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Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg : Dario Argento au programme !

Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg
Affiche du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg 2016

Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg : Dario Argento au programme !

Le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg accueillera pour sa 9e édition, le maître du giallo, Dario Argento pour une rétrospective et une master class animée par Jean-François Rauger.

Vous pourrez également y voir William Lustig (Maniac) ainsi que John Ajvide Lindqvist (auteur de Morse), Veronika Franz (réalisatrice de Goodnight Mommy) et Brontis Jodorowski à qui a été confiée la lourde tâche de décerner l’Octupus d’or et le Méliès d’argent.

Le festival fera également comme à son habitude la part belle aux nouvelles productions avec une sélection des dernières pépites du genre venues du monde entier. Vous trouverez l’intégralité des sélections ci-après.

Les événements habituels du festival seront aussi au rendez-vous avec la traditionnelle Zombie Walk (annulée pour des raisons de sécurité – voir EDIT ci-dessous), la projection en plein air devant la cathédrale de Strasbourg de Jurassic Park ainsi que la projection des Dents de la mer aux bains municipaux de style art déco.

Pour la quatrième année, le festival organisera une compétition internationale pour les développeurs de jeux vidéo indépendants, l’Indie Game Contest, ainsi qu’une sélection d’expériences en Réalité Virtuelle.

Bref, un joli programme que vous pourrez suivre à Strasbourg du 16 au 25 septembre 2016.

[EDIT] : Pour des mesures de sécurité, la Zombie Walk est remplacée par un apéro (place de l’université)
Voici le programme:
– de 14h à 15h : une session maquillage par les étudiants de l’école Candice Mack et la fanfare El INSA Banda
– de 15h à 16h30 : élection de Ms et Mr Zombie et dj set.
– de 17h à 18h : concert de The One Armed Man, quatuor alsacien grand gagnant du tremplin Sound of the Dead. Un subtil mélange de Blues, Rock et Stoner qui fera planer la horde en transe.
– de 18h à 19h : dj set.
Durant toute l’après-midi, des animations et le coin buvette/snack pour les affamés…

Les sélections : 

COMPÉTITION FANTASTIQUE

Under The Shadow de Babak Anvari avec Narges Rashidi, Bobby Naderi, Arash Marandi (Britannique/Jordanie/Qatarie)
Transfiguration de Michael O’Shea avec Eric Ruffin, Chloe Levine, Aaron Moten (États-Unis)
I am not a serial killer de Billy O’Brien avec Christopher Lloyd, Laura Fraser, Max Records (Irlande)
Shelley de Ali Abbasi avec Ellen Dorrit Petersen, Cosmina Stratan, Björn Andrésen (Danemark)
Grave de Julia Ducournau avec Garance Marillier, Ella Rumpf, Rabah Naït Oufella (France/Belgique)
Another Evil de Carson D. Mell avec Dan Bakkedahl, Beck DeRobertis, Dax Flame (États-Unis)
The Love Witch de Anna Biller avec Samantha Robinson, Gian Keys, Laura Waddell (États-Unis)
Jeeg Robot de Gabriele Mainetti avec Claudio Santamaria, Luca Marinelli, Ilenia Pastorelli (Italie)
K-Shop de Dan Pringle avec Ewen MacIntosh, Reece Noi, Lucinda Rhodes Thakrar (UK)
The Open de Marc Lahore avec James Northcote, Maia Levasseur-Costil, Pierre Benoist (France/Belgique)
PET de Carles Torrens avec Dominic Monaghan, Ksenia Solo, Jennette McCurdy (États-Unis/Espagne)
Seoul Station de Sang-ho Yeon avec Seung-ryong Ryu, Joon Lee, Eun-kyung Shim (Corée)

COMPÉTITION CROSSOVERS

Psycho Raman de Anurag Kashyap avec Nawazuddin Siddiqui, Sobhita Dhulipala, Vicky Kaushal (Indien)
Opération Avalanche de Matthew Johnson avec Matthew Johnson, Krista Madison, Samantha Michelle (États-Unis /Canada)
Outlaws and Angels de J.T. Mollner avec Chad Michael Murray, Francesca Eastwood, Teri Polo, Luke Wilson (États-Unis)
Creative Control de Benjamin Dickinson avec Benjamin Dickinson, Dan Gill, Alexia Rasmussen (Etats-Unis)
Detour de Christopher Smith avec Tye Sheridan, Stephen Moyer, Bel Powley (États-Unis)
Dogs de Bogdan Mirică avec Dragos Bucur, Vlad Ivanov, Costel Cascaval (Roumanie/France)
Trash Fire de Richard Bates Jr. avec Adrian Grenier, Angela Trimbur, AnnaLynne McCord (États-Unis)

MIDNIGHT MOVIES

31 de Rob Zombie avec Sheri Moon Zombie, Malcolm McDowell, Elizabeth Daily (États-Unis )
The Greasy Strangler de Jim Hosking avec Michael St. Michaels, Sky Elobar, Elizabeth De Razzo (États-Unis)
We are the flesh (Tenemos la carne) de Emiliano Rocha Minter avec María Cid, María Evoli, Diego Gamaliel (Mexique)
Holidays de Anthony Scott Burns, Kevin Kolsch, Dennis Widmyer, Nicholas McCarthy, Adam Egypt Mortimer, Gary Shore, Kevin Smith, Sarah Adina Smith, Scott Stewart avec Harley Quinn Smith, Kevin Smith, Lorenza Izzo (Etats-Unis)
Ballad in blood de Ruggero Deodato avec Narges Rashidi, Bobby Naderi, Arash Marandi (Italie)
Miruthan de Shakti Soundar Rajan avec Jeyam Ravi, Lakshmi Menon, Kaali Venkat (Inde)
Yoga Hosers de Kevin Smith avec Genesis Rodriguez, Lily Rose Depp, Harley Quinn Smith (États-Unis)
Terra Formars de Takashi Miike avec Rinko Kikuchi, Rila Fukushima, Kane Kosugi (Japon)

RÉTROSPECTIVE M FOR MURDER

Comme chaque année, le FEFFS remet au goût du jour des classiques du cinéma de genre lors de rétrospectives à thématique. Cette année, le festival explorera la figure du tueur en série à travers une sélection de films emblématiques traversant l’histoire du cinéma.

Du mètre étalon de Fritz Lang, M le Maudit, en passant par la délicieuse comédie noire Noblesse oblige, réalisée aux studios d’Ealing par le britannique Robert Hamer avec un Alec Guiness qui endosse huit rôles différents, jusqu’à des films plus sombres tels que L’Etrangleur de Boston avec un Tony Curtis à contre emploi dans un film à la mise en scène novatrice de Richard Fleischer qui s’essaye au split screen, ou encore Cruising de William Friedkin avec Al Pacino dans un de ses rôles les plus marquant.

M le Maudit de Fritz Lang avec Peter Lorre, Ellen Widmann, Inge Landgut (1932)
Noblesse Oblige de Robert Hamer avec Dennis Price, Valerie Hobson, Alec Guinness (1949)
L’Étrangleur de Boston de Richard Fleischer avec Tony Curtis, Henry Fonda, George Kennedy (1968)
Cruising de William Friedkin avec Al Pacino, Paul Sorvino, Karen Allen (1980)
Maniac de William Lustig avec Joe Spinell, Caroline Munro, Abigail Clayton (1980)
Schizophrenia de Gerald Kargl avec Erwin Leder, Silvia Rabenreither (1983)
Henry portrait d’un tueur en série de John McNaughton avec Michael Rooker, Tom Towles, Tracy Arnold (1986)
Manhunter de Michael Mann avec William Petersen, Kim Greist, Joan Allen (1986)
Carmin profond de Arturo Ripstein avec Regina Orozco, Daniel Gimenez Cacho, Marisa Paredes (1996)

Stranger Things : voyage horrifico-hypnotique au coeur de l’âge pop

Stranger Things
Stranger Things, saison 1 – photo : Millie Bobby Brown © Netflix

Stranger Things : voyage horrifico-hypnotique au coeur de l’âge pop

Nouvelle série Netflix, Stranger Things déploie un pouvoir hypnotique insoupçonné en parvenant à faire de nos vieux souvenirs des années 80 une intrigue fantastique quasi-irrésistible. Créée par Matt et Ross Duffer (scénario et réalisation), Stranger Things  opère un retour nostalgique vers les clés de la pop culture, en usant de ses codes jusqu’à la trame.

Les années 80’s : berceau de la geekerie

Choisie soigneusement, l’époque nous plonge immédiatement dans le bain des années 80. Celles de tous les possibles pour les trentenaires et quarantenaires actuels (soit le coeur de cible des abonnés Netflix). Une flopée de souvenirs réveillés pour une fête cinéphile de huit épisodes durant une première saison haletante. Dans un petit bled de l’Indiana, quatre jeunes garçons d’une dizaine d’années ne vivent que pour Donjons & Dragons, le jeu de rôle façon heroic fantasy. En rentrant chez lui après une partie de 10 heures, l’un d’eux disparaît mystérieusement. Sa famille et ses amis vont tout faire pour tenter de le retrouver.

Une série noire va alors s’abattre sur le petit village après une seconde disparition inquiétante, suivie du meurtre du patron du fast food local… Tandis que les trois jeunes geeks cherchent à tout prix leur copain disparu, la police piétine et la mère de l’enfant devient totalement folle…. Elle dit qu’elle entend son fils dans le mur de sa maison. A l’autre bout de la ville, une petite fille échappée d’un centre d’expérimentations secrètes fait son apparition. Et un étrange monstre se met à roder dans les bois. Loi d’être la fin, c’est le début du commencement.

Les enfants rois

Les intrigues se multiplient comme sur un plateau géant du célèbre jeu de rôle. Innervé de nombreux clins d’oeil aux années 80 – de la sortie de Star Wars sur les écrans à la télékinésie en passant par les décors et, notamment, ces vieux vélos à l’américaine pour enfants qui avaient de très larges des selles – le scénario appâte le spectateur avec une ambiance ultra-référencée patinée de nostalgie à outrance (et ça marche). C’est d’autant plus vrai que dans la série, les adultes sont tous passés au second plan. Dans Strangers Things, seuls les enfants semblent détenir la clé et auront voix au chapitre final.

Un voyage dans le temps qui cultive adroitement le fantasme de l’enfant roi tout en faisant émerger un genre hybride, entre le film d’horreur et l’enquête policière. Bref, Strangers Things réussit à innover là où le cinéma est au point mort.

Un casting digne des plus grands

Point de grande figure connue dans Stranger Things. Et pourtant quelques visages nous parlent comme celui du Chérif interprété par David Harbour (Suicide Squad, Strictly Criminal…) ou encore l’excellente maman en détresse jouée par Winona Ryder (Experimenter). Mais l’alchimie qui semble régner entre le quatuor d’enfants est de loin le meilleur atout de la série. Le directeur de casting a fait un grand travail en réunissant sur un même plateau tant de talents méconnus. Chapeau.

A l’instar du casting, la BO est elle aussi remarquable, faisant la part belle aux sonorités électro sans doute largement inspirées des synthés des années 80.

Un dénouement trop net

Comme dans toute bonne série, le dénouement a son importance et on regrette déjà quand vient l’heure d’éteindre la télé. La douleur est ici un peu particulière puisque malgré une tentative d’ouverture sur la saison 2, on sent que la boucle est bouclée. Mais quand on en vient à regretter une fin trop nette, c’est qu’on s’est vraiment régalé avec les épisodes de la saison écoulée.

Même si on sent bien que les monstres referont leur apparition dans une saison prochaine, la découverte de Stranger Things, c’est une bonne dose de plaisir à savourer précieusement comme une première fois. Il n’y a jamais de seconde chance…

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Stranger ThingsA Hawkins, en 1983 dans l’Indiana. Lorsque Will Byers disparaît de son domicile, ses amis se lancent dans une recherche semée d’embûches pour le retrouver. Dans leur quête de réponses, les garçons rencontrent une étrange jeune fille en fuite. Les garçons se lient d’amitié avec la demoiselle tatouée du chiffre « 11 » sur son poignet et au crâne rasé et découvrent petit à petit les détails sur son inquiétante situation. Elle est peut-être la clé de tous les mystères qui se cachent dans cette petite ville en apparence tranquille…

 

Première diffusion : juillet 2016
Durée : 10 épisodes de 59 minutes
Réalisateurs : Matt Duffer, Ross Duffer
Avec : Chris Sullivan, Gordon Dillard Jr., Hugh B. Holub, Winona Ryder, Millie Bobby Brown, Finn Wolfhard, Caleb McLaughlin, Gaten Matarazzo, Noah Schnapp
Genre : Fantastique
Acheter : sur Amazon

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Ariana Grande & Nicki Minaj duo de choc en live dans Side to Side (vidéo)

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Ariana Grande et Nicki Minaj interprètent Side to Side aux MTV Video Music Awards 2016

Ariana Grande et Nicki Minaj : duo de choc en live dans Side to Side (vidéo)

Ariana Grande et Nicki Minaj ont enfilé leurs petites tenues pour les MTV Video Music Awards 2016 à New York. C’est depuis le Madison Square Garden que les deux stars ont interprété leur duo Side to Side en live. Une performance parfois approximative mais cela s’explique notamment parce que la chanson est censée se dérouler dans une salle de fitness / musculation.

Ariana Grande ouvre la marche avec un levé de rideau sur une dizaine de vélos elliptiques. La chorégraphie tente d’intégrer au mieux les vélos, ce qui oblige la chanteuse à pédaler et à faire quelques acrobaties sur la selle de sa machine (on la sent un peu essoufflée).

Ariana Grande et Nicki Minaj : l’union fait la force

Lorsque Nicki Minaj rejoint Ariana Grande, tout va beaucoup mieux. La rappeuse aux hanches démesurées ajoute sa petite touche pour apporter le peps qu’il faut à Side to Side, avant un final qui joue la provocation… Vous êtes prévenus !

Les blockbusters les plus attendus de l’automne

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Les blockbusters les plus attendus de l’automne

Tandis que les records de fréquentation des salles obscures sont battus chaque année, l’essor des films tiré des univers comics a inauguré une nouvelle ère de superproductions regorgeant de scènes d’action tout en recherchant une certaine qualité scénaristique pour satisfaire les fans. Le nombre croissant de séries télévisées de grand standing a obligé Hollywood à intensifier ses efforts.

Nous ne sommes qu’à un peu plus de la moitié de l’année et nous avons déjà pu voir cinq films entrer dans le top 50 des productions les plus rentables de tous les temps. Jetons un coup d’œil aux mois à venir pour cette année 2016, avec les films à ne pas manquer cet automne.

Assassin’s Creed

Historiquement, les films tirés de jeux vidéo ne fonctionnent pas très bien. La plupart du temps, personne n’est véritablement séduit, ni les fans de l’œuvre originale sur laquelle le film se base, qui ont le sentiment que leur jeu favori a été utilisé pour un résultat médiocre et peu fidèle, ni les cinéphiles, qui ne sont pas familiers avec le jeu et ont tendance à ressortir du film un peu confus.

Assassin’s Creed vise à être différent. Tiré du jeu vidéo populaire, il se présente avec un casting exceptionnel dirigé par Michael Fassbender (X-Men, Hunger, Steve Jobs), dont Jeremy Irons (Le Roi Lion, Batman vs Superman) et Brendan Gleeson (Bons Baisers de Bruges, Calvary) dans les rôles principaux.

Le film se déroule dans un futur lointain, le personnage joué par Fassbender, Callum Lynch, ayant la faculté de réanimer les souvenirs de ses ancêtres au moyen de la technologie Animus. Il s’agit ici de son ancêtre Aguilar de Nerha, un assassin notoire.

Jack Reacher : Never Go Back

Le film d’action thriller de 2012 Jack Reacher avec Tom Cruise (Mission: Impossible, Vanilla Sky) a été un succès critique inattendu qui a généré suffisamment d’entrées pour qu’une suite lui soit consacrée, dans laquelle Tom Cruise reprend son rôle.

Le héros éponyme Jack Reacher est un ancien membre de la Police Militaire qui est un véritable dur à cuire, pour dire les choses simplement. Il est à présent retraité et passe son temps à sillonner les routes des États-Unis, avec des petits boulots de ci et de là, souvent à enquêter sur des événements étranges et parfois dangereux. Le personnage fut créé par le romancier Lee Child.

Le premier film débordait de scènes d’action, parmi lesquelles une poursuite de voitures plutôt haletante (et dans laquelle Tom Cruise réalisa lui-même ses cascades). Cette suite semble également en mesure d’apporter son lot d’action et de suspens.

Les Sept Mercenaires

De nombreux sceptiques, dont nous faisons partie, disent que nous vivons une époque de remakes. Ce film en est un de plus. Réalisé par Antoine Fuqua (Training Day), Les Sept Mercenaires est un remake du classique de 1960, qui lui-même était déjà un remake du film japonais de 1954 Seven Samurai.

L’acteur Denzel Washington (Training Day, Man on Fire), primé aux Oscars, Chris Pratt (Jurassic World, Les Gardiens de la Galaxie) et Ethan Hawke (Gattaca, Boyhood) sont à la tête des sept hors-la-loi enrôlés afin de venir en aide à la petite ville de Rose Krick.

Pour la petite info, le film original, au casting de rêve dans lequel figure Steve McQueen (La Grande Évasion, Le Kid de Cincinnati) et Charles Bronson (La Grande Évasion, Un Justicier dans la Ville), est conservé dans le National Film Registry Américain par la Bibliothèque du Congrès.

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Les Sept Mercenaires

Jason Bourne

Techniquement parlant, ce film est déjà sorti. Stanislas Claude en a donné un avis mitigé. Mais Jason Bourne fonctionne tellement bien au box-office qu’il devrait rester dans les salles pendant une bonne partie de l’automne. Le film a été tourné à Las Vegas et nous fait ainsi visiter certains des casinos les plus emblématiques au monde. Les célèbres casinos de Las Vegas sont des lieux que tout joueur digne de ce nom a déjà visités, ou rêve de visiter tout en jouant aux jeux de casino en ligne à la maison.

Le cinquième film de la série est la suite du film La Vengeance dans la Peau. Il nous offre tout ce que nous sommes en droit d’attendre de la part du réalisateur : une histoire certes, pas toujours passionnante, mais des acteurs toujours agréables à regarder, parmi lesquels Julia Stiles et Tommy Lee Jones, et évidemment Matt Damon dans le rôle titre. Bien sûr, vous pouvez vous attendre aux scènes d’action et aux poursuites.

Les Animaux Fantastiques

Longuement anticipé, le monde de la sorcellerie de JK Rowling est revisité pour notre plus grand plaisir avec Les Animaux Fantastiques. Avec l’acteur primé aux Oscars Eddie Redmayne (The Danish Girl, Une Merveilleuse Histoire du Temps) dans le rôle de Newt Scamander.

Contrairement aux films précédents qui se déroulent dans le monde d’Harry Potter, ce film présente deux différences majeures : les événements qu’il décrit ont lieu en 1926, et il nous offre pour la première fois un regard sur le monde de la sorcellerie aux États-Unis. Le film suit les aventures de Scamander tandis qu’il cherche à récupérer un groupe de créatures magiques et dangereuses qui se sont échappées et errent dans la ville de New York.

Le livre de 2001 duquel le film est tiré et qui fut écrit par JK Rowling sous le pseudonyme de Scamander n’est apparemment pas un ouvrage romanesque, mais plutôt une sorte de documentaire sur les diverses créatures magiques rencontrées dans l’univers d’Harry Potter.

Les Animaux Fantastiques
Les Animaux Fantastiques

Rogue One : A Star Wars Story

En Décembre 2015, la franchise Star Wars a effectué un retour triomphal sur les grands écrans et pour la première fois en tant que production Disney, Star Wars : Le Réveil de la Force a pris d’assaut le box-office pour devenir le troisième film de tous les temps quant aux recettes générées.

À présent, ce prequel nous offre un retour en arrière, à l’époque des films originaux. Rogue One : A Star Wars Story se déroule avant les événements de Star Wars : Un Nouvel Espoir, en 1977, et raconte la manière avec laquelle l’alliance rebelle est parvenue à découvrir L’Étoile de la Mort et à voler ses schémas.

Felicity Jones (À La Folie, Une Merveilleuse Histoire du Temps) joue le rôle de Jyn Erso aux côtés de la superstar du cinéma en Chine Donnie Yen (Ip Man) et de Mads Mikkelsen (Casino Royale, Doctor Strange). Les fans de Star Wars semblent très enthousiastes à l’idée de voir une approche plus moderne prendre le pas sur l’ère classique de Star Wars, avec un film dans lequel apparaît l’imposant et terrifiant Dark Vador.

Michel Butor est mort, et si on lisait Hugo ? (éd. Buchet Chastel)

Michel Butor mort
Michel Butor copyright Pierre Albouy

Michel Butor est mort, et si on lisait Hugo ? (éd. Buchet Chastel) 

Ce sont ses mots issus d’une œuvre pléthorique mais aussi ceux des autres qui resteront de son passage sur terre. Ainsi, dans le dernier livre que Michel Butor a signé, il s’efface devant plus grand. Hugo (éd. Buchet Chastel) est une anthologie du célèbre poète aux plus de cent mille vers. De ce monstre sacré, il a fouillé les tiroirs pour nous faire découvrir quelques morceaux moins connus de son talent, de ses poèmes, de ses romans…  

Michel Butor est un aventurier littéraire qui, toute sa vie d’écrivain, n’a cessé d’expérimenter. Chaque œuvre doit être unique et aucune ne doit ressembler à la suivante. En 1957, il publie un roman étonnant, un monologue intérieur entièrement écrit à la deuxième personne du pluriel, La modification. L’histoire est anodine : un homme part à Rome retrouver sa maîtresse pour lui proposer une situation à Paris mais, pendant les vingt-deux heures de trajet en train qui constituent l’essentiel du livre, sa décision va peu à peu s’inverser. L’intrigue est sommaire voire inexistante mais le résultat est excellent. Son travail paye : il reçoit le Prix Renaudot.

Michel Butor : une passion masochiste

Très vite cependant, il se détourne du genre roman trop « étroit », il a besoin de plus de liberté. Poèmes, essais, livres-objets, récits de rêves et de voyages, écrits sur la peinture… il aura tout essayé, tout inventé jusqu’aux limites de son art.

Et même lui n’en revient pas : « Je suis étonné de ce que j’ai écrit » confesse-t-il récemment. Etonné de toutes les formes que son style a su adopter mais aussi de la densité de sa production alors qu’il a « beaucoup de mal à écrire », de son propre aveu. Mais alors, pourquoi a-t-il embrassé cette carrière ? Parce qu’écrire était une « passion un peu masochiste » et que sans elle, sa vie aurait été bien terne.

Sur ce qui s’édifie et ce qui se détruit, 
Laissons rouler du temps, du gouffre et de la nuit
(Extrait de l’anthologie de Michel Butor sur Victor Hugo)

A 89 ans d’une vie professorale et littéraire, il s’est éteint et assurément, il n’aura pas eu le temps de s’ennuyer.  Grand voyageur, il a connu la Suisse, l’Egypte, les Etats-Unis, l’Australie, le Mexique et tant d’autres pays. Grand travailleur, ses publications se comptent par centaines. Grand homme, oscillant entre l’espoir et le pessimisme, il écrivait pour changer la vie car il trouvait qu’elle n’était pas si belle, que les choses n’allaient pas si bien. A nous peut-être de prendre le relai. En le lisant, en écrivant bref en faisant. Michel Butor n’est pas mort… Et si l’on commençait par son dernier livre, Hugo.

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Victor Hugo Michel Butor

Michel Butor a fouillé, remué les vieux cartons du grenier hugolien qui regorge de surprises, livrant au lecteur de longs extraits, souvent inattendus, et même quelques dessins.

« Il en fait trop : non seulement le théâtre, mais le roman, non seulement les invectives, mais les chansons, les petites épopées, mais le promontoire du songe ; non seulement la littérature mais le dessin. Il finira par nous prendre toute la place ! »

Dans la vie d’un lecteur, certains auteurs occupent une place à part : lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient. La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains contemporains à partager leur admiration pour un classique, dont la lecture a particulièrement compté pour eux.

Date de parution : le 3 mars 2016
Auteur : Michel Butor
Editeur : Buchet/Chastel
Prix : 12 € (208 pages)
Acheter sur : Amazon

Vidéo : première rentrée de On n’est pas couché pour Vanessa Burggraf

On n'est pas couché
On n’est pas couché, émission du 27 août 2016

Vidéo : première rentrée de On n’est pas couché pour Vanessa Burggraf

C’est la rentrée pour l’émission On n’est pas couché de Laurent Ruquier. Une formule légèrement revue et corrigée par l’animateur qui ne a fait disparaitre son flop 10 au profit d’une séquence qui s’attarde sur quelques points de l’actualité. Une forme d’éditorial plus posé. C’est par ailleurs Vanessa Burggraf qui prend la relève de Léa Salamé au côté de Yann Moix.

Après dix ans sur France 24, la journaliste Vanessa Burggraf fait une entrée discrète sur le plateau de l’émission face à aux invités NKM, François Berléand et Constance Dolle, Antonin André et Karim Rissouli, Pierre Deladonchamps et Claudio Capéo.

Vous pouvez revoir l’intégralité de l’émission du 27 août 2016 ci-dessous :

Vidéo : des retraités testent le porno en réalité virtuelle

porno
vidéo insolite : des retraités testent le porno en réalité virtuelle

Vidéo : des retraités testent le porno en réalité virtuelle

Ce groupe de retraités est à la pointe de la technologie (et du porno) ! Et pour cause, ils se retrouvent à tester une expérience immersive affublés d’un casque de réalité virtuelle… pour faire les montagnes russes. Mais il ne s’agit pas de faire un tour de manège bien au contraire ! Vous le verrez, les réactions des uns et des autres tantôt font rire tantôt déclenchent un certain malaise (il y en a un qui est vraiment à fond !).

Une drôle de séquence qui a tout de même rassemblé plus de 9,3 millions de vues sur youtube.

Maybe Someday, une romance captivante de Colleen Hoover (Roman)

Colleen Hoover
Colleen Hoover

Maybe Someday, une romance captivante de Colleen Hoover (Roman)

Colleen Hoover est l’auteure de nombreux romans qui connaissent un grand succès, comme Hopeless, Confess, It Ends With Us, November 9, la série Slammed et encore Maybe Someday.

Maybe Someday est une romance poignante, la plume de l’auteure est parfaitement maîtrisée et chacun des mots est choisi à la perfection. Dès les premières lignes, Colleen Hoover tisse une connexion hors du commun entre Ridge et Sydney, les deux personnages principaux. Alors que Ridge passe son temps à composer des musiques sur son balcon, Sydney en imagine les paroles. Quand Sydney est forcée de déménager, elle emménage chez son voisin, Ridge.

La musique : entre refuge & partage

Les personnages de Colleen Hoover ont tous une histoire et une particularité. Sydney vient d’être trahie par les deux personnes qui comptaient le plus pour elle et ne fait plus confiance à personne. Elle se réfugie dans la musique avec Ridge. La surdité de Ridge aurait pu être un obstacle à leur entente, mais bien au contraire. Ils trouvent ainsi d’autres moyens de communication, comme la musique.

Les paroles des chansons qu’ils écrivent évoluent en même temps que leur relation, passant de Something à Let It Begin, en passant par Maybe Someday. À travers les paroles qu’ils écrivent chacun à leur tour, ils s’avouent ce qu’ils n’ont pas le courage de faire à voix haute.

Le dilemme du double amour 

Ridge est un personnage à deux facettes. L’une, qu’il essaye à tout prix de cacher aux autres et à lui même, celle où il se laisse aller à l’écriture avec Sydney. L’autre, ce sont ses sentiments pour Maggie, sa petite-amie de longue date qu’il aime profondément. L’auteure traite alors du double coup de foudre. Comment est-il possible d’aimer autant deux personnes ? Et surtout, pour Ridge, que faire ? Doit-il cacher ses sentiments pour Sydney et la perdre ou tout avouer à Maggie et risquer de les perdre toutes les deux ?

Colleen Hoover apporte une touche de fraîcheur avec deux autres personnages, les colocataires de Ridge, et de Sydney : Warren et Bridget. Warren s’immisce constamment entre les deux personnages principaux, et rend les chapitres plus drôles.

Pour résumer, Colleen Hoover a écrit une romance comme on aimerait en lire plus souvent, avec des personnages charismatiques et amusants, passionnants et passionnés.

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Maybe SomedayQuand l’amour en dit davantage que la plus belle des chansons… À 22 ans, Sydney a tout pour être heureuse : des études passionnantes, le mec parfait, Hunter, et un superbe appartement en coloc avec sa meilleure amie Tori. Jusqu’au jour où elle apprend que ces deux êtres qui lui sont le plus chers lui cachent un secret impardonnable… Sydney décide alors de tout plaquer. Elle se rapproche de plus en plus de Ridge, son mystérieux voisin. Elle vibre lorsqu’il lui joue ses magnifiques mélodies à la guitare sur son balcon. Mais chacun a ses secrets, et Sydney va découvrir ceux de Ridge à ses dépens. Ensemble, ils vont comprendre que les sentiments qu’ils partagent ne leur laissent pas le choix dans leurs décisions. 

Date de parution : le 7 mai 2015
Auteur : Colleen Hoover
Editeur : Hugo Roman
Prix : 17 €
Acheter sur : Amazon

L’amour dans tous ses états par les comédiens du Théâtre du Tourtour

L'amour dans tous ses états par les comédiens du Théâtre du Tourtour
photo DR

L’amour dans tous ses états par les comédiens du Théâtre du Tourtour

Nous vous recommandons “L’amour non plus” le nouveau spectacle de l’Atelier Théâtre du Tourtour qui sera présenté du 14 au 18 septembre au théâtre de Menilmontant et d’après “La Réunification des deux Corées”, de Joël Pommerat.

La Réunification des deux Corées, grand succès public et critique, présentait autour de l’amour : rêvé, vécu, décu, une suite d’épisodes sous forme de petits fragments fictionnels, à l’instar de nouvelles.

Où la rencontre de l’autre dans sa singularité, sa complexité, sa drôlerie, s’explore et se révèle à l’abri de cet autre si différent de ce que l’on attendait, espérait, croyait.

C’est donc à partir de ce matériau réaliste et humoristique où la quête amoureuse juxtapose des situations, des éclats singuliers que les comédiens de l’Atelier Théâtre du Tourtour (Chantal Beret,  Jean-Louis Besnard, Annie Bessières, Élisabeth Birot, Muriel Chemla, Sophie Combes, Gilles CondéRoxanne Giovannelli, Achel Hadas-Lebel, Cyril Le Boiteux, Mireille Mimoun, Françoise Tardrew, Grégory Thiéblin) interprèteront librement le texte de Joël Pommerat, dans une mise en scène d’Hervé Masnyou.

Situations cocasses, dures, tendres ou encore fantasmagoriques, chacun reconnaîtra des moments vécus, retrouvera peut-être des souvenirs oubliés. Des moments de vie, des moments d’amour ou de non-amour.

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Dates : du 14 au 18 septembre 2016 l Lieu Théâtre Ménilmontant (Paris)
Metteur en scène : Hervé Masnyou

Planétarium : Lily-Rose Depp et Natalie Portman se dévoilent dans la BA

Planétarium
Planétarium : Photo – Lily-Rose Depp, Natalie Portman © Jaïr Sfez / Les films Velvet

Planétarium : Lily-Rose Depp et Natalie Portman se dévoilent dans la BA

Réalisé et co-scénarisé par Rebecca Zlotowski une française méconnue qui signe son troisième film (après Grand Central et Belle épine), Planétarium se pare d’un certain strass hollywoodien avec un casting quatre étoiles. Natalie Portman prend la fille de Johnny Depp et de Vanessa Paradis sous son aile pour jouer les mediums et s’embarquer dans une aventure aux accents dramatiques au coeur des années 30.

Lily-Rose Depp en haut de l’affiche

Lily-Rose Depp en est déjà à son quatrième film avec Planétarium ! Certes, elle n’a joué qu’un rôle secondaire dans Tusk au côté de son père, mais elle est aussi à l’affiche de La Danseuse (en salle le 28 septembre) ou encore de Yoga Hosers. La jeune actrice de 17 ans enchaine déjà les projets alors que tous l’attendent au tournant. Bientôt aussi incontournable qu’une Natalie Portman ? L’avenir nous le dira !

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PlanétariumParis, fin des années 30.
Kate et Laura Barlow, deux jeunes mediums américaines, finissent leur tournée mondiale. Fasciné par leur don, un célèbre producteur de cinéma, André Korben, les engage pour tourner dans un film follement ambitieux. Prise dans le tourbillon du cinéma, des expérimentations et des sentiments, cette nouvelle famille ne voit pas ce que l’Europe s’apprête à vivre.

Sortie : le 16 novembre 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Rebecca Zlotowski
Avec :  Natalie Portman, Lily-Rose Depp, Emmanuel Salinger et Louis Garrel

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L’économie du couple ou la rupture au scalpel

L'économie du couple
L’économie du couple, film de Joachim Lafosse, Copyright Fabrizio Maltese

L’économie du couple ou la rupture au scalpel

L’économie du couple est un grand film pudique sur la douleur de la séparation. Loin des poncifs habituels du cinéma français trop souvent mâtinés d’adultère et d’hédonisme gratuits, le film de Joachim Lafosse ose le huit clos sans artifices.

Un couple cohabite tant bien que mal dans ce qui était auparavant leur domicile conjugal. Parents de deux charmantes petites filles mais confrontés à des difficultés financières, Boris et Marie ne parviennent pas à finaliser leur séparation. La disparition du sentiment amoureux laisse un trou béant que l’obligatoire promiscuité empêche de combler. Boris devrait chercher un nouveau logement mais il n’a pas assez d’argent et n’arrive pas à se mettre d’accord avec Marie sur la part de reversement qu’il estime juste et équitable. Campant tous deux sur leurs positions, le couple accumule tensions et frustrations sous le regard impuissant et désemparé de leurs filles.

Un cinéma théâtral servi par un épatant duo d’acteurs 

Joachim Lafosse réussit le tour de force de tenir en haleine tout le film durant sans (presque) jamais sortir du modeste domicile. De la cuisine à la chambre en passant par la terrasse et le salon, il filme un quotidien certes lambda mais jamais apaisé. En mode théâtre filmé, il utilise ses deux magnifiques acteurs pour porter une intrigue finement mise en scène.

Cédric Kahn et Bérénice Béjo sont épatants en ex-complices qui se querellent en toute bonne foi. Sans jamais mettre de mots sur les raisons objectives de leur désamour, ils accumulent les pistes jusqu’à ce que l’évidence se fasse jour. Il y a une multitude de petites raisons qui, toutes assemblées, ont mis à mal leur indéfectible lien. Et ni leurs deux filles ni leurs discussions ne parviendront à reconstruire l’édifice renversé.

Les mimiques, faciès et attitudes portent le malaise ambiant. S’accusant mutuellement de victimisation, Boris et Marie sont deux êtres fragiles et profondément désemparés, chacun à sa manière. Cédric Kahn a beau arborer une attitude cool, sa maladresse et son impasse professionnelle agacent le spectateur autant que Bérénice Béjo qui elle perd immanquablement son sang froid et s’enfonce dans la dépression.

Un film d’horreur domestique

Véritable film d’horreur domestique, le film ne peut pas laisser indifférent tant le réalisme le dispute à ce sentiment d’inévitable gâchis. Sans jamais se laisser corrompre par les habituelles facilités d’un cinéma français qui aime à cacher un amant dans le placard ou un inextinguible besoin animal sous la couette, le film ne dévie pas de sa route. Et si l’aspect financier parfois dramatiquement important dans l’intrigue ramène à une réalité bassement matérielle, il ne remet pas à en cause les beaux efforts pour viser à l’universel.

Cette économie du couple est la bonne surprise française de ce mois d’aout, confirmant les talents d’acteurs de 2 comédiens appelés à devenir de plus en plus incontournables.

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L'économie du couple
L’économie du couple


Après 15 ans de vie commune, Marie et Boris se séparent. Or, c’est elle qui a acheté la maison dans laquelle ils vivent avec leurs deux enfants, mais c’est lui qui l’a entièrement rénovée. A présent, ils sont obligés d’y cohabiter, Boris n’ayant pas les moyens de se reloger. A l’heure des comptes, aucun des deux ne veut lâcher sur ce qu’il juge avoir apporté.

Sortie : le 10 aout 2016
Durée : 1h40
Réalisateur : Joachim Lafosse
Avec : Bérénice Bejo, Cédric Kahn
Genre : Comédie dramatique

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Le livre de Memory, une Histoire du Zimbabwe de Petina Gappah (JC Lattès)

Petina Gappah
Petina Gappah

Le livre de Memory, une Histoire du Zimbabwe de Petina Gappah (JC Lattès)

Petina Gappah a déjà écrit un recueil de nouvelles : An Elegy for Easterly, et a reçu le Gardien First Book Award, en 2009, pour ce livre. Cette fois-ci, Petina Gappah nous révèle un roman chargé d’Histoire : Le livre de Memory.

Le livre de Memory est écrit à la première personne, ce qui donne une touche très attachante au roman. Sous la plume de Petina Gappah, Memory nous émeut et ce, dès les premières lignes. Au fil des pages, on découvre son personnage et on s’y attache. Elle se livre de façon simple, naturelle, sans tabou. L’histoire se passe au Zimbabwe dont l’auteure est originaire. Beaucoup de passages (courts) sont écrits en Shona, langue maternelle de Petina. On est dans l’authenticité.

Un livre au plus près de la réalité

L’auteure dit avoir découvert, un jour, qu’une femme était emprisonnée, au Zimbabwe et était la seule femme à se trouver dans le couloir de la Mort. C’est comme ça qu’elle a eu l’idée de ce roman et s’est énormément documentée de façon à ce que son livre touche au plus près la réalité.

Memory nous dévoile son quotidien en prison, au Zimbabwe, et surtout dans le Couloir de la Mort. Son avocate lui demande de rédiger ses mémoires, de façon à mieux la comprendre. Elle nous livre son passé, ses souvenirs d’enfance mais aussi son quotidien, avec les femmes en prison. Son histoire ? Elle est accusée du meurtre de Lloyd, l’homme blanc, riche, à qui elle a été vendue quand elle avait 9 ans. Le présent, le passé s’entremêlent. Les souvenirs qu’elle a de son enfance, de sa famille, de ses parents… Sa vie fut terrible et ce, dès son plus jeune âge.

Car si Memory ne ressemble pas à tout le monde, et souffre de multiples railleries, c’est dû au fait qu’elle soit albinos. Etre albinos au milieu d’Africains, relève presque de Satan… Elle est vu comme un monstre. Par tous et partout. Sauf par Lloyd qui va lui apporter tout ce dont elle a besoin et lui faire découvrir la vie sous un autre angle.

A la découverte du Zimbabwe

Le livre est remarquablement écrit, avec comme toile de fond, l’Histoire de la Rhodésie avant de devenir le Zimbabwe et la complexité des relations entre humains. On commence le roman et franchement, on a du mal à le mettre de côté. La vie de Memory est tellement loin de la nôtre, qu’on essaie de comprendre et de ressentir tout ce qu’elle a vécu, que ce soit dans son enfance, ou en prison, à travers sa mémoire. Et grâce à ses écrits, on découvre le Zimbabwe, sa culture, sa langue, ses coutumes, ses croyances… Leurs conditions de vie, un pays aux antipodes du nôtre…

C’est également un livre sur la mémoire. Enfant, on retient ce que l’on voit, sans en comprendre le contexte. Memory a été trompée toute sa vie par sa mémoire d’enfant. Elle avait son secret comme Lloyd avait le sien. Et un secret ne se partage pas. Publik’Art vous laisse découvrir l’histoire captivante de ce roman de Petina Gappah.

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Le livre de Memory« L’histoire que vous m’avez demandé de vous raconter ne commence pas avec la mort, d’une hideur déplorable, de Lloyd. Elle commence par une journée d’août, il y a bien longtemps, quand j’avais neuf ans, que le soleil brûlait mon visage couvert de cloques et que mon père et ma mère me vendaient à un homme étrange. »

Enfermée dans le couloir de la mort, pour un crime qu’elle n’a pas commis, Memory se souvient : son enfance joyeuse dans le township près d’Harare, où la nuit les sorcières mangent les enfants. Son attachement pour cet homme blanc, mystérieux et érudit, qui lui a donné une éducation et l’amour des livres…
Désormais, Memory partage ses interminables journées avec Verity et Jimmy, l’arnaqueuse et la prostituée. Entre rire et émotion, le passé resurgit et éclaire son improbable destin.
D’une écriture étincelante, mélodique, ce roman plonge le lecteur dans un monde de mystères, de dérisions et d’énergie vitale.

Traduit de l’anglais par Pierre Guglielmina

Date de parution : le 24 août 2016
Auteur : Petina Gappah
Editeur : JC Lattès
Prix : 22 € (352 pages)
Acheter sur : Amazon

Jason Bourne en mode rinçage/essorage

Jason Bourne
Jason Bourne, film de Paul Greengrass, Jason Bourne

Jason Bourne en mode rinçage/essorage

Jason Bourne est de retour dans sa version Matt Damon pour un 4e épisode qui n’a plus rien de l’originalité et de la force de la trilogie originale. Les scènes rappellent métronomiquement les temps forts des films précédents sans jamais bousculer ou coller au siège. De l’action molle, beau paradoxe.

Souvenons-nous. Le premier volet de Matrix sorti en 1999 redéfinissait le film d’action aux yeux du grand public occidental. Pillant allègrement les productions sud-asiatiques, les frères Wachowski redéfinissaient une esthétique et un rythme qui allaient influencer tout le cinéma d’action pendant quelques années. Une violence bien présente mais stylisée, presqu’éludée, à la limite du cartoon. Puis arriva La mémoire dans la peau en 2002 et là, nouvelle révolution. Les coups de poing faisaient mal, la caméra devenait épileptique, le caméraman semblait embarquer dans un grand 8 pendant 2 heures sans pause ni repos, épuisant un public heureux et extatique.

Les 2 épisodes suivants allaient confirmer cette révolution qui, à l’instar de Matrix, allait se propager dans tout le cinéma d’action. Le héros amnésique à la recherche de son passé se bat comme un fou furieux, mouline comme un mathématicien et multiplie les coups d’avance sur des anciens patrons qui rêvent de le supprimer. Si nombreux sont ceux qui sortent de la salle avec un énorme mal de tête (voir cette scène de poursuite dans un métro moscovite avec une énorme musique techno), il faut se rendre à l’évidence. Le public adore, le box-office exulte, Matt Damon devient une star du box-office. Succès public, reconnaissance critique, la trilogie squatte depuis les chaines télé avec de récurrentes rediffusions qui réunissent immanquablement les foules. Car la trilogie Jason Bourne est un must du cinéma d’action.

Recyclage et vieilles formules

Puis vint ce 4e épisode avec Jeremy Renner. Pas vraiment mauvais mais le public voulait Matt Damon, un peu comme quand Roger Moore remplaça Sean Connery dans le rôle de James Bond. Les producteurs ont sorti le chéquier et rappelé Paul Greengrass à la réalisation et Matt Damon dans le rôle titre pour une suite tant attendue mais en mode mineur. Car le film n’apporte vraiment rien de nouveau, se contentant de recycler les vieilles formules. Pour qui n’a pas connu la trilogie originale au cinéma, le film apportera son lot de secousses. Mais pour les fans de la première heure, ce volet ressemble à une belle entourloupe. Coups de théâtre déjà vus, retournements téléphonés, dénouement attendu, le film est un copié/collé de la trilogie originale en un seul film. Et les nouveautés ne tiennent qu’à ses têtes qui intègrent le casting.

Maintenant, le film est-il d’une qualité suffisante? Certains le trouveront lassant, d’autres s’endormiront et certains applaudiront. Tout dépend du vécu personnel et du recul sur ce monument du cinéma d’action. Mais tout le monde n’applaudira pas à l’unisson, c’est sûr…

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Jason Bourne
Jason Bourne

La traque de Jason Bourne par les services secrets américains se poursuit. Des îles Canaries à Londres en passant par Las Vegas…

Sortie : le 10 août 2016
Durée : 2h04
Réalisateur : Paul Greengrass
Avec :  Matt Damon, Alicia Vikander, Tommy Lee Jones
Genre : Action, Thriller

 

 

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Médecin de campagne est sorti en DVD et BRD

Médecin de campagneMédecin de campagne est sorti en DVD et BRD

Après Hippocrate, Thomas Lilti revient sur le devant de la scène avec Médecin de campagne. Il reste dans son domaine : la médecine. Normal puisqu’il a été lui-même généraliste avant de devenir réalisateur et qu’il a même fait des remplacements à la campagne.

Médecin de campagne raconte l’histoire d’un médecin de famille, interprété par François Cluzet. Un médecin comme on n’en voit plus. Il parcourt les routes de campagne et visite tous ses malades avec beaucoup de paternalisme. On se croirait au XIXè siècle ! Mais, bon, ce médecin de campagne est aimé par ses patients et c’est bien l’essentiel. Jusqu’au jour où on lui annonce qu’il est malade : tumeur cancéreuse au cerveau. Dommage qu’il y ait quelques invraisemblances, notamment au niveau médical, dans ce film Médecin de campagne. Mais ce qui ressort de tout à fait vrai est le fait qu’un docteur qui tombe malade est inconcevable pour le docteur lui-même. Un docteur pense qu’il n’a pas le droit de tomber malade. Et donc, il agira comme s’il n’était pas malade, avec un très fort déni de la réalité. Le film montre très bien ce sentiment.

En fait, le véritable héros n’est pas le médecin mais sa remplaçante, Marianne Denicourt. On la voit davantage que Cluzet. Mais là encore, rien d’époustouflant. Ce film ne dévoile rien, ne fait guère passer d’émotion. Et c’est vraiment dommage. Cluzet a une tumeur et ne voit rien du côté gauche. Mais cela ne l’empêche pas d’exercer, de conduire… Il est sous chimio et continue à travailler, sans fatigue apparente… Quant à elle, sa remplaçante, miraculeusement, les patients vont l’adopter direct ! Elle va même faire des « ravages » chez les gitans… Scènes un tant soit peu ridicules… Mais n’oublions pas, on est au cinéma !

Bref, ce n’est pas un film drôle ni triste. Si on est réellement malade, certaines scènes vont être très énervantes, tellement éloignées de la réalité ! Mais l’histoire a une happy end ! Alors tout le monde repart heureux ! Un bon film du dimanche soir qui ne donnera sans doute pas envie aux jeunes généralistes de s’installer à la campagne !

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Médecin de campagne, un film de pure fiction de Thomas LiltiTous les habitants, dans ce coin de campagne, peuvent compter sur Jean-Pierre, le médecin qui les ausculte, les soigne et les rassure jour et nuit, 7 jours sur 7. Malade à son tour, Jean-Pierre voit débarquer Nathalie, médecin depuis peu, venue de l’hôpital pour le seconder. Mais parviendra-t-elle à s’adapter à cette nouvelle vie et à remplacer celui qui se croyait… irremplaçable ?

Sortie en DVD : le 27 juillet 2016
Durée : 1h42
Réalisateur : Thomas Lilti
Avec : François Cluzet, Marianne Denicourt, Isabelle Sadoyan
Genre : Comédie dramatique
Acheter sur : Amazon

Prix de vente DVD : 15 euros
Prix de vente Blu-Ray : 20 euros
COMPLEMENTS
– Entretien avec Thomas Lilti, Francois Cluzet et Marianne Denicourt
– Scènes coupées
– Rencontre entre le réalisateur Thomas Lilti et des professionnels de la santé

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Dernier train pour Busan – Le blockbuster de l’été

Dernier train pour Busan
Dernier train pour Busan Photo © ARP Sélection

Dernier train pour Busan  – Le blockbuster de l’été

L’histoire

Tout commence sur une route de campagne déserte, un éleveur de porcs coréen est au volant de sa camionnette. A son grand étonnement, il doit faire face à un check point plutôt consistant où des hommes fluorescents passent au détecteur son véhicule. Des souvenirs reviennent à lui, ainsi qu’une grande crainte et colère à fois, il ne veut pas qu’on liquide son bétail comme il y a quelques années suite à la fièvre aphteuse. Il repart apaisé quand on lui dit qu’il ne s’agit aucunement de cela.

Malheureusement, sa chance ne dure pas car il écrase rapidement un faon par inadvertance, celui-ci sans doute désorienté par le manque de trafic ambiant. Pas de dégât, il,repart. Et quand le véhicule s’éloigne dans un plan aussi graphique et soigné, mettant en avant des lignes de fuite magnifiques et un paysage vide qui interpelle, on ne peut que penser à la catastrophe de Fukushima. Le craquèlement d’os et le redressement spectaculaire du faon en plus, les yeux vitreux. Spectaculairement beau.

Cinéma coréen

A l’image de son introduction aussi minimale que captivante, ce premier film signé Yeon Sang-ho, Dernier train pour Busan est le digne héritier des grands noms du cinéma coréen qui ont su taper très fort dès leurs débuts tel Park Chan-wook, Kim Jee-woon ou encore Bong Joon-ho. Des réalisateurs qui ont tous en commun une très grande exigence tant formelle que narrative, sachant parler au public occidental tout en encrant profondément leurs oeuvres matricielles dans leur Corée du Sud.

C’est aussi le cas ici. Alors que le spectateur a été mis dans la confidence qu’il se déroule quelque chose d’étrange, on se retrouve plongé dans le quotidien tumultueux et chronophage d’un boursicoteur, Seok-woo. Son adorable petit fille Su-an, à la langue bien pendue, lui fera remarqueer avec justesse qu’il rate sa vie personnelle à cause de son ambition. Critique à peine déguiser de l’obsession capitalistique de nos cultures qui tendent à faire passer constamment la réussite professionnelle avant l’épanouissement familial. Celle-ci reviendra tout du long dans une sorte de fil rouge à travers les répliques de plusieurs personnages différents telle une rengaine emplie de bon sens.

Le fameux train KTX

Et donc ce fameux train KTX vers Busan. C’est celui que décide de prendre aux aurores père et fille pour que celle-ci célèbre son anniversaire avec maman. C’est aussi le dernier qui quittera la gare de Séoul. Jouant avec son public et ses personnages, Yeon Sang-ho continue à titiller notre curiosité en montrant des explosions ou autres attaques que Seok-woo et Su-an ne voient pas par inattention, ou tout simplement en sorte d’aparté. Comme l’entrée clandestine d’une jeune fille souffrante dans le train à la toute dernière seconde avant la fermeture des portes.

Et c’est là que l’ouragan de scènes d’action démentielles débarque. Un enchainement de plan de toute beauté joint à l’exigence narrative qu’est le huis clos à cause du train. Ce début d’invasion zombie, puisque c’est de cela qu’il choisit est totalement fou ! La contamination est plus ou moins rapide tout dépend de l’endroit où on est mordu. Le cerveau étant le centre névralgique pour le déclenchement du tourbillon de violence. Des montagnes de corps s’escaladent dans une frénésie qui fait alors craindre pour la durée du film tant l’invasion avance vite.

Mais, c’est sans compter sur leur incapacité à ouvrir des portes. Ouf. Du répit. Et des répliques qui vont bien avec des personnages loin d’être dessinés à la craie comme chez l’Oncle Sam pour de telle production (L’armée des morts). Certes on est pas non plus chez Aaron Sorkin, mais tout le long de ces deux heures de quasi-huis clos, on aura rarement vu autant de psychologie et d’empathie envers des protagonistes de film de genre. Dernier train pour Busan sait comment rendre le destin de tous non négligeable. On passe alors son temps à avoir le palpitant qui bat à fond.

On en prend plein les mirettes à travers des scènes d’action qui n’ont rien à envier niveau suspense, effets spéciaux et coefficient de spectacularité à n’importe quel film de super (z)héros US.

Yeon Sang- ho

Yeon Sang- ho filme son invasion de zombie avec une inventivité sans cesse renouvelée avec une identité visuelle propre qu’il a su acquérir dans son parcours animé. Jusqu’à l’ultime plan final, on restera scié par tant de beauté, de maitrise et de savoir faire. Et surtout une dramaturgie exemplaire mêlant habilement nihilisme et espoir. Un très grand film qui rend parfaitement hommage aux maîtres du genre : George Romero, pour son intrigue mêlant politique et intime, et Danny Boyle, pour la maestria visuelle et la frénésie.

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Dernier train pour BusanInterdit aux moins de 12 ans
Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l’état d’urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu’à Busan, l’unique ville où ils seront en sécurité…

Sortie : le 17 août 2016
Durée : 1h58
Réalisateur : Sang-Ho Yeon
Avec : Gong Yoo, Kim Soo-Ahn , Yu-mi Jeong
Genre : Action, Fantastique

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Toni Erdmann ou la complexité des relations père-fille

Toni Erdmann
Toni Erdmann Photo © Komplizen Film

Toni Erdmann ou la complexité des relations père-fille

Toni Erdmann a été réalisé par Maren Ade qui a reçu pour ce film le Prix de la Critique Internationale à Cannes 2016 (il aurait mérité beaucoup mieux). Elle avoue s’être inspirée de sa propre vie pour son film qui connaît un immense succès auprès du public.

Film déjanté

Maren Ade s’attache à la relation très spéciale père-fille. On reproche souvent aux réalisateurs de ne pas oser, dans Toni Erdman, Maren Ade a osé ! Elle s’est complètement lâchée à tel point que certains passages sont complètement déjantés. On aime ou on déteste ! Publik’Art a aimé !
Le film se passe en Roumanie. On découvre ce pays sous toutes ces formes, de la plus riche à la plus pauvre. Sandra Hüller joue le rôle de la fille de Winfried, Inès. Jeune femme, brillante avocat-conseil dans un très grand cabinet de Bucarest. Elle ne pense qu’à son boulot, sans arrêt connectée, et ce qu’elle fait est complètement inhumain et cynique. Elle se charge, entre autres, de licencier des centaines de personnes que le chef d’entreprise n’ose pas faire lui-même. Elle n’a absolument aucune honte à exercer son métier, mais elle a honte de son père. Et Winfried part en Roumanie, pour « suivre » sa fille et découvrir ce qu’elle est devenue. Dans des situations inédites assez invraisemblables, Winfried Conradi va devenir Toni Erdmann, avec sa perruque et ses fausses dents cachées en permanence dans sa poche de chemise. Il va contrecarrer tous les plans professionnels et même personnels d’Inès. Il va faire gaffe sur gaffe et faire foirer tous les plans de sa fille, femme d’affaires démoniaque. Les situations sont plus qu’originales et ne peuvent pas nous laisser indifférents. Le tout lié avec un humour corrosif.

Acteurs uniques
On rit, on pleure aussi, on réfléchit, on est surpris, voire même dérangés par certaines scènes poussées à l’extrême. Fantasmes, délires ? Peu importe ! Au cœur du film, la relation père-fille avec toutes ses ambivalences et rayonne tout autour une analyse complexe des relations humaines. Maren Ade est obsédée par le sens à donner à sa vie, fil conducteur et dérangeant de son film.
Les acteurs sont tous étonnants. Que ce soit Sandra Hüller ou Peter Simonischek, leurs jeux sont remarquables.
Un film fou, délirant, poignant, perturbant, qui dure longtemps (mais on ne s’y ennuie jamais) et qui renferme des trésors d’humanité et de sensibilité. A découvrir sans préjugés !

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dans Toni Erdman, Maren AdeQuand Ines, femme d’affaire d’une grande société allemande basée à Bucarest, voit son père débarquer sans prévenir, elle ne cache pas son exaspération. Sa vie parfaitement organisée ne souffre pas le moindre désordre mais lorsque son père lui pose la question « es-tu heureuse? », son incapacité à répondre est le début d’un bouleversement profond. Ce père encombrant et dont elle a honte fait tout pour l’aider à retrouver un sens à sa vie en s’inventant un personnage : le facétieux Toni Erdmann…

Sortie : le 17 août 2016
Durée : 2h42
Réalisateur : Maren Ade
Avec : Peter Simonischek, Sandra Hüller, Michael Wittenborn
Genre : Drame

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L’agenda de Monsieur le prof, un livre détonnant (Flammarion)

Monsieur Le Prof

L’agenda de Monsieur le prof, un livre détonnant (Flammarion)

Construit comme un véritable agenda, le livre de Monsieur le prof se propose de pénétrer dans la vie intime d’un drôle de professeur d’anglais qui ferait passer Docteur House pour un ange de bienveillance et de gentillesse. Monsieur qui au juste ? Tour à tour espiègle, moqueur et cynique, Monsieur le Prof s’est bâti une réputation de prof hors du commun à coup de phrases cinglantes et de photomontages hilarants. Pourtant, derrière la truculence de ce personnage virtuel se cache un réel désir de faire partager son expérience de professeur d’anglais en région parisienne, quitte à démolir certaines idées reçues trop souvent reprises sur le métier d’enseignant.

Monsieur Le Prof

Bande dessinée et/ou journal intime 

L’ouvrage, à mi-chemin entre une bande dessinée et un journal intime, se présente comme une sorte d’agenda scolaire dont la structure classique aurait volé en éclat. Depuis le 29 aout jusqu’au 30 juin, on suit le quotidien d’un prof d’anglais dont le caractère semble être plus proche de celui du mauvais élève – le cynisme et l’autodérision en plus. Doté d’une très belle mise en page signée Enora Chamiot-Poncet, l’agenda de Monsieur le prof finit par ressembler à un véritable herbier scolaire dans lequel l’enseignant fictif viendrait y coller tous les documents (bulletins scolaires, petits mots d’élèves, photocopies d’interrogations) glanés en cours. Les différents jeux sur la typographie, les caricatures de Monsieur le Prof de ses propres élèves (on y apprend notamment qu’il réalise une « Élection des Souffre-douleur de l’année ») donnent à l’ensemble de l’ouvrage un caractère hétéroclite et singulier, dont le principal intérêt réside toutefois dans l’humour corrosif de son auteur.

Monsieur Le Prof

Humour, toujours !

Ceux qui connaissent déjà Monsieur le Prof seront heureux de retrouver son humour tantôt acide (« À connaître par cœur ! Sinon je viendrai chier dans tes draps. ») et tantôt franchement désespéré (« Tu veux être la raison numéro 1 de ma dépression, c’est ça ? »), tandis que les autres auront le plaisir de faire sa découverte, à condition toutefois d’être réceptif à ce type d’humour. L’humour de Monsieur le Prof se situe en effet à mi-chemin entre ceux de Didier Super et de David Lodge, une sorte de mauvaise foi permanente doublée d’un sens de l’observation et de la formule qui font souvent mouche (« – Pff J’m’en bats les couilles. – Alors bats-les un peu plus fort, histoire que je n’ai pas à enseigner à ta descendance. »). Après s’être illustré brillamment dans le genre dramatique avec un premier roman beaucoup plus sombre (Point Final, de William Lafleur qui est, en fait, un pseudonyme de Monsieur Le Prof…), Monsieur le Prof prouve avec son agenda qu’il sait manier les styles d’écriture avec une facilité et une virtuosité déconcertantes.

Monsieur Le ProfEt bientôt la rentrée…

Au fond, la voix anonyme de Monsieur le prof n’est rien d’autre que le petit diablotin, la mauvaise conscience collective du corps enseignant qui déciderait un beau jour de faire disparaître toute trace d’autocensure. Quel prof n’a jamais insulté mentalement ses élèves ? Qui n’a jamais jubilé à l’idée de leur imposer une interrogation surprise ?

En nous faisant adopter le point de vue d’un prof tyrannique dont on se doute bien qu’il est aux antipodes du véritable professeur caché derrière ce pseudonyme, Monsieur le prof nous propose un regard neuf teinté de fausse méchanceté sur un monde que nous nous sommes bien souvent efforcés d’oublier : le collège. Son ouvrage, avec sa verve et son humour ravageur, s’adresse ainsi à tous les lecteurs qu’un retour au collège n’effraie pas. Une bonne dose d’humour nécessaire à affronter un ennemi bien réel : la rentrée.

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Monsieur Le ProfSélection de situations drôles ou embarrassantes relatées et commentées par un professeur d’anglais. L’ouvrage reflète le quotidien des enseignants et les relations humaines dans le milieu scolaire. ©Electre 2016

Date de parution : le 24 août 2016
Auteur : Monsieur Le Prof
Editeur : Flammarion
Prix : 12 €
Acheter sur : Amazon

Beaux rivages ou comment ne pas se noyer après une séparation (JC Lattès)

Nina Bouraoui

Beaux rivages ou comment ne pas se noyer après une séparation (JC Lattès)

Les livres de Nina Bouraoui sont toujours attendus par ses nombreux lecteurs. Son dernier qui vient de sortir, Beaux rivages, veut donner de l’espoir à toutes les personnes qui se font « plaquer » par leur partenaire.

Nina Bouraoui écrit ce roman à la première personne. Il s’agit d’une femme de 45 ans, qui est amoureuse d’Adrian. Leur histoire a déjà huit ans. C’est à la fois long et pas long. Ils ne vivent pas ensemble. Lui habite à Zurich et elle, à Paris. Ils se retrouvent souvent chez l’un ou l’autre et font de très nombreux voyages ensemble. Leur histoire est aussi marquée par les nombreux attentats : ceux de janvier 2015 et ceux du Bataclan.

Cette façon de vivre leur amour leur allait parfaitement, respectant la liberté de chacun. Jusqu’au jour où Adrian dévoile avoir rencontré une autre femme, depuis déjà quelques mois. Il met donc fin à la relation avec A. qui n’a rien senti venir… Absolument rien. Comme c’est, hélas, souvent le cas.
A. est absolument effondrée. Durant des pages et des pages, on entre dans son corps meurtri, son âme liquéfiée. L’écriture n’est jamais plombante. On souffre en même temps qu’elle. Chacun de nous pourra s’identifier soit à elle, soit à Adrian. De toute manière, la situation n’est pas simple et toujours douloureuse puisque en rapport avec l’amour.
« J’étais ma propre forteresse, vide, comme le titre d’un livre de Bruno Bettelheim sur l’autisme, je me cloîtrais de l’intérieur. J’avais perdu mon désir pour les autres. » p.104

L’auteure dit avoir écrit ce livre pour redonner de l’espoir à tous « les quittés du monde ».
Croire en l’amour ou ne plus y croire, telle est la question !
« […] alors que moi je reste au bord, je ne veux plus prendre de risque, mais il n’y a pas de vie sans risque, non, pas de vie, ou alors, on reste chez soi, à l’abri du danger, alors que le vrai danger est à l’intérieur de nous, c’est là que ça craint, sous l’oreiller, dans le sable, les yeux fermés, les mains sur les oreilles, c’est quand on ne veut plus rien savoir que la vérité dévore. » p.234

Beaux rivages n’est pas un livre triste, c’est un livre vrai qui offre des solutions au combat qu’est la vie, qu’est l’Amour, pour chacun d’entre nous.

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Beaux rivagesC’est une histoire simple, universelle. Après huit ans d’amour, Adrian quitte A. pour une autre femme : Beaux rivages est la radiographie de cette séparation.
Quels que soient notre âge, notre sexe, notre origine sociale, nous sommes tous égaux devant un grand chagrin d’amour.
Les larmes rassemblent davantage que les baisers.
J’ai écrit Beaux rivages pour tous les quittés du monde. Pour ceux qui ont perdu la foi en perdant leur bonheur. Pour ceux qui pensent qu’ils ne sauront plus vivre sans l’autre et qu’ils ne sauront plus aimer. Pour comprendre pourquoi une rupture nous laisse si désarmés. Et pour rappeler que l’amour triomphera toujours. En cela, c’est un roman de résistance.

Date de parution : le 24 août 2016
Auteur : Nina Bouraoui
Editeur : JC Lattès
Prix : 19 € (252 pages)
Acheter sur : Amazon

Divines, les aventures d’une Tony Montana de banlieue

Divines
Divines, film de Houda Benyamina, Copyright Easy Tiger

Divines, les aventures d’une Tony Montana de banlieue

La réalisatrice Houda Benyamina  a reçu une consécration mémorable au dernier Festival de Cannes en recevant la Caméra d’Or (récompense du meilleur premier film). Divines a beaucoup fait parler de lui et le discours de remise du prix était au diapason de l’énergie déployée par le film. La vision brut du monde qu’il offre interpelle et fait se questionner. Le film atteint-il pour autant les sommets espérés ?

La grande force de Divines tient à ses personnages féminins attachants et dramatiques. Oulaya Amamra et Déborah Lukumuena interprètent Dounia et Maimouna, ce duo de jeunes filles embarquées dans une aventure qui les dépasse. Bloquées dans un BEP pas très passionnant, elles s’imaginent suivre les traces de la caïd locale Rebecca (Jisca Kalvanda). Images fascinantes de vacances en Thaïlande, belle voiture, sa réussite suscite l’admiration et la convoitise. Le caractère en acier trempé de Dounia lui permet de grimper les échelons et de filouter. Pour un dénouement tragique.

Au-delà des actrices toutes pleines de grâce, le film ne peut se départir d’une facilité déconcertante. En multipliant les références (La nuit du chasseur, Scarface, Roméo + Juliet…), la réalisatrice cherche une ampleur qui nuit à l’équilibre du film. Comme si elle oubliait par moments que l’intrigue n’évoque qu’une jeune ambitieuse dans une banlieue semblable à tant d’autres. Dounia est avant tout une adolescente, certes revancharde, mais finalement anonyme. Les références ne permettent pas de faire croire à son ascension, rappelée à la réalité par un destin contraire, une mère incapable de l’élever et la difficulté d’un trafic plus compliqué qu’il n’y parait.

L’histoire d’amour avec le danseur Djigui (Kevin Mischel) lui offre une possibilité d’échappatoire mais les scènes de danse cassent le rythme d’un film déjà mal équilibré. Echanges de coups, scènes de danse, chevauchées à moto, le film perd encore un peu plus de crédibilité quand des émeutes sont suscitées par l’héroïne, pour des raisons assez absconses qui ne vont pas très loin. Elle a la rage, elle vitupère, elle agresse verbalement, en bref elle ne renvoit pas une image très positive d’une population pourtant énergique et capable de réussir sans rentrer dans le gangstérisme. L’image de pompiers caillassés met mal à l’aise, toutes ces voitures brulées font s’interroger. Le doute quant aux intentions de la réalisatrice s’effacent devant ces jeunes actrices vraiment épatantes. Mais les poncifs se multiplient un peu trop pour être vraiment honnêtes.

Ce Divines sait maintenir le rythme malgré des intentions incertaines. L’énergie est là, la grâce aussi, l’émotion pour sûr. Trop d’emprunts nuisent cependant et l’intrigue finit par être brinquebalante.

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Divines
Divines

Dans un ghetto où se côtoient trafics et religion, Dounia a soif de pouvoir et de réussite. Soutenue par Maimouna, sa meilleure amie, elle décide de suivre les traces de Rebecca, une dealeuse respectée. Sa rencontre avec Djigui, un jeune danseur troublant de sensualité, va bouleverser son quotidien.

Sortie : le 31 aout 2016
Durée : 1h45
Réalisateur : Houda Benyamina
Avec : Oulaya Amamra, Déborah Lukumuena, Kevin Mischel
Genre : Drame

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Nerve, un jeu sans conséquences ?

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Nerve Copyright Studiocanal GmbH / Niko Tavernise

Nerve, un jeu sans conséquences ?

Adaptation d’un livre bien senti de Jeanne Ryan sur les dangers des réseaux sociaux, Nerve porte bien son nom. On a peur pour les protagonistes, on retient son souffle, on frissonne. Si nos nerfs tiennent, les leurs peuvent lâcher n’importe quand.

A la tête du film, un duo : Ariel Schulman et Henry Joost. Des inséparables du grand écran qui n’en sont pas à leur première coopération ! Viral, Paranormal Activity 3 & 4, Catfish… deux films d’horreur et déjà un premier sur les réseaux sociaux. Nerve s’attaque de nouveau à ce sujet qui leur est cher.
Des cours de lycées aux soirées alcoolisées, tout le monde parle de Nerve. Si vous rejoignez ce jeu en ligne, vous devez choisir : être un joueur ou un voyeur. Le joueur devra réaliser les défis lancés par les voyeurs avec, à la clé, de l’argent, toujours plus d’argent. Chaque nouveau défi va plus loin : de fous, ils deviennent risqués. Vee (Emma Roberts), une lycéenne discrète, se lance et rencontre Ian (Dave Franco) avec qui elle fera équipe pour tenter de gagner Nerve. Mais rapidement, tout devient hors de contrôle…
Le film est rythmé, il s’emballe rapidement et nous aussi. De défis en défis, Vee, devenue victime du jeu, tente de reprendre la main. Va-t-elle y arriver ? L’histoire, bien qu’extrême est réaliste et surtout, dérangeante. Le voyeurisme et les dérives d’Internet sont abordés de plein fouet.
Et nous, aurions-nous joué ? Cette question résonne chez les spectateurs notamment ceux issus de la génération internet. Oui, Vee, cela pourrait être nous. La célébrité, l’argent, l’adrénaline sont de puissants stimulateurs. Cette question est le fil directeur du film, elle est obsédante et tellement actuelle. Elle touche un des maux dominants de la révolution numérique : notre vulnérabilité dans ce monde ultra-connecté.

Certes, il s’agit d’un film typique pour adolescents et les réalisateurs usent de quelques ficelles scénaristiques évidentes pour captiver la cible. Les histoires d’amour et d’amitié, de courage et de réconciliation… tout y est sans grande originalité. Mais peu importe, ce ne sont que les ‘bonus séduction’ du film, son cœur, c’est le jeu Nerve. Notons également que les personnages sont souvent réduits à un trait de caractère principal – une manie américaine. Ainsi, Vee est une jeune fille plutôt coincée. Syd, sa meilleure amie, au contraire, est très dévergondée. Ils sont « décomplexifiés » donc plus accessibles. Et le dénouement, trop facile, est un léger bémol qui n’entame pas la réussite globale du film.

Alors, êtes-vous un joueur ou un voyeur ? Cette question sonne comme un avertissement. En écho à un drame récent. En mai 2016, Océane, 19 ans, s’est donnée la mort en direct sur Périscope. Un suicide suivi par de nombreux internautes. Les réseaux sociaux ont-ils ou non une part de responsabilité dans sa mort ? Et les internautes qui la regardaient ? Nerve prend parti. Nerve nous avertit.
En salle le 24 août 2016, il saura vous faire oublier que les vacances sont bientôt terminées.

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NerveEn participant à Nerve, un jeu qui diffuse en direct sur Internet des défis filmés, Vee et Ian décident de s’associer pour relever des challenges de plus en plus risqués et gagner toujours plus d’argent.
Mais bientôt les deux « Joueurs » s’aperçoivent que leurs moindres mouvements sont manipulés par une communauté anonyme de « Voyeurs ». Le jeu vire au cauchemar. Impossible d’arrêter…

Sortie : le 24 août 2016
Durée : 1h36
Réalisateur : Ariel Schulman, Henry Joost
Avec : Emma Roberts, Dave Franco, Emily Meade
Genre : Thriller

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Olmo et la Mouette, la mise en abime du théâtre et de la grossesse

Olmo et la mouette
Olmo et la mouette, film dePetra Costa et Lea Glob, Copyright Epicentre Films

Olmo et la Mouette, la mise en abîme du théâtre et de la grossesse

En mélangeant documentaire et fiction, les réalisatrices Petra Costa et Lea Glob créent une oeuvre composite et fascinante. Comme dans le roman de Tchekhov, aspirations artistiques et personnelles se mélangent et se bousculent, jusqu’à bouleverser les plans de vie et les  destinées.

L’héroïne Olivia est une actrice de théâtre qui partage sa passion avec son compagnon Serge. Artistes bohèmes, ils font partie d’une compagnie qui vivote jusqu’à une nouvelle excitante: leur dernière adaptation de la célèbre Mouette de Tchekhov va faire l’objet d’une tournée. Mais au même moment, la concrétisation de leur amour se fait chair. Olivia attend un enfant… Partagée entre extase et abattement, Olivia doit cesser les répétitions pour se consacrer à sa grossesse.

Olmo et la Mouette navigue sur le fil en plaçant une femme réellement enceinte dans un contexte à la fois fictionnel et personnel. Comment vivre pleinement sa grossesse quand elle équivaut à une mise entre parenthèses des aspirations artistiques? Tandis que son entourage théâtral vit dans l’excitation d’une prochaine reconnaissance critique et publique, elle s’enfonce petit à petit. Le film suit la grossesse et la déprime grandissante de la future maman. Olivia Corsini ne fait pas qu’interpréter un rôle, elle est la mère en devenir et ne joue que pour suivre un scénario échafaudé  par les deux réalisatrices.

Profondément intime, la grossesse est exposée comme un processus de transformation et d’accomplissement, par delà les sacrifices et les bouleversements. Le contexte théâtral permet un parallèle entre Olivia et l’héroïne de Tchekhov, elle même déchirée et peut être sur le point de passer à côté de sa vie. Les différents niveaux de lecture tiennent en haleine dans une mise en scène dépouillée et hautement pudique. L’intérieur de l’appartement sert de décor principal pour une tempête sous un crâne fascinante.

Cette Mouette et son Olmo donnent envie de revoir la pièce de théâtre et de s’attacher à ce destin contrarié et peut être vécu par des millions de futures mères dans le monde.

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Olmo et la mouette
Olmo et la mouette

Alors qu’ils répètent « La Mouette » de Tchekhov, Olivia et Serge découvrent qu’ils attendent un enfant. Olivia réalise alors que la frontière étroite entre sa propre vie et le rôle qu’elle doit jouer s’en trouve bouleversée.

Sortie : le 31 aout 2016
Durée : 1h25
Réalisateur : Petra Costa, Lea Glob
Avec : Olivia Corsini, Serge Nicolaï, Arman Saribekyan
Genre : Drame, documentaire

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Vidéo Assassin’s Creed : il fait un saut de 38m sur le tournage du film

Assassin's creed
Il réalise l’un des plus hauts sauts de l’histoire du cinéma sur le tournage du film Assassin’s Creed

Vidéo Assassin’s Creed : il fait un saut de 38m sur le tournage du film

Pour les besoins du tournage du film Assassin’s Creed, le cascadeur Damien Walters, qui double le rôle principal incarné par Michael Fassbender, a réalisé l’un des plus hauts sauts de l’histoire du cinéma. Le réalisateur voulait en effet que le film soit le plus réaliste possible. Et pour le coup, il a fait le maximum pour que les scènes d’action soient tournées en conditions réelles.

Une chute libre de 38 mètres sans attache

D’ordinaire un saut comme celui du Saut de la Foi serait entièrement réalisé à l’aide d’images de synthèse, en post-production, par des spécialistes des effets spéciaux. Pour Assassin’s Creed, le cascadeur signe un saut d’une hauteur dont personne n’avait osé sauté depuis 35 ans (en gros quand les effets spéciaux n’existaient pas). Une chute libre de 38 mètres sans attache, pour un résultat à couper le souffle. Chapeau l’artiste !

Vous pourrez admirer le résultat final en salle dès le 21 décembre !

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assassins-creed-afficheGrâce à une technologie révolutionnaire qui révèle la mémoire génétique, Callum Lynch revit les aventures de son ancêtre, Aguilar, dans l’Espagne du XVe siècle. Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, et amasse les connaissances dont il aura besoin pour affronter une autre redoutable organisation : l’Ordre des templiers.

Sortie : le 21 décembre 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Justin Kurzel
Avec :  Michael Fassbender, Marion Cotillard, Jeremy Irons

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Very Food Trip diffusé dès le 31 août sur Planète +

Very Food Trip
Very Food Trip au Pérou

Very Food Trip diffusé dès le 31 août sur Planète +

Après le succès de leur livre Very Food TripMarine et Louis nous font découvrir le monde en allant manger chez l’habitant dans leur série documentaire éponyme diffusée sur Planète + tous les mercredis à partir du 31 août. Caméra au poing, le duo part à la rencontre des gens au bout du monde pour partager un repas, découvrir une culture. Une sorte de J’irai dormir chez vous version culinaire !

Au menu : des séances d’apprentissage en cuisine, des dégustations surprenantes, et surtout des rencontres émouvantes et saisissantes de vérité : une immersion dans les cuisines du monde comme si vous y étiez !

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very-food-tripCe livre retrace l’extraordinaire aventure de deux jeunes français ayant expérimenté pendant six mois le foodsurfing: un véritable tour du monde du repas chez l’habitant ! A travers dix pays, Louis et Marine sont partis à la rencontre d hommes et de femmes, de familles qui les ont accueillis, qui leur ont livré leurs recettes secrètes et les ont invités à partager un ou plusieurs repas en leur compagnie. Ce jeune couple nous invite à le suivre dans son périple et nous révèle les recettes des plats dégustés dans chacune des familles.

Date de parution : mai 2015
Auteurs : Marine Mandrila et Louis Martin
Genre : Carnet de voyage
Editeur : La Martinière
Prix : 29,90 € (320 pages)
Acheter sur : Amazon 

Assassins, tome 1 : un manga façon « Léon » de Hirohisa Sato


Assassins mangaAssassins, tome 1 : un manga façon « Léon » de Hirohisa Sato (Komikku)

Thriller aux accents dramatiques, Assassins est signé Hirohisa Sato. Quelques similitudes font penser à l’un des grands classiques du cinéma français : Léon de Luc Besson. Un jeune garçon Jinsuke est sauvé in extremis de l’atroce assassinat de sa mère, morte devant ses yeux. Son ange gardien est en fait elle-même une tueuse qui vivait sur le même palier. Traumatisé, seul et désormais pourchassé par de mystérieux meurtriers, Jinsuke va tout faire pour s’accrocher à Mademoiselle Suzuki, cette voisine étrange et solitaire. Hirohisa Sato met donc en scène un duo improbable dans une course fugitive parfois tendue. Il s’amuse avec l’opposition de ces deux personnages. Jinsuke est innocent comme un bébé qui a besoin d’être bercé tandis que Suzuki fait tout pour se débarrasser de lui, largement excédée.

Ce premier tome entame pourtant une bascule intéressante quand on voit que le jeune Jinsuke trouve le moyen de se rendre utile. Le récit alterne scène d’action et dramaturgie avec équilibre, sans en faire trop. Le dessin est quant à lui assez fin et le cadrage offre une belle lisibilité des scènes les plus explosives. Bref, la suite pourrait bien nous réserver de belles surprises.

Assassins est publié aux éditions Komikku, disponible dans vos librairies dès le 25 août 2016. La série comptera 3 tomes.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

À la suite d’une sombre affaire, Hitomi a perdu son mari et se prostitue pour pouvoir élever son fils Jinsuke, 10 ans. Malheureusement, un soir, Hitomi est froidement abattue dans son appartement, sous les yeux de Jinsuke. Celui-ci échappe de justesse à la mort grâce à l’intervention de la jeune et mystérieuse voisine, mademoiselle Suzuki, qui est en fait une tueuse professionnelle aussi discrète qu’efficace.
Elle recueille et protège le garçon, mais très vite ils se retrouvent pourchassés par la police pour une raison inconnue. Leur cavale commence et la situation est loin d’être évidente pour Suzuki, peu réjouie à l’idée de s’occuper d’un orphelin encore traumatisé par ce qui vient de lui arriver.

Date de parution : le 25 août 2016
Scénariste(s) : Hirohisa Sato
Dessinateur(s) : Hirohisa Sato
Genre : Action, thriller, drame
Editeur : Komikku
Prix : 8,5 € (192 pages)
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Réparer les vivants : Kool Shen et Tahar Rahim dans une BA émouvante

Réparer les vivants
Réparer Les vivants – Photo : Kool Shen et Emannuelle Seigner

Réparer les vivants : Kool Shen et Tahar Rahim dans une BA émouvante

Le beau casting de Réparer les vivants se dévoile dans une première bande annonce très émouvante. Le film, adapté du roman de Maylis de Kerangal paru aux éditions Gallimard, est réalisé par Katell Quillévéré (Suzanne). Abordant le thème de la mort et du don d’organe dans une mise en scène poignante, on ne peut qu’espérer qu’il éveille les consciences.

Kool Shen : grand écran et grand casting

C’est l’une des rares fois où l’ex-acolyte de Joey Starr (NTM) joue les acteurs dans un film. La bande annonce dévoile un rôle difficile où le personnage de Kool Shen est meurtri de douleurs émotionnelles. Un registre inattendu qui pourrait bien le révéler au public cinéphile. On aura le plaisir de le retrouver aux côtés d’acteurs et d’actrices talentueux comme Tahar Rahim (Un Prophète), Emmanuelle Seigner ou encore l’excellente Anne Dorval (incroyable dans Mommy).

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Réparer les vivantsTout commence au petit jour dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident. Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie…

 

Sortie : le 2 novembre 2016
Durée : 1h43
Réalisateur : Katell Quillévéré
Avec :  Anne Dorval, Emmanuelle Seigner, Tahar Rahim, Kool Shen…

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