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Home Run, nouvel EP d’Örfaz qui part en tournée dans la toute la France.

ORFAZ

Après «Magnetik» & «Roleen», ÖRFAZ frappe une nouvelle fois le monde de l’electro avec «Home Run» sorti chez Play Me Records (Must Die!, Tim Ismag, Dillon Francis, Dodge & Fuski etc.)
 à Los Angeles. Ce nouvel EP permet au groupe un gain de visibilité internationale mais affirme également une reconnaissance du milieu musical dans lequel il évolue.

C’est en 2009 que la formation du groupe ÖRFAZ se concrétise grâce aux talents des  5 producteurs de musique électronique qui le composent. Ces 5 jeunes Parisiens font office de nouvelle vague lorsqu’ils adaptent leurs productions dans une version live, tour de force permis par le background d’instrumentalistes de chacun. 
Le Live devient alors un atout considérable, un moyen de se démarquer, un véritable podium pour leur musique qu’ils défendent tous sur scène ; non pas derrière une table avec des ordinateurs mais en première ligne avec leurs instruments !

 Gautier (Batterie, Pads, triggers), Rémi (Basse), Mathieu (Guitare), Julien Aka Dj Nops (Djing/Sampling) et Vince (Machines) réalisent un melting-pot musical détonant, du scratch au Sound Systems Dub en passant par l’électro, le hip-hop et le Dubstep .

Au final, on retrouve chez ÖRFAZ une alchimie de cinq talents qui aboutit à des beats massifs et ravageurs et à une puissante artillerie qui vrille intelligemment nos tympans !

Pour l’écouter dans son intégralité, cliquez :

EN TOURNEE
 :

16 mai : Le Cap – TOULOUSE (31)

31 mai : Festival d’ORSAY

7 juin : Café de la Plage – MAUREPAS (78)

4 juillet : Fest Col des 1000 – VOIRON (38)


5 juillet : Le Pelstival – Harréville-Les-Chanteurs (52)


15 août : Forezstival – TRELINS (42)


23 aout : Fest’île – COUHE (86)

La Grotte ornée du Pont-d’Arc inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO/ La Caverne du Pont-d’Arc, sa réplique ouvrira ses portes au printemps 2015

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Le Comité du patrimoine mondial, réuni actuellement à Doha (Qatar) lors de la 38ème session de l’Unesco, vient d’inscrire la Grotte ornée du Pont-d’Arc dite Grotte Chauvet sur la liste des biens culturels du patrimoine mondial. Actuellement, la Caverne du Pont-d’Arc, réplique de grotte, est en cours de réalisation à Vallon Pont d’Arc en Ardèche. Plus grande restitution au monde réalisée à ce jour, elle ouvrira au printemps 2015.

Daté de 36 000 ans et situé à Vallon Pont d’Arc à l’entrée des gorges de l’Ardèche, le bien inscrit englobe la totalité de la cavité mais également l’écrin paysager naturel et le bassin hydrogéologique dont l’arche naturelle du Pont d’Arc et ses 54 m de haut.

Il s’agit du plus ancien bien culturel jamais classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Cette inscription est une formidable nouvelle pour cette candidature portée par la Région Rhône-Alpes et le Conseil général de l’Ardèche, en lien avec l’État français et l’Association pour la mise en valeur de La Grotte ornée du Pont-d’Arc.

« L’inscription de la Grotte au patrimoine mondial est un merveilleux hommage rendu aux premiers artistes de l’histoire et récompense l’engagement et la mobilisation des territoires ardéchois et rhônalpins » se félicite Pascal Terrasse, député de l’Ardèche et Président du Grand Projet de la Caverne du Pont-d’Arc.

Être inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco garanti aujourd’hui la conservation de la grotte et permet de comprendre et expliquer son intérêt patrimonial. Cela permet aussi de valoriser la grotte, son environnement et son contexte culturel ; de participer au rayonnement national et international du projet et de favoriser la mobilisation de la communauté scientifique internationale autour de l’étude des milieux souterrains et de l’art pariétal à l’échelle mondiale.

« Tel le trésor de l’Atlantide, la grotte ornée du Pont-d’Arc restera à jamais fermée et enfouie dans l’imaginaire collectif. Ce trésor unique au fondement du premier acte culturel se devait néanmoins d’être connu du plus grand nombre avec la réalisation d’une réplique unique : la Caverne du Pont-d’Arc » poursuit Pascal Terrasse.

Née de la volonté de faire partager au plus grand nombre ce trésor de l’humanité légué par nos ancêtres aurignaciens, la Caverne du Pont-d’Arc ouvrira ses portes au public au printemps 2015 à proximité de la Grotte ornée, sur les hauteurs de Vallon Pont d’Arc en Ardèche.

Elle offre au plus grand nombre un singulier et émouvant voyage dans le temps. Peintures, gravures et vestiges archéologiques sont ici restitués à l’échelle 1 dans un environnement identique à celui de la grotte : un paysage souterrain dont la richesse même est elle aussi remarquable.

Pour Jean-Jack Queyranne président du Conseil régional Rhône-Alpes, « C’est toute notre histoire humaine et artistique qui se trouve résumée dans ce que l’on a pu appeler, à juste titre, la Chapelle Sixtine de la Préhistoire. Tout y est : profil, perspective, mouvement, mais aussi déjà l’envie de communiquer ce message d’humanité et de création, qui est aussi celui que nous portons par l’inscription au patrimoine mondial de l’Humanité ou par la réalisation de la Caverne du Pont d’Arc ».

Hervé Saulignac, président du Conseil général de l’Ardèche, complète : »C’est une chance que ce trésor de l’intelligence, de la sensibilité et de la présence humaine soit sur notre territoire. Notre responsabilité et notre ambition sont de préserver ce chef-d’oeuvre. Demain la réplique permettra à chacun de découvrir ce joyau de l’Humanité sans endommager l’original, dans un espace préservé pour la science et… pour nos descendants ».

Marc Ladreit de Lacharrière, membre de l’Institut, président de l’Association pour la Mise en Valeur de la Grotte ornée du Pont-d’Arc, ajoute : « Je suis très heureux que l’UNESCO ait retenu la candidature de la Grotte ornée du Pont-d’Arc sur la liste du patrimoine mondial. Cette inscription va permettre de faire partager avec les Français et le monde entier ce trésor que nous ont légué nos ancêtres aurignaciens et ardéchois.

N’oublions jamais que la culture est notre bien commun mais également un atout majeur au service de l’égalité des chances et de la cohésion sociale ».

La Technique du périnée, une BD de Florent Ruppert et Jérôme Mulot (Aire Libre / Dupuis)

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Date de sortie : 9 mai 2014
Auteurs : Florent Ruppert et Jérôme Mulot (scénario et dessin)
Prix : 20,50 € (104 pages)

La Technique du périnée est un one shot réalisé à quatre mains par le duo Florent Ruppert et Jérôme Mulot (Panier de singe,  Le Royaume, La Grande Odalisque).  Une oeuvre juste et audacieuse autour des thèmes de la sexualité hyperconnectée, du libertinage, de la solitude et, surtout, du sentiment amoureux…

Résumé de l’éditeur :

JH a rencontré une fille via l’appli de rencontres OKCupid. Elle s’appelle Sarah, mais il n’en sait pas davantage. Régulièrement, ils se connectent sur Skype et se font jouir mutuellement. Leurs échanges, brefs et solitaires, finissent par obséder JH, qui essaie de convaincre Sarah de dîner avec lui. S’instaure alors entre eux un étrange jeu de séduction qui ne dit pas son nom, mais qui va amener JH à relever le défi sexuel – ou d’abstinence sexuelle – que lui lance Sarah.

Jusqu’à quel point notre rapport à la séduction est-il conditionné par les moyens techniques dont nous disposons, et par les pratiques qui en découlent ? Comment parler, en 2013, de l’éclosion du sentiment amoureux en cette heure paradoxale d’hyperconnexion aux réseaux et d’intense solitude individuelle ? Telles sont les pistes de réflexion qu’explorent Ruppert et Mulot dans ce récit très contemporain, qui interroge, à travers la relation qui se noue, à leur corps défendant, entre JH et Sarah, les notions de désir, de rencontre, de dévoilement et de libertinage. Dans un monde où, grâce aux technologies de communication, tous les possibles semblent ouverts, JH va se trouver confronté à de nouveaux codes – pas forcément moins astreignants que ceux traditionnellement assignés aux relations amoureuses -, et il n’échappera ni au manque, ni à la frustration ni à l’attente. Jouant habilement de la métaphore sexuelle et de ce qui, en creux, à force de ne pas vouloir être dit, devient assourdissant, Ruppert et Mulot nous invitent à les suivre dans le dédale des jeux de la séduction et du hasard.

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Le scénario de Ruppert et Mulot suit la relation un peu étrange de JH et Sarah qui se donnent régulièrement rendez-vous sur un site de webcam pour se masturber. Sans  en savoir plus l’un sur l’autre. Une relation intime sans intimité. Seulement JH souhaite découvrir sa correspondante et va commencer à tenter d’établir un contact plus abouti. D’abord et toujours en numérique, avant de demander une fameuse rencontre dans le monde réel. Les auteurs s’amusent des codes de cette société nouvelle en échafaudant une histoire romantique qui ne dit pas son nom. C’est dur. Surtout quand le libertinage de Sarah vient s’imposer à ce JH un peu paumé, qui le vit malgré lui… Un homme désarmé qui trouve refuge dans son art de vidéaste à travers de magnifiques métaphores.

Des paraboles de l’état amoureux, de la frustration et de l’acte d’amour magnifiquement imaginées par les auteurs, qui proposent une superbe mise en scène graphique et esthétique. Le dessin est en effet au moins aussi puissant que le scénario, dans une atmosphère de tension où le non-dit occupe une place de premier plan. Le sentiment d’amour doit être tu. Car la liberté (ou le libertinage) commande. Et très vite c’est la contrainte.

En conclusion, on ne peut que saluer le talent de Ruppert et Mulot qui, avec La Technique du périnée nous ont offert un chef d’oeuvre.

Tripoli, une BD de Youssef Daoudi (Glénat)

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Date de sortie : 18 juin 2014
Auteur : Youssef Daoudi (scénario et dessin)
Prix : 19,50 € (88 pages)

Tripoli est un one shot de Youssef Daoudi (La Trilogie Noire, Mayday, Ring) qui met en scène le premier conflit international mené par les Etats-Unis. Une guerre fondatrice qui ira jusqu’à être mentionnée dans l’hymne du corps des Marines et donnera à ce dernier ses armes d’apparat (le sabre de Mamelouk).

Résumé de l’éditeur :

1801, au large des côtes d’Afrique du Nord. L’État barbaresque et pirate de Tripoli fait régner la terreur sur les mers de la région, exigeant un tribut à ceux qui veulent y faire commerce. Mais la jeune nation américaine, portée alors par le président Thomas Jefferson, n’entend plus laisser son commerce extérieur entravé de la sorte. Jefferson charge l’ex-consul de Tunis, William Eaton, de contacter Hamet Karamanli, roi légitime de Tripoli en exil et frère du pacha actuel, pour l’aider à récupérer le trône. Ensemble, partant d’Égypte, ils mènent une troupe bigarrée de 500 hommes : des soldats américains (les premiers « Marines » de l’Histoire), mais aussi des mercenaires arabes, berbères, grecs, italiens et turcs. Près d’un siècle avant Lawrence d’Arabie, ils vont vivre une odyssée incroyable à travers 800 kilomètres de désert…

Dans ce grand récit d’aventure, Youssef Daoudi nous raconte le premier fait d’armes des États-Unis en dehors de leur territoire : un épisode méconnu, mais pourtant fondateur de l’histoire militaire américaine.

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Le récit de Youssef Daoudi est celui raconté à la première personne du diplomate William Eaton qui se jeta corps et âme dans ce conflit, prenant les armes avec le peu de moyens dont il disposait pour marcher vers Tripoli. Et autant dire que le destin lui réserve un drôle de sort (pas si drôle en fait). L’écriture du scénario est fleuve et documentée. On revit ces moments historiques alors qu’on ne les connaissait pas. C’est à la fois une idée originale et audacieuse d’avoir choisi de mettre ce fait d’armes en avant. Le défi est relevé avec brio à travers 88 pages denses et pleines de rebondissements, superbement illustrées.

L’auteur a en effet un coup de crayon fin et précis, mis en valeur par une très belle coloration et un art du cadrage bien employé. L’effet est assuré.

Tripoli est un one shot particulièrement réussi, qui offre un très bon moment de lecture : à ne pas manquer !

Le Couronnement de Poppée, de Monteverdi, mise en scène par Bob Wilson, à l’opéra de Paris

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© Andrea Messana

Palais Garnier, Opéra de Paris
du 7 juin au 30 juin

Une nouvelle production de Bob Wilson est toujours un événement attendu tant son univers hypnotique fait naître un nouveau rapport au plateau, décomposant le temps et l’espace jusqu’à tendre à l’intemporalité.

Avec le Couronnement de Poppée, ultime opéra de Monteverdi, Bob Wilson compose une partition parfaite entre son inspiration formelle/abstraite (images, lumières, gestuelle hiératique) et son épure extrême pour l’inscrire dans une dimension métaphysique.

Et quand l’art protéiforme du maître texan s’accorde magistralement au livret composite pour un spectacle total

Intense comédie humaine toute entière déployée à l’exaltation des passions : l’amour adultère triomphant de Poppée et de Néron, l’humiliation douloureuse d’Octavie, la rigueur morale et le stoïcisme de Sénèque sacrifié sur l’autel du désir de l’Empereur, que la vision de Bob Wilson apparente à un songe immobile tout droit sorti du théâtre nô japonais et de son envoutement. Sidérant.

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Othon apprend que son amante Poppée lui préfère l’Empereur Néron, lequel s’apprête à répudier Octavie, son épouse légitime, pour faire de sa dulcinée la nouvelle impératrice.  Sénèque, le tuteur de Néron, tente de s’opposer à un tel dessein provoquant les foudres de l’empereur qui réclame et obtient sa mise à mort.  Othon et Octavie décident alors de s’allier pour tuer Poppée, mais cette conspiration est déjouée car le destin des deux êtres aimés s’avère indissociable.

Les deux conspirateurs seront condamnés à l’exil. Néron et Poppée peuvent enfin s’unir…

A l’abri en fond de scène d’un à-plat lumineux sur lequel se projettent différents tons pastel au gré des changements de situation et d’affect des personnages, les décors stylisés propres au vocabulaire « wilsonien » d’inspiration antique apparaissent, se succèdent puis disparaissent.

Le tout orchestré dans un espace mouvant aux lignes géométriques qui ouvre ou ferme la perspective et traduit les enjeux de conquête, de pouvoir, d’ambition, d’amour et de trahison des protagonistes.

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D’une unité virtuose, la mise en scène de Bob Wilson s’empare avec un puissant geste pictural des ressorts de la dramaturgie dont les chanteurs/comédiens aux visages fardés de blanc, vêtus de costumes somptueux d’inspiration renaissance : soie grège et velours noir, signés Jacques Reynaud, impriment un jeu millimétré et hiératique.

Le Concerto italiano dirigé par Rinaldo Alessandrini ainsi que les chanteurs sacralisent cette emprise visuelle pour un ressenti indéfinissable avec à la clé de belles individualités.

Et quand l’art protéiforme du maître texan s’accorde magistralement au livret composite pour un spectacle total…

Conversation animée avec Noam Chomsky, un film de Michel Gondry

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Sortie  : le 30 avril 2014

Durée : 1h28

Avec : Noam Chomsky,Michel Gondry

Voilà un film pas comme les autres. C’est à la fois un documentaire sur Noam Chomsky et également un film créé et animé de Michel Gondry. On en apprend autant sur l’un que sur l’autre ! Le scientifique linguiste, philosophe et le réalisateur !

Synopsis :

Conversations avec le linguiste et philosophe américain Noam Chomsky, sur sa vision du monde, de l’homme et de tout ce qui nous entoure, dans une série d’interviews avec Michel Gondry, et animé à la main par ce dernier.

Bien sûr, notre esprit est captivé par Noam Chomsky, l’un des plus grands philosophes contemporains, par ses théories, par ses explications sur le langage, sa grammaire générative et transformationnelle.

En fait, le film permet à tous de comprendre les pensées parfois bien abstraites du philosophe. Gondry, par ses dessins, essaie de les interpréter, comme il les a comprises, et du coup, ses dessins, hyper créatifs et naïfs nous permettent d’accéder aux hautes sphères de Noam Chomsky.

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A certains moments, Gondry croit comprendre le discours du scientifique, mais en fait, il se rend compte que, comme nous, il est passé à côté de La vérité !

Gondry revient souvent dans son interview sur la vie privée de cet homme pas comme les autres. Son éducation, sa jeunesse, ses études, ses parents, sa femme, sa religion, ses croyances… Mais pas question de politique ! Sachant le philosophe un grand anarchiste, « Appel à la résistance contre toute forme d’autorité illégitime », le réalisateur a choisi délibérément de ne pas aborder ce sujet, qui à lui tout seul, mériterait un autre film !

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Explorer un peu sa vie d’homme pour le rendre sans doute davantage à notre portée, tel est l’objectif de ce documentaire. Pour Gondry, Chomsky est un savant, un génie, mais c’est aussi un homme. Le film est fait avec beaucoup de naturel, de pudeur et une sorte d’intimité qui permet au spectateur d’entrer dans la vie de Noam Chomsky, et ainsi d’essayer de mieux le comprendre.

Bien sûr le sujet sur la philosophie du langage peut laisser certains sur la touche. Mais c’est une expérience à tenter, ne serait-ce que pour constater comme notre cerveau peut être réceptif ! On apprend que les enfants sont étonnamment réceptifs et construisent le langage de façon naturelle. A nous de capter les théories de grand savant qu’est Noam Chomsky. Gondry nous est une aide précieuse et rend le film très gai et du coup, allégé ! La boucle est bouclée…

L’accent anglais de Gondry laisse à désirer, ainsi que son vocabulaire anglais. Du coup, si on n’est pas très bon en anglais, on le comprend très bien ! Mais cela peut devenir gênant, surtout face aux réponses complexes de Chomsky. Le film est sous-titré en français, bien sûr.

Il faudrait voir et revoir et encore revoir ce film pour en comprendre chaque minute, d’une rare intensité !


Conversation animée avec Noam Chomsky

Abominable, nouvelle édition : une BD de Hermann (Glénat)

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Date de sortie : 18 juin 2014
Auteurs : Hermann, avec les participations de Yvan Delporte et Christian Godard (scénaristes)
Prix : 14,95 € (64 pages)

Paru pour la première fois en 1988, Abominable est un album d’épouvante conçu par Hermann (Jeremiah, Nic, Lune de Guerre, Le Diable des sept mers), réédité et enrichi d’une nouvelle histoire signée Christian Godard dans cette nouvelle version (Une Histoire d’Ange).

Résumé de l’éditeur :

Dans un univers où la peur et l’inquiétude perlent à la surface de toutes les choses, Hermann, d’un coup de scalpel ébouriffant, révèle les tréfonds de l’humanité. En une suite de courts récits vénéneux,Abominable nous offre une plongée au cœur du fantastique le plus pur. Frissons graphiques et violence narrative garantis, quelque part entre les angoisses d’Hitchcock et de Dario Argento.

Les éditions Glénat ont décidé de rééditer ce classique de la bande dessinée d’épouvante avec une nouvelle couverture, dessinée spécialement pour l’occasion, et une histoire inédite écrite par Christian Godard.

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Hermann signe ce one shot composé d’histoires courtes étonnantes, oscillant entre l’horreur absolue d’une scène de crime bien réelle et des récits de science-fiction où des créatures étranges viennent hanter leurs victimes avant de les déposséder… Un cocktail efficace qui n’épargne pas le lecteur de quelques frayeurs visuelles. Un tronc commun qui unit logiquement l’ensemble avec harmonie, l’histoire ajoutée dans cette édition sur un scénario de Christian Godard s’intégrant parfaitement à l’ouvrage. Et pourquoi ne pas en ajouter d’autres au fil des ans ? 

Le dessin de Hermann est redoutablement sombre, avec un aspect brut et naturel (couleurs directes) qui exacerbe l’aspect horrifique de ses histoires toujours sordides.

Abominable porte bien son nom : une oeuvre pleine de noirceur et d’épouvantes, à réserver à un public averti.

Opération Overlord, tome 3 : une BD de Bruno Falba et Davide Fabbri (Glénat)

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Date de sortie : 11 juin 2014
Auteurs : Bruno Falba (scénario), Davide Fabbri (dessin) et Domenico Neziti (couleurs)
Prix : 13,90 € (48 pages)

Après deux albums très bien réalisés, la série Opération Overlord s’achève avec La Batterie de Merville, écrit, comme le second opus par Bruno Falba et illustré par Davide Fabbri (avec Domenico Neziti aux couleurs, cette fois). Ils nous emmènent cette fois dans une histoire d’amour qui va être mis à l’épreuve du front, à l’instar de ces soldats séparés de leur promise lorsque vient l’heure du débarquement.

Résumé de l’éditeur :

1944, Bulford Camp, Angleterre. Adrien Bellefontaine, engagé canadien et artiste à ses heures, croque sur le papier ses camarades soldats lors de son entraînement pour l’opération Overlord. Car au cœur de la campagne anglaise est reconstituée fidèlement la batterie de Merville, un objectif stratégique capital. Cette pièce d’artillerie allemande menaçant Sword Beach, doit à tout prix être démantelée pour faciliter le débarquement des forces alliées sur les plages normandes. L’unité de parachutistes d’Adrien doit protéger le flanc gauche du bataillon chargé de prendre la batterie. Ce n’était pas sa mission initiale, et pourtant le jeune Canadien va participer malgré lui à l’attaque…

2014 commémore le 70ème anniversaire du débarquement en Normandie. À cette occasion, les éditions Glénat vous proposent de revenir sur le D-Day à travers trois albums indépendants, centrés chacun sur un objectif stratégique précis de cette opération militaire historique. Une spectaculaire série qui nous raconte aussi, à l’instar de Il faut sauver le soldat Ryan, le conflit à hauteur d’hommes.

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Ce troisième album est à la hauteur des attentes créées par Michael Le Galli (scénariste du premier tome) et Bruno Falba : un récit qui choisit un nouvel angle pour aborder le jour du débarquement. Celui, plus intimiste, de la relation de couple et des tensions qui peuvent exister entre soldats… Un scénario original qui colture la série de façon inattendue, parvenant à surprendre le lecteur grâce à une écriture et un découpage réfléchis. Un travail talentueux. Et du plaisir pour ceux qui en profitent.

Le dessin de Davide Fabbri, qui aura assuré la totalité des planches de la série,  est fidèle à lui-même : un style résolument inspiré des comics et des cadrages toujours pertinents. La coloration de Domenico Neziti fait toutefois un peu moins d’effets que celle choisie dans les précédents volumes.

En conclusion, ce troisième album d’Opération Overlord est aussi plaisant à lire que les précédents. Une série à se procurer !

Lancaster, tomes 1 & 2 : une BD de Christophe Bec et Jean-Jacques Dzialowski (Glénat)

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Date de sortie : 11 juin 2014
Auteurs : Christophe Bec (scénario) et Jean-Jacques Dzialowski (dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages)

Lancaster  (Jim , de son prénom) est le nouveau héros créé par Christophe Bec (Bunker, Carthago, Doppelgänger, le double maléfique, Pandemonium, Sanctuaire, l’Aéropostale, Sibéria 56Deepwater Prison…) pour une série en diptyque illustrée par Jean-Jacques Dzialowski (Groom Lake, Batman – Prédateurs Nocturnes).

Résumé de l’éditeur (tome 2) :

Jim Lancaster, lord anglais anobli par la reine à la suite de ses exploits lors de la Seconde Guerre mondiale, est envoyé sur la base polaire d’Hyperborée à la recherche d’une mystérieuse civilisation disparue. En compagnie de son acolyte français Robert et de la belle journaliste Audrey, il descend dans un gouffre où sont censés se trouver les restes d’une cité bâtie par ladite civilisation, mais pas seulement… car ils découvrent également ceux d’un bivouac d’anciens militaires nazis ! En effet, sur place, tapi dans l’ombre, se trouve un vieil adversaire de Lancaster, bien déterminé à lui rendre la monnaie de sa pièce !

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Christophe Bec a ainsi imaginé un vétéran de la seconde guerre mondiale propulsé en plein Arctique pour une mission scientifique occulte, qui promet une découverte bouleversante pour l’humanité. Evidemment, la quête du graal ne se fera pas sans une course-poursuite, qui va se révéler très vite mystérieuse et anachronique. Christophe Bec s’amuse dans son domaine de prédilection : la science-fiction, en jouant avec l’échelle du temps. Une idée intéressante et originale développée au long de deux albums bien écrits mais qui ne prennent pas le temps qu’il aurait fallu pour développer les personnages, dont on a du mal à s’attacher.

Le dessin de Jean-Jacques Dzialowski est celui d’un spécialiste du comics. Forcément, on retrouve le style graphique de cet univers dans Lancaster. Les traits sont sombres, souvent volontairement imprécis ou floutés (on a parfois du mal à savoir qui est qui dans les scènes d’action). Mention spéciale à la couverture superbement mise en couleurs par Yann Villeneuve, dans un esprit vieille école très bien trouvé. Dommage que ce style ne fut pas choisi pour l’album.

Lancaster est une bonne série, plutôt divertissante. Mais elle aurait pu être bien plus encore, vu le potentiel…

Notre Dame, tomes 1 & 2 : une BD de Robin Recht et Jean Bastide (Glénat)

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Date de sortie : 11 juin 2014
Auteurs : Robin Recht (scénario) et Jean Bastide (scénario et dessin)
Prix : 14,95 € (64 pages)

Notre Dame est une adaptation en deux tomes du célèbre roman Notre Dame de Paris de Victor Hugo. Une version plutôt sombre et personnelle livrée par Robin Recht  (Julius, Totendom, Le Dernier Rituel) et Jean Bastide (La Guerre des Sambre), ce dernier réalisant également le dessin. On peut le dire d’emblée, le second album fraichement paru a transformé l’essai.

Résumé de l’éditeur (tome 2) :

L’histoire, nous la connaissons tous : dans le Paris grouillant du XVe siècle, une magnifique et jeune gitane danse sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris. La beauté d’Esmeralda est son trésor, mais elle causera aussi sa perte. En effet, l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, s’éprend éperdument de la belle et tente de la faire capturer par son sonneur de cloche, le bossu Quasimodo. Il est mis en échec par le flamboyant capitaine Phoebus, qui lui aussi est attiré par Esmeralda, bien qu’étant déjà fiancé à la douce Fleur-de-Lys… Pris entre les désirs coupables de ces trois hommes, le destin d’Esmeralda ne peut plus désormais avoir d’issue heureuse…

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Robin Recht et Jean Bastide racontent Notre Dame à leur manière, de façon originale et plus sombre encore que les adaptations que l’on connaît. La narration est fleuve et ingénieuse, vue à travers un artiste raté sauvé par La Esmaralda alors que le roi des truands allait le faire pendre sans qu’il ne sache trop pourquoi. Un récit très bien écrit et adapté, qui capte l’attention du début à la fin, alors que le lecteur perçoit un funeste destin pour cette belle créature. On aurait presqu’aimé que l’aventure dure plus longtemps.

Notre Dame est d’ailleurs très joliment dessiné de la main de Jean Bastide qui dégage une certaine naïveté avec des traits fins aux angles subtilement arrondis. Ce qui renforce cette atmosphère toute particulière à l’oeuvre de Victor Hugo, où la beauté tutoie l’horreur à tous les niveaux de lecture.

Notre Dame est un excellent diptyque à conseiller à tout amateur du genre.

Rayons pour Sidar, tome 1 : une BD de Valérie Mangin et Emmanuel Civiello (Ankama)

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Date de sortie : 23 mai 2014

Auteurs :   Valérie Mangin (scénario) et Emmanuel Civiello (dessin)

Prix : 13,90 € (56 pages)

Après avoir récemment collaboré sur Expérience mort avec son conjoint Denis Bajram (UW1), Valérie Mangin s’est intéressée à Rayons pour Sidar, l’un des chefs-d’oeuvre de l’un des pères de la science-fiction française : Stefan Wul (la collection des univers de Stefan Wul a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire 2014 avec un Prix Spécial tant ce projet éditorial est atypique – voir aussi Le Temple du passé dans la même collection). Et c’est Emmanuel Civiello (Korrigans) qui illustre ce premier album avec brio.

Résumé de l’éditeur :

Lionel, double robotique du Terrien Lorrain, a mystérieusement disparu sur la planète Sidar. Guidé par Xaog, un indigène sidarien, et aidé par le Résident, un administrateur envoyé par la Terre, son maître se lance à sa recherche. Il devra affronter des créatures mortelles et des phénomènes aussi étranges que terrifiants pour retrouver en pleine crise coloniale la trace de son alter ego mécanique : la Terre a choisi de se retirer de Sidar, l’abandonnant aux Xressiens, une race de conquérants destructeurs. Et si sauver Lionel, c’était sauver Sidar ?

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Rayons pour Sidar  c’est une nouvelle plongée dans une planète hostile, dont Stefan Wul a le secret. Une planète qui traverse une grande crise coloniale, alors qu’un certain Lorrain part à la recherche de son double robotique. Une quête dangereuse, au milieu d’un peuple belliqueux (et idiot), qui vise à sauver la planète Sidar. Le scénario de Valérie Mangin est très bien écrit (son introduction sur le contexte colonialiste du récit est d’ailleurs pertinente), dans un grand respect du style Wul dont l’esprit habite les planches.

Emmanuel Civiello fait également honneur à Rayons pour Sidar avec un dessin au graphisme unique, réalisé en couleurs directes. Un travail bluffant.

Rayons pour Sidar est une fois encore une aventure de Wul à ne pas manquer.

Le Temple du passé, tome 1 : une BD de Hubert et Etienne Le Roux (Ankama)

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Date de sortie : 23 mai 2014

Auteurs :   Hubert (scénario) et Etienne Le Roux (dessin)

Prix : 13,90 € (56 pages)

Le Temple du passé est l’une des six séries que compte la collection des Univers de Stefan Wul. Cette dernière a reçu il y a peu le Grand Prix de l’Imaginaire 2014 avec un Prix Spécial tant ce projet éditorial est atypique (voir aussi Rayons pour Sidar dans la même collection). Adapté par  Hubert (Le Legs de l’Alchimiste, Les Yeux verts, La Sirène des Pompiers, Bestioles…) au scénario et illustré par Etienne Le Roux (Aménophis IVLe dernier voyage d’Alexandre de Humbolt), ce diptyque nous emmène dans un huis clos spacial inquiétant…

Résumé de l’éditeur :

Pilote missionné pour une expédition de colonisation, Massir émerge de sa veille cryogénique pour se découvrir naufragé d’un vaisseau en pleine avarie. De l’équipage entier, seuls deux autres membres ont survécu. Pour échapper à l’environnement hostile où ils se sont échoués – une étrange caverne organique remplie de chlore liquide – tous trois vont devoir faire appel aux ressources de leur civilisation avancée, experte en manipulations génétiques
Mais les tensions ne tardent pas à apparaître entre les trois survivants : attirances, haines et jalousies menacent le précaire équilibre du huis clos et rendent la survie incertaine. D’autant que Massir, propulsé au grade de commandant et tentant par tous les moyens de garder le contrôle de la situation, dissimule lui-même un esprit fragilisé, hanté parles fantômes de son propre passé.

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Le premier album du temple du passé jouit d’un scénario adapté avec réussite au format BD. L’imaginaire de Stefan Wul parvient souvent à surprendre le lecteur car il ne se limite pas à créer des univers fantastiques. Il s’amuse avec  des environnements sociaux, des moeurs et des comportements loin de ses contemporains. Ainsi en est-il avec ces relations hétérosexuelles montrées honteusement du doigt dans son oeuvre (Le Temple du passé est paru en 1957). Un regard souvent perspicace sur des questions de société mis en perspective grâce au travail de grande qualité d’Hubert.

Les illustrations d’Etienne Le Roux sont également un bel hommage à la science fiction et à l’écrivain (et fait parfois penser au style de Moebius), avec des traits fins et précis et une belle coloration, vive et contrastée.

Le temple du passé promet d’être un diptyque abouti, avec ce premier album qui a trouvé le ton de l’adaptation idéale.

Nous, Anastasia R, tomes 1 à 3 : une BD de Patrick COTHIAS, Patrice ORDAS et Nathalie BERR (Grand Angle)

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Date de sortie : 28 mai 2014

Auteur :   Patrick COTHIAS, Patrice ORDAS (scénario) et Nathalie BERR (dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

Nous, Anastasia R retrace l’histoire de la révolution russe vécue à travers la famille impériale, victime d’un massacre auquel seule Anastasia, l’une des filles du Tsar, a survécu. Et cela à l’insu de ses geôliers. Une série co-scénarisée par le duo  Patrick Cothias (Les 7 vies de l’Épervier, Plume au vent, Le Lièvre de Mars, Hindenburg, les cendres du ciel, La Rafale, S.O.S. Lusitania...) et Patrice Ordas (Les Griffes de l’Hermine, Monsieur Nemo et l’éternité, L’Ambulance 13, L’OEil des Dobermans, Hindenburg, La Rafale, S.O.S. Lusitania, La Vénitienne) qui est par ailleurs illustrée par Nathalie Berr (Borderline).

Résumé de l’éditeur :

Au cours de la nuit du 16 au 17 juillet 1918, la famille impériale de Russie et le Tsar Nicolas II sont massacrés au sous-sol de la villa Ipatiev. Depuis, une rumeur court : la grande duchesse Anastasia aurait survécu grâce à Félix Volodine un russe blanc infiltré dans les gardes de la Villa. Après bien des péripéties, Félix et Anastasia arriveront en France. Auparavant, Félix aura dû lancer la sinistre police politique bolchevique sur la piste d’une usurpatrice, Anna Anderson. Mais l’âge avançant, la furieuse envie de revenir sur les lieux du massacre devient nécessité. Anastasia et celui qui est devenu son mari, Félix, reviennent à Iekaterinebourg ce jour de 1997 où un certain Boris Eltsine commande la destruction de la villa Ipatiev…

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Le scénario débute par l’assassinat de la famille du tsar alors assignée à résidence, tout cela sur ordre de Lénine. Dès lors commence la cavale de la duchesse Anastasia, qui aura réussi à s’échapper de ce guets-apens avec l’aide d’un fidèle du Tsar, infiltré. Ce dernier parviendra à mettre en place un véritable simulacre pour faire croire à sa mort. Le point de départ d’un exil clandestin difficilement vécu par la grande duchesse, qui finira par épouser son sauveur Félix Volodine… Le premier cycle de la série se termine aux derniers jours d’Anastasia, alors qu’après plusieurs enquêtes,  Boris Eltsine ordonne la destruction de la villa où a eu lieu le terrible assassinat. Le récit dense  et complet des auteurs parcourt avec facilité les années qui ont suivi ce massacre, et la façon dont les mensonges et les trahisons ont été entretenus jusqu’alors (au prix de nombreuses vies).

Le dessin de Nathalie Berr aux traits fins et au graphisme plutôt traditionnel est par ailleurs tout à fait plaisant.

Nous, Anastasia R est une série qui s’intéresse à un fait historique plutôt méconnu en France, voilà qui est bienvenu !

Gaudi, Le Mystère de la Sagrada Familia, un film de Stefan Haupt

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Sortie le : 14 mai 2014

Durée : 1h29

 

Si vous êtes déjà allé à Barcelone et que vous avez visité la Sagrada Familia, alors, courez vite voir ce film ! Je vous garantis que vous ne serez pas déçu. Quelle luminosité ! Quelles vues époustouflantes !

Et si vous ne connaissez que de nom cette œuvre majestueuse de Antoni Gaudi et qu’elle vous interpelle, alors, ce film vous révèlera bien des secrets quant à sa construction qui dure depuis plus de 120 ans !

Gaudi y a consacré sa vie. Toute sa vie. Il n’avait que 31 ans quand il a été choisi comme architecte pour construire cette cathédrale. A la fin de sa vie, il y vécut, comme un pauvre, dormant sur place, mais ne lâchant toujours pas son travail. Et il est mort à 74 ans, espérant que les générations futures continueront sans relâche cette gigantesque construction.

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Le film nous dévoile toutes les facettes de construction, depuis 1882 à nos jours. On découvre Gaudi, mais aussi ses nombreux successeurs. Ceux pour qui Gaudi s’apparente à un génie, voire un dieu et qui se mettent à sa place pour répondre au mieux à ses « attentes ». Je pense plus particulièrement au sculpteur japonais, qui non seulement s’est converti au catholicisme mais qui plus est a pris la place de Gaudi pour être parfaitement en accord avec lui pour sculpter la pierre. Il nous parle de son métier avec passion.

A l’opposé le sculpteur catalan s’affirme dans son art qui semble très éloigné de Gaudi, mais d’après lui, davantage en adéquation avec notre temps.

A chacun sa vérité. A chacun sa passion.

De nombreux artisans, contremaîtres, architecte, sont interviewés et tous ensemble, ils forment une famille et se consacrent complètement à la Cathédrale des Pauvres que l’on découvre totalement, vue du dessous, vue du dessus, vue de l’intérieur, vue de l’extérieur, vues imprenables !

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On nous dévoile aussi les nombreux problèmes auxquels ils doivent faire face encore aujourd’hui ! Sous la Sagrada Familia, passe une ligne TGV ! L’horreur !

Le parvis devant une des façades de la Sagrada n’existe plus et de nombreux immeubles ont été construits…

Ce film retrace tout l’historique de cette construction gargantuesque et magnifique. On ne peut qu’admirer le travail de milliers d’hommes qui œuvrent ensemble à la construction du génial Gaudi !

Un très beau film, assurément ! Une prouesse de Stefan Haupt.

Gaudi, le mystère de la Sagrada familia Bande… par toutlecine

L’Italie est à l’honneur à La Colline du 18 au 22 juin 2014 !

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Théâtre, performances, écritures de plateau, rencontres : la génération émergeante de la scène italienne, aujourd’hui fragile mais en pleine effervescence, sera présente à La Colline du 18 au 22 juin.
Fil conducteur des créations invitées :la famille, noyau élémentaire du théâtre et focus des symptômes d’une crise à la fois humaine, politique, artistique et économique.
Avec le soutien des Chantiers de l’Europe organisé par le Théâtre de la Ville.
Pour tout savoir sur « Face à face » http://www.colline.fr/fr/spectacle/face-a-face

Le grand livre des voyages en voiture, un livre de Cédric Ramadier, avec de nombreux co-auteurs

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Publié aux Editions Le Seuil Jeunesse, en mai 2014

119 p –  16,90€

Vous partez bientôt en vacances ? Vous avez de nombreux kms à faire pour retrouver Grand-mère et y laisser les enfants ?

Alors, ce livre est fait pour vous ! Ne partez pas sans aller l’acheter à votre libraire préféré. Que votre enfant ait 4 ans ou 12 ans, il s’amusera avec ce livre absolument génial ! Et les parents aussi se régaleront.

On y trouve aussi bien des devinettes, des blagues, des jeux sous toutes leurs formes, des anecdotes, des coloriages, des vieilles chansons françaises classiques mais charmantes, comme Sur le pont d’Avignon, ou Il était une bergère… Vous chanterez en canon « C’est la cloche du vieux manoir » et ça vous rappellera votre enfance !

Vous trouverez les jeux des 7 erreurs pas si évidents que ça !

Les dessins sont naïfs et charmants.

Les enfants fabriqueront leur voiture, des masques ou encore des marionnettes.

Emportez avec ce livre des crayons feutres et 2 vieilles boites d’allumettes dont vous utiliserez le fond pour construire… Ah ! Surprise ! Je ne vous en dirai pas plus !

Bref, il faudra que votre voyage dure vraiment très longtemps pour avoir le temps de découvrir ce grand livre plein de surprises à découvrir en famille !

Un grand bravo aux nombreux auteurs de ce livre dirigé par Cédric Ramadier et Frédéric Houssin.

Le Point Virgule enflamme Bobino !

Le point Virgule fait l'Olympia et Bobino
Le point Virgule fait l’Olympia et Bobino

Chaque année depuis 2008, Le Point Virgule investit l’Olympia puis Bobino, pendant 3 jours sous le signe de l’humour. Une belle réussite. 

Le pianiste Dominique Fillon enchante le Duc des Lombards

Dominique Fillon
Crédit Photo : Philippe Marchin

Le jazzman Dominique Fillon jouait mardi 10 juin au Duc des Lombards, pour le plus grands bonheur des mélomanes parisiens. 

Exposition Mémoires Vives | Nouvel accrochage ! à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, à Paris

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La Fondation Cartier pour l’art contemporain vous invite à découvrir, à partir du 10 juin 2014, le nouvel accrochage de son exposition-anniversaire, Mémoires vives.

Selon un principe de mouvement perpétuel, certaines œuvres s’éclipsent pour laisser la place à un accrochage riche de surprises. Le sous-sol du bâtiment de Jean Nouvel, qui était habité par la présence sonore d’une œuvre de Dennis Oppenheim, se mue en un espace de silence et de contemplation.

Les Propositions d’habitations d’Absalon, agencement de volumes immaculés et fragiles, rencontrent une sculpture de Judith Bartolani, prouesse d’équilibre et sédimentation de la mémoire, une installation méditative et spirituelle de Marc Couturier, une forme archaïque et énigmatique de Vincent Beaurin, ainsi qu’une sculpture modulaire de Tony Grand.

Ce nouvel accrochage, qui rend hommage aux artistes français, réserve également une place importante à la peinture, à travers quatre œuvres de Jean-Michel Alberola, témoins de la diversité de sa pratique, et un diptyque de Shirley Jaffe dont les formes abstraites et faussement géométriques instaurent un joyeux dialogue avec le mur peint d’Alessandro Mendini et les autres œuvres du rez-de-chaussée de la Fondation Cartier.

Prochain rendez-vous : le samedi 5 juillet autour d’un accrochage essentiellement consacré à la photographie.

Année France-Vietnam : Week-end autour d’une rizière les 14 et 15 juin au jardin d’agronomie tropicale, à Nogent-sur-Marne

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Le CIRAD, la mairie de Paris et l’Institut français proposent de fêter l’Année France-Vietnam le temps d’un week-end au Pavillon de l’Indochine du Jardin d’agronomie tropicale et de découvrir toutes les facettes de la culture et de la préparation du riz.

Etrange, sauvage, souvent méconnu, le jardin d’agronomie en bordure du bois de Vincennes abrite des vestiges de l’exposition coloniale de 1907 dont deux ponts asiatiques et le pavillon de l’Indochine récemment restauré.

Au programme : une mini-rizière pour s’initier à la culture du riz, une présentation des multiples manières de le préparer avec le chef Hando Youssouf du restaurant Paris Hanoi, une évocation de l’histoire franco-vietnamienne avec le journaliste Pierre Daum à travers l’épopée des travailleurs indochinois appelés par l’Etat Français à venir entre les deux guerres enseigner leur savoir à la riziculture camarguaise. D’autres cultures tropicales sont aussi à découvrir avec des dégustations de chocolat Marou, de café vietnamien et de fruits tropicaux dont la mangue, le mangoustan, le ramboutan, le pitaya…

Pendant toute la durée du week-end, un vélo taxi 2 places au couleur de l’année France-Vietnam sera positionné à la sortie du R.E.R. Nogent-sur-Marne et véhiculera gratuitement les visiteurs jusqu’au jardin d’agronomie tropicale.

Accès, activités et dégustations en accès libre et gratuit
Restauration payante
A 5’ à pied du RER C, (station Nogent sur Marne)

Simon Evans / Lauréat du Prix Canson 2014

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Simon Evans, Cloud, 2014
Mixed media on paper / Courtesy of the artist and James Cohan Gallery, New York / Shanghai

Désigné par un jury de professionnels présidé par Yan Pei Ming, Simon Evans s’est vu remettre hier, jeudi 12 juin, le Prix Canson® 2014 à l’occasion d’une soirée à la Fondation Miró de Barcelone.

Artiste anglais né en 1972 à Londres, Simon Evans vit et travaille aujourd’hui à New York. Considéré comme une figure atypique dans le milieu de l’art contemporain, il a tout d’abord été skateur avant de se tourner vers l’écriture de nouvelles et de chansons. Ses dessins, graphiques et diagrammes, schémas et plans, classifications et inventaires, sont autant d’éléments graphiques entre poésie concrète et écriture automatique.

Il explore une sorte de cartographie émotionnelle entre introspection et projection, allant de l’esthétique désuète des planches pédagogiques du début du 20ème siècle à la schématisation numérique du 21ème siècle : « J’essaie d’intégrer le monde extérieur à la vision intérieure ».

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Simon Evans © Kristine Larsen, Sarah Lannan & Simon Evans

« Le Prix Canson® 2014 a été décerné à Simon Evans qui, avec son épouse Sarah Lannan, forme un binôme rare et attachant. Le jury composé de personnalités fortes a, par ce choix, souhaité saluer cet artiste issu des cultures underground anglo-saxonnes qui livre une oeuvre plastique pleine de poésie ou le papier devient sculture, collage ou recyclage. »
Yan Pei Ming, Président du jury du Prix Canson® 2014 à propos de Simon Evans..

RAPPEL : Exposition des œuvres des 5 finalistes du Prix Canson® 2014 -Gilles Barbier, Simon Evans, Deborah Grant, Bayrol Jiménez et Alexandre Singh- à la Galerie Esther Montoriol de Barcelone jusqu’au 28 juin 2014.

Exposition Ransome Stanley « Scratching the surface » , Vivienne Art Galerie (Paris) jusqu’au 28 juin 2014

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Vivienne Art Galerie, jusqu’au 28 juin 2014
30 Galerie Vivienne, Paris 2è (à l’intérieur du passage Vivienne) du mardi au samedi de 13h30 à 18h30 et sur rendez-vous : Olivier Sultan 06 63 24 42 22

Ransome STANLEY
Né à Londres de père nigérian et de mère allemande, Ransome Stanley a un rapport original aux symboles, aux référents absents, aux mythes anciens comme contemporains. Il revisite les traces de l’Histoire et de notre vie quotidienne pour en faire des œuvres d’aujourd’hui, chargées de la mémoire encore vivante de l’art et des rituels populaires d’origine. Patchwork mémoriel chez le peintre, qui mêle Jazz, cinéma, dessins, publicité et typographie. Ses œuvres sont autant de compositions complexes, paradoxales, où se mêlent douceur, tendresse, identités composites, multiples et métissées. Contre les classifications, cet artiste s’affranchit, pas ses œuvres, des frontières et d’un certain paternalisme du regard. Temps, Histoire, époques communes partagées, cultures conjuguées: un travail d’une grande originalité.

Chez Ransome Stanley, ni volonté didactique ni scénario linéaire. Plutôt le télescopage de temps et d’espaces différents. Les articles de journaux, les photographies, les icônes sont pour lui des matériaux qu’il assemble, réarrange à sa façon.

Ransome Stanley se situe dans un courant, qui, depuis le milieu des années 1990, porte un « nouveau discours africain sur l’art ». Ce courant est ancré dans le refus de l' »authenticité », du « nativisme » et d’une prétendue « essence » africaine. La « négritude » se transforme ainsi en « afropolitanisme » (Achille Mbembe), paradigme de mobilité, envisagé comme une stylistique, une esthétique et une certaine poétique dynamique du monde. Diaspora post « black art » plutôt qu’identité statique et sclérosante.

Les œuvres de Ransome Stanley sont présentes dans de nombreuses collections et Musées (Munich, Johannesburg, Londres et Los Angeles).

Karajan – 25 ans après

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Le label jaune rend hommage au musicien d’exception

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Francosgourmandes 2014 : régalez-vous les 13 et 14 juin !

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Le premier festival musical et gastronomique de France remet le couvert pour une troisième édition pimentée ! Au menu : une grande louche de nouveauté, mais toujours saupoudrée des deux valeurs phares du festival, le plaisir et la convivialité. Ces deux jours de fête se tiendront les 13 et 14 juin à Tournus en Saône-et-Loire.

Amère Russie, tome 1 : une BD d’Aurélien Ducoudray et Anlor (Grand Angle)

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Date de sortie : 4 juin 2014

Auteurs :   Aurélien Ducoudray (scénario) et Anlor (dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

Amère Russie est un diptyque d’Aurélien Ducoudray (Championzé, La Faute aux chinois, Clichés de Bosnie ) au scénario et d’Anlor (Les innocents coupables) au dessin. Une aventure touchante, froide et difficile en plein coeur de la (première) guerre de Tchétchénie où une mère russe vivant dans la misère part à la recherche de son fils capturé en tant que soldat par les Tchétchènes. Le premier album, Les Amazones de Bassaiev, vient de paraître.

Résumé de l’éditeur :

Au milieu des années 1990, une mère russe tente de survivre en vendant des DVD pirates dans le métro de Moscou. Elle est sans nouvelles de son fils militaire en opération en Tchétchénie. Un jour, elle lit le nom de Volodia sur une liste de prisonniers. Il est aux mains des Tchétchènes. Au même moment, Bassaiev, le général ennemi, annonce par voie de presse qu’il relâchera ses prisonniers si leurs mères russes viennent les chercher. Sans moyens, n’écoutant que son courage, son petit chien fantasque sous le bras, elle prend la route vers cette région en guerre pour aller chercher son fils…

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Le récit d’Aurélien Ducoudray est une plongée dans l’horreur de la guerre :celle d’une mère pour sauver son enfant. Une mère russe qui part clandestinement en plein coeur de la Tchétchénie, au péril de sa vie dont elle estime certainement ne plus valoir grand chose. Une épopée touchante qui peut s’arrêter à tout instant, à chaque coin de rue, dans le bus, à un contrôle d’identité, ou sous les balles d’une Amazone, ces femmes employées en tant que tireur d’élite contre les russes…. L’histoire de cette mère à la fois fragile et terriblement forte, est écrite avec une plume sensible qui ne fait pas de détour pour autant. La réalité est montrée. La cruauté du conflit en est une.

Le dessin d’Anlor porte sa marque, avec des traits fins aux détails multiples qui donnent aux personnages une force d’expression toute particulière. Un vrai plaisir des yeux.

Amère Russie commence très bien avec ce premier album. A lire !

A LIRE