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La femme au carnet rouge, un livre d’Antoine Laurain

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Publié aux Editions Flammarion le 6 mars 2014

18€

Voilà un livre d’Antoine Laurain qu’on ne peut  qu’apprécier. Il se lit tout seul, d’une seule traite. Bien écrit, ça coule comme une source bien fraiche…

Mais en même temps, il se peut que dès la dernière page tournée, on l’oublie aussi vite qu’il a été lu ! Peu importe, on a apprécié cette lecture !

C’est une histoire qui commence mal et qui finit bien. Sans grand étonnement. Mais avec beaucoup de délicatesse, voire de romantisme.

Et finalement, ça fait du bien de lire ce genre d’histoire. On a toujours envie d’y croire ! Cela embellit un peu notre quotidien…

Une jeune femme se fait attaquer, un soir, en rentrant chez elle. On la brutalise, on lui vole son sac. Tout était dans son sac, bien sûr ! Impossible de rentrer chez elle…

On s’imagine à la place de cette femme, seule dans la rue, à 2h du matin. Sans clé, sans téléphone. Elle finit sa nuit à l’hôtel, en face de son appartement, expliquant au gardien qu’elle paiera le lendemain matin puisque…

Mais le réveil de Laure n’aura pas lieu le lendemain…

Et il va se passer des choses incroyables depuis le moment où elle a été attaquée. Dans son malheur, elle a eu beaucoup de chance. Un certain Laurent va s’occuper d’elle, à son insu. Et un libraire, qui plus est ! Et nous, on adore les « petits » libraires. D’autant plus qu’il parle d’un livre de Patrick Modiano. Avouez que ce libraire est fabuleux quand on sait que Modiano a reçu le prix Nobel de littérature en octobre 2014, bien après l’écriture de ce roman !

Un bon moment de détente vous sera offert par ce roman, en vous laissant la possibilité de rêver !

Un livre qui fait du bien, assurément !

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Kinship de Carey Perloff, mise en scène par Dominique Borg, à Paris

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 © San Bartolomé

Théâtre de Paris à partir du 04 novembre 2014

C’est avec une pièce contemporaine de l’Américaine Carey Perloff « Kinship » à l’intrigue digne d’une  sitcom,  qu’on pourrait traduire par « Parenté » ou « Affinité », qu‘Isabelle Adjani revient au théâtre, huit ans après La dernière nuit pour Marie Stuart qui l’avait vue triompher à Marigny.

Elle retrouve un rôle d’amoureuse tourmentée qui voit les ressorts de la passion la bousculer, l’enflammer avant de la laisser anéantie où le coup de foudre prêt à tout détruire, en raison même aussi des liens réunissant les trois protagonistes mais ne leur apparaissant pas ouvertement, laissera des traces.

L’influente rédactrice en chef d’un journal américain local (Elle) mène une vie familiale paisible jusqu’à ce que (Lui), un beau et jeune journaliste qu’elle vient d’embaucher, ne la séduise.

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© San Bartolomé

Une relation commence bouleversant l’équilibre  de sa vie affective et amicale d’autant plus qu’elle ignore que ce dernier est le fils de sa meilleure amie, laquelle entretient avec sa progéniture une relation très fusionnelle.

A cette figure contemporaine s’ajoute une héroïne antique : Phèdre à travers une mise en abîme du théâtre dans le théâtre où les personnages Lui et sa Mère, puis Elle qui indique détester le théâtre, assistent à une représentation de la pièce de Racine. Ce parallèle servant à illustrer le tragique de leur relation triangulaire prise au piège de l’amour possessif et obsessionnel.

A l’abri d’une mise en scène sobre et conceptuelle de Dominique Borg qui préfigure la traversée émotionnelle, les scènes s’enchainent efficacement dans un rendu cinématographique où la photo, la vidéo, et la musique d’Olivier Schultheis rythment la triangulation entre les personnages et focalisent leurs questionnements intimes, familiaux, et amicaux.

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© San Bartolomé

Isabelle Adjani irradie la scène d’un jeu d’une infinie précision aux multiples variations où elle donne corps et âme à cette femme de pouvoir qui succombe puis se consume aux affres de la passion.

Mi-ange mi-démon, Niels Schneider est toujours juste en séducteur charmeur puis fuyant devant ses responsabilités tandis que Vittoria Scognamiglio joue avec allégresse la mère surprotectrice et l’amie à l’écoute attentive.

Et comme l’a écrit le poète « J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui » Alfred de Musset

Johnny – La naissance d’une idole : une BD de François Dimberton et Jean-Claude Bauer (Jungle)

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Johnny – La naissance d’une idole couvre la période allant de 1943 (la naissance de Jean-Philippe Smet) à 1962 (lorsque Johnny Hallyday rencontre Sylvie Vartan). Un Biopic adapté en BD d’après Johnny, l’incoryable histoire d’Eric le Bourhis. On retrouve à cette occasion les talents de François Dimberton (Coluche – Une vie d’enfoiré !) au scénario et Jean-Claude Bauer au dessin.

Date de sortie : 29 octobre 2014 (version collector parue le 12 novembre)
Auteur :  François Dimberton (Scénario) et Jean-Claude Bauer (Dessin) – scénario supervisé par Eric le Bourhis
Prix : 14,95 € (72 pages)

Résumé de l’éditeur :

D’après « Johnny, l’incroyable histoire » d’Eric le Bourhis aux éditions Prisma, « D’où viens-tu Johnny » retrace la jeunesse du taulier de la chanson Française. De l’enterrement de Léon Smet à sa réapparition pendant le service militaire de Johnny, en passant par sa rencontre avec Sylvie Vartan. Entre émotion et détermination, plongez-vous dans cette période de la vie du chanteur, souvent méconnue du public.

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Cette biographie du grand Johnny Hallyday est une fois de plus l’occasion de se plonger dans une histoire hors du commun. Un destin d’artiste attendait ce fils d’acteur de théâtre (son père était aussi chanteur et danseur) abandonné très tôt par ses parents à sa tante (pour diverses raisons). Une tante qui le poussera toute sa jeunesse à s’accomplir en tant qu’artiste. D’abord en le laissant assister aux nombreux spectacles de danse de ses cousines, qui se produisaient un peu partout, puis en lui inculquant la rigueur et la sensibilité musicale. Le violon, le solfège, la guitare… Croyant dur comme fer aux révélations d’une voyante : l’un des leurs deviendra une star. Ce sera Jean-Philippe. Et chaque semaine elle ira bruler un cierge pour que la destinée s’accomplisse. Un récit touchant et passionnant, très bien écrit.

Le dessin de Jean-Claude Bauer est pour sa part d’un style réaliste plutôt classique. Un trait assez fin, qui participe au plaisir de lecture sans le décupler. Pas d’émoi pictural mais un dessin qui reste agréable.

En conclusion, ce premier album de la vie de Johnny est de qualité et donne envie de découvrir la suite. A suivre donc !

Alix Senator, tome 3 : une BD de Valérie Mangin, et Thierry Démarez (Casterman)

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Alix Senator est une série inspirée de l’oeuvre de Jacques Martin, notamment auteur de la série culte Alix. Ici, le jeune gaulois a pris de l’âge, devenu sénateur au service de l’Empereur romain Auguste. Sur un scénario de Valérie Mangin (Le Dernier Troyen, Trois Christ, Expérience mort, Rayons pour Sidar...) et un dessin de Thierry Démarez (Le Dernier Troyen, Marie des Dragons), Alix est malmené par l’Empereur qu’il croyait jusque là être son ami. Voilà qui risquerait de lui faire oublier son dévouement sans limite et de le faire basculer vers la Conjuration des rapaces qui complote pour le faire assassiner. C’est justement le titre de ce troisième album, qui signe la fin d’un premier cycle magistral.

Date de sortie : 19 novembre 2014
Auteur :  Valérie Mangin (Scénario) et Thierry Démarez (Dessin)
Prix : 13,50 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Rome, été de l’an 12 avant Jésus-Christ. Par une nuit sombre, une trentaine de personnages anonymes se sont réunis dans le bois des Furies, leurs visages dissimulés par des masques d’oiseaux. Mûs par le désir de vengeance ou la passion politique, tous brûlent d’abattre l’empereur Auguste, qualifié de tyran, et de le remplacer par le fils de César, Ptolémée César alias Césarion, que l’on pensait disparu. Glaive à la main, les conjurés aux faciès de rapaces jurent la perte d’Auguste l’usurpateur. Au même moment, tout juste revenu d’Egypte d’où il a ramené son vieux compagnon Enak donné pour mort, Alix Graccus doit affronter une succession de graves déconvenues. Considéré comme un traître ennemi de Rome, Enak est arrêté sur ordre de l’empereur, tandis que le courroux d’Auguste s’abat sur Alix, bientôt menacé d’être déchu de son statut de sénateur et de perdre tous ses biens. C’est le moment que choisissent les ennemis d’Auguste pour proposer à Alix de rejoindre leur conjuration ; ils parviennent même, à la faveur d’une profonde crise d’adolescence, à rallier à leur cause le jeune Khephren, le fils d’Enak devenu le fils adoptif d’Alix… Pleine de surprises et de rebondissements, voici la nouvelle aventure du sénateur Alix, vaste fresque où s’entremêlent les passions humaines, les liens du sang et la trame de l’Histoire. Magistral !

 

PlancheA_226929Le point sur l’album :

Dans ce dernier épisode, Valérie Mangin se fait plaisir. Elle mène le lecteur par le bout du nez avec une aisance déconcertante, en imaginant une intrigue extrêmement bien ficelée. Le récit de cette nouvelle aventure du sénateur gaulois atteint son apogée dans son dénouement. Le personnage d’Alix fascine. Censé jusqu’ici défaire les complots, il s’affiche comme étant le nouvel ennemi public de l’Empereur, prêt à retourner son arme contre son souverain. Alors que ce dernier emprisonne tous ses proches (Enak, son grand ami de toujours et son fils). Un volt-face orchestré avec une grande maîtrise. La scénariste entretient surprises et mystères autour des commanditaires dont on ne sait que peu de choses (du moins avant le point final de l’aventure). Mais c’est surtout dans sa conclusion que le scénario révèle sa force. Une leçon magistrale où le suspense est à son comble.

Le dessin de Thierry Démarez est également de haut niveau. Son trait fin et rigoureux a le souci du détail et accentue le réalisme de ce péplum respectueux de l’Histoire. Une richesse graphique qui se traduit par des vignettes aux mille détails, souvent éblouissantes.

Jacques Martin pourrait être fier de ce duo de choc, qui relève avec brio un défi de taille. Ce troisième et dernier album est sans doute le meilleur d’un premier cycle proche de la perfection.

Open Wounds, 1er album du groupe One Divide, avec leur clip !

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C’est l’histoire d’une rencontre entre trois jeunes Bordelais, enfants des eighties et multi-instrumentalistes, qui a d‘abord donné lieu à THE DIVISION avant de devenir ONE DIVIDE. Alex Grey (chant et guitare), Rob White (chant guitare et clavier) et Sébastien Black (batterie) ont grandi avec des références New wave à l’image de Joy Division, New Order, Coldplay, Indochine ou encore Depeche mode.

La musique de ONE DIVIDE creuse son sillon dans le revival, l’Indie pop Rock, la Cold wave et tient la barre. On craque, dès la première écoute de ce son électro et instrumental, « pour les brumes de guitares, un chant à cœur fêlé et une production diaboliquement précise » JD Beauvallet, Les Inrocks

Voici leur 1er clip et single très prometteur, Open wounds, tiré du premier EP. Réalisé par le groupe lui-même, il nous offre une ballade romantique  dans un univers sombre et intimiste. Un chant mélancolique et envoûtant, le tempo métronomique et martelé et la boucle pop entêtante des synthés se concluent sur une belle envolée musicale. Un réel plaisir pour les oreilles!

Leurs premiers titres Open wounds, Salomé et Chained dépeignent des univers différents, où l’instrumental y est tout autant séduisant et le chant toujours doux même si le message est austère. L’anglais et le français se mêlent au fil des textes de l’EP, tels deux ingrédients conférant chacun leur bagage émotionnel. Les effets électroniques se marient harmonieusement à l’authenticité des instruments acoustiques, modelant un monde singulier pour offrir à son public un véritable cocktail explosif!!

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Charlotte, un livre de David Foenkinos, aux Editions Gallimard, Prix Goncourt 2014 des Lycéens

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Charlotte, de David Foenkinos

Aux Editions Gallimard, paru en août 2014

220 p – 18,50€

De nouveau Charlotte à l’honneur sur Publik’Art : Le Prix Goncourt des Lycéens vient de lui être décerné ! De quoi donner envie, toute génération confondue, de lire ce très beau livre !

Publik’Art remet en « une » cette chronique au moment même où on vient d’apprendre que David Foenkinos a reçu le prix Renaudot 2014 pour ce très beau livre : Charlotte.

Quand vous commencez ce livre, vous êtes surpris par la présentation.

Voire même dérouté.

Pourquoi l’écriture se présente comme un poème qui n’en finit pas ?

L’auteur va à la ligne après chaque phrase.

Et assez rapidement il explique ce choix qui nous paraît, par la suite, vital.

On cherche notre respiration…

A chaque fin de phrase.

Dès les premières lignes, David Foenkinos ne nous laisse pas un instant d’hésitation.

On entre dans la vie de Charlotte, comme lui l’a fait.

On veut déjà tout comprendre.

« Charlotte a appris à lire son prénom sur une tombe ».

Le roman commence ainsi.

Qui est cette Charlotte vivante ?

Qui est cette Charlotte morte ?

David Foenkinos est parti sur les traces de Charlotte Salomon, artiste peintre, morte à vingt-six ans.

 

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Elle a eu le temps de confier ses dessins et ses écrits, avant de mourir.

A Auschwitz.

Vie ? ou Théâtre ?

C’est toute ma vie, dit-elle.

Charlotte est un superbe livre qui rend hommage à cette femme exceptionnelle.

Au destin tragique.

Charlotte Salomon est gravée à jamais dans nos cœurs.

Merci David Foenkinos.

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Les 15 romans en piste pour le Goncourt 2014 :

♦ Adrien Bosc, « Constellation » (Stock)

♦ Kamel Daoud, « Meursault, contre-enquête » (Actes Sud)

♦ Grégoire Delacourt, « On ne voyait que le bonheur » (JC Lattès)

♦ Pauline Dreyfus, « Ce sont des choses qui arrivent » (Grasset)

♦ Clara Dupont Monod, « Le roi disait que j’étais diable » (Grasset)

♦ Benoît Duteurtre, « L’Ordinateur du paradis » (Gallimard)

♦ David Foenkinos, « Charlotte » (Gallimard)

♦ Fouad Laroui, « Les Tribulations du dernier Sijilmassi » (Julliard)

♦ Gilles Martin-Chauffier, « La femme qui dit non » (Grasset)

♦ Mathias Menegoz, « Karpathia » (P.O.L)

♦ Éric Reinhardt, « L’Amour et les Forêts » (Gallimard)

♦ Emmanuel Ruben, « La Ligne des glaces » (Rivages)

♦ Lydie Salvayre, « Pas pleurer » (Seuil)

♦ Joy Sorman, « La Peau de l’ours » (Gallimard)

♦ Éric Vuillard, « Tristesse de la terre » (Actes Sud)

Prochaines sélections les 7 et 28 octobre. Lauréat le 5 novembre, pour succéder à l’«Au revoir là-haut» de Pierre Lemaître.

Résultats concours : Raul Paz, 6 places de concert gagnées.

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A l’occasion du concert de Raul Paz, au Trianon à Paris, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

3×2 places au concert de Raul Paz du 21 novembre au Trianon

 

Vous avez été très nombreux à participer et nous vous en remercions.

Les trois heureux gagnants de 2 places de concert sont :

 

Geoffrey Gury, Sophie Jacquard et Valérie Chiori.

 

Notre partenaire vosu contactera très prochainement pour vous donner les modalités pour récupérer vos places.

Très bon concert à tous !

Casanova Variations, un film de Michael Sturminger

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Sortie : 19 novembre 2014

Durée : 1h58

Avec : John Malkovich, Veronica Ferres, Florian Boesch

Synopsis :

« Viva la libertà ! » s’écrie Casanova, seul dans sa demeure, avant de s’évanouir.
Lorsque la belle et mystérieuse écrivaine Elisa von der Recke vient lui rendre visite, elle insuffle à nouveau un peu de vie chez le vieil homme.
Un film qui capture le mythe du plus grand séducteur de tous les temps, Giacomo Casanova. Son histoire est racontée à la fois de sa dernière demeure et sur scène, à travers des extraits d’opéra  nous livrant ainsi ses aventures, ses passions et sa peur de la mort.

L’histoire du célèbre séducteur et aventurier Giacomo Casanova a déjà été porté à l’écran de nombreuses fois, du Casanova (1926) de Alexandre Volkoff, en passant par Les aventures de Casanova (1947) de Jean Boyer, Le chevalier mystérieux (1948) de Riccardo Freda, Casanova, un adolescent à Venise (1969) de Luigi Comencini, Le Casanova (1976) de Federico Fellini avec Donald Sutherland, La nuit de Varennes (1982) de Ettore Scola et encore Le retour de Casanova (1992) de Edouard Niermans avec Alain Delon. Ces deux dernières œuvres contrairement aux précédents montrent pour un Casanova vieillissant, ce sera le cas et le thème de Casanova Variations avec John Malkovich dans le rôle du séducteur, comme un lien également avec le Valmont qu’il incarnait dans Les liaisons dangereuses (1988) de Stephen Frears.

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Dans le film de Michael Sturminger, une ancienne maîtresse que Casanova a rencontré dans sa jeunesse et éperdument amoureuse au point d’avoir tenté de mettre fin à ses jours pour lui à l’époque, vient le retrouver avec l’intention d’écrire sur lui en secret, mais aussi pour lui avouer un amour qu’il ne partage pas et dont il n’a pas le souvenir, Elisa von der Recke n’étant pour lui qu’une des nombreuses conquêtes qui ont passé dans sa vie. Veronica Ferres apporte à ce rôle une ambiguïté et un mystère, l’aime t-elle vraiment ou est-elle là par vengeance afin de recueillir des informations sur sa vie en consultant son manuscrit afin d’en tirer sa biographie ? Et ainsi lui porter préjudice en le ridiculisant aux yeux d’une aristocratie dont il ne fait pas parti, mais pour laquelle il nourrit un profond respect et intérêt, en partie parce qu’il y doit sa subsistance.

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Entre Elisa et Giacomo va se jouer un duel dialogué entre la séduction et la revanche, convoquant les fantômes du passé de ces deux anciens amants. Elisa apparaît comme l’amour qu’il aurait pu aimé et garder auprès de lui et, trop aveuglé par une soif d’hédonisme et de liberté, ne l’a laissé que passer dans sa vie aventureuse. Elle semble venir à lui comme pour l’avertir que l’heure des comptes à sonné et qu’elle sera celle qui symbolisera toutes les femmes dont il a abusé les sentiments.

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L’originalité de Casanova Variations, qui a d’abords connu une version théâtrale, repose sur une mise en scène très audacieuse alliant à la fois l’opéra, avec des extraits de Don Giovanni, Les noces de Figaro et Così fan tutte de Mozart et la littérature en s’appuyant le manuscrit autobiographique de presque 5000 pages rédigé par Giacomo Casanova lui-même. Ainsi le spectateur a l’impression de suivre un spectacle filmé dont les décors s’ouvriraient jusque dans les coulisses, faisant évoluer les acteurs dans un monde qui n’est ni vraiment celui du cinéma, ni complètement celui du théâtre filmé. Un étrange objet filmique mais c’est aussi ce qui en fait la singularité et l’intérêt. La caméra à l’épaule constamment en mouvement (parfois trop) suit les acteurs à travers des décors tantôt réels, tantôt fabriqués. Au-delà d’une mise en scène expérimentale, le film possède une intrigue classique. Film sur le temps, l’hédonisme, la liberté et l’indépendance de l’artiste, Casanova Variations est un spectacle total et réussi.

Les Epées de verre, tome 4 : une BD de Sylviane Corgiat et Laura Zuccheri (Les Humanoïdes Associés)

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Dolmon est le quatrième et dernier tome de la saga Les Epées de Verre. Une série héroic-fantasy imaginée par la scénariste Sylviane Corgiat (Lune d’Ombre, Elias le maudit) et dessinée par Laura Zuccheri (Les Condamnés). Deux artistes accomplies qui réalisent un sans faute, en signant un ultime épisode à la hauteur des attentes des lecteurs.

Date de sortie : 13 novembre 2014
Auteur :  Sylviane Corgiat (Scénario) et Laura Zuccheri (Dessin)
Prix : 14,20 € (344 pages)

Résumé de l’éditeur :

Dans un monde voué à disparaître à cause de l’extinction prochaine de son soleil, une jeune fille se révèle dotée d’un pouvoir lui permettant d’ouvrir une porte sur un autre monde et d’échapper ainsi à la catastrophe finale. Pour cela, il lui faudra réunir quatre épées de verre tombées du ciel en quatre points de la planète. Mais il lui faudra aussi composer avec sa propre histoire et son désir de vengeance qui pourrait bien éclipser la mission dont la destinée l’a chargée.

 

PlancheA_226944Le point sur l’album :

Lorsque l’on s’intéresse au parcours de Sylviane Corgiat, on ne peut qu’être surpris. La scénariste et romancière a en effet travaillé pour la télé (sur des séries comme Navarro ou La Crim’) et démontre à quel point elle peut être à l’aise dans tous les domaines avec cette belle série héroic-fantasy (elle écrit aussi des livres jeunesse).

Dans Les Epées de verre, le pitch est simple : soleil se consume un peu à peu chaque jour et irradie la planète de plus en plus fort. Ce qui engendre de multiples dérèglements climatiques et précipite la fin du monde. Sauf qu’une vieille légende raconte que quatre épées aux pouvoirs magiques permettront aux élus et à ceux qui les accompagneront d’être épargnés…

Un récit de science fiction d’une grande maîtrise, qui propose un voyage sublime à travers une nature aux multiples facettes, parfois luxuriante et parfois aride. Quant aux protagonistes, ils sont attachants et ont plus d’un atout pour séduire. Tout cela servi sur le ton de l’Aventure, où les duels chevaleresques et le suspens occupent une place de premier ordre.

Et le dénouement de ce dernier album est un vrai plus dans l’édifice scénaristique, retombant parfaitement sur ses pieds. Il n’y avait pas de meilleure façon de conclure.

Quant au dessin, il est magistralement réalisé par Laura Zuccheri. La dessinatrice fait preuve d’un grand talent, en élaborant de superbes fresques très détaillées, grâce à un trait d’une belle finesse. Les expressions et les visages de ses personnages sont par ailleurs particulièrement réussis.

Les Epées de verre est une excellente saga qui s’achève brillamment.

Attention, campagne choc : avec la Poste, ça envoie du pâté, et pas seulement ! (article sponsorisé)

Attention, La Poste lance une campagne de fin d’année percutante et très second degré. Cette dernière est en effet articulée autour d’une expression sur-mesure pour la marque en jaune et bleu : ça envoie ! Le principe est simple, grâce à La Poste, vous savez que vous pouvez envoyer ce que vous voulez (pourvu que ce soit légal) et on vous en fait la démonstration en live. Il vous suffit de vous rendre sur la plateforme consacrée « Ca Envoie ». Les possibilités sont multiples. Chacune vous réserve une petite surprise à la clé. Vous pouvez envoyer du rêve ou du poney… Ou voir ce que cela donne quand ça envoie du lourd, du pâté ou du bois.

Choisissez un destinataire parmi votre entourage, tapez son adresse et ouvrez les yeux ! Vous suivrez le colis propulsé depuis les airs jusqu’au pied de la boîte aux lettres de l’heureux élu. Une petite animation astucieusement mise en scène, qui ne manquera pas de surprendre votre correspondant lorsqu’il reconnaîtra son quartier et son chez lui ! Et tout est prévu pour que ces petits clips se propagent un peu partout, notamment sur Facebook.

Voici donc en résumé une campagne virale, ludique et divertissante où le client prend le premier rôle. C’est bien vu. Je dirais même plus : Ca Envoie du gras ! A tester !

Article sponsorisé

D’une vie à l’autre, un film de Georg Maas, sortie en DVD le 18 novembre 2014.

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Sortie :  18 novembre 2014

Durée : 1h37

Avec : Juliane Köhler, Liv Ullmann, Sven Nordin

 

Synopsis :

1990, le mur de Berlin est tombé. Katrine a grandi en Allemagne de l’Est et vit en Norvège depuis 20 ans. Elle est le fruit d’une relation entre une Norvégienne et un soldat allemand pendant la Seconde Guerre mondiale. à sa naissance, elle a été placée dans un orphelinat réservé aux enfants aryens. Elle parvient à s’échapper de la RDA des années plus tard pour rejoindre sa mère. Mais, quand un avocat lui demande de témoigner dans un procès contre l’Etat norvégien au nom de ces « enfants de la honte », curieusement, elle refuse. Progressivement, de lourds secrets refont surface…

 D’une Vie à L’Autre du réalisateur allemand Georg Maas est sorti au cinéma le 7 mai dernier, et est désormais disponible depuis le 18 novembre sur support dvd. Le long métrage s’intéresse au phénomène des Lebensborn, des pouponnières crées par les nazis pour engendrer la « race aryenne ». Se situant dans les années 90, l’histoire s’intéresse à ses enfants qui ont été abandonnés à leur mère, à travers le personnage de Katrine, interprétée par Juliane Köhler (La Chute, Eden à l’Ouest), qui a dû apprendre le norvégien (!) pour son rôle. Son personnage est présenté au début du film comme une des anciennes pensionnaires de ces orphelinats de la honte, comme cela a été dénommé par la suite. En s’appuyant sur un roman allemand, le réalisateur en profite pour livrer un véritable film d’espionnage au suspense tendu, jouant avec l’identité de l’héroïne qui s’avère être une espionne travaillant pour la Stasi et réfugiée chez une mère qu’elle a retrouvée en Norvège, avant de résider avec cette dernière aux côtés de son mari et sa fille. Le film joue alors sur le mensonge et la manipulation et ce qui a conduit Katrine à fuir l’Allemagne de l’Est pour la Norvège, l’occasion de superbes paysages filmés en plan large un peu comme dans le cinéma de Michael Cimino. Le film est entrecoupé par des flashbacks, dont certains ont été tournés en super8, ancien format pellicule destiné aux amateurs, à l’image très granuleuse bien adapté aux années 70. L’intrigue se concentre pour l’essentiel sur le personnage de Katrine et ses rapports avec sa famille et quelques personnages extérieurs, comme celui d’un jeune avocat (Ken Duken), qui va être à l’origine du soupçon que porte le mari (Sven Nordin) envers sa femme Katrine, lorsqu’il doit rechercher en Norvège les femmes dont les nazis avaient soustrait les nourrissons nés d’une relation avec des soldats allemand pendant l’occupation. Plus tard certains de ces enfants devenus adultes vont tenter de s’évader de l’autre côté du mur après avoir appris leur filiation, ce sera le cas de Katrine, avec son évasion au début des années 70 sur une barque de fortune, avant d’être récupérée par des pêcheurs. Puis après avoir retrouvé sa mère Ase, interprétée ici par la grande comédienne bergmanienne Liv Ullmann (Cris et Chuchotements, Sonate d’automne), Katerine fondera une famille avant que le doute s’y installe peu à peu. Liv Ullmann, qui n’avait alors pas tourné au cinéma depuis dix ans, est parfaite en mère désemparée par les révélations que va peu à peu livrer l’intrigue concernant Katrine. Le réalisateur s’intéresse à décrire la perception de la personnalité d’une personne rencontrée la première fois et qui perdure malgré la découverte de sa réelle personnalité.

 

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Film d’espionnage prenant, D’une vie à l’autre, qui s’inscrit un peu dans la lignée de l’excellent La vie des autres (2006), est malgré un rythme parfois un peu lent, une oeuvre à la fois grave dans son fond et agréable à suivre dans sa forme. Le dvd est de plus agrémenté de très bon bonus avec l’interview du réalisateur et un documentaire sur l’histoire des pouponnières nazis avec des témoignages émouvants d’anciens de ces enfants abandonnés et confiés à des familles.

 

La petite boîte de Butters, le coffret DVD de l’outsider de South Park

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Dans la série South Park, je voudrais Butters ! C’est chose faite avec ce coffret qui met à l’honneur ce personnage à part de la série. Leopold Stotch, dit Butters prend aussi parfois le pseudonyme de Professeur Chaos lorsqu’il projette d’anéantir South Park en costume.  Aussi niais que dérangé (mais poli !), le jeune garçon est vite devenu l’un des personnages clés de la série, occupant jusqu’au premier rôle (dans le premier épisode du coffret).

Date de sortie : 5 novembre 2014
Prix : 19,99 €

Synopsis:

Revivez tous vos moments préférés avec Butters dans cette collection qui comprend 13 épisodes spéciaux remasterisés. Cette sélection rassemble les épisodes qui ont fait de Butters notre copain préféré.

Le point sur le coffret :

Les 13 épisodes proposés dans ce coffret sont l’occasion de se détendre en compagnie du personnage le mieux éduqué de la série. Ce qui entraîne un programme un peu particulier : des gros mots décalés (« doux jésus »), un caractère naïf et docile, bref, des sketchs loufoques en cascade. Il faut dire que Butters a des parents plutôt difficiles à gérer (une mère meurtrière et suicidaire, un père drogué aux clubs gays). Il a donc ses excuses question trouble du comportement (mais il n’a heureusement pas conscience de ses problèmes). Un coffret qui fera des heureux à Noël.

Côté bonus, s’il n’est pas aussi fourni que sa version US, le coffret reste fun avec quelques pièces dans l’esprit de la série. On y trouvera :
– Le journal de Butters,
– une coupure de presse spéciale Butters,
– un chèque de 250 millions de dollars (qui est papier véritable, mais factice)

Résultats concours : Les opportunistes, 8 places de ciné gagnées.

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Sortie le 19 novembre 2014

 

A l’occasion de la sortie du film de  Paolo Virzi, Les opportunistes, Publik’Art vous a offert la possibilité de gagner :

4×2 places de ciné pour le film : Les opportunistes

Vous avez été très nombreux à participer : 2 974 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les quatre heureux gagnants sont :

Stéphanie Munoz-Torres, Isabelle Lamarre, Christophe Chapelant et Céline Leclerc.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Coluche – Une vie d’enfoiré ! : une BD de François Dimberton et Rémi Torregrossa (Jungle)

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Coluche – Une vie d’enfoiré ! est un biopic qui retrace la vie entière de Coluche, racontée avec émotion par François Dimberton (Pif le chien) sur les illustrations de Rémi Torregrossa (Triskell). Une vie à 200 à l’heure stoppée brutalement alors que l’homme-artiste était au sommet et venait de créer les Restos du coeur. Il avait 42 ans.

Date de sortie : 5 novembre 2014
Auteur :  François Dimberton (Scénario ) et Rémi Torregrossa (Dessin)
Prix : 14,95 € (88 pages)

Résumé de l’éditeur :

A l’occasion de l’anniversaire des 70 ans de Coluche, Dimberton et Torregossa retracent avec émotion toute la vie de cet artiste de légende. Revivez ses moments de joies, ses peines, ses combats, les rencontres qui changeront sa vie et sur la marque qu’il laissera sur les générations à venir.

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Le point sur l’album :

Coluche est aujourd’hui encore très présent dans la mémoire collective. Outre la puissance médiatique des Restos du coeur, les artistes, quelque soit leur âge, y font régulièrement référence et les médias ne manquent jamais une occasion d’en parler. C’est une figure historique. Mais finalement, que sait-on vraiment de son histoire personnelle ? Cette BD est un bon prétexte pour s’y intéresser. Découvrir où il est né, qui étaient ses parents, ses amis d’enfance, sa première compagnie, son aventure avec Miou-Miou, sa première épouse, ses enfants, ses passions, ses crises de nerfs, et ses premiers succès populaires… Jusqu’à ses déboires avec l’alcool et la drogue qui l’ont coupé de tout : sa femme, son agent, sa vie d’avant. Sans compter le fisc qui lui maintenait la tête sous l’eau mais l’obligeait à tourner des films pour honorer ses échéances.

Une vie tumultueuse qui donne l’impression que Coluche en a vécu mille. L’homme se relèvera évidemment et reviendra sur le devant de la scène avant d’être fauché au firmament.

Malgré les contraintes de l’exercice, le récit de François Dimberton relève le défi avec brio, allant à l’essentiel tout en donnant l’impression de ne rien oublier. Le dessin de Rémi Torregrossa est pour sa part réalisé avec beaucoup de précision. Son trait réaliste et fin donne corps à d’innombrables visages de stars de l’époque, que tout le monde connaît. Et on les reconnaît au premier coup d’oeil.

En résumé, Coluche – Une vie d’enfoiré ! est un très bon album, tant pour son dessin que pour le récit qu’il livre. A Lire.

Intégrale Litteul Kévin, la BD de Coyote (Fluide Glacial)

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Attention, faites vrombir vos porte-monnaie, la série culte Litteul Kévin sort son intégrale en couleurs. Plus de 340 pages qui regroupent les 7 premiers tomes de la série de Coyote (avec en bonus une histoire inédite), le biker le plus célèbre du monde de la BD. Tout cela à prix très abordable. Impossible de passer à côté.

Date de sortie : 19 novembre 2014
Auteur :  Coyote (Scénario et Dessin)
Prix : 30,00 € (344 pages)

Résumé de l’éditeur :

Créée dans les pages de Fluide Glacial dans les années 90, le série rencontre un succès énorme et immédiat. Il ne se démentira pas pendant sept tomes. Cette intégrale de 336 pages reprend tous les albums de Litteul Kévin chez Fluide, en version colorisée, plus deux histoires inédites, réalisées pour l’occasion. L’idée est de la proposer à un prix raisonnable, la rendant ainsi accessible au plus grand nombre.

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Le point sur l’album :

Qui ne connaît pas Litteul Kévin ? Voilà plus de vingt ans que le petit bonhomme, ses parents et leurs amis font le show. Il faut dire que Coyote trouve son inspiration dans son quotidien, et le père du jeune garçon est un peu son alter ego. Un biker à la dégaine de gaulois, cheveux longs, barbe généreuse, poils hirsute… Tout y est. Et l’humour qui l’anime depuis toutes ces années n’a pas pris une ride. C’est frais, c’est franc-du-collier, ça ne fait pas dans la demi-mesure et on se poile. C’est du Coyote.

Outre sa façon bien à lui de raconter des histoires, son dessin ne manquera pas de faire l’unanimité. Son trait comico-caricatural démontre une finesse et une précision hors-pair. Et cette version en couleurs est particulièrement réussie (les albums étaient en noir et blanc).

On regrettera néanmoins la couverture souple. Une couverture cartonnée aurait été du plus bel effet, mais le prix n’aurait sans doute pas été aussi abordable. Un choix éditorial toujours délicat.

En conclusion, cette intégrale est vraiment bienvenue et fera un cadeau idéal pendant les fêtes !

Petit illustré des gros clichés d’Hollywood : une BD d’Allan Barte (Jungle)

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Allan Barte (Le journal du lutin) sort le Petit illustré des gros clichés d’Hollywood, qui reprend ses illustrations postées sur internet. Un graphisme résolument moderne qui s’amuse du cinéma à l’américaine. L’auteur a d’ailleurs fait le buzz sur la toile avec son point de vue toujours malin et pertinent.

Date de sortie : 12 novembre 2014
Auteur :  Allan Barte (Scénario et Dessin)
Prix : 9,90 € (100 pages)

Résumé de l’éditeur :

Allan Barte, auteur de bandes dessinées, a récemment fait le buzz en créant un site internet recueillant tous les clichés que nous retrouvions? au cinéma ou dans les séries TV. Des détails que nous avons tous remarqué un jour sont retranscrits dans des illustrations modernes et percutantes. Un très beau livre rempli d’humour à regarder seul ou entre amis !

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Le point sur l’album :

Le Petit illustré des gros clichés d’Hollywood est un petit ouvrage, à peine plus grand qu’un livre de poche (10 x15 cm) mais qui peut se révéler d’excellente compagnie pour tout amateur – plus ou moins éclairé – de cinéma. Chaque gag est pensé en pleine page, où le graphisme simpliste et épuré vient percuter les yeux. C’est presque du marketing humoristique. Efficace et sans fioritures, on est volontiers divertis par cette centaine de vignettes amusantes.

A découvrir et emporter partout !

Piège sur Zarkass, tome 3 : une BD de Yann et Didier Cassegrain (Ankama)

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Piège sur Zarkass s’achève avec ce troisième album toujours aussi frais sur un scénario de Yann (Les Innomables, Bob Marone, Sambre, Spirou) et un dessin de Didier Cassegrain (Tao Bang, Code Mc Callum, Les Légendes de Troy). Il s’agit de l’adaptation de l’oeuvre de Stefan Wul dont les univers sont réunis dans cette belle série-concept, primée du Grand Prix de l’Imaginaire 2014 (voir aussi Le Temple du passé, Rayons pour Sidar, Oms en série).

Date de sortie : 15 octobre 2014
Auteurs :  Yann (Scénario) et Didier Cassegrain (Dessin)
Prix : 13,90 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Résolu à profiter des dernières navettes d’évacuation réservées aux indigènes collaborateurs, le Zarkassien sauvé par Louis et Marcel leur vole les fragments du vaisseau alien pour les livrer aux autorités de New Pondichery. Les deux agents imaginent alors un nouveau stratagème pour gagner la capitale encerclée : endosser les dépouilles royales découvertes dans le capharnaüm du Doc Loizau. Un subterfuge qui aura des conséquences inédites sur Loulou… et sur l’avenir de la planète Zarkass !

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Le point sur l’album :

Piège sur Zarkass nous plonge dans un univers où la femme est le sexe fort, dominant le peuple terrien d’une main de fer. Un peuple envoyé coloniser Zarkass sans le dire. Nous suivons alors Louis et Marcel, deux jeunes femmes (aux prénoms masculins, c’est la mode) investies d’une mission secrète visant à déjouer les plans de la reine Zarkassienne (mais ça, elles l’ignorent). Leur aventure s’achève donc avec ce troisième album, où le rythme du récit s’accélère. Sur le ton de l’humour et du divertissement, Piège sur Zarkass nous fait passer un très agréable moment, notamment grâce à la qualité de sa narration. Un sens du dialogue qui donne du peps à l’ensemble.

Le dessin de Didier Cassegrain est pour sa part doté d’un trait fin au style original. Les décors incroyables du récit de Stefan Wul sont joliment domptés. On apprécie déambuler dans ce monde aussi étrange qu’hostile.

Piège sur Zarkass c’est un bon moment de détente assuré dans un univers SF comme on les aime. A lire.

Une année sans été de Catherine Anne, mise en scène par Joël Pommerat, à Paris (critique n°1)

Cie Louis Brouillard Théatre National de Belgique Théâtre de l'Odéon 2013-2014 "Une année sans été" de Catherine Anne  mise en scène Joël Pommerat

Théâtre Paris-Villette du 19 au 30 novembre 2014
211 avenue Jean Jaurès
75019 PARIS

Le théâtre de Joël Pommerat est un monde à part qui chemine entre le clair et l’obscur. Un monde d’ambiguïté, de trouble, de profonde humanité où le bien et le mal se masquent, se mélangent l’un derrière l’autre, l’un avec l’autre.

Un monde sans fard lorsqu’il s’attaque au conte en revisitant de sa magie noire Pinocchio, Le Petit Chaperon rouge ou Cendrillon. Un monde désabusé, d’illusions perdues traduisant parfaitement les angoisses de notre époque lorsqu’il narre le capitalisme dans Les Marchands ou La grande et fabuleuse histoire du commerce. Chacune de ses oeuvres est d’une inventivité plastique et théâtrale rare où Pommerat s’affirme comme l’un des auteurs-metteurs en scène majeur de cette dernière décennie.

[pull_quote_left]La mise en scène de Joël Pommerat s’approprie à merveille à l’univers poétique de l’auteure où la parole est au centre de tout avec sa puissance et sa part d’ombre « Jamais en mai je n’ai senti encore le monde chanter aussi plein »[/pull_quote_left]

Une année sans été, première pièce publiée par Catherine Anne en 1987, est librement inspirée de la vie et de l’oeuvre de Rainer Maria Rilke, l’auteur des Lettres à un jeune poète, et constitue une parenthèse singulière dans le parcours de la Compagnie Louis Brouillard et son fondateur, Joël Pommerat qui n’en est donc par l’auteur.

Avec ce spectacle, il aborde la question de la transmission, entre son équipe habituelle et de jeunes interprètes à travers un texte de jeunesse en miroir qui traite de la condition d’artiste : qu’est-ce qu’être un artiste ? qu’est-ce que faire l’artiste ? où s’entremêlent des considérations existentielles.

L’action se situe au début du siècle dernier et raconte l’entrée dans l’âge adulte de cinq jeunes gens avec son cortège de questionnements : le bousculement des repères, l’enchevêtrement des désirs et des peurs, la révolte contre l’ordre établi, la tension entre le rêve et le réel. S’y mêlent le désir d’écriture d’un des protagonistes et la nécessité d’émancipation du groupe confronté à ses propres tourments.

Ils vont se croiser, se lier d’amitié, tomber amoureux, partir, revenir. Se chercher en se confrontant à soi, à l’autre, se fuir ici, là-bas, fragiles et, pour la plupart, purs, à la fois prêts à s’envoler et se retenir tout à la fois.
Au dehors, on l’apprend à la fin de pièce, se prépare une autre rupture. La perspective de la Première Guerre mondiale, à peine évoquée, elle imprègne à cette recherche éperdue une urgence encore plus prégnante, émouvante et définitive : cette transition, on la devine, se terminera brutalement.

La mise en scène de Joël Pommerat s’approprie à merveille l’univers poétique de l’auteure où la parole est au centre de tout avec sa puissance et sa part d’ombre « Jamais en mai je n’ai senti encore le monde chanter aussi plein« .

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En maître incontesté du plateau : dépouillé, utilisation de la lumière (Eric Soyer), quasi- absence de couleurs (des contrastes), mise en valeur du corps du comédien dans l’espace scénique, utilisation du fonds de scène comme unique décor stylisé, illustration sonore, Pommerat donne corps à cet apprentissage vers un ailleurs. Où le possible tangible mais indéfini des personnages se charge de mystère, de non-dits et d’introspection.

Les comédiens Carole Labouze Franck LaisnéLaure LefortRodolphe MartinGarance Rivoal sont d’une parfaite justesse pour habiter de leur jeunesse ardente ces destins en devenir et dans un jeu subtil d’intensité, de sensibilité et d’immédiateté.

Un texte d’initiation, tour à tour noir et léger, sentimental et cruel, toujours vivant…

Gad Elmaleh – Sans tambour… en DVD, BluRay et DVD le 19 novembre

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Gad Elmaleh Sans tambour… est le dernier spectacle de l’humoriste le plus coté de l’hexagone. On le retrouve dans son costume noir pour un one man show de grande qualité, écrit avec sa soeur Judith Elmaleh. Un spectacle généreux qui n’est pas qu’une déferlante de sketchs.

Date de sortie : 19 novembre 2014
Prix : 22,99 €
Synopsis:

L’humoriste préféré des français est de retour avec des situations et des personnages inédits. Dans Sans Tambour, Gad Elmaleh analyse avec brio les petits tracas du quotidien et dévoile aussi des éléments très personnels de sa vie, comme son enfance, la religion ou la notoriété. Gad Elmaleh révèle encore ce don de l’observation hors pair qu’on lui connaît. Il allie le comique du stand up à la grandiloquence de son jeu théâtral, avec sa gestuelle inimitable.

https://www.youtube.com/watch?v=IvrOOmrczTY

 

Le point sur le DVD :

La sortie prochaine du DVD du spectacle va faire des émules. Gad Elmaleh risque bien de remporter la mise pour les fêtes de Noël. Il faut dire qu’avec Sans tambour, l’artiste joue les modestes dans l’intitulé. C’est bien tambours et trompettes qui semblent retentir avec ferveur au rythme des gags qui se succèdent. Le spectacle défile à une vitesse folle, où les chutes sont réglées comme du papier à musique. L’artiste s’amuse du quotidien, de petits riens qui ponctuent nos journées, et les partage autour de savoureux moments. Un ton qui respire la sincérité, le vrai, et fait inévitablement rire.

Le sens du dialogue et de l’improvisation de Gad Elmaleh sont l’un de ses points forts. L’homme, toujours inspiré, est capable de prendre des libertés, de partir loin sans nous perdre.

Les bonus du DVD permettront d’en prendre la mesure grâce à différents extraits où l’artiste s’est produit (Londres, Canada…). On en redemande.

Un spectacle à voir et à revoir, avec toute la famille.

Land of Pleasure, nouvel album, en écoute intégrale, de Sticky Fingers, ou STIFI pour les intimes !

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Sticky Fingers ce n’est pas seulement ce monstrueux album des Stones, à la pochette aguichante. Non. Sticky Fingers c’est aussi une bande de grand-gourous australiens qui débarquent doucement en Europe. Pas de vaudou, juste des mots doux. Clamés avec virtuosité. Vous l’aurez compris, Sticky Fingers c’est aussi un groupe de musique au genre indompté qui fait preuve de beaucoup de talent. Compote de psy, reggae et électro, S.F. sait vous infliger de grosses mandales musicales, comme vous regarder avec de beaux yeux doux en vous disant « dansons ? ».

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Cette bande de potes de toujours voit leur second album sortir en août dernier, Land of Pleasure. Le disque est en accord avec le groupe : étonnant, imprévisible, et attachant. La seule différence, c’est les douze kilos de cheveux et moustaches par tête, introuvables sur le disque. On retrouve des sonorités d’un peu partout : Pink Floyd (oui), les Clash, en passant par plus récent, Arctic Monkeys. Ce qui est fort, c’est qu’on se dit que ça ressemble aux acrobaties de Gilmour, ou au timbre d’Alex Turner, mais finalement, ça n’est jamais qu’une impression. En somme, la musique de Sticky Fingers fait preuve d’inventivité et de personnalité.

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STIFI (pour les intimes) est à ne pas rater. Les rater serait comme laisser un club-sandwich seul sur un plateau apéro : ça serait triste.
A écouter sans modération :

Oms en série, tome 2 : une BD de Jean-David Morvan et Mike Hawthorne (Ankama)

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Oms en série est une adaptation de l’oeuvre de l’un des pères de la science-fiction française : Stefan Wul (la collection des univers de Stefan Wul a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire 2014 avec un Prix Spécial tant ce projet éditorial est atypique – voir aussi Le Temple du passé ou encore Rayons pour Sidar dans la même série-concept). C’est l’incontournable scénariste Jean-David Morvan (Sillage) et l’excellent dessinateur Mike Hawthorne (Fear Agent) qui font le job dans cette série. Le tome 2, intitulé L’exom, monte en puissance et en tension avec l’évolution spectaculaire des oms….

Date de sortie : 10 octobre 2014
Auteurs :  Jean-David Morvan (Scénario) et Mike Hawthorne (Dessin)
Prix : 13,90 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Terr a pris la tête des Oms libres et a guidé la construction de leur cité clandestine, à l’abri des Draags. Dans ce refuge souterrain se joue l’émancipation de leur espèce : pour atteindre le continent d’où leurs anciens maîtres lancent leurs navettes spatiales, les Oms y construisent d’immenses navires capables de conquérir de nouveaux territoires. Mais les événements s’accélèrent lorsque les Draags repèrent la tanière de ceux qu’ils considèrent encore comme des animaux de compagnie.

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Le point sur l’album :

Le scénario de Jean-David Morvan trouve dans ce deuxième album une dimension spectaculaire. Il met en scène un Terr devenu un véritable guide (l’édile). Il forme les siens pour aller affranchir d’autres oms domestiqués par les Draags. Et c’est une cité d’oms libres qui va naître clandestinement, à l’abri de l’ennemi. Ce qui n’empêchera pas des confrontations sanglantes où certains Draags feront preuve d’une cruauté sans borne. Le récit est palpitant. Le lecteur suit la conquête des oms, tenu en haleine par un découpage parfait. Ce second tome est passionnant, notamment grâce à des personnages attachants qui ne connaîtront pas tous une issue heureuse…

Le style de Mike Hawthorne – qui dessine pour de grandes maisons américaines (comics) telles que Marvel, DC/Vertigo ou encore Dark Horse – est idéal pour une oeuvre SF de ce gabarit (colossal). Résolument moderne, fin et anguleux, son trait est superbement mis en perspective dans de très belles planches aux cadrages recherchés. La coloration, déléguée cette fois à Scarlett Smulkowski est un cran en dessous de celle du premier album (où Mike Hawthorne avait fait un très beau travail). Les couleurs sont en effet assez sombres dans l’ensemble, dénotant un petit léger de contrastes.

En conclusion, ce triptyque est sans doute parmi les meilleurs de la série des univers de Stefan Wul. Un second album à ne pas manquer, comme son dénouement que l’on attend avec impatience.

Bonne journée, une BD d’Olivier Tallec (Rue de Sèvres)

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Bonne journée est un petit livre illustré plus qu’une BD. Un livre composé de très belles illustrations en pleine page, bourrées d’une inventivité foisonnante où le rire tient le premier rôle. Olivier Tallec signe ainsi un superbe ouvrage, d’une plume audacieuse, drôle et surprenante.

Date de sortie : 1er octobre 2014
Auteurs :  Olivier Tallec (Scénario et Dessin)
Prix : 14,00 €

Résumé de l’éditeur :

Olivier Tallec nous emmène dans les situations des plus cocasses au travers le temps et l’espace. Depuis la préhistoire à la savane ou au pôle nord, en passant par la vie quotidienne des superhéros, tout est prétexte à l’ironie. Derrière la tendresse du dessin, on découvre un Olivier Tallec à la plume piquante et réjouissante.

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Le point sur l’album :

Bonne journée est un très bel album. Sa naïveté apparente cache un humour délicieusement caustique. Ce livre illustré est donc surtout à destination des plus grands qui, le temps de quelques saynètes, retrouvent leur âme d’enfant tout en se délectant de la vision de l’adulte qui s’y cache. Un point de vue savoureux que l’auteur nous livre à travers mille et uns univers, du plus citadin au plus sauvage, du plus réaliste au plus fantastique voire fantasque. Un jeu inattendu dans lequel on se laisse bien volontiers emporté.

De l’incongru et du piquant à lire et relire sans modération.

Vie sauvage, un film de Cédric Kahn

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Sortie : 29 octobre 2014

Durée : 1h46

Avec : Mathieu Kassovitz, Céline Sallette

Ce film s’inspire d’une histoire vraie, celle de Xavier Fortin qui avait enlevé ses enfants, à leur mère, à l’âge de 6 et 7ans, et ce, durant onze années.

Le réalisateur, Cédric Kahn, réussit à faire un film sans prendre parti pour l’un ou l’autre des parents. Un film rempli d’humanité avec un homme qui va jusqu’au bout de ses pensées.

Synopsis :

Philippe Fournier, dit Paco, décide de ne pas ramener ses fils de 6 et 7 ans à leur mère qui en avait obtenu la garde.
Enfants puis adolescents, Okyesa et Tsali Fournier vont rester cachés sous différentes identités. Greniers, mas, caravanes, communautés sont autant de refuges qui leur permettront de vivre avec leur père, en communion avec la nature et les animaux.
Traqués par la police et recherchés sans relâche par leur mère, ils découvrent le danger, la peur et le manque mais aussi la solidarité des amis rencontrés sur leur chemin, le bonheur d’une vie hors système : nomades et libres.
Une cavale de onze ans à travers la France qui va forger leur identité.

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Les acteurs collent au plus près de la réalité. Mathieu Kassovitz est très fort. Et malgré un personnage un peu dur, on est plein d’empathie pour lui. On se dit même que sa façon de vivre est plus saine que la nôtre, broyée par le système.

Les enfants ont vécu comme des « sauvages » tout en recevant une éducation de leur père, convaincu de détenir « la vérité ». « Revenus » à la vie normale, il ne semble souffrir d’aucune lacune.

Leur vie de cavale durant ces onze ans est bien résumée. Leurs conditions de vie sont difficiles, voire douloureuses. On découvre les idées très arrêtées du père, qui frise une certaine dictature avec ses enfants. On est en droit de se poser certaines questions. Comme le font ses enfants lorsqu’ils deviennent adolescents. Ils n’ont pas peur de se confronter à leur père et de remettre en question ses idées. Excellents acteurs, enfants et ados…

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Si aujourd’hui, l’histoire paraît improbable, il faut la remettre dans le contexte des années 70 où élever des chèvres constituaient un certain idéal.

La mère, merveilleusement interprété par Céline Sallette, n’a guère de place dans le film comme dans la vie. Elle s’est battue toute sa vie pour retrouver ses enfants. Sa vie s’est arrêtée quand ses enfants ont disparu. Et hélas, elle n’a pas « récupéré » les années perdues, perdues pour toujours. Même les retrouvailles avec ses fils sont éprouvantes, voire dures.

La mère n’a rien fait de mal. Elle a juste désiré une autre vie que celle, marginale, proposée par son compagnon. Elle a fui avec ses enfants. Mais ses enfants lui ont été enlevés et sa vie a perdu tout son sens.

Un très beau film qui nous permet de prendre du recul sur notre vie, notre société, notre justice…

Arsène Lupin, les Origines – tome 1 : une BD de Benoît Abtey, Pierre Deschodt et Christophe Gaultier (Rue de Sèvres)

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Rendez-vous en Haute-Boulogne, dans la maison de redressement où est retenu le jeune Arsène, du haut de ses douze ans. Alors qu’un journaliste enquête sur Les disparus de la Haute-Boulogne, le lecteur découvre dans cette adaptation les origines de cette légende au fil d’un premier album qui pose les bases de l’intrigue.

Date de sortie : 1er octobre 2014
Auteurs :  Benoît Abtey, Pierre Deschodt (Scénario), Christophe Gaultier (Dessin) et Marie Galopin (Couleurs)
Prix : 13,50 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Le jeune Arsène est un enfant de la rue. Il a 12 ans quand il est envoyé à la Haute Boulogne, sinistre maison de redressement sur Belle-île en mer. Son crime ? avoir été témoin du meurtre d’un maître de savate, Théophraste Lupin. C’est dans ce bagne pour jeunes garçons que débutent les aventures du jeune Arsène, qui sera adopté dans ce tome 1 par le comte de la Marche. Celui-ci lui assurera la formation d’un gentleman, et lui transmettra son combat personnel, la lutte contre la Confrérie des Lombards, qui gouvernent le monde en coulisses par le crime et l’argent.

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Le point sur l’album :

Benoît Abtey et Pierre Deschodt signent un scénario original, qui nous immerge dans la douloureuse enfance de ce voyou des rues au grand coeur, Arsène. A travers un premier album rythmé par de nombreux rebondissements, et notamment de guet-apens auxquels Arsène va devoir faire face, les auteurs nous révèlent la genèse de l’histoire et les secrets qui l’environnent. Adopté par le Comte de la Marche, le jeune premier va en effet recevoir tous les enseignements nécessaires à la lutte contre la Confrérie des Lombards, société secrète omnipotente. Un récit initiatique assez soigné, qui aurait pu être presque chapitré. L’histoire avance à une telle allure qu’elle paraît en de rares instants un peu saccadée. La lecture ne souffre toutefois pas d’autres défauts.

Le dessin de Christophe Gaultier est assez brut, sans artifices. Son trait irrégulier et charbonneux donne vie à des personnages authentiques, au relief bienvenu. Un graphisme associé à la simplicité assumée de sa coloration (de Marie Galopin). Le résultat ne plaira pas à tout le monde mais il traduit un joli caractère, toujours appréciable.

En conclusion, ce premier album d’Arsène Lupin – les origines séduit et pourrait bien convaincre plus franchement avec les épisodes à venir… A surveiller, donc.

Résultats concours : Un prof pas comme les autres, 10 places de ciné gagnées.

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Sortie le 12 novembre 2014

 

A l’occasion de la sortie du film Un prof pas comme les autres, Publik’Art, en collaboration avec Ocean Films, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film :  Un prof pas comme les autres

Vous avez été très nombreux à participer : 3 219 joueurs ! Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

Les cinq heureux gagnants de 2 places de ciné sont :

Cyril Ruchet, Marie-Josée Thouvenin, Cindy Roussel, Joël Bougoin et James Bigand.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

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