Ticoco et le Voleur de couleurs, notre coup de cœur (Ella éditions)
Ticoco et le Voleur de couleurs est un album un peu à part. Il s’adresse à tous les enfants mais aussi aux personnels en contact avec des enfants. Il pourra leur être d’une grande aide.
Au cœur de la forêt tropicale vivent une tribu de singes dont fait partie Ticoco. Ils préparent Karnabal. Et pour se déguiser ils ont besoin de belles plumes. Ils vont donc aller voir leurs amis les perroquets. Ils découvrent alors un gros problème : les plumes colorées de leurs amis deviennent de plus en plus rares.
Mais pourquoi donc ? Pourquoi certains petits perroquets perdent non seulement leurs plumes colorées mais aussi leur force et leur joie ?
Ils vont mener l’enquête, discrètement. C’est alors qu’ils remarquent quelque chose d’anormal quand Mimi la petite perroquette s’approche de son oncle pour l’embrasser. Une de ses plumes blanchit. Mais pourquoi donc ?
Titlili refuse d’embrasser l’oncle sur le bec.
C’est alors qu’un jour, Mimi décide de révéler son lourd secret aux trois petits singes. Un secret qui la ronge depuis si longtemps. Mais comme son oncle lui a interdit de le dévoiler, elle n’a jamais osé parler. Ticoco et le Voleur de couleurs est un album très coloré, qui aborde le sujet crucial de la maltraitance d’enfant. Plus précisément d’abus sexuel sur enfant. Tout en pudeur. Avec grande dignité. « Il y a des endroits du corps qui sont comme un jardin secret, on les appelle les parties intimes et personne n’a le droit de les toucher. »
Ticoco et le Voleur de couleursest un album tellement incroyable ! il va sans doute permettre à de nombreux enfants de libérer leurs paroles ou tout simplement de leur apprendre à dire non ! A avoir dans toute bibliothèque ! Notre coup de cœur !
« Enfance en danger, simples soupçons, parents en détresse, comportements malveillants envers les enfants, dans le doute voici le meilleur réflexe : appeler le 119. Les professionnels à votre écoute. Numéro gratuit, et discret, non inscrit sur les relevés téléphoniques.»
Déjà entendu en 2016 au même Théâtre des Champs Elysées, le pianiste français David Fray revient pour un autre concert romantique dédié entièrement à Franz Schubert. L’occasion de passer un beau moment en apesanteur à l’écoute d’un pianiste d’exception qui sait très bien manier le clavier et raviver la grandeur d’illustres compositeurs.
La rencontre entre David Fray et Schubert
Le programme promet le meilleur avec l’Allegro en do mineur, les 4 impromptus opus 90 et la Sonate en si bémol majeur D.960, soit certaines des oeuvres les plus renommées du compositeur romantique allemand. Comme le dit David Fray, « Bach est certes le compositeur dont j’ai le plus besoin en tant que musicien, celui vers lequel je reviens toujours, que j’admire et que je révère comme un maître. Mais Schubert est celui qui est le plus proche de ma sensibilité. » C’est par ses mots que David Fray évoque son rapport avec le compositeur romantique allemand disparu à seulement 31 ans en 1828, laissant derrière lui une oeuvre immense. Après un premier concert le 31 mars dernier dédié à Schubert et Liszt, David Fray revient pour enthousiasmer le public de son talent. Pour ceux qui ne le connaissent pas, David Fray a commencé le piano très tôt, à 4 ou 5 ans, sous l’influence de la culture musicale allemande, langue enseignée par sa mère. À 14 ans, il est distingué par le Conservatoire de sa ville natale où il obtient trois médailles d’or : piano, musique de chambre et formation musicale. Après avoir remporté divers concours, il entre en 1999 au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans la classe de Jacques Rouvier où il obtient le diplôme de formation supérieure avec mention très bien, rien de moins. Déjà une grand carrière marquée notamment par un remplacement d’Hélène Grimaud au Théâtre du Châtelet en juin 2006 à la suite duquel Virgin Classics signe avec lui un contrat d’exclusivité. L’année suivante, un disque est publié, enregistrement qui met « en miroir » les œuvres de Bach avec celles de Pierre Boulez.
Sa carrière est depuis marquée par le sceau de l’excellence avec de nombreux concerts et des disques qui montrent bien son talent inné pour le piano. De quoi donner envie de le découvrir ou le redécouvrir le 23 juin prochain au Théâtre des Champs Elysées pour un programme qui laisse augurer le meilleur!
On est très content de vous annoncer cette excellente nouvelle : Le tome 6 des Cahiers d’Esther vient de sortir : Histoire de mes 16 ans.
Quasiment tout le monde connaît Riad Sattouf, cet auteur, réalisateur et dessinateur de génie. Si vous voulez en savoir plus sur lui, plongez-vous dans sa biographie écrite sous forme de romans graphiques avec L’arabe du futur.
Les Cahiers d’Esther sont aussi des romans graphiques et sont inspirés d’histoires vraies d’une jeune adolescente que Riad suit depuis ses 9 ans. Elle lui raconte ce qu’elle vit au quotidien, aussi bien dans sa famille qu’au lycée. Esther existe mais reste incognito !
Histoire de mes 16 ans, raconte la vie d’Esther l’année de ses 16 ans, en seconde au Lycée. Esther raconte ce qui l’a marquée à Riad qui transmet en dessins ! On se régale à chaque page illustrée avec tant de brio ! Un très joli moment de récréation.
Tout y passe ! Les garçons de son lycée qui sont très bêtes, fument et se droguent ouvertement. Certains sont même dealers. et les hommes dans la rue qui n’arrêtent pas de la déshabiller du regard. Ou de lui faire des réflexions, maintenant qu’elle devient une jeune femme. Elle se rebelle aussi contre ses parents… Difficile à croire de la part de la gentille Esther, excellente élève ! Esther est avant tout ado !
Elle parle du vaccin contre La Covid, des réactions de ses copines, de politique, de repas familiaux … Bref, on est complètement immergé dans la vie d’Esther et cela peut nous permettre de mieux comprendre cette génération et la façon de vivre au temps T.
Cet album va permettre aux jeunes qui vont lire ce roman graphique de se découvrir autrement … cela va les faire rire ou … pleurer ! Il est vrai qu’il est le reflet de toute une génération.
Ces histoires ont été prépubliées dans L’Obs entre octobre 2020 et octobre 2021.
Les Cahiers d’Esther, Histoire de mes 16 ans, est une très chouette série à suivre jusqu’au 18 ans d’Esther !
[Album jeunesse] Le livre extraordinaire des requins (Little Urban)
Les requins font leur entrée dans la très belle collection documentaire « Le livre extraordinaire » aux éditions Little Urban. L’album propose un tour d’horizon des plus beaux spécimen de ce roi des océans.
Ce nouvel album en met une nouvelle fois plein la vue dans son grand format apprécié par tous, et surtout les enfants (pour en apprécier la lecture, il est conseillé aux enfants de 6 ans et plus). Un format idéal pour admirer ces très grandes illustrations en double page, qui impressionnent par leur réalisme et précision. Pas moins de 36 espèces différentes défilent sous nos yeux, réservant quelques surprises. Certaines nous ont marqué comme le requin nourrice ou encore le requin pyjama ! A découvrir à partir du 10 juin en librairie !
Extrait de l’album :
Résumé de l’éditeur :
Du requin-baleine au requin tigre en passant par le grand requin blanc, ce livre propose une sélection d’espèces les plus extraordinaires de requins qui peuplent les océans du monde entier..
Mon père hélicoptère, un très chouette album (Flammarion Jeunesse)
Les éditions Flammarion Jeunesse nous proposent un album qui pourrait faire un beau cadeau pour la fête des Pères : Mon père hélicoptère !
C’est l’histoire d’une petite fille qui adore son papa. Son papa est toujours là pour elle, pour la sauver de situations quelquefois dangereuses. Pour la sauver, il n’hésite pas à se transformer en hélicoptère ! Il est vraiment super fort !
Mais un beau jour, il était au parc, avec son bébé et sa petite fille. Alors que la petite fille était dans une situation délicate, son papa, volontairement, n’a pas réagi et l’a laissée se débrouiller seule… Etait-il tombé en panne ?
Du coup, la petite fille a compris qu’elel devait se débrouiller sans lui et qu’elle aussi pourrait, un jour, se transformer en hélicoptère !
Mon père hélicoptère est un album très joliment dessiné, avec des couleurs bien vives. Assurément, il va plaire aux enfants et … aux papas !
Voici venu le temps du Tour de France des vins blancs et rouges avec des cuvées dégustées venues de toute la France. De quoi s’offrir un beau tour d’horizon pour se rendre compte de la grande qualité de productions hexagonales, toujours avec modération. Premier épisode de dégustation avec 7 comptes-rendus!
Vidal-Fleury Vacqueyras 2019, toujours de la qualité!
Le Vacqueyras 2019 de lamaison Vidal-Fleuryse compose de cépages Grenache, Syrah et Mourvèdre, un bel assemblage pour une belle robe rubis brillante. Le nez est intense avec des touches violette, mûre, un note de cigare et une note mentholée, du poivre noir et du clou de girofle. La bouche est puissante, harmonieuse entre des tanins bien présents mais soyeux, de la fraîcheur et une jolie longueur. Le vin se déguste idéalement avec de la charcuterie, de la viande froide, avec un barbecue, de la viande rouge et du fromage. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix indicatif TTC départ cave est de 20,08 euros, à la hauteur du plaisir de la dégustation.
Privilège 2020 Fitou du Domaine de la Rochelierre
Composé des cépages Carignan pour 30 %, Grenache noir pour 30 %, Syrah pour 30 % et Mourvèdre pour 10 %, ce Fitou rouge fait honneur à l’appellation et au Domaine de la Rochelierre. Avec sa robe pourpre profond et son nez mûr avec des touches de fruits rouges, d’épices réglisse-vanille, et des notes de garrigue (cistes) et mentholées, le vin est un bonheur à déguster. La bouche est équilibrée entre matière, fraîcheur et fruit jusque dans la longueur. Le vin se déguste idéalement avec une salade bœuf thaï, du porc caramélisé aux échalotes ou une daube. Distribué en vente directe, chez les cavistes est en CHR, son prix indicatif TTC départ cave est de 12,00 euros, un très bon rapport qualité/prix!
Ce Seyssuel blanc se compose exclusivement de cépage Viognier. A l’œil, la robe est dorée, brillante à nuance argentée. Le nez est minéral, fruité abricot-pêche, vanille. La bouche est ample et veloutée, élégante, soutenue par une ferme acidité. Le vin accompagne parfaitement du homard, des huîtres, des pâtes aux palourdes, un gratin de fruits de mer ou du poulet au citron et gingembre. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix indicatif TTC départ cave s’élève à 28,00 euros, une vraie révélation à la dégustation.
Savoie : Domaine de l’Idylle
Ce vin blanc de Savoie du Domaine de l’Idylle se compose du cépage Altesse. A l’œil, la robe or pâle arbore de beaux reflets vert et nacre. Le nez est mûr et fin, minéral, floral iris, fruité poire. La bouche est harmonieuse entre fraîcheur et matière jusque dans la longueur. Le vin se déguste en compagnie de crevettes sautées, d’un poisson de lac ou de filets de dinde. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix indicatif TTC départ cave est de 13,00 euros, le parfait reflet de sa qualité.
Le Folio 2021 de Coume Del Mas
Le domaine Coume Del Mas propose son Folio 2021 – Collioure Blanc composé des cépages Grenache gris pour 90 % et Grenache blanc pour 10 %. Sa robe est dorée, lumineuse. Le nez est mûr, intense et complexe, minéral et fruité pêche-citron-poire, épicé vanille-cannelle. La bouche est fruitée, gourmande, très fraîche et épicée, longue sur le citron confit. Le vin se déguste avec des huîtres, un tajine, du poulet au citron, une escalope de veau à la crème, une blanquette de la mer ou du beaufort. Distribué en vente directe, chez les cavistes, et en CHR, son prix indicatif TTC départ cave est de 24,00 euros, un très bon vin à déguster!
Jean Durup Père & Fils, Petit Chablis L’Églantière 2021
Ce Petit Chablis du Domaine Jean Durup Père & Fils est composé du cépage Chardonnay. A l’œil, sa robe est émeraude. Le nez est fin et minéral, avec des touches de fleurs blanches, de fruits exotiques-citron et de poivre gris. La bouche est fraîche et fruitée, longue, finement poivrée, avec une note de fruits secs et une finale saline. Le vin se déguste accompagné de filets de veau à la crème ou de poulet au citron. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix indicatif TTC départ cave est de 11,90 euros, un très bon rapport qualité/prix pour cet excellent vin blanc.
Blanc de Viognier 2021 Domaine Grand Veneur, Alain Jaume
Alain Jaume propose un excellent Côtes-du-Rhône blanc composé du cépage Viognier. A l’œil, la robe est jaune pâle brillante et limpide. Le nez est frais et intense, floral, avec des touches de fruits à chair blanche. La bouche est fruitée pêche blanche-poire, fraîche et minérale, équilibrée et longue sue l’abricot. Le vin accompagne parfaitement du homard, du risotto de légumes, du saumon, du halibut ou du chèvre mi sec. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix indicatif TTC départ cave est de 13,40 euros, un excellent tarif pour ce délicieux vin blanc.
Deux pièces majeures Quintett (1993) & One flat thing reproduced (2002) de William Forsythe, interprétées par le Ballet de l’Opéra Lyon, offrent toute la mesure et l’étendue de son art, forgé d’un vocabulaire à l’origine classique mais qu’il n’a eu cesse de déconstruire pour en déjouer les codes préétablis et l’ouvrir entre rupture, déséquilibre, virtuosité et fluidité organique des corps. Le tout dans une esthétique (couleur de costume pour chaque interprète) qui fait partie intégrante de la chorégraphie.
Sur les boucles répétitives de Jesus Blood Never Failed Me Yet de Gavin Bryars et son emprise mélancolique, deux danseuses s’extraient sans fin d’une trappe dans le sol, où elles finissent par retomber toujours. Entre deux disparitions, elles dansent avec trois hommes desquels elles se libèrent sans cesse, en quête d’un perpétuel recommencement.
Pièce au résonance métaphysique puisqu’écrite au moment de la perte de la première femme du chorégraphe, elle met en scène des corps en fuite, qui finissent par s’étreindre et se raccrocher à une impulsion de vie. Le rythme des enchaînement est rendu d’autant plus hypnotique que la musique de Gavin Bryars répète en boucle un même texte dans une progression lancinante. La danse, d’une pure merveille, est tout en fragmentation et élancements, où les corps se frôlent, se percutent et s’étreignent dans une énergie toute en fluidité faite d’arabesques et de contorsions feutrées. Tandis que cette voix d’outre tombe poursuit sa litanie et nous ensorcelle jusqu’au final.
One flat thing reproduced qui lui succède est un chef-d’œuvre de danse contemporaine, inscrite depuis 2004 au répertoire du ballet. Dans une scénographie faite de tables alignées, les quatorze danseurs surgissent du fond du plateau, les traînant ou les poussant devant eux dans un bruit amétallique. L’espace se retrouve alors saturé, empêchant les corps de se mouvoir librement.
Forstyhe crée ainsi une contrainte qui devient paradoxalement jeu et libération du mouvement où les danseurs explorent toutes les possibilités de l’espace, passent entre les tables, glissent dessus, montent debout, se laissent tomber par terre, roulent au sol ou se faufilent dans les interstices. Parfois, la quête de l’espace devient enjeu de conquête, les danseurs se tirent, se poussent, coopèrent ou au contraire se perturbent mutuellement.
L’angle de vue de la chorégraphie dépend alors de l’endroit où nous nous trouvons, les corps apparaissant tantôt en entier, tantôt morcelés et à l’abri des repères de couleur vives émanant des costumes.
Le rythme est comme toujours calibré chez le chorégraphe où à la géométrie, angles droits imposés par les tables se répondent une gestuelle réglée au millimètre pour une écriture réinventée, hors de nos champs visuels habituels.
Une conclusion d’une puissance inouïe qui vient clore ce programme de haut vol pour une troupe à son meilleur. Bravo !
Minna Yu raconte la vie dans un petit village de Chine. Dans une famille ni riche ni pauvre, la jeune Nannan passe ses jours avec sa maman besogneuse et ses grands frères fripons. Le père de famille travaille loin dans une grande ville où il fait fortune. A son retour, il diligente les travaux d’une grande maison et la vie de la famille va changer. La chronique familiale est douce amère, l’argent ne fait pas forcément le bonheur, les vieux réflexes ont la peau dure et le nouveau confort ne convient pas à tout le monde, surtout à la mère de famille habituée à trimer. Les dessins sont enfantins, la BD se lit comme un roman d’apprentissage et permet d’en savoir plus sur la vie d’un village en plein cœur de la Chine reculée, si loin si proche.
Synopsis:
Chine, été 1995. Nannan a 5 ans, une coupe au bol et porte les habits de ses grands frères. Seuls avec leur mère, ils vivent modestement dans un village rural dont le nom signifie « Le trou du serpent ».
La vie est paisible et traditionnelle au Trou du serpent. Chaque matin, Nannan accompagne sa maman aux champs et passe la journée à jouer avec ses copines. Mais le retour de son père va chambouler l’équilibre de cette petite communauté : s’étant enrichi à la ville, il décide de remplacer la masure familiale par un grand palais : Nannan et sa famille deviennent soudainement des gens importants dans la vallée, et les relations entre habitants se transforment.
À la maison, maman semble préoccupée par les obligations nées de sa nouvelle position sociale, papa a de nouveau disparu et ses grands frères s’apprêtent à faire de même pour le rejoindre. Ces bouleversements inquiètent Nannan….
Laura Anglade et Sam Kirmayer présentent leur album Venez Donc Chez Moi sur le label canadien Justin Time Records et ils seront en concert à Paris au Sunset-Sunside le 11 juin 2022. La chanteuse canadienne et le guitariste sont très amis et se sont associés pour offrir un album aux sonorités jazzy très intimistes d’après des classiques de la chanson française.
De la douceur
Laura Anglade (voix) et Sam Kirmayer (guitare) sont des aimants naturels qui se complètent assez naturellement. Les morceaux s’enchainent sans anicroche. Le duo présente un nouvel album rempli de classiques de la chanson française des années 40, 50 et 60 avec des morceaux de Charles Aznavour, Michel Legrand, Charles Trenet et autres. Les titres ont été dévoilés petit à petit, avec le classique de Michel Delpech Chez Laurette en apéritif, mais revu et corrigé à la manière des 2 artistes. Il y a aussi J’aime Paris au Mois de Mai de Charles Aznavour, Venez Donc chez Moi de Jean Féline et Paul Misraki, et La Chanson de Maxence de Michel Legrand. Beaucoup de douceur et de complicité dans ces interprétations. Originaire d’un petit village du sud de la France et élevée dans le Connecticut, la chanteuse de jazz Laura Anglade a fait plusieurs apparitions sur les scènes de New York, Toronto, Québec et Montréal avant de se produire au Festival international de jazz de Montréal au cours des 3 dernières années. Son premier album I’ve Got Just About Everything est sorti en 2019 sur Justin Time Records pour un accueil critique enthousiaste. Sam Kirmayer est un guitariste et compositeur qui a enregistré 3 albums à son nom, Opening Statement chez Chromatic Audio en 2017, chez Cellar Music en 2018 et In This Moment encore à venir chez Cellar Music.
Ce 2e disque en duo avec le guitariste Sam Kirmayer est une belle confirmation d’un talent indiscutable qui n’en est qu’un début de sa carrière.
[Comics] Scurry t.01 et 02 : comme un Bernard et Bianca en pays hostile (Delcourt)
Comme un Bernard et Bianca en pays hostile, Scurryest une aventure animalière imaginée par Mac Smith en tant qu’auteur complet (scénario, dessin et couleurs) pour tous les nostalgiques des grandes figures qui ont peuplé notre enfance (on pense aussi à Tom et Jerry, les Aristochats, Fievel…). Car les souris abritent souvent avec elles tout un monde plein de surprises.
C’est dans un environnement post-apocalyptique où les êtres humains ont mystérieusement disparu qu’une colonie de souris doit tout faire pour trouver des vivres. Et c’est au coeur de cette colonie que manigances et trahisons vont se succéder pendant que d’autres ont dû partir en éclaireurs à leur risques et périls.
Bien écrit et scénarisé, on se laisse volontiers convaincre par ce récit d’aventure plutôt sombre et rythmé. Les personnages sont multiples mais toujours suffisamment denses et crédibles. Le dessin est si original dans son traitement qu’il peut destabiliser en début de lecture. Mais on se fait rapidement à cette infographie ambiante et on y prend même plaisir (le travail réalisé sur les personnages est impressionnant de finesse).
Bref, Scurry est signe deux très bons premiers tomes. Vivement la suite et fin dans le troisième opus à paraitre le 15 juin.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur (tome 1) :
Amateurs de gentilles souris, fans de Bernard et Bianca ou des Aristochats, cette trilogie n’est pas pour vous ! Scurry, ce sont des souris, des chats et des animaux violents dans un univers post-apocalyptique !
Un groupe de souris domestiques lutte pour survivre à un long et étrange hiver. Les humains ont disparu, le soleil se pointe rarement et une pluie froide et sombre empoisonne tout ce qu’elle touche. Les souris, qui dépendaient des humains pour se nourrir, s’accrochent obstinément à leurs vieilles habitudes, pillant les maisons abandonnées à la recherche des restes qu’elles peuvent trouver…
Date de parution : le 10 novembre 2021 (tome 1) et le 27 avril 2022 (tome 2) Auteurs : Mac Smith (scénario et dessin) Genre : aventure
Seule sur le plateau, la comédienne Astrid Bayiha nous emmène dans une traversée politique, poétique et musicale de la vie de cette femme hors norme qui a dédié sa vie à la lutte pour tous les discriminés. Dans un univers musical entre rap et jazz s’entrecroisent des extraits des discours d’Angela Davis, des archives vidéo, et le texte de Faustine Noguès.
Angela Davis, histoire d’une intellectuelle et militante
Il y a des images qui marquent l’histoire. Parmi elles, celle des deux poings levés de Tommie Smith et John Carlos pendant les JO de 1968. Cette photo des deux athlètes au gant noir en signe de protestation est un véritable lieu de mémoire. Le récit d’Angela Davis est tout aussi symbolique et puissant que les images qui défilent derrière la comédienne. Accusée à tort de meurtre et de conspiration, elle est arrêtée le 13 octobre 1970 par le FBI. Vont s’ensuivre seize mois d’emprisonnement jusqu’à sa libération en février 1972 et un procès qui la reconnaitra non-coupable en juin de la même année. Elle échappe ainsi de justesse à la peine de mort, pour un crime qu’elle n’a pas commis. Grande intellectuelle, militante pour la paix au Vietnam, féministe, Angela Davis lutte luttant contre toute les formes de domination et de discrimination. Son combat exemplaire marquera plus d’une génération.
Le rap comme genre politique
Côté mise en scène, ce spectacle est d’une intensité égale à son texte. C’est puissant, fort, rythmé. Le texte de Faustine Noguès et la scénographie de Paul Desveaux sont admirables. Le public assiste à une heure d’un spectacle extrêmement cadensé, expressif et musical. Astrid Bayiha nous transporte, elle est conteuse et rappeuse. « Pour moi, [le rap] c’est un genre politique par excellence. D’IAM à Gaël Faye, de The Roots à Missy Elliott, le Rap rend possible l’inscription d’une parole militante dans un espace poétique. Il transmet la violence de la pensée et des actes. » précise-t-elle justement. La musique nous prend, les images d’archives défilent, le charisme d’Astrid Bayiha nous emmène dans une autre dimension. Le spectacle est court, passe à toute vitesse, et nous raconte pourtant des dizaines d’années de lutte.
A voir absolument au Théâtre Paris-Villette.
Angela Davis au Théâtre Paris Villette jusqu’au 4 juin 2022 puis du 7 au 31 juillet à Avignon Théâtre des Halles – La Chapelle – Festival Off Avignon à 14h (relâche les 13, 20, 27 juillet)
Le chanteur Célestin est de retour avec un 2e album nommé Deuxième acte. Loin d’être un inconnu, Sébastien Rambaud dans le civil est la moitié du duo Fills Monkey. Il continue l’aventure solo en échangeant ses baguettes pour une guitare et une belle poésie que sa voix dispense avec grâce.
Un album rempli de poésie
L’album Deuxième Acte est disponible sur toutes les plateformes digitales. Une manière idéale de découvrir des chansons aux textes ciselés qui évoquent les travers humains, la pollution et les rêves d’amour. Le ton navigue entre pop et chanson française, avec des piques humoristiques qui ne manquent pas de piquant. Cette liberté permet d’exprimer une belle intimité musicale que ses dons de multi-instrumentiste aident à faire décoller. L’album est un beau concept rempli d’humour et de pertinence. Les thèmes abordés tournent autour de la mort, du futur équivoque de la planète et de l’écologie. Sébastien Rambaud est bien un batteur à la base, son aventure musicale a débuté avec son compère Yann Coste avec le duo Fills Monkey. Les 2 percussionnistes se sont vêtus de noir et de blanc pour offrir des performances scéniques pleines de dynamite sur les scènes du monde entier. Les voyages musicaux réalisés pendant 10 ans sur tous les continents, de Montréal à Londres, semblent lui avoir donné envie de revenir au bercail avec non plus uniquement de la musique mais aussi des paroles. Deuxième Acte a été arrangé par Jérémy Rassat de la Song Factory. Et comme les chansons proposent une belle profondeur, c’est un plaisir à écouter.
Célestin est un artiste multiple, reflet de son univers singulier qui le voit s’interroger sur lui-même et le monde qui l’entoure. En livrant des pensées philosophiques et sur l’environnement, il dépasse le thème universel de l’amour pour s’attaquer à de nouvelles pentes. Et ça fonctionne très bien!
[Album jeunesse] Merveilleusement moi : on n’y résiste pas ! (Little Urban)
Merveilleusement moi est un livre délicieusement illustré où un dromadaire « Doug » est mis à l’honneur. Ce dernier, souffrant quelque peu de la solitude, se retrouve à partager des moments de fête et de vie avec d’autres amis dromadaires et chameaux. Il découvre ainsi avec joie la convivialité, mais donne également de l’importance aux plaisirs solitaires lorsqu’ils sont désirés. Un livre qui aidera les plus jeunes à vivre mieux seul et en collectivité et qui abordera avec humour le thème de la numération.
Belle découverte !
Extrait de l’album :
Résumé de l’éditeur :
Doug s’ennuie dans son désert. Alors quand débarquent Léon, Maël, Claire, puis toute une bande de chameaux et de dromadaires, l’ambiance est à la fête ! Mais parfois la solitude aussi a du bon.
Date de parution : le 10 juin 2022 Auteurs : Lu Fraser et Sarah Warburten Genre : humour
Editeur: Little Urban Prix : 14,50 € (32 pages) Age : 4 ans
Molière, une vie pour le théâtre, tout en BD (Casterman)
A l’occasion des 400 ans de la naissance de Molière, les éditions Casterman nous offrent une nouvelle édition de : Molière, une vie pour le théâtre, tout en BD. Il sort aujourd’hui ! Cet album retrace la vie de Molière, Jean-Baptiste Poquelin, né en janvier 1622. Son père est tapissier de la maison du roi. Et lui aussi deviendra tapissier. Mais son destin va, en fait, être tout autre.
Son grand-père lui fait découvrir, très jeune, les joies du théâtre. Il a un rêve : devenir comédien. Il y arrive et crée sa troupe théâtrale. Et très vite, il va lui-même écrire ses comédies. Il veut faire rire et faire ressortir tous les défauts de la bonne société parisienne. Il y arrive si bien qu’il devient le protégé du Roi Soleil.
Jean-Michel Coblence retrace l’incroyable parcours de cet homme et résume très bien les nombreuses pièces écrites par Molière. Avec de véritables extraits de ses plus grands chefs-d’œuvres, toujours étudiés aujourd’hui !
Molière, une vie pour le théâtre, va servir de référence aux jeunes lecteurs qui vont découvrir Molière sous un autre jour ! Cette BD, merveilleusement illustrée par Elléa Bird ne pourra que les enthousiasmer ! Notre coup de coeur !
Roland Gori est un psychanalyste qui s’intéresse au fonctionnement de plus en plus machinale de notre société, avec pour conséquence un délitement du lien social et une perte de sens. Le réalisateur Xavier Gayan laisse la parole à des penseurs pour les laisser communiquer leurs craintes aux spectateurs. Car la conséquence inévitable de ce système est certainement la perte d’âme et l’enfermement dans une société stéréotypée.
Un documentaire aride mais intéressant
Formellement, le documentaire n’innove en rien, ce n’était certainement pas l’objectif. Les contributeurs s’enchainent pour présenter leur pensée et contribuer à un objectif lourd de sens. Des métiers autrefois tournés de l’humain s’en détournent de plus en plus pour viser à la rentabilité et à l’efficacité. La santé, la culture ou l’enseignement ne visent plus à aider l’humain ou à le faire s’élever, mais à remplir des tâches qui ne glorifient ni le professionnel ni la population. Cette pensée fait froid dans le dos lorsque les questions du lien humaine t de la démocratie rentrent en jeu. La marchandisation s’insinuent dans toutes les sphères de la société jusqu’à abroger la pensée, la conscience des autres et l’élévation collective.
Ce documentaire mérite d’être vu pour prendre conscience des pièges de notre monde où cocher les cases prend plus d’importance que le lien entre les êtres. Une bonne opportunité pour méditer sur soi et sur l’humain.
Synopsis: Aujourd’hui nous vivons dans un monde où la logique de rentabilité s’applique à tous les domaines. Les lieux dédiés aux métiers du soin, du social, de l’éducation, de la culture… sont gérés par des managers ou des experts pour qui seuls comptent les chiffres, niant les besoins humains. Le psychanalyste Roland Gori se bat depuis des années contre le délitement de notre société. Ce film est un portrait de sa pensée, de son engagement, comme “L’Appel des appels, qu’il avait co-initié avec Stefan Chedri, pour nous opposer à cette casse des métiers et à la marchandisation de l’existence. Ce film propose un portrait intime de Roland Gori, accompagné de témoignages de proches : ses éditeurs Henri Trubert et Sophie Marinopoulos (éditions Les Liens qui libèrent), la philosophe et académicienne Barbara Cassin, le médecin hospitalier et auteure Marie-José del Volgo, le directeur du théâtre Toursky à Marseille Richard Martin.
Henri Gourdin a toujours été passionné par Jean-Jacques Audubon et lui a consacré de nombreux ouvrages. Dans son dernier livre, Du temps où les pingouins étaient nombreux, l’auteur nous fait découvrir Jean-Jacques Audubon, tel qu’il était et tel qu’il a vécu. Il est né en 1785 et mort en 1851. Il a consacré sa vie aux oiseaux. Toute sa vie, il a observé les oiseaux, il les repérait, les tuait pour mieux les observer et les dessiner ou les peindre. Il était passionné de nature et vécut des choses incroyables, avec des rencontres hors du commun. L’ensemble des oiseaux du continent nord-américain a été représenté par Audubon.
A travers ce livre, nous voyageons à travers l’immense continent américain et dans le passé. De façon intimiste et toujours avec la nature au cœur de la vie de Jean-Jacques Audubon. Il existe aussi un côté très inquiétant : « sept des espèces peintes par Audubon ont désormais disparu ; quinze autres sont gravement menacées. »
Rien n’a été facile pour lui mais il a continué sa route en gardant le même cap, malgré les critiques des Américains.
« Je préfère vivre en paix dans les bois que me tourmenter ici et me couper en quatre pour satisfaire les uns et les autres. » p.220
« Dessiner dans la nature agit sur mon être comme un stimulant ». P248 Au fil des pages, on découvre l’immense talent de cet homme, sa détermination, ses recherches tant historiques que scientifiques qu’artistiques. Et bien sûr toutes ses œuvres ont pris une valeur de plus en plus importante.
En France, l’Institut de France et le Muséum national d’histoire naturelle possèdent chacun une collection complète. Une collection très importante et quasiment inaccessible au public.
Du temps où les pingouins étaient nombreux est un livre d’une richesse incroyable, à tous les niveaux. Il peut être lu et relu tellement il est riche d’enseignements.
Ernest et Célestine, La fête des fleurs (Casterman)
Quelle merveille ce nouvel album d’Ernest et Célestine! La fête des fleurs met les fleurs à l’honneur.
Cet album est issu de l’univers de la série animée, diffusée sur France 5 depuis décembre 2021. Ernest est un gros ours, le meilleur ami de Célestine.
Célestine est invitée à la fête des fleurs, une fête exclusivement réservée aux souris. On y joue, on y danse et on y mange … des gâteaux. Or, Ernest adore les gâteaux. Comment faire pour qu’Ernest soit aussi invité ?
Célestine ne veut pas aller à la fête sans son ami Ernest. Elle ne veut pas le laisser tout seul.
Réussira-t-elle à convaincre ses amies les souris à inviter Ernest ? Sera-t-il capable de biens se tenir, lui qui est si souvent un peu brusque ?
Ernest et Célestine, La fête des fleurs, est un très joli album, très joliment dessiné, qui sort demain. Chaque illustration ressemble à un tableau ! Un très joli album qui met en avant la notion d’amitié et de partage, à offrir dès l’âge de 3 ans !
Rien ne sert de m’aimer est une belle fable à propos d’une jeune femme prisonnière de secrets anciens. Sans le savoir, Elsa va enfin réussir à grandir et à échapper aux fantômes du passé, comme ceux du présent. Dessinée à l’encre de Chine, la BD se lit d’un jet avec ces personnages griffonnés en clair obscur comme pour flouter leur psyché autant que leur physionomie. La lecture est douce, toute l’histoire est racontée à coups d’ellipses et de flashbacks, les blessures ne cicatrisent pas, les espoirs sont forcément déçus, rien ne compte plus que d’avancer jusqu’à parvenir à enfin se libérer. Le synopsis dissémine assez d’indices pour donner envie de tourner la première page, jusqu’à la dernière, avec le sentiment qu’une seconde lecture ne serait pas de trop. Une belle surprise.
Synopsis:
Elsa a bien changé depuis son enfance. Plus jeune, elle n’avait peur de rien, et défiait quiconque se mettait en travers de son chemin, ou de celui de ses amis. Mais depuis, quelque chose s’est cassé. Elsa est angoissée, tourmentée par des visions nocturnes qu’elle ne comprend pas. Enfermée dans une vie monotone, elle comble sa peur de l’abandon en se jetant à corps perdu dans une relation passionnelle néfaste avec Joshua, un homme marié qui la mène en bateau. Autour d’elle gravitent Vany, son amie et amante, Jim, son frère en plein divorce, ses parents Jacques et Josy, acculés par les dettes et rongés par « le » secret, ainsi que « numéro 13 », un mystérieux voisin. Elsa le sait, elle doit reprendre sa vie en main. Comprendre pourquoi un homme, un mur, un monstre et un pélican hantent ses cauchemars. Quels liens ont-ils entres eux, que cherchent-ils à lui dire ? Pour avancer, Elsa va devoir affronter ses peurs, comprendre ce qu’il s’est passé au pied de ce mur et accepter de sauter à nouveau dans le vide, comme quand elle était petite. Un roman psychologique pertinent et captivant.
Les petites leçons de choses de mon jardin, album d’Adeline Ruel (Père Castor)
Les éditions du Père Castor nous proposent un album illustré, à la couverture cartonnée, d’une richesse incroyable : Les petites leçons de choses de mon jardin. Rien que la couverture nous fait penser à nos vieux livres d’écoliers ! Mais tellement plus beau ! Tellement plus attrayants et tellement riche !
Adeline Ruel met l’accent sur des petites merveilles que l’on peut trouver dans son jardin !
Avec Les petites leçons de choses de mon jardin, le jeune lecteur va découvrir de façon simple tout en étant très scientifique, les animaux de son quotidien : le doryphore, la coccinelle, la grenouille, le papillon, la limace, le chat, l’abeille et le bourdon, les fourmis, l’argiope, les gendarmes, la mésange et les moineaux, le hérisson.
Pour chaque animal, une double page lui est consacrée, avec des illustrations, une fiche explicative et leur cycle de vie. Toujours à la portée des jeunes lecteurs.
Il est d’une richesse incroyable. Même les parents vont enrichir leur culture générale !
Quel est l’animal qui peut manger jusqu’à 150 pucerons par jour ? Que veut dire « apidés » ? Et orbitèle ? Les gendarmes sont-ils utiles ou néfastes au jardin ?
Vous trouverez les réponses dans ce très bel album, Les petites leçons de choses de mon jardin, qui ressemble à de nombreuses leçons de choses, très claires et très belles. A offrir à nos petits bouts passionnés par la nature ! Notre coup de coeur !
La dégustation d’un tel Pessac Léognan est toujours un plaisir. Château de France présente son Bec en Sabot en version 2020 au tarif de 11,50 euros. Après le succès de la version 2019 présentée sur Publik’Art, c’est une nouvelle confirmation de l’art de l’appellation pour produire des vins de qualité.
Château de France au sommet
Ce Pessac Léognan fait honneur à la très bonne réputation de Château de France. Composé de 40% de Cabernet Sauvignon et de 60% de Merlot, il est digne de l’appellation. A l’oeil, sa robe rubis sombre est brillante, elle invite à la dégustation, comme toujours avec modération. Le nez est intense, fruité pruneau-fraise, épices douces réglisse-vanille-cardamome-poivre noir. La bouche est fraîche avec des tanins fondus, une touche de cacao de fruits jusque dans la belle longueur. Le vin se déguste idéalement avec une terrine de campagne, un carpaccio de bœuf, un rôti de porc aux pruneaux, du boudin noir aux pommes, de la moussaka, un émincé de bœuf à la chinoise, du saumon grillé et du camembert. A ce tarif, ce vin est une belle découverte à ne pas manquer!
Publireportage: Le Bec-en-sabot est un oiseau rare des marais à papyrus en Afrique. Bernard Thomassin, féru d’ornithologie, éprouvait de la sympathie pour cet oiseau rare, vigoureux, farouche et solitaire, qui mesure jusqu’à 1,50 m et vit dans les marais à papyrus de l’est de l’Afrique.
La famille Thomassin fait partie des plus anciens propriétaires de l’appellation Pessac-Léognan. Le Château de France, qui avait été repris en 1971 par Bernard Thomassin, est conseillé depuis 1996 par Michel Rolland, et Arnaud Thomassin en assure la direction. Cette propriété familiale de 40 hectares en AOC Pessac-Léognan inclut 36 hectares de Cabernet sauvignon et de Merlot pour la production de vin rouge, et 4 hectares de Sauvignon et de Sémillon pour la production de vin blanc. Le Château de France rouge et le Château de France blanc se partagent les reconnaissances mondiales. Un domaine qui dispose d’un terroir original : le sol ferbos typique de cette région des Graves et – plus confidentiel – une parcelle bien-nommée « Coquillat » qui est truffée de fossiles remontant à 19 millions d’années !
Le jeune acteur 1, Aventures de Vincent Lacoste au cinéma (Les Livres du futur)
Publik’Art vous avait déjà vanté les dons de Riad Sattouf avec ses romans graphiques : L’arabe du futur et Les Cahiers d’Esther. Aujourd’hui, nous découvrons une nouvelle série : Le jeune acteur. Riad Sattouf raconte, dans une première partie, comment il a eu l’idée de faire un film et comment il a trouvé ses acteurs. Il est tombé par hasard sur Vincent Lacoste qui n’avait, à l’époque que 14 ans. Ensuite, c’est au tour de Vincent Lacoste de se raconter. Il était au collège, pas du tout destiné à faire du cinéma. Aucune confiance en lui. Il hallucine quand il apprend que Riad l’a retenu pour le premier rôle de son film, Les beaux gosses. A chaque page, on sourit et même on rit des réactions spontanées et innocentes de Vincent-ado !
La plume, comme les crayons de Riad Sattouf nous régalent, comme par magie ! On découvre ce que ressent Vincent alors qu’il n’est qu’un ado comme les autres. Il est plutôt timide, mal dans sa peau, ne se trouve pas beau et ne comprend pas du tout pourquoi tout le monde rit quand il tourne… Il ne sait qu’une chose : il aime tourner et il kiffe grave l’ambiance du tournage. Il s’habitue à ce que l’on prenne soin de lui, comme une star ! Mais Riad est là pour le remettre dans le droit chemin …
Le film, Les beaux gosses, a fait 1 million d’entrées et a été primé au festival de Cannes avec un césar du meilleur premier film ! Bravo Riad ! Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître ! Idem pour Vincent Lacoste !
Le jeune acteur 1 est le premier album d’une longue série qui va nous dévoiler le vrai chemin parcouru par Vincent Lacoste, aujourd’hui acteur mondialement connu et reconnu, et toujours aussi attachant ! Comme à chaque œuvre de Riad Sattouf, il s’agit d’une histoire vraie, réellement vécue conjointement par l’auteur et par l’acteur, Vincent Lacoste.
[Hip-Hop intelligent] Le Cadre, nouvel album coup de coeur de CiKaiCi disponible le 27 mai 2022 (CKC Productions)
Cela fait un moment que je connais CiKaiCi. Une bonne vingtaine d’années je dirais. Peut-être même avant, mais on n’avait pas conscience que CiKaiCi était vraiment CiKaiCi. Il n’empruntait pas la même voie. Il s’amusait surtout à emprunter la voix du chanteur de Sepultura. Une vision métal plus Roots qui l’influence encore aujourd’hui. Y’a qu’à voir son compte Instagram officiel, complètement barré. Hautement génial dans la simplicité. L’originalité à l’état pur.
Le Cadre. Juste Le Cadre. Fut une époque, il aurait facilement rangé ces lettres dans un ordre beaucoup plus explicite. Mais la quarantaine passée, on devient beaucoup plus sage. À moins que ce ne soit qu’une façade ? C’est ce qui semble nous être suggéré par cette Cover métaphorique aux accents flashy et aux styles paradoxaux.
Premier album studio enregistré dans le fief de CiKaiCi à Donostia, Le Cadre est intégralement produit par l’artiste, qui est allé chercher les meilleures équipes : que ce soit pour faire de lui l’excellent beatmaker qu’il est devenu, pour concevoir l’environnement visuel de l’album (illustrations, clips de présentation sur ses réseaux…) ou encore pour mixer le plus proprement du monde ces 5 titres cuisinés aux petits oignons. Le résultat est très soigné. On retrouve son élocution à nulle autre pareil qui nous livre des textes à différents niveaux de lecture, où le pragmatisme de l’ingénieur en caoutchouc tutoie une certaine douce débilité omniprésente sur l’ensemble de l’édifice. Mention spéciale aux différents beats qui sont juste parfaits.
Sortir du Cadre, c’est entrer dans un univers parallèle où la langue est revisitée et nous plonge dans un état d’hypnose malgré nous. Impossible de tout comprendre à la première écoute. Vous pourrez être déconcertés, mais Le Cadre se découvre en plusieurs fois pour être apprécié à sa juste grandeur. Finalement, l’album semble avoir été pensé comme une fable, à l’instar du titre éponyme qui le compose. Et chaque écoute distille une version différente de la précédente. Une nouvelle forme de hip-hop intelligent.
En fait, je croyais que je connaissais CiKaiCi depuis un moment. Force est de constater que je viens tout juste de faire sa connaissance. Vivement un prochain rendez-vous !!
Instagram totalement barré de CiKaiCi:
Le mot de l’artiste :
Le Cadre est un premier pas vers une marge qui détend, fait sourire ou laisse coi. Un exutoire coloré d’un temps qui passe sans se soucier de nous.
Date de parution : le 27 mai 2022 MC et beats : CiKaiCi (sur Instagram, sur Facebook) Genre : Hip-Hop Intelligent
C’est une immense fierté pour les créateurs français (et bretons) de la marque BreiZ’île de recevoir une médaille d’argent pour leur rhum saveur Passion. Ce rhum arrangé a été un succès du du Salon de l’Agriculture de Paris 2022. De manière parallèle à cette récompense prestigieuse, BreiZ’île propose un grand jeu concours avec une occasion unique de gagner un voyage de 12 jours pour deux personnes en Guadeloupe. Ca ne se refuse pas, non?
Un Rhum aussi bon que là-bas
Proposé au tarif de 29 euros et disponible chez les cavistes et épiceries fines, ce rhum est un vrai plaisir de gourmet. Arrangé à la saveur profondément passion, il arbore de beaux reflets ensoleillés qui font penser à la Guadeloupe. Du soleil, de la chaleur, de la légèreté, tout un programme. La marque a méticuleusement sélectionné ses fruits avant de les préparer minutieusement à la main pour conserver toutes leurs qualités gustatives avec un arôme passion qui explose en bouche. La fraîcheur parfumée de la pulpe du fruit de la passion se mêle au sirop de sucre de canne pour une note sucrée tropicale presque aphrodisiaque qui explose véritablement en bouche. Cet arôme est un grand classique des punchs au rhum antillais pour une vraie rondeur en bouche et une énorme richesse aromatique. Les notes fruitées et harmonieuses rendent ce rhum Breiz’île Selection Passion très séduisant, parfait pour les amateurs de rhums arrangés. Cette recette de rhum préparé se déguste frais en apéritif mais également à température ambiante en fin de repas pour accompagner un dessert. Toujours avec modération, évidemment.
Cette Boisson à base de rhum agricole des Antilles, fruits et épices est tirée à 30°, plutôt une boisson d’hommes à ne pas mettre entre toutes les les mains. La bouteille de 70 cl se déguste littéralement avec ses ingrédients très naturels, rhum agricole de Guadeloupe, eau, sirop, fruits (10%) et épices. Le breuvage est fabriqué de manière artisanale dans le Finistère, donc en Bretagne, une bonne raison de se laisser aller à une dégustation des plus satisfaisantes!
Dys et célèbres, Comment la dyslexie peut rendre plus fort (Casterman)
Guillemette Faure nous propose un album, très joliment illustré par Mikankey, sur la dyslexie : Dys et célèbres, Comment la dyslexie peut rendre plus fort. Il sort aujourd’hui même ! Naturellement, il n’est pas réservé aux dyslexiques !
Il traite de ce sujet de façon totalement originale et très positive. L’auteure nous raconte la vie de 24 personnes, célèbres, qui ont toutes été un jour dyslexiques. 24 personnes qui ont eu un destin peu ordinaire et assez remarquable.
Mohamed Ali, Florence Cestac, Jacques Dubochet, Alex Lutz, Mika, Steven Spielberg, Léonard de Vinci, ont tous un point commun : ils sont dyslexiques. Et certains l’ont découvert très tard, comme Steven Spielberg. Tous ont eu une trajectoire de vie incroyable. Et ils pensent que c’est à cause de leur problème « dys », qu’ils ont réussi à voir la vie autrement et du coup, à découvrir un domaine en profondeur. Et à y exceller.
Si vous connaissez quelqu’un qui vit avec ce problème, faites-lui découvrir cet album. Il retrouvera alors confiance en lui et une nouvelle porte s’ouvrira. Sans pour autant gommer la dyslexie. Mais en l’intégrant autrement.
Dys et célèbres, Comment la dyslexie peut rendre plus fort, est un livre-témoignage bouleversant !
C’est une belle découverte que celle des vins de Plaimont! Dans la perspective des vins d’été, Plaimont propose une sélection estivale à déguster pour de rendre compte de la qualité de ces vins du soleil, très doux à boire, toujours avec modération, mais pas sans plaisir, c’est parti pour une petite sélection représentative!
Château Les Bois Mathieu (AOC Saint Mont) est un rosé très ambitieux inclus dans l’appellation Saint Mont. Sa robe saumonée est tout un programme pour ce rosé qui surprend par sa fraîcheur et son élégance. C’est le produit d’un terroir exigeant proposé au prix de 13,50 € chez les cavistes et dans les restaurants, un excellent rapport qualité-prix!
Océanide (AOC Saint Mont) est un vrai rosé d’été, à déguster en terrasse avec la famille ou les amis. Son nez fin à dominante florale et aux notes de fruits rouges est un vrai plaisir. Sa fraîcheur et sa gourmandise marque les saveurs en bouche qui s’accompagnent de saveurs d’agrumes en finale. Au prix de 8,50 € en grande distribution, c’est une vraie alternative à des rosés plus chers et pas forcément plus savoureux.
Les Vignes Retrouvées (AOC Saint Mont) est un vin blanc qui se caractérise par des arômes fleuris intenses, vifs et frais avec une note subtile de pain grillé. Pour un prix de 9€ et un vin disponible chez les cavistes, restaurateurs et site e-commerce www.plaimont.com, c’est un vrai bon moment de fraicheur estival, surtout si l’été promet d’être chaud!
ELIA (IGP Côtes de Gascogne) est un vin blanc très équilibré, avec un fort côté naturel et une faible dose en alcool, avec des notes de citron et de pamplemousse. ELIA est un vin certifié HVE également disponible au format canette, un format surprenant mais pas du tout surprenant pour des belles soirées entre amis. Au tarif bouteille de 5.40 € disponible en grande distribution, la canette est disponible au pris de 3 € en rayon snacking, en grande distribution, stands de vente Plaimont et sur le site e-commerce www.plaimont.com.
Arcolan (IGP Côtes de Gascogne) est un vin blanc qui délivre un beau bouquet intensément fruité, gourmand et frais, dominé par les fruits jaunes et blancs relevé de notes d’agrumes et de fruits de la passion. Au prix de 8.50 € disponible en grande distribution, ce vin blanc est une belle proposition de qualité à découvrir cet été.
Publireportage:
Saint Mont est l’appellation de référence de la recherche ampélographique. Depuis 2002, on y trouve le premier conservatoire privé de France, ainsi que la seule vigne inscrite aux Monuments historiques en France.
Terre de vignes, longtemps consacré à l’Armagnac, le pays de Cocagne connaît une renaissance viticole à la fin des années 1970, lorsqu’à l’occasion d’une dégustation aux États-Unis, André Dubosc redécouvre un cépage gersois appelé « french colombard ». Ce Gascon visionnaire développe ensuite des techniques dans les vignobles et les chais afin que s’exprime le meilleur du colombard sur ses terres d’origine.