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François Truffaut Exposition à La Cinémathèque française

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FRANÇOIS TRUFFAUT
Exposition à La Cinémathèque française
8 octobre 2014-26 janvier 2015

« Je fais des films pour réaliser mes rêves d’adolescent, pour me faire du bien et, si possible, faire du bien aux autres » François Truffaut
Truffaut fut un écrivain de cinéma, ou si l’on veut, un écrivain au cinéma. De tout cela, il reste des archives : scénarios annotés, ouvrages raturés, correspondances, notes et carnets. Ces trésors nourrissent l’exposition où se mêlent documents audiovisuels, extraits de films, photos et affiches, objets, qui dessinent en pointillé l’univers romanesque de François Truffaut. Sa scénographie originale invite le visiteur à entrer dans l’univers intime et singulier du cinéaste, notamment à travers des reconstitutions inédites comme la salle de rédaction des Cahiers du Cinéma ou son mythique bureau des Films du Carrosse.

La Cinémathèque française – 51 rue de Bercy- 75012 PARIS
Lu, Me à Sa, 12h – 19h, nocturne le jeudi jusqu’à 22h, Di 10h–20h
Ouverture à 10h pendant les vacances scolaires (18 oct-2 nov, 20 déc-4 jan)
Fermeture le mardi, le 25 décembre et le 1er janvier

Gaudi, Le Mystère de la Sagrada Familia, un film de Stefan Haupt, sortie en DVD le 2 décembre 2014

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Sortie en DVD le : 2 décembre 2014

Durée : 1h30

Bonus : 68 mn

Si vous êtes déjà allé à Barcelone et que vous avez visité la Sagrada Familia, alors, regardez vite  ce film ! Je vous garantis que vous ne serez pas déçu. Quelle luminosité ! Quelles vues époustouflantes !

Et si vous ne connaissez que de nom cette œuvre majestueuse de Antoni Gaudi et qu’elle vous interpelle, alors, ce film vous révèlera bien des secrets quant à sa construction qui dure depuis plus de 120 ans !

Gaudi y a consacré sa vie. Toute sa vie. Il n’avait que 31 ans quand il a été choisi comme architecte pour construire cette cathédrale. A la fin de sa vie, il y vécut, comme un pauvre, dormant sur place, mais ne lâchant toujours pas son travail. Et il est mort à 74 ans, espérant que les générations futures continueront sans relâche cette gigantesque construction.

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Le film nous dévoile toutes les facettes de construction, depuis 1882 à nos jours. On découvre Gaudi, mais aussi ses nombreux successeurs. Ceux pour qui Gaudi s’apparente à un génie, voire un dieu et qui se mettent à sa place pour répondre au mieux à ses « attentes ». Je pense plus particulièrement au sculpteur japonais, qui non seulement s’est converti au catholicisme mais qui plus est a pris la place de Gaudi pour être parfaitement en accord avec lui pour sculpter la pierre. Il nous parle de son métier avec passion.

A l’opposé le sculpteur catalan s’affirme dans son art qui semble très éloigné de Gaudi, mais d’après lui, davantage en adéquation avec notre temps.

A chacun sa vérité. A chacun sa passion.

De nombreux artisans, contremaîtres, architecte, sont interviewés et tous ensemble, ils forment une famille et se consacrent complètement à la Cathédrale des Pauvres que l’on découvre totalement, vue du dessous, vue du dessus, vue de l’intérieur, vue de l’extérieur, vues imprenables !

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On nous dévoile aussi les nombreux problèmes auxquels ils doivent faire face encore aujourd’hui ! Sous la Sagrada Familia, passe une ligne TGV ! L’horreur !

Le parvis devant une des façades de la Sagrada n’existe plus et de nombreux immeubles ont été construits…

Ce film retrace tout l’historique de cette construction gargantuesque et magnifique. On ne peut qu’admirer le travail de milliers d’hommes qui œuvrent ensemble à la construction du génial Gaudi !

Un très beau film, assurément ! Une prouesse de Stefan Haupt.

Avec le DVD, en bonus, vous trouverez un entretien avec le réalisateur, Stefan Haupt, qui explique pourquoi il a choisi de s’intéresser à cette cathédrale. Il a voulu donner une vue de l’intérieur car il voit en La Sagrada Familia un lieu vivant et en même temps sacré. Il a lui-même vécu dans une église à Zurich où ses parents étaient très actifs. Ce film, c’est un peu « revenir sur son passé ». Il dit aussi avoir voulu savoir ce que ressentaient toutes les personnes qui travaillent et contribuent à l’oeuvre de Gaudi.

En supplément, vous aurez également un film de 55 mn, Gaudi le dernier bâtisseur, de Lizette Lemoine et Aubin Hellot, qui retrace l’histoire personnelle et artistique de Gaudi.

Le DVD sera disponible à la vente le 2 décembre au prix public conseillé de 20€. Vous pouvez le trouver sur  :

http://boutique.blaqout.com/products/gaudi-le-mystere-de-la-sagrada-familia

Gaudi, le mystère de la Sagrada familia Bande… par toutlecine

Quand vient la nuit, un film de Michael R. Roskam

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Sortie le 12 novembre 2014

Durée : 1h47

Synopsis :

Bob Saginowski, barman solitaire, suit d’un regard désabusé le système de blanchiment d’argent basé sur des bars-dépôts – appelés « Drop bars » – qui sévit dans les bas-fonds de Brooklyn. Avec son cousin et employeur Marv, Bob se retrouve au centre d’un braquage qui tourne mal. Il est bientôt mêlé à une enquête qui va réveiller des drames enfouis du passé…

Michaël R. Roskam, réalisateur d’origine belge qui a signé en 2011 le premier long métrage très remarqué Bullhead, nous revient avec Quand vient la nuit, un second film qu’il a tourné en amérique et dont l’intrigue prend place à Brooklyn. Quand vient la nuit est au départ une nouvelle de l’écrivain-scénariste à succès Dennis Lehane et intitulée « Animal Rescue » qui va devenir le scénario de Quand vient la nuit, et au passage le premier script original que signe l’écrivain pour le cinéma, car jusque-là ce sont ses romans qui ont servi de base aux films de grands réalisateurs comme Clint Eastwood  avec Mystic River, Martin Scorsese avec Shutter Island ou Ben Affleck avec Gone Baby Gone.

 

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Décrivant un univers noir dans lequel évolue des personnes, prisonniers d’un passé douloureux qui les condamne à la solitude. C’est le cas de Bob incarné magnifiquement par Tom Hardy (Locke, The Dark Knight Rises), un barman retiré du monde et qui a mis toute émotivité en hibernation depuis des années, ce sera la découverte d’un petit chiot qui lui fera rencontrer la douce et mystérieuse Nadia incarné non moins superbement par Noomi Rapace (Millénium, Prometheus). La jeune femme, solitaire et en proie à des traumatismes cachés elle aussi, l’aidera à s’occuper du chien tout en nouant avec Bob une relation sentimentale très subtile et originale, le faisant peu à peu revenir parmi les humains. Les deux comédiens charismatiques sont pour beaucoup dans la réussite du film. Mais Quand vient la nuit n’est pas seulement une histoire d’amour, c’est aussi et surtout un polar, un vrai, avec des personnages et des intrigues secondaires tout aussi forts. Ainsi, le regretté James gandolfini (Les Soprano, Cogan : Killing Them Softly) prête sa carrure et sa bonhomie au personnage du cousin de Bob, Marv, propriétaire du bar dans lequel les deux hommes travaillent et qui sert en fond à des trafics de blanchiment d’argent et à la préparation d’un braquage. Leurs manœuvres vont attirer le soupçon qui réveillera de douloureux souvenirs d’un passé où la violence menace de ressurgir. Après Bullhead, c’est aussi la seconde collaboration du réalisateur avec le jeune et talentueux comédien Matthias Schoenaerts (De rouille et d’os). Ce dernier est Eric, une petite frappe qui fait une fixette sur Nadia, (spoiler) qui s’avère être son ancienne petite amie, et son arrivée annonce le drame qui va suivre. Notamment quand Eric rencontre Bob pour l’informer que son chiot lui appartient, simple prétexte qui entraînera des révélations et un déchaînement de violence, faisant tomber les masques et causant des victimes dans un bain de sang en forme de règlement de compte. Une mise en image parfois digne des premiers Scorsese, dont la réalisation portée par une superbe photographie de Nicolas Karakatsanis, inspirée des tableaux du Caravage et de Vermeer, évoque par instant le travail et l’univers. Le film rappelle également Drive (2011) de Nicolas Winding Refn, à travers la relation amoureuse singulière de ces deux anti-héros solitaires que sont Bob et Nadia, dont le premier cherche à protéger la seconde.

 

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Bien que l’intrigue criminelle ne soit pas la dimension la plus originale vu à l’écran, c’est dans la psychologie très complexe des personnages que cet excellent film noir contemporain qu’est Quand vient la nuit trouve le ton et s’avère une œuvre profondément forte et attachante.

Jan Karski, l’homme qui a découvert l’holocauste : une BD de Marco Rizzo et Lelio Bonaccorso (Steinkis)

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Jan Karski, l’homme qui a découvert l’holocauste est une autobiographie adaptée en roman graphique par le scénariste Marco Rizzo (Peppino Impastato, Mafia Tabloïds, Que Viva Che Guevara) et l’illustrateur Lelio Bonaccorso (Mafia Tabloïds, 419 African Mafia). Les deux italiens font pour la première fois l’adaptation du récit de la vie de ce héros de la seconde guerre mondiale, soldat polonais qui a livré son témoignage de l’holocauste au Président américain après avoir vécu dans un camp d’extermination dans le cadre d’une mission secrète.

Date de sortie : 5 novembre 2014
Auteurs :  Marco Rizzo (Scénario) et Lelio Bonaccorso (Dessin)
Prix : 16 € (160 pages) 

Résumé de l’éditeur :

« Monsieur, je n’ai pas dit que ce jeune homme mentait. J’ai dit que je suis incapable de le croire. Ce n’est pas la même chose. »
1939. Jan Kozielewski, jeune Polonais de bonne famille, catholique, est happé par la guerre. Sous le nom de Jan Karski, il devient un agent de la résistance.
Sa mission : s’introduire au cœur du ghetto de Varsovie puis dans un camp d’extermination et transmettre son rapport au Président des États-Unis.

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Le point sur l’album :

La vie de Jan Karski est aujourd’hui encore assez méconnue. Pourtant, son témoignage des camps de concentration a marqué l’Histoire. Alors qu’il était résistant polonais, il s’infiltre dans le ghetto de Varsovie pour mesurer la réalité du terrain, afin de collecter des informations sur l’extermination des juifs perpétrée par les allemands. D’abord émissaire de Pologne, le rapport de Karski dépassera vite les frontières de l’Europe. Il livrera ainsi son témoignage jusqu’aux plus hautes instances des Etats-Unis (et notamment, le Président Roosevelt). Felix Frankfurter, juge de la Cour suprême des États-Unis et lui-même juif, réagira à ce témoignage : « M. l’ambassadeur, je n’ai pas dit que ce jeune homme mentait. J’ai dit que je suis incapable de le croire. Ce n’est pas la même chose. ».

Cette adaptation chapitrée est romancée dans le respect des faits relatés dans l’oeuvre originelle. Le travail de narration est réalisé avec brio, aboutissant à des dialogues fluides et un récit tout aussi fleuve. Marco Rizzo rend compte de l’horreur de la guerre, de la tension insoutenable qui y régnait et de la mort qui l’habitait.

Le dessin de Lelio Bonaccorso allie finesse, simplicité et efficacité. Un trait d’une grande sobriété, qui dégage une certaine sensibilité.

En résumé, cette adaptation de l’autobiographie de Jan Karski a déployé les moyens de ses ambitions. Une oeuvre qui nous rappelle à notre devoir de mémoire en mettant en lumière un homme d’exception (qu’il soit controversé ou non).

Aâma, tome 4 : une BD de Frederik Peeters (Gallimard)

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Tu seras merveilleuse, ma fille est le dernier album d’Aâma, la série de science-fiction multi-primée du suisse Frederik Peeters (Pilules bleues, Lupus, Koma, RG). Un album qui, dans une sorte d’apocalypse aâmaienne, nous illumine par sa folie. Un imaginaire grandiosement orchestré, de bout en bout, par son auteur.

Date de sortie : 16 octobre 2014
Auteurs :  Frederik Peeters (Scénario et Dessin)
Prix : 18,50 € (104 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Sur la planète Ona(j), le petit groupe parti à la recherche de la substance Aâma est arrivé au bout de son périple. Seul rescapé de l’aventure, Verloc Nim sait que sa rencontre avec Aâma ne le laissera pas indemne, mais il compte bien utiliser cette nouvelle puissance pour rentrer chez lui et retrouver sa fille. Un final en apothéose.

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Le point sur l’album :

Considérée très tôt comme une oeuvre culte, Aâma (notamment prix de la série du Festival International de la BD d’Angoulême 2013) a suscité immédiatement l’engouement des lecteurs. Chaque épisode était attendu, non sans une certaine tension. Celle que l’on devine lorsqu’il s’agit, sinon de faire mieux, de ne pas faire moins bien. Mais les innombrables talents de Frederik Peeters sauront parvenus à nous emmener un toujours plus loin dans cet univers fantastique, avec une implacable facilité.

Car l’auteur n’y va pas par quatre chemins et veille à mettre en phase un scénario remarquable avec une écriture simple et limpide, qui ne nous perd jamais en route. Aussi clair que clairvoyant, le récit nous happe dans un monde aux influences moebusiennes où toutes les créatures ont leur secret à dévoiler. Et c’est celui d’Aâma qui explose en plein jour dans cet ultime épisode où notre héros Verloc Nim fait face à son destin : celui de ne faire qu’un avec la « bête ».

Un feu d’artifice qui se joue aussi dans un graphisme époustouflant, servi d’un trait fin aux lignes arrondies, bariolé de couleurs aussi vives que multiples. Des planches, voire des fresques, qui ponctuent une narration de plus en plus discrète dans ce dernier épisode où se joue l’ultime partition.

Aâma se termine donc par une explosion de couleurs qui culmine à perte de vue. Une oeuvre éblouissante et géniale.

Deux Minutes, nouvel EP de Yépa, duo exceptionnel

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Un petit peu d’oxygène dans ce monde abrupte. Deux bouteilles, deux jumeaux ayant de la bouteille, se lançant comme deux bouteilles à la mer dans l’océan qu’est la scène musicale actuelle. Deux bouteilles au message simple : croque ta vie. Duo optimiste, Remo et Le Bon Nob ont commencé à tricoter Yépa il y a deux ans : leur première Seine, c’était sur les planches mouvantes de l’asiatique Dame de Canton. Nous les avons retrouvé Mercredi dernier sur le même navire à l’occasion de la sortie de leur nouvel EP « Deux Minutes« .

YEPA, NE PAR HASARD
Remo et Le Bon Nob n’ont pas toujours chanté ensemble. Quand l’un chantait les poèmes de son père, l’autre composait ses textes de rap. L’un propose à l’autre un jour de faire, le temps d’un moment, de la musique ensemble. Et toc. Ça sonne bien. Ça leur plait. Et ça plait aux autres. Ils se rendent compte que leur deux univers peuvent coller, qu’il y a du plaisir à aller chercher. Le projet Yépa voit le jour il y a deux ans. Les voila aujourd’hui en première partie (il y a peu) des Zoufri Maracas, une de leur source d’inspiration. Yépa, né par hasard.

GROUPE OU DUO ?
Une des particularités de Yépa, c’est son originalité. Raconteur et rapeur sur le pont, belles histoires et musicalité à la proue. Yépa c’est l’accord des deux genres, qui ne s’interdit rien. Yépa ne fait pas de rap, de chanson française, Yépa fait du Yépa. Sur une même chanson, l’un peut chanter quand l’autre déballe ses textes. Et quels textes… Ce duo atypique accorde de l’importance à l’écriture. Les chansons véhiculent leurs pensées, sur n’importe quel sujet, mais le texte n’est pas juste un prétexte pour faire sonner les cordes vocales de chacun, sinon la pièce maitresse du groupe. De plus, chez Yépa, on chante en français. Challenge quand on sait que c’est bien plus simple de se faire entendre en anglais. Yépa est ambidextre.

DEUX LASCARS BRAILLANTS
Sur scène, on se laisse kidnapper par leur sens du show. Sur le disque, on se laisse embarquer par leurs mélodies assaillantes. Entre leurs sons qui dé-roots, leur rythmique sympathique, le timbre jazzy de Remo, et le rap prenant du Bon Nob, Yépa a tout pour continuer à bavarder avec nous.

Deux bouteilles à la mer, qui continueront à valser sur les courbes aquatiques, deux bouteilles à la mer qu’il faut s’empresser d’attraper pour se délecter en toute musicalité, et en toute jovialité.

Constellation, un livre d’Adrien Bosc, Grand Prix du Roman de L’Académie Française 2014

9782234077317-X

 

Constellation, un livre d’Adrien Bosc

Publié aux Editions Stock en septembre 2014

192 p – 18€

Publik’Art remet en une cette chronique concernant le livre Constellation,  d’Adrien Bosc, sachant qu’il a été gagné le Grand Prix du Roman de L’Académie Française 2014, le 30 octobre 2014. Et nous le félicitons et sommes ravis de cette excellente récompense qui promet un très bel avenir à Adrien Bosc !

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L’auteur s’intéresse de très près à l’accident d’avion du 27 octobre 1949. Le fameux Constellation.
Bien sûr, Adrien Bosc va essayer de comprendre ce qui s’est passé les quelques minutes avant l’atterrissage mais il va surtout s’intéresser à la vie des trente sept passagers et des onze membres d’équipage, de leur vie avant l’accident.
Y a-t-il un hasard ? Ou tout est-il écrit d’avance ?
Quels étaient les passagers de cet avion qui reliait Paris à New York ? Pourquoi ont-ils pris cet avion ?
Marcel Cerdan en faisait partie… Marcel était l’amoureux de Piaf et sûrement le plus grand champion de son temps.
Ginette Neveu, violoniste prodigieuse, aussi…

Des personnes connues de par le Monde et d’autres de simples bergers…

L’originalité de ce livre réside dans sa façon d’aborder les vies de ces personnes illustres, ou non. Et bizarrement, l’auteur arrive à tisser des liens entre eux…

Ce livre est comme un hommage à ces personnes subitement et bêtement disparues. Célèbres ou non. Une vie est une vie. Unique. Chacune son destin.

Adrien Bosc est tout jeune puisqu’il n’a que 32 ans et publie là son premier roman, avec subtilité et poésie. Et de nombreuses références littéraires.
On lui souhaite une belle réussite car sa plume est très agréable et facile à lire !

Je ne sais si le Prix Goncourt 2014 lui sera décerné mais il vient d’être sélectionné et fait partie des quinze romans sélectionnés pour le Goncourt.
Alors, bravo Adrien et bonne chance !

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Les 15 romans en piste pour le Goncourt 2014 :
♦ Adrien Bosc, « Constellation » (Stock)
♦ Kamel Daoud, « Meursault, contre-enquête » (Actes Sud)
♦ Grégoire Delacourt, « On ne voyait que le bonheur » (JC Lattès)
♦ Pauline Dreyfus, « Ce sont des choses qui arrivent » (Grasset)
♦ Clara Dupont Monod, « Le roi disait que j’étais diable » (Grasset)
♦ Benoît Duteurtre, « L’Ordinateur du paradis » (Gallimard)
♦ David Foenkinos, « Charlotte » (Gallimard)
♦ Fouad Laroui, « Les Tribulations du dernier Sijilmassi » (Julliard)
♦ Gilles Martin-Chauffier, « La femme qui dit non » (Grasset)
♦ Mathias Menegoz, « Karpathia » (P.O.L)
♦ Éric Reinhardt, « L’Amour et les Forêts » (Gallimard)
♦ Emmanuel Ruben, « La Ligne des glaces » (Rivages)
♦ Lydie Salvayre, « Pas pleurer » (Seuil)
♦ Joy Sorman, « La Peau de l’ours » (Gallimard)
♦ Éric Vuillard, « Tristesse de la terre » (Actes Sud)
Prochaines sélections les 7 et 28 octobre. Lauréat le 5 novembre, pour succéder à l’«Au revoir là-haut» de Pierre Lemaître.

Comment vous racontez la partie, texte et mise en scène de Yasmina Reza, à Paris

COMMENT VOUS RACONTEZ LA PARTIE

© Pascal Victor/ArtcomArt

Théâtre du Rond-Point du 5 novembre au 6 décembre 2014 Salle Renaud-Barrault 21h

Six ans après « Le Dieu du carnage », Yasmina Reza revient au théâtre avec sa nouvelle pièce : « Comment vous racontez la partie ». Une comédie enlevée sur le jeu des apparences avec pour toile de fond l’entre-soi médiatico-culturel où, par delà la vacuité des attitudes, se débusquent les failles existentielles. Un régal

[pull_quote_center]Instantané de la condition humaine, parfois tendre, parfois cruelle, souvent drôle, mais toujours juste où chacun se joue de soi et des autres[/pull_quote_center]

Nathalie Oppenheim, écrivain policée et pudique, découvre la salle polyvalente de Vilain-en-Volène, où elle est invitée à parler de son dernier roman “Le Pays des lassitudes”. Roland, responsable culturel, admirateur et précieux, l’accueille. Rosana Ertel-Keval, enfant du pays devenue une critique littéraire reconnue, l’interviewe en public avec l’assurance de sa position dont elle sait l’importance.

L’humeur charmante de cet après-midi littéraire bascule vite dans un climat trouble lorsque l’invitée entame la lecture d’extraits de son œuvre et doit la commenter en répondant aux interrogations de plus en plus personnelles de la journaliste.

[pull_quote_left]Avec son écriture proche du réel et en même temps très stylisée, l’auteure metteuse en scène convoque la bonne distance entre un regard lucide mais aussi surréaliste où son humour ravageur fait mouche.[/pull_quote_left]

Mal à l’aise, la romancière préfère esquiver les questions, ce qui n’est pas du goût de son interlocutrice qui la relance dans un ping-pong verbal aux répliques acerbes et définitives, virant à la joute sémantique et à une interprétation fausse de son roman, dont l’auteure se défend provoquant l’irritation de la chroniqueuse. Puis, le débat se clos par l’incontournable cocktail où les invités sont rejoints par le Maire “sans étiquette” de la commune.
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Et cet épisode marque alors dans la pièce une rupture de ton porteur d’une mélancolie qui voit les personnages, à l’instar d’une fuite en avant jubilatoire, abandonner leur rôle social et révéler leur manque.

Ainsi, dans la grande salle polyvalente impersonnelle, les quatre personnages désinhibés sous l’effet de l’alcool et du lâcher prise entonnent « Nathalie » de Gilbert Bécaud qui laissent entrevoir leurs rêves inaccomplis et leur ultra moderne solitude.

Le décor de Jacques Gabel avec son espace panoramique qui accapare toute la scène participe à la mise en abîme et au vide existentiel qu’il renvoie.

Yasmina Reza n’a pas son pareil pour se moquer du conditionnement social et de ses travers qui font la part belle à la vanité, l’égocentrisme et le snobisme tout en imprimant à ses personnages une faiblesse foncièrement humaine. Avec son écriture proche du réel et en même temps très stylisée, l’auteure metteuse en scène convoque la bonne distance entre un regard lucide mais aussi surréaliste où son humour ravageur fait mouche.

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Les protagonistes imaginés par Yasmina Reza impliquent donc authenticité, tranchant et second degré, facultés que possède haut la main le quatuor réuni sur le plateau : Dominique Reymond, souveraine et irrésistible, Zabou Breitman, parfaite, Romain Cottard, une découverte, et André Marcon, royal.

Instantané de la condition humaine, parfois tendre, parfois cruelle, souvent drôle, mais toujours juste où chacun se joue de soi et des autres…

Sirènes, texte et mise en scène de Pauline Bureau, à Paris

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Théâtre du Rond-Point du 4 novembre au 6 décembre 2014
Salle Jean Tardieu/durée 2 h

Pauline Bureau est une auteure metteuse en scène créative et exigeante où avec son spectacle « La Meilleure Part des hommes », adapté du livre de Tristan Garcia, elle révélait sa capacité à s’emparer d’une histoire  générationnelle marquée par les années SIDA, à partir d’un traitement singulier mêlant la narration, la vidéo et la musique live.

[pull_quote_center]Un spectacle réjouissant où la quête identitaire et son déploiement, entre le sensible et le poétique, font sens[/pull_quote_center]

Avec « Sirènes », elle nous raconte une saga familiale estampillée de ses secrets et de ses non-dits, traversée par trois générations de femme, qu’elle construit comme un puzzle à reconstituer et que son écriture de plateau : poétique, visuelle et musicale, sert à merveille.

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Ce sont donc trois périodes qui s’articulent sur scène autour de 3 espaces :

1966, la grand-mère est alors une jeune femme que l’on découvre dans une cuisine en formica et qui, abandonnée par son mari, se retrouve seule pour élever sa jeune enfant.

1983, la mère est diplômée d’HEC, enceinte presque à terme qui, dans un appartement à la décoration contemporaine, apprend que son père absent vient de mourir.

2013, la petite-fille, trentenaire, est une chanteuse pop-rock qui, dans une salle concert, perd sa voix et dont le remède à son problème vocal viendra en recomposant l’arbre généalogique.

Les scènes vont s’entrecroiser dans un climat subtil, imagé, où, si on retrouve dans le texte des allusions à Homère, Andersen et Disney, c’est à partir d’une construction originale – à l’abri de vidéos, de compositions pop rock écrites par Vincent Hulot, de flashbacks, d’intermèdes visuels – que se déploie l’intrigue.

C’est avec beaucoup de fluidité que l’on passe d’un destin à un autre où les récits de vie se répondent entre eux : coïncidences, répétitions, parallèles, réminiscences et retissent le lien originel.

Le théâtre devient le lieu où se livrent toutes les batailles intimes et collectives avec son lot de désillusions, de  révélations, de conventions, de peurs enfouies mais aussi de rêves et d’espoirs.

Un spectacle réjouissant où la quête identitaire et son déploiement, entre le sensible et le poétique, font sens…

Pétronille : 23 ème roman d’Amélie Nothomb

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Contrairement à Sylvain David, j’ai été déçue par ce dernier livre d’Amélie Nothomb. Comme je l’avais été avec celui de l’année dernière : Nostalgie heureuse, livre sans intérêt où elle raconte son retour au pays, son pays, le Japon. Livre néanmoins parfaitement bien écrit, comme toujours, parfaitement commercial.

Cette fois-ci, plus question de Japon. Mais Amélie se penche sur une amitié. Une certaine Pétronille. Un jeune talent littéraire qui aime le champagne et surtout celui d’Amélie. Que de très bons crus, bien entendu ! Pétronille est prête à tout pour boire le champagne avec son idole littéraire, Amélie Nothomb. Rien d’autobiographique, précise l’auteure.

L’amitié serait le thème du livre… Drôle d’amitié centrée sur le champagne.

Le plus important est la personne avec qui on va le boire… Et Amélie la trouve en la personne de Pétronille.

Tout au long du livre, le lecteur ressent tout de même des brides de vérité. Vérités à peine camouflées.

Qui est cette Pétronille pétillante qui a écrit autant de romans ? Allez, un petit clic sur google et hop, vous avez la réponse.

Pétronille n’est autre que Stéphanie Hochet. Si elle n’a pas écrit Vinaigre de miel, en revanche, elle a réellement écrit Moutarde douce… Elle est très « grande gueule », très française, et n’a peur de rien. Et Amélie Nothomb ne s’en cache pas : elle dévoile très facilement son héroïne à l’émission : La grande librairie du 4 septembre de cette année. Et avoue qu’elle a « mis » beaucoup d’elle dans ce livre. Il faut savoir boire et surtout trouver la personne capable de boire avec vous… Drôle de programme…

Aucune originalité, aucun scénario. Où est la belle plume tranchante d’Amélie ?

L’amitié serait le thème du livre… Drôle d’amitié centrée sur le champagne…

Tant mieux pour ce jeune talent littéraire, Stéphanie Hochet, grâce à ce roman, on la découvre et on a envie de la lire ! Excellente pub !

Bref, vous lisez les 169 pages à toute vitesse, sans rien en retenir…

Malgré tout, un bon moment de détente.

Amélie Nothomb aurait déjà vendu près de 15 millions d’exemplaires depuis son premier livre Hygiène de l’assassin, écrit en 1992 !

Mais avec Pétronille, on est très loin de l’excellent Stupeur et tremblements….

Résultats concours : A Girl at my Door, 10 places de ciné gagnées

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Sortie le 5 novembre 2014

 

 

A l’occasion de la sortie du film A Girl at my Door, Publik’Art, en collaboration avec Epicentre Distribution, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : A Girl at my Door

 

Vous avez été très nombreux à participer : 2 997 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

Emilie Bazin, Claudine Fleury, Laetitia Grosmaire, Pierre Vernon et Stéphanie Delbecq.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

 

’71, un film de Yann Demange

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Sortie le 5 novembre 2014

Durée : 1h39

 

Synopsis :

Belfast, 1971. Tandis que le conflit dégénère en guerre civile, Gary, jeune recrue anglaise, est envoyé sur le front. La ville est dans une situation confuse, divisée entre protestants et catholiques. Lors d’une patrouille dans un quartier en résistance, son unité est prise en embuscade. Gary se retrouve seul, pris au piège en territoire ennemi. Il va devoir se battre jusqu’au bout pour essayer de revenir sain et sauf à sa base.

’71 est le premier long métrage de Yann Demange, cinéaste d’origine française établi à Londres depuis son enfance et qui a débuté par le court métrage avant de s’orienter rapidement vers la fiction télévisée en prêtant sa collaboration à des séries et téléfilms comme Dead Set ou Top Boy, qui ont été acclamés par la critique et ont reçu un succès d’estime auprès du public. Avec ce premier long métrage pour le cinéma, le réalisateur cherchait un scénario qui pourrait exprimer au plus près son désir de faire un thriller, et ce malgré le sujet proposé. En racontant l’histoire d’un jeune soldat perdu dans les rues de Belfast en pleine guerre civile entre catholiques protestants en 1971, le cinéaste souhaitait plus aller dans la direction d’un cinéma d’action et de suspense que d’une approche naturaliste et politique comme pour Bloody Sunday ou Hunger. Ici, malgré une toile de fond très réaliste et une reconstitution fidèle de Belfast (le tournage s’est en fait déroulé à Shefflield et Leeds) le film évoque plus les œuvres de John Carpenter (New York 1997/ Los Angeles 2013) ou Walter Hill (Les guerriers de la nuit/ Les rues de feu) avec ici le point de vue serré sur un personnage qui va devoir se sortir d’une ville dans laquelle règne le chaos et dont il est devenu une cible à abattre.

 

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Pour le casting, le réalisateur engage pour le rôle principal Jack O’Connell, comédien déjà remarqué par ses prestations dans This is England, Eden Lake, Harry Brown ou le récent Les poings contre les murs et qui offre ici un personnage à la fois fort et humain offrant à ce dernier de belles scènes d’émotions comme celle de son amitié naissante avec un jeune garçon que la guerre prendra de façon aussi soudaine que tragique, voir aussi l’esquisse relationnelle avec une jeune femme qui lui donnera des soins après une blessure, l’occasion d’une scène particulière tendue ajoutant au réalisme de l’ensemble. Pour la réalisation, Yann Demange a fait un travail remarquable en soignant chaque détail de son film, comme l’éclairage des rues par des ampoules au faible voltage utilisé de l’époque, ainsi le film se déroule principalement de nuit et ces séquences sont filmés à l’aide d’un matériel de pointe en hd numérique particulièrement adapté aux conditions nocturnes. Pour les séquences de jour, le réalisateur a opté pour de la bonne vieille pellicule 16mm, conférant à son film une patine visuelle en adéquation avec le contexte historique de l’époque.

 

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Autre point fort du film, le scénario signé Gregory Burke qui laisse peu de moment de repos et plonge littéralement le personnage et le spectateur dans l’action, ajouté à une réalisation terriblement prenante et immersive. A la fois film de guerre, drame social et thriller en huis-clos à ciel ouvert, ’71 est une belle première réussite d’un réalisateur forcément à suivre de très près.

Article sponsorisé : Réalisez votre rêve en participant au grand concours facebook de FDJ ! (#AtelierdesRêves)

FDJ

Pour la deuxième année consécutive, FDJ lance son grand concours de l’Atelier des rêves avec pas moins de 80.000 euros de dotations.

Une somme rondelette qui permettra aux heureux gagnants, élus grâce aux votes des internautes, de réaliser leur rêve.

Vous pouvez ainsi, dès le 3 novembre, participer au concours en partageant votre rêve, en le diffuser et en faisant votre promotion depuis l’application dédiée que vous trouverez sur la fan page Facebook de FDJ.

Pour jouer, il vous faudra choisir dans laquelle de ces trois catégories vous souhaitez concourir :

  • Passion & Découverte,
  • Projet solidaire,
  • Projet professionnel.

Le gagnant de chaque catégorie se verra remettre un chèque de 20.000€. Pour souligner le caractère solidaire du jeu, la Fondation FDJ récompensera en plus, 4 projets « Coup de coeur » de la catégorie Projet solidaire, en leur remettant à chacun 5.000€.

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Première étape : votes des internautes :

Dans un premier temps, les internautes ont jusqu’au 24 novembre pour voter et soutenir les projets qu’ils préfèrent (les plus originaux, les plus optimistes, les plus inventifs ou encore les plus solidaires….).

Deuxième étape : sélection des finalistes parmi les 30 projets les plus populaires de chaque catégorie :

Ensuite, c’est au tour de différents jurys (un par catégorie) de sélectionner les finalistes dans chaque catégorie. Ces jurys sont présidés par :

Estelle Denis, journaliste et animatrice du tirage Euro Millions, pour la catégorie Passion & Découverte

Stéphane Diagana, 1er champion du monde d’athlétisme masculin français et 1er Challenger de la Fondation FDJ, pour la catégorie Projet Solidaire

Céline Lazorthes, fondatrice et dirigeante de Leetchi.com pour la catégorie Projet professionnel

Ils sélectionneront trois rêves parmi les trente qui auront obtenu le plus de votes de la part des internautes. Les 9 finalistes des trois catégories seront annoncés le 1er décembre.

Dernière étape : les internautes votent pour les gagnants : 

Entre le 1er et le 8 décembre, les internautes éliront le gagnant de chaque catégorie parmi les finalistes sélectionnés. A la clé, un chèque de 20.000 euros pour chacun des trois gagnants !

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L’info en plus :

En 2013, la première édition de « l’Atelier des Rêves » récompensait quatre gagnants, et leur a permis de réaliser leur rêve :

Caroline, « Un vrai cauchemar » Pour des raisons financières, Caroline ne pouvait finir sa maison, dont les travaux de construction avaient commencé en 2008. Elle a pu aller au bout du chantier, emménager et agrandir la famille.

Thomas, « A vélo contre la sclérose en plaque » 5 jeunes et le père de l’un d’entre eux, Gérard, atteint de la sclérose en plaque, ont pu traverser, tous ensemble, 23 pays sur 5 continents en vélo.

Virginie, « Un fascinant voyage » Virginie, 33 ans, atteinte d’un cancer du sein rêvait de faire le tour du monde seule en faisant voyager le ruban rose, le ruban de l’espoir. Virginie avec son âme de globe-trotteuse, de baroudeuse et malgré son cancer, a pu prouver qu’elle pouvait le faire.

Loïc, « Cap Brésil 2014 » (Coup de coeur FDJ) Ou comment donner le sourire à 16 élèves du collège Mandela dans le 93 ! Cap vers le Brésil et sa Coupe du Monde de Foot donc pour Loïc, professeur d’EPS et ses 16 élèves. Leur but ? A la manière de jeunes sociologues en herbe, les élèves de Loïc ont pu partir à la rencontre des brésiliens pour échanger avec eux sur le sport, comme vecteur de solidarité dans le monde.

Un Océan d’amour, une BD de Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione (Delcourt / Mirages)

 

Un Océan d’amour est une BD muette écrite par le scénariste surdoué Wilfrid Lupano (Les Vieux Fourneaux, L’Assassin qu’elle mérite, l’Homme qui n’aimait pas les armes à feu, Ma révérence, Le singe de Hartlepool) et illustrée par le spécialiste du genre : Grégory Panaccione (Toby mon ami, Match, Âme perdue). Un album one shot surprenant, qui démontre le génie de ses auteurs à travers un récit drôlatique qui dénonce les méfaits de l’homme sur les mers et les océans.

Date de sortie : 29 octobre 2014
Auteurs : Wilfrid Lupano (Scénario) et Fabio Pezzi (Dessin)
Prix : 24,95 € (224 pages)

Résumé de l’éditeur :

Chaque matin, Monsieur part pêcher au large des côtes bretonnes. Mais ce jour-là, c’est lui qui est pêché par un effrayant bateau-usine. Pendant ce temps, Madame attend. Sourde aux complaintes des bigoudènes, convaincue que son homme est en vie, elle part à sa recherche. C’est le début d’un périlleux chassé-croisé, sur un océan dans tous ses états. Une histoire muette avec moult mouettes.

Le point sur l’album :

Le scénario de Wilfrid Lupano est une nouvelle pépite lancée à toute allure à la surface de l’eau. Une trajectoire qui offre bien entendu de multiples ricochets et rebondissements. Son découpage donne une force narrative hors normes à cette oeuvre muette. Il en résulte un album beaucoup plus bavard qu’il n’y paraît, qui nous fait rire à un rythme effréné. Ubuesque. Improbable. Inattendu. Incongru… Autant de qualificatif qui ne font que réduire l’impression laissée par Un Océan d’amour. Un océan coup de coeur aussi, que l’on ferait bien de préserver. L’auteur y dénonce en effet la pêche industrielle qui pille les mers de toutes ses ressources, ainsi que la pollution des mers, que ce soit celle engendrée par nos déchets ou celle des hydrocarbures.

C’est aussi grâce aux charmes du dessin de Grégory Panaccione que la magie opère. Un graphisme à nul autre pareil, qui semble s’animer sous le regard ébahi du lecteur. Un cachet inimitable, qui donne à ce récit poétique ses lettres de noblesse.

Un Océan d’amour est une sacrée prouesse. Que vous aimiez ou pas la sardine, il ne faut pas manquer l’embarcadère. Ce serait passer à côté d’un joli coup de coeur.

A girl at my door, un film de July Jung

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Sortie le 5 novembre 2014

Durée : 1h59

Synopsis :

 Young-Nam, jeune commissaire de Séoul, est mutée d’office dans un village de Corée. Elle se retrouve confrontée au monde rural avec ses habitudes, ses préjugés et ses secrets. Elle croise une jeune fille, Dohee dont le comportement singulier et solitaire l’intrigue. Une nuit, celle-ci se réfugie chez elle…

Plébiscité au dernier Festival de Cannes où le film a été sélectionné dans la section Un certain regard, A girl at my door, premier long métrage de la réalisatrice sud-coréenne July Jung débarque ce mercredi sur les écrans français. L’occasion de découvrir une œuvre tout en délicatesse sur un trio de personnages lié par un point commun : la solitude. Condition qui est celle de Young-Nam, jeune commissaire mutée dans ce village isolé et perdu à des kilomètres de Séoul et qui assume mal son orientation homosexuelle au sein de ce nouvel univers professionnel machiste dans lequel elle se retrouve plongée presque de force. Solitude aussi de Dohee, jeune fille de 14 ans qui va se lier avec Young-Nam, principalement pour échapper aux griffes d’un père violent et alcoolique, et dont la conduite marginale et agressive l’isole également.

 

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La réalisatrice s’attache à décrire les rapports entre ce trio lié par la violence, l’isolement, la solitude ou encore l’inceste qui sera évoqué in fine dans une séquence de vengeance à l’aspect pour le moins trouble. Après avoir réalisé quelques courts métrages, la réalisatrice July Jung est remarquée par le producteur et réalisateur Lee Chang-dong (Poetry, Secret Sunshine) suite à un concours de scénario et qui, séduit par le talent de la jeune femme, lui offre de produire son premier long métrage. Pour son casting, la cinéaste débutante fait appel à Doona Bae, comédienne star dans son pays et déjà vu dans de nombreux films à succès comme The Host, Sympathy for Mr. Vengance, Air Doll ou pour les Américains Andy et Lana Wachowski dans Cloud Atlas en 2012. A ses côtés, la jeune Kim Sae-Ron qui a déjà un petit parcours dans le cinéma (The man from nowhere, Une vie toute neuve) est une sorte de jumelle en plus jeune du personnage de la commissaire et leur rapport ressemble à la fois à celui d’une mère pour sa fille et à une relation amoureuse platonique. Cette apparente ambigüité alimentera rapidement le doute et la rumeur de pédophilie au sein des villageois. Enfin c’est l’acteur Song Sae-Byuk, vu auparavant dans l’excellent Mother, qui a été choisi pour le rôle du père buveur. Tout en brutalité, fragilité et nervosité, son rôle s’avère avoir un point commun avec celui de la commissaire qui elle aussi s’isole chez elle pour boire. Dans ce père, il y a aussi un peu l’image de ce que sa fille pourrait devenir plus tard si les démons liés à la maltraitance la conduise à suivre le modèle de son bourreau.

 

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Au niveau de la mise en scène, les plans sont soignés et le montage offre un rythme faisant progresser le drame à pas lent jusqu’à un final inattendu et troublant, montrant toute la complexité des personnages, en particulier celui de la jeune fille. Au final A girl at my door délivre un charme vénéneux non dénué d’émotions et laisse l’impression d’avoir vu une œuvre importante et actuelle du cinéma sud-coréen et du cinéma tout court.


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Down Under, tome 3 : une BD de Nathalie Sergeef et Fabio Pezzi (Glénat)

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Down Under est une trilogie écrite par Nathalie Sergeef (Juarez) et dessinée par Fabio Pezzi (Alamo). Un western en plein coeur de l’Australie de la fin du XIXème siècle. Une terre gagnée par les colons, venus troubler le calme des tribus autochtones.

Date de sortie : 5 novembre 2014
Auteurs : Nathalie Sergeef (Scénario) et Fabio Pezzi (Dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

À l’issue de leur périple en dromadaires, les frères McFarlane ont finalement mis la main sur Louis-François de Bellevue, ou plutôt ce qu’il en restait. Mais surtout, à côté de sa dépouille, ils ont trouvé ce que le géologue français convoitait tant : un filon de diamant qui se situe au coeur d’un lieu sacré pour aborigènes. Alors que le mari d’Elisabeth Barnes est de retour sur l’île-continent, dans un contexte où les tensions entre Blancs et aborigènes sont à leur comble, mieux vaut éviter que les prospecteurs en apprennent l’existence. Il ne sera alors là plus question de profanation, mais bien de destruction.Troisième et dernier volume du western Down Under qui nous fait découvrir, autour de personnages passionnants, l’histoire et les panoramas époustouflants de l’Australie sauvage.

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Le point sur l’album :

Ce dernier album de Down Under vient conclure l’histoire des frères McFarlane, coincés dans une oasis en plein désert aride du bush australien. Un épisode équilibré, qui contient sa dose d’action mais aussi de révélations sur le rôle que chacun a pu jouer dans la perte de l’exploitation familiale des McFarlane. Car le mari d’Elisabeth Barnes est de retour. La vérité va donc éclater et emporter avec elle son lot de conséquences. Un scénario qui trouve donc son aboutissement dans son dénouement. Une vraie conclusion à un western original et soigné.

C’est notamment le cas du dessin de Fabio Pezzi qui met en scène des décors spectaculaires grâce à son trait fin et réaliste, fidèle à une nature incroyablement riche. Ses personnages souffrent néanmoins de trop de ressemblance, si bien que l’on confond parfois les personnages tout au long de la série. Mais cela n’empêche pas d’apprécier ces belles planches.

En bref, Down Under est un triptyque à lire, pour tous les fans de western et de grands espaces.

Hommes à la mer : une BD de Riff Reb’s (Noctambule / Soleil)

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Après deux albums pour deux récits complets (A bord de l’étoile Matutine et Le loup des mers), le génial Riff Reb’s signe un dernier tome poétique et inattendu avec Hommes à la mer, composé de huit nouvelles d’auteurs qui ont marqué les influences littéraires de l’artiste.

Date de sortie : 29 octobre 2014
Auteur : Riff Reb’s (Scénario et Dessin)
Prix : 17,95 € (110 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Dernier opus de la trilogie contée et mise en scène par Riff Reb’s, ce recueil offre huit adaptations –graphiquement spectaculaires – d’histoires noires et poétiques.
• « Un sourire », d’après Joseph Conrad ;
• « Les Chevaux marins » et « Le Dernier Voyage du Shamraken »,
d’après William Hope Hodgson ;
• « La Chiourme » et « Le Grand Sud », d’après Pierre Mac Orlan ;
• « Une descente dans le maelström », d’après Edgar Allan Poe ;
• « Les Trois Gabelous », d’après Marcel Schwob ;
• « Le Naufrage », d’après Robert Louis Stevenson.
Ces huit récits seront, eux-mêmes, entrecoupés par sept doubles pages dédiées à des extraits de grands textes illustrés (« L’Odyssée » d’Homère ; « Kernok le pirate » d’Eugène Sue ; « Malgorn le baleinier » d’Émile Condroyer ; « Le Vaisseau des morts » de Traven ; « Un typhon » de Jack London ; « Les Travailleurs de la mer » de Victor Hugo ainsi que « Le Sphinx des glaces » de Jules Verne).

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Le point sur l’album :

Riff Reb’s conclut donc sa trilogie sur un recueil de récits d’auteurs plutôt qu’une histoire complète. Un choix audacieusement orchestré dans un ensemble homogène et cohérent, dont l’univers est évidemment toujours l’élément aquatique. L’auteur offre son point de vue sur ces nouvelles méconnues du néophyte, se laissant porter au gré, sinon des vagues, de la poésie et de l’humour noir.

Mais que serait cette trilogie si elle n’était pas dans cet écrin créé des mains de Riff Reb’s. Un superbe dessin qui peut tout se permettre. Le trait est extrêmement fin, et chaque nouvelle a sa couleur, en bichromie où les ombres viennent danser à l’abri de la lumière. Un jeu subtile qui nous émerveille.

Avec Hommes à la mer,  Riff Reb’s nous charme une nouvelle fois, avec des arguments de taille.

Art Counter : nouvel EP de Part-Time Friends, avec Florent et Pauline

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Ça y est, c’est l’heure. On se met en route. On prend son sac, on y fourre deux trois bricoles, un sandwich thon-crudité, et on se tire. Une voiture, de la musique, son pote. On part loin ! On part chanter. Part-Time Friends est sur la route. Florent et Pauline sont en chemin. Où vont-ils ?

Dans les lecteurs CD de tout bon rêveur. Leur légère harmonie, leur douce mélodie nous bercent. Elles bercent ceux qui cherchent à rêver : un nuage musical réservé aux imaginatifs, comme le Kinto – Un japonais (Dragon Ball) pour les cœurs purs. On se laisse docilement séduire par la délicatesse des couplets et refrains. Un petit bout de pureté : l’ode à l’amitié fait son nid.
Pas de folies avec le manche de la guitare. C’est la Manche qu’ils traversent. D’une part pour l’affection de la langue de Shakespeare, d’autre part pour enregistrer l’EP au Pays de Galles, à Monmouth, dans le studio Monnow Valey.
Avis aux voyageurs lunatiques : ne passez pas votre chemin sans avoir écouté la douceur de Pauline et Florent.

 

 

Article sponsorisé : découvrez la bande-annonce de « Quand vient la nuit », par l’auteur de Shutter Island !

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Quand vient la nuit s’annonce comme un excellent film mafieux, qui met en scène un employé de bar dont le rôle est de centraliser les dépôts de fonds de la famille locale. Jusqu’au jour où, évidemment, son bar va être braqué par une bande de petites frappes. Et tout va dégénérer… Une idée originale tirée de l’oeuvre de Dennis Lehane (Shutter Island, Mystic River, Gone Baby Gone Boardwalk Empire…) qui signe aussi le scénario. Une bande-annonce explosive qui promet un film haletant.

Date de sortie : 12 novembre 2014
Réalisateur : Michael R. Roskam
Acteurs : Tom Hardy, Noomi Rapace, James Gandolfini, Mathias Schoenaerts 

Synopsis :

Bob Saginowski, barman solitaire, suit d’un regard désabusé le système de blanchiment d’argent basé sur des bars-dépôts – appelés « Drop bars » – qui sévit dans les bas-fonds de Brooklyn. Avec son cousin et employeur Marv, Bob se retrouve au centre d’un braquage qui tourne mal. Il est bientôt mêlé à une enquête qui va réveiller des drames enfouis du passé…

Plus d’infos sur le film :

Quand vient la nuit est le prochain film du réalisateur belge Michael R. Roskam, remarqué outre-Atlantique pour avoir été nommé aux oscars avec son dernier film Bullhead, dans lequel jouait déjà son acteur fétiche Mathias Schoenaerts, également belge (on le retrouve également dans De rouille et d’os ou encore Blood Ties). Le casting prend encore plus belle allure avec la présence du grand et regretté James Gandolfini, qui campait l’ineffable Tony Soprano. C’est la dernière apparition de l’acteur dans un film, avant sa disparition brutale en 2013 suite à une crise cardiaque (il n’avait que 51 ans).

On retrouve également le britannique Tom Hardy, acteur qui compte déjà une très belle carrière avec à son actif des rôles dans Layer Cake, Bronson (son rôle le plus bluffant, où il a pris plusieurs kilos pour incarner la bête), Inception ou encore Des hommes sans loi ; sans compter la suédoise Noomi Rapace connue pour le rôle de jeune hacker qu’elle campe dans Millenium (a également joué dans Prometheus, Sherlock Holmes).

Un casting international pour un film entièrement tourné dans le berceau historique de la mafia américaine : New York, et son quartier de Brooklyn. Autant dire que les acteurs ont du faire un réel travail sur leur élocution pour se mettre dans la peau (et dans la langue) d’authentiques New Yorkais. Le résultat semble impeccable.

Article Sponsorisé

Moby Dick, livre second : une BD de Christophe Chabouté (Vents d’Ouest)

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Suite et fin de cette très belle adaptation de Moby Dick, célèbre roman de l’américain Herman Melville, scénarisée et illustrée en diptyque par le grand Christophe Chabouté (Un Îlot de Bonheur, La Bête, Landru, Construire un Feu, Construire un Feu, Terre Neuvas…). Un livre second qui offre son épilogue après une poursuite acharnée pour assouvir la vengeance maladive du Capitaine Achab.

Date de sortie : 29 octobre 2014
Auteur : Christophe Chabouté (Scénario et Dessin)
Prix : 18,50 € (136 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Otage de l’obsession de son capitaine, le Pequod continue sa lente et inexorable mission. Car qu’importe le spermaceti, qu’importent l’huile et la richesse, Achab n’a qu’un seul objectif : traquer et tuer la bête qui lui arracha sa jambe.Moby Dick… un nom qui sonne comme une dangereuse légende. Un nom rempli d’effroi pour l’équipage et tous les baleiniers qu’ils croisent, forçats de la mer pourtant habitués aux périls de l’océan. Sur le sillage du cachalot blanc, les eaux sentent la mort… Consumé par sa soif de vengeance, Achab se décompose physiquement. Sa haine devient folie. Si bien que ses hommes s’interrogent : le réel danger est-il en mer ou à bord ? Fidèle au récit original et à l’esprit du roman d’Herman Melville, Chabouté conclut son adaptation magistrale de Moby Dick, reflétant plus que jamais la frontière étroite entre l’acharnement et la folie, baignant dans le sang, l’huile et la sueur d’un navire baleinier de la fin du XIXe siècle.

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Le point sur l’album :

Chabouté propose une adaptation fidèle à l’oeuvre d’Herman Melville, en plaçant le Capitaine Achab au coeur du récit. L’auteur met en perspective la folie de l’homme, littéralement habité par l’esprit de vengeance, au détriment du bon sens. Un capitaine qui précipitera son équipage en enfer, lorsque le fameux cachalot blanc viendra à sa rencontre pour en finir. Un scénario parfaitement découpé en petits chapitres, répartis sur ces deux tomes. Et l’épilogue est à la hauteur des espérances. Toujours plus fou, toujours plus loin, toujours plus sombre.

Un abîme magnifiquement illustré du trait noir et blanc qui fait la renommée de Chabouté. Un trait d’une grande finesse, véritable démonstration de précision et d’habileté.

En conclusion, ce Moby Dick est à lire les yeux grands ouverts (pour ne pas dire écarquillés).

Uchronie[s] – New Moscow, tome 3 : une BD de Corbeyran et Nicolas Otéro (Glénat)

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La saga à succès de Corbeyran (Metronom’, Les Thanatonautes, Shadow Banking, Le Chant des StrygesBack World, La Conjuration d’Opale…) poursuit sa lancée avec l’arrivée des troisièmes tomes de ses trois nouveaux cycles (New Beijing, New Moscow et New Delhi). Et après New Beijing, on plonge dans l’univers de New Moscow en compagnie du dessinateur Nicolas Otéro (Amerikka).

Date de sortie : 29 octobre 2014
Auteurs : Corbeyran (scénario), Nicolas Otéro (dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Feodossia et Zack Kosinski sont maintenant piégés dans la mégalopole totalitaire de New Beijing. Le professeur Paskévitch et son jeune apprenti, Yakov, continuent de leur côté de plancher sur la fusion noire. Mais les possibilités infinies de cette matière extraordinaire intéressent également d’autres individus peu scrupuleux. La mafia d’une part, qui cherche à kidnapper Paskévitch. L’impératrice Katherine III également, qui souhaite libérer ses geôles et redorer son blason en envoyant un lot de prisonniers « volontaires » à travers les réalités parallèles…

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Le point sur l’album :

New Moscow est une ville dangereuse pour les scientifiques. C’est ce que prouve une fois encore ce troisième album, où le Professeur Paskévitch se retrouve obligé d’envoyer les prisonniers de l’Empire dans d’autres réalités, sans possibilité de retour. Une épreuve l’attendra, mais elle n’est rien comparé à ce qui attend Feodossia et Zack Kosinski envoyés à New Beijing… On retrouve une forte imbrication de ces deux cycles, avec quelques apparitions de personnages venus de New Delhi. Un scénario abouti grâce à une jolie mise en perspective, et un récit toujours aussi généreux en rebondissements et suspense.

Le dessin de Nicolas Otéro est graphiquement original. Semi-réaliste, son trait anguleux dégage du caractère et se démarque de ses pairs. Une patte qui amène fraicheur et dynamisme à la saga.

En conclusion ce cycle de New Moscow trouve un dernier épisode explosif. Il nous tarde de découvrir la suite…

Samurai – Légendes, tome 3 : une BD de Jean-François Di Giorgio et Frédéric Genêt (Soleil)

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Dérivée de Samurai (dont le tome 9 est sortie en juin dernier), Samurai – légendes nous raconte l’histoire des personnages phares de la série de Jean-François Di Giorgio (Eden killer, Erik le rouge, Western Valley…) et illustrée par Frédéric Genêt. Dans ce troisième album, la redoutable Furiko montre une nouvelle facette de sa personnalité alors qu’elle mène l’armée du terrible Akuma renverser inexorablement l’Empire…

Date de sortie : 15 octobre 2014
Auteurs : Jean-François Di Giorgio (scénario), Frédéric Genêt (dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

C’était la fin d’un monde. D’un coté, les deux cents hommes du général Goru, fatigués, soucieux de protéger une petite forteresse au Sud… De l’autre, les dix mille hommes d’Akuma, les bras levés vers le ciel, impatients d’une victoire qui ne pouvaient leur échapper… La bataille fut terrible ! Les coups pleuvaient, les hommes tombaient… des cris de partout, des lacs de sang… En toute logique, les armées fidèles à l’Empereur furent vaincues ce jour-là, signant la fin d’un règne de plus de cent ans. Seul le nord et quelques grandes villes étaient encore libres… mais pour combien de temps encore ?

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Le point sur l’album :

C’est donc bien Furiko qui est à nouveau au premier plan de cet album épique, au dépens de ses deux soeurs, qui ne font que de brèves apparitions. Dans ce récit ponctué par des scènes de grandes batailles, Furiko apparaît sous un jours nouveau, non dénué d’une certaine sensibilité. Elle prendra des risques inconsidérés pour protéger un simple ronin qui parvint à la charmer. Le scénario exerce également ses charmes, avec tous les ingrédients qui font la richesse de la série : des sabres, des têtes qui tombent, des scènes de guerres épique, et une légère dose de surnaturel.

Le dessin de Frédéric Genêt participe à la réussite de l’épisode, où les batailles sont cadrées avec soin, dans des planches au trait fin, précis et toujours efficace. On ne peut qu’être conquis.

En résulte donc un nouvel épisode très divertissant, qui fait le job haut la main.

L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, un livre de Haruki Murakami

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Publié aux Editions Belfond, en septembre 2014

384 p – 23€

 

Ce 13ème roman de Haruki Murakami est ancré dans la réalité quotidienne et change complètement de registre par rapport aux autres livres de cet auteur.

Ce roman fut très attendu au Japon et vendu à plus d’un million d’exemplaire en une semaine.

C’est l’histoire d’un jeune adolescent, Tsukuru Tazaki, et de ses quatre amis. Ils étaient une bande d’amis comme on en rêve tous à cet âge : inséparables. 3 garçons, 2 filles qui forment les doigts de la main. Ils passaient tout leur temps ensemble, à refaire le monde. Chacun avait un nom qui représentait une couleur, sauf Tsukuru. Lui, son nom voulait dire « celui qui construit ». Ca tombait bien car depuis tout petit, Tsukuru veut construire des gares.

A leur entrée universitaire, seul Tsukuru quitta sa ville natale pour suivre des cours à l’université de Tokyo. Il a réussi à intégrer une filière spécialisée dans les gares.

Ils gardèrent le contact entre eux cinq, malgré la séparation physique. Mais d’un seul coup, du jour au lendemain ses amis refusèrent de le voir, même de lui parler. Sans explication.

On suit alors l’évolution du mental de Tsukuru qui souffre atrocement de cette mise à l’écart et ne comprend pas pourquoi ses amis lui infligent autant de souffrances. Six mois d’un état proche de la mort pour Tsukuru avant qu’il n’arrive à revivre à peu près comme tout le monde…

C’est en lisant le livre qu’on prendra conscience de cette dimension mentale très forte chez Tsukuru, avec Liszt en musique de fond, Le Mal du pays.

C’est seulement seize ans après que Tsukuru va trouver la force de comprendre ce qui a bien pu se passer pour avoir été rejeté par ses amis avec une telle force, en les rencontrant chacun individuellement. Il va entreprendre un pèlerinage dans le but de mieux appréhender son présent et son avenir.

Ce dernier livre de Haruki Murakami est rempli de vérités sur l’Humain, sur les relations humaines, sur la fragilité de l’Homme, sur la vie tout simplement.

Un très beau livre, même si la fin reste un peu décevante. Quand on aime un livre, on redoute la dernière phrase. Et là, c’est un peu comme si nous devions nous-mêmes écrire la fin de l’histoire…

Un livre qui ne finit pas… Donc un excellent livre, diraient les écrivains…

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« Du luxe et de l’impuissance » de Jean-Luc Lagarce, mise en scène par Ivan Morane, à Paris

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Théâtre Les Déchargeurs du 2 octobre au 22 novembre 2014 à 18h (jeudi au samedi)

La notoriété de Jean-Luc Lagarce, metteur en scène et dramaturge, mort prématurément du SIDA à l’âge de 38 ans en 1995, n’a cessé d’augmenter depuis sa disparition. Si il n’a pas été reconnu de son vivant comme un auteur important, c’est que son langage théâtral était trop en décalage, trop novateur pour son époque.

Dans une subtile appropriation de la langue de Lagarce aux infinies résonances, Jean-Charles Mouveaux donne à entendre et à ressentir avec force et profondeur la prose tragique mais tendrement élégiaque du grand dramaturge

Aujourd’hui, c’est l’un des auteurs contemporains le plus joué et dont la langue singulière (originalité de la syntaxe, phrase musicale, à tiroirs, incises), en un mot éblouissante, qui mêle l’intime et la comédie sociale, l’identifie immédiatement.

Une forme stylistique faite de variations et de répétions où la parole qui bute, trébuche, se reprend, questionne éperdument la difficulté à être et à dire.

Avec sa pièce chorale « Juste la fin du monde », il fait son entrée en 2008 au répertoire de la Comédie-Française.

« Du luxe et de l’impuissance » est un ensemble de textes non-théâtraux écrits par Jean-Luc Lagarce qui renferment une puissante théâtralité. Non seulement parce ce qu’ils font référence au théâtre mais aussi parce que Lagarce nous entraine dans un cheminement personnel, indissociable de son engagement public, où ses doutes permanents comme son rapport au monde sont propices à un retour sur soi et les autres alors qu’il sait que la mort se rapproche.

Espace temps mémoriel qui devient alors ce lieu où l’on peut interroger sa vie, rattraper le temps perdu, déjouer les vanités, revendiquer ses choix, abandonner ses fausses certitudes, dévoiler sa vérité qui touche au plus profond de l’être où le sensible demeure omniprésent.

A l’abri d’une mise en scène sobre d’Ivan Moranev, au plus près de l’acteur et de sa parole, se déploie la figure de Lagarce solitaire et multiple, épique et ordinaire, entre regard fébrile sur son art et questionnement intranquille.

« Choisir ses amis, admettre ses dégoûts, revendiquer sa propre intolérance. Ne pas aimer tout et tout le monde et aimer mieux, de fait, nos préférés. Avoir quelques inimitiés indiscutables et des tendresses inavouées. Ne pas toujours dire notre amour, ne pas en être capables, ou trop compliqué, ou trop risqué, oui pas doués, mais, par contre, plus facile et pourtant rarement saisi, s’offrir ce petit luxe d’affirmer quelques hargnes de temps à autre ». 

Une forme stylistique faite de variations et de répétions où la parole qui bute, trébuche, se reprend, questionne éperdument la difficulté à être et à dire

Dans une subtile appropriation de la langue de Lagarce aux infinies résonances, Jean-Charles Mouveaux donne à entendre et à ressentir avec force et profondeur la prose tragique mais tendrement élégiaque du grand dramaturge…

Paris Magnum – du 11/12/2014 AU 28/03/2015 – Hôtel de Ville de Paris

PM

Depuis 80 ans, les photographes de l’agence Magnum – Cartier-Bresson, Capa, Riboud ou encore Depardon…, accompagnent de leur regard les métamorphoses de Paris. Un témoignage sensible et exigeant, présenté au fil de 150 clichés, du 11 décembre 2014 au 28 mars 2015, à l’Hôtel de Ville de Paris.
Exposition gratuite (Salle Saint-Jean). Tous les jours sauf dimanches et jours fériés, de 10h à 18h30

Témoins sensibles de leur temps, les photoreporters de Magnum photos immortalisent 80 ans d’histoire de Paris.

En décidant, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, de devenir les propriétaires exclusifs de leurs images, les membres de Magnum Photos ont contribué à faire évoluer le rapport à la photographie. Choix des reportages, sélection des clichés, contrôle de la diffusion… : leur exigence a transformé le statut du photographe et la place réservée à son oeuvre.

À la fois témoins et artistes de leur temps, les photoreporters de Magnum Photos ont accompagné les mutations du xxe siècle. Avec l’exposition « Paris Magnum », à travers leur regard, se déroulent près de quatre-vingts ans de l’histoire de Paris : les révolutions comme les petits conflits, les moments de grâce comme les instants tragiques, les célébrités et les grands hommes comme les anonymes.

La liesse et le poing dressé du Front populaire font écho au dur monde du travail des années trente. Les lendemains de la guerre sont encore marqués par l’inquiétude et la misère. Puis, viennent les années pop et Mai 68 qui enflamment les rues et les esprits. Plus tard, « Libé » s’impose dans le paysage journalistique et Nuit Blanche fait de la capitale un musée à ciel ouvert.

Personnage à part entière de l’exposition, Paris s’y dévoile en perpétuelle transformation. Les grands ensembles modifient en profondeur la silhouette de la ville. Les institutions culturelles font aussi le pari de la modernité. Le Louvre affiche sa pyramide et le Centre Pompidou, son architecture novatrice. La Défense impose sa Grande Arche dans le paysage et annonce le Grand Paris, preuve de la soif de vivre toujours renouvelée de la capitale.

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