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Maggy Garrisson, tome 2 : une BD de Lewis Trondheim et Stéphane Oiry (Dupuis)

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Maggy Garrisson tome 2

Maggy Garrisson – L’homme qui est entré dans mon lit

On retrouve la savoureuse Maggy Garrisson dans un second album toujours aussi tristement croustillant. Une série écrite par Lewis Trondheim, auteur ô combien extravagant de séries humoristico-fantastiques comme Donjon et Ralph Azham. Dans Maggy Garrisson, il s’exerce avec succès à l’humour noir et grinçant, aidé par le dessin de Stéphane Oiry (Les passe-murailles, Pauline et les loups garous). Après un premier album réussi, le duo remet donc le couvert avec l’homme qui est entré dans mon lit.

Date de parution : le 24 avril 2015
Auteurs : Lewis Trondheim (scénario) et Stéphane Oiry (dessin)
Editions : Dupuis
Prix : 14,50 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Après l’épisode de la plage de Brighton, Maggy attend que ça se tasse. Elle a de quoi patienter : un nouveau mec, un joli magot de 15 000 livres qui attend son heure, et même une nouvelle enquête pour gagner un peu d’argent frais. Le principal, c’est de ne pas donner prise aux possibles soupçons de Sheena qui, tout flic ripou qu’elle est, n’en reste pas moins flic… avec une revanche à prendre. Une nouvelle étape dans le quotidien de Maggy Garrisson, dont la vie n’est pas exactement un roman mais bien plutôt un polar, avec ses dialogues bien serrés, ses hasards qui n’en sont pas forcément et ses pintes sans faux col au pub du coin. Accompagné de Stéphane Oiry au dessin, Lewis Trondheim confirme la très bonne surprise avec ce tome 2 sans concession et blindé d’un humour qui n’est pas chargé à blanc.

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Le point sur l’album:

Cette fois ça y est, en plus du petit copain, Maggy Garrisson a récupéré son pactole. Et elle compte bien le garder à l’abri le plus discrètement possible. Seulement rien n’est aussi simple. Et ses vieux compagnons de route vont refaire surface pour mettre la main dessus. Occupant ses journées le plus normalement possible, Maggy est sur une nouvelle enquête de vol de bijou dans une succession. Un divertissement supplémentaire qui permet à l’histoire principale de tenir sur la longueur. C’est donc avec le même plaisir que l’on retrouve cette buveuse de bière coriace, mais un peu poisseuse aussi. Une histoire policière au ton décalé, à la fois sombre et ironique.[pull_quote_right]Une curiosité à lire ![/pull_quote_right]

Le dessin de Stéphane Oiry est quant à lui servi avec la même efficacité. Son trait appuyé est mis en valeur par une coloration dense et contrastée, qui donne une belle profondeur aux planches de Maggy Garrisson. Un style proche du dessin d’animation qui insuffle l’énergie nécessaire au scénario.

Bref, Quand Maggy Garrisson nous raconte L’homme qui est entré dans mon lit, on veut forcément en savoir plus ! Une curiosité à lire.

Parov Stelar : nouvel album dans les bacs le 1er mai 2015 – « THE DEMON DIARIES »

Parov Stelar – The Demon Diaries

Communiqué de presse : 

Musicien, producteur et DJ, Parov Stelar est l’artiste autrichien le plus connu à l’international. On ne compte plus le nombre de ses collaborations avec des artistes de renom tels que : Lana Del Rey, Marvin Gaye, Lady Gaga, Bryan Ferry.. 

En véritable chef d’orchestre, ce maitre de l’Electro-Swing, est un inventeur hors pair ; il a su créer un véritable concept qui mêle à l’électro une multitude d’instruments authentiques et classiques. 

Son nouvel album studio « The Demon Diaries » signe une diversité musicale saisissante en nous conviant à une orgie électronique surprenante : deux albums, deux miracles. Du Swing, de l’électro-house, des voix frissonnantes, des rythmes endiablés.. Vous y trouverez forcément votre bonheur !

Découvrez le clip Demon Dance :

Le Caravage, tome 1 : une BD de Milo Manara (Glénat)

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Le Caravage, tome 1 : La palette et l’épée

Le maître de la BD érotique Milo Manara (Le Parfum invisible, Le Déclic, Borgia…) explore de nouveaux horizons avec Le Caravage, diptyque ambitieux retraçant la vie d’un autre grand artiste italien : Michelangelo da Caravaggio dit Le Caravage. Portraitiste hors pair, le peintre se fera remarquer pour sa façon unique de travailler la lumière dans ses toiles. Proche de quelques filles de joies, Le Caravage aimait aussi user de son épée et fera d’ailleurs de nombreux séjours en prison…

Date de parution : le 22 avril 2015
Auteur : Milo Manara (scénario et dessin)
Editions : Glénat
Prix : 14,95 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur:

La vie sulfureuse du célèbre peintre italien par le maestro Manara. Automne 1592. Michelangelo da Caravaggio dit « Le Caravage » débarque à Rome, toiles et pinceaux sous le bras. Il puise son inspiration dans l’âme de la cité éternelle, entre grandeur et décadence, et auprès des personnages hauts en couleur qu’il y rencontre. Rapidement admiré pour son talent, il sera toutefois souvent critiqué pour ses partis pris artistiques, notamment sur ses sujets religieux – il prendra ainsi pour modèle de sa Mort de la Vierge une prostituée. Une réputation aggravée par le penchant du peintre pour la violence et sa participation à de fréquentes et vives échauffourées… Milo Manara amorce ici un diptyque consacré au génial Caravage et à l’Italie du Cinquecento, dans lequel il exprime à nouveau sa fascination pour la création artistique et la beauté des femmes, tout en rappelant qu’il est aussi un maître de la BD historique au sens de la reconstitution confondant.

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Le point sur l’album:

Le Caravage menait une vie sulfureuse, qui ne l’empêchait pas de briller en tant que peintre de génie. Amoureux des belles femmes, il partage ainsi un point commun avec Milo Manara, qui profite de cette aventure pour mettre en scène de très belles créatures qui se dévêtissent pour gagner leur pain quotidien. Le Caravage bénéficie de l’aura de Manara en nous offrant également quelques duels où les épées sortent de leur fourreau pour tuer. Rythmé et bien emmené, ce premier album séduit donc par des atouts incontestables.[pull_quote_left][D]es atouts incontestables.[/pull_quote_left]

Parmi lesquels le dessin de l’auteur, qui réalise avec tout le talent qu’on lui connaît des planches d’une grande qualité graphique. Son trait plein de finesse épouse les courbes féminines avec virtuosité et retranscrit un univers de l’époque très maitrisé, que ce soit dans les décors ou dans les costumes. Un travail méticuleux et généreux.

Le Caravage mêle Histoire et spectacle pour notre plus grand bonheur. On aime.

Les Optimistes, un film de Gunhild Westhagen Magnor

Les Optimistes, de Gunhild Westhagen Magnor

Les Optimistes, de Gunhild Westhagen Magnor

Il paraitrait que ce soit la peur de vieillir qui a donné à Gunhild Westhagen Magnor, 30 ans, de réaliser ce documentaire. Les Optimistes, c’est l’histoire vraie d’une équipe de volleyeuses « senior », dont fait partie la propre mère de la réalisatrice qui, elle, a 72 ans !

Sortie le : 29 avril 2015
Durée : 1h30
Avec : les joueuses de volley elles-mêmes.

Synopsis :

« Les Optimistes » est le nom d’une équipe de volley norvégienne hors du commun : les joueuses ont entre 66 et 98 ans ! Bien que ces mamies sportives n’aient pas joué un seul vrai match en 30 ans d’entraînement, elles décident de relever un grand défi : se rendre en Suède pour affronter leurs homologues masculins. Mais avant cela, il faut broder les survêtements, trouver un sponsor, convaincre l’entraîneur national de les coacher, mémoriser les règles qu’elles ont oubliées, se lever au petit matin pour aller courir… Croyez-les : être sénior est une chance, et ces « Optimistes » la saisissent en plein vol !

Les Optimistes, un film de Gunhild Westhagen Magnor

Les Optimistes, un film de Gunhild Westhagen Magnor

Les Optimistes portent bien leur nom ! Elles sont d’une positivité contagieuse ! Leur âge s’étale de 66 à 98 ans ! Et toutes, elles sont sur le terrain de volley, sautent, boxent, et tirent ! Il faut les voir pour le croire !

Leur esprit d’équipe fait envie ! D’ailleurs, il paraît, d’après allo-ciné, que depuis la sortie du film, beaucoup de seniors se sont inscrites au club de volley et plusieurs équipes ont vu le jour en Norvège !

Vous allez sourire, et même très souvent rire en regardant ces dames vivre au quotidien. De très belles photos de Norvège, balade dans la neige, font notre admiration. Mais les actrices attirent encore davantage notre regard. Elles vivent chez elles, souvent depuis plus de cinquante ans et rien n’a changé : mêmes meubles, vieille table en formica jaune dans la cuisine, vieille cuisinière à gaz qu’on peut allumer sans lunettes ! Tout est décalé et en même temps beaucoup de tendresse émane de ce familier. Et beaucoup de bonheur.[pull_quote_left][B]eaucoup de bonheur.[/pull_quote_left]

Quelle leçon de vie elles nous donnent ! La mort, elles y pensent, bien entendu ! Goro, 98 ans, n’en a pas peur. Mais pour le moment, elle veut vivre et vaincre son cancer. Mourir d’un cancer ne lui ressemblerait pas… La vieillesse et son lot de souffrances laissent la place au combat, au sport et à la joie d’être ensemble ! Que du bonheur !

Et toutes, elles vont aller affronter l’équipe de volley hommes en Suède. Grand voyage vers l’inconnu avec des réactions hilarantes !

Quelle merveilleuse idée a eu Gunhild Westhagen Magnor de les filmer et de leur donner la première place ! Elles le méritent toutes tant ! Une très belle réussite d’équipe qui donne envie ! D’ailleurs en sortant du cinéma, un groupe de jeunes trentenaires pensaient à créer déjà leur équipe de volley pour « vieillir » ensemble de nombreuses années ! Un film contagieux !

A ceux qui habitent le sud-ouest, le cinéma l’Atalante, à Bayonne, propose une séance de gymnastique douce, avant la séance de 17h ! Donc, tous à vos baskets quel que soit votre âge ! Hier soir, l’Atalante a proposé un buffet nordique pour célébrer cette avant-première. Une excellente soirée !

Bande annonce : Les Optimistes :

La 27e cérémonie des Molières 2015 : le palmarès complet et retour sur la soirée

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© France 2

La 27e cérémonie des Molières s’est tenue lundi soir devant ses pairs à Paris au Théâtre des Folies Bergère pour récompenser le meilleur du théâtre public et privé. Nicolas Bedos a orchestré une nouvelle fois le show avec brio dont l’aisance et la plume décomplexée mais avertie, ont fait mouche.

Avec un final en apothéose et une mort en direct sur scène du maître de cérémonie, tombé sous les balles « des tyrans de la pensée » qui lui laisseront juste le temps de se remémorer quelques grands hommes et d’autres moins dans un dernier coup de griffe, le ton était donné.

Du second degré donc, des sketches, et quelques dérapages ont étayés la soirée avec en guest-stars : Denis Podalydès, Pierre Arditi, Muriel Robin, François Berléand, François MorelGuillaume Gallienne et Sébastien Thiéry, nu comme un vers, pour défendre comme il se doit le statut des auteurs dramatiques, le tout sous le regard médusé de la ministre de la culture, Fleur Pellerin.

Parmi les récompensés de cette édition 2015, Emmanuelle Devos a notamment reçu le Molière de la meilleure comédienne d’un spectacle public pour son rôle dans « Platonov » où son jeu saisissant était empreint de cette fêlure romanesque si propre à la complexité et à l’humanité des personnages de Tchekhov.

Pour son rôle dans « Novecento », André Dussolier , acteur charismatique tant au cinéma qu’au théâtre, obtient son premier Molière (théâtre public). Le consacrant ainsi pour son interprétation très aérienne et légère qui donnait corps aux différents personnages qu’il campait sur un ton enjoué et parfaitement caractérisé où chaque intonation nous transportait, avec cette doublure très drôle et réussie entre l’animateur de grande soirée et celle du narrateur.

« La Vénus à la fourrure » est la seule pièce à être récompensée par deux Molières (meilleure pièce et meilleure comédienne d’un spectacle privé) dont Marie Gillain dans le rôle d’une séductrice en diable, était donnée favorite.

On regrettera que « Les particules élémentaires » d’après le roman de Michel Houellebecq, nommées dans 5 catégories, n’ait pas été couronné. Mais on se consolera de son succès public et critique qui ont déjà salué cette adaptation de Julien Gosselin, où son inspiration du plateau (vidéo en direct, musique live, lumières, adresse face public) faisait le prolongement composite et sensible d’une écriture passant du poétique à l’ironie, du social au philosophique, du désenchantement à l’utopie, pour une immersion jubilatoire.

Dominique Reymond se voit remettre le Molière de la comédienne dans un second rôle dans la pièce « Comment vous racontez la partie » de et mise en scène par Yasmina Reza, où elle interprète une critique littéraire snob et narcissique à souhait et se révèle aussi souveraine qu’irrésistible.

« Henry VI », le spectacle-fleuve de 18 heures du jeune metteur en scène Thomas Jolly, qui a électrisé le dernier festival d’Avignon et à l’affiche de l’Odéon début mai, remporte le Molière du metteur en scène, honorant ainsi une prise de risque aussi audacieuse que réussie.

L’immense acteur Denis Lavant a reçu le Molière seul en scène pour son spectacle conçu à partir de la correspondance de Céline tandis que Nicolas Briançon est reparti avec le Molière de la mise en scène pour sa rafraichissante adaptation de « Voyages avec ma tante » de Graham Greene.

Et place à présent au palmarès complet :

Le Molière du théâtre public : « Les Coquelicots des Tranchées » de Georges-Marie Jolidon, mise en scène Xavier Lemaire (Théâtre 14)

Molière du théâtre privé : « La Vénus à la Fourrure » de David Ives, mise en scène Jérémie Lippmann, (Théâtre Tristan Bernard)

Molière de la Comédie : « Des gens intelligents » de Marc Fayet mise en scène José Paul au Théâtre de Paris

Révélation féminine : Marie Rémond dans « Yvonne, Princesse de Bourgogne » mise en scène de Jacques Vincey

Révélation masculine : François Deblock dans « Chère Elena » mis en scène par Didier Long

Molière de la comédienne d’un spectacle public : Emmanuelle Devos dans « Platonov » mis en scène par Rodolphe Dana

Molière du comédien d’un spectacle public : André Dussollier dans « Novecento » mis en scène par André Dussollier et Pierre-François Limbosch

Molière de la comédienne d’un spectacle privé : Marie Gillain dans « La Vénus à la Fourrure » mise en scène par Jérémie Lippmann

Molière du comédien d’un spectacle privé : Maxime d’Aboville dans « The Servant » de Robin Maugham mis en scène par Thierry Harcourt

Molière de la comédienne dans un second rôle : Dominique Reymond dans « Comment vous racontez la partie » de et mise en scène par Yasmina Reza

Molière du comédien dans un second rôle : Thierry Frémont dans « Les Cartes du pouvoir » mis en scène par Ladislas Chollat

Molière du comédien « seul en scène » : Denis Lavant dans « Faire danser les alligators sur la flûte de Pan » d’après Céline, mise en scène Ivan Morane

Molière du metteur en scène d’un spectacle de théâtre public : Thomas Jolly pour « Henry VI », feuilleton théâtral en 18 heures d’après Shakespeare.

Molière du metteur en scène d’un spectacle de théâtre privé : Nicolas Briançon pour « Voyages avec ma tante » de Graham Greene

Molière de la meilleure création visuelle : « Le bal des vampires », l’adaptation du film culte de Roman Polanski

Molière de la comédie : « Les Franglaises » de et mise en scène Les Franglaises, Blue Line Productions, Bobino

Nouveau coffret Anthologique : Top 50 Vol.2

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Guitry se plie en 4, mise en scène par Marc Landy, à Biarritz.


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Guitry se plie en 4

Guitry se plie en 4, mise en scène par Marc Landy

Sacha Guitry est né en 1885 à Saint Pétersbourg. Ses parents éteint tous les deux de grands comédiens. Il aurait écrit pas moins de 124 pièces de théâtre !
Samedi 25 avril, au Colisée à Biarritz, La TRAM, La Troupe des Ateliers de Marc, tous amateurs, a remporté un franc succès avec Guitry se plie en 4. La salle était comble. Ils ont même dû refuser des réservations !

 Guitry se plie en 4 Guitry se plie en 4

Marc Landy a sélectionné et mis en scène 4 courtes pièces écrites par Guitry où la femme garde une place toute particulière  :

On passe dans huit jours, c’est Marc Landy lui-même qui va endosser le rôle d’auteur et metteur en scène ! Rôle pas si facile quand on doit « virer » une actrice. Et quelle actrice ! Une jeune femme, Lara Nocquet, avec une personnalité bien forte et qui n’a pas peur des mots et encore moins de son chef !

Une lettre bien tapée est interprétée par une actrice, Amandine Cailleau, pleine de mimiques, à la voix zozotante et qui nous a fait bien rire ! Bien entendu l’homme pour qui elle tape cette fameuse lettre est très respectable, joué par Charles Pinaut, enfin, il en a l’air…

Une paire de gifles, cette pièce réunit une jolie jeune femme, Catherine Riou, un jeune homme très élégant, Vincent Pidoux, qui deviendra, peut-être dans 48h, son amant, et bien entendu son mari parfait, Franck Goulot. Beaucoup d’humour et de sous-entendus, mais surtout une vraie paire de gifles et une fin hilarante !

Chez la reine Isabeau, deux guides, Charles Pinaut et Laurent Moulinier, font visiter la chambre d’Isabeau de Bavière. Le couple du « vieux monsieur » et de la « petite blonde » a été interprété avec élégance par Loïc Dandoy et Véronique Sévilla, pour répondre à notre lectrice qui a eu la gentillesse de laisser un commentaire !

A la fermeture, le conservateur du musée, Nicolas Keusch, veut essayer le lit d’Isabeau à sa maitresse merveilleusement interprétée par Amandine Cailleau. Mais rien ne se passera comme il l’avait prévu. Scènes cocasses, pleines d’entrain où le public a été conquis par ces comédiens qui n’ont peur de rien ! Petite tenue sexy du conservateur…

On notera un décor et des costumes à la hauteur des textes de Guitry et des coiffures d’époques d’Aude Gillmett !

Bref, ce fut une excellente soirée théâtrale que nous a offerte La TRAM avec des comédiens qui n’ont rien à envier aux professionnels ! Il a même fallu que j’interroge l’un d’entre eux, à la fin de la soirée, Franck Goulot, pour ne pas le citer, pour m’assurer qu’ils étaient tous des élèves de Marc Landy ! Cette soirée a représenté 6 mois de travail et de très nombreuses heures de répétition. Quel travail mais aussi quel beau résultat ! Le public biarrot a été plus que conquis !

On espère que ce spectacle sera rejoué de nombreuses fois à travers le Pays Basque !

Un grand bravo à Marc Landy et à toute son équipe de comédiens plus formidables les uns que les autres !

Longue vie à Guitry se plie en 4 !

Vous pouvez tous les retrouver sur Facebook

Guitry se plie en 4

Mia madre, un film très féminin de Nanni Moretti (DVD)

Mia madre, un film de Nanni Moretti

Mia madre, un film très féminin de Nanni Moretti (DVD)

Quel bonheur de retrouver le grand réalisateur italien, Nanni Moretti (qui a réalisé La chambre du fils), en tant que réalisateur et aussi acteur, avec son nouveau film Mia madre. Si Nanni Moretti tourne peu, environ tous les 4 ans, mais il tourne merveilleusement ! Mia madre raconte l’histoire intime d’une femme Margherita, réalisatrice de films, qui est en train de perdre sa mère. Un très beau portrait de femme, et même de femmes sur trois générations, puisqu’on a aussi la fille de Marguerita en pleine adolescence. L’entrée dans la vie adulte, la vie adulte à son apogée et la vie adulte en bout de route… Et surtout l’importance du rôle de la mère dans une vie.

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Margherita, Margherita Buy, est une femme, divorcée ou séparée, entre 40 et 50 ans. Je pencherai plutôt pour les 40 ans. Elle a une fille, Livia, jeune adolescente. Très active, et un peu débordée par son métier, Margherita essaie de tout mener de front. On la voit sur ses tournages, gérant son équipe d’acteurs, dont un acteur américain qui nous fait bien rire, et de professionnels alors qu’elle est en train de vivre une terrible épreuve : sa mère est à l’hôpital et ses jours sont comptés.

Mais l’important dans ce film reste ces très beaux portraits de femmes

Comment Margherita va-t-elle pouvoir soutenir sa mère, Giulia Lazzarini, alors que son temps libre lui est compté ? Margherita a un frère, interprété par Nanni Moretti, qui est son opposé : toujours zen et parfait d’attentions avec sa mère. Il s’est mis en disponibilité pour pouvoir s’en occuper.

A la fois, on sent Margherita dépassée par les souffrances de sa mère et la gravité de sa maladie, et dépassée par son frère. Elle voudrait être parfaite et passe son temps à courir.

De plus, Margherita refuse la réalité. Il est impossible que l’on ne puisse pas guérir sa mère. Pour elle, il est inconcevable qu’elle meure.

Elle apprend par cette dernière que sa fille a passé de sales moments après un chagrin d’amour mais commence à s’en relever. Là encore, impressions étranges d’être passé à côté.

Bref, Margherita ressemble à beaucoup de femmes d’aujourd’hui : présente sur tous les fronts et vivant à toute vitesse en essayant de répondre à toutes les demandes… Mais est-ce cela vivre ?

Bien sûr le film est triste et douloureux puisque la mère de Margherita occupe tous les esprits et reste le principal sujet de conversations entre les différents acteurs. Chacun est complètement concerné par elle et se prépare à sa façon à cette fin inéluctable.

Mais l’important dans ce film reste ces très beaux portraits de femmes, Margherita à la fois très forte et fragile face à la vie, mais aussi la grand-mère, et la petite-fille. Ce n’est pas un film triste, bien au contraire ! C’est un film très vrai qui pose les vraies questions sur le sens à donner à sa vie…

Un film percutant, intimiste, avec aussi beaucoup d’humour, un coup de cœur pour Publik’Art ! Ce film a eu 9 nominations au Festival de Cannes 2015 mais est reparti bredouille alors que tout le monde espérait la Palme d’Or !

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Margherita est une réalisatrice en plein tournage d’un film dont le rôle principal est tenu par un célèbre acteur américain. À ses questionnements d’artiste engagée, se mêlent des angoisses d’ordre privé : sa mère est à l’hôpital, sa fille en pleine crise d’adolescence. Et son frère, quant à lui, se montre comme toujours irréprochable… Margherita parviendra-t-elle à se sentir à la hauteur, dans son travail comme dans sa famille ?

Sortie DVD : le 27 avril 2016
Durée : 1h47
Réalisateur : Nanni Moretti
Avec : Margherita Buy, John Turturro, Giulia Lazzarini
Genre : Drame, comédie

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[vc_custom_heading text= »Nos derniers films coups de coeur : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal » link= »url:http%3A%2F%2Fpublikart.net%2Fcinema%2Fselection-des-films-coups-de-coeur%2F|| »]

Les Vestiges de l’Aube, tome 2 : une BD de Serge Le Tendre, David S. Khara et Frédéric Peynet (Dargaud)

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Couverture

Les Vestiges de l’Aube, tome 2 : le prix du sang

Serge Le Tendre (La Quête de l’Oiseau du Temps, Griffe Blanche, Jérôme K. Jérôme Bloche, Les Voyages de Takuan, Chinaman, Cycle de Taï-Dor…) adapte dans Les Vestiges de l’Aube le roman de David S. Khara (Le Projet Bleiberg) en compagnie de l’illustrateur Frédéric Peynet (Le Feul, Phoenix, Le projet Bleiberg). Un récit policier où un vampire et un flic se lient d’amitié à Big Apple….

Date de parution : le 10 avril 2015
Auteur : Serge Le Tendre, David S. Khara (scénario), Frédéric Peynet (dessin) et Meephe Versaevel (couleur)
Editions : Dargaud
Prix : 13,99 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Avec Les Vestiges de l’aube, dont voici le dernier tome, Serge Le Tendre et Frédéric Peynet nous offrent une histoire de vampires décalée, mais terriblement réaliste qui se passe à New York aujourd’hui ! New York, de nos jours. Werner est, certes, un homme élégant et cultivé, mais il est surtout… un vampire ! Frappé par ce qu’il considère comme une malédiction, il se lie pourtant d’amitié avec Barry, un flic, un simple mortel. Un terrible secret, lié à leur passé tragique, unit les deux hommes, qui vont se liguer afin de vaincre les sombres desseins du milieu new-yorkais. Un polar crépusculaire. Conclusion de ce diptyque, une BD entre polar et fantastique, d’après le roman de David S. Khara. Fascinant.

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Le point sur l’album :

Dans ce deuxième et dernier album, Werner révèle à Barry sa vraie nature de vampire, ce qui ne manquera pas de créer quelques troubles tandis que l’enquête policière menée par les deux hommes s’accélère. Un récit très bien adapté au format BD, bien que le scénario soit un peu trop concis. Les Vestiges de l’Aube aurait pu faire une trilogie sans doute plus complète. Ce qui n’empêche pas une narration fleuve et équilibrée, qui met l’accent sur ce duo improbable, pris dans une spirale de violence. Le tout sur un rythme bien emmené.

Illustré par le dessin réaliste de Frédéric PeynetLes Vestiges de l’Aube profite d’un trait fin et précis pour offrir des planches de belle qualité. Un style qui dénote un certain classicisme qui n’est pas pour déplaire.

En résumé, Les Vestiges de l’Aube est une bonne adaptation, qui mêle avec habileté polar et fantastique dans un diptyque convaincant. A découvrir.

« Antigone » de Sophocle, mise en scène de Ivo van Hove, à Paris

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© Jan Versweyveld

Théâtre de la Ville du 22 avril au 14 mai 2015
En anglais surtitré en français – 1h45

Juliette Binoche est de retour au théâtre quatre ans après Mademoiselle Julie présentée au Festival d’Avignon en 2011 pour incarner « Antigone » dans la tragédie grecque de Sophocle.

[pull_quote_center]Entre le chœur des acteurs, tous excellents, où se consume un monde à bout de souffle, Patrick O’Kane (Créon) porte avec intensité cette figure froide, autoritaire et implacable, désincarnée par le pouvoir. Tandis que Juliette Binoche dans un jeu instinctif est cette Antigone à la fois frondeuse et solitaire, éperdue d’humanité.[/pull_quote_center]

La pièce mythique a été créée à Luxembourg le 25 février dernier, prélude à une grande tournée  internationale qui s’est arrêtée à Londres en mars puis Anvers, Amsterdam, aujourd’hui Paris, demain Recklinhausen en Allemagne, avant le festival international de théâtre d’Édimbourg en août et New York en septembre prochain.

Dans cette adaptation d’Ivo Van Hove, l’héroïne grecque nous est pleinement contemporaine où son cri du cœur en faveur de la dignité humaine, symbole de toutes les résistances et de tous les combats, s’accompagne des mots traduits par la poétesse canadienne, Anne Carson, dans une langue actuelle qui mêle le lyrisme à l’immédiateté du verbe, tout en conservant l’emprise poétique du texte initial. Magnétique.

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L’histoire convoque une jeune femme (Andromaque) endeuillée par la mort de ses deux frères, Polynice et Etéocle, qui se sont entretués dans une luttet sans pitié pour le trône de Thèbes.

Créon, le nouveau roi et oncle d’Antigone, ordonne alors de ne pas offrir de sépulture à Polynice qu’il considère comme un traite à la cité. Mais Antigone décide d’outrepasser cet ordre, dicté par la raison d’état, au péril de sa vie et par amour inconditionnel pour son frère et le respect des lois ontologiques qu’elle lui doit.

La mise en scène aiguisée d’Ivo van Hove, où les comédiens évoluent dans un décor de bureau impersonnel en costumes d’aujourd’hui (l’ici) mêlant images vidéos et effets visuels reconstituant un désert éternel (l’ailleurs), renvoie avec force à la radicalité de la tragédie écrite en 441 avant Jésus-Christ qui voit dans un sursaut héroïque – sur fond d’incestes, de drame familial et de rivalité politique – la loi de la conscience s’opposer à la loi suprême.

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© Jan Versweyveld

Entre le chœur des acteurs, tous excellents, où se consume un monde à bout de souffle, Patrick O’Kane (Créon) porte avec intensité cette figure froide, autoritaire et implacable, désincarnée par le pouvoir. Tandis que Juliette Binoche dans un jeu instinctif est cette Antigone à la fois frondeuse et solitaire, éperdue d’humanité.

La vérité à propos d’Alice, un livre de Katherine Webb

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La vérité à propos d’Alice, un livre de Katherine Webb

La vérité à propos d’Alice, un livre de Katherine Webb

Si vous partez en vacances, voilà un livre, La vérité à propos d’Alice, à mettre dans votre valise. Qu’il pleuve, qu’il neige ou que le soleil brille, La vérité à propos d’Alice va vous captiver durant de longues heures.

Avec La vérité à propos d’Alice, Katherine Webb publie son quatrième roman. Après Héritage et pressentiments, publié aux Editions Belfond en 2011 et finaliste du célèbre Galaxy Award. Très prometteuse la toute jeune Katherine vit actuellement en Angleterre.

Publié aux Editions Belfond en mars 2015

495 p – 22,50€

La vérité à propos d’Alice, un livre de Katherine Webb

Pourquoi vous allez aimer ce roman ? L’histoire se passe au tout début du XIX siècle, en Angleterre. Il y a très peu de personnages. Donc, pour nous lecteurs, il est aisé de s’y attacher très vite ! Leurs conditions de vie sont particulières et tous sont tournés vers Alice et tous sont mystérieux.

Nous avons Alice bien entendu, puis Bridget, la gouvernante d’Alice. Starling, une petite-fille « adoptée » par Alice et qui devient très vite sa petite sœur de coeur. Lord Faukes, au portrait ambigu semble être le tuteur d’Alice, le beau Mr Alleyn, amoureux secret d’Alice et sa ténébreuse mère. Mais aussi Rachel qui ressemble tant à Alice ! Le jour où Rachel va épouser un homme négociant en vins, Richard, sa vie va être transformée. Elle se retrouvera vite dans une prison dorée. Mais la vie lui réserve bien des surprises ! Elle va devenir dame de compagnie de Mr Alleyn qui est revenu de la Guerre d’Espagne, très perturbé. Et surtout depuis la disparition d’Alice. Alice a disparu du jour au lendemain sans rien laisser. Et chaque jour qui passe, Rachel va essayer de découvrir La vérité à propos d’Alice

Bref, beaucoup de mystères autour de presque chaque personnage. Si bien qu’on avale les pages à toute vitesse !

L’auteure décrit ses héros avec beaucoup de psychologie et d’humanité même quand tout devient irréel ou trop insupportable, comme les descriptions de la Guerre et des cauchemars de Mr Alleyn.

Les secrets de naissance sont au cœur de ce livre, de même que la femme qu’elle soit noble ou pas !

Un livre empli de secrets qui ne demandent qu’à être découverts !

 

 

Les Racines du chaos, l’intégrale BD de Felipe Hernández Cava et Bartolomé Nicolau Seguí (Dargaud)

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Couverture

Les Racines du chaos, l’intégrale

Polar historique se déroulant dans les années 50, Les Racines du chaos est une enquête menée à rebours par Alexander sur sa mère soupçonnée par les services secrets britanniques de terrorisme alors qu’elle était internée… Une pongée dans la Yougoslavie du Maréchal Tito, chef militaire et chef d’Etat communiste qui ne manquait pas d’ennemis. Réalisé par Felipe Hernández Cava et Bartolomé Nicolau Seguí (Les Serpents aveugles, Les Mains obscures de l’oubli), Les Racines du Chaos est paru en intégrale regroupant les deux albums du diptyque.

Date de parution : le 3 avril 2015
Auteur : Felipe Hernández Cava (scénario), et Bartolomé Nicolau Seguí (dessin) et Meephe Versaevel (couleur)
Editions : Dargaud
Prix : 19,99 € (96 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Cette intégrale regroupe les deux tomes du polar historique réalisé par les auteurs des Mains obscures de l’oubli. Mars 1953, Grande-Bretagne. Alexander marche dans les rues de Londres. À sa main, une sacoche contenant la bombe qu’il va lancer sur le maréchal Tito. L’histoire d’Alexander commence quelque mois plus tôt quand sa mère, renversée par une voiture, est tuée sur le coup. Décidé à comprendre comment, alors qu’elle était internée, elle a pu se retrouver seule, Alexander est prisonnier d’un engrenage qui le met aux prises avec les services secrets britanniques et des royalistes serbes… Les deux tomes du polar historique Les Racines du Chaos pour la première fois réuni dans une intégrale.

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Le point sur l’album :

Dense,  Les Racines du chaos prend des allures de thriller politique à travers l’enquête d’Alexander sur le passé de sa mère, décédée prématurément dans des conditions mystérieuses. Une histoire originale qui donne l’occasion de découvrir le contexte politique de la Yougoslavie d’après guerre. Le scénario de Felipe Hernández Cava est très étoffé, parfois au détriment du rythme narratif. Le texte prend en effet souvent le pas sur le dessin, ce qui déséquilibre la lecture. Un récit riche qui a du mal à aller à l’essentiel et nous perd de temps en temps. Un effort de concentration sera néanmoins récompensé par l’intérêt plutôt satisfaisant de la BD.

Le dessin de Bartolomé Nicolau Seguí porte quant à lui une identité marquée. Son trait gras et appuyé dégage une belle aura, malgré une coloration qui manque vraiment de peps. La très belle couverture peut avoir des airs trompeurs à ce sujet.

Si Les Racines du Chaos manquent de fluidité, cela reste une BD originale et instructive qui réserve sa part de suspense.

Pop up Hi Han, à la ferme, un livre pour tout-petits de Martine Perrin

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Pop up Hi Han à la ferme, un livre pour tout-petits de Martine Perrin
Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Pop up Hi Han à la ferme, un livre pour tout-petits de Martine Perrin

En mai 2015, la Collection Pop-Up va s’agrandir avec Pop-up Hi Han, à la ferme ! Martine Perrin avait déjà écrit les 2 premiers livres en 2012, Pop-up zoo, et en 2013, Pop-up Pin Pon.
Ses petits lecteurs dès 2 ans, vont à nouveau se régaler avec Pop-up Hi Han !
Publié aux Editions Le Seuil Jeunesse
En mai 2015
170x170mm
26 p- 11€

Pop up Zoo

Martine Perrin est architecte de formation. Elle travaille sur des scénographies théâtrales et pour le design. Mais elle est aussi auteur de livres merveilleux pour enfants publiés au Seuil Jeunesse. Elle a obtenu le Prix Sorcières 2004 pour son album Méli-Mélo, paru chez Milan.

Sa collection Pop-up est destiné aux tout-petits, dès l’âge de 2 ans, mais passionneront aussi les plus grands, sans limite d’âge !

C’est une très belle collection de livres cartonnés, très solides, tout en étant animé. Le point commun de ces 3 livres : les animaux.

Pop-up zoo nous fera visiter tout le zoo avec des animaux sauvages animés que l’enfant reconnaîtra facilement : le singe, le plus malin jusqu’au roi des animaux, en passant par le zèbre qui a le plus chouette pyjama !

Pop-up Pin Pon

Pop-up Pin Pon est un vrai régal ! Non, ce n’est pas un livre de contes, non ce n’est pas un simple imagier. Mais c’est une analyse très juste et très simple des personnages de conte de fées ! Toujours avec des têtes animées, celle de la princesse comme celle de la sorcière, sans oublier le prince charmant et la fée, bien entendu ! Mais aussi les chouettes, les dragons, les crapauds…

Livre très riche et très original qui va nous permettre de transmettre des histoires à nos chers bambins !

Quant au petit dernier de la série, Pop-up Hi Han, va bientôt voir le jour, très exactement le 7 mai 2015, et va égayer nos soirées enfantines. Rien ne se passe comme il faut dans la ferme de Nelly qui du coup, perd tous la tête ! Les animaux, animés, de la ferme en profite : de la chèvre au dindon, en passant par le cochon, ils s’en donnent à cœur joie pour exprimer leurs sentiments ! Ils ont tous un prénom que l’enfant sera fier de retenir, Jacquotte la poule, Ficelle la chatte…

Un grand bravo à Martine Perrin qui sait à chaque fois retenir l’attention de nos petits lecteurs. Les couleurs sont vives et attrayantes. Et la qualité des livres remarquable. Leur format carré, 17x17cm, est très pratique pour le jeune enfant qui peut le tenir sans l’aide de l’adulte.

Une jolie façon de transmettre du savoir sans en avoir l’air…

Une jolie collection à faire et surtout une collection que Publik’Art va suivre !

Voyages avec ma tante, à la Pépinière théâtre

VOYAGES AVEC MA TANTE Affiche

Voyages avec ma tante est une adaptation d’un roman de Graham Greene, une pièce délicieuse et sans fard. 

Les Reines de sang – Tseu Hi, tome 1/2 : une BD de Philippe Nihoul et Fabio Mantovani (Delcourt)

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Tseu Hi tome 1 BD

Tseu Hi, La Dame Dragon

Après Isabelle, la Louve de France, Aliénor, la Légende noire et Frédégonde, la Sanguinaire, voici l’heure de Tseu Hi, la Dame Dragon. Un nouveau diptyque qui rejoint la série Les Reines de sang, consacrée aux destins de femmes qui ont marqué l’Histoire. Ce premier album montre comment l’impératrice de Chine Tseu Hi a accédé au pouvoir. Un récit écrit par Philippe Nihoul (Snuff) et illustré par Fabio Mantovani (Lothario Grimm).

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteurs : Philippe Nihoul (scénario) et Fabio Mantovani (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 14,50 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

L’ascension sociale de Tseu Hi est indissociablement liée au couple improbable qu’elle forma avec un jeune mendiant. C’est le destin tragique d’une belle ambitieuse et d’un pauvre hère qui, à force de volonté et d’esprit de revanche, gravirent une à une les marches du pouvoir de la Chine impériale. Devenus courtisane et eunuque, ils manipulèrent les rouages d’une société engoncée dans un traditionalisme et des tabous d’un autre âge… Tseu Hi fut jugée par certains, comme responsable de la chute de la dynastie impériale. Elle en fut en tout cas la dernière représentante.

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Le point sur l’album :

Aidée par un eunuque pour devenir la favorite de l’Empereur, Tseu Hi est décrite comme une grande manipulatrice, coachée par un ancien mendiant assoiffé de pouvoir et de vengeance. Philippe Nihoul exerce ses talents de conteurs avec efficacité en imaginant les relations que pouvaient entretenir ce couple improbable, qui atteindra le sommet de la hiérarchie impériale chinoise malgré des origines sociales difficiles (du moins pour le mendiant). Un récit à l’intrigue très bien ficelée, qui nous tient en haleine et nous interroge tout à la fois. Ce duo semble prêt à tout pour parvenir à ses fins…

Le trait incisif de Fabio Mantovani met l’histoire en mouvement de façon plutôt agréable, insufflant dynamisme et modernité à un dessin aux influences manga. Les planches sont ornées de nombreux détails dans les décors, ce qui donne une belle profondeur à l’ensemble.

Tseu Hi, La Dame Dragon fait un très bon démarrage avec cette première partie plus que convaincante. Un destin qui scellera celui de la Chine Impériale.

Résultats concours : Jauja, 10 places de ciné gagnées

Sortie le 22 avril 2015

Un film de  Lisandro Alonso
Avec Viggo Mortensen

A l’occasion de la sortie du film Jauja, Publik’Art, en collaboration avec Le Pacte, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Jauja

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 378 joueurs. Bravo à tous et merci de votre excellente participation !

 

Les 5 heureux gagnants sont :

Aude Camacho, Florent Jomier, Laurent Pennequin, Emilie Brantes et Marguerite Foll.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Résultats Concours : Every Thing Will Be Fine, 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 22 avril 2015

A l’occasion de la sortie du film, Every Thing Will Be Fine, Publik’Art, en collaboration avec BAC Films, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Every Thing Will Be Fine

Vous avez été très nombreux à participer : 3 463 joueurs ! Bravo à tous et merci de cette excellente participation.

Les 5 heureux gagnants sont :

Jonathan Dubreuil, Karine Bos, Eric Muffat, Juana Montoro et Daniel Rey

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Idées Blanches, nouvel album de Vianney

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Idées Blanches, nouvel album de Vianney

Idées Blanches, nouvel album de Vianney

Vianney, c’est le petit nouveau sur la scène française, proposant des titres alliant la tradition de la chanson française à la variété.
C’est à 23 ans à peine que Vianney sort son premier album intitulé « Idées Blanches », avec lequel il connaît un succès quasi immédiat que ce soit du côté du public que des médias.
Label : Tôt ou tard
Sortie Officielle : 03 Février 2014

 On a tous déjà entendu et fredonné ses deux premiers singles :  « Je te déteste » et « Pas là ». Deux chansons différentes dans leurs rythmiques et compositions ; la première est dans un style plus pop tandis que la deuxième est une balade tout aussi efficace. Le point commun entre ces deux titres, c’est les refrains entêtants !   Il suffit de les écouter juste une fois pour les fredonner toute la journée et c’est ainsi que l’on reconnaît un bon parolier avec une qualité d’écriture de chansons.

Le fil conducteur tout au long de l’écoute de cet album c’est l’amour, qu’il soit doux ou amer, source de bonheur ou de tristesse. L’ouverture « d’Idées blanches » se fait par un avertissement sur l’amour, et les risques de celui-ci avec « Aux débutants de l’amour ».

Tout au long du ce disque, Vianney, interprète des moments du quotidien tout en évitant de tomber dans les clichés. Les mélodies sont aussi importantes que les textes, et nous allons trouver tour à tour des guitares, du piano, et des airs au allures de reggae.

Comme le titre le laisse entendre « Idées Blanches » est un album positif qui apporte une certaine fraîcheur dans l’actualité musicale française. Et démontre le talent évident d’auteur-compositeur-interprète de ce jeune homme, qui est tout de suite reconnaissable par son style musical, son image (petit clin d’œil à ses études en stylisme) mais aussi par son empreinte vocale qui est unique.

Avec « Idées Blanches », Vianney nous livre un très bon album de chansons françaises qui laisse dans nos têtes ses mélodies légères et refrains savoureux.

Si vous êtes passé à côté de Vianney, n’hésitez pas à tendre une oreille sur ce jeune artiste talentueux. Vianney est actuellement en tournée et passera par le Printemps de Bourges le 24 avril 2015, le Trianon (Paris) le 04 juin 2015, l’Aeronef de Lille le 29 octobre 2015 et sûrement à côté de chez vous.

 TRACKLIST :

  • Aux débutants de l’amour
  • Tu le sais
  • Pas là
  • On est bien comme ça
  • Chanson d’hiver
  • Je te déteste
  • Labello
  • Véronica
  • Les gens sont méchants
  • Notre-Dame des Oiseaux
  • Tout seul
  • Mon étoile

Facebook : https://www.facebook.com/vianneymusique

Label : http://www.totoutard.com/artiste/vianney

 

Les élans ne sont pas des animaux faciles, une pièce à voir !

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Les élans ne sont pas des animaux faciles
Du mardi au samedi à 21h
Théâtre Michel
www.theatre-michel.fr

Nouvelle Application Meetic Mobile : plus design, plus ludique, plus Meetic ! (article sponsorisé)

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Sortie en janvier 2015, la nouvelle application Meetic Mobile est dotée d’un design épuré, intuitif et dynamique, résolument moderne.

La première chose que l’on remarque est évidemment l’entrée ultra simple : « Moi » qui permet de retrouver toutes les informations qui concernent notre profil. On y découvre également la mise en avant des profils en ligne et la fonction « Search », qui permet d’accéder à différents modes de recherche de partenaires.

On apprécie particulièrement l’expérience de navigation « picture-oriented », qui met les photos en avant (on peut dorénavant connecter son compte facebook à Meetic pour importer ses photos…). De même que la messagerie qui prend des allures de conversations sms.

Avec plus de 1,4M d’applications téléchargées en 2014 (1000 téléchargements/jour en moyenne), l’application Meetic Mobile affiche de belles promesses. En effet, 70 % des utilisateurs du site de rencontre se connectent au moins une fois par jour pour consulter 96M de profils tous les mois ! Des chiffres très impressionnants qui concentrent la plus importante communauté de célibataires.

Le secret de ce champion des rencontres amoureuses tient sans doute dans sa capacité à couvrir tout le territoire. Ne se limitant pas aux grandes villes, Meetic est présent partout et offre une grande variété de moyens de recherche et de connexion.

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Les nombreuses fonctionnalités de l’application Meetic Mobile promettent une expérience aussi riche que personnalisée pour chaque utilisateur. Jamais la rencontre n’a été aussi proche, juste sous nos doigts. Le moyen sans doute le plus efficace pour multiplier les occasions facilement, selon nos envies, en utilisant le mode de recherche qui nous correspond le mieux.

Se connecter à d’autres célibataires est devenu une aventure ludique du quotidien pour tous les utilisateurs de l’appli. La marque préférée des célibataires (TNS) propose par exemple à ces derniers de laisser parler la magie du hasard, via le mode de recherche « Shuffle » (entrer en contact directement avec les personnes qu’ils apprécient et qui les apprécient également) et la fonction « Autour de Moi » (nouveau service de géolocalisation qui permet à n’importe quel utilisateur d’entrer en contact avec d’autres membres qui sont situés autour de lui).

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=OoaHhxVxK7M]

Enfin, une idée simplement géniale qui offre la possibilité à tous ceux qui le souhaitent de partager leurs petits défauts préférés : comme le suggérait la campagne #LoveYourImperfections, on peut désormais ajouter la mention de son « Imperfection » sur sa présentation ! Un critère original (et facultatif !) qui fait mouche et saura charmer de futurs couples.

Bien sûr, sur l’appli, la recherche directe par critères est aussi possible (parmi lesquels l’âge, la distance, les centres d’intérêts, la couleur des yeux, la profession etc… jusqu’à 17 critères différents ! ), tout comme les Events – la fonction IRL (In Real Life) de Meetic qui permet aux utilisateurs de recevoir des invitations aux Events (Happy Hours & Ateliers) et de s’y inscrire…

Avec cette application, le site de rencontre gratuit Meetic – qui est aussi la marque préférée des célibataires et la plus efficace à leurs yeux (TNS) – est toujours là où les célibataires en ont besoin.

Article sponsorisé

Olivia Moore dans Mère indigne, one woman show au Théâtre Trévise

Olivia Moore signe un spectacle dynamique et pétillant, qui donnera envie aux jeunes (ou futurs) parents de décomplexer un peu du syndrome « parents parfaits ».

Outcast, tome 1 : nouveau comics de Robert Kirkman et Paul Azaceta (Delcourt)

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Outcast tome 1 couverture

Outcast, nouvelle série de Robert Kirkman

Créateur de la série culte Walking DeadRobert Kirkman (qui a également signé Invincible, Le Maître Voleur, Les Gardiens du Globe, Tech Jacket…) s’associe au dessinateur Paul Azaceta (B.P.R.D. 1946, Irrécupérable, The Amazing Spider-Man, Grounded…) sur une nouvelle série qui dépasse déjà les tirages de la célèbre série aux zombies aux Etats-Unis. C’est avec Passion, premier tome d’Outcast, que les hostilités débutent en France. Âmes sensibles s’abstenir.

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteurs : Robert Kirkman (scénario), Paul Azaceta (dessin) et Elizabeth Breitweizer (couleurs)
Editeur : Delcourt
Prix : 16,95 € (160 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Kyles Barnes vit reclus dans sa maison, terrassé par un passé douloureux. Il lutte depuis son enfance contre l’emprise de démons sur sa vie et son entourage. Lorsque le révérend de sa ville natale le sollicite pour l’aider à pratiquer un exorcisme, Kyle commence à faire le lien avec la possession de sa mère. Il est sur le point de dévoiler la véritable nature de ses dons, qui vont s’avérer terrifiants…

A noter : l’adaptation d’Outcast en série télé est d’ores est déjà en cours de développement !

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Communiqué de presse :

En imaginant un scénario beaucoup plus ancré dans la réalité que Walking Dead, Robert Kirkman franchit un cap dans l’horreur. Outcast s’inspire en effet d’histoires comme l’Exorciste pour nous faire trembler. Le jeune Kyles Barnes semble maudit par un étrange sort. Ses proches sont les uns après les autres possédés par un être maléfique… Et seul Kyles – un banni – semble pouvoir les arrêter. Pour cela, il lui faut à chaque fois faire couler le sang. Un récit très violent, qui cache en réalité une intrigue d’envergure où des forces obscures sont à la manoeuvre. Le scénariste promet une série épique, beaucoup plus horrifique que celle qui l’a fait connaitre. C’est dire l’ambitieuse série qu’Outcast représente !

Pour l’instant, c’est surtout le dessin virtuose de Paul Azaceta qui nous explose les rétines par sa puissance phénoménale. Un graphisme dense, au trait appuyé et aux cadrages souvent audacieux. L’illustrateur parvient à déformer les visages des possédés en leur prêtant même des sourires à glacer le sang. Un dessin diabolique habité par une coloration de belle intensité.

Ce premier tome d’Outcast est une entrée en matière fracassante, gage d’un futur certainement radieux pour cette série horrifique.

Pari(s) d’amies, une BD de Rokhaya Diallo et Kim Consigny (Delcourt)

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Pari(s) d'amis

Pari(s) d’amies, chroniques de parisiennes

Sur un scénario écrit par Rokhaya Diallo (militante et féministe, auteur d’essais sur le racisme : Comment parler du racisme aux enfants, À nous la France et Racisme mode d’emploiPari(s) d’amies raconte les pérégrinations d’un groupe de copines d’une trentaine d’années vivant à la capitale. Cinq parisiennes aux origines et religions diverses dont les petites histoires sont illustrées par Kim Consigny. Un album one shot frais et léger qui montre une France qui fait plaisir : multiculturelle et moderne.

Date de parution : le 8 avril 2015
Auteurs : Rokhaya Diallo (scénario) et Kim Consigny (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 17,95 € (144 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Cinq jeunes Parisiennes d’origines culturelles diverses jonglent avec leurs vies sentimentale et familiale. Et malgré leurs différences, elles sont les meilleures amies du monde. Elles sont bien décidées à vivre avec leur temps, en accord avec la société et sans renier leurs cultures. Rokhaya Diallo a écrit un récit qui lui ressemble, dans le Paris des minorités. Un quintet détonant et motivant !

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Le point sur l’album :

Rokhaya Diallo fait donc de Pari(s) d’amies la chronique de cinq jeunes filles de toutes les couleurs, de toutes les minorités. Sur un ton léger, la scénariste nous montre des trentenaires d’aujourd’hui qui s’épanouissent dans une ville du monde. Ces cinq copines sont différentes en tout point, de leurs origines jusqu’à leur réussite sociale actuelle. Mais rien ne semble pouvoir les séparer. Un album chaleureux, qui met en scène les petits problèmes du quotidien (cheveux crépus, cheveux lisses ? Telle est la question) en apparence futiles mais souvent porteurs d’un message. Un album sans véritable intrigue, qui a le mérite de détendre. La gente féminine se reconnaîtra sans doute plus dans le récit de Pari(s) d’amies.

Le dessin minimaliste de Kim Consigny est quant à lui dans l’esprit du texte. Un trait décomplexé, aux courbes irrégulières et naturelles, qui n’est pas pour déplaire. Simple mais plutôt efficace.

En résumé, si Pari(s) d’amies manque un peu d’étoffe, l’album pourrait séduire de nombreuses jeunes femmes qui pourraient se reconnaître dans ces portraits.

Naragram, tome 1 : un comics Michaël Le Galli et Maki (Delcourt)

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Naragram tome 1 couv

Naragram, tome 1 : La quête de Geön

Nouvelle trilogie franco-belge au format comics, Naragram met en scène un petit Twörb qui ne rêve que d’aventure. Sûr d’être promis à un destin hors du commun, il va convaincre Sajiral, le Derkomaï de le guider vers l’Antique Cité des Primodriaux. Une quête à travers le monde de Naragram, imaginée par le scénariste Michaël Le Galli (Les Cercles d’Akamoth, Watch, Les Démons de Marie, La Guerre des OGM) et illustrée par Maki (La Guerre des OGM, Death Squad).

Date de parution : le 1er avril 2015
Auteurs : Michaël Le Galli (scénario), Maki (dessin) et Josselin Paris (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 12,50 € (128 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Geön vit au fin fond des marais de Jah’îm. Petit Twörb à la vie monotone, il n’a qu’un seul rêve : quitter son univers étriqué, et rejoindre l’Antique Cité des Primordiaux. De sa rencontre avec le cynique Sajiral, le Derkomaï, et Bròg, le naïf combattant de la Grande Arène, naîtra une Quête mémorable… qui bouleversera le monde ancien et agonisant de Naragam.

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Le point sur l’album :

Récit de dark fantasy, Naragram nous emmène dans un monde assez sombre, qui porte les stigmates d’une guerre sans merci entre des êtres démesurés. Des géants statufiés qui jalonnent le parcours du petit Geön, créature en apparence crédule et innocente, mais qui cache des blessures et une soif de vengeance parfois surprenantes. Avec son ami Sajiral, il va parcourir des terres interdites et braver mille dangers. Michaël Le Galli fait preuve d’une belle créativité avec un premier album de Naragram qui séduit sans mal en mettant en scène des personnages attachants, dans une aventure rythmée.

Tout comme le dessin inventif de Maki, qui réalise des planches très lumineuses, grâce à la finesse de son trait et à la coloration subtile de Josselin Paris, particulièrement maîtrisée. Un univers graphique auquel on adhère !

En conclusion, ce premier tome de Naragram est convainquant et promet une suite haletante. De bons moments de lecture en perspective.

Martin Bonheur : une BD de Jérôme Félix et Louis Stéphane (Grand Angle)

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Martin Bonheur, le romantisme à la normande

C’est une parenthèse normande aux accents enchantés et romantiques que le scénariste Jérôme Félix (Un Pas vers les étoiles, L’Héritage du diableHollywood boulevard, Deuxième Chance) nous propose avec Martin Bonheur, un album one shot dessiné par Louis Stéphane. Agathe est une jeune femme venue rencontrer anonymement son père qu’elle croyait mort il y a longtemps… Un écrivain raté qui a pourtant en sa possession un manuscrit d’une qualité rare, dont il revendique la paternité.

Date de parution : le 22 avril 2015
Auteurs : Jérôme Félix (scénario) et Louis Stéphane (dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 16,90 € (80 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Agathe n’a qu’un but quand elle arrive dans ce petit village normand : retrouver son père. Mais, dans ce coin reculé du bord de mer, habité presque exclusivement par le troisième âge, elle va trouver bien plus en faisant la connaissance de Martin. Ce jeune écrivain trop secret pour se faire publier s’est retranché dans cette partie du monde pour venir en aide aux anciens et faciliter leur quotidien. Entre Agathe et Martin, le coup de foudre est immédiat. Mais le chemin du bonheur est bien souvent semé d’embûches…

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Le point sur l’album :

Martin est un jeune homme attentionné qui soigne les petits vieux de ce petit village normand. Que ce soit en leur tenant compagnie ou en faisant office de jardinier, Martin est devenu un personnage incontournable du village. C’est donc tout naturellement qu’Agathe va faire sa rencontre, à peine débarquée sur place. Mais le père de la jeune femme va vite commettre l’impensable : se jeter d’une falaise. Une enquête va alors montrer que Martin n’est pas tout à fait étranger à cette disparition brutale… En parallèle, le coup de foudre a opéré entre les deux personnages principaux, qui se tournent timidement autour, aidés par les voix de créatures fantastiques qui habitent le village (un dernier détail surabondant, qui n’apporte pas grand chose à l’histoire).

Le récit est à la croisée de la romance, du polar et de la fantasy, avec pour colonne vertébrale, l’amour naissant entre Martin et Agathe. Un scénario bien pensé, qui invite à une lecture fleuve plutôt divertissante.

Côté dessin, Louis Stéphane livre des planches très contemporaines à travers un trait incisif et précis, qui donne beaucoup de dynamisme à Martin Bonheur. Une fraîcheur accentuée par une coloration aux contrastes parfaits, qui mettent en valeur les jolis décors de l’artiste.Évasion douce, curieuse et inattendue, Martin Bonheur est un album plaisant à découvrir.

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