Coup de Chaud, un film de Raphaël Jacoulot avec Jean-Pierre Darroussin, Grégory Gadebois, Karim Leklou.
Coup de Chaud
A l’occasion de la sortie du film Coup de Chaud, le 12 août 2015, Publik’Art, en partenariat avec Diaphana Distribution,vous a offert la possibilité de gagner :
5×2 places de ciné pour le film : Coup de Chaud
Vous avez été très nombreux à participer : 2 631 joueurs ! Bravo à tous et merci de cette grande participation.
Les cinq heureux gagnants sont :
Jérôme Rabeyrin, Philippe Morais, Pierre-Yves Court, Roxane Garo et Céline Henry.
Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance on les en remercie vivement.
Comics western mais aussi conte fantastique, Pretty Deadly nous est proposé par la scénariste Kelly Sue Deconnick (Captain Marvel, Avengers Assemble, Ghost) – nommée au Eisner Award du meilleur scénario à la San Diego Comic Con – et l’illustratrice Emma Rios (Dr Strange, Runaways, Amazing Spider-man, Girl Comics).
Date de parution : le 9 juin 2015 Auteurs :Kelly Sue DeConnick (scénario) et Emma Rios (dessin) Editions : Glénat Comics Prix : 15,95 € (160 pages)
Résumé de l’éditeur :
Oyez le chant de Ginny Face de Mort : “Toi qui exiges réparation, invoque son nom, entonne sa chanson, Sonne le glas qu’elle entendra depuis les enfers. Ginny chevauche le vent pour toi, mon enfant… Le vent souffle pour la Mort !”
Ginny est la fille de la Mort, au visage marqué des stigmates de son père. Elle chevauche son destrier de fumée à travers un Ouest sauvage et sans concessions où magie et poudre ne font pas forcément bon ménage. Dans la cruauté d’une Amérique qui se cherche et se construit dans le sang et la violence, Ginny traque les pêcheurs, les coupables. Mais au terme de sa quête de vengeance, saura-t-elle aller jusqu’au bout pour affronter son propre destin ?
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Notre avis sur l’album :
Deuxième collaboration entre les deux artistes après la mini-série Osborn, Pretty Deadly a su se démarquer par l’originalité de son récit. Sorte de conte mortuaire façon western, Pretty Deadly est une chasse à l’homme menée par des créatures venues du monde des morts pour punir, dépecer, tuer et venger. Les âmes damnées n’ont qu’à bien se tenir et surtout… fuir aussi loin qu’elles le peuvent. Malgré la belle nervosité insufflée à l’histoire, parsemée de massacres et de duels au sabre, Pretty Deadly n’est pas vraiment limpide. L’histoire se passe parfois d’explications utiles ou les délivre souvent de manière incomplète, confuse et à contretemps. Du coup, l’intention de la scénariste est difficile à comprendre.
Pretty Deadly déçoit en déployant trop d’artifices narratifs et visuels.
Côté dessin, Emma Rios fait plus ou moins le job. Là aussi, il y a un gros travail proposé, avec des planches très chargées où tout s’enchevêtre de manière très élaborée. C’est là où le bât blesse, justement. Le dessin est si dense et complexe qu’il est parfois délicat d’en comprendre le sens narratif. Ceci dit, la patte graphique de la dessinatrice séduit par sa finesse et son grand dynamisme. Mieux canalisée, cette énergie aurait pu déboucher sur quelque chose de grand.
Ce premier tome de Pretty Deadly déçoit en déployant trop d’artifices narratifs et visuels. En faisant de meilleurs choix, les auteurs auraient pourtant pu le rendre passionnant.
A l’Alhambra depuis le 30 juillet 2015 pour 100 représentation exceptionnelles
Fine observatrice du microcosme politique, Anne Roumanoff est aussi une vraie comédienne de one-woman-show qui, à travers une galerie de personnages se débattant sans merci avec les choses de la vie, dresse le tableau d’une époque. Irrésistiblement drôle et pertinent.
Une chronique sociale et humaine à la fois pleine de légèreté et de profondeur pour en rire, of course, mais pas que…
Au fil des sketchs, l’artiste nous entraîne, entre autres, dans une église pour chanter « Ave, ave, ave pôle emploi, on continue à croire en toi », s’attarde sur Jean-Claude et sa femme confrontés à l’usure de leur relation, convoque sur la scène une coach destructeur de toxines ou encore une élue d’extrême droite tombée amoureuse d’un Tunisien, en passant par la crise grecque et le AAA des agences de notation commentés par un couple de commerçants…
Qu’elle incarne également une productrice de téléréalité prête à toutes les manipulations pour arriver à ses fins, une touriste américaine qui ne parvient pas à attirer l’attention du serveur ou qu’elle dresse un portrait au vitriol de parents d’élèves aux prises avec leurs névroses, Anne Roumanoff campe à merveille leurs travers et cet environnement sociétal qui les assaille, mais toujours avec une profonde tendresse et une ironie mordante, où l’angle des situations se révèle un catalyseur hilarant des faiblesses qu’elle parodie.
C’est là toute sa force où avec beaucoup de justesse et un goût pour la théâtralité, elle nous embarque dans son univers soutenu par une écriture d’une rare efficacité, au service d’instants de vie ordinaires qui livrent une réflexion sur la société, ses modes et ses dérives.
On est littéralement happé par son jeu à la fois ludique et perfectionniste qui offre une caractérisation bien sentie des personnages à l’abri d’un ton, d’une attitude et de maximes qui font mouches.
Le spectacle s’achève sur une fable très corrosive et enlevée où les hommes politiques français sont transformés en animaux …
Une chronique sociale et humaine à la fois pleine de légèreté et de profondeur pour en rire, of course, mais pas que…
La Peste (d’après Camus)
Théâtre des Mathurins jusqu’au 31 août
www.theatredesmathurins.com
Après avoir triomphé au théâtre de la Porte Saint Martin, Francis Huster reprend « La Peste » d’Albert Camus pour une série de représentations exceptionnelles, au théâtre des Mathurins.
A l’occasion de la sortie de la série Nymphs en DVD et Blu-ray, le 4 août 2015, Publik’Art, en partenariat avec Zylo Éditeur et Distributeur Indépendant de Films,vous a offert la possibilité de gagner :
5 DVD Nymphs !
Vous avez été très nombreux à participer : 4 607 joueurs ! U, grand bravo à tous !
Les cing heureux gagnants sont :
Isabelle Dumas, Didier Levis, Florent Bonnet, Marie-Josée Thouvenin et Jacques Bodiguel.
Notre partenaire vous enverra vos lots très prochainement. D’avance on les en remercie vivement.
Sortie attendue pour la rentrée, Chosen débarquera avec ses trois premières saisons en DVD. Chaque saison est composée de 6 épisodes de 22 minutes. Autant dire une série à format court mais qui a su faire parler d’elle par son efficacité. La série coup de poing sera disponible dès le 16 septembre. On a hâte de voir ce que ça peut donner !
Premier album de Marc Lataste, Professeur Infini est un album one shot à la croisée d’inspirations d’horizons divers comme le manga (Dragon Ball), le comics (X-Men) ou encore le jeu vidéo. Un univers riche dans lequel le Professeur Infini a bouleversé la frontière entre deux mondes parallèles. Ouvrant une brèche entre les dimensions, il va permettre à d’infâmes créatures de semer le trouble dans son monde tandis que de l’autre côté du miroir, c’est tout un monde qui est menacé de disparaître.
Date de parution : le 5 juin 2015 Auteur : Marc Lataste (scénario et dessin) Editions : Gallimard Prix : 16,90 € (96 pages)
Résumé de l’éditeur :
L’expérience du Professeur Infini a mal tourné. Suite à la terrible explosion de sa machine interdimentionnelle, la frontière entre les mondes parallèles est fragilisée et d’effroyables créatures surgissent sur Terre pour ravager les cités. Avec ses drôles d’équipiers aux super-pouvoirs, le Professeur Infini saura-t-il restaurer l’équilibre entre les univers ?
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Notre avis sur l’album :
Petit bonhomme bleu à la mèche de cheveux étrange, placée juste devant son oeil gauche, Professeur Infini est un as de la science, un savant fou entouré de son propre staff. Une équipe de choc qui n’hésite pas à faire usage de super-pouvoirs pour régler les conflits. Mais le plus grand challenge de Professeur Infini va être de réparer ses erreurs et de retrouver une apparence normale. Dans un scénario fleuve et construit, Marc Lataste élabore une intrigue plutôt classique mais emmenée dans une dimension saugrenue. Car c’est surtout dans ses personnages et dans sa façon d’aborder son récit que l’auteur fait preuve d’originalité.
[Un] grand mix culturel.
On sent très clairement l’influence de Dragon Ball dans son traitement narratif, dosé d’un soupçon d’humour et d’une légèreté faussement crédule. Le revers de la médaille est évidemment l’impression de déjà vu malgré l’inventivité et les rebondissements qui jalonnent l’histoire du Professeur Infini. Mais les plus jeunes, vierges de ces influences de la génération Y, prendront certainement leur pied à découvrir ce grand mix culturel. Reste un véritable regret : des personnages secondaires qui manquent de profondeur et dont l’attachement fait vraiment défaut.
Côté illustrations, Marc Lataste fait encore dans le mélange de styles. Le résultat est un dessin sobre, aux lignes claires, qui rappelle un dessin d’animation. On pourrait lui reprocher un manque d’audace ou de caractère. Un dessin passe-partout.
Peut-être qu’un dessin moins rangé et des personnages plus en profondeur auraient emporté une adhésion plus franche. Professeur Infini demeure néanmoins un bon début pour Marc Lataste, qui se montre cohérent et sincère avec ce premier album.
Série S-F créée et écrite par Christophe Bec (Bunker, Carthago, Doppelgänger, le double maléfique, Pandemonium, Sanctuaire, l’Aéropostale, Sibéria 56, Deepwater Prison, Lancaster…), Prométhée est illustrée par Stefano Raffaele (Pandemonium, Deepwater Prison…) depuis le tome 6. Récit apocalyptique, la série arrive à son dénouement avec un douzième album elliptique où les extraterrestres débarquent pour exterminer l’espèce humaine. Pour en savoir plus, lire la chronique des tomes précédents.
Date de parution : le 26 juin 2015 Auteurs : Christophe Bec (scénario) et Stefano Raffaele (dessin) Editions : Soleil Prix : 14,95 € (56 pages)
Résumé de l’éditeur :
Treizième jour : le pire est arrivé.
Venus des mers et des océans, les vaisseaux extraterrestres lancent une attaque massive contre l’humanité : 99,9% seront méthodiquement exterminés !
Seule une poignée de survivants, parmi lesquels Jeff Spaulding ou encore Kellie Lambert, arrivent à se cacher… jusqu’à quand ?
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Notre avis sur l’album :
Le treizième jour, longtemps attendu, verra l’invasion des extraterrestres se répandre sur toute la planète. Une invasion hostile qui ne vise qu’une seule chose : supprimer l’humanité de la surface terrestre. Un pitch finalement réducteur face au degré de complexité narrative induit par Bec, dans un récit à la fois dense, énigmatique et haletant. Offrant un épilogue spectaculaire où chacun des nombreux personnages de la saga poursuivent leur trajectoire, le scénariste fait preuve d’inspiration jusqu’aux derniers instants de l’album. Une boucle narrative construite et pertinente bien que pas toujours très limpide.
[U]n récit à la fois dense, énigmatique et haletant.
Heureusement pour nous, Bec ne va pas refermer le chapitre de Prométhée immédiatement puisqu’un treizième album – intitulé Contacts – est d’ores et déjà prévu en janvier 2016, avec de nombreux dessinateurs sur le projet : Mario Alberti, Denis Bajram, Elia Bonetti, Thierry Démarez, Laurent Gnoni, Stefano Raffaele, Emmanuel Roudier, Stéphane Servain ou encore Ronan Toulhoat.
Sur Providence, Stefano Raffaele nous gâte avec de très belles planches où il met en scène une planète à feu et à sang. Les paysages sont particulièrement élaborés et occupent souvent, à eux seuls, l’espace narratif dans des doubles pages silencieuses où l’on sent le vent souffler sur les ruines. Un beau spectacle de fin du monde.
Prométhée est une série très originale, sans doute l’une des plus abouties de Christophe Bec. A lire.
Coyote, le père de Litteul Kevinet de Mammouth & Piston, est mort dimanche 9 août 2015 d’un « grave accident cardiaque ». Un départ brutal annoncé sur les réseaux sociaux et notamment sur la page facebook de la marque de vêtements Coyote Kustom Kultur.
Coyote laisse la communauté des amis de la BD sous le choc, tous saluant l’extraordinaire gentillesse de l’artiste et la grande générosité de l’homme. L’auteur aura marqué toute une génération avec son petit biker en herbe. RIP.
James Bond bientôt réédité en coffrets DVD et Blu-Ray
Sortie vidéo attendue pour le 30 septembre prochain, les films de James Bond vont sortir dans de beaux coffrets collector avec des bonus exclusifs. Ils seront disponibles quelques semaines avant la 24ème aventure de l’Agent 007 au cinéma, Spectre !
Communiqué de presse du 21 juillet 2015 :
Metro-Goldwyn-Mayer Studios (MGM) et Twentieth Century Fox Home Entertainment proposeront de nouvelles éditions des films de la franchise en Blu-ray, DVD et coffrets collector dès le 30 Septembre, en amont de la sortie au cinéma du 24ème opus de James Bond, SPECTRE, le 11 Novembre.
Ces coffrets contiennent deux bonus inédits, basés sur les interviews des scénaristes de la franchise Neal Purvis et Robert Wade. Dans « L’Ombre du SPECTRE », découvrez l’histoire du SPECTRE, l’organisation criminelle et terroriste mondiale créée pour la franchise. Et revivez les temps forts des trois films James Bond précédents avec Daniel Craig dans « BOND, d’hier à aujourd’hui ».
L’intégrale Blu-ray rassemble les 23 films emblématiques de la saga Bond dans un coffret Blu-ray, ainsi qu’un 24ème espace pour SPECTRE, et un nouveau disque bonus exclusif incluant « Everything or Nothing : L’histoire secrète de 007 », un documentaire inédit en France de 90 minutes sur l’histoire de 007.
Les deux films les plus emblématiques avec Daniel Craig, CASINO ROYALE et SKYFALL, seront également disponibles en édition limitée Steelbook™ Blu-ray en exclusivité chez FNAC, avec un visuel inédit inspiré par l’emblématique générique de début du film.
Les coffrets acteur Daniel Craig, Pierce Brosnan, Roger Moore et Sean Connery seront également disponibles en Blu-ray et DVD avec de nouveaux visuels collector.
A PROPOS D’EON PRODUCTIONS
EON Productions Limited et Danjaq LLC est complètement détenu et contrôlé par la famille Broccoli/Wilson. Danjaq est la société basée aux Etats-Unis qui co-détient, avec MGM, les droits des films existants de James Bond et contrôle le droit de produire les futurs films James Bond ainsi que l’ensemble du merchandising mondial. EON Productions, une filiale de Danjaq, est la branche Royaume-Uni de la société qui produit les films James Bond. La franchise 007 est la plus longue de toute l’histoire du cinéma avec vingt-trois films produits depuis 1962. Michael G Wilson et Barbara Broccoli ont succédé à Albert R ‘Cubby’ Broccoli et ont produit certains des plus gros succès de tous les temps des films BOND dont CASINO ROYALE, QUANTUM OF SOLACE & SKYFALL. Ils produisent actuellement le 24ème opus, SPECTRE.
A PROPOS DE METRO-GOLDWYN-MAYER
Metro-Goldwyn-Mayer est une société majeure de divertissement qui concentre son activité sur la production et la distribution de films et de programmes télévisés à travers le monde. La société possède l’un des catalogues de films premium et de programmes télévisés le plus important au monde. MGM a également investi dans des chaînes de télévisions locales et internationales et est le propriétaire majoritaire et distributeur de United Artists Media Group (UAMG). Pour plus d’informations, visitez : www.mgm.com.
A PROPOS DE TWENTIETH CENTURY FOX HOME ENTERTAINMENT
Reconnue comme leader mondial de l’industrie, Twentieth Century Fox Home Entertainment est la société en charge du marketing, de la vente et la distribution dans le monde de toutes les productions Fox, acquisitions et des partenaires tiers de films et de programmes télévisés. Chaque année TCFHE élargit sa gamme de produits primés à travers le monde avec l’introduction de nouveaux contenus de divertissement à travers des formats établis et émergents comme le DVD, Blu-Ray™ et DigitalHD™. Twentieth Century Fox Home Entertainment est une filiale de 21st Century Fox.
A l’occasion de la sortie du film CHAPPIE en DVD et Blu-ray,Publik’Art, en partenariat avec Sony Pictures Home Entertainment,vous a offert la possibilité de gagner :
2 Blu-ray et 1 DVD CHAPPIE
Vous avez été très nombreux à participer : 4 678 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation.
Les 2 heureux gagnants d’un Blu-ray sont :
Céline Levesque et Laurent Dalalande.
L’heureux gagnant du DVD est :
Sébastien Reynier
Notre partenaire vous enverra vos lots très prochainement. D’avance on les en remercie vivement.
Maître du clair-obscur, Georges de La Tour est un peintre lunévillois du XVIIème siècle qui méritait bien sa place dans la collection BD Les Grands Peintresdes éditions Glénat. Confié à Li-An (Le cycle de tschaï, Fantôme Blanc, Face à Face, Boule de suif, Enquêtes insolites du maître de l’étrange) en tant qu’auteur complet – exception faite de la coloration -, Georges de La Tour nous emmène pendant la guerre de Trente Ans, quand le peintre dut fuir Lunéville pour se réfugier à Nancy.
Date de parution : le 9 juin 2015 Auteurs : Li-An (scénario, dessin) et Laurence Croix (couleurs) Editions : Glénat Prix : 14,50 € (56 pages)
Résumé de l’éditeur :
Georges de la Tour, peintre et petit bourgeois, est dans la tourmente alors que la cité de Lunéville est assiégée par les troupes de Louis XIII. La guerre de Trente Ans fait rage, aussi prend-il la décision de mettre les siens à l’abri dans la ville de Nancy. Mais plus que la situation politique, c’est sa vie de famille qui le préoccupe. Son propre fils, Étienne, semble avoir un goût modéré pour la peinture et il n’est pas sûr du tout qu’il souhaite prendre sa succession. L’héritage du peintre est incertain, surtout lorsqu’un incendie ravageur survient. La Tour imagine ses tableaux rongés les uns après les autres par le feu qui consume la ville. Que restera-t-il de son œuvre ? Tout ou presque, car l’image des flammes dansantes fait imaginer au maître du clair-obscur de nouveaux effets de lumières pour ses prochains tableaux – La Madeleine à la veilleuse, entre autres.
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Notre avis sur l’album :
Dans sa fuite, le peintre a été obligé d’abandonner ses biens et ses tableaux aux flammes qui détruisaient sa ville. Très préoccupé par ce fléau destructeur qui mettait en péril toute l’oeuvre de sa vie, Georges de La Tour n’aura de cesse de s’inquiéter de l’héritage qu’il pourrait laisser et de l’héritier qui pourrait lui succéder… Autant de questions restées sans réponses et qui participeront à l’émergence d’une nouvelle vision, d’une nouvelle technique basée sur les effets de lumières : le clair-obscur.
[L]e récit ne parvient pas vraiment à trouver une accroche percutante.
Inspiré par La Madeleine à la veilleuse, le scénario utilise ce tableau comme un point de chute vers lequel converger. Un prétexte idéal pour aborder le départ douloureux de ce peintre bourgeois vivant dans le confort à Lunéville, peu préparé à affronter le siège de Louis XIII. Un personnage attachant dont l’embonpoint trahit une anxiété permanente, plongé dans une constante pénombre intellectuelle… un clair-obscur en somme. En dépit de cela, le récit ne parvient pas vraiment à trouver une accroche percutante. Un manque relatif de substance qui n’empêche pas une lecture fleuve et agréable.
Côté dessin, le crayonné de Li-An est assez basique, entre simplicité et sobriété. Heureusement, la coloration de Laurence Croix très vive et contrastée vient donner l’énergie nécessaire à la BD.
En conclusion, ce Georges de La Tour n’est pas le meilleur album de la collection Les Grands Peintres, mais il n’est pas sans intérêt.
Beauté Congo 1926 – 2015 du 11 juillet au 15 novembre 2015 Fondation Cartier
Théâtre d’une extraordinaire vitalité culturelle, la République démocratique du Congo est mise à l’honneur dans l’exposition Beauté Congo – 1926-2015 – Congo Kitoko présentée à la Fondation Cartier pour l’art contemporain avec André Magnin, commissaire général
La PEINTURE MODERNE AU CONGO DANS LES ANNEES 1920
Prenant pour point de départ la naissance de la peinture moderne au Congo dans les années 1920, cette exposition audacieuse retrace près d’un siècle de production artistique congolaise. Si la peinture est au cœur de l’exposition, la musique, la sculpture, la photographie et la bande dessinée y ont aussi leur place et offrent au public l’opportunité unique de découvrir la diversité et la vivacité de la scène artistique de ce pays.
LES ARTISTES PRECURSEURS
Dès la fin des années 1920, alors que le Congo est encore une colonie belge, les artistes « précurseurs » Albert et Antoinette Lubaki et Djilatendo livrent les premières œuvres sur papier connues, écrivant ainsi les prémices de l’histoire de l’art moderne congolais. Souvent figuratives, parfois abstraites, leurs œuvres traitent avec poésie de thèmes liés à la nature, à la vie quotidienne, aux fables locales et aux rêves. Après la Seconde Guerre mondiale, le Français Pierre Romain-Desfossés s’installe à Élisabethville et fonde l’atelier du Hangar. Au sein de cette école de peinture qui restera ouverte jusqu’à la mort de son créateur en 1954, les artistes Bela, Mwenze Kibwanga et Pilipili Mulongoy apprennent à laisser libre cours à leur imagination et créent, chacun dans des styles d’une étonnante inventivité, des œuvres lumineuses et jubilatoires.
LES ARTISTES POPULAIRES
Vingt ans plus tard, l’exposition Art partout présentée à Kinshasa (1978) révèle au grand public de nombreux artistes se proclamant « artistes populaires ». Fascinés par l’environnement urbain et soucieux de la mémoire collective, Chéri Samba, Chéri Chérin et Moke produisent une nouvelle forme de peinture figurative s’inspirant d’événements quotidiens, politiques et sociaux, dans laquelle toute la population se reconnaît. Papa Mfumu’eto Ier a lui aussi exploré la vie quotidienne et les combats ordinaires dans ses créations prolifiques de bande dessinée dont la diffusion a connu un franc succès à Kinshasa dans les années 1990. Un courant que perpétuent aujourd’hui de jeunes artistes connectés à l’actualité mondiale comme JP Mika ou Monsengo Shula.
À PARTIR DES ANNEES 1980
À partir des années 1980, des sculpteurs inventifs comme Bodys Isek Kingelez et Rigobert Nimi repensent quant à eux la cohésion sociale dans des maquettes architecturales de villes rêvées et utopiques ou d’usines robotisées. L’art est pour eux un vecteur de renouveau individuel qui participe de l’avenir meilleur du collectif.
46×57, Calendrier lunaire, un père explique à son fils le calendrier lunaire, aimait expliquer sa peinture, exposé japon, mons, paris
AU DEBUT DES ANNEES 2000
Au début des années 2000, une nouvelle génération d’artistes s’affranchit des principes de l’académie des Beaux-Arts de Kinshasa. Les membres fondateurs du collectif Eza Possibles, Pathy Tshindele et Kura Shomali, affirment ainsi la vitalité de la création contemporaine et surprennent avec leurs peintures, leurs collages et leur esprit critique.
La PHOTOGRAPHIE Illustrant le dynamisme de la vie à Kinshasa après l’indépendance du Congo, le travail de photographes tels que Jean Depara et Ambroise Ngaimoko du Studio 3Z est également présenté dans l’exposition. Photographe attitré du célèbre musicien Franco, Jean Depara est le reporter de l’extravagance des fêtes et des nuits kinoises dans les années 1950 et 1960. Ambroise Ngaimoko se concentre quant à lui sur le monde de la SAPE (Société des ambianceurs et des personnes élégantes) et du culturisme, et capture l’allure et l’énergie de la jeunesse kinoise dans les années 1970.
La musique : le jazz, La soul, le rap et la musique populaire. Le dynamisme artistique du Congo tient également beaucoup à l’omniprésence de la musique dans la vie urbaine. L’industrie musicale congolaise s’est développée durant l’âge d’or de la rumba au début des années 1950 mais, si elle a eu une grande influence en Afrique subsaharienne, cette musique urbaine est presque inconnue sur d’autres continents. Facette essentielle de l’esprit créatif du Congo, elle est tour à tour jazz, soul, rap et musique populaire, et ponctuera l’exposition en des moments clefs, comme dans un dialogue avec les œuvres d’art. Les visiteurs seront notamment invités à écouter la sélection musicale de Vincent Kenis (Crammed Discs) compilée en collaboration avec Césarine Sinatu Bolya : des chansons du grand Franco et de son groupe OK Jazz, l’émouvante Mbilia Bel, Papa Wemba le sapeur et l’éclectique Trio Madjesi.
Engagement de la Fondation Cartier envers l’art contemporain
Témoignage de l’engagement de la Fondation Cartier envers l’art contemporain africain, Beauté Congo – 1926-2015 – Congo Kitoko s’inscrit dans la continuité de précédentes expositions de la Fondation ayant accueilli des artistes congolais notamment les expositions individuelles Bodys Isek Kingelez (1995) et J’aime Chéri Samba (2004) ainsi que les expositions collectives Un art populaire (2001) et Histoires de voir, Show and Tell (2012)r et l’éclectique Trio Madjesi.
Star Wars bientôt en édition limitée Blu-Ray Steelbook
La guerre des étoiles se prépare à se répandre partout dans le monde à la fin de cette année 2015. Pour préparer l’évènement de la sortie – le 18 décembre – du septième volet de Star Wars, intitulé Le Réveil de la Force et réalisé par J.J. Abrams, les six premiers épisodes vont être édités en éditions limitées Steelbook. Chaque film sera disponible à l’unité dans un boitier Steelbook™ collector exclusif, dès le 12 novembre. Retrouvez également Star Wars : L’Intégrale de la Saga en Blu-ray, avec un nouveau visuel, dès le 14 octobre.
Communiqué de presse du 5 août 2015 :
Paris, France, le 5 Août 2015 – Alors que la Galaxie s’apprête à découvrir un nouveau chapitre de la saga Star Wars, chacun des six films légendaires ressort en Blu-ray dans une édition limitée Steelbook™ à partir du 12 novembre 2015. Ces éditions exceptionnelles ne seront disponibles que pour une durée limitée, et pourront être précommandées dès le 7 Août. Une nouvelle édition du coffret Blu-ray Star Wars: l’Intégrale de la Saga sera également disponible avec un visuel inédit le 14 octobre. L’annonce a été faite aujourd’hui par The Walt Disney Studios, Lucasfilm Ltd., et Twentieth Century Fox Home Entertainment.
Chaque film possède un visuel représentant l’un des personnages emblématiques de la Saga. Les fans pourront ainsi choisir leur préféré ou collectionner les six. Les personnages choisis pour chaque film sont : La Menace fantôme – Dark Maul ; L’Attaque des clones – Yoda ; La Revanche des Sith – le Général Grievous ; Un Nouvel espoir – Dark Vador ;L’Empire contre-attaque – un Stormtrooper de l’Empire ; et Le Retour du Jedi – l’Empereur Palpatine.
En plus du boitier Steelbook™ collector, chaque Blu-ray contient les commentaires audio de Georges Lucas et de ses équipes, ainsi que des commentaires audio tirés d’interviews d’archives, des acteurs et des équipes.
L’Intégrale de la Saga est composée des 6 films en Blu-ray, ainsi que de trois Blu-ray supplémentaires, contenant plus de 40 heures de bonus déjà présents dans l’édition actuelle.
A propos de The Walt Disney Studios
Depuis plus de 90 ans, The Walt Disney Studios sont le socle sur lequel The Walt Disney Company a été construite. Aujourd’hui, le Studio crée des films, de la musique et des spectacles à travers le monde. Les films sont distribués sous les appellations suivantes : Disney, qui comprend notamment Walt Disney Animation Studios et Pixar Animation Studios ; Disneynature ; Marvel Studios ; Lucasfilm ; et Touchstone Pictures, qui prend en charge la distribution des films live-action des studios DreamWorks. The Disney Music Group inclut Walt Disney Records et le label Hollywood Records, ainsi que Disney Music Publishing. The Disney Theatrical Group produit des événements live, dont Disney on Broadway, Disney On Ice et Disney Live!.
A propos de Twentieth Century Fox Home Entertainment
Reconnue comme leader mondial de l’industrie, Twentieth Century Fox Home Entertainment est la société en charge du marketing, de la vente et la distribution dans le monde de toutes les productions Fox, acquisitions et des partenaires tiers de films et de programmes télévisés. Chaque année TCFHE élargit sa gamme de produits primés à travers le monde avec l’introduction de nouveaux contenus de divertissement à travers des formats établis et émergents comme le DVD, Blu-Ray™ et DigitalHD™. Twentieth Century Fox Home Entertainment est une filiale de 21st Century Fox.
Alors que l’Hermione est sur le point d’achever sa nouvelle traversée de l’Atlantique, les éditions Glénat nous ont offert une magistrale édition spéciale de L’Hermione (de la série Black Crow raconte…) en très grand format. Un album one shot réalisé par l’inégalable Jean-Yves Delitte (Les coulisses du pouvoir, Tañatos, Black Crow, Belem, U-Boot, La Bounty).
Date de parution : le 15 juillet 2015 Auteur : Jean-Yves Delitte (Scénario et Dessin) Editions : Glénat Prix : 19,00 € (64 pages)
Résumé de l’éditeur :
En 1778, dans l’arsenal de Rochefort la frégate l’Hermione est mise en chantier d’après les plans de l’ingénieur Chevillard Aîné. Pendant près d’un an, charpentiers, perceurs, calfats, forgerons et bagnards se relaient pour construire ce navire de près de 45 mètres, doté d’une voilure de 1500 m2, de 26 canons pouvant tirer des boulets de 12 livres. En 1779, Gilbert Motier, marquis de La Fayette, décide d’embarquer sur l’Hermione pour combattre aux côtés des insurgés dans le conflit qui oppose l’Angleterre et ses treize colonies en Amérique du Nord…
À l’occasion de la nouvelle traversée de l’Atlantique par l’Hermione prévue en juillet 2015, Jean-Yves Delitte ressort cet album de référence dans une nouvelle édition grand format. Bénéficiant d’une nouvelle couverture et de nombreux bonus incluant le plan du navire, cet ouvrage permet d’admirer dans les moindres détails ce splendide gréement, fleuron du patrimoine naval français.
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Notre avis sur l’album :
Avant tout au centre d’un véritable récit d’espionage, L’Hermione est l’objet de toutes les attentions mais également de tous les complots. Les britanniques, en guerre contre les indépendantistes américains, s’inquiètent des projets de la France et décident d’envoyer un espion à Rochefort… Là-bas, L’Hermione est assemblée, destinée à un projet tenu secret : amener La Fayette outre-Atlantique pour prêter mains fortes aux insurgés.
[U]ne formidable occasion de se replonger dans ce mythe de l’histoire de la marine française.
Avec aisance mais non sans un goût certain pour compliquer les choses, Delitte livre un scénario riche en rebondissements au rythme de complots fomentés par un redoutable espion anglais prêt à tout pour arriver à ses fins. Occupé par l’enjeu, le récit en oublierait presque de mettre en scène la majestueuse frégate. Restée à quai durant une grande partie de l’album, L’Hermione fera heureusement quelques manoeuvres en mer en guise de conclusion. Mais on aurait aimé en voir davantage (on remarquera aussi la présence de Black Crow sur les quais pour le clin d’oeil).
On a ainsi que peu l’occasion d’admirer le dessin virtuose du peintre de la marine française, qui se prêtait pourtant fort bien à cette très belle édition. Un trait particulièrement précis quand il s’agit de mettre en scène ces frégates démesurées. Un sens du détail à nul autre pareil.
Dotée de quelques pages bonus comprenant notamment le plan du célèbre navire, L’Hermione est une formidable occasion de se replonger dans ce mythe de l’histoire de la marine française.
A la fois loufoque et original, Sex Criminals met en scène un couple très porté sur le sexe… Et pour cause ! Leur coït a pour effet de figer le temps, ce qui leur permet de commettre quelques méfaits avant un retour à la normale. Comics scénarisé par Matt Fraction (The Immortal Iron Fist, Uncanny X-Men, The Invincible Iron Man, Marvel Fear Itself, Hawkeye, Fantastic Four) et illustré par Chip Zdarsky (journaliste illustrateur également connu sous le nom de Todd Diamand), Sex Criminals se révèle être une excellente surprise !
Date de parution : le 15 avril 2015 Auteurs : Matt Fraction (scénario) et Chip Zdarsky (dessin) Editions : Glénat Comics Prix : 19,95 € (144 pages)
Résumé de l’éditeur :
Suzie a un secret. Pour elle, le sexe arrête le temps, littéralement. Jon a un problème. Il déteste sa vie, son travail et cette satanée malédiction qui le rend exactement comme Suzie. Tout devait les séparer, à part cette drôle de condition face au sexe, et pourtant… Pour la première fois dans leurs vies respectives de solitaires endurcis, ils se retrouvent… ensemble ! Et ensemble, ils vont utiliser leur don de « geler » le temps grâce au sexe pour faire ce que tout jeune couple normalement constitué ferait : dérober des banques, en commençant par celle où travaille Jon. Avec l’argent récolté, ils pourront peut-être sauver la bibliothèque de Suzie !
Une fable drôle, cocasse et savoureuse qui flirte avec ce mauvais esprit que l’on aime tant dans les films Jackass mais qui sait aussi divertir en faisant réfléchir. En bref, si Quand Harry rencontre Sally et Ocean’s 11 avait un fils illégitime, ce serait Sex Criminals !
La série a remporté le très convoité Eisner Awards de la meilleure nouvelle série à la San Diego Comic Con 2014 et a été par ailleurs élue meilleure nouvelle série par le quotidien USA Today et le comics de l’année par le prestigieux Time Magazine ! À noter enfin qu’une série TV Sex Criminals, scénarisée par Matt Fraction et Kelly Sue Deconnick est actuellement en production chez Universal TV !
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Notre avis sur l’album :
Suzie est bibliothécaire proche de la faillite quand elle fait la rencontre de Jon, salarié de banque qui s’ennuie ferme. Tous deux ont un don bien particulier : arrêter le temps grâce au coït ! Profitant de leur rencontre, ils vont mutuellement se raconter leurs petites expériences personnelles faites à l’adolescence au moment où ils ont découvert leur faculté si particulière. On assiste ainsi à des mises en situations cocasses qui installent un réel attachement à ce duo improbable.
Un moment de détente assuré.
Tout en nous livrant des petites anecdotes croustillantes, le scénario se fixe peu à peu un cap : celui d’un braquage préparé par le couple pour sauver la bibliothèque de Suzie. Comics à la construction irréprochable malgré la légèreté de son contenu, Sex Criminals se révèle très efficace.
Accompagné d’un dessin bariolé de couleurs, Sex Criminals offre une explosion d’effets visuels recherchés. Des sensations fortes qui bénéficient d’une mise en scène graphique bien pensée, bien que le style de Chip Zdarsky reste assez basique si l’on y regarde de plus près. Reste qu’il parvient à dégager un vrai quelque chose de plus à travers ses planches.
Sex Criminals tient toutes ses promesses. Un moment de détente assuré.
A l’occasion de la sortie du film Titanium en DVD et Blu-ray,le 15 juillet 2015, Publik’Art, en partenariat avec CONDOR ENTERTAINMENT vous a offert la possibilité de gagner :
4 DVD Titanium (Prix conseillé en DVD : 16,99 € TTC)
Vous avez été très nombreux à participer : 4 553 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation.
Les 4 heureux gagnants sont :
Martin Laurent, Gisèle Koby, Marie Yasemenski et Eric Bailly.
Notre partenaire vous enverra vos lots très prochainement et d’avance on les en remercie vivement.
Retour sur l’exploration du Pôle Sud avec ce deuxième tome d’Antarctica, série écrite par le grand reporter Jean-Claude Bartoll(Insiders, Mortelle Riviera, L’Agence, T.N.O., Mékong, Diamants, Le Terroriste, La traque) et illustrée par Bernard Köllé (Diamants). Un épisode où les deux équipages, norvégiens et anglais, s’installent chacun de son côté sur la banquise… L’occasion peut-être pour Knut et Maureen de se retrouver. Pour en savoir plus, lire notre chronique du tome précédent.
Date de parution : le 24 juin 2015 Auteur : Jean-Claude Bartoll (scénario) et Bernard Köllé (dessin) Editions : Glénat Prix : 13,90 € (48 pages)
Résumé de l’éditeur :
1911. L’Antarctique est enfin en vue ! À l’issue d’un voyage turbulent, les capitaines Scott et Admundsen préparent le mouillage de leurs navires respectifs, chacun d’un côté de la barrière de Ross et ses 30 mètres de hauteur. Car la course au pôle Sud n’est pas finie… Après ceux de l’océan, c’est aux dangers de la banquise et au froid mortel que les équipages doivent à présent faire face. Ayant chacun suivi l’une des deux expéditions rivales, les amants Knut et Maureen vont-ils réussir à se retrouver ?
Vivez en trois tomes l’histoire d’amour tourmentée entre Knut et Maureen, placée sous le signe des grands espaces, de la noble aventure et des défis intenses, inspirée des carnets de voyage des célèbres explorateurs Scott et Amundsen et de leur « course au pôle Sud ».
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Le point sur l’album :
Tandis que les deux expéditions se livrent à une véritable course contre la montre pour explorer le Pôle Sud, installant leur camp de base à à peine 300 km de distance, Maureen embarquée clandestinement va tout faire pour retrouver son Knut, quitte à braver les éléments. Une aventure romanesque qui nous emmène au bout du monde entre chiens de traineaux et chevaux d’attelage. Bien que captivant, on regrette que le récit ne soit pas plus encore centré sur l’expédition elle-même, ses difficultés et ses enjeux.[pull_quote_left]Une aventure romanesque qui nous emmène au bout du monde (…)[/pull_quote_left]
Profitant d’un environnement propice, le dessin de Bernard Köllé est généreux en points de vue imprenables, souvent mis en perspective par des premiers plans astucieux. Ce désert blanc est vite adopté par l’illustrateur comme un véritable atout pour briser la glace.
Si l’on prend plaisir à parcourir Antarctica, la série semble pouvoir aller plus loin dans son prochain et dernier tome. On l’espère en tout cas.
Nouvel album de la collection Les Grands Peintres, Pieter Bruegel est raconté par le scénariste François Corteggiani (Yakusa, De silence et de sang, Alix, Lefranc) et l’illustrateur Mankho (AAton) qui ont de nombreuses fois travaillé ensemble, notamment sur Le Roi du monde, Zembla et Gallix ou encore L’Homme à la tête de fer.
Date de parution : le 9 juin 2015 Auteurs : François Corteggiani (scénario) et Mankho (dessin) Editions : Glénat Prix : 14,50 € (56 pages)
Résumé de l’éditeur :
1568. En ces temps troublés dans les provinces du nord, Philippe II, roi d’Espagne, règne en tyran sur les Pays-Bas. Sous la bannière de Guillaume d’Orange, ceux qui se nomment eux-mêmes les « gueux » combattent pour la liberté de la Flandre. Initiée comme un combat pour le protestantisme, leur révolte se transforme très vite en une insurrection contre la domination espagnole dont les troupes occupent le pays. Une terrible répression s’ensuit, menée par le comte Jordi Semper de Calavera, surnommé : « Le Diable rouge », et ses mercenaires germaniques… Ne reculant devant aucune exaction et aucune torture, ils tracent un sillon sanglant dans le pays à la recherche d’un tableau, une œuvre dit-on de Pieter Bruegel, sur lequel sont représentés cinq mendiants : trois d’entre eux auraient les traits des nouveaux chefs de la rébellion. Mais très vite, ils apprennent que d’autres tableaux semblables seraient apparus dans les villes alentour. Parmi tous ces Cinq mendiants, quel est le bon, celui qui fait apparaître les visages des véritables chefs de la rébellion ?
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Notre avis sur l’album :
Inspiré du tableau des Cinq mendiants et de son contexte historique fort, l’album offre une point de vue passionnant sur Pieter Bruegel. Ce peintre du XVIème siècle aurait oeuvré contre la toute puissante espagne qui avait envahit le Pays-Bas. Là, se jouait une lutte pour le protestantisme appelée plus communément « la guerre des gueux », très sévèrement réprimée par les hommes du roi Philippe II, dont le comte Jordi Semper de Calavera, dit « le diable rouge » fait figure de proue.
[D]igne des meilleurs feuilletons de Secrets d’Histoire (…)
Orchestrant une mise en scène digne des meilleurs feuilletons de Secrets d’Histoire, François Corteggiani imagine un récit haletant où le diable rouge se met frénétiquement à la recherche du responsable du tableau censé dévoiler l’identité des commanditaires de la révolte des gueux. L’album en est presqu’épique, ne lésinant pas sur le côté spectaculaire.
Côté dessin, Mankho démontre une grande dextérité dans sa capacité à orner ses planches et ses personnages de multiples détails. Sa précision impressionne. Elle contribue largement au spectacle en ajoutant fluidité et clarté à l’ensemble.
Cet album nous offre une vision fantasmée de l’une des oeuvres de Pieter Bruegel. Et la mission est réussie !
Suite et fin d’Un long silence, diptyque réalisé par Eric Stalner (La Zone, Vito, Le triangle secret, L’or sous la neige, Loup…) en tant qu’auteur complet. Un policier dont le récit prend racine dans les cabarets New Yorkais du XIXème siècle, où un jeune homme passé expert dans l’art de se faire passer pour sourd enquête pour identifier le meurtrier qui a causé la mort de sa mère. Pour en savoir plus, lire notre chronique du tome précédent.
Date de parution : le 20 mai 2015 Auteur : Eric Stalner (scénario et dessin) Editions : Glénat Prix : 13,90 € (56 pages)
Résumé de l’éditeur :
Will sait à présent que l’attentat dans lequel sa mère a disparu n’a pas été perpétré par un groupuscule anarchiste. Il cacherait des raisons beaucoup moins… idéologiques. C’est en tout cas ce que lui a révélé Charly, agonisant, avant d’ajouter une chose : le véritable responsable est bien au Pink Flamingo. Mais qui exactement ? Profitant de son « pouvoir » de sourd-muet, Will mène l’enquête en toute discrétion. Sauf que les membres du cabaret commencent à se méfier… Et s’il n’était qu’un simulateur ?
Éric Stalner conclut son diptyque Un Long silence : la quête de vérité d’un jeune garçon dans les faubourgs turbulents de New York à la fin du XIXe siècle.
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Notre avis sur l’album :
Un scénario percutant et habile (…).
Sachant bien que l’assassin de sa mère est au sein même de l’établissement pour lequel il travaille, Will va avoir du fil à retordre pour éclaircir son affaire et assouvir sa vengeance. D’autant plus qu’il est lui même menacé par un mystérieux assassin qui sème la panique au sein du cabaret. Un scénario percutant et habile qui installe en très peu de temps une intrigue assassine efficace. La conclusion apportée à la série est savoureuse et bien vue. Eric Stalner maîtrise son sujet malgré la brièveté de l’exercice.
Tout comme son dessin, à la ligne épurée et précise, qui offre une lecture fleuve dans les quartiers new yorkais d’époque. Difficile de rester insensible.
Un long silence est une série parfaite pour l’été. Que ce soit au dessin ou au scénario : c’est bien réalisé et c’est efficace. A découvrir en librairie.
C’est la fin d’un diptyque inspiré avec ce deuxième album mettant en scène Roman Von Ungern-Sternberg, dernier général tsariste, aussi surnommé Le Baron fou. Scénarisé par Rodolphe (Robert Sax, Memphis, Le Baron Fou, Si seulement, Kenya, Assassins…) et illustré par Michel Faure (Dieu, sa fille et l’homme, L’Étalon Noir, L’Île au Trésor, Elsa, le Décalogue, Jésus Marie Joseph, Camargue rouge), l’album montre les dernières batailles du Baron Fou, qu’elles soient contre des soldats ou contre ses angoisses… Pour en savoir plus, lire notre chronique du tome précédent.
Date de parution : le 1er juillet 2015 Auteurs : Rodolphe (scénario) et Michel Faure (dessin) Editions : Glénat Prix : 13,90 € (48 pages)
Résumé de l’éditeur :
Ourga, la capitale mongole, est à présent entre les mains de la Division sauvage de Roman Von Ungern. Mais le baron ne s’en est pas sorti indemne. Blessé lors de l’attaque, il est pris en charge par Élisabeth qui, à mesure qu’elle le soigne, semble se rapprocher de son ravisseur. Un jour, en lui retirant son pansement, la jeune Anglaise découvre sous le bandage une marque en forme de pique. Élisabeth osera-t-elle lui avouer que ce symbole noir que le Baron redoute tant, c’est lui-même qui le porte dans son dos ?
Seulement quelques mois après le premier tome, découvrez la fin de ce très beau diptyque empreint de romance, d’aventure et d’exotisme. Rodolphe et Michel Faure s’inspirent de l’histoire incroyable du « Baron Fou » Von Ungern, dernier général tsariste autoproclamé successeur de Gengis Khan, qui envahit la Mongolie à la fin de la Première Guerre mondiale.
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Le point sur l’album :
Alors que le Baron Fou livre bataille, sa prisonnière Elisabeth prend son rôle d’infirmière de plus en pus à coeur, succombant au charme magnétique de son ravisseur. Syndrome de Stockholm ou non, une romance va s’installer entre les deux protagonistes alors que le général perd peu à peu pied après une vilaine blessure, persuadé que le mauvais sort a jeté son dévolu sur lui sous forme de pique (cf. résumé). Le Baron fou nous fait vivre une aventure imprégnée d’Histoire, de violence, de massacres de guerre mais aussi de folie douce et d’amour. Un cocktail original où les personnages principaux sont finement mis en scène au service d’un récit profond.
Le dessin réaliste de Michel Faure ajoute du relief à l’ensemble grâce à son côté brut. Son trait naturel, dominé par la couleur directe, montre une belle audace qu’il faut saluer. Une prise de risque qui ne plaira pas à tout le monde.
En bref, Le Baron Fou est un diptyque plaisant à parcourir, mettant en scène un personnage méconnu, à tort, de l’Histoire. Un vrai original.
Adapté de l’oeuvre de Philip Pullman,chef-d’œuvre de la fantasy anglaise, Les Royaumes du Nord est une bande-dessinée scénarisée par Stéphane Melchior-Durand (Raiju, Raiden, Gatsby le magnifique) et illustrée par Clément Oubrerie (Aya de Yopougon, Zazie dans le métro, Jeangot, Pablo). Après un premier album intriguant, voici donc la suite des aventures de Lyra arrivée au royaume du Nord.
Date de parution : le 11 juin 2015 Auteurs : Stéphane Melchior-Durand (scénario) et Clément Oubrerie (scénario et dessin), d’après l’œuvre de Philip Pullman Editeur : Gallimard Prix : 17,80 € (80 pages)
Résumé de l’éditeur:
Débarquée à la frontière du Grand Nord flanquée d’une horde de Gitans, Lyra compte bien sauver son ami Roger des Enfourneurs et retrouver son père, Lord Asriel. Un bataillon de fabuleuses sorcières, un pilote d’aéronef et surtout Iorek Byrnison, le terrible ours en armure, font route avec elle. Pourront-ils la protéger des mille dangers qui l’attendent tout au long de sa quête, jusqu’aux confins glacés des Royaumes du Nord?
Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)
Notre avis sur l’album :
Au coeur de l’action, ce deuxième album des Royaumes du Nord nous emmène dans le Grand Nord avec l’intrépide Lyra, qui parvient à s’entourer d’alliés indispensables à sa quête. Sous la protection d’une puissante sorcière et d’un ours blanc à l’armure magique,elle va infiltrer le repère des Enfourneurs, ces kidnappeurs d’enfants qui glacent le sang… Un épisode haletant qui livre un récit particulièrement bien adapté.
Le dessin authentique de Clément Oubrerie en est l’écrin idéal. Son trait léger et inspiré insuffle une identité très forte à l’univers des Royaumes du Nord. Une originalité graphique des plus appréciables.
Avec un deuxième album rythmé, Les Royaumes du Nord achèvent de nous convaincre en livrant une véritable aventure onirique. Très efficace. A lire et à suivre.
Auteur, comédien et metteur en scène, Alex Lutz est connu du public pour sa revue de presse cultissime de Catherine (c’est lui) et Liliane, programme court écrit et interprété avec Bruno Sanches, dans Le petit journal de Yann Barthès, sur Canal+.
Mais c’est aussi un showman, irrésistiblement drôle, au ton unique et décalé qui, après avoir triomphé au Grand Point-virgule à Paris puis de nombreuses salles, se produit au Festival de Ramatuelle.
Enrichi et d’une étonnante théâtralité, son one-man-show ne cesse de surprendre et d’émouvoir. Et surtout, bien sûr, de faire rire encore, toujours !.
En croquant ses contemporain entre pur moment de folie et d’autodérision portée à son paroxysme, il campe à merveille leurs travers, les siens, les nôtres, mais toujours avec une profonde tendresse et une pointe de mélancolie, où l’absurde des situations se révèle un catalyseur des faiblesses qu’il parodie.
Du directeur de casting caractériel qui s’en prend à tout son staff ainsi qu’au pauvre candidat venu passer une audition : « Lutz ? C’est allemand ? T’es petit, t’es blond, t’es allemand, c’est chiant ! », de l’acteur porno surbooké qui tente de caler son agenda, ou encore du technicien de plateau sympa mais collant et inconscient « Alex, tu feras bien gaffe, j’ai laissé ta bouteille d’eau ouverte à côté des câbles électriques », en passant par l’histoire ravageuse sur l’étymologie du mot Montparnasse où se convoquent les Uns et KarlLagerfeld, à la jeune femme sur-hormonée et donc perturbée, Alex Lutz se révèle un authentique comédien mais aussi un créateur d’univers improbable.
C’est là toute sa force où avec beaucoup de finesse et d’originalité qui le démarquent d’autres humoristes, il nous embarque dans son imaginaire soutenu par une écriture d’une rare efficacité, délestée de toute facilité, pour travestir avec justesse et une ironie mordante des instants de vie ordinaires qui dérapent en épisodes burlesques et dérisoires.
On est littéralement happé par son jeu à la fois ludique, surréaliste et perfectionniste qui offre une caractérisation parfaite des personnages à l’abri d’une gestuelle et d’une attitude aussi justes qu’hilarantes.
En croquant ses contemporain entre pur moment de folie et d’autodérision portée à son paroxysme, il campe à merveille leurs travers, les siens, les nôtres, mais toujours avec une profonde tendresse et une pointe de mélancolie, où l’absurde des situations se révèle un catalyseur des faiblesses qu’il parodie.
On aime donc sans modération son univers très personnel, ces prises de risque qui en font un interprète vraiment à part. Indubitablement un grand artiste, courez-y !.
Ibrahim Maalouf Nouveaux albums : Red & Black Light et Kalthoum Sortie le 25/09/2015
En 2014, Ibrahim Maalouf reçoit pour son album « Illusions » une victoire de la Musique dans la catégorie Meilleur album de musiques du monde. C’est un moment historique pour lui et pour tous les musiciens puisque c’est la première fois en 29 ans que les Victoires de la Musique récompensent un projet uniquement instrumental.
Le grand public découvre alors un artiste complet dont il ne connaissait que ses collaborations avec Amadou et Mariam, Vincent Delerm, Sting, Matthieu Chédid, Salif Keita, Lhasa de Sela, etc… pour n’en citer que quelques unes.
La même année, il réalise et compose les albums « Funambule » pour Grand Corps Malade qui deviendra double disque d’or, et le très confidentiel « Something came with the sun » pour la suédoise Isabel Sörling tiré seulement à quelques centaines d’exemplaires.
En 2015, c’est une nomination aux Césars pour la bande originale du film « Yves Saint Laurent » de Jalil Lespert qui le remet au devant de la scène, et si composer pour le cinéma est une passion qui lui prend de plus en plus de temps, la chanson n’est pas en reste puisqu’il vient de produire, réaliser et composer sur son label « Mi’ster » l’album qui marquera le retour sur scène de la chanteuse Natacha Atlas.
Ibrahim parcourt le monde depuis la trilogie « DIA » (3 albums sortis entre 2007 et 2011), jusqu’à son hommage à Miles Davis « WIND » sorti en 2012 qui lui valut également la Victoire du Jazz « Artiste de l’année », et pourtant cela n’est que la partie visible d’une vie musicale commencée dès son plus jeune âge.
On ne se doute pas du pas du parcours rare de ce musicien éduqué dans une double culture musicale, en grande partie grâce à l’instrument unique au monde inventé par son père Nassim Maalouf, la trompette à 1/4 de tons, qui permet de jouer les modes propres à la musique arabe. Ibrahim hérite d’une petite perle de l’histoire musicale contemporaine, les instruments acoustiques inventés de nos jours sont en effet bien rares. Et si son père lui enseigne l’art de l’improvisation arabe, il l’éduque également très jeune à la technique de la trompette classique pour jouer avec lui des concertos baroques, classiques, modernes et contemporains, dès l’âge de 9 ans un peu partout en Europe et au Moyen-Orient.
Au tout début des années 2000, avec plusieurs prix de concours internationaux en poche ainsi que le diplôme du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Ibrahim avant tout compose et improvise. Il se nourrit de tout, au travers des rencontres, allant du hip hop à la musique électronique, en passant par les musiques africaines, indiennes, balkaniques, le jazz, le rock, le hard rock, la pop, les musiques sud américaines ou simplement la chanson.
De ces rencontres naissent donc ses compositions et créations, que ce soit pour ses albums ou pour des commandes de festivals, compagnies de danse, films ou orchestres. Ibrahim compose et ne s’en lasse aucunement. Avec de nombreuses oeuvres pour orchestres symphoniques, chorales, choeurs d’enfants, ensembles divers, avec ou sans sa trompette 1/4 de tons, Ibrahim explore, cherche et ne s’interdit rien. Ibrahim est un enfant de Beyrouth, né sous les bombes en 1980, dans un Liban décimé par la guerre civile. À 12 ans, il se rêve en architecte libre pour reconstruire son pays. Ce sera finalement grâce à sa musique qu’Ibrahim transmettra son souffle de liberté. La transmission est même devenue un élément majeur de son travail.
Ses albums, ses collaborations et ses nombreux projets à venir sont le reflet de cette liberté qu’Ibrahim Maalouf revendique avant tout.
« Kalthoum » et « Red & Black Light » sont deux nouveaux albums en hommage aux femmes.
« RED & BLACK LIGHT» est une ode à la femme d’aujourd’hui et à son rôle fondateur et fondamental pour espérer un avenir meilleur. Les femmes de ma famille ont eût, et ont encore aujourd’hui, une influence incommensurable sur tout mon travail musical. Notamment parce qu’elles m’inspirent considérablement dans leur façon de gérer leur quotidien et celui de leur entourage. Malgré des vies en labyrinthes, complexes et souvent dramatiques, elles portent en elles une force et une stabilité similaires à une forme de transe inébranlable. Elles me donnent l’impression de ne jamais perdre de vue ce qui est essentiel.
Axé sur une esthétique plus actuelle, plus électro, voire pop, cet album est constitué de mes compositions ainsi que d’une reprise de la diva d’aujourd’hui Beyonce. Bien qu’étant particulièrement complexes dans leur écriture (avec des polyrythmies en 19, 17 ou 27 temps par exemple), nous avons arrangé ces musiques (avec les 3 musiciens qui m’entourent), de manière à ce que jamais le poids de l’écriture ne se fasse entendre. Nous avons donc contourné le piège de l’élitisme et de l’écriture scientifique pour élaborer un album transparent et limpide, sur lequel le public peut même danser ou chanter, mais qui regorge néanmoins d’une multitude de superpositions insoupçonnées de thèmes, d’harmonies et de rythmes, que seule une lecture mathématique de l’album pourrait trahir.
Enregistré à Ivry sur seine (France) avec Eric Legnini (Claviers), François Delporte (Guitare) et Stephane Galland (Batterie), cet album est avant tout une envie de dessiner l’importance et la nécessaire complexité des choses et des personnes essentielles.
« KALTHOUM » est une célébration des femmes qui ont bouleversé le cours de l’histoire et dont l’influence artistique a eu un impact jusque dans nos vies actuelles. J’ai donc choisi une figure emblématique, véritable monument de l’histoire du peuple arabe, et qui est par ailleurs la voix que j’ai le plus écoutée depuis ma toute petite enfance : Oum Kalthoum.
Avec le pianiste Frank Woeste nous avons « traduit » dans un jazz assez conventionnel, mais nous l’espérons innovant de par son métissage, l’un des plus grands succès de la diva égyptienne : « Alf Leila Wa Leila » ( « Les Mille et une Nuits »). Cette chanson de 1969 composée par Baligh Hamidi est une suite d’environ une heure (comme souvent à cette époque), avec un refrain de 3 minutes et des couplets allant de 5 à 25 minutes. L’improvisation, dans la version originale comme dans cette version-ci, tient une place importante, mais cette suite est surtout une succession de tableaux dont la mise en scène fût passionnante à retranscrire.
Enregistré et mixé à New York avec la même équipe que l’album « Wind » (2011) qui était également un hommage (à Miles Davis), c’est en toute logique que j’ai envisagé « Kalthoum » comme une continuité de cette belle aventure discographique avec Larry Grenadier (Contrebasse), Clarence Penn (Batterie), Mark Turner (Saxophone) et Frank Woeste (piano