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Rin, tome 1 : un manga Harold Sakuishi (Delcourt)

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Rin, tome 1

Rin, tome 1

Nouveau manga signé Harold Sakuishi auteur de Beck (mais aussi Gorillaman, Bakaichi, Stopper Busujima), Rin raconte l’histoire de Norito, un ado qui passe tout son temps libre à dessiner pour devenir un mangaka à part entière. Un but qu’il poursuit en participant à un concours pour être publié dans une célèbre revue locale. Mais Rin, c’est aussi une jeune fille au talent de médium qui pourrait bien être amenée à rencontrer le jeune Norito.

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteur : Harold Sakuishi (Scénario et Dessin)
Editeur : Delcourt
Prix : 7,99 € (198 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Jeune adolescent timide de 16 ans, Norito n’a qu’un rêve : devenir mangaka ! Ses débuts sont assez laborieux, mais pour plaire à la belle Asune, il redouble d’efforts. Rin, 16 ans, a été repérée par une agence de jeunes Idoles. Même si ses talents de médium font parler d’elle, elle refuse la célébrité. Bien qu’improbable, leur rencontre semble inévitable et pourrait bien bouleverser leur avenir

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Le point sur la série :

C’est une plongée passionnante dans le monde des mangakas que propose le célèbre Harold Sakuishi. Dans cette nouvelle série – qui compte pour l’instant 7 tomes parus au Japon – il partage son amour pour le dessin à travers un jeune garçon prêt à tout pour percer dans le métier. On découvre comment les jeunes mangakas peuvent se faire remarquer par le monde de l’édition et espérer faire carrière. Des coulisses mis en scène avec brio à travers un récit captivant, animé par la passion du manga.

Dans ce premier tome, on ne sait que très peu de chose sur le personnage qui a donné son nom à la série, Rin. Une ado médium, discrète et courtisée par les agences d’Idoles mais qui refuse d’être exposée à la célébrité. Cette dernière va rencontrer en toute fin d’épisode le mangaka en herbe Norito… Ne reste plus qu’à voir ce que cela va donner !

Le dessin d’Harold Sakuishi répond pour sa part aux standards du genre, avec un trait fin et élégant qui ne manque pas d’atouts pour séduire. Une ligne claire, nette et précise.

C’est donc un premier tome très enthousiasmant et prometteur que livre Rin. Une série à suivre avec attention.

Mustang, un film de Deniz Gamze Ergüven

Mustang, un film de Deniz Gamze Ergüven

Mustang, un film de Deniz Gamze Ergüven

L’histoire de Mustang se passe en Turquie. On pourrait presque dire que c’est un film documentaire sur la place des jeunes filles en Turquie. C’est le 1er long métrage de la réalisatrice Deniz Gamze Ergüven.
C’est l’histoire de cinq jeunes filles, orphelines, élevées par leur grand-mère et leur oncle. Cinq jeunes filles filmées au moment de leur adolescence.
Sortie le : 17 juin 2015
Durée : 1h37
Avec : Günes Nezihe, Doga Zeynep Doguslu, Elit Iscan…

Synopsis :

C’est le début de l’été.
Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons et déclenchent un scandale aux conséquences inattendues.
La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arranger.
Les cinq sœurs, animées par un même désir de liberté, détournent les limites qui leur sont imposées.

Mustang, un film de Deniz Gamze Ergüven

Mustang, un film de Deniz Gamze Ergüven

Bien sûr, Mustang est un film sur la jeune fille, la jeune femme, un film féministe mais surtout un film qui dévoile ce qui se passe actuellement en Turquie. Un pays qui ne reconnaît plus aucun droit à la femme et qui vit dans un conservatisme affligeant. Deniz Gamze Ergüven avoue écrire une partie de son autobiographie mais elle, contrairement à ses héroïnes, n’a pas eu la force de se rebeller immédiatement.

Ces très belles jeunes filles vont plus ou moins puiser en elles la force du cheval sauvage, d’où le titre du film.

Ces cinq soeurs vivent apparemment heureuses, dans un petit village à 1000 km d’Istanbul. Elles vont à l’école et semblent mener une vie normale jusqu’au jour où elles sont vues, dans la mer, avec des garçons, en train de jouer dans l’eau. Des jeux que font tous les enfants, tous les ados du Monde. Du coup, elles sont enfermées dans la maison, sont interdites de sorties et d’école.

Et leur famille ne pense plus qu’à les marier. En s’assurant, par tous les moyens, de leur virginité.

C’est un film terrible, qui m’a fait penser à Virgin Suicides, de Coppola, même si la réalisatrice s’en défend. La tension monte tout au long du film et on sent l’horreur arriver. Rien n’est vraiment dit ni montré, mais tout est ressenti profondément. Et le jeu des actrices est remarquable.

On ressort du cinéma choqué, assommé, sachant très bien que ce film n’est pas une fiction. Mais que tout est vrai et que cela se passe aujourd’hui, à quelques kilomètres de nos frontières.

Le film a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2015 .

Un film à voir absolument !

Grand Prix de la Critique 2015 : « Henry VI » la pièce fleuve de Shakespeare mise en scène par le jeune prodige Thomas Jolly

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© Nicolas Joubard

Comme tous les ans, les 158 journalistes, membres de l’Association professionnelle de la critique théâtre-musique-danse (dont nous sommes), décernent après un vote collectif à deux tours leurs prix, distinguant les spectacles et les artistes qui ont marqué la saison écoulée.

Rendez-vous incontournable de la profession, il atteste d’une marque de reconnaissance qui, dans le paysage du spectacle vivant, est particulièrement appréciée des artistes récompensés où l’émotion témoignée ainsi que l’engagement total pour leur art sont à saluer.

Le palmarès 2014/2015, sous l’égide donc de l’Association présidée par Jacques Nerson, critique au Nouvel Observateur et au Masque et la Plume, a été révélé ce lundi 22 juin à la Philharmonie de Paris dont les lauréats rejoignent pour la plupart les grands coups de cœur de Publik’Art. Laurent Bayle, directeur général de la Cité de la Musique et Président de la Philharmonie est élu personnalité musicale de l’année pour son investissement à travers ce lieu d’écoute exceptionnel et d’éducation à la démocratisation de la musique, promis à un bel avenir.

La saga « Henry VI », le spectacle-évènement de 18 heures du jeune metteur en scène Thomas Jolly déjà récompensé du Molière de la mise en scène, qui a électrisé le dernier festival d’Avignon avant d’être repris ce printemps à l’Odéon, a reçu le grand prix de la critique, saluant à la fois l’accomplissement et l’audace de cette grande aventure théâtrale dont le succès critique et public fut au rendez-vous. Manon Thorel, qui assurait avec beaucoup d’humour et d’espièglerie les intermèdes entre les parties ou les actes, se voit décerner le prix Jean-Jacques Lerrant attribué à la révélation théâtrale.

Affabaluzione” de Pier Paolo Pasolini, monté par Stanislas Nordey au Théâtre de la Colline dont le parti pris de mise en scène ne nous pas convaincu, remporte le prix Georges-Lerminier du meilleur spectacle créé en région (au TNB, après Vidy-Lausanne).

Parmi les acteurs gratifiés de cette édition 2015, Emmanuelle Devos  repart avec le prix de la meilleure comédienne pour son interprétation fascinante d’Anna Petrovan dans « Platonov » où son jeu est porté par cette fêlure romanesque si propre à la complexité et à l’humanité des personnages de Tchekhov. Très touchée par cette récompense, Emmanuelle Devos a tenu à remercier son coach et sa répétitrice tout en soulignant son bonheur absolu que de pouvoir jouer Tchekhov.

 Micha Lescot (Ivanov) est reconnu meilleur comédien pour son grand « Ivanov » à la présence insondable et vertigineuse, mise en scène par Luc Bondy et donné à L’Odéon. Très heureux de cette distinction, le comédien, en dépit de son récent accident après une chute d’une verrière de plusieurs mètres lors d’une lecture dont il se considère comme un miraculé grâce à une petite table qu’il a d’ailleurs remerciée, honore donc de sa présence remarquée cette consécration émanant des professionnels.

Le prix du meilleur spectacle de théâtre privé revient à « The Servant » (mise en scène de Thierry Harcourt au Théâtre de Poche-Montparnasse). « Vanishing Point » de Marc Lainé, un « road movie » sur les routes du Canada, reçoit le prix de la meilleure création en langue française tandis que la Cerisaie d’Anton Tchekhov, mise en scène de Lev Dodine (Monfort théâtre) celui du meilleur spectacle étranger.  

Et pour clore ces premières festivités, le prix du meilleur livre sur le théâtre est allé à Béatrice Picon-Vallin pour son ouvrage de référence sur « Le Théâtre du Soleil, les cinquante premières années » (Actes sud).

En musique, l’opéra de Rameau « Dardanus » dirigé par Raphaël Pichon et mis en scène par Michel Fau à l’Opéra de Bordeaux dont la pièce qu’il joue et met en scène actuellement au Théâtre de l’Oeuvre “Un amour sans fin remporte un grand succès est couronné meilleur spectacle lyrique de l’année. « Les caprices de Marianne » de Henri Sauguet, un opéra coproduit par 15 scènes lyriques françaises obtient le prix du meilleur spectacle lyrique créé en province. « Penthesilae », opéra de Pascal Dusapin créé à Bruxelles, est distingué comme la « meilleure création musicale » de l’année. Dans la catégorie lyrique, le ténor Stanislas de Barbeyrac est consacré révélation musicale dont l’incarnation dans Alceste au Palais Garnier révèle une prestance vocale pleine de promesses.      

En danse le Grand Prix échoit à l’Israélien installé à Londres Hofesh Shechter, qu’on verra au Festival d’Avignon avec « Barbarians » cet été, pour un spectacle donné au Théâtre de la Ville (Abbesses), « Disappearing Act ». Enfin, l’Etoile Aurélie Dupont, qui vient de faire ses adieux à l’Opéra de Paris, est désignée meilleure interprète de l’année.

Et que le spectacle continue en vers et contre tout…!

Alceste de Christoph Willibald Gluck, mise en scène par Olivier Py, à l’Opéra de Paris

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Photos © Opéra national de Paris/Julien Benhamou & Alceste © Opéra national de Paris/Agathe Poupeney

Palais Garnier du 16 juin au 15 juillet 2015

Production de haut vol que l’Alceste donnée à l’Opéra Garnier par Olivier Py dont la mise en scène inventive et théâtrale parvient à donner à la fable sa dimension intemporelle et universelle.

Nulle emphase baroque ni outrance expressionniste dans cette direction d’acteurs/chanteurs d’un grand homme de théâtre, artiste par dessus tout, au plus près de la profondeur intime, philosophique de l’œuvre et de son architecture, si caractéristique à la tragédie épurée de Gluck. Du grand art, bravo !

Où le Memento mori propre à l’œuvre avec sa longue déploration se revisite sur un tableaux noir et à la craie qui dans un ballet de signes et un effacement perpétuel, cristallisent dans une épure parfaite, le passage terrestre.

Admete, roi de Thessalie se meurt. Par amour et pour le sauver, la reine Alceste, vertueuse et femme de devoir, implore Apollon, de prendre sa vie afin der préserver celle son époux et sauvegarder aussi la protection de ses sujets.

Rétablis, Admete apprend de son ami Evandre, puis de la reine elle-même qu’il doit sa guérison au sacrifice de sa vie. Le roi réclame alors, au dieu la mort à laquelle il était initialement voué.

Informé par Evandre, Hercule, jure de rendre son roi et sa reine au peuple de Thessalie. Face aux portes des enfers, Admete et Alceste, pleinement dévoués l’un à l’autre, implorent, chacun leur tour, de mourir.

Hercule survient et, pris de compassion pour cette passion amoureuse, les sauve. Ainsi, revenus du séjour des morts, ils incarnent à jamais la vérité du lien indéfectible les unissant à la vie, à la mort.

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Le noirceur qui colore toute l’œuvre dans une lamentation infinie sur l’amour sacrificiel et le devoir est magistralement soutenue par une esthétique (décors & costumes de Pierre-André Weitz dans un fondu de noir) et un dispositif scénique en mouvement, constitué d’un immense tableau noir en fond de scène à l’abri d’un grand escalier et de deux panneaux noirs coulissants de part et d’autre du plateau, le tout propice à des scènes visuelles très marquantes.

12 septembre au 7 octobre 2013 Marc Minkowski (Direction musicale) Yann Beuron (Admète) Sophie Koch (Alceste) Franck Ferrari Hercule)

Celles notamment qui voit Hercule haut perché et transformé en prestidigitateur avec une colombe pour les besoins de l’oracle qui vaincra comme par magie la tyrannie des dieux. Ou lorsque Apollon surgit en danseur magnifié sous une pluie d’or pour célébrer les deux époux épargnés ou bien encore cette image fugitive de la mort, qui poursuit inlassablement le couple à travers un corps dansant vêtu d’un collant couleur taupe, imposant son rituel macabre.alcste

Cinq dessinateurs sont en permanence sur le plateau pour dessiner à la craie en temps réel une succession de décors (la façade du Palais Garnier avant de n’être plus qu’un rideau de scène) ou des éléments du drame (un électroencéphalogramme, un cœur, une tête de mort) qu’ils effacent au fur et à mesure de la mise en abîme, remplacés par d’autres, métaphore des vanités de la peinture classique qui nous renvoie à l’imagerie de la finitude.

Marc Minkowski dirige ses musiciens du Louvre-Grenoble avec une vraie densité dramatique où la texture baroque des cordes sonne à plein tandis que le chœur avec son manifeste résonne de toute son amplitude et de sa pureté.

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Véronique Gens fait montre d’une grande élégance où sa voix constante porte toute la souffrance d’âme d’Alceste tandis que Stanislas de Barbeyrac (Admète) témoigne d’un beau souffle lyrique à la diction parfaite. Enfin, Stéphane Degôut (tour à tour le Grand prêtre, Apollon et Hercules) est impressionnant de présence où de sa voix projetée, il habite l’espace d’une incroyable aisance et d’une grande maturité vocale.

Nulle emphase baroque ni outrance expressionniste dans cette direction d’acteurs/chanteurs d’un grand homme de théâtre, artiste par dessus tout,  au plus près de la profondeur intime, philosophique de l’œuvre et de son architecture, si caractéristique à la tragédie épurée de Gluck. Du grand art, bravo !.

Un jour, une femme, mise en scène par Virginie Salane

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Un jour, une femme, mise en scène par Virginie Salane

Un jour, une femme, mise en scène par Virginie Salane

Un jour, une femme dévoile la femme sous toutes ses facettes : femme en quête d’amour, femme adultère, femme amoureuse, femme violée et humiliée, femme prisonnière… Bref, vous saurez tout sur la femme, grâce à la Troupe de Baroja qui a interprété tour à tour ces différents rôles, hier soir à Biarritz.

Metteur en scène : Virginie Salane
Durée : 1H
Avec : Sandie Calatayud, Corinne Guilliot, Isabelle Gallet, Joëlle Le Mouël, Catherine Lansot et Bénédicte de Loriol

Un jour, une femme, mise en scène par Virginie Salane

B de Loriol, Sandie Calatayud, Joëlle Le Mouël,

Corinne Guilliot, Catherine Lansot et Isabelle Gallet

Une fois n’est pas coutume sur publikart.net, mais c’est la propre comédienne qui fait sa propre chronique ! Bien sûr, vous imaginez bien qu’elle sera dithyrambique ! Et personne ne sera là pour la contredire !

Un jour, une femme, tout un programme de femme !

Cette petite troupe d’amatrices a su régaler son public hier soir à Biarritz, au Théâtre du Versant, dans une ambiance chaleureuse et festive. Elle remercie par ailleurs son public, de qualité, d’être venu la soutenir dans ce difficile défi qu’elle s’était fixé, à savoir jouer plusieurs extraits de pièces de tout genres, du très classique au très contemporain.

Un mélange de style habilement mis en scène par leur jeune professeure Virginie Salane qui a su en quelques mois rendre ces femmes capables de se produire sur scène, presque comme des pros ! De beaux costumes, une belle musique, des éclairages époustouflants, bref, tout était réuni pour le grand spectacle !

La petite troupe est composée de six femmes, de tout âge, ce qui en fait sa force. Sandie Calatayud, Corinne Guilliot, Isabelle Gallet, Joëlle Le Mouël, Catherine Lansot et moi-même ! Certaines ont des années de théâtre derrière elle, d’autres, juste quelques mois. Une fine équipe, un peu féministe on peut le dire, et très solidaire !

Bref, si vous n’étiez pas là hier soir, ce n’est pas grave ! Une nouvelle représentation aura lieu le mercredi 1er juillet aux Ecuries de Baroja, à Anglet, à 21h, dans le cadre de Baroja Off, pratiques artistiques amateur du 27 juin au 5 juillet. Celle-là, impossible de la louper !

« Les hommes font la sieste, il est l’heure de se ventiler le cœur ! »

Venez donc nombreux, hommes et femmes partager ces instants uniques avec La Troupe de Baroja !

Petite répétition du 8 juin 2015 :

Dantès, tome 9 : une BD de Pierre Boisserie, Philippe Guillaume et Erik Juszezak (Dargaud)

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Dantès, tome 9

Dantès, tome 9 : Contrefaçons

Thriller financier réalisé par les scénaristes Pierre Boisserie (Robin des Bois,  Roma) et Philippe Guillaume – par ailleurs également coauteurs de l’excellente saga La Banque – Dantès débute un nouveau cycle au pays de l’art contemporain et de son marché, concentré en grande partie à New York. Un épisode très bien ficelé, toujours dessiné par Erik Juszezak (Pandora box, Narvaro, Empire USA).

Date de parution : le 5 juin 2015
Auteurs : Pierre Boisserie, Philippe Guillaume (Scénario) et Erik Juszezak (Dessin)
Editeur : Dargaud
Prix : 11,99 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Pierre Boisserie, Philippe Guillaume et Erik Juszezak mettent à nouveau leur héros à l’épreuve dans ce nouveau cycle où l’art contemporain a une place de choix !

Cet album inaugure un nouveau cycle de deux tomes qui se déroulent dans le milieu de l’art contemporain. Un marché qui brasse des sommes d’argent colossales et qui attire spéculateurs et faussaires… Un nouvel épisode qui se déroule en grande partie à New York, plaque tournante de l’art contemporain.

Un nouveau diptyque dans le milieu de l’art contemporain : secrets, argent et trahisons sont les maîtres mots de cet album.

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Le point sur l’album :

Point de départ d’un nouveau diptyque en compagnie de DantèsContrefaçons propose une immersion totale dans le monde de l’art et de ses coulisses pas toujours reluisants. Gangréné par les speculateurs professionnels et les faussaires attirés par l’appât du gain, cet univers montre toutes ses facettes dans un scénario maîtrisé, écrit avec un savoir-faire propre à ce duo d’auteurs talentueux. Très complet, ce neuvième épisode n’omet pas d’étoffer son fil d’ariane en la personne de Dantès, en abondant en révélations et fantômes du passé.

Le dessin réaliste de Erik Juszezak est quant à lui réalisé en finesse, malgré un trait parfois imprécis. Son style graphique – certes académique – ne déplait pas grâce à une bonne fluidité insufflée dans les scènes d’action. On regrette tout de même son manque d’originalité.

En résumé, Dantès est une fois de plus bousculé dans un album rythmé qui se lit d’une traite. A suivre…

Résultats concours : Valley of love, 30 places de ciné gagnées.

Valley of love, un film de Guillaume Nicloux

Sortie le 17 juin 2015

 

A l’occasion de la sortie du film Valley of love, un film de Guillaume Nicloux, sortie le 17 juin 2015Publik’Art, en collaboration avec Le Pacte, vous a offert la possibilité de gagner :

15×2 places de ciné pour le film : Valley of love

 

Vous avez été très nombreux à jouer : 3 562 ! Un grand merci à tous !

 

Les 15 heureux gagnants sont :

Karima Allard, Violette Jalabert, Thierry Gevrey, Alain Artuso, Jocelyne Claudin, Marie-Thérèse Vanbelle, Marie-Jo Vallé, Julien Launay, Derek Laventure, Jena-Claude Figuéras, Cyrille Rouzier, Laurence Baratte, François Richard, Jean Bourquin et Sophie Garrigues.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement et d’avance on les en remercie.

Très bon film à tous !

Résultats concours : La résistance de l’air, 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 17 juin 2015

 

A l’occasion de la sortie du film La résistance de l’air, le 17 juin 2015, Publik’Art, en collaboration avecGaumont, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : La résistance de l’air

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 265 ! Un grand merci à tous et un grand bravo !

 

Les 5 heureux gagnants sont :

Amélie Serrano, Isabelle Dumas, Thomas Bonnieux, Sabrina Touquet et Gérald Eynard.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance on les en remercie !

Très bon film à tous !

Résultats concours : The dependables, 3 DVD gagnés.

The Dependables

SORTIE EN DVD le 2 juin 2015

A l’occasion de la sortie, le 2 juin 2015, du film The Dependables, Publik’Art, en collaboration avec Zylo Éditeur et Distributeur Indépendant de Films, vous a offert la possibilité de gagner :

3 DVD du film : The Dependables

 

Vous avez été 4 244 joueurs ! Un très beau score ! Bravo à tous !

 

Les 3 heureux gagnants sont :

David Paresy, Dagorne Coroller et Sarah Demare.

 

Notre partenaire vous enverra votre DVD très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

 

 

Fuzeta, gagnant du Ricard SA Live Music offre son album Dive en téléchargement gratuit


Fuzeta Dive

Dive, à télécharger gratuitement

Révélé au dernier Ricard S.A Live Music en février 2015, Fuzeta est un quatuor du Morbihan qui s’est fait remarquer parmi 1 143 artistes inscrits au célèbre concours. Un groupe qui a séduit jury et internautes (pas moins de 300.000 !) par la justesse et l’intensité de ses harmonies vocales sur un son indie-rock épique ! Associant puissance et délicatesse,  Fuzeta a bien des cordes à son arc et le prouve avec son nouvel EP, Dive comprenant 6 titres aussi riches que subtiles.

Après leur révélation sur scène, le groupe assoit un peu plus sa réputation en livrant un album de choix, et nous offre une fois de plus l’occasion de ressentir leur charisme poétique avec de nouvelles sessions live qui accompagnent la sortie de l’album.

Vous pourrez d’ailleurs vous régaler les yeux et les oreilles en allant les voir dès cet été puisqu’ils seront présents sur de nombreux festivals, des Francos à Aluna en passant par la scène Ricard S.A Live Music installée à Paris à l’occasion de la Fête de la Musique.

Premier disque produit par Ricard S.A Live Music, l’album est directement proposé en téléchargement gratuit. Un geste audacieux que l’on n’omettra pas de saluer.

Pour télécharger l’album, rendez-vous sur le site de Ricard S.A Live Music.

LA TRACKLIST DE DIVE

1. RISE
2. SUNSET (voir la session)
3. DIVE (voir la session)
4. Y (voir la session)
5. PLAGE (voir la session)
6. FERNS

Résultats concours : Une équipe de rêve, 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 10 juin 2015

A l’occasion de la sortie du film Une équipe de rêve, le 10 juin 2015, Publik’Art, en collaboration avec Bodega Films, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Une équipe de rêve

 

Vous avez été très nombreux à jouer : 3 450 ! Un grand merci à tous et surtout un grand bravo !

 

Les 5 heureux gagnants sont :

 

Angélique Tinois, Dominique Pitet,

Catherine Tilliet, René Bonnefoy et Yannick Touron

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement et d’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Résultats concours : YEPA, 4 places de concert gagnées.

Concert de YEPA, le 18 juin 2015, à la Boule Noire, à Paris

 

A l’occasion du concert de YEPA, le 18 juin 2015, à la Boule Noire, à Paris, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

 

2×2 places de concert de YEPA, à Paris, le 18 juin.

 

Vous avez été très nombreux à participer et on vous en remercie vivement.

 

Les 2 heureux gagnants sont :

Eric Vardemme et Maëva Pecoraro.

 

Notre partenaire vous contactera pour vous donner toutes les formalités pour récupérer vos places. Nous les en remercions vivement.

Très bon concert !

The Interview, un film de Seth Rogen et Evan Goldberg (DVD-BR)

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The Interview

The Interview, disponible en Blu-Ray et DVD

Affublé du kit du parfait journaliste politique, on s’est empressé de visionner The Interview, réalisé par Seth Rogen et Evan Goldberg. Un film totalement barré, qui avait failli ne jamais sortir en salle aux Etat-Unis après le scandale des attaques pirates menées contre Sony fin 2014.

Sortie DVD le : 3 juin 2015
Durée : 1h52
Avec : James Franco, Seth Rogen, Lizzy Caplan, Randall Park, Diana Bang
Prix: 12,99 € (BR / DVD)

Synopsis du film The Interview :

L’animateur de talk-show Dave Skylark et son producteur Aaron Rapoport parviennent à obtenir une interview du dictateur Nord-Coréen Kim-jung Un, fan de leur émission. Mais lorsqu’une agent de la CIA leur demande de saisir l’occasion pour assassiner le dictateur, les deux compères se retrouvent impliqués dans un complot meurtrier à l’échelle internationale…

The Interview

The Interview

Ce qu’on pense du film The Interview :

Quand James Franco décide de jouer les présentateurs de talkshow, il met les bouchées doubles. Dans The Interview, on retrouve l’acteur de 127 Heures en compagnie du réalisateur-acteur et ami Seth Rogen (ils se connaissent bien depuis les années 90 pour avoir joué ensemble dans Freaks and Geeks). Un duo de choc formé pour une comédie vraiment déjantée où les deux hommes partent interviewer le dictateur nord coréen Kim Jung-Un.[pull_quote_right][D]ivertissant et généreux en délires en tout genre, surtout en dessous de la ceinture.[/pull_quote_right]

Bien décidé à éliminer ce dernier avec l’aide de la CIA, James Franco alias Dave Skylark va découvrir un pays avec de belles épiceries, où les enfants sont obèses contrairement à ce que disent les américains sur la famine qui ronge la population. Le dictateur avoue même avoir un « trou de balle » comme tout le monde, c’est dire ! Et tant d’autres surprises sont réservées à l’animateur et son producteur joué par Seth Rogen. Un scénario totalement loufoque, qui tourne beaucoup autour des parties génitales mais qui prête quand même à sourire par son côté exacerbé et too much.

On passe donc un bon moment en compagnie de ce trio de tête formé avec Randall Park dans la peau du dictateur.

Un film divertissant et généreux en délires en tout genre, surtout en dessous de la ceinture.

Les Bonus du DVD/BR :

Version non censurée
Copie digitale offerte au format UltraViolet
Commentaire audio d’Evan Goldberg
« Nu et effrayé » : voyez les stars de « The Interview » exposées dans la nature
Scènes additionnelles et inédites
Bêtisier
3 Line-o-Ramas
« Réalisateurs de ce film »
« Des espions parmi nous »
Audition de Randall Park
Dans la peau du personnage
« Pour l’amour d’un chiot »
« Minou, minou »
« Histoire de se marrer »
« Sortir avec un dictateur »

Bande annonce du film The Interview :

Qu’est-ce qui fait courir… TAPIE ? : une BD de Faro et Arnaud Ramsay (Jungle!)

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Qu'est-ce qui fait courir... TAPIE ?

Qu’est-ce qui fait courir… TAPIE ?

Biographie BD de Bernard Tapie, Qu’est-ce qui fait courir…TAPIE ? est un album one shot écrit par Arnaud Ramsay (journaliste et biographe) et illustré par Faro (Moi Président – Ma vie quotidienne à l’Elysée). On y découvre comment cet homme d’affaires s’est construit en selfmade man, ses réussites et ses échecs avec, toujours, son ineffable propension à rebondir.

Date de parution : le 27 mai 2015
Auteurs : Arnaud Ramsay (scénario) et Faro (dessin)
Editions : Jungle!
Prix : 14,95 € (80 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Un chat, paraît-il, possède neuf vies. Bernard Tapie, qui retombe également toujours sur ses pattes, en a vécu bien plus. A 71 ans, ce roman français à lui tout seul a multiplié les casquettes professionnelles. Le destin hors-norme de ce fils d’une aide-soignante et d’un ouvrier ajusteur-fraiseur méritait bien une bande dessinée. Révélations et anecdotes se succèdent : avec Tapie, on entre dans 40 ans de coulisses de la République, à la croisée de la politique, du monde des affaires et du show-biz.

Qu'est-ce qui fait courir... TAPIE ?

Le point sur l’album :

Bernard Tapie, qui se fait appeler Daddy par ses petit-enfants, est mis en scène racontant son parcours hors-norme à ces derniers. L’occasion de reprendre les choses depuis le début avec sa naissance. Fils d’une aide-soignante et d’un ouvrier, le jeune homme s’est fait tout seul et a endossé tous les rôles avec une aisance toute particulière. Un sens des affaires à nul autre pareil. Redresseur d’entreprises, il a bâtit sa fortune en rachetant des entreprises en difficultés pour les rendre opérationnelles avant de les revendre. On y découvre un Bernard Tapie presque héroïque, point de vue assumer par le scénariste Arnaud Ramsay, qui y fait référence dans sa préface tout en indiquant avoir réalisé cet album avec l’aide du fils de l’intéressé… Laurent Tapie. Ceci expliquera sans doute cela.

Reste que l’album est plutôt réussi, bien qu’un peu trop découpé. Il faut dire que Bernard Tapie a aujourd’hui 72 ans (on ne dirait pas, comme ça), ce qui fait quelques années à remonter.

Le dessin de Faro est pour sa part agréable à parcourir. Son trait caricatural est plein de vie. Une belle énergie traverse ses planches.

Si Qu’est-ce qui fait courir…TAPIE ? n’apporte pas de réponse toute faite, l’album entretient cette légende des affaires avec réussite. On aime.

The Smell of Us, un film de Larry Clark (DVD)

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The Smell of Us

The Smell of Us, disponible en DVD

Dernier film en date de Larry Clark (Marfa Girl, Ken Park, Destricted), The Smell of Us baigne dans les thématiques connues de son auteur, qui virent à l’obsessionnel. Dans The Smell of Us, des jeunes skaters se déshabillent et se prostituent dans une violence sans limite. Voilà qui ne sent pas très bon.

Sortie DVD le : 2 juin 2015
Durée : 1h28
Avec : Lukas Ionesco, Diane Rouxel, Théo Cholbi, Hugo Behar-Thinières, Ryan Ben Yaiche
Prix: 19,99 € (DVD)

Synopsis du film The Smell of Us :

Paris, Le Trocadéro. Math, Marie, Pacman, JP, Guillaume et Toff se retrouvent tous les jours au Dôme, derrière le Palais de Tokyo. C’est là où ils font du skate, s’amusent et se défoncent, à deux pas du monde confiné des arts qu’ils côtoient sans le connaître. Certains sont inséparables, liés par des vies de famille compliquées. Ils vivent l’instant, c’est l’attrait de l’argent facile, la drague anonyme sur Internet, les soirées trash « youth, sex, drugs & rock’n’roll ». Toff filme tout et tout le temps.

The Smell of Us

The Smell of Us

Mon avis sur le film The Smell of Us :

Dans The Smell of UsLarry Clark reprend son fonds de commerce pour explorer à nouveau la face cachée de la lune, ce qu’il y a de l’autre côté des limites de l’indécence, ce qu’il y a derrière la beauté des corps qui s’enlacent. Et comme d’habitude, le réalisateur nous ressort la même rengaine. Il n’y a rien. Rien que de la chair humaine. De la chair malodorante et meurtrie d’autant plus quand elle appartient à des ados qui se prostituent dans une logique d’autodestruction et de narcissisme pervers. The Smell of Us dégouline de saleté, dérange, débecte, dégoute… tout cela sans vraiment faire la démonstration d’un film construit et véritablement réfléchi.

On dit d’un film réussi qu’il ne laisse pas indifférent. Difficile de ne pas être indifférent à The Smell of Us. Et on en a pourtant pas une grande opinion. Larry Clark ne parvient pas à sortir de ses propres clichés à planche à roulettes adolescente en quête de sexualité débridée et d’expériences extrêmes. Un manque de renouveau qui plombe la filmographie de l’auteur.

Malgré l’absence de scénario digne de ce nom, les acteurs font preuve d’un certain talent, que la caméra leur permet de livrer corps et âme. Un point d’autant plus positif que, comme à son habitude, Larry Clark  a fait appel à des amateurs en la matière.

Avec The Smell of UsLarry Clark nous sort la même rengaine en moins bien (on avait tellement préféré Ken Park). Une déception. Heureusement qu’il ne livre pas l’odeur avec.

Bande annonce du film The Smell of Us :

https://www.youtube.com/watch?v=0uS_fJAOhek

Mémoires d’écriture de Jean Van Hamme (Grand Angle)

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Mémoires d'écriture de Jean Van Hamme

Mémoires d’écriture de Jean Van Hamme

Le mastodonte de la BD Jean Van Hamme a récemment publié ses Mémoires d’écriture, récit d’une vie de scénariste au parcours hors-norme, ponctué par des oeuvres colossales qui ont marqué l’Histoire du neuvième art à jamais. On entend par là XIII, Largo WinchThorgal et tant d’autres encore.

Date de parution : le 27 mai 2015
Auteur : Jean Van Hamme (scénario et dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 15,90 € (105 pages)

Résumé de l’éditeur:

« Pourquoi vouloir écrire ? Qui ou quoi peut bien vous en donner l’envie ? Pour un certain nombre d’auteurs, ce peut être le désir de raconter un pan de leur vie. Pour d’autres, il s’agit de partir d’un sujet fictif et d’en tirer une histoire à tendance philosophique, sociale, humaniste, sanglante ou tout simplement distrayante. Qu’est-ce qui m’a incité à vouloir vivre de ma plume ? Je dirais que c’était la vaste bibliothèque de mon père. Mon père, ce héros… »

Mémoires d'écriture de Jean Van Hamme

Le point sur l’album:

Dans ses Mémoires d’écritureJean Van Hamme nous raconte son parcours, nous commente ses envies, ses évolutions, les projets qui ont animé sa vie, ses relations avec le monde, avec les auteurs qui ont travaillé avec lui, avec ses héros aussi… Bref, l’histoire de sa vie racontée sous sa plume. Accompagné de belles illustrations, et découpé chronologiquement, Mémoires d’écriture permet sinon de faire connaissance au moins de mieux comprendre cet orfèvre des mots qui a rencontré le succès.

Un ouvrage à posséder.

Un monde si tranquille – Ceux qui t’aiment : une BD d’Etienne Davodeau (Delcourt)

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Un monde si tranquille - Ceux qui t'aiment

Un monde si tranquille – Ceux qui t’aiment

Après La Gloire d’Albert et Anticyclone, Un monde si tranquille conclut sa trilogie avec Ceux qui t’aiment, un album réédité pour l’occasion où des supporters de foot assurent le show. Un récit imaginé par un Étienne Davodeau (Le Chien qui loucheImmigrants,  Les Ignorants, Il s’appelait Geronimo) plutôt inspiré.

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteur : Etienne Davodeau (scénario et dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 14,50 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

À la sortie de l’entraînement, Titou, la star du FCE, est une fois encore sollicité par une vieille femme qui lui réitère sa supplique : venir au repas d’anniversaire de son mari atteint d’une grave maladie et fan inconditionnel du joueur. Surmontant ses réticences, il accepte et passe une agréable soirée jusqu’à l’arrivée d’un invité surprise qui va faire basculer son destin de façon tragique.

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Le point sur l’album:

Récit inventif et touchant, Ceux qui t’aiment  met en scène des supporters de foot prêts à tout pour approcher les stars de leur équipe, dont Titou fait partie. Tous les jours, une vieille femme l’attend à la sortie de l’entrainement et l’invite au repas d’anniversaire de son mari mourant. Dans un élan de générosité, Titou va finir par accepter. Seulement, il ignorait que ce repas de fête mettra un terme à sa carrière… Un récit à la fois drôle et cynique qui pose un regard amusé sur le monde du foot dont les joueurs sont devenus les jouets, totalement déshumanisés. C’est aussi l’occasion de plonger dans la tête – parfois très dure – de supporters hauts en couleur à travers des personnages aussi caricaturaux que touchants.

On se régale vraiment grâce à la plume d’Étienne Davodeau, qui livre peut-être le meilleur album de la trilogie. Un tableau irrésistible qu’il dépeint avec un sens de l’intrigue à nul autre pareil. Son dessin épouse des lignes caricaturales avec une belle sensibilité dans un trait brut et une couleur directe efficaces.

Un monde si tranquille se terminent en beauté avec Ceux qui t’aiment. Un vrai régal.

Jour J, tome 20 : une BD de Fred Duval, Jean-Pierre Pécau et Maza (Delcourt)

Jour J, tome 20 : Dragon Rouge

Jour J est une série uchronique qui revisite l’Histoire. Dans cet album, l’armée française a été sauvée du piège de Diên Biên Phù grâce à une frappe nucléaire américaine sur la Chine. De quoi largement attiser les tensions entre la communauté de Chinatown et leurs concitoyens américains… Là, une jeune chinoise demande à un détective privé d’enquêter sur la disparition de son père.

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteurs : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau assistés de Fred Blanchard (scénario), Denys (dessin) et Scarlett Smulkowski (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

1955. Suite aux tensions entre les USA et la Chine dues à l’intervention américaine à Diên Biên Phù, des pogroms anti chinois frappent la communauté asiatique américaine. C’est alors qu’une jeune et riche Chinoise entre dans le bureau du détective privé Lawrence S. Ivory pour lui demander de retrouver son père disparu. Ivory, qui adore les causes perdues, accepte le contrat.

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Le point sur l’album :

Série signée par le duo de scénaristes Fred Duval (Travis, Hauteville House, L’Homme de l’année, Carmen Mc Callum, Wonderball) et Jean-Pierre Pécau (L’Histoire secrète, Jour J, L’Homme de l’année, Paris Maléfices, Le Grand Jeu, Ligne de Front, Wonderball, USA Über Alles), Jour J fête déjà son vingtième album avec Dragon Rouge. Dans cet épisode, le récit prend des allures de vrai polar politique. On retrouve les grands noms de l’Amérique comme Nixon ou Reagan qui agissent dans l’ombre pour faire basculer l’opinion. Un scénario plutôt abouti et bien pensé, soutenu par un suspens joliment orchestré.

On apprécie également le dessin réaliste de Denys (7 survivants, Le Casse, Soul Man, La Grande évasion : Fatman). Un trait moderne et fluide qui dégage beaucoup d’énergie, surtout dans sa coloration très efficace. On n’est pas loin du style de Fabien Bedouel et Merwan développé dans L’Or et le Sang.

Dragon Rouge est donc un très bon opus de Jour J. A lire sans tarder !

USA ÜBER ALLES, tome 1 : une BD de Pécau, Maza et Verney (Delcourt)

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USA UBER ALLES tome 1

USA ÜBER ALLES, tome 1

Nouvelle uchronie prévue en trois tomes, USA ÜBER ALLES imagine une guerre ouverte contre l’URSS à la suite d’une paix séparée entre les alliés et l’Allemagne. Un récit écrit par le scénariste Jean-Pierre Pécau (L’Histoire secrète, Jour J, L’Homme de l’année, Paris Maléfices, Le Grand Jeu, Ligne de Front, Wonderball) assisté de Fred Blanchard et mis en images par Maza (Wunderwaffen, Jour J).

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteurs : Jean-Pierre Pécau assisté de Fred Blanchard (scénario), Maza (dessin) et Jean Verney (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

France, 1947. Nicolas Charlier, un pilote d’exception récemment évadé d’un bagne soviétique, refait surface. Son ancien patron, l’avionneur Marcel Dassault, lui propose d’intégrer un programme de recherche destiné à mettre au point un bombardier américain top secret. Mais un célèbre chasseur d’espion de la CIA, James Angleton, a des doutes : et si Charlier était un agent soviétique ?

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Le point sur l’album :

C’est une fois de plus dans l’univers de l’aviation que l’on est invité, dans une uchronie qui revisite la Seconde Guerre Mondiale et ses suites. Un récit qui fait fortement penser à la série Wunderwaffendu même dessinateur. Mais ici, il est question d’un aviateur échappé du goulag soviétique à qui l’on propose d’intégrer un programme militaire hautement sensible : la mise au point d’un super-bombardier. Soupçonné d’être devenu entre temps un espion à la solde des russes, Nicolas Charlier va être interrogé par la CIA. L’occasion de retracer son parcours durant la guerre… Un premier album à la narration fleuve, qui a l’intelligence de se focaliser sur quelques personnages seulement, dans un ensemble cohérent et bien découpé.

Le dessin réaliste de Maza souligne sa capacité à mettre des avions en mouvement. On apprécie la lisibilité de ses scènes d’action, même si l’illustrateur reste très académique dans son approche graphique.

Projet Aurora est un premier album plutôt encourageant que l’on parcourt avec plaisir. On est curieux de voir ce que nous réserve la suite d’USA ÜBER ALLES.

26e Festival estival du Film Britannique de Dinard : prenez date !

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L’affiche 2015
« Le concept de l’affiche fait référence au surréalisme. Poétique et décalé, le visuel réunit les emblématiques costume et chapeau melon britanniques et la très belle ville de Dinard, son bord de mer émeraude et ses goélands. Un ensemble sobre, élégant, identitaire et impactant… à l’image de l’événement ».

26e édition du 30 septembre au 4 octobre 2015

On s’attend presque à y croiser horse guards, black cab, bobbies, et autres double-deckers… Du 30 septembre au 4 octobre 2015, Dinard, ville emblématique de la Côte d’Emeraude, célèbre la 26e édition de son Festival et se transforme en véritable enclave britannique en terre bretonne. Près de 4 mois avant son lancement, l’occasion est donnée de dévoiler l’affiche, signée Sylvain Garrigues. Le rendez-vous incontournable de la rentrée cinéma n’a pas fini de vous étonner !

Films présentés en compétition, nombreuses avant-premières, rétrospectives, hommages aux grands noms du cinéma britannique et séances spéciales rythmeront les 5 jours du Festival en compagnie des équipes des films en compétition, d’invités prestigieux, du jury et de son président qui remettra, comme Catherine Deneuve l’année dernière, Le Hitchcock d’Or. D’autres récompenses consacreront, quant à elles, le meilleur courtmétrage, le meilleur scénario et le public décernera également son coup de coeur.

Véritable vitrine d’un cinéma britannique éclectique, vif et contemporain, le Festival du Film Britannique de Dinard accueille chaque année plus de 30 000 spectateurs grâce à une programmation artistique exigeante, signée Hussam Hindi, Directeur artistique du Festival.

Polars, drames, comédies, science-fi ction, thrillers, mais aussi fi lms musicaux ou à destination du jeune public, le Festival du Film Britannique de Dinard est un rendez-vous ouvert sur le monde et accessible à tous. Chaque année depuis 25 ans, les plus grands noms du cinéma britannique et français tels que Charlotte Rampling, Ben Kingsley, Roger Moore, John Hurt, Kristin Scott-Thomas mais aussi Sabine Azéma, François Berléand, Gérard Darmon, Lambert Wilson, s’y retrouvent, autour d’une sélection de films dont beaucoup sont devenus cultes comme Petits Meurtres entre amis, The Full Monty, Billy Elliot, Bloody Sunday, La Jeune Fille à la perle ou les derniers succès en salle que sont 71’, Lilting ou La Délicatesse, The Riot Club, Le Géant égoïste, Shadow Dancer ou Mr Turner.

Le Festival du Film Britannique de Dinard c’est aussi un carrefour de rencontres entre professionnels permettant aux distributeurs présents de découvrir des fi lms qui pourront ainsi trouver un réseau de salles après le festival et rencontrer le succès.

Rendez-vous début juillet pour l’annonce de la présélection et du président du Jury.

Le Rédempteur, tome 1 : une BD de Stephen Desberg et Miguel Lalor (Dargaud)

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Le Rédempteur, tome 1

Le Rédempteur, tome 1

Nouveau justicier milliardaire, Le Rédempteur vient du monde de la finance d’où il s’est bâti un empire. Pendant son temps libre, il s’emploie à venger les enfants dont il entend les prières. Des enfants exploités par ce monde capitaliste, morts pour enrichir autrui. Une nouvelle saga créée par le scénariste Stephen Desberg (IR$, Empire USA, Cassio, Les Mille et autres Nuits, Golden Dogs, H.ELL…), accompagné de l’illustrateur Miguel Lalor (Le Dernier Templier).

Date de parution : le 22 mai 2015
Auteurs : Stephen Desberg (scénario) et Miguel Lalor (dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 13,99 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Premier album de la nouvelle série de Stephen Desberg et Miguel Lalor ! Un polar noir. Jean Ravelle, un Français installé au Brésil, a fait fortune dans les affaires. Plutôt que profiter d’une existence aisée et insouciante, il mène une double vie. Son obsession : combattre tous ceux qui s’en prennent aux enfants et qui les exploitent. Devenu une sorte de justicier milliardaire, il n’hésite pas à employer lui-même des méthodes radicales. Son passé explique d’ailleurs ses actes : hanté par des souvenirs, Jean Ravelle est celui qui « entend les prières des enfants morts ». Découvrez Le Rédempteur : la nouvelle série noire de Stephen Desberg et Miguel Lalor.

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Le point sur l’album :

Imaginant un scénario explosif, Stephen Desberg introduit son nouveau héros dans un premier épisode spectaculaire. Un sens de la mise en scène aiguisé qui propulse ce Jean Ravelle au rang de super-justicier social. Une sorte de vengeur masqué mais qui officierait sans véritable couverture et que le monde entier – ou presque – apprécierait plus mort que vivant. Car Le Rédempteur n’hésite jamais à appuyer sur la détente pour assouvir son besoin de vengeance, allant jusqu’à tenir une comptabilité des enfants victimes dont il se sent débiteur. Son état de milliardaire n’arrange rien non seulement à sa culpabilité mais aussi à ses poursuivants qui veulent mettre la main sur son héritage (après l’avoir tué). On vous l’avait dit, ce premier album ne vous donnera pas le temps de dire ouf !

Le dessin réaliste de Miguel Lalor est quant à lui d’une grande efficacité. S’il n’est pas particulièrement original, son trait incisif et précis offre une très belle fluidité aux nombreuses scènes d’action, dont la lisibilité est très nette.

Le Rédempteur est un best-seller en puissance à la façon d’un Largo Winch, dans une version légèrement plus sombre. Un divertissement à découvrir.

Le Juge – La République Assassinée, tome 1 : une BD d’Olivier Berlion (Dargaud)

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Le Juge tome 1

Le Juge – La République Assassinée, tome 1

Réalisé par Olivier Berlion (Tony Corso) en tant qu’auteur complet, Le Juge – La République Assassinée est une trilogie qui retrace le parcours du juge d’instruction François Renaud, qui prit ses fonctions à Lyon en 1966 avant d’être assassiné devant chez lui le 3 juillet 1975. Une affaire jamais élucidée.

Date de parution : le 22 mai 2015
Auteur : Olivier Berlion (scénario et dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 13,99 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Premier tome de l’histoire, en trois volumes, du juge Renaud, premier magistrat de la Ve République à avoir été assassiné.

Assassiné en 1975, le juge Renaud est le premier magistrat de France à être tué depuis l’Occupation. En charge de dossiers brûlants, c’était un homme au caractère bien trempé. Connu pour sa façon peu orthodoxe de s’occuper des affaires en instruction, il était surnommé « le Shérif » ! La justice n’a jamais élucidé cette sombre histoire impliquant des politiciens, le SAC et le fameux gang des Lyonnais. Un non-lieu, prononcé en 1992, fait de ce scandale un symbole de la faillite de la justice et de la police.

Premier tome de la nouvelle série d’Olivier Berlion : un polar historique.

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Le point sur l’album :

Chicago-sur-Rhône – titre de ce premier album qui vient du surnom donné à la ville de Lyon à l’époque où le juge Renaud officiait – nous introduit dans le milieu lyonnais. Le grand banditisme local (le gang des lyonnais…), les guerre de pouvoir qui opposent les bandes rivales de la ville et ce juge spectateur et enquêteur incorruptible. Le Juge avait un charisme particulier, qu’il semblait tirer de son bagou, de son franc-parlé, de sa façon d’être – un peu affranchi de la magistrature bien pensante. Un juge oublié de l’Histoire que l’on apprend à connaître dans un contexte complexe, parfois difficile à suivre tant les protagonistes sont nombreux. Olivier Berlion ne prend pas de raccourci et son récit peut parfois en être alourdi, mais il paraît aussi être une reconstitution minutieuse de cette terrible affaire, non élucidée.

La densité du scénario trouve aussi toute sa résonance dans le dessin de l’artiste, qui livre des planches chargées de détails, élaborées d’un trait brut et fouillé qui donne du caractère à l’ensemble.

Le Juge – La République Assassinée se révèle être un polar historique ambitieux que le lecteur devra aborder avec attention pour ne pas se faire rattraper par la multitude. Une histoire qui promet néanmoins d’être des plus captivantes par la suite.

Alcyon, tome 3 : une BD de Richard Marazano et Christophe Ferreira (Dargaud)

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Alcyon, tome 3

Alcyon, tome 3 : Le Crépuscule des tyrans

Suite et fin des aventures d’Alcyon avec Le Crépuscule des tyrans qui offre un épilogue heureux pour une trilogie sympathique au pays des mythes de la Grèce antique. Une histoire écrite par Richard Marazano (L’Expédition, Le Syndrome d’Abel, Genetiks, S.A.M, Le Protocole du Pélican, le Monde de Milo), et illustrée par le tokyoïte Christophe Ferreira (Le Monde de Milo), venu du monde de l’animation japonaise. Pour en savoir plus, lisez nos chroniques des précédents albums !

Date de parution : le 22 mai 2015
Auteurs : Richard Marazano (scénario) et Christophe Ferreira (dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 13,99 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

La quête fabuleuse menée par Alcyon et Phoebe s’achève dans ce troisième et dernier tome, à travers un monde mythologique de plus en plus mystérieux et dangereux. Alcyon, Phoebe et Kirilos ont quitté les terres du roi Midas accompagnés de Cybèle, la fille de ce dernier. Ils sont toujours à la recherche du fameux collier d’Harmonie qui permettrait à leurs pères de payer la dette de leur tribu. Ils se dirigent maintenant vers la Phénicie, mais le groupe est poursuivi sans relâche par les hommes du mercenaire Aristion et par les harpies. Bientôt, ces dernières passent à l’attaque… Dernier tome de la trilogie mythologique, créée par Christophe Ferreira et Richard Marazano. Une quête fabuleuse menée par deux jeunes héros dans une Grèce antique peuplée de monstres magiques.

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Le point sur l’album:

C’est un déferlement de créatures inspirées de la mythologie grecque qui s’offre en spectacle dans un dernier album rythmé. Marazano offre une course-poursuite finale avec les fameuses harpies , bien décidées à mettre la main – sinon les griffes – sur nos jeunes héros. Ces derniers vont d’ailleurs échouer aux portes de l’enfer, où d’autres figures mythiques les attendront… Le scénariste multiplie les obstacles dans un dénouement final heureux et apaisé. Un récit puisant sa richesse dans les créatures magiques qu’il abrite mais qui reste néanmoins assez classique lorsqu’on en a une vision globale.

Parée du dessin de Christophe Ferreira, l’histoire d’Alcyon prend des allures de voyage initiatique au pays métissé de l’animation japonaise à la française. Un dessin coloré et dynamique qui séduit.

Alcyon est une trilogie divertissante et rythmée. Une aventure agréable à parcourir.

« Le p’tit monde de Renaud », mise en scène par Elise Roche, à Paris

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Alhambra à partir du 9 juin 2015

Ce spectacle diablement mené par la Troupe du Phénix nous fait redécouvrir l’inspiration contestataire et engagée de Renaud à travers les personnages de ses chansons (Pépette, Manu, le Beauf, Lucien, Gérard Lambert, la Doudou…) et leur univers truculent que les comédiens/chanteurs incarnent sur trois périodes-clé.

[pull_quote_center]La Troupe du Phénix trouve le ton juste entre un regard décalé et la fidélité au monde et  à l’esprit de dénonciation de Renaud où sa sensibilité poétique se dispute à une identité urbaine.[/pull_quote_center]

A l’abri d’une réalité sociale et d’une prise de parole revendiquée des laissés-pour-compte mais aussi intimiste, les textes du poète à la fibre sensible résonnent d’un écho politique et humaniste.

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Tout commence dans les années 70 où l’on suit Lucien et sa petite bande de loubards qui nous livrent leur urgence de vivre et leurs petites guerres de banlieue.

Puis vient les années 80 confrontées à la vie de couple en HLM qui se délite sur fond d’illusions perdues et de société de consommation.

Enfin, les années 2000 qui voient Lucien en finale d’un télé crochet et sur le point d’être escroqué par une production peu scrupuleuse qui cherche avant tout à s’emparer de ses compositions pour en faire un album commercial avec ses protégés du moment. Propice à une critique bien sentie et caustique sur ce concept d’émission avec ces animateurs standardisés sur le modèle de l’industrie musicale, la pièce offre un moment d’anthologie avec une reprise de Mistral Gagnant dans un style chanson à voix, un pur délire !.

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La Troupe du Phénix trouve le ton juste entre un regard décalé et la fidélité au monde et  à l’esprit de dénonciation de Renaud où sa sensibilité poétique se dispute à une identité urbaine.

C’est drôle et rock’n roll à la fois où les chansons réorchestrées et les arrangements épurés apportent un nouvel éclairage aux textes : en soulignant le côté BD de certaines chansons (Gérard Lambert), en prenant à contre-pied l’emblématique Mistral Gagnant, ou en mettant simplement en avant l’aspect introspectif d’autres chansons (l’Aquarium).

Quant à l’interprétation des six comédiens  accompagnés de trois musiciens multi-instrumentistes en live, elle est au diapason emmenée par le charismatique Guillaume Cramoisan et l’impétueuse Elise Roche dans une osmose aussi collective qu’homogène.

Un spectacle généreux et essentiel, bravo…

Mike’s Place, une BD de J. Baxter, J. Faudem et K. Shadmi (Steinkis)

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Mike's Place

Mike’s Place : chronique d’un attentat

Récit autobiographique, Mike’s Place retrace le parcours de Jack Baxter, journaliste américain venu tourner un documentaire sur une vie multiculturelle qui bouillonne au célèbre bar israélien éponyme. Là où toutes les confessions et toutes les nationalités convergent pour partager un verre, ou écouter un bon groupe de musique. C’est pourtant là aussi qu’un attentat va avoir lieu, faisant trois morts et une cinquantaine de blessés. Baxter et son cameraman Joshua Faudem étaient sur place.

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteurs : Jack Baxter, Joshua Faudem (scénario) et Koren Shadmi (dessin)
Editions : Steinkis
Prix : 20 € (200 pages)

Résumé de l’éditeur:

Mike’s Place était l’un des rares endroits à Tel Aviv où juifs, chrétiens et musulmans pouvaient sortir paisiblement, entourés par les expatriés qui remplissaient le bar tous les soirs. Dans ce cocon de paix cosmopolite, l’amour est la grande affaire de chacun et le blues une passion commune. Au printemps de 2003, les cinéastes Jack Baxter et Josh Faudem arrivent à Tel Aviv pour réaliser un documentaire sur le phénomène Mike’s Place. Mais le 30 avril, la frivolité fait place à la tragédie : le bar est la cible d’un attentat suicide qui fait trois morts et une cinquantaine de blessés, dont Jack et Josh.

Mike's Place

Le point sur l’album :

Baxter se met lui-même en scène à Tel Aviv en 2003, lorsqu’il était venu chercher un sujet journalistique. Il montre comment l’idée de tourner un documentaire sur le  Mike’s Place lui est venu, découvrant un carrefour culturel insoupçonné pour un étranger. Il raconte qui était ces gens qui travaillaient autour de ce bar, quelles étaient leurs histoires, leurs confidences face à la caméra etc… Un récit qui bascule dans l’effroi d’un terrible attentat suicide. Intelligemment découpé en chapitres, introduits par des extraits du coran, Mike’s Place est un album profondément humaniste et touchant.[pull_quote_right][U]n album profondément humaniste et touchant.[/pull_quote_right]

Servie par le dessin noir et blanc de Koren Shadmi (Abbadon, Coupes à coeur), l’histoire de Mike’s Place est imprégnée d’une sincérité aussi douce qu’amer, bercée par l’espoir d’un avenir meilleur pour l’Homme. A lire.

A LIRE