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Lehman, la crise et moi aux éditions La Boite à Bulles, une BD claire et précise sur l’impact de la crise de 2008

En 2008, la crise des subprimes a pris tout le monde de court, se matérialisant d’abord par des faillites retentissantes comme celle de Lehman Brothers aux Etats-Unis, puis par des difficultés inouïes pour tout le tissu économique. La BD fait un focus sur l’aventure vécue par le PDG de Solic, PME florissante dans le secteur du recrutement. Nicolas Doucerain vit de vrais travaux d’Hercule pour tenter de sauver son entreprise du naufrage. Tribunal, paperasserie, facteur à payer, équipes à licencier, les 112 pages se parcourent avec le coeur qui palpite.

L’impact économique et personnel de la crise des subprimes, par le menu

Comme le montrait brillamment le film The Big Short, personne n’avait prévu une telle onde de déflagration en 2008 quand la crise est apparue au grand jour. Business bloqué, abaissement drastique des rentrées d’argent, coupure des contrats, avec pour conséquence la baisse de le trésorerie et la perspective d’une faillite. Nicolas Doucerain a fait face à la situation, non sans angoisses ni cauchemars, mais il a avancé pas à pas vers la préservation de son entreprise. Peu s’en souviennent vraiment aujourd’hui, mais cette période fut un vrai champ de mine pour le secteur économique, avec des conséquences personnelles incalculables. La BD est brillamment scénarisée, s’en tenant certes aux faits mais aussi à la dimension humaine. Les dessins font ressentir autant les grandes peurs que les grandes joies pour un surplus d’émotion. Un vrai beau moment de lecture ultraréaliste, qui se lit comme on voit un Survivor movie au cinéma.

Lehman, la crise et moi est une belle réédition à découvrir absolument, sortie le 17 aout dans toutes les bonnes librairies!

Synopsis:

Florent Papin (scénario) & Étienne Appert (dessin)

15 septembre 2008, chute deLehman Brothers. Cette crise financière signe aussi le début de la crise pour Solic, PME en alors plein essor dans le domaine du recrutement.

Jour après jour, le lecteur suit son dirigeant, Nicolas Doucerain, et ses collaborateurs dans leur combat pour sauver Solic de la faillite : endettement, licenciements, confrontation aux banques, dépôt debilan et mise en redressement judiciaire, menace de faillite personnelle, captation de nouveaux clients, sauvetage final del’entreprise.

La réédition retravaillée d’un album paru en 2012, retraçant le parcours d’un patron de PME, dont l’entreprise fut violemment frappé par la crise des subprimes.

Editeur: La Boite à Bulle

Auteur: Etienne Appert, Florent Papin

Nombre de pages / prix: 112.pages / 16 euros

Une belle parabole sur les travers humains avec L’homme qui corrompit Hadleyburg aux éditions La Boite à Bulles

Mark Twain a imagine plusieurs récits autour de l’argent, ses vicissitudes et ses méfaits sur l’âme humaine. Le grand écrivain américain a écrit l’homme qui corrompit Hadleyburg en 1899 avec cette histoire de sac rempli de pièces d’or que le tout à chacun souhaite s’accaparer. Le cadre en est une austère ville de province américaine reconnue pour être la ville la plus honnête du pays. On passera sur la vanité nécessaire pour se vanter de tant de bienfaits, le reste de l’histoire ne fait que confirmer l’orgueil démesuré de ses habitants dans une BD qui se lit de bout en bout sans s’arrêter, preuve de la pertinence de l’écrivain.

Une réputation mise à bas

Le récit utilise des instruments simples et efficaces. Un inconnu remet un sac rempli de pièces d’or à un notable de la ville d’Hadleyburg, ainsi qu’une lettre dans une enveloppe à ouvrir tout de suite, une lettre dans une enveloppe à ouvrir plus tard, dix-neuf lettres identiques envoyées par la poste, diverses missives qui tournent toutes autour d’une phrase mystérieuse qui s’apparente à une formule magique qui rendra riche celui qui la reconnaitra et récupérera le sac d’or. Comme souvent dans les romans du XIXème siècle, l’histoire tourne autour de l’appât du gain, comme chez Balzac ou chez Dickens. Mark Twain (1835-1910), souvent considéré comme l’un des auteurs les plus importants de l’histoire littéraire américaine, imagine une parabole qui met en porte-à-faux la probité de façade et l’orgueil caché. Les dessins de Wander Antunes font revivre l’Amérique d’antan tandis que le scénario reprend l’histoire de Mark Twain. Et ça fonctionne très bien.

L’homme qui corrompit Hadleyburg est une BD qui fait sourire, les travers humains y sont dépeints avec une justesse malicieuse, montrant bien que, comme le dit si bien le proverbe, qui veut faire l’ange fait la bête.

Synopsis:

Wander Antunes (scénario et dessin)

Hadleyburg, ville dont la réputation est d’être la plus honnête d’Amérique, reçoit la visite d’un mystérieux inconnu. Ce dernier, cherchant se venger des habitants qui lui ont manqué de respect il y a de ça des années, est bien décidé à faire voler leur renommée en éclats.

Prétendant venir récompenser la personne qui lui porta secours quand il était sans le sou, l’inconnu confie àl’un des plus honorables habitants un sac contenant une forte somme d’argent ainsi qu’une lettre, àremettre au bon samaritain. Celui-ci se fera connaître en révélant une phrase, échangée à l’époque avec l’indigent, et consignée dans l’enveloppe scellée. Peu à peu, les masques vont tomber à Hadleyburg, tous jurant avoir aidé l’inconnu et prononcé la fameuse formule…

Une adaptation de la célèbre nouvelle de Mark Twain, bien connue outre-Atlantique et pourtant peu traduite en français.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Wander Antunes

Prix/ Nombre de pages: 19 euros / 88 pages

Le chat le plus espiègle du monde est de retour avec Madame, Bébé à bord aux éditions La Boite à Bulles

Après des Tomes 1, 2 et 3 déjà très drôles, le petit chat Madame bavard et cachotier est de retour. Avec un nouvel arrivant à la maison, sa maitresse a une petite fille et la vie domestique se complexifie affreusement. Jamais content, le chat disserte sur ce nouvel arrivant objet de toutes les attentions. Une BD pour rire, et c’est réussi!

Pas de répit pour Madame

La BD s’étale sur plusieurs années, l’annonce de la grossesse, la grossesse, l’arrivée du bébé bruyant et la montée en âge. La BD fera rire tous les jeunes parents, même les moins jeunes, avec ses historiettes pleines de turbulence. Eh oui, un bébé demande beaucoup d’attention, de quoi susciter la jalousie du chat autrefois chouchou de la demeure. Les histoires d’une page suivent les aventures du chat espiègle avec un bébé qui a droit à tous les égards que lui réclamait avec succès auparavant. Ne reste plus qu’à trouver sa place, toujours avec philosophie en compagnie d’un petit être au caractère bien affirmé et loin d’être décidé à se laisser faire. Les dessins sont toujours aussi doux, les bulles sont drôle, les situations sont cocasses, ça se lit comme un manuel d’éducation du bébé… et de son chat!

Madame, Bébé à bord est un nouveau moment de détente à découvrir aux éditions La Boite à Bulles. C’est drôle et tendre à la fois, une lecture parfaire pour se détendre au coeur de l’été, sortie le 17 août!

Synopsis:

Nancy Peña (scénario et dessin)

Heureux évènement : Nancy Peñadevient maman ! Enfin, heureux… cela dépend pour qui. Après avoir joué au reporter, le chat Madame se retrouve face à un défi encore plus grand : un bébé à la maison ! Déchirer les rideaux, montrer sa mauvaise humeur ne suffira pas à se débarrasser de la créature humaine : il faudra jouer plus subtil pour garder sa place de numéro 1 dans le cœur de sa maîtresse.

Madame grandit sous nos yeux, avec une répartie toujours aussi drôle et rafraîchissante.

Editeur:La Boîte à Bulles

Auteur: Nancy Pena

Prix / Nombre de pages: 13 euros / 80 pages

Ceci n’est pas une comédie romantique au Funambule Montmartre, une pièce grinçante et piquante à découvrir

Le Théâtre Funambule Montmartre donne la parole à un homme et une femme, amis pour la vie. Chris est englué dans une relation toxique qui le coupe littéralement du monde extérieur. Camille est une femme libérée qui s’assume, jusqu’à l’excès. Les apparences sont trompeuses et la pièce va révéler les vérités cachées avec fantaisie et bonne humeur. Les rires fusent dans la salle jusqu’au dénouement, salué par une belle salle d’applaudissements.

Sexe, amis et Rock’n’roll

Le rideau s’ouvre sur ce qui se rapproche le plus d’un appartement de célibataire. Bouteilles vides, boites de pizzas, guitares posées sur le sol, musique rock à fond les ballons, Chris (Jean Vocat) file un mauvais coton. Il arbore un T-shirt Nirvana adolescent pour bien montrer qu’il n’a pas beaucoup évolué. La musique rock est forte en décibels et tant pis pour les voisins. Surtout qu’il n’est pas vraiment célibataire et vivote dans une histoire d’amour pesante avec une Mélanie castratrice. Pour passer le temps, il distribue les messages téléphoniques mais personne ne lui répond. Ne donnant plus de nouvelles depuis trop longtemps, le voilà blacklisté. Seule son ex-meilleure amie Camille (Géraldine Adams) daigne lui répondre. Elle passe le voir pour lui remonter le moral avant de se rendre à un rendez-vous galant à la promesse des plus délurées. Autant lui est poilu et hirsute, véritable ermite des temps modernes, autant elle est sexy, elle assume sa libido jusqu’à son alarme de téléphone portable au message très drôle et explicite. Le tableau est posé, il se laisse vivre entre ennui et déprime, elle vit une vie d’émotions physiques constantes. Mais il ne faut pas se fier aux apparences et émettre un jugement trop hâtif. La pièce va de surprises en surprises pour dévoiler ce qui se cache derrière les apparences. La pièce de Yanick Vabre tient avant tout par les performances hautes en couleurs des 2 comédiens. Ils en font des tonnes et déclenchent des rires ininterrompus. Les dialogues grivois laissent pourtant peu à peu place à un spleen sentimental très dans l’ère du temps. Elle essaye de se conformer aux standards actuels de femme ouvertement libérée quand lui ne parvient plus à donner le change. Ces 2 amis étaient faits pour se revoir et dénouer les fils d’une relation bien plus complexe que prévue.

Ceci n’est pas une comédie romantique est un moment de théâtre tour à tour tendre et truculent à découvrir sur la scène du théâtre Funambule Montmartre durant tout cet été!

Synopsis:

Une pincée de « Friends », un zeste de « Sex & the City », une cuisson à 2022 : voilà une comédie relevée et résolument rock !

Camille, pétillante et libérée, croque la vie et les hommes à pleines dents.  Chris, lui, sous l’emprise d’une perverse narcissique, s’enlise depuis des années dans une relation toxique. Ce soir, de retour dans sa chambre de bonne, Chris tente désespérément de joindre ses anciens potes… en vain. Seule Camille, son ex-meilleure amie au tempérament volcanique, est disposée à lui accorder quelques minutes en souvenir du bon vieux temps. Le moment est venu pour Chris d’assumer son passé, d’affronter son présent pour vivre pleinement son futur.

Sur fond de rock et de sextos, cette tranche de vie bouleverse les codes et les limites de l’amitié entre un homme et une femme.

Détails: Vendredi, samedi, dimanche du 5 au 28 août, à 19h ou 21h (vérifier)

[BD] L’écluse, une BD de Philippe PELAEZ et Gilles Aris (Grand Angle)

[BD] L’écluse, une BD de Philippe PELAEZ et Gilles Aris (Grand Angle)

Philippe Pelaez qui nous avait conquis avec Bagnard de Guerreenchaine les récits noirs en signant le scénario de L’écluse, où un jeune homme bossu, muet et stigmatisé par tout un village supporte les soupçons du meurtre de trois jeunes femmes retrouvées dans l’écluse dont il a la charge.

Le dessin proposé par Gilles Aris insuffle à ce village de Douelle, près de Cahors, l’atmosphère lourde d’un été chaud et meurtrier, où les enfants se lancent des cailloux à la figure et cherchent à soulever à tout prix les jupes des filles… L’enquête policière ne sera pas de tout repos, entre rébellion des villageois et suspects multiples. Un polar rural qui explore la cruauté juvénile avec originalité à travers un univers graphique qui se révèle très efficace.

Récit complet, l’écluse est à découvrir dès le 10 août en librairie. 

 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Il est des eaux moins paisibles qu’elles en ont l’air.
Trois noyées en moins d’un an… C’est beaucoup pour la petite écluse dont s’occupe Octave. Dans le village, les rumeurs vont bon train et le jeune éclusier un peu attardé au visage déformé a tout du suspect idéal. L’émoi est tel que deux policiers de la ville viennent enquêter pour tirer cette affaire au clair, mais aussi pour faire face à la fureur des habitants bien décidés à rendre la justice eux-mêmes. Les eaux de la rivière sont paresseuses, mais dans ses méandres, la cruauté et la méchanceté ne sont jamais très loin
Date de parution : le 10 août 2022
Auteurs
: Philippe Pelaez (Scénario)
et Gilles Aris (Dessin)
Genre : polar
Editeur : Grand Angle
Prix : 15,90 € (64 pages)
Acheter sur : BDFugue

Paris La Grande au Lucernaire, la capitale éternelle en anecdotes et en chansons savoureuses

Philippe Meyer est un merveilleux conteur et il tient en haleine la salle bien remplie du Lucernaire à coup de chansons entremêlées d’anecdotes croustillantes sur Paris. Pas vraiment de fil conducteur dans un spectacle dont l’intérêt principal est d’échanger et d’émouvoir. Paris est chantée depuis des siècles par ses habitants, et les chansons qui y font référence sont légion, Philippe Meyer en entonnent quelques unes, accompagné par Jean-Claude Laudat à l’accordéon. Entre concert et seul en scène, Paris la grande est un très beau moment de théâtre.

Paris, Paris, Paris…

Philippe Meyer multiplie les références pour invoquer la ville qu’il aime tant. Croquant avec tendresse les quelques travers de ses habitants, le narrateur fait rire et sourire. Lorsqu’il évoque la destruction des pavillons Baltard du Ventre de Paris pour laisser place à l’hideux forum des halles, on sent l’incompréhension dans sa voix. Il invoque la faune séculaire du quartier et de tant d’autres à Paris. Véritable connaisseur des souvenirs de Paris, il en partage quelques uns avec truculence et tendresse. Et quand il entonne des airs antédiluviens liés à la vie parisienne, le foule de spectateurs est conquise. Peu de mobilier sur scène, le conteur et son musicien n’ont pas besoin de beaucoup pour faire rêver le public et le laisser vaquer sur les flots de son imagination.

Paris la grande est un beau moment de nostalgie sur la scène du Lucernaire, à découvrir tout l’été.

Synopsis:

Deux ans avant les JO de Paris 2024 et en guise de préparation à l’évènement, Philippe Meyer nous dresse un portrait d’un Paris inattendu, en textes et en chansons. Une approche de l’histoire de Paris, très différente de celle des guides touristiques.

Ce Paris que vous habitez, ce Paris que vous visitez en cachent beaucoup d’autres. Ils cachent le Paris des chansons, le Paris des romans, le Paris des poètes, le Paris que les historiens nous rendent et le Paris que les voyageurs décrivent. Tous ces Paris sont comme les pièces d’un puzzle. Paris la grande les rassemble pour vous faire découvrir un Paris plus vrai que Paris.

Détails:

Du 08/06/22 au 21/08/22

Du mercredi au samedi à 20h

Dimanche à 17h

Boule de Suif au Lucernaire, le classique de Maupassant adapté avec force!

Tout le long de l’heure que dure le spectacle, André Salzet est seul en scène et il captive le public nombreux. Comme toujours au Lucernaire cet été, la salle était comble pour admirer le comédien à la diction parfaite et au charisme impressionnant. Dans une mise en scène épurée à l’extrême, il fait vivre le texte puissant, drôle, ironique de Maupassant. Que d’enseignements à retenir de cette histoire imaginée mais si proche du réel. Une grand performance!

Une pièce fabuleuse d’intensité

Nombreux sont ceux à avoir lu pour le plaisir ou pour l’école la nouvelle de Maupassant. Le texte Boule de Suif a été écrit au cours de l’année 1879 et rendue publique en 1880. La pièce se déroule selon 3 grand temps forts. C’est d’abord un équipage qui quitte Rouen pour Dieppe alors que la France doit subir l’occupation allemande suite à la défaite de 1870. 3 couples partagent la diligence, grands bourgeois, grands commerçants et riches aristocrates. A leurs côtés, 2 religieuses et la prostituée bien connue sous le nom d’Élisabeth Rousset, surnommée Boule de Suif. Méprisée par ses compagnons de voyage, elle gagne un certain crédit quand elle partage ses réserves de nourriture. Car le voyage dure et personne à part elle n’a pris le soin de se garnir de subsides. Puis le deuxième acte, la diligence est arrêtée à une auberge et le séjour s’étire en longueur. La raison? Un officier allemand veut passer la nuit avec Boule de Suif. Grande patriote, elle se refuse à une telle infamie, s’attirant le courroux des voyageurs lassés de devoir attendre plus longtemps, et qu’importe la dignité de la jeune fille. Troisième acte, l’équipage repart, Boule de Suif a cédé devant la vindicte collective. Mais loin d’être récompensée pour son sacrifice, elle est de nouveau méprisée et calomniée. André Salzet est un narrateur qui passe de rôles en rôles. Il joue aussi bien l’aubergiste asthmatique que les religieuses perfides que les couples donneurs de leçon. Les accents et les postures sont modifiées pour donner une idée de physionomies disparates, jusqu’à l’officier allemand au français impeccable mais à l’accent à couper au couteau. Le texte de Maupassant fait le reste, merveille de pertinence sur la perfidie humaine. C’est une merveille de temps de théâtre, un vrai moment de bonheur.

Rarement la langue française n’aura gagné autant de valeur dans la bouche d’un comédien crédité d’une salve d’applaudissements finale bien méritée. Maupassant n’est pas passé de mode, la preuve en est faite, une fois de plus.

Synopsis:

La dignité n’est pas toujours là où on pense.

André Salzet dans Boule de suif, après « Le Joueur d’échecs » et « Madame Bovary ».

Hiver 1870. À bord d’une diligence, dix personnes fuient Rouen occupée par l’armée prussienne : des notables, deux bonnes soeurs, un révolutionnaire et Boule de Suif, une prostituée pleine de dignité.

La voiture avance lentement dans la neige. La faim tourmente les esprits. Généreuse, Boule de Suif partage ses provisions avec les passagers. La nuit tombe. La diligence doit faire étape dans un village occupé par l’ennemi. Un officier prussien retient alors les voyageurs en otage…

Détails:

Du jeudi au samedi 19h, dimanche 15h30

du vendredi 22 juillet 2022 au dimanche 21 août 2022

Odyssée, la conférence musicale, le meilleur moyen d’initier toute la famille à Homère!

L’Odyssée d’Homère revisité avec une sacrée touche de folie, le Lucernaire ne recule devant rien dans ce spectacle haut en couleur. Julie Costanza et Jean-Baptiste Darosey s’en donnent à coeur joie pour un beau moment d’éducation joyeuse, le parents revisitent leurs classiques, les petits s’amusent comme des fous, si l’école pouvait être aussi folledingue, plus aucun enfant refuserait de ne plus s’y rendre. Cette conférence musicale enchaîne les trouvailles géniales de mise en scène (merci Stéphanie Gagneux) et les 2 comédiens s’amusent autant que les spectateurs pour faire revivre le long voyage d’Ulysse, avec des chansons et une bonne humeur contagieuse.

Une Odyssée du rire

Tout le monde connait l’histoire, après 10 ans de lutte contres les troyens, les héros grecs repartent dans leurs chaumières. L’Iliade est une épopée de la Grèce antique qui a traversée les siècles. Elle est attribuée à l’aède légendaire Homère. Les 2 comédiens donnent suffisamment de détails pour mettre l’eau à la bouche. Et puis ils en viennent rapidement à l’épopée d’Ulysse, victime du courroux de dieux décidés à le perdre sur la mer Méditerranée. La pièce détaille les différentes étapes du voyage, la nymphe Calypso, la princesse Nausicaa, les Cyclopes, la magicienne Circé et les sirènes. Les 2 comédiens s’amusent, échangent leurs rôles, multiplient les blagues et hypnotisent littéralement le public. La cascade de rires accompagne un cours magistral loin d’être rébarbatif, bien au contraire. Ils poussent la chansonnette et montrent que l’antiquité peut être un récit vivant et joyeux.

Le spectacle est un grand moment de bonheur à vivre en famille, sans hésiter, jusqu’au 4 septembre! Encore un spectacle à guichets fermés au Lucernaire!

Synopsis: La fameuse histoire de l’Odyssée racontée,chantée et dansée par 2 interprètes qui jouent 15 personnages. Une version inédite et explosive. Spectacle lauréat du Trophée de la comédie musicale 2022 du spectacle jeune public. « Après la guerre de Troie, Ulysse décide de rentrer chez lui, à Ithaque. Mais le destin et les dieux ne sont pas de cet avis et le voyage du retour sera semé d’embûches. Affrontant monstres en tous genres, sorcières, cyclope et autres créatures marines, Ulysse retrouvera Pénélope 10 ans plus tard… »

Détails:

du mercredi 3 août 2022 au dimanche 4 septembre 2022

14h30 mercredi et samedi, 14h dimanche

Shakespeare adapté en musique et avec fantaisie au Lucernaire avec Love Songe Thérapie

Le Lucernaire laisse le champ libre à une belle bande de galopins pour un Songe d’une nuit d’été revisité avec respect du texte et délire assurés. 9 comédiens et comédiennes s’en donnent à coeur joie pour surprendre et émerveiller. La salle pleine a adoré et en a redemandé. Ca tombe bien, le Lucernaire propose maints spectacles durant l’été, avec notamment Soie et L’écume des jours, de quoi donner envie de rester à Paris tout l’été!

Classique et modernité font bon ménage

Le concept est osé. 3 couples participent à une thérapie pour tenter de lever les difficultés et retrouver l’amour perdu tant espéré. Le docteur Puckerman n’est autre que Puck, le génie capricieux chargé de les réenchanter en leur faisant visiter leurs songes. Maladresses et quiproquos vont se succéder tout du long pour un festival de rires et de sourires. Comédiens et comédiennes en profitent pour accomplir des tours de chant et de danse au son d’un piano aux accents Raveliens. Difficile de raconter plus précisément les différentes intrigues qui s’entrecroisent sans trop en dévoiler et mettre en péril le sacro-saint effet de surprise. Car des surprises, il y en a, non-stop. Gentes filles et gents damoiseaux rivalisent de talent et de délire pour emporter avec eux le public dans une sarabande endiablée. C’est très bien joué, souvent très malin et le mariage entre le texte et les trouvailles ludiques fonctionnent à plein. La mise en scène de Ned Grujic ne recule devant aucune barrière, le décor se meut, les performances sont admirables. Quoi dire de plus?

Love Song Thérapie marie les textes d’antan, les connaissances psy d’aujourd’hui et le laisser-aller des comédiens et comédiennes. De quoi imprimer une marquer profonde dans l’esprit des spectateurs ravis. A découvrir tout l’été au Lucernaire, sans hésiter!

Synopsis:« Love Songe Thérapie », c’est la rencontre ludique entre Shakespeare, Freud et la comédie musicale. Un « Songe d’une nuit d’été » moderne joué, chanté et dansé, où trois jeunes couples en difficulté sont plongés dans une séance d’hypnose dirigée par le docteur Puckerman. Ce thérapeute, alias Puck, va, en véritable maître de cérémonie, les emmener dans leur inconscient à travers la forêt des songes, et y perdre chacun d’eux pour leur permettre de mieux se retrouver. Une relecture contemporaine de la célèbre comédie de Shakespeare où chansons originales et chants polyphoniques servent une partition célébrant le pouvoir ensorcelant de l’amour…

Détails:

Du 30/07/2022
au 28/08/2022

Durée: 1 heure 40 minutes

Une plongée dans le temps et l’esprit de Jacques de Bascher au Théâtre de la Contrescarpe

Peu de gens connaissent le dandy Jacques de Bascher. Personnage central des nuits parisiennes endiablées des années 70, il a été le petit ami de Karl Lagerfeld et l’amant de Yves Saint Laurent. Entre le gigolo de luxe, le libertin impénitent et le martyre des années Sida, il est apparu dans les 2 films consacrés à YSL. Gabriel Marc s’approprie la carapace cabossée de l’aristocrate décadent pour en livrer une vision tourmentée et hantée par son existence futile. Quelle trace laissera-t-il dans l’histoire? Cette réflexion lui fait faire des noeuds au cerveau tout le long d’un spectacle habile et délicieusement vain.

Un destin flamboyant et rococo

Gabriel Marc arbore une petite moustache du plus bel effet pour se glisser dans la peau de Jacques de Bascher. Il erre dans un appartement qu’il ne quittera guère plus car ses anciens « amis » de la jet-set le blacklisteront une fois la nouvelle de sa contamination connue. Il le sait et en souffre 1h30 durant. Les voyages dans le temps sont rares, les élucubrations éplorées sont légion. Il se confie à un magnétophone sur une cassette destinée à Kaiser Karl. Il enfile des tenues chamarrées pour rendre compte de son gout affiné pour la mode, exquis comme un serpent de la jet set. Pique-assiette, parasite, dandy, tant de surnoms luis ont été apposés qu’il ne sait plus vraiment qui il est. Il se morfond et fait le bilan d’une existence vaine faite à développer un hédonisme sans limites. Alcool, drogues relations multiples, orgies, tout a concouru à le précipiter dans un gouffre qu’il ne peut plus éviter. La mise en scène de Guila Braoudé transforme l’appartement en bric à brac entre le lupanar, la garçonnière et le… caveau.

Une vie d’excès ne fait pas rentrer au paradis, tout juste dans les mémoires. Le comédien est détendu, un peu trop peut être au vu de toutes ses erreurs de prononciation. Reste un moment de théâtre déroutant, entre l’hagiographie et le tribunal. A découvrir tout l’été au Théâtre de la Contrescarpe.

Synopsis:

 J’ai été le compagnon de Karl Lagerfeld et l’amant d’Yves Saint-Laurent… Mais de moi que reste-t-il ? « 

1984, Jacques De Bascher, le prince des nuits parisiennes, apprend qu’il est positif au VIH. Paris lui tourne le dos, il se retrouve seul dans son appartement. Il redécouvre ses enregistrements qu’il a faits tout au long de sa vie à l’aide de son magnétophone. Cet appartement, qui a connu de grandes soirées, devient un antre plein de souvenirs, de ses petites réussites mondaines à ses grandes défaites personnelles.

Durant cette soirée, Jacques de Bascher enregistre une dernière cassette pour son compagnon Karl Lagerfeld.

Jacques revit ses années Palace alcoolisées, ses rencontres secrètes avec Yves Saint-Laurent, sa passion tumultueuse avec Karl Lagerfeld et évoque tous ses projets avortés mais soigneusement conservés. Aux côtés de Jacques de Bascher, le spectateur sera invité à revivre les décennies 70 et 80 dans tout ce qu’elles avaient de merveilleux et de décadent.

Une plongée dans l’intimité des deux plus grands génies de la mode.

Détails:

DU 15 JUILLET AU 20 AOÛT
• les VENDREDIS et SAMEDIS à 21h

Les animaux en danger (Usborne)

Les animaux en danger (Editions Usborne)

Les éditions Usborne nous invitent à découvrir dans leur collection P’etits curieux un nouvel album : Les animaux en danger.
Le jeune lecteur va prendre connaissance de ce qui se passe aujourd’hui dans certains pays, concernant les animaux qui se trouvent en danger et/ou en voie de disparition.

Soit à cause de la déforestation, soit à cause du climat et du réchauffement climatique, ou encore à cause de la pollution.

Cet album entièrement cartonné, avec plus de 50 rabats, est écrit pour la jeunesse pour apprendre et découvrir de nombreux animaux et pourquoi certains souffrent. Et comment faire pour arranger la situation. Car chacun a le pouvoir de changer les choses.

Tous les milieux de vie sont concernés : sur terre, dans les arbres, dans la mer, dans la savane.

Savez-vous que la panda reste l’ursidé le plus rare mais qu’il n’est plus en danger !

Savez-vous que les tamarins ont été déplacés à cause de la déforestation et du coup, ils ont été sauvés !

Les animaux en danger est un album qui lance un cri de détresse mais aussi de solidarité ! L’homme doit prendre soin des animaux. Et beaucoup de personnes y consacrent leur vie !
Un bel album qui incite les jeunes à prendre conscience de la richesse et de la fragilité de leur environnement.

Acheter dans une librairie indépendante

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 13 juillet 2022
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 9,95 €

Folie et énergie au Lucernaire avec l’adaptation totale de L’écume des jours de Boris Vian

Claudie Russoè

On tombe parfois sur un moment de théâtre complètement ébouriffant, sans vraiment s’y attendre et avec l’envie de revivre ça le plus rapidement possible. Les 5 comédiens et 4 comédiennes de la compagnie Les Joues Rouges ont dû passer une très bonne nuit après leur performance sans retenue tant leur implication a été totale. Par la grâce d’interprétations tour à tour vibrantes et émouvantes, l’ouvrage de Boris Vian prend une toute nouvelle dimension. Tours de chant, astuces de mise en scène, numéros de danse, rien ne manque dans cette pièce en tous points exceptionnelle. Chapeau.

Un sublime hommage à Boris Vian

Par où commencer? Un personnage hante la scène pendant que la foule nombreuse prend possession de la salle. Pas un siège de libre, la salle est comble de la cave au plafond. Les lumières changent et le public comprend vite que l’individu en question est un narrateur impliqué. Il observe les personnages défiler un à un, et que l’extravagance commence. Le héros Colin est jovial, accompagné d’une bande d’amis plus badins les uns que les autres. Comédiens et comédiennes s’en donnent à cœur joie pour aviver l’ambiance délurée de l’univers de Boris Vian. Le pianocktail est dans la place et une interprète multiplie les prestations endiablées pour participer à la fête. Le moment de théâtre rend parfaitement compte de l’atmosphère de l’ouvrage et débute sur les chapeaux de roue avant de se terminer dans le drame, tristement avec ce nénuphar qui envahit totalement les poumons de Chloé. La joyeuse troupe intercale astucieusement des extraits de l’œuvre musicale de Vian, la complainte du progrès, Fais-moi mal Johnny, pour un hommage total à l’artiste trop tôt disparu. L’heure et quart de spectacle passe dans un souffle, les très bons moments passent toujours trop vite. Certains comédiens multiplient les rôles, la salle est ravie, la connivence est reine, un médecin frappadingue déambule parmi le public, la joie est communicative, les rires fusent, le public est conquis. La mise en scène follement imaginative de Claudie Russo-Pelosi exploite chaque recoin de la scène et participe au succès du spectacle.

La salve d’applaudissements est au niveau de l’émotion ressentie. L’écume des jours au Lucernaire est certainement le spectacle à ne pas manquer cet été à Paris.

Synopsis:

« Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le bonheur de tous les hommes, c’est celui de chacun. » Boris Vian

« Tandis que l’écrivain s’apprête, dans son appartement, à écrire les premières lignes de son histoire, ses héros prennent vie et chantent ses plus grandes chansons au pianocktail. Colin a tout pour être heureux : un bel appartement où l’on chante et joue du jazz, de l’argent, des objets loufoques, ses amis Chick, Alise, Nicolas, Isis, et des souris qui lui tiennent compagnie. Mais il se rend compte d’une chose : ce qu’il lui manque, c’est l’amour. »

Détails:

1h15

du mercredi 20 juillet 2022 au dimanche 16 octobre 2022

Du mardi au samedi à 19h

Dimanche à 16h

Joseph Drouet, phénix dans « Le Marteau et la Faucille » 

Joseph Drouet, phénix dans "Le Marteau et la Faucille"
Joseph Drouet ©Simon Gosselin

Joseph Drouet, phénix dans « Le Marteau et la Faucille »

Quand un metteur en scène surdoué, amateur de défis théâtraux découvre un auteur visionnaire, on obtient des spectacles hors norme. Julien Gosselin, scénographe et metteur en scène, puise son inspiration dans la littérature contemporaine qui raconte, selon lui, tout ce qui saborde notre civilisation.

En 2013, à tout juste 25 ans, il adaptait sur scène Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq et faisait sensation à Avignon puis au théâtre de l’Odéon. En 2018, toujours à Avignon, le dramaturge s’emparait de trois romans de l’auteur américain Don DeLillo : Joueurs, Mao II et Les noms, un marathon de neuf heures dont a été extrait « Le marteau et la faucille », un solo d’une heure qu’il reprend aujourd’hui.

« Le Marteau et la Faucille » raconte l’histoire d’un homme, Jerold Bradway, dont nous comprenons qu’il a été trader dans une autre vie, et qui se retrouve aujourd’hui en prison, un camp aux contours flous, surplombant l’autoroute, passant d’une salle TV au terrain de football des détenus, tous comme lui puissants financiers ayant fait fortune dans les hedge funds ou marchands d’art ayant détourné des milliards de dollars. Tous sont là, aux prises avec leur absolue solitude, rendus à la quintessence de leur condition humaine, sans plus de pouvoir que celui d’observer les paysages alentours et se remémorer leurs vies d’avant, leurs smartphones déconnectés, leurs pères partis et ces toiles de maître dont ils couvraient leurs murs.

Ecrit en réaction à la crise financière de 2008, « Le Marteau et la faucille » pointe ses délinquants en cols blancs qui ne sont que les avatars d’un monde parfaitement amoral et hautement criminogène. C’est là toute la force de la démonstration, qui cite à propos « Le Marteau et la Faucille » en hommage à tous les travailleurs « niqués » autant qu’aux élites laminées par le système.

Une performance d’acteur

Baigné dans une oppressante lumière rouge, un homme, seul face à son large micro, nous relate donc son quotidien et celui de ses co-détenus, enfermés dans un fictif camp de redressement pour anciens financiers, désignés comme coupables de la crise économique de 2008. Un état des lieux ainsi qu’une introspection sensible qui dressent les torts d’une société obsédée par l’argent et le profit, mais qui est sur le point de s’effondrer.

Joseph Drouet interprète avec une intensité inouïe ce personnage confronté à la vacuité de nos sociétés contemporaines hors-sol. « Peut-être n’étions-nous que des tonnes de viande conditionnée, de la chair entassée et divisée en box », réalise-t-il alors que le programme télévisé qui défile dans la salle commune n’en finit pas de comptabiliser les pays en état de mort économique et d’énumérer les symptômes de la faillite.

Dans un jeu en perpétuel mouvement car l’acteur est filmé en même temps sur un grand écran où les expressions multiples de son visage nous renvoie l’image d’un homme brisé, bourré de tics, tordant ses mains, et dont la parole hallucinée porte celle d’un monde hors de contrôle et menaçant.

Modifiant sa voix selon qu’il reproduise les propos d’un marchand d’art frauduleux qui partage sa cellule ou de sa fille qui passe à la télé, sous un fond d’accords électro qui participent à la dramaturgie, il incarne ce trauma du monde et réceptacle des névroses et peurs paniques de l’homme moderne. Bravo !

Dates : du 26 au 28 juillet 2022 : Théâtre Paris-Villette
Metteur en scène : Julien Gosselin

Soie, un seul en scène magique sur les planches du Lucernaire

Baricco

Difficile d’anticiper ce qui va se produire pendant 1h15 de spectacle. Sylvie Dorliat apparait dans la peau de plusieurs personnages, à travers des clairs-obscurs savamment créés par la régie. La mise en scène de William Mesguich fait beaucoup pour nimber la pièce de mystères persistants. Entre France et Japon, le destin du personnage imaginaire Hervé Joncour à travers ses périples à la recherche de vers à soie, ses rencontres et ses obsessions. La salle était pleine, compréhensible vu l’impression générale déclenchée dans l’esprit des spectateurs.

Une pièce pour voyager et rêver

Soie, Seta dans la langue de Dante, est le troisième roman de l’auteur italien Alessandro Baricco. L’ouvrage a été publié en 1996 en Italie et la version française a paru en 1997. Immense succès, comparable à celui de Novecento, également adapté avec succès au Lucernaire, Soie se veut une fable sur l’amour et le sens de la vie à travers 4 voyages sur la route de la soie dans le Japon encore fermé du XIXe siècle. Le destin extraordinaire d’Hervé Joncour fait cohabiter coups de pouce du destin, impressionnante confiance en soi et 3 personnages féminins qui entourent le héros. Hélène, son épouse aimante et fidèle, Blanche la tenancière de maison close et une mystérieuse inconnue inlassablement rencontrée à chaque voyage. La pièce joue sur des répétitions de textes qui tranchent avec les subtiles évolutions d’évènements vécus par Hervé Joncour. Le héros s’enrichit financièrement par le commerce de la soie, il rapporte de très précieux œufs de vers à soie en France et concourt au développement d’une industrie très fructueuse. Dans le même temps, il est fasciné par une jeune fille qu’il aperçoit lors de ses périples japonais. Objet de curiosité autant que de fantasme, elle emplit l’esprit d’Hervé Joncour jusqu’à mettre en péril son équilibre intérieur. Sylvie Dorliat change d’incarnation au fur et à mesure de sa narration, prêtant des attitudes et des intonations pour suivre ses changements de peau. Avec toujours ce clair obscur qui emplit la salle et fait voyager les spectateurs. Un globe terrestre, une table en bois, des robes de soie cachées derrière des rideaux de fil, le décor est simple et chargé à la fois, hypnotisant et rehaussé de projections. Cages à oiseaux, ombres chinoises, tout et fait pour accompagner le récit sans jamais aucun artifice inutile.

Soie est un plaisir de pièce à découvrir au Lucernaire jusqu’au 28 août. La salle est ouverte tout l’été, les parisiens et les voyageurs de passage pourront en profiter pleinement.

Synopsis: Une invitation pudique au voyage et à l’amour traversée par des fulgurances érotiques, par l’auteur de « Novecento ». Vers 1860, Hervé Joncour entreprend quatre voyages au Japon, pour acheter des œufs de vers à soie. Dans ce pays dangereux et lointain, il va tomber follement amoureux d’une belle inconnue et cette rencontre va bouleverser sa vie. Désir, passion, velours d’une voix, sacralisation d’un tissu magnifique sont autant de fils impalpables qui tissent cette histoire dans laquelle s’entrelacent trois beaux portraits de femme : l’inconnue fantasmée à l’autre bout du monde, l’épouse aimante et fidèle et une tenancière de bordel. Soie parle d’amours impossibles, de sensualité, d’obsession et « du bonheur que l’on fuit de peur qu’il ne se sauve… »

Détails:

Spectacle d’1h15

du mercredi 20 juillet 2022 au dimanche 28 août 2022

Mercredi au Samedi à 21h

Dimanche à 17h30

Pour ne jamais t’ennuyer, Labyrinthes (Usborne)

Pour ne jamais t’ennuyer, Labyrinthes (Usborne)

Les éditions Usborne nous propose des fiches de jeux avec des parcours de labyrinthes très variés : Pour ne jamais t’ennuyer, Labyrinthes.

Grâce à un stylo effaçable fourni avec les fiches, le jeune lecteur devra trouver le bon chemin. Pas question de se perdre dans un labyrinthe !

Voilà quelques exemples :

Quel sentier te permet de sortir de la forêt en échappant aux monstres ?

Aide cette grenouille à sauter de nénuphar en nénuphar jusqu’à ses amies.Visite toutes les gares rouges le long de ces rails sans passer plus d’une fois devant la même gare.

Trace une route conduisant l’exploratrice à sa base.

Trace un chemin du départ à l’arrivée pour faire apparaître un dessin.

50 fiches, cartonnées et plastifiées, sont ainsi proposées avec de multiples situations dans des endroits aussi différents et de multiples thèmes tels que les musées, la base polaire, les serpents, la mine de bijoux, vers le sud, la tempête de neige, les traces de manchots…

 

Il suffit d’un Sopalin pour effacer et recommencer à l’infini !

Voilà une jolie occupation pour les voyages en voiture, ou en train, ou les jours de pluie ou de grosse canicule !

Pour ne jamais t’ennuyer, Labyrinthes, est à la portée de tous les enfants dès l’âge de 5 ans !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 2022
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 9,50 €

Romane Bohringer, la magnifique dans les mots d’Annie Ernaux, à Avignon

Romane Bohringer, la magnifique dans les mots d’Annie Ernaux, à Avignon
© Marion Stalens

Romane Bohringer, la magnifique dans les mots d’Annie Ernaux, à Avignon

Annie Ernaux raconte dans « L’occupation » (publié en 2002 aux éditions Gallimard) comment, après avoir rompu avec W. mais continuant de le revoir régulièrement, elle a sombré dans une jalousie maladive lorsqu’il lui a annoncé qu’il allait vivre avec une autre. Une descente aux enfers qui fait vaciller sa raison, mobilise son énergie, et obnubile sa pensée.

C’est une souffrance omniprésente, une « occupation » au double sens du terme, que décrit alors la narratrice avec son emprise maléfique qui la pousse à vouloir connaître – dans une quête aussi obsessionnelle que dévastatrice, et au prix de longues recherches sur Internet ou d’enquêtes téléphoniques anonymes – l’identité de sa rivale, à travers quelques indices sur son âge, son métier et son quartier.

Elle ne vit alors que pour ça, comme dépossédée d’elle-même, prisonnière de cette urgence impérieuse et incontrôlable d’aller jusqu’au bout de ce qu’elle a ressenti pour tenter de découvrir sa vérité aux prises avec ce ressentiment d’être devenue une étrangère à l’intimité de l’autre mais aussi à elle-même.

Les maux conjurés d’Annie Ernaux

Un cheminement introspectif donc où finira par se consumer cette obsession malsaine et laisser place au détachement d’une spectatrice désormais maîtresse du sentiment dont elle a été durant quelques mois à la fois la victime et le bourreau.

Harpe, piano et équipements électroniques de Christophe « Disco » Minck accompagnent ce drame intime et martèlent le texte acéré, parfois cru, d’Annie Ernaux dont l’écriture creuse et conjure cette douleur pour mieux en exorciser les maux.

Progressant sur ce chemin vertigineux, Romane Bohringer est magnifique. Elle irradie la scène de cette vérité humaine à la fois déraisonnable et vivante, emportée et complexe, lucide et dérisoire.

Dates : du 7 au 30 juillet 2022 l Lieu : Théâtre des Halles (Avignon Festival Off)
Metteur en scène : Pierre Pradinas l Avec : Romane Bohringer

“Dieu habite Düsseldorf”, la comédie piquante de Sébastien Thiéry à Avignon

“Dieu habite Düsseldorf”, la comédie piquante et jubilatoire de Sébastien Thiery
Photo ©DR

“Dieu habite Düsseldorf”, la comédie piquante de Sébastien Thiéry à Avignon

Renaud Danner et Eric Verdun mettent en scène et interprètent avec brio les sept sketches incisifs et sortis de nulle part qui composent la traversée dadaïste et désopilante de Sébastien Thiéry. 

Un as en la matière qui n’a pas son pareil pour démasquer et se moquer avec la perfidie qu’on lui connait, de la folie d’une époque, toujours plus déréglée et désincarnée – dont les deux personnages, complètement inadaptés à la vie, en se confrontant jusqu’ à l’absurde à des situations ubuesques – en sont la pathétique et dérisoire incarnation.

Il en ressort une incapacité à être et à exister abyssale portée à son paroxysme où les tares véhiculées par les deux protagonistes sous la pression d’une société normée et contrôlée dont s’amuse à l’envi Sébastien Thiery à prendre le contre pied, sont tout aussi indépassables qu’impayables.

Le texte, sous forme de saynètes, nous amène à croiser un imbécile venu faire diagnostiquer son imbécillité par un médecin mais aussi un homme sans zizi désirant en acheter un, mécanique ou électrique, auprès d’un vendeur ô combien spécialisé. Ou encore un autre sans amis qui a poussé la porte d’une agence qui en propose virtuellement sur catalogue.

Il y a aussi un quadragénaire qui a fait empailler son père vivant et qui se réjouit de l’entendre parler grâce à un magnétophone qu’il lui a accroché au cou. Sans oublier ce comptable responsable d’innombrables faillites, banqueroutes, dépressions nerveuses et autres suicides.

La mascarade s’opère à partir de dialogues parfaitement ciselés entre un dominant et un dominé, un sachant et un ignorant, un naïf et un pétri de certitudes. De leur échange d’une grande simplicité tour à tour touchant et inquiétant, empreint d’une folie insondable, c’est tout un désespoir qui se fait jour avec plus ou moins de pudeur. Et toute une révolte – avortée, mais bien présente – contre un monde qui fabrique des handicapés de la vie, en somme des montres en puissance.

La scénographie clinique et ludique se révèle une aire de jeu parfaite pour dérouler le mécanisme d’expérimentation qui est à l’œuvre. A l’instar du laboratoire d’un savant fou ou du bureau aseptisé d’un contrôleur qualité. Un espace blanc donc, plastique, stérilisé, qui met en branle le processus de désincarnation mais qui traduit aussi l’expression d’une menace latente, mettant en lumière les imperfections des deux individus condamnés au rejet et dont les attentes dérisoires en sont encore plus cruellement pathétiques.

Une plongée en absurdie servie par deux pince-sans-rire littéralement maestros. Bravo !

Dates : du 7 au 30 juillet 2022 – Lieu : Théâtre des Barriques (Festival Off d’Avignon)
Metteurs en scène : Renaud Danner et Eric Verdun 

Pourquoi le plastique est-il un problème ? (Usborne)

Pourquoi le plastique est-il un problème ? (Usborne)

Les éditions Usborne nous propose un nouvel album instructif et civique : Pourquoi le plastique est-il un problème ? 

Plus de 100 rabats à soulever pour découvrir les réponses aux nombreuses questions centrées sur le plastique.

Le plastique reste indispensable dans de nombreux domaines mais son utilisation intensive pose de nombreux problèmes.

Le plastique est présent dans de nombreux domaines et pour durer éternellement ! Avec l’aide de cet album, le jeune lecteur va comprendre la différence entre le bon plastqiue et le mauvais plastique. Ainsi que tous les plastiques cachés ! Attention à certains dentifrices qui contiennent du plastique dans la pâte elle-même !

Est-ce que tous les plastiques sont recyclables ? Où va le plastique jeté ?
Tout le monde sait que les mers sont envahies de plastique et que ça empoissonne aussi bien la flore que la faune !

Alors, que faire face à ce réel problème ? Comment limiter notre consommation de plastique et à notre échelle améliorer la situation très préoccupante de cette invasion du plastique.

Pourquoi le plastique est-il un problème est un album qui va sensibiliser l’enfant au problème du plastique qui ne cesse de nous envahir ! Chacun a le pouvoir de changer les choses et de changer ses propres habitudes avec une attitude civique !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 12 mai 2022
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 12,50 €

Une nuit sans aube, un roman de Benoît d’Halluin (XO Editions)

Une nuit sans aube, un roman de Benoît d’Halluin (XO Editions)

Benoît d’Halluin nous offre son premier roman : Une nuit sans aube. Un roman qui nous tient en haleine dès les premières pages.

L’auteur nous fait voyager entre Paris et New-York. Il connaît bien les Etats-Unis puisqu’il y vit une partie de l’année. Cela rend son histoire encore plus passionnante.
Alexis est le héros de ce livre. Apparemment, Alexis est un homme comme tout le monde. En tout cas, il ne dévoile rien de son être intime. Comme il est homosexuel, il préfère le cacher pour ne pas avoir de réflexions. Cela ne l’empêche nullement de vivre sa sexualité. Mais sa famille n’est pas au courant.
Un jour, hélas, sa mère apprend que son fils a eu un accident et c’est précisément le compagnon d’Alexis qui la contacte pour lui annoncer la triste nouvelle. Elle va découvrir alors la vie cachée de son fils. Elle pensait le connaître mais en fait, elle ignorait tout de lui. Mais pourquoi donc ? Pourquoi n’a-t-elle jamais senti la vérité ? Pourquoi Alexis ne lui a-t-elle jamais rien dit ?

Alexis a dû fuir plusieurs fois dans sa vie, se trouvant confronté à des situations insupportables. Avec à chaque fois, une immense culpabilité. Et une extrême solitude. Il s’est toujours tu pour protéger les siens. Des non-dits qui se transforment en secrets de famille.
Tout au long du récit, le lecteur prend facilement la place d’Alexis et le comprend tellement ! Les non-dits, les souffrances, les réflexions, le fait de se sentir marginal juste parce qu’il aime les hommes.

L’auteur n’hésite pas à aborder des sujets hyper sensibles pour les gays, comme les abus sexuels, les plans d’un soir, le coming-out, l’homoparentalité… Et le tout avec double culture : française et américaine. Le problème des relations humaines est remarquablement bien abordé, avec les réseaux sociaux, et notre société qui ne sait plus communiquer…

Une nuit sans aube, est un livre qui devrait être lu par tous, car nous sommes tous concernés par ces problèmes. C’est aussi et surtout un très beau livre sur l’amour ! Un livre empli d’espérance et d’humanité !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2022
Auteur : Benoît d’Halluin
Editeur : XO Editions
Prix : 19,90 €

« Derniers remords avant l’oubli », le théâtre écrit et universel de Jean-Luc Lagarce 

Derniers remords avant l’oubli », le théâtre écrit et universel de Jean-Luc Lagarce 
Photo DR

« Derniers remords avant l’oubli », le théâtre écrit et universel de Jean-Luc Lagarce

La notoriété de Jean-Luc Lagarce, metteur en scène et dramaturge, mort prématurément du SIDA à l’âge de 38 ans en 1995, n’a cessé d’augmenter depuis sa disparition. S’il n’a pas été reconnu de son vivant comme un auteur important, c’est que son langage théâtral était trop en avance, trop en décalage sur son époque. Aujourd’hui, c’est un auteur majeur qui, avec sa pièce chorale « Juste la fin du monde », a fait son entrée en 2008 au répertoire de la Comédie-Française, dont la langue singulière et musicale, qui creuse en profondeur, l’identifie immédiatement. Une forme stylistique faite de variations et de répétitions où la parole qui bute, trébuche, se reprend, sacralise, à elle seule, la dramaturgie à travers un dialogue ressassant, qui porte à son paroxysme la difficulté à être et à dire.

« Derniers remords avant l’oubli » met en scène un trio qui s’est aimé dans les années 70 avant de se séparer. Pierre (Thibault Infante), Paul (Adrien Lefebure) et Hélène (Gaëlle Monard) ont vécu ensemble il y a vingt ans. Après le départ de Paul et d’Hélène, Pierre est resté seul dans la maison commune. « Je n’ai rien fait, je suis resté là. Je gardais cet endroit, ici. C’est là que nous avons vécu et rien d’autre ». dit celui-ci. Paul et Hélène, eux, se sont mariés séparément, ailleurs. Aujourd’hui, ils reviennent chez Pierre encombrés de leurs nouvelles familles. Il y a le mari d’Hélène, Antoine, joué par Philippe Briouse, attaché commercial, et sa fille Lise (Paula Denis) ainsi que la femme de Paul, Anne (Valérie Descombes). Les revenants sont là pour débattre du devenir de cette maison. Hélène a besoin d’argent.

La langue en majesté 

De nouveau tous réunis, ils vont revenir sur les traces de leur histoire où le passé mis à mal fait naitre les tensions, exacerbe les ressentiments, et cristallise les non-dits, asphyxiant l’espace des retrouvailles.

La mise en scène d’Olivier Pasquier impose son rythme et la proximité du texte dans son appropriation immédiate. La langue est bousculée et va permettre à chacun des six protagonistes d’exposer son point de vue et de défendre sa position. En prolongeant la parole de l’auteur au delà de ce qui est énoncé, on scrute l’insondable de l’écriture que la mise à nu sous tend très justement.

Dans une œuvre où se consument les rancœurs et les actes manqués, le procédé est efficace où les sous-entendus et les silences participent aussi au règlement de comptes qui se joue. Dans cette mise en abîme très vivante où le verbe court de Lagarce qui procède par incises – les personnages reprenant sans cesse ce qu’ils viennent de dire en le modifiant – ce qui lui imprime une cadence fragmentée, on est suspendu à ces échappées verbales et ou monologues révélateurs chez les personnages de leur mauvaise foi, de leur lâcheté, de leur faiblesse et de leur orgueil ou chacun de nous peut se reconnaitre.

Cet impératif de vérité donne également toute sa place à la dérision et au décalage des situations décrites qui, par delà le rire qu’elles provoquent, n’en sont pas moins empreintes de gravité.

Par delà l’incompréhension qui assaillent les personnages, un sentiment de résignation et de solitude se fait jour où le pragmatisme de la vie a balayé implacablement les idéaux et dénaturé les complicités d’hier. Et la troupe, impeccable, avec une mention spéciale à Gaëlle Monard (Hélène) et Paula Denis (Lise), donne à ressentir au delà des mots, des gestes, et des regards, la prose tragique mais tendrement élégiaque du grand dramaturge.

Dates : du 29 juin au 23 juillet 2022 Lieu : A la Folie Théâtre (Paris)
Metteur en scène : Jean-Luc Lagarce

Le groupe Cassia dévoile son 2e album Why are you lacking energy? le 15 juillet 2022 (BMG)

Pas de barrières pour ce deuxième album, les musiciens de Cassia osent tout et refusent les étiquettes. Why You Lacking Energy? enchaine les mélodies décapantes pour faire danser alors que l’été est bien arrivé. Chaleur moite, corps chauds, ça va se trémousser sur la piste de danse.

De l’énergie en barre

Le premier single de Cassia annonçait la couleur, 16-18 (Why you lacking energy ? mélangeait ambiance Rita Mitsouko et rythmes dansants pour bien annoncer les intentions. Les paroles de la chanson invoquaient la fascination pour le passé et son idéalisation sans fondements. La période 16-18 ans reste pour tout le monde un doux souvenir idéalisé, de quoi sortir d’un pr »sent plus compliqué. Le clip montrait les 3 garçons en train de boire, remis à neuf, prêts à se déhancher mais s’assoupissant sur une plage, de quoi montrer du doigt la tendance moderne à la surconsommation factice et sans limites. La sortie de l’album Why You Lacking Energy ? est l’occasion de plonger dans Motions, un single au clip coloré et gorgé de soleil. Réalisé par Vasilisa Forbes (Phoebe Green, Millie Turner, Ten Tonnes), le clip montre Cassia en 2081, noyé dans un flux d’informations ininterrompues et le groupe se retourne vers sa musique synonyme d’oasis réconfortante. Le batteur Jake, Rob le chanteur guitariste et Lou à la basse ne lésinent pas sur les morceaux accrocheurs pour montrer leur savoir faire musical. Les autres singles Similar et Right There étaient de la même trempe, bien barrés et addictifs, de quoi donner envie d’en savoir plus sur ces jeunes gens pleins de peps, qui chantent en anglais et multiplient les morceaux accrocheurs.

Le second album de CassiaWhy You Lacking Energy est prévu pour le 15 juillet chez BMG et ça devrait toucher un public nombreux, car ce n’est pas une musique pour faire la sieste sur la plage, plutôt une musique qui accroche les neurones, avec des mélodies imparables et des belles plages de plaisir. L’album a été auto-produit et ne manque pas d’entrain. Du rock, un peu d’électro, c’est implacable.

Le nouveau vin Mystère Jaune 2021 du domaine Cauhapé, vinifié comme un vin rouge

Henri Ramonteu du domaine Cauhapé a dévoilé sa nouvelle cuvée Mystère Jaune 2021, un vin blanc sec composé de cépage 100 % Petit Manseng, vinifié comme un vin rouge. Une excellent surprise à découvrir!

Une nouvelle bonne surprise du domaine Cauhapé

Après la cuvée moelleuse très douce Belle des Vignes en 2021, c’est au tour de Mystère Jaune de faire l’objet d’une dégustation. A l’œil, Mystère Jaune arbore une robe or sombre, brillante. Le nez est assez intense et frais, aux touches orange-agrumes confits et litchee, pain d’épice, une note cannelle et vanille. La bouche est assez ample, gourmande et fondue, avec un bel équilibre entre fraîcheur et matière, longue sur le citron confit, le coing et l’abricot. Le vin se déguste idéalement avec une blanquette de veau ou de la mer, cuisine thaï au lait de coco. Son prix TTC départ cave est de 20,61 euros. Un prix idéal pour une très bonne surprise.

Publireportage:

Henri souhaite s’inscrire dans la recherche de l’aromatique variétale et du potentiel de garde. Lui-même ne se reconnaît que 2 maîtres à penser œnologues bordelais, Émile Peynaud pour son ouvrage Connaissance et Travail du Vin (1ère édition en 1975), et Denis Dubourdieu pour la macération pelliculaire à froid. Henri Ramonteu est membre de l’Académie du Vin de France. « Dans le verre, il faut séduire, pas impressionner ». Il a transmis sa passion à son fils David aujourd’hui installé en Nouvelle-Zélande comme œnologue-conseil, et néanmoins associé régulièrement à l’activité du Domaine Cauhapé, malgré la distance. « Au domaine Cauhapé, les détails font la perfection et la perfection n’est pas un détail ». Un vrai passionné au ce personnage authentique et chaleureux.


Production annuelle : 200 000 cols.
Commercialisation : 50 % circuit traditionnel, 25 % particuliers, dont une partie en GD, 25 % à l’export (Belgique, Pays-Bas, Québec, Japon…).

Le rhum BreiZ’île fête ses 20 ans avec un grand jeu concours

z(BREIZ-ILE – Les arrangés du rhum

Premier fabriquant de rhum en France, BreiZ’île a été distingué par plusieurs titres prestigieux, avec des médailles à la clé. Son développement incessant en fait aujourd’hui un acteur incontournable des rhums arrangés en France. Et pour fêter ses 20 ans d’existence, BreiZ’île lance tout l’été un grand jeu concours avec un voyage à gagner pour 2 personnes en Guadeloupe, accessible depuis le site internet.

Un concours à ne pas manquer

Alors que la saison estivale débute, c’est le moment de découvrir un mélange unique de rhum blanc agricole, de fraise et de basilic frais, fruit d’une longue macération et d’un savoir-faire éprouvé. Les produits BreiZ’île sont disponibles chez les cavistes et dans les épiceries fines pour gouter les rhums arrangés artisanaux et… Bretons. Le 17 juillet prochain, le pionnier du rhum arrangé made in France fêtera ses 20 ans d’existence, un anniversaire que les créateurs de BreiZ’île souhaitent célébrer en fanfare avec la gamme Sélection prête à déferler sur les vacances. Du rhum, de l’audace et de la créativité. Telle pourrait être la devise de la marque BreiZ’île qui, depuis
son lancement en juillet 2002, n’a cessé de conquérir et charmer le palais des adeptes de rhum arrangé. Déjà 20 ans que la première bouteille a été vendue sur le comptoir de leur restaurant en Guadeloupe. Depuis, les amis entrepreneurs ont fait du chemin et ont étoffé leur cave pour devenir, la référence incontournable du rhum dans l’hexagone. Pour cet anniversaire pas comme les autres, la maison BreiZ’île a concocté un merveilleux rhum arrangé Fraise Basilic composé à partir de fruits frais et de rhum blanc agricole des Antilles. Epicé, sucré et gourmand, cet élixir est le fruit d’une longue macération et d’un savoir-faire unique. Un rhum artisanal en forme de petite douceur qui sera assurément le partenaire idéal de votre été.

En plus de cette nouvelle variété et pour fêter ses 20 ans, la maison organise un grand jeu concours jusqu’au 30 septembre.
Une occasion unique de gagner un voyage pour deux personnes pendant 12 jours en Guadeloupe, là où l’aventure de
BreiZ’île a commencé en 1997.

Détails:

Jeu concours accessible sur la page internet de BreiZ’île : ici.
Prix public : bouteille à partir de 30 Euros.

Publireportage:

Tout commence en 1997 lorsque que trois amis décident d’ouvrir un restaurant à Saint-François en Guadeloupe. Dans sa petite cuisine, Alain crée ses propres rhums arrangés. Le restaurant devient vite incontournable grâce à une recette simple et efficace : bonne humeur, authenticité, poisson et rhum arrangé en guise de digestif offert par la maison. Les clients en redemandent, pourquoi ne pas créer une marque ? Une marque différente où la convivialité et l’authenticité seraient les maitres mots. BreiZ’île voit le jour avec les côtes
bretonnes et les Antilles en ligne de mire. Un périple vers le succès et autant d’escales exotiques qui font aujourd’hui la renommée de BreiZ’île. Vingt ans plus tard, l’enthousiasme des clients n’est jamais redescendu tout comme la température.

Ce sera pour la prochaine fois, Journal d’une survie post-fausses couches (Favre)

Ce sera pour la prochaine fois, Journal d’une survie post-fausses couches (Favre)

Cléa Favre raconte ce qu’elle a elle-même vécu dans son roman graphique : Ce sera pour la prochaine fois. Il est merveilleusement illustré par Kalina Anguelova.

Son sous-titre explicite parfaitement le contenu de ce livre : Journal d’une survie post-fausses couches.

Cléa se présente dès les premières pages. Elle est en colère. Contre tout. Contre elle-même et contre le monde entier. Et contre son corps. Elle voudrait avoir un bébé mais son corps le lui a refusé deux fois. Fausses-couches. Oh ce n’est pas grave, penserez-vous…

Eh bien non ! C’est grave, très grave même ! On prend conscience de la solitude extrême de Cléa et de sa souffrance, tant physique que morale, qu’elle ne peut pas exprimer, pas partager. Incomprise. Par tous.

Et Cléa nous raconte son enfer, analyse chaque sentiment qu’elle ressent. L’enfer que son corps lui fait subir, l’enfer que le monde médical lui impose et l’enfer que lui envoie la société dans la tronche !

Perdre un bébé est toujours une épreuve tellement cruelle. Quel que soit l’âge du bébé, quel que soit le développement de la grossesse. C’est toujours un deuil. Et jamais reconnu ! Pas de nom d’ailleurs pour « ça » !
Ce sera pour la prochaine fois révèle tout ce que peut ressentir une femme qui vit une fausse-couche. Cet album pourra aider aussi bien celles qui souffrent, que leur entourage.

Avec des passages plus formels « Pour en savoir plus… » sur le sujet concerné, avec la participation de spécialistes, comme des gynécologues, des thérapeutes, sociologues… Même si Cléa est Suisse, on sait que la situation est quasi la même en France. Elle l’explique très clairement.

Ce sera pour la prochaine fois, un très beau roman graphique à lire et à offrir pour être mieux informé sur le sujet des fausses-couches et leurs conséquences.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Juin 2022
Auteur : Cléa Favre
Illustrateur : Kalina Anguelova
Editeur : Favre
Prix : 22 €

[Comics] Supergirl, woman of tomorrow : une superbe fable pop à découvrir d’urgence (Urban Comics) 


[Comics] Supergirl, woman of tomorrow : une superbe fable pop à découvrir d’urgence (Urban Comics)

Avec sa couverture aussi flamboyante que sa chevelure, Supergirl revient dans un récit imaginé par Tom King (Mister Miracle, Strange Adventures, Rorschach) sous les traits inspirés de Bilquis Evely (Sandman – The Dreaming). Et autant dire que le renouveau est bel et bien là.

C’est en compagnie et sur la planète de la jeune Ruthye que l’histoire débute, alors que cette dernière vient de perdre son père lâchement assassiné par un mercenaire du nom de Krem. Sans aucun talent pour le combat, Ruthye décide de partir à la recherche d’un bras armé pour anéantir son ennemi juré. Et contre toute attente, la pacifique Supergirl accepte cette mission.

Vient alors le temps d’une course-poursuite à travers les galaxies où les deux femmes se nourriront mutuellement d’épreuves dont Ruthye témoigne tout au long du récit. C’est une véritable fable aux accents pop qui est ainsi proposée, à travers une vraie proposition novatrice. Bien que la narration soit plutôt bavarde et ralentisse le rythme, on reste porté par cette bien mystérieuse Supergirl qui use de tous ses charmes.

Car, il faut bien le dire, le dessin de Bilquis Elevy y est pour beaucoup. Il donne une interprétation très personnelle des personnages, avec une grande finesse. Un trait qui regorge d’expressions très nuancées, lesquelles apportent un vrai supplément d’âme à Supergirl et son acolyte. On retrouve cette maîtrise jusque dans la magnifique coloration de Matheus Lopes qui propose une palette particulièrement chatoyante. 

Ce Supergirl, woman of tomorrow est vraie petite pépite qui revisite entièrement le mythe. Que du bonheur. 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Kara Zor-El a vécu bien des aventures épiques mais elle cherche aujourd’hui un sens à son existence. Témoin de la destruction de sa planète, elle fut envoyée sur Terre avec pour mission de protéger un petit cousin qui finira par ne plus avoir besoin d’elle. A quoi tout cela a-t-il servi ? Où qu’elle aille, l’ombre de Superman semble la suivre jusqu’à la faire douter de sa propre légitimité. Perdue dans ses questionnements existentiels, Kara taquine la bouteille le soir de son 21e anniversaire lorsque sa trajectoire percute celle de Ruthye, jeune extraterrestre en quête de vengeance…

Date de parution : le 8 juillet 2022
Auteurs
: SCÉNARIO : TOM KING, DESSIN : BILQUIS EVELY
Genre : super-héros (collection DC Deluxe)
Editeur : Urban Comics
Prix : 20,00 € (224 pages)
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