Vidéo : réaction d’un prêtre devant le teaser de Star Wars 7
Quand le père Roderick visionne la bande annonce de Star Wars 7, dont une nouvelle version est parue cette semaine, cela donne une vidéo qui vaut au moins autant le coup d’être regardée ! L’homme d’église a eu la bonne idée de se filmer pendant qu’il découvrait ses personnages préférés du plus célèbre space opera du monde.
Comme un fan surexcité, le père Roderick va se montrer très généreux en commentaires et réactions en tout genre tandis que les surprises se succèdent sous ses yeux. Du masque de Dark Vador, à la voix off (« ce doit être Luke Skywalker… mais à qui parle-t-il ? ») à l’énorme réaction suscitée par la vue de Chewbacca et Han Solo, il va nous offrir un florilège d’immenses sourires illuminés ! Cette bande annonce a l’effet d’une apparition divine ! La vidéo a eu tellement de succès que JJ Abrams aurait lui-même vu cette vidéo qu’il aurait particulièrement appréciée ! Pas étonnant !
Le Poisson Belge est une pièce puissante, qui nous raconte la curieuse rencontre entre une « Grande Monsieur » et un « Petit Fille », deux personnages qu’apparemment tout oppose. Petit Fille est une enfant qui a besoin d’attention et va s’immiscer dans la vie de Grande Monsieur, un homme quelque peu aigri par le temps et qui a autre chose à faire de ses journées que de s’occuper d’une gosse. Pourtant, Grande Monsieur va avoir du mal à se débarrasser de Petit Fille.
Le Poisson Belge est une des pièces révélation de la rentrée 2015.
Dates : à partir du 23 septembre 2015 Lieu : La Pépinière Théâtre (Paris) Texte : Léonore Confino Metteur en scène : Catherine Schaub Avec : Marc Lavoine, Géraldine Martineau
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Comme à son habitude, la Pépinière Théâtre propose un texte engagé sur un (ou des) sujet(s) fort(s) : le deuil des enfants, l’errance d’un adulte, la solitude. Le texte de Léonore Confino, inspiré par sa propre fille qui s’est souvent prise « pour un poisson, trouvant refuge au fond de l’eau du bain » est à la fois puissant et délicat, associant sagesse et naïveté, avec beaucoup d’humour.
Le texte de Leonore Confino est à la fois puissant et délicat, associant sagesse et naïveté avec beaucoup d’humour
L’auteure précise avoir voulu raconter « une réparation : celle de l’enfant intérieur qui respire si mal en soi ». Une réparation symbolisée par l’image d’un poisson dans un océan de larmes. ‘Belge’ parce que l’histoire se passe à Bruxelles, près du lac d’Ixelles qui laisse « deviner d’étranges apparitions l’hiver » et se prêtait parfaitement à une histoire à mi-chemin entre réalité et onirisme. Car la crise d’une enfant endeuillée ou le mal-être d’un adulte névrosé sont ici symbolisés par des monstres marins, des pieuvres à tentacules, des couleuvres et des vers solitaires. De belles métaphores pour un texte qui, comme son origine belge aurait pu l’indiquer, ne manque pas d’humour. « Mêler humour et onirisme s’est imposé comme un défi d’écriture » explique Léonore Confino.
Grande Monsieur (Marc Lavoine) et Petit Fille (Géraldine Martineau) sont de bien curieux personnages. Hors des normes. Lui porte des boucles d’oreille en perles, vit seul dans un appartement et se nourrit de soupes lyophilisées aux champignons et de Youpichocs. Elle, est une enfant déjà perdue avant-même d’avoir atteint l’adolescence : fille de psychanalystes, asthmatique et curieuse, elle aime les Youpichocs, les monstres marins, les poissons et imiter les handicapés.
Marc Lavoine et Géraldine Martine forment un duo explosif
Petit fille et Grande Monsieur on bien plus d’une chose en commun (au-delà du fait qu’ils portent le même prénom et aiment les Youpichocs). L’un et l’autre sont enfermés dans leur mal-être et ne cherchent qu’à en sortir. L’une en se mutilant des branchies de poisson sur le corps pour respirer, l’autre en tchattant sur internet avec de drôles d’oiseaux. D’une élégance naturelle, Marc Lavoine campe bien son personnage d’homme sévère et tendre à la fois. Géraldine Martineau est, quant à elle, époustouflante.
Le Poisson Belge est une pièce de théâtre à laquelle il ne manque rien : un magnifique texte, un très bon casting et une mise en scène ingénieuse. D’ailleurs, côté mise en scène, pour façonner l’univers à demi fantastique conté par Léonore Confino, il a fallu quelques tours de main et un brin d’ingéniosité. La salle de bain « spa » est un halo de lumière qui illumine une grande verrière, derrière laquelle on trouve une baignoire. L’appartement de Grande Monsieur fait appel à l’imaginaire : il est décrit et induit, mais on n’y voit qu’un simili-canapé qui fait aussi office de meuble de cuisine. Une mise en scène minimaliste qui fait écho à l’univers imaginaire et rêveur dans lequel nous embarque Le Poisson Belge.
Un joli rêve aquatique à savourer à la Pépinière Théâtre.
N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !
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Fatima est un beau film, un beau portrait de femme. Philippe Faucon a rencontré Fatima Elayoubi qui a écrit Prière à la lune , et du coup, ensemble ils en ont fait une adaptation cinématographique. Très belle réussite !
Sortie : le 7 octobre 2015 Durée : 1h19 Réalisateur : Philippe Faucon Avec : Soria Zeroual, Zita Hanrot, Kenza Noah Aïche
Fatima vit seule avec ses deux filles : Souad, 15 ans, adolescente en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et le vit comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. Toutes deux sont sa fierté, son moteur, son inquiétude aussi. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible, Fatima travaille comme femme de ménage avec des horaires décalés. Un jour, elle chute dans un escalier. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu’il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles.
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Fatima est d’origine marocaine. Elle vit en France avec ses deux filles, une de 15 ans en pleine adolescence et une de 18. Elle est séparée de son mari mais garde des bons contacts avec lui. Toute sa vie est centrée sur ses filles. L’ainée, Nesrine, Zita Hanrot, veut tenter des études de médecine. Pour cela, Fatima va devoir faire beaucoup d’heures de ménage. Elle parle mal le français, ne sait pas le lire mais le comprend parfaitement.
Tout est très vrai dans ce film. Très vrai, très digne. Et surtout universel.
Rien d’extraordinaire dans ce film et pourtant c’est un très beau film. On voit Fatima vivre. Au jour le jour. Se lever très tôt. Partir travailler. Faire le ménage ou nettoyer les bureaux, ou plutôt les WC. Se faire traiter par son ado, Souad, Kenza Noah Aïche. Souffrir des décalages générationnels entre ses filles et elle. Elle se sent dépassée. Mais pas inutile et pas bête, comme le dit sa fille. Elle écrit ses pensées dans son cahier, en arabe. Pensées qui incitent à la réflexion, bien sûr ! Sur le sens à donner à sa vie.
Fatima est remarquablement interprétée par une femme marocaine qui ne parle effectivement pas bien le français et qui n’est pas comédienne professionnelle, Soria Zéroual. Mais elle n’a rien à envier aux meilleurs ! Elle est d’une beauté qui vous saisit, ce que l’on appelle la beauté intérieure. Quant à ses deux filles, elles veulent, dans la vraie vie, dixit Allocine, devenir comédiennes et sont aussi pleine de naturel que leur mère ! A tel point, qu’on pourrait penser à une émission de téléréalité ! On leur souhaite une belle carrière cinématographique !
Un film très simple, aussi beau que les regards profonds de ces trois femmes, du même sang et pourtant si différentes les unes des autres ! Un film qui parle d’une femme de la quarantaine, mais aussi de l’amour maternel tout en incluant les problèmes d’intégration en France, les problèmes des cités. Sans heurt, sans violence. Avec amour et douceur. Tout est très vrai dans ce film. Très vrai, très digne. Comme l’Amour d’une mère pour ses enfants. Et surtout universel.
Walking Dead, tome 23 : un comics de Robert Kirkman et Charlie Adlard (Delcourt)
Le nouveau cycle de Walking Dead se poursuit après un tome 22 plutôt calme. Ce 23ème épisode est du même acabit : on avance timidement, sur la pointe des pieds – ou avec murmures – vers des moments plus graves… Les chuchoteurs se manifestent enfin dans un affrontement plus direct tandis que Carl, le fils de Rick occupe tout l’espace narratif.
Date de parution : le 16 septembre 2015 Auteurs :Robert Kirkman (scénario) et Charlie Adlard (dessin) Editeur : Delcourt Prix : 14,95 € (168 pages) Acheter sur : Amazon l BDFugue
Une autre vie a commencé pour les survivants de la terrible guerre contre Negan. Mais cette nouvelle ère de paix et de prospérité semble déjà être menacée par un nouveau type d’ennemi. Un ennemi qui marche parmi les rôdeurs. Un ennemi qui transforme les murmures en cris. Un ennemi qui rend le futur incertain. Un face à face se prépare, qui risque d’être encore plus violent que les précédents.
Le comics le plus populaire de la planète continue tranquillement son bonhomme de chemin. Ce 23ème tome de Walking Dead voit Carl prendre un peu plus d’assurance et de poids dans le scénario de Robert Kirkman. Concentré essentiellement sur le jeune homme, le récit lui fait connaître quelques déconvenues et lui fait faire quelques dérapages, violents et affectifs. On sent que le petit garçon qu’il était, sous l’autorité de son père, s’éloigne de plus en plus.
[L]’aventure promet d’ores et déjà d’être riche… et extrême !
Kirkman prend son temps avec ses personnages en leur ménageant des pans entiers de son histoire pour mieux explorer les consciences. Mais il assure tout de même le show avec quelques nouveautés, comme le rapprochement des chuchoteurs, nouvelle bande hostile et déviante… Le futur cauchemar de la série.
Graphiquement très calibré, le dessin deCharlie Adlardbénéficie de l’encrage soigné de Stefano Gaudiano qui ajoute précision et netteté au trait nerveux du dessinateur. Un trait sensible aux variations comme un tensiomètre réglable à volonté pour faire monter la pression.
Si le nouveau cycle s’installe doucement, nous ne sommes pas encore arrivés au coeur de l’intrigue qui la constitue. Mais l’aventure promet d’ores et déjà d’être riche… et extrême ! A suivre dans le 24ème tome de Walking Dead le mois prochain !
Vidéo : ils domptent un obstacle géant en freeride !
Après avoir mis des années à imaginer l’obstacle de freeride parfait, ces skieurs de l’extrême inaugurent cet énorme tremplin sur lequel on saute avant d’en descendre de l’autre côté. Le problème, c’est que la structure nécessite une qualité de neige irréprochable, ce qui ne permet pas de la mettre en place à chaque saison. Il faut parfois se résigner à attendre de longs mois pour avoir des conditions favorables…
Le résultat est cette belle vidéo, sobrement accompagnée de délicates notes de piano, pendant que les sportifs font le job avec de jolis vols en suspension. C’est très impressionnant ! Des petites cabrioles à admirer sans modération.
Chicagoland, une BD de Fabrice Colin et Sacha Goerg (Delcourt)
Adaptée du récit de R.J. Ellory, Chicagoland est une BD écrite par le scénariste Fabrice Colin (Neuvième cercle, Dreamamericana, Or not to be, Blue Jay Way) et illustrée par Sacha Goerg (Les Autres gens, La fille de l’eau, Le Sourire de Rose). Un polar noir en trois séquences. Efficace.
Date de parution : le 9 septembre 2015 Auteurs : Fabrice Colin (scénario) et Sacha Goerg (dessin) d’après le texte de R.J. Ellory Editeur : Delcourt Prix : 15,95 € (128 pages) Acheter sur : Amazon l BDFugue
Alors que le meurtrier est sur le point d’être exécuté, la soeur de la victime, le flic qui a mené l’enquête et le tueur reviennent sur les circonstances de sa mort pour tenter de comprendre ce qui s’est passé. Les apparences sont trompeuses. Seuls leurs trois témoignages pourront révéler la triste vérité. Un récit dramatique renforcé par les dessins élégants de Sacha Goerg.
Album one shot, Chicagoland débute par l’exécution d’un prisonnier à laquelle la soeur de la victime est venue assister, non sans un certain appétit de vengeance. Pourtant, l’inspecteur en charge de l’affaire en est convaincu, ce n’est pas le coupable qui s’apprête à tirer sa révérence sous le voltage inévitable de la justice américaine.
[Une] construction originale et soignée
Le récit va alors, à rebours de trois témoignages des protagonistes clés de l’affaire, dont le policier fait partie, faire la rétrospective d’un crime odieux perpétré par un assassin qui serait encore dans la nature malgré la dénonciation et la condamnation d’un désormais supposé innocent. Une enquête policière à la construction originale et soignée, découpée en trois actes avant un épilogue à la hauteur des attentes suscitées.
Le scénario de cette adaptation est donc particulièrement méticuleux et la narration distillée dans un équilibre habile. Un équilibre que l’on retrouve dans le dessin de Sacha Goerg, qui offre un trait irrégulier presque schématique mais qui laisse à la lecture une belle fluidité naturelle. Difficile de dire si le dessin plait ou non mais il participe néanmoins à l’efficacité de Chicagoland.
En résumé, Chicagoland est un polar noir d’une belle maitrise. Un très bon album.
Le garçon et la bête : la bande annonce du film de Mamoru HOSODA révélée
Prochain film de Mamoru Hosoda, Le garçon et la bête est un animé attendu par les fans du réalisateur qui a aussi signé La traversée du temps, Summer Wars ou encore Les enfants loups. Ce premier teaser est pour l’instant assez bref mais ne manque pas de donner envie d’en voir plus ! Le film sortira en salle le 13 janvier prochain !
Sortie : le 13 janvier 2016 Durée : inconnue Réalisateur : Mamoru Hosoda Avec : inconnus
Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes… C’est l’histoire d’un garçon solitaire et d’une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d’une aventure qui dépasse l’imaginaire…
Plus de 2 100 auteurs ont participé à la 2e édition l’année dernière.
Les 4 lauréats se partageront des milliers d’euros de lots à gagner.
Ce concours est organisé en partenariat avec Post-it, Studyrama, Didactibook, Youscribe et le magazine Books.
Rendez-vous le vendredi 20 novembre à 19h sur Edilivre.com pour connaître le thème. Les participants auront alors 48 heures pour écrire et envoyer leur texte de 10 000 caractères maximum.
Parisiens chéris, une BD de Caroline Rochet et Cathy Karsenty (Delcourt)
Petit recueil humoristique sur les fameux citoyens de la capitale, Parisiens chéris est une BD qui caricature l’esprit parisien bobo et snobinard juste pour faire rire. Un ouvrage signé Caroline Rochet au scénario et Cathy Karsenty pour le dessin.
Date de parution : le 16 septembre 2015 Auteurs : Caroline Rochet (scénario) et Cathy Karsenty (dessin) Editeur : Delcourt Prix : 14,95 € (80 pages) Acheter sur : Amazon l BDFugue
Un échantillon de bobos. Trois hommes, deux femmes, un couple et une enfant, pour tout comprendre de ces extraterrestres au discours surprenant. Leurs gimmicks : « Paris n’est plus Paris ! » et « On se croirait en région. ». Leurs caractéristiques : ils sont sans gêne, se la pètent. et leurs gamins sont encore pires. Un esprit 100 % Paris, juste pour rire.
Si ne nous sommes pas tous parisiens, nous en connaissons tous dans notre entourage. Et pour des provinciaux, force est de reconnaître qu’on sent parfois comme un léger… décalage. Comme si deux mondes séparaient le petit parisien perché dans son délire, et le provincial à l’ouest resté cloué à l’époque du sabot boueux. C’est avec un peu de ça et beaucoup d’autres clichés parisiens que nos Parisiens chéris s’amusent.
Construit par saynètes entrecoupées, chacune avec des personnages récurrents, la BD met en scène les bons et les moins bons côtés de la vie parisienne, avec ses vertus et ses aléas… toujours avec humour. Malgré tout, l’album reste gentillet voire trop lisse. On aimerait plus de disgressions et moins de sentiers battus.
Le dessin est également réalisé tout en simplicité. Sans grande recherche, il a néanmoins sa patte et n’est pas dénué de charme.
Ces parisiens chéris ne resteront pas gravés dans les esprits mais peuvent amuser les plus chauvins d’entre nous.
Clip : Adele dévoile son titre « Hello » sous la caméra de Xavier Dolan !
Après avoir annoncé la sortie de son nouvel album sur Twitter, Adele dévoile aujourd’hui son premier single : Hello. Un titre plutôt calme, empreint de dramaturgie et tout en longueur. Pour son clip, ce n’est autre que le réalisateur canadien incontournable Xavier Dolan qu’Adele a choisi.
Dans ce clip de Hello, on découvre l’artiste dans une maison vide abandonnée par son occupant. Réalisé en couleur sépia, la vidéo porte la signature du réalisateur de Mommy ou encore de Tom à la fermeavec des cadrages audacieux, sans fausse note.
Cela faisait cinq ans que l’artiste n’avait pas donné de nouvelles d’un projet. C’est dit, la fin d’année ne se fera pas sans entendre Adele sur toutes les ondes ! Son nouvel album qui s’intitulera 25 est prévu pour le 20 novembre prochain, tel qu’annoncé dans le descriptif du clip.
Petit ouvrage sans prétention, Peau neuve est le récit d’une jeune ado de 12 ans, Laura, qui intègre un nouveau collège. La rentrée est l’occasion de rendre un premier devoir écrit : une rédaction sur ses vacances. Elle se fera remarquer pour deux raisons : elle a reçu la meilleure note et elle a raconté son séjour naturiste dans la Sud Ouest. Ce roman graphique est signé Elise Griffon (Salaire net et monde de brutes) en tant qu’auteur complet.
Date de parution : le 23 septembre 2015 Auteur : Elise Griffon (scénario et dessin) Editeur : Delcourt Prix : 15,95 € (128 pages) Acheter sur : Amazon l BDFugue
Avec ses vacances naturistes, Laura attire la curiosité malsaine des élèves. Dans un système normé, elle comprend vite qu’il vaut mieux porter l’armure que se montrer tel qu’on est. Laura se remémore son dernier été d’enfance et de liberté, deux mois plus tôt. Juste avant de subir une mutation physique : le passage à l’âge adulte. Finalement, n’est-ce pas l’occasion de faire « peau neuve » ? Un récit subtil et délicat sur les affres de l’adolescence.
Plus que sur le naturisme, Peau neuve est une BD sur le monde de la pré-adolescence. Un monde que l’on imagine toujours insouciant mais qui est bercé par le traumatisme infligé par des congénères collégiens souvent odieux. Laura va assez mal le vivre. Sans que le récit ne s’attarde pourtant sur ses états d’âmes, il va glisser peu à peu vers un mal-être certain.
Peau neuve ne convainc pas. L’ouvrage se parcourt rapidement et ne débouche sur pas grand chose.
Le scénario raconte longuement des vacances heureuses dans un camping naturiste, que Laura retrouve après son année scolaire, totalement changée. La puberté a fait son apparition et la jeune fille n’est plus aussi à l’aise avec son corps. Elle va avoir du mal à affronter les autres mais décidera finalement de faire Peau neuve. Très facilement lisible et agréable, le récit n’est pourtant pas d’un grand intérêt. On se demande un peu où l’auteur a voulu en venir.
Anecdotique, le dessin de cette blogueuse est à l’image du récit : avec des couleurs un peu fades et un trait simpliste sans grande saveur. Un graphisme très commun qui aurait lui aussi mériter de faire Peau neuve !
Au final, Peau neuve ne convainc pas. L’ouvrage se parcourt rapidement et ne débouche sur pas grand chose.
Carnet de Santé Foireuse, une BD de Pozla (Delcourt)
Récit autobiographique à la sincérité bouleversante, Carnet de Santé Foireuse témoigne du parcours du combattant mené par un homme qui se découvre atteint de la maladie de Crohn après des années d’erreurs médicales débouchant sur de mauvais diagnostics. Sans aucun tabou ni détour, Pozla (auteur de Monkey Bizness, réalisateur et animateur pour Lascars, Le Chat du Rabbin, Ernest et Célestine) tient son Carnet comme il va aux toilettes : tous les jours, tout le temps. Cela le soigne et on le sent, notamment à travers ses dessins époustouflants.
Date de parution : le 9 septembre 2015 Auteur : Pozla (scénario et dessin) Editeur : Delcourt Prix : 34,95 € (368 pages) Acheter sur : Amazon l BDFugue
Pozla nous invite à nous plonger dans le témoignage brut d’une épreuve de vie, où le dessin, puissant analgésique, apporte un discours qui dépasse le verbal et où chacun peut retrouver ou entrevoir l’impact de la maladie sur le corps, la psyché, la vie. Une BD hybride et très personnelle, traitant de la maladie au quotidien, de ses absurdités et de son humanité, le tout saupoudré d’humour et d’autodérision.
Que d’épreuves traversées ! Pozla revient de loin, hospitalisé une première fois après dix années perdues dans des affabulations médicales incongrues mais malheureusement fréquentes : « c’est psychosomatique« . Et pour cause, 80 centimètres d’intestins en moins plus tard, Pozlase retrouve avec un ami en plus, et pour la vie : la maladie de Crohn, incurable s’il vous plait. Idée de génie ou réflexe de survie, il décide de consigner son expérience, qui réduisait d’ailleurs son existence toute entière, dans des carnets de note où il dépeint, au propre comme au figuré, ses déconvenues et ses affreuses douleurs.
[L]’auteur nous transmet la moindre parcelle de souffrance ressentie.
C’est ainsi que dans Carnet de Santé Foireuse, Pozla rend compte de son quotidien difficile, comme une sorte de cercle vicieux fait de séjours en hôpital et de courts passages à la maison avant une nouvelle hospitalisation. Livrant un combat permanent contre la douleur, dont il fait une description graphique à donner des frissons, l’auteur nous transmet la moindre parcelle de souffrance ressentie. Il se tord dans tous les sens, et nous avec. Ses yeux sortent de leur orbite sous la pression de ce corps qui s’entortille sur lui-même et laisse s’échapper le peu de jus qu’il contient dans une insoutenable tension intérieure. Et son récit nous explose au visage comme un flot de vérités sociales universelles, bravant tous les tabous autour de la matière fécale et l’art de s’en décharger en toutes circonstances.
On partage beaucoup de souffrance mais on vit par ailleurs de magnifiques éclaircies, par son humour et son auto-dérision raffinés mais aussi grâce à la compagnie de sa petite famille. Sa femme, qui le soutient à toute heure avec une abnégation presque héroïque et sa toute petite fille qui lui donne du courage pour se battre. Il donne encore un immense espoir avec un dénouement heureux et inespéré. Preuve que, même en raclant le fond du seau on peut refaire surface.
[U]ne éblouissante révélation graphique.
Illustré par de magnifiques planches, Carnet de Santé Foireuse, est une éblouissante révélation graphique. La puissance du dessin de Pozla est phénoménale. L’artiste met en lumière l’indicible douleur avec une clairvoyance et une précision inégalées.
Alors que je n’ai jamais été directement concerné par la maladie, ce Carnet de Santé Foireuse m’a profondément touché et ému. Pozla signe un chef d’oeuvre en faisant don de son corps au lecteur avec une sincérité qui force l’admiration. Un grand bravo.
Artiste accompli, Woodini a fait son retour en juin dernier, deux années après ses premiers projets, jungle en feu et chrysalide. Gone, son troisième EP est publié sur le label Green House/Green United Music (The Shoes, Woodkid, Herman Dune). Composé de quatre titres aux confins d’une soul délicate à l’architecture électro chill à l’anglaise, l’album a séduit et a fait sa place.
Preuve en est avec Ella, le premier extrait de l’album, qui opère avec magie et volupté sous un beat hypnotique accompagné de la voix inspirée de Safe Travel, en featuring.
Faisant se rencontrer Mount Kimbie, The Acid et Sampha, Woodini fait discrètement craquer son allumette avec groove pour allumer un feu sensuel, une danse presqu’enfiévrée !
La grossesse pour les nuls, une BD de Zelba (Delcourt)
Si vous avez suivi les conseils de la Drague pour les nuls, cette BD est l’étape qui suit logiquement le déroulement des opérations : La grossesse pour les nuls. Un mémo de tout ce qui se passe chez la femme, et son homme pendant la grossesse.
Date de parution : le 17 septembre 2015 Auteurs : Zelba (scénario et dessin) Editeur : Delcourt Prix : 14,95 € (96 pages) Acheter sur : Amazon l BDFugue
Création de Zelba, ce guide sur la grossesse utilise un ton actuel, drôle et hors des clichés, agrémenté d’une documentation riche de conseils pratiques. Une façon d’appréhender cette période dans la bonne humeur, étape par étape, du test de grossesse à l’annonce, en passant par la garde-robe et la préparation à l’accouchement. Un récit joyeux aux personnages attachants.
Réalisé par Zelba (Ma vie de poulpe, La danse des connards) en tant qu’auteur complet, la grossesse pour les nuls s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes. On y suit l’évolution d’une grossesse étape après étape, de la conception à l’accouchement avec toutes les questions et angoisses que des futurs parents peuvent se poser. Un ouvrage assez bien fait qui pourrait vraiment dépanner et apporter quelques lumières avec un peu d’humour et de légèreté.
Mis en image sous le trait arrondi et très féminin de l’artiste, La grossesse pour les nuls séduit par ailleurs grâce à un graphisme attrayant.
Voilà une façon de relativiser cet évènement bouleversant dans la vie d’un couple. A découvrir pour tous ceux qui vivent ou s’apprêtent à vivre le grand saut !
N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !
Seul sur Mars : un astronaute français donne son avis en vidéo
Thomas Pesquet, astronaute français de l’ESA a vu le dernier film de Ridley Scott, Seul sur Mars, sorti aujourd’hui. Il offre son point de vue de professionnel de l’espace sur le film adapté du livre de Andy Weir qu’il a également lu. Vous saurez tout de la vraie vie d’un explorateur de l’espace et de la crédibilité de Seul sur Mars ! Une vidéo réalisée par le CNES (Centre national d’études spatiales).
Synopsis :
Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.
Ouvrage ludique et décomplexé à destination des jeunes célibataires, La Drague pour les nuls vous donnera tous les secrets pour pécho dans les règles de l’art au XXIème siècle. Une BD humoristique imaginée par les scénaristes Thomas Rietzmann et Anaïs Delcroix (Toutes les filles se transforment en Gremlins après minuit) et illustrée par Emmanuelle Teyras (Mes Dimanches, L’Armoire de la sorcière).
Date de parution : le 17 septembre 2015 Auteurs : Thomas Rietzmann, Anaïs Delcroix (scénario) et Emmanuelle Teyras (dessin) Editeur : Delcourt Prix : 14,95 € (96 pages) Acheter sur : Amazon l BDFugue
Ce guide, véritable savoir-vivre de la drague pour hommes et femmes, hétéros et homos, conseille avec humour les moins doués d’entre nous sur le chemin de la réussite amoureuse. Comment draguer et où, les attitudes à adopter, les comportements à éviter, pour échapper à la lose ! Assumer, rester digne, séduisant/te et drôle en toutes circonstances, surtout les pires !
Comme un tuto géant sur papier glacé, La Drague pour les nuls se propose avec humour de faire un tour d’horizon de l’histoire de la drague, à travers de nombreux conseils plus ou moins ciblés à l’aide de petites icônes (hétéros, gays, lesbiennes). La BD est bien pensée, chapitrée par étapes, de la conquête au passage à l’acte jusqu’au modus operandi pour garder votre moitié près de vous. Tout cela, évidemment, sur le ton de l’humour et du second degré. Des petits quizz et mini-jeux vous attendent même à la fin.
Tout cela servi par un dessin de circonstances : simple et efficace qui plaira au plus grand nombre. Si La Drague pour les nuls est un peu clichée, cela reste du divertissement léger et pas prise de tête pour qui veut se détendre ou faire un clin d’oeil à un ami… et plus si affinités !
Jour J, tome 21 : une BD de Fred Duval, Jean-Pierre Pécau et Maza (Delcourt)
Formant un triptyque avec les tomes 14 et 18, dont nous vous avions parlé ici, ce dernier album de la série concept Jour Jpropose de poursuivre l’uchronie en 1943, quand l’aviation fasciste française livra son dernier combat contre le débarquement allié. Léo Bergier, pilote de chasse de la France libre voit la fin de la France fasciste d’Oméga. L’URSS arrive sur le Rhin, tandis qu les alliés enfoncent le clou…
Date de parution : le 9 septembre 2015 Auteurs : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau assistés de Fred Blanchard (scénario), Maza (dessin) et Jean-Paul Fernandez (couleurs) Editeur : Delcourt Prix : 14,95 € (56 pages) Acheter sur : Amazon l BDFugue
1943. Alors que les derniers prototypes d’avions à réaction mis au point en France ne parviennent à s’opposer à l’armada aérienne angloaméricaine, Léo profite de la pagaille générale pour traquer le commissaire Lafont. Simone de Beauvoir et Louis Ferdinand Céline prennent quant à eux la route de l’exil en espérant passer la frontière pour trouver un abri dans l’Espagne de Franco.
Le Crépuscule des damnés achève un triptyque assez dense et relativement bien construit malgré quelques fausses notes parsemées tout au long du récit. Il n’est pas question de bouder le principe même de l’uchronie comme nous venons de le faire pour 1940, et si la France avait continué la guerrepuisque la série Jour J repose justement sur ce concept depuis déjà cinq ans. Elle a donc le privilège de l’ancienneté, ce qui n’enlève pas cette lassitude ressentie en qualité de lecteur habitué du genre.
[L]’album cloture un récit généreux qui place la France au coeur de l’Europe et fait jouer à chaque pays sa partition.
Cette parenthèse fermée, l’album cloture un récit généreux qui place la France au coeur de l’Europe et fait jouer à chaque pays sa partition. Une intrigue plutôt bien ficelée, autour de Léo, qui ne perd pas une minute pour chercher à se venger du commissaire Laffont. Le scénario fait toutefois preuve d’incohérences (notamment avec la mort du Maréchal Pétain) et pourrait être mieux canalisé.
Le dessin de Maza est là encore d’un réalisme très académique mais dégage néanmoins une âme à travers un trait qui ne s’économise pas. On aimerait néanmoins plus d’audace et de précision.
En conclusion, ce vingt-et-unième tome de Jour J est plutôt agréable et offre un point final en respectant une certaine continuité avec les deux épisodes précédents.
Groupe nantais, Inüit fait forte impression avec le titre Dodo Mafutsi. Un style original et audacieux qui dévoile des mélodies tribales exaltées par une énergie positive rayonnante. Leur premier EP n’est pas encore sorti (prévu le 29 janvier 2016) mais déjà on fait « Hey » !
INÜIT se forme à l’aube de l’année 2014, à la sortie du conservatoire nantais. Cette formation originale (chant, saxophone, trombone, batterie, percussions et claviers) décide de composer d’une seule voix et de ne laisser la place de leader qu’à leur pop-tribale électrique.
Très mélodiques, les compositions d’INÜIT franchissent aisément les barrières traditionnelles de l’électro pour glisser peu à peu vers la techno instrumentale. Qu’elle soit lascive ou plus emportée, leur musique trouve sa force dans son énergie magnétique et son talent pour la fusion des genres et des instruments.
INÜIT enregistre actuellement son premier EP « Tomboy », qui sortira le 29 janvier 2016.
Sept nains : sept mineurs sapent un conte majeur, une BD de Wilfrid Lupano et Roberto Ali (Delcourt)
Quand Wilfrid Lupano (Traquemage, Un océan d’amour, Les Vieux Fourneaux, L’Assassin qu’elle mérite, l’Homme qui n’aimait pas les armes à feu, Ma révérence, Le singe de Hartlepool…) revisite à sa sauce Blanche Neige et les sept nains, cela donne un conte détonnant qui met tout sans dessus dessous. Sept nains prévient par son sous-intitulé : sept mineurs sapent un conte majeur !
Date de parution : le 16 septembre 2015 Auteurs : Wilfrid Lupano (scénario), Roberto Ali (dessin) et Lou (couleurs) Editeur : Delcourt Prix : 15,50 € (64 pages) Acheter sur : Amazon l BDFugue
Sept nains sont bouffons et amuseurs à la cour d’un roi, qui fête l’anniversaire de Blanche, sa fille chérie, née d’un premier mariage. Acrobaties, pitreries, jonglage, tout y passe. Hélas pour eux, la blague de trop va vexer la reine et décider de leur destin. Les voilà exilés du château, condamnés à la mine.C’est pour eux le début d’une longue descente aux enfers.Mais bon ou mauvais, ils n’ont pas dit leur dernier mot.
Voilà un album one shot inattendu, qui revisite avec un culot sans borne le conte de Blanche neige et les sept nains. Dans cette version, les Sept Nains forment une joyeuse troupe de fous du roi. Peu appréciés de la reine et mais également de Blanche, une boutade amusante faite par l’un d’eux à une soirée spectacle ne va pas plaire du tout. Bannis de la Cour, ils vont se réfugier dans la forêt et vivre à huis clos. Dans le même temps, le roi disparaît et la reine fait de Blanche une esclave. Nains et Blanche vont alors s’associer pour combattre celle qui porte la couronne.
[U]n goût pour l’incongruité, les allusions lubriques et les dialogues bien tournés (…)
Cultivant un goût pour l’incongruité, les allusions lubriques et les dialogues bien tournés, Wilfrid Lupano ne perd pas un bon mot pour manifester sa patte. Bien que le scénario dans son entier ne soit pas extraordinaire, ni d’un grand intérêt, il amuse comme un gag. La lecture est légère et divertissante et c’est bien là l’essentiel. Il ne faudra pas en attendre plus de ces Sept Nains.
Le dessin de Roberto Ali est livré brut de décoffrage, poutres apparentes. Un trait qui a du caractère, très naturel et vivant. Traversé par une belle énergie, il donne vie avec créativité et dynamisme à ces personnages de contes réinventés pour l’occasion.
Sept Nains joue une partition inattendue, prenant le contre-pied de l’oeuvre originelle en l’assaisonnant à la sauce Lupano. Pourquoi pas !
Anna Of The North : la révélation scandinave à écouter !
Anna Of The North porte bien son nom. Elle peut même le porter haut et fière parce que grâce à elle, la pop venue du Nord va faire entendre sa voix. Une voix onirique, venue du froid d’Oslo, qui nous enivre avec The Dreamer, un single inspiré où la jeune femme chantonne dans un palais de glace qui accueille des échos subtils dans une ambiance vaporeuse mais rythmée. Joli titre.
On ne sait que peu de choses de la chanteuse Anna Of The North, si ce n’est qu’elle s’est fait remarquer sur le net avec son précédent single, Sway, qui avait été écouté plus de 9 millions de fois au total. Un succès qui ne se dément pas avec The Dreamer, puisque le titre a déjà égayé plus de 207.000 paires d’oreilles depuis une vingtaine de jours. Ce qui est tout de même pas mal ! Une belle découverte qu’il va falloir surveiller de près. On vous tient au courant de la suite de son actualité, promis !
Date de parution : le 23 septembre 2015 Auteurs : Nicolas Jarry (scénario) et Stéphane Créty (dessin) Editeur : Soleil Prix : 14,95 € (56 pages) Acheter sur : Amazon l BDFugue
Le destin tragique de Ordo de l’Ordre du Talion. Une enfance volée, une initiation cruelle et douloureuse ont fait de lui le pire des tueurs, redouté de tous.
Ordo est maudit… Né le sixième jour de la sixième lune, il est le sixième enfant d’une fratrie de l’ordre du Talion. Le jour de ses six ans, son père l’abandonne aux instructeurs de la Loge noire, une branche secrète de l’ordre qui forme des assassins destinés à éliminer tous ceux qui s’opposent au dessein du Talion. Trente ans plus tard, Ordo est devenu un maître de l’ombre. Le moment est venu pour lui de se venger de tous ceux qui l’ont trahi et qui l’ont fait tant souffrir. Son objectif : les ruiner.
Arraché à sa famille de l’Ordre du Talion dès sa plus tendre enfance, Ordo va être initié à la Loge noire, une puissante organisation secrète qui forme des assassins redoutables au service de l’Ordre du Talion. Devenu maître de l’ombre, Ordo décide de mettre en oeuvre un plan très ambitieux pour anéantir les siens et se venger de tous. Mais ses pairs ne vont pas le laisser faire.
[C]e second tome de Nains joue dans un ton en dessous de son prédécesseur (…)
Anti-héros rongé par son lourd passé et sa soif de vengeance, Ordo est une figure inhabituelle pour un récit d’heroic fantasy. Un personnage central habité par la colère de l’autre, dont les traits de caractère peuvent parfois devenir pathétiques. Malgré ce côté antipathique un peu lourd, l’album divertit par sa construction fluide et rythmée. Entre action et flash-back, l’aventure va bon train et ne perd pas son objectif final.
Le dessin de Stéphane Créty est également généreux, nourri de détails pas toujours précis mais appréciables malgré tout. Son trait anguleux et appuyé demeure efficace et fait le job. Un vrai divertissement visuel.
En conclusion, ce second tome de Nains joue dans un ton en dessous de son prédécesseur mais il le fait plutôt bien. Une expérience à tenter.
300 Hommes, un film d’Aline Dalbis et Emmanuel Gras (DVD)
Aline Dalbis et Emmanuel Gras sont à la fois réalisateurs du film et techniciens. Avec très peu de moyens, ils filment 300 Hommes qui viennent, en urgence, passer la nuit au chaud. Un film disponible aujourd’hui en DVD, que vous pouvez gagner ici !
Sortie DVD : le 20 octobre 2015 Durée : 1h22 Réalisateurs : Aline Dalbis, Emmanuel Gras Avec : aucun acteur professionnel. Acheter sur : Amazon (prix : 14,99 €)
Synopsis : Entre ces murs, il y a trois cents hommes, il y a l’urgence. Ils ont des noms mais ils ont perdu leur histoire en route. Ils rient et se confrontent, ils refont le monde, celui qu’ils ont perdu. Ils ont un lit. Là ils attendront le jour. C’est Forbin, la nuit à Marseille.
300 Hommes, un film d’Aline Dalbis et Emmanuel Gras
Tout est filmé à l’intérieur du CHRS Forbin, Centre d’hébergement de nuit de La Fondation Saint Jean de Dieu, à Marseille, dans un bâtiment datant du XIXème siècle qui apporte une touche intemporelle au film.
La caméra s’immisce dans ce Centre, au milieu des pensionnaires, comme une amie. Jamais comme un espion. Jamais comme un juge. Les réalisateurs se limitent à filmer les hommes qui « débarquent » dans ce Centre pour y passer la nuit. Mais on peut regretter de ne jamais connaître le pourquoi du comment d’une telle situation. Comment arrive-t-on à cette fameuse porte qui affiche trop souvent « complet » ?
[O]n ne peut rester indifférent à ce film et on en sort bouleversé
Comment ne pas se révolter devant des jeunes d’à peine 22 ans qui se retrouvent dans ce Centre ? Mais heureusement que ce système d’accueil existe, sinon, ils dormiraient dans la rue…
Pas question non plus d’émettre un jugement sur le Centre, ni sur les règles d’accueil. Le film veut juste montrer la réalité au temps T pour 300 hommes qui viennent se réfugier ici, pour la nuit, en échange d’une pièce de 2 euros. On remarquera au passage le parfait sang-froid des Frères qui gèrent ce Centre et essaient de faire respecter les règles.
Difficile de constater qu’il y a encore tant de personnes qui sont dans l’extrême misère, au XXIème siècle. Misère humaine qui s’ajoute à la misère matérielle.
Contrairement au documentaire A la foliequi suivaient plus particulièrement quelques pensionnaires internés en Chine, 300 Hommes est plus anonyme. Mais si le premier s’attachait à la « folie » des hommes, il démontrait aussi une grande fraternité entre les hommes enfermés dans un monde complètement marginal. Cette fois-ci, pas question de folie, pas question non plus de fraternité. Les hommes en grande misère se révèlent davantage agressifs entre eux, n’étant pas sous camisole chimique… Mais leur monde est tout autant marginal et misérable. Un brin de folie ? Sans aucun doute…
Ce film est le témoin d’une situation qui existe et qui se vit, hélas, tous les jours. Au final on peut se demander quel est alors réellement le but des réalisateurs de 300 Hommes. Dénoncer un fait social insupportable et une incapacité sociale à le gérer ? Ou tout simplement le montrer au plus grand nombre pour ne pas les oublier et leur redonner une place ?
Mais dans tous les cas, on ne peut rester indifférent à ce film et on en sort bouleversé, se posant mille questions quant à la vie de ces personnes, quant à leur passé, leur présent et surtout leur avenir. On aurait envie de crier : plus jamais ça.
Ce film, 300 Hommes a été primé au Festival de la Rochelle et au Festival Cinéma du Réel.