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Demain : la BO du film de Mélanie Laurent et Cyril Dion

demain BO

Demain : la BO du film de Mélanie Laurent et Cyril Dion

Signant la Bande Originale du film Demain, Fredrika Stahl propose un EP pop à l’accent jazzy, disponible à partir du 27 novembre.  Poétique et aérienne, la musique de Fredrika Stahl va droit aux sentiments, à l’instar de Tomorrow et son refrain captivant. Cyril Dion dira au propos de l’artiste : « Elle n’avait vu aucune image pourtant, à chaque fois, elle tapait dans le mille. Nous avons […] travaill[é] à distance : nous lui envoyions des séquences, elle nous renvoyait des morceaux. Sa voix et sa musique sont presque un personnage à part entière, donnent une véritable identité au film. » (Source : Allociné).

Sortie : le 2 décembre 2015
Durée : 1h58
Réalisateurs : Mélanie Laurent et Cyril Dion
Avec : inconnus

Précisions que le film a pour point de départ les résultats d’une étude scientifique parue dans la revue Nature en 2012. Très alarmante, cette dernière a conclu à un effondrement généralisé des écosystèmes, donc la fin des conditions de vie stables sur Terre. C’est pourquoi Demain inaugurera la Conférence onusienne pour le climat, mieux connue sous le sigle COP21, qui se réunira à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.

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Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…

[vc_custom_heading text= »La BO : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

[vc_custom_heading text= »La Bande annonce : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

[vc_custom_heading text= »L’actu cinéma sur Publik’Art : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal » link= »url:http%3A%2F%2Fpublikart.net%2Fcinema%2F|| »]

Yoko Ono en lumière au MAC Lyon en 2016

Yoko Ono

Yoko Ono en lumière au MAC Lyon en 2016

C’est une première en France, une rétrospective de l’oeuvre de Yoko Ono va être organisée au MAC Lyon en 2016. L’exposition, répartie sur près de 3000 m², retracera plus de 60 ans de création de cette artiste plasticienne, musicienne ou encore vidéaste.

Sortie : du 9 mars au 10 juillet 2016
Lieu : MAC LYON

[vc_custom_heading text= »Communiqué de presse : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Le Musée d’art contemporain de Lyon est très heureux de vous annoncer la toute première rétrospective française consacrée à l’oeuvre de Yoko Ono.
Il est rare qu’une artiste présente dès ses débuts une oeuvre accomplie. C’est le cas de Yoko Ono qui, dès l’origine, expose de nouvelles idées et concepts, et conçoit de nouvelles manières d’écouter et de produire du son. Elle parfait son éducation entre la philosophie et la vie en temps de guerre, privations et déplacements.

Elle est née à Tokyo en 1933 et se rend aux États-Unis à l’âge de 3-4 ans, mais doit regagner le Japon avec sa famille quand la guerre éclate. Pendant le bombardement de Tokyo, elle et son frère sont contraints de fuir à la campagne pour échapper à la destruction de la ville. C’est là qu’elle découvre le ciel et le pouvoir de l’imaginaire : elle crée pour son frère affamé des « menus pour le ciel ». Le ciel devient à ses yeux une oasis de paix, lui permettant d’échapper aux difficultés qui l’entourent.

En 1952, elle écrit une oeuvre intitulée Th e Soundless Music, et une autre dont elle crée les images, qui porte le titre de An Invisible Flower. Les deux sont avant tout des « concepts ». En 1953, Yoko Ono retourne à New York afin de poursuivre ses études et c’est là qu’elle écrit A Grapefruit in the World of Park, qui sera le canevas de quelques-unes de ses toutes premières performances.

Au cours de l’hiver 1960/1961, Yoko Ono soutient l’idée qu’une représentation visuelle d’un concept ou d’une idée n’est pas nécessaire, et elle présente des instructions pour peintures, qui consistent en de simples mots écrits sur des feuilles exposées.
L’étape finale de ce processus sera la publication en 1964 de Grapefruit.
Yoko Ono crée des oeuvres pour différentes formes : son, film, participation, instruction, architecture, installation, environnement… Toutes ces formes sont présentées dans la rétrospective du mac LYON qui couvre la période 1952/2016, soit 64 ans de création.

YOKO ONO : LUMIÈRE, Rétrospective au musée d’art contemporain de Lyon.
Du 9 mars au 10 juillet 2016

 

Noiserv : sortie du nouvel album « Almost Visible Orchestra »

Noiserv

Noiserv : sortie du nouvel album « Almost Visible Orchestra »

Passé maître dans l’art du multi-instrumentalisme, Noiserv a concocté un nouvel album, Almost Visible Orchestra (OVA), qui sortira demain sous le label Naïve. L’artiste est un musicien touche à tout qui se révèle être un fin architecte sur des titres en solo travaillés en finesse et en longueur. Des sonorités délicates qui enivrent autant qu’elles enthousiasment.

Date de sortie : le 30 octobre 2015
Label : Naïve
Prix : 14,99 €
Acheter sur : Amazon

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Un univers poétique et éthéré qui pourrait facilement s’apparenter à Yann Tiersen, Radiohead, Sigur Ros ou encore Explosions in the Sky, ses principales références.

David a grandi à Lisbonne au sein d’une famille d’amoureux de la musique. Musicien amateur, c’est son père qui lui a appris ses premiers accords sur une vieille guitare de famille. Tout le reste est autodidacte. Après avoir expérimenté avec plusieurs groupes de musique au lycée, il crée Noiserv à l’âge de 22 ans, alors qu’il exerce encore le métier d’ingénieur informaticien.

Comme il le dit lui-même: « Noiserv est ma façon de ressentir le monde, ma façon d’exprimer mes sentiments. Pour résumer, c’est moi si j’étais une chanson ».

David écrit et compose seul. Il fait également des vidéos, et se charge de l’enregistrement. Sur scène, il n’est accompagné que de ses instruments et chante en anglais.

Il fait énormément de concerts. D’abord au Portugal, avec plus de 400 shows dont les salles et festivals les plus prestigieux, partageant la scène avec des groupes tels que Arcade Fire ou Portishead. Il se produit également un peu partout en Europe: Royaume-Uni, Belgique, Allemagne, Pays Bas, Slovénie, Autriche, et Suède, où sa performance au Grand Théâtre de Groningen lors du festival Eurosonic est particulièrement remarquée.

Déjà 2 albums et un EP sortis au Portugal et plus de 15 000 ventes.

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[vc_custom_heading text= »Les artistes qu’on aime : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal » link= »url:http%3A%2F%2Fpublikart.net%2Fmusique%2F|| »]

Vidéo : il rejoint un groupe de dauphins en paddle !

paddle dauphins

Vidéo : il rejoint un groupe de dauphins en paddle !

La scène s’est passée au large d’Oahu, une île de l’archipel d’Hawaï où se passait la finale des world series de paddle. Le père du surfeur a aperçu des dauphins depuis chez lui et l’a crié à son fils qui s’est alors précipité en mer pour les rejoindre. Cinq minutes plus tard, on pouvait le filmer à toute allure derrière un grand groupe de dauphins en grande forme ! Le résultat est superbe.

Décidément, la pratique du paddle semble propice aux belles rencontres. Il y a quelques semaines, on avait déjà pu admirer une très belle vidéo où un surfeur se retrouvait nez à nez avec un couple de baleines, alors qu’il était en paddle. Un moment de grâce de plus. Ici, ce rendrez marin est beaucoup plus énergique puisqu’on peut admirer les dauphins sauter hors de l’eau et parader autour du paddle qui les rejoint. Sans doute un beau souvenir pour le surfeur !

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[vc_custom_heading text= »D’autres vidéos insolites :  » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal » link= »url:http%3A%2F%2Fpublikart.net%2Fsuper-bonus-ecologique%2Fvideos-et-defouloirs-du-vendredi%2F|| »]

Résultats concours : Yves Jamait, 5 albums gagnés

Résultats du concours Yves Jamait

Vous avez été 3 251 participants au concours. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de l’album Je me souviens sont

Pierre Perez, Gaëlle Destainville, François Troadec, Frédérick Durastel et Jennifer Defyve.

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

[vc_custom_heading text= »En ce moment sur Publik’Art : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal » link= »url:http%3A%2F%2Fpublikart.net|| »]

Cafard : le nouveau Valse avec Bachir ?

Cafard film

Cafard : le nouveau Valse avec Bachir ?

Premier long métrage de Jan Bultheel, Cafard est un film d’animation ancré dans la réalité de la Première Guerre mondiale. Sa bande annonce présage un drame à la réalisation soignée où l’esthétique des effets de lumière ne manque pas. Se réclamant d’ailleurs de l’école de l’immense Valse avec Bachir, inégalé à ce jour, Cafard se montre ambitieux. Une version BD, signée Seppe Van Der Berghe et Amira Daoudi sortira d’ailleurs en même temps que le film.

Sortie : le 9 décembre 2015
Durée : 01h26
Réalisateur : Jan Bultheel
Avec : Wim Willaert, Sebastien Dewaele, Dinara Drukarova

Evidemment influencé par Valse avec Bachir, Jan Bultheel a également confié s’être inspiré de l’illustrateur argentin José Muñoz, spécialiste du noir et blanc dense et profond. Le réalisateur belge a en outre reconnu son admiration pour le travail d’Hugo Pratt. Et cela se remarque d’ores et déjà dans le teaser ! Alors, Cafard fera-t-il aussi bien que Valse avec Bachir ? On trépigne d’impatience de le savoir (et de le voir tout court) !

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1914, Buenos Aires. Jean Mordant triomphe au championnat du Monde de lutte.
Au même moment, de l’autre coté de l’Atlantique, dans une​ rue sombre d’Ostende en proie à l’occupation, sa fille, Mimi, se fait abuser par une patrouille de soldats allemands. De retour chez lui, Jean fait le serment de venger cette ignominie et s’engage avec son entraineur et son neveu dans la grande guerre, au sein du mythique bataillon belge ACM. À leur ​grand dam, les voila embarqués pour 4 années dans une odyssée surréaliste autour du monde. Au bout du compte, malgré l’horreur de la guerre, les déchirures et les peines, Jean finira par retrouver une raison de vivre.

Inspirée d’une histoire vraie, cette épopée incroyable nous plonge dans l’absurdité de la guerre, de l’Europe à la Russie, de l’Asie à l’Amérique.

[vc_custom_heading text= »La Bande annonce : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

WEI or DIE : dans l’ENFER d’un WEEK-END D’INTÉGRATION

WEI or DIE

WEI or DIE : dans l’ENFER d’un WEEK-END D’INTÉGRATION

Expérience interactive extrême, WEI or DIE vous invite  en plein cœur d’un week-end d’intégration parmi plus de 150 étudiants d’école de commerce. Le problème : l’un d’eux est retrouvé sans vie, noyé. Le spectateur va devoir diligenter son enquête grâce aux 2h25 de vidéo disponibles ! Les multiples combinaisons de montages aboutissent à un vrai film interactif (et intense, donc !).

Au total, c’est pas moins de 80 angles différents qui ont filmé la même fête que ce soit avec des caméras traditionnelles, des smartphones ou même des drones. On peut ainsi construire son  propre film et vivre une expérience unique à chaque visionnage.

Réalisé et co-écrit par Simon Bouisson, WEI or DIE met en scène de jeunes comédiens comme Stéphane Bak ou Noémie Merlant, dans les situations les plus extrêmes. Accrochez donc votre ceinture, car le film est sorti directement sur internet aujourd’hui, sur un site dédié avec toutes les explications nécessaires à une immersion totale. Préparez-vous avant de cliquer sur le lien de wei-or-die.fr

[vc_custom_heading text= »La vidéo bande annonce : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Moh! Kouyaté feat. Mariama : le joli clip de Darré

Moh! Kouyaté

Moh! Kouyaté feat. Mariama : le joli clip de Darré 

Extrait de l’album de Moh! Kouyaté, Loundo (un jour), le titre Darré a désormais son clip. On y retrouve Mariama pour un featuring entrainant et solaire. On ne se lasse pas d’écouter cette musique africaine si rayonnante. Le duo se produira en concert à Paris le 13 novembre prochain, sur les planches du Pan Piper. Ne le manquez pas !

Tracklist : 14 titres
Label : Foli Son Productions / L’Autre Distribution
Prix : 14,99 €
Acheter sur : Amazon l Itunes

[vc_custom_heading text= »Communiqué de presse : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Depuis plusieurs années, son nom bruisse dans les conversations des guitaristes éclairés et amateurs de musique africaine: Moh! Kouyaté. Et n’oubliez pas le point d’exclamation ! Moh, comme Modjigui, son grand-père, gardien de la tradition et dont le nom signifie « espoir de l’homme ». Moh! comme le guitariste au groove mandingue généreux, installé à Paris depuis 2007 et jamais avare d’un boeuf ou d’un concert. Moh! Kouyaté, griot et fils de griot, un pied dans la tradition, l’autre dans les musiques actuelles, qui a choisi la musique pour faire danser les gens et les continents. Il a chauffé à blanc les nuits de Conakry, s’est recueilli sur la tombe du bluesman Robert Johnson et parcouru l’Europe en tournée.

Après le clip de Loundo, « un jour », Moh! Kouyaté présente enfin le clip de Darré avec Mariama en invitée avec qui il jouera à Paris le 13 novembre sur la scène du Pan Piper !
Vous l’avez peut être déjà vu sur scène aux Etats-Unis, en Angleterre, en Australie, en Hongrie ou à Paris. Dégaine soignée, chapeau incliné sur le côté, une présence solaire mais surtout un jeu de guitare époustouflant, à mi-chemin entre la tradition mandingue, le blues, le jazz et le rock. Avant de présenter son premier album, Loundo, Moh! Kouyaté a déjà une longue carrière derrière lui… D’abord, en Guinée, formé à l’école traditionnelle par ses parents et ses oncles, tous impliqués dans la vie musicale de Conakry.

Chez les Kouyaté, dynastie de griots depuis le 13è siècle, l’apprentissage de la musique, c’est sacré ! Son père l’encourage et lui montre ses premiers accords, sa grand-mère lui achète une guitare artisanale au marché. Il se forge une oreille en écoutant les grands classiques de l’authenticité guinéenne : le Bembeya Jazz et son lumineux guitariste Sékou « Diamond Fingers » Bembeya, le Syli Authentique, Kouyaté Sory Kandia ou encore Ousmane Kouyaté, le guitariste de Salif Keita. Les progrès de Moh! sont fulgurants. En quelques années, il se fait repérer par les meilleurs guitaristes de Guinée qui voient en lui la relève. L’un d’eux, Amadou Diallo, lui fait découvrir l’album Tenderly de George Benson. C’est un choc ! Et le point de départ d’un appétit insatiable pour de nouveaux styles de jeu : Django Reinhardt, Santana, BB King, Ben Harper, Jimi Hendrix…

La nuit, Moh! anime les soirées de la capitale guinéenne avec son groupe Conakry Cocktail, il invente un son guinéen moderne, influencé par le travail de Joe Zawinul.

En 2004, il rencontre le bluesman Corey Harris, invité par l’ambassade américaine pour un concert. Fasciné par l’Afrique de l’ouest, Corey Harris a déjà sillonné le Mali avec Martin Scorsese et Ali Farka Touré pour le film du Mali au Mississipi. Avec Moh!, l’entente est immédiate et l’année suivante, il lui propose de l’accompagner en tournée. Pendant trois mois, en tour bus, Moh! fait l’expérience du gigantisme américain. Et alors que les sources du blues puisent dans la terre ouest-africaine, Moh! en découvre les affluents : le delta du Mississipi et ses guitaristes géniaux, si proches cousins d’Amérique.

En 2007, il pose ses valises en France et découvre la scène afro-jazz de Paris. Très vite, Moh! se fait un prénom dans le milieu. Il multiplie les rencontres humaines et artistiques et retrouve de talentueux compagnons de route (Ba Cissoko, Fatoumata Diawara). En quartet, il commence à tourner dans les cafés et les salles parisiennes, puis en Europe.

En parallèle de ses nombreux projets, il compose son premier album, Loundo (« un jour »), véritable somme de toutes ses expériences. On y entend la générosité et la richesse de vingt années de carrière entre L’Afrique, les Etats- Unis et l’Europe. Des rencontres magiques, comme celle, en Italie, avec Piers Faccini, invité avec Vincent Ségal sur le délicat Gassata. Un groove ultradansant, digne d’un Mory Kanté, comme sur « T’en vas pas, ça va pas » un morceau composé pour un couple d’amis en crise et playlisté par Radio Nova, RFI ou Africa N°1. Bien souvent, Moh! Kouyaté conserve un pied dans la tradition, l’autre dans les musiques actuelles. Mandingue et afro-beat se tutoient par exemple sur Yarré ou sur le très funk Yéllé. En soussou, malinké, djahanké, pular ou français, il chante le bonheur, les drames de la vie, la difficulté de l’exil, l’instabilité du quotidien en Guinée et l’élan vital, l’espoir, celui qui permet d’avancer en toutes circonstances. Dans Loundo, « un jour », une balade aux accents rock, Moh! incite à la persévérance et à la patience : lorsqu’on y met du sien, tout peut arriver. Ce jour tant attendu a sonné et c’est celui de Moh! Kouyaté !

[vc_custom_heading text= »Le clip de Darré (Moh! Kouyaté feat. Mariama) : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Ann, un livre de Fabrice Guénier (Gallimard)

Ann

Ann, un livre de Fabrice Guénier

Fabrice Guénier écrit avec Ann son deuxième roman, après Les saintes. Il est toujours question de tourisme sexuel. Un homme de la cinquantaine rencontre une jeune femme de trente ans de moins, une prostituée de Pattaya, en Thaïlande. Il raconte cette rencontre. Unique et bouleversante.

Date de parution : le 26 mars 2015
Auteur : Fabrice Guénier
Editeur : Editions Gallimard, Collection Blanche
Prix : 19,50 € (297 pages)
Acheter sur : Amazon

[vc_custom_heading text= »4ème de couverture : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Petite Ann. Je me souviendrai toujours de toi comme d’une fille qui savait tout danser. Petit fantôme aux mains dans les poches. En attendant je raconte ta vie. À l’imparfait. Ce temps circulaire, éternel. Le temps du tableau, de l’icône.
Les années Ann. Une balade.

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur le livre : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Fabrice Guénier a écrit une petite annonce dans Libé :  Dernier roman Gallimard encore en lice pour le Renaudot, n’ayant eu à ce jour ni critique ni article de presse, cherche à rencontrer journaliste curieux. Contacter Fabrice Guénier, chez l’éditeur ou au : 06…

C’est suite à cette annonce que Publik’Art prend contact avec l’auteur et reçoit le fameux livre Ann dont personne ne veut parler. Mais pourquoi diable ?

Dès la première page on sait : « Tu es morte. Peut-on à cinquante ans passés se sentir orphelin d’une gamine de vingt trois ans ? La mort n’est pas le mystère. Le mystère c’est la vie qui continue. Le mystère c’est, comment ? (p 13). »

Ce livre n’est pas triste même s’il parle de la maladie, de la mort, il est juste très beau

Voilà, tout est dit dès le début du livre. Ce livre ne peut pas être un simple roman. Il est sans doute une autobiographie. Celle de Fabrice Guénier. Un livre écrit à la première personne. Est-ce vraiment l’histoire vécue par Fabrice ? Il écrit la vérité, toute la vérité sur ce qu’il a vécu. Il a rencontré une toute jeune prostituée, vingt ans, qui lui a apporté ce dont il avait besoin, au jour le jour. De l’amour mais aussi de la gaieté et du respect. Pas de jugement entre eux. Des rapports qui ne s’expliquent pas, qui n’ont pas besoin de paroles, mais qui se payent. Pas question de sexe ni d’argent dans ce livre. Juste une relation entre deux êtres que tout oppose. Deux êtres abîmés par la vie.

Le tourisme sexuel, on n’aime pas. On le juge, sans vraiment chercher à le comprendre et encore moins à l’accepter. Mais avec ce livre, on comprend mieux ce qu’il apporte à chacun, que l’on soit demandeur ou donneur. Et cette fois-ci, la rencontre avec Ann va nous bouleverser. Rien n’est inventé. Ann prenait des notes sur son carnet et les partageait avec son « baby » et vice versa. Fabrice n’a rien oublié. Comment l’aurait-il pu ? Il a vécu plusieurs rencontres durant trois années avec une Ann pétillante de vie et de gaieté malgré la misère dans laquelle elle vivait, elle et sa famille. Une Ann qui savait veiller sur lui et lui apporter tous les bienfaits dont il avait besoin. Une Ann qui lui racontait toutes les horreurs qu’elle avait déjà subies durant sa courte vie. Une Ann qui avait 1000 ans dit l’auteur alors qu’elle dormait avec sa peluche Kitty.

Et puis un jour Ann est tombée malade, très malade. Et ce fut à son tour de l’aider, de l’entourer, de l’accompagner, jusqu’au bout de sa route. Son hospitalisation, son agonie, sa mort, son enterrement, tout nous est confié dans les moindres détails. Avec amour, respect et dignité. Un très bel hommage est rendu à Ann. Et écrire un livre qui porte son nom, qui lui est entièrement consacré est un juste retour des choses. Ann était prostituée, mais c’était surtout une princesse, sa princesse qu’il n’a pas pu sauver, mais dont il a tout appris, sa famille, son village, ses coutumes…

Un livre bouleversant dans les moindres détails et tellement joliment écrit. Comme un long poème qui lui serait totalement dédié. Un poème vrai, cru et vivant alors qu’Ann est morte à vingt trois ans. Un poème qui permet à Ann de revivre encore à travers nous, pour toujours.

Je sais que je te parlerai toujours dans ma tête, avec des mots très bêtes, des mots très convenus.
Les mots des pauvres gens.
Des mots pour que tu reviennes. (p 219)

Voilà un livre qui va nous marquer à jamais. Un grand bravo à Fabrice Guénier de l’avoir écrit et de nous avoir fait partager son amour et son chagrin.

Ce livre n’est pas triste même s’il parle de la maladie, de la mort, il est juste très beau. Et très vivant. Longue vie à Ann ! Et pourquoi pas le Prix Renaudot ?

Chu & Blossom, un film de Charles Chu et Gavin Kelly

Chu & Blossom

Chu & Blossom, un film de Charles Chu et Gavin Kelly

Chu est un étudiant coréen venu étudier aux Etats-Unis pour parfaire un parcours universitaire exemplaire. Débarqué dans une ville très modeste, il ne va pas facilement s’adapter à cette nouvelle vie. Sa famille d’accueil n’est pas vraiment chaleureuse tandis que son intégration auprès de ses camarades se révèle laborieuse. Heureusement, une rencontre va changer ses perspectives pour former un duo inséparable : Chu & Blossom.

Sortie : le 28 octobre 2015
Durée : 01h38
Réalisateurs : Charles Chu et Gavin Kelly
Avec : Charles Chu, Ryan O’Nan, Alan Cumming, Caitlin Stasey

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Joon Chu, étudiant coréen à l’anglais hésitant, participe à un programme d’échange international. À peine remis de la perte de son frère, il se retrouve coincé dans une petite ville américaine où il est entraîné dans la folie douce de Butch Blossom, un artiste non-conformiste et visionnaire. À la recherche d’un équilibre dans leurs vies personnelles, entre famille, amour et amitié, Joon et Butch trouvent ensemble un nouvel élan de créativité pour s’ouvrir au monde.

Chu & Blossom

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Derrière la caméra, Gavin Kelly sort de son métier de directeur de photographie pour s’associer à son co-réalisateur Charles Chu, également acteur principal du film. Réalisé par deux inconnus, le film s’amuse de nombreux clichés vécus par les étudiants lors de programmes d’échanges universitaires.

Joon Chu vient de Corée pour obtenir une bourse pour ses études d’ingénieur. Il parle un anglais approximatif et il est de nature très introverti. Autant de barrières qui se dressent entre lui et ses nouveaux camarades américains. C’est en dehors du campus qu’il va faire une rencontre improbable avec l’idiot du village. Ce dernier va l’interpeller dans un instant de folie et Joon va se laisser doucement emporter dans le délire. Dès cet instant, il va lâcher prise pour s’accepter enfin et s’affranchir du regard des autres, plus spécialement du poids de ses parents. Surtout qu’une autre rencontre l’attend, amoureuse cette fois.

Jouant sur les thèmes de l’amitié, de la différence ou encore de la construction de soi, Chu & Blossom ne joue pas une partition bien originale, surtout quand le scénariste ajoute au personnage de Joon un passé endeuillé par la mort de son frère, qui ressurgit tous les quarts d’heure pour lui rappeler ses souffrances et interroger sur sa place dans sa famille. Des flash-backs réutilisés avec des plans identiques de trop nombreuses fois.

[U]ne douceur poétique photogénique

En dehors d’un scénario assez pauvre et sans grand intérêt, le traitement apporté au film mérite d’être abordé. Sous prétexte d’un atelier sur l’art de la photographie – en rapport direct avec la profession de Gavin Kelly – les étudiants jouent avec leurs appareils photos avec l’obligation de préparer une exposition. Celle de Chu vaudra le coup d’être vécue. La réalisation de Chu & Blossom est ainsi habitée par une douceur poétique photogénique, incarnée par la créativité débordante de l’excentrique Blutch Blossom. Principal vecteur de divertissement, cet inventeur fou amuse avec des dialogues décalés bienvenus.

Malgré les quelques bonnes trouvailles de la réalisation de Blu & Blossom, le film a du mal à convaincre, pénalisé par une intrigue creuse et des acteurs très moyens. On a du mal à s’identifier à Joon Chu qui semble largement sur-joué. L’actrice Caitlin Stasey sort par contre assez nettement du lot dans le rôle de Cherry Swade, avec un jeu très juste.

Film léger plutôt bien arrangé, Chu & Blossom est donc un premier essai qui souffre un peu d’un amateurisme ambiant…

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Théâtre du Versant Acte Sept : Colloque International de Biarritz : Chantier Sud-Nord

7ème Colloque International de Biarritz Programme général

Théâtre du Versant Acte Sept : Colloque International de Biarritz : Chantier Sud-Nord

De nombreuses festivités vous attendent à Biarritz pour ce 7ème Colloque International ! Sous le patronage du Ministère de la Culture et de la Communication Et de la Commission Nationale Française pour l’Unesco. Avec le soutien de l’Organisation Internationale de la Francophonie, et de l’Office Artistique de la Région Aquitaine et de la Ville de Biarritz.

Du 18 au 20 novembre 2015
Pour en savoir plus : Le Théâtre du Versant

Programme du Colloque International de Biarritz : Chantier Sud-Nord :

Lundi 16 – mardi 17 novembre 20h30 :

Théâtre du Versant- Biarritz « Le bambou noir » de Jean Marc Tera’ituatini Pambrun.

Mercredi 18 novembre 9h à 12h :

Salle de commission Casino Municipal – Biarritz

Ouverture officielle par Adama Traoré et Gaël Rabas, Directeurs de la Compagnie Acte Sept de Bamako et du Théâtre du Versant de Biarritz.

Diversité culturelle et société

Madame Greta Rodriguez-Antoniotti, auteur du recueil de textes critiques de Encre, sueur, salive et sang de Sony Labou Tansi éditions du Seuil, 2015. Salut à Sony Labou Tansi

Monsieur Hassane Kassi Kouyaté, metteur en scène et directeur de Tropiques atrium, Scène Nationale de Martinique. Salut à Sony Labou Tansi, à travers le spectacle « Sony congo »

Monsieur Malang Sene, bédéiste. Sénégal.

La diversité culturelle, une force pour la paix !

Madame Françoise Nice, journaliste. Belgique.

12ème Festival des réalités à Sikasso : dépasser les clichés pour (re)vivre ensemble.

Monsieur Bakary Sambé, coordinateur de l’observatoire des radicalismes et conflits religieux. Sénégal. Le djihadisme, conflit de cultures ou crise identitaire ?

Débats

Mercredi 18 novembre 14h à 17h :

Salle de commission Casino Municipal – Biarritz

Réappropriation des cultures traditionnelles, patrimoine immatériel

Eric Delion, conférencier

Se réapproprier la culture : l’exemple hawaïen à travers la médecine traditionnelle.

Monsieur Alassane Maïga, Directeur de l’Institut National des Arts de Bamako. Mali.

Les cultures traditionnelles dans la formation artistique.

Monsieur Denis Laborde, ethnologue, Directeur de Recherche au CNRS, Directeur d’études à l’EHESS. Paris. Deviens qui tu es ! L’impératif identitiare.

Monsieur Boubé Saley Bali, enseignant Université de Zinder Niger.

Les enjeux des cultures traditionnelles dans le développement local.

Michel Degorce Dumas, directeur du Festival Rochefort Pacifique.

Rochefort Pacifique, anatomie d’un festival singulier »

Débats

17h30 Réception officielle organisée par la Mairie de Biarritz Casino Municipal.

Mercredi 18 novembre – 20h30 :

Grand Studio Gare du Midi

« La Belle et la Bête »

Répétition publique Malandain Ballet Biarritz

Jeudi 19 novembre 9h à 12h :

Salle de commission Casino Municipal – Biarritz

Diversité culturelle et société

Monsieur Ibrahima Kampo, chef de village de Konna, Mali.

Etat des lieux au Mali et plus particulièrement dans la région Konna.

Monsieur Azouz Begag, écrivain, chercheur, diplomate, ancien Ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances. Actuel directeur de l’Institut Français du Portugal. La diversité : c’est bien d’en parler, encore mieux de la réaliser.

Madame Fatoumata Sidibé, députée bruxelloise, auteur, peintre. Belgique.

Femmes, actrices (in)visibles ? Diversité culturelle et égalité de genre.

Monsieur Hassane Kassi Kouyaté, metteur en scène et directeur de Tropiques Atrium, Scène Nationale de Martinique. Tropiques Atrium, Scène Nationale et diversité culturelle

Monsieur Ousmane Boundaoné, administrateur culturel, directeur de l’agence Focus Glob’arts.Burkina Faso. Réinventer les villes africaines par la culture : cas de Ouagadougou et plus particulièrement du quartier de Gounghin.

Débats

Jeudi 19 novembre 14h à 17h :

Salle de commission Casino Municipal – Biarritz

Cultures, développement local et société

Monsieur Willy Decourty, Bourgmestre de la commune d’Ixelles. Belgique.

Diversité culturelle et jumelage : exemple Ixelles/Biarritz

Monsieur Béa Diallo, 2ème échevin Commune Ixelles. Belgique.

Diversité culturelle et solidarité internationale.

Madame Anne Sophie Close

Le MYP, Millenium Youth Project.

Madame Ayoko Mensah, journaliste, consultant. Art contemporain africain, coopération culturelle et développement, gestion de réseau international Soft power, coopération internationale et secteurs créatifs en Afrique.

Monsieur Alejandro Roman, auteur Mexique.

La narration scénique, le théâtre documentaire au Mexique.

Débats

Jeudi 19 novembre – 18h Médiathèque – Biarritz

« Le voyage d’Amadou (les survivants) » de Michel Gendarme. Lecture Cie Siphonart (Bordeaux Périgueux) et Acte Sept.

Jeudi 19 novembre – 20h30 Chapiteau-spectacle de Baroja – Anglet

« Anima sola » de Alejandro Roman

Vendredi 20 novembre 9h à 12h :

Salle de commission Casino Municipal – Biarritz

Langues et diversité culturelle

Projection du documentaire « Bb lecture : les mots, ces beaux arbres qui poussent».

A Canala, Marie-Adèle Jorédié a donné une suite aux Ecoles Populaires Kanak en créant des ateliers bébés-lecture. La mise en rapport précoce du livre et de l’enfant dans le milieu kanak de tradition orale est un défi en même temps qu’une volonté de permettre à la labgue xârâcùù d’être acquise dès le plus jeune âge et de développer le goût de la lecture.

Madame Claire Moyse-Faurie, directeur de recherche langues et civilisations à tradition orale CNRS. Paris. Revitalisation des langues et Nouvelle Calédonie, à propos de « Bb lecture : les mots, ces beaux arbres qui poussent ».

Monsieur Nicolas Tournadre, professeur des universités, pôle langues, langages et cultures LACITO (CNRS). Aix en Provence. Le destin des isolats et des petites familles de langues : le cas exceptionnel du basque.

Monsieur Hadi Damien, chargé d’enseignement scénographie, Université des sciences humaines de Beyrouth, Liban. Communication à préciser.

Monsieur Loïc Depecker présence à préciser

Vendredi 20 novembre 14h à 17h :

Salle de commission Casino Municipal – Biarritz

Diversité culturelle, patrimoine culturel immatériel et institutions

Monsieur Pascal Rogard, directeur général de la SACD et Président de la coalition française pour la diversité culturelle. La Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles : 10 ans après, bilan, et enseignements.

Monsieur Charles Vallerand, directeur général de la coalition canadienne pour la diversité culturelle. Canada. La montée et la diffusion mondiale des expressions culturelles et la nécessité de renouveler le dialogue des cultures.

Jon Maya Sein, chorégraphe et directeur de Kukai Dantza Konpainia-Produkzioa. Guipùzcoa. Espagne. Exemple de réappropriation de la culture traditionnelle basque dans la création contemporaine.

Monsieur Guillermo Navarro, directeur et metteur en scène Compagnie La Eme de Mexico.

Responsabilité politique de l’artiste.

Monsieur Ousmane Aledji, auteur, metteur en scène, Directeur du Centre Culturel Artisttik Africa. Bénin. « L’étatisation des initiatives culturelles : un danger. Vendredi 20 novembre – 19h Cinéma Le Royal – Biarritz : Charlie’s country

Samedi 21 novembre – 17h Chapiteau spectacle de Baroja – Anglet

« Le fromager » Conte et kora Par Kodjo Roger Atikpo

Samedi 21 novembre – 20h30 Grande salle du Théâtre Quintaou – Anglet

« Les ambassadeurs » Concert organisé par la Scène Nationale du Sud Aquitain.

Du 16 au 22 novembre au Théâtre du Versant Exposition Javier Mariano

Kersten, médecin d’Himmler, tome 2 : une BD de Patrice Perna et Fabien Bedouel (Glénat)

Kersten tome 2

Kersten, médecin d’Himmler, tome 2 : une BD de Patrice Perna et Fabien Bedouel (Glénat)

Concluant ce polar historique sur le médecin attitré d’Himmler, ce second tome Kersten se focalise sur la façon dont on a traité cet homme après la Guerre. Considéré comme un criminel de guerre par les suédois, une lourde enquête va être diligentée pour tenter de faire remonter des preuves de son combat contre le régime nazis. Mais celles-ci sont inexistantes ou presque ! 

Date de parution : le 23 septembre 2015
Auteurs : Patrice Perna (scénario) et Fabien Bedouel (dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Le 4 juin 1942, Reinhard Heydrich, adjoint de Himmler, est assassiné à Prague par des miliciens tchèques. Enfin débarrassé de celui qui se méfiait le plus de lui, le docteur Félix Kersten croit pouvoir enfin mener à bien sa périlleuse mission auprès de Himmler et monnayer des vies en échange de soins. Mais le remplaçant d’Heydrich va s’avérer être un ennemi encore plus dangereux et sournois… Constamment surveillé, épié, Kersten s’adonne à un véritable numéro d’équilibriste entre son marchandage au chevet de Himmler et sa coopération avec les Alliés. Il ne sera jamais vraiment à l’abri, pas même lorsque la guerre sera finie. Car dès 1948, Kersten, installé en Suède, devient la cible d’une enquête qui lui reproche sa proximité avec l’un des pires criminels nazis…
En faisant monter la tension crescendo, Patrice Perna et Fabien Bedouel terminent en beauté ce polar historique haletant basé sur l’incroyable histoire du médecin particulier de Himmler. Personnage injustement oublié de l’Histoire, Félix Kersten sauva pourtant des milliers de prisonniers des camps de la mort durant la seconde guerre mondiale…

[vc_custom_heading text= »Les planches de l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]
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[vc_custom_heading text= »Notre avis sur l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Scénarisé par Patrice Perna (Calagan,Tuning Maniacs, Paddock, les coulisses de la F1…), ce thriller noir très ancré dans la réalité est écrit avec soin. On reconnait sa qualité notamment au fait que, in fine, il ne se passe pas grande action dans ce second volet de Kersten ; et pourtant l’écriture est réfléchie pour entretenir une tension crescendo tout au long du diptyque. On ne décroche pas. C’est assez brillant.

[C]e qui séduit avec le plus de force, c’est sans doute l’élégance du dessin

Mais ce qui séduit avec le plus de force, c’est sans doute l’élégance du dessin de Fabien Bedouel (1916, L’Or et le sang, Un Long Destin de sang, OPK). Son trait paradoxalement épuré mais très sophistiqué est une merveille dont on ne se lasse pas. Un style graphique incisif, à la précision chirurgicale.

Diptyque haut de gamme, Kersten est un récit passionnant qui revient sur l’histoire d’un sauveur oublié, malmené et enfin honoré par deux as de la BD. A lire !

Vidéo : Orelsan et Gringe sont #bloqués sur Retour vers le Futur

Bloqués Retour vers le futur

Vidéo : Orelsan et Gringe sont #bloqués sur Retour vers le Futur

La série diffusée dans le Petit Journal sur Canal +, Bloqués continue avec ses vidéos incongrues en compagnie du duo de rappeurs Orelsan et Gringe. Dans ce dix-neuvième épisode, les deux compères font une spéciale Retour vers le futur. Attention, théories fumeuses au rendez-vous ! Marty n’a qu’à bien se tenir ! Pour suivre la série de plus près, suivez la playlist de l’intégrale sur youtube.

Très justement résumé par une phrase simple, ces deux Bloqués ont trouvé une occupation : « en attendant qu’il se passe quelque chose, ils ont décidé de ne rien faire.« .

Ce dix-neuvième épisode, Marty ne manque pas d’interroger avec des théories tirées par les cheveux qui ne vont pas manquer de bloquer, c’est le moins que l’on puisse dire !

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Roma, tome 2 : une BD d’E. Adam, P. Boisserie, D. Convard et L. Erbetta (Glénat)

Roma tome 2

Roma, tome 2 : une BD d’E. Adam, P. Boisserie, D. Convard et L. Erbetta (Glénat)

Retour sur Rome, la ville éternelle, dans un deuxième album de la saga Roma intitulé Vaincre ou Mourir. Avec la même équipe de scénaristes, l’album est cette fois illustré par Luca Erbetta (Watch, Alter Ego) qui succède à Régis Penet.

Date de parution : le 23 septembre 2015
Auteurs : Éric Adam, Didier Convard, Pierre Boisserie (scénario), Luca Erbetta (dessin), Gaétan Georges (couleurs), Bertrand Lançon (conseiller historique) d’après un concept original de Gilles Chaillet.
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (64 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

217 avant Jésus Christ. Rome est devenue l’une des premières puissances de la Méditerranée. Seule Carthage contrarie son hégémonie. Hannibal conduit ses armées en Italie où il défait les légions de la République romaine à plusieurs reprises. Furius Léo, descendant de Léonidas, espère briser la Malédiction qui accable sa famille en remettant le Palladium à Hannibal, avec la promesse que l’icône lui apporterait gloire et pouvoir éternels. Furius est prêt à tout sacrifier pour parvenir à ses fins. Il n’imagine pas que le Palladium retournera son plan contre lui, sur fond de guerres puniques et de luttes de pouvoir, dans un combat opposant les Dieux aux hommes et le Bien au Mal…
À peine 6 mois après la parution du premier volume, la grande saga Roma se poursuit avec ce tome 2 formidablement mis en images par Luca Erbetta. La malédiction du Palladium se poursuit au coeur de la cité éternelle.

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[vc_custom_heading text= »Notre avis sur l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Après un premier album introductif ambitieux, Vaincre ou mourir poursuit son récit sur la malédiction du Palladium. Le grand Furius Leo va tout faire pour y mettre fin, quitte à comploter avec l’ennemi de Carthage, Hannibal. Ce dernier souhaite mettre la main sur Rome et sur le Palladium. Ce qui arrange bien Furius Leo, prêt à passer pour un traitre auprès des siens, au péril de sa vie. Les complots vont ponctuer le récit, visant à rendre chaque bataille Carthagienne victorieuse jusqu’à l’arrivée de cette armée aux portes de l’éternelle Roma.

Animé par les scénaristes Éric Adam, Didier Convard et Pierre Boisserie, aidés de l’historien Bertrand Lançon, le scénario convoque le surnaturel aux grandes scènes de guerre avec savoir-faire. La narration est fluide et va droit en but. On prend plaisir à suivre les nombreux rebondissements qui parsèment cet album prenant.

Tout comme on apprécie le dessin réaliste de Luca Erbetta. L’illustrateur assure une belle continuité avec son prédécesseur avec un trait minutieux, bien que pas toujours d’une grande précision. L’artiste orne ses planches d’arrière-plans soignés et détaillés, ce qui n’est pas pour déplaire.

Bref, ce deuxième album de Roma a de sérieux atouts de séduction pour qui aime les récits antiques, entre péplum et mythologie. A découvrir.

Tweaks : Sisters, un premier clip sombre et inspiré !

tweaks

Tweaks : Sisters, un premier clip sombre et inspiré !

En préparation de la sortie de leur prochain album, attendu le 26 février 2016, le duo Tweaks a sorti son premier clip : Sisters. Un titre aussi sombre que profond, sur un thème sensible : celui des blessures familiales, du deuil, et de la quête introspective. Réalisé par Jacob Hopewell, le clip est particulièrement léché, prenant le parti de nous emmener dans une valse psychédélique où un jeune homme perdu fait face à la mort comme il peut…

Sortie : le 26 février 2016
Label : Mute Management
Prix : Inconnu

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On est loin de Cincinnati et pourtant, la première impression marquante que l’on éprouve en écoutant ce titre, c’est la voix. Elle est profonde, sombre et fait du pied à celle de Matt Berninger, l’interprète et membre du groupe américain The National. »

« À l’origine, Tweaks m’ont approché avec l’idée d’un protagoniste qui détruit des mannequins dans un entrepôt, les mannequins représentant les démons auxquels il essaie d’échapper. Je suis parti de ce concept et l’ai tourné vers un contexte familial; celui de la douleur causée par un père dépressif qui ne parvient pas à faire le deuil de sa femme. Son fils, complètement livré à lui même, tente de faire le deuil à sa manière, en essayant de donner un sens à quelque chose qu’il n’arrive pas à exprimer.
Les paroles m’évoquaient ce sens du désir pour les féminines “Sisters”, mais sans cette touche féminine, découlant sur un résultat idiosyncratique, quasiment schizophrénique.

Tweaks, dans cette vidéo, jouent le rôle du supernaturel “Wings Of Desire” – ramenant les morts à la vie afin de donner un peu d’espoir dans les heures les plus sombres d’un individu en quête de réconfort.

On a filmé cette vidéo d’une manière très inconventionelle, prenant comme référence Mr Robot – en se concentrant sur des angles larges et bas pour sublimer cette aliénation ressentie par le protagoniste. » – Jacob Hopewell

[vc_custom_heading text= »Le clip de Sisters (Tweaks) : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Mon Roi, un film de Maïwenn

Mon roi

Mon Roi, un film de Maïwenn

Maïwenn a réalisé avec Mon Roi, un beau film sur le couple, plus précisément sur la relation de couple entre Georgio et Tony, du début à la fin de leur histoire d’amour, totalement passionnelle.

Sortie : le 21 octobre 2015
Durée : 2h04
Réalisateur : Maïwenn
Avec : Vincent Cassel, Emmanuelle Bercot, Louis Garrel

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Tony est admise dans un centre de rééducation après une grave chute de ski. Dépendante du personnel médical et des antidouleurs, elle prend le temps de se remémorer l’histoire tumultueuse qu’elle a vécue avec Georgio. Pourquoi se sont-ils aimés ? Qui est réellement l’homme qu’elle a adoré ? Comment a-t-elle pu se soumettre à cette passion étouffante et destructrice ? Pour Tony c’est une difficile reconstruction qui commence désormais, un travail corporel qui lui permettra peut-être de définitivement se libérer …

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur le film : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Mon Roi est justement interprété par Vincent Cassel, même si souvent il nous énerve avec son côté hautain. Il garde jusqu’au bout sa zone d’ombre. Et l’on comprend bien Tony, magnifique Emmanuelle Bercot, qui tombe amoureuse de lui, folle amoureuse  ! Les moments de bonheur sont divins et on est à fond avec eux ! Ils rient, on rit ! Mais les moments de crise aussi, on y croit ! Les acteurs, tous, sont remarquables ! Tout sonne juste. Même les crises de Tony sont percutantes, même si quelquefois un peu exaspérantes.

Fuis-le il te suivra, suis-le il te fuira

Tony et Georgio forment un beau couple. C’est vrai que comme le frère de Tony, Louis Garrel, on ne les trouve pas assortis et on a peur pour Tony. Lui est restaurateur, très riche et étalant sa richesse. Très vite, elle est malheureuse. Ils s’aiment et se déchirent. Plus ils s’adorent, plus ils se détruisent ! Relation passionnelle qui fait beaucoup de dégâts et sur l’un et sur l’autre. Manipulations psychiques, chantages, violences, drogue, alcool, un tableau complet… Ca passe, ça craque, ça repart et ça recommence… Et ça ne s’arrête jamais.

En fait, suite à un accident de ski, au genou, Tony se trouve dans un centre de rééducation. Elle revit, mentalement ses dix dernières années, un peu comme une analyse de sa propre vie centrée essentiellement sur son amour de Georgio. Elle est avocate, mais cela, il n’en est pas souvent question. Donc, Maïwenn va faire de nombreux flash back pour nous dévoiler ce qu’a été cette histoire d’amour totalement destructrice pour Tony. Amour-haine valsent ! Et cette infernale ronde nous épuise… Ca sent le drame, souvent. Et les nombreuses répétitions des situations n’apportent guère d’intérêt au film. En clair, le film est trop long.

On regrette aussi les nombreux clichés sur les différents classes sociales : Georgio, restaurateur très riche mais qui ne paie pas ses impôts, le centre de rééducation où c’est un tout autre monde que celui de Tony… Cela n’amène rien au film. Dommage.

Mais c’est néanmoins un film qui nous parle à tous car universel ! Il touche notre intimité avec beaucoup de doigté et de justesse. Qui n’a jamais été la reine de quelqu’un ou le roi de quelqu’un ? Avec tout l’absolu que cela représente et que le film rend si bien. Et les rôles s’inversent tout au long du film. Fuis-le il te suivra, suis-le il te fuira. Le film pourrait se résumer avec cette fameuse maxime que tout le monde connaît !

Emmanuelle Bercot a reçu le Prix d’interprétation féminine au festival de Cannes 2015 où le film a eu 8 nominations ! Une belle réussite de Maïwenn ! Une fiction très proche de la réalité.

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Le livre de la jungle 2016 : bande annonce du prochain film Disney

Le livre de la jungle film 2016

Le livre de la jungle 2016 : bande annonce du prochain film Disney 

Quand les studios Disney se lance dans l’adaptation en film d’un de leur plus célèbre film d’animation, on peut imaginer qu’ils ont fait les choses en grand. C’est ce que laisse augurer la bande annonce du Livre de la jungle attendu au printemps prochain. Réalisé par Jon Favreau ((Iron Man, Iron Man 2, Chef), le film promet de superbes moments de cinéma.

Sortie : le 13 avril 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Jon Favreau
Avec : Neel Sethi, Idris Elba, Scarlett Johansson, Christopher Walken, Bill Murray

Pour la réalisation de son film, Jon Favreau a expliqué avoir utilisé le même procédé que pour Avatar pour les images en 3D, précisant que tout a été filmé en images de synthèse. Il promet que Le Livre de la Jungle, version 2016, conservera son esprit fun, avec une importante dimension d’aventure… Côté musique, on ne sait pas encore si on retrouvera le peps du dessin animé de 1967. Espérons-le car cela reste un challenge de taille.

Le casting, lui, semble être à la hauteur avec des acteurs qui en imposent comme Idris Elba, Scarlett Johansson, Christopher Walken ou encore Bill Murray.

Bref, Le livre de la Jungle se réserve sans doute une grandiose renaissance en 2016 !

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Les aventures de Mowgli, un petit homme élevé dans la jungle par une famille de loups. Mais Mowgli n’est plus le bienvenu dans la jungle depuis que le redoutable tigre Shere Khan, qui porte les cicatrices des hommes, promet d’éliminer celui qu’il considère comme une menace. Poussé à abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu, Mowgli se lance dans un voyage captivant, à la découverte de soi, guidé par son mentor la panthère Bagheera et l’ours Baloo. Sur le chemin, Mowgli rencontre des créatures comme Kaa, un pyton à la voix séduisante et au regard hypnotique et le Roi Louie, qui tente de contraindre Mowgli à lui révéler le secret de la fleur rouge et insaisissable : le feu.

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Résultats concours : La guerre des drones, 5 DVD gagnés

Résultats du concours : La guerre des drones

Vous avez été 4 461 participants au concours. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’1 DVD sont :

Marie Carmen Perez, Jean-Louis Didek, Franck Pignet, Isabelle Dudillieu et Gérard Mathieu.

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

L’Impératrice : Odyssée, l’album coup de coeur en libre écoute !

L'Impératrice : l'album Odyssée

L’Impératrice : Odyssée, l’album coup de coeur en libre écoute !

Emmenée par la voix envoutante de Flore Benguigui, L’Impératrice fait sensation avec son dernier EP, Odyssée. Voyage interstellaire flamboyant et raffiné, l’album est un pur moment d’évasion rythmé par une pop délicate où les synthés jouent leurs notes nostalgiques avec grande classe. Parez-vous de votre plus belle tenue : aujourd’hui vous allez sortir, ne serait-ce que par la force onirique de vos tympans, quelque peu aidée par la musique !

Sortie : le 12 octobre 2015
Tracklist : 6 titres
Prix : 5,94 €
Acheter sur : Itunes

[vc_custom_heading text= »Communiqué de presse : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

« Cortège en partance vers des latitudes impudiques« . Sous la pop tendre et naïve d’ODYSSÉE se cachent les tribulations décadentes de Theodora, impératrice et courtisane byzantine réputée pour le charme de ses danses ensorcelantes. D’agitations tropicales en safari lunaire, elle emmène sa cour dans les transes d’une odyssée sensuelle, teintée de plaisirs organiques et de fièvre arc-en-ciel.

Puisant leurs inspirations dans l’héritage synthétique laissé par le Pop Model de Lio (‘Agitations Tropicales’) ou le Moon Safari de Air (‘La Lune’) en passant par l’incandescence organique de Sébastien Tellier (‘Parfum Thérémine’), les thématiques d’ODYSSÉE s’écoutent avec l’indulgence qu’on réserve aux frasques d’une femme qui cherche les limites.

Pour ce 3ème EP studio, L’Impératrice a trouvé sa voix avec le timbre cristallin de Flore Benguigui. Après des apparitions remarquées au Palais de Tokyo, au New Morning et au Festival Days Off de la Philharmonie de Paris, ils ont dévoilé ensemble leur nouveau disque dans une Maroquinerie pleine à craquer le 13 octobre.

[vc_custom_heading text= »L’album en libre écoute : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

[vc_custom_heading text= »Clip :  » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Olympia : une BD de Vivès, Ruppert et Mulot (Dupuis / Aire Libre)

Olympia - une BD de Vives, Ruppert et Mulot

Olympia : une BD de Vivès, Ruppert et Mulot (Dupuis / Aire Libre)

Après La Grande Odalisque, l’album Olympia nous donne rendez-vous avec nos trois drôles de dames préférées, spécialisées dans le vol de tableaux et autres objets d’arts. Réalisé à six mains, l’album est signé Florent Ruppert, Jérôme Mulot (duo génial auteur de Panier de singe,  Le Royaume, La Grande Odalisque, La technique du périnée) ainsi que Bastien Vivès (Amitié étroite, Elle(s), le Goût du chlore, Dans mes yeux).

Date de parution : le 16 octobre 2015
Auteurs : Bastien Vivès, Florent Ruppert et Jérome Mulot (scénario et dessin), Isabelle Merlet et Jean-Jacques Rouger (couleurs)
Editeur : Dupuis / Aire Libre
Prix : 20,50 € (140 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Alex, Sam et Carole sont les braqueuses les plus sexy que la terre (et la bande dessinée) ait portées. Drôles de dames des temps modernes, elles peuvent accomplir les plus grands coups et ne reculent devant aucun obstacle. Après « La Grande Odalisque », prix Landerneau 2012, les auteurs à succès Bastien Vivès (Polina, Last Man) et Ruppert & Mulot (« La technique du périnée ») redonnent vie à leurs héroïnes favorites. On les avait quittées en mauvaise posture après le périlleux cambriolage du Louvre et la disparition de Carole. Pour qu’elles reprennent du service, il leur faudra cette fois une mission incroyable ? ce sera le vol de trois tableaux, parmi lesquels l’Olympia de Manet, exceptionnellement exposé au Petit Palais, à Paris. La suite d’un univers créé à six mains avec un plaisir évident, au sein duquel le fantasme devient joyeuse série B, les dialogues truculents rythment l’action et où l’aventure se transforme en un récit moderne, dynamique et terriblement drôle.

[vc_custom_heading text= »Les planches de l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]
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[vc_custom_heading text= »Notre avis sur l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Alors qu’Alex et Sam croient Carole morte – comme le laissait entendre l’issue de leur dernier braquage dans La Grande Odalisque – les deux amies ont bien du mal à s’en sortir. Il faut dire qu’Alex a totalement perdu pied et n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle préfère les plans culs, l’alcool et la drogue à tout le reste (ce qui était déjà le cas avant, mais là on peut dire qu’elle atteint des sommets) tandis que Sam tente de monter des coups. Tombées entre les mains de la mafia, elles vont être forcées à commettre le vol de trois tableaux exposés au Petit Palais à Paris. C’est là que Carole refait surface, enceinte jusqu’au bout des ongles !

[U]n jeu de séduction original, en filigrane d’un récit à suspens qu’on ne lâche pas une seconde !

Jouissif ! C’est le premier mot qui vient quand on repense à la lecture d’Olympia. Ce récit d’action, acidulé par une narration aux tirades piquantes sinon d’une grossièreté amusante, est particulièrement rythmé. Audacieux et d’une modernité absolue, le scénario ne s’interdit rien. La lecture ne présage de rien, on peut s’attendre à tout et… tout arrive, justement. On est captivé de A à Z par cette périlleuse aventure à laquelle on ne résiste pas.

Ajoutez à cela la grande sensualité du dessin et vous aurez un album très abouti. Si le trait est irrégulier et assez imprécis, il est presque poétique et n’a aucun mal à nous emporter dans cet univers inattendu !

Olympia, comme La Grande Odalisque, nous fait succomber une nouvelle fois par un jeu de séduction original, en filigrane d’un récit à suspens qu’on ne lâche pas une seconde !

Vidéo : ils construisent une caravane en LEGO et établissent un record du monde !

caravane LEGO

Vidéo : ils construisent une caravane en LEGO et établissent un record du monde !

Douze semaines de travail et 215 158 pièces de LEGO, c’est ce qu’il a fallu à la bande de joyeux (mais sérieux aussi) lurons anglais qui se sont attaqués à un projet totalement loufoque et carrément ambitieux : construire une caravane en LEGO. Avec cette performance, ils ont battu le record du monde de la plus grande caravane du monde construite en LEGO.

Mise sur pieds grace au travail acharné de 12 professionnels de la construction de LEGO, la caravane affiche des mensurations de 2.2 m par 3.6 m de long. Et elle semble équipée avec tout ce qu’il faut pour vivre une expérience de camping hors normes !

[vc_custom_heading text= »La vidéo : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Tandis que je me dénude, un livre de Jessica L.Nelson (Belfond)

Tandis que je me dénude

Tandis que je me dénude, de Jessica L.Nelson

Jessica L.Nelson a sûrement donné beaucoup d’elle-même dans son dernier roman : Tandis que je me dénude. Ayant été elle-même conseillère littéraire et chroniqueuse sur TF1, elle connaît bien son sujet ! Tandis que je me dénude raconte l’histoire d’une auteure qui doit promouvoir son dernier livre à la TV durant 1h30 d’émission.

Date de parution : le 13 août 2015
Auteur : Jessica L.Nelson
Editeur : Editions Belfond
Prix : 16,50 € (237 pages)
Acheter sur : Amazon

[vc_custom_heading text= »4ème de couverture : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

« Et si en revêtant un masque on en disait plus sur soi, parce que enfin on se sent libre ? »

Elle ne se dénude pas vraiment. Elle garde tous ses vêtements. Et pourtant, devant les caméras, cet auteur d’un premier roman aura l’impression d’être à découvert. Que tous – les invités du plateau, l’animateur, les téléspectateurs, le public ou encore son attachée de presse dans les coulisses – auront exploré la moindre parcelle de son corps et de son intimité, sans bienveillance aucune… Alors elle se fissure de l’intérieur, en direct. Et, tandis qu’elle s’effondre et se débat contre elle-même, consciente qu’elle est sans doute son pire ennemi, c’est son histoire qui se construit en un redoutable puzzle à mesure que se déconstruit son être.

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur le livre : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Angelica, dite Angie, a écrit son premier roman : Bébés de brume. Un livre sur les ados. Elle est professeur de français, à Paris. Elle est invitée à la TV pour parler de son roman. Seulement la TV, ce n’est pas vraiment son truc. Son histoire pourrait être banale, mais elle ne l’est pas.

Des démons, des voix hantent Angie.

Dans son livre, les ados passent pour des monstres, des êtres violents voire extrêmes. Avec une toute puissance virtuelle. Et Angie n’invente rien. Tout ce qu’elle écrit, elle l’a vécu. Mais elle ne peut pas le dire. Elle ne veut pas. Sinon, elle ne le supporterait pas. En fait, tout est flou, cela a-t-il vraiment existé ou est-ce du virtuel ? Angie ne veut pas étaler son intimité. Ca ne les regarde pas. Elle-même ne sait plus…

Des démons, des voix hantent Angie. Elle se sent en permanence menacée. Mais ça, elle ne le dit à personne. Les regards des autres sont en train de la déconstruire. Son exposition médiatique, elle n’en voulait pas. Elle écrit et veut juste qu’on respecte son intimité, qu’on la laisse tranquille. Sur le plateau de télé, où elle fait la promotion de son livre, elle stresse, elle se liquéfie, littéralement. Tout remonte à la surface. Elle ne va pas pouvoir tenir l’émission. Ce n’est pas possible. Elle se sent comme dans des arènes où elle va être dévorée par des lions, par ceux qui l’entourent… Le Présentateur, l’Acteur, le Député, tous les invités de cette fichue émission, et même le public. Ils sont tous là pour lui faire du mal. Elle le sent… Elle se dénude, pas en réalité, mais au plus profond de son être. On ne l’écoute pas. On ne lui permet pas de s’expliquer sur son livre. La situation lui devient insupportable. Et le passé remonte à la surface. Celui qu’elle avait enfoui bien profond. Elle a peur de son image, peur de l’image que la TV lui renvoie. Elle ressent un profond décalage entre cette image et elle-même.

Le livre est très rythmé car il donne la parole à chaque participant de l’émission, y compris à ceux qui regardent l’émission chez eux, dans leur canapé. Mais ce sont souvent des remarques négatives qui émanent d’eux. Des remarques sur Angie. Le stress monte aussi chez le lecteur. L’écriture est en osmose complète avec les ressentis de l’auteure, saccadée, urgente, centrale. Directe.

Virtuelle ou réelle, qui est cette Angie ? Quel est donc son secret ? A vous de le découvrir en lisant le dernier livre de Jessica L.Nelson !

Joy, avec Jennifer Lawrence : nouvelle bande annonce à voir !

Joy

Joy, avec Jennifer Lawrence : nouvelle bande annonce à voir !

Prochain film de David O. Russell, réalisateur d’Happiness Therapy et d’American Bluff, Joy est le biopic d’une self woman made qui inventa le balai à vapeur Miracle Mop dans les années 90. On y retrouve l’actrice la mieux payée d’Hollywood dans le premier rôle : Jennifer Lawrence. A ses côtés, des acteurs réputés comme Robert De Niro ou Bradley Cooper.

Sortie : le 30 décembre 2015
Durée : inconnue
Réalisateur : David O. Russell
Avec : Jennifer Lawrence, Bradley Cooper, Robert De Niro, Edgar Ramirez

[vc_custom_heading text= »Synopsis : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Inspiré d’une histoire vraie, le film décrit le parcours fascinant et émouvant d’une femme farouchement déterminée à garder son excentrique et dysfonctionnelle famille unie, face à des obstacles à priori insurmontables. Portée par la nécessité, l’ingéniosité et le rêve d’une vie, Joy finit par triompher en fondant un empire d’un milliard de dollars, qui va transformer sa vie et celle de sa famille.

[vc_custom_heading text= »La Bande annonce : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Où sont passés les grands jours, tome 2 : une BD de Jim et Alexandre Tefenkgi (Grand Angle)

OU SONT PASSES LES GRANDS JOURS ?

Où sont passés les grands jours, tome 2 : une BD de Jim et Alexandre Tefenkgi (Grand Angle)

Une bande de quatre amis de toujours est soudainement brisée par le suicide de l’un d’entre eux. Ce dernier a légué à chacun des objets pour le moins énigmatiques, allant d’un lance-pierre à des places d’opéra en passant par un accordéon ou un livre de Sartre… Et chacun d’entre eux va, malgré les difficultés, y trouver une signification….

Date de parution : le 2 septembre 2015
Auteurs : Jim (scénario) et  Alexandre Tefenkgi (dessin)
Editeur : Grand Angle
Prix : 16,90 € (88 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

On savait tous qu’un jour il faudrait devenir des adultes. Personne ne nous avait dit que ça viendrait si vite. Que faire quand toutes nos certitudes s’écroulent et que la vie vole en éclats ? Après le suicide d’un ami, une histoire d’amour gâchée par les mensonges et des amitiés qui s’étiolent, peut-il encore y avoir une éclaircie ? Peut-on encore rassembler les pièces du puzzle de sa jeunesse et réapprendre à vivre ? La réponse est peut-être là, cachée dans ces objets insolites laissés en guise de testament…

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[vc_custom_heading text= »Notre avis sur l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Le point de départ de ce diptyque est bien sombre et annonce la couleur : on quitte le registre romantique du scénariste Jim (Une nuit à Rome, Une petite tentation, Héléna, Un petit livre oublié sur un banc) pour une histoire dramatique, où des trentenaires perdent les pédales. Au coeur du récit, la vie de d’Hugo part en déconfiture depuis que sa femme a découvert qu’il menait une double vie. Au fond du seau, le jeune papa se retrouve tout seul, avec sa mère de 68 ans, fan de Walking Dead, comme seule compagnie.

[U]n drame émotionnel merveilleusement triste

Apprenant la nouvelle de sa relation extraconjugale, ses amis Etienne et Jean-Marc, qui vivent eux aussi très mal le suicide de Fred, lui tournent le dos. Jim écrit un récit touchant dont le réalisme est sans concession. Comme dans la vraie vie, rien ne va vraiment s’arranger. Les personnages qu’il met en scène vont devoir vivre avec leurs cicatrices pour continuer à vivre. Une rencontre introspective avec des âmes blessées qui cherchent à se relever.

Avec intelligence et beaucoup de sensibilité, l’écriture d’Où sont passés les grands jours ? est d’une qualité qui n’appartient qu’à son auteur. On n’est, pour ainsi dire, jamais déçu d’un scénario de Jim.

Alex Tefenkgi (Tranquille courage, Âmes nomades) y met aussi les formes en adoptant avec brio l’identité visuelle forte des séries de Jim. On y retrouve un trait fin à la ligne claire, moderne et élégante, valorisé par une coloration subtile où l’utilisation de filtres sert une narration à temporalité multiple, dans une même case. Un processus d’illustration ingénieux.

En résumé, Où sont passés les grands jours ? est un drame émotionnel merveilleusement triste. A lire.

Moïse et Aaron : la vision iconoclaste de Romeo Castellucci, portée par un geste puissant et total

Moïse et Aaron : la vision iconoclaste de Romeo Castelluccil

Moïse et Aaron : la vision iconoclaste de Romeo Castellucci

Opéra fondateur du XXe siècle, l’œuvre biblique – inachevée – d’Arnold Shoenberg, inventeur du dodécaphonisme, n’avait plus été représentée à l’Opéra de Paris depuis quarante ans. Elle ouvre la première création lyrique de la saison 2015-2016 sous le mandat de Stéphane Lissner, dont la résonance sur fond d’exode, de religion et de pouvoir nous interroge ici et maintenant, en s’emparant de la vision iconoclaste de Romeo Castellucci pour un geste puissant et total.

Dates : Du 20 octobre au 9 novembre 2015
Lieu : Opéra Bastille
Metteur en scène : Romeo Castellucci

Arnold Schoenberg s’était converti au protestantisme à l’âge de 23 ans, avant de renouer en 1933 avec la religion juive. Dans son opéra philosophique, il traduit ses réflexions personnelles, politiques, religieuses et métaphysiques en s’appuyant sur la Bible.

Moïse incarne la pensée divine mais les mots lui manquent pour la transmettre au peuple. Son frère Aaron, en bon prédicateur, sera son messager non sans avoir déformé à l’appui d’une parole manipulatrice, le message divin.

Vocalement, Moise prend la forme du « Sprechgesang », un parlé-chanté en alternance initié par le compositeur et confié à un baryton-basse tandis qu’Aaron s’exprime d’une voix de ténor.

Schoenberg s’inspire essentiellement de « L’Exode » et du « Livre des nombres », mais il les transforme pour se focaliser sur l’élection du peuple juif et l’opposition entre les deux frères qui confronte l’esprit et la matière, l’idée et son verbe.

La fin emblématique questionne la détresse de Moïse. Le prophète se lamente : « Oh verbe, verbe, toi qui me manques ! » où cet aveu d’impuissance traduit sa faiblesse tragique confrontée à l’expression théologique et dont la mise en scène de Castellucci prend à rebours la portée.

[…] la rencontre impossible avec la parole […]

Dans le premier acte, Moïse reçoit de Dieu, via le buisson ardent, la mission de libérer les Juifs de la tyrannie de Pharaon et de les guider spirituellement. Et cet appel de la divinité qui habite la pensée du prophète, Castellucci l’installe à l’abri d’images sidérantes, sensorielles, imaginaires, où le peuple baigné dans une blancheur cotonneuse se prépare à la recevoir.

De l’éloquence interdite de Moïse porteur de la doctrine profonde au vertige de mots d’Aaron qui sonnent faux, c’est la rencontre impossible avec la parole et dont l’antagonisme poursuit le dessein des deux protagonistes.

A l’acte II, Moïse a quitté son peuple pour recevoir les tables de la Loi. Livré à lui-même, celui-ci doute et se détourne de la parole divine.

L’immaculé est remplacé par une mélasse noire et épaisse qui souille les corps comme l’opprobre les âmes : dévastation, chaos, adoration du Veau d’or sont à l’œuvre et dans une esthétique sidérante dont Castellucci a le secret. Le peuple abandonné à lui même s’adonne à une fuite en avant.

L’opéra s’achève sur le double échec de Moïse et d’Araon, tous deux confrontés à l’acte manqué dans sa dimension théologique.

Prestation de haut vol pour les solistes Thomas Johannes Mayer (Moïse) et John Graham-Hall (Aaron) et les chœurs intenses avec à sa tête José Luis Basso. Le tout sous la direction musicale subtile et inspirée de Philippe Jordan qui s’imprègne à merveille de l’architecture duale du livret pour une saison lyrique dont la tonalité s’annonce ambitieuse

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