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Le mythe ressuscité en chansons avec Don Quichotte Flamenco au Théâtre du Gymnase

Don Quichotte Flamenco
Don Quichotte Flamenco, Mise en scène de Gérard Chambre, Théâtre du Gymnase

Le mythe ressuscité en chansons avec Don Quichotte Flamenco au Théâtre du Gymnase

L’affiche distille une foule d’informations éparses qui ne peuvent qu’immanquablement éveiller la curiosité du public. Don Quichotte, Flamenco, Jacques Brel, le spectateur veut savoir à quoi s’attendre concernant un spectacle seulement présent pour quelques représentations exceptionnelles au Théâtre du Gymnase entre le 29 mai et le 3 juin 2018. Le spectacle adapte dans les grandes lignes L’homme de la Mancha, numéro lui-même adapté en 1968 par Jacques Brel après l’avoir découvert à Broadway en 1967. Tours de chant, numéros de danse, scènes truculentes, numéros de Flamenco évidemment, la comédie est au rendez-vous pour un divertissement total.

Don Quichotte revisité avec truculence

Dès l’entrée sur scène, le ton est donné. Plusieurs guitaristes prennent place au milieu de la scène, une troupe de femmes énergiques débarque à son tour en ordre dispersé et un chanteur distille ses morceaux andalous de sa voix puissante et rauque. La soirée est lancée, furieusement hispanisante et sensuelle. Quand un cheval de métal débarque au bout d’une dizaine de minutes, poussé par un petit homme sympathique et bedonnant, le doute n’est plus permis. Don Quichotte va bien occuper le devant de la scène pour reléguer rapidement le Flamenco au second plan. L’intrigue est simple et directe. Accompagné de son fidèle Sancho Panza, le chevalier errant sans titre ni fortune débarque dans un village pour réclamer l’hospitalité. Il y fait la connaissance de sa Dulcinée et va vivre des aventures épiques qui le confronteront à ses démons. La plus grande partie du spectacle est consacrée aux numéros de chant, les plus épris du chanteur belge Jacques Brel pourront aisément l’imaginer déclamer les refrains, notamment le sublimement connu La Quête. Le chanteur principal Gérard Chambre est grand et élancé, sa voix porte clair, comme celle du Grand Jacques avant lui. La mise en scène fait la part belle aux froufrous et aux tours de passe passe pour ajouter à l’ambiance décomplexée du spectacle à coups de bouts de ficelle artisanaux. Les personnages se croisent, se toisent, brettent en chanson et s’aiment avec éclat. Les sentiments sont forcément aussi outranciers que la folie du héros perdu dans un monde de géants et de chevaliers. Le spectacle rend un bel hommage aux compositions adaptées par Brel voici de cela 50 ans, la bonne humeur communicative est de mise pour un public conquis par le spectacle. Certains auraient peut-être  aimé un peu plus de Flamenco, mais cette danse si expressive aurait pu perdre une partie de l’audience en cas d’excès les béotiens ne se plaindront pas de la dose très comptée mais tout aussi représentative de danse espagnole.

Don Quichotte Flamenco offre un beau moment hors du temps avec un spectacle volontiers picaresque. Les dates ne sont plus très nombreuses, il faut se dépêcher pour réserver sa place et passer un beau moment de comédie au Théâtre du Gymnase.

Dates :  du 29 mai au 3 juin 2018, du mardi au vendredi à 21h, samedi à 10h30, dimanche à 15h et 17h30
Lieu : Théâtre du Gymnase (Paris)
Metteur en scène : Gérard Chambre
Avec : Gérard Chambre, Véronique Fourcaud, Fabrice Coccitto, Lucie Fabry, Pierre Babolat, Mika Apamian

La perle Final Horror de Old Caltone

Old Caltone
Old Caltone, Final Horror, Roy Music

La perle Final Horror de Old Caltone

Old Caltone, ce n’est nul autre que Jérôme Amandi lancé dans un nouveau projet musical en parallèle de son groupe habituel Talisco qui a commis récemment l’album Capital Vision. Avec un premier album présent dans les bacs depuis le 25 mai, Old Caltone se singularise non seulement par une pochette au gout douteux mais aussi et surtout par un mélange jouissif de pop, punk, électro et hip hop. L’album se prête à un voyage musical fascinant où l’auditeur va de surprises en surprises piste après piste. Pour qui découvre le bonhomme en même temps que l’album, c’est juste bluffant de folie créatrice.

Un projet digne d’un boulimique de musique

Pour beaucoup, l’album Final Horror rappellera le meilleur du Rubin Steiner de la grande époque avec des influences musicales variées et un tourbillon musical entre bidouillages bordéliques et harmonies découpées à la hache. Jérôme Amandi doit aimer se balader dans les cimetières à la nuit tombée pour baptiser son projet du nom d’un endroit funéraire d’Edimbourg. La richesse le dispute à la créativité avec des sons rappelant – pêle mêle – MGMT, Cornershop, Tom Waits, Gorillaz, Mogwai, Tindersticks et Thiervery Corporation. Si le thème initial de l’album est censé faire référence à Dracula, l’auditeur pourra surtout se plonger dans 11 morceaux plus variés les uns les autres et se laisser brinquebaler au fur et à mesure des morceaux. L’album commence avec un Old Caltone présents qui débute sur un orgue horrifique avant de se diriger vers une voix plus soul et des sonorités electro, le couvert est mis et les fans de Mr Oizo retrouveront leurs petits avant que des sonorités plus pop prennent la suite pour un mélange éblouissant. Mr. D ressemble furieusement à du MGMT période premier album pour un morceau plus pop. The creator (From Jack) s’enfonce dans l’electro assumée. Et ça continue sur tous les titres, des références par ci, des délires par là, c’est renversant d’ingénuosité autant qu’euphorisant. Two Devils est beaucoup plus hip hop et ça ne choquera personne, Jérôme Amandi aurait pu mixer Vivaldi, ça n’aurait pas été plus surprenant. In the beginning est une belle pépite qui rappèlera l’époque bénie du Trip hop et surtout la voix sublime du chanteur de Tindersticks. Des références, de la vitalité, Old Caltone est une belle pépite de musique à découvrir!

Il n’y a rien à jeter dans un album qui tente une exploration en profondeur des grandes tendances de la musique actuelle ou récente. De quoi trouver son bonheur dans un maelström vivifiant et réjouissant.

Two Devils est un titre produit par Roy Music.

https://www.youtube.com/watch?v=fQBHaMY0yHU

Mnouchkine, Pommerat et Daguerre, grands vainqueurs de la 30e Nuit des Molières

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Mnouchkine, Pommerat et Daguerre, grands vainqueurs de la 30e Nuit des Molières
photo DR

Mnouchkine, Pommerat et Daguerre, grands vainqueurs de la 30e Nuit des Molières

Ariane Mnouchkine, Joël Pommerat et Jean-Philippe Daguerre sont les grands vainqueurs de cette 30e Nuit des Molières, retransmise, en léger différé sur France 2, depuis la salle Pleyel.

Récompensée de deux Molières (prix de la mise en scène et du spectacle public), la fondatrice du Théâtre du Soleil et figure engagée d’un théâtre de troupe, voit donc sa pièce « Une chambre en Inde », écrite sur fond des attentats à Paris, honorée de la fameuse statuette.

L’auteur et metteur en scène Joël Pommerat, qui avait obtenu en 2016 le Molière du théâtre public avec sa pièce Ça ira (1) fin de Louis, rafle encore cette fois-ci la mise avec trois Molières, dont celui du metteur en scène d’un spectacle privé avec Cendrillon.

Spectacle initialement créée en 2011 en Belgique, puis jouée au théâtre public de l’Odéon avant d’être repris au théâtre privé de la Porte Saint-Martin.

Quant à Jean-Philippe Daguerre, surtout connu pour ses mises en scène de classiques comme « L’avare » ou « Le Cid », il remporte quatre Molières pour « Adieu Monsieur Haffman », dont celui du théâtre privé. Il s’agit d’une tragi-comédie poignante qui raconte l’histoire d’un bijoutier juif caché dans une cave pour échapper aux Nazis dans la France occupée.

Enfin, Blanche Gardin qui n’a pas sa langue dans poche, obtient le Molière de l’humour avec son son spectacle, »Je parle toute seule », un petit bijou d’humour noir, aussi trash qu’irrésistible.

Le palmarès complet de la soirée :

Molière du Théâtre privé :

Adieu Monsieur Haffmann, de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre, Petit Montparnasse.

Molière du Théâtre public :

Une Chambre en Inde, création collective du Théâtre du Soleil, mise en scène Ariane Mnouchkine, Théâtre du Soleil

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé :

Laure Calamy, dans Le Jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux, mise en scène Catherine Hiegel.

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre privé :

Jean-Pierre Darroussin, dans Art, de Yasmina Reza, mise en scène Patrice Kerbrat.

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre public :

Ariane Mnouchkine, pour Une Chambre en Inde, création collective du Théâtre du Soleil.

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre privé :

Joël Pommerat, pour Cendrillon, de Joël Pommerat.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public :

Marina Hands, dans Actrice, de Pascal Rambert, mise en scène Pascal Rambert.

Molière de la Comédienne dans un second rôle :

Christine Murillo, dans Le Tartuffe, de Molière, mise en scène Michel Fau.

Molière du Comédien dans un second rôle :

Franck Desmedt, dans Adieu Monsieur Haffmann, de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

Molière de la Création visuelle :

Cendrillon, de Joël Pommerat, mise en scène Joël Pommerat, Théâtre de la Porte Saint-Martin.

Molière de l’Auteur francophone vivant :

Jean-Philippe Daguerre, pour Adieu Monsieur Haffmann.

Molière de la Révélation féminine :

Julie Cavanna, dans Adieu Monsieur Haffmann, de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

Molière de la Révélation masculine :

Rod Paradot, dans Le Fils, de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat.

Molière du Jeune public :

Le Petit Chaperon rouge, de Joël Pommerat, mise en scène Joël Pommerat, Cie Louis Brouillard.

Molière du Spectacle musical :

Histoire du soldat,, de Ramuz et Stravinsky, mise en scène Stéphan Druet, Théâtre de Poche-Montparnasse.

Molière du Seul(e) en scène :

Vous n’aurez pas ma haine, avec Raphaël Personnaz, d’après Antoine Leiris, mise en scène Benjamin Guillard, 984 Productions – Arnaud Bertrand

Molière de l’Humour :

Blanche Gardin, dans Je parle toute seule, de Blanche Gardin, mise en scène Maïa Sandoz.

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public :

Jacques Gamblin, dans 1 heure 23’14  » et 7 centièmes, de Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre, mise en scène Jacques Gamblin.

Molière de la Comédie :

Le Gros Diamant du Prince Ludwig, de Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields, adaptation Gwen Aduh et Miren Pradier, mise en scène Gwen Aduh, Théâtre du Gymnase.

Une nouvelle bande dessinée passionnante sur la confusion de la guerre d’Espagne avec Dr Uriel aux éditions La Boîte à Bulles

Dr Uriel
Dr Uriel, Scénario et Dessins de Senti, La Boîte à Bulles

Une nouvelle bande dessinée passionnante sur la confusion de la guerre d’Espagne avec Dr Uriel aux éditions La Boîte à Bulles

Les éditions La Boîte à Bulles publient une bande dessinée dense et passionnante qui suit le parcours d’un jeune médecin pendant la guerre d’Espagne. Dans un noir et blanc teinté de quelques couleurs le dessinateur et scénariste Sento retrace les heures sombres d’une nation déchirée entre franquistes et républicains. Sento est rien de moins que le gendre de Pablo Uriel, médecin successivement emprisonné et embrigadé par les deux camps sans jamais perdre l’espoir d’en sortir vivant pour reprendre le cours d’une existence normale.

Une BD fleuve 

Sento noircit rien de moins que 432 pages pour raconter quelques années tourmentées d’une vie pourtant initialement destinée à la pratique routinière de la médecine dans l’Espagne des années 30. Mais le déclenchement de la guerre civile en juillet 1936 va durablement impacter le cours de la vie de Pablo Uriel, jeune médecin de 23 ans, sportif et enthousiaste, pas du tout fait pour être brinquebalé de la vie de prisonnier à celle de médecin de guerre, avec l’angoisse constante de se faire fusiller ou de périr dans une attaque sans jamais revoir sa famille. Les différents épisodes de cette lucarne ouverte sur une page sanglante de l’histoire moderne se fait au rythme d’une correspondance ininterrompue et entretenue avec sa famille restée à Saragosse. Scènes de vie avec d’autres prisonniers, témoignages d’expériences en temps de guerre, travail de médecin sur le front, la BD ne cache rien et expose tout dans un déroulé qui se suit comme une aventure en territoire hostile. Ce sont pourtant des espagnols qui se battent contre d’autres espagnols, enchainant les exécutions sommaires pour purger le pays d’opposants inlassablement combattus. Sento utilise un dessin très rond aux lignes claires our figurer des personnages pris dans la tourmente de la guerre.

Dr Uriel est une BD nécessaire pour revivre une page trouble de l’histoire contemporaine avec des êtres humains opposés à d’autres êtres humains pour des motifs politiques et n’hésitant pas à recourir aux pires exactions. C’est dans ce contexte que Sento exhume l’histoire de Pablo Uriel, personnage simple et attachant perdu dans un conflit qui le dépasse mais n’abat jamais sa soif de vivre.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Fraîchement diplômé de médecine, Pablo Uriel effectue son premier remplacement dans un petit village du nord de l’Espagne. Alors qu’il découvre les joies de son métier et d’une vie paisible à la campagne, un soulèvement nationaliste éclate. En juillet 1936, la bourgade de La Rioja, dans laquelle exerce Pablo, est assaillie par une unité franquiste. Le jeune homme est immédiatement fait prisonnier. Contraint de soigner les phalangistes durant le siège de Belchite, Pablo sera par la suite emprisonné par les républicains. Successivement condamné par les deux camps, le docteur Uriel devra, au milieu du champ de bataille, faire face à ses premiers cas de conscience et au-delà de ses convictions politiques, préserver son humanité.
Un brillant témoignage sur les désastres et les injustices de la guerre civile espagnole raconté par le gendre du docteur Uriel.

Date de parution : le 6 juin 2018
Scénariste(s) : Sento
Dessinateur(s) : Sento
Genre : Biopic
Editeur :La Boîte à Bulles
Prix : 29 € (432 pages)
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Dr Uriel
Dr Uriel

Dr Uriel
Dr Uriel

Dr Uriel
Dr Uriel

Dr Uriel
Dr Uriel

Sortie du L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam sur grand écran, enfin!

L'homme qui tua Don Quichotte
L’homme qui tua Don Quichotte, Film de Terry Gilliam, Copyright Diego Lopez Calvin

Sortie du L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam sur grand écran, enfin!

Les fans de l’ex-Monty Python Terry Gilliam le savent bien, le réalisateur traine le boulet Don Quichotte derrière lui depuis maintenant 2 décennies. Après moult faux départs, problèmes de financement, soucis de santé pour les acteurs et spéculations diverses sur l’avenir du projet, sa détermination a eu raison du signe indien pour un résultat aussi fantasmagorique que brinquebalant. Le film part dans tous les sens sans vraie logique mais avec une foultitude de métaphores. 2h12, c’est un peu long pour un délire visuel sans queue ni tête mais pas sans panache.

Une mise en abime de la mise en abime

Le vrai héros du film n’est guère Don Quichotte mais un jeune réalisateur chargé de réaliser l’adaptation de Cervantès après en avoir fait le sujet de son projet de fin d’études. Toby est interprété par un Adam Driver qui démontre une fois de plus l’étendue de ses talents. En réalisateur d’abord cynique puis emporté dans le tourbillon d’une folie contagieuse, il rencontre une incarnation moderne du mythe pour un lâcher prise complet. Quand en plus les sentiments amoureux, les luttes de pouvoir et l’ego rentrent dans la partie, il est permis de ne plus rien y comprendre. Le spectateur s’interroge si le film n’est pas un cauchemar ou une incursion dans une dimension parallèle tant il est impossible de s’y retrouver. Terry Gilliam mélange constamment les niveaux de lecture jusqu’à lâcher les chevaux et faire de son Don Quichotte une métaphore de la lutte contre la société capitaliste moderne. Et pourquoi pas. Jonathan Pryce, Olga Kurylenko et Stellan Skarsgård semblent ne pas plus en comprendre. Voulant se venger du mauvais sort qui s’est si longtemps acharné contre lui, Terry Gilliam veut faire rentrer toute sa folie créatrice dans un long métrage qui perd toute logique. Restent des décors abracadabrantesques, un scénario en roue libre et des acteurs à leur niveau habituel pour un film qu’il serait bien difficile d’expliquer. Mais est-ce bien nécessaire quand on voit un Terry Gilliam acclamé par Edouard Baer à la soirée de clôture du Festival de Cannes, heureux d’être encore en vie et d’avoir fini son film? Don Quichotte, après tout, c’est un mythe imaginaire, une réflexion sur la vieillesse et la folie, un foure-tout où n’importe qui peut trouver à boire et à manger. Et en ça, le film est parfaitement fidèle à l’esprit du livre.

L’homme qui tua Don Quichotte est un trip visuel flamboyant où le réalisateur s’est visiblement fait plaisir. Les aficionados seront ravis de découvrir le film enfin finalisé, même sans tout comprendre, même en s’endormant quelques fois face aux dialogues longs et abscons. Mais qu’importe, le film est fini, enfin!

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L'homme qui tua Don Quichotte
L’homme qui tua Don Quichotte

Toby, un jeune réalisateur de pub cynique et désabusé, se retrouve pris au piège des folles illusions d’un vieux cordonnier espagnol convaincu d’être Don Quichotte. Embarqué dans une folle aventure de plus en plus surréaliste, Toby se retrouve confronté aux conséquences tragiques d’un film qu’il a réalisé au temps de sa jeunesse idéaliste: ce film d’étudiant adapté de Cervantès a changé pour toujours les rêves et les espoirs de tout un petit village espagnol. Toby saura-t-il se racheter et retrouver un peu d’humanité? Don Quichotte survivra-t-il à sa folie? Ou l’amour triomphera-t-il de tout?

Sortie : le 19 mai 2018
Durée : 2h12
Réalisateur : Terry Gilliam
Avec : Jonathan Pryce, Adam Driver, Olga Kurylenko
Genre : Aventure, Fantastique, Drame

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Gueule d’ange, un film en équilibre instable entre excès et émotion

Gueule d'ange
Gueule d’ange, FIlm de Vanessa Filho, Copyright Mars Films

Gueule d’ange, un film en équilibre instable entre excès et émotion

Une mère de famille trop jeune et inconséquente pour assurer son rôle laisse sa jeune fille se débrouiller toute seule, avec le risque d’une mauvaise rencontre ou d’un accident. Gueule d’ange choisit délibérement l’outrance pour un résultat aussi agaçant que fascinant. Car l’héroïne Marlène interprétée par Marion Cotillard n’est rien de moins qu’une tête à claques, mais si crédible que le spectateur finit par y croire totalement, ce qui est, il faut bien l’avouer, une prouesse. Mais cette prouesse donne-t-il pour autant suffisamment de substance au film? Il y a débat.

Un film qui ne fait pas dans la demi-mesure

Gueule d’ange n’épargne rien au personnage de Marion Cotillard. En cagole portée sur l’ivresse de l’instant, tant éthylique que charnelle, elle agit sans jamais réfléchir ni mesurer la portée de ses actes. Et le spectateur s’émerveille devant la portée irréfléchie de ses tourments. Tromper son mari le soir de la réception de mariage, amener sa fille en boite de nuit, la laisser rentrer toute seule, des actes largement considérés comme condamnables sont monnaie courante pour Marlène. Elle ne voit d’ailleurs pas le problème. Et le spectateur a le choix entre se prendre la tête entre les mains ou s’émerveiller devant la facilité qu’a l’actrice à rendre son personnage crédible. Habituée des récompenses et des tapis rouges, la star casse son image avec ce rôle pas du tout valorisant. Déjà dans Deux jours, une nuit des frères Dardenne, elle était cette ouvrière prolo qui se battait pour garder son emploi. Ici, elle pousse le bouchon un petit peu plus loin en érigeant l’hédonisme futile au rang d’art. A ses côtés, la petite Elly constate les dégâts et hésite à suivre la même voie. La jeune Ayline Aksoy-Etaix est mignonne en diable et le spectateur ne peut que frémir quand elle empoigne une bouteille de whisky pour imiter sa mère. La lumière du sud accompagne cette plongée en enfer où un bon samaritain se prend d’affection pour la cadette en totale déshérence. Julio (Alban Lenoir) n’est pourtant pas le père mais ce rôle d’ange gardien lui apporte un intérêt dans une vie qui en a guère. Le film se suit comme un long chemin de croix pour une mère en roue libre et passionnée d’émissions de télé réalité et une jeune fille qui tente de se faire son éducation dans ce contexte trouble.

Gueule d’ange est une sorte d’expérience cinématographique, ardue et rêche mais pas sans intérêt. Il faut accepter de voir l’innocence cabossée d’une femme qui n’a ni l’éducation ni des facilités, ne disposant que de son corps pour survivre. Avec une petite fille à charge, le drame social devient tragédie grecque pour un moment de cinéma qui ne peut pas laisser indifférent.

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Gueule d'ange
Gueule d’ange

Une jeune femme vit seule avec sa fille de huit ans. Une nuit, après une rencontre en boîte de nuit, la mère décide de partir, laissant son enfant livrée à elle-même.

Sortie : le 23 mai 2018
Durée : 1h48
Réalisateur : Vanessa Filho
Avec : Marion Cotillard, Ayline Aksoy-Etaix, Alban Lenoir
Genre : Drame

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Un destin de femme émouvant dans le film iranien Les rives du destin

Les rives du destin
Les rives du destin, film de Abdolreza Kahani, Copyright Droits réservés

Un destin de femme émouvant dans le film iranien Les rives du destin

Une femme divorcée doit revenir à Téhéran pour assurer sa subsistance. Aidée par des amis fidèles, elle doit néanmoins subir les pressions de son ex-mari mécontent de la voir de retour. S’en suit un film aux allures de thriller psychologique où tout semble pouvoir arriver. Le réalisateur Abdolreza Kahani fait la part belle à son actrice Taraneh Alidoosti aux prises avec un système qui n’offre que peu de libertés à des femmes obligées de subir des vexations constantes. Une nouvelle preuve du dynamisme d’un cinéma iranien qui tente de louvoyer entre la censure et les pressions pour brosser un tableau social convaincant.

Un film âpre et réaliste 

L’Iran est un pays aux règles sociales bien particulières. Les règles du divorce par exemple permettent à une épouse de se séparer de son époux mais seulement avec son consentement et selon des cas juridiquement et spéfiquement encadrés. Et quand le divorce est prononcé, le mari a un droit prioritaire sur le destin de ses enfants. C’est dans ce contexte que l’héroïne Samira (Taraneh Alidoosti) revient vivre à Téhéran pour trouver un travail rémunérateur. Sauf que son ex-mari ne l’entend pas de cette oreille, la traquant sans relâche pour lui faire quitter la ville. Cette intrigue si fréquente dans l’Iran contemporaine se mélange à des histoires secondaires via des personnages tentant de se faire de l’argent à l’aide de petites magouilles sévèrement réprimées par le régime. Au final, le film brosse plusieurs portraits d’individus lambdas dans une société si totalement encadrée qu’elle ne laisse que peu de latitudes à une population obligée de se débrouiller comme elle peut pour joindre les deux bouts. Il est à noter que les personnages desmans de l’héroïne Davoud et Rezvan sont mariés dans la vraie vie pour pouvoir se frôler à l’écran sans craindre les foudres de la censure car des organes gouvernementaux scrutent sans relâche ce type de détails susceptibles de faire interdire la sortie d’un film. L’existence de Samira a tout du parcours du combattant et son combat pour simplement vivre normalement prend des allures de prouesse entre l’ex-mari hostile et les difficultés pour revoir sa fille.

Les rives du destin joue sur un réalisme exacerbé où les personnages semblent tout droit sortis du quotidien le plus élémentaire. Les préoccupations de chacun collent aux questions les plus élémentaires dans un film qui, au final, échappe à toute fantaisie superfétatoire. Un sentiment de tension diffuse imprègne le film avec des détails insignifiants et pourtant lourds de sens. Le cinéma iranien est riche d’un dynamisme qui n’existe plus que peu dans nos contrées, c’est un constat à méditer…

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Les rives du destin
Les rives du destin


Samira, jeune mère à peine divorcée, quitte sa province avec sa fille pour revenir s’installer à Téhéran. Déterminée à se construire une vie de femme indépendante, elle cherche un travail et un logement décent pour sortir de la précarité. Ce choix de vie l’oppose à son ex-mari violent, à son entourage divisé et aux mentalités iraniennes conservatrices. Coûte que coûte, Samira tente de surmonter les divers obstacles rencontrés sur son chemin.

Sortie : le 30 mai 2018
Durée : 1h15
Réalisateur : Abdolreza Kahani
Avec : Taraneh Alidoosti, Babak Hamidian, Reza Attaran
Genre : Drame

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Imparfaits, libres et heureux, pratiques de l’estime de soi, en livre audio (Audible)

Imparfaits, libres et heureux, pratiques de l’estime de soi, en livre audio (Audible)

Christophe André est psychiatre et psychothérapeute. Il a également écrit de nombreux livres de psychologie. Un de ses derniers livres, Imparfaits, libres et heureux, a reçu un succès énorme et a eu le prix Psychologies-Fnac en 2007. Il est sorti chez Audible ce mois-ci, en livre audio. Il comporte 53 chapitres, et la lecture, réalisée par Jean-Marc Delhausse, est d’une durée de près de 13h. Mais comme le suggère souvent Publik’Art, ce livre peut se déguster par petites tranches, voire même toutes petites tranches, pour s’en imprégner totalement.

Vous n’êtes jamais allé voir le moindre psy et vous ne voyez pas l’intérêt de le faire, ce livre est pour vous. Néanmoins, vous vous dites que ce livre n’est absolument pas fait pour vous. Faux ! Imparfaits, libres et heureux est un livre pour chacun d’entre nous. Parce que nous sommes tous imparfaits et que nous avons tous envie d’être encore plus heureux.

Dans ce livre, Christophe André nous donne de judicieux conseils de façon à avoir une bonne estime de soi, ni trop basse, ni trop haute. Et on découvre au fil du livre l’importance de cette estime de soi sur notre vie au quotidien. Bien sûr, l’auteur n’a pas la prétention de nous changer d’un coup de baguette magique. Mais rien que le fait de prendre conscience de certains faits, de certaines réalités par rapport à soi-même va nous apporter un mieux-être au quotidien.

Si vous le voulez bien, Publik’Art va aborder et reprendre quelques points essentiels abordés dans Imparfaits, libres et heureux. Le livre n’est pas écrit comme un cours magistral puisque l’auteur nous donne souvent des exemples de ses propres patients. C’est ce qui le rend si vivant et si proche de nous. Ce livre va nous servir de canevas pour accéder à notre propre bonne estime de soi.

Définition de l’estime de soi

Ce livre est dédié à Jules Renard, grand écrivain du XIX, et William James. William James, psychologue du XIX siècle, a été le premier a abordé la notion d’estime de soi. Après avoir tenté de définir la notion d’estime de soi, nous allons comprendre ce qui caractérise l’estime de soi. Les blessures de l’estime de soi entrainent une réelle souffrance psychique.

« Mais je vais bien, mieux que les autres », cette surévaluation de soi se fait face aux tâches aisées mais l’estime de soi va vite s’effriter face aux difficultés. Performance, abondance, apparence, rendent notre ego « boursoufflé ». Un ego omniprésent est un ego qui va mal.

Comment vivre en bonne intelligence avec soi-même ? Comment rendre belle sa propre vie ?
L’estime de soi, c’est :
Ce que je pense de moi
Comment je me sens avec ces pensées
Ce que je fais de ma vie avec tout ça.

L’estime de soi, notion indissociable de la conscience de soi

Pour survivre, on doit prendre soin de soi et disposer d’une bonne estime de soi. Devenir et rester soi-même, tout en s’affranchissant de notre passé. Une bonne estime de soi nous permet de ne pas être le jouet des influences sociales, de devenir soi-même. Une bonne estime de soi est source de motivation interne. Elle a également un effet favorable sur la santé somatique. L’estime de soi est une forme d’intelligence du soi. Il faut tirer le meilleur de soi au temps présent. C’est un idéal de vie.

La reconnaissance sociale

La reconnaissance sociale est la « nourriture » la plus importante pour l’estime de soi. Mais attention au perfectionnisme. Il ne faut pas se focaliser sur le jugement des autres. Sinon, on se retrouve confronté aux différentes formes de souffrance de l’estime de soi :
L’obsession de soi (excessive)
La tension intérieure (surveillance des autres)
Le sentiment de solitude (vulnérabilité)
Le sentiment d’imposture (au moindre succès)
Les comportements inadéquats par rapport à nos intérêts
Tendance à l’auto-aggravation quand on va mal

Et ceci n’est qu’une partie des effets négatifs que peut avoir une mauvaise estime de soi sur notre vie au quotidien, quand on se cache derrière un personnage social…

Les estimes de soi précaires

Les estimes de soi précaires entrainent une grande vulnérabilité. On a toujours peur de mal faire, de se tromper, d’échouer. Du coup, on adopte une attitude offensive ou défensive. Une basse estime de soi est une sorte d’aliénation, et implique souvent le choix du renoncement, par peur de l’échec. Ce sont souvent des personnes distantes et cassantes.

Une haute estime de soi fragile fait souffrir. Ce sont des personnes souvent arrogantes, avec une personnalité narcissique. Une forme d’hypertrophie de l’estime de soi. Ces personnes sont convaincues d’être meilleures que les autres et n’ont aucune empathie pour l’autre.

Travail sur l’estime de soi

Il faut s’occuper de son estime de soi. Qui d’autre que soi peut savoir ce qui est bon pour son propre bien-être ? Comment faire pour aller mieux ? Il faut agir et pratiquer. Changer, cela s’apprend. Il faut progresser dans son rapport aux autres. Réfléchir. Agir. Répéter. Avec régularité et continuité.

Apprendre le respect de soi : acceptation

L’acceptation de soi est une sorte de philosophie. Il faut s’accepter tel que l’on est, même imparfait. Accepter c’est lâcher-prise. Et les bénéfices seront immédiats sur notre mieux -être émotionnel. Il faut apprendre à accorder de l’intérêt à de toutes petites choses.

Vivre en amitié avec soi

Le plus important est de savoir prendre soin de soi. Après avoir appris à s’accepter, il faut apprendre à pardonner, c’est la clé pour se libérer du passé. Si on arrive à l’acceptation de soi, tel que l’on est, on limite nos douleurs, même physiques.

Publik’Art ne vous révèlera pas tout le livre si riche de Christophe André. Après avoir accepté, il faut agir, ne plus se juger. Il faut arriver à s’analyser. En profondeur. Il est très difficile de réaliser correctement une autocritique objective. L’important est qu’elle soit bienveillante, utile et constructive. L’auteur nous donne toutes les clés pour tâcher d’y arriver nous-même. Bien sûr ce n’est pas si simple et il faut s’entrainer et pratiquer chaque jour. Il faut réapprendre à réfléchir sur soi, sur sa vie. Prendre du temps pour soi. Savoir libérer notre esprit.

Publik’Art vous invite à écouter Imparfaits, libres et heureux pour retrouver tous les conseils de Christophe André qui nous amèneront sur le chemin du bonheur, de la méditation, de la spiritualité et du mieux-être.

Accédez au livre : Imparfaits, libres et heureux, pratiques de l’estime de soi

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Imparfaits, libres et heureux
Pratiques de l’estime de soi

Être enfin soi-même. Ne plus se soucier de l’effet que l’on fait. Agir sans craindre ni l’échec ni le jugement. Ne plus trembler à l’idée du rejet. Et trouver tranquillement sa place au milieu des autres.

Ce livre audio va vous aider à avancer sur le chemin de l’estime de soi. À la construire, la réparer, la protéger. Il va vous aider à vous accepter et à vous aimer, même imparfaits. Non pour vous résigner, mais pour mieux évoluer. Imparfaits, mais libres et heureux…

©2006 / 2009 Odile Jacob (P)2018 Audiolib

Ce livre audio en version intégrale vous est proposé par Audible et est disponible en téléchargement.

Date de parution : le 16 mai 2018
Auteur : Christophe André
Lu par : Jean-Marc Delhausse
Durée : 12h et 57mn
Acheter sur : Audible

Drôle d’endroit pour de la neige, un petit livre bien vivant (Anne Carrière)

Fred Paronuzzi

Drôle d’endroit pour de la neige, un petit livre bien vivant (Anne Carrière)

Fred Paronuzzi, auteur français, a beaucoup écrit pour la jeunesse. Mais Drôle d’endroit pour de la neige s’adresse aux adultes !

C’est l’histoire d’une femme qui ne se sent plus très bien dans son couple. Enfin, elle sent que son mari ne lui laisse plus aucune place. Ils sont d’accord pour divorcer, à l’amiable. Elle étouffe, littéralement. Elle a beosin d’urgence d’oxygène. Alors, elle part, du jour au lendemain, au bord de la mer. Avec ses deux enfants sous le bras. Et c’est dans cette petite maison qu’elle loue, qu’elle va renaitre. D’un seul coup, tout lui paraît si simple. Elle n’a plus peur. Elle vit. Elle ose la rencontre avec les autres, ses voisins. Avec un naturel qui la surprend elle-même. Elle va jusqu’au bout de ses envies, de ses désirs. Comme c’est facile, comme c’est bon !

Avec Drôle d’endroit pour de la neige, on ne regrette qu’une chose : que l’histoire ne dure pas plus longtemps. Elle se lit comme une première gorgée de bière… Avec plaisir !

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Alors qu’elle assiste à la cérémonie célébrant la promotion professionnelle de son mari, une femme qui vit dans l’ombre de celui-ci depuis des années, décide de partir. Il y a trop longtemps qu’elle est la femme de. Mais surtout, son mari a une maîtresse. Ça, c’est trop lourd à porter pour elle. À l’aube, elle fait ses valises et emmène leurs deux enfants quelques jours au bord de la mer. Le temps qu’il vide l’appartement familial de ses affaires. Dans la petite maison de location, elle va enfin respirer et se remettre à vivre notamment grâce à la bienveillance et la simplicité de ses voisins avec qui elle se lie spontanément d’amitié. Elle ne restera pas non plus insensible aux charmes de Dimitri, un bel homme sans doute trop jeune pour elle… Dans ce nouveau livre, Fred Paronuzzi nous offre une émouvante parenthèse enchantée dans la vie d’une femme qui s’apprête à tout reprendre à zéro. Un bel exemple de lâcher prise qui donne envie de croire en l’humanité. Fred Paronuzzi a débuté aux Éditions Le Dilettante (10 ans ¾, 2002), puis a publié Comme s’ils étaient beaux, (Le Dilettante, 2005) et La Lettre de Flora, (éditions Robert Laffont, 2007) Depuis quelques années il écrit essentiellement pour la jeunesse et publie des livres chez Thierry Magnier

Date de parution : le 4 mai 2018
Auteur : Fred Paronuzzi
Editeur : Anne Carrière
Prix : 14 € (115 pages)
Acheter sur : Amazon

Le tourbillon Berlin Kabarett emporte tout sur son passage au Théâtre de Poche Montparnasse

Berlin Kabarett
Berlin Kabarett, mise en scène de Stéphan Druet, Théâtre de Poche Montparnasse

Le tourbillon Berlin Kabarett emporte tout sur son passage au Théâtre de Poche Montparnasse

L’évènement théâtre du moment se situe au Théâtre de Poche Montparnasse avec une pièce qui invoque la décadence et l’outrance de l’époque berlinoise interlope des années 20 tandis que les bruits de bottes nazies se font de plus en plus entendre dans une Allemagne toute prête à s’offrir au dictateur à la moustache en brosse à dents. Des musiciens accompagnent les comédiens chanteurs danseurs qui ne se ménagent pas une seconde sur scène, la toujours fringante Marisa Berenson en tête. Le ton est à la comédie tragicomique pour des personnages qui tentent de passer outre le flot tumultueux de l’histoire jusqu’à un dénouement qui cloue le bec de l’audience. Un moment rare de théâtre!

Une pièce entre nostalgie et rappel à l’ordre  

Dans une époque actuelle où l’antagonisme anxiogène entre êtres humains tend à être de plus en plus sollicité par les politiques comme les médias, Berlin Kabarett prend le contre pied en exposant l’existence tumultueuse d’une bande d’outsiders qui tente de continuer à vivre comme bon leur semble malgré la montée des interdits. La pièce enchaine de manière ininterrompue les tours de chant, Sebastian Galeota en tête avec son personnage de fils délaissé par sa mère tenancière de tripot et déçue par la voie choisie par son rejeton. Jacques Verzier interprète un poète somnambule qui hante les nuits berlinoises et se joue de la censure nazie galopante. Tous deux et Marisa Berenson s’amusent follement sur scène, enchainant les numéros dans un tapage ininterrompu qui suscite l’engouement du public. La salle du théâtre place les spectateurs à immédiate proximité de la scène dans une ambiance de cabaret décomplexée. Car sans être vraiment vulgaires, les textes savent louvoyer à la limite du premier degré et du racolage pour un effet comique immédiat sur l’audience. Une belle ribambelle de journalistes assistait à la première du spectacle et les applaudissement étaient à la mesure de la performance. L’image de Marlène Dietrich ou de tous ces films évoquant la vie de cabaret dans le Berlin des années 20 ressurgit devant cette évocation d’une décadence menant tout droit à l’abîme, la folie de l’instant ne faisant ni oublier ni disparaitre les spectres qui s’agitent dans l’environnement social et politique du début des années 30. Un groupe resserré de 3 musiciens avec piano, percussions et cornet participe activement aux réjouissances en adjoignant une ambiance musicale truculente à la fête. La mise en scène de Stéphan Druet ne donne aucun répit au personnages qui utilisent toute la surface de la scène pour un sentiment de fusion constante. Les sourires succèdent aux mines déconfites sur les visages des spectateurs à mesure que l’inéluctable se fait plus pressant. La vie nocturne des années 20 berlinoises ne fut qu’une parenthèse enchantée qui ne pouvait hélas rien contre le flot de l’histoire. Nous voilà prévenus, il ne sert à rien de regarder la montée des tensions en gardant des mines impuissantes, c’est la montée qu’il faut juguler car après, il est trop tard.

Berlin Kabarett prend possession du Théâtre de Poche Montparnasse du jeudi au samedi à 21h et le dimanche à 17h30 pour un spectacle irrésistible. Quand le théâtre offre une telle prouesse sur sa scène, c’est le moment de réserver tout de suite une place!

Dates :  du 24 mai au 15 juillet, du jeudi au samedi à 21h, dimanche à 17h30
Lieu : Théâtre de Poche Montparnasse (Paris)
Metteur en scène : Stéphan Druet
Avec : Marisa Berenson, Stéphane Corbin, Sebastian Galeota, Jacques Verzier ou Olivier Breitman, Loïc Olivier ou Hugo Chassaniol aux percussions, Victor Rosi au cornet

Charly pour toujours, le dernier Plieur de temps (Rageot)

Charly pour toujours, le dernier Plieur de temps (Rageot)

Manon Fargetton est une auteure française. Reconnue dès son plus jeune âge en 2005, elle partage son temps entre l’écriture et son travail de régisseur lumière. Auteure de fantasy et fantastique aussi bien pour la jeunesse, les adolescents ou les adultes, Manon Fargetton a aujourd’hui publié plus d’une dizaine de romans.

La conclusion d’une intrigue

Charly pour toujours vient conclure cette saga des Plieurs de temps en quatre tomes. Mais plus encore, il apporte le dénouement de l’intrigue qui avait été commencée dans le tome précédent, centré sur le personnage de Camille. Cet ultime tome démarre fort avec un enlèvement : Charly et Robin sont kidnappés par quelqu’un qu’ils ne connaissent pas. Tout ce qu’ils savent, c’est que celui qui en a après eux veut les horloges, celles qui permettent à Camille de voir l’avenir, à Anthony de revenir dans le temps et à Robin de l’arrêter.

Le pouvoir du passé

Le pouvoir des horloges s’adapte à celui qui les utilise. Pour Camille, qui restait focalisée sur ce qu’elle pouvait changer du passé, les horloges lui ont donné la possibilité de voir l’avenir. Charly, quant à lui, a le pouvoir de revoir le passé, à des moments où lui-même était trop jeune pour s’en souvenir. Revivre ces moments permet à Charly de mettre le doigt sur des éléments de son passé qu’il ne comprenait pas.

L’importance d’une famille

Durant tout le roman, Charly essaye de combler l’absence de son père, qui vit en Angleterre. On comprend alors toute l’importance pour Charly de réunir sa famille. Il cherche désespérément une figure paternelle, qu’il trouve en partie en Max, le grand-père de Robin. Charly rêve d’une famille nombreuse, de cousins, de grands-parents… avec Robin, Anthony et Camille, Charly comprend que l’amitié peut apporter tout autant, sans pour autant remplacer sa famille.

Cette série des Plieurs de temps parle directement à la jeunesse, met le lecteur en scène jusqu’à lui faire prendre parti à l’intrigue. Manon Fargetton permet au lecteur de s’immerger totalement dans l’histoire de Charly et de ses amis.

Page de l’éditeur :

Grâce à l’horloge magique de son ami Robin, Charly peut arrêter le temps. Mais quand il est enlevé, son pouvoir se dérègle. Tandis que Camille et Anthony, les autres Plieurs de temps, se lancent sur sa piste, Charly s’efforce de maîtriser son nouveau pouvoir dans l’espoir de s’échapper.

Date de parution : le 16 mai 2018
Auteur : Manon Fargetton
Editeur : Rageot
Prix : 11,90 € (224 pages)
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Sortie en DVD/BluRay du film d’action survitaminé 24h Limit avec un Ethan Hawke séduisant

24h Limit, Film de Brian Smrz, Copyright SND

Sortie en DVD/BluRay du film d’action survitaminé 24h Limit avec un Ethan Hawke séduisant

24h Limit joue sur l’action totale et décomplexée. Ethan Hawke interprète un tueur d’élite qui doit réaliser une mission de plus. Le bonhomme a des états d’âme et il a bien raison puisque cette mission va le voir se faire éliminer. Mais tel Orphée revenu des enfers, son personnage de Travis Conrad va se faire ressusciter pour 24 dernières heures durant lesquelles il va se rebiffer contre son employeur. Les cartouches défilent vitesse grand V dans un gunfight porté par un acteur au top de sa forme.

Quand le tueur devient justicier

24h Limit est un film plaisant qui a le bon gout de ne durer qu’1h30 et de n’avoir aucun temps mort. Le héros est au centre d’un imbroglio qui va le voir choisir le parti de la justice contre celui du capitalisme sans vergogne. Car le film est une belle métaphore sur l’impunité des grands groupes qui éliminent à tout va tout ce qui se place en travers de leur chemin. Et le bras armé de l’organisation décidé de changer de bord pour sauvegarder ce qu’il lui reste d’honneur. Le principe de la résurrection médicale à temps limité n’est pas sans intérêt, peut être est-ce même une issue inévitable de la médecine moderne. Aux côtés d’un Ethan Hawke décidé à se racheter une virginité morale, Rutger Hauer fait une apparition minimale et Liam Cunningham sort de son rôle habituel dans Game of Thrones en méchant capitaliste sans pitié. Le film d’action multiplie les scènes impeccablement chorégraphiées pour un résultat final conforme au cahier des charges. Ca pétarade, les balles fusent de tous côtés et le héros doit abattre le reflet terrestre du monde d’en dessous. Les victimes se comptent par dizaines, le héros est vraiment sans pitié. Le film se passe majoritairement en Afrique du Sud, ce qui constitue une base originale pour un film qui n’invente rien mais offre un spectacle à la hauteur des attentes.

24h Limit est un divertissement assumé qui vide paisiblement les chargeurs avec un Ethan Hawke qui ne se ménage pas. Le film est sorti en DVD et BluRay, le moment de le rattraper si vous l’avez manqué au cinéma.

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24h Limit
24h Limit

Travis Conrad, tueur d’élite d’une organisation paramilitaire, est tué en mission en Afrique du Sud. Mais une procédure médicale expérimentale mise en place par ses employeurs le ramène temporairement à la vie, lui offrant 24 heures supplémentaires. Dans cette course contre la mort, comment Travis va-t-il pouvoir se sortir de ce piège ?

Sortie DVD : Disponible
Durée : 01h37
Réalisateur : Brian Smrz
Avec : Ethan Hawke, Paul Anderson (XVIII), Rutger Hauere
Genre : voir fiche allociné
Prix : 19,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

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L’homme qui voulait aimer sa femme, un livre charmant (Anne Carrière)

Hervé Pouzoullic

L’homme qui voulait aimer sa femme, un livre charmant (Anne Carrière)

Hervé Pouzoullic nous livre son deuxième roman : L’homme qui voulait aimer sa femme. Le titre à lui tout seul résume bien le livre.

Une réelle passion

Marc adore sa femme. Il l’adore tellement qu’il voudrait partager cet amour avec le monde entier. Comment faire ? Tout simplement écrire un livre révélant tout cet amour. Sa femme, Vasilissa est russe. Elle a tout quitté pour suivre Marc à Paris. Voilà déjà dix ans qu’ils sont mariés. Ils ont deux enfants, une fille et un garçon. Et un chien ! Très important le chien ! Et surtout, ils sont heureux. Ils travaillent tous les deux et s’aiment comme au premier jour. Mais la situation va se dégrader…

Un amour contaminé peu à peu…

Pas si sûr que cela soit une bonne idée de vouloir écrire. Mais Marc n’en démord pas, il veut raconter la chance qu’il a avec sa femme. Raconter tout depuis le début. Même si les débuts sont un peu laborieux. Les rapports avec ses parents sont cocasses. Rien ne sera facile pour l’intégration de Vasilissa. Mais finalement au fil de l’écriture du roman, elle décide de le soutenir. Et tous les soirs, il lui lit ce qu’il a écrit dans la journée. C’est le temps de leur « récréation littéraire ». Et ça le rend encore plus amoureux. Le roman est terminé, au bout de plusieurs mois. Une année horrible pour sa femme et ses enfants ! Ils n’ont pas vu Marc et n’ont pas du tout profité de lui. Sans compter qu’au niveau professionnel, il a bien failli perdre son poste. Mais Marc les aime tellement ! Il envoie son livre à plusieurs maisons d’édition et suite à de très nombreux refus, il se met à déprimer sérieusement. Personne ne comprend la valeur de son livre, donc son amour pour sa femme. Jusqu’au jour où…

Publik’Art ne racontera pas la suite de ce roman, bien écrit, avec beaucoup d’humour. On se doute que L’homme qui voulait aimer sa femme doit être très largement inspiré de la propre vie de l’auteur ! Ce qui est d’autant plus charmant ! Un beau livre pour cet été !

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Vasilissa a quitté Moscou pour faire sa vie avec Marc, un Breton un peu trop romantique, malhabile, mais plein de bonne volonté. Dès son arrivée, tout dérape : amis déjantés, famille bancale, Vasilissa ne sait pas sur quel pied danser… Mais rien ne vient entacher l’idylle de nos amoureux. Rien, sauf peut-être le temps qui passe.
Dix ans plus tard, la famille s’est agrandie de deux enfants et un chien. La passion, elle, se fait plus discrète.

Marc ne le supporte pas. Il veut aimer Vasilissa comme au premier jour. Il pense avoir trouvé la solution miracle : il va écrire un livre sur sa femme, et le faire publier. Une lettre d’amour de trois cents pages à partager avec la terre entière.
Marc a le bonheur ambitieux, peut-être trop. Et parce qu’il est prêt à tout sacrifier à sa quête, il risque de perdre l’essentiel en route…

Date de parution : avril 2018
Auteur : Hervé Pouzoullic
Editeur : Anne Carrière
Prix : 18 € (248 pages)
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Les Editions Cornélius publient la bande dessinée inédite en France Entre chien et loup

Entre Chien et Loup
Entre Chien et Loup, BD de Zuo Ma, Editions Cornélius

Les Editions Cornélius publient la bande dessinée inédite en France Entre chien et loup

A la fin du mois de mai paraitra la bande dessinée du dessinateur et scénariste Zuo Ma, Entre chien et loup, aux éditions Cornélius. Publié pour la première fois en France, l’ouvrage rassemble douze nouvelles dessinées en noir et blanc qui font plonger le lecteur dans un univers pastoral entre fantastique et mythologique au coeur de la campagne chinoise. La BD se lit autant comme un témoignage qu’une allégorie de l’humanité pour un moment presque hors du temps.

Une BD loin des critères actuels

Les plus de 200 pages de la BD recèlent d’une atmosphère mystérieuse tant des évènements étranges semblent ne cesser de s’y dérouler. Une cuve se vide mystérieusement de son eau toutes les nuits, un chat chien nait d’une union étrange et les scarabées semblent pulluler dans ce coin perdu de la campagne chinoise. Le dessinateur et scénariste Zuo Ma ravive ses souvenirs d’enfance pour faire entrer le lecteur dans son univers onirique personnel où des morceaux de réalité abrupts côtoient l’imaginaire de l’enfance. La société moderne tend à faire disparaitre la campagne au profit d’usines polluantes et de bâtiments urbains mais le narrateur reste intimement lié aux bois de sa jeunesse et aux camarades de sa classe. Si la BD semble un signe avant coureur de la vague à venir de la nouvelle bande dessinée chinoise qui monte en flèche, un peu comme les mangas japonais autrefois, il y a fort à parier que le phénomène devienne mondial tant la bande dessinée réussit à marier poésie et émotions dans un déroulé composé de 12 nouvelles qui peuvent se lire indépendamment les unes des autres mais composent  un édifice aussi doux qu’amer dans une ode à l’innocence et à la jeunesse.

Entre chien et loup rappellera le ton de ces récits initiatiques où les auteurs partagent leur vision très personnelle d’une enfance perdue à jamais. Entre chien et loup aux éditions Cornélius ravira les lecteurs habituels de nouvelles qui convoquent autant les rêves que les cauchemars

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Les douze nouvelles étranges qui composent Entre chien et loup prennent pour cadre l’univers rural de la Chine contemporaine. Oscillant entre réalisme social, chronique écologiste et récit onirique, elles procèdent par touches délicates pour restituer les caractères ou les ambiances, le véritable sujet de l’auteur. Cousin lointain de Guy de Maupassant, avec lequel il partage une tendresse pour les « petites gens » et un goût marqué pour le fantastique, Zuo Ma livre ici des pages éblouissantes qui capturent les sensations indicibles que procure l’aurore en été ou la terreur d’une vision nocturne.

Cette forme de bande dessinée ouvertement fragmentaire et poétique puise dans une nature luxuriante toute sa puissance d’évocation, plongeant le lecteur dans des heures bucoliques où le temps semble s’être arrêté ; l’enfance se joue là en toute liberté. Mais les sous-bois et les ombres des chemins sont propices aux rêves comme aux cauchemars, et disent mieux qu’un reportage télévisé les troubles d’une population confrontée à la violence du changement social. Paysans sacrifiés à l’établissement d’un barrage, générations séparées par l’urbanisme galopant ; la campagne semble toujours plus éloignée de la ville.

Édité pour la première fois en Occident, Zuo Ma signe avec Entre chien et loup un ouvrage économe et majestueux, dont la beauté douce-amère se découvre peu à peu sans jamais révéler complètement son mystère.

Date de parution : le 31 mai 2018
Scénariste(s) : Zuo Ma
Dessinateur(s) : Zuo Ma
Genre : Fiction
Editeur : Cornélius
Prix : 21,5 € (216 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Entre chien et loup
Entre chien et loup

Entre chien et loup
Entre chien et loup

Entre chien et loup
Entre chien et loup

Entre chien et loup

Les jours de ton absence, une histoire d’amour haletante (Les Escales)

Rosie Walsh

Les jours de ton absence, une histoire d’amour haletante (Les Escales)

Rosie Walsh est un auteur anglais. Elle vit à Bristol. Les jours de ton absence est son premier roman, écrit sous son vrai nom. Elle avait écrit précédemment, mais sous un pseudonyme. Et cela lui porte bonheur car son roman est très bien accueilli et traduit dans plus d’une vingtaine de pays !

Un scénario surprenant

Sarah est en pleine séparation avec son mari avec qui elle a vécu 17 ans. Mais tout se fait à l’amiable. Et sans enfant. Elle vit aux États-Unis. Puis début juin, elle retourne dans son pays, quelque part en Angleterre. C’est alors qu’elle tombe sur un jeune homme, Eddie, de façon tout à fait improbable. En pleine campagne, en compagnie d’un mouton. Ils ont 40 ans tous les deux et tombent éperdument amoureux. Ils vont passer une semaine ensemble, chez Eddie, sans se quitter. L’auteur décrit très bien cet amour fou, où plus rien ne semble exister que l’autre.

Une hyper-dépendance à l’autre

Ils se quittent car Eddie doit partir en vacances. Mais ils se promettent de se revoir très vite. Sarah ne reçoit aucun message d’Eddie, aucun appel. C’est comme si il n’avait jamais existé. Elle ne peut pas y croire, pas après la semaine d’amour qu’elle a vécue. Du coup, elle s’inquiète pour lui. Il lui est peut-être arrivé quelque chose. Elle attend désespérément de ses nouvelles et tente tout ce qu’elle peut pour le retrouver. Mais rien, le silence absolu.

Incompréhension totale

Même si cela dure un peu longtemps, l’auteur décrit parfaitement le désarroi dans lequel est plongé Sarah. Sa vie semble ne plus avoir de sens, sans Eddie. Alors qu’elle ne le connaissait pas avant ces fameux huit jours, maintenant, elle semble ne plus pouvoir vivre sans lui. Elle est complètement folle de lui et reste la plus malheureuse des femmes, avec ce silence insupportable.

Suspense et douleurs

Publik’Art n’en révèlera pas davantage sur l’histoire de Sarah. Mais si vous commencez le livre, prévoyez du temps devant vous car vous ne serez pas prêt de le lâcher ! Un réel suspense se fait tout au long de la lecture. Même si le scénario est poussé à l’extrême, on garde un réel plaisir tout au long de la lecture. Les jours de ton absence est à la fois un roman d’amour et une grande intrigue compliquée et douloureuse. Un bon livre de vacances !

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Lorsque Sarah rencontre Eddie, son monde bascule. Ils sont faits l’un pour l’autre, elle en est certaine. Les jours qu’ils passent ensemble ressemblent à un rêve et Sarah a le sentiment que sa vie débute enfin. Quand Eddie, également fou amoureux, part à contrecœur pour un voyage prévu de longue date, tous deux se quittent en sachant qu’ils se reverront très vite.
Pourtant, quelques jours plus tard, Eddie n’a toujours pas donné de signe de vie. Le portable de Sarah reste désespérément muet. Refusant d’écouter ses amis qui lui conseillent de passer à autre chose, Sarah met tout en œuvre pour comprendre la raison de ce silence.
Elle ne sait pas encore que l’explication qui se dessine peu à peu la bouleversera au plus profond de son être. Une chose qu’elle ne peut maîtriser les sépare irrémédiablement, la seule qu’ils n’ont pas partagée : la vérité.

Mêlant admirablement suspense, secrets et histoire d’amour, Les Jours de ton absence vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière page. Véritable phénomène d’édition, il a été traduit dans le monde entier.

Date de parution : le 3 mai 2018
Auteur : Rosie Walsh
Editeur : Les Escales
Prix : 21,90 € (400 pages)
Acheter sur : Amazon

Sortie du film d’épouvante espagnol Veronica en VOD le 1er juin et en DVD/Blu Ray le 6 juin

Veronica
Veronica, film de Paco Plaza, Copyright Sony Pictures Releasing España

Sortie du film d’épouvante espagnol Veronica en VOD le 1er juin et en DVD/Blu Ray le 6 juin

Le film Veronica avait connu un vrai buzz lors de sa sortie en salles en 2017. Les ficelles de l’épouvante sont utilisées une à une et les références sont nombreuses. L’exorciste, Poltergeist, Carrie, les classiques sont invoqués avec la certitude de ne pas se tromper. Et comme le film s’inspire d’une histoire vraie, ke doute s’insinue rapidement dans l’esprit des spectateurs, et si des forces paranormales s’étaient vraiment attaquées à une jeune fille au début des années 90? L’histoire n’a jamais été résolue par la police, témoignage d’un policier de la brigade criminelle  à l’appui.

Un film d’épouvante classique

Une partie de Ouija initiée par 3 adolescentes pendant une éclipse de soleil tourne mal. L’une d’elles, justement Veronica, est prise à partie par des forces obscures revenues de l’au-delà. Sa vie va maintenant être un enfer car pas un jour ne se passe sans que des esprits ne rôdent autour d’elle et de sa famille. Une mère absente car trop occupée à gagner sa vie lui laisse la responsabilité de s’occuper de ses deux petites soeurs et de son petit frère. Les métaphores abondent dans ce rôle de substitut à la mère absente, en plus en retard dans ses menstruations à 15 ans, la référence à Carrie est ici assez évidente. Et voilà que les esprits invoqués dans la partie de Ouija se mettent à la tourmenter, toujours dans l’appartement familial. Pas un spectateur ne se demande mais pourquoi ne part-elle pas de cet appartement hanté, mais non, elle y reste jusqu’au dénouement final et fatal.L’effroi monte de plus en plus dans un tourbillon infernal qui ne se passe pas très bien pour l’héroïne

Film parfait pour passer une soirée à s’effrayer tranquillement entre amis, Veronica n’invente rien mais recycle parfaitement les ficelles du genre, bonne soeur aveugle et fragilité enfantine en prime. Et comme le réalisateur est un habitué du genre avec déjà [Rec], [Rec]² et [REC]³ Genesis à son tableau de chasse, le spectateur sait qu’il peut partir tranquille!

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Veronica
Veronica

À Madrid, après avoir participé à une séance de spiritisme avec ses amies, une jeune fille est assaillie par des créatures surnaturelles qui menacent de s’en prendre à sa famille.
Le seul cas d’activité paranormale officiellement reconnu par la police espagnole.

Sortie DVD : le 1er juin en VOD, le 6 juin en DVD/BluRay
Durée : 01h45
Réalisateur : Paco Plaza
Avec : Sandra Escacena, Bruna González, Claudia Placer
Genre : voir fiche allociné
Prix : 19,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

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Sortie en DVD d’Ami-Ami, la rom-com du XXIe siècle.

Néféli & Vincent, une relation tout feu, tout flamme.

Ami-ami, la petite pépite acidulée qui a reboostée la comédie romantique française, sort en DVD/BluRay/VOD.

Derrière le sobriquet simple et efficace Ami-Ami se cache en parti une question sans fin sur la relation homme-femme, en particulier sur la possibilité d’avoir une amitié fusionnelle entre deux personnes de sexe opposé. Elle, c’est Néféli, lui, c’est Vincent, best friends depuis des années, ils décident d’habiter ensemble en colocation afin de vivre la vida loca quotidiennement, sans les baisses de régime du dimanche soir. Fête endiablée, voyeurisme érotique façon Fenêtre sur cour ou encore défis potaches en tout genre rythme un quotidien qui donnerait envie à n’importe de qui de rembobiner ses 20 ans et d’enfiler la vie de Néféli et Vincent. Evidemment, les choses vont inévitablement se corser quand l’âge adulte fera son entrée dans cette bacchanale : problèmes de santé maternel ou encore une petite amie pour Vincent. Victor Saint Macary, dont c’est le premier long-métrage, utilise alors toutes les recettes de la comédie romantique classique pour les relifter à la sauce XXIe siècle, pour le plus grand bonheur de nos zygomatiques.

Ami-ami se vit comme un tango endiablé et déluré  entre les deux protagonistes principaux.

Les codes relationnels et le langage sont le vrai point fort d’Ami-ami car ils ont le mérite d’ancrer vraiment le film à notre époque, contrairement à bons nombres de comédie française. Le duo composé par Margot Bancilhon, déjà épatante dans Five, et par William Lebghil, transfuge de la série Soda, donne vie à cette relation avec un naturel déconcertant. Lebghil, qui tient enfin un premier rôle, prouve qu’il valait mieux que jouer au faire valoir de Kev Adams. Ses mimiques et son expressivité maladroite en font un croisement malicieux entre Buster Keaton et Steve Carell. Ce dernier rapprochement n’est pas inopiné, car on sent vraiment la volonté de Victor Saint Macary d’assumer une filiation avec la nouvelle comédie française très feel-good (Romain Levy, Hugo Gélin), eux même inspiré par Judd Apatow, qui a su endiabler la très plan-plan comédie romantique en un genre protéiforme généreux et surtout très drôle. Les seconds rôles ne sont pas en reste, avec le toujours impeccable Jonathan Cohen, mais surtout la révélation Camille Razat qui nous donnerait tous envie de faire de l’autotamponneuse sous ecsta. Une rom-com portée par une écriture et des acteurs inspirés.

Ami- ami sort le 23 mai en Blu-Ray, DVD et VOD. Si vous voulez voir à quoi ressemble les relations homme-femme de nos jours, vous trouverez là une rom-com délurée portée par une joyeuse bande qu’on aura du mal à laisser.

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Quoi de mieux pour ne plus jamais souffrir en amour que de tourner le dos à la vie de couple et de s’installer en coloc’ avec son meilleur ami ? C’est en tout cas ce qu’a décidé Vincent, ravagé par sa dernière rupture ! À un détail près : son meilleur ami est une meilleure amie, Néféli, jeune avocate déjantée. À peine installés, les deux potes se jurent de ne plus jamais tomber amoureux, de vivre d’amitié et d’histoires sans lendemain. Mais après quelques semaines de cohabitation complice et festive, Vincent rencontre Julie…

Sortie DVD : le 23 mai 2018
Durée : 1h26
Réalisateur : Victor Saint Macary
Avec : William Lebghil, Margot Bancilhon, Camille Razat, Jonathan Cohen
Genre : Comédie romantique
Distributeur : Le Pacte
Prix : à partir de 14,99 € (DVD)
Acheter : sur fnac.com

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Un nouveau pensum cinématographique documenté et analytique consacré à Tony et Ridley Scott, frères d’armes aux éditions Playlist Society

Tony et Ridley Scott, frères d’armes
Tony et Ridley Scott, frères d’armes, livre de Marc Moquin, Playlist Society

Un nouveau pensum cinématographique documenté et analytique consacré à Tony et Ridley Scott, frères d’armes aux éditions Playlist Society

Tout le monde connait les oeuvres cinématographiques de Ridley Scott et de son frère Tony Scott. Tous deux réalisateurs à succès d’opus parfois autant commerciaux qu’ambitieux, ils ont marqué le cinéma de leur empreinte depuis la fin des années 70. Si le second a plutôt commis des films directs voire musclés (Top Gun, Man on Fire, USS Alabama) et le premier des films à haute teneur esthétique (Les Duellistes, Alien, Blade Runner), l’auteur Marc Moquin tente de rapprocher leurs visions dans une analyse aussi fouillée que synthétique (comme toujours) pour une thèse qui en impose.

Deux frères antagonistes?

Le spectateur moyen assidu des salles obscures serait plutôt tenté de séparer les deux frères tant leurs films semblent s’adresser à des publics diamétralement opposés. Et pourtant, le nombre de points communs relevés par Marc Moquin tend à accréditer la thèse de deux oeuvres miroirs. Tous deux passés par les Beaux-Arts puis par la publicité avant d’atterrir au cinéma, ils ont tous les deux choisi de placer l’humain au centre de leurs oeuvres. L’homme contre le système, l’homme contre l’adversité, l’homme contre la fatalité, l’homme contre les préjugés, l’homme contre son empreinte génétique. Dans le même temps, la quête de soi enjoint les héros à se surpasser pur prouver autant aux autres qu’à eux mêmes de quoi ils sont capables. Les symboliques mythologiques ou bibliques abondent dans des films qui se découvrent et se redécouvrent années après années. L’ouvrage de Marc Moquin fait naviguer dans deux oeuvres marquantes du cinéma contemporain avec des liens constants entre deux filmographies qui renvoient intimement l’une à l’autre. Les puristes de l’un ou de l’autre des deux réalisateurs trouveront leur compte dans un ouvrage qui se dévore eu égard à son nombre de pages restreint et à son prix tout riquiqui. Les béotiens pourront également se risquer dans une introduction érudite à deux oeuvres qui ont su multiplier les morceaux de bravoure. Des Prédateurs à Kingdom of Heaven, en passant par True Romance et Gladiator, les longs métrages héroïques alternent avec des ambiances plus intimistes pour des oeuvres qui ont su renvoyer l’une à l’autre, volontairement ou pas jusqu’au décès de Tony en 2012. Reste Ridley pour perpétuer l’oeuvre familiale, avec plus ou moins de bonheur selon les films mais en creusant toujours le sillon de l’homme qui veut se révéler à lui-même.

Tony et Ridley Scott Frères d’Armes est un ouvrage aussi érudit que divertissant, un très bon ouvrage à poser sur sa table de nuit pour dévorer quelques pages chaque soir et programmer des visionnages pour les jours suivants, fidèle à la ligne éditoriale des éditions Playlist Society. A quand un ouvrage sur Stanley Kubrick?

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Tony et Ridley Scott, frères d’armes
Tony et Ridley Scott, frères d’armes, livre de Marc Moquin, Playlist Society

À eux deux, les frères Tony et Ridley Scott possèdent une filmographie regroupant plus d’une quarantaine de longs métrages. Malgré une complicité certaine et des parcours similaires – des beaux-arts au cinéma en passant par la publicité –, ils n’ont jamais travaillé ensemble. Tout semble les opposer : le premier est un démiurge à la tête de grandes fresques historiques ou d’odyssées SF, le second, un auteur de films d’action frénétiques et musclés.

Pourtant, se dessine en filigrane au sein de leurs œuvres une approche commune, celle de films mondes dans lesquels l’humain est au cœur des systèmes politiques qu’il combat. De Blade Runner à Man on Fire, de Thelma et Louise à True Romance, d’un frère à l’autre, c’est toute une vision du cinéma qui se construit peu à peu.

Tony et Ridley Scott, frères d’armes montre comment les deux réalisateurs ont revisité, chacun à leur façon, les genres cinématographiques, tout en remettant en question les codes établis, poursuivant la même obsession.

Date de parution : le 23 mai 2018
Auteur : Marc Moquin
Editeur : Playlist Society
Prix : 14 € (160 pages)
Acheter sur : Amazon

Apostrophes Duras Pivot, une rencontre littéraire au sommet magnifiquement portée sur la scène du Studio Hebertot avant de partir en Avignon

Duras Pivot Apostrophes
Duras Pivot Apostrophes, mise en scène de Claude Gallou, Studio Hebertot

Apostrophes Duras Pivot, une rencontre littéraire au sommet magnifiquement portée sur la scène du Studio Hebertot avant de partir en Avignon

Les plus âgés s’en souviennent, le présentateur Bernard Pivot animait dans les années 80 une des émissions culturelles les plus mythiques du petit écran. Il recevait dans Apostrophes les auteurs les plus habituellement rétifs à s’épancher pour les faire se découvrir à la télévision. Et il parvenait à les faire parler, jusqu’à dévoiler les aspects les plus intimes de leur personnalité. Le 28 septembre 1984, Bernard Pivot recevait personne d’autre que la célèbre et secrète Marguerite Duras. La pièce qui se jouera cet été au Festival d’Avignon fait revivre des échanges aussi vifs que respectueux entre les deux personnages littéraires pour une pièce de théâtre appelée à marquer la saison.

Un pur moment de culture

Il faut se remettre dans le contexte de l’émission originale. Une grand table noire sépare le présentateur vedette Bernard Pivot de la romancière Marguerite Duras au coeur d’un studio de télévision. Des fiches et des livres s’étalent sur la table, Bernard Pivot a soigneusement préparé son émission, il connait son sujet et a bien évidemment lu tous les ouvrages de celle qui vient de sortir un immense succès de librairie, L’Amant. Elle que toute la clique littéraire parisienne considérait comme appartenant au passé et sans plus grand chose à dire a créé la surprise avec un roman qui se vend comme des petits pains. Claude Gallou met en scène cette célèbre scène de télévision dans sa plus pure expression. Il interprète Bernard Pivot et le public oublie très vite l’absence de ressemblance physique tant le mimétisme des expressions et du faciès lui font incarner parfaitement le présentateur. Face à lui, Sylvie Boivin est Marguerite Duras, avec la même économie de mots, la même sérénité de façade qui cache des fêlures enfouies. Car Duras est passée par l’oubli, l’alcoolisme et la réclusion pour finalement sortir grandie des épreuves. L’échange original a marqué l’histoire de la télévision, la pièce le fait revivre avec toute sa subtilité. Car même respectueux, Bernard Pivot n’hésite pas à titiller la romancière pour la faire accoucher de ses truculentes répliques. Marguerite Duras prend son temps, elle ne répond pas à l’emporte pièces, elle détient la sagesse des anciens et ses réponses sont empreintes du plus parfait discernement. La pièce en rajoute dans le réalisme avec les musiques originales de l’émission pour débuter et clôturer les échanges, la lumière est vive, les faciès sont d’une expressivité totale et ceux qui sont proche de la scène en profite au maximum.

Apostrophes Duras Pivot se jouera au Festival d’Avignon au mois de Juillet pour un succès prévisible tant le réalisme le dispute à la dramaturgie. Car Marguerite Duras finit par se dévoiler, Bernard Pivot a bien fait son travail de journaliste et la pièce rend parfaitement compte de l’intensité des échanges. Une prouesse!

Dates :  17 mai 2018 à 15h
Lieu : Studio Hebertot (Paris)
Metteur en scène : Claude Gallou
Avec : Sylvie Boivin, Claude Gallou

Un film expérimental d’auteur avec Le ciel étoilé au-dessus de ma tête

Le ciel étoilé au-dessus de ma tête
Le ciel étoilé au-dessus de ma tête

Un film expérimental d’auteur avec Le ciel étoilé au-dessus de ma tête

Le ciel étoilé au-dessus de ma tête est ce qu’on appelle un petit film intimiste. A 50 ans, l’auteur d’un unique roman reconnu par la critique 20 ans plus tôt ne parvient pas à rédiger une suite et vit en colocation avec une jeune femme combative. Un peu perché dans un coin de la lune, Bruno (Laurent Poitrenaux) stagne dans une existence sans relief. Les péripéties n’abondent pas dans un film qui se regarde volontiers le nombril. Une galerie de personnages féminins intervient pour apporter un peu de dynamisme, Camille Chamoux, Marilyne Canto et Alma Jodorowsky en tête, mais à force de ralentissements, le réalisateur Ilan Klipper fait légèrement fausse route avec ce premier film, l’ennuie pointant un peu trop souvent à l’horizon.

Un premier film autobiographique?

Ilan Klipper avoue lui-même avoir voulu mettre en scène son processus créatif personnel fait de longues méditations et d’observations avant que les idées ne soient finalement et péniblement couchées sur le papier. Le héros traine en peignoir, ne sort jamais de chez lui et doit faire face à l’intervention de ses proches pour possiblement l’interner. Car le comportement erratique de Bruno fait croire à son entourage qu’il est fou. Mais comme le film ne se déroule pas vraiment comme prévu, Bruno tombe amoureux de la psy qui doit décider de la pertinence de son internement thérapique. Le réalisateur a mélangé réalisme et poésie pour une réflexion sur la santé mentale des hommes de culture. Laurent Poitrenaux incarne un anti-héros à l’air perpétuellement hébété. Si certains pourront discerner l’influence de personnages existants ou ayant existé errant sans fin chez eux pour accoucher de leurs ouvrages, tels Céline, Houellebecq ou J.D. Salinger, le traitement du film alterne entre discussions sans fin et regards perdus du personnage principal. Le titre renvoie évidemment à Kant pour une référence philosophique qui ne passera pas inaperçue. Le film oublie les habituelles contraintes quotidiennes d’un homme sans emploi, sans femme et sans perspectives pour laisser ouverte la porte de la fantaisie.

Le ciel étoilé au-dessus de ma tête est un film conceptuel qui ravira ou agacera tant le propos minuscule est étiré pour toucher à l’universel. L’antipathie dégagée par le héros interroge sur la souffrance des auteurs obligés de s’isoler pour mener à bien leur processus créatif intérieur.

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Le ciel étoilé au-dessus de ma tête
Le ciel étoilé au-dessus de ma tête

Bruno a publié un fougueux premier roman en 1996. La presse titrait : « Il y a un avant et un après Le ciel étoilé au-dessus de ma tête ». Vingt ans plus tard, Bruno a 50 ans. Il est célibataire, il n’a pas d’enfants, et vit en colocation avec une jeune Femen. Il se lève à 14h et passe la plupart de ses journées en caleçon à la recherche de l’inspiration. Pour lui tout va bien, mais ses proches s’inquiètent…

Sortie : le 23 mai 2018
Durée : 1h17
Réalisateur :  Ilan Klipper
Avec : Laurent Poitrenaux, Camille Chamoux, Marilyne Canto
Genre : Drame

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Les 7 doigts de la main de retour à la Seine Musicale du 5 au 10 juin

Avec Réversible, la compagnie circassienne nous invite au voyage intérieur de huit acrobates hors-pairs, libérant leurs émotions enfouies dans une mise en scène épurée et aérienne.

RENDEZ-VOUS DU 5 AU 10 JUIN A LA SEINE MUSICALE. 

Imaginez vos grands-parents… et imaginez leur vie à votre âge. En se plongeant comme jamais dans leurs histoires familiales, les artistes de Réversible sont partis à la rencontre de leurs aïeux, dévoilant des pans entiers de leur passé qui impactent d’une manière ou d’une autre leur façon d’aborder la vie.

Le langage des arts du cirque, sublimé par sa rencontre avec la musique, la danse et le théâtre, offre à Réversible une panoplie d’expressions pour rendre hommage à cette génération qui a forgé le monde dans lequel nous vivons et dont les histoires sont peut-être le chemin vers de meilleurs lendemains.

TEASER DU SPECTACLE 

Sortie le 21 mai en VOD de la comédie espagnole La Reine d’Espagne

La reine d'Espagne
La reine d’Espagne, film de Fernando Trueba, Copyright Gyorgy Stalter

Sortie le 21 mai en VOD de la comédie espagnole La Reine d’Espagne

Le film La reine d’Espagne évoque les années 50 franquistes d’une Espagne écartelée entre aspirations à la liberté et étau de fer du dictateur Franco. Une célèbre actrice espagnole qui a fait son trou à Hollywood revient au pays et une série d’évènements inattendus va mettre en péril le projet cinématographique. Débutée comme une galvanisante mise en abîme du cinéma avec un tournage sur le tournage, le film se conclut sur un ton picaresque proche de la comédie farfelue. La belle galerie d’acteurs espagnols renommés concourt à tenir le spectateur en haleine.

Un film dans le film

Les cinéphiles tiennent en grande estime les films où les arcanes des tournages sont décortiquées par le réalisateur. Et comme le casting met sur le devant de la scène une belle collection d’acteurs espagnols, c’est le all star game. Penelope Cruz, Antonio Resines, Javier Camara et même Carlos Aceres en Franco s’en donnent à coeur joie dans un film qui tient souvent de la farce farfelue. Le tournage rencontre d’imprévisibles écueils qui tiennent autant à l’ego des acteurs qu’à la compétition entre nouvelles stars et anciennes têtes d’affiche déchues. Mais c’est l’union sacrée pour empêcher que le dictateur ne mette son nez dans le film et ne modifie le scénario. Le ton est autant au rire qu’à l’évocation d’une époque qui a durablement marqué le pays. La reine d’Espagne n’est pas un sujet choisi au hasard tant l’image d’Isabelle la catholique rentre en compétition avec les errances de l’ignominieuse dictature à l’oeuvre dans les années 50.

La reine d’Espagne se regarde comme une comédie où des personnages sérieux se laissent aller à la truculence. Le film sera disponible dès le 21 mai en VOD, l’occasion de redécouvrir la souvent sublime Pénélope Cruz en compagnie d’une belle brochette d’acteurs espagnols.

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La reine d'Espagne
La reine d’Espagne

Dans les années 50, la star Hollywoodienne Macarena Granada décide de retourner en Espagne, son pays natal, pour y interpréter la reine Isabelle La Catholique dans une grande épopée. Le retour de la plus grande star Espagnole ne passe pas inaperçu, déclenchant une série d’évènements qui mettront à l’épreuve le tournage surveillé de près par les hommes de Franco.

Sortie DVD : le 21 mai 2018
Durée : 02h08
Réalisateur : Fernando Trueba
Avec : Penélope Cruz, Antonio Resines, Jorge Sanz
Genre : voir fiche allociné

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Un film concept stupéfiant avec Manifesto de Julian Rosefeldt

Manifesto
Manifesto, film de Julian Rosefeldt, Copyright Barbara Schmidt

Un film concept stupéfiant avec Manifesto de Julian Rosefeldt

Manifesto est ce qu’on appelle un film concept. Aucune intrigue ne s’y déroule avec un scénario et des dialogues entre différents personnages. C’est également un film choral mais avec une seule et même actrice qui interprète pas moins de 13 rôles différents pour présenter avec des accoutrements et des accents autant variés que disparates des manifestes artistiques dans de longs monologues habités. Cate Blanchett réalise une performance d’actrice rien de moins que dantesque et appelée à faire date. Il n’est pas certain que le film rencontre une audience colossale étant donné son sujet, et pourtant, ce n’est pas tous les jours qu’un film aussi intelligent et brillamment interprété sort sur les écrans.

Un film unique en son genre 

Le réalisateur Julian Rosefeldt est inconnu du grand public et Manifesto est son tout premier film. Vidéaste allemand vivant et enseignant à Berlin, il réalise une oeuvre singulière et fascinante pour présenter les spécificités de mouvements artistiques aussi divers que Dada, Fluxus, le surréalisme, la nouvelle vague ou le futurisme. Les sujets abordés évoquent aussi bien le théâtre, la danse, le cinéma que l’architecture dans un déroulé d’une très grande force intellectuelle. Julian Rosefeldt n’a pas seulement voulu présenter des idées via des textes descriptifs et engagés, il a surtout voulu les faire vivre à l’écran pour communiquer leur substantifique moelle. Pour cela, il a eu l’idée de génie de faire appel à Cate Blanchett pour 13 performances phénoménales. Jugez plutôt, l’actrice australienne interprète une tradeuse, une mère conservatrice, une patronne, une oratrice funèbre, une punk, une chorégraphe, une enseignante, une ouvrière, une présentatrice TV, une reporter, une marionnettiste, une scientifique et une sans-abri. Le tout en 11 jours de tournage à Berlin et aux alentours. L’actrice a du déclamer ses textes, parfois dans la peau de plusieurs personnages le même jour, avec le défi de maquillages, intonations et accents différents. Le résultat est saisissant de réalisme et Cate Blanchett démontre une fois de plus qu’elle est une des actrices les plus douées de sa génération. Son naturel est à chaque fois complètement bluffant et elle parvient dans chacune de ses incarnations à magnétiser le spectateur. Au delà du propos finalement très arty du film, elle est la raison principale de tenter l’expérience Manifesto. Après Blue Jasmine, Aviator ou I’m not there, la preuve est une fois de plus faite de son charisme et de sa virtuosité à l’écran. Surtout qu’elle a du mémoriser une quantité impressionnante de textes pour paraitre autant crédible que convaincante. Elle évolue dans des univers différents mais sait à tout instant regarder le spectateur dans le blanc des yeux pour l’empêcher de perdre le fil.

Manifesto est un véritable choc où le réalisateur Julian Rosefledt a offert un véritable challenge à une Cate Blanchett qui l’a relevé haut la main. Le film se regarde plusieurs fois avec à chaque fois un plaisir renouvelé. N’ayez pas peur de vous perdre dans des arcanes intellectuelles parfois nébuleuses, Cate Blanchett saura vous prendre par la main pour un voyage captivant.

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Manifesto
Manifesto

Manifesto rassemble aussi bien les manifestes futuriste, dadaïste et situationniste que les pensées d’artistes, d’architectes, de danseurs et de cinéastes tels que Sol LeWitt, Yvonne Rainer ou Jim Jarmusch. A travers 13 personnages dont une enseignante d’école primaire, une présentatrice de journal télévisé, une ouvrière, un clochard… Cate Blanchett scande ces manifestes composites pour mettre à l’épreuve le sens de ces textes historiques dans notre monde contemporain.

Sortie : le 23 mai 2018
Durée : 1h38
Réalisateur : Julian Rosefeldt
Avec : Cate Blanchett, Ruby Bustamante, Ralf Tempel
Genre : Drame, Expérimental

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https://www.youtube.com/watch?v=UNxoJEn-8YY

Ce qu’est l’homme, des portraits d’hommes de David Szalay (Albin Michel)

David Szalay

Ce qu’est l’homme, des portraits d’hommes de David Szalay (Albin Michel)

David Szalay nous dresse des portraits d’hommes de 17 à 73 ans, dans son dernier livre : Ce qu’est l’homme. Des hommes et une infime partie de leur vie nous sont confiés. Comme si ce petit parcours de vie suffisait à expliquer la personnalité de chacun. Et en chacun d’eux, il y a un peu de nous.Ce qu’est l’homme, c’est l’histoire, banale de l’humanité. Mais pas si banale que ça…

Chaque histoire parle d’un homme, d’un fait très précis, d’une histoire commencée, et jamais terminée. L’auteur laisse le lecteur en plan. Comme si c’était au lecteur de choisir la fin de l’histoire qui lui conviendrait le mieux… A chaque fois, on visite des lieux différents, dans des pays différents…

De 17 à 30 ans

Le premier portrait est celui de deux jeunes hommes, anglais. Simon et Ferdinand débarquent un soir chez Otto, à Berlin. Ils ont 17 ans. Simon est timide, intellectuel et musicien, contrairement à Ferdinand qui ne pense qu’aux filles ! Ils fument des joints pour passer le temps. Ils parcourent l’Europe en train. Ils vont faire des rencontres et vivre des expériences inattendues. Enfin, surtout Ferdinand, avec une femme bien plus âgée que lui…

Le deuxième portrait sera celui de Bernard, un jeune homme sans ambition. Il a vingt et un an, ou vingt-deux ans. Il a arrêté la fac. Il fume des joints dans sa chambre. Il habite encore chez ses parents. Pour l’aider, son oncle va l’embaucher dans son entreprise. Mais vu les réactions de Bernard, rien ne se passera comme prévu. Bernard a d’autres ambitions que travailler et gagner sa vie. Il va partir et faire aussi de drôles de rencontres. Avec des femmes. Des femmes pas ordinaires. Et finalement il va se découvrir, à travers elles, autrement.

Le troisième portrait est celui d’un jeune homme qui va servir de garde du corps à une jeune femme. Gabor et Emma sont un couple un peu particulier. Et pour protéger Emma, Gabor a employé Balazs. Et c’est lui qui va nous interpeller. Il est le coach sportif de Gabor. Ce dernier lui propose un petit boulot. Pas ordinaire du tout ce petit boulot. Va falloir protéger Madame de ces virées nocturnes. Madame est belle et tous les hommes se retournent sur elle à son passage. Un soir ça dégénère et Balazs sort de sa réserve…

Le quatrième portrait est celui d’un intellectuel d’Oxford, la trentaine. Il a une liaison avec une fille de l’Est, Waleria. Ils ne forment pas vraiment un couple, mais quand même un peu. Jusqu’au jour, où elle lui fait une annonce qui le chamboule complètement. Une vraie « merde » pour lui. Pas pour elle… Mais sa réaction à lui est pitoyable, pour elle.

De 40 ans à 73 ans

Le cinquième homme est journaliste, passionné. Kristian, pas encore quarante ans. Marié, deux filles. Il débarque à Malaga, pour rencontrer en urgence le ministre de la Défense. Pour lui expliquer qu’il est en possession de documents le compromettant fortement. Jusqu’où va-t-il être capable d’aller, juste pour son journal ? Pas de vie privée possible pour le ministre. Et le journaliste, lui, est-il honnête par rapport à sa propre vie privée ?

La sixième histoire est celle de James. 44 ans. Il a un super projet immobilier, pour gagner plus, beaucoup plus. Toujours plus. Au risque d’être attaqué en justice. Mais il croule sous les factures. Il a un fils, Tommy, mais il n’a même pas le temps de le voir…

Ensuite il y a Murray, il vit en Croatie. Un loser. Rien ne lui réussit. Ni en amour, ni en affaire. Mais pourquoi donc ? Il décide d’aller voir une femme capable de lui supprimer cette fichue « malédiction »…

Puis on va faire la connaissance d’Aleksandr, un homme infiniment riche. Soixante-cinq ans. Pas marié mais en couple depuis 15 ans. Deux jumeaux de 10 ans. Du jour au lendemain, il perd tout, ou presque tout. Sa vie se résume au pouvoir et à l’argent. Quelle raison de vivre a-t-il donc maintenant ?

Et pour terminer Ce qu’est l’homme, l’histoire de Tony va sacrément nous interpeller. Il n’est pas vraiment vieux, Tony, à peine 73 ans. Mais il prend conscience que sa vie n’est pas éternelle. Il est séparé de sa femme depuis 15 ans. Il passe quelques jours dans sa maison en Italie. Seul. Enfin, il ne va pas rester seul longtemps… Et sa vie va le bousculer encore davantage et rendre la notion « éternel » à sa vraie valeur…

Ce qu’est l’homme, est un livre d’une forme très originale, à la fois très simple et très complexe. On pourrait croire que l’auteur, David Szalay, a atteint une certaine sagesse due à son âge. Or, il n’en est rien puisque David Szalay n’a que 44 ans ! Tout jeune et déjà un très grand auteur ! A lire absolument !

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Neuf hommes, âgés de 17 à 73 ans, tous à une étape différente de leur vie et dispersés aux quatre coins de l’Europe, essayent de comprendre ce que signifie être vivant. Tels sont les personnages mis en scène par David Szalay à la façon d’un arc de cercle chronologique illustrant tous les âges de la vie. En juxtaposant ces existences singulières au cours d’une seule et même année, l’auteur montre les hommes tels qu’ils sont : tantôt incapables d’exprimer leurs émotions, provocateurs ou méprisables, tantôt hilarants, touchants, riches d’envies et de désirs face au temps qui passe.
Et le paysage qu’il nous invite à explorer, multiple et kaléidoscopique, apparaît alors au fil des pages dans sa plus troublante évidence : il déroule le roman de notre vie.
Avec ce livre, finaliste du Man Booker Prize, le jeune auteur britannique offre un portrait saisissant des hommes du XXIe siècle et réussit, en disséquant ainsi la masculinité d’aujourd’hui, à dépeindre avec force le désarroi et l’inquiétude qui habitent l’Europe moderne.

Date de parution : le 28 février 2018
Auteur : David Szalay
Editeur : Albin Michel
Prix : 25 € (546 pages)
Acheter sur : ICI

Ressortie en version restaurée le 23 mai du thriller Le voyeur de 1960

Le voyeur
Le voyeur, film de Michael Powell, Copyright StudioCanal UK

Ressortie en version restaurée le 23 mai du thriller Le voyeur de 1960

Le Voyeur est un classique du slasher movie. Sorti en 1960 sur les écrans britanniques, la même année que Psychose, le film évoque pour la première fois sur grand écran les snuff movies, cette manie macabre qu’ont certains à filmer leurs méfaits pour les revisionner par la suite. On a du mal à croire aujourd’hui au tollé provoqué par le film à l’époque, retiré de l’affiche une semaine seulement après sa sortie en salles. Admiré par De Palma et Scorsese, Le Voyeur alias Peeping Tom ressort sur grand écran en version restaurée, l’occasion de découvrir ou redécouvrir un film maudit qui a marqué l’histoire du cinéma.

Un film source

Le réalisateur Michael Powell a provoqué un véritable tollé au début des années 60 en suivant de manière quasi chirurgicale un serial killer aux manières glaçantes. L’acteur Karlheinz Böhm déjà aperçu dans la série très fleur bleue des Sissi prête ses traits à un jeune homme dérangé pour qui l’usage de la caméra provoque d’irrépressibles pulsions de mort. Si le film élude les moments les plus abrasifs de ses sinistres méfaits, le réalisateur sait capter les faciès effrayés des victimes promises à la mort. Et c’est là tout l’intérêt du film, conserver jusqu’au bout un twist secret sur la manière qu’a trouvé le personnage malfaisant de Mark Lewis pour imprimer de telles expressions sur les visages de ses victimes. En plus de proposer une plongée fascinante dans une époque où les vices se vivaient cachés sous le manteau, le film montre les tourments d’un homme atteint d’un mal au nom étrange, la  scoptophilie, soit le plaisir de regarder. Le film suit un rythme lent qui se laisse le temps et fait apparaitre les scène de crimes de manière aussi inattendue que des coups de couteau dans la nuit. Découvrir ce film pour la première fois laisse un sentiment étrange, comme si la plupart des slasher movies des années 60 et 70 s’étaient inspiré de cette oeuvre connue des initiés et qui mérite une exposition beaucoup plus large.

La sortie en version restaurée sur grand écran le 23 mai donne l’occasion de visionner une oeuvre culte qui a ouvert la voie à un genre cinématographique à part entière. Oubliez le Swinging London et les Beatles, c’est aussi ça l’Angleterre!

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Le voyeur
Le voyeur

Mark Lewis est un jeune homme mystérieux, perturbé par une enfance difficile avec un père scientifique qui traquait ses moindres angoisses. Il est aujourd’hui caméraman et, une fois la nuit tombée, traque des jeunes femmes afin de capturer l’expresion de la peur sur le visage alors qu’il s’apprête à les tuer.

Sortie : le 23 mai 2018
Durée : 1h41
Réalisateur : Michael Powell
Avec : Karlheinz Böhm, Moira Shearer, Anna Massey
Genre : Thriller, Epouvante-horreur, Drame

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