elle pose ses questions : Tu crois que le Père Noël a un vélo ? Tu crois que le Père Noël décore son sapin ?
Garance fonce, Garance est toujours la première… Elle n’attend pas sa petite sœur…
Mais la nuit de Noël, C’est Gaby qui entend un drôle de bruit et qui va faire une rencontre complètement magique ! Une rencontre qu’elle racontera le lendemain à sa grande sœur ! Non sans fierté !
Un très bel album, avec de jolis dessins, naïfs, des couleurs gais qui nous attirent !
De grosses bulles roses pour Garance et jaunes pour Gaby donnent la parole à ces deux sœurs. Avec une belle écriture toute ronde, facile à lire, pour les tout jeunes lecteurs.
Un album pour les petits de 3 à 8 ans, qui ravira également les parents !
Vite, vite, il est temps de le commander au Père Noël !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Traducteur : Francoise de Guibert
Garance et Gaby sont soeurs et ne se ressemblent pas : Garance, la grande, est une tornade doublée d’un moulin à parole, tandis que Gaby est calme et discrète comme une petite souris.
Aujourd’hui, c’est la veille de Noël et l’ambiance est électrique. Comme d’habitude, Garance parle, fonce, décide de tout, et Gaby écoute et la suit. Mais la nuit venue, alors que sa soeur dort enfin, Gaby entend un drôle de bruit. Tout doucement, elle se glisse hors de son lit… Serait-ce… le Père Noël ?

A partir de 3 ans.

Date de parution : le 1er novembre 2017
Scénariste : Yasmeen Ismael
Illustrateur : Yasmeen Ismael
Genre : Album illustré à partir de 3 ans
Editeur : Ecole des Loisirs
Prix : 12,50 €
Acheter sur : Amazon 

Iliade, Homère revu et corrigé en mode Rock’n’Roll sur la scène du Lucernaire

L'Iliade
L’Iliade, mise en scène de Damien Roussineau et Alexis Perret, Le Lucernaire

Iliade, Homère revu et corrigé en mode Rock’n’Roll sur la scène du Lucernaire

La scène du Lucernaire se transforme en vieux grenier pris d’assaut par deux marmots devenus grands et se remémorant leurs joutes enfantines au rythme d’Homère. Damien Roussineau et Alexis Perret extirpent tous les objets à leur disposition dans un bric à brac foisonnant et inventif. Les brosses à balais se changent en coiffes grecques et les serpillères se transforment en armures au son des vers de l’Iliade traduits par Jean-Louis Backès. Achille et Hector reprennent vie pour le récit d’un épisode clé du siège de Troie par les troupes grecques. Pas de cheval de Troie mais le récit éternel de la lutte des hommes sous les yeux amusés et complices de dieux farceurs. Une pièce qui marie à merveille le classicisme et le moderne dans une farandole de tableaux invraisemblables.

Eternel Homère

S’il est bien un auteur sur lequel le temps n’a pas de prise, c’est bien Homère. Ses Iliade et Odysée traversent les millénaires sans jamais perdre de leur puissance évocatrice. L’honneur bafoué d’un mari souhaitant retrouver sa femme enlevée n’a beau être qu’un prétexte pour une lutte à morts aux innombrables victimes, les péripéties autant que les personnages abondent dans un récit qui multiplie les coups de théâtres. Les deux comédiens interprètent à tour de rôles troyens, atrides, achéens et mirmidons qui passent en coup de vent dans une mise en scène cadencée en diable qui les fait s’époumoner et traverser la scène sans ménagement. Car les textes sont déclamés avec aisance pendant que pirouettes et cascades mettent à dure épreuve la condition physique (parfaite!) des comédiens. S’en ressent une bonne humeur communicative qui fait rire et sourire un public acquis à la cause de ses amoureux d’Homère. 1h20 ne sont pas suffisants pour évoquer l’intégralité de l’Iliade mais la partie la plus héroïque est évoquée avec bonheur dans une pièce qui passe bien trop vite. Jusqu’à la mort d’Hector sous les coups d’Achille et la récupération de son corps par un père éploré, la pièce captive une audience charmée par les procédés techniques (?) utilisés.

Un joyeux capharnaüm transformé en scène de théâtre

Les deux personnages utilisent une somme d’objets du quotidien pour monter leur pièce. Skateboard, manteau de fourrure et passoires sont utilisés pour étayer l’action, et le public en redemande, complètement conquis par l’inventivité de cette mise en scène faite volontairement de bric et de broc. La couleur jaune des grecs fait fasse à la couleur rouge des troyens et chacun des comédiens interprète à tout de rôle tous les acteurs de l’intrigue. La pièce devient tourbillon quand Héra succède à Athéna qui succède à Hector qui prend la place de Poséidon sans que jamais le rythme ne faiblisse. Les deux comédiens ont l’air de s’amuser comme des fous et chacun pouffe littéralement aux quelques trous de mémoire de son acolyte, à se demander s’ils n’ont pas fait un pari pour savoir qui connaitra le plus d’absences, avec une bonne bière à la clé. Le duo mérite le plus grand des respects pour cette relecture à la fois fidèle et bidonnante d’un classique de la littérature universelle. Et quand les chaussettes pleuvent sur le public pour figurer le flot des lances projetées par les belligérants, c’est un bonheur absolu. Après enquête, les chaussettes étaient apparemment propres. Ouf.

Iliade joue le jeu de la vraisemblance littéraire à travers des jeux d’enfants maintes fois répétés. Les deux comédiens emportent le public dans leur folie pour un moment de théâtre absolument jouissif. Qu’il est bon parfois de jouer avec les classiques pour se les réapproprier et en offrir une lecture à la fois bidonnante et scrupuleusement exacte. Un délice à découvrir jusqu’à début février sur la scène du Lucernaire!

Dates :  du 6 décembre au 4 février, mardi au samedi à 18h30, dimanche à 15h
Lieu : Le Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Damien Roussineau, Alexis Perret
Avec : Damien Roussineau, Alexis Perret

Arrête avec tes mensonges, un livre vrai de Philippe Besson (Julliard)

Philippe Besson

Arrête avec tes mensonges, un livre vrai de Philippe Besson (Julliard)

Philippe Besson a décidé d’écrire vrai, sur lui-même. Cette fois-ci, le titre dévoile l’intérêt du roman : Arrête avec tes mensonges.
Philippe Besson a un don pour l’écriture, mais cela n’est pas nouveau. Dans son dernier roman, c’est encore plus frappant car le sujet est très intime. Il dévoile son premier amour. Avec un homme. Presque dans les moindres détails. Un amour vieux de plus de trente ans… Tout le monde sait bien que le premier amour est celui qui marque au fer rouge. Et ça a été le cas pour l’auteur.
Le style de Philippe Besson est très agréable à lire. Pas de mots superflus. Chacun a son importance. Comme son récit, il reste discret, simple mais l’essentiel est dit. Sensible et pudique.
Une histoire d’amour entre deux adolescents qui ressemble davantage à une relation de sexe qu’à une relation d’amour. En tout cas, cette relation a été vécue secrètement, sans sentiments a priori, presque sans parole, mais pas sans tendresse. Philippe Besson l’analyse ensuite vingt ans et même trente ans plus tard. Comme un trésor enfoui très profond, mais tellement cher à ses yeux.
Philippe Besson se raconte, sans mensonge, dit-il. Un livre qui montre aussi l’évolution de la société entre les années 1980 et aujourd’hui. Et bien heureusement !
Arrête avec tes mensonges a reçu le Prix Maison de la Presse 2017.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Quand j’étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J’inventais si bien les histoires, paraît-il, qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier.
Aujourd’hui, voilà que j’obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre.
Autant prévenir d’emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale.
Mais un amour, quand même.
Un amour immense et tenu secret.
Qui a fini par me rattraper.

Date de parution : le 5 janvier 2017
Auteur : Philippe Besson
Editeur : Julliard
Prix : 18 € (198 pages)
Acheter sur : Amazon

Le retour d’Enki Bilal avec une nouvelle série d’anticipation, Bug

Bug
Bug, dessin et scénario d’Enki Bilal, Editions Casterman


Le retour d’Enki Bilal avec une nouvelle série d’anticipation, Bug

Enki Bilal débute une nouvelle trilogie (ou quadrilogie?) intitulée Bug. Son dessin si caractéristique fait une nouvelle fois merveille dans une quête à la fois réaliste et métaphorique. L’ensemble des disques durs de la planète ont perdu leur contenu en une seconde, laissant l’humanité en pure panique, démontrant bien la dépendance de l’homme envers la technologie. Plusieurs personnages gravitent tout au long de 88 pages qui se dégustent avec appétit même si le scénario est parfois un peu ardu à suivre. Mais le plaisir est intact de retrouver Enki Bilal à l’oeuvre dans une bande dessinée qui n’a pas encore dévoilé tous ses secrets…

Une BD d’aujourd’hui et de demain

Enki Bilal s’est taillé une place unique dans l’univers de la BD francophone. Depuis ses premiers ouvrages parus chez Dargaud, puis aux Humanoïdes Associés et enfin chez Casterman depuis 2006, le dessinateur scénariste ne cesse d’imprimer sa marque, creusant le sillon d’une anticipation laissant la part belle à la réflexion plutôt qu’à l’action. Si la trilogie Nikopol reste à jamais son grand oeuvre, le Cycle du monstre et ses premiers sujets politiques comme Partie de chasse restent imprimés dans l’esprit de ceux qui les ont lus. Bug s’annonce comme une nouvelle odyssée mondialiste prenant la technologie comme point d’ancrage. La place des ordinateurs, des clouds et des disques durs a créé une dépendance que l’évanouissement instantané de toutes les donnés fait apparaitre clairement, causant un désarroi généralisé. Le retour à l’analogique et au hertzien sont les seules solutions pour continuer à communiquer. Enki Bilal imagine une trame avec plusieurs personnages principaux devenus l’objet de toutes les attentions pour des organisations terroristes ou gouvernementales qui tentent de récupérer le pouvoir. La BD se transforme vite en thriller palpitant qui accumule les surprises au fur et à mesure des pages. Le héros messianique est une figure centrale de l’oeuvre de l’auteur, lui même surpris de l’attention générale autour de sa personne mais obligé de se surpasser pour accomplir sa mission. Bug monte bien l’importance d’une minuscule bestiole dans les rouages d’une machinerie universelle. Le héros contient lui même une mouche insérée dans son corps, peut être à l’origine du bug mondial, saura-t-il aider l’humanité à se remettre de la catastrophe numérique engendrée par ce Bug dévastateur?

Un dessin caractéristique

Enki Bilal a su créer son univers graphique en s’affranchissant des lignes claires et en enfouissant son univers dans un pastel multicolore aux fortes teintes bleutées et grisatres. Pas beaucoup d’évolution depuis ses derniers ouvrages, mais après tout, où est le problème? L’auteur pourrait dessiner des kilomètres de pages que le plaisir de le découvrir resterait toujours le même. L’ajout de détails incongrus participe à un univers unique dans le monde de la bande dessinée. Animaux, objets et humains cohabitent dans un monde futuriste à la fois réaliste et cocasse. Des inventions totalement irréalistes cohabitent avec ce qui sera certainement notre futur pour une vision lucide des enjeux auxquels l’humanité devra faire face. De nouveaux états pourront émerger du tumulte mondial pour de nouvelles voies à explorer pour l’homme. Pistes sociologiques et réflexions philosophiques contiennent leurs lots d’aphorismes percutants qui ne laissent de surprendre tout au long de ce riche volume.

La série Bug débute avec un Livre 1 qui pose bien des questions. Il faudra certainement attendre au moins une année pour avoir des éclaircissements, mais patience, le ton risque de monter pour de brutales révélations!

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Dans un avenir proche, en une fraction de seconde, le monde numérique disparaît, comme aspiré par une force indicible. Un homme, seul, malgré lui, se retrouve dans une tourmente planétaire.

Après avoir traité de sujets politiques, géopolitiques (Les Phalanges de l’Ordre Noir, Partie de chasse, avec Pierre Christin), de destins dictatoriaux et de rêves d’immortalité (La trilogie Nikopol), de cauchemars obscurantistes prémonitoires (Le cycle du Monstre), de planète recadrant les humains (La trilogie du Coup de Sang), Enki Bilal nous prive de notre addiction digitale en nous plongeant, non sans une certaine dérision, dans un monde de désarroi et d’enjeux multipolaires…

Date de parution : le 22 novembre 2017
Scénariste(s) : Enki Bilal
Dessinateur(s) : Enki Bilal
Genre : Anticipation
Editeur : Casterman
Prix : 18 € (88 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Bug
Bug

Bug
Bug

Bug
Bug

Bug
Bug

Présentation de l’ouvrage Napoléon L’art en majesté à la Galerie de Penthièvre

Galerie de Penthièvre
Galerie de Penthièvre

Présentation de l’ouvrage Napoléon L’art en majesté à la Galerie de Penthièvre

La Galerie de Penthièvre à Paris a invité une foule nombreuse d’aficionados napoléoniens le 6 décembre 2017 afin de rencontrer Christophe Beyeler à l’occasion d’une séance de dédicaces de son ouvrage Napoléon L’art en liberté. En présentant un panorama assez large des collections du musée Napoléon 1er au Château de Fontainebleau avant sa réouverture au public en février 2018, son conservateur en chef en fait une belle promotion et invite à s’appesantir notamment sur quelques pièces majeures qu’il détaille avec une verve passionnée autant que passionnante. Et comme la galerie contient elle même une multitude de pièces qui attisent la curiosité, chacun promet de rendre visite au château de Fontainebleau très prochainement pour admirer sa disposition reconfigurée pour une expérience napoléonienne enrichie, de quoi se plonger dans une époque riche en épopées et légendes transmises jusqu’à aujourd’hui.

Une galerie focalisée sur l’art du XIXe siècle

La Galerie de Penthièvre a laissé libre cours à la faconde de Christophe Beyeler pour une présentation tout en truculence et apartés à l’occasion de la sortie en grandes pompes de son livre énumérant les pièces emblématiques du musée Napoléon 1er au Château de Fontainebleau. Les oeuvres du musée sont diverses et couvrent toute une période charnière de l’histoire de France. Ami des arts, l’empereur a favorisé l’illustration de son règne avec tous les matériaux à la disposition des artistes. Faïences, gravures et tableaux abondent du reste dans la Galerie de Penthièvre pour illustrer une époque qui sollicite la curiosité de plus en plus de nostalgiques. En présentant ses dernières acquisitions Empire, liées notamment à l’Empereur Napoléon 1er, la galerie fait étalage de pièces iconiques, telles les gravures de tableaux de David ou des études préparatoires comme celle du coup d’état du 18 brumaire. La galerie présente également quelques oeuvres du fond BC Art spécialisé dans l’art napoléonien afin d’en dévoiler toute la richesse. L’art napoléonien sollicite surtout l’intérêt de collectionneurs passionnés qui trouveront dans ce lieu matière à étancher leur désir de Napoléon.

L’évènement a été l’occasion d’admirer les dernières acquisitions de la galerie ainsi que de jeter un oeil avisé sur un ouvrage richement illustré en attendant février 2018 pour aller visiter le musée Napoléon 1er remis au gout du jour au Château de Fontainebleau.

Dates : Actuellement
Lieu : Galerie de Penthièvre, 45 rue de Penthièvre, 75008 Paris

[vc_text_separator title= »GALERIE PHOTOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Galerie de Penthièvre
Galerie de Penthièvre

Galerie de Penthièvre
Galerie de Penthièvre

Galerie de Penthièvre
Galerie de Penthièvre

Galerie de Penthièvre
Galerie de Penthièvre

Le docteur du cœur, un très beau conte où l’amour rayonne (Ecole des loisirs)

Le docteur du cœur Le docteur du cœur, un très beau conte où l’amour rayonne (Ecole des loisirs)

Kristien Aertssen écrit pour les enfants depuis presque toujours ! Son dernier album, Le docteur du cœur, parlera à chacun de nous, petits et grands  ! Pépita soigne tous les animaux de la forêt. Pépita est en fait le Docteur du cœur ! Que ce soit le hérisson, l’écureuil ou le lapin, chacun a droit à son écoute, à ses soins. Mais Pépita trouve surtout les bons mots pour soulager les maux de chacun. Même le loup aura droit à ses soins presque magiques ! Et tout ce petit monde animal pourra vivre, en parfaite harmonie grâce à ce fabuleux médecin du cœur qui sera un jour surprise quand elle aura à son tour du chagrin ! Et si on était tous un tout petit peu « docteur du cœur », ce serait chouette, non ?
Le docteur du cœur permettra de belles discussions et de bonnes questions pour les plus petits comme pour les plus grands ! Un album, très joliment illustré, qui fait chaud au cœur ! Le coup de coeur de Publik’Art !

Kristien Aertssen
[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Rien ne va aujourd’hui ! Ours s’endort tout le temps, Lapin a les oreilles qui tombent et Ecureuil a Hérissonne coincée dans sa queue… Le chant du violoncelle et de la flûte résonne dans la forêt. C’est le docteur Pépita qui vit là-haut sur la montagne avec son petit chien. Elle accueille les animaux dans son jardin de fleurs et soigne les maux et les cœurs de chacun, même celui du loup !

Date de parution : le 4 octobre 2017
Scénariste : Kristien Aertssen
Illustrateur : Kristien Aertssen
Genre : Album illustré 3-5 ans
Editeur : Ecole des Loisirs
Prix : 13,70 €
Acheter sur : Amazon 

WESTERN, un film de Valeska Grisebach sort aujourd’hui

WESTERN, un film de Valeska Grisebach
WESTERN, un film de Valeska Grisebach © Komplizen Film

WESTERN, un film de Valeska Grisebach

Valeska Grisebach réalise un film très particulier. Le rythme est lent et dès le départ, on comprend que les hommes allemands, sont en Bulgarie et ont des problèmes de compréhension avec les gens du village. Ils sont là pour réaliser des travaux en Bulgarie, dans un coin un peu perdu, au milieu de nulle part. Les paysages sont sublimes, les dialogues limités du fait du problème de langue.

La réalisatrice réalise un Western à sa façon. Le héros reste toujours très zen mais saura sortir le couteau au moment où il faut. Les acteurs ne sont pas des professionnels du coup, on les sent très vrais, proches de la nature, et un peu rustres. Les Allemands sont tous venus d’Allemagne et c’était la première fois qu’ils quittaient leur pays. Quant aux Bulgares, ils sont tous issus du village où a été tourné le film. La nature est au cœur de ce film. Les paysages collent au film comme une seconde peau. C’était l’inconnu total pour les Allemands. Au fil de leur chantier, les hommes ont appris à se connaître et peu à peu les relations ont évolué. Jusqu’au jour où il fallait que ça explose !
Un film à la fois poétique, tout en étant un film d’hommes, un western où les hommes s’affrontent.
Voilà ce que nous révèle Valeska Grisebach :

Il se peut que ce conflit ait aussi contribué à mon désir d’explorer ce genre très “masculin”. Je voulais m’approcher de ces personnages solitaires, isolés et souvent mélancoliques des westerns.
Tout cela avait à voir avec le sujet de la xénophobie latente – quelque chose que j’ai longtemps voulu explorer dans un lm. La volonté de vous placer au statut le plus élevé, de vous différencier. Le moment durant lequel le mépris remplace l’empathie.

Western, un film où le héros privilégie sa liberté son indépendance à tout le reste ! A la fois de façon très viril mais aussi très poétique !

Western a été nommé 5 fois au Festival de Cannes 2017 dans la catégorie Un Certain Regard. Un grand bravo à la réalisatrice !

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Un groupe de travailleurs allemands débute un travail difficile de construction sur un site de la campagne bulgare. Cette terre étrangère éveille le sens de l’aventure de ces hommes, confrontés à leurs préjugés et à la méfiance des locaux à cause de la barrière de la langue et des différences culturelles. Les hommes vont alors tout faire pour tenter de gagner la confiance des habitants.

Sortie : le 6 décembre 2017
Durée : 2h01
Réalisateur : Valeska Grisebach
Avec : Meinhard Neumann, Reinhardt Wetrek, Syuleyman Alilov Letifov
Genre : Drame

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le choix des autres, un livre de vacances d’hiver (Belfond)

Françoise Bourdin
Françoise Bourdin

Le choix des autres, un livre de vacances d’hiver (Belfond)

Françoise Bourdin a écrit plusieurs dizaines de romans. Son dernier, Le choix des autres, nous parle d’amitié, d’amour et de montagnes.
L’histoire se passe dans les Alpes de Haute Provence, au-dessus de Gap. Et dans un chalet magnifique !
La nature est merveilleusement bien décrite. Et ça donne envie d’aller passer des vacances dans ce petit coin de paradis. Rien de bien original au niveau du scénario. Virgile et Lucas sont deux amis de plus de vingt ans et ils ont décidé de continuer à cohabiter ensemble avec leurs femmes respectives. Lucas est marié avec la charmante Clémence et ils ont deux jumelles. Virgile vit avec la ravissante parisienne, Philippine, éternellement étudiante.
Comment leur cohabitation va-t-elle se passer ? Virgile est chirurgien, Lucas vend des voitures… Leurs familles sont à l’opposé. Est-il possible de continuer, malgré tout, à vivre leur profonde amitié ? Et le beau Virgile va-t-il finir par se marier ? Un jour, l’ex-mari de Clémence fait son apparition et vient fortement perturber ce gentil équilibre…
Beaucoup de clichés dans ce livre qui se lit néanmoins avec plaisir et très facilement. Un livre à emmener en vacances… surtout à la montagne.
Dommage que la fin se termine un peu en queue de poisson… Peut-être que Françoise Bourdin a l’intention d’écrire la suite des aventures de Virgile dans un autre roman ? Affaire à suivre !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Lucas et Clémence, Virgile et Philippine, deux couples d’amis comme tant d’autres. Mais ces quatre trentenaires ne s’invitent pas à tour de rôle pour dîner ensemble, ils vivent sous le même toit, dans un immense chalet conçu pour une famille nombreuse.
Lucas et Virgile ont été à l’origine de ce projet ; amis depuis le lycée et passionnés de montagne, ils quittaient Paris pour les stations de ski dès qu’ils le pouvaient et ont été séduits par La Joue du Loup, à proximité de Gap, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Et puis Lucas est tombé amoureux de Clémence, cette belle jeune femme en instance de divorce à qui il est venu faire la cour tous les week-ends…
Depuis, Lucas, Clémence, leurs deux petites filles, Virgile et Philippine vivent en harmonie et savourent le calme de leur chalet, à neuf cents mètres d’altitude, avec une vue imprenable sur le Vercors et le Luberon. Mais cette belle entente résistera-t-elle au retour dans la région de l’ex-mari de Clémence, qui n’a pas supporté leur séparation et est bien décidé à récupérer celle qu’il considère encore comme sa femme ?
Personnifiée à travers cet être possessif, la Jalousie s’invite dans la vie du chalet, au risque de contaminer ses habitants, tandis que l’hiver, particulièrement rude cette année, rend les routes dangereuses et fait naître au sein du groupe un sentiment d’isolement…

Date de parution : le 7 septembre 2017
Auteur : Françoise Bourdin
Editeur : Belfond
Prix : 20,90 € (320 pages)
Acheter sur : Amazon

Bonjour Père Noël, un bel album cartonné pour tout-petits (Ecole des loisirs, Loulou & Cie)

Bonjour Père Noël, un bel album cartonné pour tout-petits (Ecole des loisirs, Loulou & Cie)

Michaël Escoffier et Matthieu Maudet ont rencontré le Père Noël alors qu’il faisait sa tournée pour distribuer ses cadeaux. Mais voilà que le Père Noël a des ennuis. Il ne se souvient plus très bien des commandes des uns et des autres, et surtout, il n’a pas ça dans sa hotte. Mais ce n’est pas grave, le Père Noël réussit toujours à faire plaisir à tout le monde… Jusqu’au moment, où il se retrouve en caleçon… Heureusement la girafe va lui prêter son déguisement pour ne pas qu’il attrape froid. Et c’est bizarrement vêtu qu’il va rencontrer la famille lapin…
Un livre drôle, aux dessins naïfs, que même les tout-petits comprendront ! La magie du Père Noël opère toujours !
Un très joli livre, très gai, très coloré, à offrir à Noël pour les enfants de 0 à 3 ans !

Bonjour Père Noël
[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Pendant sa tournée, il arrive que le Père Noël n’ait plus le cadeau souhaité. Alors il le bricole rapidement avec ce qu’il a et les enfants sont toujours ravis. Mais à force de bricoler des jouets avec ses vêtements, il se retrouve en caleçon! Heureusement la girafe lui rend un déguisement avec lequel il va pouvoir s’habiller…

Date de parution : le 25 octobre 2017
Scénariste : Michaël Escoffier
Illustrateur : Matthieu Maudet
Genre : Album 0-4 ans
Editeur : Ecole des Loisirs
Prix : 9,70 €
Acheter sur : Amazon 

A durée déterminée, un CDD haut en couleur signé Samantha Bailly (JC Lattès)

Samantha Bailly

A durée déterminée, un CDD haut en couleur signé Samantha Bailly (JC Lattès)

 

Ophélie et Samuel prêtent leurs voix au roman de Samantha Bailly, chacun leur tour. Ces deux personnages aux parcours radicalement opposés se retrouvent malgré tout à travailler pour la même entreprise : Pyxis. Tous deux sont embauchés pour un CDD de six mois, avec des attentes et des espoirs bien distincts. On remarque leurs différences dès le début. Alors que pour Ophélie, le temps se compte comme un compte à rebours avant la fin de son CDD, pour Samuel, c’est le temps qui s’est écoulé depuis le début de sa thèse qui nous permet d’avoir la chronologie. Pour Ophélie, le CDI est un tremplin vers le Graal absolu : le CDI, alors que Samuel se retrouve chez Pyxis un peu par erreur, il sait par avance qu’il ne veut pas y rester. Il espère profiter de ce changement pour se remettre de sa dépression et reprendre sa thèse.

Ophélie et Samuel, reflets de toute une génération

Ophélie et Samuel parlent à tous, retransmettent les doutes et interrogations de toute une génération. Samantha Bailly a une façon de s’ancrer à la réalité qu’aucun autre auteur n’égale. En plus de devoir faire sa place dans une entreprise où les employés vont et viennent, arrivent pleins d’espoir et repartent démotivés, Ophélie et Samuel doivent gérer leur vie privée, pas toujours simple. De ce climat tendu ressort un sentiment qui ne nous quitte pas de la première a la dernière page : l’incertitude. La crainte, constante, de ne pas savoir quoi les attend après ce fameux CDD, un compte à rebours opprimant.

Du rêve à la réalité

Rapidement, on réalise que derrière l’image de rêve que propose Pyxis aux jeunes en quête de stage, CDD ou CDI, se cache une toute autre réalité. C’est une ambiance tendue, presque même oppressante, qui se crée. On rappelle constamment aux employés que s’ils veulent atteindre leur objectif, à savoir décrocher un CDI chez Pyxis, il faut faire attention à leur moindre geste. Au fil des pages, l’ambition et la passion d’Ophélie s’effritent peu à peu, tout comme la motivation de ses amis, qui caressent le même but.
Chaque fois que la tension redescend, qu’Ophélie s’échappe, le temps d’un week-end, de l’entreprise et tout le stress qui l’accompagne, on lui rappelle que rien n’est jamais acquis et que même en dehors de ses heures de travail, elle se doit d’être irréprochable.
Ophélie découvre ce climat presque malsain au fil des jours, en même temps que le lecteur.

La fragilité du statut de l’auteur

Pyxis est une entreprise d’édition de mangas et de jeux vidéos. Grâce au personnage d’Alix, une amie d’Ophélie au service éditorial, Samantha Bailly traite d’un sujet qui lui tient à cœur : la fragilité de l’auteur au sein de la chaîne du livre. Encore une fois, les anciens stagiaires vont de désillusion en désillusion.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Pyxis ! Une entreprise novatrice, audacieuse, dynamique, pilier du marché du divertissement. Le rêve de tout jeune diplômé – du moins en apparence.
Pour Ophélie, le CDD est une corde raide. Si elle parvient à garder l’équilibre, sa place chez Pyxis sera acquise. Bien sûr, il lui faut composer avec ses amours en friche, ses amis en galère, et le manque de soutien familial ; mais elle est bien décidée à réaliser son rêve.
Pour Samuel, le CDD est un accident. Abattu par la dépression avant d’avoir pu terminer sa thèse, il a postulé à tout hasard pour un job chez Pyxis, qui lui permettrait au moins de ne plus squatter chez sa sœur. Surpris d’avoir été retenu, il s’engage sur cette voie nouvelle d’un pas hésitant.
Elle sait exactement ce qu’elle veut faire. Lui n’en a aucune idée. D’un extrême à l’autre se dessine le portrait de la génération Y, pour qui tout semble à durée déterminée…

Samantha Bailly vit à Paris et se consacre pleinement à l’écriture. Après Les Stagiaires, À durée déterminée est sa deuxième incursion dans l’univers d’Ophélie Dubois.
www.samantha-bailly.com

Date de parution : le 8 mars 2017
Auteur : Samantha Bailly
Editeur : JC Lattès
Prix : 18 €
Acheter sur : Amazon

2 bandes dessinées des éditions la Boîte à Bulles dans la sélection officielle du Festival d’Angoulême 2018!

Black Project
Black Project, BD de Gareth Brookes , La Boîte à Bulles

2 bandes dessinées des éditions La Boîte à Bulles dans la sélection officielle du Festival d’Angoulême 2018!

Tous les ans au mois de janvier, la petite ville d’Angoulême dans l’ouest de la France devient la capitale mondiale de la bande dessinée. Pendant une semaine, les plus grands auteurs viennent y rencontrer les lecteurs et présenter leurs ouvrages dans une ambiance festive et culturelle. Du 25 au 28 janvier 2018 se tiendra la 45e édition du Festival international de la Bande dessinée d’Angoulême et la sélection officielle a été dévoilée cette semaine, avec notamment deux très belles surprises qui ne nous ont pas échappées à Publik’Art. Parmi les 45 bandes dessinées sélectionnées pour le grand prix se trouvent deux bandes dessinées chroniquées sur cette page en 2017, toutes deux éditées par les éditions La Boîte à Bulles. Les chroniques soulignaient leur qualité à toutes deux, cette sélection est une belle confirmation.

Black Project de Gareth Brookes et Le monde à tes pieds de Nadar sont deux très belles bandes dessinées qui méritent toute leur place dans la sélection officielle du Festival d’Angoulême 2018 par l’ambition de leurs auteurs à concevoir des mondes qui interpellent le lecteur. L’ambiance noire de la première et l’atmosphère ultra réaliste de la seconde ont marqué l’année de leur empreinte et c’est un vrai plaisir de les voir reconnues à leur juste valeur avec cette sélection dans un festival aussi prestigieux.

Il n’y a plus qu’à croiser les doigts pour espérer les voir apparaitre dans le palmarès final!

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Black ProjectLaura, Charlotte, Mélissa, Jessica… Autant de petites amies que Richard, le jeune héros de cette étrange histoire, n’a pas eu le temps de connaître en profondeur. Il faut dire que l’une se retrouva brûlée telle un « Monsieur Carnaval », tandis qu’une autre fut dévorée par les souris… Car Laura, Charlotte, Mélissa et Jessica étaient toutes plus ou moins faites de papier mâché, de ballons, de laine et de ficelles. Car pour Richard, se construire une petite amie est facile. Un peu d’imagination et une bonne paire de ciseaux suffisent ! La garder secrète, en revanche, c’est une autre histoire. Chaque fois, ses amours clandestines et son obsessionnel artisanat se retrouvent à deux doigts d’être découverts par les adultes. Tout est alors à recommencer et si possible, à améliorer. Bizarre, dérangeant, à la fois drôle et grotesque, Black Project frôle l’objet d’Art Contemporain, tant au niveau graphique que scénaristique.

Le monde à tes pieds: Chronique de l’Espagne contemporaineen trois chapitres, Le Monde à tes pieds se penche sur le malaise de trois existences. Celle de Carlos — ingénieur surdiplômé contraint d’émigrer en Estonie au détriment de son couple — de David — chômeur depuis 4 ans et dont la seule opportunité financière devient une femme mûre en mal d’amour — et de Sara — promise à un brillant avenir mais finalement devenue une démarcheuse téléphonique  aux ressources insuffisantes… Ils ne se connaissent pas mais partagent le même mal-être, les mêmes ressentiments, les mêmes vies éclaboussées par l’échec. Chacun se bat à sa façon contre une société en pleine crise économique où joindre les deux bouts passe avant la recherche du bonheur personnel. Incarnations d’une génération sacrifiée à qui l’on a fait miroiter un futur radieux, Carlos, David, Sara — et tous les autres — cherchent leur place et cet avenir fait d’opulence et de joie qu’on leur avait promis. Un triptyque chargé d’intensité et d’émotions qui dessine le portrait lucide d’un mal-être social.

Date de parution : Mai 2017 / Mars 2017
Scénariste(s) : Gareth Brookes / Nadar
Dessinateur(s) : Gareth Brookes / Nadar
Genre : Humour
Editeur : La Boite à Bulles / La Boite à Bulles
Prix : 22€ (208 pages) / 20 € (224 pages)
Acheter sur : Amazon BDFugue / Amazon l BDFugue

Black Project
Black Project, BD de Gareth Brookes , La Boîte à Bulles

Le monde à tes pieds
Le monde à tes pieds, BD de Nadar, La Boîte à Bulles

 

 

 

 

 

Bienvenue à Suburbicon, un potentiel jouissif mal exploité

Bienvenue à Suburbicon
Bienvenue à Suburbicon, film de George Clooney, Copyright Hilary Bronwyn Gayle

Bienvenue à Suburbicon, un potentiel jouissif mal exploité

George Clooney adapte un scénario des frères Coen dans un Bienvenue à Suburbicon qui se plait à couper en morceau le rêve américain. Partant du postulat que les années 50 représentent une quintessence bien trop idyllique d’une société américaine qui aime à se glorifier, les frères géniaux sont partis d’une histoire vraie pour imaginer une famille parfaite en apparence, mais en apparence seulement. Les scènes chocs rythment la fin du film mais ne parviennent pas à emporter complètement l’adhésion, la faute à une scénographie bancale et à un fouillis d’intrigues mal exploitées.

Une mise en abime du rêve américain

L’image d’une banlieue américaine accumulant les maisons proprettes et les jardinets bien ordonnés est inscrite bien profondément dans l’imaginaire collectif. Les années 50 représentent l’âge d’or d’une génération revenue de la guerre et bien décidée à en récolter les fruits coute que coute grâce à un dur labeur et à des valeurs inscrites dans le marbre. C’est du moins l’image d’Epinal que les livres d’histoire aiment à faire croire. Le film de George Clooney attaque l’histoire par trois angles différents. D’abord la haine raciale des propriétaires blancs ulcérés lorsqu’un propriétaire noir s’installe dans leur pré carré mignonet. Le film se base sur les journaux de l’époque pour décrire les réactions violentes et inqualifiables d’une population engoncée dans sa bulle et décrite comme paisible mais capable néanmoins de se laisser aux émeutes les plus crasses et racistes. Puis la famille parfaite est remplie de secrets et de sous entendus perfides. Matt Damon et Julianne Moore interprètent un ménage à 3 avec l’actrice interprétant l’épouse et sa soeur. L’épouse handicapée est le premier échelon d’une intrigue fielleuse qui verra le père de famille se dépatouiller avec un couple de cambrioleurs  méchants et vindicatifs. La violence explose dans le film sans jamais aviver uns second degré pourtant habituel chez les Frères Coen. La comédie noire se laisse aller à des excès par trop outranciers pour fasciner l’audience. Si le jeu du tel est pris qui croyait prendre fonctionne plutôt bien, avec une prime à la jeunesse pas encore pervertie par la duplicité de l’âge adulte, le spectacle n’est est pas moins déroutant, voire décevant. Le jeu des apparences est rompu trop rapidement avec un accent mis sur l’enchainement irrémédiable des drames mais sans vraiment susciter l’adhésion.

Une reconstitution aux petits oignons

La banlieue prospère des années 50 fait l’objet d’une reconstitution digne des plus grands studios. La caricature fonctionne très bien, surtout quand le cadre s’effondre pour laisser place aux instincts les plus primaires. Suburbicon devient une métaphore étouffante de l’adage selon lequel l’enfer est pavé de bonnes intentions. A trop rechercher la perfection, ses habitants refusent tout compromis jusqu’à se laisser aller à un racisme primaire et à des envies de meurtre. La satyre touche juste, surtout à une époque où le président américain lui-même voudrait faire croire qu’il incarne le salut ultime d’une nation déboussolée. George Clooney s’en donne à coeur joie et un Matt Damon étonnamment sobre joue son bras armé, américain moyen qui se croit plus intelligent que tout le monde. La reconstruction fantaisiste joue la parodie avec le risque que la forme dépasse le fond. Les intrigues s’électrocutent et empêchent parfois le spectateur de profiter d’un spectacle finalement pas suffisamment abouti. Le film aurait du devenir un spectacle jouissif mais il laisse trop souvent le spectateur sur le bord de la route.

Bienvenue à Suburbicon vendait la farce outrancière à son paroxysme, elle ne touche pas suffisamment juste en ne captivant pas le spectateur. Les questions de société sont bien là et ne laissent de rester dubitatif comme on pouvait s’y attendre mais le film ne marquera pas l’histoire.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Bienvenue à Suburbicon
Bienvenue à Suburbicon,

Suburbicon est une paisible petite ville résidentielle aux maisons abordables et aux pelouses impeccablement entretenues, l’endroit parfait pour une vie de famille. Durant l’été 1959, tous les résidents semblent vivre leur rêve américain dans cette parcelle de paradis. Pourtant, sous cette apparente tranquillité, entre les murs de ces pavillons, se cache une réalité tout autre faite de mensonge, de trahison, de duperie et de violence… Bienvenue à Suburbicon.

Sortie : le 6 décembre 2017
Durée : 1h45
Réalisateur : George Clooney
Avec : Matt Damon, Julianne Moore, Oscar Isaac
Genre : Policier, Drame, Comédie

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

https://www.youtube.com/watch?v=sLnv4mR3Wbo

Résultats concours : La vie en son royaume, 3 livres gagnés

Résultats concours : La vie en son royaume, 3 livres gagnés

Vous avez été 3495 participants au concours La vie ne son royaume. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants d’un livre sont :

Sandra Chamand, Christophe Bret et Cécile Rousselot

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Mon arc en ciel, un album cartonné pour tout-petits (Ecole des loisirs, Loulou & Cie)

Mon arc en ciel, un album cartonné pour tout-petits (Ecole des loisirs, Loulou & Cie)

L’histoire de jeanne Boyer commence un peu tristement. Edgar, un mouton, restait toujours tout seul, sans ami. Un jour d’orage, il se retrouva sous la pluie, encore tout seul. Puis le soleil revint et soudain un arc-en-ciel fit son apparition. Et Edgar en profita pour faire du toboggan dessus ! Et vous ne devinerez jamais ce qui est ensuite arrivé à Edgar ?
Publik’Art ne vous dévoilera rien ! A vous de lire cette très jolie histoire qui finit très bien et qui ravira les tout-petits avec ses beaux dessins naïfs et ces couleurs très belles !

 

Mon arc en ciel, de Jeanne Boyer
[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Edgar le mouton fait bande à part.
Ce qui le rend triste.
Alors, quand, après l’orage, il est le seul
à faire des glissades sur l’arc-en-ciel,
et qu’il devient de toutes les couleurs,
les autres moutons commencent à lui parler…

Date de parution : le 1er novembre 2017
Scénariste : Jeanne Boyer
Dessinateur : Jeanne Boyer
Genre : Album 0-3 ans
Editeur : Ecole des Loisirs
Prix : 11,50 €
Acheter sur : Amazon 

Fulgurante pièce sur un monstre de la pensée au Studio Hebertot avec Artaud Passion

Artaud Passion
Artaud Passion, mise en scène d’Agnès Bourgeois, Studio Hebertot

Fulgurante pièce sur un monstre de la pensée au Studio Hebertot avec Artaud Passion

La pièce Artaud Passion faire revivre la hargne cruelle de l’écorché vif Antonin Artaud. Théoricien du théâtre, acteur, écrivain, essayiste, dessinateur et poète français, l’inventeur du concept de théâtre de la cruauté n’a cessé de faire délirer l’art et le théâtre dans une posture péremptoire fascinante. L’ouvrage Artaud Passion de Patrice Trigano est adapté avec fougue en laissant la langue artaudienne s’exprimer absolument dans un dialogue factice entre l’auteur  maudit et la jeune Florence Loeb. Deux musiciens augmentent la tension produite par les deux interprètes avec des dissonances éloquentes qui accompagnent les soliloques tourmentés des personnages.

Une mise en abime du théâtre

Artaud Passion se distingue d’abord par sa mise en scène. 4 personnages sont disposés de manière à se croiser sans jamais se rencontrer. Jean-Luc Debattice figure un Antonin Artaud toujours éloquent à la fin de sa vie. Sorti de 9 années d’internement qui l’ont vu connaitre électrochocs et vexations, sa bile est d’autant plus vitupérante qu’il s’élève contre les petites bassesses de ce monde. Il imagine le théâtre comme une remise en cause de l’homme, comme un instrument d’élévation que peu peuvent être capables d’appréhender pour se transformer complètement. Le comédien parle avec un ton volontairement sépulcral et sa ressemblance avec Artaud le fait se glisser avec grâce dans ses oripeaux dépenaillés. Ses monologues alternent avec ceux d’une Agnès Bourgeois qui interprète Florence Loeb, jeune fille  de 16 ans décidée à se confronter à l’ogre Artaud. Elle n’en a pas peur et n’hésite pas à se confronter à la controverse. Elle figure une bretteuse aguerrie pour ce qui est de jouer avec les mots. Ces deux là remplissent tout l’espace par leurs attitudes volontaires. La fin de vie d’Artaud est proche mais il ne le sait pas encore. L’histoire dit qu’il lutta toute sa vie contre des douleurs physiques issues d’une syphilis héréditaire le faisant prendre constamment drogues et médicaments pour le soulager. La pièce se transforme peu à peu en mode d’emploi de la méthode Artaud avec une exposition saisissante de son théâtre de la cruauté.

Des artifices pleins de sens

Aux côtés des deux interprètes, les musiciens Fred Costa et Frédéric Minière apportent une ambiance crépusculaire grâce à leurs mélodies dissonantes échappées d’instruments divers. Guitare, percussion, trompe tibétaine, saxophone, tout est fait pour évoquer musicalement l’emprise de la langue artaudienne sur l’interlocuteur. Les dissonances ne sont pas loin et les deux personnages voguent sur scène au rythme de mélodies plus proches de la musique industrielle que de la symphonie pastorale. Au milieu de la scène trône un drôle d’engin qui fait basculer deux points lumineux dans une boucle sans fin. Véritable troisième protagoniste de la pièce, cet instrument figure la logorrhée sans fin d’un libre penseur peu avare en paroles puissantes. Artaud rédigea une pléthore d’ouvrages, notamment des écrits sur Van Gogh, le théâtre et les limbes, suffisamment en tout cas pour lui trouver une place unique dans l’histoire de la pensée. Artaud Passion est un moment de théâtre rêche et tortueux qui invoque chez les spectateurs leur partie de cerveau apte à remettre en cause tous leurs préjugés. Car Artaud avait un véritable don de double vue lui permettant de déchiffrer les apparences pour s’attaque à l’hypocrisie, volontaire ou pas, d’être humains lovés dans un confort factice. Artaud ne souhaitait rien de moins que révéler la vérité des êtres, par delà la douleur de l’accouchement et la laideur de la bête issue des entrailles.

En vrai gynécologue de la pensée, Artaud a marqué l’histoire du XXe siècle, suscitant une fascination jamais démentie depuis sa mort. L’adaptation de l’ouvrage de Patrice Trigano est un vrai moment de bravoure à découvrir au Studio Hebertot les mercredis et jeudis jusqu’à fin janvier, pour découvrir une pensée certes malcommode mais si fulgurante que ce serait dommage de ne pas y prêter l’attention qu’elle mérite.

Dates :  du 28 novembre au 31 janvier, le mardi à 21h et le mercredi à 21h
Lieu : Studio Hebertot (Paris)
Metteur en scène : Agnès Bourgeois
Avec : Jean-Luc Debattice, Agnès Bourgeois, Fred Costa, Frédéric Minière

On the Milky Road d’Emir Kusturica en DVD le 12 décembre 2017

On the milky road
On the milky road, film d’Emir Kusturica, Copyright Wild Bunch

On the Milky Road d’Emir Kusturica en DVD le 12 décembre 2017

Un film d’Emir Kusturica contient immanquablement son lot de musique, de poésie et de folie haute en couleur. On the milky road ne déroge pas à la règle et l’air de déjà vu traversant par moments un film qui rappelle aussi bien La vie est un miracle  qu’Underground par son ambiance joyeusement décalée ne gâche pas le plaisir de revoir Emir Kusturica au cinéma. Lui et Monica Bellucci forment un couple aussi pittoresque que joyeusement barré que la folie de la guerre semble effleurer sans jamais réduire au désespoir, jusqu’au dénouement tragique…

Un Kusturica typique

Tout dans On the milky road porte la marque du cinéma d’Emir Kusturica. L’imagination est au pouvoir et le réalisateur multiplie les personnages picaresques pour une histoire de guerre et de folie. La joie de vivre le dispute à la mélancolie dans une intrigue qui se laisse souvent aller à l’excès, tant dans la boisson que dans les sentiments ou les exactions. Kusturica interprète un homme blessé par la vie qui s’éprend d’une italienne qui lui révèle les raisons de sa présence au coeur de la Yougoslavie. Tous deux préfèrent suivre leurs propres règles plutôt que de se laisser dépasser par un contexte fait de souffrance et de drames. Le réalisateur invite à la rêverie avec son lot de métaphores poétiques et de scènes truculentes. Le cinéma de Kusturica creuse le sillon d’un conflit qui l’a autant marqué qu’inspiré. L’amour et l’amitié sont les seuls sentiments permettant aux personnages de ne pas se faire submerger par la folies des hommes, beaucoup moins burlesque que celle des protagonistes. La violence griffe le film de scènes tragiques qui rappellent la tragédie de la guerre et qui font le contrepoint avec des interludes teintés de magie qui au contraire la mettent à distance. Le règne animal n’est pas en reste avec un âne et un faucon qui accompagnent le héros sur son chemin pour fuir la démence humaine, si tragiquement présente dans la fuite des deux personnages pourchassés. Et contrairement à la bible, le serpent est l’allié des êtres fragiles, belle métaphore de la force de la nature sur la cruauté des hommes.

On the milky road contient assez de fantaisie pour emmener le spectateur dans le délire du réalisateur. Amour et mort se conjuguent dans un même tourbillon pour un DVD à inscrire sur votre liste de Noel. Le DVD sort le 12 décembre pour revoir un film qui est passé un peu inaperçu dans le paysage cinématographique estival.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
On the milky road
On the milky road

Sous le feu des balles, Kosta, un laitier, traverse la ligne de front chaque jour au péril de sa vie pour livrer ses précieux vivres aux soldats. Bientôt, cette routine est bouleversée par l’arrivée de Nevesta, une belle réfugiée italienne. Entre eux débute une histoire d’amour passionnée et interdite qui les entraînera dans une série d’aventures rocambolesques.

Sortie DVD : le 12 décembre 2017
Durée : 2h05
Réalisateur :  Emir Kusturica
Avec : Emir Kusturica, Monica Bellucci, Sloboda Micalovic
Genre : voir fiche allociné
Prix : 9,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Traverser les murs, les Mémoires incroyables de Marina Abramović (Fayard)

Traverser les murs
Traverser les murs, les Mémoires de Marina Abramović

Traverser les murs, les Mémoires incroyables de Marina Abramović (Fayard)

Qui ne connaît pas Marina Abramović ? Marina Abramović a déjà fait couler beaucoup d’encre mais cette fois-ci, c’est elle-même qui écrit ses propres mémoires. Dans Traverser les murs, elle nous raconte sa vie, aussi bien privée que professionnelle, sans tabou.

Artiste hors du commun dès le début
Marina Abramović a une carrière artistique totalement exceptionnelle. Elle est née à Belgrade, a fait ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Belgrade. Très vite, elle pense que l’art doit être immatériel. Et elle place son corps au centre de son œuvre.

« Entre le milieu et la fin des années 1970, la performance s’est vraiment imposée. Il y en avait pléthore, et beaucoup étaient mauvaises – tout le monde se lançait là-dedans et le nombre de créations intéressantes était infime. » p.149

Nouvelle Méthode : Le body art
Et à partir de cette révélation, Marina Abramović a créé des performances totalement inimaginables. Souvent, elle se mettait réellement en danger. Avec son compagnon, Ulay, qui était son double, elle réalise des performances un peu partout dans le monde. A chaque fois, elle prend le risque de maltraiter son corps et de se trouver dans un état physique déplorable. Mais grâce à un énorme travail mental et psychique et une préparation draconienne, Marina Abramović arrive à tenir le coup durant des heures, voire des jours, sans bouger, sans boire et sans uriner durant 8 heures de suite. Une fois, elle a failli brûler vive et a été sauvée par son public… Elle se retrouve le dos collé à la glace, le nombril scarifié et en sang et cela s’appellera : Performance Thomas Lips, à la Galerie Krinzinger à Insbruck en 1975. Et chacune de ses performances attire de plus en plus de visiteurs. Des personnes qui viennent voir et qui communiquent avec elle, d’une certaine façon. Ce qui intéresse Marina, c’est la conscience collective. Une sorte de communion avec tous ces gens qui viennent la voir et qu’elle ne connaît pas. Mais à travers sa performance, elle leur offre son amour. Et elle reçoit aussi énormément de son public, dit-elle.
Son succès est de plus en plus important. Sa vie privée est plus tumultueuse et difficile car Ulay n’a pas le même succès. Elle le quittera au bout de 12 ans de vie commune. Ce sera quasiment la même chose avec Paolo Canevari avec qui elle sera mariée douze ans. Encore une fois, elle sera abandonnée et en souffrira énormément. Et elle continuera seule ses performances, de plus en plus « limites ». Nous lecteurs, on se demande comment Marina trouve son énergie pour vivre ce qu’elle se fixe comme performance.

Exemples de performances :
Elle décide de marcher sur la Grande Muraille de Chine durant trois mois, parcourant 2500km. Avec Ulay, ils partent le même jour, mais chacun à une extrémité de la Muraille et doivent se retrouver au milieu de la Muraille et s’y marier ! Ils ne se marieront pas mais Marina va réellement marcher trois mois pour réaliser cette performance : The Great Wall Walk, en 1988.
Marina Abramović donne vite des cours pour enseigner à Berlin, Paris, mais aussi Hambourg, à Brunswick. Elle décide alors de créer sa propre Académie à New York où elle vit et enseigne sa Méthode : le Marina Abramovic Institute.
En 2010, au MoMA, Marina réalise la performance : The Artist Is Present. Cela va durer 3 mois durant lesquels elle va rencontrer une foule de gens (plus de 750 000 personnes, dont de grandes célébrités). Elle est assise juste sur une chaise, sans accoudoir, et chaque personne se place en face d’elle, sans rien dire, juste se regarder. Ulay viendra la voir et elle lui touchera juste les mains en pleurant.
Impossible de vous raconter les différentes performances, qui sont les œuvres d’art de Marina Abramović. Mais elles sont toutes hors du commun.

Un succès mondialement reconnu
Publik’Art vous conseille vivement de lire Traverser les murs. Tout est raconté avec intelligence et toujours beaucoup d’humour. L’auteur nous aide à entrer dans un monde qui peut paraître complètement fou au premier abord ! Le titre de ses Mémoires, Traverser les murs révèle très bien toute la force de Marina qui serait sans doute capable, effectivement, de traverser les murs ! Rien ne lui semble impossible. Elle puise son énergie créative au plus profond d’elle-même.
Traverser les murs, un livre absolument passionnant qui nous révèle la vraie personnalité de Marina Abramović, à tous les niveaux !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

En 2010, plus de 750 000 personnes se sont pressées au Museum of Modern Art de New York pour avoir la chance d’assister à la performance célébrant les cinquante années de carrière de Marina Abramovic.
Traverser les murs, récit saisissant, épique et d’un humour impitoyable, raconte comment une jeune femme élevée par une mère folcoche, qui a grandi dans la Yougoslavie communiste de Tito, est devenue, en quelques décennies, une icône mondiale de l’art contemporain.
En repoussant les limites du corps humain, la peur, la douleur, la fatigue, dans une quête sans compromis de transformation émotionnelle et spirituelle, Marina Abramovic, qui compte parmi ses admirateurs Lady Gaga et Jay-Z, a révolutionné l’art de la performance, devenant l’une des plus importantes inspiratrices de l’esthétique de la pop culture au XXIème siècle.

Née en ex-Yougoslavie en 1946, Marina Abramovic est une figure majeure de l’art contemporain. Créatrice de performances artistiques mondialement célèbres, elle a exploré le body art jusqu’à en repousser les définitions. Elle vit entre New York et l’Hudson Valley, où elle a créé le Marina Abramovic Institute. 

Date de parution : le 4 octobre 2017
Auteur : Marina Abramović
Editeur : Fayard
Prix : 24,90 € (464 pages)
Acheter sur : Amazon

L’exposition Degas Danse Dessin, Hommage à Degas avec Paul Valéry au Musée d’Orsay

Degas Danse Dessin, Hommage à Degas avec Paul Valéry, Musée d'Orsay
Degas Danse Dessin, Hommage à Degas avec Paul Valéry, Musée d’Orsay

L’exposition Degas Danse Dessin, Hommage à Degas avec Paul Valéry au Musée d’Orsay

Le Musée d’Orsay fait honneur au génie d’Edgar Degas, non pas en accumulant simplement ses oeuvres dans une exposition uniquement picturale mais en l’exposant à l’aune des écrits de son contemporain Paul Valéry. La fascination de l’écrivain, poète et penseur transparait à travers tous ces extraits apposés en regard des oeuvres du maitre pour en creuser autant les significations multiples que leur apporter une profondeur philosophiques. Si certaines des oeuvres les plus emblématiques ne manquent pas à l’appel, c’est tout le panorama du travail de l’artiste peintre, graveur, sculpteur et photographe, naturaliste et impressionniste français qui est mis en abime dans un parcours qui quitte les sentiers battus de l’hagiographie.

Degas décortiqué

Les 37 ans d’écart entre Edgar Degas et Paul Valéry n’ont pas empêché les deux artistes de se côtoyer et de s’apprécier, l’ainé fascinant le cadet par son génie figuratif protéiforme. Paul Valéry a fait paraitre son ouvrage Degas Danse Dessin en 1938 pour raviver le souvenir de celui qui imprima profondément une marque indélébile sur l’art de son temps. Loin de n’être qu’une biographie ou une thèse artistique, le court ouvrage abonde en illustrations pour raviver les souvenirs de Paul Valéry. L’auteur y relate anecdotes et bons mots suscités par la fréquentation d’un Edgar Degas qui fut son compagnon de discussions pendant de longues années. L’exposition du Musée d’Orsay se présente en plusieurs parties. Ce sont d’abord des manuscrits qui illustrent le gout de Degas pour l’écriture même si les dessins tiennent la plus grande place des premières salles. Ecrits et esquisses manuscrites cohabitent sur des pages entières rédigées à la main et c’est peu dire que chaque croquis subjugue par sa remarquable qualité. Avant d’être un peintre et un sculpteur, Degas détenait surtout l’art de la vignette représentative, tel un don savamment perfectionné à coup de travail acharné. Car Paul Valéry le souligne volontiers abondemment, Edgar Degas était un bourreau de travail qui ne se lassait pas d’explorer tous les recoins de son art.

La danse magnifiée

Une salle entière s’attache à ausculter la fascination de ‘artiste pour l’univers de la danse et des danseuses. C’est dans cette expérimentation permanente que Degas a franchi la barrière de l’impressionnisme pour passer outre le naturalisme initial. Les couleurs se font poudrées, les contours deviennent flous et c’est une invitation à l’imagination qui s’empare du spectateur. Les tableaux immortels représentant les petits rats de l’Opéra sont passés à la postérité pour la richesse de leurs nuances. Les attitudes magnifient la grâce de petits êtres fragiles qui subjuguent le regard du peintre. La sculpture Petite Danseuse de quatorze ans est évidemment présente, celle qui provoqua le scandale par son faciès inspiré des condamnés à mort. La salle représentant chevaux et cavaliers démontre l’art du peintre pour saisir les mouvements de ces animaux fougueux alliant force physique et élégance.

L’exposition laisse le souvenir d’un parcours singulier qui aurait sans doute pu bénéficier d’un tantinet plus d’ampleur. Les textes de Paul Valéry se lisent avec plaisir pour leur vision toujours pleine d’acuité de l’oeuvre du génie artistique. Mais les oeuvres de Degas auraient pu être plus nombreuses pour un hommage encore plus majestueux au maitre. L’exposition débute le 28 novembre et se compose de suffisamment de pièces d’exception pour motiver n’importe quel aficionados d’Edgar Degas d’aller admirer les oeuvres exposées.

Dates : Du 28 novembre au 25 février
Lieu : Musée d’Orsay (Paris)
Entrée : 12 €

[vc_text_separator title= »GALERIE PHOTOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Degas Danse Dessin
Degas Danse Dessin

Degas Danse Dessin
Degas Danse Dessin

Degas Danse Dessin
Degas Danse Dessin

Degas Danse Dessin
Degas Danse Dessin

A LIRE