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Le Cycle de Nibiru, tome 2 : une BD d’Izu et Mathieu Moreau (Glénat)

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Le Cycle de Nibiru, tome 2

Le Cycle de Nibiru, t. 2 : La fin d’un monde

Suite et fin du diptyque sur Le cycle de Niburu signé Izu (alias Guillaume Dorison, scénariste de Black Lord) au scénario et Mathieu Moreau au dessin. Un récit de science-fiction où la survie de l’espèce humaine est menacée par un virus anémiant très puissant. Contrainte à vivre sous perfusion sanguine, l’humanité va devoir lutter avec ce sang bien au-delà de ce qu’elle imagine (lire notre chronique du tome 1 pour en savoir plus).

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteurs : Izu (scénario) et Mathieu Moreau (dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Voilà 3 ans qu’Alicia a rejoint les rangs de la résistance. Elle y a appris à contrôler le Nagual lui conférant les pouvoirs d’une bête sauvage. Cette arme, comme toutes celles héritées d’une civilisation antérieure à l’humanité, utilise le sang comme carburant. Elle ferait partie d’un plan conçu des milliers d’années auparavant pour éviter la collision entre Nibiru la destructrice et la Terre, et l’annihilation de toute forme de vie sur Terre… Alors que, sous l’effet du Nagual, Alicia perd peu à peu le contrôle d’elle-même, sera-t-elle en mesure d’empêcher cette funeste prophétie ?

Le Cycle de Nibiru, tome 2

Le point sur l’album :

Après un premier album plutôt prometteur, cet épilogue apporte une lecture nouvelle au scénario d’Izu. Jouant avec les souvenirs d’Alicia, le personnage principal de la BD, l’auteur éclaircit ingénieusement son intrigue principale pour mieux préparer cette fin du monde. Utilisant avec grande habileté les flash-backs, le scénariste nous explique au compte goutte comment cette planète en est arrivée là. On ne décroche pas, d’autant que l’histoire reste musclée, bourrée de scènes d’action où tout vole en éclat. Un dénouement intelligent et inattendu, qui oblige ses personnages à se remettre en question. Car tous ne sont pas aussi innocents qu’ils le paraissent…

Un épisode vraiment explosif servi par le dessin très moderne et inspiré de Mathieu Moreau, aux confins des influences de tous horizons (manga-comics-BD). Fluide et énergique, son trait fin donne de belles sensations.

Avec un scénario très maîtrisé, Le cycle de Niburu est un récit de science-fiction comme on les aime. Du spectacle mais aussi de l’inventivité. A lire.

Senseï, tome 1 : une BD de Jean-François Di Giorgio et Vax (Soleil)

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Senseï tome 1

Senseï, tome 1 : L’école des loups solitaires

Senseï est une série de l’univers du scénariste Jean-François Di Giorgio (Samurai, Samurai- Légendes), illustrée par Vax (qui a travaillé sur le spin of de la série Yiu). Le premier album, L’école des loups solitaires, met en scène une énigmatique rônin japonaise venue au secours de deux jeunes gens menacés de mort après avoir été témoin d’un meurtre. Une course-poursuite va alors s’engager…

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteurs : Jean-François Di Giorgio (scénario) et Vax (dessin)
Editeur : Soleil
Prix : 14,50 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Chine. Dans un pays sombrant dans le chaos des guerres civiles, l’enquêteur Nanguang est chargé par le ministre de pourchasser de mystérieux assassins prenant pour cibles d’innocentes jeunes filles. Kang Jie entretient une relation secrète avec Nuo, la fille d’un des maîtres de la région. Un soir, ils sont les témoins de l’assassinat de l’inspecteur Nanguang. Ils sont sauvés de justesse par Yukio, une Rônin japonaise, maîtrisant l’art du sabre, mais hantée par un passé douloureux… Traqués par des tueurs insaisissables, Yukio et ses deux compagnons devront éviter de tomber dans des pièges aussi nombreux que brutaux et affronter l’essence même du mystère. Ils auront fort à faire pour mettre en lumière un secret plus terrifiant encore que tout ce qu’ils auraient pu imaginer…

Senseï tome 1

Le point sur l’album :

Avec cette aventure en plein coeur de la Chine, Jean-François Di Giorgio nous propose un récit dynamique et équilibré. Le scénario installe rapidement de multiples intrigues, autour d’assassinats de jeunes femmes. Les personnages, au premier rang desquels Yukio, ont eux aussi leur part de mystères, dont l’histoire n’est que très peu dévoilée. Immédiatement dans le  vif du sujet, on se prend au jeu avec plaisir, d’autant que l’album est aussi généreux dans son dénouement. Un scénario assez complet, qui a de quoi satisfaire.

S’inscrivant dans l’univers graphique de séries comme Samurai, du même scénariste, le dessin de Vax en a adopté les codes avec succès. Un trait fin, qui va chercher le détail et transmet une belle énergie dans les scènes d’action (quelques giclées de sang nécessaires à tout bon récit de cette époque).

Débutant cette aventure avec un sens certain du spectacle, Senseï offre un bon moment de divertissement avec L’école des loups solitaires. A découvrir en librairie.

L.A. Dance Project 3 : Benjamin Millepied, fondateur, à Paris

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©Laurent Philippe

 Théâtre du Châtelet du 8 au 11 avril 2015

Benjamin Millepied, aujourd’hui directeur de la danse à l’Opéra de Paris, est membre fondateur du L.A. Dance Project composé de huit danseurs, un collectif envisagé comme un laboratoire de création qui décloisonne les frontières de l’art et  dont le répertoire s’enrichit d’œuvres créées spécialement pour lui par d’autres artistes qui partagent son ambition plurielle.

Le L.A. Dance Project ou l’écriture ardente et en mouvement

Résolument tournée vers le contemporain, la compagnie américaine est de retour pour la troisième fois  au Théâtre du Chatelet.

A travers trois pièces qui font cohabiter avec inventivité l’univers abstrait du surdoué belge Sidi Larbi Cherkaoui, « Harbor Me », la danse impétueuse de l’Israélien Roy Assaf, “II Acts for the Blind”, et la vitalité toujours renouvelée de Benjamin Millepied avec sa création intitulée “Hearts and Harrows”, deuxième volet de sa trilogie « Gems ».

On commence donc avec Sidi Larbi Cherkaoui ou la possibilité d’une île sur un trio de corps masculins qui imprime dans l’espace une quête : un port, un repère, un point d’attache, une fuite ou encore l’autre dans une abstraction étirée du mouvement aussi limpide que sensuelle et une scène d’ouverture marquante.

Le second ouvrage « II Acts for the Blind » par le chorégraphe Roy Assaf bouscule le rêve américain d’une manière ludique et drôle à l’abri d’une chorégraphie en deux tableaux : un premier introspectif avec des instantanés arrêtés et des images tout droit sorties d’une toile d’Edward Hopper puis un deuxième décomplexé où les danseurs reprennent la même gestuelle avec un narrateur/bruiteur en meneur déjanté. Le tout dans une décomposition et une frénésie du mouvement devenues narratives.

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Enfin, Benjamin Millepied clos ce programme de haut vol avec « Heart & Arrows » (Gems 2) sur une musique de Philip Glass qui lui va si bien et qui rend hommage à l’ambiance graphique et esthétique des années 80. Dans une scénographie parfaite de Liam Gillick qui dévoile les coulisses d’un théâtre, Millepied fait la part belle aux entrées et aux sorties du ballet ainsi qu’aux moments de groupe qui se font et se défont dans une ligne chorégraphique à la fois pulsative, légère, spatiale, cinétique, en un mot : inspirante.

Le L.A. Dance Project ou l’écriture ardente et en mouvement…

Le Troisième Testament – Julius, tome 4 : une BD d’Alex Alice, Thimothée Montaigne et François Lapierre (Glénat)

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Le Troisième Testament - Julius, tome 4

Le Troisième Testament – Julius, tome 4

Oeuvre incontournable du neuvième art, Le Troisième Testament nous régale avec son prequel Julius, dont le quatrième tome est tout juste paru. Un album qui peut compter sur les talents du scénariste Alex Alice et du dessinateur Thimothée Montaigne, accompagnés de François Lapierre (Sagah-Nah, Magasin Général, Chroniques sauvages, Teshkan, Le Grand Mort) aux couleurs.

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteurs : Alex Alice (scénario), Thimothée Montaigne (dessin) et François Lapierre (couleurs)
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Remis de ses blessures, Julius reprend la quête du Troisième Testament au fin fond de l’Orient. Gravissant une montagne sacrée, il en redescend avec un rouleau bardé de sept sceaux sur lequel serait inscrite la parole divine. Seul son ami, le « Sar Ha Sarim », est digne de l’ouvrir. Mais l’ancien esclave, revenu en Judée, a décidé de prendre les armes et de mener son peuple contre l’armée romaine. Alors que dans le ciel se dessine une comète en forme de sabre, il enchaîne les victoires et se convainc à nouveau de sa mission divine. Livia, la fille de Julius qui est devenue l’amante de Sayn, le met en garde : trop de sang a déjà été versé. S’il continue dans cette voie, il précipitera la ruine de son peuple !
Toujours orchestrée de main de maître par Alex Alice, Thimothée Montaigne et François Lapierre, la série Le Troisième Testament – Julius ouvre ici un chapitre spectaculaire, plus dramatique et plus épique que jamais !

Le Troisième Testament - Julius, tome 4

Le point sur l’album :

Sous la plume d’Alex Alice (Le Troisième Testament, Siegfried, Le Château des étoiles), on assiste à un épisode sanglant où révélations et intrigues prennent encore de l’ampleur. L’ancien esclave Sayn soulève son peuple contre l’armée romaine. Tandis que la quête de Julius se poursuit, une guerre sans merci gronde, menée par un homme charismatique dont on peine à percer les mystères… Un épisode épique teinté d’une dimension dramatique bien emmenée. Le spectacle continue donc.[pull_quote_left][L]e trait sombre [de Thimothée Montaigne] atteint un niveau d’élégance et de précision digne d’un Matthieu Lauffray[/pull_quote_left]

Le Troisième Testament – Julius nous embarque une nouvelle fois pour une grande aventure, entre les mains d’un scénario brillant. Le récit nous tient en haleine en prenant des allures parfois surprenantes et cultivant son aspect toujours spectaculaire.

Il en est de même du dessin de Thimothée Montaigne (Le Cinquième Evangile, Long John Silver) dont le trait sombre atteint un niveau d’élégance et de précision digne d’un Matthieu Lauffray (Prophet). Sublimé par les couleurs de François Lapierre (Sagah-Nah, Magasin Général, Chroniques sauvages, Teshkan, Le Grand Mort), le graphisme est à couper le souffle.

Le Troisième Testament – Julius n’a pas de mal à s’imposer de sa superbe avec ce nouvel album. On en redemande !

Les Héritiers, un film de Marie-Castille Mention-Schaar (DVD)

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Les héritiers

Les héritiers dispo en DVD

Retraçant l’histoire vraie d’une classe de seconde du lycée Léon Blum à Créteil, Les héritiers est un film touchant de Marie-Castille Mention-Schaar (Bowling, Ma première fois). A partir d’un scénario écrit par Ahmed Dramé, l’un des élèves de cette classe, la réalisatrice rend un bel hommage à l’enseignante de ce lycée qui poussa ses élèves – alors en grande difficulté scolaire – à se dépasser pour participer à un concours de lettres… qu’ils gagnèrent.

Sortie : le 1er avril 2015
Avec :  Ariane Ascaride, Ahmed Dramé, Noémie Merlant
Durée : 1h45min
Prix :  19,99 € (DVD/BR)

Synopsis :

D’après une histoire vraie.
Lycée Léon Blum de Créteil, une prof décide de faire passer un concours national d’Histoire à sa classe de seconde la plus faible. Cette rencontre va les transformer.

Les héritiers

Notre avis sur le film :

Anne Anglès, professeure d’histoire, a choisi d’inscrire une classe en décrochage au concours national de résistance et de la déportation 2008-2009. Le film de Marie-Castille Mention-Schaar met en scène ces élèves d’abord sceptiques puis de plus en plus en adhésion avec le travail de groupe orchestré par l’institutrice. Une femme stricte et naturellement autoritaire avec ses élèves, qui leur laisse paradoxalement une belle liberté. Apportant toujours un cadre rassurant et maternel, elle poussera ses élèves malgré quelques passages délicats, leur offrant une confiance courageuse. Et ces derniers atteindront grace à elle des sommets.

Une histoire vraie qui rend compte du système scolaire pour ces enfants qui se marginalisent et auraient besoin d’un accompagnement plus personnalisé. On suit ainsi les travaux de cette classe qui interagit avec son professeur, qui travaille, qui découvre et en appelle à la curiosité de chacun. Une belle harmonie filmée très sobrement mais avec une énergie surprenante.

Le jeu des acteurs est par ailleurs très juste. Ariane Ascaride, qui interprète l’enseignante, réalise une véritable performance à l’écran. On a également plaisir à mettre un visage sur le nom de l’élève à l’origine du scénario :  Ahmed Dramé a en effet un des rôles principaux dans la peau de Malik.

Au final, les héritiers ne peuvent laisser indifférent. Une belle leçon de réussite qui devrait servir d’exemple, tant aux enseignants qu’aux élèves. A voir.

Les bonus du DVD : 

Making of (25′)

Les Maîtres Inquisiteurs, tome 1 : une BD d’Olivier Peru et Pierre-Denis Goux (Soleil)

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Les Maîtres Inquisiteurs

Les Maîtres Inquisiteurs, tome 1 : Obeyron

Nouvelle série-concept des éditions Soleilles Maîtres Inquisiteurs comprendra six tomes, dans chacun desquels une enquête est mise en scène à travers un duo de personnages fantastiques : un inquisiteur ancien mage et son elfe. Le dernier épisode prévoit d’ores et déjà de réunir tous ces duos dans un seul album pour combattre leur ennemi commun…

Date de parution : le 25 mars 2015
Auteurs : Olivier Peru (scénario), Pierre-Denis Goux (dessin) et Digikore Studios (couleurs)
Editeur : Soleil
Prix : 14,50 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Obeyron ! Le pire Maître-Inquisiteur que le monde ait porté; aux dires de ses ennemis… ainsi que de ses amis. S’il est une chose qu’a réussi le mage dans la grande guerre qui a ravagé le monde d’Oscitan, c’est provoquer la haine, la méfiance, la peur, le mépris, la discorde et beaucoup d’autre nobles sentiments. Devenu Maître-Inquisiteur après le conflit afin de lutter contre le crime, Obeyron n’obéit qu’à une seule maîtresse, la justice. Jusqu’à sa dernière mission dans la lointaine forêt des Soupirs, où on l’a piégé et laissé pour mort. Seulement, voilà, on ne tue pas un Inquisiteur si aisément. Et Obeyron est bien décidé à enquêter sur sa propre mort.

Les Maîtres Inquisiteurs

Le point sur l’album :

Ce premier tome, intitulé Obeyron, est écrit par le scénariste Olivier Peru (Zombies, LancelotOracle, Elfes…) et illustré par Pierre-Denis Goux (Merlin le Prophète). On à ici affaire à un duo qui va tomber dans un guet-apens, loin de leur cité mère. Piégés au fin fond de la forêt des Soupirs par l’assaut de dragons noirs, seul le Maître Inquisiteur Obeyron va en réchapper. Quarante ans après avoir vécu ce massacre, ce dernier va partir à la recherche de tous ceux qui ont participé, de près ou de loin, à ce complot qui visait à l’éliminer.[pull_quote_right]La violence explose à tous les coins de planche […][/pull_quote_right]

Une enquête qui se résume surtout à la vengeance d’un homme meurtri, qui souhaite rendre justice à son elfe assassiné à sa place. Violent, puissant et ne connaissant pas de limite pour atteindre son but, Obeyron est un personnage charismatique auquel on s’attache assez rapidement. Captivant, le scénario offre quelques moments de tension qui rythment le récit de manière soutenue. La violence explose à tous les coins de planche de façon assez spectaculaire.

Une mise en scène graphiquement aboutie grâce au trait incisif de Pierre-Denis Goux. Son dessin impressionne par sa précision et ses cadrages qui mettent la BD en mouvement.

Les Maîtres Inquisiteurs font un bon démarrage avec un premier album efficace, qui va droit au but. A suivre…

MORE Festival annonce la programmation live de sa 3ème édition !

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More Festival

MORE Festival annonce la programmation live de sa 3ème édition !

 Du 4 au 7 juin, au cœur de Venise et sur l’île de San Servolo, le More propose 4 jours de musique, d’art et de fête pendant  la Biennale d’Art Contemporain.

 

More Festival

Après avoir annoncé un très beau line up de DJs

avec ÂME, DIMITRI FROM PARIS, MATIAS AGUAYO,

NA’SAYAH, SPILLER et SYNAPSON,

More Festival dévoile la programmation live de sa 3ème édition :

ERLEND OYE, le plus italiens des danois, aussi à l’origine de Kings of Convenience et Whitest Boy Alive ouvrira le festival dans la magnifique serre des Giardini.

Les bouillonnants VILLANOVA ouvriront le programme de la Replay Stage

dans le cloître du couvent de l’île de San Servolo.

DEARDRUMS le nouveau projet live du génial Bottin, déjà signé sur le label de Mike Simonetti, ouvrira le More Club.

Et ce sont les très funky HEAD ON TELEVISION qui fermeront ce programme live

au cours du dimanche ensoleillé dans le jardin

Résultats concours : Dark Places, 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 8 avril 2015

Dark Places, un film de Gilles Paquet-Brenner

Avec Charlize Theron,Chloé Grace Moretz, Nicholas Hoult, Christina Hendricks, Tye Sheridan, Corey Stoll, Drea de Matteo

A l’occasion de la sortie du film Dark Places, Publik’Art, en collaboration avec Mars, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Dark Places

Vous avez été très nombreux à participer : 3 366 joueurs. Bravo à tous et merci de votre excellente participation.

Les 5 heureux gagnants sont :

Nathalie Andrieu, Thierry Picot, Catherine Baux, Marie-Ange Planchet

et Frédéric Darmochod.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement et d’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

 

« L’amour sera convulsif ou ne sera pas », au Théâtre de Ménilmontant à partir du 15 avril 2015

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Distribution : Cecilia Dassonneville, Florian Guillaume, Manuel Lambinet, Laure Millet, Mathieu Petriat, Sandra Rivero

Au Théâtre de Ménilmontant à 19 heures les 15, 16, 17, 23, 24, 25 avril 2015 et 6, 7, 9, 13, 25, 27 mai 2015
15 rue du Retrait
75020 Paris
Métro Gambetta

Après son succès l’année dernière au Festival d’Avignon, et les repésentations à la Manufacture des Abbesses en début d’année d’année, la pièce « L’amour sera convulsif ou ne sera pas » revient à l’affiche pour douze représentations exceptionnelles au Théâtre de Ménilmontant entre le 15 avril et le 27 mai.

Crûe, audacieuse, dérangeante, mais également lyrique et sensible, la pièce raconte sous forme ubuesque la vie de six personnages, enfermés dans un asile qui ne vivent que pour l’amour. Avec excès et démesure quand l’amour les emporte aussi bien que quand il vient à manquer. Ils dansent jusqu’à l’épuisement pour fêter l’amour, ou ils sont pris de tics convulsifs quand il leur échappe et j’en passe et des meilleurs. Autant de performances qui mettent la tête à l’envers et le corps en jubilation.

« L’amour sera convulsif ou ne sera pas » est un voyage thérapeutique aux confins des folies amoureuses. Le tout Teinté d’un humour noir déconcertant.

27e nuit des Molières sur France 2, le 27 avril 2015

LES MOLIÈRES 2014

Crédit photo © Nathalie Guyon – France Télévisions.

Les nommées de la 27e nuit des Molières sur France 2, le 27 avril 2015

les Molières, sous l’égide du président de l’association, Jean-Marc Dumontet,  retrouvent leur format d’origine avec la captation d’une pièce de théâtre en début de soirée “Un petit jeu sans conséquence” de Jean Dell et Gérald Sibleyras – mise en scène par Ladislas Chollat avec Isabelle Gélinas, Bruno Solo, Constance Dollé, Lionel Abelanski et Bruno Salomone – retransmise en direct du théâtre de Paris sur France 2 à 20h55, puis suivie de la remise des prix à partir de 22h30.

Cette 27e cérémonie, enregistrée depuis le théâtre des Folies-Bergère, sera à nouveau présentée par Nicolas Bedos, fort de son succès de l’année dernière, où son humour décomplexé, provocateur et en roue libre, avait renouvelé le genre.

Dix-sept Molières seront décernés, récompensant théâtre privé et théâtre public et pour lesquels le maître de cérémonie rappelle qu’il a horreur des congratulations solennelles et que la soirée, placée sous le regard impertinent des participants avec de nombreuses surprises, est avant tout une émission en faveur de la création théâtrale et de tous ses contributeurs.

Les nominations 2015 ont été ensuite dévoilées où dans la catégorie des prix d’interprétation dans un spectacle du théâtre public, sont nommés les deux comédiens qui ont marqué cette saison :  Emmanuelle Devos, fascinante dans Platonov, mise en scène par Rodolphe Dana, et Micha Lescot (Ivanov), pour son jeu vertigineux à la présence insondable, mise en scène par Luc Bondy et repris à L’Odéon du 8 au 29 avril 2015.

Nominations 2015

Molière du Théâtre Privé

Les Cartes du Pouvoir, de Beau Willimon, mise en scène Ladislas Chollat, Théâtre Hébertot.
Chère Elena, de Ludmilla Razoumovskaïa, mise en scène Didier Long, Théâtre de Poche-Montparnasse.
Des Souris et des Hommes, de John Steinbeck, mise en scène Jean-Philippe Evariste, Philippe Ivancic, Théâtre du Palais-Royal.
La Vénus à la fourrure, de David Ives, mise en scène Jérémie Lippmann, Théâtre Tristan Bernard.

Molière du Théâtre Public

Les Coquelicots des Tranchées, de Georges-Marie Jolidon, mise en scène Xavier Lemaire, Théâtre 14 – Jean-Marie Serreau.
Germinal, de et mise en scène Antoine Defoort et Halory Goerger, L’Amicale de Production – Lille.
Henry VI, de William Shakespeare, mise en scène Thomas Jolly, La Piccola Familia.
Les Particules élémentaires, de Michel Houellebecq, mise en scène Julien Gosselin, Si vous pouviez lécher mon cœur.

Molière du Théâtre Musical

Ali 74 – Le combat du siècle, de et mise en scène Nicolas Bonneau, Cie La Volige.
Cinq de Cœur – Le concert sans retour, de Cinq de cœur, mise en scène Meriem Menant, Théâtre Le Ranelagh.
Les Franglaises, de et mise en scène Les Franglaises, Blue Line Productions, Bobino.
La Grande Duchesse, d’après Offenbach, mise en scène Philippe Béziat, Cie Les Brigands.

Molière de la Comédie

Cher Trésor, de et mise en scène Francis Veber, Théâtre des Nouveautés.
Des gens intelligents, de Marc Fayet, mise en scène José Paul, Théâtre de Paris – salle Réjane.
On ne se mentira jamais! de Éric Assous, mise en scène Jean-Luc Moreau, Théâtre La Bruyère.
Un Dîner d’Adieu, de Alexandre de la Patellière et Matthieu Delaporte, mise en scène Bernard Murat, Théâtre Édouard VII.

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre Privé

Maxime d’Aboville dans The Servant mise en scène Thierry Harcourt
François Berléand dans Deux Hommes tout nus mise en scène Ladislas Chollat
Claude Brasseur dans La Colère du Tigre mise en scène Christophe Lidon
Nicolas Briançon dans La Vénus à la Fourrure mise en scène Jérémie Lippmann

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre Public

Philippe Caubère dans La Danse du Diable mise en scène Philippe Caubère
André Dussollier  dans Novecento mise en scène André Dussollier et Pierre-François Limbosch
Micha Lescot  dans Ivanov mise en scène Luc Bondy
Olivier Martin-Salvan dans Pantagruel mise en scène Benjamin Lazar

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre Privé

Myriam Boyer dans Chère Elena mise en scène Didier Long
Fanny Cottençon dans On ne se mentira jamais! mise en scène Jean-Luc Moreau
Marie Gillain dans La Vénus à la Fourrure mise en scène Jérémie Lippmann
Miou-Miou dans Des Gens bien mise en scène Anne Bourgeois

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre Public

Audrey Bonnet dans Répétition mise en scène Pascal Rambert
Emmanuelle Devos  dans Platonov mise en scène Rodolphe Dana
Émilie Incerti Formentini dans Rendez-vous Gare de l’Est mise en scène Guillaume Vincent
Vanessa Van Durme dans Avant que j’oublie mise en scène Richard Brunel

Molière du Comédien dans un second rôle

Urbain Cancelier dans Le Système mise en scène Didier Long
Florian Choquart dans La Discrète amoureuse mise en scène Justine Heynemann
Romain Cottard  dans Comment vous racontez la partie mise en scène Yasmina Reza
Thierry Frémont dans Les Cartes du pouvoir mise en scène Ladislas Chollat
Arthur Igual dans Le Capital et son singe mise en scène Sylvain Creuzevault
Eric Laugerias dans Nelson mise en scène Jean-Pierre Dravel et Olivier Macé

Molière de la Comédienne dans un second rôle

Anne Azoulay dans King Kong Théorie mise en scène Vanessa Larré
Léna Bréban dans La Maison d’à côté mise en scène Philippe Adrien
Marie-Christine Danède dans La Colère du Tigre mise en scène Christophe Lidon
Noémie Gantier dans Les Particules élémentaires mise en scène Julien Gosselin
Dominique Reymond dans Comment vous racontez la partie mise en scène Yasmina Reza
Agnès Sourdillon dans Le Malade Imaginaire mise en scène Michel Didym

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre Privé

Nicolas Briançon pour Voyages avec ma tante
Ladislas Chollat pour Les Cartes du pouvoir
Didier Long pour Le Système et Chère Elena
Roman Polanski  pour Le Bal des Vampires

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre Public

Julien Gosselin pour Les Particules élémentaires
Caroline Guiela Nguyen pour Elle brûle
Thomas Jolly pour Henry VI
Vincent Macaigne pour Idiot! parce que nous aurions dû nous aimer

Molière de l’Auteur francophone vivant

Éric Assous pour On ne se mentira jamais!
Michel Houellebecq  pour Les Particules élémentaires
Tristan Petitgirard pour Rupture à domicile
Pascal Rambert pour Répétition
Yasmina Reza  pour Comment vous racontez la partie
Sébastien Thiéry pour Deux Hommes tout nus

Molière de la Révélation Féminine

Éléonore Arnaud dans La Discrète amoureuse mise en scène Justine Heynemann
Gaëlle Billaut-Danno dans Célimène et le Cardinal mise en scène Pascal Faber
Roxane Duràn dans Les Cartes du pouvoir mise en scène Ladislas Chollat
Valentine Galey dans L’École des Femmes mise en scène Philippe Adrien
Nathalie Mann dans La Grande Nouvelle mise en scène Philippe Adrien
Marie Rémond dans Yvonne, Princesse de Bourgogne mise en scène Jacques Vincey

Molière de la Révélation masculine

Félix Beaupérin dans Si on recommençait mise en scène Steve Suissa
François Deblock dans Chère Elena mise en scène Didier Long
Alexis Moncorgé dans Le Bonheur des Dames de Zola mise en scène Florence Camoin
David Murgia dans Discours à la Nation mise en scène Ascanio Celestini

Molière Seul/e en scène

Florence Foresti dans Madame Foresti mise en scène Florence Foresti
Jos Houben dans l’Art du Rire
Francis Huster dans Le Joueur d’échecs mise en scène Steve Suissa
Denis Lavant dans Faire danser les alligators sur la flûte de Pan mise en scène Ivan Morane

Molière de la Création Visuelle

Le Bal des Vampires. Décors: William Dudley, costumes: Sue Blane, lumière: Hugh Vanstone
Les Particules élémentaires.  Scénographie: Julien Gosselin, costumes: Caroline Tavernier, Lumière: Nicolas Joubert
La Réunification des deux Corées. Scénographie et lumière: Eric Soyer, costumes: Isabelle Deffin
Le Système. Décors: Bernard Fau, Citronelle Dufay, costumes: Jean-Daniel Vuillermoz, lumière: Laurent Béal

L’exposition Harry Potter à la Cité du Cinéma, c’est maintenant !

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Avis à tous les amoureux de Poudlard, les joueurs de Quidditch et amateurs de bière au beurre : le plus célèbre des sorciers a pris résidence à Saint-Denis pour quelques temps, à la Cité du cinéma.

Bande-annonce et extrait exclusif de Night Call, dispo en DVD et Blu-Ray

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Night Call

Night Call, disponible en DVD et Blu-Ray

Réalisé par Dan Gilroy  (scénariste de Jason Bourne : l’héritage), Night Call est tout juste sorti dans les bacs. Un film multi-nominé (Oscar du meilleur scénario mais également nommé aux BAFTA ou encore aux Golden Globes) qui met en scène Jake Gyllenhaal dans la peau d’un dangereux sociopathe… Vous pouvez d’ores et déjà lire notre avis sur ce film choc ! En attendant, mettez-vous en appétit avec la bande-annonce et un extrait inédit !

Sortie : le 7 avril 2015
Avec :  Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Riz Ahmed
Durée : 1h57min
Prix :  17,99 € (DVD) / 20,99 € (BR)

Synopsis :

Branché sur les fréquences radios de la police, Lou parcourt Los Angeles la nuit à la recherche d’images choc qu’il vend à prix d’or aux chaînes de TV locales. La course au spectaculaire n’aura aucune limite.

Bande-annonce :

Extrait exclusif à découvrir ci-dessous :

10ème édition : Les Plages Electroniques sur la plage du Palais des Festivals de Cannes.


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10ème édition : Les Plages Electroniques

Les Plages Électroniques se préparent à débarquer cet été sur la plage du Palais des Festivals de Cannes pour sa 10ème  édition les 17 juillet, 8 et 9 août 2015 !
Cette année, les Plages Électroniques proposent une nouvelle formule en deux temps forts… De quoi ravir les plus fidèles comme les nouveaux venus !

La soirée du 17 juillet accueillera les deux phénomènes Deep House du moment, les new-yorkais The Martinez Brothers et les suisses Adriatique introduit par le niçois Anthony Georges Patrice !

Les Plages Electroniques feront leur révolution « entre ciel et mer », les 8 et 9 août, avec l’apparition d’une seconde scène sur la Terrasse du Palais des Festivals & des Congrès et d’un « village » sur la Croisette.

The Avener, Loco Dice, Joris Delacoix, Tale of Us et Mind Against, Paul Ritch, Adana Twins, El Row, Claptone
ou encore Feder, Monkey Safari, Synapson, New Gang et Osmoz sont attendus pour célébrer comme il se doit ce 10ème anniversaire !

 

Les Plages Electroniques fêtent leur dixième édition ! Depuis 2006, l’événement musical majeur de l’été azuréen a fait de Cannes la destination estivale incontournable pour tous les férus de musiques électroniques bien sûr, mais aussi pour un public bien plus large. Célébration oblige, cette année les «Plages Electro» proposent une nouvelle formule en deux temps forts. Côté programmation artistique, de nombreux grands producteurs se sont laissés séduire, on citera pèle mêle The Avener, Loco Dice, Joris Delacroix, Tale of Us ou encore The Martinez Brothers.

Vendredi 17 Juillet, #Plagistes seront accueillis «les pieds dans le sable» avec une programmation paradisiaque : les deux phénomènes Deep House du moment, les new-yorkais The Martinez Brothers et les suisses Adriatique pour un moment musical inoubliable introduit par le niçois exilé à Paris Anthony Georges Patrice. Une autre belle surprise sera annoncée dans les semaines à venir.

Le week-end du samedi 8 et dimanche 9 août, les Plages font leur révolution «entre ciel et mer» avec l’apparition d’une seconde scène sur la Terrasse du Palais des Festivals & des Congrès et d’un «village» sur la Croisette.

Deux scènes et des artistes d’exception pour fêter dignement cette étape symbolique : le producteur niçois The Avener, qui déchaîne les foules tout autour du globe avec le titre Fade Out Lines, le dj allemand Loco Dice, réputé depuis plus de vingt ans pour la spontanéité de ses prestations scéniques, Joris Delacoix, le petit prince français des dancefloors, les deux duos italiens Tale of Us et Mind Against, Paul Ritch et sa deep techno unique et trop rare, la douceur des jumeaux Adana Twins, la troupe El Row, after barcelonais légendaire et son ambiance fantasque, le mystérieux Claptone et son masque vénitien… Sans oublier les traditionnelles découvertes du festival, Feder, Monkey Safari, Synapson, New Gang et Osmoz

Let’s Celebrate !

 

Ivanov d’Anton Tchekhov, mise en scène de Luc Bondy, à Paris

 

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© Thierry Depagne

Odéon – Théâtre de l’Europe du 8 au 29 avril – 3 h 40 avec entracte

Ivanov, l’un des plus grands succès d’Anton Tchekhov, est une pièce de jeunesse dans laquelle l’architecture et les thèmes tchekhoviens sont présents. On y côtoie déjà la vacuité de l’existence et l’empêchement à se réaliser où Ivanov est la figure centrale, radicale et noire. Où tout l’enjeu dramaturgique se concentre sur cette question : Vivre, comment est-ce possible ? dans une fuite en avant aussi absolue qu’illusoire.

[pull_quote_center]Une mise en scène captivante et éclairante, si naturellement inscrite dans la puissance du texte et de son organique incarnation.[/pull_quote_center]

Il a essayé d’agir, il a essayé d’aimer, de recommencer avec une autre femme mais rattrapé par la condition humaine, Ivanov a échoué. Là ou même sa première épouse, une jeune juive, qui a renoncé à ses origines pour le suivre, n’est plus pour lui qu’une ombre appartenant au passé et dont le désamour, l’indifférence face à sa maladie, la consument chaque jour un peu plus.

A trente-cinq ans, c’est donc un homme fini, épuisé par toutes ses tentatives avortées, déçu par sa vie amoureuse et familiale, sans énergie et sans volonté. On pourrait rapprocher Ivanov d’un héros romantique par son indécision, sa difficulté à agir, son aspiration à vivre autre chose, son ennui, et la souffrance que tous ces sentiments font naître. Cependant, pour Tchékhov, il n’est pas un héros romantique, il est simplement un homme ordinaire enfermé dans sa lassitude et son indécision. Il n’y a pas chez Ivanov de complaisance dans la souffrance mais une lucidité extrême qui le paralyse et l’épuise.

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Les ragots, l’inquiétude liée à son état, le fardeau d’une forme d’impuissance le détruisent peu à peu où un fort sentiment de culpabilité l’assaille et qui n’est pas seulement lié au décès d’Anna Pétrovna. Il évoque, en effet, constamment une faute qu’il aurait commise mais dont il ignore tout. Il ne comprend pas ce qui lui arrive, il ne se comprend plus, il est comme étranger à lui-même. Aujourd’hui, nous dirions qu’il souffre de dépression ou de burn-out, ce mal contemporain dont l’emprise face à trop d’urgences contradictoires et d’obstacles insurmontables, anéantit le corps et l’esprit.

[pull_quote_right]Micha Lescot (Ivanov) est vertigineux dans un jeu à la présence insondable où ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, il incarne cet homme complexe, ambigu et accablé, porté par une désespérance abyssale.[/pull_quote_right]

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Et si ce héros négatif, cet anti-héros en proie au doute et au nihilisme, est foncièrement inadapté, déconcertant – traînant sa lassitude au milieu de l’agitation vaine et sans appel des autres personnages livrés à leur vide existentiel – prisonnier de sa lâcheté et de son impuissance face à l’existence, il n’en demeure pas moins foncièrement honnête et impartial dans le dégoût qu’il a de lui-même nous renvoyant à ce qu’il a été et ce qu’il aurait voulu être.

Mais la pièce est aussi l’évocation féroce d’un ordre sociétal en perdition, porteur d’immobilisme, d’enlisement, et animé de sentiments vils où la cohésion du groupe nourrit le drame individuel car si Ivanov porte en lui l’impossibilité d’être seul, il fustige également et sans ménagement l’horreur d’être ensemble.

A travers des personnages secondaires, nous est dépeint une société de petits bourgeois provinciaux décadente et aveuglée par sa bêtise, sa méchanceté, son hypocrisie, sa roublardise, et son antisémitisme que le mise en scène pertinente de Luc Bondy fait cruellement entendre.

Avide d’argent, de plaisirs et de ragots, ils sont tous dépendants les uns des autres, se montrant incapables d’exister par eux-mêmes et de se réaliser individuellement.

Entre comédie et tragédie, l’écriture du dramaturge se révèle fiévreuse, puissante, consumée dans un étirement où se mêle l’amertume, la lâcheté, la lucidité, la mélancolie, la noirceur et la perte.

Le décor saisissant de Richard Peduzzi offre un espace tourné à la fois sur l’extérieur et l’intérieur dont sait jouer Luc Bondy avec des plans serrés et des plans larges très visuels. Le tout mêlant habilement la perdition individuelle – avec notamment cette scène mémorable qui voit Ivanov s’avancer vers le public, toute lumière de la salle rallumée, et le prendre à partie – à celle du groupe et son dépérissement à l’abri de scènes d’anniversaire et de mariage ratées, implacablement vouées à l’échec.

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Les 14 comédiens mériteraient tous d’être cités. Micha Lescot (Ivanov) dont on se souvient de son Tartuffe déjà dirigé par Luc Bondy, est vertigineux dans un jeu à la présence insondable où ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, il incarne cet homme complexe, ambigu et accablé, porté par une désespérance abyssale. Sa femme (Marina Hands) a la grâce vibrante de celle qui veut encore y croire. Christiane Cohendy est irrésistible en baronne pingre tandis que Marcel Bozonnet, son mari, excelle dans le rôle de Lebedev à l’ivrognerie amicale et chaleureuse, père de Sacha (Victoire Du Bois) qui donne à son personnage une impulsivité fragile et aux abois. Quant à Yannik Landrein, il compose intensément le docteur Lvov, sûr de ses vérités moralisatrices, en un fanatique prédicateur et Ariel Garcia Valdès se révèle formidable dans l’incarnation du comte Chabelski, vieil aristocrate décadent, cynique et odieux.

Une mise en scène captivante et éclairante, si naturellement inscrite dans la puissance du texte et de son organique incarnation…

Orlando ou l’impatience, texte et mise en scène d’Olivier Py, à Paris

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Théâtre de la Ville du 8 au 18 avril 2015

Olivier Py aime passionnément les mots, les acteurs et le théâtre. Et c’est réjouissant car il sait respectivement les manier, les diriger et en faire œuvre.

En témoigne son spectacle fleuve « Orlando ou l’impatience », une pièce de 3h20 aux allures de  « métacomédie » et présentée au Théâtre de la Ville après avoir fait l’ouverture du dernier Festival d’Avignon  dont il est le directeur.

A l’abri de répliques bien senties, de fulgurances poétiques, une autodérision assumée, et une réflexion engagée sur le théâtre et sa nécessité, le tout parfaitement dirigé et orchestré, Olivier Py signe un spectacle vibrant et citoyen, bravo !

A travers la quête du personnage éponyme – Orlando, qui se lance sur les traces d’un père qu’il n’a pas connu –, c’est à la question essentielle de la place du théâtre aujourd’hui et de son rapport au monde : politique, spirituel, intime qui le déborde nécessairement, auquel l’auteur-metteur en scène passionné/passionnant nous convie avec force et sincérité à travers de longues tirades inspirées, fantasques et drôles.

Avec aussi en toile de fond, la perte des grandes figures d’autorité où les artistes ne cessent de se chercher des pères, de les convoquer mais pour mieux les remettre en question.

Le jeune Orlando (excellent Matthieu Dessertine) cherche donc désespérément son père (impérial Philippe Girard) et entretient une relation amoureuse fébrile avec Gaspard (François Michonneau très émouvant). Sa mère, une actrice tragédienne exubérante (ravageuse Mireille Herbstemeyer), le mène sur de fausses pistes, l’entrainant dans des questionnements existentiels et propices à interroger la place de l’art, de l’ego à travers un metteur en scène autoritaire, des formes théâtrales, du pouvoir politique et son ingérence loufoque, impétueuse en matière culturelle représentée par un ministre de la culture (irrésistible Eddie Chignara), du sexe, de la croyance religieuse et philosophique.

On notera également la présence d’un personnage ubuesque, à l’instar d’un fou du roi magistralement interprété par Jean-Damien Barbin, qui constitue le fil rouge du spectacle, impressionnant de drôlerie et de rouerie.ORLAND2-500x333

© Christophe Raynaud de Lage

La scénographie (Pierre-André Weitz) est composée d’une scène carrée sur roulettes reconstituant des espaces intérieurs et mobiles en fonction de l’évolution de l’introspection du protagoniste qui emprunte à tous les personnages avec des panneaux de décor peints et représentant des rues de New-York.

A l’abri de répliques bien senties, de fulgurances poétiques, une autodérision assumée, et une réflexion engagée sur le théâtre et sa nécessité, le tout parfaitement dirigé et orchestré, Olivier Py signe un spectacle vibrant et citoyen, bravo !

Le petit homme, un film de Sudabeh Mortezal

Capture d’écran 2015-04-07 à 18.10.37Le petit homme, un film de Sudabeh Mortezal

Le petit homme, un film de Sudabeh Mortezal

Sudabeh Mortezal avait déjà réalisé deux courts-métrages (Les enfants du prophète et Les Noces persanes). Le petit homme est son premier long métrage. Le titre original du film est Macondo, nom d’un camp de réfugiés près de Vienne. Ce film est une fiction mais la réalisatrice s’est inspirée d’histoires réelles de ce camp où vivent actuellement près de 2000 réfugiés. Elle-même a connu ce camp à l’âge de douze ans.

Sortie le : 25 mars 2015

Durée : 1h38

Avec : Ramasan Minkailov

Synopsis :

A 11 ans, Ramasan est déjà un homme sous ses allures de petit garçon. Réfugié en Autriche avec sa mère et ses deux soeurs, il essaie de remplacer du mieux qu’il peut son père mort en Tchétchénie. L’arrivée d’Issa, un ancien ami de son père, va bousculer son quotidien.

Le petit homme, un film de Sudabeh MortezalLe petit homme, un film de Sudabeh Mortezal

Sudabeh Mortezal a tourné son film, Le petit homme, à l’intérieur du camp avec des acteurs non professionnels qui habitaient la plupart dans ce camp.

La maman de Ramasan, 11 ans, demande l’asile politique, en France. Son mari est mort en Tchéchénie. Elle ne parle pas français et c’est Ramasan qui lui sert d’interprète.

Non seulement Ramasan est parfaitement bilingue, mais il se sent responsable de ses deux petites sœurs. Sa maman travaille et rentre tard. Ramasan est devenu l’homme de la famille. Son père, il ne l’a quasiment pas connu.

Rien d’exceptionnel au niveau du scénario. Ramasan va être entrainé par une bande de copains et va faire « des bêtises »… Un ami de son père apparaît bizarrement et va s’attacher à cet enfant.

L’intérêt du film réside plutôt dans la véracité des faits, cad la vie quotidienne dans un camp de réfugiés, avec toutes les difficultés que cela entraine. Et plus finement la vie d’un enfant qui est obligé de vieillir d’un seul coup.

Belle musique, et très beaux jeux d’acteurs.

Le film Le petit homme a été nominé 9 fois au Festival de Berlin 2014. Très dommage qu’il n’ait rien emporté car le petit Ramasan Minkailov est tout simplement époustouflant !

Bande annonce du Film : Le petit homme :

Rosario, une BD de Carlos Sampayo et Claudio Stassi (Ankama)

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Rosario

Rosario, une BD de C. Sampayo et C. Stassi 

Polar mafieux qui nous emmène en plein coeur de l’Argentine des années 30, Rosario est une BD écrite par Carlos Sampayo (Alack Sinner, Le Bar à Joe, Billie Holiday, Carlos Gardel…) et illustrée par Claudio Stassi (Chronique d’une mafia ordinaire, C’est pour ça que je m’appelle Giovanni). On y découvre une Argentine gangrénée par le chaos politico-mafieux, où la guerre menée par les anarchistes pour renverser la situation fait rage.

Date de parution : le 20 mars 2015
Auteurs : Carlos Sampayo (scénario) et Claudio Stassi (dessin)
Editeur : Ankama
Prix : 14,90 € (80 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Rosario est une ville fluviale du Sud de l’Argentine à la limite du fleuve Paraná. Nous sommes en 1930, et un coup d’État vient d’installer José Felix Uriburu à la Nation d’Argentine. En plein cœur d’une politique répressive et dictatoriale, le jeune violoniste Rogelio se souvient de comment il est tombé follement amoureux d’une jeune femme qui s’avéra être une prostituée, Raquelita, et de comment il a dû s’allier aux forces anarchistes pour l’extirper du milieu mafieux, en ligue avec le pouvoir.

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Le point sur l’album :

C’est dans ce contexte qu’un violoniste recherche désespérément la femme qu’il aime, mystérieusement disparue. Dans ses pérégrinations, il va fortuitement faire la rencontre d’une autre femme, la fille d’un parrain de la mafia. Il va alors mettre le doigt dans un engrenage qu’il va difficilement contenir… Un récit sombre et original, où l’on voit un homme désoeuvré tenter de sortir du piège de la mafia tout en sauvant sa dulcinée. Le scénario de Carlos Sampayo souffre d’un découpage trop haché, qui enlève une fluidité de lecture qui aurait été bienvenue dans ce polar. Une histoire qui cherche son rythme sans donner l’impression de le trouver.

Si l’intrigue est quelque peu érodée par une narration un peu lourde (peut-être due à sa traduction), le dessin charbonneux de l’italien Claudio Stassi ne facilite pas la tache. Si son style graphique est plutôt plaisant, sa lisibilité reste moyennement satisfaisante. On a du mal à distinguer clairement les personnages (et il y en a !) malgré une certaine finesse d’exécution. Ces derniers ont tendance à se ressembler, à s’habiller de façon identique etc… Les sensations auraient pu être tellement meilleures !

Avec un pitch qui donne l’eau à la bouche,Rosario déçoit par de trop nombreuses maladresses d’exécution. Un peu dommage…

The Mirror, un film de Mike Flanagan (DVD)

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The Mirror Mike Flanagan

The Mirror, bientôt en DVD

Réalisé par Mike Flanagan (Absentia, Before I wake), The Mirror est un film d’horreur à l’esthétique très léchée, où deux frère et soeur se retrouvent après quelques années pour mettre un terme aux pouvoirs maléfiques d’un miroir… à l’origine du massacre de leurs parents. Portant Karen Gillan (Les Gardiens de la Galaxie, Doctor Who) à l’écran avec Brenton Thwaites dans le rôle du frère, ce film de genre est une petite révélation.

Sortie : le 15 avril 2015
Avec :  Karen Gillan, Brenton Thwaites, Katee Sackhoff, Rory Cochrane
Durée : 1h40min
Prix :  19,99 € (DVD/BR)

Synopsis :

Après avoir passé 10 ans en institut psychiatrique, Tim, 21 ans, retrouve la liberté. Alors qu’il souhaite tirer un trait sur la mort violente de ses parents, l’événement à la source de son internement, sa soeur, Kaylie lui rappelle qu’ils s’étaient autrefois promis d’enquêter sur les causes mystérieuses de ce drame. Elle achète alors le miroir qui aurait précipité leurs parents dans une démence diabolique…

The Mirror Mike Flanagan

Notre avis sur le film :

A la fois captivant et énigmatique, le scénario de The Mirror est particulièrement élaboré. Si toute l’histoire est centrée sur le miroir et ces deux frère et soeur, elle est aussi magistralement mise en scène dans une superposition temporelle fascinante (et superbement filmée). Enfermés dans leur maison d’enfance, où leurs parents sont morts, ils vont tenter de provoquer le miroir dont ils soupçonnent être à l’origine. Un huis clos s’orchestre alors, dans lequel les personnages revivent la journée du massacre de leurs parents lorsqu’ils étaient enfants tandis qu’ils sont eux-mêmes l’objet d’une traque terrifiante menée par le miroir.[pull_quote_right]The Mirror créé la surprise.[/pull_quote_right]

Venus pour se venger de ce dernier, et tenter de le briser en détournant son pouvoir psychique, les deux jeunes gens vont vite sombrer dans la psychose, emportant le spectateur avec eux. Ne distinguant plus le vrai du faux – fruit de l’imaginaire créé par le miroir – on sombre dans un dédale aux dimensions temporelles enchevêtrées et complexes où l’intrigue se dédouble avec beaucoup de génie. Un suspens d’une intensité rare, qui aboutit sur quelques scènes sanglantes assez horribles.

S’ajoute à cela la superbe réalisation de The Mirror, qui démontre un sens aigu de l’esthétisme. Une expérience visuelle de grande qualité.

The Mirror créé la surprise. Un film à voir d’urgence. Vous êtes néanmoins avertis… Pas sûr qu’il y aura des rescapés !

Les bonus du DVD : 

Court métrage : « Oculus: Chapter 3 – The Man with the Plan » de Mike Flanagan, à l’origine du film « The Mirror » (2006 – 32′ – VOST)

La partie de chasse, un livre de Isabel Colegate

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La partie de chasse

La partie de chasse, un livre de Isabel Colegate

Isabel Colegate est anglaise, née en 1931 et vit actuellement dans le Norfolk.

Elle écrit son premier livre à 19 ans mais c’est avec La partie de chasse, publiée pour la 1ère fois en 1980, et chez Belfond en 1987, qu’elle connaît un grand succès. Le livre fut même adapté au cinéma. Isabel Colegate est membre de la Royal Society of Literature.

Publié aux Editions Belfond Vintage en mars 2015

280 p – 15€


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Le coeur du roman est bien évidemment une partie de chasse, au début du XXème siècle, avec des personnages, hauts en couleurs ! On est plongé dans un monde aristocratique étonnant, celui de Sir Randolph, riche propriétaire terrien, et des « ladys » très ladys et mondaines, avec des toilettes qui reflètent bien la personnalité de chacune.

Une écriture très lisse, avec de nombreux détails qui nous permettent d’imaginer ce qui se trame en chacun des personnages. Peu à peu, la chasse passe au second plan et on ne quitte plus le livre et ses personnages hors du commun.

Ce livre est devenu un « classique » de la littérature anglaise ! Il paraît qu’il aurait même inspiré Julian Fellowes pour la série « Downton Abbey »…

La partie de chasse vient d’être rééditée aux Editions Belfond, dans la collection Roman (vintage)

Résultats concours : Les Tambours du Bronx, 4 places de concert gagnées.

A l’occasion du concert des Tambours du Bronx, à Paris, à La Cigale, le 7 avril 2015, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

2×2 places de concert le 7 avril à La Cigale à Paris

 

Vous avez été très nombreux à participer. Bravo à tous !

Les deux heureux gagnants sont :

Léonard Roger et Daphné Tavoularis.

 

Notre partenaire vous contactera très rapidement pour vous donner la marche à suivre pour assister au concert.

 

Très bon concert à tous !

 

DoggyBags, tome 7 : quand le comics frenchy éclabousse (Ankama)

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DoggyBags tome 7

DoggyBags, tome 7

Composé de trois récits coups de poing, ce septième volume de DoggyBags fait une nouvelle fois dans la générosité et le sang. Un florilège à la violence 100% graphique, servi par des duos diablement efficaces : Run & François Amoretti sur Welcome Home Johnny, Hasteda & Mëgaboy sur Lupus, et Hasteda Mathieu Bablet sur Wintekowa.

Date de parution : le 13 mars 2015
Auteurs : Run, Mathieu Bablet, François Amoretti, Mëgaboy, Hasteda
Editeur : Ankama
Prix : 13,90 € (112 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Amateurs d’hémoglobine et de frissons, ce volume 7 de DoggyBags vous propose un voyage inoubliable au cœur de contrées hostiles en tous genres. Au programme de votre visite : une nuit mémorable dans un relais routier en Roumanie, où vous aurez la chance de découvrir la faune locale (“Lupus”, par Hasteda et mëgaboy) ; une fête infernale dans le fin fond du Texas post-11 septembre (“Welcome home Johnny”, par Run et François Amoretti) ; et une expédition dans les montagnes ontariennes pour traquer d’éventuelles créatures légendaires (“Wintekowa”, par Hasteda et Mathieu Bablet). Enjoy your trip!

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Le point sur l’album :

Phénomène assez original dans le paysage éditorial français, DoggyBags est une série qui propose dans chacun de ses albums – au format comics – trois histoires complètes. Dans ce septième volume, les auteurs convoquent à nouveau le carnage.

Welcome Home Johnny s’inspire d’un terrible fait d’hiver pour transformer une foule en un gigantesque monstre destructeur qui va anéantir un jeune soldat américain revenu dans son Texas natal. Un récit écrit avec beaucoup de punch par Run (Mutafukaz) et illustré tout en finesse mais non en sobriété par François Amoretti (Alice aux pays des merveilles, Burlesque Girrrl). Le résultat est diablement efficace. [pull_quote_right]Un DoggyBags de plus à garder près de vous et loin des enfants.[/pull_quote_right]

Vient ensuite Lupus, sur un scénario malin de Hasteda et le dessin fougueux de Mëgaboy. Deux auteurs prometteurs, qui livrent un remake d’une nuit en enfer façon aire d’autoroute. Avec un dénouement crunchy, on passe un bon moment où action et horreur nous bousculent délicieusement.

C’est enfin au tour de Wintekowade conclure ce dernier volume de DoggyBags. Là encore signé par Hasteda au scénario, le dessin est cette fois servi par Mathieu Bablet (La Belle Mort). Un graphisme ingénieux, où le trait délicat de l’illustrateur est mis en valeur par des codes couleurs intéressants. Réservant également un joli final, Hasteda montre qu’il maîtrise le sujet : du gore, du suspens, et de l’horrifique toujours inspiré.

Bref, voilà donc un album que vous pouvez emmener partout avec vous. Un DoggyBags de plus à garder près de vous et loin des enfants.

Concert du groupe Camp Claude, au Point Éphémère, à Paris, le 9 avril

Camp Claude

Camp Claude

Un nouveau titre et un concert au Point Éphémère pour Camp Claude
Il est question de mariage et de liberté. De beats et de sensualité.
Des extrêmes qui se mélangent harmonieusement au sein du groupe Camp Claude.
Un EP (« Hurricans »), un nouveau titre, un concert Parisien très attendu et un album en gestation.

Camp Claude

Camp Claude

Tout d’abord le mot camp, pour la nostalgie des camps d’été, mais sans la connotation tristesse des souvenirs enfouis, juste leur luminosité. Puis c’est l’évocation de la mixité grâce au prénom : Claude, deuxième prénom de la chanteuse Diane Sagnier.
La fusion et la recherche artistique ont poussé le groupe, après des premiers titres quelque peu électrisés par les guitares, à se lancer dans des sons plus électro.
Il reste la France et l’Amérique, pour les origines culturelles du groupe, mais il y a désormais aussi la fusion avec l’Angleterre et la Suède, comme un soupçon de new wave.

Après des chansons comme « Lost and found », qui ont la saveur des récits de vacances, Camp Claude a su s’entourer d’influences extérieures pour bondir dans un style évoquant plus les voyages dans l’espace et les mystères du mental.
On y retrouve cette voix douce et langoureuse, qui ressort des profondeurs interstellaires des compositions de Mike Giffts et Leo Hellden.
Le nouveau morceau « Blow » nous offre une énergie qui pointe sur des accords lointains, un espoir qui émerge d’une forme de désillusion. Un moyen de s’échapper aussi bien pour l’auditeur que pour la chanteuse qui semble tranquillement s’enflammer dans le clip. Comme pour sécher le speen, la fatalité et les comparaisons.

Car Camp Claude, à l’image de Christine and the Queens, c’est un groupe qui chante en anglais et mélange les genres.
Mais CC semble plus libre, moins monarchique, plus onirique.
Le groupe nous invite d’ailleurs à nous échapper et comment ne pas y succomber grâce à la qualité de leurs morceaux et la beauté naturelle de sa chanteuse.
A vérifier sur la scène du Point Éphémère le jeudi 9 avril.

Sacrifices of War, un film de Zhang Yimou (DVD)

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Sacrifices of War, film de Zhang Yimou en DVD

Réalisé par l’immense Zhang Yimou (Hero, Le Secret des poignards volants, La Cité interdite, The Target), Sacrifices of War porte à l’écran un acteur américain au beau milieu d’un massacre perpétré par les japonais en Chine en 1937 : Christian Bale (Batman Begins…). Un acteur planétaire qui vient donner une dimension nouvelle à sa carrière avec cette expérience chinoise en immersion totale. Sensations garanties.

Sortie : le 18 mars 2015
Avec :  Christian Bale, Xinyi Zhang, Tianyuan Huang
Durée : 2h26
Prix :  19,99 € (DVD/BR)

Synopsis :

Décembre 1937, les Japonais envahissent la Chine et massacrent tous ceux qui fuient. Au milieu de ce chaos un homme ordinaire va devenir un héros..

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Notre avis sur le film :

Intitulé dans sa version d’origine The Flowers of War, le film de Zhang Yimou raconte l’histoire poignante d’un croque-mort américain débarqué à Nankin, en pleine guerre sino-japonaise. Nous sommes en 1937 et les japonais sont en train de renverser la ville. Venu pour embaumer un prêtre décédé accidentellement, le personnage de Christian Bale va devoir prendre sous sa protection les occupants du couvent en question. Des jeunes filles perdues, auxquelles va se joindre un groupe de prostituées. Un film brillamment adapté du livre The 13 Women of Nanjing de Geling Yan.[pull_quote_right][U]n film incroyablement léché.[/pull_quote_right]

Confronté aux atrocités de la guerre et aux redoutables choix de survie qu’elle oblige à faire, le spectateur est littéralement happé par la puissance de Sacrifices of War. Un scénario haletant qui fait la démonstration d’une grande maîtrise, notamment dans sa mise en scène où l’esthétisme tient une place de choix. Les moyens ont été déployés pour un résultat d’exception puisque le film est à ce jour le plus cher de l’histoire du cinéma chinois (94 millions de dollars). Et force est de reconnaître que Sacrifices of War est un film incroyablement léché.

Un film poignant servi par des acteurs sublimes, qui donnent profondeur et crédibilité à cette histoire terrifiante.

En conclusion, Sacrifices of War est un condensé de ce qui se fait de mieux dans le genre. Un film de guerre qui allie force et sensibilité avec une extrême efficacité.

Les bonus du DVD : 

Making of (93′)
Interview de Christian Bale et Zhang Yimou (9′)

Bob l’éponge – Bienvenue à Bord (DVD)

Bob l'éponge - Bienvenue à Bord

Bob l’éponge – Bienvenue à Bord dispo en DVD

Comme son nom l’indique, Bob l’éponge – Bienvenue à Bord compile les premiers épisodes du trublion des mers et ses amis. Extraits de la première saison de Bob l’éponge, diffusée aux États-Unis du 1er mai 1999 au 8 avril 2000 sur Nickelodeon, les 14 épisodes répartis sur deux DVD retracent les moments clés des débuts de l’éponge la plus célèbre de la planète (loin devant Spontex).

Sortie : le 4 février 2015
Durée : 264min
Prix :  14,99 € (DVD)

Synopsis :

Mignon à croquer, tendre et drôle, Bob l’éponge est un personnage pétillant. Vivant au fond de l’océan à Bikini Bottom, Bob l’éponge distille avec le savoir-faire des studios Nickelodeon un second degré de clins d’oeil et de parodies. Retrouvez-le dans ses nouvelles aventures !…

Bob l'éponge - Bienvenue à Bord

Notre avis sur le DVD :

Cette sortie vidéo permet un petit retour en arrière sympathique en compagnie d’un véritable phénomène de la culture pop. Le tout premier épisode de la série commence évidemment par l’embauche de Bob l’éponge dans le restaurant du Capitaine Krabs. Un employé qui se donnera toujours à fond pour remporter le titre d’employé du mois. Les débuts de l’aventure la plus loufoque de l’histoire des dessins animés, voire de l’Histoire tout court.

C’est un plaisir de retrouver ce personnage culte et attachant, dans cette série délirante. On regrette toutefois de ne pas avoir la totalité des 41 épisodes de la première saison, dont les 14 sélectionnés ne respectent pas toujours la chronologie…

Bob l’éponge – Bienvenue à Bord est néanmoins une jolie boîte à souvenirs. Et le petit bonhomme jaune n’a pas pris une ride.

Liste des épisodes : 

14 épisodes
DVD 1 – Bienvenue à bord !
1. Bienvenue à bord
2. L’employé du mois
3. La nouvelle éponge
4. Tout ce qu’un employé doit savoir
5. Échange de chefs
6. Le critique gastronomique
7. La machine à pâtés
DVD 2 – Pâtés blagueurs
8. La clé du coffre-fort
9. La recette secrète
10. Pâté, « Patty »
11. Plankton… et les voleurs de pâtés de crabes
12. Le pâté, c’est fun !
13. La recette du pâté de crabe
14. Les Krabs Saucisses

Les Aventures de Loïs, tome 7 : une BD de Jacques Martin, Pierre Valmour et Olivier Pâques (Casterman)

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Les Aventures de Loïs tome 7

Les Aventures de Loïs, t. 7 : La Prisonnière de l’archange

Créée par Jacques Martin (Alix, Lefranc…) – scénariste culte pour tout amateur de bande-dessinée historique – Les Aventures de Loïs est une série dessinée par Olivier Pâques (qui a également travaillé sur la série Lefranc). Et c’est Pierre Valmour qui continue d’assurer la relève du scénario en chargeant cette fois Loïs de retrouver la fille de Louis XIV, prisonnière de l’archange….

Date de parution : le 25 mars 2015
Auteurs : Jacques Martin, Pierre Valmour (scénario) et Olivier Pâques (dessin)
Editeur : Casterman
Prix : 10,95 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Automne 1684, un vent de révolte souffle sur le Royaume de France. Un mystérieux groupe de cavalier, se faisant appelé « L’Archange » enlève Marie-Anne de Bourbon, la fille préférée de Louis XIV au cours d’une partie de chasse dans la forêt de Marly. Louvois, Ministre de la Guerre, charge Loïs de retrouver la fille du Roi et de la ramener, saine et sauve, dans la plus grande discrétion. L’aventure va le mener jusqu’aux remparts du Mont Saint Michel d’où semble naître une terrible rébellion.

Les Aventures de Loïs tome 7 planche

Le point sur l’album :

Tirant habilement la ficelle complotiste, Pierre Valmour met en scène l’enlèvement de la fille du roi par une milice se faisant appeler L’Archange. Un kidnapping qui prépare en fait une révolte contre la monarchie en place. Loïs va devoir faire vite et la retrouver au plus vite, même s’il faut aller jusqu’aux remparts du Mont Saint Michel. Un scénario rythmé d’une course-poursuite haletante, où de nombreux dangers guettent notre héros.

Quant au dessin réaliste d’Olivier Pâques, il est fait d’un trait fin assez généreux en détails, mais qui manquent de précision, notamment lorsqu’il s’agit d’habiller les visages d’expressions opportunes. On prend néanmoins plaisir à parcourir les planches de l’album, qui offrent une belle lisibilité aux nombreuses scènes d’action.

Loïs compte une aventure de plus à son tableau de chasse et ce n’est pas pour nous déplaire. La promesse d’un moment de détente en bonne compagnie.

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