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L’Ushuaïa Ibiza Beach Hotel lauréat du Prix Européen de Design d’Hôtel (#ads)

 

Situé à Playa d’en Bossa à Ibiza, l’Ushuaia Ibiza Beach Hotel est l’établissement avant-gardiste qui a remporté le prix dans la catégorie « Architecture de l’année : transformation et/ou agrandissement d’un bâtiment hôtelier existant« . Cela après avoir récolté de nombreuses récompenses depuis 2011.

Composé de l’Ushuaïa Club et de The Ushuaïa Tower, l’hôtel de prestige avait transformé ses bâtiments pour en faire une véritable propriété de luxe au concept original : marier un club de plage chic, une salle de danse et un hôtel haut de gamme. Dès le début, en 2011, le succès fut au rendez-vous. Si bien que deux ans plus tard était construiteThe Ushuaïa Tower.

 

Cette dernière est une rénovation du Fiesta Playa Hotel d’en Bossa, à côté de l’Ushuaïa Club, l’hôtel original Ushuaïa Ibiza Beach. L’édifice de huit étages réhabilité dispose d’une façade ornée de vignes grimpantes et de fleurs colorées, tandis que l’intérieur très design abrite 181 chambres et suites luxueuses.

Le jury qui a décerné ce prix reconnu à travers le monde (prix annoncé le 19 novembre 2013 à Londres, au Park Plaza Westminster Bridge Hotel) a déclaré : « Les architectes ont démontré une excellente vision en réunissant plusieurs différents bâtiments anciens dans un plan d’ensemble de divertissement« .

 

Cette année encore, l’hôtel de luxe est nominé à de nombreux prix : « Meilleur Hôtel Club de l’année par vote populaire », et sept de ses événements (Ants, Avicii, Le Grand Bazaar, Departures, Used & Abused, Luciano & Friends et Never Say Never) sont nominés au prix « Meilleure fête de l’année par vote populaire » aux Vicious Music Awards de décembre ou encore au prix de la « Meilleure utilisation de la technologie » aux European Hospitality Awards.

 

Article sponsorisé

Jeanne la pucelle, tome 2 : une BD de Fabrice Hadjadj et Jean-François Cellier (Soleil)

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Date de sortie : 18 juin 2014
Auteurs : Fabrice Hadjadj (scénario) et Jean-François Cellier (dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages)

Jeanne la pucelle est une trilogie écrite par Fabrice Hadjadj (Philosophe émérite) et illustrée par Jean-François Cellier (Le Maître du hasard, Alice). Après avoir reçu le prix de la BD oecuménique au Festival d’Angoulême 2013 pour le premier album, la série poursuit l’aventure avec ce deuxième tome – A la guerre comme à la paix – qui vient de paraître.

Résumé de l’éditeur :
Avril 1429-mai 1430. Une jeune fille en habit d’homme se retrouve à la tête d’une armée. C’est donc ici la suite des aventures de Jeanne d’Arc, l’épisode des batailles. Bientôt, la voie s’ouvre au milieu des soldats, et Jeanne conduit le dauphin à Reims, pour l’y faire sacrer roi. Et celle qui fut son marchepied pour le trône, Jeanne, lui apparaît désormais comme un obstacle…

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Le scénario proposé par le philosophe Fabrice Hadjadj porte sur le parcours incroyable de Jeanne d’Arc encore appelée la Pucelle d’Orléans. Avant les champs de batailles, c’est à sa jeunesse que le récit s’est intéressé dans le premier tome. Mais nous y voilà : dans le second volet, Jeanne la pucelle prend les armes et part se battre pour que son dauphin accède au trône. La jeune fille connaîtra une ascension fulgurante au sein de sa petite armée, très vite respectée et adorée par ses hommes. Puis viendront les temps plus sombres où elle sera faite prisonnière par l’ennemi… Et l’on sait où le troisième épisode nous mènera malheureusement.

Ici, le récit est haletant et l’on vibre au rythme de combats habités vécus par Jeanne d’Arc et ses compagnons soldats. Une phase d’action bien domptée par le narrateur Fabrice Hadjadj.

Le dessin de  Jean-François Cellier est original. Son trait brut et épais, sans doute en couleurs directes, offre des cadrages particulièrement réfléchis. Un style particulier mais qui traduit beaucoup de travail.

En résumé, Jeanne la pucelle poursuit son chemin avec succès dans un épisode bien réalisé.

Broadway – Une Rue en Amérique, tome 1 : une BD de Djief (Soleil / Quadrants)

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Date de sortie : 18 juin 2014
Auteurs : Djief (scénario et dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages)

Broadway – Une Rue en Amérique est un diptyque réalisé par Djief (Tokyo Ghost, Le Crépuscule des dieux) au scénario comme au dessin. Une aventure de cabaret dans le faste des années 30, à l’époque de la prohibition. 

Résumé de l’éditeur :

1929. Les années folles ont imposé leur modernité faite d’excitation, de rythme endiablés et de lumières éblouissantes. une avenue de new york matérialise ce nouvel idéal : Broadway !

Carrefour entre les extravagances du music-hall et les « speakeasies » baignant dans les vapeurs prohibées d’alcool frelaté, Broadway ne dort jamais. Ses façades parées d’enseignes lumineuses attirent les hommes et les femmes qui vouent un culte à la nuit. Gangsters, écrivains, danseuses,
nouveaux riches ou célébrités, tous se donnent rendez-vous sur la « grande voie blanche », animés d’un même désir : saisir le rêve et le faire sien.
Le « Chapman’s Paradise » est fermé momentanément : à la mort de Walter, Lenny et George Chapman décident de reprendre la direction de l’établissement. Mais le suicide de l’aîné des trois frères a couvert le club d’une mauvaise aura : il est déserté par ses chorus girls, et les deux frères ne connaissent pas encore grand-chose au monde du showbiz. Faisant fi de leur inexpérience, Lenny et George font le pari de rassembler une nouvelle troupe, et surtout de faire du cabaret un lieu incontournable de Broadway.
Fanny King, une chorus girl ingénue et un peu distraite, s’est fait renvoyer du club qui l’employait à cause de son animal de compagnie. Mais la jeune femme est d’une nature optimiste et entreprenante ; ses recherches la mènent tout droit au Chapman’s Paradise…

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Le récit suit les destins de trois personnages principaux en plein coeur de Broadway : deux frères qui reprennent un peu malgré eux le cabaret de leur cadet décédé prématurément et une jeune danseuse dont la vie professionnelle semble plutôt chaotique…. jusqu’à ce qu’elle rencontre les nouveaux patrons du  Chapman’s Paradise. Grâce à une écriture plutôt légère et chaleureuse, le lecteur voyage avec facilité à cette époque et dans ce monde où le spectacle doit être continue, où le soleil ne se couche jamais, sauf à être relayé par les paillettes. Djief divertit d’un ton amusé avec une histoire qui cache sans nul doute quelque chose d’un peu plus sombre… Voilà qui intrigue avec malice.

Son dessin respire également le spectacle, avec un trait fin et des couleurs chaudes propices à l’ambiance de cabaret.

Broadway – Une Rue en Amérique réserve ainsi un bon moment de BD !

World War Wolves, tome 1 : le French Comics de Jean-Luc Istin et Kyko Duarte (Soleil)

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Date de sortie : 18 juin 2014
Auteurs : Jean-Luc Istin (scénario), Kyko Duarte (dessin) et Ellem (Nuances de gris)
Prix : 14,95 € (112 pages)

 World War Wolves est une nouvelle série comics à la française scénarisée par Jean-Luc Istin (Merlin, Les Contes du Korrigan, Les Druides, Le Sang du Dragon, Elfes, Hannibal Mériadec et les larmes d’Odin) et illustrée par Kyko Duarte (Elfes, Hero Corp, De sang froid...). Une histoire qui reprend à son compte le célèbre proverbe de Hobbes : L’homme est un loup pour l’homme

Résumé de l’éditeur :

Frappée par un mal extrêmement contagieux d’une nature indéfinie, une grande partie de la population américaine s’est progressivement transformée en hordes de lycanthropes.
Les survivants, fuyant les grandes villes infestées, se sont regroupés en communautés autonomes. Se déplacer en dehors de ces refuges c’est flirter avec sa propre mort…
Au fil du temps, les loups aussi s’organisent et une nation se met en place. Une nation dont la nourriture est l’Homme. C’est dans ce contexte que nous suivons les destins parallèles de plusieurs personnages dans ces nouveaux États-Unis.
À Las Cruces, nous découvrons la famille Marshall dont le père, John, romancier, n’est pas du tout adapté à l’idée de survivre mais doit faire face pour le salut de sa famille.
À Philadelphie, Jeremy Lester, un joueur de blues aveugle veut sauver la petite Sarah dont le père est devenu un loup.
À Riker Island, la prison est désormais un titanesque garde-manger et le prisonnier Malcom Spolding ne doit sa vie qu’à son don, celui de réparer tout ce qui est défectueux.
Les destinés de ces personnages se croiseront et vont se lier dans un même objectif : Survivre mais aussi éradiquer l’épidémie !

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World War Wolves apparaît comme une sorte de d’hommage à la française de Walking Dead. Sauf qu’ici, il ne s’agit pas de zombies mais bien de loups. Une lycanthropie de masse qui a conduit à la naissance d’un peuple hostile à l’homme : les loups-garous. Les deux civilisations s’affrontent dans un combats à mort, les hommes abandonnant des villes entières comme New York à leurs ennemis, pour aller se réfugier dans des cités fortifiées et résister. L’isolement, la survie, la vie de groupe, la protection de la famille, la mort (etc..) sont autant de thèmes que l’on retrouve dans le scénario inspiré de Jean-Luc Istin. Ce dernier imagine un ennemi intelligent, bien que diminué par ses instincts, capable de s’organiser, de gérer ses vivres (comprenez les humains captifs) de façon originale… Alors que le héros n’est qu’un écrivain devenu inutile, parfaitement inadapté au combat, ne sachant manier une arme. Jean-Luc Istin livre ainsi un récit qui parvient à se démarquer du comics culte Walking Dead. Son écriture est agréable et divertissante. Il prend toujours soin de développer ses personnages, qui deviennent vite attachants, notamment grâce à une narration ingénieuse, comprenant des pages entières extraites de journaux intimes des protagonistes.

Enfin, le dessin de Kyko Duarte est parfaitement adapté au genre et n’a rien à envier aux comics US. Son trait fin et expressif dégage toute la tension du récit, dans un  noir et blanc aux nombreux jeux d’ombres et de lumières assez graphiques.

World War Wolves est donc une aventure à suivre…

Parisa et la coupe du Monde : PopPop Kudu…

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A l’heure du mondial brésilien, PARISA revient sur le devant de la scène en duo avec SABRINA G pour le clip le plus sexy du moment : PopPop Kudu !

 

Parisa a su très jeune qu’elle était destinée à évoluer dans le monde du spectacle. Faire son show a toujours été partie intégrante de sa vie.

Rencontrant un vif succès sur tous les terrains, Parisa décide aujourd’hui de se concentrer sur la musique.

 

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Cette jeune femme incontestablement douée, charismatique et à la beauté exotique s’apprête à imposer son style !

 

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Dans une ambiance festive “do brasil”, PARISA et SABRINA G, accompagnées de T-Nola et El Rey,

mettent le feu au mondial !

Résultats concours : Ughetto, 3 packs gagnés.

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A l’occasion de la nouvelle version du single : Il est parti de Romain Ughetto, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

3 packs comprenant : un single dédicacé, un t-shirt et une affiche

 

Vous avez été très nombreux à participer : 2 447 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

Les trois heureux gagnants sont :

 

Céline Leclerc, Thierry Espigares et Cyprien Dormeval.

Notre partenaire vous enverra vos lots très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bonne écoute à tous !

 

 

De l’ère des Dinosaures à l’ère de Glace, à Paris Expo, Porte de Versailles du 5 juillet au 31 août 2014

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Sur plus de 7000 m2, vous découvrirez 75 dinosaures et animaux préhistoriques à taille réelle et animés. Cette exposition unique en son genre plonge les visiteurs dans le temps et les invite à un grand voyage plus de 150 millions d’années en arrière grâce à une scénographie ludique et à des spécimens plus vrais que nature. De l’ère quaternaire (le règne des glaces et des hommes) à l’ère secondaire (le règne des dinosaures), les visiteurs peuvent observer dinosaures, animaux et hommes préhistoriques, les voir bouger, respirer, et même les entendre grâce à un système robotique de pointe.

L’ensemble des dinosaures et animaux préhistoriques à taille réelle présentés dans cette exposition a été fabriqué avec le concours d’équipes de paléontologues qui ont permis de reproduire avec des exigences spécifiques les différentes espèces, leur taille et leurs mouvements. Chaque spécimen est équipé d’un système robotique qui, à l’aide de détecteurs de mouvements anime différentes parties de son corps. Certains clignent même des yeux, bougent la langue, les doigts… Chaque mouvement dépend de l’interaction entre les espèces et leur disposition dans les scènes.

Cette exposition a la particularité de présenter aussi bien des spécimens quasiment inconnus du grand public que les plus célèbres Tyrannosaure, Brachiosaure ou Mammouth et Tigre à dents de sabre rendus célèbres grâce au cinéma et aux séries TV.

Dans chacune des 28 scènes qui présentent les différentes espèces, des légendes explicatives permettent aux visiteurs de découvrir à quel endroit et comment les restes des dinosaures et des animaux préhistoriques ont été retrouvés, mais également de connaître leur taille, leur poids, leurs habitudes alimentaires, et leur évolution. Un audio guide gratuit complètera ces informations pour une visite didactique et ludique. Tout au long du parcours de l’exposition, une série de panneaux illustrent et expliquent les différentes périodes présentées détaillant les phénomènes survenus sur la planète sur plus de 200 millions d’années, la formation des territoires et les différentes théories sur les causes de la disparition des dinosaures et de la mégafaune.

LE PARCOURS
Dès le début de l’exposition, les visiteurs sont plongés au cœur de l’ère glaciaire et peuvent découvrir et observer une trentaine d’espèces de mammifères préhistoriques (mammouths, rhinocéros laineux, castors géants, tigres aux dents de sabre,…) ainsi que les ancêtres de l’homme (Homo Erectus, homme de Neandertal et homme de Cro-Magnon) mis en scène dans leur habitat naturel. Les décors ont été étudiés pour représenter les différents biotopes comme la toundra, les forêts et les glaciers.
Dans la seconde partie de l’exposition, les visiteurs font un bond dans le temps pour découvrir le monde tel qu’il était il y a 150 millions d’années à l’ère secondaire, à quoi ressemblait la planète, quelles espèces la peuplaient et quels végétaux la recouvraient. Plus de 20 espèces de dinosaures sont présentées, du plus petit Archeopterix au plus grand Brachiosaure.

A l’issue de l’exposition, un espace récréatif propose différentes activités :
– LE FILM : Un film d’une dizaine de minutes, édité par la BBC, projeté sur écran géant, complètera la visite de l’exposition par des images époustouflantes de réalisme sur la vie des dinosaures et leur combat quotidien pour survivre.
– LE CARROUSEL : Un petit train sur rail propose aux enfants de faire une balade sur le dos d’animaux préhistoriques dans un décor enneigé.
– LES ECRANS TACTILES : Une série d’écrans tactiles permet aux enfants de donner vie, dessiner et colorier les dinosaures et animaux de l’âge de glace qu’ils auront découvert tout au long de l’exposition.
– L’ESPACE PHOTO : Les parents peuvent immortaliser la visite de l’exposition et prendre des photos souvenir de leurs enfants sur le dos de dinosaures et d’animaux préhistoriques.

Infos pratiques
Paris Expo / Porte de Versailles / Pavillon 6
Métro : ligne 12, station Porte de Versailles
Tramway : ligne T2 et T3
Bus : lignes 39 – 80
Parking sur place
Les animaux ne sont pas admis dans l’enceinte de l’exposition

Charlemagne : une BD de Clotilde Bruneau, Vincent Delmas, Gwendal Lemercier et Geneviève Bührer-Thierry (Fayard / Glénat)

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Date de sortie : 25 juin 2014
Auteurs : Clotilde Bruneau, Vincent Delmas (scénario), Gwendal Lemercier (dessin) et Geneviève Bührer-Thierry (conseiller historique)
Prix : 14,50 € (56 pages)

La collection historique Ils On fait l’Histoire se poursuit avec Charlemagne (après Philippe Le Bel,  Vercingétorix et Jaurès) proposé par les scénaristes Clotilde Bruneau et Vincent Delmas (Synchrone) et illustré par Gwendal Lemercier (Durandal)en collaboration avec Geneviève Bührer-Thierry (Professeur agrégée, co-directrice de la revue Médiévales), spécialiste du monde franc et germanique.

Résumé de l’éditeur :

Le roi qui devint empereur L’épopée de Charlemagne est celle d’un fils de grand seigneur parvenant au sommet du pouvoir en Europe en construisant un nouveau système politique, dont il occupe la place la plus élevée. Chrétien convaincu, il poursuit constamment un objectif affiché comme religieux : promouvoir partout et le plus loin possible la société chrétienne, par tous les moyens (militaires, culturels, administratifs, etc.), se plaçant d’autorité comme le protecteur de la papauté. Conquérant charismatique et homme politique sachant s’entourer des grands intellectuels de son époque, il incarne un moment unique de l’Europe dont l’apogée est le sacre impérial.Clotilde Bruneau et Vincent Delmas font appel à l’expertise de l’historienne Geneviève Thierry pour dresser le destin de cette figure emblématique de la monarchie française, enluminé de fort belle manière par le dessin épique de Gwendal Lemercier.

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Le scénario de Charlemagne débute par un rapide passage : celui de la mort du roi Pépin le Bref, premier monarque carolingien qui passe le relais à ses fils Charles et Carloman. Charles sera fait roi des Francs, avant de devenir l’empereur Charlemagne (et pour cela, l’homme a du user de ses talents de fin stratège à l’encontre du Pape Léon III). La BD retrace alors son parcours, mettant en avant un Charlemagne téméraire et combattant, souvent parti en guerre pour asseoir son autorité, renforcer son territoire et, évidemment, l’étendre. On évoque nombre des batailles qu’il épousera, contre les Lombards voisins et leur Lombardie convoitée, contre la veuve de son frère pour récupérer ses terres… Avec des obsessions qui ne le quittèrent pas tout au long de son règne : accroitre le territoire qui lui a été confié, honorer la mémoire de son père en plaçant l’Eglise sous sa protection et éduquer ses sujets pour mieux régner. Et autant dire que l’éducation était l’une de ses grandes préoccupations, comme chacun le sait. Un scénario de qualité que l’on prend plaisir à parcourir.

Tout comme le dessin de Gwendal Lemercier qui traduit bien les atmosphères et costumes de l’époque. Un voyage dans le temps à travers des traits fins et des vignettes ornées de nombreux détails.

Charlemagne offre un bon moment de lecture en compagnie de notre empereur préféré (ou pas, tout dépend de notre âme d’écolier).

Jaurès : une BD de Jean-David Morvan, Frédérique Voulyzé, Vincent Duclert et Rey Macutay (Glénat / Fayard)

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Date de sortie : 25 juin 2014
Auteurs : Jean-David Morvan, Frédérique Voulyzé (scénario), Rey Macutay (dessin) et Vincent Duclert (conseiller historique)
Prix : 14,50 € (56 pages)

Après Philippe Le Bel et  Vercingétorix la collection historique Ils On fait l’Histoire s’étoffe avec le récit de Jean Jaurès écrit par Jean-David Morvan (Zorn et Dirna, Nomad, Sillage, Spygames) et Frédérique Voulyzé et mis en images par Rey Macutay, le tout aidé par l’expert historique Vincent Duclert (agrégé et docteur en histoire, spécialiste d’histoire politique, notamment de la République en France).

Résumé de l’éditeur :

Orateur hors-pair, grand humaniste et fondateur du journal L’Humanité, Jean Jaurès est une figure de proue du socialisme français dont le nom incarne pour beaucoup l’opposition à la guerre qui s’annonce en 1914. Alors que le monde est sous tension après l’assassinat de l’archiduc Ferdinand, Jaurès met tout son poids politique dans ce combat pour la paix et finit assassiné à l’aube de cette grande guerre qu’il redoutait. Cet engagement ultime est le point d’orgue d’une carrière politique au service des exclus et des persécutés commencée dans les années 1880 par un soutien enflammés aux mineurs grévistes de Carmaux.

Vincent Duclert apporte son regard expert à Jean-David Morvan et Rey Macutay pour nous offrir le portrait détaillé et passionnant de cette figure universelle du socialisme et du pacifisme, dont s’inspirent encore nos dirigeants actuels.

PlancheA_217292Jaurès retrace les moments forts vécus par l’homme politique et humaniste à l’aube de la première guerre mondiale, quelques temps avant son assassinat. L’homme, pilier  du socialisme et fondateur du quotidien L’Humanité était connu comme un grand orateur. Et c’est à travers ses nombreux discours pacificateurs contre la guerre, appelant à la paix et à la grève, que les scénaristes ont axé leur narration. Les planches fusent de ces moments forts, reprenant le verbe de Jaurès à travers de longues tiradesOn admire la qualité documentaire de la BD, même si on aurait également apprécié un peu plus de romance, un peu plus de la vie de Jaurès.

Le dessin de Rey Macutay est original, au trait naturel et imparfait (voire brut) qui dégage une certaine authenticité.

Au final, on a tout de même la sensation de contempler les discours de Jaurès plus que sa vie, bien que les deux soient étroitement liés, notamment dans sa fin tragique. Une petite déception qui ne gâchera sans doute pas le plaisir des aficionados d’Histoire et de cette belle collection.

Résultats concours : Colorama, 5 albums gagnés.

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Publié aux Editions de La Martinière Jeunesse, le 9 mai 2014

32 pages – 12,90€

A partir de 4 ans

 

A l’occasion de la sortie du livre Colorama, le 9 mai 2014, Publik’Art, en partenariat avec les Editions La Martinière Jeunesse, vous a offert la chance de gagner :

5 livres Colorama

 

Vous avez été très nombreux à participer : 2 680 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation.

Les cinq heureux gagnants sont :

 

Géraldine Bourdache, Amandine Dasque, Gilles Vors, Maxime Hoguin et Thierry Gregoire.

Notre partenaire vous enverra votre livre très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement !

 

 

Classe de Sandy Ouvrier : Légendes de la forêt viennoise d’Ödön von Horváth, au Conservatoire national d’Art dramatique, à Paris

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Conservatoire national d’Art dramatique
du 26 au 28 juin 2014

En préambule de son texte « Légendes de la forêt viennoise » Horváth indique : « Rien ne donne autant le sentiment de l’infini que la bêtise ».  Dramaturge de langue allemande né en 1901, Horváth a, pour beaucoup, réinventé le théâtre populaire allemand.

Avec ce mélodrame sans cesse contrebalancé par la satire des répliques et des situations, Horváth dénonce la bêtise ordinaire et son aveuglement qui fait tomber les masques dans un jeu de massacre où se révèlent la lâcheté, l’égoïsme, les pulsions mises à nu, les instincts de domination et de revanche d’une humanité dévastée.

[pull_quote_right]Un spectacle réussi dont l’esprit d’Ödön von Horváth nous habite longtemps et rejoint cette définition de l’auteur « Toutes mes pièces sont des tragédies. Elles ne deviennent comiques que parce qu’elles sont étrangement inquiétantes », bravo ![/pull_quote_right]

Vienne 1931. La fille d’un petit commerçant rompt ses fiançailles avec un patron boucher pour un beau gosse, vivant d’expédients, qui ne l’aime pas. Abandonnée et méprisée par tous, sa sincérité et sa franchise la conduiront à une destinée tragique.

Avec ce drame, le dramaturge dépeint admirablement la complexité humaine et sa part d’ombre aiguisée par les idéologies montantes d’une Allemagne nazie en gestation, et qui ne saurait tarder à contaminer l’Autriche.

Pièce baroque et profonde par excellence, elle valut à son auteur de recevoir le prix Kleist en 1930, dont Sandy Ouvrier s’empare avec le talent qu’on lui connait (sens de l’espace, du mouvement, du rythme) pour le spectacle de fin d’année de sa classe de 1ère année.

Sa mise en scène très accomplie fait la part belle au naturalisme avec des tableaux saisissants pour évoquer le quotidien faussement bucolique de la petite bourgeoisie captive de l’idéologie dominante. Mais aussi à l’expressionnisme, en parfait écho avec la démesure propre au ton du dramaturge qui opère sans cesse un basculement instantané des personnages dans des situations qui les dépassent.

Ce fil conducteur toujours d’une grande fluidité maintient la tension dramatique du début à la fin du spectacle.

Et les comédiens : Alice Berger – Emmanuel Besnault – Candice Bouchet – Margaux Chatelier – Jade Fortineau – Julien Frison – Loulou Hanssen – Camille Jacoulet –  Julie Julien – Maxime Le Gac Olanié – Loïc Mobihan – Raphaël Naasz – Pablo Pauly – Antoine Prud’homme de la Boussinière – Roxane Roux – Paul Toucang – Charles Van De Vyver et Ana Sofia Da Silva Lopez, totalement investis sont justes et généreux, tour à tour drôles, odieux et pathétiques pour rendre compte de cette humanité aliénée qui n’arrive plus à avancer.

Un spectacle réussi dont l’esprit d’Ödön von Horváth nous habite longtemps et rejoint cette définition de l’auteur « Toutes mes pièces sont des tragédies. Elles ne deviennent comiques que parce qu’elles sont étrangement inquiétantes », bravo !

Prométhée, tome 10 : une BD de Christophe Bec et Stefano Raffaele (Soleil)

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Date de sortie : 4 juin 2014
Auteurs : Christophe Bec (scénario) et Stefano Raffaele (dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages)

Prométhée est une série S-F créée et écrite par Christophe Bec (Bunker, Carthago, Doppelgänger, le double maléfique, Pandemonium, Sanctuaire, l’Aéropostale, Sibéria 56Deepwater Prison, Lancaster) dont le 10ème album – Dans les ténèbres (1ère partie) – est illustré par Stefano Raffaele (Pandemonium, Deepwater Prison). Deux auteurs qui se connaissent bien et qui collaborent ici depuis le tome 4 (Christophe Bec a dessiné lui-même les premiers albums, avant d’inviter de nombreux dessinateurs sur sa série. Depuis le tome 6, c’est Stefano Raffaele qui en a pris la responsabilité). L’histoire revisite le mythe de Prométhée, figure de la mythologie qui donna le feu aux simples mortels, à l’insu et contre l’avis de Zeus. Dans le récit de Christophe Becce serait les extra-terrestres qui auraient transmis une part de leur technologie aux humains dans l’espoir d’en faire une civilisation meilleure. Déçus, ces derniers auraient échafaudé l’extinction de la race humaine…. Une fin du monde programmée en 13 jours et autant de catastrophes à travers le monde.

Résumé de l’éditeur :

Plus qu’un jour avant la fin du compte à rebours ! D’étranges navettes spatiales sont aperçues, et alors que les catastrophes s’enchaînent…c’est le black-out planétaire ! Plus aucune technologie ne fonctionne ! La planète est au bord du gouffre ! Le suspense est à son paroxysme !

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Dans ce dixième tome, le scénario de Christophe Bec – très dense – lève peu à peu le voile sur les mystères qui entourent les évènements meurtriers et surnaturels qui frappent la planète depuis plusieurs jours. Le jour tant attendu, non sans appréhension pour nos héros, est maintenant tout proche. Ce qui n’empêche pas les nombreux personnages de la série de poursuivre leurs quêtes et enquêtes respectives. Journalistes, agents spéciaux, chercheurs, politiques, archéologues, astronautes… Christophe Bec a imaginé une pléthore de personnages dans un récit où chacun se croise et se poursuit, de toute façon lié par un destin commun. L’écriture de Christophe Bec est intéressante car très documentée sur de nombreux points mais elle pâtit d’une narration trop riche d’explications de texte et de redites (tout au long des dix tomes). Un défaut qui peu paraître toutefois inévitable quand on voit l’ampleur et le nombre d’informations que le lecteur doit garder en tête d’un tome à l’autre.

Le découpage est par ailleurs soigneusement mis en place, l’auteur prenant soin de faire avancer chacun de ses personnages, un par un, par petites scènes qui s’entrecoupent. Du beau travail de mise en scène.

Et l’on retrouve évidemment tous ces ingrédients dans ce dixième album (la série étant qualitativement très régulière), où l’action est un peu plus présente puisque par la force des choses, tout s’accélère. Et la pression avec.

Le dessin de Stefano Raffaele est depuis sa première intervention toujours dans la droite ligne de l’esprit Bec. Avec des traits fins et sombres, au graphisme hyperréaliste, l’illustrateur s’est adapté avec brio.

On ne peut qu’être impatient de découvrir la suite de Prométhée, qui – peut-être – se clôturera en 13 albums (?). Un mystère de plus !

Rendez-vous exceptionnel demain au Miramar, à Biarritz, pour découvrir la chanteuse Florence Bartolo.

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Florence Bartolo

Chanteuse professionnelle depuis 20 ans, Florence Bartolo a écumé les moindres recoins du Sud Ouest dans des répertoires du classique au Pop rock, chantant du Sarah Brightman, Emma Shapplin, à Adèle et Alicia Keys… Florence Bartolo veut un répertoire où tout son public y trouve son compte et passe une très bonne soirée !

Publik’Art vous fait découvrir cette talentueuse chanteuse que l’on va suivre lors de ses nombreux concerts. Le 12 juillet, Florence Bartolo nous réserve une soirée jazz exceptionnelle, à Anglet, à La Royale ! Frissons garantis !

Pour écouter le CD de présentation de Mystyc Dream : cliquez ici

 

Pour en savoir plus sur Florence Bartolo :

Facebook de Mystyc Dream

 


Dogma, tome 3 : une BD de Stéphane Betbeder et Elia Bonetti (Soleil)

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Date de sortie : 4 juin 2014
Auteurs : Stephane Betbeder (scénario) et Elia Bonetti (dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages)

 

Dogma  est une série ésotérique terminée en trois tomes, écrite par Stéphane Betbeder (InlandsisDeus, Deep, 2021, Bunker, Les Montefiore) et mise en images par Elia Bonetti (L’ordre des dragons, Captain America). Le dernier album, paru il y a peu, voit l’avènement tant attendu se préparer dans une atmosphère pré-apocalyptique : la parousie – ou la seconde venue du Christ, plus que jamais au coeur de l’intrigue.

Résumé de l’éditeur :

– Sanctuaire de Fatima, Portugal: Le pape est victime d’un attentat. Il survit miraculeusement, mais est plongé dans un coma profond.
– Castel Gandalfo, Italie: À l’aube, les astronomes de l’observatoire du Vatican constatent, éberlués, que le soleil levant a grossi et qu’il se rapproche… Le globe est plongé dans un chaos technologique.
– Somalie, frontière du Kenya: Dans un camp de réfugiés, Zoran essaie de convaincre Grace de reprendre la traque des Signes du Temps. Elle est la seule à pouvoir trouver et identifier celui qui naît. Mais Grace refuse, elle a perdu la foi. Pour elle, l’humanité est condamnée et elle mérite ce châtiment divin.
– Barcelone, Espagne: Kristen, l’adolescente enceinte, se cache. Autour d’elle, les phénomènes paranormaux ne cessent de s’intensifier alors que sa grossesse arrive à terme. Bientôt elle accouchera. Bientôt, celui dont la naissance est annoncée depuis des siècles naîtra…
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Le scénario brillant de Stéphane Betbeder met en scène une Eglise puissante de ses dogmes mais fébrile de ses secrets et face aux miraculées et aux stigmatisées, surtout depuis la mort soudaine de 125 d’entre elles en public. Le récit s’enclenche sur une lutte perpétuelle entre le Vatican et la préservation de ses secrets, parmi lesquels l’annonce par la vierge lors de l’une de ses apparitions de la parousie. Les personnages sont nombreux à jouer un rôle très important dans le déroulement de l’histoire, et surtout dans son issue. Ce qui est bienvenu et donne de la profondeur au récit et à sa mise en scène.

Le troisième album voit l’Eglise courber l’échine dans une course-poursuite infernale pour mettre la main sur la femme censée porter l’enfant Jésus. L’écriture est dense et haletante, ne laissant aucun répit aux personnages comme au lecteur. Et le final est à la hauteur avec une mise en scène particulièrement réussie.

Le dessin d’Elia Bonetti est réaliste, plutôt traditionnel, qui colle bien à l’ambiance du récit.

Dogma demeure ainsi un très bon triptyque où l’ésotérisme est plus que jamais cultivé.

Résultats concours : Under The Skin, 10 places de ciné et 2 BO gagnées

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Sortie le 25 juin 2014

Un film de Jonathan Glazer avec Scarlett Johansson

 

A l’occasion de la sortie du film Under The Skin, Publik’Art, en collaboration avec Diaphana, vous offre la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Under The Skin

2 BO du film Under The Skin

 

Vous avez été très nombreux à participer : 2 900 joueurs ! Bravo à tous et merci de votre excellente participation !

 

 

Les 5 heureux gagnants sont :

 

S.Praud, Aurore Messmer, Cédric Donzel, Evelyne Catrin et Cindy Ménagé.

Les deux gagnants de la BO sont :

Rudy Gomérieux et Elghriba Bendjedda.

Notre partenaire vous enverra votre lot très prochainement. D’avance on les en remercie très vivement !

 

Résultats concours : On a failli être amies, 10 places de ciné gagnées.

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Sortie le 25 juin 2014

Une comédie dramatique d’Anne Le Ny avec Karin Viard, Emmanuelle Devos et Roschdy Zem

 

 

A l’occasion de la sortie du film On a failli être amies, Publik’Art, en collaboration avec Mars Films, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : On a failli être amies

 

Vous avez été très nombreux à participer : 2 821 joueurs ! Bravo à tous et merci de votre excellente participation !

 

Les cinq heureux gagnants de deux places de ciné sont :

 

Sophie Lapouge, Emmanuel Seyer, Elodie Bauny, Nicolas Goetschel et Karen Artaxet.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance, nous les en remercions vivement !

 

Les Vigilantes, tome 3 : une BD de Jean-Charles Gaudin et Riccardo Crosa (Soleil)

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Date de sortie : 4 juin 2014
Auteurs : Jean-Charles Gaudin (scénario) et Riccardo Crosa (dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages)

Les Vigilantes est une série fantastique prévue en quatre tomes dont le troisième vient de paraître. Un récit qui sonne comme un hommage aux comics de super-héros, écrit par Jean-Charles Gaudin (Phoenix, Angor, Les Arcanes du « Midi-Minuit », L’Assassin royal) et illustré par Riccardo Crosa (Sanctuaire Reminded, Highgate, Synchrone).

Résumé de l’éditeur :

Un homme politique, William Peter Stahl, fait son apparition et brigue un des plus hauts postes de l’État…
Daryl, Zack, Curtis et Jesse sont quatre anciens amis qui se sont perdus de vue. Ils sont les seuls à connaître la véritable personnalité de cet homme qui a commis des crimes atroces, il y a une trentaine d’années. À l’époque, en grands fans de super-héros, ils avaient formé un groupe secret nommé les « Vigilantes » pour le combattre.
Aujourd’hui, ils arrivent à Pitsgreen, la ville où tout a commencé. Alors qu’ils retrouvent pleinement l’usage de leurs « supers pouvoirs », les souvenirs de leur première lutte contre Peter Stahl mettent à vif de vieilles et terrifiantes blessures, et réveillent une nouvelle menace…

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Jean-Charles Gaudin imagine une histoire où quatre anciens amis d’enfance se retrouvent après une trentaine d’années. Une période bien particulière pour eux puisqu’ils étaient alors dotés de supers pouvoirs. Des facultés qu’ils avaient utilisés pour enquêter sur un criminel impuni… Un récit en flash-back où la dangereuse enquête est menée par ces jeunes enfants alors insouciants. Et les souvenirs de la bande continuent à refaire surface dans ce troisième album. A travers eux, le récit prend une dimension plus dramatique puisque l’on apprend le décès de l’un d’entre eux à l’occasion d’une de leur « sortie ». Dans le même temps, ce troisième volet monte en pression, préparant l’épilogue de la série avec énergie (et quelques blessés).

L’écriture de Jean-Charles Gaudin est fleuve et construite, jouissant d’un découpage efficace. L’auteur semble très à l’aise dans l’exercice du flash-back, profitant de l’occasion pour donner une certaine profondeur à ses personnages, aux caractères bien différents. Le dessin de Riccardo Crosa se prête par ailleurs parfaitement au style comics, tout à fait agréable.

Avec Les Vigilantes, on prend plaisir à retourner en enfance, accompagné du parfum – insouciant mais dangereux – de nos comics préférés.

Samurai, tome 9 : une BD de Jean-François Di Giorgio et Frédéric Genêt (Soleil)

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Date de sortie : 4 juin 2014
Auteurs : Jean-François Di Giorgio (scénario) et Frédéric Genêt (dessin)
Prix : 13,95 € (46 pages)

Samurai est la série phare de écrite par Jean-François Di Giorgio (Eden killer, Erik le rouge, Western Valley…) et illustrée par son ami Frédéric Genêt. Le tome 9 est sorti au début du mois, annonçant enfin la rencontre avec le terrible Ogomo et promettant de livrer les secrets du sceau de la famille de Takeo  et son frère.

Résumé de l’éditeur :

Takeo et son frère Akio ont besoin d’aide, tel est le message reçu par Maître Kazé, qui les a élevés jadis. Il s’empresse alors de partir pour les Terres d’Ogomo. Magie néfaste, pillards, ennemis cachés, un long parcours semé d’embûches attend Maître Kazé avant ses retrouvailles avec ses amis…

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Le scénario de ce dernier album ne déçoit pas. Jean-François Di Giorgio tient ses promesses avec toujours autant de régularité. Et ça fait 9 tomes que cela dure maintenant. Avec cette série, les scènes d’action ne manquent pas, les guerres seigneuriales non plus. Mais ici, c’est surtout le passé de notre ronin préféré, Takeo, qui occupe le premier plan.  Il rencontre son ennemi juré avec l’aide de son frère, le colosse Akio. L’écriture de la série, de qualité, jongle entre humour, fantastique et récit de samurai pur. Un mélange savamment dosé qui la rend à la fois divertissante, mystérieuse et haletante. Pour finir, le découpage du scénario est à chaque fois idéal.

Le dessin de Frédéric Genêtest de haut niveau, avec de magnifiques planches aux multiples détails et arrières-plans. Ses cadrages sont souvent impressionnants de perspectives. La fluidité graphique des scènes d’action est également une merveille. On adore.

Samurai ne démérite pas avec ce neuvième album. Une série qui se suit avec enthousiasme et se lit dans la bonne humeur !

J’espère que tu vas bien, nouveau single de Patrick Fiori.

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Alors que son album « Choisir » vient d’être certifié disque de platine, Patrick Fiori dévoile son nouveau single « J’espère que tu vas bien ».

Patrick Fiori chante ici l’amitié en compagnie de Tommy, jeune artiste qu’il a pris sous son aile, et pour qui il a réalisé le premier album.

Pour le clip, cliquez : ici

U-29, une BD de Rotomago et Florent Calvez (Akileos)

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Date de sortie (nouvelle édition) : 6 février 2014
Auteurs : Rotomago (scénario) et Florent Calvez (dessin)
Prix : 13,90 € (46 pages)

U-29 est une BD parue pour la première fois en 2005 et rééditée ce début d’année après avoir été longtemps épuisée. Adaptée au scénario par Rotomago (Nyarlathotep) et illustrée par Florent Calvez (Carmen Mc Callum, Sept, Milmo, Jour J), l’histoire d’U-29 est née d’une nouvelle de Lovercraft (Le Temple, 1920): un huis-clos en sous-marin torpilleur allemand, pendant la première guerre mondiale.

Résumé de l’éditeur :

Une antique figurine d’ivoire, un sous-marin muni de puissants projecteurs, des marins allemands psychotiques, un scaphandre doté de générateurs chimiques d’oxygène, des dauphins qui évoluent à des profondeurs improbables, voici quelques-uns des ingrédients qui font de U-29 une histoire d’aventure originale, inventive et pleine de rebondissements.
1917. Un sous marin allemand torpille un cargo anglais. Les canots de sauvetage ne sont pas épargnés. Au coucher du soleil, quand le U-boot refait surface, les marins découvrent, sur le pont, le cadavre d’un jeune homme, accroché au garde-fou. Dans la poche du noyé, ils trouvent un objet curieux : une miniature d’ivoire représentant un visage couronné de lauriers. L’étrange figurine devient la propriété exclusive du second. Les autres marins, superstitieux, voudraient qu’il s’en débarrasse…

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L’adaptation du scénario de Rotomago est plutôt réussie, ce dernier nous emmenant sans grande difficulté dans l’univers exiguë de l’U-29. Il nous fait ressentir les machines qui vrombissent pour emmener l’équipage sous le niveau de la mer. On sent l’humidité ambiante et le confort rudimentaire. Jusqu’à ce que tout bascule. L’équipage se déchire suite à une mystérieuse affaire : celle d’une petite statuette mystique retrouvée sur un cadavre attaché aux parois externes du sous-marins. Depuis lors, rien ne va plus. Malheureusement, la rupture de ce point d’équilibre se ressent également sur une écriture précipitée, qui n’a pas pris le temps de développer ses personnages. Le lecteur ne s’attache donc pas ou peu à ces derniers et la tension à bord du navire s’en trouve amenuisée. La descente aux enfers promise se contemplera alors plutôt froidement par ce dernier, sans réel frisson.

Le dessin de Florent Calvez est par ailleurs très froid, comme réalisé entièrement à l’ordinateur. Ce qui convient plutôt à l’ambiance souhaitée, bien que l’on ait le sentiment de passer à côté de certains détails, notamment en ce qui concerne des décors assez pauvres (difficile d’en juger, l’intérieur d’un sous-marin n’étant sans doute pas le plus fourni en la matière).

En résumé, U-29 est une belle idée de départ, qui ne parvient pas à tenir ses promesses et ne répond pas aux attentes (fortes) du lecteur.

Les critiques de théâtre, de musique et de danse décernent leurs Prix pour la saison 2013 – 2014

 

 

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Grand Prix de la Critique 2014 : saga des Lehman Brothers © Jean-Louis Fernandez
 

Comme tous les ans, les 156 critiques, membres du Syndicat professionnel de la critique théâtre-musique-danse (dont nous sommes), décernent après un vote collectif à deux tours leurs prix, distinguant les spectacles et les artistes qui ont marqué la saison écoulée.

Le palmarès 2013/2014, sous l’égide donc du Syndicat et pour la cinquantième année consécutive qui donne lieu en la circonstance à la publication d’un fascicule assorti des palmarès de 1963 à 2013 dont on note au passage avec le recul la pertinence des choix, a été révélé le lundi 23 juin au théâtre de la Colline à l’occasion d’une cérémonie.

Rendez-vous incontournable de la profession, il atteste d’une marque de reconnaissance qui, dans le paysage du spectacle vivant, est particulièrement appréciée des artistes lauréats où l’émotion témoignée ainsi que l’engagement total pour leur art sont à saluer.

Les distinctions attribuées cette saison sont à la hauteur de la qualité et de l’exigence des productions sélectionnées tout en témoignant d’un juste équilibre entre jeunes créateurs et personnalités confirmées aussi bien à Paris qu’en province.

Nous vous invitons à retrouver l’intégralité du palmarès ainsi que nos chroniques associées aux spectacles et/ou artistes récompensés.

Théâtre :

Grand Prix (meilleur spectacle théâtral de l’année) :

Chapitres de la chute, saga des Lehman brothers, de Stefano Massini, mis en scène par Arnaud Meunier, à la Comédie de Saint-Étienne

Prix Georges-Lerminier (meilleur spectacle théâtral créé en province) :

Une saison au Congo, d’Aimé Césaire, mis en scène par Christian Schiaretti, au TNP, à Villeurbanne

Meilleure création d’une pièce en langue française :

Ceux qui restent, d’après Paul Felenbok et Wlodka Blit-Robertson, conçu et mis en scène par David Lescot, au Monfort-Théâtre, à Paris.

Meilleur spectacle étranger :

The old woman, d’après Daniil Kharms, mis en scène par Robert Wilson au Théâtre de la Ville, à Paris

Prix Laurent-Terzieff (meilleur spectacle dans un théâtre privé) :

Gros-câlin de Romain Gary, mis en scène par Bérengère Bonvoisin, avec Jean-Quentin Châtelain, au Théâtre de l’Œuvre, à Paris.

Meilleure comédienne :

Vanessa Van Durme dans sa pièce, Avant que j’oublie , mise en scène par Richard Brunel à la Comédie de Valence et au Théâtre du Rond-Point, à Paris.

Meilleur comédien :

Philippe Torreton, dans Cyrano de Bergerac, de Rostand, mis en scène par Dominique Pitoiset et créé au Théâtre national de Bretagne, à Rennes.

Prix Jean-Jacques Lerrant (révélation théâtrale de l’année) :

Julien Gosselin, adaptateur et metteur en scène des Particules élémentaires, de Michel Houellebecq, au Festival d’Avignon, en 2013.

Meilleur créateur d’éléments scéniques :

Stéphane Braunschweig, metteur en scène et scénographe du Canard sauvage, d’Ibsen, au Théâtre national de la Colline, à Paris .

Meilleurs compositeurs de musique de scène :

Michalis Boliakis, Hugo Sablic et Jean Bellorini (par ailleurs aussi metteur en scène) pour La Bonne âme du Se-Tchouan, de Bertolt Brecht, créé au Théâtre national de Toulouse.

Meilleur livre : Armand Gatti dans le maquis des mots, de Jean-Jacques Hocquard et Pauline Tanon (Ed. Actes Sud).

Musique :

Grand Prix (meilleur spectacle lyrique de l’année) :

Dialogues des Carmélites, de Francis Poulenc, dirigé par Jérémie Rhorer et mis en scène par Olivier Py au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris.

Prix Claude Rostand (meilleur spectacle lyrique créé en province) :

Bérénice d’Albéric Magnard, dirigé par Jean-Yves Ossonce et mis en scène par Alain Garichot à l’Opéra de Tours.

Meilleure création musicale : Cœur de chien, opéra d’Alexander Raskatov dirigé par Martin Brabbins et mis en scène par Simon McBurney à l’Opéra national de Lyon.

Meilleurs créateurs d’éléments scéniques : Étienne Guiolet Bruno de Lavenère pour

Le Coq d’Or de Rimski-Korsakov avec les Percussions-Claviers de Lyon et le Théâtre de la Croix-Rousse, et pour Doctor Atomic de John Adams à l’Opéra national du Rhin.

Personnalités musicales

_ dans la catégorie instrumentale : Tugan Sokhiev pour son action à la tête de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse.

– dans la catégorie lyrique : Laurent Campellone pour son action en faveur du répertoire de la musique lyrique française à l’Opéra de Saint-Étienne.

– dans la catégorie instrumentale et vocale : l’ensemble de musique baroque « Les surprises ».

Meilleur essai

Émile Vuillermoz, critique musicale 1602-1960, au bonheur des soirs, texte établi par Jacques Lonchampt (Ed. L’Harmattan)

Meilleure monographie :

Olivier Greif, le rêve du monde, de Brigitte François-Sappey et Jean-Michel Nectoux

Meilleure diffusion musicale audiovisuelle :

DVD du Parsifal de Wagner, dirigé par Hartmut Haenchen et mis en scène par Romeo Castellucci à La Monnaie de Bruxelles (Éd. Bel Air Classiques)

Prix de l’Europe francophone :

WagnerGeneva Festival 2013.

Prix in honorem

– Patrice Chéreau pour sa dernière production lyrique au Festival d’Aix-en-Provence : Elektra, de Richard Strauss

– Gérard Mortier pour sa commande au Teatro Real de Madrid à Michael Haneke de la mise en scène du Cosi fan tutte de Mozart ( DVD. Ed. C Major).

Danse :

Grand Prix :

D’après une histoire vraie, de Christian Rizzo, au Festival d’Avignon 2013

Personnalité chorégraphique de l’année :

Dave St.Pierre

Meilleur livre sur la danse :

Pina de Walter Vogel (L’Arche Éditeur).

Cet été-là, une BD de Mariko Tamaki et Jillian Tamaki (Rue de Sèvres)

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Date de sortie : 14 mai 2014
Auteurs : Mariko Tamaki (scénario) et  Jillian Tamaki (dessin)
Prix : 20,00 € (316 pages)

Cet été-là est un one shot écrit par la canadienne Mariko Tamaki et illustré par Jillian Tamaki, un duo de cousines qui avait déjà travaillé ensemble sur la BD Skim. Dans Cet été-là, elles racontent l’histoire de deux jeunes filles qui se retrouvent pendant les grandes vacances dans leurs maisons de familles, voisines l’une de l’autre. Un lieu de repos à l’écart des grandes villes, avec son lac et sa petite épicerie qui loue également des DVD…

Résumé de l’éditeur :

Rose et Windy se connaissent depuis l’enfance. Elles se retrouvent chaque été au bord du lac Awago où leurs familles louent des cottages. cet été là, elles ont respectivement 13 ans et 11 ans et demi, passent leur journées à se baigner, à faire des barbecues en famille et regardent des films d’horreur en cachette. Mais surtout, elles partagent les mille questions de l’entrée dans l’adolescence.

Une étroite différence d’âge, suffisante à cet âge charnière pour que leurs préoccupations différent : Rose suit avec beaucoupd’intérêt les démêlés d’un groupe d’ados plus âgés, Windy aime encore jouer. Chacune d’elle se débat en parallèle avec ses problématiques familiales. Une plongée toujours fine et juste dans l’adolescence.

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Cet été-là met en scène deux jeunes filles de 13 et 11 ans, qui se retrouvent comme chaque année sur leur lieu de vacances. Leur différence d’âge est presqu’infime et pourtant, Windy, la plus jeune est restée dans l’innocence de l’enfance tandis que la plus grande, Rose est déjà préoccupée par des questions plus adultes et sentimentales. Sans être totalement une ado, cette dernière observe avec attention l’évolution d’un petit groupe de jeunes adultes (ou ados) et les intrigues amoureuses qui l’anime. Elle tombe vite sous le charme de l’un d’entre eux et tente d’attirer son attention comme elle peut…  Mariko Tamaki parvient à saisir avec justesse un monde que l’on a tendance à oublier, celui de la pré-adolescence, avec ses complexités mises en avant lorsqu’elles sont confrontées à d’autres âges ou générations (avec la plus jeune, la bande d’ados ou avec les plus vieux). L’auteur joue adroitement entre les générations et intrigue par des préoccupations diverses et variées.

Le dessin de Mariko Tamaki est par ailleurs très naturel et met subtilement en avant les différences de tempéraments et d’âges par des physiques bien étudiés. Rose est longiligne et semble déjà prendre soin de son apparence alors que Windy est encore rondouillarde et adore grignoter toute la journée. Ses planches en noir et blanc dégagent une certaine sensibilité, à l’instar du récit.

Cet été-là est un one shot surprenant et délicat, aux personnages touchants de sincérité.

Québec Land, une BD de Pauline Bardin, Edouard Bourré-Guilbert et Aude Massot (Sarbacane)

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Date de sortie : 4 juin 2014
Auteurs : Pauline Bardin, Edouard Bourré-Guilbertl (scénario) et Aude Massot (dessin)
Prix : 13,90 € (256 pages)

Québec Land ou le Petit guide d’une installation réussie au Canada est un super carnet de voyage de Pauline et Edouard (les auteurs), jeune couple parti près d’un an à Québec après avoir obtenu le précieux sésame : le PVT (Permis Vacances – Travail). De leur arrivée à leur départ, le couple décrit avec amusement leur petit périple, leurs découvertes à travers leurs yeux de français, leurs galères, leurs boulots, la météo, la faune locale, les amis ect…

Résumé de l’éditeur :

Québec Land, ou l’histoire de deux jeunes Français (Edouard et Pauline) et leur chat, Gaspard qui décident de quitter la France pour vivre une expérience au Canada.
 Après obtention de leurs PVT (Permis Vacances- Travail), vient l’heure des cartons, des adieux à la famille, des sept heures d’avion et des premiers pas sur le Nouveau Monde… S’inspirant avec humour et tendresse de leur propre expérience, les auteurs passent en revue les grandes thématiques de l’expatriation canadienne.
Avertissement : grand froid, caribou et « tabarnak » ne sont pas les seuls au rendez-vous !

 

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Alternant trucs et astuces avec des petites anecdotes, les auteurs nous font souvent sourire à travers une écriture généreuse, qui donne envie d’aller les rejoindre. Le Canada est d’ailleurs une destination de choix pour nous les français puisque, rien qu’en 2013, 40.000 demandes de visas ont été enregistrées en seulement 6 heures (l’ambassade du Canada en France ne délivre pourtant que 14 000 visas temporaires chaque année). Et ce petit guide permet d’en apprendre beaucoup sur de petits rien qui font le quotidien de nombre d’expatriés. Une idée très originale mise en scène avec beaucoup de fraicheur. Il s’en dégage même une certaine spontanéité.

On retrouve cet esprit dans le dessin d’Aude Massot (Chronique d’une chair grillée) qui a l’art et la manière d’illustrer Quebec Land avec un trait fin et proche de la caricature, qui donne beaucoup de légèreté à ces quelques 256 pages.

On ne peut donc que souhaiter que Québec Land fasse des petits, à l’instar du Guide du Routard ! Pourquoi pas !

Une histoire d’hommes, une BD de Zep (Rue de Sèvres)

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Date de sortie : Septembre 2013
Auteur : Zep (scénario et dessin)
Prix : 18,00 € (60 pages)

 

Une histoire d’hommes est un one shot de Zep (Titeuf, Happy Sex…) qui raconte les retrouvailles de quatre anciens rockeurs après avoir vécu quelques années chacun de leur côté. Certains ont fait leur vie, d’autres sont toujours de vieux rêveurs endormis… A l’exception de Sandro qui a percé dans le rock et est devenu une star. Un récit où l’humour, l’envie, la jalousie et l’amour viennent s’entrechoquer dans une ambiance intimiste et nostalgique.

Résumé de l’éditeur : 

Après s’être séparés plusieurs années auparavant, une bande de copains et membres d’un groupe de rock se retrouvent chez l’un d’eux, Sandro. Certains ont réussi, d’autres moins. Au détour de flash-back sur les concerts, la drogue, les amours passagères, ils comprennent les événements mal perçus à l’époque et découvrent que quelque chose de plus fort que la musique unit certains d’entre eux.

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L’auteur alterne deux tonalités dans son récit. Avec d’abord, les scènes d’insouciance grâce à des flash-backs où Sex, Drugs and rock’nroll semblait n’être que le seul crédo des héros. On les voit faire leur 400 coups version jeunes adultes rockeurs qui n’ont pas froids aux yeux. Puis, viennent  les scènes d’aujourd’hui où le quatuor se retrouve, prenant conscience de certaines choses plus ou moins essentielles avec le recul des années… Ce genre de retrouvailles étant toujours propices aux révélations mais également aux blagues potaches. Deux choses que l’on trouve dans le scénario de Zep dont l’écriture aussi simple qu’efficace laisse agréablement sa part de surprises.

Le dessin de Zep n’est évidemment pas dans la même veine que Titeuf. Ici, son trait est fin et réaliste (oubliez le caricatural), avec des vignettes colorées de manière uniforme et originale.

Une histoire d’hommes est au final un one shot parfaitement maîtrisé par Zep qui s’aventure dans un registre bien différent, sans oublier de surprendre et de divertir. Joli coup.

Le Horla, une BD de Guillaume Sorel (Rue de Sèvres)

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Date de sortie : 12 mars 2014
Auteurs : Guillaume Sorel (scénario et dessin), d’après l’oeuvre de Guy de Maupassant
Prix : 15,00 € (62 pages)

Le Horla est l’adaptation par Guillaume Sorel (Les Derniers jours de Stefan Zweig, Hotel Particulier, Typhaon…) de l’oeuvre de Guy de Maupassant. Une nouvelle dont la forme originelle était celle d’un journal inachevé. A contrepied de son époque prolifique de conquête scientifique et de révolution industrielle, Guy de Maupassant écrit l’une des premières oeuvres de science-fiction française (si ce n’est la première) avec la descente aux enfers d’un homme qui perd la tête, dominé par une bête qui lui apparaît la nuit : Le Horla.

Résumé de l’éditeur :

Le héros mène une vie contemplative dans une jolie demeure des bords de Seine, à quelques kilomètres de Rouen, en Normandie. D’étranges phénomènes font alors leur apparition. D’abord, ce sont des objets qui disparaissent, des verres qui se brisent, la carafe d’eau qu’il laisse remplie sur sa table de nuit et qu’il retrouve vide à son réveil le lendemain matin, etc. Petit à petit, le narrateur fait face à une certitude : il se trouve en présence d’un être surnaturel qui s’est installé chez lui. Le Horla, comme il le nomme, exerce une emprise de plus en plus grandissante. Quand la tension atteint son paroxysme, l’homme se retrouve au bord du gouffre…

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Guillaume Sorel donne son interprétation du Horla avec cette adaptation BD qui fait honneur au père de l’oeuvre. Il parvient à donner vie à l’indicible, en matérialisant toute l’horreur qu’inspire ce monstre, en utilisant également de son propre chef l’image d’un félin qui fuit le mal et inquiète son maître. L’écriture est du scénario est brillamment construite, on ressent la torpeur du narrateur qui sombre dans la folie, happé par ce monstre qui le hante par des manifestations bien physiques (il boit son eau et son lait la nuit)… L’épilogue de cette adaptation suggère enfin celui de son oeuvre mère avec habileté. Et l’horreur est au rendez-vous.

Le graphisme de la BD prend une part importante dans la réussite de l’exercice. L’auteur traduit la moindre des émotions de son héros, avec une gradation très maîtrisée, de l’angoisse naissante à la folie peureuse… Le trait est par ailleurs fin, soucieux du détail (tout en couleurs directes a priori).

Le Horla est une très belle adaptation, livrée dans une belle édition. A découvrir.

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