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L’Aide-mémoire de Jean-Claude Carrière, mise en scène de Ladislas Chollat, à Paris

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© Nathalie Hervieux

Théâtre de l’Atelier du 25 mars au 5 juillet 2014

Ecrite en 1968 par Jean-Claude Carrière, cette comédie sur le couple est contemporaine du théâtre très british d’Harold Pinter avec sa part d’étrangeté et de mystère.

La pièce raconte la rencontre improbable entre une inconnue fantasque, sans aucune gène, sortie de nulle part qui s’invite chez un vieux garçon maniaque à la vie bien rangée et dont le sens inné de la rigueur le pousse à tenir un registre de ses conquête dans un aide-mémoire.

[pull_quote_center]Une complicité évidente pour une histoire de cœur que la raison ignore[/pull_quote_center]

L’appartement parfaitement ordonné se laisse rapidement envahir par les effets personnels de Suzanne et sa personnalité troublante qui bouscule les habitudes et la vie solitaire de Jean-Jacques.

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© Nathalie Hervieux

Un rapport de force intriguant s’instaure entre les protagonistes où la peur d’aimer et de se reconnaitre s’expriment chez elle à travers une dureté, une imprévisibilité, une marginalité alors que chez lui, elle fait place à un accablement et à une fuite de la réalité.

La mise en scène stylisée de Ladislas Chollat restitue cette part d’onirisme avec un très beau décor qui offre un corridor s’ouvrant sur un dressing démesuré aux portes coulissantes et dont la profondeur à partager aux couleurs pastels, changeantes au gré de l’intrigue, constitue un échappatoire à cet enfermement psychologique.

Sandrine Bonnaire insuffle tout son naturel et sa présence solaire. A l’abri d’un jeu immédiat, elle incarne cette Suzanne jusqu’au-boutiste et ambiguë. Quant à Pascal Greggory, il est ce juriste austère mais aussi lunaire qui nous émeut face à ce rapprochement irrationnel mais pourtant bien réel dont il prend progressivement conscience.

Une complicité évidente pour une histoire de cœur que la raison ignore…

Clip original : Dubstep Master de La Cafetera Roja

Dubstep Master est le dernier titre de  La Cafetera Roja, réalisé dans le cadre d’un atelier par Vincent Violon et la classe de DMA 1 du Lycée René Descartes (Cournon d’Auvergne 63. Très réussi.

[youtube http://youtu.be/1HTtDoEimmU]

« Le Faiseur » d’Honoré de Balzac, mise en scène par Emmanuel Demarcy-Mota, à Paris

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Théâtre des Abbesses jusqu’au 12 avril 2014

Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre 
de la Ville, ressuscite une pièce d’Honoré de Balzac, « le Faiseur », écrite en 1848 sous le règne de Louis-Philippe mais furieusement contemporaine. Elle met à l’œuvre Auguste Mercadet (Serge Maggiani), un spéculateur aux abois qui n’en demeure pas moins affairiste, à l’imagination débordante, vivant continuellement d’expédients, où l’illusion du gain et son pouvoir spéculatif capable de tourner à vide font allègrement la fortune des uns et la ruine des autres.

[pull_quote_center]Les comédiens sont à l’unisson dans un jeu nerveux et surréaliste où tels des pantins aux prises avec la comédie humaine, ils aspirent à sauver leur peau dans une fuite en avant sans foi ni loi[/pull_quote_center]

Dans son essai « Vouloir nous brûle », Barthes analysait très justement ce Faiseur comme « un créateur absolu », un ­alchimiste capable de tirer quelque chose du néant, du vide, c’est-à-dire de la dette. Et de ce vertigineux vaudeville financier, Demarcy-Mota en livre une version endiablée et décalée où sur le titre « Money » des Pink Floyd repris en boucle se scrutent implacablement les affres du bonimenteur, tricheur.

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Mercadet est un homme d’affaires ruiné qui s’emploie à rassurer ses créanciers de plus en plus pressants par des conseils financiers aussi trompeurs qu’hasardeux. Pour les faire patienter, il invoque aussi un ancien associé, Godeau (comme l’autre de Samuel Beckett également attendu et qui ne viendra jamais !), parti faire fortune aux Indes et sur le point de revenir pour rembourser ses dettes.

[pull_quote_left]Et de ce vertigineux vaudeville financier, Demarcy-Mota en livre une version endiablée et décalée où sur le titre « Money » des Pink Floyd repris en boucle se scrutent implacablement les affres du bonimenteur, tricheur[/pull_quote_left]

Alors qu’il est sur le point d’être saisi de tous ses biens et expulé de son appartement, Mercadet décide de monnayer sa fille Julie, amoureuse d’un homme sans fortune, pour la marier à un riche parti : monsieur de la Brive. Cependant, le prétendant qui cultive deux identités, est encore plus endetté que son futur beau-père. Heureusement, le salut viendra du premier soupirant écarté qui se révèlera richissime grâce à une filiation révélée…

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© Jean-Louis Fernandez

A travers le prisme de ­Mercadet, Balzac décortique avec un ton et une ironie mordante les mœurs affairistes de son époque où règnent la tromperie, le mensonge et la manipulation pour spéculer sur de fausses informations et créer artificiellement de fausses valeurs à l’instar des produits structurés toxiques d’aujourd’hui !.

Lesquelles sont source de fluctuation et de déséquilibre entre les aguerris et les naïfs, les pays pauvres et les pays riches, la dette privée et la dette souveraine, à l’instar du plateau mouvant en chausse-trapes qui tangue à l’abri des coups de semonce des marchés financiers et des ombrages humains collatéraux.

Les comédiens sont à l’unisson dans un jeu nerveux et surréaliste où tels des pantins aux prises avec la comédie humaine, ils aspirent à sauver leur peau dans une fuite en avant sans foi ni loi.

Serge Maggiani est impressionnant en ce Faiseur désincarné par le pouvoir de l’argent et son irrépressible illusion…

Gatane – Live therapy, au Théâtre Les Déchargeurs, à Paris.

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Prolongations : Le 10 avril à 19h30 aux Déchargeurs ! 

Gatane est le genre de médicament qui te tire vers le haut. Ce n’est pas un coup de morphine qui t’abat, c’est une vitamine, un coup de punch. Et pourtant, quand on lit la notice, on se demande si un tel médoc fonctionne, on doute. Faut-il avoir de l’orgueil pour prétendre faire sourire, voire amuser, des gens fatigués et agacés du tran-tran quotidien ? Ce n’est pas de l’orgueil, c’est du talent.

On entre directement dans l’univers de Gatane. Accompagné de ses deux compères bassiste et batteur, il sort du stand up plâtreux et lourd, balayant toujours et toujours les mêmes sujets, et nous offre un spectacle personnel où il s’amuse, joue avec le public et ses deux acolytes. Au travers de ses chansons, on voit Gatane partir de Marseille, comme un tout jeune homme, un minot, pour monter sur la capitale. Il observe notre société, avec des images & des anecdotes justes, et drôlement racontées ! Son spectacle traite de différentes ascensions : lui sur Paris, amoureusement, artistiquement & physiquement parlant…

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Gatane n’est pas juste un humoriste, c’est aussi, et surtout, un fabuleux musicien. Il chante superbement bien, embarquant le public grâce à son piano dénudé et ses solos du Diable. Derrière lui, son bassiste et son batteur, tous les deux prodigieux, s’imposent naturellement. Ce ménage musical à trois fonctionne terriblement bien, ils se complètent et proposent des arrangements efficaces et très bons. On rigole pendant ses chansons, on est même parfois touché, puis on se dit que ce ne sont pas juste des chansons pour faire rire et sourire, ce sont de vraies chansons ! On se demande parfois si nous ne sommes pas dans les délires musicaux des chats de gouttière dans les Aristochats : chouettes et amusants, rayonnants de joie, et bougrement généreux.

La thérapie passe par la discussion. Le public prend alors plaisir à partager avec l’artiste: on chante, on donne le rythme et on répond à ses questions, que l’on soit tout petit, ou plus vieux, entre deux rigolades . Le partage se fait ressentir davantage avec la proximité physique que l’on a avec Gatane, dans cette coquette et intimiste salle, aux Déchargeurs. Il n’y a pas d’age prescrit pour ce médicament! 

Alors si vous êtes éreintés, dans ce monde terne et monochrome, courez prendre des claques de Gatane pour retrouver des couleurs ! »

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=9YPr5TILeKQ]

Opération Overlord, Tome1 : une BD de Michael Le Galli et Davide Fabbri (Glénat)

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Date de sortie : le 2 avril 2014

Auteurs : Michael Le Galli (Scénario), Davide Fabbri (Dessin) et Domenico Neziti (Couleurs)

Prix : 13,90 € (48 pages)

Opération Overlord est une mini-série prévue en trois tomes indépendants écrite par Michael Le Galli (Les Damnés de Paris) et illustrée par l’italien Davide Fabbri (Star Wars : Agent de l’EmpireJediLe côté obscur et Rebellion) en collaboration avec le coloriste Domenico Neziti. Le premier album met en scène le premier jour du débarquement – dont on fête le 70ème anniversaire cette année – où les parachutistes sont notamment allés prendre les villes alentours, comme Saint-Mère-Eglise, pour contrôler les ponts menant sur le littoral.

Résumé de l’éditeur :

Londres, mai 1944. Le jour du débarquement de Normandie est proche. La 82e aéroportée a pour mission de sécuriser les routes, les ponts et les landing zones du Nord Cotentin pour des planeurs dans le cadre de l’opération Boston. Elle doit, pour ce faire, s’emparer de la ville de Sainte-Mère-Église et la tenir coûte que coûte jusqu’à l’arrivée des renforts qui doivent débarquer à Utah Beach. En son sein, cinq G.I. venus des quatre coins des États-Unis. Chacun a son histoire, ses rêves, ses motivations. Chacun vivra l’horreur de la guerre à sa manière. Tous ne reviendront pas…

2014 commémore le 70ème anniversaire du débarquement en Normandie. À cette occasion, les éditions Glénat vous proposent de revenir sur le D-Day à travers trois albums indépendants, centrés chacun sur un objectif stratégique précis de cette opération militaire historique. Une spectaculaire série qui nous raconte aussi, à l’instar de Il faut sauver le soldat Ryan, le conflit à hauteur d’hommes.

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Michael Le Galli propose un scénario forcément musclé qui ne fait aucune concession aux horreurs de la guerre. Son récit est aussi spectaculaire que maîtrisé, allant des moments clés où les décisions ont du être prises pour le jour J (malgré, par exemple, la mauvaise météo…) jusqu’aux affrontements saisissants entre américains débarqués et allemands. L’orchestration est remarquablement imaginée, digne des stratégies de guerre qui ont pu gouverner ces temps difficiles. Personne n’en sort indemne.

Le dessin de Davide Fabbri est très original, dans un style résolument comics (l’auteur est d’ailleurs un initié des comics en ayant travaillé sur plusieurs adaptations de la franchise Star Wars – Cf. supra). Malgré la confusion qui a pu régner sur place sous le feu des projectiles ennemis, le dessinateur donne une très bonne lisibilité aux scènes de guerre avec des cadrages et un découpage pertinents.

Un premier album à l’image du résultat de cette opération militaire d’envergure : une franche réussite.

 

Léonard & Salaï, tome 1 : une BD de Benjamin Lacombe et Paul Echegoyen (Noctambule / Soleil)

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Date de sortie : le 26 mars 2014

Auteurs : Benjamin Lacombe (scénario et dessin) et Paul Echegoyen (aide au storyboard et dessin des décors)

Prix : 17,95 € (96 pages)

 

Léonard & Salaï est un récit original signé Benjamin Lacombe (Notre Dame de Paris, L’esprit du temps), aidé au storyboard et au dessin des décors par Paul Echegoyen. Une approche inédite de la vie du Maître Léonard de Vinci.

Résumé de l’éditeur :

Ce diptyque nous entraîne dans l’intimité d’un homme devenu l’incarnation du génie créateur.
Qui pourraient être mieux placés que deux hommes, deux artistes, pour vous conter l’histoire d’amour qui lia, pendant près de trente ans,  Léonard De Vinci à un jeune apprenti qu’il baptisa Salaï (« petit diable »). Immergez-vous au cœur de cette évocation romanesque qui présente une autre vision de Léonard De Vinci, de son entourage et de sa vie.
Comment a-t-il vécu, aimé, souffert ?
Réalisé à quatre mains, avec un grand soin du détail, ce dyptique est servi par des graphismes somptueux au lavis et à la gouache signés Benjamin Lacombe – figure de proue en Jeunesse qui a rencontré le succès après la publication de La Mélodie des Tuyaux, L’Herbier des Fées, Les Contes Macabres… – et Paul Echegoyen (Le Bal des Échassiers).

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Le récit s’attache à décrire et développer les traits de la relation entretenue pendant plusieurs décennies entre Léonard de Vinci et son jeune apprenti surnommé Salaï, qui lui servit de modèle. Un vagabond, bon à rien, sauf à séduire et plaire au Maître de l’époque et mener grand train à ses côtés. On découvre un Léonard de Vinci plein de points faibles, notamment en ce qui concerne la gestion de ses finances catastrophiques, malgré le succès et les nombreuses commandes qu’il a du mal à honorer. On fait également la rencontre de ce petit diable (Salaï) insoucieux qui n’a cure des problèmes du monde des adultes. Un éternel enfant impertinent, qui use et abuse de ses charmes sans limite. Un récit original qui jouit d’une écriture fleuve et légère. Les bulles clairsemant les planches avec parcimonie. 

Car la part belle est réservée au dessin. Ce dernier est impressionnant d’ambition, comprenant des reconstitutions fidèles d’oeuvres de Léonard de Vinci comme la Cène. De l’ambition, donc. Et de la réussite. Le style de Vinci inonde la BD comme celui de Benjamin Lacombe inonde les oeuvres du Maître. Les deux se mêlent dans une harmonie parfaite. Un grand bravo à l’artiste qui a réussi un véritable tour de force.

Oracle, La Pythie : une BD d’Olivier Peru et Stefano Martino (t.1 / Soleil)

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Date de sortie : le 26 mars 2014

Auteurs : Olivier Peru (scénario) et Stefano Martino (dessin)

Prix : 14,50 € (56 pages)

La Pythie est le premier album d’Oracle, série regroupant 5 one shots différents pour 5 scénaristes et autant de dessinateurs dans un seul univers. La Pythie est signé Olivier Peru ((Nosferatu, Le Guerre des Orcs, Lancelot) au scénario et Stefano Martino (Nosferatu) au dessin. Un one shot où les dieux grecs se livrent bataille par personne interposée.

Résumé de l’éditeur :

Elle est la Pythie, la messagère des dieux, dévouée au culte d’Apollon, la vierge dont les visions ont maintes fois sauvé Delphes et les autres cités grecques.
De l’avenir, elle connaît les batailles qui défont les rois, les sécheresses qui affament les paysans, les tempêtes qui emportent les navires.
Du présent, elle ne jouit pas. Elle vit recluse dans son temple, préservant le don qui fait d’elle l’une des femmes les plus puissantes de Grèce. Jusqu’à ce que son pouvoir lui soit arraché, que sa dernière vision lui révèle le sombre futur qui va s’abattre sur le monde…
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Le récit d’Olivier Peru est très bien construit. Il propose un scénario habile qui installe une escalade de violence à l’initiative d’une jeune prêtresse se retournant contre d’Apollon, dieu qu’elle est sensée adorer. Une quête de vengeance spectaculaire qui ne cessera pas tout au long de l’histoire. Les combats sont légions et les créatures divines (ogres et autres gardiens de l’olympe) se feront duper par les puissants alliés de La Pythie. Mais Olivier Peru se joue de nous comme les Dieux des Hommes : avec intelligence et malice. Le scénario offrira ainsi un dénouement inattendu et ingénieux.

Le dessin de Stefano Martino est de son côté fait de muscles saillants à l’ombre plongeante. Les traits sont fins et naturels tout comme la coloration, plutôt sombre. Une illustration de conte héroïque comme il se doit.

La Pythie est ainsi un album redoutablement efficace. Oracle met la barre haute.

Inlandsis, tomes 1 à 3 : une BD de Stéphane Betbeder et Paul Frichet (Soleil)

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Date de sortie : le 19 mars 2014

Auteurs : Stéphane Betbeder (scénario) et Paul Frichet (dessin)

Prix : 13,95 € (48 pages)

Inlandsis est un conte polair achevé en trois tomes écrit par Stéphane Betbeder (Deus, Deep, 2021…) et superbement illustré par Paul Frichet (Le Lover Masqué).

Résumé de l’éditeur (tome 3) :

« … C’est alors que les colons vikings édifièrent un village sur Inlandsis retenant en captivité le garçon ours et la fille louve… Aux limites de l’Inlandsis, au pied du grand mur séparant le monde des mortels de celui des dieux, le jeune dieu déchu construisait un nouveau Tupilak : cette fois-ci, le prédateur est venu à bout de ses proies ! »
Depuis leur lointaine retraite, les Dieux expriment leur colère de voir leurs secrets ainsi révélés. Leur avenir est menacé, car le jour où les Hommes auront foulé toutes les terres, ils disparaîtront. Pour l’heure, ce territoire du bout du monde, que les hommes appellent « Pôle Nord » est toujours inviolé. Mais les Hommes sont devenus téméraires et s’aventurent toujours plus loin. Et les Dieux tremblent.

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Inlandsis prend souvent des airs de conte horrifique et glacial. Et ce n’est pas seulement parce que l’histoire se déroule au Pôle Nord. Car Stéphane Betbeder a l’art de raconter les histoires. Il le fait avec une justesse impeccable en nous faisant le récit des premiers hommes ayant peuplé ce territoire hostile, qui pourraient être les Inuits. Il dresse une genèse à la fois fantastique et effrayante de l’origine de ce peuple venu sur le territoire vierge des dieux. L’écriture cultive le mysticisme et mise en scène en livrant des épisodes souvent cruels mais où l’amour et la nature sont omniprésents. Un très beau conte pour adultes.

Si Stéphane Betbeder a l’art, Paul Frichet a la manière avec un dessin magnifique, très épuré et fin où la coloration est sublime et éclatante. Son découpage est toujours parfait et parfois très original. Il y a beaucoup de génie dans ses planches. On imagine pourtant la difficulté de devoir mettre perpétuellement un désert blanc en image. Pourtant, on a rarement vu plus varié dans les décors que dans Inlandsis. L’auteur joue avec la lumière et créé un univers graphique magnifique.

Inlandsis est un triptyque marquant, aussi original que réussi.

Résultats concours : Nebraska, 10 places gagnées.

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Sortie le 2 avril 2014

Avec : Bruce Dern, Will Forte, June Squibb…

A l’occasion de la sortie du film Nebraska, le 2 avril 2014, Publik’Art, en collaboration avec cinefriends.com,   vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Nebraska

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 610 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation.

Les cinq heureux gagnants sont :

Hohl Warren, Alrick Trouillet, Jérome Gouyou, Sophie Grimault et Alicya Fruit.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Deepwater Prison, tome 1 : une BD de Christophe Bec et Stefano Raffaele (Soleil)

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Date de sortie : le 5 mars 2014

Auteurs : Christophe Bec (scénario) et Stefano Raffaele (dessin)

Prix : 13,95 € (48 pages)

Deepwater Prison est une nouvelle série SF du très prolifique Christophe Bec (Bunker, Carthago, Doppelgänger, le double maléfique, Pandemonium, Sanctuaire, l’Aéropostale, Sibéria 56…) illustrée par Stefano Raffaele (Pandemonium, Promethee). Le premier album, Constellation plante le décor : bienvenue dans le monde merveilleux de la prison la mieux sécurisée au monde, 900 mètre sous le niveau de l’océan.

Résumé de l’éditeur :

La délinquance et le crime ont augmenté en flèche aux États-Unis, les prisons sont surpeuplées. Le gouvernement américain a mis à l’étude un nouveau modèle de prison, installée dans une fosse marine abyssale au large des Bermudes, pour des détenus purgeant de longues peines. Les criminels les plus dangereux du pays y sont ainsi abandonnés et livrés à leur propre sort. À cette profondeur, impossible de s’échapper ! D’autant que la zone est infestée par les Serpentoïdes, de redoutables anguilles géantes.
Neuf cent mètres plus haut, à la surface, une plate-forme pétrolière explose et sombre, provoquant la plus grande catastrophe écologique de tous les temps. Une équipe de colmatage est envoyée en urgence dans les fonds marins. Seul lieu de résidence à cette profondeur, la Deepwater Prison, où des mutins fomentent des plans d’évasion…

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Deepwater Prison commence fort avec ce premier album au récit dopé aux explosions, aux monstres aquatiques et aux bagnards assoiffés de sang. Ce n’est pour l’instant que la partie visible de l’iceberg car comme Christophe Bec en a l’habitude, les mystères sont habilement préservés. Pour l’instant, ce premier album – explosif – n’est qu’une amorce. On a hâte que le scénariste appuie sur le détonateur.

Le dessin de Stefano Raffaele respecte quant à lui avec brio la charte graphique du scénariste qui avait illustré Sanctuaire avec un réalisme quasi photographique. Des traits fins et sombres qui dégagent une certaine froideur. Une atmosphère qui va toujours très bien avec les récits qui tutoient les fonds abyssaux.

Une nouvelle fois avec Deepwater Prison Christophe Bec n’est pas près de se faire oublier…

Lancelot, tomes 1 à 4, une série BD de Jean-Luc Istin, Olivier Peru et Alexe (Soleil)

 

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Date de sortie : le 26 mars 2014

Auteurs :  Jean-Luc Istin, Olivier Peru (scénario) et Alexe (dessin)

Prix : 14,50 € (56 pages)

Lancelot est une série terminée en quatre tomes, dont le dernier est paru la semaine dernière. D’abord écrite par Jean-Luc Istin (Merlin) puis – à partir du second album – par Olivier Peru (Nosferatu, Le Guerre des Orcs), la série est illustrée par Alexe, jeune dessinatrice autodidacte.

Résumé de l’éditeur (tome 4) :

Lancelot, Arthur, Guenièvre et tous les braves de la Table Ronde entremêlent leurs destins pour jouer l’acte final de leur tragédie. La guerre est aux portes de Camelot, la trahison et la rumeur rôdent autour de la Table Ronde, le secret de Lancelot est menacé… le rêve d’un monde de paix disparaît.
L’amour, la fidélité et le courage ne suffiront pas à faire obstacle à la colère de Morgane et de son fils. La légende exige un tribut de sang. Les épées doivent être brandies encore une fois.
Une dernière fois.

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Lancelot revisite la légende d’un chevalier de la table ronde dans le moyen âge du roi Arthur et de Merlin l’enchanteur. Ici, la magie est omniprésente. Elle fait et défait les destins, et les dynasties. Lancelot est au coeur de l’intrigue qui se déroule en deux parties. Les deux premiers albums font naître le personnage de Lancelot, recueilli par Viviane, une magicienne au service de Merlin, et élevé pour accomplir son destin de grand homme de son temps. Sauf qu’ici, Lancelot est une femme. Et la magie va devoir créer l’illusion du contraire. Un récit original savamment orchestré tout au long des quatre albums. Le suspens est total bousculé de violentes batailles menées par des hommes et des femmes toujours troublés par l’ambiguïté sensuelle de Lancelot.  La légende est parfaitement réinventée.

Le dessin d’Alexe est pour sa part digne d’une série de chevaliers. Le style est naturel et minutieux, avec des personnages finement dessinés (dans le même esprit que Thorgal) et une coloration sombre qui renforce l’ambiance froide des châteaux moyenâgeux.

Lancelot est ainsi une série de légende efficace et originale. A lire.

Wormworld Saga, Tome 1, une BD de Daniel Lieske (Dupuis)

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Date de sortie : le 21 mars 2014

Auteur : Daniel Lieske (scénario et dessin)

Prix : 14,50 € (128 pages)

Nous vous parlions ici de la sortie du site de Wormworld Saga, une aventure  lancée sur le web gratuitement, avec un mode de narration en long scrolling, revisitant ainsi la lecture en papyrus.  Daniel Lieske a rassemblé plus d’1 million de lecteurs dans le monde.
L’édition papier, de 120 pages, regroupe les 3 premiers chapitres de la saga et sera complétée de « fan arts » et de « making-of ». Trois albums sont déjà prévus entre mars 2014 et mars 2015.

Résumé de l’éditeur :

Jonas profite de son dernier été de liberté avant de rentrer au pensionnat du collège… Alors qu’il explore le grenier de sa grand-mère, il chute dans un monde inconnu. Il vient d’arriver dans le « Wormworld ». Attaqué par des créatures inconnues, il est sauvé par Raya, qui l’initie aux mystères de ce monde étrange. Jonas va vite comprendre que son sort est lié à celui de ce monde aussi effrayant que fascinant.

Daniel Lieske crée de véritables Chroniques de « Narnia 2.0 ». Le voyage auquel il nous convie est somptueux : les graphismes qui évoquent Miyazaki sont tout simplement d’une lumière et d’une beauté à couper le souffle, sur la trame d’une « fantasy » éternelle.
En lançant sa saga sur la Toile, Daniel Lieske a déjà rassemblé plus d’un million de lecteurs !

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Dans ce premier tome de Wormworld Saga, donc, nous profitons des trois premiers chapitres qui introduisent la grande aventure se profilant pour le petit écolier Jonas. Le récit dans son édition papier n’offre évidemment pas la même expérience narrative mais il reste très bien adapté au format moyen (le même que celui des comics). Les prémices de l’histoire ne dévoilent pas encore tout du monde onirique qu’elles promettent mais le plaisir est au rendez-vous et on sent bien que ce n’est qu’un début.

Le dessin est quant à lui très original, comme sorti d’un jeu vidéo. Cela sort vraiment de l’ordinaire et montre bien qu’il s’agit avant tout d’une expérience numérique.

Wormworld Saga est une série grand public qui méritait bien une édition papier et qui va pouvoir faire encore quelques émules à travers ce nouveau format… avant, sans doute de débarquer au cinéma.

Django, un film de Sergio Corbucci, à voir en santiags avec un verre de Tequila.

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Sortie au cinéma : en 1966, sortie en DVD : en janvier 2013

Durée : 1h32

Avec : Loredana Nusciak,  Franco Nero

De la boue, de la barbe, des douilles chaudes de pétards, des guitares mexicaines et un cercueil : voilà ce qui vous attend dans Django, western spaghetti de Sergio Corbucci.

Synopsis :

[pull_quote_center]Django, un homme solitaire et mystérieux traverse le désert. Derrière lui, il traîne un cercueil, sans que personne en connaisance la raison. Après avoir sauvé une femme des mains de bandits, il poursuit ces hors-la-loi jusque dans la ville où ils sèment la terreur. Là, à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, il va s’interposer entre un général américain et un aventurier mexicain.[/pull_quote_center]

Ce n’est pas un western poli américain, non, on plonge dans la crasse, dans la transpiration de cow-boys sudistes et mexicains révolutionnaires, dans un bon western de Série B, le western spaghetti ! On met de côté le gentil blanc qui vient sauver la demoiselle des griffes ardentes amérindiennes ou latinos, notre homme s’appelle Django, et c’est franchement un salopard !

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Django se balade avec un cercueil, et pendant une bonne moitié de film, on ne sait absolument rien de son contenu. Ce genre de chose contribue à l’atmosphère macabre et frôle le fantastique.  Le film s’ouvre sur notre anti-héros mal rasé, tirant sa boîte dans la boue, selle de cheval sur l’épaule (à noter que la selle de cheval ne sert absolument à rien dans la dramaturgie du film, mais il la porte quand même, pourquoi ?). Il sauve une dame, Maria, Loredana Nusciak, des mains de révolutionnaires mexicains, la raccompagne au saloon, lui fait les yeux doux. Bel homme ? Attention aux apparences, de beaux yeux bleus peuvent cacher de la perfidie, Django est un roublard : entre coopération avec les mexicains et détournement de fonds déjà détournés, Django n’est pas tout blanc.

Farouchement habile avec ses pétards, ce déserteur solitaire ne se laisse jamais botter le derrière sans de méchantes répercussions par la suite. On insulte son ami Hugo? Coup de pioche. On l’empêche de jouer aux cartes? Django sort la machine-gun. On lui brise les mains ? Django n’a pas besoin de mains pour bien tirer. Corbucci, l’un des trois Sergios (Sergio Léone, Sergio Sollima et Sergio Corbucci), atlantes du western spaghetti, dresse sous un cuir sale un personnage excessif, et intéressant. Il inscrit dans Django tous les codes du western italien : maison close, crasse, dynamitage de la morale, suppression de l’opposition des gentils blancs et méchants peau rouge, anti-héros et extrême violence. Les duels ne sont pas des duels au sens traditionnel du terme : lynchages et bagarres, exterminations, catch féminin dans la boue (oui oui).

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Quand on commence Django, la musique, la typographie et le nom, ne nous sont pas inconnus… Mais oui, Tarantino ! Django Unchained fait partie des nombreux films inspirés du Django corbuccien.  Le Django de QT est truffé de référence du Django  de 1966 : le nom, certaines bandes sons (dont celle d’ouverture : ‘’Django ’’ de Luis Bacalov), la typo rouge sang et il fait jouer Franco Nero dans une scène mythique où les deux Django (Franco Nero et Jamie Foxx) sont l’un en face de l’autre. Mais pas seulement : l’oreille coupée d’un mexicain serait-elle l’oreille coupée du policier dans Reservoir Dogs (1992), coupée par le fabuleux M. Blonde (Michael Madsen), et dans l’œuvre de Sergio, par Hugo le mexicain ? Tarantino, comme son ami Robert Rodriguez, puisent certainement une partie de leur inspiration dans le western spaghetti. Ainsi, à la place d’un cercueil renfermant une machine-gun,  El Mariachi (Antonio Banderas) dans Desperado (1995) se trimbale-t-il une suitcase à guitare renfermant tout le matériel nécessaire afin de punir les méchants. Corbucci inspire, et les maîtres contemporains expirent.

Au fond c’est peut être ça le talent. Savoir expirer à sa manière les choses passionnellement inspirées. Paradoxalement, parler de respiration dans Django  est difficile : quelle odeur renifler ? Quel air inhaler ? On reste parfois, nous, dans notre fauteuil, ou dans notre canapé peu importe, en apnée totale face au film de Corbucci. La boue nous colle à la peau, le sable mouvant nous attire vers le fond, l’odeur de picole tiède titille nos narines, et la chaleur épaisse de l’air envahit nos poumons : Django est une expérience, un voyage dans le far west  italien. ‘’

Chris Garneau nouveau clip « Our Man » + playlist France Inter + Tournée Française

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CHRIS GARNEAU
« OUR MAN  » nouveau clip réalisé par Rad Hourani
en exclu sur les Inrocks Tv
« Winter Song 2 » en playlist « France Inter »
Album « Winter Games » sortie le 14 avril (Clouds Hill/Differ-ant)

EN CONCERT
29/03 FESTIVAL LES EMBELLIES /L’ANTIPODE / RENNES + TUNNG
01/04 OUVERT LA NUIT / FRANCE INTER
04/04 LE CIEL / GRENOBLE
13/04 L’EPICERIE MODERNE / FEYZIN
14/04 LE GRAND MIX / LILLE
16/04 CLAP YOUR HAND FESTIVAL / CAFE DE LA DANSE/ PARIS

Le Presbytère de Maurice Béjart de retour sur scène, à Paris

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5 représentations exceptionnelles au Palais des Congrès de Paris du 4 au 6 avril 2015
et en tournée du 31 mars au 24 avril 2015

Chorégraphies : Maurice Béjart
Musique : Queen – Mozart
Costumes : Gianni Versace

Après plus de 350 représentations à travers le monde, Le Presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat… est de retour sur scène pour 5 représentations exceptionnelles à Paris et une tournée dans toute la France au printemps 2015. Véritable succès public depuis sa création en 1997 au théâtre National de Chaillot avec Elton John et les Queen sur scène, la pièce est un vibrant hommage à Jorge Donn, danseur icône de Béjart, et Freddie Mercury. Au cours de ce ballet poignant sur la jeunesse et l’espoir, les 37 danseurs du béjart ballet Lausanne, enchainent avec force et grâce les tableaux sur les musiques de Mozart et Queen. Un hymne à la vie à (re)découvrir !

Il y a un peu plus de trente ans, au milieu de la surprenante musique de Berlioz entrecoupée de bombardements et de bruits de mitrailleuses, un Frère Laurent peu conventionnel s’écriait devant Jorge Donn et Hitomi Asakawa : « Faites l’amour, pas la guerre » !. Aujourd’hui, Gil Roman, qui a à peu près l’âge de la création de mon Roméo et Juliette, entouré de danseurs qui n’ont jamais vu ce ballet répond : « Vous nous avez dit : faites l’amour, pas la guerre. Nous avons fait l’amour, pourquoi l’amour nous fait-il la guerre » ?.

Cri d’angoisse d’une jeunesse pour laquelle le problème de la mort par l’amour s’ajoute à celui des guerres multiples qui n’ont pas cessé dans le monde depuis la soi-disant FIN de la dernière guerre mondiale! Mes ballets sont avant tout des rencontres : avec une musique, avec la vie, avec la mort, avec l’amour… avec des êtres dont le passé et l’œuvre se réincarnent en moi, de même que le danseur que je ne suis plus, se réincarne à chaque fois en des interprètes qui le dépassent. Coup de foudre pour la musique de Queen. Invention, violence, humour, amour, tout est là. Je les aime, ils m’inspirent, ils me guident et, de temps en temps dans ce no man’s land où nous irons tous un jour, Freddie Mercury, j’en suis sûr, se met au piano avec Mozart. Un ballet sur la jeunesse et l’espoir puisque, indécrottable, optimiste, je crois aussi malgré tout que The Show Must Go On, comme le chante Queen.

Je ne retrouve personne, un livre de Arnaud Cathrine

Verticales

Publié aux Editions Gallimard, en août 2013

240 p – 17,90€

Arnaud Cathrine écrit de façon simple, direct. Dès les premières pages du livre, on a envie de suivre son héros. Pas de longueurs, très peu de descriptions. Tout est fait pour que le lecteur adhère le plus possible à l’histoire d’Aurèle.

Il quitte Paris pour s’occuper de la maison familiale en Normandie. La maison de son enfance que ses parents ont décidé de vendre. Aurèle est écrivain. On pourrait se poser, à juste titre si ce roman est autobiographique.

Aurèle est donc chargé par ses parents, et son frère, réalisateur, de «  booster » la vente. Il se trouve qu’il tombe sur un agent immobilier qui était un de ses anciens amis.

Le passé refait surface. Sa jeunesse. Avec ses bons et ses mauvais souvenirs qui avaient été enfouis très profond.

Aurèle va rester beaucoup plus longtemps que prévu dans sa maison. Un sentiment de liberté va le submerger. Et de nombreuses questions l’envahir.

L’auteur dresse un portrait d’un homme bientôt quadragénaire, ni marié, ni père. Mais qui aurait pu l’être. Qui a une âme de père, assurément.

Et surtout les questions essentielles sur le sens à donner à sa vie, et le besoin légitime, ou non, de liberté.

Il ne retrouve personne, pas même lui-même.

Un beau livre, très subtil sur les sentiments humains et leurs contradictions.

Signal Festival, à Paris, du 11 au 14 Juillet 2014, LaPlage + Glazart // Open Air + Club

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 SIGNAL FESTIVAL

by Glazart & Exploration Music & Noctua

11 – 14 Juillet 2014

LaPlage + Glazart // Open Air + Club

4 Days // 2 Stages // 32 Artists // 60 Hours of house & techno

▬▬▬▬▬▬▬▬▬ PROGRAMME ▬▬▬▬▬▬▬▬▬

ANTIGONE + ARANDEL + BAAZ + BATO (live) + BIRTH OF FREQUENCY + BORROWED IDENTITY

BRUMA (Live) + CALCIUM + CELINE + DIDIER ALLYNE + DJ JEE + DOWNLINERS SEKT (Live)

FRANCIS + FRANCOIS X + FULL QUANTIC PASS (Live) + GORDON SHUMWAY + GRAAL + HEARTBEAT

HENNING BAER + HORLA (Live) + [HXB] + JOHN SILL + MILTON BRADLEY + MOERBECK + PIT SPECTOR +

POLAR INERTIA (Live) + SAWF (Live) + VAKULA + VOPHONIQ (Live) + YAN KAYLEN (Live)

▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ABOUT ▬▬▬▬▬▬▬▬▬

SIGNAL, c’est la résidence techno lancée par Glazart en 2013 avec le soutien d’Exploration Music.

Née de l’envie de mettre en place une série d’événements house et techno pointus pour un public large et festif, cette nouvelle soirée, si elle est portée par Glazart, ne se fixe pas de limites géographiques.

Après s’être développée en quelques mois et plus de 7 événements réunissant entre 500 et 2000 personnes sur LaPlage, à Glazart ou encore sur les Berges de Seine en plein coeur de Paris et sur des formats en journée comme de nuit, SIGNAL se prépare déjà à voyager hors des frontières parisiennes au Printemps 2014 et inaugure en même temps un nouveau format de concerts appelés « Signal Live« .

Cet été, la collaboration s’élargit avec la participation du collectif Noctua et met les bouchées double pour proposer un véritable festival sur 4 jours, réunissant une trentaine d’artistes sur 2 espaces différents (plein air et intérieur) en utilisant le cadre idyllique de LaPlage de Glazart. Notre ambition est de mettre en place un festival regroupant quelques têtes d’affiches internationales mais qui mettra aussi en valeur une scène française débordante de dynamisme et de talents, plaçant les labels et artistes locaux sur le devant de la scène !

Tartuffe de Molière, mise en scène de Luc Bondy, à Paris

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 © Thierry Depagne

L’Odéon-Théâtre de l’Europe
Ateliers Berthier du 26 mars au 6 juin 2014

Pour combler l’absence du « Comme il vous plaira » qu’aurait dû mettre en scène Patrice Chéreau, Luc Bondy crée Tartuffe, pièce qu’il a adaptée en allemand la saison dernière à Vienne, et qu’il aborde cette fois-ci en revenant à l’original comme une histoire de famille au bord de la crise de nerf où l’intrus se révèle l’élément révélateur et perturbateur : jubilatoire.

Et nous assistons à la fissure de ce socle fragile où le patriarche, Orgon, s’en remet à un homme providentiel jusqu’à en perdre la raison et où chacun des membres devient alors la cible collatérale se trouvant pris dans  la tourmente de ses propres obsessions : la raison, la passion, le péché, la culpabilité, le désir,  la jalousie.

Une drôle de famille pour une grande histoire d’acteurs.

La mise en scène affûtée du directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe donne toute sa mesure au questionnement soulevé par ce Tartuffe transposé au XXI siècle et à cette situation d’emprise qui voit un homme profiter de la fêlure d’un autre pour en abuser et le manipuler à sa guise. Portée par des acteurs aussi inventifs que captifs jusque dans leurs corps pleinement investis, cette version fera date.

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Le plateau s’ouvre sur un vaste intérieur à la beauté glaçante et troublante de Richard Peduzzi  dont la hauteur des murs laissent entrevoir un couloir à l’étage avec des chambres et où défilent les personnages dans un instant de repli.  Au sol, un damier noir et blanc qui parcourt une grande pièce centrale décorée de meubles de choix, de têtes de cerf, d’un crucifix, d’une vierge en céramique, et de lourds rideaux de velours qui tantôt s’ouvrent ou se ferment pour une redistribution de l’espace.

Cette représentation clinique de la maison d’Orgon, lieu assiégé par le faux dévot Tartuffe, installe avec un seul regard tout l’enjeu dramatique des protagonistes et leur déséquilibre entre tension et déraison.

Madame Pernelle (Françoise Fabian), chapelet en main égrené, assène ses reproches à toute la maisonnée dont elle critique sans vergogne la vie dissolue, leur opposant la sage conduite de Tartuffe, homme bienfaiteur devant l’éternel qu’Orgon a recueilli chez lui. Convoitant la fortune, les biens, ainsi que la femme de son hôte, l’hypocrite imposteur réussit  si bien à le manipuler qu’il se voit proposer d’épouser Mariane (Victoire Du Bois), la propre fille  d’Orgon (Gilles Cohen). Décidée à agir afin de prouver à son mari l’imposture du malotru,  Elmire (Clotilde Hesme) le piège et le confond, mais entre temps ce dernier se sera déjà emparé  de tous les biens d’Orgon et aura déjà assouvi presque tous ses vices…

De cette œuvre foisonnante, monument d’intelligence, dans la sagacité et la finesse  de l’analyse des comportements humains, Luc Bondy se focalise sur le processus et les enjeux de la manipulation dont il met à jour à travers aussi les non-dits, l’état de frustration, d’aveuglement et de délitement de la famille qui a contribué à l’intrusion et au déploiement du corps étranger. Elle donne lieu à des scènes saisissantes aux images marquantes où chacun se débat face au trouble et à l’envoutement du prédateur.

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Toute la distribution est au diapason où Micha Lescot notamment s’empare avec une aisance diabolique du rôle titre tandis que Clotilde Hesme est désarmante en femme à la fois perdue et borderline. Quant à Orgon (Gilles Cohen), il est d’une présence intense entre l’affirmation de son statut de chef de famille et sa dévotion sans limite pour son gourou.

Une drôle de famille pour une grande histoire d’acteurs…

The Grand Budapest Hotel, un film de Wes Anderson

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Sortie le : 26 février 2014

Durée : 1h40

Avec : Ralph Fiennes, Tony Revolori, F. Murray Abraham, Adrian Brody, William Defoe, Jeff Goldblum, Harvey Keitel, Mathieu Amalric, Edward Norton, (respire), Bill Murray, Jude Law, Owen Wilson, Saoirse Ronan

Un peu de couleur dans les salles noires. Car oui, de la couleur, il y en a chez Wes Anderson. Bienvenue dans The Grand Budapest Hotel où vous y êtes accueillis comme princes et princesses, ambassadeurs de chez vous, trônes moquette-rouge sous vos fesses. Laissez-vous embarquer. Ne subissez surtout pas, et profitez d’un service cinq étoiles.

Synopsis :

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Le film retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle.
La recherche d’un tableau volé, oeuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au coeur de la vieille Europe en pleine mutation.[/pull_quote_center]

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 Wes Anderson a dû grandir sur un ancien cimetière indien. Comment expliquer The Grand Budapest Hotel et le reste de son Œuvre sinon ? Ah oui, le génie. Pas simplement le talent, mais le génie. C’est ce qui fait qu’Anderson est Anderson. L’humour anglais, franchement anglais même, vient épouser un traitement pictural maîtrisé et, terriblement bon. C’est pourquoi, le couple dialogue/image est parfait. Anderson découpe son film en chapitres. On découperait son film en tableaux, où chaque seconde serait une toile. Chaque plan est étudié. Chaque micro-centimètre de l’image est travaillé, rien n’est laissé au hasard. The Grand Budapest Hotel est, comme son nom l’indique, un hôtel, mais aussi, une galerie de portraits : Anderson peint  des personnages, tous différents, témoignage d’une inventivité monstre. Ralph Fiennes, Tony Revolori, F. Murray Abraham, Adrian Brody, William Defoe, Jeff Goldblum, Harvey Keitel, Mathieu Amalric, Edward Norton, (respire), Bill Murray, Jude Law, Owen Wilson, Saoirse Ronan, et j’en passe : qui dit hôtel de grande classe, implique casting de grande classe.

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Anderson se fait plaisir. Il bricole des personnalités et personnages singuliers pour chaque acteur, et les met en interaction, se croisant, se retrouvant, s’esquivant, s’échappant, se courant après (on adore la course poursuite luge contre moto entre Ralph Fiennes alias M.Gustave accompagné de son fabuleux Lobby Boy Zéro (T. Revolori) et William Defoe ou Joppling). Mais Anderson ne bricole pas seulement des personnages, il crée des décors, des maquettes : ainsi cette fameuse course poursuite, ne s’est surement réalisée qu’à échelle réduite. Mais on aime ça. On imagine ce Wes, gamin, jouant avec ses maquettes, dans sa chambre, et ses figurines, pensant des histoires loufoques.

 Dans la salle sombre, on rigole. La triple narration nous colle au corps, chaque seconde est amoureusement bouffée. Si The Grand Budapest Hotel  était un plat culinaire, il faudrait l’inventer : doux et tendre, jubilatoire et tordant, beau comme un plat gastronomique et généreusement copieux comme une assiette de grand-mère.

BO Alex Beaupain – Coffret cinéma

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Coffret cinéma – Livre disque / 2 rondelles
Sortie le 12 mai 2014

Alex Beaupain navigue depuis plusieurs années entre l’univers des albums studio (« Garçon d’honneur », « 33 Tours »,  « Pourquoi battait mon cœur » et « Après moi le déluge »), et celui de la création de musique de films.

Depuis sa rencontre avec Christophe Honoré, les 2 amis n’ont cessés de travailler ensemble :
Sur « les Chansons d’Amour », récompensé en 2008 par le César de la meilleure musique de film, ses compositions sont interprétées
tantôt par Louis Garrel, Clotildes Hesme ou encore Ludivine Sagnier.  Puis viennent les films « Les bien aimés », « Dans Paris » et « Non ma fille tu n’iras pas danser »… ou film après film,  la relève du cinéma français mais aussi les plus grands (Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, etc…)  s’empare et s’inspire de la poésie d’Alex Beaupain et le succès est toujours au rendez-vous.  Aujourd’hui, une sélection des 20 plus belles chansons du cinéma de Christophe Honoré  accompagnées de 10 chansons inédites et exclusives sont rassemblées dans le coffret « BO Alex Beaupain »…

Le livret est un très beau carnet de souvenirs, de correspondances entre Christophe Honoré et Alex Beaupain, d’extrait de scénaris et de notes…tout un univers, qu’Alex Beaupain nous laisse apercevoir et révélant une personnalité des plus talentueuses de la nouvelle scène française.

SIGNAL FESTIVAL du 11 au 14 juillet (w/ Vakula, Arandel, Downliners Sekt, Moerbeck, Antigone, Polar Inertia…)

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SIGNAL FESTIVAL
by Glazart & Exploration Music & Noctua
11 – 14 Juillet 2014
LaPlage + Glazart // Open Air + Club
4 Days // 2 Stages // 32 Artists // 60 Hours of house & techno

▬▬▬▬▬▬▬▬▬ PROGRAMME ▬▬▬▬▬▬▬▬▬

ANTIGONE + ARANDEL + BAAZ + BATO (live) + BIRTH OF FREQUENCY + BORROWED IDENTITY
BRUMA (Live) + CALCIUM + CELINE + DIDIER ALLYNE + DJ JEE + DOWNLINERS SEKT (Live)
FRANCIS + FRANCOIS X + FULL QUANTIC PASS (Live) + GORDON SHUMWAY + GRAAL + HEARTBEAT
HENNING BAER + HORLA (Live) + [HXB] + JOHN SILL + MILTON BRADLEY + MOERBECK + PIT SPECTOR +
POLAR INERTIA (Live) + SAWF (Live) + VAKULA + VOPHONIQ (Live) + YAN KAYLEN (Live)

▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ABOUT ▬▬▬▬▬▬▬▬▬

SIGNAL, c’est la résidence techno lancée par Glazart en 2013 avec le soutien d’Exploration Music.
Née de l’envie de mettre en place une série d’événements house et techno pointus pour un public large et festif,
cette nouvelle soirée, si elle est portée par Glazart, ne se fixe pas de limites géographiques.
Après s’être développée en quelques mois et plus de 7 événements réunissant entre 500 et 2000 personnes sur LaPlage,
à Glazart ou encore sur les Berges de Seine en plein coeur de Paris et sur des formats en journée comme de nuit,
SIGNAL se prépare déjà à voyager hors des frontières parisiennes au Printemps 2014 et inaugure
en même temps un nouveau format de concerts appelés « Signal Live ».

Cet été, la collaboration s’élargit avec la participation du collectif Noctua et met les bouchées double pour proposer
un véritable festival sur 4 jours, réunissant une trentaine d’artistes sur 2 espaces différents (plein air et intérieur)
en utilisant le cadre idyllique de LaPlage de Glazart. Notre ambition est de mettre en place un festival regroupant
quelques têtes d’affiches internationales mais qui mettra aussi en valeur une scène française débordante de dynamisme
et de talents, plaçant les labels et artistes locaux sur le devant de la scène !

The Spy, premier album de Monophona en libre écoute

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Que peut-il y avoir entre Émilie Simon et Mùm ? Désormais en tout cas, il y a Monophona, jeune groupe formé il y a tout juste 6 mois par la voix subtile et délicate de Claudine Muno et les instrus électro minimalistes et épurés de DJ Chook. Jorcsh, batteur, a rejoint le groupe ensuite pour former le trio sur scène. Monophona jouit déjà d’une belle réputation en ayant joué notamment en première partie du duo de guitaristes hors pairs Rodrigo y Gabriel.

Un très bel album.

Art Paris Art Fair : premiers chiffres d’une ouverture coup de poing !

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Mercredi 26 mars, l’ouverture d’Art Paris Art Fair a confirmé son succès grandissant.

14.976 visiteurs ont été enregistrés, soit 7 % de plus qu’en 2013. Un véritable succès, malgré le bouclage total du quartier des Champs Elysées et du Grand Palais, en raison de la visite du Président chinois Xi Jinping à Paris. Le poing monumental de l’artiste chinois Liu Bolin, qui domine l’entrée du Grand Palais, a donné le ton de la soirée du vernissage, qui a connu un véritable défilé de célébrités. Et Publik’Art y était of course !

On pouvait y croiser François Cluzet, Catherine Frot, Valérie Bonneton, Agnès Varda, Mathieu Demy, Jack Lang, Bernard Kouchner, Madame Toubon, Romane Sarfati, Dominique de Villepin, Vikash Dhorasoo, Stany et Dolores Chaplin, François Vincentelli, Edwy Plenel, Gérard Darmon, Pauline Lefèvre, Mickaël Cohen, Anthony Delon, ou encore ce matin Florence Foresti, et de nombreux collectionneurs : Comte et Comtesse de Flers, Monique Pozzo di Borgio, Diana Widmaier Picasso, Edouard Carmignac, Samir Sabbet d’Acre, DR Uli Sigg, grands donateurs du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, London Friends of the Hermitage, Patrons of the Whitechapel de Londres, The American Friends of the Musée d’Orsay, …

Cohérence et fraicheur des stands, exigence des galeries, sélection rigoureuse, Art Paris Art Fair s’affirme comme le rendez-vous leader pour l’art moderne et contemporain à Paris au printemps. Une foire de découvertes qui ose la différence.

Tous repartaient à la fermeture des portes, en contemplant L’Origine du Monde, projection événement de l’artiste français Miguel Chevalier que l’on peut voir chaque soir jusqu’à minuit, jusqu’au samedi 29 mars.

« Into the Woods », de Stephen Sondheim et James Lapine, à Paris

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Théâtre du Châtelet du 1 au 12 avril 2014
Comédie musicale « Into the Woods »
2, rue Edouard-Colonne – 75001 Paris

« Promenons-nous dans les bois »… À partir du fameux essai du psychanalyste Bruno Bettelheim, Stephen Sondheim revisite divers contes de fées : Cendrillon, Le Petit Chaperon rouge, Jack et le haricot magique…

« Tout conte de fées est un miroir magique qui reflète certains aspects de notre univers intérieur et des démarches qu’exige notre passage de l’immaturité à la maturité ». Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées, 1976.

Mais le public du Châtelet, qui commence à se familiariser avec l’œuvre du maître de Broadway, doit bien se douter que Sondheim ne va pas forcément l’emmener sur les chemins nostalgiques de l’enfance. Tous ces contes se déroulent dans la forêt, lieu des peurs ancestrales qui représente ici, de manière métaphorique, la société dans laquelle des personnes d’âges, d’origines et de conditions diverses sont amenées à se côtoyer et tenter de vivre ensemble. Pas de leçon de morale dans cette œuvre, mais un regard empreint d’humanité sur notre illusoire quête de bonheur, où l’humour et le pastiche sont toujours présents à travers les chansons s’inspirant de rondes et de comptines dans lesquelles on retrouve l’inimitable « patte » Sondheim.

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