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Night Call, un film de Dan Gilroy par les producteurs de Drive (DVD)

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Night Call DVD

Night Call, film choc dispo en DVD et Blu-Ray

Premier film réalisé par Dan Gilroy (scénariste de Jason Bourne: L’héritage ou encore de Real Steel), Night Call est un électrochoc aussi esthétique que dérangeant, dénonçant les dérives de médias voyeurs et assoiffés de sang. Porté par un Jake Gyllenhaal fabuleux (Southpaw, Enemy, Jarhead, Zodiac, Brothers, Source Code, Le Secret de Brokeback Mountain), Night Call est une course nocturne dans l’immoralité la plus absolue.

Sortie DVD : le 7 avril 2015
Avec :  Jake Gyllenhaal, Michael Papajohn, Marco Rodríguez, Bill Paxton, James Huang
Durée : 1h57min
Prix :  20,99 € (BR) / 17,99 (DVD)

Synopsis :

Branché sur les fréquences radios de la police, Lou parcourt Los Angeles la nuit à la recherche d’images choc qu’il vend à prix d’or aux chaînes de TV locales. La course au spectaculaire n’aura aucune limite…

Night Call DVD

Notre avis sur le film :

Film multi-nominé (Oscar du meilleur scénario mais également nommé aux BAFTA ou encore aux Golden Globes) Night Call est une virée noctambule, esthétique et violente en plein coeur de Los Angeles. Préoccupé par Lou Bloom, personnage principal magistralement incarné par un Jake Gyllenhaal amaigri, le spectateur est jeté dans la fosse médiatique. Lou est un autodidacte asocial qui décide – sans doute après avoir hésité avec une carrière criminelle – de se lancer dans le métier de reporter de faits divers.

Une directrice de chaîne d’info, interprétée par Rene Russo (qui n’est autre que l’épouse du réalisateur), va pousser Lou à une course après l’horreur. Rapporter les images les plus trash possibles, des scoops inédits et sanglants… bref de l’audimat. Les enchères vont alors pouvoir monter.[pull_quote_right]Une grosse claque au visuel spectaculaire.[/pull_quote_right]

Une escalade de violence qui accompagne l’ascension fulgurante de Lou. Le scénario joue avec habileté sur l’ambiguité du personnage principal pour insuffler une tension électrique à Night Call. Car Lou est un homme parfaitement antipathique. Tout en dégageant une grande violence, il fait preuve d’un contrôle inouï. Un véritable psychopathe qui nous retourne le sang.

Servi par une mise en scène très léchée, où tout est à sa place, le film nous éjecte de notre fauteuil à travers l’objectif de la caméra de Lou. Un rythme très soutenu qui mue ce thriller haletant en une grosse claque au visuel spectaculaire.

A voir absolument.

Les Bonus

Commentaire audio de Dan, John et Tony Gilroy (VOST) I Featurette (5′) I Bande-annonce I Teaser viral I Galerie photos
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=qERsXbpu58w]

Lucrèce Borgia de Victor Hugo, mise en scène de Denis Podalydès, à la Comédie-Française

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© Christophe Raynaud de Lage

Comédie-Française – Salle Richelieu
Du 14 avril 2015 au 19 juillet 2015 en alternance
Durée du spectacle : 2h10 sans entracte

Pièce noire et baroque portée par la virtuosité de la langue Hugolienne et les figures qui s’y déploient, elle emprunte à la liberté du drame shakespearien et aux passions des tragédies antiques.

Des personnages qui prennent à la fois une dimension dramatique, propre à l’intrigue et à ses rebondissements, et une dimension allégorique, mythique avec un souffle poétique : Lucrèce la sainte martyre dans un corps de démon, Gubetta l’Antéchrist, Gennaro héritant de Moïse et d’Œdipe, Alphonse le mari jaloux et cauchemardesque ou encore un groupe de jeunes gens décadents.

[pull_quote_center]Dans cette inversion des genres et ce parti pris de mise en scène qui donnent à voir des représentations chimériques, se calque en miroir toute la dimension tragique de l’œuvre, porteuse du destin impossible de la mère empêchée et du fils hanté.[/pull_quote_center]

Hugo disait à propos de ce texte : « Je cherche dans cet océan de noirceur la goutte de lait qui va teinter tout le reste » et cette perle de lait, c’est la monstrueuse Lucrèce femme de pouvoir aux mains tachées de sang qui cache un cœur de mère en quête de rédemption.

La version qui nous est présentée par Denis Podalydès rappelle cette indication de l’auteur « Les ténèbres sont multiples, la nuit est une« . Opératique et somptueuse, elle nous plonge au cœur d’un espace temps onirique et révélateur aux contrastes affirmés, mêlant le grotesque et le sublime, l’ironie et la mort.

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Avec des costumes sombres aux doublures de couleurs signés Christian Lacroix, les lumières en clair-obscur de Stéphanie Daniel, les décors d’Eric Ruf tout droit sortis de l’école hollandaise, la musique funèbre de Verdi, s’impriment des corps et des visages qui émergent puis retournent à la nuit.

Nous sommes à Venise durant le carnaval. Gennaro est soldat, fils abandonné, il ignore qu’il est le fruit d’un inceste entre Lucrèce Borgia et son frère Jean. Lucrèce y séjourne également, sous une fausse identité. Elle découvre Gennaro endormi et, débordant d’amour maternel, elle dépose un baiser sur son front. Le Duc Alphonse d’Este, son troisième mari, la soupçonne aussitôt de le tromper…

Identités cachées puis révélées, quiproquo, haine, désamour…Tous les ingrédients d’un drame romantique sont mis en place.

Guillaume Gallienne incarne loin de toute emphase mais dans une intériorité enivrante et puissante cette femme dévastée aux prises avec son instinct maternel rédempteur et l’infamie séculaire dont elle veut se défaire.

Tandis que dans un parfait contrepoint, son fils caché, le jeune Gennaro, est joué par l’excellente Suliane Brahim, un homme/enfant à l’esprit pur et chevaleresque, entre rejet et horreur pour Lucrèce, dont elle restitue à l’abri d’un jeu d’une grande maîtrise tout le poids dévastateur du secret et l’impulsivité frondeuse.

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Dans cette inversion des genres et ce parti pris de mise en scène qui donnent à voir des représentations chimériques, se calque en miroir toute la dimension tragique de l’œuvre, porteuse du destin impossible de la mère empêchée et du fils hanté.

[pull_quote_right]La version qui nous est présentée par Denis Podalydès rappelle cette indication de l’auteur « Les ténèbres sont multiples, la nuit est une ». Opératique et somptueuse, elle nous plonge au cœur d’un espace temps onirique et révélateur aux contrastes affirmés, mêlant le grotesque et le sublime, l’ironie et la mort.[/pull_quote_right]

Scène saisissante qui voit dans un duel de monstres s’affronter Lucrèce et son époux qu’elle implore pour ne pas exécuter la condamnation à mort de Gennaro. Elle offre à Eric Ruf une partition mémorable et de haut vol où se déversent avec une intensité inouïe la perversité, la souffrance et la dévastation de Don Alphonse d’Este. Christian Hecq dans le rôle du serviteur exécuteur des basses oeuvres est un Gubetta aussi démoniaque que vénéneux. Bravo également à Eric Génovèse (Jeppo) et Georgia Scalliet (la princesse Negroni).

Une plongée sans retour dans les ténèbres de l’âme humaine…

’71, le film coup de poing de Yann Demange (DVD)

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’71, le film coup de poing de Yann Demange (DVD)

’71 tire son titre de l’année 1971 pendant laquelle des Troubles politico-religieux ont divisé l’Irlande du Nord. Un jeune soldat anglais va être envoyé à Belfast pour tenter avec sa compagnie de pacifier des zones sensibles, où protestants et catholiques s’affrontent ouvertement. Un film réalisé de mains de maître par Yann Demange qui signe là son premier long-métrage.

Sortie DVD : le 1er avril 2015
Avec :  Jack O’Connell, Paul Anderson, Richard Dormer, Sean Harris, Martin McCann
Durée : 1h44min
Prix :  19,99 € (DVD)

Synopsis :

Belfast, 1971. Tandis que le conflit dégénère en guerre civile, Gary, jeune recrue anglaise, est envoyé sur le front. La ville est dans une situation confuse, divisée entre protestants et catholiques. Lors d’une patrouille dans un quartier en résistance, son unité est prise en embuscade. Gary se retrouve seul, pris au piège en territoire ennemi. Il va devoir se battre jusqu’au bout pour essayer de revenir sain et sauf à sa base.

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Notre avis sur le film :

Arrivé sur le front, Gary réalise trop tard que la guerre civile qui gangrène le quartier dans lequel il se trouve avec sa troupe va se retourner contre lui. Contraint à sonner la retraite dans la précipitation, le capitaine de la compagnie va en effet laisser dans ces rues irlandaises deux de ses soldats. Immédiatement pris en chasse par quelques résistants pro-actifs, Gary va voir son collègue se faire exécuter sous ses yeux. Une course-poursuite pour la survie va alors s’enclencher dans les ruelles de Belfast. [pull_quote_right]Yann Demange frappe très fort.[/pull_quote_right]

Servi par un scénario puissant, ‘71 est un film choc où le suspens nous tenaille en chaque instant. Une chasse à l’homme aux rebondissements parfois terribles, qui glacent le sang. Imprégné des codes des meilleurs thrillers, ’71 est un véritable film d’action qui ne connaît pas de temps mort. Le réalisateur fait la démonstration d’une implacable maîtrise en donnant de la profondeur à ses personnages dont on ne sait finalement que très peu de choses. Une performance qui en impose.

Très crédibles, les acteurs de ’71 font quant à eux le job à jeu égal. Aucun ne ressort vraiment, sans doute en raison d’un équilibre bien trouvé.

Avec ’71Yann Demange frappe très fort. Le cinéma compte un nouveau talent sur qui compter.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=60GCzO9Av2w]

Hans, une BD de Jérôme Anfré (Shampooing / Delcourt)

 

HANS BD

Hans, une BD de Jérôme Anfré

Micro BD écrite par Jérôme Anfré (Le Dessinateur, la colline et le cosmos, Du Graal plein la bouche), Hans met en scène un gnome qui vit ses petites aventures (et mésaventures) extraordinaires dans la forêt, donnant le change à un loup curieux, une fourmille adepte du mimétisme et une araignée maligne. Un mini-album muet et plutôt charmant.

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteur : Jérôme Anfré (scénario et dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 12,50 € (128 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Hans est un gnome de quelques centimètres de haut, combatif et sûr d’être le chef de la petite parcelle de forêt qu’il occupe. S’abriter de la pluie, se nourrir, observer les nuages… Chaque journée apporte son
lot d’épreuves et de surprises. Sous ses yeux d’enfant, le monde à taille réelle prend des airs de géant et se transforme en un immense terrain de jeu aussi passionnant qu’effrayant.

[rev_slider Hans]

Le point sur l’album :

Hans est une petite créature assez attachante, qui nous amuse avec de nombreuses petites scènes attendrissantes et malicieuses. Un petit ouvrage animé sans bulles par un Jérôme Anfré inventif et culotté. Jouant sur des vignettes aux couleurs vives, l’auteur propose un dessin qui fleure bon la nature et la fraicheur. Son trait épuré et minimaliste sert une mise en scène efficace, où les images défilent à la façon d’un dessin animé, comme photographiées des dizaines de fois à la seconde.

Une trame narrative pétillante, qui s’apprécie et se lit sans modération. Comme dans la blague, le deuxième fils de Monsieur et Madame Forme met de bonne humeur.

PS. : Monsieur et Madame forme, qui ont un fort accent germanique, ont trois fils : comment s’appellent-t-ils ? Réponse : (Jésus, Hans, Hubert…). Si, si.

Mr Turner, un film de Mike Leigh (DVD)

Mr Turner DVD

Mr Turner, le film de Mike Leigh dispo en DVD

Dernier film en date du réalisateur anglais Mike Leigh (Another Year, Be Happy, Secrets et mensonges), Mr Turner retrace les vingt-cinq dernières années de l’artiste-peintre éponyme. Joseph Mallord William Turner s’est fait connaître pour ses toiles aquarelles virtuoses. Cet académicien de la Royal Academy of Arts autrement présenté comme « le peintre des lumières » était un original, à la fois discret et provocateur. Une figure avant-gardiste de l’impressionnisme qui marqua l’Europe du XIXème siècle.

Sortie DVD : le 15 avril 2015
Avec :  Timothy Spall, Paul Jesson, Dorothy Atkinson
Durée : 2h30min
Prix :  19,99 € (DVD)

Synopsis :

Les dernières années de l’existence du peintre britannique, J.M.W Turner (1775-1851). Artiste reconnu, membre apprécié quoique dissipé de la Royal Academy of Arts, il vit entouré de son père qui est aussi son assistant, et de sa dévouée gouvernante. Il fréquente l’aristocratie, visite les bordels et nourrit son inspiration par ses nombreux voyages. La renommée dont il jouit ne lui épargne pas toutefois les éventuelles railleries du public ou les sarcasmes de l’establishment. A la mort de son père, profondément affecté, Turner s’isole. Sa vie change cependant quand il rencontre Mrs Booth, propriétaire d’une pension de famille en bord de mer.

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Notre avis sur le film :

Voyageur et solitaire, Mr Turner a vécu sa vie en artiste accompli, parcourant la Grande-Bretagne (mais aussi la France, l’Italie, les Pays-Bas, la Suisse…) à la recherche d’inspiration. Le film retrace surtout ses dernières années, marquées par le deuil de son père avec qui il vivait. Ce dernier l’assistait dans son atelier, en compagnie d’une gouvernante que Mr Turner avait tendance à maltraiter assez cruellement.

Le film décrit un génie à la fois lumineux et sombre, qui surprend par son excentricité, sa désinvolture mais aussi par sa force solitaire, ses faiblesses affectives et sa part d’ombre. Mr Turner est ainsi un portrait poétique sublimé par un Timothy Spall au sommet de son art. L’acteur crève l’écran dans la peau du peintre. Une gueule de cinéma totalement hors du commun qui, ajoutée au talent de l’interprète, donnent une grande profondeur à cette fresque biographique.

Profitant d’une réalisation sublime au service de l’univers pictural de Mr Turner, le film nous éblouit en suggérant un amour sincère pour la peinture. Poétique et inspiré. A voir.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=kntOd_cS9ss]

Nouvelle Mazda 2 : un bijou de technologie qui défie les lois de la nature (#challengethenight)

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A l’occasion du lancement de la nouvelle Mazda2 en Europe, le constructeur japonais nous offre une petite virée nocturne à bord de son cockpit, sur la côte portugaise.

L’occasion de voir le véhicule défier la nuit un peu comme une étoile filante. Equipée des technologies SKYACTIV, cette citadine marque un tournant pour les conducteurs en quête de réactivité, mais aussi de confort et de sécurité. Moteur et boîte de vitesse optimisés, carrosserie et châssis à la fois allégés et renforcés font de cette nouvelle Mazda2 l’une des plus performantes de son segment. Elle a d’ailleurs reçue le prestigieux prix de la « Voiture de l’Année 2014-2015 » au Japon.

Affichant une consommation très faible (3,4l/100km pour la version 1.5L SKYACTIV-D 105 ch), la Mazda 2 reste une voiture sportive.

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Une explosivité que l’on trouve d’abord dans son design très racé, aux lignes affirmées, qui associent fluidité et robustesse. Le design KODO – l’âme du mouvement qui fait le succès de la marque, est joliment mis en scène dans ce clip où la Mazda 2 fend la nuit de mille reflets. Le fond sonore et l’esprit résolument sport de la citadine sont la combinaison parfaite pour traduire son tempérament de feu.

Un esprit exploré avec intelligence à l’intérieur de ce vaisseau urbain, vecteur de sportivité mais aussi très axé sur le confort de conduite. On apprécie tout particulièrement l’affichage tête haute (ADD), qui nous informe en projetant dans notre champ de vision les données qui nous intéressent comme la vitesse, les consignes de navigation ou encore les avertissements de sécurité i-ACTIVSENSE.

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La nouvelle Mazda2 est un condensé de technologies rare pour une voiture de ce gabarit. La meilleure façon d’associer confort et performances, à un prix très raisonnable (14.450 € en entrée de gamme).

Une image sportive qui percute dans ce clip publicitaire Challenge the night, où des surfeurs pros partent titiller les vagues en pleine nuit, éclairés par les phares à LED de leur Mazda2.

Article sponsorisé

Résultats concours : 6 livres de Thierry Dedieu gagnés

Sortie le 5 mars 2015 aux Editions Le Seuil Jeunesse

 

A l’occasion de la sortie des très grands livres pour tout-petits, de Thierry Dedieu, le 5 mars 2015, Publik’Art, en collaboration avec Les Editions Le Seuil Jeunesse, vous a offert la possibilité de gagner 6 livres pour tout petits.

 

Vous avez été très nombreux à participer : 4 938 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les deux heureux gagnants d’un exemplaire de : Dans sa maison, un grand cerf  sont :

 

Hohl Warren et Catherine Becquet.

 

Les deux heureux gagnants d’un exemplaire de : Tas de riz, tas de rats sont :

 

Annik Jouquot et Fabien Benne

 

Les deux heureux gagnants d’un exemplaire de : Le théorème de Pythagore sont :

 

Jean Kerros et Elodie Bauny

 

Notre partenaire vous enverra vos livres très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement !

Très bonne lecture à tous !


 

Les Divisions de fer, tome 3 : une BD de Jean-Luc Sala et Stefano Martino (Soleil)

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Les Divisions de fer tome 3

Les Divisions de fer, tome 3 : Opération Rebalance

C’est le retour des mekapanzers avec ce troisième album des Divisions de fer (voir notre chronique du tome 1 ). Une série uchronique imaginée par le scénariste Jean-Luc Sala (CIA, le cycle de la peur, Ploneïs l’incertain, Lady Liberty) dont Opération Rebalance est dessinée par Stefano Martino (Nosferatu, Oracle). Les Divisions de fer ont par ailleurs déjà laissé s’exprimer les talents de Ronan Toulhoat dans le premier album, suivi d’Afif Khaled dans le deuxième opus.

Date de parution : le 8 avril 2015
Auteurs : Jean-Luc Sala (scénario) et Stefano Martino (dessin)
Editeur : Soleil
Prix : 14,50 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Les Divisions de fer explore une Seconde Guerre mondiale uchronique durant laquelle une nouvelle chronologie mise au point par les nazis, les mekapanzers, des robots blindés géants, va inverser le cours du conflit. Au cœur de la forêt de Mazurie, dans l’ancienne Pologne, s’avance un convoi de blindés allemands.
À son bord, un commando allié déguisé en SS. Ils projettent de s’infiltrer au coeur de la base la plus secrète du Reich pour libérer Albert Einstein, enlevé par les nazis pour travailler sur leur programme d’armes secrètes.
Ces soldats sont des durs à cuir, les meilleurs salopards des forces alliés. Des loups
prêts à fondre sur l’ennemi mais qui peuvent à tout moment se dévorer entre eux.
Parmi eux, Jonah Karmann, un jeune scientifique juif dont la famille a été anéanti par les nazis. Il constate qu’en enfilant l’uniforme de l’ennemi, ils risquent de devenir comme ceux qu’ils combattent. Lui, plus que tout autre, pourrait basculer.

Les Divisions de fer tome 3

Le point sur l’album :

Développant un univers toujours très viril et musclé,  Jean-Luc Sala maintient son cap mais nous emmène cette fois en Pologne pour une mission d’infiltration à haut risque. Le commando allié va en effet tenter de libérer Albert Einstein, emprisonné par les allemands pour le forcer à travailler sur leurs armes secrètes. Un scénario rythmé, où l’on voit les nazis développer d’immenses marcheurs de fer, toujours plus impressionnants. Un récit explosif qui va toujours à l’essentiel, parfois au détriment de la profondeur narrative… Mais c’est ainsi, Les Divisions de Fer est avant tout une série qui rime avec action et réaction.

Le dessin de Stefano Martino semble baigner dans une atmosphère de comics. Son trait est fin, marqué de zones d’ombres charbonneuses et denses. Un style qui a trouvé son équilibre et qui colle bien à l’esprit de cette série uchronique.

Ce troisième album est un bon divertissement, et montre que le scénario évolue dans le bon sens. A suivre…

Le bout du tunnel : court métrage salutaire et stylé raconté par Grand Corps Malade

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Grand Corps Malade – « Le bout du tunnel », sortie le 16 avril 2016

D’après une chanson de Grand Corps Malade, elle-même inspirée par le roman d’un ancien détenu, « Le bout du tunnel » est un court métrage salutaire et stylé. Rythmé, slammé, et en noir et blanc, il nous compte l’histoire de Laurent Jacqua, condamné à de nombreuses années de prison. Une histoire qui semble universelle et unique à la fois.

Celle d’un homme qui se bat contre la fatalité et le temps, celui passé derrière les barreaux. Grâce à l’écriture, c’est l’histoire d’une victoire qui nous est comptée, celle de la vie. Celle d’un détenu devenu mari, père et écrivain, puis homme libre.

Et cette merveille de court métrage n’aurait jamais pu voir le jour sans l’amour et le respect sincère qui unit les 3 « auteurs » de ce récit : l’auteur (Laurent Jacqua), le réalisateur (Mehdi Idir) et le parolier (Grand Corps Malade). C’est d’ailleurs en se produisant au sein de prisons que Grand Corps Malade a fait la connaissance de Laurent Jacqua. Puis c’est une multitude d’acteurs qui se sont lancés dans la partie : Izia Higelin, Richard Bohringer, Nicolas Duvauchelle ou encore Kyan Khojandi.

Alors l’avant premiere de « Au bout du tunnel » a pris des allures de fête, le soleil étant de la partie, et baignant la terrasse du Louxor de ses rayons chauds. La chaleur humaine était partout, des amis, des membres de la famille, des anonymes et des célébrités qui ont oeuvré pour que ce film voit le jour.

Fruit de leur travail et de leur investissement auprès des détenus, « Le bout du tunnel » est une claque qui ne laisse que la douce sensation de l’espoir, comme une belle journée de printemps.

A découvrir ici :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=omk-JeFFjTo]

La Malbête, tome 1 : une BD de Aurélien Ducoudray et Hamo (Grand Angle)

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La Malbête tome 1

La Malbête, tome 1 : M. Antoine en Gévaudan

Revisitant l’affaire de la bête du Gévaudan, le scénariste Aurélien Ducoudray (Amère Russie, YoungChampionzé, La Faute aux chinois, Clichés de Bosnie) propose de suivre avec La Malbête l’envoyé du roi : Antoine de Beauterne. Venu pour chasser la bête et mettre fin aux massacres perpétrés, il va se prendre d’affection pour un jeune protestant croisé au hasard de sa route. Un récit mis en images par le talentueux  Hamo (L’Envolée sauvage, Special Branch).

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteurs : Aurélien Ducoudray (scénario) et Hamo (dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

En 1765. Antoine de Beauterne, porte-arquebuse du roi, arrive sur les terres de la célèbre bête. Il va être confronté à l’indicible. Cadavres à moitié dévorés, chasseurs reconvertis en bandits de grand chemin… Un allié inattendu va pourtant changer le cours des choses : Barthélemy, 11 ans, habile à la fronde, accepte de devenir son palefrenier, malgré l’exécution par ordre royal de son père protestant.

La Malbête tome 1 planche

Le point sur l’album :

Centré sur un improbable duo formé par Antoine de Beauterne et Barthélemy son palefrenier de 11 ans engagé sur place,  La Malbête n’est pas comme on pourrait le penser un récit horrifique.  C’est plutôt celui d’une rencontre entre un jeune – orphelin d’un père protestant exécuté par ordre du roi – et d’un vieil homme venu en habits de lumière pour ramener à son altesse la fameuse bête qui massacre les villageois. Désireux de le prendre sous sa protection comme son fils spirituel, Monsieur Antoine va l’engager comme palefrenier et lui transmettre une parcelle de son savoir. Ce qui ne manquera de rendre fou de jalousie son fils légitime.

Une histoire dans l’Histoire, racontée avec humanisme et fluidité par Aurélien Ducoudray. A l’instar du dessin de Hamo, au trait appuyé où viennent se nicher malice et fantaisie. Une fraicheur qui donne à La Malbête des allures d’animation. Un style original qui séduit également par sa subtile coloration.

Ce premier album de La Malbête  augure un diptyque de belle qualité. A suivre !

Comblez votre soif de voyage par une pause snack avec Transavia (#SnackHolidays)

C’est une nouvelle campagne menée par la compagnie low cost d’Air France KLM, Transavia. Une idée simple et originale qui met une nouvelle fois les billets d’avion à portée de tous.

Nous avons tous soif de voyage et d’évasion, si possible le plus rapidement possible et pour pas cher. Même si cela peut surprendre, quoi de mieux d’étancher sa soif en profitant d’une petite faim ? Que ce soit un paquet de chips, une barre de céréales ou un sachet de bonbons, le futur voyageur a le choix !

Avec l’achat d’un #SnackHolidays, on peut en effet s’envoler à moindre coût avec un billet (aller simple) vers Barcelone pour 35€, Dublin pour 40€ ou encore Lisbonne à 40€ !

Pour se procurer le précieux sésame, il faudra vous rendre, du 14 au 21 avril 2015, dans l’un des distributeurs automatiques Selecta (Métro Montparnasse et Auber), dans l’un des Carrefour City de Saint-Lazare, Malakof et rue Amelot, ou encore au cinéma MK2 Bibliothèque.

Après dégustation de votre #SnackHolidays, il vous suffira de récupérer le code à l’intérieur du sachet et de l’utiliser en ligne sur www.snackholidays.com. Alors ne perdez pas de temps et courrez faire votre pause gouter pour vous envoler !

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ANTONIONI : aux origines du pop Cinéma du 9 avril au 19 juillet 2015, à La Cinémathèque française

 

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ANTONIONI
Aux origines du pop
Cinéma, Photographie, Mode
9 avril – 19 juillet 2015

Cinéaste italien majeur, Antonioni a marqué le cinéma moderne à travers des œuvres aussi essentielles que L’Avventura (Prix du jury à Cannes en 1960), La Notte (Ours d’or à Berlin en 1961), Le Désert rouge (Lion d’or à Venise en 1964) ou encore le cultissime Blow up (Palme d’or à Cannes en 1967) et l’explosif Zabriskie Point (1970).

L’exposition dévoile à la fois le travail d’un réalisateur aux origines de la pop-culture et d’un directeur d’acteurs hors pair – Antonioni a donné des rôles inoubliables à Monica Vitti, Jeanne Moreau, Marcello Mastroianni, Alain Delon ou encore Jack Nicholson. Elle explore également les liens forts qui l’unissent aux arts plastiques, au travers des toiles prestigieuses de De Chirico, Morandi, Burri, Rothko… et des œuvres d’artistes contemporains qui lui rendent hommage, de Peter Welz à Philippe Parreno.

La Cinémathèque française – 51 rue de Bercy- 75012 PARIS – www.cinematheque.fr
Lu, Me à Sa, 12h – 19h, nocturne le jeudi jusqu’à 22h, Di 10h–20h
Ouverture à 10h pendant les vacances scolaires
Fermeture le 1er mai

Les Souliers rouges, tome 2 : une BD de Gérard Cousseau et Damien Cuvillier (Grand Angle)

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Les souliers rouges tome 2

Les souliers rouges, tome 2 : l’Albinos

C’est en plein coeur d’un village breton à la veille de la libération que Les souliers rouges prend racine. Là, les troupes de l’occupant qui se trouvent encore sur place vont obliger pour la dernière fois ses habitants à vivre l’horreur. Une histoire en diptyque servie avec efficacité par le scénario de Gérard Cousseau (Les Ripoupons, Les Toubibs) et illustrée par le talentueux Damien Cuvillier (Les Sauveteurs en mer, La Guerre secrète de l’espace).

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteurs : Gérard Cousseau (scénario) et Damien Cuvillier (dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Alors qu’ils subissent une fouille au corps pour trouver les meurtriers d’un soldat allemand, un coup de chance va sauver Georges et Jules. Mais un attentat dans un village voisin plonge les occupants dans une véritable furie. La riposte est sans limites. Dans ce vent de folie meurtrière, du haut de leur insouciance, les deux jeunes hommes décident malgré tout de se soustraire à la rafle organisée…

Les souliers rouges tome 2

Le point sur l’album :

Suite et fin d’un récit d’amitié en proie à la folie meurtrière et à l’horreur dans sa plus forte expression. L’Albinos met un point final à un suspens crescendo, où l’on voit des soldats allemands traumatiser tout un village dans une escalade de violence inouïe. Les souliers rouges montre les derniers instants sanglants d’une occupation devenue insupportable, pourchassant les villageois et les plongeant dans l’effroi. Un récit tout en tension, sans concession, qui donne un aperçu du talent de Gérard Cousseau.

De même, on admire les planches à la fois délicates et puissantes de Damien Cuvillier. Le dessinateur fait mouche avec une couleur directe sublime. La finesse de son trait associée à son sens du détail donnent un résultat plus que convaincant. Un dessinateur sur qui compter à l’avenir.

Si Les souliers rouges s’achève dans l’horreur et le sang, le diptyque marque par son efficacité. A lire.

Hindenburg, tome 3 : une BD de Patrice Ordas, Patrick Cothias et Tieko (Grand Angle)

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Hindenburg tome 3

Hindenburg, t. 3 : La foudre d’Ahota

Achevant ce premier cycle par le dernier vol du dirigeable zeppelin dans La foudre d’Ahota, Hindenburg est une série BD co-scénarisée par le duo Patrick Cothias – Patrice Ordas (Le Fils de l’Officier, La Rafale, S.O.S. Lusitania...), et illustrée par Tieko (Livre de la jungle, Normandie juin 44 ). Une façon originale de revisiter une fois encore l’Histoire.

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteurs : Patrice Ordas, Patrick Cothias (scénario) et Tieko (dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Diane est enfin parvenue à regrouper les héritiers d’Ahota. À présent, elle connaît la nature de l’adversaire que les nazis ont sélectionné afin d’imposer leurs volontés aux Américains. Elle tente d’avertir les gouvernements de la menace. Churchill et Roosevelt, d’abord dubitatifs, finissent par  rendre conscience de la réalité du danger : la manipulation psychique est une arme et Hitler sait en user. Alors qu’un orage s’abat sur New York, le dirigeable Hindenburg approche de son mât d’amarrage. Dans son ventre, l’ultime affrontement se prépare.

Hindenburg tome 3

Le point sur l’album :

C’est un troisième album explosif que nous livrent les scénaristes Cothias – OrdasLes chevaliers spirites font la démonstration de l’étendue de leurs pouvoirs, ce qui donne à l’épisode une allure de comics de science-fiction parfois déstabilisante. Une aventure rythmée qui aurait sans doute gagné à donner un peu plus de profondeur à ses personnages, et notamment à Diane dont on ne sait pas grand chose.

Le dessin réaliste de Tieko est quant à lui très académique. Un trait fin qui emprunte les formes classiques du genre, sans provoquer d’étincelles.

Hindenburg reste un bon divertissement, malgré quelques maladresses….

L’astragale, un film de Brigitte Sy

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L’astragale, un film de Brigitte Sy

L’astragale, un film de Brigitte Sy

Ce film, L’astragale, est une adaptation du roman autobiographique d’Albertine Sarrazin qu’elle a publié en 1965. Mais le film ne reprend que la première année de rencontre entre Albertine et Julien.

Sortie le : 8 avril 2015

Durée : 1h37

Avec : Leïla Bekhti et Reda Kateb

Synopsis :

Une nuit d’avril 1957. Albertine, 19 ans, saute du mur de la prison où elle purge une peine pour hold-up. Dans sa chute, elle se brise l’os du pied : l’astragale. Elle est secourue par Julien, repris de justice, qui l’emmène et la cache chez une amie à Paris. Pendant qu’il mène sa vie de malfrat en province, elle réapprend à marcher dans la capitale. Julien est arrêté et emprisonné. Seule et recherchée par la police, elle se prostitue pour survivre et, de planque en planque, de rencontre en rencontre, lutte au prix de toutes les audaces pour sa fragile liberté et pour supporter la douloureuse absence de Julien…

L’astragale, un film de Brigitte SyL’astragale, un film de Brigitte Sy

Albertine a connu Julien en 1957, en s’évadant de prison. S’il la sauve et la soigne, Albertine s’éprend de lui, presque à la folie. Un amour inconditionnel. Et Julien n’est pas toujours facile à joindre… Albertine n’est pas en prison, mais elle souffre et se sent en quelque sorte prisonnière.

Leïla Bekhti et Reda Kateb interprètent majestueusement leurs rôles. Ils viennent d’ailleurs d’être récompensés tous les deux en remportant les prix Romy Schneider et Patrick Dewaere 2015. Ils sont donc, tous les deux, officiellement les acteurs les plus prometteurs du cinéma français, ce qui ne nous étonne pas.

C’est un film en noir et blanc qui marque un retour en arrière tout naturellement, dans le Paris des années 60. C’est beau. Vraiment beau. C’est à la fois un film d’amour, romantique, mais aussi poétique, littéraire. Il donne envie de lire le livre d’Albertine Sarrazin !

Le film repose presque entièrement sur ses deux acteurs exceptionnels qu’il faut aller voir obligatoirement !

Un grand bravo à Brigitte Sy qui a eu l’audace de réaliser cette nouvelle adaptation, sans effets spéciaux, mais en allant au cœur de l’humain.

 

Bande annonce du film L’astragale :

La nuit de l’Empereur, tome 1 : une BD de Patrice Ordas et Xavier Delaporte (Grand Angle)

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La Nuit de l'Empereur tome 1

La nuit de l’Empereur, tome 1

Revisitant l’Histoire à sa façon, Patrice Ordas (La Vénitienne, S.O.S Lusitania, Nous, Anastasia R, L’Ambulance 13, Moses Rose) propose un diptyque original avec La nuit de l’Empereur, où il met en scène Napoléon sur le front russe contraint à déjouer son assassinat. Un premier album qu’illustre un Xavier Delaporte (Chaabi, La Lignée) inégal.

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteurs : Patrice Ordas (scénario) et Xavier Delaporte (dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Alors que la Grande Armée fait retraite au travers de la steppe russe, Napoléon est certain que des comploteurs veulent l’assassiner. Martel, officier de sa garde rapprochée, propose de lui inventer un sosie attirant sur lui les coups destinés à sa Majesté. Pendant ce temps, l’empereur voyagera anonymement, escorté par une escouade de vétérans. Mais tandis que Napoléon et ses grognards sont assaillis par l’ennemi, le sosie est blessé puis enlevé…

La nuit de l'empereur tome 1 planche

Le point sur l’album :

C’est reclus dans une vieille ferme que Napoléon est obligé de vivre sa retraite de Russie. Une retraite anonyme puisque l’Empereur s’est fait remplacer par un sosie dans le but d’échapper à son propre assassinat. Une fuite manoeuvrée dans un froid glacial, traqué par les troupes adverses. Un épisode gouverné par l’action et les sacrifices, mis en scène par un spécialiste du récit historique. Ce dernier ponctue son scénario de multiples références et formules narratives de l’époque napoléonienne.

Ce premier album, intitulé Les Vieilles Moustaches, est à la fois dense et explosif, même s’il y a un léger déséquilibre entre un texte nourri et l’image parfois confuse (qui pousse donc à se raccrocher au texte).

Le dessin de Xavier Delaporte passe en effet parfois au second plan. Son graphisme chargé offre un spectacle digne de s’y attarder. On s’y oblige d’ailleurs souvent pour tenter de reconnaître les personnages pas toujours distinguables, ce qui est dommage. On regrette enfin une coloration hasardeuse, qui manque de cohérence.

Avec du bon et du moins bon, ce premier album de La nuit de l’Empereur aborde une fiction historique pertinente dont on se réservera de donner un jugement définitif avant d’en avoir lu l’épilogue. A suivre.

Vagabond, une animation qui fait voyager…

Très belle animation réalisée par les étudiants de l’école danois The Animation Workshop, Vagabond est une petite merveille. Si le design des personnage est simpliste, celui des décors est bluffant. L’écriture de Vagabond est par ailleurs son plus bel atout. Une jolie surprise.

CREDITS :
Director, animator, editor, compositor, sound designer – Pedro Ivo Carvalho, pivosilva.blogspot.dk/
Production manager, background painter, compositor – Anne Sigismund, annesigismund.blogspot.dk/
Animation lead, pipeline supervisor, storyboard artist – Christoffer Kramme, christoffer-kramme.blogspot.dk/
Co-art director, technical director, animator, compositor, sound designer – Roland Seer, ww.rolandseer.wordpress.com/
Co-art director, animator, character designer, storyboard artist – Maria Henriksen, maria-henriksen.blogspot.dk/
Storyboard lead, character layout, character designer – Talía Bordallo, taliabordallomico.blogspot.dk/
Concept art, background lead – Høgni Mohr, hogniportfolio.blogspot.dk/
Concept art, Character designer, background painter, compositor – Simon Halberg, hekse-fedtt.tumblr.com/

Je n’ai rien oublié, un comics de Ryan Andrews (Delcourt)

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Je n'ai rien oublié

Je n’ai rien oublié – du prodige Ryan Andrews

Publié pour la première fois en France, l’américain Ryan Andrews nous illumine avec Je n’ai rien oublié, recueil de nouvelles intitulées respectivement Rouge Sang, Je n’ai rien oublié, Le tunnel et Sarah et la petite graine.  Un superbe roman graphique empreint de poésie, dont Rouge sang et Sarah et la petite graine ont été nominés dans la sélection des Eisner Awards, (catégorie meilleure BD numérique). Un artiste prodige qui travaille actuellement à la réalisation d’un roman graphique d’envergure, This Was Our Pact, dont la parution est annoncée aux USA pour 2016. A surveiller de près.

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteur : Ryan Andrews (scénario et dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 16,95 € (128 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Jeux macabres entre enfants dans Rouge sang, tourment du deuil enfantin dans Je n’ai rien oublié, évasion onirique pour Le Tunnel et naissance étrange dans Sarah et la petite graine, sont autant de thèmes abordés dans ce recueil. Quatre histoires surréalistes, à michemin entre les contes fantastiques et les récits horrifiques des films de série B.

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Le point sur l’album :

Ryan Andrews nous transporte dans un imaginaire mélancolique et onirique avec quatre histoires courtes très différentes les unes des autres. Je n’ai rien oublié évoque avec douceur et poésie des sujets graves comme le deuil porté par un enfant pour son père ou la stérilité d’une femme devenue âgée. On y trouve deux histoires muettes, parmi lesquelles Le Tunnel montre un homme dans sa baignoire qui découvre un tunnel creusé dans le carrelage et décide de s’y aventurer… Un récit pour le moins énigmatique.

L’histoire de Rouge Sang, plus bavarde, met en scène une jeune fratrie obligée de frotter des saisons entières le toit de leur maison taché de sang par un troupeau d’oies tombées du ciel ! Des tâches indélébiles, sur ce toit comme dans la tête de ces enfants qui durent gérer l’évènement comme ils le pouvaient.

Des récits que l’auteur sublime par son dessin noir et blanc où lumière et obscurité sont tour à tour mis à l’honneur. D’autant lorsqu’il y ajoute le rouge du sang ou le rose du carrelage. Un graphisme sobre et épuré, qui charme instantanément.

Je n’ai rien oublié est un comics authentique et délicat qui tient ses promesses d’évasion. Une expérience originale à tenter !

RASL, tome 3 : un comics de Jeff Smith (Delcourt)

RASL tome 3

RASL, tome 3 : Maya

Maya signe la fin du comics RASL de Jeff Smith, à qui l’on doit notamment Bones. Dans un registre bien différent, l’auteur nous livre une histoire de science-fiction où son héros se promène dans des mondes parallèles quitte à y laisser sa peau… pour sauver celle des autres. Pour en savoir plus, lisez notre chronique du tome 2 !

Date de parution : le 18 mars 2015
Auteur :  Jeff Smith (scénario et dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 15,95 € (144 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Grâce aux carnets secrets de Nikola Tesla, RASL, voleur d’oeuvres dart, parvient à voyager entre les mondes parallèles. Mais lorsqu’il croise la route dun mystérieux étranger également capable de circuler à travers les dimensions, son secret est en danger. D’autant que cette créature à tête de lézard le soupçonne d’avoir dérobé le procédé qui permet de découvrir l’univers.

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Le point sur l’album :

Partant d’un récit dense et complexe, Jeff Smith fait le pari audacieux de la concision. Car dans cette trilogie, tout va très vite. Notre héros passe d’un univers à l’autre en un claquement de doigts, avec une fréquence parfois soutenue. Un scénario qui peut désorienter mais que l’auteur recadre aussi très régulièrement en donnant des clés précieuses de compréhension (autour de Tesla), sans jamais hésiter à faire des révélations utiles pour l’avancée de l’intrigue. Avec ce troisième album conclusif, peut-être moins dans l’explication que le tome précédent, RASL est une trilogie de qualité dans laquelle Jeff Smith a pris des risques.

L’auteur a aussi pris plaisir à mettre RASL en images, comme en témoigne la qualité de ses planches. Imprégnées de sa patte, elles séduisent par ce trait si particulier qui oscille entre réalisme et imaginaire. Un univers graphique propre à Jeff Smith.

En conclusion, RASL est un comics plaisant qui, malgré quelques défauts, ne déçoit pas. Une série courte qui devrait trouver son public.

Bienvenue en Enfer, une BD de Celestino Pes et Nik Guerra (Delcourt)

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Bienvenue en enfer BD

Bienvenue en Enfer, la BD sexo-policière

Petite incursion dans la collection Erotix des éditions Delcourt avec Bienvenue en Enfer, album one shotsigné Celestino Pes et Nik Guerra qui avaient réalisé ensemble Magenta. Justement, c’est de cette dernière qu’il s’agit puisqu’elle y fait son retour, perchée sur ses talons aiguilles, pour aller enquêter sur les moeurs d’un sénateur, en petite tenue…

Date de parution : le 3 avril 2015
Auteurs : Celestino Pes (scénario) et Nik Guerra (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Magenta est une détective privée un peu spéciale qui résoud ses enquêtes en alliant l’utile à l’agréable. Hors de toute procédure officielle,la voilà chargée d’enquêter sur le sénateur Kardon. La villa du politicien, bien connue pour ses parties fines, semble être aussi le temple d’un culte sanguinaire. Jouant de ses charmes aussi bien que de la mitraillette, Magenta fonce culotte baissée dans l’action.

Bienvenue en enfer BD

Le point sur l’album :

Avec un récit endiablé, Bienvenue en Enfer propose de suivre une enquête originale sinon farfelue, autour de la personne énigmatique du sénateur Kardon et de sa défunte épouse. La détective et péripatéticienne Magenta va être forcée de prendre l’enquête en main et donner de sa personne… Usant et abusant d’un ton décalé voire totalement barré, Bienvenue en Enfer met son héroïne dans toutes les positions, en toutes circonstances. Rien ne l’empêche en effet de mener ses investigations et de faire siffler les balles, pas même de nombreux délires SM…

Très second degré, Bienvenue en Enfer offre un bon divertissement, n’omettant pas de mettre une bonne dose de scènes très explicites… dessinées avec le trait fin, en noir et blanc, de Nik Guerra. A réserver à un public adulte qui n’a froid ni aux yeux ni aux parties intimes.

La jeunesse de Thorgal, tome 3 : une BD de Yann et Roman Surzhenko (Le Lombard)

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La jeunesse de Thorgal tome 3

La jeunesse de Thorgal, t. 3 : Runa

Troisième série des mondes de Thorgal (Kriss de Valnor, Louve), La jeunesse de Thorgal revient sur la genèse du couple légendaire formé par Aaricia et Thorgal. Servi par un duo d’auteurs de choix, le récit met en scènes des adolescents en quête d’amour et d’aventure. Une série imaginée par le scénariste Yann (Les Innomables, Bob Marone, Sambre, La jeunesse de Thorgal, Spirou, Piège sur Zarkass) et le dessinateur Roman Surzhenko ( La jeunesse de Thorgal, La Meute de l’enfer…).

Date de parution : le 3 avril 2015
Auteurs : Yann (scénario) et R. Surzhenko (dessin)
Editions : Le Lombard
Prix : 12,00 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Les Vikings préparent la grande fête du Sumarblôt. Gandalf compte trouver parmi ses invités prestigieux le meilleur parti pour épouser sa fille, Aaricia. Alors que Thorgal, simple scalde, doit faire face à des rivaux de taille, Gandalf voit son pouvoir et sa crédibilité mises en cause par l’arrivée de Runa, une « Skjaldmö », une redoutable mercenaire errante.

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Le point sur l’album :

Auteur prolifique, Yann s’est totalement adapté à l’univers de J. Van Hamme et G. Rosinski. Sa vision de La jeunesse de Thorgal paraît sans fausse note, nous offrant un spin-off sous forme de prequel où le village viking gouverné par Gandalf – le père d’Aaricia – voit sa tranquillité chahutée par l’arrivée d’une guerrière redoutable : Runa. Un récit bien emmené par la plume acérée de son scénariste, qui fait guerroyer ces vikings sanguinaires avec style.

Tout comme le dessin de Roman Surzhenko, digne héritier de Rosinski. Un travail méticuleux et soucieux du travail bien fait. Le résultat s’en ressent évidemment.

La jeunesse de Thorgal a tout pour plaire : une aventure bercée par la jeunesse d’un amour éternel…

Cent ans c’est passé si vite, un livre de Gisèle Casadesus.

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Cent ans c’est passé si vite, un livre de Gisèle Casadesus.

Cent ans c’est passé si vite, un livre de Gisèle Casadesus.

Gisèle Casadesus, grande actrice, écrit un livre à 100 ans ! Drôle d’idée mais néanmoins sympathique. Vu la vie qu’elle a eue on pourrait s’attendre à un livre rempli d’anecdotes inoubliables et croquantes. Eh bien, pas du tout.

Publié aux Editions Le Passeur Editeur en ami 2014

234 p – 18€

 

Cent ans c’est passé si vite, un livre de Gisèle Casadesus.Cent ans c’est passé si vite, un livre de Gisèle Casadesus

 

 Dans le livre Cent ans c’est passé si vite, on s’aperçoit vite que ce n’est pas un livre comme les autres. On a plutôt affaire à une liste de « choses » plus ou moins sans intérêt. Un bon carnet d’adresses mondain, avec de nombreux artistes du théâtre ou du cinéma.

Une analyse de la famille Casadesus fort peu objective, comme naturellement. Tout le monde il est beau dans cette famille, tout le monde il est gentil… Aucune critique, aucune laideur, aucune aigreur chez cette femme de 100 ans. Et pourtant elle a dû en vivre des malheurs, comme tout le monde ! Non, elle n’en veut à personne et elle aime tout le monde.

Son livre n’est qu’une onde positive. Vous me direz que cela fait du bien. Oui, en un sens, mais en même temps, rien ne nous touche vraiment dans ce livre. Et pourtant on aime beaucoup l’actrice qui est remarquable ! On se souvient d’elle dans son dernier film : Sous le figuier  où elle joue avec Gérard Depardieu. Une magnifique vieille dame !

Bien sûr nous ne pouvons qu’être admiratrice de la vie qu’elle a menée et qu’elle mène encore à bientôt 101 ans ! Mais ce livre ne nous apporte rien et c’est vraiment dommage. Sa présentation sous forme d’abécédaire nous déroute aussi. Pas de chapitre, aucune suite non plus… Juste des mots qui tiennent lieu de chapitre. Donc, pas d’histoire non plus…

Il a été coécrit avec Eric Denimal et ressemble davantage à un geste commercial… Tant mieux pour elle si il se vend…

 

Vietnam, tome 2 : une BD de Frédéric Brrémaud et Chico Pacheco (Treize étrange / Glénat)

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Vietman tome 2

Vietnam – le réveil du Bouddha

Vietnam se termine avec ce deuxième album où l’on va enfin pouvoir assister au réveil du bouddha. Un diptyque signé au scénario par Frédéric Brrémaud (Robin HoodAlienorSexy GunDaffodil, Kochka et Banana Fight, Love…) et au dessin par Chico Pacheco (Trop mortel). Pour en savoir plus, vous pouvez lire notre chronique du tome 1.

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteurs : Frédéric Brrémaud (scénario) et Chico Pacheco (dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Vietnam, fin 1971. Revenu d’un voyage au bout de l’enfer, le capitaine Wesson parvient finalement à rejoindre sa compagnie. Il révèle au général Walter le destin funeste qu’a connu sa patrouille : forcés de retrouver un imposant Bouddha en bronze en pleine jungle, ils ont subi une embuscade dont lui seul est sorti vivant. Une statue qui semble l’objet de toutes les convoitises : des guerriers Viet-congs, un antiquaire véreux et même le FBI cherchent à s’en emparer ! Aussi intrigué qu’agacé, le général charge Wesson de repartir sur sa trace pour éclaircir l’affaire. Pour l’aider, il lui adjoint une équipe de vétérans de la guerre d’Algérie aux méthodes musclées : les gazelles.
Fin du diptyque signé Brrémaud et Chico Pacheco dans la jungle hostile du Vietnam, entre Platoon et Indiana Jones !

Vietman tome 2

Le point sur l’album :

Sain et sauf, le capitaine wesson va repartir à la recherche du Bouddha pour retrouver les malfrats à l’origine de la perte de toute sa patrouille. Et c’est en compagnie des gazelles que l’ordre de mission est exécuté. Une unité d’élite… sur le papier. Car ce second tome de Vietnam fait plutôt sourire en mettant en scène des soldats de tous bords totalement niais, qui se font exploser ou trouer comme des passoires à la moindre occasion. Des morts comme s’il en pleuvait. Comme une parodie d’un Platoon réalisé à l’arrache.

Dans ce Vietnam,  le scénario paraît grossier. Mais dans un esprit toujours rock’n roll. Les aficionados des récits de guerre ont là un terrain de jeu amusant. Mais sans plus.

Le dessin dynamique et moderne de Chico Pacheco est quant à lui légèrement mieux maîtrisé que dans le premier album où les cadrages manquaient parfois de pertinence.

En conclusion, le diptyque de Vietnam manque d’aboutissement et de précision, mais contient aussi un bonne dose de fun dans le ton et l’exécution.

#Chef, un film de Jon Favreau (DVD)

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#Chef

#Chef dispo en DVD et Blu-Ray

Le réalisateur Jon Favreau (Iron Man, Iron Man 2) nous propose avec #Chef une petite virée dans le monde culinaire américain. Interprétant lui-même le rôle principal, chef d’un restaurant haut de gamme, il va tout plaquer pour ouvrir son food truck. Un feel good movie ensoleillé qui met en appétit.

Sortie : le 11 mars 2015
Avec :  Jon Favreau, Sofia Vergara, John Leguizamo, Scarlett Johansson, Dustin Hoffman
Durée : 1h54min
Prix :  14,18 € (DVD) / 18,45 € (BR)

Synopsis :

Carl Casper, Chef cuisinier, préfère démissionner soudainement de son poste plutôt que d’accepter de compromettre son intégrité créative par les décisions du propriétaire de l’établissement. Il doit alors décider de son avenir. Se retrouvant ainsi à Miami, il s’associe à son ex-femme, son ami et son fils pour lancer un food truck. En prenant la route, le Chef Carl retourne à ses racines et retrouve la passion pour la cuisine et un zeste de vie et d’amour.

#Chef

Notre avis sur le film :

Avec #Chef, le réalisateur habitué des blockbusters s’aventure courageusement dans une aventure plus confidentielle mais au casting tout aussi impressionnant, comptant notamment Scarlett Johansson et Dustin Hoffman.

Sur un scénario sans prétention, le film montre comment un chef bridé par son patron et par un célèbre critique gastronomique décide de tout plaquer pour faire la cuisine qu’il aime. Très vite, ses moyens limités le pousseront à s’associer avec son ex-femme, interprétée par Sofia Vergara (Modern Family), pour ouvrir son propre food truck. #Chef prend alors des allures de road movie sous le soleil de Miami. Un dépaysement bienvenu !

Convainquant dans le rôle de ce chef,  Jon Favreau surprend en réalisant un film léger, divertissant et sans effets spéciaux ! Malgré la simplicité de l’histoire qu’il raconte, le film #Chef est l’occasion de passer un bon moment en famille.

Les bonus du DVD : 

Copie digitale offerte au format UltraViolet
Commentaire audio de Jon Favreau et Roy Choi (co-prod.)
Scènes additionnelles
« Dans le food truck »

Soucoupes, une BD d’Arnaud Le Gouëfflec et Obion (Glénat)

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Soucoupes BD

Soucoupes ou l’art de la comédie douce

Si des extra-terrestres envahissaient notre planète pour en découvrir les plaisirs, leur carnet de bord pourrait ressembler à Soucoupes. Un album empreint de douceur et de mélancolie imaginé par le scénariste Arnaud Le Gouëfflec (Vilebrequin,Topless, Le Chanteur sans nom) et mis en images par Obion (Le Déserteur, Vilebrequin, KR-OB art).

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteurs : Arnaud Le Gouëfflec (scénario) et Obion (dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 20,50 € (88 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Dans un délicieux univers uchronique où les êtres humains et les aliens cohabitent à la façon d’un film des années 1950, Christian est un cinquantenaire un peu blasé. Disquaire dans un monde où l’humanité a fait sa grande rencontre du troisième type avec une espèce hyper évoluée, il a du mal à envisager l’avenir de sa profession. Et pourtant un jour, l’un de ces robots extra-terrestres, curieux, franchit le pas de sa porte pour lui demander d’écouter de la « musique humaine ». Agacé, intrigué puis amusé, Christian sympathise petit à petit avec cet être venu d’ailleurs… Il se met même en tête de lui faire découvrir les différentes formes d’art : il lui fait écouter de la musique de tous les horizons, l’emmène dans les musées, l’initie à la philosophie… il lui passe même ses revues pornos ! Un jour, Christian découvre une chose incroyable : son ami de métal a le pouvoir de projeter les gens à l’intérieur des œuvres !
Soucoupes est une belle déclaration d’amour à l’art et son rôle dans les rapports humains (et non humains). C’est aussi et surtout un nouvel ouvrage truculent et poétique d’Arnaud le Gouëfflec où se mêlent à la perfection humour et mélancolie. Une palette d’émotions magnifiée par le dessin enveloppé et les couleurs chaleureuses d’Obion, qui fait son entrée au catalogue Glénat !

Soucoupes BD

Le point sur l’album :

Mettant en scène un personnage sceptique sur sa propre vie et sur la présence de Soucoupes dans le ciel de sa ville, le scénariste laisse Christian sombrer dans une dépression qui va le changer à jamais. Soucoupes souffle avec délicatesse un vent de comédie derrière ce quinquagénaire bedonnant auquel on s’attache. Perdu dans sa petite vie, abandonné des femmes qu’il aime (son épouse comme sa maitresse), l’homme se retranche dans sa petite boutique de disquaire. Jusqu’au jour où un extraterrestre passe le pas de sa porte…. Commençant par lui faire découvrir les plaisirs de la musique à travers ses vinyles, Christian va peu à peu reprendre goût à la vie en faisant partager à ce bipède venu d’ailleurs le monde foisonnant des arts de la vie terrestre. Musique, peintures, films (coquins), revues coquines, sexshops…. Puis ce sera au tour du mystérieux extra-terrestre de lui faire partager quelques tours de passe-passe….

Un album très agréable à lire, qui provoque avec poésie de belles émotions. Surtout lorsqu’elles sont emportées par le dessin original et chaleureux d’Obion. Un coup de coeur graphique, notamment pour ses cadrages virtuoses. Un vrai plaisir visuel qui colle au thème de Soucoupes.

Sous le charme de cet OVNI, Soucoupes est un doux voyage onirique et décontracté à découvrir en librairie.

A LIRE