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Cigish ou Le Maître du Je, une BD de Florence Dupré la Tour (Ankama)

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Cigish ou Le Maître du Je

Cigish ou Le Maître du Je

Enorme pavé regroupant toute la vie du blog BD de Florence Dupré la Tour (Borgnol et Capucin, Papier, Forever ma soeur), Cigish ou Le Maître du Je oscille entre fiction et auto-biographie pour nous raconter la vie d’un auteur de BD qui traverse une mauvaise passe. En pleine zone de turbulence, quoi de mieux que de décider d’incarner au quotidien un personnage de jeu de rôle… C’est là que Cigish, nain du Mordor prend le relais.

Date de parution : le 10 avril 2015
Auteur : Florence Dupré la Tour (scénario et dessin)
Editeur : Ankama
Prix : 15,90 € (304 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Florence vit une crise existentielle : elle vient de rompre, se retrouve en garde alternée avec des enfants affreux et son activité d’auteure de BD est au plus bas. À vrai dire, elle n’en peut plus d’elle-même : ennuyeuse, trop gentille, elle se fait marcher dessus par tout le monde. Soudain, en pleine messe, la voilà prise d’une illumination mystique : elle décide d’incarner son ancien personnage de jeu de rôles favori, Cigish Hexorotte, un nain nécromancien, un personnage du MAAAL. Sa vie, elle l’envisage désormais comme une aventure, obéissant à sa vieille fiche de personnage.

Cigish ou Le Maître du Je

Le point sur l’album :

Florence Dupré la Tour nous propose dans Cigish ou Le Maître du Je une plongée dessinée dans sa réalité. Une réalité baignée de fiction, où l’auteur nous raconte sa vie de mère de famille, sa vie d’auteur de BD, ou encore sa vie de fan de jeux de rôle dont Cigish est son avatar. Une BD qui ne manque pas de piquant et de commentaires acerbes envers la profession, plus particulèrement les éditeurs. A la fois drôle et acide, Cigish ou Le Maître du Je est orné des commentaires des internautes les plus virulents et des réactions qu’ils entrainent.

Le dessin minimaliste de l’auteur, tout en noir et blanc, est assez classique pour un blog BD. Pas de surprise donc.

En conclusion, Cigish ou Le Maître du Je est un album original, dense et décalé. A découvrir en librairie.

One Bright Dot : une animation de Clément Morin

Avec sa petite lumière venue des fonds marins, Clément Morin nous illumine à l’aide de la jolie musique d’Etienne Forget. Une animation poétique vraiment bien réalisée. A voir.
https://vimeo.com/124400795

Altaïr, tome 5 : un manga de Kotono Kato (Glénat)

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Altaïr, tome 5

C’est un nouveau cycle que paraît entamer ce cinquième volume d’Altaïr. Mahmud nous emmène cette fois au Mizrak, l’un des États satellites de la Türkiye, menacée d’invasion par l’Empire. Un échiquier politique va alors se mettre en place pour tenter d’unifier la confédération face à une potentielle attaque militaire…

Date de parution : le 6 mai 2015
Auteur : Kotono Kato (Scénario et Dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 7,60 € (192 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Mahmud est en visite au Mizrak, l’un des États satellites de la Türkiye. Il ignore que pendant ce temps-là, un nouveau scandale éclate dans son pays natal ! Les quatre sultanats, censés former avec l’État militaire la confédération de la grande Türkiye, viennent de lever ostensiblement l’étendard de la révolte. Nul doute que quelqu’un tire les ficelles dans l’ombre… Alors que la tension est à son comble, Mahmud se voit confier une mission bien particulière !!

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Le point sur la série :

Dans un cinquième volume plus orienté que jamais sur la stratégie politique, Altaïr met en scène des manoeuvres politiques exécutées dans l’ombre (avec la participation active de Mahmud – et à ses risques et périls). Un scénario habile où les personnages principaux s’effacent au profit d’un ensemble étoffé d’acteurs politiques de tous bords. Un théâtre géopolitique bien orchestré, avec un sens certain du rythme et du spectacle (notamment celui donné par Abiriga).

C’est également un plaisir de retrouver la finesse du trait de Kotono Kato, qui offre toujours de belles planches et mises en scène.

Un tournant qui attise notre curiosité sur la suite des événements. A suivre…

Cagaster, tome 6 : un manga de Kachou Hashimoto (Glénat)

Cagaster tome 6

Cagaster, tome 6

Cagaster est un manga de Kachou Hashimoto, d’abord diffusé sur internet, en marge du monde éditorial classique japonais. Cette édition papier est ainsi une exclusivité mondiale parue aux éditions Glénat. Ce sixième tome vient clôturer le duel de Kidow et Acht dans un épilogue à la hauteur de nos espérances.

Date de parution : le 6 mai 2015
Auteur : Kachou Hashimoto (Scénario et Dessin)
Editeur : Glénat
Prix : 6,90 € (176 pages) 

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Résumé de l’éditeur:

Alors qu’Hadi et Mario continuent de se battre à E-05, Aisha guide les réfugiés hors de la ville. Mais ils sont alors encerclés par des tanks de l’armée coalisée… avec à leur tête un surprenant personnage.
Dans la cage, Acht et Kidow s’affrontent. Ilie arrive auprès de sa mère, mais les choses ne se passent pas comme prévu… Quelle sera l’issue des combats des uns et des autres ?
Découvrez également deux histoires complètes inédites.

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Le point sur la série :

Après huit années de travail, la mangaka Kachou Hashimoto est arrivée au bout de son histoire où de monstrueuses bestioles tourmentent l’humanité jusqu’à lui fait perdre la tête. Ce sixième tome offre un dénouement convaincant, qui n’en fait pas trop. On aura donc été séduit jusqu’au bout de cette série originale et authentique, aux thématiques intéressantes. Cagaster se lit avec bonheur. Une série brève mais intense.

Le dessin de la mangaka est par ailleurs toujours aussi abouti. L’artiste fait preuve d’une grande dextérité.

Cagaster– tome 6 tient donc ses promesses. Un volume court complété par deux histoires inédites.

Six-Gun Gorilla, un comics de Simon Spurrier et Jeff Stokely (Ankama)

Six-Gun Gorilla

Six-Gun Gorilla

Comics détonnant imaginé par le scénariste à succès Simon Spurrier (X-Men, Wolverine, Silver Surfer…) et illustré par Jeff Stokely  – qui signe sa première BD – Six-Gun Gorilla jouit d’un cocktail explosif où téléréalité et science-fiction se mélangent dans un shaker géant ultra-connecté.

Date de parution : le 17 avril 2015
Auteurs : Simon Spurrier (scénario) et Jeff Stokely (dessin)
Editeur : Ankama
Prix : 17,90 € (160 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Au XXIIe siècle, dans un monde étrange colonisé par les humains, une guerre sanglante fait rage. Bleu-3425, un ancien bibliothécaire, s’engage dans l’armée après une douloureuse rupture. Son unique obsession est de mourir dignement sur le champ de bataille. Mais sa rencontre avec un gorille vagabond as de la gâchette va contrarier ses plans. D’où vient cet étrange personnage ? Pourquoi cherche-t-il à l’aider ? Ensemble, ils partent à travers les plaines sauvages à la rencontre de leurs destins.

Six-Gun Gorilla

Le point sur l’album :

Récit original animé par un énigmatique et surpuissant gorille, venu épaulé un ex-bibliothécaire suicidaire, Six-Gun Gorilla épate par la richesse de son univers qui part dans toutes les directions. Entre western, film de science-fiction et satire sociale, ce comics surprend par sa dimension transversale. Simon Spurrier a de l’idée. Mais sa façon d’organiser ce grand bazar peut décontenancer. Sa trame narrative n’est pas toujours limpide et l’intention de l’auteur ne saute pas aux yeux, loin de là. Il faudra accepter de se laisser porter tout au long de ce Six-Gun Gorilla musclé.[pull_quote_left][U]n condensé d’action, de flexions et de réflexions[/pull_quote_left]

Que dire encore du sublime dessin de Jeff Stokely, qui est la vraie révélation de Six-Gun Gorilla. Un dessin servi par un trait appuyé mais délicat, à travers lequel le dessinateur met ses personnages en mouvement avec un dynamisme décoiffant. Ses planches nous explosent les mirettes.

Pas toujours limpide, Six-Gun Gorilla est un condensé d’action, de flexions et de réflexions dans un monde jusque là jamais vu.

Homeland, saison 4 : une série TV créée par Gideon Raff et Howard Gordon (DVD)

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Homeland saison 4

Homeland saison 4, disponible en Blu-Ray et DVD

Sans doute l’une des séries télé les plus populaires avec The Walking Dead ou Game Of Thrones, Homeland a fait son grand retour avec une saison 4 extrêmement attendue. Pour cause [spoiler–>], après la disparition de l’un des personnages principaux dans la saison précédente [<–spoiler], les spectateurs avaient les nerfs à vif. Après un virage à 180 degrés, cette nouvelle saison suit ainsi Carrie, Saul et Peter à Islamabad dans une mission qui va les mettre à rude épreuve.

Date de sortie DVD : le 22 avril 2015
Nombre d’épisodes : 12
Avec : Claire Danes, Mandy Patinkin, Rupert Friend
Prix: 45,99 € (BR) / 35,99 € (DVD)

Synopsis de la saison 4 de Homeland :

Dans la saison 4 de Homeland, Carrie et Saul demeurent au coeur de l’action. Saul, ancien directeur de la CIA, a intégré le secteur privé alors que Carrie est mutée à l’étranger. Elle est à la tête de l’unité des renseignements de Kaboul et est amenée à se risquer dans des régions sensibles du globe, tout en faisant face à ses nouvelles responsabilités de mère.

 

Homeland saison 4

Homeland – saison 4

Cette quatrième saison est sans doute l’un des plus gros challenge lancé à Homeland, qui a clairement pris des risques [spoiler–>] en supprimant un des deux piliers de la série à la fin de la saison 3[<–spoiler]. Rien que pour ça, il faut saluer le travail remarquable des scénaristes sur cette série (adaptée de la série israëlienne Hatufim, qui comprend deux saisons), qui nous ont offert un thriller d’une qualité rare.[pull_quote_left]Homeland suit sa trajectoire tel un rouleau compresseur.[/pull_quote_left]

Après avoir visionné la saison 4, on constate un démarrage sur la pointe des pieds avec des premiers épisodes qui débutent en douceur, presque timidement. Mais une fois les marques prises, cette nouvelle mission s’emballe rapidement, sur un rythme haletant à l’allure chronométrée. Si les évènements subissent une certaine prévisibilité, Homeland suit sa trajectoire tel un rouleau compresseur. Evidemment pas de l’intensité de la dernière saison, cette quatrième mission nous fait néanmoins frémir à quelques instants clés. Le renouvellement est donc réussi, bien que le dernier épisode traine inutilement en longueur alors que l’intrigue est bouclée.

Homeland – saison 4 ne laisse pas une très bonne impression en première et en dernière intention (c’est dommage). Mais entre le début et la toute fin, on en prend plein les yeux et on aime vraiment ça. Un bilan plutôt très positif donc, qui – on l’espère – donnera lieu à une saison 5 (d’ores et déjà commandée) plus surprenante.

Bande annonce de la saison 4 de Homeland :

Théâtre ce 15 mai : La troupe des Improttoks, à Biarritz.

La troupe des Improttoks, à Biarritz.
Fans inconditionnels de l’improvisation théâtrale,
La troupe des Improttoks a le plaisir de vous annoncer son prochain cabaret d’impros à l’Atabal de Biarritz,
Pas de musicien, ni d’arbitre cette fois-ci, mais des thèmes choisis en grande partie dans le public.
Dernier cabaret avant l’automne prochain !!! Venez nombreux :

Vendredi 15 mai à 20h30

Grande salle de l’Atabal à Biarritz

Réservation par mail : par téléphone : 07 62 79 78 98

Nouveau site : www.troupe-atelier-marc.com 
Réservation TRES FORTEMENT conseillée !!!!

En cas d’annulation de vos réservations, merci de nous en informer.

Tarif entrée 8 € (réduit 6€)

Les tarifs réduits s’appliquent pour les enfants de – de 12 ans, les étudiants, les personnes handicapées, les adhérents de l’association ainsi que les personnes en recherche d’emploi sur présentation de justificatifs.

Afin d’aider notre association à se développer, n’hésitez pas à aimer notre page Facebook et à la partager auprès de vos amis.

En cliquant sur « j’aime », vous recevrez toutes les informations sur nos futurs spectacles.

La troupe des Improttoks

Surcouf, tome 3 : une BD d’Erick Surcouf, Arnaud Delalande et Guy Michel (Glénat)

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Surcouf tome 3

Surcouf, tome 3 : Le roi des corsaires

Chasseur de trésors, écrivain et arrière-arrière-arrière-petit-neveu du corsaire que le monde entier appelait le Tigre des mersErick Surcouf fait le récit des aventures de son grand oncle à la fin du XVIIIème siècle, en compagnie du romancier Arnaud Delalande (les Fables de Sang, Le Jardin des larmes, Codex Sinaïticus) et de l’illustrateur Guy Michel (Contes du Korrigan, Contes de Brocéliande, Le Sang du Dragon). Surcouf est une tétralogie qui vient de fêter son troisième album justement intitulé Le roi des corsaires.

Date de parution : le 29 avril 2015
Auteurs : Erick Surcouf, Arnaud Delalande (scénario) et Guy Michel (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Jonas Wigg, l’espion anglais à l’origine chargé de tuer Surcouf, fait à présent partie de l’équipage du célèbre corsaire malouin. Grisé par le goût de l’aventure, il a décidé de se joindre aux campagnes de ces hommes fiers et nobles qui fendent la mer au mépris du danger, n’hésitant pas à affronter des frégates parfois dix fois plus armées que les leurs. Il se révèle même une recrue de choix contre ses propres compatriotes… Entre souvenirs de poursuites insensées au milieu des récifs, batailles navales grandioses et tempêtes mortelles, suivez les exploits du Tigre des mers et de son équipage !
Arnaud Delalande, Erick Surcouf – le propre descendant du corsaire – et Guy Michel continuent de nous conter en BD le destin romanesque de ce personnage qui a pourtant bel et bien existé. Une série placée sous le signe de la grande aventure en 4 tomes.

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Le point sur l’album :

Surcouf nous étonne encore dans un troisième album explosif où il affronte frontalement la flotte britannique, prête à tout pour lui mettre la main dessus. Et pourtant, cette dernière va être tournée en ridicule lorsque le célèbre corsaire français leur confisquera leur plus gros vaisseau, dans une manoeuvre redoutablement rusée. Surcouf n’avait pas peur de braver l’impossible, et de faire des prises dix fois plus imposantes que son équipage. Un récit épique, habilement romancé dans le jus de son époque : celui de Napoléon, auprès duquel les exploits de Surcouf remonteront.[pull_quote_right]Un récit épique, habilement romancé (…)[/pull_quote_right]

Servi par le dessin de Guy MichelSurcouf offre de très belles planches où les grandes voiles des navires sont joliment mises en scène. Un dessin chargé de détails qui nous embarque sans mal dans cette aventure à travers les mers. Moins précis que celui de Jean-Yves Delitte, le graphisme de Surcouf reste très agréable à contempler.

En résumé, ce troisième album de Surcouf poursuit l’ascension irrésistible de ce corsaire hors du commun. Il nous tarde de lire le quatrième et dernier épisode.

Corto Maltese : la couverture du prochain album dévoilée par Casterman

Corto Maltese revient !

Attendu pour le 30 septembre 2015, Sous le soleil de minuit ressuscite Corto Maltese pour une trentième aventure totalement inédite, imaginée par le scénariste Juan Diaz Canales (Blacksad) et mise en scène par le dessinateur Ruben Pellejro (Dieter Lumpen). Un retour qui va faire grand bruit vingt ans après la disparition de son créateur Hugo Pratt. Une parution simultanée est prévue dans de nombreux pays européens : en français, en néerlandais, en italien et en espagnol.

« Je ne suis pas choqué à l’idée que quelqu’un puisse un jour reprendre Corto Maltese. » déclarait Hugo Pratt dans le livre d’entretiens de Dominique Petitfaux, De l’autre côté de Corto (Casterman, 1990).

Corto Maltese - Sous le soleil de minuit

Meetic dote l’Apple Watch de la première appli dédiée aux rencontres ! (#TIMETOMEET)

Disponible sur Apple Watch depuis le 24 avril dernier, l’appli Meetic est la première du genre à pouvoir désormais se fixer à votre poignet. Une app intuitive, dont les innovations viennent compléter l’usage de la nouvelle App iOS du service de rencontre.

Mise en place en un temps record (avant même la disponibilité de l’Apple Watch), l’application Apple Watch de Meetic confirme la place de leader de la marque en matière de wearables. Les célibataires peuvent aujourd’hui accéder à leur réseau de dating préféré sur n’importe quel support.

Mais cette dernière nouveauté est sans doute la plus grisante. Exploitant les technologies de pointe de l’Apple Watch, elle est l’app idéale pour ne pas rater LA rencontre. L’utilisateur est discrètement alerté par des notifications : la montre toque doucement sur le poignet pour signaler visites et flashs reçus en temps réel. On peut alors voir qui nous a contacté et choisir de répondre directement avec la montre (ou basculer sur son Smartphone).

La fonction « Glance » de Meetic se mêlera désormais aux autres Glances de l’Apple Watch en comptabilisant en temps réel les flashs et les visites reçus. Les célibataires vont pouvoir se challenger pour le plus grand nombre de visites.

Allant toujours plus loin dans l’expérience utilisateur, Meetic a mis en place une interaction mobile-montre qui offre, dès réception d’une notification, de basculer l’alerte vers son mobile.

En anticipant les besoins des célibataires, Meetic relève un défi de taille et s’impose comme le leader incontournable du secteur. Une véritable performance technologique qui allie ergonomie et praticité pour assurer une continuité surprenante sur ce support inédit, bien différent des Smartphones.

Prêt à prendre le pouls du monde entier, l’heure de la rencontre a plus que jamais sonné ! It’s #TIMETOMEET !

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Le Gouffre de Padirac, tome 2 : une BD de Laurent Bidot et Lucien Rollin (Glénat)

 

Le Gouffre de Padirac tome 2

Le Gouffre de Padirac, tome 2

Après avoir fait le récit de la découverte de ce trou du diable classé premier site du patrimoine souterrain français, Le Gouffre de Padirac s’attelle à nous faire découvrir dans ce deuxième album comment il fut aménagé pour accueillir le plus grand nombre. Un scénario écrit par Laurent Bidot (Padre Pio, L’Histoire de la Grande Chartreuse, Le Linceul, Paradoxes…) et illustré par Lucien Rollin (Citoyen Liberté, Torte, Saskia des Vagues, Ombres, Back World…). Lisez notre chronique du tome 1 du Gouffre de Padirac pour en savoir plus.

Date de parution : le 29 avril 2015
Auteurs : Laurent Bidot (scénario) et Lucien Rollin (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

En 1900, lors de l’exposition universelle, Edouard-Alfred Martel s’intéresse de près aux aménagements du tout nouveau métro pour imaginer le Gouffre de Padirac de demain. En rêve, il imagine même un futur à la Jules Verne dans lequel la visite se ferait en engin à propulsion. William Beamish est le fils de l’un des associés fondateurs de la Société du Puits de Padirac. Depuis son enfance, il mène une vie intrépide et téméraire. Peu à peu, son destin se lie irrémédiablement à celui du Gouffre, qu’il présidera de 1938 à 1969. Quarante ans après l’ouverture du site au public, c’est l’inauguration du « Nouveau Padirac ». Plus moderne, plus sûr, il peut accueillir une foule toujours plus grande de visiteurs. Mais la guerre vient d’éclater et l’avenir du site semble plus incertain que jamais.
L’histoire du « Nouveau Padirac » ne fait que commencer…

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Le point sur l’album:

L’histoire du Gouffre de Padirac se concentre cette fois sur William Beamish, Président de la Société du Puits de Padirac de 1938 à 1969. Il raconte son enfance, la façon dont son père a rencontré Edouard-Alfred Martel et les projets follement ambitieux de ce dernier pour le Gouffre. Il souhaitait en effet y faire venir autant de monde qu’à l’exposition universelle. Pour cela, il lui fallait l’aménager encore et encore, améliorer la lumière (il s’inspirera de l’éclairage du métro) et s’entourer des meilleurs. Entre rêveries et réalité, ce deuxième tome refait la visite du Nouveau Padirac, menacé par la guerre… Un récit toujours très documenté et méticuleux, qui se perd parfois dans un souci de précision historique au détriment d’une narration qui pourrait être plus romancée, plus légère et plus fleuve.

Le dessin réaliste de Lucien Rollin reste quant à lui très académicien sans être dénué d’efficacité. L’illustrateur nous fait voyager à une époque où l’ère technologique en était encore à ses balbutiements. De quoi être dépaysé.

Ce deuxième album du Gouffre de Padirac raconte l‘invention d’une visite extraordinaire en prenant son temps, mais offre tout de même une belle reconstitution de la façon dont le Nouveau Gouffre a été pensé en son temps.

S.O.S Lusitania, tome 3 : une BD de Patrick COTHIAS, Patrice ORDAS et Jack MANINI (Grand Angle)

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S.O.S. LUSITANIA

S.O.S Lusitania, t. 3 : la mémoire des noyés

Trilogie historique co-écrite par Patrick Cothias et Patrice Ordas (Le Fils de l’Officier, La Rafale, Hindenburg...) et illustrée par Jack Manini (Mycroft, Necromancy, Catacombes, La Guerre des amants), S.O.S Lusitania nous plonge dans l’histoire du naufrage du Lusitania, immense navire civil transportant une grosse quantité de munitions à destination de la Grande-Bretagne pendant la première guerre mondiale. Pour en savoir plus, lisez notre chronique des tomes 1 & 2.

Date de parution : le 29 avril 2015
Auteurs : Patrice Ordas, Patrick Cothias (scénario) et Jack MANINI (dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Torpillé par le sous-marin U-20, le Lusitania sombre en 18 minutes. De nombreux éléments laissent à penser qu’il s’agit d’un naufrage organisé au mépris de la vie des 2160 passagers et marins. Pourquoi et par qui ? Alfred Vanderbilt, officiellement disparu, mais survivant sous une autre identité, veut connaître la vérité. Avec lui, d’autres rescapés sont décidés à venger la mort des innocents avec l’aide d’un agent double qui était présent à bord.

Lusitania tome 3 planche

Le point sur l’album :

Ce troisième album, intitulé La mémoire des noyés conclut la série en compagnie des survivants du Lusitania, qui poursuivent leur enquête afin de retrouver le ou les coupable(s) du torpillage du navire. Un album qui peut se révéler compliqué à suivre si l’on n’a pas en tête les évènements et les personnages décrits dans les tomes précédents. Le récit jongle en effet avec une grande diversité de lieux, de dates et de figures. Une narration multiple qui peut désarçonner. Reste que S.O.S Lusitania est une série séduisante qui nous romance un récit d’espionage qui a mené à la perte de milliers d’innocents.

Le dessin de Jack Manini est quant à lui assez agréable, malgré un manque de précision dans son trait et l’imperfection de sa coloration. L’ensemble parvient à garder une certaine harmonie malgré cela.

Si S.O.S Lusitania compte quelques défauts, on reste sur une bonne impression générale.

Un petit livre oublié sur un banc, tome 2 : BD de Jim et Mig (Grand Angle)

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Un petit livre oublié sur un banc, tome 2

Un petit livre oublié sur un banc, tome 2

Voici un livre pour les amoureux des livres, dont l’histoire est écrite par Jim (Une nuit à Rome, Petites Eclipses, Une petite tentation, Héléna). Inspiré par les « livres voyageurs », laissés dans la nature pour être lus par un passant inconnu et emmenés à un autre endroit, faisant parfois le tour du monde plusieurs fois, Un petit livre oublié sur un banc ferme sa parenthèse enchantée avec ce second tome. Un diptyque dessiné par Mig (Sam Lawry, Le Messager) dans le même univers graphique que les précédentes séries de Jim.

Date de parution : le 29 avril 2015
Auteurs : Jim(scénario) et Mig (dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 13,90 € (46 pages)

Résumé de l’éditeur:

Depuis qu’elle a mis la main sur ce livre oublié sur un banc, Camélia s’est retrouvée dans un petit jeu du chat et de la souris… La souris c’est elle, mais qui est le chat ? Qui est ce mystérieux amoureux qui lui écrit des messages dans son livre ? Et surtout, comment expliquer qu’une autre femme a le même livre ? Et si elle avait un message à l’intérieur, elle aussi ?
Portrait d’une femme perdue dans une vie qui l’ennuie, en quête d’une vraie passion amoureuse.

Un petit livre oublié sur un banc, tome 2

Le point sur l’album:

Ce second volume voit notre héroïne, Camélia, continuer sa quête de l’auteur inconnu qui lui laisse des messages aussi mystérieux que charmeurs dans ce petit livre oublié sur un banc. Chahutée par un sentiment amoureux qui prend racine dans ces quelques mots, la jeune femme remue ciel et terre pour démasquer l’anonyme écrivain. Lorsque Jim lève le voile dans son épilogue, on est forcément un peu déçu que la magie s’estompe. Un sentiment qui dessert quelque peu les impressions laissées par la lecture de l’album. On aura en effet passé un bon moment, emmené par un auteur au talent romantique incontestable. Mais une petite déception vient se mêler à ce constat, faite de quelques clichés et d’un dénouement qui manque d’envergure.

Mig s’est quant à lui parfaitement adapté à l’univers de Jim, en réalisant un dessin affiné, léger et précis. La couleur est également au point. Une atmosphère graphique qui s’inscrit totalement dans celles des précédentes séries de Jim. Le lecteur y retrouve la même ambiance avec plaisir.

Sans être indispensable, Un petit livre oublié sur un banc est un diptyque frais et rythmé. Libre à vous de décider un jour de l’oublier à votre tour sur un banc.

Un amour exemplaire, une BD de Daniel Pennac et Florence Cestac (Dargaud)

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Un amour exemplaire

Un amour exemplaire

Le célèbre écrivain Daniel Pennac nous raconte dans Un amour exemplaire ses souvenirs de vacances sur la Côte d’Azur, dont Jean et Germaine font partie. Un couple qui vivait un amour tendre et profond, qui a marqué le petit garçon qu’il était. Un album sur l’amour éternel, illustré par Florence Cestac (Le Démon du soir ou la Ménopause héroïque, Des salopes et des anges).

Date de parution : le 3 avril 2015
Auteurs : Daniel Pennac (scénario) et Florence Cestac (dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 14,99 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Daniel Pennac et Florence Cestac s’associent pour un tendre one shot : une vraie petite musique du bonheur ! Quand il était gosse, Daniel Pennac passait ses vacances à La Colle-sur-Loup, sur la Côte d’Azur. Soleil, figuiers et grande treille sous laquelle on joue à la pétanque. C’est là qu’avec son frère Bernard il fait la rencontre de Jean et Germaine : lui, grand chauve façon héron ; elle, maigre, rose et rieuse. Toujours de bonne humeur, ils intriguent avec leur joie de vivre. Pas d’enfants, pas de boulot, Jean et Germaine vivent un amour sans intermédiaire, un amour sédentaire, un amour exemplaire ! Une histoire indispensable tellement elle est jolie et donne du plaisir ! Un vrai petit bonheur.

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Le point sur l’album:

Ouvrant son album par un déjeuner avec l’illustratrice Florence Cestac, avec qui il fera des commentaires tout au long de son histoire, Daniel Pennac se met en scène en train de faire le récit de ce couple original que la joie de vivre n’a jamais quitté. Un couple qui avait décidé de ne pas avoir d’enfants et de ne pas travailler pour mieux vivre leur passion, pour profiter l’un de l’autre jusqu’au bout de leur vie. Un amour exemplaire qui fascinait Pennac. Ce dernier passait souvent chez eux pour écouter leurs histoires et les observer vivre leur amour. Il restera lié à ce couple jusqu’à leur départ dans l’au-delà.[pull_quote_left]Un album qui fait du bien.[/pull_quote_left]

Une histoire touchante qui nous irradie d’un amour chaleureux et ensoleillé. Un album qui fait du bien.

Le dessin de Florence Cestac porte évidemment sa marque, même si elle accepte avec amusement de déroger à sa règle du « nez tout rond » en dessinant celui de Jean. Un style humoristique qui va comme un gant à cette histoire teintée de plaisanteries légères qui assaisonnent en douceur cet amour exemplaire.

En bref, Un amour exemplaire nous distrait de la plus heureuse des façons. Un album à lire, qui devrait inspirer de nombreux amoureux.

Nous sommes pareils à ces crapauds qui…/Ali, conception Ali et Hèdi Thabet, Mathurin Bolze, à Paris

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Théâtre du Rond-Point du 5 au 23 mai 2015, 18h30
Salle Renaud-Barrault

[pull_quote_center]Si les deux pièces présentées sont indépendantes, elles n’en sont pas moins reliées par un vertige des corps aventureux et sensibles qui nous laisse sans voix.[/pull_quote_center]

Nous sommes pareils à ces crapauds… emprunte son titre à des vers de René Char « Nous sommes pareils à ces crapauds qui dans l’austère nuit des marais, s’appellent et ne se voient pas, ployant à leurs cris d’amour toute la fatalité de l’univers… » et explorent les infinis scénarios du triangle amoureux. Sidérant et magnifique.

Au commencement, deux jeunes mariés (Mathurin Bolze/Artémis Stavridis) font des tours de piste accompagnés de quatre musiciens-chanteurs sur un répertoire rébétiko qui mêle une musique de la diaspora grecque et des airs tunisiens.

Mais une lassitude se fait rapidement jour où l’euphorie des premiers émois s’est estompée et un deuxième homme (Hedi Thabet unijambiste) s’invite dans la ronde en bloquant de sa jambe unique mais déterminée, la robe de la mariée pour une image arrêtée saisissante.

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Puis, dans un ballet à trois : acrobatique, chorégraphique et ciselé de prouesses mêlées – tout en rupture et fusion des corps désaccordés, entre solitude et rapprochement – se recompose sans un mot avec l’un l’autre interchangé, une autre dualité.

Osmose complexe où le jeu amoureux se joue de toutes les conventions et se charge de corps à corps à la fois émouvant et singulier, physique et poétique.

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Avec Ali (Mathurin Bolze et Hèdi Thabet) ce sont deux frères d’armes, circassiens, qui défient leur art pour mieux l’éprouver et se retrouver, sachant que l’un des deux a perdu une jambe. Poignant.

Dans des numéros d’équilibres dansés, de voltige, et d’acrobatie où les béquilles deviennent agrès, les deux hommes se provoquent puis se rejoignent pour ne former plus qu’un.

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Combinaison siamoise des corps – époustouflante d’énergie, de complicité, d’intensité et d’égalité – où la jambe de l’un vient remplacer celle de l’autre.

Le tout dans une projection de l’un sur l’autre, l’un avec l’autre, porteuse d’un lien indestructible.

Animation : « Man and Dogs », du bonheur en 60 secondes

Man and Dogs est une vidéo toute récente, qui joue une nouvelle version du bonheur selon Coca Cola. Une autre façon de jouer la carte artistique – après la célèbre campagne menée en France avec AKH. Et on doit avouer que c’est plutôt réussi ! A voir !

 

Le jardin de Minuit, une BD d’Edith (Soleil / Noctambule)

Le jardin de minuit

Le jardin de Minuit, une BD d’Edith

Libre adaptation de Tom et le jardin de minuit, un roman de Philippe Pearce (Prix littéraire : Médaille de Carnégie – 1958), Le Jardin de Minuit est un voyage entre songe et réalité, suggéré par Edith (Basil et Victoria, La Chambre de Lautréamont) en tant qu’auteur complet.

Date de parution : le 22 avril 2015
Auteurs : Edith (scénario et dessin) d’après le roman de Philippe Pearce
Editions : Soleil
Prix : 17,95 € (96 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Édith s’empare d’un classique de la littérature anglaise, et entrelace finement réalité et imaginaire. Été. Angleterre, XXe siècle. Tom Long est contraint de passer ses vacances chez son oncle et sa tante, car son frère a la rougeole. Ils habitent un appartement, situé dans un immeuble sur cour. L’ennui s’installe… Quand soudain, une nuit, un événement étrange se produit : l’horloge du hall sonne treize coups ! La cour a laissé place à unimmense jardin… Tom s’y risque, il y devient invisible sauf aux yeux d’une petite fille de son âge, Hatty, vêtue d’une tenue du siècle dernier. Elle semble vivre dans un temps qui n’obéit pas aux lois chronologiques… Quel mystère se dissimule derrière ce bouleversement temporel ?…
Philippa Pearce reçut, en 1958, la médaille de Carnegie pour ce roman qui s’imposa comme un chef-d’oeuvre de langue anglaise. Édith en propose une adaptation ciselée. Elle use de son dessin comme d’une écriture afin de recentrer le récit autour de cette perception d’un paradis perdu et d’un espace d’éternité pour le retrouver.

Le jardin de minuit

Le point sur l’album:

Comme une invitation à l’évasion onirique, Le Jardin de Minuit est une belle façon pour le profane de découvrir l’un des chefs d’oeuvre de la littérature anglaise. Un petit garçon est envoyé chez ses oncle et tante pendant les vacances alors que son petit-frère reste chez ses parents pour guérir de la rougeole. Tom se retrouve dans une maison à appartements, affublée d’une petite cour. Et pour couronner le tout, il doit rester enfermé à l’intérieur, placé en quarantaine en attendant la période d’incubation du virus de la rougeole. Des vacances terriblement ennuyeuses s’annoncent… jusqu’à ce que le jeune garçon découvre que pendant la nuit, la cour extérieure se transforme en un jardin luxuriant où des enfants viennent chaparder gaiement.[pull_quote_left][U]ne adaptation fleuve et concise[/pull_quote_left]

Là, Tom va découvrir qu’il ne peut être vu par ces enfants, à l’exception d’une petite fille. Et chaque nuit, il s’empressera d’y retourner. Un passage qui l’emmène plusieurs décennies en arrière. Un voyage dans le temps qui ne cesse de l’intriguer et dont il va tenter de percer les mystères.

Edith livre une adaptation fleuve et concise, illustrée avec sensibilité et poésie. Une doux voyage dans l’enfance où l’on ne sait plus distinguer fiction et réalité. Le Jardin de Minuit est un album assez tranquille, non dénué de charme par sa capacité à nous replonger dans l’enfance. Pourquoi pas !

Le Rapport de Brodeck, tome 1 : une BD de Manu Larcenet (Dargaud)

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Le rapport de Brodeck

Le Rapport de Brodeck t.1 : L’Autre

Livré dans un magnifique écrin, Le Rapport de Brodeck est un diptyque adapté du roman éponyme de Philippe Claudel paru en 2007. C’est la première fois que Manu Larcenet (Blast, Peu de gens savent, Nombreux sont ceux qui ignorent, Journal d’un corps) s’aventure dans ce type d’exercice. Et pourtant, la leçon est magistrale.

Date de parution : le 10 avril 2015
Auteur : Manu Larcenet (scénario et dessin) d’après le roman de Philippe Claudel
Editions : Dargaud
Prix : 22,50 € (160 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Voici le nouveau chef-d’oeuvre de Manu Larcenet ! Une sublime adaptation du best-seller de Philippe Claudel. Manu Larcenet s’attaque pour la première fois à une adaptation, celle du chef-d’oeuvre de Philippe Claudel, Le Rapport de Brodeck. Mais lorsque l’auteur de Blast et du Combat ordinaire s’empare du texte, c’est pour le faire sien et lui donner une nouvelle vie, éclatante, sombre et tragique. Des pages d’une beauté stupéfiante, magnifiant la nature sauvage et la confrontant à la petitesse des hommes ; une plongée dans les abîmes servie par un noir et blanc sublime et violent. Un très grand livre. Manu Larcenet adapte de façon majestueuse le best-seller de Philippe Claudel : un chef-d’oeuvre.

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Le point sur l’album:

Ce premier tome, intitulé L’Autre nous plonge dans un village perché dans la montagne non loin de la frontière allemande, aussi beau que terrifiant. Il faut dire que Brodeck – ancien déporté – en connaît un rayon question horreur. Habité par les fantômes de sa vie en camp de concentration, il se réfugie dans l’amour de la nature qu’il surveille avec bienveillance en détaillant la faune et la flore locales dans ses rapports. Et voilà qu’il doit faire face à l’impensable : les villageois ont commis un crime atroce sur la personne d’un étranger qu’ils trouvaient suspect. Brodeck, seul innocent dans ce village coupable va être chargé par les habitants de rédiger un rapport. Pris en otage, piégé par ces derniers, Brodeck va à compter de cet instant être plongé dans l’angoisse d’être le prochain…[pull_quote_left]Une partition remarquablement jouée.[/pull_quote_left]

Un récit froid et anxiogène interprété avec grande maîtrise par l’un des plus grands auteurs contemporains du neuvième art : Manu Larcenet. Sa façon de s’approprier cette histoire et de lui donner corps à travers une narration minimaliste et puissante tient du génie. L’auteur recentre son récit sur le visuel. On retient notre souffle durant de longs moments silencieux, où la tension règne. Une partition remarquablement jouée.

Manu Larcenet insuffle à ces personnages toute la force de son univers, sublimant par son graphisme ces montagnes hostiles et sauvages. Son dessin nous enfonce dans un abîme d’une noirceur profonde, où le dessinateur apporte le juste filet de lumière. Ce qu’il faut pour nous éblouir une nouvelle fois de son trait charbonneux, tout en noir et blanc.

Le Rapport de Brodeck n’est pas encore achevé que l’on peut déjà considérer ce très bel ouvrage comme essentiel.

Live Therapy : Gatane est de retour

Gatane

En ballade sur Paris, Gatane nous revient quelques temps. Unique date pour un spectacle unique, il se produira sur scène au théâtre de l’Apollo le 19 mai pour vous chanter ses chansons musico-thérapeutiques. Lui et son équipe vous feront passer une soirée exquise. Pas besoin d’ordonnance d’un médecin à l’écriture illisible, juste Gatane, à l’écriture jouissive.

L’artiste nous avait bluffé, amusé, emporté l’année passée à Paris. On s’attend à un humoriste, et on trouve un conteur, un chanteur, un musicien même. Son spectacle, « Live Therapy » raconte en chansons les débuts de Gatane : son exode au Nord, sa conquête, ses amours, ses emmerdes, ses peurs, ses histoires. Les quelques loubards sur scène se marient avec leurs instruments, et donne corps à un One Man Show qui, quand on parle de One Man Show, est souvent trop froid. Gatane, pilule aux effets immédiats, l’apparition rapide d’un sourire, et, d’un rire parfois gras. Qui ne nécessite pas de sirop.

Alors, toi malade de la vie, toi, personne aux multiples soucis, toi, pleurnicheur, toi, cachotier ou cachotière de petits malheurs, toi au cœur serré qui pense que ce n’est qu’un petit bobo, fonce, cours, vole, lève toi, et trouve un moyen d’écouter Gatane !

Il sera au théâtre de l’Apollo le 19 mai, le 27 Août, au Festival National des Humoristes à Tournon sur Rhône, et de retour sur Paris en juin, en scènes ouvertes. Epie le sur son site (http://www.gatane.com/).
Mais trouve le. Car ce médoc’, sans préscrip’, en vaut le coup.

Chaine Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCTa2w_Wad8kerSJnYrGcZFQ?

Cobain Montage of Heck : Des séances supplémentaires !

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Salué comme étant le plus intime et le plus innovant documentaire jamais réalisé sur le chanteur, COBAIN : MONTAGE OF HECK est le premier portrait intégralement autorisé de celui qui a marqué toute une génération. Créatif et profond, le film est une plongée cinématographique viscérale dans la vie d’un artiste en désaccord avec le monde qui l’entoure.

Le réalisateur Brett Morgen opère un savant mélange d’extraits racontés en dessins et d’archives inédites de Cobain (dessins, musiques et vidéos de famille), ainsi que des interviews jamais dévoilées de sa famille et de ses plus proches confidents, notamment sa femme Courtney Love.

En exclusivité pour la séance au cinéma du lundi 4 mai, Brett Morgen explique, dans un entretien exclusif de 12 minutes, son immersion sans précédent dans l’intimité de la famille de Cobain et de son passé.

Des premières années de Kurt à Aberdeen, sa ville natale, jusqu’au sommet de sa gloire, les fans et la génération Nirvana découvriront du contenu inédit sur Kurt Cobain ; et pour ceux qui ont récemment connu l’homme et sa musique, ils comprendront mieux ce qui fait de lui une icône intemporelle.

Une œuvre incontournable à ne surtout pas manquer !

Infiltrés, tome 1 : une BD de Sylvain Runberg, Olivier Truc, Olivier Thomas et Delphine Rieu (Quadrants)

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Infiltrés, tome 1 : Le Sourire du Faucon

Dans InfiltrésSylvain Runberg (Cases blanchesL’Ombre des ShinobisKonungar, Trahie, Orbital) s’associe au journaliste Olivier Truc (spécialiste des courants de l’extrême droite européenne), pour livrer un polar ancré dans le réel, en infiltration dans un mouvement extrémiste danois dans l’après Anders Brievik. Un récit en deux tomes illustré par Olivier Thomas (Le Printemps des Quais).

Date de parution : le 22 avril 2015
Auteurs : Sylvain Runberg, Olivier Truc (scénario), Olivier Thomas (dessin) et Delphine Rieu (couleurs)
Editions : Quadrants
Prix : 14,95 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Un groupuscule d’extrême droite danois inspiré de l’idéologie « Counter Jihad » est infiltré par un membre des services spéciaux danois. Suzanne Hennings, en charge de l’enquête, connaît le « Renouveau Danois » pour ses sites Internet haineux et le suspecte d’agressions contre des personnes qu’ils considèrent être les fossoyeurs de « l’identité européenne ». Grâce aux informations de l’agent infiltré, elle apprend qu’il va probablement organiser un attentat de grande envergure, futur symbole d’une croisade jugée inévitable, celle qui mènera à une Europe “libérée de l’Islam”. Pour l’instant, le policier n’a ni les preuves, ni la cible, mais Suzanne prend ses informations au sérieux. Comment faire pour trouver à temps « qui », « comment », et « où » ?! Récit complet en deux tomes, qui pourrait donner lieu à d’autres enquêtes menées par la même équipe de policiers, au Danemark et dans le reste de l’Europe.

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Le point sur l’album:

Le Sourire du Faucon nous met sans transition dans l’ambiance d’un mouvement d’extrême droite qui fomente un attentat contre la communauté musulmane. Inspiré par l’idéologie Counter Jihad et par des théories nauséabondes comme celle du grand remplacement, les membres de ce groupuscule occulte s’apprêtent à passer à l’action. Le seul problème pour la police qui enquête sur eux, c’est qu’on ne sait pas qui est visé, ni où, ni comment. Si ce n’est que l’exécutant est surnommé le Faucon. L’agent infiltré au sein du groupe va mettre sa vie en danger pour tenter d’obtenir toutes les informations possibles. Un scénario plutôt bien ficelé, qui avance ses pions sans précipitation dans ce premier album. De quoi rendre l’épilogue certainement plus explosif.[pull_quote_left]Un polar d’actualité[/pull_quote_left]

Le dessin d’Olivier Thomas reflète assez bien le contexte des Infiltrés, en mettant en image un environnement réaliste, légèrement griffonné par un trait qui se révèle parfois charbonneux. Les scènes se passent d’ailleurs souvent de nuit, ce qui renforce cette idée d’une bande organisée qui agit dans l’ombre pour terroriser ses cibles. Les couleurs de Delphine Rieu manquent enfin d’audace et de précision dans les nuances mais l’ensemble reste harmonieux.

En conclusion, ce premier album des Infiltrés est une belle entrée en matière. Un polar d’actualité qui séduit par son scénario bien pensé et documenté.

Un Village français, tome 1 : une BD de Jean-Charles Gaudin et Vladimir Aleksic (Soleil)

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Un Village français, tome 1

Un Village français, tome 1 : 1914

Préquel inédit de la série TV éponyme diffusée sur France 3, Un Village français débute son premier album BD vingt-cinq ans avant. Nous sommes en juin 1914, et l’assassinat de l’archiduc d’Autriche va précipiter la France dans la Première Guerre Mondiale. Un album écrit par Jean-Charles Gaudin (Marlysa, L’Assassin Royal, Phoenix, Vigilantes) et illustré par Vladimir Aleksic.

Date de parution : le 22 avril 2015
Auteurs : Jean-Charles Gaudin (scénario), Vladimir Aleksic (dessin) et facio (couleurs)
Editions : Soleil
Prix : 14,50 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Villeneuve, sous-préfecture fictive du Jura. 25 ans avant les événements de la série télévisée, cette préquelle apporte une dimension et un sens nouveaux aux personnages que l’on connaît. L’histoire commence le 26 juin 1914. Tranches de vie quotidienne de la famille Larcher, des Schwartz ou encore des Breylleau… Le maire du village est inquiet, il vient d’apprendre l’assassinat de l’archiduc d’Autriche François-Ferdinand ; il sent que la guerre est toute proche…et en effet, début août, c’est la mobilisation. Tout le village doit s’organiser en prévision du départ des hommes… Premières séparations, premiers combats… premiers orphelins !

Un Village français, tome 1

Le point sur l’album:

Invité dans le quotidien qui ponctuait le village de Villeneuve à l’aube de l’ordre de mobilisation générale pour la Grande Guerre, le lecteur a plaisir à s’attacher à de nombreux personnages au coeur de quelques secrets de famille bien gardés. Ce premier album donne un aperçu de ce que pouvait être la vie d’avant guerre dans ce petit village où tout le monde se connaît. Un album  ensoleillé, divertissant et bien écrit qui laisse augurer une suite bien plus sombre.

Le dessin réaliste de Vladimir Aleksic n’est quant à lui pas pour déplaire. Elaborant des planches ornées de nombreux détails dessinés avec soin d’un trait fin, l’illustrateur offre une belle fluidité de lecture. Plutôt convaincant malgré un académisme apparent.

Le pari de revisiter l’univers d’Un village français était risqué mais il semble réussi avec cet épisode introductif. A suivre…

Un monde si tranquille – Anticyclone, une BD d’Etienne Davodeau (Delcourt)

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Un monde si tranquille tome 2

Un monde si tranquille – Anticyclone

Après un premier album plutôt convaincant (La Gloire d’Albert), Un monde si tranquillerevient cette fois avec le récit d’une femme qui se bat pour conserver son emploi de technicienne de surface… Une incursion dans le monde impitoyable de l’entreprise, toujours imaginée par Étienne Davodeau (Le Chien qui loucheImmigrants,  Les Ignorants, Il s’appelait Geronimo).

Date de parution : le 8 avril 2015
Auteur : Etienne Davodeau (scénario et dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Surnommée « Grande Gueule » par ses collègues techniciennes de surface aux Transports Doublet, Nina risque de perdre sa place. Chauffeur dans la même entreprise, Castor est poussé vers la porte par ses collègues. Mais ni Castor ni Nina ne peuvent envisager de se retrouver à la rue… C’est Samuel Faure, directeur des ressources humaines, qui va s’occuper de leurs cas. à ses risques et périls.

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Le point sur l’album:

Mettant en scène une nouvelle chronique sociale à la lumière de ce qui pourrait être un fait divers criminel, Etienne Davodeau raconte cette fois l’histoire d’une mère de famille perdue, qui a confié l’éducation de sa fille à son grand-père afin de pouvoir travailler. Leur cachant son vrai travail par honte, elle va pourtant tout faire pour le garder malgré les menaces de son DRH. Détestée par ses collègues, elle va avoir bien du mal à le faire… jusqu’au jour où elle décide – avec un complice – de kidnapper le dirigeant. Il sera retrouvé mort quelques jours plus tard. Une intrigue toujours bien ficelée grâce à un découpage astucieux qui entretient le suspens, doucement mais surement.

On retrouve la patte graphique de l’auteur, qui livre un dessin aux aspérités caricaturales. Son trait brut est mis en valeur par une couleur directe sans artifice. Un choix qui se respecte, même s’il ne provoque pas d’émoi visuel.

Anticyclone est un deuxième album de qualité. On attend donc l’épilogue de cette trilogie avec une certaine impatience (Ceux qui t’aiment sera publié en ce mois de mai).

Résultats concours : Homeland, 3 coffrets gagnés

Saison 4

SORTIE EN DVD et BLU-RAY LE 22 AVRIL

8 Emmy Awards et 5 Golden Globes

A l’occasion de la sortie, le 22 avril 2015, de la série américaine TV Homeland, Saison 4Publik’Art, en collaboration avec Twentieth Century Fox Film, vous a offert la possibilité de gagner :

3 coffrets de la Saison 4 de Homeland

 

Vous avez été très nombreux à participer : 4 987 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les trois heureux gagnants sont :

 

Sandrine Bovis, Benoit Blaublomme et Joao Ribeiro da Silva.

Notre partenaire vous enverra votre lot très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Nous, les morts – tome 1 : une BD de Darko Macan et Igor Kordey (Delcourt)

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Nous les morts tome 1

Nous, les morts t.1 : Les Enfants de la peste

Uchronie mêlant zombies, aztèques et peste noire, Nous les morts est une tétralogie originale et sanglante imaginée par le scénariste Darko Macan (Soldier X) et le dessinateur Igor Kordey (Soldier X, L’Histoire Secrète, Les 30 derniers, Star Wars – Nouvelle République…).

Date de parution : le 8 avril 2015
Auteurs : Darko Macan (scénario), Igor Kordey (dessin) et Yana (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

XVIe siècle, l’Europe est victime d’une épidémie qui transforme les hommes en zombies. 500 ans plus tard, de l’autre côté de l’océan, le peuple aztèque, préservé des menaces de la colonisation, a continué de se développer. Son seul lien avec l’Europe, un groupe d’hommes étranges arrivés en bateau peu de temps après l’épidémie. La survie surprenante de ces derniers intrigue l’empereur aztèque. Il décide d’envoyer une expédition pour comprendre ce mystère.

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Le point sur l’album:

Nous les morts surprend d’abord par son univers, invitant des aztèques sur de grands navires volants pour aller percer les secrets de la vie éternelle de l’autre côté de l’océan. En vérité, ils ne trouveront que des zombies assoiffés de sang frais, malgré quelques survivants schizophrènes.. Un cocktail détonnant qui fait la part belle à des scènes d’action bien emmenées et à un narration assez riche.[pull_quote_left]Un cocktail détonnant[/pull_quote_left]

Côté dessin, l’influence comics est évidente sous les traits appuyés d’Igor Kordey. Les planches sont chargées, ce qui ne fait que renforcer l’atmosphère glauque de ce récit de science-fiction inédit. Soulignons également le choix de lettrage, qui laisse vraiment à désirer car on a parfois du mal à déchiffrer les mots. De même, la couleur est très saturée et l’on a du mal à apprécier le dessin à sa juste valeur. C’est dommage.

Heureusement, ce premier album de Nous, les morts ne déçoit pas autant qu’il enthousiasme. On attend donc de lire la suite de cette aventure ténébreuse pour apporter un jugement éclairé.

A LIRE