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Théo & Hugo dans le même bateau, une romance gay dans Paris la nuit

Théo & Hugo dans le même bateau
Théo & Hugo dans le même bateau, Copyright Ecce Films

Théo & Hugo dans le même bateau, une romance gay dans Paris la nuit

Passées les 20 minutes très explicites et presque brutales, Théo et Hugo dans le même bateau navigue sur les eaux du film d’auteur. Discussions, passion, circonvolutions, les deux héros tournent autour de la peur du Sida et de leur quotidien somme toute banal. Si le démarrage met tout de suite dans le bain, le film se concentre surtout sur une romance gay qui ouvre au monde. Un film touchant et intimiste.

Théo et Hugo fréquentent les back rooms parisiennes sordides, aux échanges immédiats et sans pincettes. C’est pourtant au coeur de cet amas de chair en fusion qu’ils se rencontrent, dans une fulgurance magnifiée par le sexe, mais au-delà du simple plaisir charnel. Les réalisateurs insistent sur les regards. Geoffroy Couët et François Nambot se dévorent du regard, le crush est palpable. Le reste de l’univers n’existe plus, les autres protagonistes de l’orgie sont relégués au second plan. La chair ne fait relayer que l’information de l’épiderme au coeur, du coeur au cerveau, le reste n’est que philosophie. C’est pourtant dans ce moment hors du temps que le drame survient. Un des deux partenaires est séropositif, exposant l’autre aux affres de la maladie, de la trithérapie, de la différence.
C’est sur ces bases bancales que débute une histoire d’amour toute en retenue et en confidences. Les deux amants traversent Paris, se frôlant, se fuyant mais se retrouvant toujours, comme deux amants irrésistiblement attirés l’un par l’autre. Malgré la peur de la contamination, malgré les différences, les deux hommes déambulent dans les rues et échangent leurs confidences à coeur ouvert, révélant leur soif de l’autre et leur solitude. Ne pas se laisser heurter par un début très cru et frontal. Les héros cherchent le contact et l’extase comme des portes de sortie. En se trouvant, ils rentrent dans une nouvelle phase de leur vie, éperdument. Le film est avant tout le récit d’une rencontre, d’un coup de foudre entre deux hommes. La nuit est leur témoin et leur irrésistible attraction ne pose aucune question, comme une évidence. Et si le bateau doit voguer sur des eaux troublées, ils l’acceptent de bon coeur.

Olivier Ducastel et Jacques Martineau livrent un opus tour à tour brutalement explicite puis magiquement onirique. Théo et Hugo font partie de cette jeunesse avide d’amour et d’avenir, tout simplement.

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ThéeoDans un sex-club, les corps de Théo et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mêlent en une étreinte passionnée. Passé l’emportement du désir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes, dégrisés, dans les rues vides du Paris nocturne, se confrontent à leur amour naissant.

Sortie : le 27 avril 2016
Durée : 1h37
Réalisateur : Olivier Ducastel, Jacques Martineau
Avec : Geoffrey Couët, François Nambot, Mario Fanfani
Genre : Drame

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Agnès bande en toute décontraction dans la cave du Sonart

Agnès bandeAgnès bande en toute décontraction dans la cave du Sonart

La jeune comédienne Agnès Hurstel fait son show sur la scène du Sonart avec un titre joyeusement explicite : Agnès bande. Elle explique le subtil fonctionnement de sa libido et insiste sur la place plus qu’anecdotique de son coeur face aux deux autres centres névralgiques de sa personnalité : son cerveau et sa… Un one-woman show qui donne la pêche (et l’abricot).

L’heure de spectacle se déroule dans une ambiance follement débridée. Les hommes des premiers rangs sont plus que mis à contribution par une comédienne qui multiplie les clins d’oeil et joue la connivence plein pot. Les échanges se font de plus en plus resserrés et… Agnès rivalise d’ingéniosité pour maintenir la pression et faire passer un facétieux moment à une salle hilare. Difficile de rester de marbre devant cette mise en abîme drolatique de la solitude contemporaine. Le personnage se rêve en prédatrice alors qu’un petit coeur bat derrière cette épaisse couche d’auto dérision. Le langage est fleuri mais reste surtout grivois et jamais vraiment vulgaire. Ce petit brin de femme sait rester correcte jusque dans ses outrances, ne se ménageant pas mais préservant le bon goût.

Tous ses ex semblent hanter la cave si l’on croit des propos aussi appuyés que ses oeillades. Les compagnes de devront pas prendre ombrage de cette drague au lance flamme orchestrée par un personnage désespéré de ne pas trouver l’amour. Si elle semble multiplier les conquêtes, la durée de vie de ses aventures laisse des doutes sur la manière de s’y prendre… L’heure de spectacle passe sans s’en rendre compte, raison de plus d’aller tâter de cet humour désopilant et qui ne ménage ni la chèvre ni le choux.

Agnès débute et devrait se faire plein de nouveaux amis avec ce spectacle faussement cafardeux mais vraiment drôle.

Dates : Tous les mercredis du mercredi 25 mai au 29 juin
Lieu : Le Sonart
Metteur en scène : Agnès Hurstel
Avec : Agnès Hurstel

Dogs, thriller roumain de Bogdan Mirica (Festival de Cannes 2016)

Dogs
Dogs : Photo Dragos Bucur, Gheorghe Visu

Dogs, thriller roumain de Bogdan Mirica (Festival de Cannes 2016)

Dogs (titre original : Câini) est l’un des films de la sélection « Un certain regard » de cette 69e édition du Festival de CannesBogdan Mirica signe son premier film avec ce thriller oppressant mais riche de talents.

Dans un décor rural, aride et poussiéreux, une maison trône isolée du reste du monde. Entourée de terres sauvages qui s’étendent à perte de vue, la bâtisse a triste mine. Ouverte aux quatre vents, elle tombe en ruine mais n’est pas inhabitée : son nouveau propriétaire vient d’en prendre temporairement possession. L’homme vient d’hériter de son grand père, un riche « paysan » qui possédait plusieurs centaines d’hectares contigus à sa vieille baraque. Que faire de toutes ces terres désertiques sinon s’en débarrasser contre un bon prix ? Telle est la volonté de ce petit-fils qui n’appartient pas à ce monde.

Mais voilà, dès la première nuit, des visiteurs s’aventurent sur ses nouvelles terres. Les lumières des phares de leurs véhicules trahissent leur présence. Le lendemain, le chien de garde de la propriété ramène un pied. Un pied arraché retrouvé dans l’étang situé non loin de là, sur les terres du récent héritier. Le shérif du coin vient mener son enquête. Il pose des questions au nouveau venu. Et l’invite à s’en poser lui-même. Comment son grand-père a-t-il pu devenir un si grand propriétaire terrien ?  Chef sanguinaire de la mafia locale, ce dernier n’opérait pas seul. Il laisse derrière lui ses hommes, qui entendent bien profiter encore longtemps des terres de leur parrain disparu. Le projet de vente contrarie évidemment ces meurtriers en puissance qui se révèlent prêts à tout pour conserver leur droit de passage.

D’une ineffable noirceur, Dogs installe une tension inouïe dans un non-dit permanent exacerbé par des silences étouffants. Les hommes échangent des regards, s’observent, font parfois connaissance mais le dialogue est muet. Il est muet et sourd. Car ces hommes paraissent comme des sauvageons, loin de toute civilisation, abandonné à leur sort, sans éducation. Sous un soleil brûlant, les esprits s’échauffent au fil des jours. La loi de la jungle semble vouloir garder ses droits.

Sans verbe, ou si peu, le noeud se noue de plus en plus fort autour de la gorge de cet homme têtu qui ne cède pas face à ces bêtes sauvages. Un crescendo qui aboutit à son torrent de violence. Brut. Sanglant. Meurtrier.

Avec une photographie d’une beauté extrême, le réalisateur saisit des images sublimes de la nature roumaine, notamment sur l’un de ses plans où la nuit se jette sur le sol et plonge les silhouettes dans le noir tandis que le ciel jouit de son bleu éclatant du jour. Les plans de génie sont nombreux et enthousiasment le spectateur à l’affût.

Violence et beauté s’entremêlent dans un balai d’acteurs aux gueules fortes et aux regards puissants. Au service de personnages à l’histoire discrète, chacun d’entre eux apporte une profondeur sincère et incarne son rôle à merveille pour donner un résultat d’une harmonie totale.

Le cinéma Roumain brille littéralement avec Dogs, une révélation qui méritait bien ses applaudissements au Festival de Cannes.

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Dogs, thriller roumain de Bogdan MiricaRoman est de retour sur les terres de son grand-père qu’il vient de recevoir en héritage. Alors qu’il décide de vendre cette propriété où rien ne pousse, il se retrouve confronté à des mafieux dont son aïeul était le chef. Ces derniers ne reculeront devant rien pour préserver cette terre au centre de leur trafic.

Sortie : indéterminée
Durée : 1h44
Réalisateur : Bogdan Mirica
Avec : Gheorghe Visu, Vlad Ivanov, Dragos Bucur
Genre : Drame, thriller

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La distance abolie, un livre russe traverse l’Europe pour devenir un webprojet illustré

Lunettes pour un Alcoolique
Lunettes pour un Alcoolique – © Amo.k Photography 2016

La distance abolie, un livre russe traverse l’Europe pour devenir un webprojet illustré

Publik’Art est heureux d’évoquer le projet culturel et ambitieux de la jeune étudiante Alexandra Petrov. Elle lance un pont entre la Russie et la France, multiplie les supports et met à profit son enthousiasme débordant pour traduire et faire découvrir l’écrivain russe Alexandr Safonov. Son projet invoque l’image et la prose, les alphabets cyrillique et romain, Paris et Moscou pour proposer deux nouvelles illustrées par les images oniriques de Lauren Rigaudière.

Alexandr Safonov et Alexandra Petrov se sont rencontrés à Moscou en 2015, inopinément, comme un coup de pouce du destin. Etudiante en Master 1 – Communication Interculturelle Muséologie dans l’Europe Rénovée (CIMER en abrégé) à l’Université Paris Sorbonne (Paris IV), la pétillante jeune femme doit valider son année en participant à la diffusion d’un texte littéraire de son choix. La discussion aboutit si bien que les deux décident de collaborer à un projet commun.
Alexandr Safonov imagine des nouvelles issues de ses expériences personnelles matinées de surréalisme que l’étudiante traduit en français. Ses parents franco-russes lui ont transmis une âme slave qui la conduit à de fréquents allers-retours vers un pays pas si lointain.
La France et la Russie entretiennent des rapports étroits, tant culturels que fraternels. Portée par deux écoles littéraires universellement acclamées, cette entente se matérialise une fois encore via ce projet interculturel.

Lunettes pour un Alcoolique
Lunettes pour un Alcoolique – © Amo.k Photography 2016

Alexandr Safonov fournit plusieurs textes parmi lesquels Alexandra Petrov extrait deux préférences dont Lunettes pour un alcoolique. Les frontières entre réalité et imaginaire se brouillent dans l’esprit embué du personnage principal. S’il évoque boire en toutes petites quantités, ses dialogues avec des interlocuteurs fantaisistes semblent prouver le contraire. Pour illustrer des textes courts et oniriques, Alexandra Petrov collabore avec une jeune photographe française Lauren Rigaudière. Ses images en noir et blanc traduisent subtilement l’esprit irréel du texte. L’artiste sans frontière aime exposer dans des lieux symboliques des échanges culturels, que ce soit Berlin, Moscou, ou Bordeaux. Ses oeuvres seront accessibles au public à l’occasion de l’exposition itinérante L’autre&moi organisée par l’association Epopure (https://www.facebook.com/epopure/) du 21 juin au 02 juillet à la Galerie l’Inattendue à Paris.

La discussion aboutit si
bien que les deux décident de collaborer à un projet commun.

Les distances sont abolies entre des textes russes traduits et leur mise en ligne pour une découverte élargie au plus grand nombre. Dans une époque de raccourcis troublants sur un pays plus libre qu’il n’y parait, Alexandre Safonov fait parler sa jeunesse pour construire des ponts qu’Alexandra Petrov l’aide à parcourir avec joie. Un lien sera bientôt en ligne pour découvrir un auteur à la carrière ouverte sur le monde.

Date de parution : le 17 mai 2016
Auteur : Alexandr Safonov
Site internet : Alexandra Petrov

L’homme qui venait d’ailleurs sort en blu-ray

L'homme qui venait d'ailleurs
L’homme qui venait d’ailleurs, film de Nicolas Roeg, Copyright Tamasa Distribution

L’homme qui venait d’ailleurs sort en blu-ray

Le classique de 1976 L’homme qui venait d’ailleurs  est édité en Blu-ray par Potemkine depuis le 3 mai 2016. Le regretté David Bowie interprète Thomas Jerome Newton, personnage étrange comme débarqué d’une autre planète. La star du Rock prête ses traits androgynes et son teint diaphane à l’alien venu d’ailleurs pour sauver les siens. Un film de Nicolas Roeg est quasi expérimental et s’imprègne de l’esthétique seventies dans un trip barré.

Un individu fait sensation sur la planète terre en industrialisant des brevets révolutionnaires. Des photographies immédiatement imprimables, des systèmes de son parfaits et des produits avant gardistes lui permettent de faire fortune et de mettre en échec les géants de l’époque, Kodak, Dupont et autres RCA. Cet inconnu devient milliardaire en un temps record, il s’agit de Thomas Jerome Newton, individu mystérieux et discret, ressortissant apparemment britannique à en juger par son passeport. Quand il veut vendre sa compagnie et empocher les bénéfices, les autorités s’inquiètent de l’impact inédit sur l’économie et font tout pour faire échouer son projet de voyage spatial. Tandis qu’il finalise les travaux de sa fusée, il se fait kidnapper.

L’homme qui venait d’ailleurs est un OVNI mythique du cinéma des années 70. Adapté de la nouvelle L’homme tombé du ciel publiée par Walter Stone Tevis en 1963, le film oppose l’innocence candide de l’extraterrestre à l’arrogance cynique de l’être humain. Alors qu’il pense mener à bien sa mission de sauvetage des siens restés sur une planète en voie d’assèchement, le héros se perd dans des addictions bien humaines. Dépendance à la télévision, asservissement à l’alcool, soumission à la femme tentatrice, il oublie peu à peu sa mission, sacrifiant son dessein à un présent éternellement hédoniste. Le film est une réflexion acide sur la disparition possible de l’humanité. Prophète prêchant dans le désert, Newton est manipulé et trahi par les siens, devenant une marionnette imbibée d’alcool tout juste bon à enregistrer des disques incompréhensibles.

Nicolas Roeg offre à David Bowie son premier grand rôle au cinéma. Parfaitement taillé pour le rôle, la star du glam rock incarne un personnage vulnérable et sensible qui se dirige irrésistiblement vers le désenchantement. Pensant s’appuyer sur une humanité compatissante pour mener à bien sa tâche et sauver sa famille, il précipite leur perte au contact de cette espèce parasite et inconséquente. Les décors épurés à la stérilité obsessionnelle laissent place à un désordre grandissant, symbolisant la tempête sous un crâne trop fragile. Des références nombreuses à la mystique et aux religions pavent le film d’icônes détournées. Le projet novateur laisse place aux tourments de l’extra terrestre corrompu. Suprêmement intelligent mais psychologiquement inadapté, il s’écroule.

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L'homme qui venait d'ailleurs Venu d’une autre planète malmenée par la sécheresse pour chercher de l’eau sur terre, Newton bâtit un empire industriel grâce à sa maîtrise de technologies futuristes. Riche, il entreprend de construire un vaisseau qui lui permettra de retourner chez lui. Mais la rencontre de Mary-Lou vient bouleverser l’ordre des choses et Newton, déchiré par cet amour véritable, sombre peu à peu…

Sortie : le 3 mai 2016
Durée : 2h00
Réalisateur : Nicolas Roeg
Avec : David Bowie, Buck Henry, Candy Clark
Genre : Drame, Science fiction

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Le domino des bruits et Haut les pattes : des jeux à découvrir pour nos petits 

Le domino des bruits
Le domino des bruits L’Ecole des Loisirs


Le domino des bruits et Haut les pattes : des jeux à découvrir pour nos petits !

Publik’Art a décidé de vous faire découvrir deux petits jeux de l’Ecole de loisirs qui ont tout pour plaire : un concept classique revisité, des dessins amusants aux couleurs vives, des règles simples et évolutives en fonction de l’âge de l’enfant. La qualité du design est un plus non négligeable et son ergonomie éprouvée. Très faciles à ranger et peu encombrants, on peut les transporter n’importe où !

Le domino des bruits est l’adaptation en jeu des  Livres des bruits, jeunesse de Soledad Bravi. Les dessins sont très agréables et rigolos pour les enfants. On nous propose deux niveaux de jeu en fonction de l’âge de l’enfant, différenciés par des cartes roses ou bleues. Le premier utilise des concepts simples adaptés aux enfants dès 3 ans. Le deuxième va nécessiter que l’enfant puisse comprendre des concepts plus compliqués tels que le bruit d’une goutte d’eau qui tombe.

Le but du jeu est simple, il est de placer les dominos les uns à la suite des autres en imitant le bruit conceptualisé sur la carte ou en le mimant. Si les parents ont un doute, ils peuvent s’aider de la notice où les sons sont expliqués. Pour l’enfant, c’est très simple et très amusant. Il est ravi de participer activement dans ce jeu où personne ne perd, ce qui est très encourageant pour lui.

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Haut les pattes ! est un jeu de cartes qui s’adresse aux enfants dès 4 ans et dont le but est de récolter vingt noisettes. Pour cela des cartes amusantes représentant Billy et Jean-Claude dans différentes situations (lever les bras, chanter ….) et des jetons de différentes valeurs (1 noisette, 5 noisettes, 10 noisettes). Les adultes ne s’ennuieront pas avec ce jeu qui allie mémoire et imitation, car suivant le nombre de cartes que l’on décide de retourner, on s’impose une liste de gestes à reproduire de mémoire et dans le bon ordre.

Un jeu très intelligent qui demande à l’enfant de la concentration, de la mémoire, et qui aborde progressivement les additions.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Haut les pattes ! – Jeu d’ambiance pour 2 à 8 joueurs à partir de 4 ans.

Un jeu de cartes d’après l’univers de Catharina Valckx.« Haut les pattes ! » est un jeu édité par l’Ecole des Loisirs en co-édition avec PlayBac.Comme Billy et Jean-Claude, préparez-vous à un festin de noisettes ! Vous devrez imiter, les yeux fermés, tous les gestes rigolos de nos deux petits héros afin de récolter le plus de noisettes possible. Attention, tenez-vous prêts : des cartes spéciales peuvent tomber à tout moment et chambouler la récolte.Observation, mémoire et stratégie : que le meilleur se régale ! Contenu : 48 cartes illustrées et 35 jetons. Durée moyenne d’une partie : 15 minutes. L’Ecole de loisirs

L’Ecole de loisirs est depuis 1965 un éditeur français de littérature jeunesse. Avec comme principaux auteurs : Claude Ponti, Mario Ramos, Stephanie Blake, Marie Desplechin, Tomi Ungerer, Grégoire Solotareff, Alex Sanders, Philippe Corentin…

Mon premier Festival de Cannes

Festival de Cannes
La montée des marches du Festival de Cannes

Mon premier Festival de Cannes

On la reconnait dès qu’on lève les yeux au ciel, chahuté par un balai de petits avions à réacteur. Depuis le 11 mai, la Ville de Cannes a laissé place au Festival. Les jets privés abondent sur ce petit bout du monde où tous les regards se tournent. Les voitures de luxe donnent le change aux yachts gargantuesques. Si la culture s’intéresse à L’Homme d’argent – éternelle figure de cinéma – à Cannes, c’est l’Homme d’argent qui vient au cinéma. Une fascination réciproque qui vaut au Festival de Cannes une place hors norme dans le monde.

La bonne nouvelle, c’est que j’ai un point commun avec l’Homme d’argent. En tant qu’homme, donc, il me fallait bien vivre l’expérience d’un voyage dans les entrailles du cinéma du monde.

Arrivé cinq jours après l’ouverture, faute de budget suffisant (les loyers étant inabordables pour ces deux semaines un peu particulières pour les cannois), je prends le pouls d’un Festival en vitesse de croisière. Installé à 45 minutes du Festival, j’emprunte le bus pour m’y rendre. A l’intérieur, tous portent leur badge. Il me reste trois quart d’heures de trajet mais je suis déjà au Festival. Arrivé à bon port, je dévale les rues qui descendent jusqu’à la mer. Il est 9h. Le monde est déjà levé depuis longtemps. A chaque croisement de ruelles, j’assiste à un fourmillement de personnes qui convergent vers l’épicentre : le Palais des Festival et des Congrès de Cannes. 4000 journalistes, 90 nations. On entend même certains dire que Cannes est la seule ville qui compte plus de journalistes que d’habitants.

Une fois sur place, on fait face à une organisation quasi-militaire. Chaque centimètre carré est sectorisé, compartimenté, contrôlé et recontrôlé. On est plus proche de la vérité en disant qu’il y a au moins autant de vigiles que de journalistes. Le plan vigipirate est sur les dents. Je retire mon badge d’accréditation, je découvre mon casier qui déborde de dossiers de presse et je teste les checkpoints. Ne sachant pas mon degré d’accréditation, j’ai droit à quelques regards incertains la plupart du temps suivis d’un soulagement mêlé de satisfaction (« là, je passe ») bien qu’on m’invite parfois à faire demi-tour  (« Vous cherchez quelque chose »?). Tout le palais est recouvert de moquette rouge. La presse est soignée et ne manque de rien dans ses quartiers. Il ne me reste qu’à monter les marches pour assister aux projections du prestigieux Grand Théâtre. Ce sera chose faite, emboitant le pas à l’équipe du film de Jim Jarmush : Paterson.

Encore deux autres films (Câini de Bogdan Mirica et Hell or high water de David Mackenzie) et je me sens comme une petite poussière dans l’édifice du monde. Ce soir, c’est sûr, je vais pouvoir rayer un truc de ma To do list. Et ce ne sera pas seulement écrire un article au milieu de la nuit.

Bref, j’y suis ; mon premier Festival de Cannes commence.

 

Un homme à la hauteur, une comédie pleine de bons sentiments

Un homme à sa hauteur
Un homme à sa hauteur Photo © Gaumont Distribution

Un homme à la hauteur, une comédie pleine de bons sentiments

Laurent Tirard n’est plus dans le registre du Petit Nicolas, puisque cette fois-ci, son héros n’est pas un enfant mais un homme de petite taille. Alexandre n’est pas nain mais il est resté petit.

On imagine bien que dans la vie quotidienne, rien n’est simple pour les personnes de petite taille. Et Un homme à sa hauteur le montre bien. Le plus dérangeant reste, bien entendu, le regard des autres, comme pour toute différence. Un homme à la hauteur est en fait un remake du film argentin paru en 2014, Corazon de Leon.

Pas sûr que Laurent Tirard ait eu une bonne idée de choisir Jean Dujardin comme héros principal. Il est vrai que plus charmant que lui, c’est difficile. Et avec Virginie Efira, on ne peut pas s’ennuyer. Mais tout le long du film, on trouve Jean Dujardin trop bizarre. S’il avait vraiment fait jouer l’homme de petite taille qui double Dujardin sur certaines scènes, le succès du film n’aurait pas été le même, bien sûr !

Les effets spéciaux envahissent ce film et on a réellement l’impression que Jean Dujardin mesure 136cm ! La différence de taille est accentuée par le fait que Diane porte des talons très hauts ! Quelques passages sont assez ridicules car trop exagérés.

Mais bon, l’important n’est pas là. Entre Diane et Alexandre, il se passe quelque chose. Une certaine alchimie prend. Mais Diane a du mal avec la taille d’Alexandre et surtout avec le regard des autres. Les seconds rôles passent quasi inaperçus tellement le film est porté par Alexandre et Diane. En plus, ils n’ont guère d’intérêt.

Une histoire d’amour qui pose les bonnes questions sur le sens à donner à sa vie. Quelles sont les priorités que chacun s’est fixé dans la vie ? Et comment accepter la différence, si petite soit-elle ? Mais bon, voilà, c’est tout de même limité. On ne va pas dire que ce film est d’une grande portée philosophique.

On aurait pu craindre que cette comédie soit ridicule et bien, non! Les personnes porteuses de tout handicap trouveront sans doute que le sujet est traité avec dignité et … hauteur ! Et avec une certaine justesse. Enfin, on l’espère ! Un bon moment de cinéma que l’on oubliera sans doute assez vite !

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Un homme à sa hauteurDiane est une belle femme. Une très belle femme. Brillante avocate, elle a de l’humour et une forte personnalité. Et comme elle vient de mettre un terme à un mariage qui ne la rendait pas heureuse, la voilà enfin libre de rencontrer l’homme de sa vie. Le hasard n’existant pas, Diane reçoit le coup de fil d’un certain Alexandre, qui a retrouvé le portable qu’elle avait égaré. Très vite, quelque chose se passe lors de cette conversation téléphonique. Alexandre est courtois, drôle, visiblement cultivé… Diane est sous le charme. Un rendez-vous est rapidement fixé. Mais la rencontre ne se passe pas du tout comme prévu…

Sortie : le 4 mai 2016
Durée : 1h38
Réalisateur : Laurent Tirard
Avec : Jean Dujardin, Virginie Efira, Cédric Kahn
Genre : Comédie, Romance

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Victor Hugo amoureux, une merveille de Christine Clerc (Rabelais)

Christine Clerc
Christine Clerc

Victor Hugo amoureux, une merveille de Christine Clerc (Rabelais)

Bien sûr, tout le monde connaît la vie de Victor Hugo, ses œuvres, son génie. Mais cette fois-ci, Christine Clerc va s’attacher à sa vie amoureuse ! Et Dieu sait comme elle a été riche ! Christine Clerc est une grande journaliste française, que tout le monde a lu aussi ! Elle a déjà écrit sur « Les de gaulle, une famille française, Tigres et tigresses, histoire intime des couples présidentiels et Le Tombeur du Général. Elle entre dans l’intimité de Victor Hugo avec une aisance qui nous ravit !

Ce petit livre, à couverture cartonnée, avec un marque-page à l’ancienne, est un vrai bijou. Non seulement on découvre Victor Hugo de façon intime, mais en plus, ce livre contient de nombreuses illustrations (120), soit sous forme de tableaux, de dessins, ou de nombreux passages des écrits de Victor Hugo. Et la qualité des photos est superbe. La qualité du papier, également.

Bien sûr Victor Hugo était non seulement beau, mais intelligent. Et son succès l’a rendu encore plus attrayant. Dans ce livre, il n’est pas question de parler de toutes les conquêtes qu’il a faites, mais uniquement des femmes qui l’ont marqué, avec de nombreuses anecdotes. Elles sont au nombre de quatre. Adèle, sa femme, Juliette Drouet, sa première et « vieille » maîtresse, Léonie d’Aunet, sa seconde maîtresse et Léopoldine, sa fille ainée chérie. ce livre restitue la place de chacune et son importance aux yeux de l’écrivain. C’est surtout vrai pour Juliette Drouet qui resta dans l’ombre de Victor toute sa vie et qui inspira vraiment Hugo pour l’écriture des Misérables, par exemple.

Un régal ! A travers elles, Victor Hugo a puisé ses sources d’inspiration. Son énergie pour combattre et lutter. Et surtout écrire, encore et encore malgré toutes ses souffrances.

[…] on découvre Victor Hugo de façon intime […]

Si l’auteur nous conte avec humour les amours de Victor Hugo, elle nous donne également une très belle leçon d’histoire, avec des détails croustillants. L’Histoire fut très mouvementée et Hugo en subit durement les conséquences.

Un seul regret pour ce livre : qu’il soit si court ! Et en même temps, me direz-vous, c’est une qualité de savoir raconter le passé sans longueurs inutiles ! Une véritable prouesse !

Victor Hugo amoureux, votre prochain livre de chevet, assurément ! A lire et à offrir !

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Victor Hugo amoureux, une merveille de Christine Clerc (Rabelais)Les femmes ont inspiré à Victor Hugo les plus beaux poèmes de la littérature française. Sa fille Léopoldine, noyée accidentellement, sa maîtresse Juliette Drouet, qu’il abreuvera pendant cinquante ans de lettres d’amour, la romancière Léonie d’Aunet, qui fera de la prison
à cause de lui, la comédienne Alice Ozy, à qui il fera une cour assidue…Et tant d’autres…
On les retrouve aussi dans ses romans et son théâtre. Il aimait tellement les femmes qu’il sera, avant la lettre, l’un des premiers féministes, prônant déjà l’égalité entre les sexes. C’est ce que nous raconte Christine Clerc dans un récit coloré qui restitue une époque en redonnant à ces inspiratrices la place qui leur revient.

Date de parution : le 17 mai 2016
Auteur : Christine Clerc
Editeur : Rabelais
Prix : 14,80 € (144 pages)
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Surprenante exposition Paula Modersohn-Becker au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris

Paula Modersohn-Becker
Paula Modersohn-Becker, exposition au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris

Surprenante exposition Paula Modersohn-Becker au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris.

Avec l’exposition dédiée à la peintre allemande Paula Modersohn-Becker (1876-1907), c’est un destin exceptionnel qu’invite à découvrir le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris. Son existence brève mais intense a tout du récit romanesque et fascine. Méconnue du visiteur, elle a pourtant gagné sa place dans la postérité picturale par un avant gardisme surprenant. Son esthétique personnelle audacieuse évoque un Lucian Freud au féminin ou une Marie Laurencin dépouillée.

Paula Modersohn-Becker multiplie les portraits de mères et d’enfants avec un regard résolument personnel. Si les paysages et natures mortes offrent une vision originale sur l’existence, la peintre tente avant tout de capter l’intensité des regards dans les représentations humaines. Proches ou modèles, ils prennent la pose et dévisagent le spectateur avec une intensité froide. Les couleurs participent à la sensibilité et à cette vague impression de mise à nue ressentie par des visiteurs mal à l’aise. Tellement avant gardiste que les nazis ont inclus plusieurs des oeuvres de Paula Modersohn-Becker dans leur exposition Art dégénéré organisée à Munich en 1937. Loin des portraits fidèles et angéliques, la peintre reproduit sans complaisance une réalité où joies et peines se confondent.

Le parcours se clôture par une vidéo passionnante d’une vingtaine de minutes revenant sur les grandes étapes de sa trop courte existence. Ses multiples voyages de son Dresden natale vers Paris contribuent à la faire grandir artistiquement et à côtoyer le bouillonnant microcosme parisien. Travail en atelier, études des modèles dénudés et vie précaire ne l’empêchent pas de produire pas moins de 750 toiles en 14 ans d’activité artistique. L’exposition revient également sur sa forte amitié avec le poète Rainer Maria Rilke dont les correspondances constituent de fascinants témoignages. Il rédigera un vibrant hommage dans son poème Requiem pour une amie à la mort de la peintre à l’âge trop précoce de 31 ans suite à un accouchement.

Une exposition surprenante avec cette vision radicale d’une peintre d’exception. Son caractère fort et affirmé ressort pleinement dans un parcours représentatif et une vidéo pédagogique. Une exposition à découvrir.

Dates : Jusqu’au 21 aout 2016
Lieu : Musée d’Art Moderne de la ville de Paris
Entrée : 10 €

Résultats concours : Max Jury, 4 places de concert gagnées, à Paris

Max JuryRésultats concours : Max Jury, 4 places de concert gagnées, à Paris !

 

Vous avez été 551 participants au concours Max Jury. Merci de votre grande participation. Les 2 heureux gagnants de 2 places de concert de Max Jury à La Gaité Lyrique, à Paris, le 20 mai 2016, 20h, sont les suivants :

Ludovic Bercier et Emmanuel Hery

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Fantasmes et réalités sur les sex addicts, Docteur JC Matysiak nous dit tout (JC Lattès)

Docteur JC Matysiak , auteur de Fantasmes et réalités sur les sex addicts
Docteur JC Matysiak, auteur de Fantasmes et réalités sur les sex addicts

Fantasmes et réalités sur les sex addicts, Docteur JC Matysiak nous dit tout (JC Lattès)

Docteur JC Matysiak est psychiatre avant d’être écrivain. Il est chef du service de traitement des maladies addictives de l’hôpital intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (94). Mais Docteur JC Matysiak avant d’écrire ce livre en a écrit de nombreux autres, la plupart sur les addictions.

Cette chronique n’est qu’une présentation succincte de ce livre très riche qu’est Fantasmes et réalités sur les sex addicts. Il m’est en effet impossible de vous « résumer » cet essai très ouvert sur différents domaines et différentes représentations mentales. Je ne peux que vous inciter à le découvrir par vous-même.
Cette fois-ci, Docteur JC Matysiak nous fait découvrir, à travers de très nombreux patients, des problèmes liés à notre sexualité. Uniquement notre sexualité. Il aborde un peu tout de même les problèmes liés aux drogues et à l’alcool qui font partie des addictions.
Avec beaucoup de professionnalisme, il nous donne sa propre conception de la sexualité dite normale. Mais ce n’est pas le but du livre. L’objectif qu’il s’est fixé, enfin si j’ai bien compris, est de nous démontrer qu’il est bien difficile de définir une anomalie de la sexualité comme étant une maladie. Pour lui, par exemple, l’hypersexualité est signe de bonne santé mentale. Mais bien sûr, chacun réagit différemment en fonction de son éducation et aussi de sa religion. Pour l’un telle attitude serait perverse alors que pour d’autres ce serait une sexualité normale, vécue sans contrainte. Difficile de parler de norme en matière de sexualité qui est tellement empreinte de notre condition sociale, culturelle, morale et religieuse sans parler de notre propre parcours de vie. Tout est interdépendant.
« […] Tracer plus précisément cette frontière, certes ténue mais fondamentale, pour ne pas transformer nos simples mauvaises habitudes ou excès en maladies. » (p.224)

[…] qu’il est bien difficile de définir une anomalie de la sexualité comme étant une maladie.

Mais il est vrai que la sexualité a beaucoup évolué ces dernières années. L’homosexualité était considérée comme une maladie mentale jusqu’en 1960. Ce qui peut nous paraitre complètement impensable aujourd’hui.
« Le développement des addictions est parallèle à l’affaiblissement des cadres moraux. » (p.274)
Nous sommes en France et notre mentalité n’a rien à voir avec celle des Américains, par exemple. Chez eux, l’adultère est considéré comme une réelle maladie et ils ont créé de nombreux centres, excessivement onéreux, pour guérir de cette pathologie, (ex : Tiger Woods a dû se confesser publiquement sur ses nombreuses relations extra-conjugales en sortant d’une cure). Pour l’auteur, l’infidélité n’est absolument, en aucun cas, une maladie. Cela ne va pas dire pour autant qu’il faille être infidèle pour être heureux !
Avec Internet, tout a changé dans notre vie quotidienne mais également dans notre vie sexuelle. Les enfants peuvent avoir accès facilement à des sites porno, et y prendre même une part active. Et ce, à n’importe quel âge. On imagine bien le danger que cela représente, ainsi que les répercussions sur la vie sexuelle de ces jeunes.
« Pour toute source de plaisir, ou de soulagement, il existe, de fait, un risque de dérapage et de dépendance, et, pour un individu donné, il est très difficile de savoir à quel moment commence l’abus, et quand se profile l’addiction. » (p.116)

Pour l’auteur, l’infidélité n’est absolument, en aucun cas, une maladie.

La frontière est difficile à percevoir entre le fait d’avoir une sexualité différente des autres, riche et variée, et une sexualité qui ferait davantage penser à une maladie mentale, faite d’addictions ou de perversions. Il est naturel, d’après l’auteur, que la femme trompée considère immédiatement son mari comme malade et exige qu’il se soigne. C’est d’ailleurs souvent elle qui accompagne son mari à la consultation. Alors qu’en réalité, d’après le Docteur JC Matysiak, il ne souffre d’aucune maladie. Et toute thérapie ne peut être efficace que si c’est la personne elle-même qui a envie de cette thérapie et qui en ressent le besoin.
« Les troubles du contrôle des impulsions vont donc avant tout concerner des personnes ne supportant pas la frustration (ou le simple fait de différer leur plaisir) et qui mettent en œuvre des conduites leur procurant une satisfaction immédiate.
Le pervers ne peut maîtriser ses pulsions, mais il sait parfaitement que cela vient en affrontement avec la loi et que cela est répréhensible, même s’il tente de le minimiser très souvent… pour certaines conduites virtuelles. » (p.192)

A travers ses nombreux témoignages de patients, le Docteur JC Matysiak nous explique très simplement ce qu’on entend par fantasmes, ou maladies du sexe comme l’inhibition ou les paraphilies, en passant par le voyeurisme, l’exhibitionnisme et la pédophilie. On essaie de comprendre les personnes atteintes d’addictions ou de perversions.
Nous avons tous des fantasmes, plus ou moins élaborés. Et ce livre va nous aider à essayer de comprendre telles ou telles attitudes, soit de notre conjoint, soit de nous-mêmes, ou de nos adolescents. Quelle attitude adopter quand on découvre notre jeune ado en train de se masturber devant des sites porno, et ce, à longueur de nuit ou même de jour ?
« […] le meilleur traitement est souvent le temps, et la vie comporte, heureusement, bien des évènements prévisibles ou imprévisibles qui vont mener une personne à mûrir, à prendre du recul, à se remettre en question et à changer. » (p.227)

Aucune possibilité de cataloguer telle ou telle attitude comme on serait tenté de le faire.

Dr Matysiak explique avec des mots simples et beaucoup de pudeur la réalité qui touche le monde très secret de la sexualité. Tous les domaines sont abordés sous un côté médical mais surtout humain. Aucune possibilité de cataloguer telle ou telle attitude comme on serait tenté de le faire. Ce n’est pas si simple.
Ce livre est là pour nous aider à mieux nous comprendre nous-mêmes, à mieux appréhender le mystère de notre sexualité, à mieux comprendre notre conjoint, ou nos enfants. Après avoir lu ce livre, ce qui ressort très nettement est le non-jugement de l’auteur, une forme de déculpabilisation. Les cas les plus pervers relèvent de la justice et non de la médecine, mais ils sont rares. Il conclut sur trois mots-clés dans toute relation de couple : respect, consentement, réciprocité, pour une sexualité épanouie.
Dr Matysiak conclut très joliment son livre : « A chacun d’entre vous sa réponse. » (p.273) ! Ce qui peut vouloir dire : à chacun ses fantasmes et à chacun de les gérer au mieux, en accord avec soi-même, avec son conjoint et avec la société dans laquelle on vit ! Mais à chacun son interprétation !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Fantasmes et réalités sur les sex addicts, Docteur JC MatysiakNotre sexualité et nos pratiques n’échappent pas à la tentative de normalisation d’une société qui culpabilise tout débordement de notre recherche de plaisir (alcool, alimentation, jeux…). Il nous faudrait jouir, au sens large du terme, mais surtout sans excès.
Cet essai se propose de mettre à jour les dérives d’une récupération excessive, par la médecine et la psychiatrie, de certaines de nos conduites sexuelles, même excessives, qui ne sont en rien une maladie. Être hypersexuel ne signifie pas être déviant ou malade inéluctablement.
Les récents cas, très médiatisés, des frasques sexuelles de personnalité, ont été l’occasion de mettre à jour cette dérive sociale. Tour à tour ont été convoqués les termes de perversion, d’addiction sexuelle ou encore de maladie mentale, qualifiant des conduites qui ne relèvent bien souvent que de l’infidélité, de besoins sexuels au-dessus de la moyenne, de perte de contrôle ou de conduites pénalement condamnables.
Ce livre, basé sur de nombreux cas cliniques et une expérience de plus de trente ans de prise en charge des addictions, se propose de redonner à la maladie sa juste place. L’addiction sexuelle ne sert elle pas souvent de prétexte à des conduites, certes excessives, mais qui ne relèvent en vérité que de la morale, de diktats religieux ou d’une vision sociale de la normalité à une époque donnée ?
Cette culpabilisation sociale, morale ou religieuse, de certaines de nos pratiques sexuelles, incite de nombreuses personnes à pousser la porte des addictologues ou des psychiatres, alors qu’ils ne sont en aucun cas malades.
Mais alors, peut-on définir une sexualité « normale » ? Cet essai tente également d’en cerner les contours mouvants.

Date de parution : le 6 avril 2016
Auteur : Docteur JC Matysiak
Editeur : JC Lattès
Prix : 18,50 € (250 pages)
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Résultats concours : 10 places de concert gagnées, Gatane à Paris

Gatane

Résultats concours : 10 places de concert gagnées, Gatane à Paris

 

Vous avez été 651 participants au concours Gatane. Merci de votre grande participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places de concert de Gatane le 19 mai au Sentier des Halles, à 20h, sont les suivants :

Mustapha Bouterid, Clémence Préault, Jade Prigent,

Elodie Lafarge et Olivier Grandjean

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A war, une peinture glaçante et ultra réaliste de la condition du soldat moderne

A War
A War, un film de Thomas Lindholm, Copyright Studiocanal GmbH

A war, une peinture glaçante et ultra-réaliste de la condition du soldat moderne

Avec A war, le réalisateur Tobias Lindholm filme la guerre dans sa plus implacable cruauté. Les soldats danois expédiés en Afghanistan patrouillent sans trop savoir pourquoi et s’inquiètent d’abord pour leur survie. Le constat est accablant. Pas de gentil ni de méchant dans ce conflit absurde, juste des victimes. Pilou Asbaek réalise une prestation mémorable en chef de section dépassé par les évènements. Un film âpre et haletant.

Pas d’effets spéciaux superfétatoires pour cette peinture du conflit afghan. Les expressions sont renfrognées et l’angoisse est palpable. Chaque pas peut déboucher sur une mine ou un tir sans sommation. Le spectateur frissonne avec les personnages. La jeunesse des belligérants tranche avec la brutalité des enjeux. La caméra colle au plus près de ces soldats professionnels obligés de combattre non par amour du drapeau mais parce que c’est leur job. Tuer ou être tué, le quotidien sans pitié fait s’effondrer les plus robustes. Le réalisateur fait ressortir la froide réalité : il n’y a ni méchants ni gentils, juste des victimes. Le soleil est accablant, les pas sont lents, les yeux sont plissés. La mission visant à pacifier l’Afghanistan s’enlise pour les troupes occidentales comme pour les troupes russes auparavant. Le sac de noeuds pose des questions au chef de troupe seul responsable des actes de sa section.

Le réalisateur met fort adroitement en rapport le quotidien du soldat avec celui de sa famille restée au pays. L’angoisse est partagée, le temps est long et monotone de chaque côté. Lorsque le drame accable le soldat et ses proches, le film quitte les plaines afghanes pour se concentrer sur le procès du soldat. Comment juger des actes militaires pris au coeur de l’action sous la pression des tirs ennemis ? Fort intelligemment, le film ne tranche pas et laisse au spectateur le soin de se faire son opinion. Ni tout blanc ni tout noir, le soldat a fait son travail, dans l’intérêt de ses coéquipiers et de la survie collective. Mais les dommages collatéraux sont là, incalculables et meurtriers. Qui condamner ? Le film sous-entend que les vrais coupables ne sont pas dans le box des accusés, ces décisionnaires qui envoient des soldats trop jeunes combattre à l’autre bout du monde… Le film est tragique et prend un recul habile pour ne pas juger mais surtout constater. Il n’y a ni vainqueur ni perdant dans des conflits aussi ubuesques.

Thomas Lindholm et Pilou Abaek se retrouvent après le crispant Hijacking et son équipage pris en otage par des pirates somaliens. Les plus assidus se souviendront également de ce fascinant R avec les deux mêmes maitres d’oeuvre. Le film dépeignait le destin tragique d’un jeune homme enfermé dans un quartier de haute sécurité aux côtés de criminels bien plus dangereux que lui. Le réalisateur aime faire frissonner et toucher directement à l’estomac. Sa science est impressionnante pour faire froid dans le dos avec tant de conviction. Ce A War est moins romanesque et plus viscéral. Nul doute que la collaboration entre le réalisateur et son acteur fétiche débouchera sur de nouveaux moments de grâce.

Loin de l’héroïsme de John Wayne ou de la folie de Coppola, A War offre une tranche de vie prenante dans le quotidien des soldats, de leurs familles et des civils. Une vision sans jugement mais pas sans conclusions. Si certains évènements font sursauter ou s’attrister de la folie des hommes, c’est que A War a atteint son objectif. Dépeindre la guerre sans fard ni parti pris.

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A war 2Claus Michael Pedersen, commandant de compagnie danois est déterminé, dans son combat pour changer le monde et diriger ses troupes, tout en se persuadant, lui et ses hommes, que le jeu en vaut la chandelle. Mais au Danemark, la guerre prend un tout autre visage : Maria, l’épouse de Claus, se bat pour élever leurs trois enfants qui grandissent en l’absence de leur père. Au cours d’une bataille contre les Talibans, une patrouille tourne très mal : un jeune soldat est grièvement blessé et Claus prend instinctivement la décision de bombarder la zone afin de permettre l’arrivée d’un hélicoptère de secours. La mission est couronnée de succès. Le jeune soldat a la vie sauve. Mais Claus ne se doute pas que sa décision prise en une fraction de seconde impactera le reste de sa vie : les corps de 11 femmes et enfants afghans sont retrouvés sous les ruines. Claus est arrêté et accusé de crime de guerre. Il rentre chez lui, non pas auréolé de gloire, mais bien pour affronter la justice militaire et se battre pour son intégrité et celle de sa famille.

Sortie : le 1er juin 2016
Durée : 2h00
Réalisateur : Thomas Lindholm
Avec : Pilou Absaek, Tuva Novotny, Dar Salim
Genre : Drame

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Résultats concours : 3 jeux Mémo rigolo gagnés

Mémo rigolo

Résultats concours : 3 jeux Mémo rigolo gagnés !

Vous avez été 4949 participants au concours Mémo rigolo. Merci de votre excellente participation. Les 3 heureux gagnants de 3 jeux sont les suivants :

Marie-Claude Gaillard, Cheryl Campos et Audrey Anzelin

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Trahisons ou le triangle amoureux déconstruit

Trahisons

Trahisons ou le triangle amoureux déconstruit

Harold Pinter se télétransporte sur la scène dA la folie Théâtre dans une adaptation enlevée et dynamique de ses Trahisons. Un homme, sa femme et l’amant dans le placard, les relations entre les 3 personnages sont présentées à rebours, de la découverte de l’adultère jusqu’à la rencontre de la femme avec son amant. Une chronologie inversée qui met à nu les apparences, les travestissements et les compromissions.

Prix Nobel 2005 de littérature, le dramaturge et écrivain britannique Harold Pinter n’a cessé de révéler les petits travers humains dans ses oeuvres. En 1977, un scandale éclat quand Harold Pinter divorce pour s’établir avec une autre femme. Sa pièce Betrayals (Trahisons, 1978) se serait inspirée de cette liaison, bien que ce soit plutôt une idylle avec une présentatrice télé qui soit plutôt à l’origine de cette histoire. Harold Pinter a mis beaucoup de lui dans ces personnages stoïques qui vivent les révélations de la duplicité humaine avec flegme et recul. Les 3 acteurs font partie du collectif Le Point ZéroHakim DjaziriSéverine Saillet et Fabien Leca rivalisent de talent pour animer la mise en scène épurée de Carole Proszowski. 4 cubes lumineux deviennent tour à tour canapé, table ou chaise sur les 9 années de l’intrigue, mues par des acteurs caméléons qui se travestissent tout du long tout en gardant leur constance.

Le vaudeville se fait jeu de dupes entre des personnages stoïques par le devant et enragés à l’intérieur. Des chorégraphies de danse frénétiques lient les différentes parties de la pièce comme autant de témoignages des colères rentrées en opposition avec les faciès inexpressifs des rapports sociaux. L’amant et le mari sont des amis de toujours, compliquant d’autant le jeu des apparences et les stratagèmes pour cacher la liaison à un mari pas si ingénu que ça. L’adultère se transforme en mascarade sociale, révélant tous ces petits travestissements qui composent le costume social. Des musiques diverses composent les évolutions des personnages, de la suavité d’Elvis Preisley jusqu’à la rage des Beastie Boys. Les acteurs se mettent à nu en se départissant de leurs masques, en alternance avec leurs éreintants postures de statues sociales.

Un moment de théâtre profond à découvrir au plus tôt à A la folie Théâtre. Puissance des acteurs, acuité de la mise en scène et douce ironie du texte forment un beau ménage à trois. De quoi faire s’élever l’éternelle histoire de l’amant dans le placard vers un niveau quasi philosophique.

Dates :  Jusqu’au 25 juin 2016
Lieu A la folie Théâtre
Metteur en scène : Carole Proszowski
Avec : Hakim Djaziri, Séverine Saillet, Fabien Leca

La révélation Albert Marquet au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Albert Marquet
La révélation Albert Marquet au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

La révélation Albert Marquet au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris met à l’honneur le peintre Albert Marquet (1875-1947). Moins connu que ses prestigieux contemporains, il réalise une synthèse post impressionniste qui le met à part dans une époque de foisonnement pictural. Acolyte d’Henri Matisse, il creuse le sillon d’une insatiable recherche de modernité, du classicisme au fauvisme en passant par des partis pris originaux sur ses nus. Un choc esthétique pour ce peintre gracieux et élégant.

Le parcours chronologique met astucieusement en évidence les constantes explorations d’Albert Marquet. Né à Bordeaux, il a passé la majeure partie de son existence sur les quais de Seine, à proximité de Saint Michel et de Notre Dame de Paris. Ses variations sur la cathédrale rappellent les travaux de Monet sur la cathédrale de Rouen, avec des variations de lumière qui métamorphosent le monolithe de pierre. Il sacrifie aux voyages normands et immortalise les paysages balnéaires, avec ces longues plages épurées et ces quais portuaires. Le gris et le bleu se marient habilement avec moins de brume que les impressionnistes et plus sensibilité de que les académiques. Il offre une vision toujours esthétique et enthousiasmante de paysages comme pour inciter à leur découverte.

Albert Marquet 2Les exercices de nus rendent compte de sa sensibilité, avec ces visages dans l’ombre et ces  harmonieuses courbes. Avide de voyages, Albert Marquet livre sa vision des paysages africains, arpentant Alger la Blanche et l‘Afrique du Nord avec l’oeil toujours curieux. L’eau est son motif favori, il la fait vivre avec une éternelle touche elliptique et dépouillée. Mais c’est ce tableau nocturne qui foudroie le visiteur comme une évidence. Loin des habituels ciels bleus et plages limpides, c’est une vision majestueuse des lumières de la Samaritaine reflétées sur le Pont Neuf adjacent qui éblouit le visiteur. Oeuvre onirique puissante, elle rappelle l’art du peintre pour faire surgir de ses toiles de profonds sentiments. Difficile de sortir de sa rêverie mais les pièces exposées remettent l’esprit en place.

Pas vraiment académique, pas complètement impressionniste, Albert Marquet occupe une place particulière, trop longtemps minorée. Il faut visiter le MAM Paris et découvrir son oeuvre exigeante et singulière, pour un vrai moment de bonheur artistique.

Dates : Jusqu’au 21 aout 2016
Lieu : Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
Entrée : 12 €

Ma Loute, un vent d’air frais dans le cinéma français (Festival de Cannes 2016)

Ma Loute
Ma Loute, film de Bruno DUmont, Copyright Roger Arpajou

Ma Loute, un vent d’air frais dans le cinéma français

Ma Loute est un vrai OVNI cinématographique. Iconoclaste, dérangeant, retors. Le film fascine ou rebute. Bruno Dumont mélange bourgeoisie dégénérée et pécheurs cannibales dans une bouffonnerie fantaisiste jubilatoire ou excessivement excentrique, c’est selon. Je suis resté le sourire aux lèvres deux heures durant, captivé par tant d’audace…

Une famille bourgeoise prend ses quartiers d’été sur la côte nord. Les Van Peteghem sont des originaux fortunés, à courte vue et excentriques à leur corps défendant. Entre le mari bossu, la cousine, le beau-frère et l’oncle, impossible de comprendre les liens généalogiques. Ils côtoient les pêcheurs de moules avec une aimable condescendance. Quand des disparitions sont signalées dans la baie de la Slack, l’inspecteur Machin et son adjoint Malfoy mènent l’enquête…

Un mot pourrait suffire pour dépeindre Ma Loute : loufoque. Car les personnages rivalisent de cocasserie. Entre les accents incompréhensibles, les regards obliques et les physiques disgracieux, pas un protagoniste ne semble issu autrement que d’une consanguinité quelconque. La première guerre mondiale viendra balayer cette ère fin de race pour renouveler des filiations à bout de souffle. Si les bourgeois voguent dans des moeurs kitch et dissolues, les pêcheurs de moule sont réduits au cannibalisme le plus gore. Les classes sociales s’opposent sauf dans leurs excès respectifs. Une histoire d’amour improbable lie le fils ainé des pêcheurs, appelé mystérieusement Ma loute, et Billie, rejeton androgyne de la famille Van Peteghem. Fils ou fille, le doute est permis et jamais vraiment éclairci, l’acteur (actrice?) se faisant appeler Raph

Les 2 heures passent comme dans un rêve, entre extravagances et pitreries. Le casting se met à l’heure Dumont pour un festival de cocasseries. Fabrice Luchini marche comme Aldo Maccione avec sa bosse et son accent improbable. Son épouse interprétée par Valéria Bruni Tedeschi ne cesse de tomber tout en semblant inéluctablement et constamment à l’ouest. Juliette Binoche est une soeur échevelée et clownesque. Tout ce petit monde semble personnifier les travers humains les plus reculés, aux frontières de la bâtardise et de la dégénérescence. Les métaphores foisonnent et le spectateur a toute liberté pour comprendre les liens véritables entre les personnages… Si les bourgeois sont tapis dans leurs coutumes de classes, les pêcheurs sont taiseux… méfiance. Le film ressemble à une galerie des horreurs.

Ma Loute est une anomalie dans le cinéma français contemporain et Bruno Dumont un barbare. Son Camille Claudel 1915 éberluait par son tranquille apaisement, La vie de Jésus étonnait par son ton résolument outrancier, Ma Loute s’inscrit dans une nouvelle catégorie, celle des fantaisies intemporelles, restranscriptibles à notre époque, dans le futur ou dans la Préhistoire. Une boutade qui fait du bien.

Ce film a été présenté lors de la 69e édition du Festival de Cannes, dans la sélection « Compétition Officielle ».

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Fabrice LuchiniEté 1910, Baie de la Slack dans le Nord de la France. De mystérieuses disparitions mettent en émoi la région. L’improbable inspecteur Machin et son sagace Malfoy (mal)mènent l’enquête. Ils se retrouvent bien malgré eux, au cœur d’une étrange et dévorante histoire d’amour entre Ma Loute, fils ainé d’une famille de pêcheurs aux mœurs bien particulières et Billie de la famille Van Peteghem, riches bourgeois lillois décadents.

Sortie : le 13 mai 2016
Durée : 2h2
Réalisateur : Bruno Dumont
Avec : Fabrice Luchini, Valéria Bruni Tedeschi, Juliette Binoche
Genre : Comédie dramatique

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Une Dorothy Parker tour à tour mélancolique et truculente au Lucernaire

Dorothy Parker

Une Dorothy Parker tour à tour mélancolique et truculente au Lucernaire

Le Théâtre Lucernaire laisse carte blanche à Natalia Dontcheva pour ressusciter Dorothy Parker dans un spectacle truculent et enlevé. Poète, scénariste et grande gueule en chef de la haute société new yorkaise des années 30 à bien plus tard, Dorothy Parker est rentrée dans la légende pour sa morgue et son humour caustique. La pièce nous fait découvrir un personnage haut en couleur, souvent révoltée mais également bien seule.

La pièce Dorothy Parker se concentre sur les pierres angulaires de l’existence d’une prêtresse de la critique littéraire. Sa vie romanesque est racontée par le menu via le texte de Jean-Luc Seigle. Saillies vengeresses, monologues enflammés, les principaux faits d’arme d’une éternelle révoltée sont amplement évoqués. Sa relation tumultueuse avec Alan Campbell sert de fil rouge à une vie partagée entre New York et Hollywood, avec toujours cette éternelle bouteille de whisky à ses côtés. Si la passionaria n’hésite pas à égratigner tout azimut, elle est également la cible du maccarthysme triomphant des années 50. Son inscription sur les fameuses listes noires achève de la blacklister pour une fin de vie solitaire et aigrie. Car loin de se laisser déstabiliser, elle se bat de toutes ses forces pur dénoncer l’abus de pouvoir du sénateur vindicatif, jusqu’à léguer ses maigres biens à Martin Luther King comme un dernier pied de nez.

Si Dorothy Parker ne s’est jamais déjugée, la pièce amène à se poser la question de l’intérêt d’une telle posture. Ses interlocuteurs téléphoniques préférés sont le concierge de l’hôtel où elle vit, une amie fortunée aux crochets de laquelle elle survit et son mari/ex-mari irrésistiblement aimanté par elle. L’actrice multiplie les postures outrées pour signifier l’ego surdimensionné d’une diva placée bien au delà des contingences matérielles. Vison, robe Dior et talons hauts forment son quotidien, l’argent n’est qu’une chose vulgaire qui ne doit pas occuper l’esprit. Les monologues de l’actrice n’amènent aucune réponse, ses questions restent sans réponse et le jeu d’actrice est délibérément à sens unique. La mise en scène d’Arnaud Selignac ne fait intervenir aucune autre voix que celle de Natalia Dontcheva, prêtresse omnipotente de son petit univers.

Une pièce pittoresque toute tournée vers la personnalité démesurée d’une mondaine américaine. L’humour subtil ne déclenche pas de salves de rires mais amène à se poser la question. La solitude est-elle le prix à payer pour conserver intacte son intégrité ?

Dates :  du 4 mai au 25 juin à 19h du mardi au samedi
Lieu Théâtre Lucernaire
Metteur en scène : Arnaud Selignac
Avec : Natalia Dontcheva

Breathe, un témoignage captivant d’un homme paralysé, Stéphane Haskell, qui redécouvre son corps

Breathe, un témoignage captivant d'un homme paralysé qui redécouvre son corps
Breathe, Yoga, un souffle de liberté. Photo extraite du film de Stéphane Haskell

Breathe, un témoignage captivant d’un homme paralysé, Stéphane Haskell, qui redécouvre son corps, en DVD 

Stéphane Haskell, photographe et documentariste, nous dévoile sa propre expérience à travers son film Breathe, Yoga, un souffle de liberté.

Vers 40 ans, Stéphane Haskell se fait opérer du dos et se retrouve paralysé. Les médecins disent ne rien pouvoir pour lui. Il souffre le martyr et sa vie est un enfer. Jusqu’au jour où il découvre le yoga. Peu à peu, grâce au yoga, Stéphane se retrouve et surtout ressent à nouveau son corps. Chaque geste était un supplice, il va apprendre au fil des années à faire re-bouger son corps, en accord avec son esprit.

Et pour s’aider lui-même, il décide très vite de réaliser un film sur sa propre expérience. Une sorte de témoignage. La force du yoga est grande, que ce soit pour des personnes handicapées, ou même des personnes en prison, pour des longues peines, voire, condamnées dans le couloir de la mort depuis des années. A travers le Monde, Stéphane Haskell filme et nous montre les bienfaits du yoga. Que ce soit aux Etats-Unis, ou en Chine, ou en Afrique, ou en Inde, le yoga a ses propres vertus qui permet de travailler sur l’estime de soi. Même les personnes habitant les bidonvilles à Naïrobi se sentent en accord avec elles-mêmes grâce au yoga. Stéphane Haskell va même filmer des femmes qui se trouvent dans une des prisons les plus violentes du Monde, au Kenya, presque toutes atteintes du Sida. Et l’on voit ces femmes retrouver leur énergie vitale, leur sourire et leur sérénité malgré leurs conditions de vie déplorables.

Rien n’est inéluctable même le pire des cauchemars peut être surmonté grâce au yoga, dit-il. Stéphane Haskell a rencontré le grand Maître Abhijata Iyengar qui met l’accent sur la vie intérieure de chacun. Une leçon de vie et en même temps d’humilité.
Stéphane Haskell conclut qu’il faudrait apprendre le yoga dès le plus jeune âge, comme ils le font en Inde, pour aider les élèves, transformer leurs relations entre eux et surtout travailler sur l’estime et la confiance en soi. Le yoga permet de se rencontrer soi-même et de rencontrer l’Autre.

Stéphane Haskell nous offre un très beau témoignage qui redonnera espoir à bon nombre de malades et aussi de bien-portants. Ne jamais baisser les bras ! Chacun est capable de retrouver son énergie vitale, grâce au yoga.

Le DVD offre en bonus : une rencontre avec Abhijata Iyengar, BKS Iyengar et Sharath et également un cours de yoga de 16mn !

Une belle expérience à tenter !

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Breathe, un film de Stéphane HaskellA la suite d’une opération du dos périlleuse, un homme d’un peu plus de quarante ans se retrouve paralysé. On lui prédit qu’il ne pourra plus jamais marcher. Après des années de souffrance, il découvre une voie de guérison possible à travers le yoga. Ce voyage intérieur va non seulement le rendre à lui-même, mais aussi l’ouvrir au monde. Il rencontrera alors des êtres fascinants dans les régions les plus réculées de la planète, que le yoga a sauvé.

Sortie en DVD DVD : le 4 mai 2016
Réalisateur : Stéphane Haskell
Durée : 1h30
Genre : Documentaire
Prix : 16,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

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Before we go : une comédie romantique de Chris Evans en VOD

Before we go Photo du film
Before we go Photo extraite du film

Before we go : une comédie romantique de Chris Evans en VOD

Son costume de super-héros (Captain America : Civil war) tout juste retiré, Chris Evans se métamorphose en trompettiste fleur bleue dans un film dont il est également, et pour la première fois, le réalisateur. Before we go, sorti en VOD le 26 avril, l’initie à ce nouveau métier de direction dont les acteurs sont friands.

Un film, une nuit. Ils auront quelques heures seulement pour se découvrir, souffrir et sourire. Nick Vaughan et Brooke Dalton ne se connaissaient pas, ils sont le fruit d’une rencontre hasardeuse à la gare de Grand Central et, ensemble, ils braveront cette nuit. Nick et sa trompette passent une audition capitale le lendemain et Brooke, dépouillée de son sac après avoir raté le dernier train, ne peut plus rentrer chez elle, à Boston, avant le lendemain matin. Le destin leur impose ce bout de chemin nocturne à deux.

Chargés de leurs peines de cœur que nous découvrirons au fil du film, ils tenteront chacun de s’en soulager et d’apaiser celle de l’autre. Ils vont s’aider, s’aider à avancer parce qu’en amour, il n’est pas rare de stagner.

Une histoire sans prétention de deux âmes en transition. Il n’est question que d’amour même s’il est parfois déguisé sous une conversation anodine ou caché par une péripétie inopinée. Les deux protagonistes sont complètement pénétrés par ce sentiment qui les obsède contre leur gré.
Une comédie romantique bien tenue par ses acteurs, douce et légère, même si, certes, elle ne tient pas du grand film. Juste un petit moment hors du temps dans les rues de Manhattan.

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Before we go New York, le temps d’une nuit. Après s’être fait voler son sac à main, la jolie Brooke loupe son train pour Boston. Sur son chemin elle croise Nick Vaughan, musicien. Destinés à se rencontrer, ils vont vivre une nuit pas comme les autres qui pourrait bien changer le cours de leur vie…

Sortie DVD : le 26 avril 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Chris Evans
Avec : Chris Evans, Alice Eve, Emma Fitzpatrick
Genre : Comédie, Drame, Romance

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Bang Gang (une histoire d’amour moderne), le film de Eva Husson en DVD

Bang Gang - Marylin Lima

Bang Gang (une histoire d’amour moderne), le film de Eva Husson en DVD

Chant flamboyant d’une jeunesse qui court dans la savane de la liberté et navigue sur le fleuve nommé Désir, Bang Gang est un souffle de bonheur incroyable dans le cinéma français. C’est un film d’amours, où celles-ci dansent et s’entrelacent au milieu de corps encore frais n’attendant qu’un texto pour venir croquer à pleines dents le bas-ventre de la vie.

Bang Gang est un film sur la jeunesse, sur les jeunes. Au premier abord, nous pourrions penser que l’histoire n’est qu’un prétexte pour faire du cul sur grand écran. Le sexe est secondaire ici. Étonnement. Les héros ne sont pas les reins, l’érotique Éros est le héros. Les jeunes, dans le film entre 16 et 17 ans, sont les pions libres, s’entrechoquant sur le plateau de jeu d’un début d’été ardent. Ils ne s’aiment pas. Mais aiment s’aimer, ne serait-ce qu’un instant.

Les héros ne sont pas les reins, l’érotique Éros est le héros.

À l’origine, deux jeunes gars, Alex et Nikita, profitent de la maison vide du premier pour chiller. George, fleur solaire aux airs de Bardot en ses débuts, en pince pour Alex. Lui, est plutôt du genre badboy. Laetitia sort de chez elle, suit George et copine avec les autres. Une aprèm, le carré d’amis se retrouve dans la maison vide d’Alex. Lui et George couchent ensemble, sous les yeux grands ouverts des deux autres. D’une soirée qui suit, et par l’impulsion de l’incendiaire George, les corps se libèrent, avec toujours plus d’ardeur, toujours plus de chaleur, toujours plus de bonheur. Les corps s’entrechoquent. Les lèvres s’embrassent. Et la chair se brasse. Le gong Bang Gang appelle les jeunes. Toujours plus de monde. Les soirées se filment, les images se publient, les vidéos s’échappent. Une histoire d’amour moderne, où le trivial ensorcellement de la vie pourrie rattrape tout le monde.

La maison d’Alex est un refuge. Les jeunes s’y plaisant témoignent tous d’une particularité dans leur foyer, difficile à gérer quand on a seize ans. La fuite amène au refuge. La castration pousse à l’expérience d’extase. Le jeune demande toujours plus. Le jeune est dans la création. Il ne procrée pas. Il crée. L’antre des Bang Gang est une création. George est seule. Laetitia vit avec son père, souvent absent. Alex est seul. Nikita est noyé chez lui. Gabriel est le substitut, chez lui, de son père accidenté. Ils étouffent. Ne respirent plus. Les électrons chargés en orbite se rencontrent et se réchauffent entre eux. Ensemble, ils ne sont plus seuls.

Eva Husson a déniché avec perfection ses jeunes acteurs. Expérimentés ou non, ils brillent tous, et sont convaincants. La rayonnante Marylin Lima (George) est une diagonale érotique tout au long du film, et toujours avec grâce. Fred Hotier (Nikita) est fichtrement prometteur : maîtrise du corps, absorption totale et excentrique prononcé. Finnegan Oldfield (Alex) jongle entre la dureté d’un queutard viril et la fragilité d’un garçon devenu grand trop vite. Daisy Broom (Laetitia) scotche par sa maitrise d’un passage de la fille pucelle à la jeune femme. Et Lorenzo Lefebvre (Gabriel) rend charismatique le jeune réservé empli de peine. Cette brochette de bons loulous est incroyable et délicieuse. Chaque visage est une peinture sucrée.

Les images sont envoûtantes. Le film est magnifique. L’histoire est touchante. Bang Gang est une comète rose en sueur, bouffant l’espace vide d’un monde tout gris.

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bang-gang Les faubourgs aisés d’une ville sur la côte atlantique. George, jolie jeune fille de 16 ans, tombe amoureuse d’Alex.
Pour attirer son attention, elle lance un jeu collectif où sa bande d’amis va découvrir, tester et repousser les limites de leur sexualité. Au milieu des scandales et de l’effondrement de leur système de valeurs, chacun gère cette période intense de manière radicalement différente.

Sortie vidéo : le 17 mai 2016
Durée : 1h38
Réalisateur : Eva Husson
Avec :  Finnegan Oldfield, Marilyn Lima, Daisy Broom & Lorenzo Lefebvre
Genre : drame
Acheter sur Amazon

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Café Society, un bon cru de Woody Allen (Festival de Cannes 2016)

Café Society
Café Society, film de Woody Allen, Copyright Gravier Productions, Inc. – Sabrina Lantos

Café Society, un bon cru de Woody Allen

Café Society est un Woody Allen annuel tout à fait honorable. Projeté hors compétition au Festival de Cannes 2016, le film perpétue l’atmosphère surannée et nostalgique chère au génial réalisateur new yorkais. Le film est un vaudeville charmant et langoureux, débordant de fantaisie. Une preuve de plus que le réalisateur de Manhattan et Match Point ne perd pas encore la main, quoique le déluge d’éloges déjà entendu soit un peu surfait…

Kristen Stewart et Jesse Eisenberg prennent la suite du duo Emma Stone et Joachin Phoenix à l’oeuvre dans le très surestimé Un Homme Irrationnel. Fraichement débarqué à Hollywood en provenance d’un New York situé sur une autre planète, l’acteur de The Social Network et Batman Vs Superman tombe amoureux de la secrétaire de son oncle interprété par un Steve Carell récemment remarqué en financier irascible dans The Big Short. Mais comme souvent chez Woody Allen, rien n’est jamais si simple et les conflits d’intérêts complexifient l’idylle de jeunes tourtereaux transis d’amour. La sincérité des sentiments se heurte aux réalités cruelles d’un monde féroce et impitoyable. Les facilités et largesses ont tout du mirage où stars et producteurs se côtoient dans une hypocrisie bien comprise.

Woody Allen aime jouer avec ses codes et renverser les perspectives dans une jubilation non feinte. Si ses films se ressemblent toujours un peu avec des éternelles histoires d’amour contrariées, il sait apporter suffisamment de subtilités pour se renouveler encore et toujours, même à 80 ans bien tapés. Ainsi pourrait-on rapprocher le personnage du candide Jesse Eisenberg avec celui plus cynique de Jonathan Rhys Meyers dans Match Point. Car là où Rastignac était prêt à toutes les bassesses pour réussir, Bobby jouit d’une innocence immaculée qu’il ne trahira jamais. Et combien même différents, les deux personnages connaissent ce doute persistant qui les hantera pour toujours. A noter la présence décorative d’une Blake Lively aussi charismatique qu’un Yorkshire. L’enchainement des péripéties ne s’élève dans la stratosphère que par la magie dégagée par le couple Eisenberg/Stewart. Une vraie connivence lie des acteurs déjà réunis dans American Ultra et visiblement heureux de se retrouver.

Une cuvée allennienne séduisante pour un ravissant Café Society qui rappelle l’ambiance désuète d’Accords et désaccords. Pas de jubilation excessive ni de déception carabinée pour un opus dans la bonne moyenne de ce que sait nous proposer Woody Allen.

Ce film a été présenté lors de la 69e édition du Festival de Cannes, hors compétition.

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Café societyNew York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman a le sentiment d’étouffer ! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l’engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux. Malheureusement, la belle n’est pas libre et il doit se contenter de son amitié.
Jusqu’au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l’horizon s’éclaire pour Bobby et l’amour semble à portée de main…

Sortie : le 11 mai 2016
Durée : 1h36
Réalisateur : Woody Allen
Avec : Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, Steve Carell, Blake Lively
Genre : Comédie dramatique

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Love Circus : une comédie musicale légère et entraînante aux Folies Bergères

love-circus-afficheBeaucoup d’amour et de kitsch

Love Circus est un spectacle mêlant les acrobaties à la chanson française. Dans un univers à mi-chemin entre cirque et cabaret, les comédiens de Love Circus sont plein d’enthousiasme et savent transporter leur public. Malgré la légèreté du scénario et une histoire clairement à l’eau de rose, le spectacle est une réussite. Après avoir triomphé avec D.I.S.C.O, Stéphane Jarny revient aux Folies Bergères avec cette comédie musicale aux saveurs kitsch.

C’est léger, même très léger. La troupe de Love Circus raconte une histoire de famille et d’amour tout en musique. Elue meilleure comédie musicale de l’année aux Etoiles du Parisien en 2014, ce spectacle reprend les grandes chansons d’amour françaises en racontant l’histoire de trois soeurs en mal d’amour. De Jacques Brel à Edith Piaf en passant même par Prince, tous les classiques y sont re-visités.

On y passe un très bon moment en compagnie de cette troupe attachante et dynamique. Love Circus ravira les familles et couples.

Dates :  du 10 mars au 28 mai
Lieu : Folies Bergères (Paris)
Metteur en scène : Stéphane Jarny
Avec : Vincent Heden, Lola Cès…

Notre petite soeur, un film de Hirokazu Kore-Eda en DVD

Notre petite soeur filmNotre petite soeur, un film de Hirokazu Kore-Eda en DVD

Hirokazu Kore-Eda revient en force ou plutôt en beauté avec son dernier film : Notre petite sœur. Histoire de famille, histoire de sœurs, et même plus largement histoire de femmes. Publik’Art avait eu un réel coup de cœur avec Tel père, tel fils, et cette fois-ci encore, Notre petite sœur nous a émerveillés, subjugués. Le film est une adaptation du Manga Umimachi Diary de Akimi Yoshida.

Hirokazu Kore-Eda a le don de filmer le quotidien d’une famille comme si chaque minute était magique. Cette fois-ci il s’attache à une famille pas comme tout le monde. Trois sœurs, jeunes femmes, vivent ensemble, sans parents, dans une grande maison familiale, vieille mais chaleureuse. Elles vont à l’enterrement de leur père qu’elles n’ont pas revu depuis une quinzaine d’années. Il les a abandonnées pour partir avec une autre femme.

Les films de Hirokazu Kore-Eda font souvent référence à la mort. Et cette fois-ci, même si la mort n’est pas au centre du film, elle est omniprésente tout au long du film. Mais ce n’est pas un film triste. Lors de l’enterrement, elles font connaissance de leur demi-sœur Suzu, âgée de 14 ans. Suzu vit avec sa belle-mère et son tout jeune fils. Au décès du père, les grandes sœurs vont proposer à Suzu d’habiter avec elles. Suzu accepte avec plaisir de quitter cette région pour habiter avec ses sœurs, à Kamakura, au bord de la mer, qu’elle ne connaît pas. Et c’est l’ainée Sachi qui gère ses sœurs, qui fait office de mère. On les voit évoluer, chacune séparément et toutes ensemble. Rien n’est extraordinaire, mais tout est filmé de façon pudique et intime. On découvre petit à petit chaque parcelle de chacune. Et avec une infinie beauté, une grande délicatesse. Toujours autour de la nourriture, délicieuse et des nombreux repas partagés en famille ou avec des amis, avec des poissons fins et cuisinés merveilleusement. Comme si la nourriture allait permettre à ces quatre jeunes femmes de se « dénuder ». Suzu garde en elle ses blessures, sa vie d’avant, n’osant pas parler de son père qui est aussi le leur. Dans son cœur, Suzu est déjà très vieille.

Les souvenirs d’enfance des trois grandes rejaillissent, l’alcool de prune est leur trésor hérité de leur grand-mère et qu’elles essaient de reproduire chaque année, en harmonie avec elles-mêmes. Et avec leurs chers disparus.

La vie est ce qu’elle est et on doit la vivre au mieux, telle est la devise de ces jeunes femmes. Même si leur mère revient après des années d’abandon. Les rapports mère-filles ne sont pas évidents. Chacune réagit comme elle peut, désirant, enfin, une certaine sérénité. Mais n’oublions pas la beauté des cerisiers en fleurs. Au Japon, le cerisier en fleurs est un symbole de mort car les fleurs sont très éphémères. C’est à la fois très beau, très poétique et très triste. Le tout bercé par une musique, de Kanno Yoko, qui incite à une certaine méditation.

Les actrices principales sont remarquables de délicatesse et de naturel. Un film merveilleux dont on ressort zen, parfaitement zen. Un véritable coup de cœur, un bijou d’humanité ! Notre petite sœur a reçu 8 nominations au festival de Cannes 2015, mais aucun prix. Quel dommage !

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Notre petite soeur

Trois sœurs, Sachi, Yoshino et Chika, vivent ensemble à Kamakura. Par devoir, elles se rendent à l’enterrement de leur père, qui les avait abandonnées une quinzaine d’années auparavant. Elles font alors la connaissance de leur demi-sœur, Suzu, âgée de 14 ans. D’un commun accord, les jeunes femmes décident d’accueillir l’orpheline dans la grande maison familiale…

Sortie en DVD : le 11 mai 2016
Durée : 02h07
Réalisateur : Kore-Eda Hirokazu
Avec : Haruka Ayase, Masami Nagasawa, Kaho
Acheter sur : Amazon

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