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Juliette et le géant feuillu, un chouette roman illustré (Gallimard Jeunesse)

Juliette et le géant feuillu, un chouette roman illustré (Gallimard Jeunesse)

Christophe Mauri nous offre un roman incroyable avec Juliette et le géant feuillu. Où puisse-t-il toute cette créativité ?

Le jeune lecteur, dès 7 ans, va se régaler en lisant ce livre. Ce qui arrive à Juliette est tout simplement magique !

Juliette a besoin de tout comprendre. Elle est née dans un grande famille, composée de 4 enfants.Les filles s’appellent toutes Juliette : Juliette d’Or, Juliette d’Argent et Juliette d’Airain. Leur père M.Hidalf était très sévère. Depuis toujours la famille Hidalf détestait la famille Pompous, leurs voisins. Et Juliette d’Airain, qui était un génie, voulait comprendre pourquoi.

Un jour son père, qu’elle admirait plus que tout, lui dit que même les parents peuvent dire d’énormes bêtises. Alors, si jamais vous entendez une énorme bêtise, il faut faire le contraire de ce qui a été dit. Juliette d’Airain retient cette leçon-là encore davantage que les toutes les autres !

Du coup, elle va faire le contraire de tout ce que lui dit son père. Et les situations dans lesquelles elle se trouve va bien faire rire le lecteur !

Mais jusqu’où ira Juliette d’Airain ? Elle va vivre, grâce à toute son énergie, une incroyable aventure, bien au-delà de nos frontières du réel !

Juliette et le géant feuillu, un vrai livre, joliment illustré, qui va ravir nos jeunes lecteurs !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2022
Auteur : Christophe Mauri
Illustrateur : Lucie DURBIANO
Editeur : Gallimard Jeunesse
Prix : 12,90 €

Whim Therapy présente son nouvel album I tried to make music with AI and this happened le 15 juin 2022

Derrière le pseudo de Whim Therapy se cache Jérémy Benichou, enfin de retour avec son premier titre Let It Go. Egalement producteur, il s’est entouré d’une équipe composée d’outils d’Intelligence Artificielle développés par Sony CSL. De quoi le stimuler dans ses recherches musicales, une sorte de Daft Punk 100% robots mais pas sans âme.

Un album électro… mais pas trop

Agé de 31 ans, Jérémy Bénichou n’a pas peur des nouvelles expériences, la preuve. Baigné depuis toujours dans la musique, ses premières expériences remontent à l’âge de 3 ans, et c’est à 10 ans que sa religion a été faite, il serait musicien ou in ne serait pas. Apprentissage du piano et de la guitare, études au centre de formation professionnelle musicale de Nancy, le M.A.I. (Music Academy International), il débute sa vie professionnelle en donnant des cours de guitare. C’est la rencontre décisive du chanteur auteur compositeur Yogan Le Fouler-Barthel qui le lance dans le projet Diva FauneJérémy devient co-compositeur, musicien et arrangeur avec un répertoire électro pop folk. Le duo devenu trio rencontre le succès et Jérémy devient un réalisateur et un compositeur demandé. Il travaille notamment avec Jamy Ben. Puis il se lance sur les sillon de la musique électronique et de la production studio, en solo en parallèle de Diva Faune. C’est en 2020 que nait le projet Whim Therapy pour débuter une nouvelle aventure et de nouveaux sons. Il en profite pour contacter l’équipe de Sony CSL pour une collaboration et des outils inédits dans un échange fructueux. Il compose et différents morceaux sont réalisés, Let it go est le premier extrait avec lequel il a participé en 2021 à la deuxième édition de l’AI Song Contest, concours international qui vise à explorer l’utilisation de l’Intelligence Artificielle dans le processus d’écriture de chansons.

L’album est une vraie expérience musicale à découvrir le 25 juin dans les bacs.

Bonne Nuit Choupinou, un ravissant spectacle pour petits et grands à la Comédie Tour Eiffel

La Comédie Tour Eiffel est une salle minuscule située à proximité du Champ de Mars et spécialisées dans les spectacles familiaux. Lecture du pitch, réservation sur internet, et c’est parti avec ma fille de 5 ans. Et au final, Bonne Nuit Choupinou a rempli toutes ses promesses. Un grand garçon n’arrive pas à dormir et lutte pour trouver le sommeil. Jusqu’à devoir se réveiller pour préparer son anniversaire. C’est léger, divertissant et les petits en ont redemandé avec fracas à la fin. Une salle comble a fait un triomphe au comédien Arthur Girard et à son doudou.

Une belle découverte

Située dans le 15e, la Comédie Tour Eiffel a tout du secret jalousement gardé. La salle est intime, le spectacle est court mais intense, les enfants sortent de Bonne Nuit Choupinou avec la banane. L’auteure et metteur en scène Sophie Hoyer va à l’essentiel. Un lit, des accessoires, un doudou bavard et des effets de son et lumière suffisent à faire entrer dans un univers enchanté. Le petit garçon interprété par le grand Arthur Girard sait y faire pour capter l’attention de sa jeune audience. Avec des questions faussement naïves et des interventions décomplexées, il fait participer les enfants, il les fait rire et s’émerveiller, les parents sont aux anges. Et comme la pièce dure moins de 40 minutes, pas le temps de s’ennuyer, la réussite est totale.

Ce spectacle familiale est une excellente surprise qui donne envie de regarder quels sont les autres spectacles au programme de la salle. Un bonheur pour les enfants, il y a de quoi ravir les parents!

Synopsis: Avant, moi, je ne voulais pas aller dormir. Quand venait l’heure du dodo je commençais mon cirque.
Jusqu’au jour… enfin jusqu’à une nuit où dans mon rêve doudou m’a parlé.
Depuis il m’entraine dans des aventures extraordinaires où je décide de tout. Avec l’aide de quelques amis, je peux même déplacer des montagnes ! Maintenant, aller au dodo j’adore ! Je me réveille de bonne humeur et plus fort pour la journée qui vient.

Détails:

Comédie Tour Eiffel
Théâtre (~ 50 places)
14 rue Desaix
75015 Paris

Du dimanche 29 mai 2022 au dimanche 26 juin 2022 à 16h

Le cheval de Camargue, Le pêcheur et la sirène de Belle-Île (Père Castor)

 

Le cheval de Camargue, Le pêcheur et la sirène de Belle-Île (Père Castor)

Les éditions, Le Père Castor, nous proposent une nouvelle collection d’albums jeunesse : Contes de nos régions. Une très belle collection centrée sur des beaux contes régionaux. Cela permet aux enfants de découvrir, à travers un conte, une histoire, une tradition, un patrimoine régional.

« Comprendre, accepter les autres, mieux se connaître, se laisser porter par la découverte d’une culture forte : c’est tout cela que nous offrent les contes de nos régions. »

Le cheval de Camargue nous fait découvrir la belle région qu’est la Camargue. C’est d’abord le royaume des oiseaux, celui des flamants roses, ensuite celui du cheval de Camargue. A travers son histoire, on va approcher le taureau, non sans crainte ! Mais le cheval blanc veille et deviendra vite le meilleur ami de l’homme.

Quant à l’album, Le pêcheur et la sirène de Belle-Île, il nous fait voyager jusqu’à Belle-Île en mer ! Titouan nous enchante avec sa flûte et sa sirène. On le suit et on espère qu’il arrivera à faire ce qu’il veut dans sa vie ! Mais non sans aventures.

Le cheval de Camargue, comme Le pêcheur et la sirène de Belle-Île, sont des albums qui nous font découvrir une région, ses histoires et ses secrets ! Une très belle collection à suivre !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2022
Auteur : Violaine Troffigué
Illustrateur : Olivier Latyk
Editeur : Le Père Castor
Prix : 8,50 €

[Album jeunesse] Le concours de cabane de Camille Garoche (Little Urban)


[Album jeunesse] Le concours de cabane de Camille Garoche (Little Urban)

Le concours de cabane est un livre grand format qui ravira vos chérubins. À l’occasion d’un grand concours de cabanes dans les arbres, une grue emmènera vos enfants découvrir différentes civilisations. Les illustrations détaillées et colorées plairont aux petits et grands. Chacun y trouvera un intérêt, lecteur ou non. C’est ainsi une histoire ludique où l’enfant passera des heures à inspecter tous les détails dans les dessins mais aussi un livre intelligent qui dévoilera aux plus curieux tous les secrets de la nature. 

Camille Garoche est à la fois autrice et illustratrice pour ce récit. Elle n’en est pas à son premier essai, puisqu’elle a déjà publié plus d’une trentaine de livres en participant au dessin et/ou au récit (Fox garden par exemple chroniqué sur Publik’Art). 

Extrait de l’album :


Résumé de l’éditeur : 

La finale du concours mondial de cabanes arrive à grandes pattes ! Vous voici conviés par une grue globe-trotter pour un voyage au coeur des arbres les plus fascinants. Les enfants du monde entier ont rivalisé d’ingéniosité pour imaginer la plus incroyable des cabanes. À noter qu’il est possible de voter en fin d’album pour sa cabane préférée.

Date de parution : le 6 mai 2022
Auteurs
: Camille Garoche
Genre : imagination
Editeur : Little Urban
Prix : 15,90 € (40 pages)
Age : 4 ans

« Tout mon amour » : le huis clos familial et percutant de Laurent Mauvignier

"Tout mon amour" : le huis clos familial et percutant de Laurent Mauvignier
Romain Fauroux (à gauche) et Philippe Torreton (à droite) dans « Tout mon amour », mis en scène par Arnaud Meunier, © Pascale Cholette

« Tout mon amour » : le huis clos familial et percutant de Laurent Mauvignier

Première pièce de Laurent Mauvignier, « Tout mon Amour » est portée par une écriture poignante et brute, dont l’incarnation très présente circule entre des espaces réels et mentaux. L’écrivain dramaturge consacre son œuvre aux sujets les plus intimes tels que le deuil, la famille, la perte et parvient ainsi à creuser une place à l’indicible.

Le découpage de la pièce, dans la mise en scène cinématographique d’Arnaud Meunier, lui confère un rythme et un suspens qui instaurent un climat énigmatique entre l’ici et l’ailleurs, le passé et le présent, le dedans et le dehors, les vivants et les morts, où se débattent des personnages en quête d’eux même et d’un traumatisme irrésolu. Une réussite.

Entre l’ici et l’ailleurs

A la mort de son père, un homme (Philippe Torreton) revient dans le village où il a passé son enfance. Sa femme (Anne Brochet) l’accompagne. L’enterrement terminé, une jeune fille se présente à eux et prétend être Elisa (Ambre Febvre), leur fille, disparue mystérieusement dix ans plus tôt, à l’âge de six ans. La Mère refuse de la croire. Le Père doute. Leur fils (Romain Fauroux), resté à Paris, les rejoint.

Mais cette fille qui est-elle ? Une imposture ou l’être tant espéré ? Et que dire au fils, l’enfant devenu unique après la disparition de sa sœur.

Avant de répondre à la question de l’identité de la jeune fille, c’est d’abord le rendez vous d’une famille qui doit régler ses comptes, entre les vivants bien sûr, mais aussi avec les disparus, qu’ils soient morts (le grand-père) ou kidnappés (Élisa).

Le manque : une violence sourde 

« Tout mon amour » interroge donc les liens secrets entre un homme et une femme qui ont traversé la perte d’un enfant et sont confrontés au retour possible de celui-ci, mais dans le corps d’une inconnue, d’une autre ? Car si Elisa est vraiment leur enfant ? Quelle place, alors, pour le fils ? Et si l’important était ailleurs, par exemple dans la décision de croire à l’impossible ou de se refuser obstinément à croire au possible ? Jusqu’où est-on prêt à croire par amour ?

Et comment le retour de ce fantôme va-t-il bouleverser l’échiquier familial ? Avec un traitement du silence, des non-dits, et de l’incommunicabilité, qui n’est pas sans rappeler celle de Jean-Luc Lagarce dans « Le Pays lointain », Laurent Mauvignier interrogent les ravages de l’absence et les sentiments les plus inavouables. Et traque – entre mémoire, oubli et déni – l’emprise inconsciente dont les morts hantent les vivants ainsi que la violence sourde née du manque, qui emprisonne les protagonistes dans le silence et l’incompréhension.

Les spectateurs sont les témoins de cette histoire. Une tragédie contemporaine qui se construit autour d’une situation extrême mais dont les ressorts universels parlent à chacun. A l’abri de la langue vive, terrestre, de Mauvignier et d’un décor double aux combinaisons changeantes de Pierre Nouvel, le dramaturge fait naître une fausse unité de temps et d’espace, où souvenirs et évocations viennent brouiller le rapport au présent.

Aux prises avec ce trouble, les corps se frôlent, se cherchent, on marche beaucoup, on se jauge, on tourne les uns autour des autres, on s’esquisse, on s’approche, on s’isole, puis on se perd. La mise en scène, très maîtrisée d’Arnaud Meunier aux accents énigmatiques, accompagne de concert la mise sous haut tension des personnages et le déploiement de la dramaturgie où la parole creuse autant qu’elle ne dissimule.

D’un jeu incarné mais aussi distancié, la direction d’acteurs excelle. Philippe Torreton, d’une justesse remarquable, est ce père offensif puis dépassé par la situation. Face à lui, Anne Brochet, à fleur de peau, se révèle aussi troublante qu’inquiétante. Elle incarne au cordeau cette mère inconsolable, consumée par la douleur et hantée par une mémoire indépassable. Jean-François Lapalus campe un grand père (revenu des morts) teigneux et aigri, plein de ressentiments à l’égard de son fils, tandis que Romain Fauroux et Ambre Febvre sont les enfants sacrifiés sur l’autel d’une douleur insurmontable. Bravo !

Dates : du 17 mai au 5 juin 2022 – Lieu : Théâtre du Rond-Point (Paris)
Metteur en scène : Arnaud Meunier

Les vins de Seyssel célèbrent les 80 ans de l’appellation. 

Il y a 80 ans de cela, le 11 févier 1942, les vins de Seyssel obtenaient l’AOC pour les vins blancs obtenus à base du cépage Altesse appelé aussi Roussette, et pour les vins mousseux assemblage d’Altesse et de Molette. Pour fêter ça, plusieurs cuvées sont proposées à la dégustation pour confirmer la qualité des cuvées de l’appelation.

Maison Mollex Seyssel 1931 Méthode traditionnelle

Composé des cépages Altesse et Molette, ce vin mousseux blanc effervescent est un vrai plaisir. Appelé Méthode Traditionnelle, il constitue une alternative plaisante aux champagnes et aux proseccos. Avec un taux d’alcool entre 12° et 13°, il peut être consommé à tout moment de la journée, à température froide (7 à 10 degrés) ou être servi durant un repas ou éventuellement à l’apéritif accompagné d’une crème à base de fruits (Cassis, myrtilles, framboises, mûres). Proposé au prix départ cave TTC de 8,90 euros, ce vin blanc à bulles est à découvrir absolument!

Nuance d’Altesse, Seyssel 2020, Vins & Domaine Gérard Lambert

Ce vin blanc bio cultivé en biodynamie est composé de cépage Altesse. Le vin fait vite ressentir des notes de fruits à chair blanche (pomme, poire, pêche), mais aussi des notes d’abricot et d’agrumes (pamplemousse). L’aération ajoute des notes de noisette et d’amande, des fragrances de champignons frais et une touche minérale, attaque gourmande, charnue, empreinte d’une plaisante vivacité et d’arômes acidulés qui lui donnent du tonus. le vin se déguste idéalement avec de l’Omble chevalier à la crème et au Seyssel. Proposé à la propriété, chez les cavistes ou dans les restaurants, le vin est proposé au prix TTC départ cave de 13,95€, un très bon rapport qualité / prix.

Seyssel Blanc 2020, Maison Goux et fils

Composé lui aussi de cépage Altesse, ce vin blanc est issu d’un élevage traditionnel en cuve le temps de la fermentation alcoolique.

Publireportage: Le Seyssel ou vin de Seyssel est un vin blanc français d’appellation d’origine contrôlée produit à cheval sur le vignoble du Bugey et celui de Savoie. Il s’agit d’un vin soit tranquille et sec soit mousseux, qui bénéficie d’une AOC communale (seyssel) depuis le 11 février 1942 (c’est la plus ancienne appellation pour un vin de Savoie). Il représente environ 5 % de la production du vignoble de Savoie avec environ 2 500 hectolitres annuels. Les vignes ont été plantées sur un terroir bien spécifique dont le sol est constitué de roches anguleuses reliquat des éboulis des falaises du Grand-Colombier. Ce décrochement a constitué un substrat calcaire d’une épaisseur variant entre 15 et 20 mètres, et d’une altitude comprise 200 et 380 mètres. Pour les vins tranquilles, les cépages blancs sont la roussette (aussi appelé altesse) et la molette, pour les vins mousseux altesse B, chasselas B et molette B.

Lewis Evans dévoile son album L’ascension (Ephélide), sortie le 20 mai 2022

Après 2 albums, un EP et des collaborations prestigieuses avec Keren Ann, Juliette Armanet, Herman Dune et Gaëtan RousselLewis Evans revient avec son troisième album L’Ascension. Un retour en fanfare comme le démontre une première écoute attentive et enthousiaste.

Un retour aux sources

Lewis Evans a beau s’être séparé de ses guitares, ul n’a pas pour autant perdu la main. Pour passer le temps, il a travaillé avec d’autres artistes entre 2 travaux de jardinage en Normandie. Mais malgré ses nouvelles occupations loin de la musique, l’évidence s’est fait jour, impossible de ne pas y revenir. Plus fort que lui, sa fibre naturelle a parlé, il y a répondu. En composant 10 morceaux qu’il a enregistré sans coup férir avec son fidèle arrangeur Fred Buchet. Un coup de fil, et voilà, le tour était joué. Malgré l’abandon de ses fidèles 6 cordes, il a réussi à retrouver la flamme pour proposer aujourd’hui l’Ascension. C’est au coeur d’une abbaye, avec une grande salle, un potager et un dortoir que l’enregistrement s’est fait a proximité de Coutances, ville connue pour son festival jazz sous les pommiers et sa cathédrale.
Et sans relâche pendant 15 jours, ils enregistrent 10 tubes. Après la sémillante Jayde & le fringant Gordie Chambers qui se sont Le loyal Olivier Legoupil du Studio Pick up a participé aux choeurs et réaliséle mixage d’un album résolument album folk avec des touches de pop et de musique world.

L’ascension est un vrai album plaisir, décontracté et envoûtant, produit par la fidèle elle-aussi Isabelle Chapis sur son label ZRP. Un album sympathique à découvrir. L’english basé à Granville dans la Manche montre une fois de plus sa soif de musique et son envie de proposer des chansons liées à la nature et à son environnement comme le montrent la sirène de bateau et les cris des goélands qui débutent le morceau Time to let it go. Un retour aux fondamentaux, vraiment.

Dégustation de cuvées made in Juliénas en Seine sur la péniche Marcounet à Paris

C’est à une dégustation fastueuse que les vignerons de Julienas (Ne pas prononcer le S final pour faire plus typique!) ont convié une foule de journalistes. 17 domaines étaient présents et les vignerons ont adoré échanger avec des journalistes aussi curieux qu’ouverts sur cette célébrissime appellation de vin produite exclusivement à base de cépage Gamay. La dégustation bien évidemment été accompagnée d’un cocktail pour profiter du moment et d’un printemps au diapason.

Juliénas en majesté

Pour cette dégustation, les choses n’ont pas été faites à moitié. 17 domaines é -taient présents avec de multiples cuvées. Domaine des Chers, Domaine de la Milleranche, Domaine de Boischampt, Domaine du Clos du Fief, Domaine Matray, Juliénas Chaintré Vignerons Associés, Domaine du Granit Doré, Château Bonnet, Vignoble Daniel Voluet, Château de Juliénas, Domaine Bottière-Pavillon, Domaine Le Cotoyon, Domaine Benjamin Passot, Domaine Sancy, Manoir du Carat, Clos de Haute Combe, Domaines des Frontières. Difficile de tout tester, surtout après une belle journée de travail. Mais ce fut l’occasion de déguster avec des vignerons passionnés et heureux de partager les secrets de leurs appellations. 34 cuvées, un buffet dînatoire, des vignerons comblés, un très beau moment au Royaume du Gamay.

Domaine des Chers, Juliénas Vieilles Vignes 2020 et Juliénas « Secrets de mon père » 2019

2 cuvées pour débuter avec une appellation qui existe depuis les années 50, une cuvée traditionnelle vieilles vignes et une cuvée un peu private pour une propriété reprise en 2009 et pour qui le capitaine à bord travaille à temps plein depuis 2014. A noter que des vignerons produisent d’autres appellations comme Saint Amour et du Moulin-à-vent. Le secret, ce sont des cuvées parcellaires pour plus de finesse. Le gout de Juliénas se sent, un vrai plaisir à déguster.

Publireportage:

Le Juliénas 2021 est issu d’une petite récolte de 35 hl/ha, Il se caractérise par des fruits noirs, une grande finesse et une structure légère sur la fraîcheur. Un jolie millésime pouvant se garder quelques années.

Entrée : Tartare de Boeuf, Jambon cru (Pata Negra), assiette de charcuterie, salade périgourdine.
Plat : Grillade, Poisson à la plancha, Gigôt d’Agneau, Magret de canard, Côte de Boeuf, andouillette braisée, Paella, Couscous.
Fromage : Comté, Beaufort, Chèvres de Cenves, Brillat Savarin, Délices de Bourgogne, Rocamadour.
Dessert : Fondant au Chocolat, Tarte aux framboises, soupe de fraises, pêche de vignes, salade de fruits rouges.
A carafer 1 à 2 heures avant le service (si possible). 

Château Bonnet, Juliénas Vieilles Vignes 2020

Ces vignes de 60-70 ans sont en cours de passage au bio, de quoi attirer les curieux. Anecdote de choix visible sur le site: Le Juliénas doit son nom à Jules César, venu conquérir le Beaujolais et reparti conquis par le Juliénas, ça ne s’invente pas!

Domaine du Clos du Fief, Juliénas « Le Clos du Fief » 2020

Ce domaine de 2.5 ha avec 5 parcelles 40 ans doit son nom à un lieu-dit. Du vrai Juliénas, les fans apprécieront.

Domaine des Frontières, Juliénas « Cuvée classique » 2020 et Juliénas « Vayolette » 209

Le classique Pierre bleue est reconnu HVE. Là aussi un lieu-dit, parcellaire, exposé sud, aux peut se garder 10 ans. Un juliens typique et savoureux!

Un fauve, tout sur Patrick Dewaere (Editions du Rocher)

Un fauve, tout sur Patrick Dewaere (Editions du Rocher)

A l’occasion du 40ème anniversaire de la mort de Patrick Dewaere, les éditions du Rocher rééditent le roman d’Enguérrand Guépy, Un fauve, qui retrace, par la fiction, la dernière journée de l’acteur. Il sort aujourd’hui !

Enguerrand Guépy a été vraiment bouleversé quand il a appris la mort de Patrick Dewaere, le 16 juillet 1982. Il s’en souvient comme si c’était hier. Pourtant ce n’était pas son frère, ce n’était pas son ami, c’était juste Patrick Dewaere. Un Fauve a vu le jour grâce à Patrick Dewaere, 35 ans après sa mort, et à la grande admiration que lui porte Enguerrand Guépy.

Enguerrand Guépy ne va pas écrire un biopic sur Patrick Dewaere. Pas du tout. Il va raconter les derniers jours de cet acteur hors du commun. Ses tout derniers jours, même ses dernières heures, passés en compagnie de Claude Lelouch. Derniers jours avant le tournage du film sur Cerdan. Patrick Dewaere devait y avoir le premier rôle, celui de Cerdan, bien sûr. Car Patrick Dewaere est un très bon boxeur. Il a arrêté tout produits illicites, drogues, alcool, et consacre ses journées à son entraînement de boxe et au futur tournage du film. Celui-ci va faire de lui la star du siècle, assurément !

L’originalité du livre de Enguerrand, Un Fauve, réside dans le fait qu’il imagine les relations entre Lelouch et Dewaere. Relations entre metteur en scène et acteur. C’est remarquablement écrit car à travers les mots, les ressentis, on retrouve et l’un et l’autre. L’exigence du premier et la fragilité du second. Tout le monde avait mis en garde Lelouch. Il ne devait pas se fier à Dewaere, trop imprévisible. Il peut le planter d’une seconde à l’autre. Mais non, Lelouch adore son acteur et croit en lui. C’est le meilleur, plus naturel que lui, ça n’existe pas. Un regard comme le sien, personne ne le possède. Dewaere est au mieux de sa forme. C’est vraiment la pépite qu’il a enfin découvert. Un fauve !
Tout au long du livre, la personnalité de Dewaere refait surface. Ses doutes sur lui-même, ses remises en question, ses difficultés à s’accepter… Et aussi son immense talent ! La tension monte au fil des pages. On ne le découvre pas, on le ressent, avec émotion.
Même si on connaît tous l’histoire tragique de ce grand acteur, cela ne nous empêche pas d’adhérer totalement au livre d’Enguerrand Guépy, Un Fauve. Cet auteur a ressenti de façon très profonde et très humaine les souffrances de ce grand acteur qu’a été Patrick Dewaere et que personne n’a oublié. Un très bel hommage rendu à un très grand acteur. Justice lui est rendue.

Quelques extraits :
Quand on vit en enfer, la moindre perspective de lumière même minuscule prend des allures de miracle…[…] Etre un homme debout qui peut regarder en face ses démons et ne plus craindre de les affronter. P.64
[…] Tout d’un coup, votre frère vous révèle ce que tout le monde sait et que vous étiez le seul à ne pas savoir. Et vous êtes pire que le roi des cons sur son trône. P.84
[…] Il fait un bras d’honneur au sorcier. Mais sitôt calmé, il entend la petite gêne qu’il a depuis l’enfance ricaner derrière son dos. P.136
Tout à coup, il réalise qu’il a pris un très gros risque. Ne l’a-t-on pas mis en garde contre ce drôle de coco qui a failli étrangler une de ses partenaires, qui crache à la gueule d’un producteur incontournable, qui castagne sans vergogne les misérables folliculaires de la presse caniveau ? p.144

RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS

Date de parution : 18 mai 2022
Auteur : Enguerrand Guépy
Editeur : Editions du Rocher
Prix : 17,90 € (192 pages)

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Un Cairanne blanc Les Travers 2021 à découvrir (prix départ cave: 12 euros)

Ce Cairanne blanc Les Travers 2021 du Domaine Brusset est un vin rond et fruité, sec et souple, charnu en finale, une belle découverte à ne pas manquer.

Un Cairanne majestueux

Assemblé avec les cépages Clairette, Grenache blanc, Roussanne et Viognier, ce vin blanc est une merveille en bouche. A l’œil, il arbore une robe dorée, claire, limpide. Le nez est intense, frais et complexe, floral jacinthe, fruité pomme-agrumes avec une touche estragon et noisette, épicé poivre gris-cannelle-vanille. La bouche est gourmande, minérale et fraîche, longue sur l’amande, saline en finale.
Il se déguste idéalement avec des huîtres, des palourdes et des coquillages, un curry de crevettes, de la sandre au beurre blanc, une sole au citron, un poulet au gingembre et du beaufort. Le vin est distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes. Un beau vin blanc à ne pas manquer.

Publireportage:

Laurent Brusset dirige depuis 2008 ce domaine familial de 70 ha en propriété dans la diversité des grands crus du Rhône sud : Gigondas, Cairanne, Rasteau, Ventoux, Côtes du Rhône. Il présente aujourd’hui un Cairanne blanc, Les Travers 2021. L’appellation Cairanne a été reconnue en février 2016 pour ses rouges et ses blancs (6 % de la production). Cairanne est en outre la seule AOP avec Châteauneuf-du-Pape à imposer une récolte manuelle avec tri sévère. Dans ce domaine familial, depuis 1947, la famille Brusset a su allier au savoir faire, les nouvelles techniques apportées par chaque génération. André Brusset (1910-1999) fondateur de l’exploitation a transmis sa passion à son fils Daniel et son petit-fils Laurent. Deux passionnés, deux expériences qui font du Domaine Brusset une rareté où la complémentarité de deux générations donne les meilleurs résultats, dans le respect des traditions. De nombreux cépages nobles y sont cultivés. Pour les vins rouges et rosés : Grenache, Syrah, Mourvèdre, Cinsault et Carignan. Grenache blanche, Viognier, Roussanne, Clairette pour nos vins blancs. Les célèbres vins rouges du domaine représentent 90 % de la production.

Une belle dégustation avec le Château de Lastours 2017 rouge AOP Corbière

Voici un vin rouge qui va ravir vos papilles. Le Château de Lastours 2017 AOP Corbière est une vraie belle surprise à ne pas manquer! Un vin rouge à prix plutôt abordable et avec toutes les qualités attendues d’un AOP Corbière, rien de moins, c’est parti pour la dégustation.

Un vin rouge idéal pour l’été

Subtil assemblage des cépages Syrah, Grenache et Carignan, ce vin rouge a tout pour plaire. A l’oeil, il arbore une belle robe rubis profond. Son nez est complexe et droit, fumé et mûr, floral violette, fruité cassis-mûre-framboise, épices douces (muscade) avec une touche de cacao. La bouche est complexe et racée, minérale, ample, fraîche et fondue, fruits noirs mûrs, avec des tanins soyeux et une jolie longueur sur la fève de cacao et le clou de girofle.Le vin se déguste idéalement avec de la terrine de légumes et tapenade, un carré d’agneau aux herbes, une côte de bœuf, du canard laqué ou de la cuisine méditerranéenne à base d’huile d’olive (rôti de porc au laurier).
Proposé au prix ttc départ Château de 15,00 euros, c’est une merveille à découvrir!

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Le Château de Lastours est un domaine vallonné de + de 850 hectares dont une centaine d’hectares de vignes et 10 hectares d’oliviers ancré dans le terroir des Corbières maritimes, à 300 m d’altitude et à 10 km de la mer Méditerranée.Certifié en agriculture biologique depuis 2020, c’est l’un des précurseurs en Languedoc.L’adéquation parfaite entre les cépages typiques du terroir languedocien (Syrah, Carignan, Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Vermentino et Roussanne) et les sols, alliée à une sélection parcellaire rigoureuse, permet d’obtenir des vins de style, expressifs, à la forte personnalité.Le Château produit trois gammes de vins en appellation Corbières en blanc et rouge et deux Languedoc rosé, ainsi qu’Optimus de Lastours 2019, sans soufre ajouté en Vin de France.

Enquêtes en vacances, 12 énigmes, 20 suspects… A toi de jouer (Père Castor)

Enquêtes en vacances, 12 énigmes, 20 suspects… A toi de jouer (Père Castor)

Les grandes vacances approchent. Et elles sont longues ! Alors pour occuper intelligemment vos enfants, les éditions du Père Castor vous proposent un album intelligent : Enquêtes en vacances, 12 énigmes, 20 suspects… A toi de jouer.

Chaque double page raconte une histoire. Il y a une victime et un coupable. Il faut trouver le coupable.

Pour cela, chaque personnage est représenté par une figurine à monter soi-même, en carton épais. Et le lecteur va procéder par éliminations. Quelques indices sont donnés au milieu de la double page.

C’est aussi un jeu d’observation. Des petits détails vont aider le joueur à trouver le coupable. Et si jamais il n’y arrive pas, la solution est donnée en dernière page, avec les explications.

Les illustrations sont rigolotes avec de nombreux détails. Mais franchement, ce n’est pas évident de trouver !

L’important n’est pas d’avoir trouvé le bon coupable, mais de s’amuser !
Enquêtes en vacances, 12 énigmes, 20 suspects… A toi de jouer, une chouette façon d’occuper les enfants cet été !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2022

Editeur : Flammarion jeunesse
Prix : 12 €

Marcia Higelin dévoile son 1er EP Prince de plomb, sortie le 13 mai 2022

Marcia Higelin a de qui tenir comme le prouve son 1er Ep Prince de Plomb. L’alliage d’une voix hors du commun et d’un charisme familial indéniable ajoute un piment assez fascinant. Les gènes sont là, le talent aussi.

Une vraie révélation

La généalogie ne ment pas. Marcia Higelin est la fille d’Arthur H et donc la petite fille de Jacques Higelin. Il faut croire que c’était écrit et en plus elle affiche une vraie identité. Son premier EP comporte 6 titres qui dévoilent une vraie force de caractère. Sa voix additionnée d’un piano, de quelques cordes et d’un chœur fait des merveilles, mélange de vitupération et d’éructation. Sa personnalité ressort dans les chansons, avec des références à sa solitude, sa tempête intime et sa colère. Prince de Plomb montre l’indépendance forcenée de Marcia Higelin pour trouver son style et creuser son sillon. Mélopée d’Infortune, Dragon, Tigre, ou Loup et Les Larmes du Crocodile sont de véritables manifestes musicaux aux résonnances faites de cicatrices à vif, l’émotion se ressent au fil des chansons. Compositrice et auteure, Marcia Higelin multiplie les casquettes et dirige son projet personnel d’album Le clip de Prince de Saba est un vrai concept, avec cette voix qui attire l’attention et met KO. Envolées lyriques dans les aigus et graves profonds aboutissent à un mélange harmonieux qui enjolive l’univers musical. Entre traits mélancoliques et énergie musclée, la chanteuse parvient à trouver sa voix. Avec sa vie basée entre Paris et Dakar, elle est habituée au métissage musical, avec des influences entre pop, soul et chanson alternative avec un résultat à découvrir pour se lancer dans un nouvel univers musical.

Ce EP est une vraie découverte, avec un univers qui ne ressemble à pas grand chose d’existant. La chanteuse affirme sa volonté de mener sa barque, même à travers les tempêtes. Un Ep à écouter absolument!

Des âmes en crise sous le regard affûté de Julie Duclos

Des âmes en crise sous le regard affûté de Julie Duclos
© Simon Gosselin

Des âmes en crise sous le regard affûté de Julie Duclos

Lars Norén est un des dramaturges suédois les plus radicaux de la seconde moitié du XXè siècle. Considéré comme le digne successeur de Strindberg ou Bergman, il ne cesse de creuser au cœur des angoisses existentielles et relationnelles pour en décortiquer les ressorts psychologiques et intimes.

Kliniken est un texte sur la folie. Composé de brides de conversation de patients d’une unité psychiatrique dont la parole compulsive, impulsive, fragmentée, de chacun des personnages, permet de se soustraire au temps présent et faire advenir une vérité.

Un monde intranquille 

La pièce met en scène des personnages qui occupent le temps comme ils le peuvent. On les observe aller et venir, discuter, et affronter le quotidien d’une journée ordinaire. Présent avec eux, un animateur infirmier va et vient.

Ils nous livrent des récits décousus porteurs de blessures et de résurgences de souvenirs enfouis mais aussi un regard critique sur le monde, aux prises avec une souffrance tue, des vagues d’agressivité, des sursauts de combativité, une ironie salvatrice et une humanité à fleur de peau.

Les mots se font alors les catalyseurs des humeurs, des peurs, d’une violence contenue, des angoisses, des transgressions, du jeu de soumission et de domination des personnages.

L’écriture féroce et incisive de Lars Norén dévoile autant qu’elle ne dissimule. Elle cristallise par delà l’enfermement intérieur et l’errance, les rapports de force entre les protagonistes et leur intanquillité, propices à une introspection plurielle, rebelle et intime.

Pièce très noire mais non sans humour car si le texte révèle des parcours de vie avec son lot d’échecs, de chagrins, de destins brisés et de désirs inaccomplis, il imprime aussi à travers cette libération de la parole, un acte de résistance et une volonté commune de faire bloc.

Dans sa mise en scène inventive et un décor clinique mais lumineux, qui offre une ouverture sur l’extérieur avec son possible échappatoire, Julie Duclos creuse, à bonne distance, cet embrasement méditatif et sensitif avec ses turbulences, ses débordements et ses ruptures qui lui permettent de fragmenter l’espace de perdition avec de la vidéo révélant ses coulisses, d’introspection, où se créent alors un autre rapport au monde : sensible et onirique.

Dans une traversée aussi chorale que sensorielle, le jeu s’imprègne de la progression dramatique et déconstruite de la langue du dramaturge servi par des comédiens magnifiques. Bravo !

Dates : du 10 au 26 mai 2022 – Lieu : Odéon – Théâtre de l’Europe  (Paris)
Metteur en scène : Julie Duclos

Marcial Di Fonzo Bo l’acteur monstre fait revivre Richard III

Marcial Di Fonzo Bo l'acteur monstre fait revivre Richard III
Gloucester time matériau / DR

La recréation du Richard III, mis en scène par Matthias Langhoff en 1995 à l’initiative d’une partie de l’équipe initiale, est un événement à plus d’un titre. La pièce conserve le décor d’origine : un plateau mouvant, incliné, auquel s’accrochent pont-levis et escaliers. Sur ces planches branlantes, manipulées à vue par des poulies poussives, pas moins de cinquante personnages gravitent autour du jeune Richard : reines, courtisans, guerriers, traîtres.

Marcial Di Fonzo Bo qui s’y révélait ce roi en prise directe avec le mal, reprend le rôle et la mise en scène avec Frédérique Loliée. Une récréation à saluer qui permet aux jeunes générations de découvrir un spectacle de référence et à de jeunes acteurs d’y participer.

Le plateau qui s’apparente à une machine de guerre est aussi une machine à jouer, périlleusement et furieusement arpentée. Car le monde est un théâtre et, plus encore que Richard, c’est un monde qui boite et témoigne de sa fureur comme de sa folie. Sa propension au chaos et à l’inhumanité est à l’œuvre 3 heures durant sans aucun répit pour une pièce culte et collector.

Richard III est une pièce de jeunesse. Elle consacre la figure emblématique d’un roi maudit meurtri par l’absence d’amour et une solitude abyssale qui font naître chez lui un profond sentiment d’exclusion et d’humiliation.

Shakespeare à travers cette fresque démoniaque traite de la question du pouvoir et de son ascension aux prises avec des stratégies de séduction et de manipulation. Où le prétendant pour accéder au trône devient la figure du mal absolu, au service d’une ambition machiavélique et sanglante, qui interroge également la force rhétorique du langage et de sa machination, capables d’asseoir un dessein.

Une pièce monstre

Mais la pièce déploie aussi la tragédie d’un homme manipulateur et solitaire qui utilise sa rancœur comme une arme et se sert du ressentiment des êtres qui l’entourent pour alimenter sa propre perversité.

Et dans cette fuite en avant se lit aussi l’imaginaire déjà grotesque de Shakespeare et son goût pour une théâtralité exacerbée. Car Richard use de tous les artifices du théâtre à l’instar de la mise en scène et de son acteur-roi : séduction, manipulation, composition, imprécation, masque et fait de sa conquête du pouvoir un enjeu exaltant, indomptable, divertissant et une démonstration implacable, sarcastique et ravageuse de la radicalité humaine cachée en tout homme.

Dès son entrée en scène, le comédien fait sensation fort d’une aisance et d’un timbre qui font circuler le verbe, offrant en même temps un visage grimaçant ou souriant.

La Famille d’York vient de conquérir le royaume d’Angleterre. Henri VI a été tué, Edouard IV règne. Son frère, Richard de Gloucester, monstre difforme et mal aimé supporte mal cette paix qui s’installe. il en sera donc le trouble-fête vénéneux et tragique. Il entame une sanguinaire marche au trône en faisant assassiner son frère Clarence, puis, son autre frère, le roi lui-même.

Dès lors, plus rien ne l’arrêtera pour se débarrasser de tous les gêneurs – ennemis comme amis -, avec beaucoup de facilité, là où l’ horreur de Richard III n’est pas Richard, mais le résultat d’un processus collectif qui prend aussi ses racines dans sa lignée déjà fratricide.

La mise en scène d’une lisibilité et d’une intelligence parfaites – joue à merveille la carte Shakespearienne avec ses différents degrés de théâtralité qui oscillent entre réalité et fiction, tragédie et bouffonnerie, focalisant des scènes aussi visuelles que puissantes. Le tout porté par une direction d’acteurs exceptionnels.

Dans le pur esprit brechtien dont Matthias Langhoff est l’héritier, il déroule la tragédie selon une lecture à la fois brute et distanciée.

La troupe de jeunes acteurs emmenée par l’incroyable Marcial Di Fonzo Bo passe de rôles en rôles et insuffle à la représentation une énergie enivrante. La réappropriation du texte, du sens et de la langue ainsi que le déplacement des corps toujours en alerte, font de ce Richard III une figure intemporelle.

A partir d’une aire de jeu transformée en arène à ciel ouvert propre au théâtre élisabéthain, à l’abri d’un plateau incliné, un décor baroque et un mélange des époques, elle est un écrin fulgurant et tonitruant à ce théâtre de bruit, de sang et de fureur. Bravo !

Dates : du 12 au 15 mai 2022 – Lieu : La Villette (Paris)
Mise en scène : Matthias Langhoff

Golden Gone, le 1er EP de Romy Ryan James est disponible avec 4 titres enjôleurs

Après les singles It’s over et Fisherman chroniqués sur Publik’Art, la chanteuse Romy Ryan James dévoile son premier EP Golden Gone, avec en plus le titre dansant Only Sun et la ballade mélancolique Dance in the Wind. 4 titres qui font découvrir un univers entre rêverie et aspirations poétiques.

Une belle confirmation

Pour tous ceux qui ne se sont jamais vraiment remis de l’onirisme romantique de It’s Over et de la mélancolie de Fisherman, les 2 nouveaux titres présents dans Golden Gone représentent une belle surprise. L’artiste touche-à-tout fait son trou et confirme les espoirs placés en elle. Après les singles, c’est l’heure du premier EP pour la chanteuse qui se fait connaitre depuis au moins 2021. Pas un début pour elle mais plutôt un aboutissement, une marche décisive aussi vers une notoriété plus grande et méritée. Golden Gone est disponible sur les plateformes, Deezer en ce qui me concerne, pour une écoute réjouissante. Elle n’imite pas et évolue dans un univers bien particulier, les références existent mais dans des voies nouvelles qui défrichent plus qu’elles ne ressassent. Le Trip Hop de It’s over accompagne la balade joyeuse Only Sun qui rappelle Lily Allen à la sauce jazzy. De vrais instruments brodent des mélodies sur lesquelles la voix se pose sans aucun mal. Pour rappel, artiste multidisciplinaire passée par le dessin, la photo, le cinéma, la musique et la mode de seconde main, Romy a commencé par une formation en Arts Appliqués à l’Ecole Estienne, puis par un Master en Cinéma à Paris 3 où elle écrit, réalise et produit son premier moyen-métrage Les Femmes d’une Nuit d’Automne, dont elle fait également le cadre et la post-production pour des sélections dans divers festivals étrangers.

C’est le moment du décollage pour Romy Ryan James avec un EP révélateur d’un vrai savoir-faire développé depuis de nombreuses années. Il est temps maintenant d’attendre une prochaine performance live pour retrouver la voix angélique de la chanteuse.

Le retour théâtral et triomphal de Mats EK à Garnier

Le retour théâtral et triomphal de Mats EK à Garnier
© Ann Ray

Le retour théâtral et triomphal de Mats EK à Garnier

Danseur et chorégraphe suédois, Mats Ek a commencé sa carrière comme metteur en scène de théâtre et n’a opté pour la danse qu’en 1973, lors de son entrée dans le Ballet Cullberg dont il sera le directeur artistique de 1985 à 1993. Il y signera une trentaine de chorégraphies, toutes innovantes.

Ses lectures provocantes de Giselle (1982), du Lac des Cygnes (1987), de La Belle au Bois dormant (1996) ou de Carmen (2002) ont fait sa célébrité. De retour au théâtre dans les années 1990, Mats Ek y fera danser les acteurs. Il travaillera également pour la télévision (La Vieille et la Porte, en 1991, un film ayant sa mère pour interprète).

Sa danse physique et expressive non dépourvue d’humour, s’imprègne de toute la dimension intime, charnelle, guerrière, jusqu’auboutiste de l’héroïne de Bizet, qui voit les corps exacerber l’urgence fiévreuse, la provocation et la liberté.

La Carmen de Mats Ek est une femme sulfureuse et dominatrice qui brûle d’un désir ardent et d’une combattivité émancipatrice, comme le symbolise la longue traîne rouge de la danseuse, étendard de tous les combats et de toutes les victoires. Le chef d’œuvre de Bizet se charge alors d’une dimension guerrière et passionnelle, violente et triviale, empreint d’une tension dramatique.

Une danse sensorielle

Après l’entracte, on découvre sur la Sonate en si mineur pour piano de Liszt, Another place, un pas de deux. Il met en scène un homme et une femme jeunes, vêtus d’habits de ville, qui se cherchent sans jamais se trouver. Et explore sans relâche l’histoire d’un couple emporté par l’usure du quotidien aux prises entre l’évitement, la fuite et un rapprochement irréconciliable. Une alternance de mouvements entre impulsion et rupture qui déploie dans une veine théâtrale facétieuse si propre au chorégraphe, des sauts vifs et des cambrures franches, dans une dialogue aussi intime qu’irrésolu.

Sans transition le programme se poursuit avec l’arrivée d’une vingtaine de danseurs sur scène juste avant la première note du Boléro, qui font bloc face à un homme avec un seau d’eau dont il verse le contenu dans une baignoire, répétant ainsi son geste inlassablement. Tout autour de lui, des individus travaillent, se battent, tombent, aiment : l’humanité se donne à voir. Par deux, par trois, par cinq ou même en solo, les 20 danseurs, en combinaison unisexes anthracite à capuche faussement uniforme, entrent et sortent en groupes plus ou moins grands, seuls ou en duo, au rythme des entrées instrumentales, du thème et du contre-thème, tandis que, le vieil homme poursuit inexorablement son parcours et son geste immuable de remplissage.

Dans un mouvement parfaitement réglé, la chorégraphie suit le lent crescendo de la musique et son effet d’entrainement hypnotique. Le groupe focalise au rythme de la partition entre répétition et altération, l’instant fatidique et libérateur où le vieil homme se jette dans le bain pour un effet aussi saisissant que salvateur. Bravo !

Dates : du 7 mai au 5 juin 2022 – Lieu : Palais Garnier (Paris)
Chorégraphe : Mats EK

Quand la belle se réveillera, un roman de Janine Boissard (Fayard)

Quand la belle se réveillera, un roman de Janine Boissard (Fayard)

Avant de parler du roman, Quand la belle se réveillera, Publik’Art tient à vous faire découvrir l’auteure Janine Boissard. Bien sûr, vous serez nombreux à la connaître et même nombreux à l’avoir déjà lue !

Janine Boissard est née en 1932 ! Elle a donc 90 ans ! Rien que pour ça, on devait lui rendre hommage ! Mais quand on la lit, on ne peut pas imaginer une dame âgée comme auteur ! D’ailleurs, Janine Boissard si elle reste très populaire,  reste aussi éternellement jeune !
Quand la belle se réveillera est un roman très agréable à lire. Un roman parfait pour des vacances ! Un thriller comme on l’aime : avec du suspens, mais supportable !

L’histoire se passe dans le Jura, autour du superbe lac de Saint-Point ! Une région magnifique !

Alma se réveille un matin, comme droguée, vaseuse et dans un drôle d’endroit. Très vite elle s’aperçoit qu’elle est dans une étable, et en plus enchainée ! Elle ne comprend pas comment cela est possible. Elle ne se connait aucun ennemi !

Elle va découvrir son bourreau jour après jour. Et apprendre à le connaître, puis à le comprendre. Et même à s’attacher à lui. Mais qui pourrait comprendre les sentiments contradictoires qui habitent Alma ?

Quand vous commencerez Quand la belle se réveillera, nul doute que vous n’aurez qu’une envie : en connaître la fin ! Et féliciter l’auteure de ce bon moment de récréation qu’elle nous offre encore !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2022
Auteur : Janine Boissard
Editeur : Fayard
Prix : 19 €

Les vins gris des Coteaux du Vendômois

C’est toujours un plaisir de recevoir des échantillons des vins du Vendômois pour dégustation. Les Coteaux du Vendômois ont adressé cette fois-ci des vins gris 100% AOP Pineau d’Aunis avec comme toujours la sensation de découvrir un secret bien gardé. Le rapport qualité/prix est incroyable, une bonne occasion pour vous de tenter l’aventure!

Charles Jumert Gris Vieilles Vignes d’Aunis 2021 – AOC Coteaux du Vendômois

Composé exclusivement de Cépage 100 % Pineau d’Aunis, ce vin gris se définit à l’œil avec une belle robe or pâle aux nuances argentées. Le nez recèle des arômes de fruits à chair blanche pomme-poire-coing, citron, poivre blanc. La bouche est très fraîche, minérale, fruitée, épicée et longue. Le vin se marie parfaitement avec des fruits de mer, un carpaccio de bœuf, des crevettes sautées aux épices ou un filet de cabillaud rôti aux herbes. Distribué en vente directe ou chez les cavistes, son prix TTC départ cave est de seulement 5,50 euros. Une très belle opportunité à ne pas laisser passer!

Les Vignerons du Vendômois, Le Cocagne 2021 – AOC Coteaux du Vendômois

Composé de Cépage 100 % Pineau d’Aunis, le vins e distingue à l’œil par sa belle robe rose saumon et brillante. Le nez est complexe, floral rose fanée, fruité petits fruits rouges mûrs fraise-groseille, agrumes (cédrat) et melon, finement épicé avec une pointe de cannelle. La bouche est assez ample et fraîche, à la fois ronde et tendue, vive, gourmande, épicée, longue sur la groseille. Le vin accompagne idéalement une salade pamplemousse-avocat, des crevettes, une sole grillée au citron ou un poulet à l’estragon. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix TTC cavistes s’élève à 7,00 euros, une somme très abordable au vu de la qualité du vin!

Publireportage:

Ces vins entre dans l’AOP Coteaux du Vendômois qui s’étire sur 28 communes entre Vendôme et Montoire, le long du Loir avec des spécificités liées à des microclimats favorables pour une vigne plantée sur des coteaux exposés au sud. Les sols argileux à silex et les petits silex affleurent en surface et drainent, accumulent la température le jour pour la restitue la nuit. L’appellation se décline en rouge, en blanc et en Gris. Les Gris sont composés à 100% de cépage Pineau d’Aunis, cépage emblématique de l’appellation, et son nom est lié à un lieu-dit « Aunis » à Dampierre, près de Saumur. 

Martine au château de Versailles, une nouvelle aventure de Martine (Casterman)

Martine au château de Versailles, une nouvelle aventure de Martine (Casterman)

Les Editions Casterman nous avaient déjà gâtés avec Martine au Louvre, et voilà qu’aujourd’hui sort un nouvel album de Martine : Martine au château de Versailles.

C’est encore une jolie façon de nous faire découvrir un lieu emblématique : le château de Versailles, avec ses magnifiques jardins, sa galerie des Glaces, ses sculptures, la chambre du Roi Louis XIV et de la reine Marie-Antoinette, sa galerie des Batailles, son domaine de Trianon…

Martine et ses amis s’amusent au théâtre, et aussi au bal du soir. Ils profitent au maximum du château du Roi-Soleil avec une course au trésor, une pièce de théâtre et même un bal…

Les deux dernières pages de l’album sont consacrées à l’Histoire du château de Versailles, avec des vrais détails sur Louis XIV, sur la galerie des Glaces, les jardins et Marie-Antoinette. Une vraie leçon d’Histoire !

Publik’Art a beaucoup apprécié qu’à travers l’album de Martine, les jeunes lecteurs découvrent des lieux emblématiques de l’Histoire de la France.

Martine au château de Versailles est un album intelligent tout en étant rigolo ! Une collection à suivre encore et encore ! Et à offrir !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2022

Editeur : Casterman
Prix : 6,95 €

Jazz out of norway, une compilation précieuse de variations jazz venues du Nord

C’est déjà la dixième édition de la compilation Jazz Out Of Norway, preuve de la richesse et la modernité d’une scène jazz norvégienne trop mal connue chez nous. Des labels comme ECM à Jazzland, ODIN ou Rune Grammophone ont réuni des extraites révélateurs de la scène jazz norvégienne pour tendre l’oreille et se convaincre de leur virtuosité.

Une compile enivrante

On retrouve sur cette sélection tous les courants jazz actuels, de l’avant-garde, des musiques orchestrales, des musiques expérimentales, du jazz vocal et du jazz rock. Le public local est nombreux et en redemande. On peut déceler pas très loin les influences des musiques traditionnelles pour des crossovers savoureux. Pas de mystère, il a fallu le soutien résolu de politiques publiques allié à un système pédagogique ouvert pour permettre une telle profusion de talents, comme le prouvent les extraits de concerts trouvés sur Youtube.
Les artistes se nomment Harald Lassen, Strings & Timpan, Kjetil Muledid ou Marthe Lea Band, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça dépote! La compilation regroupe 30 extraits où les musiciens rivalisent de prouesses et livrent une musique à la vraie créativité. Bonne nouvelle, il est possible de trouver la compilation Jazz Out Of Norway sur Spotify ou sur le site officiel. Vu la densité de population en Norvège, trouver autant de musiciens affirmés et virtuoses tient du prodige. La diversité des styles et l’ouverture aux courants donnent un bel aperçu d’une scène jazz parmi les plus actives du monde.

Le Norvège, pays secret et mystérieux qui cultive aussi jalousement que consciencieusement son retrait du monde n’est pas à une surprise près, comme le prouve cette compilation. Ce sont de vrais trésors de jazz à découvrir, avec des risques, des prouesses et une confirmation. Il n’y a pas que le saumon qui puisse être norvégien, le jazz aussi, la preuve!

[Comics] Ed Gein, autopsie glaçante d’un tueur en série par Harold Schechter et Eric Powell (Delcourt)

[Comics] Ed Gein, autopsie glaçante d’un tueur en série par Harold Schechter et Eric Powell (Delcourt)

Qui ne se souvient pas ou n’a jamais entendu parler des films d’horreur Psychose, Massacre à la tronçonneuse ou encore Le Silence des Agneaux ? Source d’inspiration de ces films cultes, le tueur en série Ed. Gein autrement surnommé le « Boucher du Wisconsin » est ici disséqué par un duo de choc : Harold Schechter au scénario et Eric Powell (The Goon…). 

Livre choc, Ed Gein, Autopsie d’un tueur en série glace le sang. Grâce à un énorme travail des auteurs, de qualité journalistique, on se plonge dans la vie effroyable de ce monstre élevé par une mère tyrannique, mystique et malsaine.

Ed Gein développera toutes sortes d’obsessions, en particulier pour les cadavres, commençant par profaner les sépultures pour assouvir des délires sexuels ultra dérangeants… avant de s’en prendre aux vivants. Une descente aux enfers dans l’intimité d’une être monstrueux qui nous glace le sang.

L’album est d’une grande maitrise narrative et journalistique, multipliant les détails horriblement sordides mais en restituant un contexte étoffé à ce parcours macabre. On en apprend beaucoup sur l’environnement d’Ed Gein, la manière dont il a grandi et dont il a vécu après la mort de sa mère qu’il adulait par dessus tout. Le dessin de Powell est outrageusement brillant, comme à son habitude. Son trait est ultra-expressif et donne littéralement vie à ses personnages. 

Un album à lire à condition d’avoir l’estomac bien accroché  !

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Il a inspiré de nombreux personnages de cinéma comme Norman Bates dans Psychose. Harold Schechter et Eric Powell nous proposent cette BioBD d’Ed Gein, l’un des plus terrifiants tueurs en série américains.
Ce récit révèle la véritable histoire d’un malade mental sous l’emprise d’une mère bigote et abusive. Cette biographie factuelle d’Ed Gein se focalise sur son enfance et sa vie de famille malheureuses, et sur la façon dont elles ont façonné sa psyché. Il explore aussi le choc collectif qui entoura l’affaire et la prise de conscience que les tueurs peuvent être des citoyens ordinaires.

Date de parution : le 13 avril 2022
Auteurs
: Harold Schechter (scénario) Eric Powell (dessin)
Genre : horreur
Editeur : Delcourt
Prix : 24,95 € (288 pages)
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Ma maman à moi, chez CasterMini, Les histoires des tout-petits (Casterman)

Ma maman à moi, chez CasterMini, Les histoires des tout-petits (Casterman)

Les Editions Casterman sortent une nouvelle collection destinée aux tout-petits : CasterMini, Les histoires des tout-petits. Ce sont des petits livres souples, joliment dessinés, faciles à manipuler pour les tout-petits. Trois titres sortent en librairie aujourd’hui :
Ma maman à moi est un joli petit album aux coins arrondis. Ma maman est à la fois une maman-chat, une maman pieuvre, une maman-canard, une maman-oiseau… Elle peut tout faire ma maman à moi ! Car c’est ma maman à moi !

Mon papa à moi a des pouvoirs magiques. Il sent toujours ce qui me ferait plaisir. Et il sent bon le café, ou les petits plats mijotés, ou même la sueur. Mon papa sent surtout bon le papa !

AbracacaBra est l’histoire d’un petit cochonnet, un peu magicien. Au revoir la couche et bonjour le pot ! Enfin, presque !

CasterMini, les premiers albums pour tout-petits : une collection à suivre, assurément !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2022

Editeur : Casterman
Prix : 5,95 €

Un beau film sur le Maroc contemporain avec Les femmes du pavillon J, sortie le 11 mai

Comme son nom l’indique, Les Femmes du Pavillon J met le focus sur la condition féminine dans le Maroc d’aujourd’hui. A travers les parcours compliqués de 3 personnages féminins réunis dans la même chambre d’un hôpital psychiatrique de Casablanca, le réalisateur Mohamed Natif brosse le portrait d’une société aux règles archaïques intangibles.

Un long chemin pour les femmes d’aujourd’hui

Les 3 héroïnes du film ont chacune leur histoire, marquée pas les difficultés d’être une femme dans la société marocaine. Une maman au deuil impossible, une épouse trahie et une jeune femme victime d’inceste trouvent dans leurs collègues de chambre un réconfort qu’elles ne sont pas parvenu à trouver en dehors de l’institution médicale. Elles discutent, partagent le poids qui leur pèse pour essayer de se reconstruire. Leur parcours commun est d’autant plus facilité qu’une infirmière les prend en affection et organise des virées nocturnes en cachette et à l’encontre complet du règlement strict de l’hôpital. Ensemble, les 4 solitudes vont trouver du réconfort pour sortir du tunnel obscur de leur vie. Le film souligne le courage dont a besoin la plupart des femmes pour affronter les postulats patriarcaux de la société et se libérer des contraintes et le soumission muette. Le film enchaine les paroles de femmes et les récits d’existences marquées par le mensonge et les non-dits. Le réalisateur Mohamed Nadif a d’abord officié au théâtre en tant que comédien et metteur en scène, puis a rejoint le cinéma, y exerçant comme acteur dans de nombreux films avant de passer à la réalisation. Lauréat de l’Institut Supérieur d’Art Dramatique (ISADAC – interprétation), il a parachevé sa formation à l’Université Paris-X et y a obtenu un diplôme d’Etudes Approfondies en théâtre et arts du spectacle. Il a écrit et réalisé trois courts métrages : « La jeune femme et l’ascenseur » (2005), « La jeune femme et l’Instit » (2007) et la « Jeune femme et l’école » (2009). Les Femmes du Pavillon J est son second long-métrage, après Andalousie, mon amour! sorti en 2012. Il montre ici le destin de 3 femmes provenant de milieux différents et partageant la même chambre.

Les femmes du pavillon J est un vrai film de femmes qui refusent de se soumettre à des formatages contre-nature. Enfermées parce qu’elles luttent contre les règles archaïques prônées par leurs familles et la société, elles refusent de baisser le bras. Le film sort le 11 mai au cinéma pour une belle ode à la liberté.

Synopsis: Trois patientes et une infirmière d’un pavillon psychiatrique de Casablanca confrontent leurs souffrances et développent une amitié forte, échappant à elles-mêmes en de salutaires virées nocturnes qui les ramènent peu à peu à la vie. Une amitié forte se tisse entre ces femmes qui vont tout faire pour sortir de leur enfermement personnel et se viennent mutuellement en aide par tous les moyens possibles.

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