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Rester Vertical, film érectile d’Alain Guiraudie

Rester Vertical
Rester Vertical Photo : Damien Bonnard © Les Films du Losange

Rester Vertical, film érectile d’Alain Guiraudie

Rester vertical comme face au loup. L’unique moyen pour leur faire face de manière efficace, et ainsi éviter une attaque mortelle de la part d’un des animaux les plus craints de notre histoire. Se tenir debout face à ce regard perçant, ces crocs acérés qui peuplent une mâchoire fière et robuste, le tout étant accompagné d’une corpulence qui ferait pâlir notre récent double champion olympique, Teddy Riner. Il en faut du courage et de la pugnacité pour y arriver. Surtout quand la meute rôde autour.

Quand Guiraudie filme des gueules cassées

C’est autour de cette comparaison métaphorique que se bâtit presque entièrement la nouvelle fiction d’Alain Guiraudie, qui a eu les honneurs de la sélection officielle cannoise en mai de cette année. Soit le destin de ces hommes qui doivent rester debout malgré toutes les difficultés qui se cumulent sur leur chemin. Tel Léo, protagoniste principal dont la caméra s’en amourache dès les premières minutes jusqu’au surprenant dernier plan, et qui doit faire face à une vie professionnelle et amoureuse qui se délite au fur et à mesure que le récit avance. Tel Marcel, vénérable fan de Pink Floyd, seul et abandonné de tous ou presque dans ce long naufrage qu’est la vieillesse. Ou tel Jean-Louis, l’homme qui doit, au sens premier, faire face au fameux loup au milieu des causses Méjean, avec sa condition d’éleveur isolé et désolé.

Guiraudie filme à nouveau des gueules cassées et des laissés pour compte avec une dignité et une force qui nous empêchent de tomber dans toute forme de misérabilisme.

Misère et Résistance

La misère et la résistance sont deux thèmes extrêmement chers au cinéaste originaire d’Albi. Mais, encore une fois, la liberté de ton de son auteur pousse à ne pas prendre au pied de la lettre ces deux mots. La misère est avant-tout un prétexte pour s’arracher au monde physique et matériel pour emprunter le chemin vers la liberté. N’est-ce pas quand le personnage de Léo se retrouve complètement nu qu’il semble enfin se décider à ne plus subir son destin tel qu’il le faisait depuis les premières images du film. La résistance et la persévérance de Léo à vouloir s’attacher à des lieux communs au nombre de trois crée rapidement un enchantement lyrique et poétique hors du temps, où la raison semble vaciller assez rapidement, malgré le côté très terre-à-terre des dialogues et des situations.

On pense à Lynch, mais c’est surtout Hors Satan, de Bruno Dumont qui est alors cité comme référence par Guiraudie lui-même. Cette déambulation d’un scénariste, des vallons languedociens à la méconnue ville de Brest cinématographiquement parlant, nourrit notre imaginaire avec des paysages somptueux qui font écho à une époque où le rustique n’a plus le temps d’exister face au rouleau compresseur du progrès.

Guiraudie aborde d’ailleurs une quantité de thèmes fortement contemporains comme le suicide assisté (fabuleuse scène), l’homo-parentalité ou encore les déserts ruraux, tout en inscrivant fortement son film dans une nostalgie de la mécanique et du tout humain.

Rester vertical, métaphore de l’érection masculine ?

Les hommes sont d’ailleurs le centre névralgique de cet oeuvre. Tous inconnus ou presque du grand public, les acteurs choisis par Guiraudie irradie littéralement sur l’écran. Que ce soit Damien Bonnard, dans le rôle de Léo, parfait de candeur et d’étourderie, ou encore Christian Bouillette, en vieux ronchon attachant et au langage fleuri, le casting est encore une fois une pleine réussite. Guiraudie l’avoue volontiers que cela est bien plus facile d’emmener où il le désire une distribution de novices. Surtout qu’avec lui, les limites du politiquement correct sont vite franchies.

Amateurs de superbes images totalement inédites sur grand écran, vous risquez d’être servis, que ce soit en panoramique des causses Méjean, ou en très gros plan de sexe aussi bien féminin que masculin. Rester vertical peut alors aussi s’interpréter comme la métaphore de l’érection masculine, porte ouverte vers toute sorte de lubricité, et vers la vie.

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rester verticalLéo est à la recherche du loup sur un grand causse de Lozère lorsqu’il rencontre une bergère, Marie. Quelques mois plus tard, ils ont un enfant. En proie au baby blues, et sans aucune confiance en Léo qui s’en va et puis revient sans prévenir, elle les abandonne tous les deux. Léo se retrouve alors avec un bébé sur les bras. C’est compliqué mais au fond, il aime bien ça. Et pendant ce temps, il ne travaille pas beaucoup, il sombre peu à peu dans la misère. C’est la déchéance sociale qui le ramène vers les causses de Lozère et vers le loup.

Sortie : le 24 août 2016
Durée : 1h40
Réalisateur : Alain Guiraudie
Avec : Damien Bonnard, India Hair, Raphaël Thiéry
Genre : Drame

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Harry Potter et l’enfant maudit : la bataille des critiques (Gallimard)

Harry Potter et l'enfant maudit - J. K. Rowling
Harry Potter et l’enfant maudit copyright REUTERS/Neil Hall

Harry Potter et l’enfant maudit : la bataille des critiques (Gallimard)

Guillaume Musso, incontestable star estivale de la littérature, a perdu son hégémonie ! Depuis la première semaine d’août, il s’est vu détrôné par le plus célèbre des sorciers : Harry Potter.

Sorti le 31 juillet, il n’a fallu qu’une semaine au huitième volet de la saga, Harry Potter et l’enfant maudit, pour prendre la tête des ventes. Pourtant, l’ouvrage, doté d’un vilain défaut – il n’existe qu’en version anglaise – ne partait pas gagnant ! Pour les plus patients ou les moins anglophones, la version française sortira le 14 octobre.

Mais attention ! Ce livre n’est pas ce que vous pensez. Si Harry Potter et l’enfant maudit est bien la suite des Reliques de la mort, l’auteur n’est pas J. K. Rowling et il ne s’agit pas d’un roman. Curieusement, HP 8 est une pièce de théâtre. Jouée, en ce moment, au Palace Theater de Londres, le livre est, en fait, le script de la pièce. Les 330 pages que vous lirez seront donc une suite de didascalies et de dialogues dont Jack Thorne, scénariste de la pièce, est le véritable auteur. L’adoubement de cette suite par J. K. Rowling a suffi pour provoquer la magie et l’engouement de millions de fans nostalgiques dans le monde.

On aime, on n’aime pas ? 

Mais alors que penser de ce livre qui devrait clore définitivement la saga ?… On hésite ! D’abord parce que nos compétences linguistiques se limitant aux breton, russe, maltais, mandarin et portugais, nous essayons encore de déchiffrer la première page. En revanche, les critiques qui abondent sur Internet, ça oui, on les a dévorées, et depuis, on ne sait plus quoi penser. Petit tour du web.

Dur et sans détour, l’éditorialiste du Washington Post ne mâche pas son désenchantement.

« I am sorry J. K. Rowling but none of this make any sense ». Dur et sans détour, l’éditorialiste du Washington Post ne mâche pas son désenchantement alors que Le Monde, plus modéré, parle d’« une suite réussie mais dispensable ». Beaucoup plus emballé, à Elle, ils l’ont « dévoré ».  Les goûts et les couleurs décidément…« Harry Potter en anglais, un succès de librairie en France » titre La Croix. A rajouter à la franche réussite de la pièce londonienne, tout nous incite à courir l’acheter en librairie. Tout sauf les critiques après lecture : Le Washington Post, le New York Times, Le Monde, etc. beaucoup de journaux sont mi-figue mi-raisin, déçus avec ou sans nuances.

#Cursedchild

Un détour sur les réseaux sociaux avec le hashtag #Cursedchild achève de nous faire douter.

Harry Potter et l'enfant maudit twitter
Tweet Harry Potter et l’enfant maudit

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Finalement, un seul conseil : le lire ! Pour vous faire votre propre idée mais aussi parce qu’« Harry Potter c’est terminé » assure sa maman J. K. Rowling… Une fin de courte durée puisque l’auteure a déjà annoncé la publication de trois nouveaux livres numériques sur l’histoire de Poudlard. Pour découvrir les secrets et les dédales du château, il faut attendre début septembre.

Bien sûr, nous reviendrons avec notre propre critique. Quelques leçons d’anglais en regardant Dora l’Exploratrice et on se retrouve au plus vite avec une critique plus personnelle.

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Harry Potter et l'enfant mauditLa huitième histoire. Dix-neuf ans plus tard.

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.
Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

D’après une nouvelle histoire originale de J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne, la nouvelle pièce de théâtre de Jack Thorne, Harry Potter et l’Enfant Maudit est la huitième histoire de la saga Harry Potter et la première histoire de Harry Potter officiellement destinée à la scène.
La première mondiale de la pièce aura lieu à Londres dans un théâtre du West End le 30 juillet 2016.

Date de parution : le 31 juillet 2016
Auteur : Jack Thorne, J. K. Rowling et John Tiffany
Editeur : Gallimard
Prix : 18.81 € (330 pages)
Acheter sur : Amazon

Chouf : bande annonce du film choc sur les quartiers Nord de Marseille

Chouf : bande annonce du film choc sur les quartiers Nord de Marseille

Film choc sur les quartiers Nord de Marseille, Chouf désigne aussi les guetteurs qui assurent la tranquillité des traffics de stupéfiants dans les quartiers pauvres de Marseille. Un jeune garçon au parcours exemplaire va se laisser happer par ce monde impitoyable dans le but de venger son frère, ancien trafiquant mort assassiné. La bande annonce promet un film violent mais réaliste sur un monde où la loi de la jungle reste la plus forte.

Karim Dridi, le réalisateur, explique pourquoi il a réalisé Chouf : 

« Chaque jour, on entend la liste des jeunes des quartiers marseillais qui s’entretuent à la kalachnikov. Après avoir tourné KHAMSA, je me suis dit qu’il fallait retourner à Marseille, renouer le contact, passer du temps avec eux, les écouter pour mieux comprendre. J’ai eu accès à des endroits où on ne rentre pas, j’ai pu écouter des choses qu’on n’écoute pas, je me suis fait accepter par certaines personnes qui m’ont toléré sur leur territoire. Sans ça on ne peut pas faire un film comme CHOUF ».

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ChoufChouf, ça veut dire « regarde » en arabe. C’est le nom des guetteurs des réseaux de drogue de Marseille. Sofiane, 24 ans, brillant étudiant, intègre le business de son quartier après le meurtre de son frère, un caïd local. Pour retrouver les assassins, Sofiane est prêt à tout.
Il abandonne famille, études et gravit rapidement les échelons. Aspiré par une violence qui le dépasse, Sofiane découvre la vérité et doit faire des choix.

Sortie : le 5 octobre 2016
Durée : 1h48
Réalisateur : Karim Dridi
Avec : Sofian Khammes, Foued Nabba, Zine Darar…

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Tout pour être heureux sort en DVD

Tout pour être heureuxTout pour être heureux sort en DVD

Tout pour être heureux est un film touchant de Cyril Gelbat. L’emballage du film pouvait laisser penser que Tout pour être heureux allait être tout aussi tiède que le plat réchauffé, type plat à micro-onde, caractéristique du film français moyen. Problème de couple, de fric, des gosses sur le dos, et un besoin de crise d’ado chez l’adulte. Mais, le deuxième film de Gelbat échappe à cette maladie française.

Dans Tout pour être heureuxAntoine (Manu Payet) approche les quarante ans. Il tente de sauver les meubles de son label musical en misant gros sur un groupe. Dernière chance. De ce fait, ses filles de 5 et 9 ans sont mises totalement de côté. Comme sa femme, Alice (Audrey Lamy). Crise. Payet est imbuvable, égoïste et lâche. Il ne sait pas où se mettre, et à vrai dire, ne cherche pas à s’impliquer dans la vie de famille. Il se casse. Laisse sa femme et ses gosses. Et il fait tout pour que son groupe réussisse.

Tout pour être heureux [est] un film touchant (…)

Il démarre sa vie de célibataire. Il se comporte comme un vrai célibataire en fait. Mais la réalité lui tombe sur coin du pif et il s’aperçoit qu’en plus d’être célibataire, il est papa. Alice, pour X raison, laisse les deux filles à la porte de l’appartement d’Antoine avec un petit mot : « Je reviens dans deux semaines, occupe toi de tes filles, Alice » (un truc dans le genre). Et merde.

Ce qu’il y a de bien avec ce film, c’est qu’il n’est pas trop racoleur. Le père est crédible, autant dans sa vie perso que dans son taff, et la mère n’est pas victimisée. Ils sont tous les deux coupables de quelque chose dans le foutoir qui a mis fin à leur mariage. Et puis, le fait de s’arrêter sur la paternité d’un célibataire est assez intéressant. On voit Antoine comprendre son rôle. Le rôle de père en somme. Le film tient la route.

Audrey Lamy est ravissante. Elle ne cherche pas à faire du Lamy TV. Elle ose sur ce film. Comme Payet. Pour couronner le tout, on ne trouve pas de fin barbante et utopique. Le final est vraisemblable et possible. Même si ce n’est pas un film marquant, Tout pour être heureux n’en reste pas moins un film touchant, qui redonne un peu d’espoir dans le bouillon trouble de productions ratées qu’est la comédie au cinéma aujourd’hui en France.

Ce film a été visionné et chroniqué dans le cadre du 6ème Festival 2 Valenciennes. Tout pour être heureux est sorti en DVD le 17 août 2016.

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Tout pour être heureuxAntoine, bientôt quarantenaire, dilettante, égoïste et insatisfait ne s’est jamais réellement senti investi d’une mission pour s’occuper de ses filles, âgées de 5 et 9 ans.Infantilisé par sa femme Alice, Antoine n’arrive pas à trouver sa place dans son foyer et décide subitement de la quitter pour une histoire sans lendemain.Lorsqu’Alice lui confie leurs filles quelques jours par surprise, Antoine va se retrouver sur un continent inconnu. Et alors qu’il était incapable d’assumer son rôle de père à l’intérieur du noyau familial, il va finir par devenir une véritable « mère juive ».Après avoir quitté sa femme par nostalgie de sa liberté d’antan, le nouvel Antoine va se retrouver confronté à une nouvelle nostalgie, celle de sa vie de famille…

Sortie DVD : le 17 août 2016
Durée : 1h37
Réalisateur : Cyril Gelblat
Avec : Manu Payet, Audrey Lamy, Aure Atika
Genre : comédie
Acheter sur Amazon

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Résultats concours : Les délices de Tokyo, 3 DVD gagnés

Les délices de Tokyo
Résultats concours : Les délices de Tokyo, 3 DVD gagnés !

Vous avez été 4067 participants au concours Les délices de Tokyo. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants d’1 DVD sont les suivants :

Jeannine Coiro, Renaud Raskinet et Joël Guttmann

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Belles de jour : femmes artistes, femmes modèles s’exposent à Poitiers

Belles de jour : femmes modèles, femmes artistes s'exposent à Poitier

Belles de jour : femmes artistes, femmes modèles s’exposent à Poitiers

Tamara de Lempicka, Kees Van Dongen, Félix Vallotton, Suzanne Valadon, Sigmar Polke, Camille Claudel et bien d’autres sont accueillis au sein de l’exposition Belles de jour : femmes artistes, femmes modèles du 18 juin au 9 octobre 2016 à Poitiers.

Cette exposition retrace l’histoire de la représentation des femmes entre 1860 et 1930, sujet encore très peu traité. Les œuvres, disséminées dans le parcours permanent, dévoilent une vision de la femme en pleine évolution : d’une vision conservatrice, où la beauté des femmes est exaltée, à une vision moderne de la femme, plus naturelle, plus vraie. De la mère de famille à la figure mondaine, de la courtisane à la muse, du modèle à l’artiste, la femme est vue comme un symbole de vérité, de fantasme et de liberté.

Un catalogue et un colloque international permettront d’aller plus loin dans ce champ d’investigation d’histoire de l’art très actuel.

Le Musée Sainte-Croix est le premier musée de Poitou-Charentes par la diversité et la richesse de ses collections. Situé dans un quartier historique, le musée construit par l’architecte Jean Monge en 1974 a reçu en septembre 2015 le label « Patrimoine du XXe siècle ».

Le musée s’attache à mener une politique d’échanges et de partenariats avec les musées nationaux et territoriaux initiée en 2014 afin de permettre au public d’accueillir régulièrement « un nouvel invité du musée » (artiste ou institution), de favoriser la découverte d’œuvres en lien avec ses collections et d’accroître son rayonnement par une mise en réseau. L’exposition Belles de jour : femmes artistes, femmes modèles, s’inscrit dans cette politique.

Dates : jusqu’au 09 octobre 2016 l Lieu : Musée Sainte-Croix   (Poitier)

El Acompañante ou la lutte intime de deux hommes à Cuba

El Acompañante
El Acompañante Photo © Happiness Distribution

El Acompañante ou la lutte intime de deux hommes à Cuba

El Acompañante a déjà fait son bout de chemin parmi les festivals de cinéma du monde. Et sur sa route, il a raflé plusieurs prix : entre autres, le public l’a récompensé au Miami Film Festival, au Malaga Film Festival et à Cinélatino (les rencontres cinématographiques de Toulouse). Un succès d’équipe avec, à sa tête, Pavel Giroud, son réalisateur havanais.

A Cuba, dans les années 80, les malades du sida étaient regroupés dans des sanatoriums. Daniel a contracté la maladie lors d’une mission militaire en Afrique. Horacio Romero, célèbre boxeur accusé de dopage devient contre son gré son accompagnateur. Sa mission : le suivre et reporter ses faits et gestes.
Ce duo de circonstance est constitué de reclus de la société. Ils tentent chacun de dissimuler leurs blessures sous des tempéraments antagonistes. Horacio est peu loquace, calme et renfermé. Il souffre énormément de son interdiction de ring mais intériorise tout. Daniel, au contraire, est plein de verdeur. Farceur, débrouillard, inventif, dur parfois et pas toujours fiable… C’est un drôle de « gus ». Attachant.

Leur duo fait la force du film. D’abord réticents, ils vont se rapprocher et s’apprécier mais toujours avec pudeur. La discrétion de leurs sentiments les rend plus puissants. Parce qu’on ne les voit pas, on les sent.
L’histoire de ces deux hommes blessés est d’autant plus réaliste qu’elle s’inscrit dans un contexte historique que Pavel Giroud a voulu restituer avec exactitude. En 1959, la révolution cubaine s’achève et Fidel Castro prend le pouvoir. Pour faire de l’ère postrévolutionnaire un succès, le nouveau dirigeant a voulu miser sur deux domaines : le sport et l’armée. S’il a en partie réussi, Horacio et Daniel font pourtant partie des pertes, des ratés. C’est sans pathos qu’on suit leur quotidien, leur tentative de se relever ou simplement, de continuer à vivre malgré tout.

La caméra les filme sans empressement. A l’image de leur vie dans cette clinique, l’histoire s’écoule lentement. Pourquoi aller plus vite ? De toute façon, ils n’ont pas de futur, pas d’avenir à construire dans cette prison dorée. La télévision, quelques histoires d’amour et les paris ponctuent leurs journées.

Tout du long, la tristesse et la joie s’entremêlent et, parfois, on ne sait plus s’il faut rire ou pleurer. Un mélange d’émotions qui fait la réussite d’El Acompañante. Ce n’est pas un film facile mais émouvant oui.
En salle le 17 août, le soleil de la Havane éclairera votre salle de cinéma d’une lumière belle et triste.

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Cuba, années 80. Horacio Romero, boxeur accusé de dopage, est contraint de devenir l’accompagnateur de Daniel, un jeune soldat qui a contracté le SIDA lors d’une mission en Afrique.

Sortie : le 17 août 2016
Durée : 1h44
Réalisateur : Pavel Giroud
Avec : Yotuel Romero, Armando Miguel Gómez, Camila Arteche
Genre : Drame

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IKEA lance « Relax » : le clip décomplexant sur la vie à la maison

Ikea Relax

IKEA lance « Relax » : le clip décomplexant sur la vie à la maison

Chaque année, IKEA mène une étude approfondie sur « La vie à la maison » qui s’intéresse notamment aux comportements sociaux liés à la vie à la maison dans le monde entier. Après les rapports 2015 & 2016, établis sur la base de recherches et d’études dans divers domaines ou encore d’entretiens avec des experts académiques, IKEA en a conclu que nous avons tous des exigences importantes en la matière, à la recherche d’une perfection vantée par les médias et réseaux sociaux.

Cette forte pression sociale peut parfois nous stresser voire nous empêcher de profiter des meilleurs moments à la maison, lorsque vient l’heure de recevoir des amis, de cuisiner et de profiter d’un chez soi accueillant. Dans un clip amusant, IKEA ironise sur cette pression que l’on se met souvent tout seul pour exister sur les réseaux sociaux. Une façon de dire non à une vie inutilement exigeante pour une vision définitivement plus « Relax » !

N’oublions pas que partager nos vies à nos amis (mais aussi à des étrangers), c’est aussi se mettre en scène. Le partage est une bonne chose en soi, mais cela implique forcément des comparaisons et des attentes constantes. Cela peut vous inspirer – ou vous stresser…

La maison est un lieu où l’on pouvait se mettre à l’abri, échapper aux sollicitations du monde extérieur, se relâcher pour être soi-même sans apparat ni artifice. Les études diligentées par IKEA montrent qu’aujourd’hui encore on aspire à la même quiétude mais que cela est beaucoup plus difficile à atteindre depuis l’essor des réseaux sociaux et des moyens de communication modernes. On est passé maître dans l’art de se compliquer l’existence dans nos maisons !

Le Clip Relax nous rappelle qu’il suffit de le vouloir pour dire non au stress extérieur, aux modèles de perfection que l’on s’évertue à reproduire sans jamais y parvenir (ce qui est normal !).

Voici donc nos attentes quand il s’agit de vivre à la maison :

Attente nº1 :
Il faut tout le temps passer de bons moments en famille et entre amis.

La réalité :
C’est difficile à faire.
Alors que 73% des gens disent qu’ils cuisinent pour se sentir chez eux, 42% disent qu’ils n’ont pas le temps de cuisiner tous les jours. 34% des personnes vivant seules souhaiteraient pouvoir manger avec d’autres personnes plus souvent.
Alors…
Ne perdons pas de vue que l’on peut passer des bons moments sous de très nombreuses formes. Par exemple, en cuisinant ensemble le repas qui sera dégusté ensemble…

Attente nº2 :
Les réseaux sociaux unissent les gens et les inspirent.

La réalité :
C’est le cas, mais ils fixent aussi des niveaux d’attente impossibles et font qu’on ne se sent pas à la hauteur. Les réseaux sociaux ont une place importante dans nos foyers : 23% des gens pensent qu’un bon wifi est plus important qu’un espace dédié à la socialisation à la maison. 60% des gens disent qu’ils utilisent les réseaux sociaux pour trouver des idées culinaires. 16% des 18-29 ans mangent et boivent pendant qu’ils sont en ligne. 15% de ces jeunes disent qu’ils postent des photos en mangeant. Comment toute cette délicieuse inspiration affecte nos performances culinaires?
Alors…
Et si vous pouviez arrêter de vous comparer aux autres et reconnaître vos mérites ?

Personne n’est parfait. Et nos confessions en cuisine le prouvent. N’hésitez pas à cuisiner comme si personne ne regardait. Même si le résultat est plein de grumeaux ou à moitié cuit, partagez-le avec fierté ! Ou choisissez de vous déconnecter un peu et reconnectez-vous avec vos amis en personne, si vous en avez envie. Poster ou ne pas poster – à vous de décider.

Attente nº3 :
Une maison doit être spacieuse et accueillante.

La réalité :
Les gens trouvent leurs maisons trop petites ou pas assez jolies pour y inviter des gens.
Il existe une pression pour maintenir les apparences. On se sent plus à l’aise quand notre cuisine est propre et bien rangée. 39% des gens disent que le désordre à la maison les dérange au moins une fois par semaine. Les gens pensent que leurs cuisines doivent être parfaites, tout comme ce qu’ils y font.

Alors…
Et si l’imperfection était suffisamment parfaite ?
N’importe quel lieu peut être beau. Même un petit espace recèle plein de possibilités. C’est votre cuisine – soyez intelligent avec l’espace que vous avez et organisez-le comme vous voulez. Apprenez des raccourcis pour ranger après le repas. Dînez où vous voulez – il suffit de pas grand chose. Si vous aimez faire des origamis avec vos serviettes, allez-y. Si vous voulez utiliser vos serviettes restantes pour votre prochaine soirée, faites-le. C’est votre façon de faire qui compte. Être en bonne compagnie est plus important que le cadre, ne croyez-vous pas?

Attente nº4 :
Nous devons faire de meilleurs choix, plus respectueux de l’environnement, en ce qui concerne la nourriture.

La réalité :
C’est difficile et on se sent toujours coupable de ne pas faire mieux.
Il y a une conscience croissante de notre impact sur la planète et du nécessaire changement de notre comportement. En moyenne, 15% des gens se sentent coupables de posséder trop de choses. 25% des urbains se sentent coupables de la quantité de nourriture qu’ils jettent. Un foyer sur cinq achète trop de boisson ou de nourriture par accident.

Alors…
Et si vous ne réfléchissiez pas trop ?
Il y a beaucoup de manières simples d’avoir une vie plus saine et plus respectueuse de l’environnement. Cela peut être aussi simple que le « régime visuel », où la nourriture que vous voyez est celle que vous consommez. Pas de stress, pas de déchets ! Un peu de préparation peut aider. Vous récompenser chaque fois que vous recyclez transformera une corvée en plaisir. Et de nouvelles options, comme une version végétarienne de nos célèbres boulettes de viande et sandwich de saumon, vous permet de manger de manière saine et responsable en même temps.

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Résultats concours : 5 vinyles de Oh Dear Vegas, Summer Wolves, gagnés !

Vous avez été 3599 participants au concours Oh Dear Vegas. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’un vinyle de Oh Dear Vegas, Summer Wolves sont les suivants :

Florence Ferret, Sébastien Henuzet, Régine Bianchi, Virginie Eynard et Sébastien Bauguion

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Sieranevada, film de Cristi Puiu : « Buffet froid et ciorbă »

Sieranevada
Sieranevada – Photo © Wild Bunch Distribution

Sieranevada, film de Cristi Puiu : « Buffet froid et ciorbă »

Et il était au Festival de Cannes ! Trois fois nommé, et rien dans le sac en partant. Le film roumain avait tout pour repartir avec une palme, et pourtant. C’est parce qu’il n’a rien d’Académique qu’il aurait mérité une récompense. Le cas Sieranevada témoigne bien d’une vieille toux que le festival traine : une vieille toux qui doit certainement biaiser les choix des grands ducs critiques trônant sur les fauteuils à Cannes.

À Bucarest, en janvier 2015. Lary, docteur en médecine, a perdu son père il y a 40 jours. Dans la religion orthodoxe, il se fait de rendre hommage au défunt en organisant des repas avec toute la famille. On est samedi. On attend les bénédictions du prêtre qui se fait trop attendre. On attend aussi les derniers arrivants. On attend. Et on parle.

Une tranche d’humain

Les dialogues sont cinglants, parfois chaleureux mais souvent froids. Mais surtout, et c’est le plus important, on laisse parler les personnages, sans intervention. Le quasi huit-clos de trois heures (quand même) pourrait rebuter. Le plus difficile, peut-être, est ce long plan presque fixe du début où l’on ne voit que peu, et où l’on ne comprend rien.

Une fois passé, on rentre dans le film, on arrive dans l’appartement, petit pour autant de personnes (une bonne dizaine de personnages), et on ne le quitte plus. La tentative de disparition du cinéaste est puissante. Très peu de prise de partie de la caméra, très peu d’interventions : les personnages évoluent comme ils le feraient dans la vraie vie. En fait, ce film semble être un morceau de vraie vie d’une famille banale roumaine. Les générations s’entrechoquent pendant des débats sur l’histoire, l’actualité et la politique.

Immersion totale

En plus de ces discussions intergénérationnelles, nous sommes comme voyeurs d’affaires de couples et de famille, où les esprits s’échauffent puisque les personnalités de chacun diffèrent. Il y a énormément de vrai dans le film. Les problèmes familiaux semblent universels. Les sensibleries, les mots doux, difficiles, les affaires internes, bonnes ou mauvaises, sont vraisemblables : Sieranevada est une tranche d’humain dans le paysage cinématographique actuel. Pas de graffitis grossiers, pas de surfacture, pas de factices. La vie des petites gens roumaines est écumée avec finesse et est poétiquement montrée, toujours avec retenue et mutisme.

Nous sommes comme le mort finalement : présent, d’une certaine manière, mais incapable de parler. En immersion totale : on a faim (3 heures de films, et toujours pas à table !), on est saoulé dans le bon sens, parce que rien n’avance, mais on rit, surement par fatigue à cause de l’absurdité des situations que cette brochette de gens vraies provoque. Et rien à Cannes ? La naiba !

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SieranevadaQuelque part à Bucarest, trois jours après l’attentat contre Charlie Hebdo et quarante jours après la mort de son père, Lary – 40 ans, docteur en médicine – va passer son samedi au sein de la famille réunie à l’occasion de la commémoration du défunt. L’évènement, pourtant, ne se déroule pas comme prévu. Les débats sont vifs, les avis divergent. Forcé à affronter ses peurs et son passé et contraint de reconsidérer la place qu’il occupe à l’intérieur de la famille, Lary sera conduit à dire sa part de vérité.

Sortie : le 3 août 2016
Durée : 2h53
Réalisateur : Cristi Puiu
Avec : Mimi Branescu, Judith State, Bogdan Dumitrache
Genre : Drame

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DanMachi – La Légende des Familias : tome 1 (Ofelbe)

DanMachi
DanMachi – La Légende des Familias : light novel disponible aux éditions Ofelbe

DanMachi – La Légende des Familias : tome 1 (Ofelbe)

C’est avec le tome 1 de la saga d’héroïc fantasy DanMachi – La Légende des Familias, paru le 30 juin dernier, que les éditions Ofelbe ont décidé d’inaugurer leur toute nouvelle collection intitulée très sobrement “LN – Light Novel”.

Contrairement à leur collection classique qui propose des doubles-tomes pour chaque light novel édité et des univers très fantasy, ce nouveau label a pour mission d’offrir une plongée presque initiatique au cœur de la variété des genres, histoires et nouveaux codes littéraires jeunesse qu’abritent le light novel. Et avec DanMachi, le ton est donné d’entrée de jeu : audace et humour sont les maîtres-mots de ce roman rempli de surprises !

Est-ce un tort de chercher des rencontres romantiques dans un donjon ?” : DanMachi est l’abréviation du titre original de la saga, Dungeon ni deai o motomeru no wa machigatteiru darō ka. Et, sans en avoir l’air, ce titre en dit déjà très long sur l’histoire en elle-même, surtout sur son originalité.

Quand la fantasy donne le beau rôle aux femmes…

Avec DanMachi, le lecteur est, certes, d’emblée accueilli dans un univers fantasy familier et sans réelles surprises à tous les lecteurs du genre. La célèbre ville d’Orario – célèbre pour les dieux s’y étant installés – accueille de nombreux aventuriers qui viennent se perdre dans les dédales du donjon labyrinthique niché sous les profondeurs de la cite et parsemé de créatures en tous genres. La légende raconte que les dieux bénissent ceux qui s’y aventurent, et leur apportent gloire, richesse, puissance et surtout les femmes… Ces mêmes femmes qui parcourent elles aussi le donjon !

Le héros du roman, Bell Cranel, jeune adolescent naïf de 14 ans éperdu d’aventures et travaillé par ses hormones, s’y aventure à son tour. Il espère surtout pouvoir faire ces fameuses rencontres romantiques qu’il évoque dans le titre de la saga, et ce, dans l’unique but de se constituer un harem… Dans la tradition littéraire, au fil des siècles, il est presque toujours de coutume pour les héros (même à un âge qui semble bien “trop jeune” aujourd’hui pour le lectorat occidental) de courtiser de jeunes femmes, souvent belles et riches, perchées en haut de leur tour, de leur balcon ou de leur donjon, et dans lesquels elles sont souvent retenues ou enfermées contre leur gré dans l’attente d’être libérées.

[D]élicieusement burlesque (…)

À l’inverse, dans ce roman, les rapports hommes-femmes sont revus (presque) à égalité et c’est plutôt appréciable dans le genre littéraire de la fantasy où le sexe féminin est souvent considéré comme le sexe inférieur (même si dans une certaine mesure, DanMachi n’échappe pas à la règle). Ici, les femmes sont intrépides, exploratrices et dominatrices ; à l’égal des hommes, elles s’y retrouvent au même niveau, “en bas”, s’enferment d’elles-mêmes dans les donjons pour témoigner de leur liberté d’action et de mouvement tout en étant également à la recherche de gloire.

Le lecteur est d’ailleurs confronté avec Bell Cranel en bien mauvaise posture dès la scène d’ouverture puisque c’est une jeune guerrière prénommée Aiz Wallenstein – et dont il va tomber amoureux – qui vient le secourir pour le libérer des griffes d’un monstre ! Chercher des rencontres romantiques dans un donjon ne paraît donc pas s’y absurde, contrairement à ce que pouvait laisser supposer le titre dès le départ : le ton employé dévoile toute la naïveté du personnage, le côté délicieusement burlesque qui se dégage du roman et le sens de l’aventure dangereuse dans laquelle Bell Cranel se retrouve emporté.

Comme un jeu vidéo ludique et fascinant qui se transforme en roman d’apprentissage…  

Pour les amateurs de jeux vidéo, et notamment de MMO, DanMachi présente de plus un univers qui leur sera également familier puisqu’il est construit et expliqué comme tel : gain d’expérience, nouvelles compétences à acquérir, augmentation de niveaux, système de “guildes” qui se retrouvent dans les “familias” auxquelles nous avons affaire tout au long de ce premier tome et qui sont au cœur même de la saga.

Pour un lecteur néophyte, non amateur de jeux vidéo ou de l’univers manga, il peut être difficile de s’approprier DanMachi dès les premières pages mais la lecture en vaut la peine et devient très vite accessible au plus grand nombre. Dans une langue limpide et aérienne, l’auteur Fujino Omori prend soin, au-delà d’une introduction in medias res un peu abrupte, de bien détailler tous les pans de son univers. Il faut avant tout s’habituer au ton employé. Le héros étant un adolescent au début de son voyage initiatique, il possède de nombreux défauts qui transparaissent indéniablement dans le style, ce qui n’est pas plus mal car au fur et à mesure des pages qui se tournent, on assiste à sa progression.

La façon d’expliquer la montée en puissance de Bell et de sa coéquipière Hestia, déesse qui l’a pris sous son aile, est très agréable. Fujino Omori prend toujours grand soin de bien détailler le fonctionnement du “jeu”, comment se gagne l’expérience, les nouvelles compétences…

Inutile non plus de craindre un monde trop japonisant : l’auteur dévoile une panoplie de dieux et déesses dont les noms et personnalités sont connus de tous (Loki, Hephaïstos, Hestia…). Mais dans DanMachi, ils n’ont en commun que le nom. Il s’approprie les différentes mythologies pour recréer les dieux, jouer sur leurs atouts et points faibles si bien qu’ils en deviennent presque méconnaissables… pour des situations parfois rocambolesques !

Tout est à prendre sur le ton de la légèreté et de l’humour tant l’ambiance et les personnages qui peuplent le premier tome sont sympathiques. On se laisse porter par les aventures de Bell Cranel, on sourit devant les créatures toutes plus hideuses les unes que les autres qui traversent son chemin, on s’étonne de la pluralité des familias et des personnalités qui s’écrivent sous nos yeux. On peut peut-être s’exaspérer du côté “tombeur de dames” qui poursuit le héros, tant les femmes sont parfois toutes très simplement intriguées par lui… Mais il est facile de passer outre car ces situations sont toujours traitées avec détachement et somme toute assez caractéristiques des romans jeunesse japonais de base.

[L]’essence même de DanMachi est surtout le passage à l’âge adulte.

Les motivations de Bell évoluent au gré des pages, et on assiste à une véritable éclosion de l’adolescent au fur et à mesure qu’il brave les dangers et qu’il gagne en maturité au côté d’Hestia. D’adolescent bien trop obnubilé par les femmes, il devient plus aguerri, agile et conscient du monde qui l’entoure.

Car l’essence même de DanMachi est surtout le passage à l’âge adulte. Les jeunes lecteurs sauront s’y retrouver et apprécier ce roman, car des thématiques essentielles sont traitées à travers le personnage de Bell : perte de l’innocence, découverte de la cruauté du monde et du mal, premiers émois amoureux, difficultés de vivre et de traverser les dangers… Elles sont d’autant plus parlantes qu’elles sont abordées sous le prisme d’une plume légère qui ne se prend presque jamais au sérieux, ce qui ne donne pas un côté moralisateur à ce premier opus…

Et dont la conclusion est une invitation irrésistible au prolongement de l’aventure : le donjon d’Orario abrite encore de nombreux mystères, les créatures rôdent toujours, les machineries des dieux sont toujours en cours d’opération et il commence à y avoir du grabuge dans certaines familias…

En plus d’être un bel objet avec des illustrations de qualité, le tome 1 de DanMachi – La Légende des Familias se révèle être une excellente introduction à un univers complexe et bucolique dans lequel on plonge avec plaisir. Une lecture comique bienvenue autant sous le parasol au soleil qu’à l’ombre sous la couette.

N.B. : Rendez-vous le 8 septembre pour la suite !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]


DanMachi_CouvTome1Nombreux sont les dieux venus s’installer dans la Cité-Labyrinthe d’Orario, bénissant les mortels qui s’aventurent dans son dédale souterrain en quête de pouvoir, de fortune… ou de filles ? ! C’est en tout cas le souhait de Bell Cranel, un aventurier novice sous la bénédiction de l’impopulaire déesse Hestia. Sauvé de justesse par la belle Aiz Wallenstein, une épéiste hors pair, Bell s’engage à suivre ses traces et à devenir un aventurier digne de se mesurer à elle. Bien décidé à relever ce nouveau défi, Bell plonge dans le mystérieux Donjon avec une énergie nouvelle qui ne manquera pas d’attirer l’attention de certains dieux.

Date de parution : le 30 juin 2016
Auteur : Fujino Omori
Editeur : Ofelbe
Prix : 12,99 € (302 pages)
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« Les Trois Sœurs » en état de grâce à la Biennale de Venise (théâtre)

Trois soeurs d'après Tchekhov en état de grâce
« Les Trois Sœurs » d’après Tchekhov, en état de grâce Photo © Aline Macedo Milena Abreu

« Les Trois Sœurs » en état de grâce à la Biennale de Venise (théâtre)

La metteure en scène brésilienne Christiane Jatahy mêle théâtre et cinéma dans une adaptation contemporaine des Trois Sœurs d’Anton Tchekhov. Une réussite.

Entre vision expérimentale et partage avec le public, son œuvre singulière s’impose désormais comme un espace manifeste de réinvention de ces deux vecteurs d’expression. Où s’expérimentent magnifiquement les frontières entre l’acteur et le personnage, entre la réalité et la fiction, entre le présent théâtral et l’instant capturé par la caméra. Le tout dans une relecture pertinente et vibrante de la pièce d’Anton Tchekhov, porteuse de tant d’errances, d’espoirs et d’interrogations.

[…] vertige d’ailleurs et de recommencement […]

Les trois sœurs au destin empêché sur lesquelles se focalisent les enjeux de cette version s’apprêtent à fêter l’anniversaire d’Irina, la plus jeune. Le deuil du père, mort il y a un an tout juste, s’est achevé.

Il y a là Olga, l’ainée qui estime ne plus pouvoir plaire et le regrette, Macha, mariée, mais qui n’est pas heureuse alors qu’elle rêve d’une passion ardente.

Et malgré la mélancolie qui rôde, ardemment combattue par le désir, la tendresse et l’alcool, l’avenir semble plein de promesses, accroché à cette espérance de retourner vivre à Moscou, le paradis perdu, et de recommencer ailleurs à vivre et à aimer.

C’est à partir de ce postulat qui voit les trois sœurs réunies face à cet appel à changer de vie, que la dramaturge interroge plus largement la notion utopique de changement et sa prise de risque corollaire.

Elle la confronte aux relations interdépendantes entre les trois protagonistes où comment leur fusion tantôt les mobilise dans leurs actes, leurs désirs ou les paralyse dans leurs rêves inaccomplis entre volonté d’ émancipation ou de renoncement.

[…] une relecture pertinente et vibrante […]

Les spectateurs sont séparés en deux groupes. L’un assiste à la représentation scénique tandis que l’autre visionne la version filmée par Christiane Jatahy (le film vu étant monté en direct à partir des images de la représentation qui se déroule en même temps ; le spectateur voit l’un ou l’autre successivement, il y a deux représentations pour la soirée).

Ce procédé n’est nullement un artifice mais fait partie intégrante de la dramaturgie qui cristallise l’envers du miroir entre espace réel/ concret, livré sans filtre sur scène, et configuration cinématographique avec ses plans serrés ou grossissants au champ de vision et de sensations modifiés.

Dans cette temporalité propre à Tchekhov où s’intercale le temps qui passe entre le futur rêvé, le présent espéré, le passé mortifère, les personnages sont à la fois proches et lointains, quotidiens et mythiques, ridicules et poignants. Ils se consument à la brûlure de cet accomplissement imaginé à travers les rires, les fêlures, les manques et les larmes.

Fabuleuses comédiennes et actrices que Julia Bernat (Irina) Stella Rabello (Maria) et Isabel Teixeira (Olga) dont l’état de grâce habite sans relâche d’une humanité palpable, ce vertige d’ailleurs et de recommencement, aux prises entre illusions et frustrations.

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Date : le 09 août 2016 l Lieu : A la Biennale de Venise
Metteur en scène : Christiane Jatahy  l Avec : Julia Bernat – Stella Rabello – Isabel Teixeira

Un Suicide Squad jubilatoire et pétaradant

Suicide Squad
Suicide Squad, film de David Ayer, Copyright 2016 Warner Bros. Entertainment Inc., Ratpac-Dune Entertainment LLC and Ratpac Entertainment, LLC

Un Suicide Squad jubilatoire et pétaradant

Suicide Squad était attendu de pied ferme. Avalanche de bandes annonces, accumulation de trailers, Harley Quinn affichée partout, le Joker placardé à l’envi, l’overdose était à craindre et le désastre prévisible. Et pourtant, Suicide Squad est un grand moment de pop corn movie assumé. Effets spéciaux à foison, explosions à l’envi mais surtout scénario retors et surprises garanties. Les 2h10 passent dans un souffle pour un divertissement jubilatoire. Vous pensiez tout savoir du film ?

La galaxie DC Comics avait accouché d’une rencontre au sommet entre ses deux grands héros Batman et SupermanBatman Vs Superman a plu ou déçu, c’est selon. Ce Suicide Squad ne devrait pas non plus faire l’unanimité. Les plus grands super méchants de la planète sont réunis pour participer à des missions suicides et sauver le monde. Mais comme ils ne sont pas d’emblée coopératifs, une agence d’état les aide un peu à coups d’arguments imparables. Le premier tiers du film présente les personnages principaux en mode portrait flashback jeu vidéo. DeadshotHarley QuinnCapitaine BoomerangKiller Croc and co, les présentations sont cursives et rythmées, l’humour omniprésent, pas le temps de s’ennuyer. L’entrée en matière fait s’écarquiller les mirettes et plusieurs certitudes se font jour.

La première est que ce Joker n’atteindra jamais les sommets d’Heath Ledger dans The Dark KnightJared Leto privilégie l’esbroufe à la profondeur. Il multiplies les rires sonores sans fournir de rubriques cultes et surtout sans expliquer la fascination d’Harley Quinn pour son personnage. Maniaque, psychopathe, c’est bien compris mais pas d’How about a magic trick ou de Why so serious à l’horizon. La présence du Joker ne se justifie donc que pour mettre en valeur une Margot Robbie aussi belle que dingue et qui, elle, multiplie les répliques et les mimiques. C’est elle le personnage principal du film, avec Will Smith. En Deadshot, il s’essaye en tueur à gages implacable. Pas forcément très crédible mais plutôt convaincant en tireur expert torturé. En compagnie de tous leurs acolytes, ils affrontent une super méchante plus risible qu’effrayante…. surtout quand elle se dandine…

Beaucoup de reproches, mais pourtant le film fonctionne. Viola Davis est très surprenante en boss intraitable et impitoyable. Son caractère de fer lui permet de remettre à leur place son équipe de joyeux psychopathes. Un soldat interprété par l’inconnu Joel Kinnaman lui sert de bras droit dans une histoire de trahisons et de tromperies. Car le film ne cesse de brouiller les pistes pendant longtemps. Les coups de poignards dans le dos sont longtemps à craindre et beaucoup de spectateurs se perdront dans les méandres d’un scénario tortueux. Pas d’affrontement binaire, en tout cas pendant la majeure partie du film. De quoi faire mouliner les neurones, ce qui n’est pas souvent le cas pour un blockbuster. De quoi en faire un nouveau maitre étalon du film d’action. Car le scénario machiavélique se prête si bien à l’exercice du blockbuster… d’autant que ce n’est pas tout.

L’action ne se départit jamais d’une bande son ultra vitaminée et savamment partagée entre rengaines Rock cultes et morceaux plus RnBBlack SabbathThe White StripesQueenThe AnimalsACDCCreedance Clearwater Revival, c’est un délice pour les oreilles, d’autant que quelques rengaines d’Eminem et d’autres stars du rap raviront les plus jeunes. Quant à l’esthétique, le choix d’un kaléidoscope de couleurs vives participe à l’énergie générale. Et même si l’affrontement final se conclut par des effets outranciers et un dénouement à la limite du ridicule, la plus grande partie du film convainc. Le blockbuster respecte les codes du genre, ajoute quelques péripéties inattendues et surtout ose sortir des sentiers battus. De quoi surprendre et se régaler. Quand aux 2 totems DC Comics, ils sauront vous surprendre…

Ce Suicide Squad est un vrai plaisir coupable. Imparfait parfois, maladroit aussi, mais suffisamment dense et fouillé pour parvenir au degré d’éclate attendu. Le seul regret sera ce Joker bien trop superficiel. Heureusement, Harley Quinn, elle, ne déçoit pas.

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Suicide Squad 10
C’est tellement jouissif d’être un salopard ! Face à une menace aussi énigmatique qu’invincible, l’agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu’aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s’embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu’au moment où ils comprennent qu’ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?

Sortie : le 3 aout 2016
Durée : 2h10
Réalisateur : David Ayer
Avec : Margot Robbie, Jared Leto, Will Smith, Viola Davis
Genre : Action, Fantastique

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Résultats concours : Mousticos, 20 albums gagnés

Mousticos
Résultats concours : Mousticos, 20 albums gagnés !

Vous avez été 4053 participants au concours Mousticos. Merci de votre excellente participation. Les 20 heureux gagnants d’un album Mousticos sont les suivants :

Evelyne Riteau, Juana Montoro, Christopher Gomes, Julia Lecuyer di Scala, Warren Hohl, Cédric Bellette, Christophe Gabard, Corine Arrenous, Robert Verdier, Cécile Verger, Françoise Rochais, Jean Bourquin, Myriam Gobé, Aline Chauvin, Julie Leto, Jules Merveille, Ionel Marius Zoita, Isabelle Durand, Marie Grandpierre, Gérard Roudaut

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Immersion houellecquienne au Palais de Tokyo, à Paris

Houellebecq
Houellebecq – Rester vivant Photo © luzycalor.com

Immersion houellecquienne au Palais de Tokyo, à Paris.

Publik’Art a déjà fait une chronique sur cette exposition hors norme. C’est Stanislas Claude qui nous a donné ses impressions sur ce « Rester vivant » d’Houellebecq. Comme l’art contemporain nous fait vibrer de différentes façons, il nous a semblé important de vous faire partager les ressentis et les analyses d’Olivia Bugault sur Houellebecq :

Nous entrons dans cette exposition comme nous essayons de percer un mystère. Le mystère Houellebecq. Et déjà une première question : pourquoi une exposition de lui ? Est-il sculpteur, peintre, dessinateur ou grand connaisseur des Arts ? Non pourtant. Il est écrivain et parmi les plus célèbres de France. Mais plus que sa plume, c’est sa renommée et sa personnalité inattendue qui lui ont ouvert les portes du Palais.
Houellebecq est un drôle de gus, éternellement inaccessible malgré sa notoriété et ses apparitions médiatiques. Peu loquace, l’air indifférent, le sourire peu fréquent et l’attitude indolente. Qui est-il ? Cette exposition est une tentative de compréhension. Soulever le voile de son identité pour ensuite voir le monde à travers ses yeux. Vaste projet.

L’exposition :
Un enchainement de petites salles sombres et assez dépouillées offrent aux visiteurs l’occasion d’apprivoiser l’homme sans se gaver. Petites doses par petites doses, une idée à la fois.
D’abord, quelques tableaux qui sont souvent la juxtaposition de deux photographies. L’une grande, l’autre petite, elles évoquent un même mot. Mais tandis que l’une est l’illustration de son idéal, l’autre représente sa signification moderne, abîmée par la société. Incohérences, imperfections, excès, Michel Houellebecq a l’œil affûté.

Michel Houellebecq
Michel Houellebecq – Rester vivant

Aux tableaux succèdent d’étranges installations et des atmosphères habilement créées par le romancier. On avance parfois sans réussir à comprendre ce qu’il veut nous dire et pourtant, on ne cesse de se questionner.
Le rythme de la visite est lent et agréable comme si Houellebecq nous obligeait à ralentir le rythme. En morcelant l’espace mais aussi par des procédés plus vicieux ! Sa première vidéo, par exemple, joue beaucoup sur l’attente. Alors nous patientons, devant un écran noir. Frustrant ou délicieux en fonction des visiteurs, c’est du Houellebecq tout craché !
Et d’ailleurs, cela ne vous évoque rien ? Un journaliste pose une question à l’auteur. Au lieu de partir au quart de tour comme tout bon politicien ou homme de média, Houellebecq se tait. Il réfléchit. Un silence à la télévision, c’est inacceptable !… Non, c’est Houellebecq. C’est si rare de prendre le temps de réfléchir que c’en est étonnant et rafraichissant.

Les paradoxes houellebecquien :
Cédons à un autre plaisir : analyser ses paradoxes ! Alors qu’aujourd’hui, il est bon de gommer ses dissonances pour se vendre plus facilement au public, il ne cache pas sa complexité. Il ne fait même aucun effort ni pour paraître sympathique, ni pour lisser son personnage.
– Derrière sa nonchalance je m’en foutiste, ne serait-il pas un grand sensible ? Un poète est souvent traversé d’émotions violentes, il ressent plus intensément le monde. Or Houellebecq en est un. Et comment ne pas mentionner cette dernière salle en hommage à son chien mort, Clément. Artistiquement, elle n’a aucun intérêt, mais, il lève le secret de ses attachements. Comme s’il nous avouait qu’il savait aimer. Un cadeau de fin de visite.

– Son air indolent est aussi très trompeur car Houellebecq est un scrutateur. Il analyse le monde sans en avoir l’air. Ses livres sont presque considérés comme des prédictions et c’est ce qui le rend si polémique. Car ses prédictions sont rarement de bon augure.

– Dernière contradiction mais pas des moindres, le titre de son exposition : « Rester vivant ». Doit-on y voir une célébration de la vie, du bonheur d’être sur Terre tout simplement ? Pas vraiment. « L’absence d’envie de vivre, hélas, ne suffit pas pour avoir envie de mourir » (Extrait de Plateforme). Houellebecq n’exalte pas le bonheur d’être vivant mais il préfère attendre que la mort vienne le cueillir plutôt que de la rechercher.

Allez-y, si le personnage vous intrigue. Si vous avez lu ses livres, ses poèmes, ses essais ou vu ses films. Il faut connaître quelques miettes de son travail ou de son caractère pour pénétrer cette drôle d’exposition. Pour ne pas considérer tableaux, installations et films juste pour ce qu’ils sont mais comme morceaux de la pensée de Houellebecq, des indices à notre portée.

Hugues Chabert & Elisa Huteau interprètent Rachmaninov avec grâce et émotion

Hugues Chabert & Elisa Huteau
Hugues Chabert & Elisa Huteau, NoMadMusic, Collection Fravanni

Hugues Chabert & Elisa Huteau interprètent Rachmaninov avec grâce et émotion

Le label NoMadMusic dévoilait en décembre 2015 le premier enregistrement d’Hugues Chabert au piano. Attaché à l’oeuvre foisonnante de lyrisme et de complexité du compositeur russe Sergeï Rachmaninov, il interprète ses Etudes – tableaux op 39 avec fougue et impétuosité. Accompagné de la jeune et talentueuse violoncelliste Elisa Huteau, ils livrent tous deux une Sonate pour violoncelle et piano qui touche au coeur et émerveille par sa délicatesse.

Hugues Chabert est le jeune pianiste qui monte dans le paysage classique français. Diplôme du Conservatoire national supérieur de musique de Paris et Lyon, il s’est régulièrement escrimé sur France Musique et à la Cité de la musique à Paris. Professeur de musique de chambre au Conservatoire de Montpellier et directeur artistique du Festival de musique de chambre des Montagnes du Matin, il grave enfin son premier enregistrement en s’attaquant à ce monument de piano qu’est Rachmaninov. Le compositeur russe à la vie romanesque s’est vu récemment décerné le titre officieux de plus grand pianiste de l’histoire par un large collège de votants et enregistrer ses oeuvres n’a rien de l’évidence. Si ses célébrissimes concertos pour piano l’ont fait rentrer dans la légende, son oeuvre est riche d’oeuvres ambitieuses et chamarrées. Ses immenses mains lui permettaient d’enfiler les notes comme des colliers de perles pour des compositions d’une puissance incomparable.

L’interprétation des deux jeunes musiciens est touchée par la grâce et l’Andante arracherait des larmes d’émotion au plus bougon des fans de Beethoven. L’entente entre les 2 interprètes aboutit à un rare moment d’émotion.

L’album débute par les 9 Etudes – Tableaux pour piano composées dans une période trouble de la vie de Rachmaninov. Marqué par le décès de ses proches Scriabine et Taïenev, il ne se départit pas de sa virtuosité légendaire en y adjoignant une touche de profonde mélancolie. Son trouble existentiel sera parachevé par la fuite d’une Russie devenue communiste en 1917 pour une nouvelle carrière de concertiste en Amérique. La plupart de ses oeuvres majeures sont déjà composées, il n’en ajoutera que peu. Le piano d’Hugues Chabert ne se laisse pas dérouter par les difficultés techniques et transmet parfaitement la passion enfiévrée du compositeur. L’Allegro molto et l’Appassionato sont notamment des moments clés de saynètes fascinantes de puissance.

La Sonate pour violoncelle et piano est celle de la renaissance. Profondément marqué par le mauvais accueil critique de sa première symphonie, Rachmaninov met à égalité piano et violoncelle pour un moment de lyrisme à la pure élégance slave. L’interprétation des deux jeunes musiciens est touchée par la grâce et l’Andante arracherait des larmes d’émotion au plus bougon des fans de Beethoven. L’entente entre les 2 interprètes aboutit à un rare moment d’émotion. Ceux qui ne connaissent pas cette oeuvre ne pourront cesser de l’écouter pendant au moins quelques jours tant l’émotion devient rapidement addictive. Les admirateurs de musique russe feront un évident parallèle avec l’oeuvre de Tchaikovsky dont Rachmaninov fut un digne héritier.

L’âme slave jaillit avec éclat de l’album d’Hugues Chabert chez NoMad Music. L’album peut passer en rotation lourde sur la chaine stéréo du salon sans qu’à aucun moment l’idée de changer de musique ne traverse l’esprit. Un moment de musique puissant et émouvant qui ravira les admirateurs de Rachmaninov et les esthètes de la jeune scène musicale française.


Rachmaninov : Sonate pour violoncelle et piano… par francemusique

Genius, l’histoire incroyable de Thomas Wolfe

Genius
Genius Photo © Marc Brenner

Genius, l’histoire incroyable de Thomas Wolfe

John Logan est le scénariste et le producteur de ce film Genius, un film génial. Il a en fait adapté le livre de Scott Berg, pour le cinéma. Et cela lui a demandé vingt ans de travail. Un travail qui dévoile la personnalité hors du commun de Thomas Wolfe. Et le film a été réalisé par Michael Grandage.

Publik’Art a été passionné par ce film, Genius, d’autant plus que le livre de A. Scott Berg, Max Perkins, un éditeur de génie, vient d’être réédité chez Michel Lafon et que Publik’Art est en train de le découvrir…

Le film Genius est centré sur l’éditeur Max Perkins, l’excellent Colin Firth (Le discours d’un roi), et un de ses auteurs préférés : Thomas Wolfe, le beau Jude Law. On y découvre la relation entre ses deux hommes du premier jour de leur rencontre jusqu’au dernier. Max Parkins a été un éditeur de génie qui a déniché des nouveaux talents, comme Francis Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway et Thomas Wolfe. Ce dernier avait vingt ans quand il entra dans le bureau de Max Perkins, avec un livre qui avait plus de mille pages ! Mais cela ne découragea pas l’éditeur car il a vu immédiatement la richesse de ces écrits. Et ensemble, ils ont entrepris de rendre ce livre lisible par le plus grand nombre…

Genius dévoile à la fois le difficile métier d’auteur, mais aussi celui d’éditeur, qui reste dans l’ombre mais qui est essentiel à l’écrivain, comme le serait un coach sportif.
On peut reprocher au film d’être un peu sombre, de manquer de luminosité, sans doute pour montrer qu’ils travaillaient jour et nuit. Le film s’attache surtout à Wolfe au détriment des autres auteurs, contrairement au livre. Mais c’est bien l’éditeur qui reste au centre du film, comme du livre.

Nicole Kidman interprète la maitresse de Tom, même si son rôle est très court, elle est toujours étonnante.
Max Perkings lit quelques passages sublimes du livre de Wolfe. Même si le livre est plus riche en sensibilité, le film arrive à dévoiler une relation toute spéciale entre ces deux hommes. Deux hommes de génie. Une amitié hors-pair.
Un  film « littéraire » éblouissant qui vous donnera envie de lire le livre de A.Scott Berg, assurément !

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GeniusÉcrivain à la personnalité hors du commun, Thomas Wolfe est révélé par le grand éditeur Maxwell Perkins, qui a découvert F. Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway. Wolfe ne tarde pas à connaître la célébrité, séduisant les critiques grâce à son talent littéraire fulgurant.
Malgré leurs différences, l’auteur et son éditeur nouent une amitié profonde, complexe et tendre, qui marquera leur vie à jamais.

Sortie : le 27 juillet 2016
Durée : 1h44
Réalisateur : Michael Grandage
Avec : Colin Firth, Jude Law, Nicole Kidman
Genre : Drame, Biopic

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[TEST] La box Le Closet révolutionne votre dressing

Le Closet

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La box Le Closet c’est la possibilité d’avoir un dressing de rêve sans avoir le souci du stockage, du pressing et avec la possibilité de ne jamais reporter les mêmes vêtements si on le désire. Nous nous sommes donc inscrits sur le site et avons établi notre profil vestimentaire : taille, type de vêtements, couleurs … Très rapidement, une sélection nous a été proposée et nous avons pu faire des modifications tant sur la taille que sur le produit.

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Sans engagement – un mois : 49 €

Formules Cadeau :

 2 mois : 88 € / 3 mois :  125 €

6 mois : 245 €12 mois : 440€

Note globale obtenue : 4,2/5

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Le Closet

[vc_text_separator title= »NOTRE AVIS SUR LA BOX » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

A nous la liberté ! 

Deux jours après la commande, la box est arrivée dans un joli colis bien organisé. A l’intérieur, 3 vêtements et deux bijoux, tous conformes à ce que l’on nous avait annoncé. Les vêtements sont en très bon état et propres. Une enveloppe de retour est présente avec un coupon prépayé pour la poste de manière à retourner les produits lorsqu’on le souhaite pour avoir de nouveaux vêtements. Et ces allers-retours sont illimités, à nous la liberté !

Le plus c’est la possibilité d’acheter les vêtements qui nous ont plu pour un petit prix même si les produits sont d’occasion … Premier test concluant, à voir dans la durée si cela peut devenir un véritable mode de vie et de consommation !

Une box avec des produits de grande marque pourrait être une très bonne idée également, car Le Closet nous a livré dans cette box des vêtements de moyenne gamme.

Mais l’expérience est vraiment à tenter : vous ne serrez pas déçues !

Michel Houellebecq mis à nu au Palais de Tokyo

Rester vivant
Rester vivant, Palais de Tokyo

Michel Houellebecq mis à nu au Palais de Tokyo

Michel Houellebecq se met en scène au Palais de Tokyo dans une exposition intitulée fort justement Rester Vivant. Les photos de ses pérégrinations, de doux souvenirs de ses amis domestiques, des clichés grivois d’on ne sait qui en posture érotique, c’est tout l’univers Houellebecquien qui est offert aux yeux de visiteurs curieux. Cette plongée iconoclaste dans ses archives personnelles ouvre une large lucarne sur un personnage phare de la scène littéraire. Suivez le guide.

Qu’attendre d’images extraites du quotidien le plus basique d’une star des lettres? Depuis Extension du domaine de la lutte publié en 1994 jusqu’à Soumission en 2015 en passant par les cultissimes Particules élémentaires en 1998, l’auteur a imprimé sa marque. Son écriture directe et désabusée enfonce le couteau de la vérité dans la plaie de l’autoculpabilité. Les errances modernes autant que les compromissions hypocrites sont montrées du doigt avec sagacité via des héros velléitaires à la frustration fataliste. Chaque nouvel ouvrage est attendu par les fans et le gratin germanopratin comme une promesse de surprises et de succès littéraire. Mais que fait l’auteur quand il écrit, ou même quand il n’écrit pas ? Michel Houellebecq répond lui même à la question en exhibant son existence comme une mise à nue salvatrice.

Car l’exposition semble tout montrer. Tout en sachant pertinemment qu’elle ne montre que ce que l’auteur veut bien dévoiler. La duplicité n’échappera à personne tant la mise en scène parait soigneusement (et donc sournoisement) ordonnée. Les clichés d’immondes zones industrielles cohabitent avec de doux paysages verdoyants. Les premiers clichés pourraient montrer l’oeil critique de l’homme à qui on ne la fait pas, les seconds ses aspirations à la plénitude. Mais tout cela semble bien commode, l’auteur doit certainement vouloir plus. Peut être expose-t-il les contradictions de la modernité par trop pragmatique et fonctionnelle. Si les paysages ont une utilité, la nature elle-même en a une. Rien n’échappe à la logique capitaliste, cela semble être le message central de l’exposition.

Quant aux images de femme dénudée, le visiteur vigilant pensera automatiquement aux errements du héros de PlateformeHouellebecq met à distance en utilisant cet éternel premier degré, comme dans ses ouvrages. Ne peut on être fasciné par cette créature à moitié dénudée, peut être un mannequin embauchée pour l’occasion, enrôlée pour satisfaire les foules? Quand à la salle hommage aux bêtes à poils, peut être touche-t-on la sensibilité de l’homme au plus près. Sans machines ni humains, il fait surgir ce sentiment de perte si attaché à l’espèce homo sapiens sapiens. Comme un témoignage enfin véritable et non déguisé. Un animal ne recherche qu’une affection désintéressée, au contraire de cette humanité toujours tournée vers son profit personnel. En tous lieux et en toutes choses.

Si l’exposition peut paraitre se complaire dans l’autocélébration, un regard plus tranché appelle au rapprochement avec l’oeuvre. Comme dit l’adage, les chiens ne font pas des chats et c’est bien l’Houellebecq écrivain qui s’exhibe, lui même intimement humain. Et vivant. Cette exposition devrait-elle être appréhendée comme un nouvel ouvrage? Qui sait. Rimbaud disait La première étude de l’homme qui veut être poète est sa propre connaissance, Houellebecq nous donne surtout du grain à moudre!

Dates : Jusqu’au 11 septembre 2016
Lieu : Palais de Tokyo (Paris)
Entrée : 10,40 €

Une farce déroutante avec Don Quichotte au Lucernaire

Don Quichotte
Don Quichotte, Lucernaire

Une farce déroutante avec Don Quichotte au Lucernaire

Cette adaptation du célébrissime Don Quichotte de Cervantès détonne et déconcerte par ses partis pris punks et décalés. Les comédiens privilégient les situations ubuesques à la magie des mots, le burlesque décalé à la subtilité des réparties. De longs dialogues sans queue ni tête sèment le trouble avec un non-sens assumé. La poésie hallucinée fait douter des intentions  entre évocation picaresque et délire foutraque.

Don Quichotte présente sa philosophie à une journaliste enthousiaste. Tandis qu’il lisse ses moustaches et semble fixer un horizon lointain, il répond aux questions avec un sérieux qui tranche avec la fantaisie des propos. Croit-il vraiment à ses effets oratoires dérisoires ou souffre-t-il d’une mythomanie galopante? Le doute subsistera pendant à peu près toute la pièce, faisant du vieux chevalier un original fascinant. Les échanges avec une Claire Chazal de pacotille alternent avec les scènes d’aventures en compagnie de l’éternel Sancho Pança. Une heure durant, les deux compagnons juchés sur leurs cubes accumulent les aventures immobiles. Un léger doute assaille constamment le fidèle écuyer quant aux intentions de son maitre. Mais folie et héroïsme finissent par se confondre sans pouvoir faire la part des choses.

Personnage universel et dérisoire, Don Quichotte est pour son auteur Cervantès le symbole d’un monde qui s’éteint. Désargenté et esseulé, le vieux chevalier s’invente des quêtes à coups de moulins à vents transformés en géants. Le comédien Sylvain Mossot le fait ressembler à un Frank Zappa sous amphétamines, avec sa veste brillante et sa chemise à jabot. Jean-Laurent Silvi privilégie une mise en scène dépouillée avec 4 cubes éparpillés et des accoutrement clownesques. Don Quichotte s’apparente à un vieux punk fantaisiste, perdant en majesté ce qu’il gagne en truculence. Accoutré d’un bric à brac dépareillé, futuriste ou grotesque au choix, il s’enfonce dans sa folie douce. Les 4 comédiens semblent souvent improviser, preuve de la légèreté du texte et de sa parfaite assimilation.

L’humour constamment décalé ravit une part importante du public qui se fait entendre bruyamment. Les plus sceptiques s’enfoncent sur leur banc, mal à l’aise devant une pièce qui privilégie l’énergie à la poésie. Les diatribes ne font que rarement dans la finesse et rappellent l’humour désopilant des Robins des bois ou d’Alexandre Astier dans Kaamelot. Les réparties bien senties s’enchainent sans qu’une once de lyrisme ne se fasse entendre. L’important est de prendre le train en marche.

Dates :  Jusqu’au 10 aout 2016
Lieu : Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Jean-Laurent Silvi
Avec : Sylvain Mossot, Alex Blind, Barbara Castin, Anthony Henrot

Bad Moms : une nouvelle bande-annonce complètement déjantée… et non censurée

Bad Moms
Bad Moms photo © STX Entertainment

Bad Moms : une nouvelle bande-annonce  complètement déjantée… et non censurée !

Bad Moms sort le 3 août au cinéma ! Mila Kunis en a marre d’être une mère parfaite ! Bad Moms est écrit et réalisé par Jon Lucas et Scott Moore (Very Bad Trip).
Si apparemment la vie de Amy a l’air parfaite, en réalité, elle ne le ressent pas ainsi. Elle fait tout pour que tout soit le plus parfait autour d’elle mais elle est près de craquer ! Du coup, elle, et deux de ses meilleures amies, vont vouloir changer les choses, changer leurs vies. Ca rappelle un peu le livre d’Alex Riva : La grève des femmes formidables

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Bad MomsEn apparence, Amy a une vie parfaite : un mariage heureux, de beaux enfants et une carrière qui décolle. En réalité, elle se met tellement la pression pour être au top sur tous les fronts, qu’elle est sur le point de craquer. Au bout du rouleau, elle trouve comme alliées deux autres mères épuisées elles aussi par le stress des règles imposées par Gwendoline, la toute puissante présidente des parents d’élèves. Ces trois nouvelles meilleures amies se lancent dans une folle virée en quête de fun et de détente, loin de leurs responsabilités conventionnelles de mères de famille. Ce qui a tendance à crisper le clan de Gwendoline et ses mères parfaites…

Sortie : le 3 août 2016
Durée : 1h41
Réalisateur : Jon Lucas, Scott Moore
Avec : Mila Kunis, Kathryn Hahn, Kristen Bell

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Pelé, naissance d’une légende, avant-première VOD le 29 juillet

Pelé, naissance d'une légendePelé, naissance d’une légende, bande-annonce dévoilée et avant-première VOD le 29 juillet !

PELÉ – NAISSANCE D’UNE LÉGENDE :
LE RÊVE D’UN ENFANT. L’ESPOIR D’UNE NATION.

Découvrez le 1er biopic sur Pelé, la légende vivante du football !

Avant-première VOD le 29 juillet

Un film intense et grandiose, plébiscité par les fans de la légende et produit par Brian GRAZER (Rush, Appollo 13) et par Pelé lui-même !

– LE « ROI » PELÉ ! –

Plus grand buteur de l’Histoire du football (1283 buts en 1366 matchs) !
Plus jeune joueur vainqueur de la Coupe du Monde (17 ans – record toujours inégalé) !
Seul joueur au monde à avoir remporté 3 Coupes du Monde (1958 / 1962 / 1970) !
« l’une des 20 personnalités les plus importantes du 20ème siècle » TIME
sacré « Footballeur du siècle » par la FIFA
Prix d’Honneur du Ballon d’Or (créé spécialement pour lui)

Avant première VOD le 29 juillet

Le 03 aout en Blu-ray, DVD & VOD

Pelé, naissance d'une légende
Pelé, naissance d’une légende

 

Publik’Art organise un concours pour vous faire gagner 1 Blu-ray ou 1 dvd : Pelé, naissance d’une légende. Pour cela il vous suffit de cliquer ICI

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PELE_DVD-BR
L’incroyable ascension de la légende du football, qui, grâce à un style hors norme et à force de détermination, triompha de tous les obstacles, pour devenir l’inspiration d’un pays tout entier, et le changer à jamais.

De son enfance dans les favelas à son entrée dans le club du FC Santos, son talent le mènera jusqu’à la Coupe du Monde 1958 où, alors âgé de 17 ans seulement, il marqua le but décisif qui couronna le Brésil du titre mondial.

Sortie DVD & VOD,Blu-Ray : le 3 août 2016
Durée :1h47
Réalisateur : Michael Zimbalist, Jeff Zimbalist
Avec : Leonardo Lima Carvalho, Kevin de Paula, Vincent D’Onofrio

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Le petit théâtre de la démesure, exposition des vitrines d’Antoine Platteau pour la Maison Hermès

Le petit théâtre de la démesure, exposition des vitrines d’Antoine Platteau pour la Maison HermèsCommuniqué de presse :

Du 19 juin au 18 septembre 2016 à la Chapelle Saint-Louis (rue Louis Renard à Poitiers), l’exposition « Le petit théâtre de la démesure, exposition des vitrines d’Antoine Platteau pour la maison Hermès » présente le travail mené par Antoine Platteau, décorateur en charge des vitrines de la célèbre maison du Faubourg Saint Honoré. Le Miroir de Poitiers a souhaité, pour sa programmation d’inauguration, explorer la notion de vitrine en tant qu’espace de création contemporaine, au delà de la simple mise en avant d’objets simples « marchandises ».

Souhaitant pour sa programmation inaugurale interroger son sujet, autrement dit l’exposition, le Miroir de la Ville de Poitiers a saisi l’opportunité de l’arrivée en 2014 d’un nouveau décorateur en charge des vitrines du siège historique de la Maison Hermès, Antoine Platteau, pour présenter le travail qu’il mène depuis deux ans et, dans le même temps, raconter la démarche qui est la sienne.
Véritable espace d’exposition offert à tous et donnant vie à des objets qui sont beaucoup plus que de simples « marchandises », la vitrine se trouve à la croisée de l’art et du savoir-faire, au cœur des arts décoratifs que le Miroir se donne pour ambition d’explorer et de mieux faire connaitre.

La multiplication dans les villes des boutiques ouvertes sur la rue correspond au déclin des grandes foires et au développement du commerce en Italie et en Flandre à la fin du Moyen Âge. L’échoppe, dont le nom d’origine néerlandaise (schoppe) signifie « la petite boutique », possède en façade deux vantaux qui servent, l’un d’auvent, l’autre d’étal pour présenter la marchandise.
Mais la vitrine telle que nous la connaissons aujourd’hui naît véritablement au XIXe siècle, au cœur d’une ville qui se métamorphose et devient le lieu d’un spectacle ininterrompu, grand sujet de la littérature française, de Charles Baudelaire à Émile Zola ou encore Jules Laforgue.
C’est particulièrement le cas à Paris entre 1880, période où Hermès s’installe Faubourg Saint-Honoré, et les années 1930. La vitrine happe le regard du passant et participe pleinement au théâtre de la rue.
Les vitrines d’Hermès, rue du Faubourg Saint-Honoré, jouissent d’un statut particulier. Celui ou celle en charge de les décorer bénéficie d’une complète liberté de création. Animées par la magie d’Annie Beaumel puis par la fantaisie sans limites de Leïla Menchari, les vitrines du Faubourg Saint- Honoré ont transformé une simple promenade parisienne en étape incontournable d’une visite à Paris.
Aujourd’hui, c’est au tour d’Antoine Platteau de réaliser chaque année quatre opus pour douze vitrines. Autant dire que son rythme de travail est soutenu.
Explorant le thème annuel défini par Pierre-Alexis Dumas, directeur artistique d’Hermès, Antoine Platteau travaille avec son équipe au sein d’un studio qui ressemble à un cabinet de curiosités. Dessinateur compulsif, passionné de formes, de matières, de textures, de couleurs, le décorateur utilise peu l’outil numérique, préférant l’expérimentation grandeur nature.

Résultats concours : The Wave, 10 places de ciné gagnées

The Wave
Résultats concours : The Wave, 10 places de ciné gagnées !

Vous avez été 2746 participants au concours The wave. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places de ciné sont les suivants :

Lucie Batreau, Huyh Phii, Jean-Luc Royer, Jean Bohn et François Secondi

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Sparrows, un film complexe de Rúnar Rúnarsson

Sparrows
Sparrows Photo © Nimbus Film Productions

Sparrows, un film complexe de  Rúnar Rúnarsson

Rúnar Rúnarsson réalise un film assez sombre et dur avec Sparrows. Le héros est un adolescent, Ari, qui retrouve son père, après six ans de séparation.

Ari vivait dans la capitale de l’Islande, à Reykjavik, avec sa mère et son beau-père. Mais pour des raisons professionnelles, sa mère doit partir voyager. Du coup, elle demande à son ex-mari de « récupérer » Ari. Le problème est qu’il habite dans une région complètement isolée, région des fjords au nord-ouest de l’Islande. Région où il n’y a rien. Rien à faire, rien à explorer. Juste une usine de poissons où Ari travaille, ainsi que son père. Ari n’a pas d’ami mais il a la joie de retrouver sa grand-mère qui est la seule personne qui lui apporte une certaine stabilité et beaucoup d’amour. Il retrouve également une amie d’enfance, Lara, mais qui a un petit copain…

Ari en veut beaucoup à sa mère de l’avoir abandonné. On le voit piquer des crises, comme seul un ado sait le faire, pris dans ses propres contradictions… Et en même temps, il reste un enfant quand il se met à chanter merveilleusement, avec une voix claire et cristalline comme celle d’un ange… A vous donner la chair de poule.
On voit aussi son père faire des beuveries avec ses potes, souvent, trop souvent…
Ari découvre une autre vie, d’autres personnes, d’autres relations humaines… Il va devoir s’adapter et trouver sa voie…

Il va essayer l’alcool, les joints, et même davantage, entrainé par ses nouveaux amis et pas du tout surveillé par son père… Un événement va lui faire prendre conscience de la valeur de la vie et de sa cruauté.

Le réalisateur aborde des sujets profonds comme l’adolescence, la relation de l’ado avec les autres, et avec soi-même, la mort, l’amour, la jalousie, l’abandon, la solitude…
Et ce que va vivre Ari va le marquer au fer rouge.  Rúnar Rúnarsson ne fait pas dans la dentelle. Oui, c’est vrai que les photos sont superbes, oui, c’est vrai que Rúnar Rúnarsson dévoile la vie quotidienne des personnes habitant cette région si dure où tout paraît très noir, comme le sol volcanique. Vie souvent dépravée où tout est permis, ou presque puisqu’il n’y a rien à faire… Jusqu’où nous emmènera le réalisateur ? Loin, très loin dans l’horreur. Ari, avec sa voix si pure, va perdre définitivement l’innocence de son enfance.

Il est d’ailleurs étonnant que ce film ne soit pas interdit au moins de 16 ans. Il a juste droit à un avertissement… Etrange. Publik’Art ne le recommande pas aux moins de 16 ans… Vraiment.
Les grands ados se retrouveront certainement. Crises avec les parents, refus de l’autorité, errance des jeunes, soirée alcoolisée… Tout est bien réel… Trop réel, hélas. Mais là-bas, pas de jeunes connectés à leur téléphone… Pas encore !

La fin est dure, très dure. Il semblerait que Rúnar Rúnarsson veuille prouver que la vie n’est pas toute rose, que les gens ne sont pas tous bons… Il y a bien des méchants autour de nous qui rôdent et peuvent nous « capturer »… Même en Islande, dans une région perdue au bout du monde.

Sparrows, un film qui choque, un film qui nous laisse pantois. Mais un film qu’on n’oubliera pas avec des acteurs absolument excellents, surtout le jeune Ari, Atli Oskar Fjalarsson, qui a d’ailleurs reçu le Prix d’interprétation masculine au Festival des Arcs où le film a reçu trois autres prix !
Sparrows a reçu aussi de nombreux autres prix aux Festivals de San Sebastian, Goteborg et Sao Paulo…

Un film à voir en sachant de quoi il parle… Publik’Art vous a tout dit et en même temps, ne vous a rien dévoilé ! A vous de le découvrir !

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Sparrows, un film hard de Runar RunarssonAvertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Ari, 16 ans, vit avec sa mère à Reykjavik lorsqu’il doit soudain retourner vivre chez son père Gunnar, dans la région isolée des fjords, au nord-ouest de l’Islande. Sa relation avec son père n’est pas des plus faciles et ses amis d’enfance semblent avoir bien changé. C’est dans cette situation difficile à laquelle il ne peut échapper qu’Ari devra s’imposer pour trouver sa voie.

Sortie : le 13 juillet 2016
Durée : 1h39
Réalisateur : Rúnar Rúnarsson
Avec : Atli Oskar Fjalarsson, Ingvar Eggert Sigurðsson, Nanna Kristín Magnúsdóttir
Genre : Drame

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