Ixcanul – Volcan, de Jayro Bustamante
Jayro Bustamante réalise son 1er long métrage avec Ixcanul –Volcan. Il en est à la fois la réalisateur, le producteur et le scénariste. Jayro Bustamante est retourné dans son pays, Le Guatemala, dans sa région, pour tourner son film Ixcanul.
Sortie : le 25 novembre 2015
Durée : 1h31
Réalisateur : Jayro Bustamante
Avec : María Mercedes Croy, Maria Telon, Manuel Antún
Maria, jeune Maya de 17 ans, vit avec ses parents dans une plantation de café sur les flancs d’un volcan, au Guatemala. Elle voudrait échapper à son destin, au mariage arrangé qui l’attend. La grande ville dont elle rêve va lui sauver la vie. Mais à quel prix…
Le Festival de Biarrtiz-Amérique Latine a commencé ce soir , 28 septembre, par un très beau duo de sœurs jumelles, Las Hermanas Caronni qui viennent d’Argentine. L’une au violoncelle et l’autre à la clarinette. Quelques morceaux chantés ont ravi le public qui va les retrouver au Village, après le film.
Ensuite, le Président Jean-Marie Lemogodeuc a fait de multiples remerciements et a laissé Marc Bonduel présenter le Festival (voir notre chronique à ce sujet) et les différents jurys.
Le réalisateur lui-même, Jayro Bustamante, a présenté son film au public de la Gare du Midi impatient de le voir !
Jayro Bustamante dit qu’il n’a pas écrit l’histoire du film mais que le film s’est imposé à lui. Comme une évidence. Et pourtant les conditions de tournage ont été très difficiles, sans eau, sans électricité, et sans argent ! Et au pied d’un volcan !
Mais pour le réalisateur, sa plus grande réussite est la sortie de son film au Guatemala, ce qui est très rare et l’accueil qui lui a été réservé. Dans Ixcanul, les femmes sont à l’honneur et pourtant ce ne fut pas facile de trouver des comédiennes, dans ce pays très machiste. Jayro Bustamante nous a même avoué que celle qui jouait la mère, avait pu le faire car elle était veuve !
Ce film pourrait aussi être un documentaire sur la façon de vivre des Mayas.
Ixcabul raconte l’histoire d’une jeune fille, Maria, une jeune Maya, et de ses parents qui veulent la marier à Ignacio. Mais rien ne se passe comme ses parents le désirent. Ils ne parlent que la langue maya, habitent au pied du volcan dans des conditions extrêmement précaires et travaillent à la plantation de café.
Les photographies sont sublimes, surtout les portraits des femmes. Beaucoup de scènes intimes entre la mère et la fille sont d’une extrême beauté. A travers elles, on ressent tout l’amour de la mère pour sa fille. Leurs regards perçants, et souvent d’une tristesse immense, nous touchent profondément. On est transporté dans un monde inconnu et à des millénaires du nôtre…
Un très beau premier film de Jayro Bustamante qui a déjà eu plusieurs récompenses : l’Ours d’argent au Festival de Berlin et les Prix du meilleur réalisateur et du meilleur film au Festival de Guadalajara. Et peut-être et sans doute un prix à ce Festival ?























Ces personnages obsessionnels se déclinent sur les supports les plus divers, du papier recyclé à l’assemblage de tissus, en passant par le papier d’aluminium et la laine tissée. Un mélange des matières et une déconstruction progressive du sujet qui font que, malgré une continuité évidente, Adam Nidzgorski sait se renouveler. Si bien que l’on rencontre, incarnés par les mêmes figures, aussi bien des farandoles d’allégresse que des idoles religieuses évoquant l’art byzantin.





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