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Maggie a un plan, ou comment se débarrasser de son homme

Maggie a un plan, une comédie extra de Rebecca Miller
Maggie a un plan, une comédie de Rebecca Miller Photo © Diaphana Distribution

Maggie a un plan, ou comment se débarrasser de son homme !

Rebecca Miller nous offre une comédie totalement américaine, au style déjanté de Woody Allen avec son dernier film Maggie a un plan. Un coup de coeur !

Vous voulez rire, vous détendre et passer une bonne soirée ? Alors, Maggie va vous régaler ! L’histoire est très américaine et le scénario pourrait être signé par Woody Allen. Vraiment. Une jeune femme, jeune et jolie, Maggie, veut faire un enfant toute seule. Elle n’arrive pas à rester plus de six mois avec le même homme. Après avoir trouvé son donneur de sperme, non anonyme, elle tombe folle amoureuse d’un professeur d’anthropologie qui est également écrivain. Elle le sort des griffes de sa femme pour son bonheur. Il divorce et  se marie avec Maggie. Et on les retrouve trois ans plus tard avec leur petite Lilly. Maggie est une mère et une belle-mère parfaite ! Elle gère toute la maison, y compris les deux enfants de John de son premier mariage avec Georgette. Car en fait, John ne pense qu’à écrire son livre.

Mais Maggie se rend compte qu’elle n’est plus amoureuse de John et que sa vie au quotidien ne la satisfait pas du tout. Et elle élabore un plan ! Dans ce film, on ne peut s’empêcher de rire. Rebecca Miller traite avec énormément d’humour les relations homme-femme. Et pour une fois, c’est la femme qui domine ! Elle manipule l’homme comme elle l’entend ! Et non le contraire ! Du vrai bonheur ! N’en déplaise aux hommes, mais il est jouissif, quand on est soi-même femme, de voir une femme faire ce qu’elle veut de son homme !

Tout est réalisé avec beaucoup de justesse et tellement d’humour ! Les acteurs sont fantastiques, à commencer par Greta Gerwig qui porte le film sur ses épaules. Elle est pétillante de jeunesse, d’insouciance, d’idéalisme et de naturel ! La déco, les costumes, les coiffures sont complètement rétros et aussi ridicules que les personnages ! Julianne Moore est génial dans le rôle de la femme trompée qui écrit un livre pour raconter son malheur au monde entier. Toujours aussi excellente actrice que nous avions repérée dans son dernier film : Still Alice pour lequel elle a reçu, entre autres, l’Oscar de la meilleure actrice. Quant aux hommes, ils sont aussi parfaits dans leur rôle qu’on ne leur envie pas ! On retrouve Ethan Hawke dans le rôle du professeur-écrivain qui lui va comme un gant et le beau Bill Hader, dans le rôle de l’ex-petit-ami confident.

Bref, Maggie a un plan est une comédie qui vaut le détour ! Alors, si vous ne l’avez pas encore vu, foncez ! Vous passerez un délicieux moment ! Rires garantis !

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Maggie a un plan, une comédie extra de Rebecca MillerMaggie, trentenaire, éternelle célibataire et new-yorkaise, a bien l’intention de faire un bébé toute seule, mais elle rencontre John, professeur anthropologie et écrivain en devenir, dont elle tombe immédiatement amoureuse.
John, lui, n’est pas très heureux en mariage avec la tumultueuse Georgette qui ne vit que pour sa carrière. Il la quitte pour Maggie, qui attend désormais un bébé, mais après quelques années de vie commune, Maggie a un autre plan en tête et aimerait jeter à nouveau John dans les bras de Georgette…

Sortie : le 27 avril 2016
Durée : 1h38
Réalisateur : Rebecca Miller
Avec : Greta Gerwig, Ethan Hawke, Julianne Moore
Genre : Comédie

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Eddie the Eagle, un film très émouvant de Dexter Fletcher

Eddie the Eagle, un film très émouvant de Dexter Fletcher
Eddie the Eagle, un film très émouvant de Dexter Fletcher Photo © 2016 Twentieth Century Fox

Eddie the Eagle, un film très émouvant de Dexter Fletcher

Dexter Fletcher nous faire revivre l’incroyable vie de Eddie Edwards. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas été aussi émue au cinéma !

Eddie Edwards est un garçon tout à fait ordinaire. Quand il est petit, il souffre d’une maladie qui touche ses genoux. Il va passer un an à l’hôpital pour se soigner. Ensuite les médecins lui conseillent de ne pas faire trop de sport car ses genoux sont fragiles. Mais Eddie a d’autres rêves ! Il veut être champion de ski et participer aux jeux olympiques. Bien sûr, c’est un rêve de gosse. Il n’en a ni les capacités physiques ni la pratique. Finalement, on lui fait comprendre qu’il ne sera jamais sélectionné. Il n’est pas un athlète. Son père ne cesse de le lui dire. Par contre, sa mère, elle, croit en lui. Elle va l’aider tout au long de ses différentes étapes. Eddie décide de changer de discipline et de se lancer dans le saut à ski ! Tremplin de 10m, de 40m, de 70m et de … 90m ! Que de frissons ! Que de belles images !

Le film est très bien fait et l’acteur Taron Egerton est épatant dans le rôle d’Eddie. Il croit en lui et ne doute de rien. Sa seule conviction : participer coûte que coûte aux Jeux Olympiques. Tout le monde se moque de lui. Personne ne croit à son rêve. Seulement sa mère. Tous les seconds rôles sonnent juste, surtout celui de son coach atypique : Hugh Jackman. Le film est très touchant car on voit cet homme, Eddie, seul contre tous, qui continue à se battre, à avancer, et à réaliser son rêve. Le tout avec une pureté d’âme d’enfant, et un cran d’acier ! Le regard que les autres portent sur lui ? Il s’en fiche ! Il continue sa route, il continue à boire du lait !

Eddie nous donne une très belle leçon de vie qui illustre merveilleusement la maxime du Baron Pierre de Coubertin qui a créé les Jeux Olympiques en 1894 : « Le plus important aux Jeux Olympiques n’est pas de gagner mais de participer, car l’important dans la vie ce n’est point le triomphe mais le combat ; l’essentiel n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu ».

Eddie Edwards a participé envers et contre tous ! Et quel combat ! Quelle incroyable histoire vraie ! Et que d’émotions ! Un très beau film à voir en famille ! Un vrai coup de cœur pour Publik’Art !

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Eddie the Eagle, un film très émouvant de Dexter FletcherEddie Edwards n’a jamais rien eu d’un athlète, bien au contraire. Pourtant, depuis qu’il est petit, il n’a qu’un seul rêve : participer aux Jeux Olympiques. Au fil des années, ni son piètre niveau sportif, ni le manque de soutien, ni les moqueries n’ont entamé sa volonté. Et c’est ainsi qu’en 1988, celui qui n’a jamais lâché a réussi à se retrouver, on ne sait trop comment, aux Jeux Olympiques d’hiver de Calgary.

Avec l’aide d’un entraîneur aussi atypique que lui, ce sauteur à ski pas comme les autres va secouer le monde du sport et conquérir le cœur du public en accomplissant une performance olympique aussi improbable qu’historique…

Sortie : le 4 mai 2016
Durée : 1h45
Réalisateur : Dexter Fletcher
Avec : Taron Egerton, Hugh Jackman, Christopher Walken
Genre : Comédie dramatique, Biopic

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Au-delà des montagnes, le film de Jia Zhang-Ke en BR et DVD

au delà des montagnes
Au-delà des montagnes : Photo © Ad Vitam

Au-delà des montagnes, le film de Jia Zhang-Ke en BR et DVD

L’histoire se passe en Chine profonde, à Fenyang, une ville de la province du Shanxi. Elle démarre en 1999 et se termine en 2024. Jia Zhang-Ke a centré son film sur Tao, jeune femme, et ses deux amis d’enfance. L’un d’eux travaille dans une mine, Lianzi, et l’autre, Zang, est propriétaire d’une station service et gagne déjà beaucoup d’argent. Tao va choisir son mari entre ces deux « prétendants ». L’argent l’emporte car elle épouse l’homme riche, capitaliste. Elle va avoir un enfant avec Zang qui va l’appeller Dollar. Tout un symbole.

Durant la première partie du film Au-delà des montagnes, on découvre la vie de Tao, interprétée par la comédienne, mais aussi la femme du réalisateur, Zhao Tao, dans sa ville natale. Nous sommes en 1999, moment de l’Histoire où la Chine est en train de se reconvertir. Elle abandonne peu à peu les mines de charbon pour se tourner vers le pétrole. La vie des chinois va en être bouleversée.

La seconde moitié du film Au-delà des montagnes se passe en 2014. On voit Tao, seule, qui revient au pays. Elle a divorcé et c’est le père qui a eu la garde de leur fils. Son fils vient la voir pour être présent à l’enterrement de son grand-père. Il a alors 7 ans. Le choix de Tao de la sécurité financière avec Zang n’a pas suffi à la rendre heureuse. Quant à son ami Lianzi, il n’est pas dans un état qui peut lui faire regretter son choix. Tao est seule et doit assumer cette nouvelle situation et surtout la perte de son fils.

Quant à la troisième partie du film, elle se passe en Australie, chez le père de Dollar, en 2024. C’est alors Dollar qui devient le centre du film. Il est beau gosse, étudiant à la Fac et a tout pour être heureux. Il ne parle qu’anglais mais prend des cours de chinois. Il ne se souvient plus de son pays et son père, toujours riche, vit dans un somptueux appartement, entouré d’armes à feu. Mais la communication est coupée entre le père et le fils. Sa professeur de chinois sera là pour l’aider à retrouver ses racines, au fond de son cœur.

Au-delà des montagnes est un film centré sur l’évolution galopante de la Chine et de la mentalité des chinois, très politiquement correct. Trop correct sans doute ! Il est d’ailleurs sorti sur les écrans chinois, sans censure. En très peu de temps, leur vie a été complètement transformée. Mais les traditions persistent au-delà du modernisme et Tao est là pour en témoigner. Sa façon de réagir, toujours zen, ou presque, sa façon de préparer ses raviolis, toujours avec amour comme si son fils allait débarquer à tout moment. Une mère n’oublie jamais son enfant. C’est le rôle de toute mère, mère nourricière.

Le réalisateur n’a pas fait un film politique mais un film centré sur une façon de penser, une façon de vivre. Attention, semble-dire Jia Zhang-Ke, l’argent est à nos portes mais va-t-il vraiment nous rendre plus heureux ?

C’est un film lent, zen, mais jamais l’on ne s’ennuie. Et pourtant il dure plus de deux heures ! La musique est très belle, avec deux chansons qui reviennent périodiquement, et les plans photographiques sont souvent sublimes, avec un savant mélange de modernité et de traditionalisme. Les acteurs sont tous excellents. Et le film nous laisse interrogatifs, surtout sur la fin. Il n’apporte pas les réponses, à nous de tenter de les trouver…

Au-delà des montagnes a reçu déjà 8 nominations au Festival de Cannes 2015 mais est reparti, hélas, sans prix. Dommage, très dommage ! Il en méritait largement ! Publik’Art lui décerne un réel coup de coeur !

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au delà des montagnesChine, fin 1999. Tao, une jeune fille de Fenyang est courtisée par ses deux amis d’enfance, Zang et Lianzi. Zang, propriétaire d’une station-service, se destine à un avenir prometteur tandis que Liang travaille dans une mine de charbon. Le cœur entre les deux hommes, Tao va devoir faire un choix qui scellera le reste de sa vie et de celle de son futur fils, Dollar. Sur un quart de siècle, entre une Chine en profonde mutation et l’Australie comme promesse d’une vie meilleure, les espoirs, les amours et les désillusions de ces personnages face à leur destin.

Sortie vidéo : le 3 mai 2016
Durée : 2h06
Réalisateur : Zhang-ke Jia
Avec : Zhao Tao, Sylvia Chang, Dong Zijian
Genre : Drame, romance
Acheter sur : Amazon

Quinze rounds, un livre vérité de Richard Bohringer (Flammarion)

Quinze rounds, un livre vérité de Richard BohringerQuinze rounds, un livre vérité de Richard Bohringer (Flammarion)

Il est rare que Richard Bohringer se mette à nu ainsi ! Or, dans son livre, Quinze rounds, il n’est question que de lui, de sa vie, de ses douleurs et surtout de ses très nombreuses rencontres, de tous les gens qu’il a aimés. Il nous parle de son enfance, avec sa mamie, la seule personne qui s’est occupé de lui. Il a bien galéré, Richard Bohringer. Pas d’enfance et son adolescence ne fut guère mieux. Peut-être pire même. Très vite, il a fait de mauvaises rencontres, et il est devenu dépendant de cette foutue drogue, toutes sortes de drogues. Jusqu’au coma. Plusieurs fois à l’hôpital entre la vie et la mort. Plusieurs cures de désintox… La drogue, l’alcool, la musique et l’écriture. C’était ça sa vie.

Et puis, peu à peu la vie a commencé à sourire à Richard. Il a fait de belles rencontres. Il a écrit, beaucoup écrit, en écoutant de la musique. Grâce à sa mamie, son HLM refuge pour Richard. Et on a commencé à le lire. Espoir, enfin te voilà ! C’est beau la ville la nuit ! Premier chef d’œuvre de Richard. Et de rencontres en rencontres, le cinéma est venu à lui. D’abord, pour de petits rôles, puis de plus en plus importants. Il nous raconte en détails ses tournages, ses partages avec les équipes de film, avec les gens du pays qui l’accueillait. Toujours émerveillé Richard. Toujours étonné de son propre succès.

Sa vie fut tumultueuse à tous les niveaux. Côté amours, beaucoup de belles femmes et aussi beaucoup de ruptures. Et souvent des enfants… Ses trésors. Sa fierté. Son bonheur. Son style est comme lui : pressé, brut de décoffrage, sans fioriture. On sent l’homme à fleur de peau, écorché vif, comme quand il était gamin. Car dans le fond, Richard, c’est toujours l’enfant abandonné par ses parents, et en plus, le fils du boche… Du lourd, du très lourd à porter.

Richard a eu plusieurs vies en une seule. Il les a toutes vécues à fond, au temps présent. Sa colère le poussait à des extrêmes, toujours, ou presque toujours. L’alcool a été sa plus fidèle compagne… Sa vie n’avait pas vraiment de valeur à ses yeux. Et puis la chance est arrivée ! Enfin ! Il a eu sa place.

Richard a eu plusieurs vies en une seule.

Grâce au cinéma, il a voyagé, à travers le Monde, dans des conditions incroyables ! Même s’il pense que le cinéma l’a aussi fait souffrir, il lui a offert l’Afrique, sa terre d’adoption et le Monde entier ! Des millions de kilomètres parcourus sur cette Planète, grâce au cinéma !

Radio, chanson, écriture, cinéma, théâtre, une vie professionnelle aux mille facettes ! Et toujours le succès au rendez-vous et l’émerveillement de Richard face à ses récompenses. Beaucoup d’amis à qui il rend hommage dans ce livre. Sans doute un peu trop, d’ailleurs. Même à ceux qui sont déjà partis. Même à ceux avec qui il a eu des embrouilles. Ce livre est comme un dernier message d’amitié, ou dernier message d’explication sur des relations pas toujours calmes. Mais uniquement des personnes qu’il a aimées. Pas les autres.

Et puis, arrive ce foutu cancer et tout ce qui va avec … Quinze rounds. Le but de la vie est d’arriver à ce fichu 15ème round, celui qui fait mal, dit-il… Son livre lui ressemble, brut de décoffrage. Il vide son sac. Sans doute avec beaucoup de franchise et sûrement pour la première fois. Comment un homme aussi mal barré dans la vie a-t-il pu faire une telle carrière ? On ne peut qu’avoir de l’admiration pour lui, après avoir lu son livre. C’est incroyable toutes les souffrances qu’il a vécues. Toutes les belles rencontres qu’il a faites aussi. Son livre est un énorme message d’espoir pour les personnes qui galèrent ou souffrent d’une façon ou d’une autre. Richard ne baisse jamais les bras. Il est toujours sur le ring et il vaincra ! Et nous, on l’aime Richard !

Quelques extraits :

P66 : J’ai arrêté la came. Deux comas en dix jours, le flic qui m’avait secoué. La lutte quotidienne pour avoir sa dose et puis, très vite, ses doses. Putain d’héroïne. J’ai bien cru qu’elle allait me faire la peau. J’ai décroché tout seul, avec des tubes de Valium et d’autres produits plus puissants afin de dormir. La sueur, la peur, j’en voulais plus.

P122 : J’écrirai avec ce que je crois. J’écrirai avec ma foi. J’écrirai toujours fraternellement. Ce livre ne sera pas entaché de règlements de comptes ou d’amertume. […] Grâce à la maladie, j’ai retrouvé mon chemin. Je suis l’éditeur du catalogue des grimaces.

P161 : Ecrire pour ne dire que des belles choses, les beaux sentiments, les belles personnes, c’est ennuyeux, cher lecteur. Vouliez-vous un livre plein d’amertume ? Où je vous dirais que puisque je ne tourne plus, c’est la faute des autres ? C’est de ma faute. J’étais infernal.

P268 : Le théâtre est un lieu tranquille. Je me cache dans sa maison. Grâce à toi, ma fille, grâce à toi, Romane. Ce que je peux être, c’est à toi que je le dois. Chaque soir. Ta grâce me bouleverse. Nancy glacée, un vrai paradis.

P279 : Je ne céderais pas, je veux vivre encore. Comme Jean-Baptiste Mendy là-haut sur le ring. Bien sûr que les choses sont âpres avec des moments maudits. Bien sûr que tu chiales la nuit. Tellement tu souffres que la souffrance des autres devient ta lumière. J’ai tellement été con du temps où j’allais bien. Pas tout le temps, mais trop souvent.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Quinze rounds, un livre vérité de Richard Bohringer« J’ai passé ma vie sur la route. Tout seul. Avec la blonde. Avec mes fils, avec la musique, avec mes filles. Des milliers et des milliers de kilomètres. Coureur de savanes, enjambeur d’océans. T’as trop couru, t’as le souffle court. Les hanches, ça va toujours. Même si elles servent plus à grand chose, elles ont le tempo pour écrire. Voilà ce que je ramène. Quinze rounds. Celui qui clôt. Qui ferme le rideau. »

De l’enfance aux frasques de la jeunesse, des premiers rôles aux succès qui ont jalonné sa carrière, de la découverte de l’Afrique à la passion de l’écriture, Richard Bohringer se raconte dans ce récit au style enfiévré, au rythme syncopé. Tour à tour fulgurant et émouvant, entre coup de blues et coups de coeur, Quinze rounds est un combat qui se livre sous nos yeux en même temps qu’une déclaration d’amour à la vie.

Date de parution : le 11 mai  2016
Auteur : Richard Bohringer
Editeur : Flammarion
Prix : 17 € (292 pages)
Acheter sur : Amazon

Angry Birds, du rire garanti pour petits et grands

Angry Birds, film de, Clay Kaytis et Fergal Reilly, Copyright Sony Pictures Releasing GmbH
Angry Birds, film de, Clay Kaytis et Fergal Reilly, Copyright Sony Pictures Releasing GmbH

Angry Birds, du rire garanti pour petits et grands

Les irascibles volatiles d’Angry Birds se transfèrent de l’écran des smartphones vers le grand écran à partir du 11 mai 2016. Avec les voix d’Omar Sy et d’Audrey Lamy, l’ambiance est à la joyeuse pagaille et au règlement de comptes avec les cochons verts (et vicieux). Un film clairement destiné à un public familial avec parents et enfants unis dans un même éclat de rire. Les nostalgiques des parties effrénées d’Angry Birds dans le métro pourront aussi vivre une belle séance de nostalgie.

Les 3 oiseaux les plus connus du célèbre jeu mènent la danse. Red est un oiseau perpétuellement rouge (de colère), Chuck est à l’oiseau ce que Speedy Gonzalez est à la souris et Bomb est un oiseau noir qui a le chic d’exploser à tout bout de champs. Au coeur d’une île déserte, ils animent un tranquille paradis qu’une invasion de cochons verts (et vicieux) va bientôt bouleverser. Red est un vilain petit canard complexé par des sourcils très voyants mais il va sauver ses semblables avec l’aide de ses amis. Je vous rassure, le scénario n’est qu’un prétexte léger pour un défilé de blagues potaches et distrayantes. Pas de surmenage neuronal en vue devant cette boutade qui vise la distraction à fond la caisse. Quelques péripéties cocasses font mouche tandis que les 1h38 du film se déroulent tranquillement.

Quelques faits notables pourront vous motiver pour accompagner votre petit neveu préféré voir Angry Birds. Black Sabbath se fait entendre à gauche (Paranoid je crois), ainsi que Steve Aoki pour une scène de rave endiablée plus une version survitaminée du tube I will survive. Les plus assidus reconnaitront une référence à Daft Punk avec ces cochons DJ casqués et d’autres se rappelleront de la scène la plus emblématique de X-Men Days of future past. Pour ceux qui ont passé des heures sur le jeu addictif de Rovio, le film propose quelques scènes de catapultage pour casser du cochon vert (et vicieux). Les plus sceptiques noteront que la civilisation porcine est quasiment annihilée par les joyeux vertébrés tétrapodes ailés, plus communément appelés oiseaux. Sony Pictures ne lésine pas sur le budget avec un total de 175 M$, pour un carton mondial attendu et prévisible.

Angry Birds propose un divertissement furieusement désopilant qui alimentera les discussions dans la cour de récrée. Les sourires sont au rendez vous pour un moment de repos intellectuel qui fait du bien.

Profitez-en pour jouer à notre grand concours Angry Birds !

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Angry BirdsCe film nous amène sur une île entièrement peuplée d’oiseaux heureux et qui ne volent pas – ou presque. Dans ce paradis, Red, un oiseau avec un problème de colère, le très pressé Chuck, et l’imprévisible Bomb ont toujours été mis à l’écart. Mais lorsqu’arrivent des cochons verts mystérieux sur l’île, ce sera la mission de ce groupe de parias de découvrir ce que trament les cochons.

Sortie : le 11 mai 2016
Durée : 1h38
Réalisateur : Clay Kaytis, Fergal Reilly
Avec :  Omar Sy, Audrey Lamy, Jason Sudeikis
Genre : Animation, Famille, Comédié

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Huang Yong Ping offre sa version de Monumenta au Grand Palais

monumenta 2016Huang Yong Ping offre sa version de Monumenta au Grand Palais

Huang Yong Ping se plie à l’exercice Monumenta annuel au Grand Palais avec une installation titanesque dénommée Empires. Un colossal squelette de serpent côtoie des montagnes de containers et un bicorne napoléonien de 3 tonnes pour une expérience immersive hors du commun. De quoi se sentir tout petit face à ce un concept majuscule.

Depuis 2007, la Réunion des musées nationaux organise au Grand Palais les impressionnants évènements Monumenta. Des installations gigantesques remplissent la majestueuse Nef du Grand palais de 13 500 mètres carrés et 35 mètres de hauteur. Après Anselm Kiefer, Richard SerraChristian BoltanskiAnish Kapoor, Daniel BurenIlya et Emilia Kabokov, c’est au tour de l’artiste franco-chinois Huang Yong Ping de proposer sa version du gigantisme. Un Squelette de serpent métallique de 120 mètres de longueur git comme un monstre échoué sur les vestiges d’une civilisation éteinte. Des containers rouillés tout droit sortis des plus gros super tankers sont amassés comme des cercueils effrayants des funestes ambitions humaines. Le Grand Palais se transforme en cimetière rouille avec ses spectres desséchés et alarmistes. N’est ce pas notre fin prochaine qui se profile à l’horizon?

La démesure de l’installation n’a d’égal que son luxe de pistes explicatives. Tout juste apprend on l’attrait de l’artiste pour l’épopée napoléonienne et son cortège de massacres. Le célèbre bicorne renvoie à l’épisode de la Bataille d’Eylau où le grand homme déclara devant le carnage un tel spectacle est bien fait pour inspirer aux princes l’amour de la paix et l’horreur de la guerreHuang Yong Ping l’utilise pour invoquer des souvenirs guerriers et les mettre en rapport avec l’appétit toujours insatiable de l’homme. Conquérir de nouveaux territoires et étendre son emprise sur la nature sont du même ordre quand faune et flore dépérissent sous le poids d’installations toujours plus gigantesques. La déambulation entre les containers entassés sous la nef laisse apparaitre la carcasse métallique sans fin. Elle frôle la verrière jusqu’à s’approcher du sol et offrir ses arêtes métalliques aux mains des visiteurs. Cette perspective fait prendre un recul effarant sur la place ubuesque des réalisations humaines face à la nature.

L’exposition évènement interpelle et fascine. Huang Yong Ping raconte une histoire étonnante d’Empires en voie d’extinction. Une vision éclairante sur la place fragile de l’homme dans un univers qui le dépassera toujours.

Dates : Du 8 mai au 18 juin 2016
Lieu : Grand Palais
Entrée : 10 €

Shirley Souagnon lance sa chaîne Youtube

Shirley Souagnon lance sa chaîne Youtube !

Shirley Souagnon lance sa chaîne Youtube ! Chaque semaine retrouvez une vidéo inédite, un sketch, extrait de spectacle, making-of et bien d’autres exclus. Pour cette première semaine, Shirley propose un extrait de sa nouvelle émission, le Shirley Souagnon Show (diffusé sur Afrostream), dans lequel elle danse le hip hop avec Anne Roumanoff :

2ème édition du Darwin Océan Climax : Sciences – Talks – Music – Art – Ride

2ème édition du Darwin Océan Climax : Sciences - Talks - Music - Art - Ride2ème édition du Darwin Océan Climax : Sciences – Talks – Music – Art – Ride !

Mouillez-vous pour les océans !

Il va nous falloir patienter encore un peu pour découvrir tout le beau programme de cette 2ème édition du Festival de musique, qui aura lieu à Bordeaux du 8 au 11 septembre 2016.

Une première vague d’artistes nous est dévoilée : Air – De la Soul – Cassius – Selah Sue.

Pendant trois jours, Edgar Morin va parrainer ce Festival hors du commun. Il est en effet le parrain de cette édition 2016. Le Darwin Ocean Climax accueillera une programmation hybride entre musique, conférences, arts et sports urbains pour s’emparer des thématiques : océans, climat et leurs conséquences humanitaires. Une édition à la pointe de la brûlante actualité.

2ème édition du Darwin Océan Climax : Sciences - Talks - Music - Art - Ride

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Omar Sy aux côtés de Tom Hanks et Felicity Jones dans Inferno – bande annonce

Omar Sy
Omar Sy dans Inferno

Omar Sy aux côtés de Tom Hanks et Felicity Jones dans Inferno – bande annonce

Omar Sy se montre à plusieurs reprises dans la première bande annonce d’Inferno, la suite de la saga Da Vinci Code et Anges & Démons réalisée par Ron Howard. L’acteur préféré des français donnera la réplique à Tom Hanks et Felicity Jones dans ce nouveau volet, qui est en fait l’adaptation du quatrième livre de Dan Brown.

La bande annonce laisse deviner un épisode dans la veine des précédents opus, avec cette fois l’actrice principale de Rogue One : A Star Wars Story pour tenir compagnie à Tom Hanks. La belle succède ainsi à Audrey Tautou qui avait tenu un rôle équivalent précédemment dans la saga. Quant à Omar Sy, il semble avoir un rôle très secondaire et discret mais il apparait tout de même plusieurs fois dans cette première vidéo.

A quand un vrai rôle à l’américaine pour Omar Sy, façon Marion Cotillard à la mode masculine ? Pas dans Inferno visiblement.

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InfernoDans « Inferno », le célèbre expert en symbologie suit la piste d’indices liés au grand Dante lui-même. Robert Langdon se réveille dans un hôpital italien, frappé d’amnésie, et va devoir collaborer avec le docteur Sienna Brooks pour retrouver la mémoire. Tous deux vont sillonner l’Europe dans une course contre la montre pour déjouer un complot à l’échelle mondiale et empêcher le déchaînement de l’Enfer…

Sortie : le 9 novembre  2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Ron Howard
Avec : Tom Hanks, Felicity Jones, Irrfan Kahn, Omar Sy, Sidse Babett Knudsen.

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Nos adorables belles-filles, un roman de famille de Aurélie Valognes (Michel Lafon)

Aurélie Valognes
Aurélie Valognes Photo © monbestseller.com

Nos adorables belles-filles, un roman de famille de Aurélie Valognes (Michel Lafon)

Aurélie Valognes est une toute jeune auteure qui a déjà eu son succès avec son premier livre : Mémé dans les orties (2015). Cette année, elle s’attaque aux belles-familles par le biais des belles-filles !

Aurélie Valognes nous raconte l’histoire de la famille Le Guennec. Une famille ordinaire avec trois fils. Enfin, ordinaire, pas si sûr ! Jacques et Martine sont mariés depuis 40 ans et leurs grands fils sont tous en couple. Matthieu, Nicolas et Alexandre. Mais ce ne sont pas eux les héros du livre, ce sont leurs femmes. Ou plutôt leurs compagnes. Stéphanie, Laura et la toute dernière arrivée dans la famille : Jeanne. Car en fait, les fils, l’auteure ne s’y attaque pas trop ! Ce ne sont pas eux les piliers de la famille…

Ils se retrouvent tous chez Jacques et Martine, en Bretagne, dans leur grande maison, pour quelques jours de vacances, à Noël, et durant l’été. Mais comme dans toutes les familles, il y a de l’ambiance, surtout au moment des repas ! Les remarques, souvent désagréables, de Jacques, fusent. Et cela exaspère Martine qui n’hésite pas à donner ses « ordres » à Jacques avant chaque rencontre. Mais les belles-filles ont du répondant et ne se laissent pas faire ! Enfin, elles n’hésitent pas à mettre « en boîte » leur beau-père qui n’a pas un caractère facile et qui joue facilement au patriarche, voire même au grincheux qui critique tout et toutes, jusqu’au jour où…

Bref, ce roman est sympa et peut paraître léger. Mais en fait, il n’en est rien. Il aborde des sujets importants centrés sur les relations humaines, et mets des mots sur les malaises que peuvent avoir, souvent, les pièces rapportées ou ajoutées ! Surtout dans une famille nombreuse. Difficile de faire sa place, difficile de s’adapter aux habitudes alimentaires de la belle-famille et tout simplement difficile de se faire accepter et de ne pas se sentir comme une étrangère. Chaque lecteur pourra se retrouver à travers l’un ou l’autre des personnages de ce roman bien sympa.

[…] sorte de saga familiale, mettant en jeu trois générations.

Nos adorables belles-filles est une sorte de saga familiale, mettant en jeu trois générations. Car Antoinette, la belle-mère de Martine, a une juste place ! Et les deux petits gars de Stéphanie et Matthieu aussi ! Des portraits qui sonnent bien justes même si l’auteure se défend d’avoir une belle-famille ressemblant aux Le Guennec !

Nos adorables belles-filles est un livre facile à lire, un bon livre de vacances !  Un livre à offrir soit à ses belles-filles, soit à ses beaux-parents, sans aucune arrière-pensée, bien sûr ! Un bon moment de plaisir grâce à Aurélie Valognes !

Et comme vous êtes des bons lecteurs, Publik’Art vous donne la possibilité de gagner le livre de Valérie Valognes en jouant au concours : Nos adorables belles-filles.

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Nos adorables belles-filles, un roman de famille de Aurélie Valognes (Michel Lafon)Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut :
Un père, despotique et égocentrique, Jacques.
Une mère, en rébellion après 40 ans de mariage, Martine.
Leurs fils. Matthieu éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants. Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps. Alexandre, rêveur mou du genou.

Et surtout… trois belles-filles délicieusement insupportables !
Stéphanie, mère poule angoissée. Laura, végétarienne angoissante. Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.

Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse (bien à elle) à faire pâlir le Dalai Lama, et un chien qui s’invite dans la famille et dont personne ne veut.

Mélangez, laissez mijoter… et savourez !

Date de parution : le 4 mai 2015
Auteur : Aurélie Valognes
Editeur : Michel Lafon
Prix : 17,95 € (269 pages)
Acheter sur : Amazon

Résultats concours : The Circle – chapitre 1 : les élues, 1 DVD, 1 Blu-ray et 1 livre gagnés

The Circle
Résultats concours : The Circle – chapitre 1 : les élues, 1 DVD, 1 Blu-ray et 1 livre gagnés !

Vous avez été 6031 participants au concours The Circle. Merci de votre excellente participation. L’heureux gagnant du DVD, Blu-ray et livre est :

Janis Fourré

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Résultats concours : Winston Carter, 10 places de spectacle gagnées

Winston Carter
Winston Carter, Acteur américain, Théâtre des feux de la rampe


Résultats concours : Winston Carter, 10 places de concert gagnées !

Vous avez été 961 participants au concours Winston Carter. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places de spectacle de Winston Carter, le 10 mai, au Théâtre Les feux de la rampe, à 18h45 sont :

Sabine Coudert, Aurélie Chevrel, Maryse Brunier,

Yves Durot,Charline Butault et Mélanie Colombo

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Vidéo insolite : quand une mouette finit dans la gueule d’un thon

Vidéo insolite : quand une mouette finit dans la gueule d’un thon

Voici une vidéo assez surprenante où un thon se trompe d’appât et engloutit totalement une mouette qui barbotait tranquillement à la surface de l’eau. L’image a été capturée par des plaisanciers il y a quelques jours. Heureusement, aucun animal n’a été blessé durant le tournage, comme vous pourrez le voir par vous-mêmes.

Phèdre(s) suscite la controverse à l’Odéon Théâtre de l’Europe

Phèdre(s)

Phèdre(s) suscite la controverse à l’Odéon Théâtre de l’Europe

Phèdre(s) est encore à l’affiche de l’Odéon Théâtre de l’Europe pour quelques jours et ne cesse de susciter la controverse. Si la prestation d’Isabelle Huppert ne souffre d’aucune contestation au vu de son implication et de son intensité, les textes abscons et les choix audacieux de mise en scène font débat et déchirent les spectateurs. L’hypersexualisation aperçue lors d’une première représentation au mois de mars a laissé place à une pièce plus viscérale et plus violente, avec autant de questionnements.

Il faut revenir sur le mythe de Phèdre pour mieux comprendre l’argument de la pièce. Episode emblématique de la mythologie grecque, le récit est riche en symboles et métaphores. Phèdre est la fille du roi de Crète Minos. Elle épouse le roi d’Athènes Thésée, précédemment marié à l’Amazone Antiope. Il a eu de cette première union, un fils, Hippolyte. Les sources divergent quant aux causes de l’amour de Phèdre pour son beau-fils Hippolyte. La rivalité entre Artémis (révérée par Hippolyte) et Aphrodite (qu’il méprise) prévaut avec la vengeance de cette dernière pour aiguiller le destin du jeune homme. Toujours est il qu’il repousse Phèdre et que cette dernière se venge en accusant le jeune homme d’avoir cherché à la violer. Thésée invoque Poséidon pour châtier son fils. Phèdre, morte de chagrin et prise de remords, se tue.

La version classique d’Euripide a été reprise par Senèque avant de traverser les siècles et d’inspirer les tragédiens : Racine évidemment et plus près de nous Wajdi MouawadSarah Kane et J.M. Coetzee. Les 3 auteurs ont réécrit des versions modernes, déroutantes, aux frontières de la psychanalyse avec des personnages névrosés et décadents. Loin d’être linéaire, la pièce de Krzysztof Warkikowski fait intervenir des Phèdre tour à tour maternelle, psychotique ou nymphomane. Victime de sa passion dévorante, elle affronte des Hippolyte adolescent, épris ou éreinté. Des spectateurs perplexes suivent les 3h30 de la pièce en ne sachant sur quel pied danser. Le metteur en scène n’explique rien, à dessein, laissant les spectateurs se faire leur propre compréhension.

Isabelle Huppert éblouit le spectacle de sa présence tonitruante. Le ton de sa voix s’allie magnifiquement à ses expressions outrancières pour hypnotiser le public. Elle joue de multiples Phèdre(s) et se glisse dans des rôles ambigus avec toujours le même naturel. Elle déambule sur une scène transformée en grande salle de bain. Les lavabos et pommeaux de douche semblent seuls capables de purifier des personnages salis par leurs impuretés. Un box de verre se meut régulièrement au centre de la pièce, chambre épurée d’un Hippolyte constamment dépressif et coupé du monde, en cage, seul avec ses tourments. Les assauts de sa belle mère en font une victime quasi sacrificielle et objet des disputes entre les déesses. Et si les dieux sont absents de la pièce à l’exception d’une Aphrodite grimée en rombière au tout début, ils semblent tisser des fils invisibles entre tous les personnages, les menant à leur perte et à la mort. Thésée devient un mari/père absent et les pulsions semblent des malédictions stigmatisant les protagonistes.

Rythmes orientaux et percussions dissonantes cadencent la pièce de leurs implacables sonorités tribales. Une danseuse érotique déambule sur scène comme pour susciter une variation chrétienne du fruit défendu. Son physique parfait et ses mouvements puissants attirent irrésistiblement les regards de spectateurs incapables de baisser les yeux. Tout comme Phèdre qui ne peut restreindre son attirance pour son beau-fils, la danseuse s’impose dans une irrésistible chorégraphie, lascive et sensuelle. La pièce laisse moins la place à une sexualité débridée qu’à un jeu d’aimants entre des corps qui se frôlent sans jamais vraiment se toucher. Les contacts se font violents, abjects et dégradants.

Phèdre(s) a perdu son caractère sexuel pour devenir une danse de la répulsion. Et si la pièce éveille des sentiments contradictoires, elle garde sa puissance évocatrice, personnifiée par une impressionnante Isabelle Huppert.

Dates : jusqu’au 13 mai
Lieu : L’Odéon Théâtre de l’Europe
Metteur en scène : Krzysztof Warlikowski
Avec : Isabelle Huppert, Agata Buzek, Andrzej Chyra, Alex Descas

Yvan Attal : pourquoi ils sont partout mais pas à Cannes ?

Yvan Attal
Ils sont partout : Photo Yvan Attal © La Petite Reine – Ran Mendelson

Yvan Attal : pourquoi ils sont partout mais pas à Cannes ?

Ils sont partout sauf à Cannes, c’est ce qui met Yvan Attal en colère. Son prochain film s’annonce comme une comédie à succès avec une pléiade d’acteurs de renom : le casting pourra compter sur le réalisateur lui-même mais aussi Benoît Poelvoorde, Valérie Bonneton, Dany Boon, Charlotte Gainsbourg, Grégory Gadebois, Denis Podalydès, Gilles Lellouche ou encore François Damiens.

Yvan Attal a piqué une petite colère à propos de sa comédie qui n’a pas eu l’accueil qu’elle aurait mérité de la part des membres du Festival de Cannes, qui ne l’ont donc pas retenu dans leurs sélections. Sue Europe 1, il aurait déploré « que Cannes, qui se targue d’être le reflet et le miroir du monde d’aujourd’hui, n’ait pas envie de dire que dans ce pays un certain nombre de choses se passent et que l’on pourrait en parler ».

En pointant du doigt les difficultés qu’il a eues à financer ils sont partout, il ajoute : « J’aurais aimé aller à Cannes, peut-être dans une soirée spéciale. J’aurais aimé avoir des institutions françaises non juives à mes côtés (…). Depuis le début de ce film, je n’ai rien eu du tout. Pour répondre aux antisémites qui pensent que l’on finance un film sur l’antisémitisme avec l’argent public, nous n’avons rien trouvé pour faire ce film ». Il enfonce le clou en affirmant : « quand bien même le scénario était nullissime, on a déjà vu des films nullissimes se faire financer sans problème et avec un casting bien moindre ».

C’est dit.

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Yvan AttalYvan se sent persécuté par un antisémitisme grandissant et il a l’habitude de s’entendre dire qu’il exagère, qu’il est paranoïaque.
Lors de séances chez son psy, Yvan parle donc de ce qui le concerne : son identité, être français et juif aujourd’hui. Mais ces rendez-vous sont aussi et surtout une sorte de fil rouge reliant entre elles plusieurs histoires courtes qui tentent de démonter, sur le mode tragi-comique, les clichés antisémites les plus tenaces !

Sortie : le 1er juin 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Yvan Attal
Avec : Benoît Poelvoorde, Valérie Bonneton, Dany Boon, Charlotte Gainsbourg, Grégory Gadebois, Denis Podalydès, Gilles Lellouche, François Damiens, Yvan Attal

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Tracks, un trip onirique fascinant dans le bush australien

Tracks
Tracks- Photo

Tracks, un trip onirique fascinant dans le bush australien

Tracks adapte l’ouvrage ultra-conu du même nom publié en 1975. Robyn Davidson y raconte son périple d’est en ouest pendant 3000 kilomètres pour rallier l’Océan Indien. En 1975, elle parcourt à pied le bush australien avec 4 dromadaires et son fidèle chien. Pas d’action échevelée mais des obstacles et des péripéties sur ce chemin intérieur languissant et onirique.   

Quand une petite blondinette décide de se lancer seule dans une aventure jamais tentée auparavant, tout son entourage s’évertue à la décourager. Mais la jeune adulte a des comptes à régler avec elle-même et son passé. Mia Wasikowska prête sa mine enfantine à la tête de mule avide de solitude et de grands espaces. La providence met sur sa route les bonnes personnes pour lui apporter les moyens de son odyssée. Un éleveur de chameaux, un photographe du National Geographic et des sympathiques aborigènes vont l’aider à réaliser son exploit. Où l’on apprend que l’Australie compte un nombre ahurissant de chameaux éparpillés sur son grand territoire, vestiges d’une traversée réalisée au XIXe siècle. Loin de se s’éteindre après leur remise à l’état sauvage suite à la fin de l’expédition, les bêtes se sont multipliées jusqu’à faire de l’Australie un des principaux pays hôtes de la race dans le monde. D’ailleurs, ce sont surtout des dromadaires plus que des chameaux, mais ne rentrons pas dans ce débat…

L’héroïne semble bien frêle et fragile pour réaliser sa traversée. Mais les raisons motivant sa volonté sont dans sa tête avant tout. De subtils flashbacks éclairent au comte gouttes son passé tourmenté et les blessures de sa petite enfance. Un deuil jamais vraiment réalisé et des traumatismes jamais vraiment éludés forment des raisons inconscientes fortes et compréhensibles pour rechercher la solitude. A ses côtés, Adam Driver fait une apparition remarquée en photographe ahurit. En lui donnant l’idée de vendre son périple au célébrissime magazine National Geographic, l’héroïne trouve un sponsor et le financement nécessaires à son expédition.

Et c’est parti pour 2 heures d’onirisme dans le bush australien. Les pas s’enchainent, Mia contemple les paysages vierges et sauvages d’un territoire inexploré par l’homme blanc. La magie des grands espaces fait partie du quotidien des hommes premiers, ces aborigènes qui connaissent les significations magiques de cette terre aride. L’héroïne apprend et grandit tandis que des évènements formidables doivent être surmontés pour parfaire son chemin intérieur. Le défi est avant tout intérieur et les images languissantes de paysages désolés aident à partager ce formidable moment. Le rythme lent, la langueur du périple, la sécheresse environnante et cet éternel ciel bleu font du film un vrai trip. Un film de baba cool peut être mais à la profondeur intérieure insondable. Un moment fascinant pour sûr.

Tracks est une pépite à contempler absolument en salles. La beauté des paysages et la réalisation de ce challenge insensé forcent le respect, pour un énorme moment de cinéma.

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TRacksEn 1975, Robyn Davidson, une jeune femme en quête de sens, abandonne sa vie urbaine pour traverser le désert Australien sur 3200 km. Sa solitude sera troublée par Rick Smolan, un photographe du National Geographic qui couvre son expédition. Inspiré d’une histoire vraie, son périple est jalonné de rencontres qui lui permettent de s’ouvrir au monde et de découvrir sa force intérieure.

Sortie : le 27 avril 2016
Durée : 1h52
Réalisateur : John Curran
Avec : Mia Wasikowska, Adam Driver, Rainer Bock
Genre : Aventure

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Dieu, ma mère et moi : une comédie nonchalante sur l’apostasie et la liberté

Dieu, ma mère et moi 
Dieu, ma mère et moi  Photo © Avalon Distribución Audiovisual

Dieu, ma mère et moi : une comédie nonchalante sur l’apostasie et la liberté

Dieu, ma mère et moi, est une petite comédie espagnole qui a trouvé le chemin des salles françaises pour notre plaisir. Réalisée par Federico Veiroj sur l’inspiration d’Alvaro Ogalla, elle est sortie en salle le 4 mai.

Gonzalo Tamayo, la trentaine tout juste amorcée, s’éternise dans des études de philosophie à force de redoublements. Mais son attention est ailleurs, toute absorbée par son ardent désir d’apostasier, de faire disparaitre son nom des registres de l’Eglise afin de retrouver sa liberté. Cette obsession, au grand dam de sa mère et dans l’incompréhension générale, va guider sa conduite et lui, qui ne se soucie de rien, va s’acharner contre Eglise et prélats pour arriver à ses fins.

Ce morceau de vie serait bien banal si ce drôle de gusse n’était pas un étonnant personnage. La société, ses règles et sa morale n’ont pas d’impact sur lui, il se fout de tout, des autres et de demain. De leurs jugements et des peines suscitées. Il habite un autre monde. Guidé par ses sensations plus que par la raison, il en devient cruel car sans filtre et indifférent aux conséquences.

Ce film est une petite perle d’incongruité totalement décalé. Il traite par l’humour ce cheminement vers une impossible liberté. Gonzalo harcèlera prêtres et autorités religieuses avec une constance et une volonté qu’il ne fournit nul par ailleurs ! L’obsession de la femme et du sexe se glissent dans ses péripéties, des sujets traités avec légèreté et une douce folie à l’instar du reste du film.

L’humour absurde et la nonchalance du personnage cachent une question fondamentale. Comment peut-on être libre ? Gonzalo, joliment interprété par Alvaro Ogalla qui est également l’auteur du film, nous offre une piste : être libre c’est ne pas laisser de trace. C’est se débarrasser de son identité sociale pour n’être plus que soi, en toute discrétion. A méditer.

Le film a été vu lors d’une avant-première organisée par  Espagnolas en Paris avec à l’issue de la projection une rencontre avec l’acteur Alvaro Ogalla qui est aussi le scénariste du film.  

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Dieu, ma mère et moiGonzalo Tamayo, madrilène d’une trentaine d’années, poursuit toujours ses études de philosophie, sans grande conviction. Au tournant de sa vie d’adulte, Gonzalo pense qu’un obstacle entrave son aspiration à réinventer sa vie : on ne lui a jamais demandé son consentement pour être baptisé ! Il décide donc d’apostasier et entreprend des démarches pour être radié des livres de l’Eglise. Il voit dans cette rupture radicale la fin de ses tourments et de son attachement à sa mère. Il entre alors dans une course folle, de prélat en cardinal, entraînant dans son sillage un doux chaos. A travers cette quête irraisonnée aux yeux de tous, il revisite son passé et est envahi par de drôles de visions. Va-t-il accéder à sa liberté ?

Sortie : le 4 mai 2016
Durée : 1h20
Réalisateur : Federico Veiroj
Avec : Álvaro Ogalla, Marta Larralde, Bárbara Lennie
Genre : Comédie

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Vidéo : Philippe Katerine a tué un hérisson pour éviter la prison (On n’est pas couché)

Philippe Katerine
Philippe Katerine se confie avec amusement dans l’émission On n’est pas couché

Vidéo : Philippe Katerine a tué un hérisson pour éviter la prison (On n’est pas couché)

Philippe Katerine était samedi 7 mai dans l’émission de Laurent Ruquier, On n’est pas couché. Entre hilarité et sincérité décalée, l’artiste a répondu aux questions des chroniqueurs et invités. Il est notamment revenu sur les circonstances d’une anecdote qui avait fait parler : le meurtre qu’il a perpétré contre un hérisson.

L’univers du chanteur-compositeur est abordé à travers son nouvel album intitulé Le Film, sa relation avec ses parents dont son père décédé en 2014, son histoire d’amour avec Julie Depardieu ou l’éducation de ses enfants. Mais c’est surtout son identité musicale qui est exploré, ses influences, ses goûts (il déteste Brel et adore A la queue leu leu…) et sa façon de travailler ses morceaux. Une interview totalement décalée où on ne sait jamais si Philippe Katerine dit vrai et ne manque pas de décontenancer les invités.

Vous allez donc certainement vous amuser en regardant cette vidéo. Pour acheter le nouvel album de Philippe Katerine, vous pouvez le faire sur Amazon en vous rendant directement ici.

Grandeur et décadence des frères Lehman ou le capitalisme en embuscade

Chapitres de la chute ©Jean-Louis Fernandez
Chapitres de la chute ©Jean-Louis Fernandez

Grandeur et décadence des frères Lehman ou le capitalisme en embuscade

La saga des frères Lehman savamment racontée en 3 parties par Stefano Massini, un jeune auteur ltalien, et orchestrée avec brio par Arnaud Meunier, le directeur de la Comédie de Saint-Etienne, est de retour sur les planches.

Une success story dans la pure tradition du rêve américain qui débute avec l’arrivée des trois frères juifs bavarois au 19è siècle sur le sol yankee jusqu’à la faillite en 2008, provoquée par la crise des subprimes, de l’empire devenu entre temps la quatrième banque du monde d’investissement.

Lehman Brothers donc où la première institution financière sacrifiée sur l’hôtel du dérèglement du système bancaire et qui entrainera dans sa chute les Bourses mondiales. Le nom de cet établissement devient alors indissociable de la crise économique que nous connaissons et sa déconfiture le symbole de la crise d’un système tout entier, dérégulé à l’envi et qui avait fini par échapper à ses fondateurs.

Dans Chapitres de la chute, Stefano Massini s’empare de ce sujet brûlant dans une forme théâtrale très inspirée et rythmée qui fait résonner efficacement la grande et la petite histoire où l’auteur mêle habilement le destin d’une saga familiale sur plusieurs générations à l’évolution économique du capitalisme.

 […] une figure percutante de la chute propre à chacun des personnage […]

Portée par un chœur de six comédiens masculins (tous excellents), passant sans cesse de la brève incarnation au récit, on est littéralement happé par les événements familiaux, amoureux, religieux et professionnels qui jalonnent la grande épopée. Laquelle esquisse progressivement une figure percutante de la chute propre à chacun des personnage où ambition, désirs, intrigues, rivalité, croyances, transmission construisent un empire mais aussi un déséquilibre jusqu’à son effondrement fatal.

A l’abri d’une scénographie ludique et évolutive, le metteur en scène Arnaud Meunier nous plonge d’abord au cœur de la petite entreprise de tissu puis de la banque d’affaires avec son hall de réception où les entrées et les sorties des comédiens se font par un ascenseur. Tandis que sur les baies ouvertes sur la ville monde s’illustrent grâce à des vidéos de Pierre Nouvel les soubresauts capitalistiques.

Après son parcours dans l’oeuvre de Michel Vinaver (King, Par-dessus bord, adapté par Oriza Hirata, 11 septembre, créé avec un groupe d’adolescents de Seine-Saint-Denis), Arnaud Meunier poursuit son exploration sociétale et humaine aussi revigorante que percutante.

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Dates : du 10 au 29 mai 2016 l Lieu : Au Théâtre du Rond-Point (Paris)
Metteur en scène : Arnaud Meunier

Captain America Civil War : la BO en libre écoute

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Captain America Civil War : la BO en libre écoute

Captain America Civil War : la BO en libre écoute

Captain America Civil War s’écoute aussi avec sa BO hollywoodienne composée de pas moins de 23 titres qui ont eux aussi la folie des grandeurs. On vous propose de découvrir l’album en libre écoute.

Sortie hier, cette bande originale tombe bien puisqu’elle pourra accompagner vos lectures ce week-end, une fois que vous serez allé chercher vos comics gratuits dans le cadre du Free Comic Book Day aujourd’hui dans toutes les bonnes librairies (ou sur internet).

Bonne écoute et bonnes lectures à tous !

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Captain America Civil WarSteve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l’humanité. A la suite d’une de leurs interventions qui a causé d’importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision. Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l’équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s’engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d’autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement…

Sortie : le 27 avril 2016
Réalisateur : Anthony Russo, Joe Russo
Avec : Chris Evans,  Robert Downey Jr, Scarlett Johansson, Sebastian Stan, Chadwick Boseman, Emily VanCamp, Anthony Mackie, Jeremy Renner…
Genre : Action, Fantastique, Super-héros

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Free Comic Book Day 2016 : des comics gratuits toute la journée

Free Comic Book Day 2016 : des comics gratuits toute la journée
Free Comic Book Day 2016 : des comics gratuits toute la journée

Free Comic Book Day 2016 : des comics gratuits toute la journée

C’est le Free Comic Book Day 2016 ! C’est le moment d’aller faire votre choix parmi une sélection de comics gratuits, offerts par de nombreux éditeurs toute la journée de ce samedi 7 mai. Un évènement comics que vous pouvez retrouver dans toutes les librairies qui participent au FCBD.

Ce phénomène venu des Etats-Unis fait un vrai carton et même les poids lourds du secteur comme la Fnac y participent. L’opération est sans obligation d’achat. Vous pouvez repartir avec votre comics gratuit tranquillement !

Si vous n’avez pas l’occasion de vous rendre dans une librairie qui participe à ce jour béni, vous pouvez toujours voir dans une boutique en ligne, comme celle de BDFugue qui propose des comics gratuits (il faut juste payer les frais de port pour en avoir un, ou avoir 35 euros d’achat pour en avoir 5).

A vos marques !

Vibrant hommage à la grande Edith Piaf au Théâtre du Marais

PiafVibrant hommage à la grande Edith Piaf au Théâtre du Marais

Piaf, une vie en rose et noir fait revivre avec fougue l’existence romanesque d’Edith Piaf. Le Théâtre du Marais accueille la joyeuse troupe avec Caroline Rose pour sa voix aux airs si connus de la Môme la plus connue de France. Le public conquis ne peut s’empêcher de chantonner les paroles avec entrain. Sa gouaille enthousiasmante accompagne les récits experts de Jacques Pessis avec sa truculente narration truffée d’anecdotes éclairantes. Avec les airs d’accordéon d’Aurélien Noel, le spectacle se transforme en bouffée d’oxygène euphorisante.

Si les chansons d’Edith Piaf ont su conserver leur immense popularité dans le coeur des français, les détails les plus marquants de son existence demeurent encore mal connus. Un long métrage déclencha récemment des acclamations qui ravivaient la flamme en prenant de larges libertés avec la vérité historique. Jacques Pessis réactualise sa pièce inaugurée il y a une décennie pour plus de fantaisie et ressusciter la légende. Ses récits mélangent grandes et petites histoires dans un déroulé passionnant à la frontière du conte. Une jeune fille émerge dans le Belleville miséreux des années 1910, pousse la chansonnette sur les trottoirs de Montmartre avant de se faire repérer et de vivre des aventures extraordinaires. Cette jeune fille se nommait Edith Giovanna Gassion et fut renommée la Môme Piaf. Sa voix puissante fit tourner les têtes et attira les regards. Une star était née.

Caroline Rose joue la singularité en prêtant ses traits pour une osmose parfaite. Elle honore son illustre devancière sans vouloir l’imiter à tout prix. Le tour de chant devient un hommage vibrant à celle qui connut la gloire en Amérique et dans le monde entier. Ses interventions parlées invoquent le titi parisien et l’argot des faubourgs. Elle joue avec un Jacques Pessis faussement stoïque qui ne demande qu’à s’exalter à la première occasion. Les moments d’euphorie succèdent aux coups du sort pour une émotion palpable qui embue les yeux de spectateurs ensorcelés par une représentation qui accueille ainés et plus jeunes dans un même enthousiasme. Les applaudissements finaux saluent une prestation hors du temps qui sera encore jouée dans 100 ans, les paris sont lancés.

Ce Piaf une vie en rose et en noir combine astucieusement théâtre, concert et hommage pour une vraie parenthèse enchantée. Edith Piaf n’aurait pas renié cet hommage vibrant à sa forte personnalité et à son oeuvre. Immense.

Dates :  Jeudi 19 et 26 mai 2016, retour à la rentrée!
Lieu Théâtre du Marais
Metteur en scène : François Chouquet
Avec : Caroline Rose, Jacques Pessis, Aurélien Noel

Donostia, Capitale Européenne de la Culture : EMUsik 2016, à Anglet le 6 et 7 mai

DonostiaDonostia, Capitale Européenne de la Culture : EMUsik 2016, à Anglet le 6 et 7 mai !

Le Festival Européen des Ecoles de musique de Donosti a commencé ce jour. Pour fêter Donostia, Capitale Européenne de la Culture 2016, 8500 musiciens ont été réunis aujourd’hui à Donostia, soit 420 groupes de 26 pays différents. Ils vont jouer durant 3 jours et un peu partout dans le Pays Basque, de Bilbao à Anglet en passant par Pampelune. C’est ainsi qu’Anglet a eu la chance d’accueillir au Théâtre Quintaou de très nombreux tout jeunes musiciens. Cet après-midi musicale fut grandiose, avec des musiciens venant d’Espagne, de France, de Tchécoslovaquie. Un très bel orchestre, de très nombreux jeunes chanteurs à la voix si pure qu’elle vous fait vibrer. Et même une partie d’une comédie musicale fort sympa, du Conservatoire. 200 élèves des différentes écoles de musique d’Europe nous ont interprété des morceaux superbes et d’un registre très varié. Cette année, tous les élèves des écoles de musique européennes ont appris les mêmes airs pour pouvoir jouer ensemble sur scène. Et le résultat est saisissant ! C’est Stéphane Goueytes qui menait cette grande troupe, lui-même musicien et professeur de trompette au Conservatoire Maurice Ravel.

Demain, à 10h30, toujours à Anglet, le Festival très coloré et très gai continue avec d’autres élèves, de la musique, de la danse et l’Allemagne aussi présente. Et le public sera toujours aussi nombreux et sous le charme ! Ca c’est absolument garanti !

EMUsik 2016 Anglet Photo © B de Loriol
EMUsik 2016 Anglet Photo © B de Loriol

EMUsik 2016 Anglet
EMUsik 2016 Anglet Photo © B de Loriol

Thomas Barret, The Morning Challenge, et sa start-up du matin de luxe (Marabout)

 

 

Thomas Barret
Thomas Barret Photo © Stéphanie Mezin

Thomas Barret,The Morning Challenge, et sa start-up du matin de luxe (Marabout)

Qui est donc cet auteur ? Thomas Barret était, il y a peu, inconnu du grand public ! Mais depuis janvier 2015, Thomas se bat pour être connu par le plus grand nombre. Et il réussit. Et quelle est donc sa raison ? Il vient de publier un livre. Non, pas un roman. The Morning Challenge, est son journal, enfin son journal, non pas intime, son journal d’entrepreneur !

Oui, Thomas Barret s’est lancé ! A seulement 31 ans, il a osé créer sa propre boîte. Au fil des pages, il nous raconte, semaine après semaine, la galère qu’il a traversée, toujours avec beaucoup d’humour. Son livre est aussi truffé de trucs et astuces pour toutes les personnes qui se lancent dans la même aventure.

C’est bien présenté. Thomas est consciencieux. On imagine une formation scientifique avec tous les beaux camemberts qu’il nous dresse à chaque fin de semaine. C’est aussi un grand buveur de café !

Bref, son livre est sympa, très gai et pas prise de tête ! Ses premières créations, ses premières précommandes, son premier salon et enfin, ses premières commandes ! Mais rien ne s’obtient facilement, ça on le comprend bien ! Il faut être têtu et surtout croire en soi, croire en son projet ! Envers et contre tous !

 Il faut être têtu et surtout croire en soi, croire en son projet !

Franchement, ce petit livre, bien présenté, avec une belle couverture cartonnée, pourrait vous être bien utile si vous êtes tenté par la même expérience que Thomas. Un bon guide. Et apparemment, ça marche son affaire ! Pourtant ce n’était pas gagné !

Le côté positif de l’auteur c’est qu’il n’écrit pas son livre pour vendre des produits. Aucune image de ses produits n’y figure. On en connaît tous les détails de la fabrication, française, mais rien de plus. Du coup, c’est vrai, qu’on est tenté et qu’on va voir son site ! Joli site ! Et je découvre qu’à ce jour les brosses à dent de luxe sont en rupture de stock ! Donc, c’est une affaire qui roule ! Bravo Thomas ! Il faut dire que quoi qu’il arrive les produits de luxe ont toujours la côte !

Alors, n’hésitez pas à acheter son livre et à suivre ses conseils judicieux, dans l’ordre ! Et ensuite faites-vous plaisir en admirant ses créations. Toutes simples. A tous les prix ! De bonnes idées de cadeaux pour la fête des mères et des pères ! Et en plus personnalisables !! Mais bon, Publik’Art n’est pas là pour faire de la pub, juste pour vous faire découvrir de nouveaux talents. Et Thomas Barret en fait partie ! Vous pouvez même le contacter directement par mail : thomas@themorningchallenge.com

ET bonne chance à toutes les start-up à venir !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

tmc-journal-intime-dun-entrepreneur-2Le 2 janvier 2015, un jeune trentenaire se lance dans la création de son entreprise. Il raconte cette aventure semaine après semaine sur son blog : themorningchallenge.com. Pendant un an, chacun de ses 52 posts est l’occasion de montrer les différentes étapes de la création d’une entreprise : chercher des financements, trouver le nom de sa boîte, choisir ses fournisseurs, organiser la com, gérer les retards, etc. Toujours avec professionnalisme mais sans jamais se prendre au sérieux.Une lecture amusante et instructive.

Date de parution : le 4 mai 2016
Auteur : Thomas barret
Editeur : Marabout
Prix : 10 € (119 pages)
Acheter sur : Amazon

Pour que tu m’aimes encore : Elise Noiraud raconte sa vie d’ado

tu-aimes-encore-oh-yeahÊtre ado n’est pas toujours facile

Elise a 13 ans et demi. Elise est secrètement amoureuse de Tony. Elise doit s’occuper de sa maman déprimée. Et surtout, Elise prépare une danse en hommage à sa chanteuse préférée pour la fête du collège. « Pour que tu m’aimes encore » est un seul(e) en scène écrit et interprété par Elise Noiraud. Dans ce spectacle plein de fraîcheur, elle raconte avec humour les péripéties d’une ado en phase de débuter sa vie de jeune adulte.

Pas facile d’avoir 13 ans : Elise est amoureuse, elle est aussi première de sa classe, fait de la flûte traversière et compte parmi les fanatiques de Céline Dion. Avec sa mère, Elise est dure, parfois méprisante, et ces relations mère-fille sont explorées avec finesse dans cette pièce. La maman d’Elise, légèrement névrosée, rêve de pouvoir partager d’intenses moments avec sa fille qui elle ne pense qu’à sa chorégraphie de fin d’année. « L’adolescence est un moment paradoxal, période de toutes les perméabilités mais aussi de tous les élans et les désirs » précise l’auteur quant au choix du sujet de sa pièce. Un sujet qu’elle traite à merveille avec une certaine touche autobiographique sûrement.

Elise Noiraud parvient avec prouesse à retranscrire les émotions parfois excessives de l’adolescence : les questionnements existentiels sur « comment s’habiller à la boum », les pulsions et envies amoureuses, les sautes d’humeur et crises amères d’une ado dans un village de province. « Cher journal »… Tous les soirs, Elise raconte les futilités qui rythment ses journées, les premiers baisers de ses copines ou encore l’émerveillement et la soif de liberté qui s’emparent d’elle au cours d’un voyage scolaire en Pologne.

De la prof d’EPS réac’ et un tantinet vulgaire au prof de technologie obnubilé par sa base d’attente téléphonique home-made, la comédienne et auteur manie ses personnages avec finesse. Dénuée de décor, la scène est un plateau de jeu pour la comédienne débordante d’énergie qui n’use que d’une veste de sport et d’une couronne de roi en guise de costumes. Comme dans sa première pièce La banane américaine (qui racontait des aventures et des souvenirs d’enfance), le décor est sobre et laisse place à l’imaginaire du public. Une jolie pièce sur fond de chanson française et d’environnement « rural », à savourer à la Comédie de Paris.

Dates : jusqu’au 25 juin
Lieu : Comédie de Paris (Paris)
Metteur en scène : Elise Noiraud,
Baptiste Ribrault
Avec : Elise Noiraud

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