[BD] Dans le Ventre du Dragon, tomes 1 et 2 (Glénat)
Les premières pages parcourues Dans le Ventre du Dragon laissent d’abord à penser que nous sommes en présence d’un récit plutôt classique d’aficionados de l’animal fantastique, où pouvoirs surnaturels et aventure sont évidemment convoqués pour le bien de tous. Mais là où ces deux premiers albums font très forts, c’est justement dans sa capacité à revisiter ce récit de genre à grand renfort d’une créativité débordante.
Dans le ventre du Dragon parvient à surprendre avec beaucoup d’efficacité le lecteur qui se retrouver embarqué dans une aventure aux tenants et aboutissants finalement assez élaborés, qui laissent place à une pléiade de personnages secondaires très bien distribués. Le scénario signé Mathieu Gabella est ainsi très riche et inventif : il nous plonge au coeur du ventre du plus gros Dragon, où vivent au sein de véritables cités, de nombreuses âmes échouées. Là, les intrigues vont prendre tout leur relief pour notre plus grand bonheur.
Servi par le dessin flamboyant et tout en finesse de Christophe SwalDans le Ventre du Dragon est une franche réussite qui ne manquera de provoquer beaucoup de plaisir à sa lecture ! Vivement la suite.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Les secrets des dragons ont été oubliés… Parvenu à entrer dans les entrailles du plus gros dragon que la terre ait jamais porté, Phyl, Xiu et Udo sont confrontés aux Salamandres, les hommes avalés et transformés pour résister à la chaleur et servir le Grand Dragon. Pour mener à bien leur mission, ils doivent circuler à travers les organes pour atteindre le coeur du Grand Dragon. Ils découvrent une ville, des dragons et… leur histoire respective. Mais ils découvrent surtout Le Grand Oeuvre! Est-ce là le grand secret alchimique?!Dans le Ventre du Dragon propose une relecture originale du mythe de ces fascinantes créatures ailées construit autour de la thématique de la transmission familiale. Mathieu Gabella et Christophe Swal jouent avec les codes et les histoires de dragons pour nous délivrer un récit aussi documenté qu’épique et mystérieux.
Date de parution : le 11 mai 2022 Auteurs : Mathieu Gabella (Scénario), Christophe Swal (Dessin) Simon Champelovier (Couleurs) Genre : fantastique
Editeur : Glénat Prix : 14,50 € (46 pages) Acheter sur : BDFugue
« Nosztalgia Express », le voyage psychédélique et enlevé de Marc Lainé
Marc Lainé continue de jouer avec les récits archétypiques de la culture populaire dans une enquête haute en couleur et des décors d’inspiration sixties de toute beauté en s’amusant, cette fois, à mélanger les genres. Avec sa galerie de personnages décalés, « Nosztalgia Express » oscille entre le roman d’espionnage et la comédie musicale pop, et fait entrer en collusion fiction intime et grande histoire.
Au fil d’une intrigue qui se joue de Paris à Budapest entre 1956 et 1968, au moment où l’utopie communiste se fissure, la pièce déploie un scénario gigogne dans lequel présent, flash-backs, faits historiques et fantasmes s’entrechoquent sur fond de mélodrame à rebondissements et comédie loufoque.
Il faut un peu de temps pour s’immerger dans cet univers baroque, parfois appuyé, qui souligne l’extravagance des situations et leur décalage mais où les personnages au fil du show gagnent en épaisseur et nous accrochent à cette histoire pour ne pas nous lâcher.
Une mise en scène enlevée
1956 : Daniel Valentin et sa mère prennent un train en direction de Strasbourg. Cette ville n’est qu’une étape vers une destination plus lointaine, dont l’enfant de neuf ans ignore le nom. Après un dialogue avec un autre passager, Simone Valentin fait descendre son fils sur le quai de la gare et disparaît définitivement. 1967 : chanteur de variété à succès, « Danny » Valentin est en proie à une infinie mélancolie qui l’empêche de créer. Pour y remédier, son imprésario engage un détective privé. Débute une enquête à l’esthétique psychédélique propulsant Danny et ses proches en Hongrie sur les traces de sa mère.
Entrecroisant quête d’identité, fiction politique, espionnage, drame, farce, dans une fluidité parfaite, cette épopée qui se décline en plusieurs tableaux : studio d’enregistrement, train, chambre d’hôtel, salle de spectacle, affirme les qualités d’auteur de Marc Lainé et sa maîtrise esthétique pour créer des ambiances et un espace temps fluctuant, en les inscrivant en symbiose avec la narration et ses turbulences liées à une introspection intime mais aussi au destin d’une nation.
Des rideaux psychédéliques aux motifs en forme de vague en passant par des costumes chamarrés ultra seventies à l’instar des décors, des images d’archives, sans oublier les lumières très travaillées et dorées, sur une musique pop aux accents mélancoliques, tels sont les ingrédients d’une mise en scène enlevée au service d’une fiction plurielle dont l’expression esthétique renvoie aussi à la complexité de la psyché humaine du personnage principal et aux soubresauts du monde, aux prises entre utopies et réalités.
Les comédiens et comédiennes jouent et chantent sur les compositions d’Émile Sornin alias Forever Pavot, comme à la grande époque de Jacques Demy. François Sauveur en oreille de Moscou est irrésistible tandis que Thomas Gonzalez dans le rôle de l’impresario, est d’une énergie fantasque à la mesure de ses coups de sang et de son costume violet à rayures blanches qui lui sied à merveille !
Pour beaucoup, le groupe Paris Combo était avant tout la chanteuse Belle du Berry, tragiquement disparue à l’été 2020 des suites d’une longue maladie à 54 ans. Marquée par l’univers du cabaret swing et de la chanson française, elle avait porté Paris Combo sous le feu des projecteurs en 2011 avec le titre Living Room. Après une centaine de chansons composées et des voyages partout dans le monde, le groupe continue l’aventure avec le nouvel album Quesaco?
Pas de fin pour Paris Combo
25 ans d’aventure commune semblent résumées dans cet album où les musiciens acceptent de continuer l’aventure et de rendre hommage à la Belle disparue. La preuve avec ce 7ème album, 4 ans après le dernier Tako Tsubo. Belle du Berry, le pianiste et trompettiste David Lewis, le guitariste Potzi et le batteur François Jeannin sont rejoints par Benoit Dunoyer de Segonzac à la basse et Rémy Kaprielan aux percussions et aux chœurs. Quesaco? c’est une ancienne expression rentrée dans le langage courant pleine de la joie débonnaire des régions provençales. La chanteuse trouve de la poésie dans la barre espace des claviers d’ordinateur ou dans la promenade d’un couple le long de la Seine. L’album n’est pas du tout prisonnier des temps récents du confinement et des angoisses modernes, rien n’évoque le Covid ni la crise sanitaire. Les compositions ont débuté en 2019 avec le guitariste et producteur Nicolas Repac après avoir travaillé avec Paris Combo sur l’album Remixed. Il a notamment travaillé sur les titres Quésaco ? et Panic à bord, permettant d’insuffler l’ambiance de l’album réalisé par David Lewis. Toujours la même liberté d’instrumentation et de paroles aussi malignes que poétiques. La moitié des chansons ont été enregistrées en live et l’autre moitié ont été enregistrées avec des prises séparées, mais on ne voit pas vraiment la différence. Au lieu de partir en tournée aux États-Unis en mars 2020, Paris Combo a enregistré les derniers titres au sous-sol de la maison de Cachan avec trompette, violoncelle et la voix de Belle. Elle a choisit l’ordres des chansons et écouté l’album mixé avant de partir au mois d’août 2020.
Quésaco ? sort enfin dans le monde entier sur Six Degrees Records, label américain de Dom La Nena. Paris Combo donnera un concert le 2 juin 2022 au New Morning avec des voix amies et des musiciens complices pour un bel hommage à Belle du Berry, à n’en point douter.
[BD] Celle qui parle : un album coup de coeur aussi riche que surprenant (Grand Angle)
Celle qui parle se présente d’abord comme un bel album volumineux, une histoire complète livrée par Alicia Jaraba Abellan qui signe scénario et dessin. Puis, dès les premieres planches vient le temps de la découverte de Malinalli, une jeune femme dont le père était chef de clan dans l’Amérique centrale du XVIe siècle marqué par l’arrivée des Conquistadors.
Destin hors norme oblige, Malinalli va tout connaître : asservie par des clans adverses, sa haute éducation et sa connaissance des langues locales vont la hisser comme une servante de choix au service d’un certain Hernan Cortez. Celle qui parle va ainsi jouer le rôle d’intermédiaire unique dans les plus hautes réunions où les alliances se feront et se déferont au profit de guerres sans pitié. Et Celle qui parle ne manquera pas de prendre beaucoup d’importance sur l’échiquier.
Ce roman graphique est un petit trésor qui brille tant par son scénario fleuve et étoffé que par la beauté de son dessin au trait brut et naturel. La couleur est également tout particulièrement réussie.
Voici donc un album très réussi que vous lirez d’une traite !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
« Fille d’un chef déchu, offerte comme esclave, elle est devenue l’une des plus grandes figures féminines de l’Histoire ». XVIe siècle. Malinalli est la fille d’un chef d’un clan d’Amérique centrale. Peu de temps après la mort de son père, elle est vendue à un autre clan pour travailler aux champs et satisfaire la libido de son nouveau maître. Un jour, d’immenses navires apparaissent à l’horizon, commandés par Hernan Cortez, obsédé par la recherche d’or. Le conquistador repère Malinalli et son don pour les langues. Elle sera son interprète et un des éléments clés dans ses espoirs de conquête. Elle sera également celle qui aura le courage de dire un mot interdit aux femmes de son époque : non ! Au-delà de la légende, voici l’histoire de la Malinche, vivante, jeune, inexpérimentée, souvent dépassée par les événements, mais avant tout, humaine.
Date de parution : le 30 mars 2022 Auteurs : Alicia Jaraba Abellan (Scénario, Dessin) Genre : roman graphique
Chrysalis contient 6 titres aux tonalités douces amères qui retiennent l’attention. L’auteur-compositeur-interprète Tilmann se mue en conteur moderne avec des histoires de voyages et d’ambiances champêtres magnifiés par des chants d’oiseaux du plus bel effet. Une voix et une guitare suffisent pour brosser des ritournelles remplies de sincérité et provoquer une belle émotion. Il évoque les choses essentielles, la famille, la nature et n’y va pas par 4 chemins pour se concentrer sur l’essentiel.
De la poésie réaliste
Ce premier EP est une belle révélation aux tonalités folk. Entouré de 3 musiciens, il a composé 6 titres après avoir repris les morceaux d’autres artistes comme le songwriter américain peu connu Jackson C. Franck, Bon Iver ou The Tallest Man on Earth (Love is all). Avec Pierre Lenormand à la batterie, Rémi Allain à la basse et contrebasse et Pierre Thary au violoncelle et à la trompette, le chanteur propose une belle plongée dans l’authenticité, sans boite à rythmes ni artifices inutiles. Totalement français bien qu’il chante en français, il s’essaye au folk avec succès. L’EP débute avec la belle ballade The Cherry et continue avec Fall et Desert Moon, dans la même lignée douce amère. Il continue avec The Sea et se clôture avec Driving Talks. Tilmann est le diminutif de Tilmann Volz, musicien breton clairement influencé par Bob Dylan. La légèreté est de mise dans les 6 morceaux remplis de références aux années 60 et à un temps où l’esprit ne s’encombrait pas de nouvelles technologies roboratives. Tilmann évoque la sincérité et la simplicité, et ça fait du bien, tout simplement.
Tonalités douces amères et légèreté font bon ménage dans cet EP qui se déguste avec plaisir. C’est toujours un bonheur de découvrir un artiste qui préfère les émotions vraies à la technologie futile. Tilmann y parvient se nous offre un voyage musical qui fait mouche.
[BD] Vent debout, récit touchant où l’on navigue au bout du monde (Delcourt)
Roman graphique qui nous fait prendre le large, Vent Debout conte l’aventure d’un couple épris d’aventure et de liberté qui fait l’acquisition d’un voilier pour parcourir le globe à travers les océans. Sur leur route, ils feront des rencontres inoubliables en se liant d’amitiés avec d’autres expatriés au bout du monde.
Mais, de la même façon, ils seront confrontés à la triste réalité de certaines zones de non droit où les pirates ne suivent aucune règle.
Vent debout marque par sa capacité à nous embarquer dans cette histoire où l’émotion nous cueille sans que l’on s’y attende. Le dessin est aussi sobre qu’efficace, osant avec brio les photos montages. L’utilisation de photos pour les décors augmente encore le réalisme de l’album, dont l’authenticité est très forte. En effet, Vent debout est largement inspiré de faits réels, aussi atroces soient-ils.
Une expérience à vivre tout au long de ces 150 pages.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Auteurs de bandes dessinées, Nickye et Grégory parcourent le monde avec leurs enfants. Au cours d’une escale en Indonésie, un vieux baroudeur leur raconte le périple d’Alice et Olivier. Ce couple, épris de liberté, navigue autour du globe sur un voilier, le Vent Debout. Jusqu’au jour où des pirates s’en emparent… Comment donner du sens au voyage aujourd’hui ? Le monde est-il encore un espace de découvertes et d’émerveillement ? Ce livre, basé sur des histoires vraies, montre au travers de trois récits entremêlés qu’il est toujours possible de vivre libre, contre vents et marées.
Date de parution : le 2 mai 2022 Auteurs : Nicole Augereau (scénario) et Lucie Castel (dessin) Genre : roman graphique
Le temps d’une autre, un roman de Delphine Benattar (Anne Carrière)
Publik’Art vous avait déjà fait découvrir avec plaisir la belle plume de Delphine Benattar, avec son premier roman, Si mes souvenirs sont bons.
Cette fois-ci, Delphine Banattar nous offre une analyse du couple assez inédite avec : Le temps d’une autre.
C’est l’histoire d’une femme, mariée depuis plus de vingt-sept ans, mère de deux adolescents, qui prépare le mariage de sa meilleure amie dont elle est le témoin. Et bizarrement c’est à ce moment-là qu’elle ressent que quelque chose cloche dans son ménage. Pourtant elle adore son mari et c’est réciproque. Tout fonctionne bien entre eux ! Mais vraiment bien ! La sexualité est le ciment de leur couple. Ils forment une famille idéale…
Mais voilà, son ressenti ne la trompe pas… Il est en train de se passer quelque chose … Avec son mari. Ses enfants qui sont adolescents ne laissent guère de place à leur mère dans leur vie. Comme tout ado ! Elle se sent délaissée et moins aimée, incontestablement.
Tout au long du roman, on suit l’évolution psychique de cette femme. Elle aime son mari. Il lui échappe. Elle va tout faire pour le garder mais n’y arrivera pas… Elle est thérapeute, elle sait comment analyser tous les faits et gestes de son mari. Par contre, elle aurait plus de mal à s’analyser elle-même. Mais cela ne l’empêche pas de suivre son instinct et de vivre ce qu’elle a envie et ce qu’elle désire vivre.
D’une certaine manière, elle va réussir à créer une autre relation avec son mari. Assez ambiguë mais tout aussi forte et jouissive ! Et sans doute un peu perverse…
L’auteure nous plonge dans les affres d’une vie conjugale mais aussi celle d’une vie extra-conjugale, sans préjugé, sans jugement. Dans le désir de l’autre. Dans une sorte de passion, d’envoûtement.
Est-il possible d’aimer deux personnes en même temps ?
Est-il possible de désirer deux personnes de la même intensité mais sous un tout autre registre ?
Est-il possible de ne plus aimer une personne avec qui on a partagé presque trente ans de sa vie ?
La vie peut réserver bien des surprises et c’est ce qui arrive à cette héroïne avide d’amour et de désir. Elle réinvente l’amour… Peut-être juste… Le temps d’une autre…
Le temps d’une autremet en avant la complexité du sentiment amoureux aussi bien chez l’homme que chez la femme. Un beau roman !
Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)
Minecraft, Chroniques de l’épée de pierre, 1 : Chaos dans le code (Gallimard Jeunesse)
Les Editions Gallimard Jeunesse nous proposent un nouveau cycle des aventures des jeunes écoliers passionnés par Minecraft : Chroniques de l’épée de pierre, avec le tome 1 : Chaos dans le code. il sort aujourd’hui !
Po, Jodi, Morgan et Harper accueillent un nouveau membre : Theo. Theo n’a peur de rien et n’hésite pas à braver les interdits ! Et même à modifier le code du jeu ! Ils vont aller de surprises en surprises…
Le roman est très facile à lire avec de gros caractères et joliment illustré ! Il ne peut que donner envie de lire à des jeunes qui préfèrent jouer aux jeux vidéos !
En lisant ces aventures, le jeune lecteur aura réellement l’impression d’entrer dans un jeu vidéo et suivra avec angoisse les aventures et les rebondissements de nos héros !
Minecraft, Chroniques de l’épée de pierre, 1 : Chaos dans le code, est une série à suivre pour tous les fans de Minecraft et tous les autres aussi !
[Manga] Ningyo : voyage au coeur de la forêt des suicides (Glénat)
One Shot signé Mato et Mr Tan, Ningyo est une plongée au cœur de la très célèbre forêt des suicides au Japon. Une forêt située près du Mon Fuji dans laquelle les japonais les plus désespérés se réfugient pour mourrir. Ningyo est la rencontre onirique entre les esprits de cette forêt et le jeune Kai, dont le grand frère est décédé quelques temps auparavant.
Alors qu’on s’attend à un propos plutôt glauque, le manga prend rapidement une tournure inattendue avec l’apparition d’êtres fantastiques qui n’ont pas grand chose à faire en pleine forêt : les sirènes ! Si le scénario surprend, le dessin tout en rondeur de Mato est aussi porteur de douceur dans ce monde a priori triste et obscur. La lumière est omniprésente, comme pour laisser un message d’espoir en filigrane au lecteur.
Bref, Ningyo est loin d’être aussi sombre que ce que l’on pourrait croire. Peut-être trop éloigné d’un vrai seinen du pays. A découvrir en librairie.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
La forêt d’Aokigahara au Japon, autrement appelée “la mer d’arbres” ou “la forêt des suicidés”… Un homme y perd la vie, comme guidé par de mystérieuses créatures. Quelque temps après, Kai, son petit frère, arrive sur place, bien décidé à découvrir les raisons de sa disparition. Mais au fur et à mesure qu’il s’enfonce au cœur de cette forêt, le lieu semble se transformer… Et si la rencontre d’un humain et d’une sirène pouvait influencer l’avenir du monde ?
Après Jizo, Ningyo est la deuxième collaboration de la dessinatrice Mato et Mr Tan sur le thème des folklores japonais. De la fusion de ces deux esprits créatifs est née une forêt envoûtante où le rêve se mélange à la réalité, où l’Histoire se conjugue avec le présent. Suicide, extinction d’une ethnie… les sujets abordés ne sont pas faciles, mais la douceur du trait de Mato, comme le regard bienveillant que Mr Tan porte sur son récit ne laissent jamais l’obscurité prendre le pas sur l’espoir. Sensible et onirique, Ningyo plaira bien évidemment à tous ceux qui ont aimé Jizo, mais aussi à toute personne s’intéressant au manga pour une première lecture.
Date de parution : le 18 mai 2022 Auteurs : Mr Tan (scénario) et Mato (dessin) Genre : fantastique
Editeur: Glénat Prix : 10,75 € (208 pages) Acheter sur : BDFugue
Mission Collège, survivre au collège : un espion raconte (Casterman poche)
Les éditions Casterman rééditent en édition poche, le fameux livre de Sophie Dieuaide : Mission Collège.
Antoine Lepic est le héros de ce livre. Il entre en sixième et il sait que le collège n’est pas facile tous les jours…
Il a donc décidé de mener son enquête car il ne veut pas se faire avoir. Il sait à l’avance qu’il y a des dangers partout ! Du coup, il va se créer une mission : déceler tous les dangers qui menacent les élèves de 6ème.
Dès le départ, on sent qu’Antoine a peur de se retrouver au Collège. Tout y est tellement compliqué ! On risque de se perdre dès le premier jour ! Surtout si au moment de visiter le collège avec le professeur principal, on s’échappe avec d’autres élèves pour le visiter autrement ! Au fur et à mesure, Antoine prend de l’assurance et devient un super espion ! Un agent secret hors pair !
Antoine n’a pas envie de faire comme tout le monde et il nous fait bien rire avec son Q.G, sa bande d’espions et tous ses plans !
Mission Collège, survivre au collège : un espion raconte, un livre à lire cet été avant de rentrer au Collège ! Une jolie façon de se préparer à la rentrée en 6eme !
Le grand Atlas de la France, avec 12 cartes géantes (Père Castor)
Les Editions du Père Castor sortent, aujourd’hui, un magnifique livre illustré à la couverture cartonnée, de grand format : Le grand Atlas de la France, avec 12 cartes géantes. On croit connaître bien notre pays, mais est-ce vraiment vrai ?
Avec Le grand Atlas de la France, le lecteur pourra non seulement vérifier ses connaissances mais également les situer ! Chaque carte repose sur un thème : – Découpage administratif de la France avec ses départements et ses régions. – Les paysages et les reliefs de la France – L’économie – L’agriculture et l’élevage – La gastronomie et ses spécialités – Les traditions – Les animaux et les plantes – Les personnes célèbres – Les sports et les loisirs – Les sites historiques – Les châteaux et les monuments – Les musées
Le grand Atlas de la France, avec ses 12 cartes thématiques géantes est un formidable recueil de données pour tous ! Les illustrations sont jolies et éloquentes et les textes tout à fait appropriés et facilement compréhensibles. Un très beau cadeau à faire à tous nos écoliers et collégiens !
59e palmarès des Prix du Syndicat professionnel de la critique Théâtre, Musique et Danse, olé !
Depuis 1963, les Prix du Syndicat de la Critique qui sont l’émanation d’un vote des critiques professionnels, saluent et récompensent les spectacles et les personnalités artistiques, que ce soit en théâtre, en musique ou en danse, qui ont marqué la saison. C’est au Théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris, le 13 juin, que la palmarès a été dévoilé.
Illusions perdues, d’après Honoré de Balzac, dans la mise en scène de Pauline Bayle reçoit le Grand Prix théâtre, Encantado de LiaRodrigues est désigné meilleur spectacle chorégraphique, Krzysztof Warlikowski avec L’Odyssée obtient le prix du meilleur spectacle étranger. Le Grand Prix musique est attribué à Œdipe d’Enesco dans la mise en scène de Wajdi Mouawad et la direction musicale d’Ingo Metzmacher, tandis que Le Ciel de Nantes (Christophe Honoré) ou La Seconde surprise de l’amour (Alain Françon) sont aussi récompensés. Adama Diop pour son rôle poignant dans La Cerisaie est sacré meilleur comédien.
PRIX THÉÂTRE
GRAND PRIX (meilleur spectacle théâtral de l’année)
Illusions perdues, d’après Honoré de Balzac, mise en scène de Pauline Bayle
PRIX GEORGES-LERMINIER (meilleur spectacle théâtral créé en Province)
La Seconde Surprise de l’amour, de Marivaux, mise en scène d’Alain Françon
MEILLEURE CRÉATION D’UNE PIÈCE EN LANGUE FRANÇAISE Le Ciel de Nantes, de Christophe Honoré – Célestins, Théâtre de Lyon
MEILLEUR SPECTACLE ÉTRANGER
L’Odyssée. Une histoire pour Hollywood de Krzysztof Warlikowski
PRIX LAURENT-TERZIEFF (meilleur spectacle présenté dans un théâtre privé)
Comme il vous plaira, de William Shakespeare, mise en scène Léna Bréban
MEILLEUR COMÉDIEN
Adama Diop dans La Cerisaied’Anton Tchekhov, mise en scène de Tiago Rodrigues
MEILLEURE COMÉDIENNE
Georgia Scalliet dans la Seconde surprise de l’amour de Marivaux, mise en scène d’Alain Françon
PRIX JEAN-JACQUES-LERRANT (révélation théâtrale de l’année)
Suzanne de Baecque dans la Seconde Surprise de l’amour de Marivaux, mise en scène d’Alain Françon
MEILLEUR CRÉATEUR D’ÉLÉMENTS SCÉNIQUES
Ariane Mnouchkine pour L’Île d’or
MEILLEUR COMPOSITEUR DE MUSIQUE DE SCÈNE
Pascal Sangla pour Andando Lorca 1936, mise en scène de Daniel San Pedro
MEILLEUR LIVRE SUR LE THÉÂTRE
Dans le cerveau des comédiens d’Anouk Grinberg, Éditions Odile Jacob
PRIX DANSE
MEILLEUR SPECTACLE CHORÉGRAPHIQUE
Encantado, chorégraphie de Lia Rodrigues, Théâtre national de la danse – Chaillot (première en France), Paris, 2021
MEILLEURE INTERPRÈTE CHORÉGRAPHIQUE
Dorothée Gilbert, étoile de l’Opéra national de Paris
MEILLEURE COMPAGNIE
CCN – Ballet de Lorraine
PERSONNALITÉ CHORÉGRAPHIQUE (ex aequo)
Brigitte Lefèvre
François Alu, étoile de l’Opéra national de Paris
MEILLEURE PERFORMANCE
Somnole, chorégraphie et interprétation de Boris Charmatz
RÉVÉLATION CHORÉGRAPHIQUE
Leïla Ka
MEILLEUR LIVRE
Danser Hip Hop de Rosita Boisseau, photos de Laurent Philippe, Nouvelles Éditions Scala, 2021
MEILLEUR FILM
En Corps de Cédric Klapisch, produit par Ce Qui Me Meut, 2022
PRIX MUSIQUE
GRAND PRIX (meilleur spectacle musical de l’année)
Œdipe d’Enesco mise en scène Wajdi Mouawad direction musicale d’Ingo Metzmacher
PRIX CLAUDE-ROSTAND (meilleur spectacle lyrique en régions)
The Rake’s progress de Stravinski mise en scène Mathieu Bauer direction musicale Grant Llewellyn et Rémi Durupt
PRIX DE LA MEILLEURE COPRODUCTION EUROPÉENNE
Le lac d’argent de Weill mise en scène d’Ersan Mondtag direction musicale de Karel Deseure
PRIX DES MEILLEURS ÉLÉMENTS SCÉNIQUES / MEILLEURE SCÉNOGRAPHIE
Grégoire Pont et James Bonas pour La reine des neiges d’Abrahmasen
PRIX DE LA CRÉATION MUSICALE
Words and music, musique de scène de Pedro Garcia Velasquez pour la pièce de Beckett
PERSONNALITÉ MUSICALE (ex aequo)
Catherine Hunold soprano
Klaus Mäkelä chef d’orchestre directeur musical de l’Orchestre de Paris
MENTION SPÉCIALE
Philippe Boesmans in memoriam
RÉVÉLATION MUSICALE DE L’ANNÉE
Marie-Laure Garnier, soprano
MEILLEURE INITIATIVE POUR LE DEVELOPPEMENT ET LE RAYONNEMENT MUSICAL (ex aequo)
Projet Ponant de l’Orchestre national de Bretagne
Festival L’Offrande Musicale direction artistique David Fray
MEILLEURS LIVRES SUR LA MUSIQUE
Reynaldo Hahn de Philippe Blay, Éditions Fayard
Résurgences du secret : l’œuvre pour piano de Jacques Lenot de Bertrand Bolognesi, Éditions Aedam Musicae
Saint-Saëns, un esprit libre sous la direction de Marie-Gabrielle Soret. Catalogue de l’exposition Saint-Saëns à l’Opéra de Paris, BNF/ Opéra de Paris)
Marie-José Astre-Démoulin nous propose une nouvelle édition augmentée de son livre Le nid vide, Récit d’un mal de mère.
C’est l’histoire d’une mère de deux garçons, qui ont quitté la maison familiale. L’un des deux prépare son mariage à Bogota !
C’est un livre qui va parler à toutes les mères qui voient leurs enfants quitter le domicile familial pour aller vivre leur vie. Évidemment, rien de plus logique ! « Mon cœur si vide, si dilaté, depuis votre départ, qu’il ne sait plus palpiter régulièrement. Qu’il a des arythmies, qu’il a perdu son rythme. » P.78
Tout le monde sait qu’on n’élève pas ses enfants pour soi.
Tout le monde sait qu’il est normal de « sacrifier » 20 ans, voire même 30 ans de sa vie à l’éducation de ses enfants.
Tout le monde sait que quand les enfants partent, ils sont heureux de s’envoler vers leur liberté.
J’ai été une telle « star » pendant quinze ans. Pendant toute l’enfance de ma tribu. Mes enfants auraient été désespérés de mon absence, leurs destins brisés. Et maintenant, il ne me reste qu’à me mettre dans un coin. Disparaitre sans bruit. P87
Alors, si vous êtes concernés par ce phénomène sociétal naturel, plongez-vous dans ce récit ! Et cela vous fera sûrement du bien de penser que vous n’êtes pas la seule à vivre la même situation !
Pas de recettes miracles, mais des bons conseils en fin de récit, avec un petit guide pour parents esseulés !
Bien entendu, il n’est pas question de culpabiliser les jeunes adultes qui quittent le nid familial, mais plutôt de mettre l’accent sur le rôle ingrat de la mère… Et tenter de l’aider à supporter cette nouvelle vie qui s’offre à elle, sans enfants ! Et trouver sa voie vers un certain bonheur.
Le nid vide est un livre à offrir à toutes celles qui se sentent délaissées par leur adorable progéniture !
[Comics] Radiant Black, tome 1 : des supers-héros qui déménagent (Delcourt)
Présenté comme le renouveau ultime du récit de super-héros pour tous les lecteurs en manque d’Invincible, Radiant Black débarque avec un premier album qui séduit. Un jeune trentenaire un peu paumé reçoit dans des conditions mystérieuse des pouvoirs cosmiques.
Poussé par son meilleur ami, il décide de se servir de cette nouvelle peau pour faire le bien autour de lui. Car il semble qu’il ne soit pas seul à disposer d’un super costume : un autre mystérieux super-héros use de ses pouvoirs pour aller braquer les banques… Un point de départ à quelques affrontements très musclés qui offrent de belles scènes d’action.
Proposant une trame narrative plutôt classique, Radiant Black n’en demeure pas moins séduisant par son efficacité et sa maitrise du rebondissement. Le dessin est également à la hauteur, avec un sens du détail abouti et une fluidité très appréciable au coeur de l’action.
Radiant Black est un excellent divertissement ! A suivre.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Le renouveau des comics de super-héros passe par Radiant Black ! Cette série est exactement ce qu’il faut aux lecteurs en manque d’Invincible. Dixit Robert Kirkman ! Nathan Burnett vient d’avoir trente ans. Sa vie est moche. Il cumule deux emplois, s’endette trop et est obligé de retourner vivre chez ses parents. En revanche, quand il découvre et active le Radiant , un colossal pouvoir cosmique, son existence change du jour au lendemain ! Seul petit problème : les êtres cosmiques qui ont créé le Radiant veulent le récupérer… à tout prix !
Date de parution : le 18 mai 2022 Auteurs : Kyle Higgins (scénario) et Marcelo Costa (dessin) Genre : super-héros
A la douche, un album à rabats pour tout-petit (Père Castor)
A la douche est un album jeunesse entièrement cartonné. A chaque double page, se trouve un énorme rabat, sous la forme d’une porte qu’il faut ouvrir pour découvrir qui se cache sous la douche.
Un étrange et mignon petit animal sort de la piscine et a froid. Il veut juste prendre une douche bien chaude pour se réchauffer. Mais la porte est fermée. Peut-il entrer ? Non, un petit garçon prend sa douche. Non, une petite fille prend sa douche.
Ensuite, ce sera un homme, une femme, une licorne, une fée, une grenouille, le loup, le Père Noël et ses rennes… Et quand, enfin, la douche est libre…
Les petits vont beaucoup aimer cette histoire, presque sans paroles, joliment illustrée, et très colorée. A la douche, un très chouette album pour tout-petit !
Ticoco et le Voleur de couleurs, notre coup de cœur (Ella éditions)
Ticoco et le Voleur de couleurs est un album un peu à part. Il s’adresse à tous les enfants mais aussi aux personnels en contact avec des enfants. Il pourra leur être d’une grande aide.
Au cœur de la forêt tropicale vivent une tribu de singes dont fait partie Ticoco. Ils préparent Karnabal. Et pour se déguiser ils ont besoin de belles plumes. Ils vont donc aller voir leurs amis les perroquets. Ils découvrent alors un gros problème : les plumes colorées de leurs amis deviennent de plus en plus rares.
Mais pourquoi donc ? Pourquoi certains petits perroquets perdent non seulement leurs plumes colorées mais aussi leur force et leur joie ?
Ils vont mener l’enquête, discrètement. C’est alors qu’ils remarquent quelque chose d’anormal quand Mimi la petite perroquette s’approche de son oncle pour l’embrasser. Une de ses plumes blanchit. Mais pourquoi donc ?
Titlili refuse d’embrasser l’oncle sur le bec.
C’est alors qu’un jour, Mimi décide de révéler son lourd secret aux trois petits singes. Un secret qui la ronge depuis si longtemps. Mais comme son oncle lui a interdit de le dévoiler, elle n’a jamais osé parler. Ticoco et le Voleur de couleurs est un album très coloré, qui aborde le sujet crucial de la maltraitance d’enfant. Plus précisément d’abus sexuel sur enfant. Tout en pudeur. Avec grande dignité. « Il y a des endroits du corps qui sont comme un jardin secret, on les appelle les parties intimes et personne n’a le droit de les toucher. »
Ticoco et le Voleur de couleursest un album tellement incroyable ! il va sans doute permettre à de nombreux enfants de libérer leurs paroles ou tout simplement de leur apprendre à dire non ! A avoir dans toute bibliothèque ! Notre coup de cœur !
« Enfance en danger, simples soupçons, parents en détresse, comportements malveillants envers les enfants, dans le doute voici le meilleur réflexe : appeler le 119. Les professionnels à votre écoute. Numéro gratuit, et discret, non inscrit sur les relevés téléphoniques.»
Déjà entendu en 2016 au même Théâtre des Champs Elysées, le pianiste français David Fray revient pour un autre concert romantique dédié entièrement à Franz Schubert. L’occasion de passer un beau moment en apesanteur à l’écoute d’un pianiste d’exception qui sait très bien manier le clavier et raviver la grandeur d’illustres compositeurs.
La rencontre entre David Fray et Schubert
Le programme promet le meilleur avec l’Allegro en do mineur, les 4 impromptus opus 90 et la Sonate en si bémol majeur D.960, soit certaines des oeuvres les plus renommées du compositeur romantique allemand. Comme le dit David Fray, « Bach est certes le compositeur dont j’ai le plus besoin en tant que musicien, celui vers lequel je reviens toujours, que j’admire et que je révère comme un maître. Mais Schubert est celui qui est le plus proche de ma sensibilité. » C’est par ses mots que David Fray évoque son rapport avec le compositeur romantique allemand disparu à seulement 31 ans en 1828, laissant derrière lui une oeuvre immense. Après un premier concert le 31 mars dernier dédié à Schubert et Liszt, David Fray revient pour enthousiasmer le public de son talent. Pour ceux qui ne le connaissent pas, David Fray a commencé le piano très tôt, à 4 ou 5 ans, sous l’influence de la culture musicale allemande, langue enseignée par sa mère. À 14 ans, il est distingué par le Conservatoire de sa ville natale où il obtient trois médailles d’or : piano, musique de chambre et formation musicale. Après avoir remporté divers concours, il entre en 1999 au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans la classe de Jacques Rouvier où il obtient le diplôme de formation supérieure avec mention très bien, rien de moins. Déjà une grand carrière marquée notamment par un remplacement d’Hélène Grimaud au Théâtre du Châtelet en juin 2006 à la suite duquel Virgin Classics signe avec lui un contrat d’exclusivité. L’année suivante, un disque est publié, enregistrement qui met « en miroir » les œuvres de Bach avec celles de Pierre Boulez.
Sa carrière est depuis marquée par le sceau de l’excellence avec de nombreux concerts et des disques qui montrent bien son talent inné pour le piano. De quoi donner envie de le découvrir ou le redécouvrir le 23 juin prochain au Théâtre des Champs Elysées pour un programme qui laisse augurer le meilleur!
On est très content de vous annoncer cette excellente nouvelle : Le tome 6 des Cahiers d’Esther vient de sortir : Histoire de mes 16 ans.
Quasiment tout le monde connaît Riad Sattouf, cet auteur, réalisateur et dessinateur de génie. Si vous voulez en savoir plus sur lui, plongez-vous dans sa biographie écrite sous forme de romans graphiques avec L’arabe du futur.
Les Cahiers d’Esther sont aussi des romans graphiques et sont inspirés d’histoires vraies d’une jeune adolescente que Riad suit depuis ses 9 ans. Elle lui raconte ce qu’elle vit au quotidien, aussi bien dans sa famille qu’au lycée. Esther existe mais reste incognito !
Histoire de mes 16 ans, raconte la vie d’Esther l’année de ses 16 ans, en seconde au Lycée. Esther raconte ce qui l’a marquée à Riad qui transmet en dessins ! On se régale à chaque page illustrée avec tant de brio ! Un très joli moment de récréation.
Tout y passe ! Les garçons de son lycée qui sont très bêtes, fument et se droguent ouvertement. Certains sont même dealers. et les hommes dans la rue qui n’arrêtent pas de la déshabiller du regard. Ou de lui faire des réflexions, maintenant qu’elle devient une jeune femme. Elle se rebelle aussi contre ses parents… Difficile à croire de la part de la gentille Esther, excellente élève ! Esther est avant tout ado !
Elle parle du vaccin contre La Covid, des réactions de ses copines, de politique, de repas familiaux … Bref, on est complètement immergé dans la vie d’Esther et cela peut nous permettre de mieux comprendre cette génération et la façon de vivre au temps T.
Cet album va permettre aux jeunes qui vont lire ce roman graphique de se découvrir autrement … cela va les faire rire ou … pleurer ! Il est vrai qu’il est le reflet de toute une génération.
Ces histoires ont été prépubliées dans L’Obs entre octobre 2020 et octobre 2021.
Les Cahiers d’Esther, Histoire de mes 16 ans, est une très chouette série à suivre jusqu’au 18 ans d’Esther !
[Album jeunesse] Le livre extraordinaire des requins (Little Urban)
Les requins font leur entrée dans la très belle collection documentaire « Le livre extraordinaire » aux éditions Little Urban. L’album propose un tour d’horizon des plus beaux spécimen de ce roi des océans.
Ce nouvel album en met une nouvelle fois plein la vue dans son grand format apprécié par tous, et surtout les enfants (pour en apprécier la lecture, il est conseillé aux enfants de 6 ans et plus). Un format idéal pour admirer ces très grandes illustrations en double page, qui impressionnent par leur réalisme et précision. Pas moins de 36 espèces différentes défilent sous nos yeux, réservant quelques surprises. Certaines nous ont marqué comme le requin nourrice ou encore le requin pyjama ! A découvrir à partir du 10 juin en librairie !
Extrait de l’album :
Résumé de l’éditeur :
Du requin-baleine au requin tigre en passant par le grand requin blanc, ce livre propose une sélection d’espèces les plus extraordinaires de requins qui peuplent les océans du monde entier..
Mon père hélicoptère, un très chouette album (Flammarion Jeunesse)
Les éditions Flammarion Jeunesse nous proposent un album qui pourrait faire un beau cadeau pour la fête des Pères : Mon père hélicoptère !
C’est l’histoire d’une petite fille qui adore son papa. Son papa est toujours là pour elle, pour la sauver de situations quelquefois dangereuses. Pour la sauver, il n’hésite pas à se transformer en hélicoptère ! Il est vraiment super fort !
Mais un beau jour, il était au parc, avec son bébé et sa petite fille. Alors que la petite fille était dans une situation délicate, son papa, volontairement, n’a pas réagi et l’a laissée se débrouiller seule… Etait-il tombé en panne ?
Du coup, la petite fille a compris qu’elel devait se débrouiller sans lui et qu’elle aussi pourrait, un jour, se transformer en hélicoptère !
Mon père hélicoptère est un album très joliment dessiné, avec des couleurs bien vives. Assurément, il va plaire aux enfants et … aux papas !
Voici venu le temps du Tour de France des vins blancs et rouges avec des cuvées dégustées venues de toute la France. De quoi s’offrir un beau tour d’horizon pour se rendre compte de la grande qualité de productions hexagonales, toujours avec modération. Premier épisode de dégustation avec 7 comptes-rendus!
Vidal-Fleury Vacqueyras 2019, toujours de la qualité!
Le Vacqueyras 2019 de lamaison Vidal-Fleuryse compose de cépages Grenache, Syrah et Mourvèdre, un bel assemblage pour une belle robe rubis brillante. Le nez est intense avec des touches violette, mûre, un note de cigare et une note mentholée, du poivre noir et du clou de girofle. La bouche est puissante, harmonieuse entre des tanins bien présents mais soyeux, de la fraîcheur et une jolie longueur. Le vin se déguste idéalement avec de la charcuterie, de la viande froide, avec un barbecue, de la viande rouge et du fromage. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix indicatif TTC départ cave est de 20,08 euros, à la hauteur du plaisir de la dégustation.
Privilège 2020 Fitou du Domaine de la Rochelierre
Composé des cépages Carignan pour 30 %, Grenache noir pour 30 %, Syrah pour 30 % et Mourvèdre pour 10 %, ce Fitou rouge fait honneur à l’appellation et au Domaine de la Rochelierre. Avec sa robe pourpre profond et son nez mûr avec des touches de fruits rouges, d’épices réglisse-vanille, et des notes de garrigue (cistes) et mentholées, le vin est un bonheur à déguster. La bouche est équilibrée entre matière, fraîcheur et fruit jusque dans la longueur. Le vin se déguste idéalement avec une salade bœuf thaï, du porc caramélisé aux échalotes ou une daube. Distribué en vente directe, chez les cavistes est en CHR, son prix indicatif TTC départ cave est de 12,00 euros, un très bon rapport qualité/prix!
Ce Seyssuel blanc se compose exclusivement de cépage Viognier. A l’œil, la robe est dorée, brillante à nuance argentée. Le nez est minéral, fruité abricot-pêche, vanille. La bouche est ample et veloutée, élégante, soutenue par une ferme acidité. Le vin accompagne parfaitement du homard, des huîtres, des pâtes aux palourdes, un gratin de fruits de mer ou du poulet au citron et gingembre. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix indicatif TTC départ cave s’élève à 28,00 euros, une vraie révélation à la dégustation.
Savoie : Domaine de l’Idylle
Ce vin blanc de Savoie du Domaine de l’Idylle se compose du cépage Altesse. A l’œil, la robe or pâle arbore de beaux reflets vert et nacre. Le nez est mûr et fin, minéral, floral iris, fruité poire. La bouche est harmonieuse entre fraîcheur et matière jusque dans la longueur. Le vin se déguste en compagnie de crevettes sautées, d’un poisson de lac ou de filets de dinde. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix indicatif TTC départ cave est de 13,00 euros, le parfait reflet de sa qualité.
Le Folio 2021 de Coume Del Mas
Le domaine Coume Del Mas propose son Folio 2021 – Collioure Blanc composé des cépages Grenache gris pour 90 % et Grenache blanc pour 10 %. Sa robe est dorée, lumineuse. Le nez est mûr, intense et complexe, minéral et fruité pêche-citron-poire, épicé vanille-cannelle. La bouche est fruitée, gourmande, très fraîche et épicée, longue sur le citron confit. Le vin se déguste avec des huîtres, un tajine, du poulet au citron, une escalope de veau à la crème, une blanquette de la mer ou du beaufort. Distribué en vente directe, chez les cavistes, et en CHR, son prix indicatif TTC départ cave est de 24,00 euros, un très bon vin à déguster!
Jean Durup Père & Fils, Petit Chablis L’Églantière 2021
Ce Petit Chablis du Domaine Jean Durup Père & Fils est composé du cépage Chardonnay. A l’œil, sa robe est émeraude. Le nez est fin et minéral, avec des touches de fleurs blanches, de fruits exotiques-citron et de poivre gris. La bouche est fraîche et fruitée, longue, finement poivrée, avec une note de fruits secs et une finale saline. Le vin se déguste accompagné de filets de veau à la crème ou de poulet au citron. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix indicatif TTC départ cave est de 11,90 euros, un très bon rapport qualité/prix pour cet excellent vin blanc.
Blanc de Viognier 2021 Domaine Grand Veneur, Alain Jaume
Alain Jaume propose un excellent Côtes-du-Rhône blanc composé du cépage Viognier. A l’œil, la robe est jaune pâle brillante et limpide. Le nez est frais et intense, floral, avec des touches de fruits à chair blanche. La bouche est fruitée pêche blanche-poire, fraîche et minérale, équilibrée et longue sue l’abricot. Le vin accompagne parfaitement du homard, du risotto de légumes, du saumon, du halibut ou du chèvre mi sec. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix indicatif TTC départ cave est de 13,40 euros, un excellent tarif pour ce délicieux vin blanc.
Deux pièces majeures Quintett (1993) & One flat thing reproduced (2002) de William Forsythe, interprétées par le Ballet de l’Opéra Lyon, offrent toute la mesure et l’étendue de son art, forgé d’un vocabulaire à l’origine classique mais qu’il n’a eu cesse de déconstruire pour en déjouer les codes préétablis et l’ouvrir entre rupture, déséquilibre, virtuosité et fluidité organique des corps. Le tout dans une esthétique (couleur de costume pour chaque interprète) qui fait partie intégrante de la chorégraphie.
Sur les boucles répétitives de Jesus Blood Never Failed Me Yet de Gavin Bryars et son emprise mélancolique, deux danseuses s’extraient sans fin d’une trappe dans le sol, où elles finissent par retomber toujours. Entre deux disparitions, elles dansent avec trois hommes desquels elles se libèrent sans cesse, en quête d’un perpétuel recommencement.
Pièce au résonance métaphysique puisqu’écrite au moment de la perte de la première femme du chorégraphe, elle met en scène des corps en fuite, qui finissent par s’étreindre et se raccrocher à une impulsion de vie. Le rythme des enchaînement est rendu d’autant plus hypnotique que la musique de Gavin Bryars répète en boucle un même texte dans une progression lancinante. La danse, d’une pure merveille, est tout en fragmentation et élancements, où les corps se frôlent, se percutent et s’étreignent dans une énergie toute en fluidité faite d’arabesques et de contorsions feutrées. Tandis que cette voix d’outre tombe poursuit sa litanie et nous ensorcelle jusqu’au final.
One flat thing reproduced qui lui succède est un chef-d’œuvre de danse contemporaine, inscrite depuis 2004 au répertoire du ballet. Dans une scénographie faite de tables alignées, les quatorze danseurs surgissent du fond du plateau, les traînant ou les poussant devant eux dans un bruit amétallique. L’espace se retrouve alors saturé, empêchant les corps de se mouvoir librement.
Forstyhe crée ainsi une contrainte qui devient paradoxalement jeu et libération du mouvement où les danseurs explorent toutes les possibilités de l’espace, passent entre les tables, glissent dessus, montent debout, se laissent tomber par terre, roulent au sol ou se faufilent dans les interstices. Parfois, la quête de l’espace devient enjeu de conquête, les danseurs se tirent, se poussent, coopèrent ou au contraire se perturbent mutuellement.
L’angle de vue de la chorégraphie dépend alors de l’endroit où nous nous trouvons, les corps apparaissant tantôt en entier, tantôt morcelés et à l’abri des repères de couleur vives émanant des costumes.
Le rythme est comme toujours calibré chez le chorégraphe où à la géométrie, angles droits imposés par les tables se répondent une gestuelle réglée au millimètre pour une écriture réinventée, hors de nos champs visuels habituels.
Une conclusion d’une puissance inouïe qui vient clore ce programme de haut vol pour une troupe à son meilleur. Bravo !
Minna Yu raconte la vie dans un petit village de Chine. Dans une famille ni riche ni pauvre, la jeune Nannan passe ses jours avec sa maman besogneuse et ses grands frères fripons. Le père de famille travaille loin dans une grande ville où il fait fortune. A son retour, il diligente les travaux d’une grande maison et la vie de la famille va changer. La chronique familiale est douce amère, l’argent ne fait pas forcément le bonheur, les vieux réflexes ont la peau dure et le nouveau confort ne convient pas à tout le monde, surtout à la mère de famille habituée à trimer. Les dessins sont enfantins, la BD se lit comme un roman d’apprentissage et permet d’en savoir plus sur la vie d’un village en plein cœur de la Chine reculée, si loin si proche.
Synopsis:
Chine, été 1995. Nannan a 5 ans, une coupe au bol et porte les habits de ses grands frères. Seuls avec leur mère, ils vivent modestement dans un village rural dont le nom signifie « Le trou du serpent ».
La vie est paisible et traditionnelle au Trou du serpent. Chaque matin, Nannan accompagne sa maman aux champs et passe la journée à jouer avec ses copines. Mais le retour de son père va chambouler l’équilibre de cette petite communauté : s’étant enrichi à la ville, il décide de remplacer la masure familiale par un grand palais : Nannan et sa famille deviennent soudainement des gens importants dans la vallée, et les relations entre habitants se transforment.
À la maison, maman semble préoccupée par les obligations nées de sa nouvelle position sociale, papa a de nouveau disparu et ses grands frères s’apprêtent à faire de même pour le rejoindre. Ces bouleversements inquiètent Nannan….
Laura Anglade et Sam Kirmayer présentent leur album Venez Donc Chez Moi sur le label canadien Justin Time Records et ils seront en concert à Paris au Sunset-Sunside le 11 juin 2022. La chanteuse canadienne et le guitariste sont très amis et se sont associés pour offrir un album aux sonorités jazzy très intimistes d’après des classiques de la chanson française.
De la douceur
Laura Anglade (voix) et Sam Kirmayer (guitare) sont des aimants naturels qui se complètent assez naturellement. Les morceaux s’enchainent sans anicroche. Le duo présente un nouvel album rempli de classiques de la chanson française des années 40, 50 et 60 avec des morceaux de Charles Aznavour, Michel Legrand, Charles Trenet et autres. Les titres ont été dévoilés petit à petit, avec le classique de Michel Delpech Chez Laurette en apéritif, mais revu et corrigé à la manière des 2 artistes. Il y a aussi J’aime Paris au Mois de Mai de Charles Aznavour, Venez Donc chez Moi de Jean Féline et Paul Misraki, et La Chanson de Maxence de Michel Legrand. Beaucoup de douceur et de complicité dans ces interprétations. Originaire d’un petit village du sud de la France et élevée dans le Connecticut, la chanteuse de jazz Laura Anglade a fait plusieurs apparitions sur les scènes de New York, Toronto, Québec et Montréal avant de se produire au Festival international de jazz de Montréal au cours des 3 dernières années. Son premier album I’ve Got Just About Everything est sorti en 2019 sur Justin Time Records pour un accueil critique enthousiaste. Sam Kirmayer est un guitariste et compositeur qui a enregistré 3 albums à son nom, Opening Statement chez Chromatic Audio en 2017, chez Cellar Music en 2018 et In This Moment encore à venir chez Cellar Music.
Ce 2e disque en duo avec le guitariste Sam Kirmayer est une belle confirmation d’un talent indiscutable qui n’en est qu’un début de sa carrière.
[Comics] Scurry t.01 et 02 : comme un Bernard et Bianca en pays hostile (Delcourt)
Comme un Bernard et Bianca en pays hostile, Scurryest une aventure animalière imaginée par Mac Smith en tant qu’auteur complet (scénario, dessin et couleurs) pour tous les nostalgiques des grandes figures qui ont peuplé notre enfance (on pense aussi à Tom et Jerry, les Aristochats, Fievel…). Car les souris abritent souvent avec elles tout un monde plein de surprises.
C’est dans un environnement post-apocalyptique où les êtres humains ont mystérieusement disparu qu’une colonie de souris doit tout faire pour trouver des vivres. Et c’est au coeur de cette colonie que manigances et trahisons vont se succéder pendant que d’autres ont dû partir en éclaireurs à leur risques et périls.
Bien écrit et scénarisé, on se laisse volontiers convaincre par ce récit d’aventure plutôt sombre et rythmé. Les personnages sont multiples mais toujours suffisamment denses et crédibles. Le dessin est si original dans son traitement qu’il peut destabiliser en début de lecture. Mais on se fait rapidement à cette infographie ambiante et on y prend même plaisir (le travail réalisé sur les personnages est impressionnant de finesse).
Bref, Scurry est signe deux très bons premiers tomes. Vivement la suite et fin dans le troisième opus à paraitre le 15 juin.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur (tome 1) :
Amateurs de gentilles souris, fans de Bernard et Bianca ou des Aristochats, cette trilogie n’est pas pour vous ! Scurry, ce sont des souris, des chats et des animaux violents dans un univers post-apocalyptique !
Un groupe de souris domestiques lutte pour survivre à un long et étrange hiver. Les humains ont disparu, le soleil se pointe rarement et une pluie froide et sombre empoisonne tout ce qu’elle touche. Les souris, qui dépendaient des humains pour se nourrir, s’accrochent obstinément à leurs vieilles habitudes, pillant les maisons abandonnées à la recherche des restes qu’elles peuvent trouver…
Date de parution : le 10 novembre 2021 (tome 1) et le 27 avril 2022 (tome 2) Auteurs : Mac Smith (scénario et dessin) Genre : aventure