Accueil Blog Page 302

Golden dogs, tome 3 : une BD de Stephen Desberg et Griffo (Le Lombard)

Couverture

La quadrilogie Gloden Dogs compte déjà son troisième album paru sous le titre : Le juge Aaron. Un album qui voit la célèbre bande se recomposer pour tenter un dernier grand coup : mettre fin au règne sans partage du terrible juge Aaron. Une série écrite par Stephen Desberg (I.R.S., Empire USA, Cassio…) et illustrée par  Griffo (Vlad, Beatifica Blues – Samba Bugatti, Monsieur Noir…). Pour lire notre chronique du deuxième album, rendez-vous ici.

Date de parution : 31 octobre 2014
Auteurs : Stephen Desberg (scénario) et Griffo (dessin)
Prix : 14,45 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Ils étaient quatre, deux filles et deux garçons. Voleurs, escrocs, faussaires, ils unirent leurs talents pour devenir ensemble les plus célèbres voleurs de Londres.

[rev_slider GoldenDogst3]

Le point sur l’album :

Dans cet épisode, c’est d’abord le temps des retrouvailles pour les membres des Dogs. Ces derniers ont toutefois du mal à oublier le passé, qu’ils ressassent à tour de rôle pour tenter de comprendre qui parmi eux a bien pu les trahir et s’enfuir avec le butin d’alors. Mais nécessité fait loi. Et ils vont s’unir une dernière fois pour combattre le Juge Aaron. Un scénario construit à la façon d’une enquête policière où le juge est filé par la meute. Des Dogs qui épluchent la vie du magistrat et échafaudent un guet-apens sans le révéler au lecteur. Stephen Desberg cultive le mystère et se ménage un effet de surprise qui prendra certainement toute son ampleur avec son épilogue, dans le prochain album. Son style narratif est ainsi dynamisé par un suspense qui va croissant.

Le dessin de Griffo est pour sa part simple et agréable. Son trait est tout en finesse, mais ses personnages sont dessinés avec une précision inégale d’une vignette à l’autre. Ce qui ne fait pas obstacle au plaisir de la lecture.

Golden Dogs semble mûre pour un épilogue explosif, grâce à ce bon album. Rendez-vous est pris !

Uchronie[s] – New Delhi, tome 3 : une BD de Corbeyran et Djillali Defali (Glénat)

501 UCHRONIE NEW DEHLI T3[BD].indd

Le troisième volet du cycle New Delhi est enfin paru après ceux de New Beijing et New MoscowUn album qui vient parfaire l’édifice de Corbeyran (Metronom’, Les Thanatonautes, Shadow Banking, Le Chant des StrygesBack World, La Conjuration d’Opale…), scénariste aux mille expériences narratives qui travaille une nouvelle fois avec le dessinateur Djillali Defali (Garous, Asphodèle, Uchronie[s]- New York).

Date de parution : 26 novembre 2014
Auteurs : Corbeyran (scénario), Djillali Defali (dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Suite aux manipulations de Kundan, les yogis Dhaval et Abha se retrouvent enfermés et drogués régulièrement pour empêcher toute possibilité d’évasion « dimensionnelle ». De son côté, Lakshmi, alors qu’elle était dans le coma, est partie rejoindre Ludmilla, la femme rencontrée dans ses rêves, prisonnière des geôles de… New Beijing. Mais en quittant définitivement son enveloppe corporelle, la jeune Indienne s’est affranchie des contraintes du monde physique. Elle est devenue capable de passer à travers les murs de la prison…

003 UCHRONIE NEW DEHLI T3[BD].indd

Le point sur l’album :

L’imbrication des différents cycles New Delhi, New Beijing et New Moscow apparaît de plus en plus solide dans ce dernier album où la jeune indienne Lakshmi vient en aide à Ludmilla, enfermée à New Beijing. La narration fleuve et rythmée de Corbeyran est toujours au rendez-vous. Le scénariste fait preuve d’une belle régularité dans la qualité de son récit à travers des cycles explorés avec ingéniosité. Le suspense est également de la partie, ponctuant chaque planche à sa façon. Une aventure SF comme on les aime.

Le dessin de Djillali Defali est également à la hauteur. Son trait fin est précis. Ses personnages aux expressions soignées ont du caractère. On remarque des influences comics à peine dissimulées derrière une coloration vive aux contrastes forts. Un dessin qui a du punch.

Ne reste plus qu’à patienter encore un peu avant l’épilogue unique qui viendra mettre fin à ces trois cycles. A suivre avec attention…

La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, mise en scène par Anne Bouvier, à Paris (critique n°2)

53438_10

Ciné 13 Théâtre du 29/11/2014 à 21:00 au 10/01/2015 à 21:00

Ce fut un des succès littéraire de 2012 : La liste de mes envies de Grégoire Delacourt s’est vendu à plus de 400 000 exemplaires. Une adaptation au cinéma a été réalisée avec Mathilde Seigner et Marc Lavoine dans les deux rôles principaux. Au théâtre, il est transposé grâce à la finesse d’Anne Bouvier et à l’excellent comédien, Mikaël Chirinian, capable d’endosser comme un seul homme tous les personnages, aussi bien masculins que féminins.

Jocelyne est une modeste mercière habitant à Arras. Elle est mariée à Jocelyn, son premier amour, ouvrier dans une usine de la ville. Ils sont parents de deux grands enfants, partis faire leur vie, sachant qu’un troisième est mort à la naissance.

[pull_quote_left]Mikael Chirinian interprète avec beaucoup de justesse et d’intensité ces personnes en quête d’être et/ou d’avoir pour un sacré dilemme.[/pull_quote_left]

Elle imagine souvent à voix haute la vie qu’elle avait rêvée et la femme qu’elle aurait voulue être mais s’emploie avec un bon sens très pragmatique à se satisfaire de l’existence qu’elle mène. Jusqu’au au jour où, encouragée par ses deux meilleures amies, elle achète un ticket de Loto et gagne le gros lot.

LA_LISTE_DE_MES_ENVIES_HD_BY_WILLIAMK_0155_714x404

Mais rapidement refroidie par une psychologue de la Française des jeux qui la met en garde contre les quémandeurs, les profiteurs, les bonimenteurs, de toute espèce, elle décide de ne pas encaisser immédiatement son gain afin de réfléchir à sa vie avec ou sans fortune et de le taire à tout son entourage.

Et c’est cette réflexion – sous forme d’un parcours initiatique où la petitesse de la nature humaine finira par la rattraper – à la fois drôle, profonde et humaniste à travers laquelle l’héroïne porte un regard sur elle et les autres jusqu’à la révéler à elle même, qui constitue toute la saveur et l’originalité de cette fable très contemporaine.

Dans une scénographie de bric et de broc, finement inventive, où le mobilier est drapé de tricot mais aussi entrecoupée de quelques vieux tubes mélancoliques allant de Diane Tell en passant par Johny Hallyday, Mikael Chirinian interprète avec beaucoup de justesse et d’intensité ces personnes en quête d’être et/ou d’avoir pour un sacré dilemme, banco..!

Little Tulip, une BD de Jerome Charyn et François Boucq (Le Lombard / Signé)

Couverture

Le duo Charyn-Boucq avait marqué les esprits il y a 25 ans déjà avec La Femme du magicien et Bouche du diable. Le voilà à nouveau sous les projecteurs des amateurs de bonnes BD avec Little Tulip, un album one shot où se déchainent violence et poésie autour d’un tatoueur qui a voué sa vie à sa passion. Un art qui l’a également sauvé et qu’il utilise désormais pour sauver d’autres personnes, en réalisant des portraits robots pour la police….

Date de parution : 7 novembre 2014
Auteurs : Jerome Charyn (scénario), François Boucq (dessin) et Alexandre Boucq (couleurs)
Prix : 16,45 € (88 pages)

Résumé de l’éditeur :

Emprisonné en même temps que ses parents, c’est à l’âge de sept ans que Pavel a découvert l’enfer du goulag. Séparé des siens, il a dû apprendre à survivre seul. Quelques années plus tard, il connaît bien les règles qui régissent son univers: la violence permanente, l’incurie des gardiens, la toute-puissance des chefs de gangs,… Il sait que s’adapter et s’endurcir ne suffisent pas. Grâce à ses talents de tatoueur, il obtient la protection de Kiril la Baleine, le plus cruel des caïds. Mais s’allier avec le diable a toujours un prix…

[rev_slider littletulip]

Le point sur l’album :

Le scénariste américain Jerome Charyn propose dans son récit en flash-back une immersion dans le microcosme impitoyable du goulag sibérien, où notre héros, Little Tulip a grandi séparé de ses parents. Il explique alors : « Ma vie a commencé et pris fin en 1947 » lorsque sa famille est envoyée dans ce camp de criminels où la violence des clans est la seule loi qui vaille. C’est là-bas qu’il apprendra l’art de tatouer. Epouser les formes du corps, les magnifier. Il apprendra aussi à souffrir et nourrira un esprit de vengeance contre ses bourreaux. Vivant aujourd’hui à New York, l’homme considéré comme un maître du dessin est sollicité par la police pour ses croquis hors-normes. Et c’est une enquête douloureuse qui commence, car Little Tulip semble cette fois avoir des difficultés à identifier le criminel… On assiste ainsi à un va-et-viens entre deux époques et deux intrigues distinctes qui vont se rejoindre autour de l’artiste poète et charismatique. Un scénario qui sonne comme un hymne à l’art de dessiner, avec beaucoup de sensibilité malgré toute la violence qu’il met en scène.

Le dessin réaliste de François Boucq est d’une finesse presque virtuose. Son trait est extrêmement précis. L’artiste excelle dans l’art de dessiner des corps difformes, meurtris par la malnutrition des goulags, par le surpoids, ou par les stigmates d’une vie de tatoueur criminel. Un dessin admirable qui fait passer beaucoup d’émotions et de poésie.

Little Tulip est un très bel album de la superbe collection Signé du Lombard. A lire.

Gloria Victis, tome 1 : une BD de Juanra Fernandez et Mateo Guerrero (Le Lombard)

CV_GLORIA_VICTIS_couv

Gloria Victis est une nouvelle série d’aventure Antique écrite par Juanra Fernandez (scénariste pour le cinéma, auteur de Pour Elise) illustrée par Mateo Guerrero (Beast, Turo). Un péplum original puisque son récit raconte la vie des auriges, ces conducteurs de chars qui s’affrontaient dans les arènes de l’Espagne Antique. Un bel album qui promet une saga épique.

Date de parution : 31 octobre 2014
Auteurs : Juanra Fernandez (scénario), Mateo Guerrero (dessin) et Javi Montes (couleurs)
Prix : 13,99 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Il y eut une époque où certains mortels devinrent des dieux. À cette époque, il y a deux mille ans, des hommes devinrent des légendes en risquant leur vie pour divertir les foules. Des auriges mythiques qui, juchés sur leurs chars et imitant Apollon, s’affrontaient dans l’arène.
C’est l’histoire de l’un de ces héros: Aelio Hermeros, peut-être l’un des meilleurs pilotes de char de tous les temps. Un mortel immortalisé dans la mémoire de ceux qui le virent courir, qui furent témoins de ses défaites, de ses victoires, de son sang versé et surtout de sa gloire…

GLORIAVICTIS_01_36623-8

Le point sur l’album :

Le scénariste Juanra Fernandez fait la démonstration d’un récit au sujet original, les BD traitant de courses de chars n’étant pas si fréquentes, tout en lui administrant un traitement relativement classique. Le point de départ est en effet la chute d’un pilote de renom, qui ne s’en relèvera pas, laissant son fils orphelin. Ce dernier devenu esclave, restera habité par son amour de l’équidé. Commence alors ce que l’on devine comme son ascension en tant que futur aurige. Mais le chemin sera long et les intrigues pour l’en empêcher nombreuses. Ces dernières se développent à grand train dans un premier tome riche en personnages secondaires et péripéties. On est donc conquis par cette nouvelle aventure qui débute.

Le dessin de Mateo Guerrero est quant à lui graphiquement élaboré. Son trait fin et anguleux met en scène des personnages charismatiques, dans de très beaux décors antiques. La coloration de Javi Montes met l’accent sur les jeux de lumière et les contrastes. Le résultat est des plus convaincants.

En conclusion, on ne peut que se réjouir de ce nouveau péplum qui fleure bon l’aventure. A découvrir !

Le collier rouge, un livre de Jean-Christophe Rufin, publié aux Editions Gallimard

61ugub4H+yL

Jean-Christophe Rufin, diplomate, médecin, humaniste, écrivain, écrit toujours aussi merveilleusement. On ne peut regretter qu’une seule chose : que le livre soit aussi court ! 156 pages… Beaucoup de livres, y compris des BD, sortent en ce moment pour « célébrer » les 100 ans de la Grande Guerre. Mais ici, on ne parle pas vraiment de la guerre. L’histoire se situe en 1919.

Editions : Gallimard
Date de parution : août 2014
Auteur : Machin Truc
Prix : 15,90€ (160 p)

___________________________________

4ème de couverture :

Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l’été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d’une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes.

Trois personnages et, au milieu d’eux, un chien, qui détient la clef du drame…

Plein de poésie et de vie, ce court récit, d’une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité. Être loyal à ses amis, se battre pour ceux qu’on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l’être humain n’est-il pas d’aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat ?

___________________________________

Mon avis sur le livre :

Dès le début du livre, un juge demande au prisonnier de présenter ses excuses pour ce qu’il a fait et l’histoire en restera là. Mais le prisonnier, Jacques Morlac refuse… et attend d’être jugé. Il veut être jugé. Pour quoi ? On ne sait qu’à la toute fin du livre, le délit qu’a commis le fameux prisonnier…[pull_quote_right]C’est un livre sur la fidélité, l’amitié mais aussi et surtout sur l’orgueil.[/pull_quote_right]

Très peu de personnages. Un prisonnier, un juge et une jeune femme. Et au centre de tout : un chien. Le chien du prisonnier mais qui fut aussi le chien de … Un chien qui ne cesse d’aboyer alors que son maître est en prison… Un chien qui porte un nom d’homme : Guillaume. Un chien qui ne veut pas quitter le prisonnier et que le prisonnier n’aime pas plus que ça… Mais pourquoi ? Un chien plus courageux que l’homme ? Plus fidèle que l’homme ? Le chien est fidèle jusqu’au bout, sans intelligence. Sans calcul. Chien héros ou homme héros ? Chien dans les tranchées. Une histoire vraie.

Rufin explique magistralement le rapport chien-homme. Et on comprend même mieux Guillaume que Jacques… C’est inquiétant en quelque sorte. L’homme reste complexe et contradictoire… Et l’orgueil ? L’homme ne se blesse-t-il pas lui-même par orgueil ? C’est un livre sur la fidélité, l’amitié mais aussi et surtout sur l’orgueil. L’orgueil de l’homme.

Si Rufin a écrit ce livre, c’est grâce à son ami photographe Benoît Gysembergh qui lui a raconté une anecdote de son grand-père de la guerre de 14 que Rufin n’a jamais oubliée et qu’il a transcrite dans ce livre dédié à son ami. Hélas, Benoît ne le lira jamais, emporté par la maladie avant la parution du roman.

Un très beau livre à mettre entre toutes les mains.

Robin des Bois, une BD de Pierre Boisserie et Héloret (Glénat)

1586_couv

D’abord éditée chez 12Bis (sous le titre Robin), avant que le catalogue ne soit racheté par Glénat, la série Robin des Bois est signée par Pierre Boisserie (La Banque, La Croix des Cazenac, Voyageur, Nakara) et Héloret (Bateau Feu), qui revisitent la légende avec ce très beau volume au récit complet (reprend les deux premiers tomes, en ajoutant une conclusion finale). De la jeunesse de Robin hood, de Petit-Jean et de Will à la formation de leur bande d’Outlaws et leur combat contre le tyrannique Prince Jean, l’ouvrage n’oublie rien du mythe.

Date de parution : 25 novembre 2014
Auteurs : Pierre Boisserie (scénario) et Héloret (dessin)
Prix : 39,00 € (152 pages)

Résumé de l’éditeur :

Trois bâtards. Une légende.

Robin Loxley, Petit-Jean et Will Scarlett sont tous les trois nés bâtards. À une époque où un tel poids du destin se fait lourdement sentir, ils vont chacun voir cette injustice grandir au plus profond de leur être. Ils vont devenir des outlaws, des hors-la-loi traqués par le shérif de Nottingham et Guy de Gisbourne jusqu’au cœur de la forêt de Sherwood qui leur servira de refuge. Ils vont y faire le rude apprentissage de la vie, organisant leur bande de yeomen pour survivre et résister, devenant ainsi le symbole de la lutte des Saxons contre leurs oppresseurs normands dans l’Angleterre du XIIe siècle…

Pierre Boisserie et Héloret revisitent la légende de Robin des Bois en s’attachant à la jeunesse et au parcours de trois de ses personnages emblématiques. En envisageant cet angle différent et original, ils livrent une version rythmée et moderne de cette célébrissime histoire.

1586_P3

Le point sur l’album :

Pierre Boisserie s’attaque donc à une figure de légende ultra-populaire. Une terrain glissant quand on sait le nombre d’adaptations réussies qu’elle compte. Mais le scénariste chevronné qu’il est ne déçoit pas en proposant un récit d’aventure passionnant, tissant un lien étroit entre le lecteur et ces héros. Cela grâce à une astucieuse mise en scène qui débute au berceau, et accompagne très graduellement Robin des bois et ses acolytes jusqu’à l’âge adulte, à l’heure des combats contre l’oppresseur. Un scénario méthodiquement découpé, avec beaucoup de liant et d’agilité. La lecture n’en demeure que plus agréable qu’elle ne connaît pas de temps mort dans le rythme. Une chose en entraîne toujours une autre. Une écriture impeccable. On regrettera néanmoins les quelques fautes d’orthographes contenues dans cette édition.

Le dessin de Héloret est de son côté plutôt sobre. Son style réaliste et son trait fin séduisent malgré un petit manque de précision sur quelques vignettes mais la coloration vive et contrastée rend l’ensemble aussi pétillant qu’agréable. On aime.

Robin des Bois est un excellent album qui méritait bien cette belle édition intégrale. Un joli cadeau à glisser sous le sapin.

Résultats concours : Casanova, 20 places de ciné gagnées et 5 livres !

469109-353x500 

 A l’occasion de la sortie du film Casanova variations, Publik’Art,  vous a  offert la possibilité de gagner :

10×2 places de ciné pour le film : Casanova variations

5 livres : Histoire de ma vie de Casanova aux Editions Folio Classique

Vous avez été très nombreux à participer : 3 487 joueurs ! Bravo à tous et merci de votre excellente participation !

Sortie au cinéma le 19 novembre 2014

Les 10 heureux gagnants de 2 places de ciné sont :

Eric Bavard, Julien Barbier, Daniel Ferry, Laetitia Voisin, Cyrille Rouzier, Stéphanie Grare, Laurent Bracquart, Claudine Salin, Faustine Philibert et Sandra Legeay.

Les 5 heureux gagnants du livre sont :

Laurent Clain, Sophie Lapouge, Clémence Humbert, Vincent Sappey et david Le Goff.

N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Très bon film à tous !

Résultats concours : A la vie, 10 places de ciné gratuites

349028
Sortie au cinéma le 26 novembre 2014

 

A l’occasion de la sortie du film A la vie, de Jean-Jacques Zilbermann, Publik’Art, en collaboration avec Le Pacte, vous a  offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : A la vie

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 299 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

Michèle Hamelin, Aurore Gaillard, Christophe Oliver, Gaetan Collet et Tiphanie Boissy

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Le Grand Mort, tome 5 : une BD de Régis Loisel, JB Djian, Vincent Mallié et François Lapierre (Vents d’Ouest)

Panique_Le_Grand_Mort_tome_5

La série culte Le Grand Mort vient de paraître un cinquième album attendu, où tout part à vau-l’eau. Justement intitulé Panique, on y voit trembler la terre sous des airs apocalyptiques alors que le petit peuple entame une enquête pour retrouver la prêtresse hermaphrodite qui semble à l’origine de ces troubles… Sur une idée originale de Régis Loisel (La Quête de l’Oiseau du Temps, Magasin Général) l’album est écrit par Jean-Blaise Djian (Le Maître du Hasard, Tard dans la Nuit, Silien Melville, Les Quatre de Baker Street, Private Liberty) et illustré par Vincent Mallié (La Quête de l’Oiseau du Temps), avec la participation de François Lapierre (Le Mangeur d’Âmes) aux couleurs.

Date de parution : 25 novembre 2014
Auteurs : Régis Loisel, JB Djian (scénario), Vincent Mallié (dessin) et François Lapierre (couleurs)
Prix : 14,95 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Un monde détruit. La quête d’une vérité. Rescapées du tremblement de terre qui a dévasté Paris, Pauline et Gaëlle tentent par tous les moyens de retourner en Bretagne. Ici aussi, la catastrophe a frappé. Elle s’est même visiblement répandue à l’ensemble de la planète. Naviguant au milieu des décombres en compagnie d’Erwan, Blanche découvre peu à peu la nature du lien qui l’unit à cet étrange garçon de l’autre monde, Sombre. Erwan mesure quant à lui l’étendue des inquiétants pouvoirs de la petite fille… Ensemble, ils commencent à rassembler les pièces du puzzle dans ce monde détruit. La prêtresse hermaphrodite du Petit Monde aurait utilisé Pauline pour intervenir sur leur réalité par l’intermédiaire de Blanche. Erwan serait son unique espoir… Confrontant une galerie de personnages ordinaires à un terrible destin, Loisel et Djian trouvent un ton juste et intelligent pour revisiter le récit apocalyptique, y mêlant de subtiles touches de fantastique, et livrer une série singulière et attachante. Vincent Mallié, par son dessin expressif et poétique, restitue à merveille l’ambiance unique qui s’en dégage.

PlancheA_228474

Le point sur l’album :

Alors qu’Erwan et Blanche ne se rendent pas compte tout de suite de ce qui se passe, tout s’écroule à Paris, où Gaëlle et Pauline échappent de peu à l’effondrement de leur immeuble. Alors que ces dernières vont tout faire – au péril de leur vie – pour revenir chez Erwan, ce dernier découvre peu à peu qu’une catastrophe a eu lieu. Mais également que Blanche semble ailleurs, comme connectée avec le Petit monde. Autant dire que le scénario de Jean-Blaise Djian ressemble ici à un épisode de fin du monde.

Toute la construction du récit est articulée autour des évènements catastrophiques qui secouent la planète. L’intrigue principale est tout de même entretenue avec quelques passages (trop peu nombreux) consacrés au mystère de Blanche et de Sombre, ainsi qu’à la prêtresse restée cachée près du Grand Mort. Une écriture toujours habile et maîtrisée, qui pousse à une lecture rapide. Si beaucoup de questions sont posées, les réponses ne viennent toujours pas. On aimerait un récit plus généreux sur ce dernier point. Ce dernier est en effet plus qu’entamé avec ce cinquième volet mais l’intrigue n’a pas vraiment évolué. C’est un peu dommage de ce point de vue.

Le dessin de Vincent Mallié est fidèle à lui-même. Un trait fin, léger et précis, qui dégage beaucoup de poésie et offre des vignettes ultra-détaillées. Une oeuvre graphiquement parfaite qui démontre une fois de plus les capacités de cet artiste incontournable.

Au final, ce cinquième album où règne le chaos est une marche de plus franchie vers des révélations que l’on espère proches. Car l’attente demeure ! Un album à lire et une série à suivre, assurément.

L’incomprise, un film de Asia Argento

433057

Sortie :  26 novembre 2014

Durée : 1h46

Avec : Giulia Salerno, Charlotte Gainsbourg, Gabriel Garko

Synopsis :

Aria, neuf ans, fait face à la séparation très violente de ses parents. Au milieu de leurs disputes, mise à l’écart par ses demi-sœurs, elle ne se sent pas aimée. Ballotée de l’un à l’autre, elle erre à travers la ville avec son sac à dos et son chat noir. Frôlant le désespoir, elle essaie de préserver son innocence.

 Avec L’incomprise, production franco-italienne et troisième long métrage de Asia Argento après Scarlet Diva (2000) et Le livre de Jérémie (2004), l’actrice-réalisatrice rend une sorte d’hommage très personnel au magnifique mélodrame de Luigi Comencini L’Incompris (Incompreso) datant de 1966 et qui a marqué son enfance et sa cinéphilie. Racontant l’histoire d’un divorce et ses conséquences sur une fille de 9 ans et ses deux demi-sœurs, la réalisatrice, elle-même fille de parents illustres (le réalisateur Dario Argento et la comédienne Daria Nicolodi) qui se sont séparés, se défend d’avoir voulu faire avec ce nouveau film une œuvre autobiographique, mais au contraire plus un film sur la solitude d’une enfant avec la volonté de casser la représentation de la famille italienne tel qu’elle est montrée habituellement dans les films, c’est à dire soudée en un clan uni.

l-incomprise

 Ici les parents sont des êtres profondément égoïstes, et malgré tout très sympathiques, mais leur personnalité est trop complexe pour une fille qui voudrait les voir heureux ensemble. S’intéressant chacun plus à ses deux demi-sœurs, Aria trouve le réconfort auprès d’un chat noir abandonné dans un parc au milieu d’autres. Surnommé Dac, le chat est un peu son alter ego en même temps que son ange gardien, son symbole de superstition (que son père ne manquera pas de lui rappeler en chassant l’animal de la maison et au passage l’occasion de séquences tragi-comiques) fait que c’est un être rejeté comme elle, incompris et que le commun des mortels fuit sans essayer de comprendre ni d’aimer, ce qui est un peu le calvaire que vit Aria, isolée dans une profonde solitude et un manque affectif de ses parents et de son entourage. La réalisatrice la montre ainsi fréquemment en train d’errer seule dans les rues avec pour seul bagage une valise et une cage avec son petit compagnon. Le chat noir, c’est aussi, et en forme de clin d’œil, celui de la nouvelle de Edgar Allan Poe, porté justement par son père Dario Argento dans son segment de Deux yeux maléfiques (1990). On retrouve aussi un chat noir sur l’affiche du giallo Le chat à neuf queues (1971), autre grand film de son père et dont le cinéma semble hanter celui de sa fille, cette dernière n’ayant cependant pas encore explorer le registre du cinéma horrifique, et ce malgré une attirance évidente pour la noirceur. Avec L’incomprise, elle parvient à offrir une œuvre profondément légère et drôle malgré son sujet qui aurait vite pu tomber dans le mélodrame le plus pessimiste et le plus noir. Ceci grâce à une réalisation pleine de dynamisme et portée par des interprètes composant des personnages tous excentriques, à commencer par la mère que Charlotte Gainsbourg incarne avec grâce et désinvolture, son personnage n’est d’ailleurs pas sans évoquer physiquement la propre mère de Asia Argento, volonté ou pas… Le père, une star de cinéma perpétuellement absent, est également un personnage attachant et le comédien Gabriel Garko, star de la télévision italienne, parvient à le rendre sympathique malgré son égocentrisme absolu et son intérêt exclusif et presque incestueux pour sa fille aînée. La comédienne qui tire véritablement son épingle du jeu est Giulia Salerno, son visage expressif et mystérieux renvoyant aux acteurs des films de Pasolini, apporte l’aspect touchant qui convient au personnage de Aria et parvient à atteindre le cœur du spectateur à défaut de celui des autres personnages du film.

l-incomprise (2)

 Porté par une réalisation à la photographie très colorée, L’incomprise est, malgré quelques longueurs, une très bonne comédie dramatique et possède au passage une excellente bande originale à l’ambiance très 80’s, allant de ESG, Japan, Danton’s Voice, Kano, Misfits à Jacno et Elli Medeiros, ajouté à des compositions de Alfredo Casella, l’arrière grand-père de la réalisatrice, qui signe ici son meilleur film à ce jour.

L’Ambulance 13, tome 5 : une BD de Patrice Ordas et Alain Mounier (Grand Angle)

81o6-HrVhML

Louis-Charles Bouteloup, le jeune médecin envoyé couvrir la Première Guerre, revient pour un troisième cycle. Ce cinquième album se déroule en 1917, alors que notre héros, toujours droit dans ses bottes – est éloigné des premières lignes par l’Etat-major… Un album écrit par Patrice Ordas (La Vénitienne, S.O.S Lusitania, Nous, Anastasia R) et illustré par Alain Mounier (Tango, Box, Mourir au paradis…).

Date de parution : 5 novembre 2014
Auteurs : Patrice Ordas (scénario) et Alain Mounier (dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

En cette année 1917, le jeune médecin de première ligne Louis-Charles Bouteloup est un officier dérangeant, car il refuse de fermer les yeux sur les aberrations de la hiérarchie. Faute de réussir à lui faire plier la nuque, l’état-major l’affecte à un secteur moins sensible, en Alsace, où Bouteloup a pour mission de former les futurs chirurgiens de tranchée américains qui s’apprêtent à entrer dans le conflit. Il a la surprise d’y côtoyer les parias de l’armée, les têtes brûlées des Corps francs, et les Peaux-Rouges, arrachés à leur réserve pour tester les défenses ennemies. Bouteloup, une fois encore, ne manquera pas de sujets de rébellion.

9782818932117_p_1

Le point sur l’album :

Cette fois, notre héros Louis-Charles Bouteloup est relégué à l’arrière-garde par sa hiérarchie mécontente de son comportement. Le jeune officier qui oublie trop souvent de taire ce que tout le monde pense tout bas est en effet envoyé en Alsace pour former des futurs chirurgiens de tranchée américains. Là bas, on découvrira avec lui une nouvelle face du service de santé des armées lors de la guerre. Il y côtoiera en effet des Peaux-Rouges, alors même que peu de gens savent qu’ils ont combattu. Le récit de Patrice Ordas est soigné, il prend soin de retranscrire une dimension réaliste prégnante, qui donne aux scènes de guerre un impact tout particulier. L’intrigue entretient l’envie de poursuivre la lecture sans se forcer. Un bon album au plan scénaristique.

Le dessin d’Alain Mounier est quant à lui réalisé tout en finesse grâce à un trait précis, soucieux du détail. Un réalisme qui résulte d’un travail toujours très bien documenté.

L’Ambulance 13 parvient donc à se renouveler avec ce cinquième album. A lire.

Découvrez également le reportage autour de la série :

Jusqu’à devenir…, un livre de Françoise Limiñana, publié aux Editions Le Bateau Ivre

DevenirRectoPromo

Françoise Limiñana a plusieurs cordes à son arc : elle est auteur-compositeur-interprète, comédienne, et exerce en tant que médecin en soins palliatifs à Montpellier.
Ce livre est son premier roman et fait parler onze personnes, toutes en fin de vie.

Publié aux Editions Le Bateau Ivre, 2ème Trimestre 2014
Auteur :
Françoise Limiñana
Prix :
14,00 € (172 pages)

Résumé de l’éditeur :

Un ouvrage important écrit par ce médecin engagé en soins palliatifs, qui utilise cette fiction pour aborder aussi avec courage le sujet sociétal brûlant de la fin de vie, en évoquant subtilement l’acharnement thérapeutique, le suicide assisté, l’euthanasie…

Mon avis sur le livre :

L’auteur place la mort au cœur de nos vies avec une telle poésie qu’on ne peut que la regarder en face. Quand on donne la vie, on donne aussi la mort. Pourquoi donc avoir peur ?
Nous sommes tous concernés. Ici, les héros du livre ont de 2 jours à 88 ans. Tous les âges sont représentés. L’injustice de la vie. Que l’on ait 2 jours, 16 ans, 54 ans ou 88, c’est du pareil au même quand on sait que la mort est inéluctable.
Mais la sérénité des personnages nous enveloppent dans une intériorité tellement profonde que nous nous laissons embarquer par eux. Sans résistance et sans angoisse.
Les malades en fin de vie nous donnent une très belle leçon de vie à l’approche de leur grand départ ! Eux sont prêts, nous pas vraiment.
« La peau du ciel inlassablement se constelle de grains de beauté »…
Un livre à mettre dans toutes les mains…

FrançoiseLiminana150

Héros sur Canapé : une BD de Wandrille & Co (Wraoum!)

9782365350549_HEROSsurCANAPE_1000

Héros sur Canapé est un petit recueil d’une centaine de pages où les super-héros viennent se confier… sur le divan d’un psy ! Une idée originale de Wandrille rejoint par de nombreux artistes : Marion Montaigne, Thibault Soulcié, Guillaume Bouzard, Marc Dubuisson, Davy Mourier, Stéphane Hirlemann, Matt Dunhill, Obion, Boris Mirroir, Malec, James, Ben Lebegue, Allan Barte, Pochep

Date de sortie : 19 novembre 2014
Auteurs : Wandrille & Co
Prix : 16,00 € (100 pages)

Résumé de l’éditeur :

Au départ, c’est une idée débile… (ce sont les meilleures) : Mettre les super-héros sur le divan du psy. En effet, comment penser que des mecs qui rendent la justice avec cape et collant puissent ne rien avoir à dire à un psy ? 10 opus plus tard, bien d’autres héros ont été soumis à analyse : les héros d’aventure, de star wars, les mickey, les héros de l’antiquité… Plusieurs dessinateurs talentueux ce sont relayés pour illustrer les délires de Wandrille. Sur le divan on retrouvera donc : Albert Einstein, John Snow, Mao Tse Toung, Prince de Lu, Mr Propre, Le géant Vert, Joann Sfar, le Pinguouin, Calvin & Hobbes, Mercredi Adams, Omer Simpsons, Alien… et bien d’autres, dessinés par les meilleurs dont Marion Montaigne, Thibault Soulcié, Guillaume Bouzard, Marc Dubuisson, Davy Mourier, Stéphane Hirlemann, Matt Dunhill, Obion, Boris Mirroir, Malec, James, Ben Lebegue, Allan Barte, Pochep…

4_1_5_heros-sur-canape-homer-simpson

Le point sur l’album :

Tous les gags tiennent chacun sur une page. L’ouvrage est petit mas costaud et compte d’innombrables stars du petit écran, ou du grand. Des stars en collant, en culotte, avec des sabres lasers… Des stars du monde marketing (le gant vert), ou qui ont fait l’Histoire (Albert Einstein…). Des stars à toutes les sauces qui viennent délirer sur le divan, étaler des choses bizarres – plus grosses qu’eux – pour mieux être couchées sur papier (et pas seulement sur le divan).

C’est farfelu mais ça marche. On s’amuse et on apprécie le style décontracté.

Un petit condensé éclectique de ce qui se fait de mieux en matière d’héroïsme.

[Rec] – histoires inédites : une BD collective de Jaume Balaguero et Paco Plaza (Glénat)

rec

[Rec] – histoires inédites est, comme son nom l’indique, un recueil d’histoires courtes dans l’univers du film du même nom, réalisé par Paco Plaza et Jaume Balagueró. Ce film d’horreur espagnol et ses suites sont ainsi transposées en comics de façon originale alors que le dernier volet de la saga [REC] Apocalypse, est sorti en salle il y a quelques jours.

Date de sortie : 13 novembre 2014
Auteurs : Jaume Balaguero et Paco Plaza
Prix : 14,95 € (96 pages)

Résumé de l’éditeur :

Un groupe de rescapés devant survivre face à une horde d’infectés sanguinaires… le thème n’est pas nouveau. Et pourtant à sa sortie sur les écrans, [REC] en a surpris plus d’un. Sa mise en scène très efficace au plus proche du spectateur – à la manière du Projet Blair Witch – et son réalisme en ont fait l’un des films les plus rentables au box-office espagnol. Son succès, public comme critique, a même traversé les frontières, mobilisant des centaines de milliers de fans à travers le monde et raflant plusieurs prix internationaux. Un remake américain a même été produit ainsi que deux suites. Découvrez-en maintenant l’adaptation en comics ! À l’origine publiée en Espagne, [REC] la BD vous replonge dans l’univers des films à travers plusieurs histoires courtes inédites. De quoi prolonger l’expérience avant la sortie du prochain et ultime volet, [REC] Apocalypse, prévu au cinéma le 4 novembre !

71h4azzcyxl

Le point sur l’album :

Comprenant cinq histoires différentes, [Rec] – histoires inédites est entièrement écrit par les auteurs à l’origine de la saga : Paco Plaza et Jaume Balagueró. Ces derniers se sont entourés de cinq dessinateurs (Andrea Jen, Feliciano G. Zecchin, Alvaro Ruilova, Salvador Sanz et Joan Marin) aux styles différents. Cela va des influences mangas aux comics les plus horrifiques (Creepshow…). Une diversité graphique bienvenue et rafraichissante qui accompagne des récits qui viennent enrichir les trois premiers films de cette quadrilogie.

Pourtant, il ne reste pas grand chose de ce petit foisonnement d’histoires à la fin de la lecture. En effet, ces dernières sont trop succinctes pour laisser un véritable souvenir. On le regrette ! Peut-être aurait-il mieux valu des récits moins nombreux et plus longs.

Au final, ce [Rec] – histoires inédites semble être fait avant tout pour les fans des films. Un objet « bonus » qui peut faire joli dans une collection mais qui aura du mal à convaincre les lecteurs moins au fait de la saga, dont nous faisons partie.

Les Guerres des Retours contre-attaquent – Yodablog Episode XXL : une BD de Thierry Vivien (Jungle)

81vX0PZ1JZL

Si vous n’êtes pas totalement coupé du monde, vous connaissez sans doute Thierry Vivien et son Yodablog où il détourne l’univers de Star Wars à travers des illustrations décalées parfois en rapport avec l’actu, et parfois avec tout autre chose. Un blog qui a très vite rencontré un succès interstellaire, et qui a fait des petits en version papier. Les Guerres des Retours contre-attaquent est une quasi intégrale des deux premiers volumes déjà édités. Un troisième est attendu l’année prochaine (octobre 2015).

Date de sortie : 12 novembre 2014
Auteurs : Thierry Vivien
Prix : 25,00 € (192 pages)

Résumé de l’éditeur :

Thierry Vivien, cet auteur décalé, remet en scène ses personnages fétiches dans des gags plus ou moins liés à l’actualité ou tout simplement à son humour du jour dans une intégrale des 2 premiers tomes déjà parus. Si la princesse Leïa se retrouve plus souvent qu’elle ne le voudrait au centre des jeux pervers de ses compagnons, Dark Vador a toujours autant de mal à ma[ni]er son sabre laser, revisitant la mythique scène du coupage de main de Luc Skywalker mais d’une manière différente à chaque fois…

61+o0JXVBXL

Le point sur l’album :

Comment ne pas être charmé par l’univers développé par Thierry Vivien. Ses gags, tout droit sortis d’une imagination qui n’a pas de limite, mettent en scène une flopée de personnages de Star Wars caricaturés à l’extrême. Tout est dans l’art du détournement. Et Thierry Vivien est un champion en la matière. Ses gags, qui tiennent la plupart du temps en une seule vignette, sont plutôt efficaces. Malgré une qualité inégale, on passe un bon moment grâce à la capacité de l’auteur à se renouveler (ce qui paraît loin d’être évident lorsqu’on reste dans un même univers). Sans doute a-t-il apprivoisé le pouvoir de la force pour nous amadouer.

Toujours est-il que cette intégrale XXL fera un cadeau idéal sous le sapin. Un bel album à posséder.

Le procès de Viviane Ansalem, un film de Ronit Elkabetz et Shlomi Elkabetz, sortie en DVD le 2 décembre 2014

268921 Sortie en DVD le décembre 2014

 

 

Ce film a été sélectionné pour la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2014.

Viviane demande le divorce. Son époux le lui refuse. Voilà le résumé du film.

 

Synopsis officiel :

Viviane Amsalem demande le divorce depuis trois ans, et son mari, Elisha, le lui refuse.
Or en Israël, seuls les Rabbins peuvent prononcer un mariage et sa dissolution, qui n’est elle-même possible qu’avec le plein consentement du mari.
Sa froide obstination, la détermination de Viviane de lutter pour sa liberté, et le rôle ambigu des juges dessinent les contours d’une procédure où le tragique le dispute à l’absurde, où l’on juge de tout, sauf de la requête initiale.

084435

 

Et cela se passe en Israël. Le pouvoir est du côté du mari, telle le veut la religion puisque il n’existe là-bas que le mariage religieux.

Viviane va se battre durant cinq années pour obtenir le droit d’être libre, le droit de divorcer de son mari qu’elle n’aime plus et qui la harcèle au niveau mental. Ce n’est pas elle qui décide mais son mari qui doit accepter de la répudier…

La plupart du temps du film, tout se joue devant le tribunal, une sorte de huit clos ; avec les trois juges, Viviane et son avocat et bien souvent l’absence du mari.

L’actrice est exceptionnelle, Ronit Elkabetz. C’est également la réalisatrice. Ses regards, ses postures, tout indique chez elle ses sentiments, lourds, qui en disent long sur la vie stupide qu’elle mène. Elle est au combat, dans cette salle, face à ses juges, comme sur un ring. C’est un tribunal rabbinique. La femme n’y a guère de place, guère d’importance. Et elle n’accède que rarement à la parole, sauf à la fin du film, où elle est bouleversante.

018650

Ce film est un chef-d’œuvre de réalisation des Elkabetz, frère et sœur, et surtout au niveau des acteurs, je dirai même plus au niveau de l’actrice principale qui est époustouflante. Le film dure près de deux heures et pas un instant on regarde sa montre !

Ce film donne enfin, une place à LA femme, dans un pays où le droit des femmes n’est encore qu’une légende. La fin est terrible…

Ce film est bouleversant et nous permet de prendre conscience de certaines situations des femmes dans le monde, hélas, toujours réelles au XXIème siècle….

A voir assurément !

Le DVD sera disponible à la vente le 2 décembre au prix public conseillé de 20€. Vous pouvez le trouver sur notre boutique : http://boutique.blaqout.com/collections/nouveautes/products/le-proces-de-viviane-amsalem

 

Va’a – une saison aux Tuamotu : une BD de Benjamin Flao et Troubs (Futuropolis)

1581_couv

Va’a – une saison aux Tuamotu est un album réalisé par Benjamin Flao (Kililana song, Mauvais garçon…) et Troubs (Rupestres !, Le goût de la terre…), partis en Polynésie française en mission scientifique dans l’espoir de relancer la fabrication des Va’a Motu, embarcations traditionnelles à voile disparues depuis l’apparition du moteur à essence, venu troubler les lagons.

Date de sortie : 6 novembre 2014
Auteurs :  Benjamin Flao et Troubs
Prix : 22,00 € (160 pages)

Résumé de l’éditeur :

Une histoire de copains d’abord et de radeau sans frontière (et sans méduse) L’archipel des Tuamotu, en Polynésie française, entre l’eau et le vent. De leur séjour dans le pays des « îles du large », Benjamin Flao et Troubs ont ramené un album de voyage à quatre mains. « Peindre, manger, dormir, fumer, nettoyer la cocoteraie, pêcher lorsqu’on a faim ou ne rien foutre pendant des heures. Comme ce clebs vautré sur le sable. Heureux de son sort. »

Au printemps 2014,Flao et Troubs suivent une mission scientifique dans les Tuamotu qui espère relancer la fabrication des va’a Motu, embarcations traditionnelles de Polynésie. La mission n’atteint pas son objectif, mais les deux copains décident de fabriquer eux-mêmes une de ces pirogues à voiles en suivant l’ancestral modèle. Ce bricolage sympathique va leur permettre de construire ponts avec les habitants de cette France lointaine. Participant du rêve commun que les jeunes générations puissent revenir vivre, aimer et mourir sur leur atoll, Flao et Troubs ont parcouru les lagons, plongeant et vivant au rythme du soleil, des cueillettes de noix de coco et de la pêche et ils ont rencontré les habitants. Dessinant beaucoup, ils ont ainsi tracé chacun et ensemble les lignes d’un monde en déclin, modifié en profondeur depuis les années 1960 par l’argent du nucléaire. On se souvient des essais à Mururoa. Plus aucun enfant ne nait aux Tuamotu et les vieillards n’y meurent plus. À dix ans les enfants partent en pension sur d’autres îles pour suivre l’école et les traditions s’échappent. Les dessins de Troubs et de Flaon sont autant d’instantanés pour la mémoire collective de ce paradis à la dérive depuis que le moteur à essence a supplanté les voiles des ancêtres.

ob_a736e3_planches-44881

Le point sur l’album :

Cet album écrit et dessiné à quatre mains est à la fois un documentaire très complet et un témoignage fort d’un paradis qui se meurt dans l’oubli. Celui des traditions qui s’effacent devant la menace du monde moderne. L’argent, l’industrie du nucléaire, les moteurs à essence, l’absence d’éducation sur place etc… On découvre ainsi la vie sur cet archipel coupé du monde. Une vie calme et paisible, où les auteurs décrivent leur quotidien : « Peindre, manger, dormir, fumer, nettoyer la cocoteraie, pêcher lorsqu’on a faim ou ne rien foutre pendant des heures. Comme ce clebs vautré sur le sable. Heureux de son sort. »

Le dessin des deux artistes est pour sa part simple et efficace. Le trait plutôt fouillé des auteurs bénéficie d’une très belle couleur directe (aquarelle). Un graphisme qui nous fait voyager sous le soleil, entouré d’une eau azur.

Voici donc un documentaire graphique qui ne manquera pas d’attiser les curiosités. A lire.

Notre mère la Guerre – Chroniques : une BD collective de Kris & Maël (La Mission Centenaire / les éditions de la Gouttière / Futuropolis)

COUVE_CHRONIQUES_DE_NMLG-TEL

Après la quadrilogie Notre Mère la guerre, dont l’intégrale est parue le mois dernier, Kris (Les Brigades du temps) et Maël (Entre les lignes) sortent un ouvrage collectif avec un bel album hors-série composé d’histoires courtes sur des personnages emblématiques dont s’est inspirée la série. Un album qui rend hommage à l’histoire vraie qui se cache derrière la fiction.

Date de sortie : 6 novembre 2014
Auteurs :  Kris (Scénario), Vincent Bailly, Damien Cuvillier, Edith, Hardoc, Maël, Jeff Pourquié (Dessin)
Prix : 16,00 € (80 pages)

Résumé de l’éditeur :

Il y a 100 ans, la guerre éclatait… Mêlant la grande Histoire au récit intime, Kris et ses coauteurs réussissent le pari d’un livre collectif cohérent et passionnant. Notre mère la guerre, récit en quatre volumes publiés entre 2009 et 2012, mené de main de maître par Kris et Maël, plonge le lecteur dans la folie meurtrière de la grande guerre à travers des personnages souvent jeunes, victimes d’une société désaxée, criminelle. La guerre devient le révélateur d’une société où la lutte des classes n’est pas un vain mot.
Cet ultime volume n’est pas une suite mais un prolongement aux nombreuses rencontres avec les lecteurs qui ont fait naître le désir de faire le point, au-delà du cadre de la Première Guerre Mondiale, sur la matière réelle ayant servi de matrice à cette «fiction d’archive». Une réflexion devenue collective, alimentée pendant les rencontres et restituée dans cet ouvrage collectif par d’autres talents du 9e art : Jeff Pourquié, Vincent Bailly, Edith, Damien Cuvillier, Hardoc.
«Ce livre, écrivent aussi Kris et Maël, devait être le dernier. C’était le moment de rendre, autant que faire se peut, tout ce que nous avons emprunté ailleurs. Et, en premier lieu rendre hommage à tous ceux qui nous ont laissé des traces littéraires ou visuelles de leur expérience durant la guerre. D’ où le désir, après avoir créé ces doubles imaginaires qu’ils ont fortement inspirés, de raconter qui étaient Charles Péguy, Louis Barthas ou l’Anglaise Vera Brittain…»
Parmi donc plus de 350 ouvrages qui lui ont été utiles, Kris a choisi plusieurs témoignages ou biographies, emblématiques de leur influence sur Notre Mère la guerre. Les passant au crible de sa propre histoire personnelle, il a mêlé le récit intime de la création d’une bande dessinée aux destins individuels de ces témoins, acteurs et de l’une des plus grandes crises du XXe siècle

98313201_o

Le point sur l’album :

Les récits de Kris sont aussi nombreux qu’il y a de personnages. Ce qui permet de faire intervenir différents dessinateurs de talents tout au long de l’album. Ces personnages que Kris a rencontrés dans son travail de documentation au fil de l’aventure Notre mère la guerre semblaient comme faire partie de lui. Sans doute est-ce pour cela qu’il fallait bien un album pour fermer la page, en rendant un dernier hommage, un clin d’oeil à ces hommes et ces femmes qui ont marqué l’Histoire. A travers lui, il nous raconte comment il a fait leur rencontre et ce qui l’a le plus marqué dans leurs histoires personnelles. Une narration intimiste qui donne du liant et rend l’album passionnant.

Les nombreux dessinateurs qui se succèdent (Vincent Bailly, Damien Cuvillier, Edith, Hardoc, Maël, Jeff Pourquié) ont tous leur identité propre. Les planches sont donc bien différentes d’une histoire à l’autre mais cela donne du peps à cette oeuvre collective. Il s’en dégage même une certaine harmonie.

Bref, Notre Mère la guerre – Chroniques est un bel album à découvrir.

Secrets – Cavale, tome 3 : une BD de Frank Giroud, Florent Germaine et Magda (Dupuis)

91Zz0gW5pOL__SL1500_

Retour sur la saga des Secrets avec le dernier tome de la trilogie Cavale récemment paru en librairie. Une histoire qui mêle secrets de famille et polar, racontée par Frank Giroud (Louis la guigne, le décalogue…) et Florent Germaine (Destins, Quintett), le tout illustré par Magda (Charly). Nadia a tout juste atteint l’âge adulte que les secrets qui entourent son enfance lui sont révélés par les journaux. Une découverte d’autant plus soudaine qu’elle est accompagnée d’une affaire de grand banditisme où son père tient la place de suspect numéro un.

Date de sortie : 7 novembre 2014
Auteurs :  Frank Giroud, Florent Germaine (Scénario), Magda (Dessin), Alex et Mirabelle (Couleurs)
Prix : 14,50 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

Grand banditisme et fugue adolescente. Nadia a maintenant découvert le secret de sa naissance. Avec l’aide de Léa, elle réussit à duper sa mère pour mettre en place son plan : retrouver son père, ex-braqueur en fuite, et l’aider à passer en Italie. Mais « la Tinosa » n’est pas femme à reculer face aux dangers. Elle se lance à la poursuite de sa fille alors que l’étau policier se resserre autour des bandits.

9782800160016_p_3

Le point sur l’album :

Dans ce dernier tome, Nadia s’est remise des révélations qui pesaient sur sa famille. Elle va d’ailleurs tout faire pour sauver cette dernière des griffes de la police. Le scénario engage ainsi une course-poursuite où la jeune fille – qui s’est mise en tête d’aller rejoindre son père – est prise en filature par un enquêteur, tandis que sa mère tente d’intervenir par tous les moyens pour éviter l’irréparable. Le récit s’emballe donc avec un dernier épisode plus rythmé que les précédents. On y trouve néanmoins quelques passages longuets, qui s’attardent avec des dialogues moralisateurs sur les secrets de famille. Un écueil inutile lorsque l’histoire plaide pour elle-même. L’intrigue est tout de même bien entretenue et la lecture en demeure agréable.

Tout comme le dessin de Magda au style réaliste. Son trait fin et net dégage des lignes claires, très sobres. Pas de prise de risque. Un dessin classique qui traduit un joli savoir-faire sans créer d’étincelle.

Secrets – Cavale est une trilogie divertissante et plaisante malgré les quelques défauts qu’elle contient.

Johnny, la vie en rock, un livre de Frédéric Quinonero

5820345_WEB1

Publié aux Editions l’Archipel, en octobre 2014

859 p – 24,95€

Si vous êtes passionné de musique et plus particulièrement de notre Johnny Hallyday, alors, ce livre est fait pour vous !

L’auteur, Frédéric Quinonero, grand spécialiste de musique et cinéma, a déjà consacré plusieurs livres à Johnny. Celui-là semble le plus complet, plus de 850 pages ! Il répertorie tous les grands moments de la vie de Johnny, avec tous les détails !

Vous saurez tout sur l‘évolution musicienne de Johnny ainsi que toutes les influences musicales qu’il a connues. Avec de très nombreux titres de chansons.

Dès son plus jeune âge, Johnny se découvre musicien. Il joue du violon, offert par sa tante. Qu’il va vite échanger contre une guitare. Grâce à sa tante et le mari de sa cousine, il va parcourir le monde dès l’âge de 3 ans. Un enfant de la route, depuis toujours, dira-t-il…

Père inexistant et mère dépassée qui confie son bébé à sa tante paternelle, Hélène Mar. Elle ne fait que le confier pour quelques jours, mais ne pourra jamais le récupérer. Hélène lui démontrant que le petit est beaucoup mieux avec eux…

Guère de détails sur la toute petite enfance de Johnny… On passe très vite à son adolescence. A son époque blouson noir…

Ce livre s’attache avant tout à la musique de Johnny. A ses découvertes musicales. A ses folies musicales, son succès qui dépasse tout entendement alors qu’il n’a que 19 ans… Il importe le rock en France !

Beaucoup de références musicales, et ce, à toutes les époques traversées par Johnny.

Bien sûr, les histoires d’amour de Johnny sont présentes, à toutes les époques… Mais pas de mélo. Ca reste sobre, voire en second plan.

Car le plus important dans ce livre est bien la musique de Johnny, son évolution, ses découvertes, et celles de toutes les personnes qui l’entourent durant toutes ces années. Du tout début de sa carrière jusqu’à aujourd’hui ! Un livre très complet.

On pensait Johnny sur le déclin, il n’en est rien ! D’ailleurs il fait beaucoup parler de lui. Publik’Art a dernièrement chroniqué une BD consacrée à l’histoire de Johnny (cliquer ici). En ce moment, on voit Johnny Hallyday partout, dernièrement sur la 5 avec l’émission C’est à vous où Johnny parlait de son 49ème album qui vient de sortir : « Rester vivant », son meilleur album, dit-il ! Et nous dire aussi qu’il est bien reparti sur sa route, grâce à son public !

Bravo Johnny ! Tu nous épateras toujours !

220px-Frédéric_Quinonero,_écrivain-biographe Frédéric Quinonero

Frankenstein – Le monstre est vivant, tome 1 : une BD de Steve Niles et Bernie Wrightson (Soleil)

9782302027602_1_75_1

Frankenstein – Le monstre est vivant est la suite du roman de Mary Shelley illustrée par Bernie Wrightson. Ce dernier, véritable star du comics, s’associe au scénariste Steve Niles (30 jours de nuit) pour redonner vie à cette immense figure gothique : Frankenstein. Un épisode où la « bête » réapprend les joies de « la vie » après son exil dans le grand nord…

Date de sortie : 5 novembre 2014
Auteurs :  Steve Niles (Scénario) et Bernie Wrightson (Dessin)
Prix : 15,95 € (72 pages)

Résumé de l’éditeur :

25 ans après la parution du roman illustré qui fut un électrochoc pour d’innombrables lecteurs et dessinateurs, Bernie Wrightson retrouve la créature de Mary Shelley ! La suite des pérégrinations du monstre de Frankenstein est cette fois une BD écrite par Steve Niles (30 jours de nuit). L’histoire débute immédiatement après la fin du roman culte. Un nouveau tour de force graphique témoignant du talent inaltérable de Wrightson ! Un album gothique, au graphisme fouillé et un scénario à vous glacer le sang ! Une pure merveille !

FrankensteinAlive.indd

Le point sur l’album :

Frankenstein – Le monstre est vivant est la suite directe du roman originel écrit par Mary Shelley. Trente ans après la version illustrée par Bernie Wrightson, c’est au tour de Steve Niles d’élaborer un épisode cette fois en BD. Découpé en trois chapitres,  le scénario montre d’abord un Frankenstein abattu, détesté de tous et montré comme une bête de foire qui parvient à décevoir son public au moins autant qu’à les effrayer. Et peu à peu, grâce à un certain docteur dont il croisera la route, le monstre va s’éveiller et retrouver son appétit. Un récit qui nous plonge sans mal dans cet univers gothique si particulier, que l’on a grand plaisir à retrouver.

D’autant plus que le dessin de Bernie Wrightson, considéré comme l’un des maîtres du noir et blanc Outre-atlantique (si ce n’est au monde), donne le ton. Ce trait extrêmement fin et fouillé se met au service du génie de son auteur, qui fait le show. Un graphisme sombre sublimé par des jeux de lumière impressionnants.

Ce premier tome de Frankenstein – Le monstre est vivant est une pleine réussite, qui ne manquera pas de convaincre les fans et les curieux.

Sens, le voyage initiatique en BD de Marc-Antoine Mathieu (Delcourt)

SENS C1+C4.indd

S.E.N.S. est la nouvelle oeuvre du plasticien et auteur Marc-Antoine Mathieu (Paris-Mâcon, L’Origine, Mémoire Morte, Le Dessin, Dieu en personne, 3 secondes, Le Décalage…). Une BD en noir et blanc où l’artiste nous propose de suivre l’errance d’un homme silencieux dans un dédale de cases, parfois en relief, qui n’ont pour limite que l’absurde et le sens à lui donner.

Date de sortie : 13 novembre 2014
Auteur :  Marc-Antoine Mathieu (Scénario et Dessin)
Prix : 25,50 € (256 pages)

Résumé de l’éditeur :

Case à case, sans un mot, Marc- Antoine Mathieu raconte le voyage initiatique d’un homme. Que cherchet- il ? Où va-t-il ? Ce marcheur anonyme erre dans un univers épuré, traversé par l’esprit du labyrinthe… Temps, espace, hasard : au fil de ce récit quasiméditatif se dessine pas à pas une forme contemporaine de vanité. Un album à la croisée des arts.

4519281_5_6bc7_ill-4519281-5b8e-2014110845-0-1434093203sens1-or_6a6af004be4c48d2ffdbc2477b971345

Le point sur l’album :

Voilà un bel ouvrage, cajolé dans une couverture épaisse ornée de sa reliure en toile. Et quelle n’est pas notre surprise en l’ouvrant. Un monde insoupçonné imaginé par Marc-Antoine Mathieu. Car il s’agit bien d’un livre-objet. Une confrontation du temps et de l’espace subtilement mise en scène dans un décor illustré qui s’invite aussi en 3D pour percer l’horizon. Un horizon vide, blanc, infini.

Car tout au long de ces quelques 250 pages, le lecteur voyage avec cet homme en quête d’un sens à donner à son existence. Perdu, il se laissera guider par un parcours fléché absurde. Une expérience pour le moins déboussolante. Mais ce récit sans dialogue séduit par quelques bonnes trouvailles où poésie, humour et réflexion s’entremêlent.

Une exposition sera d’ailleurs organisée autour de cet univers du 28 novembre au 4 janvier à la galerie Huberty-Breynes à Bruxelles. A expérimenter !

Fils du soleil, une BD de Fabien Nury et Eric Henninot (Dargaud)

Couverture

Fils du Soleil est un one shot écrit par le talentueux Fabien Nury (Il était une fois en France, Tyler Cross, L’Or et le Sang) et illustré par Eric Henninot (Alister Kayne, Chasseur de Fantômes, Carthago, XIII Mystery, Prophet) d’après l’oeuvre éponyme de Jack London (paru en 1912).

Date de sortie : 24 octobre 2014
Auteur :  Fabien Nury (Scénario) et Eric Henninot (Dessin)
Prix : 19,99 € (80 pages)

Résumé de l’éditeur :

David Grief, surnommé le Fils du soleil, est un habile négociant des îles du Pacifique qui décide de suivre la piste d’une mystérieuse vente de perles. À bord de sa goélette, David Grief voyage entre les îles Salomon, où il a établi son négoce. Homme d’affaires impitoyable mais honnête, il n’exige que ce qu’on lui doit, quitte à risquer sa vie lorsqu’il réclame une dette impayée ! Une mystérieuse vente de perles le conduit vers l’île de Hikihoho, où vit le vieux Parlay, roi autoproclamé d’une communauté́ indigène… C’est dans cet atoll du Pacifique que des hommes errants après des chimères, d’autres mûs par une folle cupidité, seront réunis, alors qu’un terrible ouragan approche. Nury et Henninot nous entraîne au coeur du Pacifique sur les traces du célèbre négociant David Grief.

[rev_slider Filsdusoleil]

Le point sur l’album :

Fils du Soleil est un grand récit d’aventure de Jack London. Le célèbre et richissime négociant David Grief navigue dans les îles Salomon à la recherche de l’un de ses débiteurs parti en fuite après avoir gravement blessé son poursuivant. Et cette course-poursuite sera interrompue par l’annonce d’une vente aux enchères historique : celle des perles du vieux Parlay. Un personnage charismatique, autoproclamé roi de l’île de Hikohoho. Une île mystérieuse menacée par un ouragan meurtrier… Très bien agencé, le scénario de Fabien Nury explore avec génie ce que l’on pourrait appeler « la fièvre du négociant », prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut. Et c’est cette fièvre qui va s’emparer des hôtes de l’atoll abandonné à un roi seul (et fou). Pourtant c’est autre chose qui attire David Grief sur l’île. Ce personnage à qui tout réussi vient refermer de vieilles blessures. Un dénouement mis en scène avec efficacité et rigueur. Une belle façon de faire (re)découvrir ce Fils du Soleil.

Une histoire graphiquement impressionnante, dessinée par Eric Henninot en couleurs directes. Ce qui donne à son trait fin beaucoup de caractère et de puissance.

En conclusion, Fils du Soleil est une aventure allégorique adaptée avec beaucoup de style et de finesse.

A LIRE