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Amère Russie, tome 2 : une BD d’Aurélien Ducoudray et Anlor (Grand Angle)

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Amère Russie, tome 2

Amère Russie, tome 2

Suite et fin du diptyque Amère Russie qui voit l’épopée d’une mère partie rechercher son fils russe capturé par les tchétchènes arriver à son terme. Les Colombes de Grozny est le nom de ce deuxième album signé Aurélien Ducoudray (Championzé, La Faute aux chinois, Clichés de Bosnie, La Malbête, Young) au scénario et Anlor (Les innocents coupables) au dessin. Lisez notre chronique du tome 1 pour en savoir plus.

Date de parution : le 27 mai 2015
Auteurs : Aurélien Ducoudray (scénario) et Anlor (dessin)
Editeur Grand Angle
Prix : 13,90 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur:

Pour retrouver son fils, un militaire russe détenu en Tchétchénie, Ekaterina a bravé tous les dangers. Jusqu’à rencontrer Bassaiev, le redoutable chef tchétchène, qui lui présente un prisonnier… qui n’est pas celui qu’elle recherche éperdument. Retranchée dans une Grozny assiégée, déçue par l’attitude des belligérants des deux camps, Ekaterina semble plus seule que jamais. Mais une porte de sortie se trouve peut-être au milieu des immeubles en ruines.

Amère Russie, tome 2

Le point sur l’album :

Récit passionnant et touchant, Amère Russie trouve son épilogue avec un second tome abouti, à la hauteur de nos attentes. Ekaterina se retrouve assignée à résidence par les tchétchènes dans l’immeuble des aveugles. Là, elle va faire connaissance avec ses voisins de palier et va tenter de trouver sa place dans cette autre vie avec l’aide de son petit chien. Cela en n’oubliant pas son fils qu’elle souhaite plus que jamais retrouver. Une nouvelle aventure qui va être bouleversée par l’arrivée fracassantes des troupes russes sur place… et qui réserve un dénouement de taille.

De sa plume délicate, Aurélien Ducoudray touche avec un récit humaniste où les errements de la guerre sont montrés sans détour, pourtant portés par l’espérance et la bonté de l’âme humaine.

Le dessin très expressif d’Anlor y est particulièrement réussi. Son sens du détail et son trait en perpétuel mouvement sont de vrais atouts pour cette histoire captivante.

D’une grande maîtrise, Amère Russie se termine par un second tome des plus convaincants.

Warship Jolly Roger, tome 2 : une BD de Sylvain Runberg et Miki Montllo (Dargaud)

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Warship Jolly Roger, tome 2 

Warship Jolly Roger, tome 2

Space-Opera dirigé par le scénariste Sylvain Runberg (Cases blanchesL’Ombre des ShinobisKonungar, Trahie, Orbital, Infiltrés) et illustré par Miki MontlloWarship Jolly Roger parcourt la galaxie en compagnie de quatre évadés d’une prison de haute sécurité de la confédération.

Date de parution : le 29 mai 2015
Auteurs : Sylvain Runberg (Scénario) et Miki Montllo (Dessin)
Editeur : Dargaud
Prix : 13,99 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Warship Jolly Roger, la grande saga de S.F. de Runberg et Montlló, continue ! Tout est bon pour mettre la main sur les quatre renégats les plus craints de la Confédération : le fils de Munro, empoisonné, devient une monnaie d’échange, tandis qu’Alisa se fait incarcérer par sa propre mère qui dirige une base autonomiste… Il reste le mystérieux Treize : est-il seulement l’ado qui a tué ses parents adoptifs de sang-froid ou un télépathe doté de tels pouvoirs psychiques qu’il est l’ultime recours ?

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Le point sur l’album :

Dans ce deuxième épisode, le jeune Treize prend de l’importance et assure le show avec son android télépathe. La bande de Munro va tomber dans un piège sur une planète désertée de la confédération et habitée par des résistants. Un refuge idéal pour le Jolly Roger qui a besoin de faire le plein de ressources le plus discrètement possible. Pourtant, justement intitulé Déflagrations, cet épisode va se révéler aussi explosif que pressenti. D’autant plus que Munro apprend que son fils est mourant et que son pire ennemi est suspecté d’être à l’origine de cette manoeuvre odieuse. Un album dense qui jouit d’un scénario aussi musclé que complet. Une boule de feu lancée à pleine vitesse dans l’espace.

Lumineux, c’est aussi le cas du dessin de Miki Montllo, qui offre un graphisme d’une grande fluidité. Son trait incisif et moderne allie réalisme et animation avec grande dextérité. Un coup de coeur qui fut également remarqué au salon de Barcelone 2015 (Prix de l’auteur-révélation).

Warship Jolly Roger se révèle plus explosif que jamais avec un deuxième tome haletant, qui ne laisse pas une seconde répit. Une série à suivre de près !

The Guard, un film de Peter Sattler (DVD-BR)

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The Guard

The Guard, disponible en Blu-Ray et DVD

Premier film de Peter Sattler, The Guard porte à l’affiche Kristen Stewart (César de la Meilleure actrice dans un second rôle pour Sils Maria) dans le rôle d’un militaire gardien à Guantanamo. Un film choc qui montre les conditions de détention dans l’une des prisons de haute sécurité les plus terribles au monde.

Sortie DVD le : 25 juin 2015
Durée : 1h57
Avec : Kristen Stewart, Peyman Moaadi, John Carroll Lynch, Lane Garrison, Julia Duffy
Prix: 17,99 € (BR) / 12,99 € (DVD)

Synopsis du film The Guard :

Décidée à rejoindre l’armée, Cole, jeune idéaliste, se retrouve affectée dans une prison militaire de haute sécurité. Entre les détenus hostiles, les coéquipiers agressifs, et les règles à faire respecter, son quotidien se révèle vite rude et violent. Sa bulle d’oxygène, c’est l’étrange relation de proximité qu’elle commence à nouer avec l’un des prisonniers. Mais à trop vouloir franchir les limites, Cole joue dangereusement avec le feu…

The Guard

The Guard

Ce qu’on pense du film The Guard :

Centré sur deux personnages, The Guard nous raconte avant tout une relation particulière entre un prisonnier et l’une de ses surveillantes. Cette dernière, Cole, débute avec ce premier poste à Guantanamo. Elle apprend les bases du métier, comme ne jamais adresser la parole à un prisonnier. Son baptême du feu, elle le vivra en recevant un cocktail de matières fécales offert par son prisonnier. Pourtant, elle va peu à peu se rapprocher de lui en devenant peu à peu sa confidente. Une situation qui va la mettre plus d’une fois en danger.

The Guard offre un scénario touchant qui glace le sang par toute la détresse de ces hommes. Une immersion dans une prison impénétrable, où la seule évasion possible est la mort. Faut-il encore saluer le jeu parfait des acteurs.

Un film puissant et intime qui ne nous laisse pas indemne.

A voir.

Les Bonus du DVD/BR :

N.A.

Bande annonce du film The Guard :

Mummenchanz de retour à Paris, au Théâtre Antoine du 03 au 12 juillet 2015

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Mummenschanz
Nouveau spectacle 2015
au Théâtre Antoine du 3 au 12 juillet 2015

Après leur succès au Casino de Paris en 2013, les MUMMENSCHANZ sont de retour avec un nouveau spectacle à Paris.

Les idées ingénieuses de cette troupe fondée à Paris en 1972 par Andres Bossard, Floriana Frassetto et Bernie Schürch, n’ont cessé de transporter les publics du monde entier. MUMMENSCHANZ est devenu plus qu’un nom. C’est une forme d’art qui a marqué le monde du théâtre et plusieurs générations, avec des numéros jamais vus, inconnus, et uniques. Un spectacle sans aucun son qui surprend, étonne, et fascine.

Plus de 40 ans après sa création, Mummenschanz ne ressemble à aucun spectacle  et ne peut être classé dans une catégorie bien définie. Aujourd’hui encore, la presse  s’interroge : s’agit-il de comédie, de danse, de théâtre, de mime ? Quoi qu’il en soit, la performance Mummenschanz reste originale, dynamique, incroyablement dans l’air du temps. Elle surprend par le changement rapide des tableaux et par son vaste répertoire. Elle donne au public des émotions intenses et multiples. Quel que soit son âge et sa culture, le spectateur plonge dans le monde créatif de Mummenschanz, où évoluent de façon fascinante des formes bariolées et des personnages hors du temps.

Mummenschanz reste mystérieux. Mummenschanz rend pensif. Mummenschanz invite à rire. Aussi dans le futur ! Mummenschanz est un mythe depuis longtemps. Et ce mythe vit. Mummenschanz a toujours été un lieu pour l’imagination : deux yeux, deux oreilles, une bouche. Des masques fait de pâte à modeler, de petits tubes sonores ou de papier hygiénique. Voilà pourquoi on les surnomme «Les musiciens du silence», parce qu’ils font du théâtre sans paroles.

Même si de nouvelles figures se sont continuellement ajoutées, les Mummenschanzsont restés fidèles à eux-mêmes – du théâtre universel sculpturel et de gestes.

Que ce soit aux Etats Unis, à Broadway, au cirque national suisse ou sur une autre scène du monde, ils envoûtent le public avec leur langage universel. Chacun comprend les récits d’art des Mummenschanz. «Nous invitons les gens à nous suivre lors d’un voyage dans notre monde de fantaisies. Nous contons des histoires qui touchent leurs coeurs», nous dit Floriana Frassetto.

Mummenschanz étonne et surprend depuis des décennies, grâce à la conception unique de son travail. Avec courage, créativité et des moyens plus que modestes (souvent des matières recyclables), la troupe ne crée pas seulement un divertissement stimulant, mais offre du bien-être, durablement. Cette forme de culture fait réfléchir le public et c’est sans doute la raison pour laquelle des générations ont été inspirées par le monde fantastique de Mummenschanz. Les artistes de Mummenschanz n’ont jamais été des «songes-creux», mais des artistes du songe. Aujourd’hui encore.

Partout où cette troupe de théâtre unique au monde se produit, elle remporte unimmense succès. «Dès le levé du rideau par deux mains géantes, nous recevons une tempête d’applaudissements et les premiers rires», remarque Floriana Frassetto. Les médias partagent les réactions positives du public. «De l’art vivant» est proposé, «ce théâtre d’élite» resté jusqu’à ce jour hors du commun. Dernièrement un critique américain a déclaré : «Who said art can’t come to life ?» , «Qui a dit que l’art ne pouvait pas devenir vivant ?»

Créé en 1972 en Suisse, la troupe fait sa première apparition sur une scène française à l’occasion du Festival d’Avignon. Ensuite ils se produisent à Paris à la maison belge.

C’est en 2000 que Mummenschanz fait son retour en France. En octobre, leur performance est saluée par le public de la Scène Nationale de La Coursive à la Rochelle et du Centre d’Art Dramatique National de Saint–Etienne.

En 2011, Mummenschanz présente le spectacle «3 x 11» dans le cadre de Paris Quartier d’Eté. C’est l’un des plus beaux succès de la programmation du festival : les 16 représentations du 20 juillet au 7 août affichent complet et la presse salue avec enthousiasme la créativité de cette troupe unique.

En 2013, les musiciens du silence ont enchanté le public parisien au Casino de Paris lors de 6 représentations exceptionnelles (21 au 26 mai). Le Théâtre André Malraux de Rueil Malmaison les a accueilli en décembre. Fort de ces succès, la troupe poursuit une tournée au printemps 2014 à Nice, Ajaccio et Roubaix.

La troupe revient donc à Paris avec une série de numéros inédits, l’occasion de découvrir ou de redécouvrir leur monde imaginaire fait d’étranges personnages qui racontent 1 million d’histoires en silence.

A vos marques !

Sarah Addouh, et le Maroc vu autrement.

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Casablanca,Sarah Addouh

Sarah Addouh

 

Sarah Addouh, jeune artiste, crée des oeuvres très originales qui mettent en valeur le Maroc.

Vous pouvez admirer ses réalisations en allant sur son site : Sarah Addouh

 

Sarah Addouh

Sarah Addouh, vue par elle-même :

Je m’appelle Sarah Addouh , je suis née en en Janvier 1993 à Casablanca, j’y ai grandi et étudié jusqu’en 2011 où j’ai été admise à l’école nationale d’architecture de Rabat. J’ai depuis toujours aimé les collages j’en faisais quelques-uns petite à l’école et je n’ai jamais abandonné ce passe-temps qui, petit à petit, s’est transformé en passion.

En rentrant à l’école d’architecture et en recevant mon premier appareil photo, j’ai commencé à prendre des photos sans les traiter. Un jour, j’ai eu l’idée d’essayer quelque chose de différent en changeant les couleurs initiales par des couleurs plus flashy et en y greffant des éléments d’autres photos, et c’est comme ça que sont nées mes premières compositions.

Je suis fortement attachée à la tradition et la culture marocaines. Je puise mon inspiration dans les photos que je prends dans la rue, dans les souks… et tout ce qui réfère à des personnages et des lieux typiquement marocains. J’utilise aussi de vieux clichés de famille, que j’avais trouvé chez mes grand parents , et qui montrent certaines valeurs qui ont tendance à s’estomper de nos jours.

A travers la fusion de tous ces éléments une vision revisitée du patrimoine de mon pays, un mélange de couleurs, de visages, de motifs… qui reflète toute sa diversité et que vous pouvez découvrir sur mon site : Sarah Addouh

Casablanca, Sarah Addouh

IAM, you are, we are Solidays 2015 !

Festival Solidays 2015 

Festival Solidays 2015

Nous y étions et il faisait bon.
3 jours de soleil et de chaleur humaine.
180 000 personnes, jeunes, anciens, déguisés et engagés autour de ce festival Solidays 2015.

Charlotte Henry a déjà fait un bel article sur Solidays 2015, avec une interview de bénévoles, que vous pouvez voir  ICI. Aujourd’hui, c’est Mathilde Azéma qui nous fait part de ses impressions sur un festival pas comme les autres…

Festival Solidays 2015

 

Festival Solidays 2015

Des concerts, des manèges, et la solidarité des personnalités venues apporter leurs témoignages sur la maladie et le fonctionnement de notre société en général.
Comme Bill Gates, dont la fondation est toujours très impliquée dans la lutte contre le Sida ou Arash Derambash, dont le combat contre le gaspillage alimentaire a récemment abouti par le vote d’une loi à l’Assemblée Nationale.
Car Solidays n’est pas tout à fait un festival comme les autres. Créé dans la mouvance des grands festivals caritatifs, en 1999, son but est de sensibiliser à toute forme de prévention, de lutte et de thérapies possibles contre le Sida.
Les bénéfices du festival sont reversés à des associations de lutte contre le Sida, à des programmes de prévention et d’aide d’urgence aux malades, dont certains spécifiquement créés pour l’Afrique, continent qui compte le plus grand nombre de malades.
Mais son but est aussi de lutter contre toutes les discriminations et de parler ouvertement des sexualités, de toutes les sexualités, sans tabou ni barrières.
Les artistes qui interviennent à Solidays acceptent un cachet réduit ou se produisent bénévolement par solidarité.
Cette 17ème édition était aussi une bulle d’optimisme bienvenue après un vendredi qui débuta par des annonces d’actes terroristes en France, en Tunisie et au Koweït.
La violence de nos sociétés c’est aussi un thème qui anime les artistes engagés comme ceux d’IAM.
Akhenaton, leader du groupe de rap Marseillais depuis 30 ans, s’est exprimé sur cette culture qui se nourrit de spiritualités mais surtout d’actualité.
« Etre observateur, c’est ça qui fait la différence dans notre culture. »
Car pour eux, le rap a pour but de rassembler les Hommes, tout en étant un reflet de la société.
C’est aussi pour cela qu’Akhenaton s’est mobilisé en tant que directeur artistique de « Hip Hop, du Bronx aux rues arabes ».
Une exposition à découvrir jusqu’au 26 juillet à l’Institut du monde Arabe, à Paris.
Il nous rappelle également qu’aux débuts de ce courant, dans les années 70 a 80, les chansons hip hop étaient principalement tournées vers l’entertainment, « car il est aussi important de s’amuser que de s’instruire ».
« Bill Gates est en train de faire, aux EU, le plus grand musée du hip hop au monde. Nous, en France, deuxième pays du hip hop, on est à la traine. »
Une culture qui doit souvent passer en force, « il y en a marre de devoir justifier cette culture, marre de ce négationnisme culturel ».
Une culture du combat mais aussi de la joie : « ce sont les fous rires qui nous ont le plus marqués ».
Comme ce jour où les membres du groupe IAM découvrent leurs costumes juste avant de monter sur scène. Pour interpréter « L’Empire du côté obscure », ils avaient demandé des tenues de Jedi… et se sont retrouvés avec des simili uniformes du Ku Klux Klan !
Akhenaton le martèle : il faut se faire plaisir, pour faire plaisir aux gens.
Tout en trouvant le juste équilibre en jeux et enjeux.
Se méfier de l’ego de certains qui vont chercher la gloire jusque dans l’au-delà.
Le culte de l’image, des images choc qui ont marqué l’actualité de ce week-end sanglant.

Bizarrama culturologique, une BD de Marion Montaigne (Delcourt / Arte)

Bizarrama Culturologique

Bizarrama culturologique

Compilation des planches réalisées pour Personne ne bouge, émission de Collin, Mauduit et Bonnaud sur Arte, Bizarrama culturologique est un album BD de Marion Montaigne (qui anime le blog Tu mourras moins bête). Un one shot éclectique et décalé qui se savoure !

Date de parution : le 3 juin 2015
Auteur : Marion Montaigne (Scénario et Dessin)
Editeur : Delcourt / Arte
Prix : 16,50 € (96 pages) 

Résumé de l’éditeur:

On a demandé à Marion Montaigne, auteure des célèbres aventures du Professeur Moustache, son avis dessiné sur les sept péchés capitaux, les enfants stars, Noël, ou encore l’Australie. Du coup elle nous explique pourquoi Belzébuth est déprimé, comment le Père-Noël se paye un crash en traineau et nous raconte quelle est la véritable destination de l’Arche de Noé. Un voyage culturel drôle, varié et délirant !

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Le point sur l’album :

Album loufoque, le Bizarrama culturologique est un immense bazar où l’auteur nous promène avec les meilleures intentions : nous faire rire de n’importe quoi, souvent sur un ton assez trash. Elle passe au crible les sept péchés capitaux, nous débarque en Australie au milieu des kangourous, crocodiles et koalas et nous poile en mettant en scène le suicide de Britney Spears. Un humour de l’outrance qui plait !

Son dessin prend quant à lui toutes les libertés de la caricature et offre de belles planches grace à un trait assez fou mais élaboré. On aime.

Ce Bizarrama Culturologique est un grand foutoir qui fait rire. A découvrir.

Savage, un comics de Pat Mills et Charlie Adlard (Delcourt)

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Savage

Savage, un comics de Pat Mills et Charlie Adlard

Sans doute l’une des parutions comics les plus attendues de ce mois de juin, parce qu’illustré par le célèbre Charlie Adlard, dessinateur de Walking DeadSavage est par ailleurs scénarisé par Pat Mills (Requiem Chevalier Vampire). Une uchronie qui nous emmène dans une Angleterre de la fin des années 90, gouvernée par des fascistes venus de Russie. Dans ce contexte, un certain Bill Savage prend la tête de la résistance pour la Liberté.

Date de parution : le 3 juin 2015
Auteurs : Pat Mills (Scénario) et Charlie Adlard (Dessin)
Editeur : Delcourt
Prix : 17,95 € (192 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Rebaptisée la République Volgane, l’ex-Russie a passé un accord avec les États-Unis dans une sorte de nouveau Yalta, afin de se partager le monde. Mais les pays libres et le Royaume- Uni refusent cette nouvelle donne et la résistance se met en place. 2004 : Les Volgans ont envahi l’Angleterre. Un certain Bill Savage se bat contre l’oppresseur. Une atmosphère de guerre et de guérilla envahit l’Albion.

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Le point sur l’album :

One Shot coup de poing, Savage repose sur un scénario assez simple et dichotomique. Les fascistes, se faisant appelés les Volgans ont pris le pouvoir en Angleterre. Mais Bill Savage et sa bande ne l’entendent pas de cette oreille et vont se battre corps et âmes pour réduire l’oppresseur à l’état de poussière. Un héros énervé qui n’hésite pas à employer la méthode forte pour nuire le plus possible au pouvoir en place. Car Bill Savage a vu toute sa famille partir en fumée sous un obus tiré par les Volgans. De quoi le fâcher définitivement. Un récit musclé et explosif, où haine et vengeance se déchainent en rythme. Un divertissement efficace, qui va à l’essentiel.

On retrouve également avec plaisir le dessin de Charlie Adlard. Son trait franc, anguleux et puissant est parfait pour ce genre d’album. Le noir et blanc, associé à des jeux de lumières (contre-jours, notamment) , insuffle une belle intensité.

Savage est un comics viril et maitrisé. Du propre.

Solidays 2015 : 180 000 visiteurs et des volontaires toujours motivés !

SOLIDAYS-2015_3001788841611961413Comme chaque année, et encore plus pour cette 17ème édition, le festival Solidays a fait fureur à l’hippodrome de Longchamp. Plus de 180 000 visiteurs, un record, ont pu assister aux concerts et visiter les différents espaces de ce festival militant. Et derrière toute cette organisation minutieuse, ce sont plus de 1 500 bénévoles (appelés « volontaires ») qui assurent la réussite du festival. Cette année, nous avons interrogé Margaux, lyonnaise de 21 ans et Elise, 24 ans de Paris, deux bénévoles et membres de Solidarité Sida. Elles nous racontent leur expérience des Solidays. 

L’Oeil de la nuit, tome 2 : un comics de Serge Lehman et Gess (Delcourt)

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L’oeil de la nuit, tome 2 : Les Grandes Profondeurs

Suite de L’oeil de la nuit avec Les Grandes Profondeurs, qui met en scène un héros né de La Brigade Chimérique, du même scénariste (Serge Lehman qui fut également scénariste de Bilal pour Immortel ad vitam, adaptation cinéma de Nikopol). Une aventure où Théo Sinclair laisse place au Nyctalope, en se transformant en super-héros en costume cravate. Une aventure illustrée par Gess (Carmen Mc Callum). Pour en savoir plus, lisez notre chronique du tome 1.

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteurs : Serge Lehman (scénario), Gess (dessin) et Delf (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 15,95 € (96 pages)

Résumé de l’éditeur :

Ramené à la vie par le docteur Vogel-Kampf, Sinclair se découvre des pouvoirs inattendus qui défient les lois de la médecine. Désormais avide de sensations, le jeune aristocrate s’embarque dans une course contre la montre à la recherche du « Mercur-X » : une quête, mais aussi une odyssée intérieure qui va faire de lui l’OEil de la nuit, le premier des super-héros.

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Le point sur l’album :

C’est parti pour une nouvelle aventure où Sinclair vient tester ses super-pouvoirs en pleine exploration sous-marine, au milieu de ruines sous-marines du côté de Gibraltar. Un récit rythmé qui met en scène une quête dangereuse après le Mercur-X, jonchée de (supers) méchants qui vont forcer Sinclair à se faire épauler, bien qu’il affronte toujours ses ennemis en duel. Une expérience ésotérique qui ne manque pas de spectaculaire pour nous faire découvrir cette nouvelle plongée aux avant-postes de la naissance de l’un des premiers super-héros de l’Histoire (même époque que Fantômas).

On retrouve le trait original de Gess, très dense. Un dessin aux lignes irrégulières qui dérange aux premiers instants, mais qu’on finit par adopter malgré ses défauts.

La fin de ce premier cycle de L’Oeil de la nuit est attendue avec un troisième tome pour la fin 2015. Avis aux amateurs est donné.

Rani, tome 5 : une BD de Jean Van Hamme, Didier Alcante et Francis Vallès (Le Lombard)

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Rani tome 5

Rani, tome 5 : Sauvage

Adaptée de la série télé éponyme, Rani compte déjà son cinquième (sur huit) album avec Sauvage,  scénarisé par Jean Van Hamme et Didier Alcante (Pandora Box, Quelques jours ensemble, XIII Mystery) et illustré par Francis Vallès (Les Maîtres de l’Orge, Tosca, Rafales). Dans cet épisode qui porte bien son nom, la jeune Rani perd la mémoire après avoir fait naufrage. Elle sera recueillie dans un village de pêcheurs indiens pour y vivre une nouvelle vie, loin de ses souvenirs. A moins que… 

Date de parution : le 30 avril 2015
Auteurs : Jean Van Hamme, Didier Alcante (scénario) et Francis Vallès (dessin)
Prix : 14,45 € (48 pages)
Editions : Le Lombard 

Résumé de l’éditeur:

Après avoir pris la tête de la maison close qui l’employait, Jolane se retrouve à nouveau confrontée à son passé. Contrainte de prendre la fuite, elle subit un choc violent à la tête qui lui fait perdre la mémoire. Perdue seule et sans souvenir dans l’immensité inconnue des Indes, il lui faudra trouver de nouveaux alliés…

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Le point sur l’album :

Les aventures de Rani prennent une tournure nouvelle dans ce cinquième tome puisque notre héroïne, aristocrate déchue – marquée au fer rouge comme une vulgaire criminelle et asservie avant de devenir maquerelle – se retrouve au beau milieu d’une tribu indienne totalement amnésique. Ayant tout oublié de son passé et de son identité, la jeune femme passe au second plan. Si Rani n’est plus que fantomatique dans Sauvage c’est surtout le grand retour du Major Walker qui est mis en scène. Du coup, l’album paraît plus lent, comme une transition vers la reprise d’une aventure plus palpitante encore.

Le dessin réaliste et académique de Francis Vallès est quant à lui de belle qualité, jouant de nombreux détails grâce à son trait précis et raffiné. On apprécie ces planches d’un grand classicisme mais tout à fait efficaces.

C’est donc un nouveau cycle qui s’ouvre sur la vie trépidante de Rani, qui promet une nouvelle résurrection digne de ce nom ! Une série à suivre.

Nous, les morts – tome 2 : une BD de Darko Macan et Igor Kordey (Delcourt)

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Nous, les morts - tome 2

Nous, les morts t.2 : Le continent cimetière

C’est le retour de cette tétralogie originale et sanglante imaginée par le scénariste Darko Macan (Soldier X) et le dessinateur Igor Kordey (Soldier X, L’Histoire Secrète, Les 30 derniers, Star Wars – Nouvelle République…). Uchronie mêlant zombies, aztèques et peste noire, Nous les morts poursuit sa descente aux enfers avec Le continent cimetière, son deuxième tome. Pour en savoir plus, lisez la chronique du premier album.

Date de parution : le 3 juin 2015
Auteurs : Darko Macan (scénario), Igor Kordey (dessin) et Yana (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 14,50 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Pendant presque sept siècles, l’Europe a été le continent des morts. Pourtant, ces morts ne reposent pas en paix. Ils guerroient les uns contre les autres, inlassablement. C’est au milieu de ce perpétuel champ de bataille que Manco et sa petite troupe de survivants vont essayer de trouver la fontaine de jouvence. Certains ne survivront pas à ce voyage, d’autres se relèveront après leur mort, tandis qu’un étrange compagnon se joindra à leur quête.

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Le point sur l’album:

Manco, le prince héritier aztèque, poursuit son chemin sur le continent cimetière, dans ce deuxième album de Nous, les morts. Le récit s’assombrit encore par la perte de membres de l’équipage, parmi lesquels le redoutable Yao. Ce dernier va revenir d’entre les morts avec toute sa conscience, et va pourchasser Manco dans le but d’assouvir une vengeance… Un monde dévasté et cruel où les zombies ne sont pas toujours dénués d’intelligence, loin de là. Nous, les morts gagne en maturité en approfondissant chacun de ses personnages, ce qui donne une plus grande dimension à cette épopée macabre qui n’a d’autre fin que de mettre la main sur la fontaine de jouvence.

Côté dessin, les traits appuyés d’Igor Kordey met en scène des planches toujours aussi chargées, qui accentuent une sensation claustrophobe. Le choix du lettrage est à regretter, car on a parfois du mal à déchiffrer les mots. La coloration trop saturée reste perfectible mais on finit par s’y habituer.

Nous, les morts interloque avec toujours plus de force à mesure que son récit avance. Force est de constater que la série prend belle allure.

Une seconde mère, un film de Anna Muylaert

Une seconde mère, un film de Anna Muylaert

Une seconde mère, un film de Anna Muylaert

Anna Muylaert, à travers ce film, Une seconde mère, a voulu raconter le Brésil autrement. Montrer l’évolution du Brésil, leur façon de vivre, de penser, surtout des nouvelles générations.
Sortie le : 24 juin 2015
Durée : 1h52
Avec : Regina Casé,Camila Mardila

Synopsis :

Depuis plusieurs années, Val travaille avec dévouement pour une famille aisée de Sao Paulo, devenant une seconde mère pour le fils. L’irruption de Jessica, sa fille qu’elle n’a pas pu élever, va bouleverser le quotidien tranquille de la maisonnée…

 

Une seconde mère, un film de Anna Muylaert

Une seconde mère, un film de Anna Muylaert

 

Nous, français n’avons aucune connaissance de l’actrice principale qui incarne Val, la nounou de la famille depuis de nombreuses années. Il s’agit d’une très grande actrice brésilienne, Regina Casé. Très demandée et très appréciée. Nous n’en sommes pas étonnés. Elle est tout simplement époustouflante ! Tout le film repose sur ses épaules. Quel charisme, quel naturel, quelle virtuosité !

L’histoire est très simple. Val est nounou dans une famille aisée de Sao Paulo. Elle s’occupe du fils de la famille pendant que la mère travaille. Elle est nounou adorée du « petit » devenu grand, et aussi bonne à tout faire dans la maison. Bref, sans elle, la maison ne tourne plus. La réalisatrice ne s’intéresse pas à cette fameuse famille qui a une maison splendide, avec un jardin luxuriant et une piscine magnifique, mais bien plus à cette bonne qui donne d’elle-même sans compter. Amour, affection, tendresse sont aussi présents et importants pour Val que le ménage ou la vaisselle. Val est réellement la seconde mère du fils de famille… Mais, mais… Rien n’est simple.

Val a consacré de très nombreuses années de sa vie à cette famille. Mais tout d’un coup, sa propre fille, merveilleusement incarnée par Camila Mardila, Jessica, qu’elle n’a pas revue depuis dix ans, réapparait. Et l’équilibre qu’elle s’était créé s’effondre, ainsi que tous ses principes… Jessica ne supporte pas de voir sa mère à genoux devant ses employeurs… Petite révolution ou simplement différence de génération ? Abolition des classes sociales ? Ou…

Beaucoup de clichés dans ce film, bien sûr, mais aussi sûrement tellement de vérités sur l’évolution du Brésil ! Et quel talent au niveau des actrices et surtout de Regina Casé.

Un film très émouvant où l’on rit et l’on pleure ! A ne pas louper assurément !

« Le Mariage de Maria Braun » d’après Rainer Werner Fassbinder, mis en scène par Thomas Ostermeier, à Paris

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© Christophe Raynaud de Lage

Théâtre de la Ville du 25 juin au 3 juillet 2015

Après les grandes figures féminines des pièces d’Henrik Ibsen (Nora de la Maison de poupée ou Hedda Gabbler) où Thomas Ostermeier n’a pas son pareil pour décortiquer la dimension symbolique et politique de l’œuvre qui interroge toujours notre présent, le directeur de la Schaubühne trouve dans la Maria Braun de Fassbinder, une autre héroïne tout aussi emblématique.

Un spectacle puissant,  très accompli, où la réalité matérialiste d’hier rejoint celle d’aujourd’hui et dans un radicalisme tout aussi implacable

Où sa quête d’identité et de reconnaissance vont se confronter à un ordre économique aussi manipulateur que dévastateur.

À la fois dense et fluide, cette adaptation du chef d’œuvre de Fassbinder est menée d’une main de maître et portée par des acteurs impeccables dont l’incandescence d’Ursina Lardi irradie le plateau.

Sorti dans les salles de cinéma en 1979, Le Mariage de Maria Braun retrace l’existence d’une femme, en Allemagne, pendant la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’au milieu des années 1950.

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Epouse d’un homme qu’elle croit mort au front, Maria Braun prend un amant, Bill. Ce dernier est américain, et le couple tombe amoureux. Quand le conjoint qu’on croyait mort réapparait, tout se complique, puisque Maria, en voulant porter secours à son mari qui les a surpris, tue Bill pour le défendre. Alors qu’elle est accusée, c’est son mari qui se déclare coupable à sa place et se retrouve en prison. Entre temps, Maria devient la maîtresse de son patron.

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Et dans cette Allemagne en reconstruction, Maria Braun s’affirme la tête pensante de l’entreprise, tout en restant lié à son mari qu’elle visite régulièrement. Mais elle va payer très cher sa réussite sociale car si elle a cru pouvoir s’imposer dans un monde d’hommes en les manipulant par arrivisme, elle sera vite rattrapée par leur machisme et leur trahison tout en ayant perdu toute aptitude au bonheur.

Le film s’achève par la victoire de la RFA lors de la Coupe du monde de football en 1954. Cet épisode marque ainsi la fin de l’après-guerre et met en lumière une Allemagne a nouveau sûre d’elle même où la domination masculine/hégémonique reprend ses droits, abandonnant alors Maria Braun à sa perdition.

Sous couvert d’une intrigue romanesque et mélodramatique, Fassbinder décrit avec une profonde ironie l’Allemagne d’Adenauer et de la reconstruction tout en dénonçant le cynisme des comportements humains qui la jalonne.

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A travers ce destin de femme transfiguré par le cinéaste en observateur acéré, il pointe sans concession une société allemande qui, incapable de regarder en face son passé nazi, tente d’en effacer les stigmates à l’abri d’un miracle économique sans foi ni loi qui asservit, broie et isole.

Installant l’intrigue dans un espace ouvert en constante évolution à l’instar d’une recomposition économique en pleine mutation et resserrée autour de cinq comédiens (Ursina Lardi incarne Maria ; Thomas Bading, Robert Beyer, Moritz Gottwald et Sebastian Schwarz prennent en charge les 24 autres protagonistes), Thomas Ostermeier instaure une mise en scène dynamique, quasi cinématographique, où l’on passe d’une situation à l’autre en un mouvement aussi vif que percutant. Le dispositif scénique ingénieux se compose de nombreux fauteuils de style fin des années 1950 qui se transforme tantôt en un intérieur, un train ou un restaurant et de voiles/panneaux qui ferment la scène.

Chaque interprète masculin passe ainsi d’un rôle à un autre (féminin y compris) à l’aide d’un accessoire, d’une coiffe ou d’un élément de costume tandis que la vidéo vient aussi soutenir et illustrer la temporalité mouvante.

Un spectacle puissant,  très accompli, où la réalité matérialiste d’hier rejoint celle d’aujourd’hui et dans un radicalisme tout aussi implacable…

SANS SEBASTIEN : découvrez le clip de « Pacific » leur nouveau single electropop

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Sans Sebastien est le frère caché de Giorgio Moroder (le côté disco dansant), le fils de Michel Legrand (la choré inspirée), le pote d’Etienne Daho (la pop qui colle à la peau). Cyril et Nicolas prouvent que, parfois, les hommes viennent de Vénus. Le duo déjanté chante son amour pour la vie, avec légèreté, sensibilité, et c’est fun comme on aime.

Résultats concours : Un moment d’égarement, 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 24 juin 2015

Un moment d’égarement, un film de Jean-François Richet avec Vincent Cassel, François Cluzet, Alice Isaaz et Lola Le Lann.

 

A l’occasion de la sortie du film Un moment d’égarement , Publik’Art, en collaboration avec Mars Distribution, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film :  Un moment d’égarement

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 695 joueurs ! Bravo et merci de cette excellente participation !

Les cinq heureux gagnants sont :

David Boyer, Roger Affri, Marie-Pierre Voisin, Coline Lacroix et Eric Mornieux.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

 

Le Festival Rire en Vignes s’installe cet été au Château de Saint-Martin !

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C’est la seconde édition du festival Rire en Vignes, qui réunit chaque année une bande d’humoristes au Château de Saint Martin, dans le Var. Le festival, c’est trois soirées du 4 au 6 août avec beaucoup de rires et d’humour au programme. Mais aussi des dégustations de grands crus classés du Château de Saint-Martin à Taradeau en Provence et un souper provençal après le spectacle dans le cadre champêtre du domaine en présence des artistes. De quoi honorer vos soirées estivales.

Le jeu de l’amour et du hasard, Marivaux à la Pépinière Théâtre

LE JEU DE L AMOUR Affiche

Théâtre la Pépinière
www.theatrelapepiniere.com
Du mardi au samedi à 21h – matinée le samedi à 16h

La pièce de Marivaux n’a pas pris une ride depuis 1730. Philippe Calvario, le metteur en scène, ajoute encore une fois une touche ultra-moderne à une pièce vieille de plus de deux siècles. Il y a quelques mois, Calvario signait également la mise en scène du Marie Tudor de Victor Hugo, récit auquel il donnait une ambiance kitsch et rock’n roll sans pour autant perdre la beauté du texte initial. Il réalise ici la même prouesse (NDLR : encore mieux même). 

LE JEU DE L AMOUR Photo Libre de droits (Arlequin et Dorante) (c)Christophe Vootz

«  La loi du désir. Ici, il faut aimer celui qu’on doit et ne pas aimer celui qu’on croit. Il faut donc vivre son désir interdit dans un monde où la valeur des sentiments est dictée par la loi. » Philippe Calvario. 

Marivaux, spécialiste du jeu de l’amour au XVIIIème, signait en 1730 cette comédie à l’italienne sur le sentiment amoureux. Dorante et Silvia (du nom de l’actrice favorite de Marivaux) doivent se marier dans la pure tradition bourgeoise. Mais l’un et l’autre ne se connaissent pas et veulent tout deux se jouer le même tour : échanger leurs rôles avec leurs valets respectif Lisette et Arlequin, pour leur première rencontre. Sylvia va donc devenir Lisette, Dorante Arlequin, et vice-versa. Sans le savoir donc, les deux promis vont se retrouver l’un en face de l’autre, travestis dans une classe sociale qui n’est pas la leur. Les seuls au courant de l’intégralité de la supercherie sont le père et le frère de Sylvia, qui n’hésiteront pas à jouer de la situation. Dans cette fresque sociale, c’est la condition amoureuse que Marivaux décrit : peut-on aimer quelqu’un lorsqu’on croit qu’il n’est pas de la même classe sociale (alors qu’en fait, il l’est !), de simples suivants peuvent-ils se glisser dans la peau d’un bourgeois ? Quiproquos, jeux de rôles et curiosités sont au programme de cette pièce d’un autre temps.

LE JEU DE L AMOUR Photo Libre de droits (Arlequin et Lisette) (c)Christophe Vootz

Philippe Calvario donne d’autant plus de charme à la pièce qu’il se l’approprie intégralement : une bande originale pleine de Gainsbourg, quelques chorégraphies entre deux actes et des aller et venues des acteurs depuis la salle jusqu’à la scène. La pièce de Marivaux n’a certainement jamais été aussi vivante, et aussi musicale.

Un Français, un film de Diastème

Un Français, un film de Diastème 

Un Français, un film de Diastème

Un Français, film de Diastème, c’est l’histoire d’un jeune homme, skinhead, à ses 20 ans, dans les années 80. On le suit durant plusieurs années. On le voit surtout évoluer…
Sortie le : 10 juin 2015
Durée : 1h38
Avec : Alban Lenoir, Samuel Jouy, Paul Hamy

Synopsis :

Interdit aux moins de 12 ans
Avec ses copains, Braguette, Grand-Guy, Marvin, Marco cogne les Arabes et colle les affiches de l’extrême droite. Jusqu’au moment où il sent que, malgré lui, toute cette haine l’abandonne. Mais comment se débarrasser de la violence, de la colère, de la bêtise qu’on a en soi ? C’est le parcours d’un salaud qui va tenter de devenir quelqu’un de bien.

Un Français, un film de Diastème

Un Français, un film de Diastème

Diastème, Patrick Asté, connaît plusieurs brillantes carrières avant de se lancer dans le cinéma. Il fut tout d’abord journaliste, dès l’âge de 20 ans, puis il devient écrivain et auteur de pièces de théâtre et reçoit même des nominations aux Molières. Et maintenant le cinéma avec des films chocs comme : Le bruit des gens autour, et maintenant Un Français. Diastème s’est remémoré des souvenirs personnels à l’époque où il était journaliste, ayant même eu des contacts journalistique avec le FN. Il semblerait qu’il ait eu lui-même quelques altercations avec des skinheads.

Un Français, c’est l’histoire d’un jeune homme, skinhead, à ses 20 ans, dans les années 80. On le suit durant plusieurs années. On le voit surtout évoluer…

Mais l’important de ce film n’est pas l’évolution positive de cet homme, Alban Lenoir, absolument remarquable, mais plutôt ses actes de jeune militant d’extrême-droite. Bien sûr, il est rassurant de voir qu’en vieillissant, il n’est plus un monstre…

Je déteste la violence, je déteste les films sur la violence. Dans ce film, Un Français, c’est pire. C’est la violence pour la violence. L’extrême violence ! Une violence qu’on ne peut même pas imaginer sans avoir soi-même mal. Une violence gratuite. Bien sûr, on sait qu’elle existe. Mais on préfère la mettre de côté.

Cette violence, les skinheads la revendiquent, haut et fort. De même qu’ils revendiquent leur parti, le FN. Le Front National.

Oui, on peut dire que c’est un film politique et que le réalisateur n’a pas eu peur. Il est allé jusqu’au bout.

Oui, on devrait « obliger » chaque membre du FN à aller voir ce film avant d’adhérer au FN. On devrait aussi « obliger » chaque français qui vote pour le FN à regarder ce film et à regarder en face la réalité de ce parti qui a du sang sur les mains. Bien sûr, chacun a sa conscience et chacun fait comme il pense. Mais la notion de mal n’existe plus chez les skinheads, chez les extrémistes.

Ce film-choc redonne la véritable place de ce mouvement, celle de la violence et de la haine. Mouvement qui prend de plus en plus d’envergure aujourd’hui.

Bravo Diastème. Même si j’ai été très mal à l’aise dans mon fauteuil face à l’écran, je crie haut et fort que ce film est un film vérité qui devait être fait et qui doit être vu. Pour ne jamais oublier ce qu’est l’extrême-droite.

Reste à savoir qui seront les spectateurs de ce film…

Orange Is The New Black, la saison 3 dispo sur Netflix !

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Orange is the new Black, saison 3 dispo sur Netflix !

Orange Is The New Black, saison 3

Cela faisait un an que les fans attendaient sa sortie, la saison 3 d’Orange Is The New Black est enfin disponible sur Netflix. La série met en scène la vie dans une prison pour femmes. Une vie en communauté avec ses bons et ses mauvais côtés. Et cette troisième saison promet encore de l’humour et toujours plus d’intrigues pour celles qui portent la tenue orange. On peut être sûr que cette nouvelle saison battra des records d’audience….

Sortie : juin 2015
Format : 60 min / 13 épisodes
Avec : Taylor Schilling, Jason Biggs, Kate Mulgrew
Créée par : Jenji Kohan

En voici pour preuve le petit teasing ci-dessous plein de bonne humeur et de dérision, qui nous rappelle que Orange Is The New Black est une série à ne pas manquer. L’occasion de se mettre bien à l’abri du soleil et des fortes chaleur pendant la période estivale en se gavant de 13 épisodes aux personnages hauts en couleur. Une série riche, variée, caustique et délicate à la fois.

Pour celles et ceux qui ne veulent pas rater une news de cette série si peu conventionnelle, rendez-vous sur le site officiel de la série.

Synopsis de la série Orange is the new Black :

Entre les murs de la prison pour femmes de Litchfield, la vie n’est pas rose tous les jours. Rattrapées par le passé, des détenues venues d’horizons divers cohabitent dans cette société en vase clos. Si coups bas et tensions sont monnaie courante, l’amour, la solidarité mais surtout l’humour subsistent dans le quotidien des inoubliables prisonnières.


Sponsorisé par Be On

Ex-Vita, tomes 1 & 2 : un manga de Shinya Komi (Tonkam)

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Ex-Vita, un manga de Shinya Komi

Shinya Komi, ancien assistant du célèbre Masakazu Katsura (I’s, Zetman) signe son premier manga avec Ex-Vita. Une histoire de science-fiction où l’homme doit faire face à une criminalité androïde…

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteur : Shinya Komi (Scénario et Dessin)
Editeur : Tonkam
Prix : 9,35 € (224 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

En 2050, le monde a changé avec la découverte de la pierre anti-gravitée. Depuis, on a construit des androïdes à l’apparence et à la conscience humaine mais dont la durée de vie est limitée à 4 ans. Minami, policière et tête brulée, va profiter d’Alma sa co-équipière androïde pour se lancer dans des enquêtes excitantes. Mais elle découvre finalement une criminalité inattendue.

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Le point sur l’album :

Centré sur un duo de choc, composé de Minami, policière rebelle qui ne recule devant rien, et la très raisonnable Alma, le récit d’Ex-Vita suit des enquêtes menées en rythme par ces dernières. Deux personnages féminins aux formes généreuses qui réalisent de vraies démonstrations de forces. Le dessin est aussi fin que puissant lorsqu’il le faut. On sent l’influence marquée de Katsura dans cet univers graphique raffiné. A la croisée d’un Ghost in The shell et d’un AD Police, le récit d’Ex-Vita semble gorgé de références.

Le récit plutôt haletant d’Ex-Vita ne fait ainsi pas preuve d’une grande originalité, nous renvoyant sans cesse à des figures déjà vues dans l’univers manga.

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Histoire complète en deux tomes, Ex-Vita est un manga divertissant à défaut d’être particulièrement passionnant.

Le Manuel de la jungle : une BD de Nicoby, Joub et Copin (Dupuis)

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Le Manuel de la jungle

Le Manuel de la jungle

Comment survivre dans la jungle ? C’est la question que se sont posés Nicoby (Vacances, La Voix, 20 ans ferme, Belle-île en père) et Joub (Mes années bêtes et méchantes, Geronimo, Il s’appelait Geronimo) en compagnie d’Olivier Copin (professeur, artiste peintre et illustrateur, passionné de forêt et des cultures guyanaises). Et c’est en pleine forêt guyanaise qu’ils sont allés trouver leur réponse pour la partager en BD. Le Manuel de la jungle en est le résultat.

Date de parution : le 29 mai 2015
Auteurs : Nicoby, Joub et Copin (Scénario) et Nicoby (Dessin)
Editeur : Dupuis
Prix : 19,00 € (144 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Deux auteurs de bande dessinée peuvent-ils survivre dans la jungle ? Partis quelques jours en pleine forêt guyanaise avec deux copains baroudeurs, Joub et Nicoby font leur retour aux sources. Chasse, bivouac, cueillette, excursions et trouille bleue s’inscrivent au programme de ce reportage qui conduit nos deux auteurs au coeur d’une nature certes exubérante (et non sans danger pour le distrait), mais aussi de plus en plus menacée par l’homme et son exploitation déraisonnée des ressources.

Au cours de leurs pérégrinations, racontées avec humour, Joub et Nicoby apprennent à connaître les bruits de la nuit dans la jungle, mais se trouvent aussi confrontés à des réalités dérangeantes, telles que l’extraction clandestine d’or dans une zone censément protégée, mais qui est en fait gangrénée par un trafic dont les hommes sont les premières victimes. Un récit complexe, traversé de problématiques très actuelles sur le statut de la vie sauvage dans un monde moderne qui lui laisse de moins en moins de place, et magnifié par la beauté de paysages saisis sur le vif.

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Le point sur l’album :

C’est avec humour et sens de l’autodérision que les deux auteurs de BD nous invitent à bivouaquer en plein coeur de la jungle. Une forêt dense qu’ils ne connaissent pas et dont ils découvrent la richesse et les pièges en même temps que le lecteur. Un moment de partage dans une lecture fleuve et captivante de bout en bout. Que ce soit sur la chasse ou sur les braconniers, on apprivoise ce monde à travers un documentaire BD abouti, chaleureux et généreux en multiples détails et anecdotes. Un voyage où l’on rit mais on l’on frissonne aussi, notamment lorsqu’on voit combien le plus grand danger que l’homme peut rencontrer dans la jungle reste… l’homme.

Le Manuel de la Jungle est par ailleurs savoureusement dessiné par Nicoby qui illustre ce carnet de voyage par un trait caricatural bienvenu, qui apporte fraîcheur, spontanéité et bonne humeur au récit.

Indispensable à tout aventurier qui préfère vivre la jungle depuis chez lui, Le Manuel de la jungle offre un vrai moment d’évasion ou un moment vrai d’évasion. Une combinaison qui fait coup double et qui marche !

Kokkoku, tome 2 : un manga de Seita Horio (Glénat)

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Kokkoku, un manga de Seita Horio

Après avoir découvert un tome 1 au récit un peu précipité, Kokkoku se redresse par des explications et un flashback bienvenus. On retrouve ainsi Juri et son grand-père qui tentent de retrouver leur pierre dotée de superpouvoirs. La secte Amour véritable ne manquera pas de s’y mêler en tentant d’éliminer Juri… Mais c’est sans compter l’apparition d’une nouvelle faculté développée par la jeune fille.

Date de parution : le 3 juin 2015
Auteur : Seita Horio (Scénario et Dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 7,60 € (208 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Piégée par les hommes de la secte Amour véritable, Juri et son grand-père tentent de protéger leur pierre, seule capable de figer le temps. Seulement, pour s’échapper, il leur faudra l’aide du “Régent”, cet étrange gardien qui empêche quiconque de provoquer la mort d’un immobile. Un Régent dont Amour véritable cherche également à se débarrasser, pour enfin se libérer des limites du monde statique. Qu’arrivera-t-il, une fois cet objectif atteint ?

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Le point sur l’album :

Retour dans la ville figée avec ce second tome de Kokkoku. Heureusement, le lecteur se sera un peu acclimaté, ce qui améliore sa réceptivité. Le combat fait rage dans cette dimension temporelle en suspend, où  la secte Amour véritable n’hésite pas à commettre tous les méfaits. On en apprend un peu plus sur eux et sur les liens que Juri peut avoir avec. On reçoit aussi quelques explications précieuses sur les êtres qui peuplent ce monde ! Le scénario semble avoir pris son rythme de croisière, mais la lisibilité de l’histoire est toujours en peine, parfois confuse.

Le très joli dessin de Kokkoku, très fin, est d’une netteté irréprochable. On regrette là encore un manque de signes distinctifs de personnages qui se ressemblent parfois énormément.

Malgré ses nombreux défauts qui viennent le parasiter, Kokkoku est un divertissement sympathique qui pourrait dévoiler par la suite un potentiel encore mal exploité. A suivre…

Les Carnets de Joann Sfar – Si Dieu existe (BD/Delcourt)

Si Dieu existe

Les Carnets de Joann Sfar – Si Dieu existe

Réflexions sur le monde qui nous entoure, Les Carnets de Joann Sfar – Si Dieu existe est un petit recueil de notes illustrées signées Joann Sfar (Donjon, Professeur Bell, Petit Vampire, Vampire, Les Olives noires, Le Chat du rabbin, Pascin ou encore Klezmer…). L’auteur et réalisateur multicésarisé (Gainsbourg, vie héroïque, Le Chat du rabbin) entame ce journal intime au lendemain des attentats de Charlie hebdo.

Date de parution : le 27 mai 2015
Auteur : Joann Sfar (Scénario et Dessin)
Editeur : Delcourt / Shampooing
Prix : 16,95 € (224 pages) 

Résumé de l’éditeur:

« Je traverse une crise où tout me ramène à la foi. Mon père est mort. Je me suis séparé. Mes amis de Charlie se sont fait abattre. Je me sens autant paumé que mon pays et je cherche à retrouver, à défaut de Dieu, ma bonne étoile. C’est pourquoi je reprends mes carnets, pour trouver de petites réponses à des problèmes dont j’ai l’impression qu’on se les pose tous. Et qui peuvent se résumer, dans tous les domaines, intimes comme politiques à : comment faire pour y croire encore ? » Joann Sfar

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Le point sur l’album :

Regard sensible et parfois effrayé sur notre société, Si Dieu existe a été prépublié dans le Huffington Post à partir du 6 février 2015. C’est avec grande modestie que l’auteur exprime son besoin de renouer avec ses Carnets dont Greffier, Missionnaire, Maharadja et Croisette font partie. S’interrogeant avec beaucoup de sincérité sur les atrocités qui ont secoué la France au début de l’année, Joann Sfar va toujours au bout de ses réflexions, sans barrière ni tabou.

Si la démarche est louable, et montre la finesse d’esprit de son auteur, Si Dieu existe n’est pour autant pas à la portée de tous. Construit de manière très instinctive, suivant le flux de pensées de Joann SfarSi Dieu existe doit être abordé sans précipitation, en faisant des pauses. Car l’on pourrait s’y perdre à vouloir aller trop vite. L’auteur y déverse en effet son écriture avec une densité rare.

On regrette que le dessin n’y prenne pas une part plus importante, mais le titre n’était pas trompeur, il s’agit bien de Carnets de Joann Sfar.

Un voyage intime et cérébral dans notre chaos sociétal.

L’étrange vie de Nobody Owens, tome 1 : un comics de Neil Gaiman et P. Craig Russell (Delcourt)

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L’étrange vie de Nobody Owens, tome 1

Récit complet en deux tomes, L’étrange vie de Nobody Owens est l’adaptation en comics du roman The Graveyard de Neil Gaiman (Sandman, Coraline, Le jour où j’ai échangé mon père contre deux poissons rouges, Les loups dans les murs) par P. Craig Russell (Coraline, Sandman, Batman, Killraven, Star Wars, Conan). Un conte gothique où un petit garçon est élevé en plein coeur d’un cimetière hanté… Rien que ça.

Date de parution : le 20 mai 2015
AuteurS : Neil Gaiman (Scénario) et P. Craig Russell (Dessin)
Editeur : Delcourt
Prix : 19,99 € (200 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Nobody Owens serait un garçon normal. S’il ne vivait pas dans un cimetière, élevé par des fantômes, avec un gardien qui n’appartient ni au monde des vivants, ni à celui des morts. De nombreuses aventures attendent le petit garçon dans le cimetière : un homme Indigo, un portail vers une cité abandonnée envahie par des goules, l’étrange et terrible Sleer. Mais à l’extérieur, Jack attend pour le tuer.

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Le point sur l’album :

Tout commence par l’assassinat des parents d’un tout petit garçon qui parvient à s’extirper de la demeure familiale pour aller se cacher dans un cimetière et espérer échapper au meurtrier. Là, il va être accueilli par une seconde famille composée de fantômes et de mystérieux personnage(s). Sous la protection, le jeune garçon va grandir, suivre une éducation plutôt originale et faire ses expériences… On retrouve la patte de Neil Gaiman qui propose un conte fantastique aux mille péripéties, peuplé de créatures imaginaires. Un scénario riche mais dont la narration n’est pas toujours fleuve, alourdie par le déséquilibre d’un texte presqu’envahissant. L’adaptation, doublée sans doute d’une traduction qui complique la tâche, n’est pas des plus agréable au plan narratif. C’est dommage.

Le dessin, élaboré par de nombreux auteurs dont P. Craig Russell lui-même, est assez harmonieux d’un illustrateur à l’autre. L’ensemble est cohérent, habité par un style de la vieille école qui n’est pas pour déplaire.

En résumé,  L’étrange vie de Nobody Owens déçoit un peu, sans doute par l’attente d’un public exigeant quand il s’agit de Neil Gaiman. La suite et fin de cette aventure est attendue début 2016.

A LIRE