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Violette au bois des fous, un roman de Madeleine Melquiond (Favre)

Violette au bois des fous, un roman de Madeleine Melquiond (Favre)

Madeleine Melquiond nous offre un très beau roman avec Violette au bois des fous.

Violette est journaliste à la retraite mais aussi écrivain, et même poète. Elle ne l’avait jamais imaginée ainsi sa retraite, seule, dans sa grande maison. Seule, mais tellement seule, qu’un beau jour, presque sans réfléchir, Violette avale un flacon de somnifère entier.

Violette est septuagénaire. Intelligente, cultivée. Et pourtant, plus rien ne la retenait à la vie. Mais la mort n’en a pas voulu. Il a fallu qu’elle y survive à son suicide… Bien malgré elle.

Et après une TS, que se passe-t-il ? On est dirigé vers un hôpital psychiatrique, pour être pris en charge ; pour être soigné. Celui de Violette se situe au milieu d’un bois : celui du bois des fous.

Et Violette partage avec nous son nouvel univers. Les zigs, les zinzins, les zazas, deux mondes que tout oppose. Les malades sont solidaires entre eux, souvent plein d’humour, donnant des surnoms incroyables à chaque personne malade ou non : Gros tas, Blue eyes, Yoyo, Artiste, Moulin à paroles… Et Violette sera surnommée, tout naturellement, Poésie.

On entre dans le bois des fous, à pas feutrés, un peu inquiet. Puis très vite, on entend ce que chacun exprime, ses souffrances, ses peurs, ses désirs. Mais jamais la folie ne nous effleure. Leur monde est un monde hypersensible, mais fait de tout petits riens qui rendent heureux ou malheureux. Plus souvent malheureux.

Santé mentale déficiente ? Monde de la folie ? On ne sait qu’une chose : cela peut arriver à tout le monde de se trouver à la frontière de ce monde-là qui souffre tant.

Violette au bois des fous est largement inspiré de l’expérience de l’auteur d’où cet accent de vérité qui nous émeut tant. La plume de Madeleine Melquiond a su nous faire entrer dans ce monde, avec humour, et bienveillance, sans aucun jugement.

Violette au bois des fous est un roman qui va rester joliment dans nos mémoires. Vraiment notre coup de cœur du mois !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : février 2022
Auteur : Madeleine Melquiond
Editeur : Favre
Prix : 15 €

Le nouvel album de Coco Méliès est sorti le 29 avril 2022, Nothing goes to waste

Mais qui est le duo Coco Méliès? Il s’agit en fait (à peu près) de la concaténation des noms de Franscesca Coco et David Méliès. Le groupe électro folk vient du Canada et plus précisément du Québec, encore plus précisément de Montréal. Leur formation date de 2011 et ils ont déjà sortis 2 albums, Lighthouse en 2014 et The Riddle en 2017. Ce 3e album regorge de belles mélodies douces amères, c’est un plaisir à écouter.

De la belle musique à découvrir

Pour ceux qui connaissent, pour donner un indice sur la teneur de cette musique venue d’outre-Atlantique, Coco Méliès joue dans la même catégorie musicale que The Lumineers, Mumford & Son et Damien Rice. Les mélodies sont nées au cours du confinement, période propice à l’introspection et au vague à l’âme. 12 morceaux composent cet album parfait pour la rêverie. La voix de la chanteuse est enchanteresse, la guitare est légère, l’album s’écoute avec plaisir. Des œuvres ont été présentées les 29 et 30 avril derniers à Montréal de la part de 6 artistes qui se sont inspirés du contenu des chansons. Des musiciens accompagnent le duo sur l’album, Simon Bilodeau à la batterie, Charles Robert-Gaudette à la basse et aux claviers (synthétiseur et piano), Julien Thibault à la basse, Sara Jamin au violon et Bertrand Margelidon au Flügelhorn et à la trompette. Pour l’anecdote, le duo s’est rencontré en 2011 lors d’une soirée open mic organisée dans le Sud-Ouest de Montréal. Francesca Como et David Méliès ne se sont plus quittés er les auteurs-compositeurs-interprètes collaborent depuis avec plaisir. 2 ans ce concerts sur la route et une première place au concours avant de révéler leur premier album Lighthouse. Le 2e album The Riddle a été défendu sur scène lors d’un grand concert extérieur au Festival International de Jazz de Montréal. La douceur et la tranquillité sont 2 adjectifs qui définissent très bien cette musique doucereuse qui mérite une écoute attentive.

Le groupe a remporté le prix Groupe Vocal de l’Année aux Canadian Folk Music Awards décernés à Ottawa en novembre 2017 et l’aventure continue tout en douceur pour des chansons qui s’inscrivent très vite dans l’esprit, un vrai coup de coeur.

Sortie en salles du puissant film Pluie noire de Shohei Imamura en version restaurée le 11 mai

Pluie Noire a beau être un film en noir et blanc, il a été réalisé en 1989 et présenté au Festival de Cannes la même année avec pour récompenses le Prix spécial et un Prix technique. Le réalisateur Shohei Imamura y a d’ailleurs reçu deux Palmes d’or, en 1983 pour La Ballade de Narayama et la seconde ex-æquo en 1997 pour L’Anguille (Unagi). Pluie noire évoque la catastrophe autant humaine que sociale engendrée par la bombe atomique lâchée sur Hiroshima le 6 août 1945 et les conséquences dramatiques sur le population. Entre flashback et images terribles d’humains affreusement brûlés, le film offre une méditation sans concession sur les changements engendrés par la catastrophe dans la société japonaise.

Un film au réalisme effrayant

Pluie noire est l’adaptation d’un classique de la littérature de la bombe atomique paru en 1966 et écrit par l’auteur Masuji Ibuse. Le film débute avec des scènes de la plus paisible normalité à proximité d’une grande ville japonaise. En un instant, un éclair déchire le ciel et l’apocalypse s’abat sur Hiroshima. 3 personnages moins touchés que les autres cherchent à s’enfuir et traversent des paysages dévastés où errent des quasi-zombies, humains affreusement mutilés et irradiés qui se demandent ce qu’il leur est arrivé. La scène est une des plus puissantes jamais vues sur film pour tous les spectateurs, on quitte l’imagination pour se plonger dans un réel sans fard. Et puis le film se décale 5 ans plus tard au début des années 1950 pour revenir régulièrement au moment fatidique où la bombe Little Boy a atomisé Hiroshima avant que Fat Man ne s’abatte sur Nagasaki 3 jours plus tard. Le spectateur sait que ces deux bombes ont permis la capitulation sans condition de l’empire japonais le 15 août avec l’entrée du monde dans l’ère de la dissuasion nucléaire en même temps que dans la guerre froide. Le film évoque d’ailleurs l’impact vertueux de la guerre de Corée à partir de 1950 sur l’économie japonaise fortement mise à contribution par l’occupant américain pour produire des armes. Mais le film souligne surtout le destin de celles et ceux que le reste de la population a considéré comme des hibakusha, des atomisés que personne ne veut vraiment côtoyer et encore moins épouser. Au sein d’une société aux codes ancestraux, la bombe atomique a marqué un changement brutal que Shigematsu, sa femme et leur nièce Yasuko ressentent chaque jour. Famille appartenant à la communauté des survivants exposés aux radiations, ils sont réduits au silence par les autorités pendant une dizaine d’années par l’intermédiaire d’un code de la presse interdisant toute référence à la bombe. Yasuko est exclue de l’espace rituel ancestral du mariage et tous les prétendants tournent les talons quand ils apprennent que la jeune femme a traversé l’un des orages de pluie noire radioactive qui succède à chaque bombardement atomique. L’empreinte d’une mémoire indélébile du drame nucléaire sur le corps individuel et social s’impose à tous irrémédiablement avec pour conséquence un réflexe de rejet. Une Yasuko en pleine détresse se rapproche d’un autre marginalisé, Yuichi, ancien soldat qui perd tous ses moyens au bruit d’un véhicule à moteur s’approchant de lui. Il rejoue à chaque fois à grands cris le geste conditionné qui consistait à placer une bombe sous les chars américains en hurlant : Mission accomplie! Le cinéaste rapproche les deux personnages pour bien souligner l’impossibilité pour eux de vivre une vraie vie paisible, marqués qu’ils sont dans leur chair et dans leur esprit par les affres de la guerre. A eux deux, ils incarnent un Japon à l’identité défaite, blessé par les années de conditionnement militariste. Ils sont les témoignages vivants de cet âge des extrêmes avec la guerre et la mémoire de la bombe.

Pluie noire est un film absolument immanquable consacré à une période charnière de l’histoire de l’humanité, celle où la science s’est abattue sur les populations pour créer un désastre qui a changé la vision du monde pour tous. Le film est à découvrir en version restaurée le 11 mai dans les salles de cinéma pour une expérience cinématographique unique.

Synopsis: Hiroshima – 6 Août 1945. La vie suit son cours, comme tous les jours. Un terrible éclair déchire le ciel. Suivi d’un souffle terrifiant. Et l’Enfer se déchaîne. Des corps mutilés et fantomatiques se déplacent parmi les amas de ruines. Au même moment, Yasuko faisait route sur son bateau, vers la maison de son oncle.  Une pluie noire s’est alors abattue sur les passagers. Ils ne savaient pas, ils ne savaient rien Quelques années plus tard, les irradiés sont devenus des parias dans le Japon d’après-guerre.

La science est dans le lait, La science est dans le sable (Nathan)

La science est dans le lait, La science est dans le sable (Nathan)

Les Editions Nathan nous proposent une super nouvelle collection : La science est dans…

Cette collection permet aux tout-petits, dès l’âge de 4 ans, de s’initier aux sciences en faisant des expériences faciles à réaliser. L’enfant va manipuler, faire, et regarder.
Chaque album propose 10 expériences très faciles à faire et toujours étonnantes.

Il est évident que c’est en faisant, en manipulant que l’enfant apprend. On retient 90% de ce que l’on fait !

La science est dans le lait est un album centré sur les propriétés du lait. Le jeune lecteur va pouvoir faire des expériences assez incroyables : il va fabriquer du beurre, de la crème chantilly, des yaourts, des cocktails, et même faire danser les couleurs…

Quant à l’album La science est dans le sable, le lecteur va découvrir les différents composants du sable, en faire une bouillie, mesurer le temps avec le sable, faire remonter des cailloux dans le sable, filtrer l’eau…

Bref, l’enfant va se transformer en magicien ou en chercheurs !

Ces albums pédagogiques, très joliment illustrés, La science est dans le lait, La science est dans le sable, vont à coup sûr, passionner votre enfant et peut-être le sensibiliser au domaine scientifique dès le plus jeune âge.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2022
Auteurs : Jack Guichard, Cécile Jugla
Illustrateur : Laurent SIMON
Editeur : Nathan
Prix : 7,95 €

Un « George Dandin » baroque et onirique pour un spectacle total

Un "George Dandin" baroque et onirique pour un spectacle total
© Marcel Hartmann

Un « George Dandin » baroque et onirique pour un spectacle total

On ne présente plus les deux complices qu’étaient Molière et Lully, auxquels nous devons des comédies comme Le Bourgeois gentilhomme où la musique trouve naturellement sa place. George Dandin, créé en 1668 à Versailles pour le plaisir de Louis XIV, relève du même heureux mélange des genres : il s’agit d’une histoire bouffonne et noire où s’intercalent des intermèdes musicaux qui mettent en scène bergers et bergères idéalisant la noblesse de cour. Mais si les pages musicales ont cette grâce inimitable typique de Lully, elles sont avant tout le contrepoint facétieux de la satire dont elles pointent le vertige.

Michel Fau, homme de théâtre sans égal  

Fort d’une présence et d’une exigence toujours singulières, Michel Fau, homme de théâtre sans égal, s’empare de cette farce tragi-comique et de son rôle-titre avec la folie baroque, la poésie et l’outrance fantasque qu’on lui connaît. Il y distille à dessein la noirceur qui mine la comédie et le grotesque qui habite le tragédie, en osmose parfaite avec l’esprit purement moliéresque de la cruelle satire pour un spectacle total.

George Dandin, un riche paysan, a dépensé sa fortune pour devenir George de la Dandinière. Hélas, comme chacun sait, l’argent ne fait pas le bonheur et chez Molière sans doute moins qu’ailleurs. Le « mari confondu » subira le mépris de son épouse et de sa belle-famille, et l’humiliation d’être ouvertement trompé.

Une cérémonie baroque et grandiloquente 

Un conte féroce à la morale furieusement amère, où Molière mélange la comédie de mœurs, la critique sociale et la tragédie en mettant à nu les vilénies et les fourberies.

Le spectateur, médusé, assiste alors en trois actes à la descente aux enfers du parvenu Dandin, victime volontaire de son ambition débordante, aux prises avec une très jeune épouse qui, avec force et détermination, revendique son désir de liberté.

La lecture de Michel Fau avec son sens aigu de la théâtralité, s’inscrit à merveille dans la bouffonnerie et la tragédie comme pour mieux singer le jeu de la comédie humaine et ses travers à la fois cruels et dérisoires, cabotins et grotesques, où la quintessence de l’œuvre y est portée à son paroxysme, empreinte de jeux de pouvoir, de vanité, et d’humiliation.

Quatre chanteurs et huit musiciens de l’Ensemble Marguerite Louise participent à la mise en abîme de cette fable à la fois burlesque et sombre où tout chatoie, déborde de couleurs et nous plonge dans un monde onirique et symbolique.

Avec des intermèdes musicaux qui se jouent à l’envi de l’infortune amoureuse en chantant le pouvoir de l’amour quand le verbe clame le désespoir d’un mari humilié !

Dans des costumes d’apparat signés Christian Lacroix qui signent l’appartenance à une classe et un décor d’Emmanuel Charles, mettant en scène une petite maison, entourée de branches d’arbres tout droit sortie d’un conte maléfique, qui symbolise avec ses deux étages sa position sociale (Dandin étant en bas, les aristocrates en haut) mais aussi le purgatoire, le verbe se fait ravageur et parodique, grotesque et inquiétant.

Dans le rôle de George Dandin, Michel Fau impressionne en clown tragique. Face à lui six comédiens : Alka Balbir, Armel Cazedepats, Philippe Girard, Anne-Guersande Ledoux, Florent Hu et Nathalie Savary en parfaite osmose lui donnent la réplique dans un jeu aussi baroque qu’extravagant. Bravo !

Dates : du 6 au 29 mai 2022 – Lieu : Athénée Théâtre Louis-Jouvet (Paris)
Metteur en scène : Michel Fau

Un seul en scène éblouissant avec la pièce Novecento pianiste au Lucernaire jusqu’au 26 juin 2022

Aless

Ce Novecento pianiste n’est rien d’autre qu’une pièce rare. Laurent Orry est seul en scène, un siège de bois comme seul décor, il attire à lui les regards et la lumière pour un monologue fascinant d’1h15. Il interprète tour à tour le narrateur Tim Tooney, trompettiste de son état sur le paquebot de croisière Virginian, et le héros Novecento, gamin retrouvé sur le paquebot et devenu pianiste émérite sans jamais mettre le pied à terre. Le comédien égrène le texte à toute vitesse, avec poésie, la bave au lèvres, avec la tête qui tourne, sans jamais écorcher un mot ni hésiter. Une prouesse théâtrale à ne pas manquer sur la scène du Lucernaire, rien de moins.

Un seul en scène entre poésie et romantisme

Tiré de l’ouvrage ultra connu de Alessandro Baricco, adapté au cinéma en 1998 par Giuseppe Tornatore avec Tim Roth dans le rôle de Danny Boodmann T.D. Lemon ‘1900’, Novecento est l’histoire d’un gamin devenu homme hors du monde. Ne connaissant que l’environnement clos et protégé d’un paquebot, le héros est protégé des turpitudes du dehors. En perfectionnant son art du clavier, il se créée une aura qui touche tous les visiteurs des croisières de luxe. C’est cette histoire bien étrange que raconte le prodigieux comédien et metteur en scène Laurent Orry en rivalisant d’effets de manche diablement efficaces. Il règne sur la petite scène en regardant dans les yeux les spectateurs, jusqu’à s’assoir parmi eux pour signifier la recherche de soutien. Mais surtout il ne s’économise pas un instant, interprétant différents personnages dans une logorrhée ininterrompue. Et ça crie, ça geint, ça sanglote, 30 années d’une vie passent en un souffle avec de tels procédés oratoires. Ca prend aux tripes, l’émotion n’est jamais loin, ne manque q’un piano pour interpréter les airs magiques du héros. Mais les mots égrenés par le comédien servent de musique pour captiver l’audience et l’emmener avec lui sur les flots de l’Atlantique. Tandis que le navire enchaine les trajets ininterrompus sur l’océan, les aventures se succèdent, les péripéties font sourire ou s’émouvoir.

Le voyage est beau et quelle belle partition joue le comédien pour s’attacher l’attention de son public. Il est rare de se sentir aussi proche d’une performance jouée semble-t-il pour chacun des spectateurs et lui seulement. La pièce est à découvrir au plus vite au Lucernaire, elle vient de débuter et c’est sublime.

Synopsis: Parce qu’il n’a pas su aider Novecento à venir au monde, Tim Tooney tente peut-être de faire venir le monde à Novecento… Un homme seul et désoeuvré se remémore ses souvenirs de jeunesse passée sur un paquebot de croisière en compagnie d’un génie du piano, né et mort sur ce paquebot sans en être jamais descendu. Parce qu’il n’a pas su aider Novecento à venir au monde, Tim Tooney tente peut-être de faire venir le monde à Novecento… 

A Savoir :
Se présenter 20 minutes au plus tard avant la représentation. Les retardataires ne peuvent pas être admis en salle.

Détails:

du jeudi 5 mai 2022 au dimanche 26 juin 2022, à 19h ou 15h30

Ulysse trompe le terrible cyclope, une BD audio de la série Zeus raconte (Nathan)

Ulysse trompe le terrible cyclope, une BD audio de la série Zeus raconte (Nathan)

Les Editions Nathan nous propose un livre sur la mythologie grecque avec sa version audio, via l’application Nathanlive ! Le roi des dieux, Zeus raconte cette histoire avec sa voix très grave ! Incroyable histoire, Ulysse trompe le terrible cyclope ! Incroyable ambiance !

Zeus présente au lecteur le portrait d’Odysseus, plus souvent appelé Ulysse. C’est un homme exceptionnel, roi d’Ithaque. Mais il est rarement chez lui car il guerroie depuis neuf ans.

Il va se retrouver face au Cyclope, un monstrueux géant à l’œil unique. Emprisonné, avec ses hommes, par le Cyclope, Ulysse ne sait comment s’en sortir…
Il a alors une idée de génie et va berner le Cyclope…

L’album est magnifique ! Les illustrations sont juste sublimes ! et la version audio nous plonge dans la mythologie avec passion ! Le lecteur devient Zeus !

Ulysse trompe le terrible cyclope est un album qui va passionner petits et grands !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2022
Auteur : Gérard Moncomble
Illustrateur : Jeanne Hammel
Editeur : Nathan
Prix : 12,95 €

La belle vie, Tome 1 de la série Clovis & Oups (Flammarion jeunesse)

La belle vie, Tome 1 de la série Clovis & Oups (Flammarion jeunesse)

Aurélie Valogne, romancière, et François Ravard, illustrateur, nous présentent leur première série d’albums jeunesse : Clovis & Oups. Le Tome 1 vient de sortir : La belle vie.

Le héros, trop mignon, de ce petit livre qui nous rappelle nos livres de lectures d’autrefois, s’appelle Clovis et déteste l’école. Mais il adore les vacances. Surtout les vacances chez ses grands-parents. Chez eux, il peut faire tout ce qu’il veut ! Et en plus, il y a Oups, le chien de Papy et Mamie. Clovis et Oups jouent beaucoup ensemble et font aussi beaucoup de bêtises… Mais ce n’est jamais bien grave…
Clovis s’éclate chez ses grands-parents… Il fait beaucoup d’activités avec eux et ne voit pas le temps passer…

La belle vie est un album rempli d’humour, à la couverture cartonnée, très joliment illustré, qui met en avant l’importance des grands-parents. Clovis & Oups, une série à suivre, assurément !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 4 mai 2022
Auteur : Aurélie Valogne
Illustrateur : François Ravard
Editeur : Flammarion jeunesse
Prix : 8,90 €

Une fameuse pièce historique à découvrir avec Charles VII J’ai sauvé la France au Théâtre de la Contrescarpe

Dans l’imaginaire collectif, le roi Charles VII est perçu comme un roi pleutre et faiblard sauvé par l’intermission d’une Jeanne d’Arc miraculeuse. Son rôle dans l’issue favorable de la guerre de 100 ans serait avant tout secondaire, voire anecdotique. L’auteur Alain Peron remet les choses à leur place et le metteur en scène Rémi Mazuel donne du dynamisme et de la profondeur à une pièce où les comédiens et les comédiennes multiplient les rôles dans un ballet savamment orchestré. Le moment de théâtre passe dans un souffle avec ce récit enlevé d’une page centrale de l’histoire de France à découvrir jusqu’au 21 juin au Théâtre de la Contrescarpe.

Histoire et anecdotes

Les 40 ans de règne de Charles VII n’ont pas du tout été une sinécure. Fils de Charles VI le fou, cadet avec 2 frères plus âgés, rien ne le prédestinait à la fonction suprême. Délaissé, il s’est plongé dans les livres, gagnant en esprit ce qu’il évitait dans la vraie vie. Oui mais voilà, le décès de ses frères l’a fait dauphin alors que la guerre des 100 ans faisait rage et qu’anglais et bourguignons faisaient planer une menace bien tangible sur les restes du royaume de France. La providence lui envoya une jeune bergère lorraine décrite comme légèrement illuminée, d’abord source de motivation pour des troupes qui prirent Orléans sans coup férir avant d’être abandonnée par son souverain (vendue?). Les pages historiques se succèdent, enchainant les présences retentissantes du grand argentier Jacques Cœur et de la divine maitresse Agnès Sorel. Si vous pensez que le niveau de Game of Thrones est bien supérieur à celui de la vraie histoire, vous vous trompez lourdement comme le prouve bien cette pièce. L’histoire de Charles VII mélange drame et amour, trahison et raison d’état, perfidie et bons mots. Et comme la troupe est aussi investie que convaincante, les effets sont d’autant plus démultipliés. Un Charles VII âgé fait figure de narrateur, alternant avec sa vision plus jeune dans une fluidité totale. Denis Souppe, Leo Bastard, Anne-Victoire Armstrong, Sophie Taoc et Rémi Mazuel interagissent avec maestria, les spectateurs comprennent vite que les automatismes ont été depuis longtemps digérés pour laisser place à la passion du jeu. L’histoire le permet, alternant entre grandes pages connues et petites histoires moins renommées. Et c’est un pur plaisir d’assister à cette pièce! Tout y est, l’émotion, la félonie, la loyauté, Charles VII a jeté les bases d’ambitions monarchiques que ses suiveurs Louis XI, François 1er et Louis XIV notamment ont porté toujours plus haut.

La pièce Charles VII j’ai sauvé la France est une plongée passionnante dans l’histoire de France, digne des plus grandes aventures télévisuelles. Le terreau est bon, l’auteur et le metteur en scène en ont tiré le meilleur pour un spectacle à ne pas manque au Théâtre de la Contrescarpe les mardis et dimanches jusqu’au 21 juin.

Synopsis:

L’incroyable destin de Charles VII ! Découvrez la Guerre de Cent Ans comme vous ne l’avez jamais entendue, racontée par le Roi de France qui l’a remportée : Charles VII « Le Victorieux » et grand oublié des manuels d’histoire. Héros ou monstre froid ? Il s’est battu toute sa vie pour s’imposer, reconquérir sa couronne (promise à son ennemi anglais) et son Royaume occupé et encerclé. Charles VII a sauvé la France, mais à quel prix ? Toutes celles et tous ceux qui l’ont aidé ont été sacrifiés : Jeanne d’Arc, la pucelle d’Orléans venue le guider jusqu’au sacre, Jacques Cœur, l’homme le plus riche de son temps, grand financier de la reconquête, Agnès Sorel, la plus belle femme du monde, qui lui fait découvrir l’amour. Charles VII a tout gagné et tout perdu. Les Français ne l’aiment pas. Roi shakespearien au « cœur vêtu de noir », il se bat contre un destin tragique et nous livre, au soir de sa vie, une réflexion sur la solitude du pouvoir qui n’a rien perdu de son actualité.

Détails:

Prolongations jusqu’au 21 juin 2022

• les MARDIS à 21h
• les DIMANCHES à 20h30

Relâches les 17 avril et 22 mai

Bon appétit petit girafon, mes 1ères histoires animées (Nathan)

Bon appétit petit girafon, mes 1ères histoires animées (Nathan)

Les Editions Nathan nous propose une collection pour tout-petits : Mes 1ères histoires animées, Kididoc. Avec Bon appétit petit girafon, le tout-petit va découvrir le bébé de la girafe et sa maman. Il va pouvoir animer les images en faisant bouger des languettes, avec ses petits doigts.

Le petit girafon vit en groupe, il adore têter sa maman. Et quand il a soif, il a bien du mal à se baisser à cause de son long cou. Il adore manger directement sur l’arbre et s’endort comme un bébé après une journée bien remplie !

Cet album, très joliment décoré, tout en carton épais, a été réalisé avec les soigneurs du fameux ZooParc de Beauval. Il s’adresse aux petits dès 1 an !

Bon appétit petit girafon est un album à offrir à nos tout-petits !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2022

Illustratrice : Nathalie Choux
Editeur : Nathan
Prix : 8,70 €

Lorsque le ciel s’en mêle, un roman d’Eliane Saliba Garillon (Editions F.Deville)

Lorsque le ciel s’en mêle, un roman d’Eliane Saliba Garillon (Editions F.Deville)

Les Editions F.Deville nous propose, dans leur collection Œuvres au rouge, le dernier roman d’Eliane Saliba Garillon, Lorsque le ciel s’en mêle.

Le héros, Jonathan, est bien un héros malgré lui. Un jour, il est témoin d’un accident d’une petite fille et s’en sent complètement responsable. Il a tout vu. Il a eu ce geste malencontreux qui a fait que la petite fille s’est faite renverser par une voiture. Du coup, il abandonne son associé et part se réfugier en Italie, chez sa grand-mère qu’il adore. Et qui l’a élevé. Il ne peut plus vivre comme avant sachant que cette petite fille est à l’hôpital dans le coma.

Il rencontre le vieux Pio qui va lui délivrer un message incompréhensible mais que Jonathan va garder en tête.

Sans que Jonathan agisse de façon particulière, les évènements vont s’enchainer de façon surprenante. Il va finir par s’installer à Naples, en Floride et travailler dans une agence immobilière.

Sans rien comprendre, Jonathan va croiser de façon intime 7 personnes… Le premier signe de ces rencontres : une poignée de main brûlante… 

Mais pourquoi donc ? Quel est le point commun de ces personnes ? Il semblerait qu’elles aient toutes un esprit de vengeance. Le suspens est total…

Une seule chose est sûre : quand vous commencez Lorsque le ciel s’en mêle, vous ne pouvez plus vous arrêter ! Alors, prévoyez du temps devant vous !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 21 avril 2022
Auteur : Eliane Saliba Garillon
Editeur : Editions F.Deville
Prix : 20 €

Beckett transcendé à l’Opéra de Paris

Beckett transcendé à l'Opéra de Paris
© Sébastien Mathé / Opéra national de Paris

Beckett transcendé à l’Opéra de Paris

En 1957, Samuel Beckett vient de clore l’écriture de sa deuxième pièce de théâtre ; Kurtág arrive tout juste en France et, sur le conseil de son aîné György Ligeti, décide d’en voir la création : c’est sa première rencontre avec Fin de Partie. Pendant les six décennies qui suivront, l’univers de Beckett tournera dans la tête du compositeur – quelques bribes s’en échappent dans les années 1990, une pièce pour piano et voix, remaniée pour voix et ensemble, sur le dernier texte de Beckett, What is the Word.

Une œuvre foisonnante

L’écriture de Fin de Partie commence à proprement parler en 2010, mais le compositeur y consacrera huit ans de sa vie jusqu’à la création de l’opéra en 2018, intitulé Samuel Beckett : Fin de partie : scènes et monologues, opéra en un acte. Comme son nom l’indique, c’est un enchaînement de scènes extraites de la pièce originale. Sur un livret qui réduit la pièce à un peu plus de la moitié, sans jamais la réécrire, l’ouvrage déploie tout l’art avant-gardiste et expressionniste du compositeur qui se révèle en parfaite symbiose avec les personnages et la trame dramaturgique.

Une composition dont la portée dépasse le monde de la musique pour s’étendre également aux territoires du théâtre et de la littérature. Et dont le livret respecte fidèlement le texte du dramaturge irlandais.

Fin de partie raconte l’histoire de quatre personnages. Hamm aveugle et en fauteuil roulant. Avec lui, ses parents culs-de-jatte, bouclés dans des poubelles, qui apparaissent par intermittences, et Clov, son domestique, peut être un fils adoptif.

Mais aujourd’hui quelque chose a changé : ça va peut-être enfin tout à fait finir. C’est cette fin, espérée et crainte, retardée et accélérée, jouée et subie, cette impensable et impossible fin, que raconte Fin de partie : Clov partira-t-il : abandonnant Hamm à lui-même ? La question est entière, et si la tension est extrême entre les deux personnages, si les paroles qu’ils s’échangent sont des coups qu’ils se portent, pointe simultanément une forme d’attachement entre eux, l’attachement d’un vieux couple. « Quelque chose suit son cours », mais cela va-t-il pour autant finir dans ce refuge coupé de tout, dans cet univers dévasté et post-apocalyptique.

Et au contraire de En attendant Godot, qui centre l’action autour d’un personnage qui ne viendra jamais, Fin de Partie nous place dans l’attente de départs que l’on ne verra pas : celui de Clov, annoncé dès le début (« fini, c’est fini, ça va finir »), mais qui est encore présent à la fermeture du rideau ; celui des parents, dont la mort est suggérée sur scène sans qu’ils quittent l’abri de leurs poubelles. L’action est soit passée (Nell et Nagg évoquent leurs souvenirs de jeunesse), soit future (le départ de Clov, un projet de roman évoqué par Hamm, ce dernier allant jusqu’à affirmer que sa vie « a toujours été [future]»). Le présent se vivant dans l’attente et le ressassement pour les protagonistes déjà prisonniers d’eux-mêmes, et en attente de la fin.

Pour accompagner ces figures immobiles, le metteur en scène Pierre Audi n’ajoute sur le plateau qu’un cabanon dont la configuration change de perspective entre les scènes et recompose l’espace entre un monde intérieur et un monde extérieur.

Győrgy Kurtág sert à merveille le drame existentiel non pas en l’accompagnant mais en l’enrichissant de sa traduction musicale qui imprime la psyché des personnages où la musique et le chant soulignent la recherche profondément beckettienne du silence et de l’ailleurs. Kurtág s’ appuie aussi sur les résonances créées par le poème « Roundelay », autre œuvre beckettienne placée en prologue de l’opéra. Une musique qui amplifie ou prolonge le texte dans une veine orchestrale aussi puissante que neuve.

Les quatre chanteurs : Frode OlsenLeigh MelroseLeonardo CortellazziHilary Summers sont en parfaite symbiose avec leurs personnages où leur timbre se joue à l’unisson des variations du grand Sam, aux prises entre le dedans et le dehors, l’ici et l’ailleurs, la consolation et la désolation, le fini et l’infini. Le tout emmené par le chef Markus Stenz et son geste sûr qui donne toute son ampleur à la résonance orchestrale et métaphysique de l’œuvre. Bravo !

Dates : du 30 avril au 19 mai 2022 – Lieu : Palais Garnier  (Paris)
Metteur en scène : Pierre Audi 

Plantes et fleurs, pour soigner âme et corps (Favre)

Plantes et fleurs, pour soigner âme et corps (Favre)

Najva Esfahani a écrit un livre intitulé : Plantes et fleurs, pour soigner âme et corps. Auparavant, elle a étudié les sciences sociales des religions, puis a obtenu un doctorat en sociologie. Durant ses études, elle a travaillé sur les états modifiés de conscience, sur les archétypes et la pensée créatrice.

Après avoir travaillé dans le domaine anthropologique et artistique, Najva Esfahani est revenue « à la source » : son don inné de guérison.

Depuis qu’elle est toute petite, Najva connaît le pouvoir des plantes, de façon naturelle. Elle découvre alors que ce don est héréditaire et va le travailler.

Najva est capable de soigner une personne malade, de façon instinctive elle sait quelle plante sera efficace pour telle personne, pour telle pathologie..

Avec Plantes et fleurs, pour soigner âme et corps, Najva Esfahani nous partage tout son savoir sur les plantes et les fleurs et leurs propriétés pour chacune.

Ces plantes peuvent soigner aussi bien des maladies physiques que psychiques. L’auteure nous propose des modes d’emploi, faciles à réaliser soi-même, pour 52 espèces végétales, après avoir expliqué leurs propriétés. Avec des dessins des plantes réalisés par l’auteure elle-même !

Plantes et fleurs est un très beau guide pour soigner âme et corps de façon totalement naturelle.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 7 avril 2022
Auteur : Najva Esfahani
Editeur : Favre
Prix : 23 €

Un livre entre BD et témoignages chez La Boite à Bulles avec Souvenirs en cavale, sortie le 11 mai 2022

Une première expérience à la maison d’arrêt de Saint-Brieuc avait permis à Gilles Chasseboeuf de découvrir l’univers carcéral, clos et coupé du monde, en autarcie totale pour tous ceux coupés de leurs semblables. Le résultat avait été 20 peintures murales illustrant des souvenirs de détenus par eux-mêmes nés d’ateliers dessins. L’auteur dessinateur est revenu pour monter un seconde projet autour du thème central du souvenir.

Un ouvrage hautement réaliste

L’auteur a collecté la parole d’hommes et de femmes qui gravitent au cœur du bâtiment pénitentiaire. Paroles de détenus, témoignages de surveillantes et de surveillants, personnel médical et administratif, tous traduisent la réalité de cet espace clos et l’auteur en a fait un carnet illustré. Les mots sont lourds de signification, relativisant l’image souvent terne et sombre de cette institution. L’ouvrage est une lucarne parcellaire ouverte sur le milieu carcéral. Des histoires personnelles sont relatées, sur fond de dessins, pastels ou crayonnés pour montrer ce que disent ceux qui ne parlent pas souvent. Des détenus, oubliés, qui ont pourtant une histoire souvent intéressante, faite de manque de chance, d’opportunités non saisies ou de déveine.

Souvenirs en cavale est un recueil passionnant, croqué avec sensibilité et sincérité par un auteur en quête de vérité, et ça se sent, le 11 mai aux éditions La Boite à Bulles.

Synopsis: « En prison, beaucoup de temps mais peu d’espace… ». En 2015, Gildas Chasseboeuf réalisait un atelier dans la prison de Saint-Brieuc sur la thématique du souvenir. Deux ans plus tard, le Service de probation et d’insertion pénitentiaire (S.P.I.P.) lui proposait à nouveau d’animer un atelier sur ce même thème. Il a saisi cette occasion pour recueillir la parole de toutes celles et ceux qui vivent ou travaillent dans cette prison, pour la consigner sous forme de carnet de voyage. En prison, les souvenirs jouent un rôle bien particulier : si le corps est contraint de rester dans un espace clos, rien n’empêche l’esprit de s’échapper, de rêver et de voyager, en particulier vers les beaux moments du passé. Des paroles de détenus à celles du personnel pénitentiaire, Gildas Chasseboeuf brosse le portrait d’un milieu terne, où le temps se fige, mais où se façonne pourtant une foule d’horizons nouveaux…

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Gildas Chasseboeuf

Nombre de pages / Prix: 96 pages / 20 euros

« Cendrillon » sous le regard envoûtant de Joël Pommerat

Cendrillon” sous le regard de Joël Pommerat : captation intégrale                 avec Axe Sud production
Cendrillon, une création théâtrale de Joël Pommerat Photo DR

“Cendrillon” sous le regard envoûtant de Joël Pommerat

Depuis plus de quinze ans, Joël Pommerat qui se revendique “écrivain de plateau”, écrit et met en scène. Reconnaissables dès les premières secondes pour l’univers poétique dont elles sont tissées, mêlant intimement le clair-obscur de l’imaginaire (l’inconscient) à la réalité mais aussi les rapports sociaux entre individus, les histoires scéniques de Pommerat s’apparentent à des comtes moraux et immoraux. Où comment le bien et le mal se masquent, se mélangent l’un derrière l’autre, l’un avec l’autre.

Et à partir d’un sujet qui semble tout à fait réaliste donc concret, le dramaturge nous entraîne de par son écriture dans une autre réalité, celle de personnages enfermés en eux-mêmes qui rêvent et parlent seuls à travers de longs discours émouvants ou encore entre eux, déterminés par le rôle familial/social dans lequel ils sont enfermés.

L’utilisation du micro comme vecteur de la voix contribue aussi à créer un climat à part entière. Le théâtre de Pommerat est donc un monde à part qui chemine entre l’ici et l’ailleurs. Un monde d’ambiguïté, de trouble, de profonde humanité où par-delà le visible et son implacable vérité, l’inconscient de nos “je” et les interdits collectifs sont également convoqués.

Un monde sans fard aussi lorsqu’il s’attaque au conte en revisitant de sa magie noire Pinocchio, Le Petit Chaperon rouge ou encore Cendrillon. Un monde désabusé, d’illusions perdues traduisant parfaitement les angoisses de notre époque lorsqu’il narre le capitalisme dans Les Marchands ou La grande et fabuleuse histoire du commerce. Chacune de ses œuvres est d’une inventivité plastique et théâtrale rares où Pommerat s’affirme comme l’un des auteurs-metteurs en scène majeur de cette dernière décennie.

A peine sortie de l’enfance, une toute jeune fille (Cendrillon) s’est tenue au chevet de sa mère gravement malade. Quelques mots – prononcés à mi-voix par la mourante, dans un souffle, et peut-être « mal entendus » par l’enfant – et la voilà liée, chargée de mission, tenue à un rôle.

Quelle marge de manœuvre lui reste-t-il pour envisager de suivre son père qui se remarie ? Comment « composer » avec l’avenir qui se dessine sous les traits d’une belle-mère coquette nantie de deux grandes adolescentes frivoles et égocentriques ?

Comment naviguer entre les cendres du passé, le réel qui s’impose, la vie effervescente et une imagination qui déborde ? Quels seront les points d’appui pour entrer de plain-pied dans le désir et l’existence ? Un prince naïf ? Une fée déjantée ?

Le metteur en scène livre ici sa version très personnelle du conte de Perrault. Loin des histoires de princesses qui rêvent au prince charmant, il se plonge au cœur de l’enfance et des questions tragiques qui la jalonnent parfois. Oubliés les oiseaux chanteurs et les couleurs pastel. Cendrillon est Sandra, une petite fille submergée par le deuil de sa mère, qu’elle tente de vivre comme elle le peut. Tous les éléments de l’histoire originale sont présents, mais détournés, chargés d’un sens différent qui lui donne un souffle radicalement novateur. Si Pommerat choisit d’axer sa pièce autour du deuil et de la confrontation d’une enfant avec la mort, il le fait avec assez de légèreté pour que les spectateurs se laissent aller à rire à de nombreux moments du spectacle où émotion et humour sont au rendez-vous.

Menant de front une écriture personnelle stimulée par la présence des acteurs et le travail minutieux de la lumière, des projections et du son, il crée pour la scène des images singulières et troublantes, désoriente l’oreille par l’apparente simplicité d’une langue tenue à l’essentiel, émeut par l’étrangeté d’un jeu dénué des théâtralités convenues. En le renouvelant, en l’habillant des pouvoirs illusionnistes du théâtre contemporain, il rafraîchit la puissance originelle du conte, sa texture à la fois familière et cryptée : un dédale de sens pour questionner la vie, toute la vie, sans morale ni réponse toute faite.

Et les comédiens sont tous à l’unisson pour interpréter leur personnage de conte initiatique, dans un subtil jeu de va-et-vient entre gravité, drôlerie et radicalité. 

Dates : du 3 mai au 19 juillet 2022 – Lieu : Théâtre de la Porte Saint-Martin (Paris)
Metteur en scène : Joël Pommerat

La bicyclette rouge, Tome 2, notre album coup de cœur (Paquet)

La bicyclette rouge, Tome 2, notre album coup de cœur (Paquet)

Les Editions Paquet nous proposent un album BD totalement différents des bandes dessinées asiatiques. Un roman graphique de toute beauté. L’auteur coréen de renommée internationale, Kim Dong Hwa, nous fait découvrir les différentes saisons à la campagne, à travers le facteur de Yahwari, qui fait sa tournée en bicyclette rouge.

Tout est beau : les textes comme les illustrations. Tout est doux, extrêmement poétique. Et harmonieux. On découvre un autre peuple, une autre façon de vivre, d’autres traditions, une autre culture… Des relations humaines, mais tellement humaines !

Ces petites histoires courtes peuvent être lues et relues, toujours avec plaisir et méditation.
A tous les âges de la vie. A toutes les saisons.

De très beaux messages d’humanité et de bienveillance y sont découverts. Les personnes âgées sont souvent au cœur de ces histoires, comme l’amour et l’amitié. Bref, ce qui crée la vie !

La bicyclette rouge est notre album coup de cœur, féérique, assurément !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 13 avril 2022
Auteur et illustrateur : Kim Dong Hwa
Editeur : Paquet
Prix : 18 €

Une belle plongée dans le cinéma avec Le storyboard de Wim Wenders, sortie le 4 mai aux éditions La Boîte à Bulles

Le dessinateur Stéphane Demardelé raconte sa passionnante expérience sur le storyboard d’un film réalisé par le grand réalisateur allemand Wim Wenders. Il raconte dans cette BD cette expérience unique au cœur du grand nord canadien et par là même l’édification d’un film, des premières idées à la mise en place de la nombreuse équipe de tournage.

Le cinéma comme si vous y étiez

La BD ouvre une grande lucarne sur ce qui motive un réalisateur et fait naitre en lui l’envie de se lancer. Avec toute son inspiration, son expérience et son regard esthétique sur les plans du film à venir. Le dessinateur invoque des discussions avec Wim Wenders, passionnantes. Il explique sa participation participation initiale au storyboard de l’autre film Every Thing Will Be Fine et son envie de rééditer l’expérience. Alors que le storyboard se créée petit à petit, toute la logique particulière du réalisateur s’affirme sur des points de détail qui échapperaient au commun du mortel. Où placer la caméra, par où faire entre la lumière, l’importance de ne pas laisser de traces dans la neige, c’est palpitant tout aussi bien qu’éreintant. Le dessin du réalisateur se veut le plus réaliste possible pour laisser cheminer une inspiration qui a déjà empreint tout un pan du cinéma contemporain à travers les films Buena Vista Social Club, Les ailes du désir ou Paris Texas. Le moment semble minuscule pourtant il est tout entier rempli de phrases et de références qui na laissent pas de faire réfléchir. Le réalisateur brosse dans le même temps son portait en racontant sa carrière et ses lubies. Les considérations philosophiques accompagnent des explications pratiques pour mieux comprendre l’esprit autant que l’art d’un réalisateur d’exception.

Le storyboard de Wim Wenders ravira autant les nombreux fans de bd que les fans de cinéma. L’immersion est passionnante, le rythme du travail est lent mais en constante évolution, aboutissant finalement à une vraie réflexion autant qu’une vraie émotion. La BD est à paraitre aux éditions La Boite à Bulles les 4 mai est c’est immanquable.

Synopsis:

Dans  » Le Storyboard de Wim Wenders « , il revient sur cette expérience, depuis le script, les repérages et prises de vue nécessaires à la confection du storyboard jusqu’au tournage des scènes sur lesquelles il a travaillé. C’est par ailleurs l’occasion pour lui d’expliquer les tenants et aboutissants du métier de storyboarder, et du rôle d’un storyboard dans la réalisation d’un film. Occasion également de mettre en avant le lien entre le septième et le neuvième art qui se trouvent, ici, intimement liés. Outre la mise en lumière de ce métier de l’ombre, Stéphane Lemardelé met en images ses divers échanges avec Wim Wenders et lui donne ainsi la parole. Le réalisateur allemand revient à la fois sur son parcours – depuis ses débuts et périodes de vache maigres à Paris, où il a développé sa passion pour le cinéma, jusqu’à ses réalisations les plus récentes – mais aussi sur la démarche créatrice qui l’a guidé pour chacun de ses films. « Le Storyboard de Wim Wenders » nous permet non seulement de comprendre le cheminement d’un réalisateur d’exception mais également de découvrir son approche théorique du cinéma et de l’image.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Stéphane Lemardelé

Nombre de pages / prix: 160 pages / 23 euros

Mes comptines des saisons, livre sonore et animé Kididoc (Nathan)

Mes comptines des saisons, livre sonore et animé Kididoc (Nathan)

Les Editions Nathan nous proposent, dans la super collection Kididoc pour tout-petits, Mes comptines des saisons. Il s’agit d’un album entièrement cartonné, sonore et animé !

Les illustrations sont très gaies et colorées. Le tout-petit va découvrir les saisons grâce à 4 comptines illustrées de 4 animations faciles à manipuler.
La page de couverture révèle l’automne avec la comptine : Il pleut, il mouille…
Pour l’hiver, ce sera Vent frais, vent du matin…
Le printemps est célébré avec : Voici le mois de mai…
Quant à l’été, ce sera : A la pêche aux moules…

Une chose est sûre : les petits vont adorer appuyer sur les boutons pour réécouter ces belles comptines que vous aurez en tête toute la journée !
Mes comptines des saisons est un magnifique album sonore et animé à offrir aux tout-petits, dès 1 an !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2021

Illustratrice : Nathalie Choux
Editeur : Nathan
Prix : 9,95 €

Exposition Le Royaume des Clowns par les curators à la Maison du Danemark du 23 mars au 8 mai 2022

Les commissaires français Pierre Alexandre Mateos et Charles Teyssou ont reçu au Bicolore au 2e étage de la Maison du Danemark une petite foule de journalistes pour expliquer l’exposition collective organisée autour d’artistes danois contemporains inscrits dans un mouvement d’avant-garde. Ils ont exposé les différentes facettes d’œuvres la figure du clown s’appuie sur le jeu, la farce ou le canular pour faire vaciller les ordres sociaux, les normes et les figures établies. 

Un parcours ludique et exigeant

La figure du clown est ambivalente, presque taboue car empreinte d’un humour à sens multiples, entre perversité, humour et politesse du désespoir. Les artistes danois ont utilisé le clown comme une solution à la vanité. L’exposition Le Royaume des Clowns présente plusieurs facettes de ce personnage emblématique. L’exposition débute avec la référence à Destruktion of the RSG-6 organisée à Odense en 1963, l’exposition organisée par Guy Debord mélange réaction politique et humour désabusé avec ces portraits d’hommes politiques pris pour cible au milieu du rond caractéristique. Le spectateur peut tirer sur De Gaulle, Kennedy ou Khrouchtchev pour se défouler sur les grands dignitaires de l’ère nucléaire. L’exposition montre aussi l’œuvre de Jorgen Nash qui transforme la figure de de la petite sirène d’Andersen en héroïne presque révolutionnaire. L’exposition montre également l’œuvre décriée et scandaleuse Three Girls and a Pig d’Ursula Reuter Christiansen, où un cochon passe un mauvais moment. L’exposition montre aussi des extraits de films issus de réalisateurs ultra connus comme Lars Von Trier avec The Idiots. L’exposition rebondit aussi sur l’effroi factice créé par Ann Lislegaard avec la supercherie des soeurs Fox dans l’Amérique puritaine de la moitié du XIXe. Il y a également les slogans politiques de Lise Harlev. Il y a aussi des œuvres admirées par les situationnistes, mouvement d’avant-garde à cheval entre Paris et Copenhague. En comptant aussi Rasmus MyrupMagnus AndersenEsben Weile KjærTora Schultz LarsenLine Finderup Jensen, Sidsel Meineche HansenSahar Jamili et Christian Falsnaes.

Le royaume des clowns est une exposition qui interroge sur la place du rire et de l’humour dans notre société, rire jaune, rire gras, pince-sans-rire, les artistes danois s’en servent comme d’une arme pour déceler l’hypocrisie de la société occidentale. De l’ambition en barres!

Une exploration de la jeunesse d’aujourd’hui avec le film Années 20 d’Elisabeth Vogler, sortie le 27 avril 2022

Années 20 est d’abord une performance avec des duos déambulant en toute liberté dans les rues de Paris, entre la Seine et les Buttes-Chaumont. Pas de coupures, une fluidité totale, des dialogues denses et fournis, la prouesse est digne d’éloges. En filigrane, c’est la liberté retrouvée post-confinement qui s’inscrit, entre folie douce, préoccupations artistiques et élans d’amour. Les acteurs et actrices sont parfaits pour un voyage d’1h30 aussi sensible que passionnant.

Un panorama de la jeunesse d’aujourd’hui

Années 20 ne replonge pas dans les années folles du XIXe siècle, le film se déroule à l’été 2020, les appartements clos se vident de leurs habitants enfermés et angoissés. Les terrasses et les parcs se remplissent. Tourné en milieu réel et urbain en plein Paris, caméra à l’épaule, à pied ou à mobylette, la narration suit les protagonistes comme au hasard. Des filles, des garçons, des amis, des amies, le fil conducteur n’a guère d’importance. Le principal est de se fondre dans l’ambiance, sans s’imposer, jusqu’à surprendre des passants lambdas jeter des regards curieux au scènes qui se jouent en plein air. Les masques sont bien évidemment portés dans le métro, rappel évident à la situation sanitaire qui a occupé les esprits et les corps. Années 20 se veut un fil rouge que suivent une vingtaine de personnages qui parcourent les rues de Paname, la caméra saute d’une discussion à une autre, abandonnant un duo pour en retrouver un autre et s’attacher à une autre discussion, d’autres enjeux, qui vont bien au-delà du confinement. C’est la vie qui s’exprime, les préoccupations de jeunes gens tous voués à vivre leur vie. Le résultat est un sublime plan séquence d’1h30 qui fait écho à ceux de Victoria ou Time code. Performance technique mais aussi riche témoignages de ce qu’aura été le début des années 2020, décennie centrale remplie de changements à l’influence décisive sur la suite des décades, comme le rappelle l’un des personnages anonymes. Beaucoup reconnaitront le Louvre, les quais de Seine, le métro, la place de la République, Belleville, le canal Saint-Martin et le parc des Buttes-Chaumont qui surplombe Paris. Une vraie balade touristique mais aussi un espace temps qui se déroule sans interruption, une bobine parlée jouée à la perfection. La réalisatrice Élisabeth Vogler, pseudo d’un ou d’une cinéaste restée anonyme., est à la manœuvre sur le scénario de Joris Avodo, François Mark et Noémie Schmidt. Devant la caméra, des valeurs sûres, des débutants et des étoiles montantes comme les 3 suscités, Alice de Lencquesaing et Elisa Guedj révélée par la série Drôle.

Années 20 est au final un film qui se veut générationnel, au cœur d’une époque tourmentée où la vie en arrêt semble ne s’être jamais vraiment arrêté. Le film sort au cinéma le 27 avril pour un très beau moment de cinéma, entre discussions très Paris Rive Gauche et enthousiasme retrouvé.

Synopsis:Quelques heures à Paris, un soir d’été en 2020. La caméra suit un passant puis l’autre, voyageant à travers les rues de la ville et multipliant de curieuses rencontres : jeunes excentriques, personnages originaux et anticonformistes. Au cours d’un seul plan ininterrompu, la caméra lie les personnages à travers un même territoire, et une même époque en crise que chacun traverse et questionne à sa manière.

Le bal des cendres, un roman de Gilles Paris (Plon)

Le bal des cendres, un roman de Gilles Paris (Plon)

Publik’Art suit de très près et depuis toujours l’auteur Gilles Paris. Après Le vertige des falaises, La lumière est à moi, Inventer les couleurs, Certains cœurs lâchent pour trois fois rien, Un baiser qui palpite là, comme une petite bête, il nous propose son dernier roman : Le bal des cendres.

Il s’agit d’un roman choral, qui nous tient en haleine, avec de nombreux protagonistes.
Leur seul point commun : ils habitent tous à l’hôtel Strongyle, à Stromboli. Presque tous en vacances ! Sauf quelques-uns qui travaillent sur place.
L’endroit relève du paradis ! L’hôtel est géré par un Français, Guillaume, aidé par son ami Mathéo. Et Giula, la fille adolescente de Guillaume, qui vit sur place également. Elle a perdu sa mère à sa naissance. Elle est belle, jeune et innocente. Et surtout adolescente.

Dès le début du roman, on se perd un peu au milieu de toutes ces personnes qui se racontent : Giula, Thomas, Guillaume, Lior, Sevda, Ethel, Elena, Tom, Thomas, Abigale, Gaetano, Anton… L’auteur analyse chacun de façon très intime. Apparemment pas de lien entre eux.
Et puis, très vite, tout se met en place comme dans un puzzle. Chacun se raconte, vraiment. Chacun a sa place. Chacun a sa vie. Pas toujours facile. Pas toujours heureuse. Souvent compliquée.

Ils se sentent tous au bout du monde, à Stromboli. Et peuvent tout se permettre. Les secrets jaillissent avec plus ou moins de douleurs. En même temps que le volcan se réveille. Il devient menaçant, subitement, effrayant même. Criminel, sans aucun doute.
C’est alors que la libération pointe le bout de son nez… Enfin, pas pour tous…
La vérité est-elle toujours bonne à découvrir ?

Tout tourne autour de ce volcan qui gronde. Au final, c’est peut-être lui le héros de cette histoire un peu trouble ?
Le bal des cendres, un bal peu commun, qui est là pour nous envoûter et nous entraîner très loin de notre quotidien…

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 7 avril 2022
Auteur : Gilles Paris
Editeur : Plon
Prix : 19 €

Sans prétention, un album Le vent des jours heureux rempli de bonnes vibrations

Sans Prétention est un groupe qui monte, le succès du titre éponyme sur YouTube souligne l’adhésion d’un public de plus en nombreux, 3 millions de vues sur YouTube, ce n’est pas rien. Le groupe a dévoilé son premier album Le vent des jours heureux le 15 avril avec les titres Sans Prétention, Ma blonde, Le Vent et On s’en fout, tous débout. Des hymnes à la bienveillance, à la fraternité et à la fête!

Des chansons remplies d’envie

Le clip de On s’en fout, tous debout a été tourné dans le petit village de Chantenay Villedieu (72) avec le concours de tous les habitants, pour bien montrer la volonté d’union et de partage véhiculée par le groupe. Le premier titre Sans Prétention avait déjà rencontré un succès aussi vif qu’inattendu avec 3 Millions de vues sur YouTube, une large diffusion sur les radios locales dans toute la France et des apparitions dans les JT de TF1 et France 2. Une vraie bonne dynamique entoure le groupe Sans Prétention, ce que la sortie du premier album Le vent des jours heureux devrait confirmer. L’été approche à grands pas, l’occasion pour eux de multiples apparitions dans les festivals de saison avec pas moins de 30 concerts planifiés entre juin et septembre. Les 6 copains sont originaires de la région Ouest et plus précisément La Sarthe. Les membres du groupe exercent chacun une profession en semaine et ils se regroupent le weekend pour composer leurs chansons dans la joie et la bonne humeur. Chacun des membres du groupe exerce sa profession en semaine et ils se rejoignent le week-end pour composer tous ensemble. Ces artistes amateurs et passionnés sont déterminés à poursuivre une aventure qui pourrait bien les mener loin. Nico est guitariste et agriculteur, Alexis est bassiste et responsable d’un bureau d’étude, Cyril est batteur et technicien dans l’industrie automobile, Fabrice est accordéoniste et vendeur de fruits et légumes, Valentin est Chanteur percussion et artisan carreleur, Yohann est Guitariste et commercial, tout est dit. Ils ne changent rien et vivent une belle histoire dont on peur ressentir les bonnes ondes à leur écoute.

L’aventure Sans Prétention n’est pas prête de s’arrêter, pour le meilleur si on en juge par les premiers titres et le premier album. L’été arrive, ça va danser dans toute la France.

La vie des arbres, le dernier KIDIDOC (Nathan)

La vie des arbres, le dernier KIDIDOC (Nathan)

Dans la collection KIDIDOC, destinée aux enfants à partir de 6 ans, les Editions Nathan nous propose un nouvel album : La vie des arbres. Un album cartonné, de très belle qualité, très joliment illustré, avec de nombreuses interactions. Le jeune lecteur va à la fois, soulever des rabats, tourner des manettes, découvrir des caches, des frises, mettre en relief certaines pages, bref, chaque page va révéler ses secrets de façon presque magique !

La découverte est centrée sur l’arbre, sa diversité, sa vie, sa reproduction, sa formation, ses secrets mais aussi sur les animaux qui vivent grâce aux arbres. Le lecteur apprend aussi que les arbres communiquent entre eux ! Et qu’ils sont solidaires ! Qu’il existe plus de 60 000 espèces d’arbres sur terre !

Bref, encore une fois ce KIDIDOC nous épate ! Il met l’accent aussi sur la nécessité de prendre soin de nos arbres, de notre Planète.

La vie des arbres, un très bel album qui va captiver et enrichir nos jeunes lecteurs !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2022
Auteur : Muriel Zürcher
Illustrateur : Laurent Audouin
Editeur : Nathan
Prix : 12,95 €

Découvrez les cuvées du Club de vignerons Génération Cahors lieux-dits

Génération Cahors lieux-dits est un nouveau groupe de producteurs qui entend faire connaitre ses cuvées via l’histoire des lieux-dits avec une communication partagée. Ce sont 5 producteurs, châteaux FamaeyNozièresRouffiacHoms et Gaudou qui se sont associés pour faire connaitre leurs productions autour des lieux-dits. Chaque domaine vinifie entre un et cinq cuvées dédiées 100% malbec. Ils ont choisi d’en faire un axe de communication et de dégustation, c’est parti pour 2 exemples.

Caillau Fauve, un Cahors exemplaire de la famille Durou à Gaudou

La philosophie du domaine tourne autour d’un patrimoine bâti et viticole de qualité à la pointe pour l’époque. Depuis des siècles, les vignerons du village ont progressivement et précisément délimité des parcelles de vignes nommées et reconnues. Particularité du lieu-dit (histoire, terroir…) : L’histoire de ce lieu-dit est liée à la plus anciennes et importante ferme viticole du village. On retrouve les bâtiments et le lieu-dit sur le les carte de Cassini issue de l’exemplaire du XVIIIe siècle. Le vin est une appellation AOC CAHORS issue du lieu-dit Caillau, d’où le nom de cuvée Caillau Fauve. Ce Millésime 2018 est composé de 100 % de cépage Malbec. Vendu au prix particulier TTC départ cave de 12 €, le vin accompagne idéalement gibiers, Spécialités françaises et Viandes rouges et doit être dégusté de préférence entre 2023 et 2027. A l’œil, la robe est sombre rouge grenat avec des reflets brillants. Le nez est teinté de fruits noirs confiturés avec des touches de sous-bois et d’humus. La bouche est puissante, ample et charnue, fruitée, avec un bel équilibre sur des tanins parfaitement intégrés. Un vrai Malbec, vous serez prévenu!

Ultralocal El Cahors des Hautes Terres Lieu-dit Rouffiac

Le domaine Château de Rouffiaca été créé en 1972 et sa viticulture raisonnée lui a permis d’être certifié HVE 3. Ce Malbec est issu du terroir typique des Hautes Terrasses, présentant dans son ensemble un profil riche en silice et évoluant vers les argiles. Ce millésime 2014 se compose de 100% de Malbec est est proposé au prix particulier en € TTC départ cave de 20€. C’est un vin de caractère qui accompagnera parfaitement tous les gibiers, les grosses pièces de bœuf ou encore de l’agneau grillé, ainsi que tous les fromages. Le vin peut se garder 15 ans ou plus. Souple et gourmand, le vin est aussi fruité avec des tanins fins au palais. Ce vin de Cahors est puissant comme les vins de la région. C’est un vin de semaine parfait pour le particulier avec une belle robustesse.

La planète Terre, avec plus de 150 autocollants des Editions Usborne

La planète Terre, avec plus de 150 autocollants des Editions Usborne

Publik’Art aime les cahiers d’activités des éditions Usborne. Aujourd’hui, il s’agit encore de rendre nos enfants plus ouverts et plus curieux : avec La planète Terre.

Une petite leçon de géographie avec le planisphère de notre Planète pour bien situer les activités qui vont suivre : tout d’abord, en Amazonie, puis sous la mer, ou encore dans le désert au Sahara. On ira ensuite en Antarctique, ou dans les savanes en Afrique, puis les Rocheuses, pour terminer dans les grottes. A chaque double page, le jeune lecteur apprendra des secrets de la Nature.

Le lecteur va devoir placer les 150 autocollants dans des paysages tous plus beaux les uns que les autres. Voilà une jolie façon de découvrir la faune et la flore et de rendre compte de leurs diversités et de leurs richesses !

La planète Terre, avec plus de 150 autocollants, un très chouette cahier d’activités dès 4 ans ! Succès garanti !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Avril 2022
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 5,95 €

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