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Les Maîtres Saintiers, tome 1 : une BD de Laurent-Frédéric Bollée et Serge Finno (Glénat)

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Les Maîtres Saintiers tome 1

Les Maîtres Saintiers, t. 1 : à l’accord parfait, 1788

Nouvelle saga ésotérique écrite par Laurent-Frédéric Bollée (Un long Destin de Sang, Terra Australis, Deadline) et illustrée par Serge Finno (Les Soleils rouges de l’Eden, Quand souffle le vent des îles, Les Chasseurs d’Écume), Les Maîtres Saintiers raconte l’histoire des frères Rochebrune, deux jumeaux qui cherchent du travail en tant que façonneurs de cloches. Nous sommes en 1788, et les deux jeunes artisans vont trouver un chantier : restaurer le clocher de la ville de Châtellerault.

Date de parution : le 11 mars 2015
Auteurs : Laurent-Frédéric Bollée (scénario) et Serge Finno (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

La fusion parfaite entre saga familiale et thriller ésotérique. 1788. Étienne et François Rochebrune sont deux frères jumeaux aux caractères diamétralement opposés : Étienne, l’intellectuel, passe sa vie dans les livres, tandis que François, plus impulsif, est une vraie force de la nature. Ils descendent d’une longue lignée de maîtres saintiers dont le métier consiste à dessiner, sculpter et fondre les cloches. En recherche d’un chantier où exercer leurs talents, ils arrivent à la ville de Châtellerault. Ici, les gens se plaignent de la cacophonie produite par les cloches en piteux état de l’église Saint-Jacques. Comme il est de coutume de croire que les jumeaux portent malheur, les fidèles voient les frères Rochebrune d’un mauvais œil. Pourtant le maire de la ville décide de leur confier le chantier. Après une brève inspection, les jumeaux constatent l’étendue des dégâts et découvrent, gravées sur les cloches, de mystérieuses inscriptions en latin datant du XIVe siècle qui dévoileraient l’emplacement du tombeau de la Vierge Marie !
LF Bollée lance une grande saga inspirée par la vie de sa propre famille qui nous fait découvrir des pans entiers de l’histoire en mettant à l’honneur une forme d’artisanat passionnante et pourtant méconnue. Une série en 7 tomes, relayée par le classicisme élégant de Serge Fino, à travers laquelle nous suivrons le destin de cette famille de maîtres saintiers sur plusieurs générations, jusqu’au XXe siècle. Ainsi, les auteurs réussissent le pari audacieux d’allier saga familiale et thriller ésotérique – deux genres qui sont l’apanage des éditions Glénat avec de séries comme Les Maîtres de l’orge ou Le Triangle secret !

Les Maîtres Saintiers tome 1 planche

Le point sur l’album :

Une fois installés à ChâtelleraultLes Maîtres Saintiers  vont faire des rencontres qui vont changer leur vie. Il y a Rosaline, jeune aristocrate locale courtisée qui va leur taper dans l’oeil, mais il y a également la bête du gévaudan qui rôde et se manifeste en laissant des corps de jeunes filles étripées derrière lui. Et puis il y a aussi ce mystère qui entoure les inscriptions trouvées sur les quarante cloches. Ces dernières semblent faire de nombreuses révélations sur la Vierge Marie. Laurent-Frédéric Bollée multiplie les intrigues dès ce premier album dense et passionnant.[pull_quote_right][Un] premier album dense et passionnant.[/pull_quote_right]

Le scénariste nous enchante par la force de sa mise en scène et l’originalité du propos. On n’a pas l’habitude de voir des forgerons de cloches à l’oeuvre, encore moins lorsqu’ils sont les héros et gardiens de secrets d’histoire. Un récit fleuve et haletant qui s’ouvre sur un épilogue aussi surprenant que soudain.

Avec le dessin réaliste de Serge Finno, Les Maîtres Saintiers peuvent compter sur un atout supplémentaire. Un trait fin et élégant qui fait le bonheur de nos pupilles. Si le style est classique, il est aussi raffiné et précis. Très agréable.

Prévue en 7 tomes, Les Maîtres Saintiers devraient nous régaler à travers les siècles. La série est en effet aussi une saga familiale qui va nous emmener sur plusieurs générations, jusqu’au XXème siècle. On a hâte d’y être.

Regards Croisés – Begirada Gurutzatuak : une coopération chorégraphique euro régionale.

Regards Croisés - Begirada Gurutzatuak

Regards Croisés – Begirada Gurutzatuak

Cette année, le projet de coopération chorégraphique eurorégional : Regards croisés – Begirada Gurutzatuak piloté depuis trois ans par Gaël Domenger et LE LABO de Malandain Ballet Biarritz se renforce et se développe en réunissant la  Fundación de Bilbao (direction Laura Etxebarria, programmation Luque Tagua) et le Glob Théâtre de Bordeaux (direction Bruno Lecomte).

Les 25, 26 et 27 mars à Biarritz, les 4, 5, 6 et 7 mai à Bordeaux et les 9 et 10 mai à Bilbao.

Cette collaboration permet à des compagnies de danse contemporaine du Pays Basque de présenter leur travail et d’aller à la rencontre du public dans trois villes phares de l’Eurorégion : les 25, 26 et 27 mars à Biarritz, les 4, 5, 6 et 7 mai à Bordeaux et les 9 et 10 mai à Bilbao. Quatre compagnies seront impliquées :

– La Compagnie des Songes de Thibault Lebert (Bordeaux) avec « Donc en résumé, je continue à rêver… »

– La Compagnie Traversée de Mizel Theret (Bayonne) avec « Trois citrons sur le sol froid – Hiru zitroin lur hotzean »

– La Compagnie Ciento Cincuenta Cuerdas de Blanca Arrieta (Bilbao) avec « Argh ! »

– La Compagnie Lasala de Judith Argomaniz et Diego Hernández (Donostia-San Sebastián) avec « Hooked (still)» et « Lauesku 22 ».

Comme chaque année, Regards croisés – Begirada Gurutzatuak est un moment d’échange entre chorégraphes, public et institutions éducatives, à travers des ateliers, conférences, débats et projections de documents filmés sur l’art chorégraphique contemporain.

Regards Croisés - Begirada Gurutzatuak

Hooked (still)

En complément des spectacles, les compagnies Lasala et Blanca Arrieta proposeront des ateliers pour les élèves de l’Option Art Danse de Biarritz, le Centre de Formation professionnelle en Danse de Biarritz et les élèves de la section Danse et Musique de l’Institut National de Recherches Appliquées de Toulouse (INSA).

Les partenaires de la 4ème édition de Regards Croisés à Biarritz :

L’INSA de Toulouse

Fidèles partenaires de Regards croisés – Begirada Gurutzatuak, les sections de danse et musique de l’Institut national des sciences appliquées de Toulouse, sous la responsabilité de Laurent Grégoire, seront en résidence à Biarritz du 29 janvier au 1er février 2015. Ils seront accompagnés du chanteur Beñat Achiary et du chorégraphe Samuel Mathieu, déjà impliqué en 2014. A l’issue de cette résidence les étudiants proposeront le résultat de leur travail de recherche chorégraphique et musical dans les locaux du CCN Malandain Ballet Biarritz dans le cadre de l’édition 2015 de Regards croisés.

L’ESA des Rocailles de Biarritz

Depuis le 23 octobre 2014 LE LABO de Malandain Ballet Biarritz ouvre ses portes aux Arts plastiques, en invitant, une fois par mois, les étudiants de seconde année, de l’Ecole supérieure d’art des Rocailles à des ateliers de pratiques conduits par Gaël Domenger. Ces ateliers s’inscrivent dans une réflexion proposée par leur professeur Bernard Hausseguy, qui sous l’intitulé : interface et sensorialité questionne l’inscription du corps dans les technologies numériques. Il s’agit pour ces étudiants de comprendre, par la pratique de la danse, que dans le « corps à corps » entre le preneur de vue et celui qui est filmé, jusqu’à la captation de mouvements à distance, ce sont les placements et déplacements corporels qui en constituent le principal médium. L’ESA des Rocailles sera également impliquée dans l’édition 2015 de Regards croisés.

Les rendez-vous publics à Biarritz :

 

Mercredi 25 mars 

Répétition publique, Grand Studio, Gare du Midi de Biarritz

Compagnie Lasala  et Blanca Arrieta

Entrée libre sur réservation au 05 59 24 67 19

Jeudi 26 mars

Répétition publique 19h, Grand Studio, Gare du Midi de Biarritz

Les élèves de l’INSA Toulouse présenteront le travail réalisé  sous la direction de Samuel Mathieu et Beñat Achiari

Mizel Théret  présentera son travail sur la thématique des oiseaux

Entrée libre sur réservation au 05 59 24 67 19

Jeudi 26 mars

Spectacle 21h, Colisée de Biarritz

Compagnie Lasala

Hooked (still) / Lauesku 22

Hooked (still) reflète le besoin permanent qu’a un être humain d’entretenir une relation affective avec un autre être humain et les conséquences que cette relation entraine. Le langage chorégraphique analyse l’attachement et la dépendance émotionnelle à laquelle nous sommes exposés. Les interprètes se servent de la précision et de la force du mouvement pour décrire les émotions ressenties lors des différentes phases par lesquelles passe un être humain lors d’une relation affective.

Le spectacle Lauesku 22 est une création autour de la pelote basque pour trois danseurs. Les différentes situations d’un match de pelote basque remettent en question les règles mêmes du jeu.

De 12€ à 14€

Informations Malandain Ballet Biarritz : 05 59 24 67 19

Billetterie Office de Tourisme de Biarritz : 05 59 22 44 66

 

Vendredi 27 mars

Rencontre 19h, Médiathèque de Biarritz

Le Malandain Ballet Biarritz présentera le documentaire Ballet T qui présente la collaboration menée depuis 2007 avec le Teatro Victoria Eugenia de Donostia – San Sebastián.

A la suite de la projection, une rencontre sur la thématique de « la danse basque aujourd’hui »  en présence de Thierry Malandain et de chorégraphes du Pays Basque sera proposé au public.

La rencontre sera organisée en français et en basque.

Entrée libre sur réservation au : 05 59 24 67 19

 

Spectacle 21h, Colisée de Biarritz

Blanca Arrieta

Argh!

Avec la pièce Argh !, Blanca Arrieta poursuit son travail d’expérimentation sur le corps en le confrontant à un nouvel état. Cette création nous rapproche peu à peu de la condition individuelle, en réduisant l’espace scénique et en le recentrant sur le sujet. Blanca Arrieta recherche l’équilibre entre le geste et le mouvement, l’expression de l’individu avec ses limites physique et sa charge émotionnelle.

De 12€ à 14€

Informations Malandain Ballet Biarritz : 05 59 24 67 19

Billetterie Office de Tourisme de Biarritz : 05 59 22 44 66

Regards Croisés - Begirada Gurutzatuak

 

Blanca Arrieta : Argh!

Le dernier coup de marteau, un film d’Alix Delaporte

Le dernier coup de marteau

Le dernier coup de marteau, un film d’Alix Delaporte

Alix Delaporte réalise « Le dernier coup de marteau », avec des acteurs qu’elle connaît bien, comme Clotilde Hesme et Grégory Gadebois qui ont joué ensemble dans son film « Angèle et Tony ».

Victor, jeune ado, retrouve son père, chef d’orchestre, alors que sa mère souffre d’un cancer et d’une situation financière très précaire.

Sortie : le 11 mars 2015
Durée : 1h23
Avec : Romain Paul,Clotilde Hesme, Grégory Gadebois

Synopsis :

Quand Victor, 13 ans, pousse la porte de l’opéra de Montpellier, il ne connaît rien à la musique. Il ne connaît pas non plus son père venu diriger la 6ème symphonie de Mahler. Il l’observe de loin, découvre l’univers des répétitions… Le jour où Nadia, sa mère, lui annonce qu’ils doivent quitter leur maison sur la plage, Victor s’inquiète. Pour sa mère, dont il sent qu’elle lui cache quelque chose, mais aussi pour sa relation naissante avec Luna, la voisine espagnole. Victor décide alors de se montrer pour la première fois à son père…

Le dernier coup de marteau

Le dernier coup de marteau

 Le dernier coup de marteau, aurait pu être passionnant mais hélas, la corde sensible est souvent activée pour être efficace. C’est long, voire même très long. Quasiment aucune action. Et un scénario creux. Heureusement les acteurs jouent tous bien et ont d’ailleurs tous été récompensés :

Clotilde Hesme : Prix d’Interprétation féminine au Festival de Marrakech

Grégory Gadebois  : Prix d’Interprétation masculin au Festival de Saint Jean de Luz

Et Romain Paul : Prix Marcello Mastroianni du jeune acteur au Festival de Venise.

Romain Paul, bel ado, garde un naturel profond et ne force pas son jeu. C’est tout à son honneur.

On a un mélange de pauvreté sociable, maladie, foot et de musique classique de très haut vol. Deux mondes se font face : d’un côté celui de la mère, misérable dans tous les sens du terme. Et de l’autre celui du père, majestueux, et renommé. Et au centre, ce jeune Victor qui essaie de comprendre ces deux extrêmes… Et surtout de trouver sa place.

Trop, c’est trop ou plutôt trop peu. Dommage… Impossible d’avoir la moindre empathie pour aucun des personnages.

Regardez la bande annonce et vous aurez une bonne idée du film…

Bande annonce du film : Le dernier coup de marteau :

Pierre Boulez – une exposition pluridisciplinaire à la Philharmonie de Paris

 BOULEZ

Exposition Pierre Boulez
du 17 mars au 28 juin 2015
à la Philharmonie de Paris
221 avenue Jean-Jaurès – 75019 Paris

Organisée à l’occasion du quatre-vingt-dixième anniversaire de Pierre Boulez, l’exposition met en perspective la multiplicité des aspects de l’œuvre, de la pensée et des rencontres qui ont tissé son parcours, traversant 60 ans d’histoire musicale, artistique, politique et des idées.

L’exposition porte une attention particulière à l’écoute des œuvres et rassemble des chefs-d’œuvre d’artistes majeurs du XXe siècle : Cézanne, Klee, de Staël, Giacometti, Bacon, Mondrian, Masson, Mallarmé, Proust, Portzamparc, Gehry, Chéreau… choisis pour l’intérêt particulier que Boulez porte à leurs œuvres.

L’exposition en quelques mots :

• Compositeur, chef d’orchestre, théoricien, pédagogue et fondateur d’institutions : l’exposition présentera les multiples facettes du parcours de Pierre Boulez.
• L’exposition traverse 60 ans d’histoire musicale et artistique, d’histoire politique et d’histoire des idées.
• L’exposition rassemble des chefs-d’œuvre d’artistes majeurs du XXe siècle : Paul Cézanne, Paul Klee, Nicolas de Staël, Alberto Giacometti, Francis Bacon, Piet Mondrian, André Masson… choisis pour l’intérêt particulier que Boulez porte à leurs œuvres. Certaines d’entre elles, provenant de collections privées, ont rarement été montrées au public.
• Une attention particulière est donnée à l’écoute d’une sélection d’œuvres musicales dans des espaces dédiés : la Deuxième sonate, Le Marteau sans maître, Pli selon pli, Rituel, sur Incises.
• Répons bénéficiera d’une diffusion spatialisée, réalisée en collaboration avec l’IRCAM.

Informations et Billetterie

Week-end Pierre Boulez
Du 20 au 22 mars
Concerts – Spectacles – Ateliers – Conférences – Visites
Le temps d’un week-end, entrez dans l’univers de Pierre Boulez, figure charismatique et visionnaire de la création contemporaine depuis plus de 60 ans.
L’Ensemble intercontemporain, le Béjart Ballet Lausanne et les élèves du Conservatoire de Paris rendent hommage au compositeur et chef d’orchestre visionnaire en témoignant de son influence sur les musiciens d’aujourd’hui.
En savoir + 

Under The Dome, saison 2 : une série adaptée du roman de Stephen King (DVD)

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Under The Dome saison 2

Under The Dome, saison 2 disponible en DVD

Série adaptée de l’oeuvre de Stephen KingUnder The Dome compte désormais trois saisons, dont la deuxième vient de sortir en Blu-Ray et DVD. Une série produite par Steven Spielberg et créée par Brian K. Vaughan, auteur de renom dans l’univers comics ayant également participé à l’écriture de Lost. Beaucoup de talents réunis autour d’un projet plutôt abouti, dont la deuxième saison vient confirmer le potentiel.

Sortie : le 4 mars 2015
Avec :  Mike Vogel, Rachelle LeFevre, Dean Norris
Prix :  29,99 € (DVD) – 39,99 € (BR)

Synopsis :

Les habitants de Chester’s Mill luttent toujours pour se libérer de leur cauchemar, alors qu’un mystérieux étranger menace leur survie et que les provisions de nourriture diminuent. Big Jim, aveuglé par sa soif de pouvoir, endosse le rôle de shérif de la ville. Et quelqu’un a découvert un chemin pour sortir du dôme… mais les autres parviendront-ils à s’échapper aussi ?

Under The Dome saison 2 photo

Notre avis sur le film :

Dans cette deuxième saison, Under The Dome nous tient en haleine de bout en bout, sans temps mort. Treize épisodes riches en rebondissements, toujours centrés sur des personnages au relief intéressant. C’est avant tout des intrigues d’interactions entre les personnages qui sont développées sous le dôme. Le pouvoir de celui-ci sur les habitants de Chester’s Mill est de plus en plus démonstratif, ce que certains ont du mal à accepter. C’est le cas de Big Jim, l’ancien maire de la ville qui va multiplier les erreurs de jugements jusqu’à commettre l’irréparable et mettre le dôme en péril.

Le scénario évolue dans le bon sens. Il se renouvelle en apportant une fraîcheur venue de l’extérieur du dôme. L’intrigue s’en trouve très enrichie et commence à se compliquer bien davantage que dans la première saison plutôt simpliste. On reconnaît un peu la patte de Lost dans la façon qu’a Under The Dome à nous égarer dans l’accumulation des mystères. Espérons que l’épilogue final sera plus satisfaisant.[pull_quote_right]Une série à suspense, qui va au bout de ses idées (…)[/pull_quote_right]

L’équipe d’acteurs est plutôt agréable (même on n’est pas au niveau de Lost). On a notamment plaisir à retrouver Dean Norris, révélé au grand public par son incroyable performance dans Breaking Bad (il jouait Hank, le beau-frère des stups) dans l’un des rôles principaux. Stephen King fait même une micro apparition, pour ceux qui le reconnaîtront.

Côté réalisation, la série n’est pas d’une qualité irréprochable (notamment dans les effets spéciaux), mais il y a suffisamment de coeur à l’ouvrage pour rendre l’ensemble cohérent et crédible.

Une série à suspense, qui va au bout de ses idées dans cette deuxième saison. Vivement la suite.

Les bonus du BR: 

Blu-ray 1 :
Scènes inédites
« À Chester’s Mill »
« Comprendre le dôme »
Tourner le 1er épisode de la saison
Blu-ray 3 :
Scènes inédites
Blu-ray 4 :
Scènes inédites
Stephen King et la saison 2
« Bon retour à Chester?s Mill »
À la découverte de la saison 2
Le monde transmédiatique de Under The Dome
Les effets spéciaux de la saison 2
« Prêt pour l’action : Les histoires du dôme » :
Les peintures de Jack Bender
La création de Chester?s Mill
Bêtisier

Das Weisse vom Ei (Une île flottante) d’après Eugène Labiche, mise en scène de Christoph Marthaler, à Paris

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photo © Simon Hallström

Odéon-Théâtre de l’Europe du 11 au 29 mars 2015 

Le théâtre de Labiche dresse une peinture cruelle de la petite-bourgeoisie du XIX siècle où ses travers tels que la lâcheté, l’hypocrisie, la vanité sont raillés jusqu’à l’absurde.

Avec cette adaptation libre et revisitée de « La Poudre aux yeux » et « d’Un mouton à l’entresol », Christoph Marthaler renverse les codes du vaudeville pour mieux en extirper la charge sociale. Décoiffant.

[pull_quote_left]Dans cette proposition barrée du grand metteur en scène suisse dont on reconnait la marque à travers des personnages qui sont toujours à côté de la plaque dans une incommunicabilité totale, pas de portes qui claquent, ni de répliques qui fusent. Mais une loufoquerie burlesque et poétique, rondement assumée à la Jacques Tati ou Ionesco, empreinte de ralentis, de faux départs, de gags, de contresens, et de stupeurs.[/pull_quote_left]

L’intrigue est simple : elle convoque deux familles bourgeoises dont l’une parle allemand, l’autre français, qui s’apprêtent à marier leurs progénitures, Frédéric et Emeline. La future union étant propice à des visites de courtoisie qui vont donner lieu à une surenchère mensongère entre les parties désireuses chacune d’asseoir un statut social et de faire reconnaitre sa supériorité matérielle.

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Dans cette proposition barrée du grand metteur en scène suisse dont on reconnait la marque à travers des personnages qui sont toujours à côté de la plaque dans une incommunicabilité totale où chacun parle sa langue et aucun celle de l’autre, pas de portes qui claquent, ni de répliques qui fusent. Mais une loufoquerie burlesque et poétique, rondement assumée à la Jacques Tati ou Ionesco, empreinte de ralentis, de faux départs, de gags, de contresens, et de stupeurs.

Les personnages sont tout droits sortis de nulle part, perdus dans une réalité contre laquelle ils se débattent intérieurement et maladroitement. Car ici on chante ce qu’on n’arrive pas à dire et on immortalise l’absurdité du moment présent.

Les dialogues s’étirent pour mieux faire ressortir des faits minuscules et suspendre la mesquinerie concomitante des protagonistes : un silence gêné, un mensonge qui sonne faux, un bibelot ridicule que l’on chérit et qui explose au visage.

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La troupe de comédiens chanteurs, en grande forme, oscille entre mime, polyphonies, faux dialogues, dans une désintégration du langage et des fausses conventions qui caractérise cette écriture de plateau propre au metteur en scène. En décentrant l’hégémonie du texte dont elle se libère, elle en fait un matériau dramatique qui imprime alors un nouvel enjeu.

A l’instar de la scène finale où les personnages vident chacun entièrement le décor, bourgeoisement surchargé, signé d’Anna Viebrock, et se délestent enfin du poids des apparences pour une virginité retrouvée…



Over, une BD de Stéphane Heurteau (Locus Solus)

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Over, polar noir de Stéphane Heurteau

Polar noir de Stéphane Heurteau (Fañch Karadec, Polart, Sant-Fieg, Hyde), Over raconte l’histoire d’un ancien super-flic de la PJ de Bordeaux, parti se réfugier en Bretagne,  sur l’île d’Ouessant. Jack Quervellat va retracer pour nous les évènements qui l’ont poussé à quitter la police, sa femme et sa fille… Et c’est au coeur de ce récit qu’une intrigue surprenante va se tisser.

Date de parution : le 6 mars 2015
Auteur : Stéphane Heurteau (scénario et dessin)
Editions : Locus Solus
Prix : 14,90 € (96 pages)

Résumé de l’éditeur :

Jack Quervellat est un super flic de la PJ bordelaise. Dévoré par un quotidien violent, son couple bat de l’aile et Jack masque ses angoisses dans divers abus. Il est « borderline ». Jusqu’à sa rencontre avec une journaliste qui devient sa maîtresse. Mais après la rupture avec sa femme puis sa maîtresse, Jack pète les plombs et au cours d’un interrogatoire, commet une bavure et tue un suspect, ce qui l’exclut de la police. Par la suite, sa femme, sa fille et sa maîtresse sont assassinées et il échappe de peu à la mort. À son réveil, il apprend les raisons du massacre, attribué à la mafia bordelaise. C’est un homme brisé qui s’installe sur l’île d’Ouessant puis au Conquet, où il s’isole du monde.
Mais un soir de tempête, il assiste malgré lui à un meurtre. Le voilà de nouveau au cœur d’une sombre affaire. En lui se réveille le flic aux méthodes expéditives…
A NOTER : cahier 16 p. finales couleur = bonus : esquisses, recherches de lieux et personnages, planches colorisées, planches écartées…

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Le point sur l’album :

Tout commence vraiment par la bavure commise par ce flic à l’ancienne lors d’un interrogatoire. A compter de cet instant, sa vie va basculer, comme aspirée par un gigantesque trou noir. Jack va se trouver obligé de quitter la police. Mais très vite, il va se trouver confronté à de terribles assassinats qui vont le contraindre à l’exil, à une nouvelle vie solitaire. Sur son île d’Ouessant, il va être témoin d’un nouveau crime et ne va pas pouvoir résister à l’appel de l’enquête.  [pull_quote_left]Un édifice à la mise en scène bien pensée[/pull_quote_left]

Partant d’une idée originale, qui fait la surprise d’Over, le récit de Stéphane Heurteau repose sur une solide charpente. Un édifice à la mise en scène bien pensée, qui réserve un épilogue inattendu après avoir fait la démonstration d’un polar noir à la fois intimiste et haletant.

Over installe une atmosphère froide et tendue par son dessin noir et blanc. Le trait incisif de l’artiste est mis en perspective par des cadrages percutants, où les contre-jours sont habilement utilisés.

Over est une BD assez équilibrée, que ce soit dans son scénario ou dans son dessin.  Stéphane Heurteau nous offre un polar noir très soigné. A lire.

Niklos Koda, tome 13 : une BD de Jean Dufaux et Olivier Grenson (Le Lombard)

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Niklos Koda tome 13

Niklos Koda, tome 13 : No song

La série a succès de Jean Dufaux (ConquistadorBarracudaSortilègesMurena, Complainte des landes perdues, Croisade) et Olivier Grenson (Carland Cross,La femme accident, La Douceur de l’enfer) conclut son triptyque commencé avec La danse du diable. Dans cet épisode, Niklos Koda va devoir faire face à son ennemi de toujours, Hali Mirvic, à l’issue d’une course -poursuite haletante, tandis que sa fille Seleni révèle toute l’étendue de ses pouvoirs.

Date de parution : le 13 mars 2015
Auteurs : Jean Dufaux (scénario), Olivier Grenson (dessin) et Benbk (couleurs)
Editions : Le Lombard
Prix : 12,00 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Pour sauver sa famille, Niklos Koda a dû faire appel à la magie noire. Il est à présent plus puissant que jamais. Confronté à Shanghai à des adversaires redoutables, il risque constamment de s’abandonner aux forces obscures qu’il tente de maîtriser.Mais ne faut-il pas parfois combattre le mal par le mal ?

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Le point sur l’album :

Avec No song, ce cycle se termine en compagnie du magicien énigmatique qui donne son nom à l’album. Ce n’est d’ailleurs pas le seul magicien, puisque Niklos Koda et sa fille vont faire la démonstration de leurs puissants pouvoirs au terme d’un scénario à suspense. Le sens du rythme de Jean Dufaux est toujours aussi aiguisé, malgré la longueur de la série. Sa maîtrise du découpage fait alterner révélations et action de manière très fluide et naturelle. Duels et course-poursuite sont au rendez-vous. Et l’histoire de Niklos Koda continue, elle, d’évoluer et de nous faire voyager. Sa magie opère, quand bien même serait-elle noire. [pull_quote_left]Le sens du rythme de Jean Dufaux est toujours aussi aiguisé (…)[/pull_quote_left]

C’est par ailleurs toujours un plaisir de retrouver le trait fin et précis d’Olivier Grenson. L’artiste propose un dessin qui associe tradition et modernité avec brio, à l’instar du Japon qui y est mis à l’honneur. Un style réaliste orné de figures détaillées et de décors soignés. On aime.

Déjà le 13ème album de Niklos Koda et pourtant, notre curiosité n’est pas entamée. Une série aboutie qui promet toujours de bons moments de lecture. A suivre…

Hungry Hearts, un film de Saverio Costanzo

Hungry Hearts, un film de Saverio Costanzo 

Hungry Hearts, un film de Saverio Costanzo

Saverio Costanzo réalise un film à l’histoire tout à fait étonnante ! Jude rencontre Mina de façon unique ! Ils sont l’un et l’autre bloqués dans des WC de restaurant chinois. C’est une scène hilarante. Sans doute la meilleure du film ! Et l’histoire se termine bien puisqu’ils se marient. La suite du film est tout à fait imprévisible…

Sortie : le 25 février 2015
Durée : 1h53
Avec : Adam Driver et Alba Rohrwacher

Hungry Hearts, un film de Saverio Costanzo

Hungry Hearts, un film de Saverio Costanzo

 

Hungry Hearts raconte l’histoire de Jude et Mina. Après leur rencontre improbable, ils se marient, fous de bonheur. Mina n’a pas de famille. Très vite, elle se retrouve enceinte, alors qu’elle ne le désire pas vraiment. On la sent se transformer psychiquement chaque jour. Mina ne mange pas assez. Le bébé in-utéro ne se développe pas suffisamment. Mais la naissance arrive à son terme et se termine par une césarienne, non prévue. Nouveau traumatisme pour la mère.

Mina couve ce bébé d’un amour immense. Puis peu à peu Jude se rend compte que l’attitude de Mina n’est pas normale. Elle ne sort jamais son bébé de peur qu’il attrape des microbes. Même le père ne peut le toucher qu’après de multiples précautions. Elle ne lui donne pas assez à manger. Le bébé reste trop petit. Le père use de subterfuges pour emmener, en cachette, le bébé chez le docteur.

Hungry Hearts

Hungry Hearts, un film de Saverio Costanzo

Le film Hungry Hearts est remarquablement monté et on sent la tension monter petit à petit. On pressent qu’un drame va se produire. Le père se sent prisonnier et ne sait comment rendre la raison à la mère. Le bébé ressemble à un tsunami…

Jude a peur. Peur pour son bébé, peur pour sa femme car Mina est seule. Elle n’a que lui et le bébé comme famille. Et surtout il l’aime.

Ce n’est pas la dépression post-partum, mais c’est une réaction psychique de la mère qui souffre et à qui la naissance de son propre enfant fait resurgir des traumatismes de sa propre enfance. Sa folie paranoïaque éclate au grand jour, sans limite. Une naissance est toujours un bouleversement. Pour tout le monde. Et dans ce film, le réalisateur va encore plus loin tout en restant très proche de la réalité de la vie.

Le réalisateur nous montre les différentes facettes de l’amour, en passant par toutes les couleurs, tous les ressentis. Un film fort et puissant où les acteurs jouent d’une façon exceptionnelle. Adam Driver et Alba Rohrwacher ont reçu tous les deux le Prix d’Interprétation à la Mostra de Venise.

Un film à voir tout en sachant que ce n’est pas à l’eau de rose et qu’on n’en sort pas indemne !

Les Mille et autres Nuits, tome 1 : une BD de Stephen Desberg et Henri Reculé (Le Lombard)

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Les Mille et autres Nuits, tome 1

Les Mille et autres Nuits, tome 1 : Jaisalmer

Réunissant un magicien à la lampe magique (évoquant Aladin), Shéhérazade, Ali Baba ou encore Sinbad, la série Les Mille et autres Nuits est écrite par Stephen Desberg (I.R.S., Empire USA, Cassio…) et illustrée par Henri Reculé (La Légende de Kynan), duo qui se connaît par ailleurs très bien pour avoir réalisé Le Crépuscule des Anges,  Les Immortels, Le dernier Livre de la Jungle, Cassio ou encore Empire USA. Le premier album, Jaisalmer, entame une quête aventurière où tout cette équipe va partir à la recherche des joyaux de la beauté…

Date de parution : le 13 mars 2015
Auteurs : Stephen Desberg (scénario), Henri Reculé (dessin) et Kattrin (couleurs)
Editions : Le Lombard
Prix : 13,99 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Aladin, Shéhérazade, Ali Baba, Sinbad,… Les plus grands héros des légendes des Mille et Une Nuits se rencontrent pour la première fois, réunis par une riche marchand de Bagdad. Il leur confie la plus périlleuse des missions : retrouver les trois joyaux de la beauté absolue. Mais des personnalités aussi flamboyantes peuvent-elles composer une équipe ?

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Le point sur l’album :

Revisitant les légendes orientales connues du grand public, le scénario de Stephen Desberg propose un voyage de tous les dangers à travers le désert, à la recherche du plus grand des trésors : trois joyaux capables de faire apparaître la plus belle femme du monde. Un bijou inestimable aujourd’hui éparpillé et jalousement recherché par une créature maléfique… Sous forme de course-poursuite parfois sanglante, Les Mille et autres Nuits explorent avec originalité les contes qui ont bercé notre enfance. Une facette plus sombre et plus adulte qui installe une certaine tension dans le récit. Ce dernier est haletant, teinté de mystères et rythmé par de nombreux rebondissements. Tous les ingrédients sont réunis pour une bonne série, annoncée en triptyque.

On prend également plaisir en parcourant les planches d’Henri Reculé. Son trait puissant et moderne insuffle une belle âme à ces personnages orientaux, princes du désert. On voyage sous le soleil dans des décors féériques, même si ces derniers manquent de détails et de précision.

Il se dégage une belle harmonie des Mille et autre Nuits, que ce soit au scénario ou au dessin. Le fruit d’un duo qui se connait bien et cela s’en ressent. Une série à suivre…

Du 14 mars au 21 juin, première exposition majeure de Bruce Nauman à Paris depuis plus de 15 ans

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Fondation Cartier pour l’art contemporain
261 boulevard Raspail – 75014 Paris, France

Du 14 mars au 21 juin 2015, la Fondation Cartier pour l’art contemporain a le privilège de présenter la première exposition majeure de l’artiste américain Bruce Nauman à Paris depuis plus de 15 ans.

Pour cette occasion, l’artiste a sélectionné une série d’oeuvres récentes, présentées pour la première fois en France à côté d’installations plus anciennes. L’ensemble représente un large éventail des mediums explorés tout au long de sa carrière et reflète l’attention très particulière que Bruce Nauman porte à l’environnement immédiat entourant ses oeuvres et à l’implication physique et sensible des spectateurs.

Oeuvres immersives, les pièces exposées résonnent avec le bâtiment de la Fondation Cartier et accentuent le contraste entre les espaces d’exposition transparents du rez-de-chaussée et ceux, plus fermés, de l’étage inférieur.

En savoir plus sur l’expostion

L’exposition est ouverte du mardi au dimanche de 11h à 20h.
Nocturne le mardi jusqu’à 22h.
Comment venir :
Métro Raspail ou Denfert-Rochereau (lignes 4 et 6) / Bus 38, 68, 88, 91 / RER Denfert-Rochereau (ligne B) / Station Vélib’ et stationnement réservé aux visiteurs handicapés devant le 2 rue Schoelcher.

Centaurus, tome 1 : une BD de Léo, Rodolphe et Zoran Janjetov (Delcourt)

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Centaurus tome 1

Centaurus, tome 1 : Terre Promise

Centaurus est la nouvelle série du scénariste à succès Léo (Aldébaran, Bételgeuse, Survivants, Kenya, Nambibia), spécialiste de la science-fiction qui co-écrit ici avec Rodolphe (Robert Sax, Memphis, Le Baron Fou, Namibia, Kenya, Assassins). Le duo s’associe à un dessinateur reconnu : Zoran Janjetov (Avant l’incal, Les Technopères). Un vivier de talents réunis autour d’un pitch de genre : une colonie de terriens vogue depuis 400 ans dans l’espace à la recherche d’une terre d’accueil…. Et peut-être l’ont-ils enfin trouvée.

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteurs : Léo, Rodolphe (scénario) et Zoran Janjetov (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 12 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Un gigantesque « vaisseau monde » a quitté la Terre à l’agonie. Vingt générations se sont succédée depuis son départ. Sa finalité : trouver une planète susceptible d’accueillir nos descendants. Vera, satellite de l’étoile Proxima Centaurus, pourrait convenir. Envoyé en reconnaissance, un équipage va perdre la liaison avec le vaisseau et découvrir un monde qui ressemble à celui du Jurassique.

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Le point sur l’album :

Cela fait plusieurs générations que ce vaisseau voyage dans l’espace, si bien que ses habitants ont oublié qu’ils étaient dans un gigantesque caisson. Ils pensent que leur univers se limite à cet environnement direct. Heureusement l’équipe gouvernante n’a pas perdu ses objectifs de vue et semble même avoir trouvé la bonne planète. Elle va alors demandé l’aide de deux mystérieuses jumelles, douées de capacité hors normes… Un récit de science-fiction assez classique, pour ne pas dire déjà vu de nombreuses fois (par ex., dernièrement avec Terra Prime, paru il y a à peine deux mois chez le même éditeur). [pull_quote_left]Ce premier album offre juste ce qu’il faut d’intrigue pour souhaiter aller plus loin.[/pull_quote_left]

Mais le scénario est néanmoins bien écrit, mettant en scène des personnages originaux, très différents les uns des autres. L’univers de Centaurus est en lui-même assez élaboré et semble réserver quelques surprises pour la suite. Ce premier album offre juste ce qu’il faut d’intrigue pour souhaiter aller plus loin.

Zoran Janjetov propose quant à lui un dessin qui se rapproche des séries de Léo, en tout cas par l’utilisation de couleurs vives. Son trait fin et rond est par ailleurs reconnaissable autant qu’il est appréciable. Petit bémol sur la façon de dessiner les zones d’ombre, les rides et les poils de barbe des personnages, en donnant des coups de crayons de manière très anarchique. Vraiment dérangeant.

Au final, si Centaurus intrigue par ses personnages et par son univers travaillé (à défaut d’être original), la série compte aussi ses défauts. Du bon et moins bon, donc. A suivre…

Océanerosemarie, chatons violents, à la comédie des boulevards

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Chatons violents
Comédie des Boulevards, 39 rue du sentier
Tous les mardi et mercredi à 20h
www.comediedesboulevards.com

 

Océanerosemarie est une « lesbienne à chats ». Dans son spectacle « chatons violent », dont l’affiche est aussi décalée que d’un autre genre, elle parle de chats, mais aussi de bobos et de racisme. Un spectacle parigo-parisien qui fait beaucoup rire.

Après « la lesbienne invisible », Océanerosemarie, jeune auteur comédienne et féministe (entre autre), revient sur le devant de la scène avec son « chatons violents ». Dès les premières minutes du spectacle, elle nous embarque dans son univers quelque peu hystérique de jeune femme en couple (avec une femme, et oui) devenue fan de chats et mère adoptive d’un Maine Coon et un Sacré de Birmanie. Le passage chatons-couples de son spectacle est plein d’autodérision, totalement burlesque. On regrette qu’il ne dure pas plus. Crakinette et Froustinette n’ont que des seconds rôles, et c’est bien dommage.

Très vite, l’histoire change de ton, de sujet. Car le fond du spectacle d’Océanerosemarie cette fois-ci, ce sont les parisiens. Et plus particulièrement les « BBB », les bons bobos blancs (un bon gros pourcentage des personnes présentes dans la salle, certainement). Ceux que Renaud définissait de « nouvelle classe entre les bourges et les prolos ». Ou ceux qu’on appelle parfois la gauche caviar, peut-être. Ils ont grandi avec SOS Racisme et « Touche pas à mon pote », connu Mitterrand et loué les discours de Badinter, ils aiment les haies en bambou et s’exilent à Marseille ou à Montreuil. Les bobos, pour Océanerosemarie, ce sont des gens de gauche qui, sans le savoir ou malgré eux, sont un peu racistes. Ils n’aiment pas la guerre parce que « c’est naze », ils aiment twitter parce que « c’est cool », ils vont voir des expos sur l’esclavage et ils culpabilisent en voyant des roms mendier dans le métro. Mais ils rangent quand même leur iPhone6 en passant à côté d’eux.. Ils sont de gauche, écolos quand ça les arrange, et cette affirmation donne réponse à tout. C’est toute cette classe de « bobos », dont elle fait d’ailleurs partie (on n’est pas chroniqueuse sur France Inter sans être un peu bobo…), qu’Océanerosemarie nous décrit avec beaucoup d’humour. Le spectacle est dense, très dense. La comédienne excelle dans le débit de blagues et de subtilités, elle improvise des sketchs sur l’actualité du jour avec un naturel incroyable. Les sujets sont parfois graves (du port du voile au conflit israélo-palestinien) mais sans jamais devenir barbants. On revient très vite à un humour léger, tout en finesse.

Un spectacle communautaire. Voilà comment Océanerosemarie décrit la soirée et invite ses spectateurs à ne conseiller son show qu’à des gens de choix. Des bobos.

En fait, ce sont peut-être eux, les chatons violents.

Résultats concours : Fury, 3 Blu-ray gagnés.

Sortie 23 février 2015, en Blu-ray, Blu-ray Steelbook et DVD  chez Sony Pictures Home Entertainment

 

A l’occasion de la sortie du film Fury, le 23 février, Publik’Art, en collaboration avec Sony Pictures Home Entertainment, vous a offert la possibilité de gagner :

3 Blu-ray pour le film : Fury

 

Vous avez été très nombreux à participer : 4 576 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les 3 heureux gagnants sont :

Cécile Guglielmi, Guillaume Régis et Jean-Marc Roué.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Bon film !

Résultats concours Selma : 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 11 mars 2015

 A l’occasion de la sortie du film Selma, dont la sortie est le 11 mars 2015, Publik’Art, en collaboration avec l’Agence DEJA, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Selma

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 150 joueurs ! Bravo à tous et merci de votre excellente participation.

Les 5 heureux gagnants sont :

Pascale Lorre, Laurence Brodis, Yannick Bastien, Fabienne Bernard et Anne Joly.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

 

Médée, tome 2 : une BD de Nancy Peña et Blandine Le Callet (Casterman)

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Médée, tome 2 : le couteau dans la plaie

Ecrite par Blandine Le Callet (auteur des romans Une pièce montée et La Ballade de Lila K) et illustrée par Nancy Peña (Les nouvelles aventures du chat botté, Le chat du kimono, Le bestiaire de l’Olympe), Médée est une série assurément ancrée dans la mythologie grecque, qui raconte l’histoire de la fille du roi de Colchide, magicienne qui va connaître un destin hors normes, sombre et taché de sang… Ce second album, le couteau dans la plaie, amorce l’histoire pour de bon avec l’arrivée de l’Argos et de son équipage en Colchide. Un débarquement qui va définitivement sceller le sort de Médée et de ses proches…

Date de parution : le 07 janvier 2015
Auteurs : Blandine Le Callet (scénario), Nancy Peña (dessin), Sophie Dumas et Céline Badaroux-Denizon (couleurs)
Editions : Casterman
Prix : 15 € (64 pages)

Résumé de l’éditeur :

Qui Médée était-elle vraiment ? Une mère aimante et une amoureuse assumant ses désirs, que sa passion finit par égarer ? Une femme libre refusant la tyrannie des hommes ? Une barbare venue semer la confusion dans le monde civilisé des Grecs ? Une sorcière redoutable, maîtresse de forces occultes ? Un monstre, tout simplement ? Pour percer ce mystère, c’est Médée en personne que la romancière Blandine Le Callet et l’illustratrice Nancy Peña ont choisi de nous faire entendre : par-delà calomnies, exagérations, et déformations infligées par le temps, Médée nous raconte sa véritable histoire, depuis les jardins luxuriants de son enfance en Colchide jusqu’à l’île mystérieuse d’où elle livre son ultime confession. Dans ce deuxième tome, Jason et les Argonautes débarquent en Colchide. Leur but, à peine déguisé, est de dérober La Toison d’Or au terrible roi Aetes.Partagée pour sa passion naissante pour Jason et la loyauté qu’elle doit à son tyran de père, Médée va devoir choisir son camp.

Médée tome2 planche

Le point sur l’album :

La grande aventure de Médée en Grèce Antique débute véritablement avec ce deuxième album. Les Argonautes sont parvenus jusqu’en Colchide pour mettre la main sur la toison d’or, mais le roi Aiétès ne compte pas la laisser prendre si facilement. C’est tout l’équipage qui risque la mutinerie. Le récit nous est raconté par Médée elle-même à la fin de sa vie, depuis son île mystérieuse. Un choix narratif qui ne rend l’histoire que plus passionnante en permettant des commentaires de Médée tout au long de son déroulé. Le scénario est servi sur un rythme haletant qui tient en haleine du début à la fin. Une écriture de belle qualité que l’on doit saluer ici[pull_quote_left](…)un rythme haletant qui tient en haleine (…)[/pull_quote_left].

L’originalité de Médée est peut-être dans son dessin. Un style graphique très féminin, faussement minimaliste. Le trait est particulièrement fin et ne fait l’économie d’aucun détail. Proche d’un dessin d’animation, il est harmonieusement mis en couleur par Sophie Dumas et Céline Badaroux-Denizon. Mais ce qui séduit surtout, c’est la capacité de Nancy Peña à réaliser des cadrages parfaits, en pointillé sur plusieurs cases. Un dessin auquel on ne peut résister.

Médée offre donc un deuxième album coup de coeur et promet des perspectives des plus réjouissantes pour la suite (si l’on peut dire malgré le sort qui attend notre Médée). A ne pas manquer !

The Call, le nouveau film de Mads Mikkelsen et BoConcept à voir ici (article sponsorisé)

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Quand BoConcept invite Mads Mikkelsen au scénario

Premier court-métrage d’un diptyque formé avec The Guest, The Call est un film réalisé pour BoConcept, fabricant et distributeur de meubles design d’origine danoise, qui compte 300 magasins à travers le monde.

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Une façon originale de promouvoir la marque en effaçant totalement la frontière qui sépare la publicité du septième art. The Call en est la preuve : un film élégant et raffiné où se joue une intrigue élaborée. Les deux films ont d’ailleurs été tournés à Valence en Espagne, dans la très belle villa de Morten Georgsen, l’un des designers de l’entreprise.

Il est rare de voir un acteur de la trempe de Mads Mikkelsen tourner un spot publicitaire. Ce dernier, notamment connu pour avoir joué le rôle du super-méchant-carrément-glaçant dans Casino Royal, a accepté de jouer le jeu pour BoConcept car il s’agissait avant tout de faire du cinéma. L’acteur a d’ailleurs eu beaucoup de libertés, et a pu s’impliquer fortement dans l’écriture du scénario.

THE CALL-MADS MIKKELSEN-MALIN BUSKA-MEZZO SOFA

Interprétant ce qui pourrait être son propre rôle (un acteur à succès), Mads Mikkelsen se met en scène en train de répéter un texte face à la belle Malin Buska. Mais, distrait par les coups de fils à répétition, le couple d’acteurs va avoir bien du mal à se concentrer…

The Call fait preuve d’une grande finesse d’exécution dans sa réalisation (de Dejan Cukic), et transmet de belles sensations. Un plaisir que l’équipe du film a sans doute partagé sur le plateau, et ça se voit à l’écran.

BoConcept met donc à l’honneur le meilleur du cinéma Danois. Une campagne inédite et vraiment pertinente puisqu’elle permet de mettre en avant le design de la marque.

Crédits

Scénario : Dejan Cukic et Thomas Busk
Réalisateur : Dejan Cukic et Thomas Busk
Photographe du film : Nicolaj Brüel
Producteur : Claus Frandsen, the company film
Son : Alexsounds et Supersonic
Post Production : Decu, Gentlemen Bronocos, the company film
Société de production : the company film

Article Sponsorisé

Exposition : Au Temps de Klimt, la Sécession à Vienne, à Paris.

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Au Temps de Klimt, la Sécession à Vienne

L’exposition « Au Temps de Klimt, la Sécession à Vienne » présente l’évolution de l’art viennois entre 1870 et 1920 dans son contexte culturel et historique. Y sont exposées les œuvres majeures de Gustav Klimt (originaux et reproductions) depuis son apprentissage jusqu’à son âge d’or.
Exposition « Au Temps de Klimt, la Sécession à Vienne ». Du 12 février au 21 juin 2015
L’exposition se déroule sur la Pinacothèque 2, située au 8, rue Vignon 75009 PARIS
Plein tarif 14 € – Tarif réduit 11,50 € – Un audioguide est distribué


A cette exposition sont exposées les œuvres majeures de Gustav Klimt (originaux et reproductions) depuis son apprentissage jusqu’à son âge d’or, mais on y découvre aussi les travaux de son frère Ernst ainsi que ceux d’autres artistes contemporains austro-hongrois tels que, Koloman Moser, Egon Schiele, Ernst Stöhr, ou Joseph Hoffmann.

Acteurs d’un véritable tournant de l’histoire de la peinture et de l’art, ces artistes progressistes ont été marqués par une société en pleine mutation. En effet, avec l’essor de l’industrie et de la banque, l’empire se développe, se modernise et Vienne devient un foyer culturel et intellectuel en pleine effervescence. C’est dans ce climat dynamique et cosmopolite, sous influences germaniques, hongroises, slaves et juives, qu’ils vont traduire cette énergie dans leurs œuvres, donner naissance à de nouvelles esthétiques et de nouveaux mouvements : le Symbolisme et l’Art figuratif.

Klimt et les artistes avant-gardistes du moment vont alors fonder en 1897 l’Union des Plasticiens d’Autriche, plus connue sous le nom de « Sécession viennoise ». En réelle rupture avec l’académisme, Klimt s’affranchit des codes instaurés et devient l’un des pionniers de l’Art nouveau. Car même si l’empire et l’aristocratie restent conservateurs, ils encouragent les artistes modernes. Klimt reçoit de nombreuses commandes et connait une véritable notoriété.

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La frise Beethoven, de Klimt

Les œuvres de Klimt

Avec cette exposition, il est intéressant de découvrir combien l’enseignement est crucial dans l’évolution des œuvres de l’artiste. En effet, Klimt fréquente entre 1876 et 1883 l’École des arts décoratifs de Vienne et il débute sa carrière en produisant des peintures académiques, dignes des plus grands peintres classiques. Riche de cet enseignement, c’est à contre-courant de celui-ci qu’il va révolutionner l’histoire de l’art.

D’un père orfèvre et d’une mère musicienne, Gustav Klimt a hérité d’un sens certain du raffinement. L’or et la musique se révèlent clairement dans son travail et tiennent une place prépondérante dans ses œuvres. Son génie, son gout pour les arts décoratifs, ses compétences de plasticien et l’influence de ses rencontres, vont lui permettre de réaliser de véritables chefs-d’œuvre.

Parmi eux, l’incontournable Judith, inspiré du récit d’Holopherne, qui représente le visage de cette héroïne, révèle sa beauté, son courage, met en lumière les pulsions de vie et de mort, les mystères féminins, les tensions érotiques et l’influence orientale. Sur cette toile, l’or très présent exalte, et l’on apprend que pour accomplir les ornementations, le peintre s’est inspiré d’un relief assyrien du VIIIème siècle avant JC. Telle une icône, la lumière et le regard de Judith accrochent et envoutent.

Aussi, La frise Beethoven, immense par la taille et par les symboles représentés, s’impose dans cette exposition. Réalisée en hommage à la Neuvième Symphonie de Beethoven elle est composée de 3 volets : Klimt traduit ici les thèmes de l’aspiration au bonheur, de l’humanité souffrante et des puissances ennemies. Perturbant nos repères temporels, elle fait écho aux fresques d’Égypte antique, rappelle les dorures de l’art byzantin et apporte en même temps un univers très neuf. Et comme dans une majorité de ses tableaux, Klimt, résolument moderne, cherche à provoquer et met en scène de façon récurrente des femmes nues ou très sensuelles.

La femme tient une place capitale dans ses tableaux, que ce soit dans l’expression de sa force ou de sa fragilité, dans son image virginale ou tentatrice, c’est elle qui est à l’honneur, au cœur de son travail et qui permet une exploration de la conscience. En effet, en inversant la symbolique traditionnelle, l’artiste choisit de mettre en lumière la suprématie de la femme sur l’homme, et c’est en cela, aussi, que Klimt gagne son succès et participe au changement artistique et social dans l’Europe du XXème siècle.

En conclusion : Très belle exposition, riche et bien organisée mais j’aurais souhaité que les tableaux de Klimt soient plus nombreux. En contrepartie, cela m’a permis de découvrir ses contemporains. En tous cas je vous la recommande !

Kashmeer, tome 2 : une BD de Fred Le Berre et Michel Rouge (Glénat)

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Kashmeer, tome 2 : Les têtes noires

Après une longue attente (près de trois ans), voici enfin l’épilogue du diptyque Kashmeer, thriller géopolitique qui nous emmène dans les vallées reculées d’Afghanistan. Un récit complexe scénarisé par Fred Le Berre (Galata, Axo, Shimon de Samarie) et illustré par Michel Rouge (Les Ecluses du ciel, les Héros Chevaliers, Shimon de Samarie).

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteurs : Fred Le Berre (scénario), Michel Rouge (dessin) et Corentin Rouge (couleurs)
Editions : Glénat
Prix : 14,95 € (644 pages)

Résumé de l’éditeur :

Fin d’un thriller géopolitique tourmenté. Par amour pour une jeune étudiante métisse d’origine indienne, Paul Stevens quitte ses chères études à Normale Sup pour aller la rejoindre. Elle l’attend à New Delhi. Elle le lui a dit. Seulement, à l’arrivée, personne. Perdu dans un monde chaotique dont il ignore tout, instrumentalisé par les services français qui, à travers lui, visent une autre cible, Paul entreprend un long périple qui le mènera à travers le nord de l’Inde jusqu’au Cachemire, et plus loin encore dans les vallées secrètes du nord de l’Afghanistan, aux confins tadjiks de la Chine. Avec ce second tome, Fred Le Berre conclut l’aventure Kashmeer servie par le somptueux dessin de Michel Rouge, épaulé par son fils Corentin Rouge à la mise en couleur.

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Le point sur l’album :

Dans ce second album, notre jeune chimiste cherche à rejoindre sa belle en Inde, alors que cette dernière était traquée par les services secrets pour terrorisme. Là-bas, Paul Stevens va devoir donner de sa personne avant de pouvoir espérer la retrouver. Le chemin va être long et va même l’emmener au coeur des montagnes afghanes. C’est tant mieux puisque les services secrets français cherchent à s’en servir comme appât pour atteindre une cible de choix. Mais les américains sont aussi sur le terrain et n’hésiteront pas un seul instant à doubler tout le monde. Un scénario haletant, où le lecteur ne peut se fier à personne tant il y a d’espions partout.[pull_quote_left]Il est parfois difficile de suivre ce périple sans s’y reprendre à deux fois.[/pull_quote_left]

Peut-être est-ce dû à un découpage perfectible mais il est parfois difficile de suivre ce périple sans s’y reprendre à deux fois. Inutilement complexe, on en perd en effet parfois le fil. La lisibilité de Kashmeer n’est donc pas optimale (à moins que la fatigue nous ait joué un tour ?), mais sans doute est-ce dû au rythme auquel les évènements s’enchainent et à la multiplicité des protagonistes. Tout va très vite et de nombreux personnages se donnent la réplique. La lecture se doit donc d’être très attentive.

Côté dessin, le style réaliste de Michel Rouge est efficace. Sans grande originalité, son trait fin est assez précis. Les visages sont dessinés dans le détail, offrant une belle expressivité.

La conclusion de Kashmeer est donc un peu décevante, donnant la sensation d’une précipitation malvenue. C’est un peu dommage car le résultat aurait pu être tellement mieux !

Monsieur Levine : une BD de Javier Cosnava et Toni Carbos (Sarbacane)

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Monsieur Levine – L’homme qui rêvait d’un loup blanc

Monsieur Levine est un one shot réalisé par les espagnols Javier Cosnava (Suma de Lettras), qui en signe le scénario, et Toni Carbos, qui l’a illustré. A eux deux, ils ont gagné à ce jour plus de 30 prix BD en Espagne. Monsieur Levine est leur première parution en France.

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteurs : Javier Cosnava (Scénario) et Toni Carbos (Dessin)
Editions : Sarbacane
Prix : 22,00 € (144 pages)

Résumé de l’éditeur :

Monsieur Levine est un ancien officier de l’armée de terre. Aujourd’hui en pré-retraite, il est atteint d’un cancer incurable et n’a plus que quelques semaines à vivre. Hanté par son passé de soldat d’élite, période durant laquelle il a commis une énorme « bavure », il a de fréquentes hallucinations qui prennent la forme d’un loup blanc géant. Tel Faust, il est « visité » par ce loup venu lui demander des comptes… Son psychiatre, chef de clinique ambitieux, une ancienne maîtresse obèse, le souvenir d’un été radieux, le raccrochent encore un peu à la vie. Mais, qui est vraiment Monsieur Lévine ? Et Monsieur Lévine est-il vraiment Monsieur Lévine ? À qui appartient cette étrange petite boîte siglée « Zelig » ?

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Le point sur l’album :

Découpé en trois parties, Monsieur Levine, nous raconte l’histoire d’un homme atteint d’un cancer incurable. Condamné, son passé de soldat remonte à la surface alors qu’il est hanté par un mystérieux loup blanc, qui vient lui rappeler les erreurs commises sur le front… Puis, le récit glisse insidieusement dans une sorte de polar étrange où l’intrigue est bercée par un suspense qui va crescendo. Un scénario audacieux et original qui prend à chaque page une direction inattendue.

Avec son trait caricatural aux courbures inédites, Toni Carbos propose un dessin fantasque en noir et blanc. Un style graphique minimaliste qui ne provoque pas de coup de coeur mais reste agréable à parcourir.

En conclusion, ce Monsieur Levine est une bonne surprise assurée pour qui s’aventurera dans la tête de ce personnage énigmatique…

Héléna, tome 2 : une BD de Jim et Louis Chabane (Grand Angle)

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Héléna, tome 2/2

Suite et fin du diptyque Héléna écrit par Jim (Une nuit à Rome, Petites Eclipses, Une petite tentation) et illustré par Lounis Chabane (Golden Cup, Carmen + Travis, Ligue Zéro, Mesrine, Si seulement…). Un drame romantique qui se referme après avoir exercé ses charmes avec une belle efficacité.

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteurs : Jim (Scénario) et Lounis Chabane (Dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 16,90 € (74 pages)

Résumé de l’éditeur :

Les relations amoureuses, c’est compliqué. Surtout quand l’un des deux ne veut pas. Portrait de l’amour inconditionnel de Simon pour Héléna. Un petit jeu amoureux dans une chambre avec vue sur la mer. Peut-on convaincre progressivement une femme de nous aimer ? Et dans ce petit jeu, qui est l’esclave, finalement ? Celle qui vient toutes les semaines à heure régulière contre un peu d’argent, ou celui qui ne vit que pour ces trois petites heures à passer avec la femme qu’il aime ?

Héléna tome 2

Le point sur l’album :

Nous retrouvons Simon et son amour sans borne pour Héléna. Cette dernière s’apprête d’ailleurs à lui annoncer qu’elle veut mettre un terme à ses visites hebdomadaires. Une annonce qui cache une vérité bien plus difficile à accepter. Pourtant, cette rupture ne va pas entamer tout l’amour que Simon ressent pour sa belle. Entre espoir et illusions, ce dernier va tout faire pour provoquer sa chance jusqu’au bout…[pull_quote_right]Le dessin fin et délicat de Lounis Chabane (…) fait des merveilles[/pull_quote_right]

Récit d’un amour passionnel à sens unique, Héléna est écrit avec beaucoup de sensibilité par un Jim au meilleur de sa forme. Son scénario nous prend en otage, à la merci de cet amour perdu d’avance. Pourtant, comme Simon, on espère… Jusqu’ici tout va bien. Mais vient le moment où l’histoire bascule, à notre grande surprise. Un revirement inattendu, presque déconcertant. Mais après tout, cette histoire ne nous appartient pas. Et lorsque le conteur est bon, on ne s’en plaindra pas.

Le dessin fin et délicat de Lounis Chabane associé à la coloration lumineuse de Delphine, fait quant à lui des merveilles. Les planches sont éblouissantes.

Héléna surprend dans son épilogue mais laisse un très agréable souvenir, teinté de nostalgie amoureuse. A lire.

Le Confesseur Sauvage, une BD de Philippe Foerster (Glénat)

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Le confesseur sauvage

Le Confesseur Sauvage, une BD de Foerster

Philippe Foerster donne un second souffle à son oeuvre drôlement noire qui marqua les lecteurs du magazine Fluide Glacial dès 1980 (des histoires courtes récemment rééditées en format intégral sous le titre Certains l’aiment noir). Dans Le Confesseur Sauvage, on retrouve donc l’univers absurde de l’auteur, qui joue avec des personnages à l’allure toujours improbable, tout droit sortis d’une catastrophe nucléaire, elle-même due à un cataclysme lunaire. L’histoire se passe à Tchernobourg

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteur : Philippe Foerster (scénario et dessin)
Editions : Glénat
Prix : 22,00 € (104 pages)

Résumé de l’éditeur :

Les monstres aussi ont leurs états d’âme ! Dans la ville de Tchernobourg, suite à une catastrophe nucléaire, une partie de la population se retrouve transformée en d’effroyables mutants. Résultat : des limaces géantes, hommes-araignées et toutes autres sortes de monstruosités côtoient à présent les citoyens lambda. L’un de ces mutants, un poulpe empathique, remarque un fait étrange : lorsqu’il s’assoit près de quelqu’un, l’un de ses tentacules se met inéluctablement à venir tapoter amicalement l’épaule de son voisin qui se met aussitôt à se confesser. C’est ainsi que notre ami poulpe va s’improviser prêtre et venir à la rencontre des habitants de Tchernobourg recueillir des témoignages tous plus délirants les uns que les autres. À travers une succession d’histoires courtes monstrueusement loufoques, Philippe Foerster nous décrit un univers à nul autre pareil, entre Kafka et Topor, où l’humour noir se teinte d’absurde ! Savourez cette  » suite  » des histoires macabres que l’auteur réalisait pour Fluide Glacial dans les années 1980 et qui viennent d’être magnifiquement rééditées sous le nom Certains l’aiment noir.

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Le point sur l’album :

Le personnage principal de ce nouvel album de Foerster est évidemment ce mystérieux confesseur sauvage autrement appelé Père irradieu. Un curé auto-proclamé, doté de plusieurs tentacules post-traumatiques de Tchernobourg mais également pourvu d’un don hors du commun. Dès qu’il appose un tentacule sur quelqu’un, ce dernier ressent le besoin irrésistible de se confesser… C’est ainsi que Le confesseur sauvage va nous raconter des histoires confessées, aussi loufoques les unes que les autres.[pull_quote_right]Des histoires farfelues et décapantes.[/pull_quote_right]

Le Confesseur Sauvage est découpé en plusieurs petites histoires se focalisant chacune sur un mauvais pêcheur. Des histoires teintées d’humour noir, vraiment décalé. Un ton propre à Foerster, qui peut parfois décontenancer… L’auteur pousse son imagination toujours très loin pour s’amuser avec les codes de notre société actuelle.

Le trait unique de Foerster, finement caricatural et très détaillé, est par ailleurs toujours appréciable. Une signature graphique reconnaissable entre mille.

Le Confesseur sauvage s’inscrit dans la droite ligne de Certains l’aiment noir. Des histoires farfelues et décapantes. A découvrir en librairie.

Cagaster, tome 5 : un manga de Kachou Hashimoto (Glénat)

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Cagaster tome 5

Cagaster, tome 5

Cagaster est un manga de Kachou Hashimoto, d’abord diffusé sur internet, en marge du monde éditorial classique japonais. Cette édition papier est ainsi une exclusivité mondiale parue aux éditions Glénat. Ce cinquième album est sans doute le plus court jusqu’ici (il est d’ailleurs complété par une histoire courte, L’aventure de la princesse Butterfly) et prépare le dénouement du sixième et dernier tome de la série.

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteur : Kachou Hashimoto (Scénario et Dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 6,90 € (224 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Franz ayant libéré les insectes de leur contrôle mental, c’est le chaos dans la cage. Pour empêcher Harb Adham de reprendre le contrôle, Kidow et Ilie se pressent vers la salle du trône. La jeune fille veut voir sa mère, afin de prendre une décision sur son avenir. À E-05 aussi, les combats font rage, et la défense du portail Ouest tombe devant l’assaut des conspirateurs de l’armée coalisée. Le seul espoir des habitants réside désormais dans la cité d’Azuria…
Avec une histoire complète, “L’aventure de la princesse Butterfly”.

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Le point sur la série :

Kachou Hashimoto prépare dans cet avant-dernier tome de Cagaster, un dénouement que l’on a du mal à deviner à l’avance. Rien n’est donc joué. Si l’action est toujours au coeur du scénario (l’affrontement entre Acht et Kidow etc…), il n’y a dans cet épisode pas de grand rebondissement. Le rythme est au rendez-vous, mais l’effet de surprise semble être réservé pour l’épilogue (on espère). Il faudra donc patienter un peu…

Le dessin de la mangaka est par ailleurs toujours aussi abouti. L’artiste fait preuve d’une grande dextérité.

Bien que nous laissant sur notre faim, ce tome 5 de Cagaster laisse planer le doute sur un final qui promet d’être explosif.

Altaïr, tome 4 : un manga de Kotono Kato (Glénat)

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Altaïr, tome 4

Altaïr continue son voyage oriental à destination cette fois de Vénédic, cité de commerce où Mahmud va faire escale. Ce quatrième tome contient également une histoire courte, La garde d’Anastasia,  réalisée par l’auteur de la série : Kotono Kato. Cette dernière avait d’ailleurs été primé lors de la cinquième édition du concours de jeunes talents du magazine Sirius.

Date de parution : le 4 mars 2015
Auteur : Kotono Kato (Scénario et Dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 7,60 € (192 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Mahmud arrive à Vénédik, la cité des marchands ! Mais, dans cette ville somptueuse où cohabitent des individus de diverses origines, les Vénédikts se révèlent vite tous aussi inflexibles les uns que les autres ! Cette fois, c’est son talent d’homme politique qui est mis à l’épreuve…
Avec en prime, Le garde d’Anastasia, l’histoire courte de Kotono Kato lauréate du 5e concours de jeunes talents du magazine Sirius.

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Le point sur la série :

C’est toujours un plaisir de retrouver notre jeune Pacha en quête d’expériences. Côté scénario, ce dernier va  retrouver un peu d’accalmie après avoir guerroyé dans l’épisode précédent. Arrivé à Vénédik, c’est sa stratégie politique qu’il va devoir aiguiser… Encore une autre caractéristique d’Altaïr.

Malgré quelques passages creux, l’épisode est divertissant. Pas de grande révolution, mais suffisamment de rythme pour donner envie de pousser la lecture plus loin.

On se régale par ailleurs du dessin très fin de Kotono Kato, qui fait preuve d’une joli savoir-faire.

Altaïr n’a donc pas fini de séduire…

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