Accueil Blog Page 212

Poesia sin fin d’Alejandro Jodorowsky, un OVNI sublime et révolté

Poesia sin fin Alejandro Jodorowsky
Poesia sin fin copyright Droits réservés

Poesia sin fin d’Alejandro Jodorowsky, un OVNI sublime et révolté

Ce film a une histoire en plus d’un scénario. Digne suite de La Danza de la realidad sorti en 2013, Poesia sin fin est une œuvre autobiographique qui revient sur les années de jeunesse mouvementées du réalisateur, Alejandro Jodorowsky. La Danza de la realidad fut un fiasco économique dans lequel il a perdu l’intégralité des 2.7 millions d’euros que des bienfaiteurs lui avaient donnés. Pour pouvoir mettre en boite la suite, les fonds manquaient, alors, il a fait du crowdfunding (financement d’un projet par un grand nombre de particuliers via internet). La réputation artistique de Jodorowsky n’a pas laissé de marbre : sept mille fans ont fait un don pour voir naître ce film. Sortie en salle le 5  octobre 2016.

La poésie est un acte

Dans les années 1940/1950, le jeune Alejandro vit dans un quartier malfamé de Santiago avec sa famille. Il rêve de poésie quand son père veut faire de lui un médecin. L’appel des mots est plus fort que les liens du sang, il se révolte et fugue à jamais. Ici, commence sa vie bohème de poète. Introduit dans le milieu artistique de son temps, il développe son art, vit pleinement et rencontre de grands talents. Enrique Lihn, Stella Diaz, Nicanor Parra, ces figures littéraires seront ses amis, ses amantes, ses maîtres. Sans limites, sans contraintes et sans argent, il va s’abandonner à vivre.

Ce film est un OVNI cinématographique comme toutes les œuvres du réalisateur. C’est un poème bukowskien avec des traits baudelairiens. Exaltant, cru, absurde, tellement poétique. La vie dans Poesia sin fin est un théâtre fantastique, chaque séquence est inattendue, impossible de s’agripper au fil de l’histoire. On est paumé, mais sans tout comprendre, on sait que c’est beau. Comme un poème.

Pour autant, âmes sensibles s’abstenir. Un homme saigné dont les tripes s’échappent, des nains, des estropiés, des misérables, des nus… Alejandro Jodorowsky n’a de limites que son imagination et son imagination est sans limites. Nous sommes entrainés dans un tourbillon de sensations qui nous fait tanguer tant nous sommes peu habitués à l’imagination fantastique prolixe et débridée du réalisateur.

Poesia sin fin Alejandro Jodorowsky
Poesia sin fin copyright Droits réservés

Briser les codes

Son cinéma […] est comme un rêve psychédélique

L’infraction presque systématique des codes cinématographiques redouble notre perte de repère. Les canons de beauté hollywoodiens sont moqués, Alejandro Jodorowsky ne considérant pas qu’une femme belle doive être un mannequin. Ici, naines et grassouillettes tiennent le haut de l’affiche. Aucune pudeur non plus, les corps sont exhibés, l’acte sexuel assumé. Et l’exigence de vérité, de filmer au plus proche de la réalité n’existe pas. Son cinéma qu’il qualifie de « psycho-magique » est comme un rêve psychédélique. Parfois, c’est trop, on perd pied, on ne le suit plus dans sa folie, on est presque dégouté par son manque de pudeur. Tout est montré, le beau, le laid. Mais sommes-nous prêts à tout voir ?

Alejandro Jodorowsky ne se pose probablement pas la question, car il ne fait pas ses films pour les autres, il les fait pour lui. Autobiographique, Poesia sin fin lui permet de se débarrasser du poids de son passé. Oui, le petit Alejandro qui de garçon timide s’est métamorphosé en poète sublime, c’est lui. Avec ce film, il se guérit et il guérit sa famille car deux de ses fils, Adan et Brontis Jodorowsky, assument les rôles principaux de l’œuvre.

Mais qui est ce père et réalisateur fou illuminé ? Alejandro Jodorowsky est un artiste franco-chilien antisystème imbibé d’imagination et de créativité. Artiste touche-à-tout, il est réalisateur, romancier, poète, scénariste de bande-dessinée mais aussi acteur ou encore mime. Il conspue le cinéma à la sauce d’aujourd’hui – lisse, aseptisé, une « machine à fric » – et c’est peut-être pour ça aussi qu’il continue à se battre pour que ses projets cinématographiques voient le jour.

Inénarrable, Poesia sin fin se regarde l’esprit ouvert ou ne se regarde pas.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]


Poesia sin fin afficheDans l’effervescence de la capitale chilienne Santiago, pendant les années 1940 et 50, « Alejandrito » Jodorowsky, âgé d’une vingtaine d’années, décide de devenir poète contre la volonté de sa famille. Il est introduit dans le cœur de la bohème artistique et intellectuelle de l’époque et y rencontre Enrique Lihn, Stella Diaz, Nicanor Parra et tant d’autres jeunes poètes prometteurs et anonymes qui deviendront les maîtres de la littérature moderne de l’Amérique Latine. Immergé dans cet univers d’expérimentation poétique, il vit à leurs côtés comme peu avant eux avaient osé le faire : sensuellement, authentiquement, follement.

Sortie : le 05 octobre 2016
Durée : 2h08
Réalisateur : Alejandro Jodorowsky
Avec : Adan Jodorowsky, Pamela Flores, Brontis Jodorowsky
Genre : Drame, Fantastique

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

L’oiseau des neiges, le 1er roman excellent de Tracy Rees (Presses de la Cité)

Tracy Rees
Tracy Rees

L’oiseau des neiges, le 1er roman excellent de Tracy Rees (Presses de la Cité)

Tracy Rees vient d’écrire son premier roman : L’oiseau des neiges. Tracy Rees a tout d’abord travaillé dans l’édition avant de devenir conseiller pour les personnes atteintes de cancer et leurs familles. Tracy Rees réalise un merveilleux roman avec Amy Snow, en anglais, ou L’oiseau des neiges, en français. C’est en participant à un concours « Recherchons Best-seller », que Tracy Rees a écrit ce livre, encouragée par ses parents !

L’histoire de Aurelia

L’auteur nous plonge dans l’Angleterre début-moitié XIX siècle. On est en 1831, lorsque Aurelia Vennaway, fille d’une riche famille aristocratique, découvre un bébé entièrement nu dans la neige et lui donne le nom de Amy Snow. Dès les premières pages, nous sommes sous le charme de l’écriture, sous le charme du paysage, sous le charme de la petite Aurelia, et bien sûr de cette petite fille trouvée, Amy.

Aurelia, fille unique, vit dans la très belle maison à Hatville Court, mais elle aura beau tout faire pour que ses parents acceptent ce bébé trouvé, elle n’y arrivera pas. Amy va être élevée par les domestiques, couchée dans l’arrière-cuisine, jusqu’au jour où Aurelia exigera auprès de ses parents qu’elle devienne sa « dame de compagnie ». Cela permettra à Amy d’avoir une vraie chambre à côté d’Aurelia qui est, bien sûr, son amie, son unique amie. Dès qu’elle le peut Aurelia joue avec Amy et s’en occupe. Elles ont 8 ans d’écart. Aurelia exige qu’elle suive, avec elle, les cours aussi bien de piano, de danse que de culture générale.

Mais un beau jour on découvre que Aurelia a un cœur malade alors qu’elle n’a que 18 ans. Son espérance de vie est très courte. Ses parents veulent absolument la marier et avoir ainsi, très vite un héritier. Mais c’est sans compter sur Aurelia et son caractère bien affirmé.

La course au trésor

Non seulement, le lecteur va aller de surprises en surprises, mais les évènements vont s’enchainer à une vitesse folle. Avant de quitter ce monde, Aurelia laisse à Amy une sorte de testament sous forme de course au trésor. Chaque étape paraît absolument invraisemblable à Amy qui ne comprend pas du tout ce que voulait son amie. Mais de lettre en lettre, Amy continuera-t-elle à lui obéir aveuglément alors qu’Aurelia n’est plus de ce monde ? Où veut-elle en venir ? Amy n’est-elle donc qu’un pion ? Ne peut-elle jouir librement de sa liberté ?

On découvre la transformation de Amy, en fonction des villes qu’elle traverse et des personnes qu’elle rencontre, elle qui n’avait jamais quitté la demeure familiale de Aurelia et qui était habillée et traitée comme une domestique.
Il paraît que ce livre est devenu un véritable best-seller en Angleterre, alors qu’au départ

Tracy Rees ne faisait que participer à un concours ! Maintenant qu’il est traduit en français, par Françoise du Sorbier, il va devenir également un best-seller en France. Ca ne peut pas être autrement ! Un roman de près de 500 pages qui nous tient en haleine sans une minute de répit et qui se lit avec un plaisir à nul autre pareil ! Une évasion en Angleterre, au milieu du XIX siècle, avec une analyse fine et psychologique de chaque personnage au caractère bien trempé ! Un vrai régal !
L’oiseau des neiges, un livre à découvrir sans plus tarder. Un coup de cœur pour Publik’Art !

Il paraît que la jeune Tracy Rees est en train d’écrire son deuxième roman ! On l’attend déjà avec impatience !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

L’oiseau des neiges, de Tracy ReesJanvier 1831. Aurelia Vennaway, huit ans, héritière d’une riche famille aristocratique du comté de Surrey, découvre lors d’une promenade dans les bois du domaine familial un nouveau-né bleu de froid, posé à même la neige. Malgré l’hostilité de ses parents, elle réussit à leur faire recueillir l’enfant, qu’elle baptise Amy Snow.
A ses dix-huit ans, on découvre à Aurelia une maladie qui lui laisse peu de temps à vivre. Elle décide donc de partir en voyage quelques mois. Avant de mourir, elle laisse pour Amy une série de lettres qui vont l’aider à découvrir qui elle est et lui transmettre l’héritage qui lui revient. Amy s’embarque alors pour un périple aux quatre coins de l’Angleterre, avec, à chaque étape, une énigme à résoudre.

Date de parution : le 1er octobre 2016
Auteur : Tracy Rees
Editeur : Presses de la Cité
Prix : 21,50 € (496 pages)
Acheter sur : Amazon

[TEST] Echo Note : l’étonnant Smartphone d’entrée de gamme à la française

Echo Note
Echo Note
[vc_text_separator title= »NOUVELLE GAMME A PRIX ECHO » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Echo, ce nom ne vous dit peut être rien. La discrète marque française de téléphonie mobile va peut être changer ça et se faire connaître du grand public avec ses nouveaux modèles de Smartphones discount Echo Smart (69,90 €), Echo Smart 4G (99,90 €) et Echo Note (129,90 €). Une véritable alternative qui rend le Smartphone plus accessible que jamais.

On s’est donc penché sur le Smartphone Echo Note dont les caractéristiques évidemment modestes n’empêchent pas de profiter d’un confort d’utilisation plus qu’honorable.

[vc_text_separator title= »CARACTERISTIQUES DE L’ECHO NOTE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Système d’exploitation (OS) : Android 5.1
Diagonale d’écran : 5.5 pouces
Définition d’écran : 1280 x 720
Poids : 158 g
Dimensions : 154 x 77 x 7.9 mm
Capteur photo : 13 Mpx
Puce mobile Mediatek : 6735
Processeur : Cortex-A53 – 1 GHz
Nombre de cœurs : 4
GPU intégré (iGPU) : Mali-T720 (400 MHz)
Mémoire vive (RAM) : 2 Go
4G (LTE) : oui
Dual-sim : oui
NFC : non
Capacité de la batterie : 2700 mAh
Mémoire interne : 16 Go
Carte mémoire : oui
Niveau d’exposition (DAS) : 0.948 W/Kg

[vc_text_separator title= »NOTRE AVIS SUR L’ECHO NOTE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

echo note

Les plus :

L’Echo Note – Smartphone Android fluide et réactif

L’Echo Note s’allume sur une version Android qui n’est pas de première fraicheur mais qui a fait ses preuves : Android 5.1 Lollipop. Ses 2Go de mémoires vives et ses 16Go de mémoire interne offrent une navigation fluide, réactive et agréable. Il faudra toutefois songer à rapidement acheter une carte mémoire pour pouvoir en profiter sans être gêné par ces faibles capacités de stockage interne (nous n’avons pas testé le Smartphone avec carte mémoire).

Le constructeur (qui est aussi le distributeur Modelabs) devrait bientôt proposer une mise à jour vers une version Android 6.0 Marshmallow.

Design et Prise en main efficaces

Avec son design simple mais efficace, l’Echo Note s’aligne sur le design adopté par la plupart des Smartphones de grande taille (dits phablettes) : sobre, fin et généreux sur la taille de l’écran (5,5 pouces). Au premier regard, on ne perçoit pratiquement pas qu’il s’agit là d’un modèle à bas prix (ou à prix Echo). Ce n’est qu’au toucher que l’on note un aspect plastique de la coque pas toujours agréable malgré un léger feutrage de l’arrière du téléphone plutôt original.

Les boutons de commande d’Android ne sont que sensitifs (pas de boutons à proprement parlé) mais l’iPhone 7 n’a-t-il pas pris le même parti en supprimant son bouton central ?

Ecran performant

L’écran de l’Echo Note offre une définition modeste, limitée au HD mais on ne le remarquera pas sinon sur certains supports qui nécessite de lire de multiples petits caractères (textes). Pour le reste, le contraste et la luminosité de l’écran sont sans reproche. On ressent un vrai confort d’utilisation avec cet écran Echo. On a plaisir à interagir avec les contenus multimédias (vidéos, jeux vidéos). Pourtant, quand il s’agit de prendre soi-même des photos ou vidéos, c’est une autre paire de manches.

echo-note_18db3bd2fff072bc_450x400

Les moins :

Un objectif superfétatoire

La fonction photo / vidéo de l’Echo Note apparaît surabondante sur l’appareil. Impossible d’obtenir des photos ou vidéos de qualité avec un tel objectif. Le Smartphone nous replonge quelques années en arrière où nos photos ne restaient qu’un souvenir vaporeux, pixélisé et sans détail. Difficile de proposer un Smartphone sans cette fonctionnalité mais cela aurait pu traduire une démarche plus franche du constructeur.

Bref, vous ne vous servirez sans doute jamais de l’Echo Note pour faire des photos. Ce sera l’occasion de garder votre appareil photo près de vous.

Un son haut parleur faible :

Pour profiter pleinement du son de vos vidéos ou pour se mettre en mains libres, il vaut mieux profiter de la prise casque (son de bonne qualité via les écouteurs) plutôt que d’utiliser le son en direct de l’Echo Note. Le haut-parleur est en effet assez faible et sort un son de médiocre qualité (trop clair voire saturé).

Conclusion :

Ne nous en cachons pas, l’Echo Note créé la surprise en proposant une expérience différente des Smartphone premiums. Une alternative sérieuse qui parvient à conjuguer confort d’utilisation et économie sans trop de compromis. Le concept Echo séduit et met le plaisir du Smartphone à la portée du plus grand nombre, sans arnaque.

[vc_btn title= »Acheter sur Amazon » color= »primary » align= »center » link= »url:http%3A%2F%2Famzn.to%2F2dUKbef|title:Echo%20Note|target:%20_blank »]

Un nouveau regard sur Le Cid avec sa mise en bande dessinée

Le Cid
Le Cid, Editions petit à petit, Mennetrier/Billard/Oliv’

Un nouveau regard sur Le Cid avec sa mise en bande dessinée

Le Cid est une pièce majeure du répertoire théâtral français. Découvert pour beaucoup au collège, la pièce jouit d’une réputation surannée et ultra classique que cette mise en bande dessinée tente avec succès d’actualiser via des dessins dynamiques proches des mangas.

Le dessin en noir et blanc s’accommode parfaitement des alexandrins. Le scénario est connu, Rodrigue aime Chimène mais tous deux sont tiraillés entre leurs sentiments et les impératifs d’honneur. Si le texte peut paraitre retors au premier abord, sa mise en bulles a un double avantage. Ludique et pédagogique.

Un respect total au texte de Corneille 

L’équipe de dessinateurs et le scénariste retranscrivent parfaitement l’intrigue de la pièce et le texte de Corneille. L’ajout des images donne de la perspective aux mots de l’auteur dans un déroulé à la fois trépidant et tragique. La BD se lit comme un thriller et l’accent est mis sur la tension permanente entre les personnages. Les sentiments sont douloureux et les impératifs impérieux. L’esprit du XVIIe siècle revit parfaitement dans des pages rythmées qui pourraient aider plus d’un prof de français au collège pour faire découvrir la pièce…

Cette BD est le moyen idéal pour découvrir ou redécouvrir le texte de Corneille. Si l’histoire est connue, les bulles approfondissent les sentiments pour un moment de lecture intelligent et distrayant à la fois.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le Cid en BD est un hymne à la jeunesse, l’amour et l’honneur… Cette tragi-comédie représentée pour la première fois en 1637 obtint un triomphe sans précédent qui ne s’est jamais démenti depuis. Jouée plus de 1500 fois à la Comédie Française, la pièce reste au programme des collèges comme un classique incontournable. Sa mise en scène intégrale sous forme de BD offre une nouvelle lecture de l’œuvre.

Date de parution : mai 2016
Scénariste(s) : Oliv’
Dessinateur(s) : Jean-Louis Mennetrier, Christophe Billard
Genre : Théâtre, Historique
Editeur : Petit à Petit
Prix : 10 € (240 pages)
Acheter sur : Amazon BDFugue

La Danseuse, un film à la grâce fulgurante

La danseuse
La danseuse, film de Stéphanie Di Giusto

La Danseuse, un film à la grâce fulgurante

Il est rare que des scènes de danse atteignent le même niveau de grâce que dans la Danseuse. Entre évocation masochiste d’une passion destructrice et rivalité mortelle, le film aborde l’existence trouble de Loïe Fuller. En posant les jalons de la danse moderne, elle allait révolutionner l’art de la danse et le faire sortir des carcans anciens. Le film compte des moments éblouissants à côté de quelques poussives longueurs pour un résultat final qui marque tout de même les esprits.

Une histoire vraie

Loïe Fuller et Isadora Duncan ont réellement existé au tournant du XXe siècle. L’histoire est connue. La première a apporté du fin fond des Etats-Unis sa chorégraphie novatrice avant de se faire damer le pion par l’intrigante Isadora Duncan. Le film insiste sur le caractère en acier trempé de la première, toujours prompte à se casser le dos et se brûler les yeux tandis que la seconde joue de sa plastique avantageuse pour se faire connaitre. Soko et Lily-Rose Duncan interprètent ces quasi siamoises irrémédiablement séparées par l’ambition dévastatrice de la seconde.

D’éblouissantes scènes de danse

Le souvenir principal du film tient à toutes ces magistrales scènes de danse où Soko fait tournoyer ses immenses robes de soie dans des lumières multicolores. Difficile de ne pas se laisser hypnotiser par la mise en scène onirique de la réalisatrice. A coté des incessants tourments de l’héroïne et des sombres complots ourdis par sa compatriote, tout l’intérêt du film réside dans l’évocation d’une étape majeure franchie par la danse. A une époque où cohabitaient 2 catégories diamétralement séparées, les petits rats de l’Opéra et le french cancan (en gros), Loïe Fuller a fait rentrer cet art dans le XXe siècle, préfigurant tous ces Forsythe ou Baush qui ont maintenant pignon sur rue.

Un casting impressionnant

Aux côtés de l’intense Soko et de l’encore très (trop?) jeune Lily-Rose Depp interviennent d’autres acteurs très intéressants. Le fragile Gaspard Ulliel, la résolue Mélanie Thierry et le surprenant François Damiens agrémentent le film de leurs charismes naturels. Le film vogue entre promotion de la danse et thriller psychologique. Les scènes de danse alternent avec atmosphères pesantes et risque omniprésent de voir la pourtant costauds danseuse se casser en deux.

La Danseuse mérité le coup d’oeil pour contribuer à la réhabilitation d’une danseuse quelque peu tombée dans l’oubli. Et puis, ces scènes de danse, à découvrir absolument.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
La danseuse
La danseuse

Loïe Fuller est née dans le grand ouest américain. Rien ne destine cette fille de ferme à devenir la gloire des cabarets parisiens de la Belle Epoque et encore moins à danser à l’Opéra de Paris. Cachée sous des mètres de soie, les bras prolongés de longues baguettes en bois, Loïe réinvente son corps sur scène et émerveille chaque soir un peu plus. Même si les efforts physiques doivent lui briser le dos, même si la puissance des éclairages doit lui brûler les yeux, elle ne cessera de perfectionner sa danse. Mais sa rencontre avec Isadora Duncan, jeune prodige avide de gloire, va précipiter la chute de cette icône du début du 20ème siècle.

Sortie : le 28 septembre 2016
Durée : 1h52
Réalisateur : Stéphanie di Giusto
Avec : Soko, Gaspard Ulliel, Mélanie Thierry, Lily-Rose Depp
Genre : Drame, Biopic

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Drame classique mais prenant pour Une vie entre deux océans

Une vie entre deux océans
Une vie entre deux océans, film de Derek Cianfrance, Copyright 2016 Constantin Film Verleih

 

Drame classique mais prenant pour Une vie entre deux océans

Derek Cianfrance adapte le roman de M. L. Stedman et conserve sa thématique du couple à l’enfant, déjà centrale dans ses 2 précédents films. Que ce soit dans Blue Valentine ou The Place beyond the pinnes, le réalisateur aimait à confronter les jeunes parents à l’arrivée d’un nouvel arrivant. Classicisme et pudeur empreignent Une Vie entre 2 océans d’une langueur vaporeuse au milieu de fabuleuses images d’une nature puissante et destructrice.

Michael Fassbender interprète Tom, nouveau gardien de phare et survivant de la Grande Guerre. Il recherche la solitude et n’a pas peur de prendre en charge la signalisation des bateaux avec personne à la ronde à plus de 160 kilomètres. Quand il rencontre Isabel, les sentiments sont immédiats et l’amour apporte une dimension supérieure à son existence recluse. Quand ils décident d’agrandir la famille, le drame finit par les toucher car Isabel est incapable d’enfanter et perd les embryons. Le destin les confronte à une chaloupe échouée près du phare avec un cadavre et un bébé, Isabel souhaite conserver le bébé pour son couple. Mais Tom est si pétri de principes moraux qu’ils le mettent en porte à faux avec cette décision. La rencontre avec la mère de l’enfant lors d’un de leurs rares séjours dans la communauté les confronte à une décision terrible.

Une vie entre deux océans est ce qu’on appelle un film classique. Déroulé linéaire, mise en scène pudique, montage direct, la tragédie imprègne le film d’une émotion constante et persistante. L’intense désir de l’héroïne d’assumer sa maternité s’échoue sur la plage des principes moraux du héros. Et quand on sait qu’ils sont interprétés par la belle Alicia Vikander et l’ombrageux Michael Fassbender, le niveau est tout de suite relevé. Le couple star s’est rencontré sur le tournage pour une idylle qui persiste et leur relation apporte énormément au film. Alicia alterne entre larges sourires et réactions éplorées, Michael est perpétuellement tiraillé entre son amour et sa morale. Rachel Weisz interprète la mère inconsolable qui est informée anonymement de la survie de son enfant, sans savoir qu’une mère de substitution a pris sa place.

Le film interroge sur la meilleure manière de veiller au bien être de l’enfant  Rendre la petite enfant à sa vraie mère alors qu’elle n’a jamais connue que sa mère d’accueil ? Remettre les choses à leur place naturellement ? Condamner le couple scélérat qui ne souhaitait que connaitre les joies de la parentalité ? Les questions ne cessent de hanter l’esprit du spectateur et il faudra un grand-père sage et mesuré pour résoudre les inévitables conflits moraux. Si le film est classique, il parvient à interpeller et à tenir en haleine, par son émotion et sa complexité morale. Les acteurs sont au diapason d’un réalisateur qui multiplie les plans sur un océan imperturbable et omniprésent. Magnifique. Terrible.

Un film qui ravira les fans de grandes romances tragiques et du couple star si succesful depuis plusieurs films.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Une vie entre deux océans
Une vie entre deux océans


Quelques années après la Première Guerre mondiale en Australie. Tom Sherbourne, ancien combattant encore traumatisé par le conflit, vit en reclus avec sa femme Isabel, sur la petite île inhabitée de Janus Rock dont il est le gardien du phare. Mais leur bonheur se ternit peu à peu : Isabel ne peut avoir d’enfant… Un jour, un canot s’échoue sur le rivage avec à son bord le cadavre d’un homme et un bébé bien vivant. Est-ce la promesse pour Tom et Isabel de fonder enfin une famille ?

Sortie : le 5 octobre 2016
Durée : 2h13
Réalisateur : Derek Cianfrance
Avec : Alicia Vikander, Michael Fassbender, Rachel Weisz
Genre : Drame, Romance

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Don’t Breathe : un carton inattendu qui joue la carte du frisson

Don't breathe
Don’t breathe – La maison des ténèbres : Photo Daniel Zovatto, Stephen Lang © Sony Pictures

Don’t Breathe : un carton inattendu qui joue la carte du frisson

Don’t breathe est le carton inattendu le plus récent au Box Office américain. 3 cambrioleurs s’introduisent dans une demeure pour récupérer le magot. Mais un aveugle veille au grain et va leur mener la vie dure. Gentiment horrifiant et stressant à l’occasion, le film joue sur des effets bien connus pour causer l’effroi. Ou pas.

Un réalisateur qui monte

Le réalisateur Fede Alvarez est une valeur montante du cinéma d’épouvante. Avec son récent Evil Dead, il s’est fait une réputation certaine dans le microcosme du cinéma d’horreur. Si le film se regarde plutôt pas mal, la question demeure pourtant. Le but est donc de faire peur, sans vampires, loups garous, créatures immondes ou aliens cannibales venus de l’espace. Si la blonde américaine de service ne manque pas à l’appel, la vraie star du film est cet ancien milit aire aveugle et pleurant sa fille morte dans un récent accident de voiture. Avec un minimum d’effets, il fait (un peu) peur.

Des effets éculés

Entre autodéfense et case en moins, ce personnage porte le film avec sa carrure de gorille échappé de la jungle. Face à lui, les 3 freluquets ne pèsent pas bien lourd. Le film se transforme vite en survivor movie où les intrus tentent de ne pas se faire occire et de sortir d’une maison cadenassée de l’intérieur. Clairement destiné au public adolescent friand de sensations faciles et immédiates. Pas vraiment d’intérêt pour qui ne vibre pas au son de la scie sauteuse ou du marteau.

Un Don’t breathe formaté pour un public peu regardant sur la profondeur du scénario. Les effets sont prévisibles et le temps peut paraitre long pour qui n’est pas habitué à ce cinéma popcorn.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

dbPour échapper à la violence de sa mère et sauver sa jeune sœur d’une existence sans avenir, Rocky est prête à tout. Avec ses amis Alex et Money, elle a déjà commis quelques cambriolages, mais rien qui leur rapporte assez pour enfin quitter Détroit. Lorsque le trio entend parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup. Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient…

Sortie : le 5 octobre 2016
Durée : 1h28
Réalisateur : Fede Alvarez
Avec : Stephen Lang, Jane Levy, Dylan Minnette
Genre : Epouvante-horreur, Thriller

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le Voyage en Uruguay vous invite à l’aventure au Lucernaire

Le Voyage en Uruguay
Le Voyage en Uruguay, pièce de Clément Hervieu Léger, Lucernaire

Le Voyage en Uruguay vous invite à l’aventure au Lucernaire

Un grand propriétaire terrien uruguayen fait le voyage en Normandie pour acquérir deux vaches et trois taureaux. Un employé de ferme est chargé de convoyer tout ce petit troupeau à bon port. Il raconte ce fabuleux voyage jusqu’à Montevideo avec force anecdotes et explications, révélant ses craintes et ses espoirs. Le moment de théâtre se veut touchant et intimiste, avec la grâce de ces voyages intérieurs qui changent une vie.

Une mise en scène dépouillée 

La scène du Lucernaire se change en ferme puis en ponton de navire pour un moment de théâtre volontairement frustre et toujours attendrissant. Le jeune narrateur n’a pour seule qualité que de s’occuper du mieux possible de ces animaux, dans une vie que l’on imagine simple et sans ampleur. Il raconte l’histoire de son Voyage en Uruguay avec ses mots d’homme de ferme, forcément économe de ses effets mais toujours sincère. Il décrit l’importance de ces hommes d’argent qui concluent leur business avec la confiance en soi des grands entrepreneurs. Mais même simple homme de ferme, le héros est amené à traverser l’Atlantique. Le voyage d’une vie pour un récit inoubliable.

Du pur théâtre

Guillaume Ravoire incarne ce personnage authentique qui ne ferait de mal à personne et ne pense qu’à s’occuper de ses vaches. L’artifice de simples lunettes le fait parfois évoluer dans la peau d’un deuxième personnage pas clairement identifié. Peut-être un complice, ou plus certainement un descendant qui a admiré ce père insignifiant mais habité par ses souvenirs de périple transatlantique, de quoi le faire l’admirer avec une force sans pareil. Le voyageur a la clairvoyance de ceux qui parlent vrai sans effets oiseux ni désir d’affabulation inutile. L’acteur mime habilement la tempête et le tangage du navire amenant les spectateurs par delà les mers. La joie d’appareiller à Rio de Janeiro puis à Montevideo fait partager un enthousiasme palpable.

La pièce se veut aussi directe et attendrissante que la gaillardise de ce héros du quotidien transposé dans un voyage extraordinaire. La salle est hypnotisée par ce récit de Clément Hervieu-Léger mis en scène intelligemment par Daniel Sans Pedro. Chaque instant respire l’authenticité d’un moment gravé dans la mémoire d’un homme qui a su se monter à la hauteur d’un l’instant invraisemblable.

Dates :  Jusqu’au 15 octobre 2016
Lieu : Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Daniel San Pedro
Avec : Guillaume Ravoire

Une femme ou l’autobiographie de Janine Boissard (Flammarion)

Janine Boissard
Janine Boissard

Une femme ou l’autobiographie de Janine Boissard (Flammarion)

Qui ne connaît pas cet auteur ? Janine Boissard a écrit de très nombreux romans, très souvent adaptés au cinéma et à la télévision, sous forme de feuilletons, dont les plus célèbres, L’Esprit de famille, Marie-tempête, Une femme en blanc.

Qui est vraiment Janine Boissard ?

Janine Boissard a le don d’écrire, depuis plus de 36 ans, des romans qui captivent dès les premières lignes. Son écriture est fluide et agréable. Et on déguste ses livres, comme on dégusterait une énorme pâtisserie ! Sans s’arrêter…
« La fille qui se tient mal, la fille mal vue, l’anormale a décidé d’en mettre plein la vue à tous ceux qui la regardent de haut, la houspillent, la méconnaissent.
Un jour, je serai célèbre. » P.55
C’est chose faite. Son rêve d’adolescente s’est réalisé alors que dès le départ, rien ne fut facile pour elle. Janine Boissard est devenue un grand écrivain et a été décorée des Palmes Académiques pour son action auprès de la jeunesse.

Vie d’une femme parmi les siens :

Dans son livre Une femme, l’auteur se raconte, vraiment. C’est « Le roman d’une vie », comme l’indique son sous-titre, d’une vie bien remplie. Pas de date, pas de récit chronologique ennuyeux, juste du vécu, des souffrances, du bonheur, et surtout de l’écriture. Bien sûr Janine Boissard a connu du monde, mais jamais elle ne se met en avant. Et son livre n’est pas un bottin mondain du milieu culturel. Elle reste discrète, simple et surtout vivante ! Impossible de croire que cette femme pleine d’énergie et de vie atteint aujourd’hui 83 ans.
Janine nous confie ses joies, mais aussi ses peines, ses douleurs, ses injustices, ses croyances, ses espérances, ses enfants, surtout son fils François. Ce livre est une sorte d’hommage à toutes les personnes qu’elle a aimées et qui ne doivent pas être oubliées. Une façon de rendre vivants ceux qui l’ont déjà quittée. Surtout son François.
Un récit qui n’est pas un « long fleuve tranquille », mais qui a la force de la vie et de l’espérance.
Comme tous ses livres, Janine nous touche, avec sa sensibilité, avec son cœur. Sans chichi. Simplement. Avec ses forces et ses faiblesses.
Une femme, un très bel exemple de vie de femme qui a centré sa vie sur son écriture et sur les femmes, bien sûr !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Une femme« J’avais écrit sur mon enfance et depuis longtemps on me réclamait un livre sur ma vie de femme. Mais comment ? Tant de blessures encore mal refermées, de proches qui risqueraient d’en souffrir. Il arrive qu’à la suite d’un événement douloureux, on éprouve le besoin vital de faire le point sur ce que l’on a vécu pour tenter de surmonter l’épreuve. Pour moi, ce fut la mort de mon fils aîné, François. Soudain, il me fallait d’urgence répondre à certaines questions lancinantes : « Avais-je fait tout ce qu’il fallait pour l’aider ?  »  » N’avais-je pas échoué à le sauver ?  » »
Dans ce livre qui lui est dédié, écrit comme un roman, deux histoires s’entrecroisent. Celle d’une petite fille mal dans sa peau qui se jurait d’être un jour un écrivain reconnu et qui, livre après livre, finira par atteindre son but. Et l’histoire d’une femme, mère de quatre enfant qui, obligée de se séparer de son mari, s’efforce de le faire le moins mal possible. Bien des femmes se reconnaîtront dans mon histoire et, si certaines pouvaient y trouver une aide, j’en serais heureuse.

Date de parution : le 5 octobre 2016
Auteur : Janine Boissard
Editeur : Flammarion
Prix : 19,90 € (335 pages)
Acheter sur : Amazon

L’exposition Mexique 1900-1950 au Grand Palais lève le voile sur la modernité mexicaine

Mexique 1900-1950
Mexique 1900-1950, Grand Palais

L’exposition Mexique 1900-1950 au Grand Palais lève le voile sur la modernité mexicaine

Le Grand Palais s’associe avec les plus grands organismes culturels mexicains pour éclairer le public sur une période charnière de l’art mexicain. En même temps que la grande histoire s’écrivait, des artistes rentrés dans la postérité bousculaient les conventions et inventaient de nouveaux courants artistiques.

Tout en étant étroitement lié aux courants artistiques principaux de l’art moderne, l’art mexicain a su se démarquer par des regards aussi singuliers qu’intrigants. Si le trio magique formé de Diego Rivera, José Clemente Orozco et David Alfaro Siqueiros personnifie les révolutions picturales du muralisme et du graphisme, d’autres ont su trouver une originalité singulière au large écho international comme Frida Kahlo et Angel Zarraga.

Un contexte historique omniprésent 

Il y a un avant et un après 1910 dans l’histoire mexicaine. La reconduction du dictateur  Porfirio Díaz en place depuis 1876 met le feu aux poudres d’un mouvement populaire inextinguible. Des leaders comme Pancho Villa dans le nord et Emiliano Zapata dans le sud rentrent dans la légende et un nouveau gouvernement se met en place en 1917. La nouvelle Constitution met l’accent sur l’anticléricalisme et le réformisme social, jetant les bases du Mexique moderne. La récente unité nationale avait fait éclore un mouvement artistique réaliste basé sur l’exaltation de racines communes sans voiler les pluralisme ethnique et culturel du pays. La révolution accélére les particularismes de la peinture nationale.

Une diaspora culturelle salvatrice

Le début du XXe siècle voit le gouvernement accorder des bourses à ses jeunes artistes les plus prometteurs pour se frotter aux courants européens. C’est ainsi que Diego Rivera ou Zarraga se font connaitre de leurs homologues, s’en inspirant d’abord avant de s’en démarquer pour créer leur propre style. En même temps que la révolution rebat les cartes politiques, le muralisme fait se singulariser l’art mexicain, lui donnant une place sur l’échiquier artistique international. L’exposition expose les oeuvres les plus emblématiques dans une évolution historique et pédagogique, donnant du sens au déroulé. Un pan largement inconnu de l’art moderne est éclairé dans un parcours surprenant et didactique. Vidéos et photos permettent d’approfondir l’arrière plan historique en même temps qu’une large accumulation de toiles offre un large panorama de l’art mexicain.

Des hommes et des femmes

Los Très Grandes sont les figures de proue d’une école bien plus large. Diego Rivera, José Clemente Orozco et Siqueiros sont largement exposé avec leurs peintures sociales et avant-gardistes. A leurs côtés, les femmes prennent leur place en même temps que leur rôle s’affirme dans la nouvelle société mexicaine. Tout le monde connait Frida Kahlo, elle est le bel arbre qui cache la nombreuse forêt d’artistes féminines. Alors que le surréalisme et les liens étroits avec les proches Etats-Unis sont mis également en valeur, l’exposition insiste sur le cinéma national et parfait la couverture d’une époque charnière pour un Mexique plus fouillé qu’il n’y paraitrait.

Une exposition éclairante s’ouvre au Grand Palais jusqu’à fin janvier 2017. De quoi découvrir un pan entier de la culture artistique moderne et admirer un art mexicain peu connu dans nos contrées mais tout à fait digne d’attention.

Dates : 05 octobre 2016 – 23 janvier 2017
Lieu : Grand Palais (Paris)
Entrée : 13 €

Louis XIV amoureux, encore et toujours (Editions Rabelais)

Hervé Bentégeat
Hervé Bentégeat

Louis XIV amoureux, encore et toujours (Editions Rabelais)

Cette fois-ci, après Balzac, Victor Hugo, Napoléon, Picasso amoureux, les Editions Rabelais s’attaque à Louis XIV ! Vous n’apprendrez rien de nouveau sur le règne du Roi Soleil, 64ème roi de France. Il restera sur le trône 72 ans ! Mais là n’est pas le propos de Hervé Bentégeat qui nous livre les amours de Louis XIV, ses conquêtes mais amoureuses uniquement.

L’histoire du tout ou rien 

Et ses amours furent nombreuses ! Avec Louis XIV, pas de demi-mesure, dans aucun domaine ! C’est tout ou rien ! D’un regard il tombe amoureux et d’un autre, il s’en lasse… Toutes les femmes qui se sont éprises de Louis XIV ont souffert et en ont gardé des séquelles. Une femme qui souffre, Louis XIV l’ignore superbement et se tourne alors vers une jeunesse flamboyante.
Louis XIV épouse l’infante Marie-Thérèse d’Autriche, à Saint Jean de Luz, alors qu’il n’a que 21 ans et ne connaît pas son épouse. Mariage de raison, bien entendu.

Uniquement de jolies femmes

Louis XIV a toujours vécu, dans son enfance, entouré de femmes. Il a donc une attirance naturelle vers les femmes. Et les choisit, plutôt jolies ! Mais il ne voulait pas qu’elles puissent avoir une quelconque influence morale ou politique sur lui… De la jeune et jolie Marie de Mancini, son grand amour de jeunesse à la grande Madame de Maintenon, Louis XIV a eu du bon temps, de belles amours, et de très nombreux enfants !
Il fuit les femmes fatiguées, les femmes qu’il a lui-même mises enceintes, ou qui viennent juste d’accoucher. Toutes n’ont eu aucun recours face à son intransigeance et son égoïsme forcé. Mais elles ont toutes été « gâtées » et en signe d’adieu, le Roi leur délivrait un titre de noblesse… Alors, elles comprenaient que c’était leur heure de sortie…

De très belles illustrations

Hervé Bentégeat nous régale avec ces histoires d’amour que vous ne trouverez dans aucun livre d’Histoire ! Comme toujours, le livre est merveilleusement illustré et reste un réel plaisir pour les yeux ! A lire et à feuilleter sans modération !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Louis XIV amoureuxElevé par une mère qui l’idolâtrait, passant son enfance dans un univers féminin, c’est peu dire que Louis XIV aimait les femmes: il ne pouvait s’en passer.
Mais si l’homme tombait facilement sous leur charme, le roi se méfiait de leur influence: “Si vous voyez qu’une femme me gouverne, ordonna-t-il un jour à ses ministres, dites-le-moi et je m’en débarrasserai.”
Et quoique fort courtois, il les a toutes fait souffrir: c’était son bon plaisir d’abord. Mais elles ont su, malgré lui, marquer son règne de leur empreinte. Marie Mancini l’a affiné. Versailles ne serait-ce qu’il est sans Louise de Lavallière ni Athénaïs de Montespan. Cette dernière l’a, en outre, poussé dans sa politique de conquête et de prestige, tout en favorisant la carrière de Molière, Racine, La Fontaine…
Quant à Madame de Maintenon, qu’il épousa en secret, elle assistait à tous les conseils des ministres…

Date de parution : le 4 octobre 2016
Auteur : Hervé Bentégeat
Editeur : Editions Rabelais
Prix : 14,80 € (127 pages)
Acheter sur : Amazon

Tournée mondiale de Jean-Michel Jarre : Electronica Tour, à Cardiff ce soir

JM Jarre

Tournée mondiale de Jean-Michel Jarre : Electronica Tour, à Cardiff ce soir

Et sa tournée en France : STRASBOURG – LYON – DIJON – CLERMONT-FERRAND – NANTES – PARIS

2016 : Jean-Michel Jarre démarre sa nouvelle tournée mondiale Electronica Tour qui se déroulera sur 2 ans.
2015 a marqué le grand retour d’un des pionniers de la musique électronique – Jean-Michel Jarre. En octobre dernier, le public retrouvait le musicien au meilleur de sa forme, à l’occasion de la sortie d’un de ses projets les plus ambitieux à ce jour, salué par la critique dans le monde entier. ‘Electronica 1 : The Time Machine’ a su trouver son public pour devenir l’un des grands succès international de Jarre. Il s’est entouré pour l’occasion de nombreux collaborateurs de différentes générations liés à la scène électronique internationale.

La deuxième partie Electronica 2 : The Heart of Noise’ à laquelle ont participé de nombreux artistes emblématiques de la scène électro tels que Pet Shop Boys, Sébastien Tellier, Jeff Mills, Gary Numan, Peaches, Cyndi Lauper, Rone ou encore Christophe vient de sortir le 6 mai dernier …

Jean-Michel Jarre fera, après six ans d’absence, son come-back sur scène à l’automne prochain, à l’occasion d’une tournée mondiale. Cet été, en prémices de cette tournée, Jean-Michel Jarre s’est produit dans plusieurs festivals européens notamment au Sónar de Barcelone, au Montreux Jazz Festival, au Jodrell Bank Observatory de Manchester mais aussi en France, les 13 et 14 juillet à Bayonne et à Nîmes.

Depuis plus de vingt ans, les concerts hors normes de Jarre ont contribué à participer à l’histoire du musicien mais également à celle de la musique électronique. On se souvient encore des rendez-vous exceptionnels de La Tour Eiffel, de La Défense, de la Concorde ou plus récemment celui de Monaco pour le mariage princier sans oublier les concerts inoubliables donnés en Chine, aux Pyramides d’Egypte, ceux de Houston et de Moscou face à des millions de spectateurs qui resteront à jamais gravés dans la mémoire collective.

Célèbre dans le monde entier pour ses concerts spectacles qui ont influencé nombre d’artistes rock et électro sur scène, Jean-Michel Jarre revient aujourd’hui avec un dispositif scénique complètement nouveau pour jouer les titres d’Electronica volume 1 et 2 et certains de ses plus grands succès depuis Oxygène et Equinoxe. Pour l’occasion, il se produira dans les plus grandes salles de France et d’Europe avant les USA et l’Asie en 2017.

LA TOURNÉE, Billetterie : sur www.gdp.fr et dans les points de vente habituels.

Lundi 17 octobre
Strasbourg

Jeudi 24 novembre
Lyon

Samedi 26 novembre
Dijon

Lundi 28 novembre
Clermont-Ferrand

Mardi 29 novembre
Nantes

Lundi 12 décembre
Paris

jeamicheljarre.com facebook.com/jeanmicheljarre twitter.com/jeanmicheljarre

Publik’Art était présent pour voir Jean-Michel Jarre à son 1er concert de sa grande tournée : Electronica World Tour, à Bayonne !

De la grande musique et du grand art ! Découvrez la tournée de Jean-Michel Jarre, avec ses 45 dates à travers le Monde, ICI.

No land’s Song sort en DVD et Blu-Ray aujourd’hui 4 octobre

No land's song
Photo : No Land’s Song

No land’s Song sort en DVD et Blu-Ray aujourd’hui  4 octobre

No land’s Song, l’excellent film documentaire de Ayat Najafi sort en DVD aujourd’hui même ! A ne louper sous aucun prétexte ! Lodi Marasescu en avait fait la chronique lors du Festival 2 Valenciennes. Ce n’est autre que la soeur du réalisateur, Sara Najafi, qui a eu l’idée de contourner la loi iranienne interdisant aux femmes de chanter sur scène devant un public composé d’hommes. Il suffisait d’organiser un concert officiel de chanteuses filmé par son frère. Le résultat est un film marquant : No Land’s Song.

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

no-land-s-songEn Iran, depuis la révolution de 1979, les femmes n’ont plus le droit de chanter en public en tant que solistes. Une jeune compositrice, Sara Najafi, avec l’aide de trois artistes venues de France (Elise Caron, Jeanne Cherhal et Emel Mathlouthi), va braver censure et tabous pour tenter d’organiser un concert de chanteuses solo.

Sortie vidéo : le 4 octobre 2016
Durée : 1h35
Réalisateur : Ayat Najafi
Avec : Sara Najafi, Parvin Namazi, Sayeh Sodeyfi
Genre : Documentaire, musical
Acheter sur Amazon

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Ma vie de Courgette : BA & extraits du film champion des festivals

Ma vie de Courgette
Ma vie de Courgette

Ma vie de Courgette : BA & extraits du film champion des festivals

Film d’animation attendu, Ma vie de Courgette a fait le tour des festivals du monde entier depuis sa sélection au Festival de Cannes à la Quinzaine des réalisateurs en 2016. Meilleur film au Festival d’Angoulême (pour la première fois pour un film d’animation), Meilleur film et Prix du Public au Festival du Film d’Animation d’Annecy, Prix du Public dans la catégorie Meilleur film au Melbourne International Film Festival et tout récemment Prix du Public au Festival de San Sebastian… le film n’en finit plus de conquérir de nouveaux publics.

Adapté du roman Autobiographie d’une Courgette de Gilles Paris, le film réalisé par Claude Barras en stop-motion a nécessité huit mois de tournage intensif, monopolisant quinze plateaux différents permettant de produire… trois secondes par jour et par animateur !

Avant de voir le résultat en salle dès le 19 octobre, on vous propose de visionner les quelques extraits qui suivent, ainsi que la bande annonce.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Ma vie de CourgetteCourgette n’a rien d’un légume, c’est un vaillant petit garçon. Il croit qu’il est seul au monde quand il perd sa mère. Mais c’est sans compter sur les rencontres qu’il va faire dans sa nouvelle vie au foyer pour enfants. Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice : ils ont tous leurs histoires et elles sont aussi dures qu’ils sont tendres. Et puis il y a cette fille, Camille. Quand on a 10 ans, avoir une bande de copains, tomber amoureux, il y en a des choses à découvrir et à apprendre. Et pourquoi pas, même, être heureux…

Sortie : le 19 octobre 2016
Durée : 1h06
Réalisateur : Claude Barras

Avec les voix de : Gaspard Schlatter, Sixtine Murat et Pauline Jaccoud

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

[vc_text_separator title= »EXTRAITS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]




Musicalité des corps et contemporanéité pour une rentrée gagnante du Ballet à Garnier

Musicalité des corps et contemporanéité pour rentrée gagnante du ballet à Garnier
The Seasons’ Canon © Julien Benhamou

Musicalité des corps et contemporanéité pour une rentrée gagnante du Ballet à Garnier

Les chorégraphes Tino Sehgal, Justin Peck, William Forsythe, et Crystal Pite ont inauguré avec brio la soirée d’ouverture de la nouvelle saison du Ballet de l’Opéra de Paris.

Un programme porté par une musicalité des corps et une contemporanéité dont les danseurs de la compagnie parisienne se sont appropriés le vocabulaire et l’esthétique dans un geste aussi enlevé que maîtrisé.

On est accueilli en préambule de la soirée par des figurants habillés en ouvreurs et qui font naître dans les espaces public du Palais Garnier les propositions de Tino Sehgal, artiste conceptuel, à travers des séquences chorégraphiées dont l’adresse aux visiteurs se veut interpéllative, ludique et communicative.

La soirée se poursuit avec « In Creases » du jeune prodige Justin Peck sur la musique hypnotique de Philip Glass. A partir d’une variation arithmétique dans laquelle le chorégraphe articule ses huit danseurs, la chorégraphie imprime une figure abstraite à chaque mouvement ou attitude. Le groupe au diapason jouant alors avec sa configuration collective ou individuelle ainsi que son énergie dans une osmose parfaite.

Puis s’enchaine la partition de William Forsythe où le chorégraphe offre toute la mesure et l’étendue de son art emprunt d’un vocabulaire classique mais qu’il n’a eu cesse de déconstruire pour en déjouer les codes préétablis et l’ouvrir entre rupture, déséquilibre, virtuosité et dynamique organique du corps, à une esthétique réappropriée. « Blake Works I » se part d’une composition du jeune compositeur de la scène indé anglaise James Blake avec lequel Forsythe travaille pour la première fois.

[…] la chorégraphe canadienne Crystal Pite impressionne […]

Ainsi, sur une musique électro minimaliste aux influences pop/soul, les vingt solistes libérés font exploser la frontière entre gestuelle classique et rythmique propre au dancefloor dans le pur esprit forsythien et ces possibilités débusquées et infinies du corps dansant.

Après l’entracte on découvre la chorégraphe canadienne Crystal Pite, qui fut élève de William Forsythe au Ballet de Frankfort, et dont l’invitation pour la première fois à l’Opéra de Paris impressionne avec sa création « The Season’s Canon ».

Un oeuvre magistrale pour 54 danseurs sur les Quatre Saisons de Vivaldi en version revisitée par Max Richter, à l’abri d’une chorégraphie organique et d’une intensité inouïe où le rituel d’une communauté humaine se charge d’une danse tellurique aux prises avec les éléments/phénomènes déclinant chaque saison.

Où les danseurs, en pantalon de treillis et torse-nus, le cou tatoué d’une minerve colorée en vert, embrassent le monde naturel et ses mystères dans une chaîne de mouvements, les liant les uns aux autres, et une tension dramaturgique, le tout emmené par la cheftaine et royale Marie-Agnès Gillot.

Le programme s’achève comme il commencé avec Tino Seghal et une pièce sans titre sur une musique de Ari Benjamin Meyers, interprétée en live par sept musiciens dans la fosse. Où la bande son se fait le chorégraphe de jeux de lumière, des rideaux de scène en liberté et des danseurs dispersés dans la salle en prise direct avec les spectateurs.

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Dates : du 26 septembre au 9 octobre 2016 l Lieu Au Palais Garnier (Paris)
Chorégraphes : Justin Peck – William Forsythe – Crystal Pite – Tino Sehgal

Vidéo : Michel Neyret interrogé dans On n’est pas couché

Michel neyret
Michel Neyret dans On n’est pas couché le 1er octobre 2016

Vidéo : Michel Neyret interrogé dans On n’est pas couché

Michel Neyret, ancien directeur-adjoint de la police judiciaire de Lyon, présentait hier son livre dans l’émission de Laurent Ruquier On n’est pas couché. Il nous raconte son parcours, son vécu, ses méthodes d’investigation – notamment ses échanges avec les indics et les modes de rémunérations mis en place -, ses techniques de flic et son expérience.

Vanessa Burggraf, qui a visiblement beaucoup apprécié le livre, ne manque pas de rentrer dans le vif du sujet en lui reprochant de vouloir se réhabiliter avec ce livre. La chroniqueuse oblige ensuite l’ancien super flic à se justifier sur l’affaire judiciaire qui lui a valu d’être condamné à 30 mois de prison.

Son livre, Michel Neyret Flic est paru aux éditions PLON le 1er octobre 2016.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Michel NeyretPendant vingt ans, Michel Neyret a été un grand flic. Chasseur dans l’âme, il a traqué les voyous avec l’instinct d’un pisteur. Braquages, casses, prises d’otages, trafics, il a tout vu, tout combattu à Lyon, plaque tournante de la voyoucratie. Sur le terrain, Michel Neyret a servi avec honneur et efficacité. Il a même gagné le respect de truands qu’il a fait tomber : ceux-ci, condamnés, comprenaient les règles du jeu. Puis le jeu a changé : les banques n’ont plus eu de cash, la came a tout envahi, les filières se sont adaptées. Les mentalités se sont perdues, les frontières se sont brouillées. Après une carrière exceptionnelle dans la rue et dans l’action, Michel Neyret a accepté le poste de directeur-adjoint interrégional de la police judiciaire de Lyon. Et là, il n’était plus au contact. Les maffieux en ont profité. Il espérait les utiliser comme indicateurs, mais les choses ont dérapé…
Résultat : du jour au lendemain, Michel Neyret a été destitué, renvoyé de la police, inculpé, honni. Il s’est retrouvé de l’autre côté de la barrière. Méritait-il pareil traitement ? A-t-il changé ? Est-il tombé dans un piège ?
Devant une situation qui le dépasse, sans nier ses erreurs, ce grand serviteur de l’État livre aujourd’hui sa vérité.

[vc_btn title= »Acheter sur Amazon » color= »primary » align= »center » link= »url:http%3A%2F%2Famzn.to%2F2duSufb||target:%20_blank »]

The Fourth Phase : toutes les vidéos du film évènement

The Fourth Phase
The Fourth Phase – Travis Rice

The Fourth Phase : toutes les vidéos du film évènement

The Fourth Phase est le film de snow évènement qui ouvre la saison en grandes pompes. C’est une de ses marques de fabrique, la marque de la boisson énergétique qui donne des ailes sait aussi offrir des sensations extrêmes. Elle s’apprête à le faire avec ce nouveau film très attendu en compagnie de l’immense snowboardeur Travis Rice. Ce dernier nous invite – avec ses potes Mark Landvik, Pat Moore, Erik Jackson ou encore le français Victor De Le Rue – à travers le Pacifique Nord pour un voyage incroyable de beauté et de rushs de glisse.

Le cycle de l’eau

Le film se propose de suivre le cycle de l’eau, qui, grâce aux dépressions, emprunte l’océan Pacifique avant de s’échouer sous forme de neige et de glace sur les sommets de la côte ouest-américaine. Du Japon à l’Alaska en passant par la Russie, The Fourth Phase c’est 25 000 km parcourus durant les 90 minutes qui ont nécessité 2 ans de tournage.

Cette véritable super production réalisé par Jon « JK » Klaczkiewicz, a monopolisé les meilleures technologies (une dizaine de types de caméras différentes) pour plus de 2000 heures de vidéos enregistrées.

Le film sera disponible dès dimanche 2 octobre sur RedBull TV. Enfilez vos combis Le départ est à un clic. En attendant la sortie, on vous a réuni sur la playlist ci-dessous toutes les vidéos parues sur le film. Juste pour le plaisir 😉

Rock’n’Roll…of Corse! ravive un moment clé de l’histoire du Rock

Rock'n'Roll... of Corse!
Rock’n’Roll… of Corse, film de Copyright To Be Continued

Rock’n’Roll…of Corse! ravive un moment clé de l’histoire du Rock

Henri Padovani fut le premier guitariste du groupe Police avant d’être remplacé par Andy Summers. Mais sa carrière rock’n’roll ne se limita pas à ce passage éclair et ce documentaire évoque l’existence du plus grand guitariste rock corse de l’histoire avec force images d’archives et contributions éclairées.

Une émigration lumineuse

Londres, 1977. Alors que le mouvement punk éclôt dans un maelström incommensurable, Henri Padovani est présent, faisant son trou sur la scène locale à une époque où chaque semaine apportait son lot de nouveaux groupes. Tandis qu’il gravite de clubs en clubs, il est recruté pour tenir la guitare dans un nouveau groupe au nom flashy, Police. Aux côtés du chanteur Sting tout droit débarqué de Newcastle et du batteur de jazz Stewart Copeland, ils forment tous 3 une formation énergique à la réputation ascendante. Pourtant, le groupe explosera dans les charts après le départ du guitariste corse, le laissant frayer dans d’autres aventures musicales jusqu’à une prolifique carrière de manager de maison de disques.

Un rêve de rockeur

Le documentaire est forcément destiné aux aficionados de la 6 cordes qui balance du son. Musiques et interviews s’enchainent sans discontinuer avec quelques noms connus de l’histoire musicale récente. Kim Wilde, Sex Pistols, The Stranglers, Zucchero, U2, Jeff Beck, les connaisseurs apprécieront. Si le film n’évite pas l’hagiographie parfois un peu excessive, le film se suit comme une ode à la passion du rock, dans une bonne humeur constante et non artificielle. Les anciennes gloires ont gardé la pêche et vantent les mérites de l’exilé corse avec entrain.

Si le grand public ignore jusqu’à l’existence d’Henri Padovani, les connaisseurs savent et se rueront sur ce documentaire pour prendre une bonne dose de rock.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Rock'n'Roll... of Corse!
Rock’n’Roll… of Corse!

Le destin d’Henry Padovani, un jeune corse de 24 ans débarqué à Londres en décembre 1976, acteur et témoin d’une période où naissait un nouveau courant alternatif et révolutionnaire : le mouvement punk.
Musicien et guitariste, il a traversé les années 80 comme une météorite tombée de nulle part, du groupe « The Police » qu’il fonde avec Stewart Copeland en janvier 1977 jusqu’à leurs retrouvailles sur scène 30 ans plus tard devant 80 000 personnes au Stade de France, des Clash aux Sex Pistols, des Who aux Pretenders, de REM qu’il signe à Zucchero qu’il manage. Avec tous, Henry a partagé un peu de leur musique et beaucoup de leur vie !

Sortie : le 21 septembre 2016
Durée : 1h30
Réalisateur :  Lionel Guedj, Stéphane Bébert
Avec : Henri Padovani, Sting, Stewart Copeland
Genre : Documentaire

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La Parisienne d’Alexandrie joue sur les souvenirs et l’émotion

La Parisienne d'Alexandrie
La Parisienne d’Alexandrie, Comédie Bastille

La Parisienne d’Alexandrie joue sur les souvenirs et l’émotion

Isabelle de Botton vient raconter son enfance dans l’Alexandrie mythique et multiculturelle qui a fait rêver le monde pendant des siècles. Nasser a obligé l’élite à s’exiler, parmi elle les parents de la petite Isabelle. Devenue une comédienne et scénariste renommée sur la scène parisienne, elle n’oublie pas et fait revivre un pan oublié de l’histoire moderne avec humour et émotion.

Un souvenir tenace

1956, la France, la Grande-Bretagne et Israël tentent d’empêcher la main mise du régime égyptien sur le Canal de Suez. La levée de boucliers de la communauté internationale transforme l’opération militaire en fiasco et incite Nasser à noyauter son pays en décapitant l’élite intellectuelle. Parmi elle, la famille de la petite Isabelle jouit d’un confort matériel certain et d’une longue histoire avec la ville d’Alexandrie. Cette ville glorifiée par Lawrence Durrell dans le Quatuor d’Alexandrie, objet de fantasmes et de récits d’aventure. Isabelle de Botton fait revivre les personnages de son enfance avec truculence, enchainant les imitations dans les rires bruyants de la salle.

Une histoire truculente

En racontant son histoire personnelle, elle fait revivre un temps où les religions cohabitaient sans soucis, où la tolérance tenait du mode de vie et où les nationalités se retrouvaient dans la cité antique. La famille juive d’Isabelle de Botton parlait français, anglais, italien, arabe ou juif sans distinction castratrice. Citoyens du monde au mode de vie méditerranéen, ils pensaient que leur vie serait éternelle. C’était sans compter sur les tourments politiques… Le parallèle avec l’époque actuelle crispée est inévitable et si Isabelle de Botton ne s’en prive pas, elle ne joue par le rôle de donneuse de leçon. Même dans les moments les plus noirs, elle ne se départit pas de ce recul salvateur, de cet humour qui fait inévitablement mouche.

La pièce se joue tous les mardis soirs à la Comédie Bastille dans une ambiance de joyeux brouhaha. La maitresse de cérémonie fait mouche et ravive une époque pas si lointaine en partageant souvenirs et réflexions avec malice.

Dates :  Tous les mardis à 19h jusqu’à fin 2016
Lieu : Comédie Bastille, (Paris)
Metteur en scène : Michèle Bernier
Avec : Isabelle de Botton

Résultats concours : Timéo, 4 places de spectacle gagnées

Timéo
Résultats concours Timéo : 4 places de spectacle gagnées !

Vous avez été 1024 participants au concours Timéo. Merci de votre excellente participation. Les 2 heureux gagnants de 2 places de spectacle du 1er octobre sont les suivants :

Maryse Brunier et Ludovic Bercier

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Harry Potter et l’Enfant maudit, on l’a enfin lu ! (Gallimard)

Harry Potter et l'enfant maudit copyright Reuters/ Neil Hall
Harry Potter et l’enfant maudit copyright Reuters/ Neil Hall

Harry Potter et l’Enfant maudit, on l’a enfin lu ! (Gallimard)

Du théâtre… De quoi tomber des nues tandis qu’Harry Potter et l’Enfant maudit nous reste bien en mains. Le huitième tome de la saga que J. K. Rowling a publié sur la demande massive de ses fans ne pouvant assister à la pièce au Palace Theatre de Londres est donc dans toutes les librairies… anglaises pour l’instant. La foule n’a pas manqué de s’y précipiter et, sur Twitter, des inconditionnels avouent ne pas avoir lâché le livre de la nuit. Et, en effet, rythmée, avec des péripéties et mésaventures qui s’enchaînent, l’histoire est comme un train à grande vitesse qui démarre doucement pour ne plus s’arrêter jusqu’au terminus. Harry Potter est assis à bord mais ces aventures ne sont plus seulement les siennes. Dix-neuf ans après la chute de Voldemort, il a trois enfants avec sa femme, Ginny. Albus, le petit dernier, lui donne du fil à retordre et être un bon père de famille semble presque aussi difficile que de renverser le Seigneur des ténèbres !

Magie et nostalgie

La magie d’Harry Potter a-t-elle une nouvelle fois opéré ? Quel plaisir de retrouver de vieux amis tels que Dumbledore, Hermione, Ron ou Professeur MacGonagall. Ils ont gardé leur accent d’antan : Ron est « clownesque », Hermione est autoritaire bien qu’Harry lui, ne s’en va plus en guerre, il n’est plus qu’un père tourmenté. Il y a tous ces lieux également qui ont fait rêver toute une génération de fans. Poudlard, le Ministère de la magie, la voie 9 ¾ … c’est un défilé de souvenirs spatiaux très bien organisé par Jack Thorne et J. K. Rowling. La réimmersion dans l’univers des sorciers est presque instantanée. Stratégie marketing ou simple désir scénaristique, la nostalgie de la saga menace. J. K. Rowling n’a pas perdu ses passionnés.

Dans Harry Potter et l’Enfant maudit, le principal chamboulement est dans la surexposition des sentiments – familiaux, amoureux, amicaux. L’expression directe et l’épanchement des sentiments est perturbante. Ils sont devenus les protagonistes de beaucoup de scènes au point que le drame familial prime sur l’action ! Cette évolution sentimentale, en partie due au format théâtral, « enniaise » l’intrigue. Une intrigue pour autant bien ficelée qui assouvie notre besoin de rebondissements. Mais que le mystère reste entier, vous n’en saurez pas plus !

Harry Potter et l'enfant maudit
Harry Potter et l’enfant maudit copyright all rights reserved

Harry Potter est-il « théâtralisable » ?

Du roman au théâtre. Ce changement de format littéraire au cours d’une saga ne s’est tout simplement jamais vu. Adieu les descriptions fantastiques de la grande salle de Poudlard, de la forêt interdite, de Voldemort et de ses acolytes, des descriptions ensorcelantes qui contribuaient à la magie d’Harry Potter. La pièce de théâtre, par ces décors, pourra nous transporter à nouveau dans cet univers mais le livre de la pièce, entièrement construit de dialogues et de didascalies, nous y déplace plus difficilement.

Si nous sommes mitigés, c’est votre avis que nous voulons pour enfin être fixé ! Le 14 octobre, la Librairie de Paris ouvrira ses portes aux fans d’Harry Potter qui trépignaient d’impatience de pouvoir enfin lire le dernier tome en français. La Potermania n’ayant pas de limites, bonne file d’attente. Et tout de même, il nous avait manqué Harry Potter.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Harry Potter et l'enfant mauditLa huitième histoire. Dix-neuf ans plus tard.

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.
Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

D’après une nouvelle histoire originale de J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne, la nouvelle pièce de théâtre de Jack Thorne, Harry Potter et l’Enfant Maudit est la huitième histoire de la saga Harry Potter et la première histoire de Harry Potter officiellement destinée à la scène.
La première mondiale de la pièce aura lieu à Londres dans un théâtre du West End le 30 juillet 2016.

Date de parution : le 14 octobre 2016 (en français)
Auteur : Jack Thorne? J. K. Rowling et John Tiffany
Editeur : Gallimard Jeunesse
Prix : 21 € (352 pages)
Acheter sur : Amazon

Résultats concours : Radin, 10 places de ciné gagnées

Radin
Résultats concours : Radin, 10 places de ciné gagnées !

Vous avez été 3986 participants au concours Radin. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places de ciné sont les suivants :

Leslie Avalos, Sandrine Degand, Alexandre Andreieff, Jean-Luc Wallet et Stéphanie Girerd

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Alsarah & The Nubatones : quand la pop nubienne s’éveille

alsarahAlsarah & The Nubatones : quand la pop nubienne s’éveille

C’est à Brooklyn que la chanteuse soudanaise Alsarah s’est faite remarquée, aux côtés de ses musiciens, The Nubatones. Après Silt, premier album fondateur du groupe, c’est au tour de Manara de nous entêter avec des mélodies orientales à la fois rétro et pop. Une musique colorée imprégnée du foisonnant multicuturisme new yorkais.  De quoi faire évidemment voyager à travers la question de la migration évoquée dans un album où émotions et quête d’idéal se mêlent dans une grande célébration de la diversité.

Découvrez le clip du titre Ya Watan, extrait de l’album ManaraCe dernier sortira dès vendredi 30 septembre. Surveillez les bacs 😉

Bobby change de linge ou le désir d’ascension sociale

Bobby change de linge
Bobby change de linge, Hugues Barthe, La Boite à Bulles

Bobby change de linge

Bobby change de linge raconte l’ascension sociale d’un fils de rien décidé à réussir sa vie. Perdu dans un milieu qui ne lui correspond pas, Robert monte à la ville et se lie avec une famille de libraires. Mais les tourments du héros le verront toujours chercher plus sans parvenir à se satisfaire de ce qu’il a…

Un panorama social désenchanté 

C’est tout un pan de la société française qui est illustré via le parcours du jeune héros. Prénommé Bobby en hommage au personnage de la série Dallas, il doit vivre toute sa jeunesse dans un univers qui ne lui correspond pas, sans pouvoir pleinement s’exprimer. Mais le jeune homme est intelligent et va se découvrir des talents de Rastignac de province. Entre alcooliques et passionnés de football, il va pouvoir mettre à profit sa passion pour la littérature en se faisant prendre sous l’aile d’un libraire à la rechercher d’un successeur.

Un dessin qui en dit long

Si le trait semble peu soigné, il en dit pourtant long sur le contexte de la bande dessinée. Les traits sont ronds, presque malhabiles, mais retranscrivent parfaitement cette histoire de héros perdu, maladroit mais déterminé. La BD se lit avec plaisir pour voir comment le minot va pouvoir devenir un adulte épanoui. Car forcément velléitaire et mal assuré, il évolue dans la vie comme dans un jeu de quilles, entre bienveillance intéressée et poids familial.

Ce Bobby est touchant et agaçant à la fois, ses maladresses irritent autant qu’elles en disent long sur la difficulté de se réaliser. La BD se veut ultra réaliste et ouvre une lucarne sur une réalité pas si rose… en dépit de la couleur trompeuse de sa couverture!

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Jeune homme issu de la classe populaire, Bobby débarque en ville avec la ferme intention de s’y faire une place, quitte à passer ses week-ends sous le toit délabré du foyer pour jeunes travailleurs.

Jean Détalminil, gérant de la librairie dans laquelle Bobby travaille, remarque très vite le potentiel qui sommeille en son employé et décide de le prendre sous son aile.

Bobby pose alors un pied dans un monde inconnu et fascinant : celui de la bourgeoisie. En côtoyant cette famille qui deviendra la sienne – il en épousera la fille – le jeune homme découvre l’aisance financière et surtout le foisonnement intellectuel dont il a toujours rêvé, bien loin du mutisme culturel de son arrière-pays natal.

Pourtant, si Bobby se sent intimement appartenir à ce monde qui lui ouvre ses portes, la transition n’est pas simple, car le bagage qu’il traîne derrière lui ne s’abandonne pas si facilement…

Le parcours d’un « transfuge de classe » retranscrit avec une grande authenticité.

Date de parution : Aout 2016
Scénariste(s) : Hugues Barthe
Dessinateur(s) : Hugues Barthe
Genre : Drame
Editeur : La Boîte à Bulles
Prix : 14,95 € (96 pages)
Acheter sur : Amazon BDFugue

Les 7 Mercenaires reviennent et ça tire dans tous les sens

Les 7 Mercenaires
Les 7 Mercenaires, Copyright Sony Pictures

Les 7 Mercenaires reviennent et ça tire dans tous les sens

L’illustre western de John Sturges Les Sept Mercenaires réalisé en 1960 a bercé des générations de spectateurs grâce à ses récurrentes rediffusions télé. La nouvelle génération a droit à son adaptation moderne. Nouveaux acteurs mais trame similaire et mêmes rebondissements. Les codes du western sont respectés et l’action est au rendez-vous avec combats de Six Coups et trame tragique. Un divertissement qui devrait rencontrer son public.

Une illustre généalogie

Les Sept Mercenaires était déjà une adaptation des Sept Samouraïs, chef d’oeuvre d’Akira Kurosawa voyant des samouraïs venir en aide à des villageois truandés par des voleurs sans vergogne. Toshiro Mifune éclairait le film de sa classe naturelle et il fallait un casting à la hauteur pour rivaliser. Avec Yul Bryner en chef de gang épaulé notamment de Steve McQueen, Charles Bronson et James Coburn, l’adaptation western remplissait le cahier des charges. Surtout que, sans en dire trop, certains héros disparaissent dans l’aventure, chose qui n’arrive que (trop) rarement dans le cinéma hollywoodien. De quoi souligner l’empathie pour des personnages avant tout humains et périssables. Et impressionner enfants comme adultes.

Une adaptation fidèle

Denzel Washington remplace Yul Bryner, Chris Pratt prend la place de Steve McQueen et l’action reste à peu près la même. Les truands sont remplacés par un industriel de Sacramento qui veut voler la terre de pauvres fermiers martyrisés. Peter Saarsgard fait d’ailleurs un très bon méchant, détestable à souhait, entre Ewan McGregor dans Jane got a gun et le Joker du Dark Knight. Perpétuellement fatigué de devoir frayer avec l’espèce humaine et génialement vicieux. Face à lui, une bande de mercenaires aux parcours rapidement évoqués et réunis par une même envie de faire son sort au diabolique némesis.

Un western fidèle aux codes

Ce 7 mercenaires a beau n’avoir rien d’original, il actualise les codes et offre une déclinaison moderne séduisante. Le réalisateur Antoine Fuqua devait certainement avoir pieds et mains liés pour n’oser que peu de plans vraiment originaux. Mais même sans ambition formelle, le film satisfait les attentes avec ces longs combats au revolver, ces cavaliers descendus en pleine cavalcade et ces explosions soigneusement chorégraphiées. Pas vraiment innovant mais diablement efficace. En demandait-on plus pour une adaptation qui ne devait surtout pas jurer avec ses illustres prédécesseurs? Le divertissement est au rendez-vous, c’est bien le principal.

Les 7 Mercenaires sont de retour et perpétuent la mythologie, faisant s’identifier les plus jeunes à des héros faillibles mais animés de la même foi. Pour un moment de ciné entre amis ou avec la famille, le contrat est rempli.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Les 7 mercenaires
Les 7 mercenaires

L’industriel Bartholomew Bogue règne en maître sur la petite ville de Rose Creek. Pour mettre fin au despotisme de l’homme d’affaires, les habitants, désespérés, engagent sept hors-la-loi, chasseurs de primes, joueurs et tueurs à gages – Sam Chisolm, Josh Farraday, Goodnight Robicheaux, Jack Horne, Billy Rocks, Vasquez, et Red Harvest. Alors qu’ils se préparent pour ce qui s’annonce comme une confrontation sans pitié, ces sept mercenaires prennent conscience qu’ils se battent pour bien autre chose que l’argent…

Sortie : le 28 septembre 2016
Durée : 2h13
Réalisateur : Antoine Fuqua
Avec : Denzel Wahsington, Chris Pratt, Ethan Hawke
Genre : Western, Action, Aventure

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

A LIRE