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Out Of Control, nouvel EP de The Ghost

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  « Out Of Control« , reprenons-le.

Nous le savons tous que les temps sont difficiles, que tout roule affreusement mal, et que la rouille financière dans nos mécaniques ne fait que paralyser le mouvement des gens. Certes ! Devons-nous seulement se contenter de le dire? Huilons nos mécaniques à coups d’actions !


Le couple franco-british The Ghost offre un titre fort, « Out Of Control« . Le texte est percutant, il grogne, il attaque à vif la bête et bêtise humaine. Le seul bémol dans ce pamphlet, c’est son illustration, le clip, qui, à mon sens, semble en décalage avec la forte portée du texte : manque-t-il peut être de dynamisme ?

C’est vraiment pour chipoter, parce que, contrairement à d’autres chansons aujourd’hui, ayant le droit à des clips monstrueusement bien efficaces et artistiquement intéressants, mais dont le texte semble vide d’intérêt, « Out Of Control » a la chance et le mérite d’avoir une substance réflexive plus qu’ honorable ! Le fond, la forme.

Rencontre sur la transsaharienne, une BD de Pierre Christin et Sébastien Verdier (Dupuis)

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Date de sortie : 20 juin 2014
Auteurs : Pierre Christin (scénario) et Sébastien Verdier (dessin)
Prix : 19,00 € (88 pages)

Rencontre sur la transsaharienne est un one shot écrit par le talentueux Pierre Christin (globe-trotter, romancier et journaliste) et illustré par Sébastien Verdier (Ultimate Agency). L’histoire de la rencontre fortuite de trois groupes de jeunes venus de trois horizons opposés : l’Afrique, la France et l’Arabie Saoudite.

Résumé de l’éditeur :

Au même moment, en trois points du monde, des jeunes gens se préparent à partir. Pour Fanny, Nico et Lila, c’est le grand départ pour l’Afrique, où les attend une mission humanitaire ; Diop et Norbert quittent leur village africain pour une vie meilleure en Europe ou ailleurs ; Karim et Shafiq s’apprêtent quant à eux à prendre l’avion qui les mènera d’Arabie Saoudite au Sahara, où ils doivent participer à une chasse. Ils n’ont rien de commun, mais ils vont tous emprunter la Transsaharienne, cette route sans fin perdue au milieu du désert, étrangement propice aux rencontres les plus improbables. Dans cette zone imprécise et comme hors du temps, vont se nouer et se dénouer des liens entre des êtres que rien dans leur vie, leur parcours et leurs motivations ne prédisposait à se rencontrer.
Avec ce road-movie réaliste et sensible, Pierre Christin signe son premier scénario dans la collection « Aire Libre », servi par le dessin précis du jeune Sébastien Verdier.

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On se laisse volontier emmené par l’héroïne, étudiante en fac de lettre qui tente d’échapper à son quotidien solitaire en partant en Afrique, pour « faire quelque chose d’utile« . On lit le récit de Pierre Christin comme on lirait le journal de bord de la jeune fille. Avec ses amis, elle part distribuer des médicaments dans un vieux camion retapé pour l’occasion. Très vite, c’est la désillusion. La jeune fille va se rendre compte qu’il n’est pas toujours facile d’être utile comme elle le souhaiterait. Et certaines choses dérapent, lui échappent. A l’instar de cette rencontre qu’elle n’aurait pu soupçonner. Par un scénario à la fois réaliste et rêveur de Pierre Christinon voyage agréablement dans l’incertitude des destins qui semblent lier ces personnages si éloignés les uns des autres.

Un road movie mis en forme par Sébastien Verdier au style minimaliste, mais au coup de crayon efficace donnant une vraie âme aux personnages grâce à un trait fin et précis.

Rencontre sur la transsaharienne est une belle invitation au voyage et à la découverte de l’Autre au bout du monde.

Zeppelin’s War, tome 1 : une BD de Richard D. Nolane et Vicenç Villagrasa (Soleil)

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Date de sortie : 25 juin 2014
Auteurs : Richard D. Nolane (scénario) et Vicenç Villagrasa (dessin)
Prix : 14,50 € (48 pages + cahier bonus)

Zeppelin’s War est une nouvelle série uchronique en deux tomes de Richard D. Nolane (20000 siècles sous les mers, Alchimie, Millénaire…). Après avoir écrit sur la seconde guerre mondiale dans Wunderwaffenil nous invite ici en plein coeur de la première guerre. Un nouveau récit d’aviation qui met cette fois en scène de gigantesques dirigeables, encore appelés Zeppelin, du nom de leur inventeur.

Résumé de l’éditeur :

En cette fin 1916, cette Première Guerre mondiale, qui appartient à un univers parallèle teinté de steampunk, semble s’être enlisée. L’Allemagne occupe une bonne partie du nord de la France et Paris se retrouve bombardé par des escadres de Zeppelins. Parmi les pilotes se trouve un certain Adolf Hitler. L’escadrille de protection de son Zeppelin est commandée par Hermann Goering, qui ne rêve que d’en découdre avec le célèbre pilote français Guynemer. Mais Hitler et Goering, ne savent pas que leur destin est en train de se jouer dans un empire russe en pleine décomposition où un certain Raspoutine s’apprête à faire basculer l’histoire de l’Europe.

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On y découvre un Adolf Hitler ou encore un Herman Goering peu connus, au milieu des combats aériens. Et ce n’est autre que Raspoutine, un espion russe, qui s’invite à la fête orchestrée par le scénariste. L’histoire est construite de la même manière que Wunderwaffenavec de nombreux assaults, duels et échanges de tirs aériens. L’auteur développe également une intrigue toute particulière avec le personnage mystérieux qu’est Raspoutine dans cet album… Une écriture agréable qui donne envie d’aller plus loin avec la suite de cette mini-série.

Le dessin de Vicenç Villagrasa, qui vient de l’univers comics (Star Wars : The clone wars), est marqué par ce style à l’encrage appuyé qui assombri les planches. Les scènes aériennes sont plutôt bien imagées, avec une belle lisibilité.

Le résultat est plutôt satisfaisant, et attise la curiosité quant à la suite qui lui sera donnée !

Prison School, tome 1 : un manga d’Akira Hiramoto (Soleil)

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Date de sortie : 16 juillet 2014
Auteur : Akira Hiramoto (scénario et dessin)
Prix : 7,99 €

Prison School est un nouveau manga en 13 tomes signé Akira Hiramoto, qui avait réalisé, dans un autre registre, l’excellent Me and the Devil Blues en quatre tomes. Il est également l’auteur de Ago nashi Gen to Ore Monogatari, série humoristique qui l’a fait connaître. D’une certaine façon, avec Prison School, il renoue avec son premier amour : l’humour. Le premier tome, bientôt en librairie, annonce en effet une série complètement barrée où cinq jeunes lycéens se retrouvent propulsés dans un internat qui ne compte que des filles… Ce qui ne se fera pas sans heurts.

Résumé de l’éditeur :

Kiyoshi intègre le lycée Hachimitsu, un ancien lycée pour filles connu comme étant l’un des meilleurs, mais aussi l’un des plus stricts. Cette année est la première année dans l’histoire de l’école où les garçons peuvent y accéder. À sa grande surprise, il se rend compte, qu’il n’y a que quatre autres garçons dans le lycée, soit un garçon pour 200 filles ! Ils sont plein d’espoir et se disent que c’est la chance de leur vie de pouvoir aborder enfin une fille, mais les choses prennent une tournure différente… En effet, aucune fille ne leur adresse la parole, pire encore, elles les ignorent totalement ! Un jour, alors qu’ils s’adonnent à une séance de voyeurisme, ils se font surprendre et séquestrer dans les sous-sols de l’établissement. Leur cauchemar ne fait alors que commencer !

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Le scénario d’Akira Hiramoto échafaude tout un stratagème pour faire en sorte que ces cinq jeunes garçons cèdent à leurs instincts les plus bas dès les premières pages et ce… jusqu’à se retrouver enfermer dans la prison de l’école…. Et à partir de là, ils iront d’humiliations en supplices physiques… et ils vont aimer ça (?!). Un pitch aussi original que loufoque mais toutefois divertissant.

L’auteur en profite donc pour s’amuser avec tout ce qui peut être imaginable en dessous de la ceinture, avec un dessin qui n’hésite pas à jouer à la carte du sexy mais également du comique.

Après le premier tome, on ne peut qu’être intrigué…

Le Square de Marguerite Duras, mise en scène par Didier Bezace, à Villeneuve-lès-Avignon

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©Nathalie Hervieux

Du 10 au 12 juillet 2014 à la Chartreuse de Villeneuve-Lès-Avignon

On célèbre cette année le centenaire de la naissance de Marguerite Duras, que la scène théâtrale met à l’honneur à travers différents spectacles.

L’œuvre de Duras est traversée par une nécessité de se raconter et de se dissimuler. Elle est à la fois inspirée par l’imagination et le témoignage d’une mémoire sélective, filtrée, remodelée par l’érosion du temps.

Dans son théâtre, autant que dans ses romans, l’écrivain ne cesse de retravailler les événements qui l’ont marqué et d’en réinventer les traumatismes.

[pull_quote_center]Deux destins immobiles suspendus dans l’attente d’un rapprochement impossible[/pull_quote_center]

« Le Square » est composé de deux duos où l’enjeu dramatique repose sur la parole durasienne – forte de ses silences et de ses ellipses – qui, respectivement, se joue et se déjoue d’un avenir incertain et d’une mémoire fantomatique

Il met en scène une employée de maison et un représentant de commerce désabusé par la vie qui se rencontrent dans un jardin public.

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Ils dissertent sur leur condition et très vite transparait leur profonde solitude ainsi que leur conception opposée de la vie.

Exploitée dans son métier dont elle a horreur, elle cherche à tout pris à se marier en allant danser chaque semaine au bal espérant qu’un prétendant la remarquera. Le colporteur, lui, n’a plus d’espoir depuis longtemps mais revendique cette lucidité car elle lui confère une forme de liberté.

Clotilde Mollet est impressionnante de vérité dans l’expression d’une rancœur intériorisée et la croyance ardente d’un espoir toujours possible tandis que Didier Besace incarne avec justesse et fébrilité cet homme inaccompli et solitaire.

Deux destins immobiles suspendus dans l’attente d’un rapprochement impossible.

Kenshin Restauration, tome 1 : un manga de Nobuhiro Watsuki (Glénat)

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Date de sortie : 2 juillet 2014
Auteur : Nobuhiro Watsuki (scénario et dessin)
Prix : 6,90 €

L’auteur du manga culte, Kenshin, le Vagabond, a décidé de se replonger dans l’univers de son personnage favori le temps d’un diptyque. Il revisite ici le scénario de son adaptation cinématographique. Kenshin, Restauration vient tout juste de sortir son premier tome (à l’ouverture de la Japan Expo).

Résumé de l’éditeur :

Depuis 2012, Kenshin le vagabond a fait son grand retour, notamment par le biais du cinéma. L’auteur, Nobuhiro Watsuki, a profité de ce focus pour se replonger dans l’univers de sa série phare !
Reprenant le scénario proposé pour la version grand écran, il nous propose là un remake des premiers épisodes. Adepte des comics américains, il n’a eu aucun mal à prendre en main cet univers parallèle, replaçant les personnages au design retravaillé dans une intrigue complète en deux tomes. Sans oublier un croustillant “épisode zéro” qui vient compléter le volume…
Ce diptyque ravira tout autant les fans que le néophyte en quête d’une valeur sûre à découvrir.

On retrouve donc un Kenshin tout en discrétion à l’occasion d’un tournoi truqué où il sera propulsé par hasard dans son propre rôle… Plus tard, ce sont plusieurs soldats qui viendront le défier dans le seul but de se frotter à cette légende (et l’anéantir bien sûr). Mais voilà, Kenshin n’aime pas sortir son sabre. Il n’en a d’ailleurs pas besoin la plupart du temps. Le scénario s’amuse donc avec quelques duels sur le ton de la légèreté. Un divertissement sans véritable enjeu mais qui se lit toujours avec plaisir.

Le graphisme est quant à lui fidèle à l’oeuvre originelle, avec beaucoup d’énergie et de folie.

Ce premier volume est à la hauteur des espérances qu’il suscite : un shonen divertissant et de qualité qui nous permet de côtoyer une nouvelle fois cette légende du sabre.

Gangsta, tome 4 : un manga de Kohske (Glénat)

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Date de sortie : 2 juillet 2014
Auteur : Kohske (scénario et dessin)
Prix : 7,60 €

Gangsta. est un seinen signé Kohske qui mèle récit mafieux et policier sur fond d’affrontements de surhommes (les indexés ou crépusculaires) au service des humains et notamment de la pègre. Après avoir révélé l’origine de ces indexés dans le tome 3, le scénario lève le voile sur les chasseurs de crépusculaires. Ces derniers viennent faire une apparition démonstrative en tandem…

Résumé de l’éditeur : 

Alors que le mystère concernant les massacres de crépusculaires reste entier, un nouveau meurtre fait resurgir le spectre de la chasse aux indexés. L’agence “Services en tous genres” est chargée de guider ces derniers vers un club géré par le clan Cristiano, transformé en refuge clandestin. Mais tandis qu’Alex fait face à une meute de non-modifiés assoiffés de sang, un tandem de tueurs aussi étranges que redoutables fait son apparition…

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Extrait du tome 1

En quatre tomes, la série Gangsta a gagné beaucoup en profondeur, en explorant avec brio l’histoire personnelle qui lie Nicolas Brown, un crépusculaire sourd et dépendant aux drogues, et Worick Arcangelo, son maître mais avant tout son ami. Un duo qui préserve encore une grande part de mystère. La série, à destination des plus âgés, est assez violente. Les scènes d’action se soldent bien souvent en généreux jets de sang et blessures en tout genre. Le scénario est par ailleurs plutôt élaboré, autour de plusieurs niveaux d’intrigues et enquêtes policières très maitrisés.

Le style graphique est très fin et agréable à regarder, avec des cadrages et des découpages de scènes d’action audacieux.

Gangsta est une série à suivre (le tome cinq est attendu le 17 septembre prochain, et la série est actuellement en cours au Japon avec six tomes parus à ce jour).

Solidays 2014 : 175 237 festivaliers au compteur !

Copyright : Laurent Attias
Copyright : Laurent Attias

Solidays 2014 : Voilà une semaine que les portes de Longchamp se sont refermées et déjà la fatigue laisse place à une douce nostalgie.

Cooler’Jazz : concert de Florence Bartolo, samedi 23 août, à Anglet (64)

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Florence Bartolo

Soirée jazz exceptionnelle, samedi 23 août,

dès 20h, à Anglet, à La Royale (05.59.52.13.66)

Chanteuse professionnelle depuis 20 ans, Florence Bartolo a écumé les moindres recoins du Sud Ouest dans des répertoires du classique au Pop rock, chantant du Sarah Brightman, Emma Shapplin, à Adèle et Alicia Keys… Florence Bartolo veut un répertoire où tout son public y trouve son compte et passe une très bonne soirée !

Et maintenant, voilà : Florence nous chante du jazz, accompagnée par son pianiste, Bernard Lassalle !

Publik’Art vous avait fait découvrir cette talentueuse chanteuse lors de son concert au Miramar, à Biarritz, où le public a été nombreux à l’écouter, souvent avec des larmes aux yeux. Communion, émotions, frissons… Que du bonheur !

On continue notre route avec elle, et bien sûr, on vous embarque avec nous ! Cooler’Jazz : tout un programme à découvrir !

Florence Bartolo compte sur nous pour cette grande soirée jazz, samedi prochain, à Anglet, à La Royale !

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Pour écouter le CD de présentation de Mystyc Dream : cliquez ici

Pour en savoir plus sur Florence Bartolo :

Facebook de Mystyc Dream


Résultats concours : Le grand livre des voyages en voiture, 5 livres gagnés.

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A l’occasion de la réédition du livre : Le grand livre des voyages en voiture, Publik’Art, en partenariat avec les Editions La Martinière Jeunesse, vous a offert la chance de gagner :

5 livres : Le grand livre des voyages en voiture

 

Vois avez été très nombreux à participer : 3 121 joueurs ! Bravo à tous et merci de votre excellente participation !

 

Les cinq heureux gagnants du livre sont :

 

Céline Leclerc, Isabelle Aubert, Antoine Fabrice, Philippe Hoste et Perrine Lopez.

Notre partenaire vous enverra votre livre très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bonne lecture… en voiture 🙂

 

Dans mes veines, tomes 1 & 2 : une BD de Damien Marie et Sébastien Goethals (Grand Angle)

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Date de sortie : 2 juillet 2014
Auteurs : Damien Marie (scénario) et Sébastien Goethals (dessin)
Prix : 13,90 € (256 pages)

 

Dans mes veines est un polar noir écrit en deux tomes par le talentueux Damien Marie (La Cuisine du Diable, Back to perdition, La Poussière des Anges, Ceci est mon corps…) et illustré par Sébastien Goethals (Ceci est mon corps, Angeline…). Ce second album confirme un récit coup de poing très efficace.

Résumé de l’éditeur :

Ex-flic, ex-girlfriend du très célèbre top model Jill, Barbara alias Barbie n’a pas terminé sa descente aux enfers dans le milieu de la mode. Pour résoudre le meurtre de Jill et sauver sa peau, elle va devoir comprendre comment son amante a pu passer d’un réseau mafieux alimentant en filles la place de Paris à une célèbre agence de mannequins. Sur les podiums, pour Barbie, les vies défilent à coups de flingues. Le dénouement d’un polar noir dans un univers de paillettes, tissé par le duo Marie & Goethals passé maitre du genre.

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La réputation de Damien Marie n’est plus à faire tant il nous a habitués à sa qualité d’écriture, qui contient toujours quelque peu de violence. Et Dans mes veines en profite évidemment. Il imagine un coup monté où Jill,  ex-flic, pourrait être accusée du meurtre de sa copine Jill, mannequin à succès. Pour se sortir de là, elle va devoir enquêter sur celle qu’elle aimait, et comprendre comment elle en est arrivée là. Le scénario est construit à rebours, servi avec une belle tension. L’écriture est aussi fluide qu’haletante. Le scénariste cultive son savoir-faire en dynamisant son enquête par de multiples scènes d’action (et de violence).

Le dessin de Sébastien Goethals est quant à lui dans un style assez traditionnel, au trait fin et léger, avec de bons cadrages et une coloration originale (un filtre rouge domine les planches).

Dans mes veines est ainsi un très bon diptyque : à conseiller.

Vidéo sponsorisée : La 8.6 Red fait sa Redvolution ! (#ads)

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Vous connaissez sans doute la 8.6 Red, célèbre bière aux nuances de rouge et notes de caramel. Et bien la voilà maintenant accompagnée d’un package digne de sa robe : entièrement rouge. Et forcément, pour fêter l’événement comme il se doit, la marque hollandaise Bavaria a lancé une nouvelle campagne en compagnie d’artistes street au talent reconnu (et ce n’est pas la première fois). Les graffitis sont en effet réalisés par Jeaze Oner et la musique par DJ Rolex. Les effets pyrotechniques et de lumière ont quant à eux été assurés par Terrence Torres.

Avec plusieurs symboliques fortes, la vidéo est conçue comme une fresque vivante où l’onde rouge se propage partout, de la pomme du pêché originel aux révolutionnaires communistes…
Le montage du clip a été réalisé façon homemade par Fabien Perez, sans effets spéciaux (ce qui a parfois nécessité jusqu’à 15 heures par scène, notamment pour celle des manifestants).

Article Sponsorisé.

Cagaster, tome 1 : un manga de Kachou Hashimoto (Glénat)

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Date de sortie : 2 juillet 2014
Auteur : Kachou Hashimoto (scénario et dessin)
Prix : 6,90 €

Cagaster est un manga de Kachou Hashimoto, que certains d’entre vous ont pu rencontrer lors de la dernière édition de Japan Expo, le weekend dernier. La particularité de cette oeuvre est qu’elle est née sur internet, en marge du monde éditorial classique japonais. L’auteur souhaitait en effet s’affranchir de ces contraintes pour réaliser le manga de ses rêves.

Résumé de l’éditeur :

Fin du XXIe siècle, une étrange maladie baptisée “Cagaster” fait son apparition. Un humain sur mille est contaminé par ce mal qui le métamorphose en un monstrueux insecte anthropophage. Les deux tiers de l’humanité sont décimés… 2125, en plein milieu du désert, Kidow, exterminateur de génie, sauve la jeune Ilie d’une attaque de cagasters. Malgré les mystères qui entourent cette dernière, il décide de la protéger. Mais dans ce monde apocalyptique, les monstres ne sont pas forcément ceux qui ont en l’apparence…

Glénat Manga a le plaisir de vous présenter ce shônen… inédit dans le monde ! Cette série en six tomes a été intégralement réalisée par l’artiste pour son propre compte. De ceci résulte un scénario parfaitement tenu qui s’affranchit des contraintes éditoriales imposées par le système de prépublication habituel au Japon.

Ce shônen très complet vous invitera dans un bel univers apocalyptique, entre Mad Max et Kafka.

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Cagaster, dont vous pouvez lire le premier chapitre ici, prend place dans un monde post-apocalyptique où les êtres humains luttent contre l’invasion d’une nouvelle forme de vie : le Cagaster. Cette espèce n’est en réalité que le fruit d’une transformation d’hommes atteints d’un mystérieux mal, dont on ignore l’origine. Une fois la mutation effectuée, le Cagaster, qui ressemble à un gros insecte, est capable de se reproduire avec ses congénères. Très vite l’invasion s’étend au monde entier, les Cagasters se nourrissant de chair fraîche. Le scénario de Kachou Hashimoto met en scène un jeune exterminateur de Cagaster qui rencontre fortuitement une petite fille rescapée d’une attaque. Dans le premier tome, il la prend sous son aile un peu malgré lui, alors que nous le suivons sur quelques sorties périlleuses en territoire hostile. Une histoire agréable à suivre, qui commence plutôt bien. Les personnages sont attachants et nous font vivre de nombreuses péripéties.

Le dessin de la mangaka est également de belle qualité, avec un trait fin et des lignes claires.

En résumé, Cagaster, qui est pour la première fois édité en papier, fait un excellent démarrage avec ce premier tome. A suivre durant les cinq prochains épisodes !

Résultats concours : L’éveil du Printemps, 40 places de théâtre gagnées.

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Au Théâtre de Ménilmontant, à Paris. les 9 et 10 juillet à 20h.

dans la salle XXL du Théâtre de Ménilmontant

 

A l’occasion de la représentation de La Compagnie des CriArts : L’éveil du Printemps de F.Wedekind, les 9 et 10 juillet 2014, à Paris, Publik’Art, en partenariat avec La Compagnie des CriArts vous a offert la chance de gagner :

10×2 places pour la soirée du 9 juillet 2014

10×2 places pour la soirée du 10 juillet 2014

 

Vous avez été très nombreux à participer. Bravo à tous et merci de cette excellente participation.

 

Les dix heureux gagnants de 2 places de théâtre pour la soirée du 9 juillet sont :

 

Joséphine Madinier, Christophe Wetzel, M. Fassi, Malika Henni, Patrick Guillard, Joël Dumont, Lydie Hermant, Donald Chenet, Sylvain Verrecchia et Elodie Girot.

 

Les dix heureux gagnants de 2 places de théâtre pour la soirée du 10 juillet sont :

 

Anthony Ribet, Jacqueline About, Sébastien Valette, Viratry Soulith, Eric Saday, Andrei Illes, Alexis Colin, Mickaël Begue, Anastasia Goyer et Albane Forestier.

Notre partenaire va vous contacter très prochainement pour vous donner tous les détails de votre soirée. Il suffit de vous présenter vers 19h et de récupérer vos places au guichet « invité ».

Très bonne soirée à tous !

Campus Stellae, sur les chemins de Compostelle – tome 4 : une BD de Pierre-Roland Saint-Dizier et Andrea Mutti (Glénat)

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Date de sortie : 2 juillet 2014
Auteurs : Pierre-Roland Saint-Dizier (scénario) et Andrea Mutti (dessin)
Prix : 13,90 € (48 pages)

Campus Stellae est une série tout juste terminée en quatre tomes, reprenant chacun un itinéraire différent des chemins de Compostelle à travers des intrigues indépendantes. Ce dernier album écrit par Pierre-Roland Saint-Dizier (Histoire(s) de Mulhouse, Normandie, Paquebot de légende) et illustré par Andrea Mutti (Section financière, SAS), propose de passer par Bourges (de Vézelay à Compostelle) en 1348, alors que la peste frappe le royaume de France. Grégoire, un ancien chevalier va partir à la recherche d’un remède….

Résumé de l’éditeur :
An de grâce 1348. Alors qu’une épidémie de peste noire ravage le royaume, obligeant les armées de France et d’Angleterre à conclure une trêve, Grégoire apprend qu’un moine du prieuré de La Charité serait sur le point de trouver un remède au fléau. Espérant encore sauver son frère, il prend la route, emportant avec lui un lourd secret.
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Avec un concept de série plutôt séduisant, le scénario du dernier album – La mort aux quatre visages, élaboré par Pierre-Roland Saint-Dizier  nous fait tutoyer l’horreur d’un fléau comme la peste bubonique, qui obligea France et Angleterre à convenir d’une trêve dans la guerre qui les opposait. L’auteur s’empare de ces faits historiques dans une fiction intéressante autour des Chemins de Compostelle et d’un personnage central Grégoire. Ce dernier, forcément très pieux, partira en pèlerinage accompagné d’un lourd secret pour tenter en premier lieu de trouver le remède miracle. Le récit de cette histoire pleine de promesses manque toutefois d’un peu de rythme et de suspens. Il aurait en effet pu être des plus haletant mais ce n’est pas ce que l’on a ressenti. L’écriture est dans un style très sobre, d’un calme religieux.

Le dessin d’ Andrea Mutti est également tout en sobriété, avec des traits fins qui manquent parfois de précision ou de détails. Le style graphique reste agréable, avec une influence de l’univers comics très nette (rien de surprenant : l’auteur collabore par ailleur avec DV-Vertigo et Marvel).

Au final, le bilan de Campus Stellae est mitigé. L’idée originelle était bonne et on sent que son exploitation aurait pu être encore meilleure. Ne vous reste qu’à lire la série pour vous forger votre opinion, et voyager sur les Chemins de Compostelle évidemment !

Ballets de Biarritz, Toulouse, Bordeaux, à la Gare du Midi, à Biarritz ce we du 5 et 6 juillet 2014.

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Week-End de ballets le 5 et 6 juillet 2014, à la Gare du Midi, à Biarritz.

Ce week-end, les ballets de l’Opéra national de Bordeaux, du Capitole de Toulouse et le Malandain Ballet Biarritz, sont en représentation à Biarritz, à La Gare du Midi, pour la première fois.

Le Week-end de Ballets à Biarritz est organisé dans le cadre du pôle de coopération chorégraphique du Grand Sud-Ouest, dirigé par Thierry Malandain, Charles Jude et Kader Belarbi, , soutenu par le ministère de la Culture et de la Communication.

Publik’Art a assisté à la soirée exceptionnelle du 5 juillet où les trois ballets étaient réunis sur scène.

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Don Quichotte (Acte III, scène 2)

En première partie, nous avons eu Don Quichotte (Acte III, scène 2), dansé par le Ballet du Capitole de Toulouse. Magnifique spectacle, danse classique. Superbes décors. Magnifiques costumes. Et surtout magnifiques danseurs. Bien sûr, deux danseurs étaient au centre de cette scène : Takafumi Watanabe qui interprétait le barbier Basilio. On aurait dit qu’il était aussi léger et gracieux qu’une plume !

Et Julie Charlet nous dévoilait une Kitri tout en élégance, souriante et pétillante. Difficile de parler de chacun des danseurs, mais quand ils étaient tous sur scène, c’était absolument sublime !

Une très belle prouesse dirigée Kader Belarbi, avec une chorégraphie signée Rudolf Noureev, sur une musique de Ludwig Minkus.

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Estro, Malandain Ballet Biarritz

En deuxième partie, le public biarrot a encouragé ses danseurs ! Publik’Art avait vu Estro, de Thierry Malandain, en mai, lors d’une soirée découverte (voir ici) et avait été sous le charme de cette avant-première pas encore terminée. Et voilà, c’est chose faite, hier soir, Estro a été joué pour la première fois, ici, en avant-première par les danseurs du Malandain Ballet Biarritz ! Une grande chance pour nous tous.

Sur une musique d’Antonio Vivaldi, avec une chorégraphie de Thierry Malandain, la vingtaine de danseurs nous a subjugués avec ce ballet très original. La danse classique côtoyait la danse contemporaine, avec beaucoup d’originalité. A travers cette danse, une communion profonde émergeait. On peut juste regretter les applaudissements du public au milieu du ballet, et ce, à plusieurs reprises. Quel dommage ! Il serait sans doute judicieux de demander au public, en début de spectacle, non seulement d’éteindre leur portable, mais également d’attendre la fin du ballet pour applaudir, pour ne pas « casser » l’ambiance !

Les costumes étaient très simples, tout de noir vêtus les danseurs n’étaient pas vraiment mis en valeur. On aurait aimé voir davantage leurs corps sublimes ! Mais c’était en accord avec le thème !

On a particulièrement apprécié le fait que tous les danseurs soient restés sur scène et aient beaucoup dansé tous ensemble, représentant des tableaux dignes des plus grands peintres ! Avec une élégance qui semblait toute naturelle !

Un moment absolument magique et longuement applaudi par le public !

La soirée s’est terminée par Carmina Burana avec le Ballet de l’Opéra national de Bordeaux, dirigé par Charles Jude, sur une superbe musique, très entrainante de Carl Orff, avec une chorégraphie très contemporaine de Mauricio Wainrot.

Cette fois-ci les costumes sont identiques pour les hommes et pour les femmes. Ils sont tous en jupe, torse nu pour les garçons et body couleur chair pour les filles. Vu de loin, difficile de différencier les uns des autres. On a aimé les voir se déshabiller tout au long des différentes scènes, mettant en valeur leurs corps parfaits ! Quel beau ballet avec des figures qui frisent l’acrobatie et qu’on aimerait garder gravées en nous pendant longtemps ! De véritables prouesses remplies de vie et d’énergie !

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Carmina Burana, le Ballet de l’Opéra national de Bordeaux

La soirée s’est achevée avec tous les danseurs sur scène, 90 danseurs, et leurs directeurs ! Le public les a ovationnés durant de longues minutes (là encore, on peut regretter que seule une partie du public se soit levée pour leur rendre hommage). Ce fut une très belle soirée, totalement réussie, car ces trois ballets étaient complémentaires et ne pouvaient  être comparés !

Un grand bravo à tous les danseurs de Toulouse, Biarritz et Bordeaux que l’on a hâte de retrouver très vite à la Gare du Midi à  Biarritz !

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Madame Livingstone – Congo, la Grande Guerre : une BD de Christophe Cassiau-Haurie et Barly Baruti (Glénat)

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Date de sortie : 2 juillet 2014
Auteurs : Christophe Cassiau-Haurie (scénario) et Barly Baruti (dessin)
Prix : 22,50 € (110 pages)

Madame Livingstone – Congo, la Grande Guerre est un one shot écrit par Christophe Cassiau-Haurie (pour qui c’est une première) et illustrée par Barly Baruti (Mandrill). L’album prend place en pleine guerre mondiale, alors que les frontières de l’Afrique sont redessinnées par les blancs qui s’affrontent sur des terres qu’ils ne connaissent pas (notamment les belges et les allemands)… Au beau milieu de ce conflit, un blanc et un noir vont faire équipe et tenter d’en réchapper.

Résumé de l’éditeur :

La rencontre de deux hommes, dans une guerre qui n’est pas la leur

En Afrique centrale durant la Première Guerre mondiale, l’aviateur Gaston Mercier, lieutenant de l’armée royale belge, est chargé de couler un cuirassé allemand sur le lac Tanganyika. Pour en découvrir la position exacte, on lui assigne un guide un peu particulier… Ce dernier, un métis énigmatique en kilt qui semble beaucoup plus instruit que les autres autochtones, prétend être le fils du célèbre explorateur David Livingstone. Petit à petit, alors que la guerre entre puissances coloniales belge et allemande fait rage au cœur du continent noir, le jeune pilote belge va essayer d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de cet homme qu’on appelle « Madame Livingstone ».

S’appuyant sur un récit d’Apollo, Christophe Cassiau-Haurie mêle ici aventure et amitié sur fond de Première Guerre mondiale en Afrique. L’exotisme des lieux y est magnifiquement restitué par le dessin de Barly Baruti, en couleurs directes. L’album sera en outre prolongé d’un cahier bonus de 16 pages éclairant sur le contexte historique.

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Christophe Cassiau-Haurie imagine la rencontre d’un aviateur belge et d’un noir habillé d’un kilt, appelé Madame Livingstone. Ce dernier, qui se revendique comme le fils de l’explorateur écossais David Livingstone, fera des miracles pour renseigner l’armée belge sur les positions ennemis. Ensemble, les deux hommes partiront en mission au péril de leur vie, bravant tous les dangers. Au fur et à mesure du récit, le soldat blanc réalisera à quel point toute idée ségrégationniste ou même colonialiste est absurde. Ce qui ne plaira pas à la hiérarchie…. Mais les liens qu’il tissera avec Madame Livingston ne feront que se resserrer dans les épreuves. Christophe Cassiau-Haurie livre un récit humaniste et touchant en développant deux personnages au caractère bien trempé, et très attachants. Et le suspens des opérations militaires culottées qu’ils vont être amenés à nous faire vivre ne sont pas pour déplaire.

Le dessin de Barly Baruti est quant à lui original et authentique, réalisé en couleurs directes avec un soin tout particulier porté à l’environnement, reproduit le plus fidèlement possible (jusque dans les éclairages !). Le tout grâce à un travail documenté que l’on peut apercevoir dans les pages bonus de l’ouvrage.

Madame Livingstone est au final une belle histoire à découvrir.

La fille de Paname, tome 2 : une BD de Laurent Galandon et Kas (Le Lombard)

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Date de sortie : 27 juin 2014
Auteurs : Laurent Galandon (scénario) et Kas (dessin)
Prix : 16,45 € (66 pages)

La fille de Paname est un diptyque qui vient de se terminer avec la parution de cet album intitulé L’homme au tatouage. Une série  écrite par Laurent Galandon (L’Envolée sauvage, Quand souffle le Vent, Les innocents coupables) et illustrée par Kas (Hans, Les VoyageursHalloween Blues…) pour la collection prestigieuse Signé.

Résumé de l’éditeur :

La fille de Paname s’inspire de la vie d’Amélie Elie, devenue célèbre sous le sobriquet de « Casque d’Or ». C’est l’histoire d’une jeune femme qui ne voulait pas se tuer au turbin comme ses parents. Mais le Paris des Apaches, des marles et autres voyous n’offre qu’une alternative à une aussi jolie fille : le pavé et les passes à quelques sous. À moins, bien sûr, que ne vienne le prince charmant, foulard au cou, surin dans la pogne !

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Laurent Galandon propose une immersion dans les quartiers populaires du Paris de 1900 à travers les yeux d’une jeune fille naïve et fleur bleue, qui par le jeu de mauvaises fréquentations deviendra prostituée. On suit alors la jeune femme qui s’amourache de marles (souvent proxénètes), chefs de bandes. Et le sort la pousse à chaque fois du côté d’une bande rivale. Il faut dire que les prétendants sont nombreux. Les affrontements sanglants le seront également.

Dans un scénario très joliment écrit, qui nous transporte grâce à une narration d’époque, Laurent Galandon déploie ses talents avec brio. Ce second album s’emballe autour de la belle blonde, submergée d’intrigues amoureuses et policières. Elle semble avoir enfin rencontré un amour sincère et désintéressé (le fameux tatoué) mais ses vieux démons ne l’entendront pas de cette oreille.

Le dessin authentique de Kas donne un certain charme aux personnages grâce à des traits fins aux courbes franches. Un graphisme à l’ancienne qui dégage beaucoup de caractère et de relief à la mise en scène.

La fille de paname n’est pas seulement jolie, elle sait chahuter le coeur des lecteurs.

Golden Dogs, tome 2 : une BD de Stephen Desberg et Griffo (Le Lombard)

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Date de sortie : 06 juin 2014
Auteurs : Stephen Desberg (scénario), Griffo (dessin) et Benoît Bekaert (couleurs)
Prix : 14,45 € (56 pages)

Golden Dogs  est une série prévue en quatre tomes, qui réunit Stephen Desberg (I.R.S., Empire USA, Cassio) au scénario et  Griffo (Vlad, Beatifica Blues – Samba Bugatti, Monsieur Noir) côté planches. Une série qui raconte l’histoire des Golden Dogs, un quatuor formé pour voler avec le plus grand panache dans un Londres qui aurait pu être contemporain de  Sherlock Holmes.

Résumé de l’éditeur :

Ils étaient quatre, deux filles et deux garçons. Voleurs, escrocs, faussaires, ils unirent leurs talents pour devenir ensemble les plus célèbres voleurs de Londres.

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Après un premier album intitulé Fanny, qui festoyait dans la bonne humeur la formation d’une bande de voleurs appelée à devenir célèbre, le deuxième épisode, Orwood, se révèle beaucoup plus inquiétant. Le groupe se trouve vite en difficulté, dangereusement menacé. Comme si une ancienne victime (un redoutable juge) souhaitait leur faire payer leur tort. Le danger en viendra même à séparer les Golden Dogs en péril…. Les quatre personnages créés par  Stephen Desberg jouissent d’une réelle profondeur et rendent le récit palpitant. C’est néanmoins surtout sur Fanny que l’auteur semble se concentrer dans ce deuxième tome (le titre peut être trompeur). Une Fanny perdue sans le reste de sa troupe. Quant au reste, le suspens est total : il y a un traitre parmi eux, mais lequel ? L’écriture de  Stephen Desberg demeure agréable à lire, à l’instar de la belle Fanny qui charme le lecteur au premier instant.

Ce n’est pas sans compter sur le dessin de Griffo exécuté d’un trait fin et délicat, et une coloration au style naturel qui préserve le cachet et l’atmosphère des ruelles londoniennes.

Avec ce deuxième album, les Golden Dogs sont mis à l’épreuve, mais réservent leurs surprises (mauvaises pour eux, pas forcément pour le lecteur) pour la suite… qu’on attend avec impatience.

Saga Valta, tome 2 : une BD de Jean Dufaux et Mohamed Aouamri (Le Lombard)

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Date de sortie : 06 juin 2014
Auteurs : Jean Dufaux (scénario), Mohamed Aouamri (dessin) et Benoît Bekaert (couleurs)
Prix : 14,45 € (56 pages)

Saga Valta  est une série dans l’univers des légendes islandaises écrite par Jean Dufaux (ConquistadorBarracudaSortilèges) et illustrée par Mohamed Aouamri (La Quête de l’Oiseau du temps, Mortepierre). Deux grands noms de la BD pour une saga passionnante.

Résumé de l’éditeur :

Valgar est un valeureux viking qui, pour avoir commis l’imprudence de séduire Astridr, la fille de Thorgerr aux cents guerriers, va devoir fuir les hordes de tueurs sanguinaires lancées à ses trousses. Il ne devra sa survie qu’à la lance qu’il porte, artefact légendaire qui attire l’attention du monstrueux Ogerth-le-sinueux… A présent, l’heure de la vengeance a sonné pour Valgar.

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Le scénario de Jean Dufaux est inspiré des plus belles légendes vikings. Si bien que ce qui ne devait n’être qu’un diptyque sera prolongé avec au moins un troisième album (on a d’ailleurs un petit mot d’excuse de l’auteur à ce sujet en préambule du deuxième épisode : tout à fait inutile). L’écriture de Saga Valta s’articule autour d’un personnage central : Valgar de Valta, un guerrier qui part à la recherche de sa dulcinée qui lui a été arrachée par son père (pour éviter une mésalliance, Valgar n’étant a priori pas de sang noble). Jonchée de créatures magiques et de sorts maléfiques, l’histoire ne s’arrête évidemment pas là. Et l’aventure de Valgar semble partie pour durer (on l’espère vivement), tant les dangers et les obstacles sont nombreux. Le second album ne déroge pas à la règle et offre son florilège d’intrigues et de petites étoiles dans les yeux du lecteur.

Et le dessin de Mohamed Aouamri n’y est bien sûr pas étranger. Un trait incroyablement fin et fouillé, presque virtuose, qui donne énormément de dynamisme au découpage et au cadrage. Un travail exceptionnel. On a presque l’impression que les planches s’animent sous nos yeux.

S’il y a une saga à suivre, c’est bien celle de Valta qui offre des perspectives plus que réjouissantes !

Ballet de l’Opéra de Paris : Roland Petit – Notre-Dame de Paris

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© Jacques Moatti / Opéra national de Paris

Opéra Bastille du 30 juin au 16 juillet 2014

Une conception théâtrale du ballet et un sens aigu de la dramaturgie du chef d’œuvre de Victor Hugo, font de cette version avant-gardiste de Notre-Dame de Paris, créée en 1965, par Roland Petit pour l’Opéra de Paris et 90 danseurs, un spectacle total.

 [pull_quote_right]Un ballet aussi graphique que chorégraphique dont la reprise de cet obscur objet du désir résonne déjà aux airs de triomphe[/pull_quote_right]

Entre Maurice Jarre à la musique qui a composé une série de mouvements mélodiques et rythmiques à base de cuivres, de percussions, de guitares électriques, René Allio aux décors imposants mais stylisés dans le pur esprit hugolien et sa force noire, et Yves-Saint Laurent aux costumes éclatants et lignes structurées, chacun s’ancre avec force et sobriété dans cette fresque chorégraphiée par Roland Petit qui en imprime les tableaux essentiels.

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L’attroupement bigarré tout en mouvement du peuple de Paris avec leurs justaucorps colorés et l’histoire d’amour et de passion mortelle que tissent et composent par la seule expression de la danse, entre créativité et intensité, les 4 héros principaux aux destins impossibles.

L’éternelle amoureuse donc ensorceleuse Esméralda, le tendre mais complexé Quasimodo, le sombre Frollo tiraillé entre ses désirs et sa conscience, entre la chair et l’esprit, enfin le bel officier Phoebus au costume de superman d’inspiration Mondrian dont s’est éprise Esméralda et qui la conduira à sa perte.

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Stéphane Bullion est un Quasimodo poignant et déchirant dont la tendresse si émouvante transparait dans chacun de ses gestes et de ses mouvements empêchés, tandis qu’Esmeralda (Alice Renavand) virevolte avec une grâce et une légèreté féline. Le Frollo d’Audric Bezard a l’inquiétude mortifère du trouble qui l’habite et Florian Magnenet une candeur ravageuse.

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Un ballet aussi graphique que chorégraphique dont la reprise de cet obscur objet du désir résonne déjà aux airs de triomphe…

Elfes, tome 6 : une BD de Jean-Luc Istin et Kyko Duarte (Soleil)

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Date de sortie : 18 juin 2014
Auteurs : Jean-Luc Istin (scénario), Kyko Duarte (dessin) et Diogo Saito (couleurs)
Prix : 14,95 € (60 pages)

Elfes  est la première série-concept développée par les éditions Soleil, sous l’impulsion de Jean-Luc Istin et Nicolas Jarry. Après un premier cycle de 5 albums et autant de races d’Elfes (ou d’intrigues, ces albums étant indépendants les uns des autres), il est temps de poursuivre l’aventure dans ce même univers, avec un sixième tome qui signe le retour des Elfes bleus. Ces derniers avaient en effet ouvert la marche dans le tout premier album. Outre l’univers commun, cette belle série a donc bien une continuité d’un cycle à l’autre en fonction de la race. Voilà qui est bien trouvé.

Résumé de l’éditeur :

C’est dans la ville d’Aspen logée dans le froid du nord que commence cette histoire. Alors que les jours s’amenuisent et que les nuits s’allongent, quelque chose dont le régent d’Aspen ignore la nature s’est éveillé.
Lentement, il se distille dans l’air comme une sensation qui refroidit et raidit l’échine des plus braves.
On tue les hommes. On retrouve leurs cadavres aux lueurs de l’aube.
Étrangement, ce sont les plus solides guerriers qui trépassent en premier. Puis leurs cadavres disparaissent…
Les gens d’Aspen ont peur. Le régent implore l’aide d’Aamnon, le roi des Elfes bleus du Nord qui répond à sa requête.
Une mission est envoyée dans le Nordrenn, une enquête menée par Lanawyn et Turin…

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A l’instar du premier album, le scénario de cet album est signé Jean-Luc Istin (qui a décidément une grosse actualité). Une aventure qui part dans le grand nord pour secourir une ville fantôme assiégée par une force maléfique… C’est ainsi que le récit s’oriente peu à peu dans une sorte de chasse aux zombies (en réalité, ce sont plus les Elfes qui vont être chassés). Ce qui entraîne beaucoup d’action, rythmée à grande cadence. Un très bon divertissement en belle compagnie. L’écriture étant toujours limpide, malgré quelques coquilles présentes dans cette première édition.

Le dessin de Kyko Duarte  est pour sa part très fin et épuré. Un graphisme joliment mis en couleurs par Diogo Saito. Très agréable à contempler.

Ce second cycle d’Elfes commence très bien avec ce sixième album. A suivre !

Exposition Mémoires Vives à la Fondation Cartier pour l’art contemporain|Nouvel accrochage : Juillet-Août 2014 !

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 William Eggleston, Déserts de Californie, de l’Arizona et de l’Utah, 2000 (acq. 2000)

L’exposition Mémoires Vives se métamorphose pour l’été, à travers un nouvel accrochage qui s’articule principalement autour de la photographie.

Un domaine qui occupe une place majeure dans l’histoire de la Fondation Cartier depuis 30 ans, jalonne sa programmation et constitue un axe essentiel de sa collection. A travers les œuvres d’une trentaine de photographes, la sélection rend compte du regard éclectique de la Fondation Cartier sur cet art, de son ouverture à des pratiques et des géographies différentes, de sa curiosité pour des artistes qu’elle a été la première à faire découvrir en Europe.

La sculpture, la peinture, le cinéma et la vidéo sont également au rendez-vous.

Si In Bed, la monumentale femme allongée de Ron Mueck est toujours présente, éternellement plongée dans sa rêverie silencieuse, d’autres œuvres disparaissent pour laisser la place à un étonnant Sous-marin de Panamarenko, des sculptures de Jean-Michel Othoniel ou encore un chat guitariste d’Alain Séchas… L’image en mouvement est quant à elle toujours une étape essentielle du parcours de l’exposition, avec les neuf heures de programmation diffusées sur l’écran LED imaginé par David Lynch : ce mur d’images propose en continu les films, diaporamas et vidéos d’artistes issus de la collection de la Fondation Cartier ainsi que des extraits d’archives évoquant la mémoire de 30 ans de mécénat pour l’art contemporain.

Excalibur – Chroniques, tome 3 : une BD de Jean-Luc Istin et Alain Brion (Soleil)

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Date de sortie : 18 juin 2014
Auteurs : Jean-Luc Istin (scénario) et Alain Brion (dessin)
Prix : 13,95 € (48 pages)

Excalibur – Chroniques est une série dans l’univers des légendes arthuriennes (comme Merlin)créée par Jean-Luc Istin (Merlin, Les Contes du Korrigan, Les Druides, Le Sang du Dragon, Elfes, Hannibal Mériadec et les larmes d’Odin) et illustrée par Alain Brion (Les Insurgés d’Edaleth). Le troisième album – Luchar -nous amène à mi-chemin du premier cycle (qui comprendra donc six tomes) dans une nouvelle aventure pour Excalibur qui va être retirée de sa pierre…

Résumé de l’éditeur :

Merlin est un druide dont la magie est sur le déclin. Alors qu’il ne voyait plus l’avenir, l’épreuve de sa captivité semble lui redonner des forces.
Morgane grandit… Espiègle et rebelle, elle cherche dans le passé l’explication de son avenir. Elle est une pièce maîtresse pour qui souhaiterait régner. Et justement, Cernunnos, ce Dieu ancien veut régner sur l’île. Mais il n’est pas le seul, plus au sud, les chefs bretons se disputent l’épée quitte pour cela à ce que le sang coule.
Urien dont la grandeur d’âme risque de se perdre pour l’amour d’une femme mariée, mais aussi Lochar, cette brute sanguinaire dont le fils n’est qu’un pervers psychotique.
Et Viviane, la dame d’Avalon qui concourt au nom d’un enfant de 6 mois prénommé Arthur…

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Depuis le premier volet, le scénario de Jean-Luc Istin est écrit d’une (très) belle plume : celle d’un amoureux de légendes celtiques. Il nous fait vivre une véritable épopée dans Excalibur – Chroniques en principale compagnie de Merlin et de sa bien aimée Viviane, couple de sorciers qui enchante le lecteur. Le récit avance à grands pas, une nouvelle génération apparaissant presque à chaque album (quand d’autres disparaissent…), avec un fil conducteur qui tient en haleine : trouver le haut roi breton, celui qui portera l’épée sacrée.  Le troisième album réserve à cet égard bien des surprises, pour notre plus grand plaisir, même si Merlin est une fois encore mis à l’épreuve… Une tension qui presse la lecture et ne lâche jamais prise. On ne peut que s’en délecter.

Le dessin d’Alain Brion est quant à lui très original car entièrement en couleurs directes, sans encrage préalable. Si bien que les contours des personnages sont presqu’indécelables. C’est troublant mais tellement bien réalisé ! 

Au final ce troisième volet ne déçoit pas. Excalibur – Chroniques mériterait un succès au moins aussi grand que Merlin.

Vidéo – Langouste Mobile, Sablier Mobile ou Virgin Mobile : faites votre choix ! (#ads)

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Virgin Mobile sort une nouvelle campagne, toujours sur un ton drôle et décalé, avec deux vidéos comparant son offre avec deux opérateurs imaginaires : Langouste Mobile et Sablier Mobile. Le premier vous garantit un smartphone doué d’une intelligence à se pincer très fort, et le second a pour crédo N’attendez plus pour perdre du temps !. Une façon originale de vanter les mérites de Virgin Mobile, qui est poussée jusqu’à la mise en place de deux sites dédiés aux marques créées pour l’occasion : vous pouvez ainsi vous rendre sur http://sabliermobile.fr/ ou sur http://langoustemobile.fr pour découvrir les univers loufoques de ces deux opérateurs factices.

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Vous pourrez en effet vous amuser avec la possibilité de personnaliser la coque de votre langouste, vendue avec ses bigornAudio et son AquaDock, ou encore lire les conseils de Sablier Mobile, que l’on peut recharger chez soi (avec un sac de sable) et que l’on peut retourner à n’importe quel instant si le chargement est trop rapide…

Et voici les vidéos en question :

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