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Un Portrait de Dorian Gray jubilatoire à la Comédie des Champs Elysées

Le portrait de Dorian Gray

Un Portrait de Dorian Gray jubilatoire à la Comédie des Champs Elysées

Le Portrait de Dorian Gray offre un feu d’artifices de répliques piquantes et irrévérencieuses sur les planches de la Comédie des Champs ElyséesOscar Wilde n’aurait pas renié cette adaptation dynamique et truculente de son plus célèbre texte. Si la mise en scène minimaliste peut faire débat, les acteurs font l’unanimité et gratifient l’audience de prestations jubilatoires. Un charme diabolique agit magnifiquement sur l’audience ensorcelée.

Le texte de l’écrivain irlandais est universellement connu. Un jeune aristocrate à la beauté troublante souhaite voir un magnifique portrait de sa personne vieillir à sa place. Tandis qu’il se livre aux pires dépravations, le tableau devient le reflet de son âme putride. Oscar Wilde invoque le mythe de la jeunesse éternelle et multiplie les répliques ironiques dans la bouche de Lord Henry. Véritable Méphisto à la philosophie hédoniste, il fascine son jeune ami en lui enjoignant de profiter des plaisirs de la vie. Tandis que Dorian appelle de ses voeux la fameuse toile à subir les outrages du temps à sa place, il s’enfonce inéluctablement dans une vie de débauche. En invoquant à la fois le mythe européen de Faust et de l’Ambroisie chez les dieux grecs, Oscar Wilde s’assure d’une ascendance prestigieuse et universelle.

Cette adaptation théâtrale a l’indiscutable bon gout de faire clairement référence au film mythique de 1945 avec Hurd Hatfield et George Sanders. Même physique diaphane pour Arnaud Denis dans le rôle de Dorian Gray et même barbiche satanique pour Thomas Le Douarec en Lord Henry. Même la blondinette Caroline Desvimes n’est pas sans évoquer la jeune Angela Lansbury. La large scène de la Comédie des Champs Elysées propose des décors épurés et privilégie le jeu d’acteur aux artifices visuels elliptiques. Le texte déclenche des fous rires par son outrance assumée et son ironie teintée de fausse candeur. Le numéro de duettiste fonctionne à la perfection entre le parangon de vice et le jeune ingénu. Lord Henry fascine tout autant son jeune disciple que l’audience toute prête à se damner pour lui.

Les plus assidus se souviendront de la petite salle du Lucernaire sur les planches de laquelle la même troupe a débuté. Le même allant accompagne la prestation d’acteurs rompus à l’exercice. Connivence naturelle et prestations convaincantes portent un texte flamboyant qui ne saurait faire mouche sans une compréhension aboutie de ses enjeux  par des acteurs au diapason. Séduction et fascination se mêlent d’une ambiguité toute nouvelle par rapport à la précédente mise en scène. Les inclinations du jeune éphèbe paraissent fort justement bien plus équivoques qu’auparavant. Les 1h30 initiales s’agrémentent de scènes rallongées et de musiques supplémentaires (il me semble). Toujours ce piano placé sur le côté et ce canapé transporté selon les passages.

Ce Portrait de Dorian Gray va animer la fin de saison théâtrale par sa fine truculence et la débauche d’énergie de ses comédiens. La pièce ne manquera pas de vous conquérir, tout comme le séduisant speech final de Thomas Le Douarec teinté de douce ironie et de gourmandise!

Dates :  à partir du 5 avril 2016
Lieu Comédie des Champs Elysées
Metteur en scène : Thomas Le Douarec
Avec : Thomas Le Douarec, Arnaud Denis ou Valentin de Carbonnières, Lucile Marquis ou Caroline Devismes, Fabrice Scott et Thomas Le Douarec

Profession du père, un livre terrifiant de Sorj Chalandon (Grasset)

Sorj Chalandon
Sorj Chalandon Photo © Odile Meylan

Profession du père, un livre terrifiant de Sorj Chalandon (Grasset)

Sorj Chalandon a été journaliste avant de devenir écrivain. Depuis 2009, il est journaliste au Canard enchaîné. Profession du père est son 7ème roman pour lequel il a reçu le Prix du Style 2015. Il faut savoir que chacun de ses livres a été couronné d’un Prix dont le Grand Prix du roman de l’Académie française avec Retour à Killybegs (2011, Grasset) et Le Quatrième Mur (2013, Grasset) avec le Prix Goncourt des lycéens 2013. Sorj Chalandon est une valeur sûre pour Grasset !

Profession du père remplit encore toutes les cases pour remporter d’autres prix. L’auteur, Sorj Chalandon, nous entraîne dans une histoire folle, mais oh combien terrifiante. Emile est le héros, bien malgré lui, de ce roman. On le découvre petit garçon, à 12 ans, vivant seul avec ses parents. Si Emile est un garçon apparemment comme les autres, son père n’est pas comme tous les papas du monde. Son père change de profession chaque jour. Soit il est footballeur, soit parachutiste, soif prof de judo, soit agent secret dont la mission est de tuer le Général de Gaulle. Il confie ça à son fils et va lui faire subir toutes sortes de châtiments corporels pour qu’il devienne un bon agent secret à son tour. Son père le couvre de coups de ceinture en cuir, de coups de poing, sous l’œil de sa mère qui ne dit rien si ce n’est : Tu le connais ton père ! Mais il t’aime. Cette mère est témoin de tout mais ne s’interpelle jamais. Elle supplie de temps en temps son mari pour qu’il ne tue pas Emile. Mais elle aussi est terrorisée par cet homme. Sa passivité nous exaspère et surtout nous insupporte.

Jamais Emile ne se plaindra à personne des maltraitances terribles qu’il subit, enfermé des nuits entières, sans manger, dans le placard de la chambre de ses parents. Mais quand son père lui confie des missions, sous couvert de l’OAS, avec le Général Salan, ou de la CIA avec son parrain Ted, tout prend sens pour le petit Emile. Il faut qu’il s’endurcisse… Ne pas se plaindre et devenir le plus fort possible comme son père. Et surtout servir l’OAS et que son père soit fier de lui ! Son seul objectif : ne jamais décevoir son père.
Le scénario de Profession du père est machiavélique. On commence le roman, impossible de le reposer. Jusqu’où va aller Emile, pour l’amour de son père ? Juste pour que son père soit, enfin, fier de lui ? Juste pour un regard du père ?

Il faut dire que le père d’Emile est un génial agent secret. Il a des idées fabuleuses et Emile y croit à ses histoires ! Ca tient debout ! Un peu comme au théâtre, Emile joue le rôle que lui donne son père, avec excitation. Sans poser de question. Il est fier d’avoir réussi les tâches demandées. Et si ça dérape, et à un moment ou un autre ça dérape, le père d’Emile, sans profession, dérape aussi et la violence s’installe, toujours folle, démente et impulsive. Et là, après les quelques pages de comédie, on est jeté dans l’horreur absolue.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, mordant, à l’écriture magistrale ! A certains passages, on souffre tellement avec le petit Emile, qu’on supplie l’auteur d’arrêter là. On est en totale communion avec ce jeune ado qui se sent affreusement seul. Et les dernières pages, Emile a vieilli, beaucoup vieilli. Mais la douleur de l’enfance est toujours là et rejaillit à chaque fois, qu’il revoit ses parents. Emile a été profondément détruit par ses parents et va continuer toute sa vie à quêter un regard de son père. Jusqu’à la dernière ligne, on espère une explication du père.

Sorj Chalandon a su à la fois nous faire partager une page d’histoire des années 60, avec l’Algérie, et une histoire de famille complexe. En filigrane, la démence est décrite mais rarement nommée, ce qui donne toute la force de l’écriture. Un enfant unique entre son père, fou, et sa mère, femme battue et soumise et sûrement atteinte aussi psychiquement.
Un livre qui se dévore malgré l’horreur. On se demande tout au long de la lecture si ce récit a une part autobiographique. Oui, Sorj Chalandon dit lui-même qu’il n’a jamais connu la profession de son père, qu’Emile et lui se sont amusés des rôles offerts par ce père. Que tout aurait été parfait, s’il n’y avait pas eu cette violence. Il y a donc bien une large part autobiographique dans ce livre mais l’auteur précise qu’il s’agit bien d’un roman. Mais quand Sorj Chalandon parle de son livre, c’est avec beaucoup d’émotion, les yeux brouillés, alors qu’il a dépassé la soixantaine. Il reste le petit Emile à vie… Je suis pleine d’admiration devant cet homme, Sorj Chalandon, qui a réussi une brillante carrière professionnelle malgré toutes les souffrances qu’il a subies. Un très bel exemple de résilience et un véritable coup de coeur de Publik’Art pour ce roman !

Un livre qui se dévore malgré l’horreur.

Quelques extraits à découvrir :
p.87 : Je ne pleurais pas. Je tremblais, je gémissais, j’ouvrais et fermais les yeux très vite comme lorsqu’on va mourir, mais je ne pleurais pas. Je pleurais avant les coups, à cause de la frayeur. Après les coups, à cause de la douleur. Mais jamais pendant.
p.173 : J’ai passé la journée dans ma chambre. Avec ordre de marcher. Ni m’asseoir, ni m’allonger, marcher. Et j’ai marché.
– C’est le régime des enfants de troupe, disait mon père.
Dix fois, il a ouvert violemment la porte pour me surprendre. Mais je marchais. Mes parents ont déjeuné sans moi. Bruit de la radio, de leurs couverts. Pas une voix. Le soir, ils ont dîné à la cuisine. Je marchais toujours. Mon sirop m’aidait à respirer. Je n’étais pas en colère. Je marchais parce qu’il le fallait.
[…] Toute la journée, j’étais resté en slip et torse nu. Il m’a pris par les cheveux, une grosse poignée près de la tempe. Il m’a emmené dans leur chambre. Il a ouvert la « maison de correction ». Leur grande armoire à glace, celle au pistolet, au béret, au costume de communion. Il a écarté les cintres pour me laisser la place.
– A genoux !

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Profession du père, un livre terrifiant de Sorj Chalandon (Grasset)« Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider.
Je n’avais pas le choix.
C’était un ordre.
J’étais fier.
Mais j’avais peur aussi…
À 13 ans, c’est drôlement lourd un pistolet. »

Date de parution : le 19 août 2015
Auteur : Sorj Chalandon
Editeur : Grasset
Prix : 19 € (320 pages)
Acheter sur : Amazon

Jacques Weber : un grand Krapp, l’anti-héros de Beckett

Un grand Jacques Weber dans la peau de Krapp, l'anti-héros de Beckett
Jacques Weber dans la pièce « La dernière bande » de Samuel Beckett, mise en scène de Peter Stein © Dunnara MEAS

Jacques Weber : un grand  Krapp, l’anti-héros de Beckett

Krapp/Jacques Weber, aux allures de vieux clown sorti de nulle part dont la carcasse trop lourde porte toutes les désillusions à l’exception de ce dernier défi à la vie, est affalé devant son bureau.

Il est sur le point d’enregistrer ses réflexions sur l’année écoulée, comme il le fait tous les ans à chaque anniversaire.

Dans un décor minimaliste au mobilier industriel sous un halo de lumière crépusculaire, une séquence muette débute. Ponctuée par des gestes mécaniques et des râles étouffés, elle se charge des habitudes insignifiantes et obsessionnelles du protagoniste et dans lequel son présent s’est arrêté.

Avant de prendre la nouvelle bobine, il réécoute de vieilles bandes enregistrées quelques trente ans plus tôt. C’est lui et pourtant il ne se reconnait pas. Il s’énerve, se montre sarcastique en entendant ses ambitions passées et ses vieux rêves d’amour inaccomplis.

[…] l’univers beckettien et son insondable vertige

Deux espaces-temps se répondent alors dans un étrange dialogue. Celui du passé lorsque Krapp se réécoute, celui du présent lorsqu’on le voit se débattre dans sa détresse et sa solitude infinie, réprobateur ou dédaigneux à ses souvenirs devenus inaudibles, cristallisant implacablement la perte et l’échec des relations humaines.

[…] Jacques Weber, méconnaissable, est grandiose […]

La voix vibrante d’autrefois porte encore une volonté pleine d’espoir, d’illusions et de bonheur possible contre laquelle désormais il fulmine, tempête de soupirs, de railleries et de ressentiments qu’il noie dans l’alcool et une lucidité sans issue.

L’action minimaliste – dépourvue de rares moments de vie, chère à Beckett avec ses silences et ses bruits furtifs, ses mouvements lents décomposés – souligne toute l’incompréhension du monde, porteuse d’une errance impossible et solitaire.

L’écoute de la bande se fait tendue et intense où le vieil homme l’apostrophe de sa révolte salvatrice ou l’interrompt brutalement avant d’en reprendre la méditation ravageuse.

La mise en scène du grand maître Allemand Peter Stein restitue pleinement l’écriture composite du dramaturge au plus près de l’expérience humaine : son dépouillement, jusqu’à son renoncement libérateur.

En clown échevelé et tragiquement humain, Jacques Weber, méconnaissable, est grandiose, théâtralisant à merveille avec son art aigu de la composition et de l’abandon, l’univers beckettien et son insondable vertige.

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Dates : du 19 avril au 30 juin 2016 l Lieu Théâtre de l’Oeuvre (Paris)
Metteur en scène : Peter Stein l Avec : Jacques Weber

Les Enquêtes du Département V : Délivrance, nouvel épisode sorti aujourd’hui en e-cinéma

Délivrance
Délivrance Photo extraite de la BA

Les Enquêtes du Département V : Délivrance, nouvel épisode sorti aujourd’hui

Délivrance est un thriller incroyable. Les enquêtes du Département V est une série de thrillers danois de très grande qualité. Délivrance est le dernier épisode qui sort aujourd’hui en E-Cinéma, après Miséricorde et Profanation.

Dès le début, vous êtes comme happé par le scénario. Pas un instant calme. Tout s’enchaine à une vitesse folle, avec souvent beaucoup de violence et de stress. Le Département V reçoit une vieille bouteille qui a été jetée à la mer il y a déjà plusieurs années. Ils arrivent à décripter le message. Ils comprennent que deux enfants sont prisonniers. Le message a été écrit avec du sang. Mais que veut dire cet appel au secours ?

Au fil de l’enquête, le stress augmente. Même s’il s’agit d’une vieille histoire, le Departement V va faire des recherches qui vont aboutir sur quelques situations terribles. Effectivement des enfants ont disparu. Et ces disparitions n’ont pas été signalées. Il s’agit toujours de familles très religieuses. Mais pourquoi ?

Dès que vous commencez le film, plus aucun répit possible. Le scénario est remarquablement bien ciselé. Le stress est omniprésent. Et les acteurs jouent avec une justesse à vous faire hérisser les poils !

Délivrance, encore un bel épisode du Département V qui ne vous décevra pas. De façon absolument sûre ! Il sort aujourd’hui en e-Cinema ! A ne pas louper !

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Délivrance
Le Département V reçoit une vieille bouteille, jetée à la mer il y a 8 ans. À l’intérieur, un message de détresse écrit en lettres de sang.

Pour l’inspecteur Carl Mørck, Assad, son assistant syrien au flair infaillible, et Rose, leur secrétaire, c’est le début d’une nouvelle enquête mêlant un tueur en série, une mystérieuse communauté religieuse et des enfants dont la disparition n’a jamais été signalée à la police…

Sortie en e-Cinema : le 5 mai 2016 sur Wild Side

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Mort de Siné : je sens la mort qui rôde… Mourir ? Plutôt crever !

Siné
Siné attaque BHL en diffamation après ses propos dans le Point. Photo © Grégoire Korganow

Mort de Siné : je sens la mort qui rôde… Mourir ? Plutôt crever !

Siné s’en est allé ! Le monde du dessin caricatural est encore en deuil. Maurice Sinet, alias Siné, avait 87 ans. Il est décédé des suites d’une opération, ce matin. Mais dans son dernier article de son journal Siné Mensuel, il a écrit mardi : Je sens la mort qui rôde.

Siné a travaillé pour Charlie Hebdo durant 27 ans avant d’être viré en 2008, suite à une chronique écrite sur Jean Sarkozy (en décembre 2012, Charlie Hebdo est condamné à payer 90 000€ à Siné pour rupture abusive de leur collaboration). Il a ensuite créé son propre journal : Siné Hebdo puis Siné Mensuel.

Voilà un extrait de son dernier article écrit mardi dernier et paru dans Siné Mensuel :

C’est horriblement chiant de ne penser obsessionnellement qu’à sa mort qui approche, à ses futures obsèques et au chagrin de ses proches ! Je pense aussi à tous les enculés qui vont se frotter les mains et ça m’énerve grave de crever avant eux !

Heureusement que vous êtes là, admirateurs inconditionnels, adulateurs forcenés… vous ne pouvez pas savoir comme vos messages me font du bien, un vrai baume miraculeux ! Et banzaï malgré tout ! PS : Puisqu’une fois évacuée, la flotte continue d’envahir mon poumon, après maints revirements et changements de cap, l’opération est finalement programmée pour aujourd’hui, mercredi. Alea jacta est, comme dirait ce connard de César ! Je n’en mène pas trop large, je vous l’avoue et je serre les fesses comme un pressoir à olives pour évacuer le stress !»

On connaît tous la phrase de Siné quand il parlait de mourir : Mourir ? Plutôt crever !

Et voilà, Siné n’a pas eu le choix, la faucheuse l’a chopé, en pleine conscience.

Son humour, ses dessins et ses coups de gueule, ses révoltes vont nous manquer. Et son art aussi.

Adieu Siné !

Le caveau de Siné à Montmartre
Le caveau de Siné à Montmartre

Un Vendeur pas très vendeur

Le Vendeur
Vendeur, film de Sylvain Desclous, Copyright Bac Films

Un Vendeur pas très vendeur

Vendeur promettait une rivalité shakespearienne entre un père expert en discours commercial et son fils en mal d’affection paternelle. Le trailer mettait en avant Gilbert Melki et Pio Marmai dans un déluge de répliques piquantes et une atmosphère intense, voire anxiogène. Passes d’armes et inimité ont bien lieu… mais le reste ne suit pas. Problème de rythme ? D’implication ? De préparation ? Le doute subsiste…

Gilbert Melki aime interpréter ces personnages ambigus au sourire carnassier et au regard réprobateur. En légende de la vente de cuisines, il est Serge, et fait une entrée fracassante. Dès les premières minutes, il impose son charisme à ses partenaires autant qu’au spectateur. La dose parfaite de discours, un redoutable charme dans les affaires et une impassible économie de moyens en privé. Un personnage que l’on aime voir évoluer, ébranlé par les coups du sort, poussé à terre mais que rien ne peut empêcher de se relever. Quand son fils perdu de vue débarque dans son existence, il ébranle ses douces certitudes. Ne voulant pas le voir suivre le même chemin, il doit réagir et faire le choix de ses priorités. Voilà, intrigue passionnante, promesse de coups de théâtre… mais…

Le film peine à décoller tout du long. Après l’esbroufe des débuts, le film s’endort dans une constante introspection qui frise la léthargie. Serge se transforme en légume mi-cuit, engoncé dans un doute paralysant. L’ampleur des coups de théâtre est constamment amoindrie par ce mal bien français de privilégier les regards intenses mais inexpressifs à l’action. Le montage est classique, ce qui n’est pas un mal en soi, mais il endort le spectateur par ces discussions longuettes et la lenteur du déroulé. Sans regretter l’absence de montage un peu plus nerveux ou de personnages aux expressions plus puissantes, il faut bien admettre que le film peine à décoller. Cette histoire d’homme engoncé dans sa vie de super vendeur et qui a tout sacrifié à sa carrière contient tous les ingrédients du film puissant. Mais pas suffisamment exploités.

Le meilleur exemple est cette call girl interprétée par Sara Giraudeau, qui passe quelques fois mais sans jamais rien apporter à l’intrigue. Le vieux lion boit (beaucoup), fume (trop), sniffe (c’est mal), vogue d’une zone industrielle à une autre mais rien n’accroche vraiment le spectateur dubitatif. Quant à Pio Marmai, il est une victime éblouie par les soirées galvanisantes du vendeur de province. Avec toujours cette mine ébahie qui lui sied si bien dans les comédies sans vraiment lui convenir ici dans ce contexte plus belliqueux. Quant à l’apparition d’un grand père paysan et bonhomme, l’intérêt est quasi nul…

Une vraie réussite tout de même, cette bande son accrocheuse qui rappelle les rythmes jazzy de batterie dans Birdman. Time of the season des Zombies est entendue dans le trailer et prend une belle place dans un moment clé. D’autres chansons moins connues participent à l’ambiance générale.

Ce Vendeur laisse un gout amer dans la bouche. Il aurait pu filer vers les étoiles mais reste en vol géo stationnaire. Et pourtant… Bref, une déception personnelle.

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Vendeur2Serge est l’un des meilleurs vendeurs de France. Depuis 30 ans, il écume les zones commerciales et les grands magasins, garantissant à ses employeurs un retour sur investissement immédiat et spectaculaire. Il a tout sacrifié à sa carrière. Ses amis, ses femmes et son fils, Gérald, qu’il ne voit jamais. Et sa santé. Quand Gérald vient lui demander un travail pour financer les travaux de son futur restaurant, Serge hésite puis accepte finalement de le faire embaucher comme vendeur. Contre toute attente, Gérald se découvre un don.

Sortie : le 4 mai 2016
Durée : 1h29
Réalisateur : Sylvain Desclous
Avec : Gilbert Melki, Pio Marmai, Sara Giraudeau
Genre : Drame

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Eh bien dansons maintenant ! un hymne à l’amour de Karine Lambert (JC Lattès)

Karine Lambert
Karine Lambert


Eh bien dansons maintenant ! un hymne à l’amour de Karine Lambert (JC Lattès)

Il semblerait que Karine Lambert écrive son deuxième livre avec Eh bien dansons maintenant ! Le premier était : L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, roman au grand succès qui reçut le Prix Saga Café du meilleur premier roman belge.
Karine Lambert est photographe et auteur belge. Son livre doit ressembler à ses photos : des petits clichés, très précis sur des détails du quotidien. Des détails qui peuvent paraître futiles mais la vie n’est-elle pas faite de détails ?

Dans son livre Eh bien dansons maintenant ! les héros ne sont plus tout jeunes. Marguerite a 78 ans et Marcel, cinq ans de moins. Mais là n’est pas l’important. Chacun vient de perdre sa moitié après des années de mariage. L’un comme l’autre semble inconsolable. L’auteur ne se complait pas dans le malheur des autres. Elle en parle très simplement. Avec le cœur.

Brusquement leur vie bascule car leur compagnon de route respectif meurt subitement. Sans prévenir. L’auteur éveille en nous des sentiments positifs quant au mystère de la vie. Alors que l’on pourrait croire avoir tout perdu, la vie nous réserve de bien belles surprises. Et la rencontre de Marguerite et de Marcel va être pleine de poésie et de moments doux. De quoi nous faire rêver !

[…] un joli pied de nez à la vieillesse

Eh bien dansons maintenant ! est un joli pied de nez à la vieillesse. Il n’y a pas d’âge pour aimer ! Même si vous n’y croyez plus, lisez ce livre et retrouvez un peu d’espérance ! Cela fait tellement du bien ! Et pour chacun d’entre nous, il est temps de se faire du bien, comme pour Marguerite ! Un bon livre, facile à lire, pour cet été !

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Eh bien dansons maintenant !Elle aime Françoise Sagan, les éclairs au chocolat, écouter Radio Bonheur et fleurir les tombes.
Il aime la musique chaâbi, les étoiles, les cabanes perchées et un vieux rhinocéros solitaire.

Marguerite a toujours vécu dans l’ombre de son mari. Marcel a perdu celle qui était tout pour lui. Leurs routes se croisent, leurs cœurs se réveillent. Oseront-ils l’insouciance, le désir et la joie ?

Après le succès de L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, traduit dans de nombreux pays, Karine Lambert signe un roman lumineux sur la fragilité et l’ivresse d’une histoire d’amour à l’heure où l’on ne s’y attend plus.

Date de parution : le 4 mai 2016
Auteur :
Editeur : JC Lattès
Prix : 17 € (282 pages)
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Downton Abbey : L’intégrale collector de la série, 27 DVD, sort le 10 mai

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Downton Abbey : L’intégrale collector de la série, 27 DVD, sort le 10 mai

La série Downton Abbey nous replonge au début du XXe siècle pour y suivre les aventures de la famille Crawley et de son immense château. Considérée à raison comme l’une des meilleures séries de ces dernières années, Downton Abbey se décline en six saisons durant lesquelles l’on se retrouve en plein cœur d’une histoire sublime évoquant la vie aristocratique et populaire du début des années 1900.

Downton Abbey : la série anglaise à ne pas manquer

Nos voisins britanniques nous gratifient une nouvelle fois d’une superbe série TV d’époque avec l’épique Downton Abbey. Décors et costumes magnifiques, une histoire aux rebondissements multiples et des acteurs exceptionnels sont au programme de ces six saisons produites par Julian Fellowes depuis 2010. On suit avec délice les aventures de Robert et Cora Crawley (interprétés par Hugh Bonneville et Elizabeth McGovern) au début du XXe siècle, lorsque toute la famille se retrouve confrontée à un dilemme suite au décès des héritiers de Downton Abbey lors du naufrage du Titanic.

Retrouvez notre chronique de la série ici.

Integrale collector

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downton-abbey-s1-2dUne série historique subtile
Au gré des saisons, les différents événements historiques de l’époque offrent une toile de fond saisissante à l’intrigue. Première Guerre mondiale, révolution russe ou encore grippe espagnole viennent alors se greffer dans les histoires de la famille Crawley. Entre intelligence et émotion, on décèle également de légères touches d’humour avec notamment une Maggie Smith au sommet de son art dans son interprétation de la comtesse douairière. Une série plébiscitée par les téléspectateurs et la critique, puisqu’elle a remporté pas moins de 5 Emmy Awards en 2011.
Une sixième et ultime saison en 2015
Pour cette sixième et dernière saison, les personnages de Downton Abbey se retrouve une nouvelle fois tiraillés entre rivalités, mariages et problèmes d’argent. L’histoire se déroule en 1925 et le comte Robert Crawley se voit contraint de réduire la taille de son personnel. Une nouvelle fois, chaque personnage a le droit à son lot d’intrigues et les 9 épisodes qui la composent ne manquent pas de retournements de situation et de dialogues aussi habiles qu’inspirés.

Sortie DVD  : le 10 mai 2016

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Downton Abbey | Starts Sunday 20 September :

Pari réussi pour Chimène Badi dans Cats où son aura s’impose et séduit

Pari réussi pour Chimène Badi dans Cats où son aura séduit
Chimène Badi (Grizabella) dans la comédie musicale Cats – © J.Benhamou

Pari réussi pour Chimène Badi dans Cats où son aura s’impose et séduit

Nous étions invités à la première le 28 avril 2016 de Chimène Badi qui intègre la troupe de Cats d’Andrew Lloyd Webber pour 35 représentations exceptionnelles où elle reprend le rôle iconique de Grizabella, interprété avant elle par Barbra Streisand, Elaine Page ou encore Nicole Scherzinger.

Si la célèbre comédie musicale chroniquée ici par Charlotte a déjà séduit plus de 230 000 spectateurs à Paris depuis l’automne, la voix tout en relief et brisure émotionnelle de la chanteuse a donné toute sa mesure à la revisitation du titre Memory ainsi qu’à l’errance du félin délaissé par sa communauté.

Une performance vocale qui, entre puissance et réappropriation personnelle, a fait plané sur le bal déjanté des jellicle cats, un supplément d’âme, ovationné comme il se doit.

Dates : du 28 avril au 3 juin 2016 l Lieu Théâtre Mogador (Paris)
Musique de Musique de : Andrew Lloyd Weber basée sur les texte de T.S Eliot

Le dernier Woody Allen : Café society , BA à découvrir d’urgence

Café society, de Woody Allen
Café society, de Woody Allen Photo © Gravier Productions, Inc. – Sabrina Lantos

Le dernier Woody Allen : Café society , BA à découvrir d’urgence !

Café society est le dernier film de Woody Allen, attendu avec impatience. Il sortira dans nos salles obscures le 11 mai prochain. Et il sera aussi présenté au Festival de Cannes 2016, hors-compétition.

Woody Allen nous entraine dans les années 30, au coeur de New-York, dans une drôle de famille. Bobby va la fuir, cette famille, et tenter sa chance à Hollywood !

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Café societyCe film est présenté Hors-Compétition au Festival de Cannes 2016
New York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman a le sentiment d’étouffer ! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l’engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux. Malheureusement, la belle n’est pas libre et il doit se contenter de son amitié. Jusqu’au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l’horizon s’éclaire pour Bobby et l’amour semble à portée de main…

Sortie : le 11 mai 2016
Durée : 1h36
Réalisateur : Woody Allen
Avec : Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, Steve Carell

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Racing Extinction, un doc terrifiant de Louie Psihoyos en DVD

Racing Extinction
Racing Extinction Photo © Sony Pictures Home Entertainment

Racing Extinction, un doc terrifiant de Louie Psihoyos en DVD 

Après s’être attaqué aux pêcheurs de dauphins, The Cove : La baie de la honte, Louie Psihoyos  nous dévoile toutes les espèces animales en voie de disparition. Il nous dresse un tableau complètement alarmant de notre époque.

Louie Psihoyos  n’a pas peur de montrer des images chocs, toujours en relation avec les animaux que l’homme maltraite. On voit des requins, dans leur milieu naturel mais qui n’arrivent plus à nager car on leur a coupé les ailerons. Leurs plaies sont béantes et leur agonie certaine. En Asie, les ailerons de requins sont très prisés et se vendent très chers pour la fameuse soupe aux ailerons. Un marché noir colossal existe avec juste des milliers d’ailerons de requins.

Mais on voit par exemple des oiseaux en voie de disparition et aussi une famille de crapaud. Bref, le réalisateur démontre que ces disparitions ne sont que le fait de l’Homme. Ce film est comme un électrochoc. Il est temps de nous rendre compte que nos comportements mettent l’espèce animale en danger, dans son ensemble. Il est temps de changer au plus vite nos comportements, y compris alimentaires. Sinon, c’est l’avenir de la planète qui est en cause.

Racing extinction ne fait que montrer des images, dures et souvent terrifiantes sur ce que fait l’homme aujourd’hui aux animaux. Mais aussi de très belles photos qui mettent l’accent sur la beauté de la nature et sa multiplicité que nous ne devons surtout pas réduire.

Louie Psihoyos, à travers son film, place l’homme au cœur de la nature, capable de la soigner, comme de la détruire.

Ce film devrait être vu par tous, à commencer au Collège et même à l’école pour que la jeune génération prenne conscience des conséquences de leurs actes. Ainsi nos océans ne ressembleraient-ils plus à une gigantesque poubelle étouffant la faune comme la flore aquatiques.

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Racing ExtinctionLe réalisateur oscarisé Louie Psihoyos (The Cove – La baie de la honte) réunit une équipe d’artistes et d’activistes pour faire découvrir le monde méconnu des espèces en voie de disparition. Une course contre la montre a déjà commencé pour les sauver. L’équipe parcourt le globe pour infiltrer les marchés noirs et utilise une technologie de pointe pour illustrer le lien entre émissions de carbone et disparition des espèces. Racing Extinction révèle des images inédites qui changeront à jamais votre façon de voir le monde.

Sortie DVD DVD : le 6 avril 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Louie Psihoyos
Genre : Documentaire
Acheter : sur Amazon

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Racine renait avec les mots d’Anne Delbée au Théâtre de la Contrescarpe

Racine ou la leçon de Phèdre

Racine renait avec les mots d’Anne Delbée au Théâtre de la Contrescarpe

Racine se dévoile avec les mots d’Anne Delbée seule sur scène au Théâtre de la Contrescarpe. A 70 ans, la tragédienne crie son amour pour le célébrissime dramaturge dans une pièce variée et hétérogène. Les pièces de Jean Racine semblent se confondra avec une existence au diapason de ses personnages dramatiques.

Le théâtre donne la jeunesse comme le démontre la tragédienne Anne Delbée. Visiblement folle amoureuse du plus grand dramaturge français de tous les temps, elle occupe la scène avec gourmandise. Si Mick Jagger peut assurer le show des Rolling Stones sans efforts apparents 2 heures durant à 73 ans, Anne Delbée semble avoir embauché le même coach pour enchainer récitations et anecdotes sans accrocs. Tout juste semble-t-elle légèrement essoufflée après un numéro de danse un peu éprouvant. Les amoureux de la langue française sauront apprécier l’extrême habileté de l’actrice pour manier les textes poétiques et les déclamer avec grâce. Si un alexandrin ne peut faire ni plus ni moins que 12 pieds, le rythme de la récitation, la clarté de la diction et la tonalité de la voix font des merveilles quand ils sont maitrisés à la perfection.

Anne Delbée manie la langue de Racine avec une passion communicative, une délectation palpable et un plaisir éternel.

Une audience nombreuse et passionnée acclame Anne Delbée. Les visages connus de Nicole Croisille et Michel Fau (Marguerite) se distinguent parmi une foule d’admirateurs et de connaissances illustres. Et comme l’actrice n’hésite pas à pousser la chansonnette et à donner de sa personne dans des numéros quasi acrobatiques, le rythme vogue entre pièce de théâtre et numéro de music hall. Les anecdotes personnelles se marient élégamment aux évocations du XVIIe siècle. Elevé chez les Jansénistes, ami du Roi Soleil, homme à femmes aux multiples maitresses et nombreux enfants, Racine mena une vie de roman, tragique et passionnante. Et si ses oeuvres sont entrées dans la légende du répertoire, jouées quotidiennement sur toutes les scènes du monde, ce n’est certainement pas le fruit du hasard.

Anne Delbée manie la langue de Racine avec une passion communicative, une délectation palpable et un plaisir éternel. Elle ne récite que quelques uns des 1654 alexandrins de Phèdre mais chacun ressort dans sa pureté la plus éclatante, pour le plus grand plaisir d’un public conquis.

Dates :  du mardi 3 mai au lundi 27 juin 2016
Lieu : Théâtre de la Contrescarpe
Metteur en scène : Anne Delbée
Avec : Anne Delbée

[TEST] La Petite Tranche – Box charcuterie : le canard dans tous ses états ! (avril 2016)

la-petite-tranche-boxLa Petite Tranche

[vc_text_separator title= »LA PETITE TRANCHE – CHARCUTERIE DE QUALITE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

L’idée de La Petite Tranche, c’est de nous faire plaisir avec de la charcuterie de qualité venue de nos terroirs français. Chaque moisLa Petite Tranche concocte un assortiment de produits artisanaux de haute qualité pour exciter nos papilles ! Elle promet de nous surprendre avec des produits savoureux et authentiques. Que ce soit du saucisson, du magret de canard, de la saucisse, du cervela, du chorizo, de l’andouille, de la terrine ou du jambon de pays, ils savent varier les plaisirs.

Parce que bien manger, c’est aussi faire vivre notre patrimoine culturel, on s’est dit qu’un petit test grandeur nature pouvait être amusant !

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Sans engagement – un mois : 29,90 €*

Abonnement 3 mois : 27,90 € / mois soit 83,70 €*

+ 1 pièce d’exception (option) : 5,50 €*
*Tarifs frais de port inclus

Note globale obtenue : 3,8/5

[vc_btn title= »VISITEZ LE SITE » color= »primary » align= »center » link= »url:https%3A%2F%2Fgoo.gl%2FeW0qUH|title:La%20Petite%20Tranche|target:%20_blank »][vc_text_separator title= »CONTENU DE LA BOX D’AVRIL 2016″ color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La Box que nous avons reçu en ce mois d’avril 2016 était garnie de déclinaisons généreuses autour du canard, et plus précisément :

  • d’une saucisse sèche au canard et au porc,
  • d’un magret de canard séché,
  • de rillettes de canard,
  • un petit descriptif des produits de la box.

La Petite Tranche

[vc_text_separator title= »NOTRE AVIS SUR LA BOX » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Nous avons eu le plaisir de découvrir une box découverte de La petite tranche, composée de produits fabriqués par la Maison Tête qui était donc à l’honneur. Cette entreprise nous offre la possibilité de déguster d’excellents produits du terroirs gersois. Le canard était donc tout spécialement à l’honneur dans cette box, avec : des rillettes de canard, un saucisson de canard et un magret fumé.

La Petite Tranche s’occupe de tout : un envoi rapide et soigné pour une box qui cache son lot de surprises culinaires. L’emballage est adapté et les produits protégés. Le magret et la saucisse sont dans un emballage sous-vide garantissant leur fraîcheur et les rillettes dans un bocal classique. L’étiquetage des produits permet d’identifier la provenance des produits : une transparence qui est un vrai plus.

A la dégustation, nos papilles s’affolent. La saucisse de canard, peu répandue, a un goût soutenu mais très agréable. Le magret s’accorde très bien avec une bonne salade et les rillettes nous font passer un excellent moment de dégustation.

Les produits sont accompagnés d’une note explicative, qui nous propose également des suggestions de recettes ou des trucs et astuces.

Concernant le rapport qualité/prix, on a la chance d’avoir une diversité de produits qui varie à chaque box et qui est expédiée avec un suivi de colis assuré, ce qui n’est pas donné, donc on n’est pas volé. On regrette simplement l’absence de packaging digne de ce nom. Il manque un côté design-marketing à cette petite box.

Une box à découvrir pour les amoureux des apéros et des produits de qualité de notre terroir français !

House Of Cards : la BO de la saison 4 en libre écoute

House Of Cards
Allo ? La BO de la saison 4 de House Of Cards est en libre écoute ? Ah ouais, quand même !

House Of Cards : la BO de la saison 4 en libre écoute

House Of Cards s’écoute aussi sans les images avec cette BO de la saison 4 qui vient de sortir. Une bande son qui va bien et qui reprend les classiques de la série télé où le Président Underwood nous glace régulièrement le sang.

C’est toujours agréable de retrouver l’ambiance sonore cuivrée et classieuse de House Of Cards. Pour voir la saison 4, achetez-la en DVD et en blu-ray ! De notre côté, on attend déjà la cinquième.

En attendant, bonne écoute !

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Folles de joie, BA de Paolo Virzi à découvrir avec Valeria Bruni Tedeschi

Folles de joie
Folles de joie, BA de Paolo Virzi à découvrir avec Valeria Bruni Tedeschi

Folles de joie, BA de Paolo Virzi à découvrir avec Valeria Bruni Tedeschi

Folles de joie est le prochain film de Paolo Virzi (Chaque jour que Dieu Fait, Les Opportunistes), qu’on attend avec impatience. La bande annonce promet un beau film ! On y retrouvera Valeria Bruni Tedeschi dans le rôle d’une patiente exubérante envoyée dans une institution thérapeutique pour soigner ses troubles mentaux.

Elle y rencontrera Donatella, une patiente beaucoup plus réservée, avec qui elle se liera d’amitié.Un monde de folie en parallèle avec le monde « sain et normal ». Un sujet troublant et attachant. Un sujet qui nous concerne tous. Un film un peu déjanté comme on les aime ! Il va nous falloir patienter jusqu’au 8 juin pour le découvrir en salles.

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Folles de joie
Beatrice est une mythomane bavarde au comportement excessif. Donatella est une jeune femme tatouée, fragile et introvertie. Ces deux patientes de la Villa Biondi, une institution thérapeutique pour femmes sujettes à des troubles mentaux, se lient d’amitié. Une après-midi, elles décident de s’enfuir bien décidées à trouver un peu de bonheur dans cet asile de fous à ciel ouvert qu’est le monde des gens « sains ».

 

Sortie : le 8 juin 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Paolo Virzì
Avec : Valeria Bruni Tedeschi, Micaela Ramazzotti, Anna Galiena

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Avengers v Justice League : la bande annonce que vous n’auriez jamais dû voir

Avengers v Justice League : la bande annonce qui réunit Marvel et DC Comics !
Avengers v Justice League : la bande annonce qui réunit Marvel et DC Comics !

Avengers v Justice League : la bande annonce que vous n’auriez jamais dû voir

Avengers v Justice League Worlds Collide, voilà un titre improbable qui ne verra sans doute jamais le jour. Et pour cause, les deux franchises appartiennent aux deux géants du secteur. Les Avengers nous viennent de l’univers Marvel tandis que nos amis de la Justice League sont estampillés DC Comics.

Mais des fans ont imaginé cette bande annonce plutôt bien montée où les deux écuries s’affrontent le temps d’un film. C’est surtout l’ambiance musicale et les images assez récentes (tirées en partie du dernier Batman v Superman) qui font le job. Mais un tel projet n’est pas à l’ordre du jour. Les studios préfèrent batailler à coup de millions de dollars, en quête des meilleures recettes au box office. A ce jeu là, il semble que Captain America Civil War remporte la dernière manche menée récemment face à Batman v Superman.

To be continued…

The Wave de Roar Uthaug : une vague divertissante mais pas mortelle 

The Wave de Roar Uthaug
The Wave de Roar Uthaug Photo © Universum Film Home Entertainment

The Wave de Roar Uthaug : une vague divertissante mais pas mortelle  !

Déjà sorti dans son pays d’origine en 2015, The Wave est un film catastrophe norvégien réalisé par Roar Uthaug qui sortira en salles le 27 juillet 2016. Inspiré par des faits similaires survenus il y a presque un siècle dans le village de Tajford, ce film anticipe la tragédie que serait une nouvelle vague géante qui déferlerait à l’intérieur d’un fjord.

Kristian est géologue à Geiranger, petit village norvégien construit dans un fjord, encerclé par des montagnes qui ne laissent passer qu’un bras de mer qui vient lécher ses bords.  Surveiller la montagne est sa passion en plus d’être son métier. On assiste à son dernier jour à Geiranger, il déménage le lendemain avec femme et enfants pour de nouvelles aventures plus citadines. Du moins seraient-ils partis si des signaux étranges émanant des montagnes et un mauvais pressentiment ne l’avaient intrigué et avaient ainsi retardé son départ.

Ce film catastrophe est rondement mené mais ne comporte pas une once d’originalité scénaristique […]

Ses intuitions étaient justes. La montagne se contracte. Une avalanche se déclenche. L’éboulement forme une vague de plus 80 mètres de hauteur qui se dirige vers le village et ses habitants endormis …

Ce film catastrophe est rondement mené mais ne comporte pas une once d’originalité scénaristique si ce n’est qu’il est adapté à son pays de production : la Norvège. Quels en sont les ingrédients ? Une famille aimante bien que le fils, Sondre, soit plongé dans sa crise d’adolescence et que Kristian, le père, manque d’attention pour sa femme. Un homme ordinaire, ce même Kristian, qui va se transformer en héros spontané pour sauver sa famille. Et enfin, quelques morts et une ville complètement dévastée.

Le film est servi par bien trop de hasards, coïncidences heureuses pour son développement rocambolesque. Mais c’est le propre des scénarios catastrophes de manquer de réalisme sans que cela soit dérangeant puisqu’on est transporté par l’action et qu’on cesse donc de penser pour se laisser absorber par des sensations pures. Et effectivement, à l’instar des personnages, nous sommes secoués par de nombreuses émotions : la peur, le courage, le sang-froid, l’attente …

Une singularité tout de même : le propos environnemental assez développé dans la première partie du film. Car cette vague géante a un nom : un mégatsunami, du moins, c’est ainsi que les médias nomment ce phénomène réel qui se crée suite à un éboulement colossal se dirigeant vers une mer fermée. Il existe des précédents dans les fjords de Norvège et le réalisateur semble s’en inquiéter. Ce film recèle une mise en garde : la montagne, sublime, est aussi dangereuse. Il est facile de l’aimer mais n’oubliez pas de la redouter parce que la nature est impitoyable et malgré son apparente docilité, elle gronde parfois pour reprendre ses droits.

Les images sont époustouflantes. Les fjords ne sont pas une destination touristique prisée pour rien bien qu’après ce film, vous aurez peut-être quelques hésitations à vous y rendre. Mais si c’est le cas, c’est que le film vous a convaincu !

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The Wave de Roar UthaugAprès plusieurs années à surveiller la montagne qui surplombe le fjord où il habite, Kristian, scientifique, s’apprête à quitter la région avec sa famille. Quand un pan de montagne se détache et provoque un Tsunami, il doit retrouver les membres de sa famille et échapper à la vague dévastatrice. Le compte à rebours est lancé…

Sortie : le 27 juillet 2016
Durée : 1h50
Réalisateur : Roar Uthaug
Avec : Kristoffer Joner, Thomas Bo Larsen, Ane Dahl Torp
Genre : Action, Drame

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Nicki Minaj : son 14e clip certifié à plus de 100 millions de vues par VEVO

Nicki Minaj
Nicki Minaj dans le clip The Night Is Still Young, qui vient d’être certifié par VEVO comme l’un de ses clips vus plus de 100 millions de fois

Nicki Minaj : son 14e clip certifié à plus de 100 millions de vues par VEVO

Nicki Minaj a fêté le 29 avril dernier les plus de 100 millions de vues de son clip The Night is Still Young, certifiées par VEVO. C’est la 14e fois qu’un clip de la jeune rappeuse de 33 ans parvient à atteindre ce seuil.

Cette performance intervient quelques jours après la cérémonie donnée par le magazine TIME qui l’a sacrée comme l’une des personnalités les plus influentes au monde en 2016 (rien que ça). Le clip rejoint ainsi Super Bass, Starships, Moment 4 Life, Pound The Alarm, Beez In The Trap, Right By My Side, Anaconda, Pills N Potions, The Boys, Only, High School, Fly ou encore Stupid Hoe. En trois albums, c’est tout de même pas mal. Il faut dire que Nicki Minaj ne perd jamais une occasion de montrer ses fesses.

L’artiste est actuellement en studio d’enregistrement en compagnie des producteurs Kane Kong et Vinay (Bed of Lies, Grand Piano) et JMIKE (Only) ce qui est d’ores et déjà une excellente nouvelle. Deux titres ont pour l’instant été annoncé pour son nouvel album : NY City Girl et Won’t Grow Up. Wait and see.

L’ange blessé, une nouvelle plongée dans l’adolescence fragile par Emir Baigazin

L'ange blessé
L’ange blessé, film de Emir Baigazin, Copyright Capricci Films

L’ange blessé, une nouvelle plongée dans l’adolescence fragile par Emir Baigazin

Le réalisateur Emir Baigazin livre L’ange blessé, second volet de sa trilogie kazakh après les mémorables Leçons d’harmonie récompensées par l’Ours d’argent de la Meilleure image au festival de Berlin 2013. Il scrute la fin d’une époque tandis que le communisme s’écroule à l’orée des années 90 et que les républiques soviétiques connaissent une crise sans précédent. 4 adolescents doivent grandir à toute vitesse et perdent leur innocence. 4 histoires distinctes, émouvantes et dures comme des coups de triques.

L’adolescence est une thématique centrale chez le réalisateur kazakh. Âge de tous les possibles, il plonge des êtres sortis de l’enfance dans un nouveau monde aux codes différents, plus directs et violents. Emir Baigazin exhume une époque de rupture où un pays s’écroule pour laisser émerger d’autres entités nationales. La transition est un choc pour les populations. Electricité coupée quotidiennement, orphelinats surpeuplés, instauration de couvre-feu et montée de la criminalité accueillent les aspirations vers la liberté.

Contexte déroutant pour 4 jeunes hommes obligés de s’adapter. Tout aussi rêche que Leçons d’harmonieL’ange blessé ne fait aucune concession angélique. La cour de récrée devient un terrain miné et les confrontations s’érigent en règles de vie. Petits boulots et trafics permettent de subsister quand l’état n’est plus d’aucune aide.

Tour à tour loups ou moutons, les 4 protagonistes suivent leurs chemins sur la route de la vie.

Emir Baigazin privilégie l’épure et l’ellipse en s’affranchissant des artifices visuels. Montage épuré, paysages arides, expressions faciales minimalistes, l’émotion est tapie dans l’ombre, trésor caché qui se mérite. Si le rythme est souvent somnolent, des éclairs strient le film avec une cruauté inattendue. Tour à tour loups ou moutons, les 4 protagonistes suivent leurs chemins sur la route de la vie. Comme l’indique bien le titre, ils n’en sortiront pas indemnes, sacrifiant leurs rêves en suivant des processus irréversibles.

Comme son prédécesseur, cet ange blessé interpelle et fait rentrer dans une dimension différente. Comme de la science fiction ultra réaliste.

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L'ange blesséIl était une fois dans un village au Kazakhstan… Lorsque son père sort de prison, le jeune Jaras n’a d’autre choix que de travailler pour nourrir sa famille.

Poussin a une très belle voix, il s’entraîne pour passer un concours de chant. Mais les caïds de l’école vont en décider autrement.
Crapaud explore les ruines de son village à la recherche de métaux à revendre. Sur son chemin, il fait la rencontre de trois fous qui lui parlent d’un trésor caché.
Aslan est un élève promis à de brillantes études. Lorsque sa petite amie tombe enceinte, il doit trouver une solution coûte que coûte.
Quatre destins, quatre adolescents qui devront brûler leurs ailes pour se trouver une place dans le monde.

Sortie : le 11 mai 2016
Durée : 1h52
Réalisateur : Emir Baigazin
Avec :Nurlybek Saktaganov, Madiar Aipbai

Madiar Nazarov

Genre : Drame

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Mauvaise graine, film désenchanté de Claudio Caligari

Mauvaise Graine
Mauvaise graine , film de Claudio Caligari, Copyright Bellissima Films

Mauvaise graine, film désenchanté de Claudio Caligari

Mauvaise graine vogue dans les eaux des films italiens de mafia avec une déclinaison plus populaire et pasolinienne. Dans la Rome des années 90, deux amis inséparables passent une vie de désoeuvrement avant de choisir des chemins divergents. La criminalité liée au trafic de drogue fait une apparition foudroyante et tentante pour une jeunesse oisive. Si la première moitié du film est passionnante, le dénouement laisse hélas plus perplexe.

Cesare et Vittorio sont deux amis à la vie à la mort. Dans une banlieue romaine sans perspectives, ils comblent leur vacuité existentielle de vannes fatiguées et de petits trafics. Pas de lendemains qui chantent après ces soirées passées en boite de nuit et les gueules de bois du matin. L’héritage des rêves d’hier sont galvaudés dans les brumes d’alcool et les perspectives d’un trafic de drogue naissant et fantasmagorique. L’argent facile fait tourner les têtes et rêver ceux qui n’ont rien. Le réalisateur Claudio Caligari transforme la jeunesse romaine en raseurs désoeuvrés à l’affut de coups au comptes gouttes.

La présentation du film à la Mostra 2015 s’est faite dans l’émotion suite au décès du réalisateur. La vision désenchantée proposée par le film est le pendant obscur de l’Accatone de Pasolini. La société de consommation et la télévision se sont imposés comme dans les pires prédictions du penseur italien, ne laissant que des miettes à ceux qui rêvent encore.

Le réalisateur Claudio Caligari transforme la jeunesse romaine en raseurs désoeuvrés à l’affut de coups au comptes gouttes.

Comme souvent au cinéma, c’est une femme qui sert d’échappatoire à un des deux héros tandis que l’autre s’enfonce dans un vide mêlée d’ennui. Le casting 100% italien se compose de quelques visages émergents du cinéma transalpin, vous les reconnaitrez peut être. Luca Marinelli a été notamment aperçu dans La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino et Alessandro Borghi dans le Suburra de Stefano Sollima. Ils sont les deux héros aux destins contraires et tragiques. La réflexion de Claudio Caligari est pessimiste et sert de constat pour ce qui a pu nous mener à la situation actuelle. Ne reste que l’amour pour s’échapper.

Mauvaise graine mérite une découverte anthropologique pour voir ce que sont devenus les héros d’hier dans l’Italie d’aujourd’hui. La mythologie laisse place à un quotidien contrarié et désillusionné où les embuches mettent en péril les rêves des individus.

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Mauvaise Graine 11995, près de Rome. Vittorio et Cesare qui se connaissent depuis 20 ans, sont comme des frères inséparables. Leur quotidien se résume aux discothèques, à l’alcool et aux trafics de drogues … Mais ils paient cher cette vie d’excès. Après avoir rencontré Linda, Vittorio semble vouloir changer de vie. Cesare lui, plonge inexorablement…

Sortie : le 11 mai 2016
Durée : 1h40
Réalisateur : Claudio Caligari
Avec : Luca Marinelli, Alessandro Borghi, Sylvia d’Amico
Genre : Drame

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Les cochonneries poétiques de Marie Darrieussecq

Marie Darrieussecq
Marie Darrieussecq Photo © Facebook


Les cochonneries poétiques de Marie Darrieussecq (P.O.L)

Exercice de style jubilatoire, conte sordide et drôle pour adultes, allégorie cruelle de la domination masculine, violente charge féministe : Truismes, c’est un peu tout ça à la fois, et bien plus encore.

Le mot-titre est laid, évidemment, mais ce n’est rien comparé aux abjections qui sont dépeintes dans ce livre brillant qui fit sensation à sa sortie, poussant son auteur de 27 ans, Marie Darrieussecq, sur le devant de la scène. Quel dommage que le mystère de l’intrigue ait été si vite défloré par les médias, puis par la couverture de l’édition de poche ! Le plaisir n’en serait que plus grand pour celui qui débarquerait vierge dans ce récit complètement fou de métamorphose à la Kafka. 

C’est l’histoire d’une jeune femme jolie (on la dit aussi appétissante) qui vient de décrocher un boulot dans une parfumerie assez particulière, disposant d’une arrière-salle où se déroulent des choses pas très catholiques. Les clients usent et abusent des charmes la jeune femme (qui n’est jamais nommée), qui accepte tout sans broncher : elle n’est pour eux qu’une chose, un objet de plaisir docile et consentant.

[…] appétence soudaine pour les pommes, les glands et les patates crues, envies sexuelles insatiables : Marie Darrieussecq ne nous épargne aucun détail […]

Ecrit à la 1ère personne, le récit met l’accent sur la passivité, la servilité – l’abnégation – de la jeune femme qui passe de main en main avec une candeur qui confine à la bêtise. Bien vite, arrivent les premiers signes du changement – comme une stratégie de défense du corps, une vengeance de l’âme qui souffre en silence. Embonpoint généralisé, ongles qui deviennent griffes, apparitions des tétines, appétence soudaine pour les pommes, les glands et les patates crues, envies sexuelles insatiables : Marie Darrieussecq ne nous épargne aucun détail de cette progression, de cette lente victoire de l’animal sur l’humain.
D’ailleurs, bien avant que n’interviennent les premiers symptômes, l’écrivain distille avec brio des éléments de langage, des indices cachés dans le champ lexical qui convergent vers la bestialité et les cochonneries. Car Truismes, comme l’indique son malin titre à la sonorité éloquente, est aussi porté par son style, mélange de crudité et de fulgurances poétiques, qui mettent toujours l’accent sur l’innocence, la naïveté de cette jeune femme qui jamais ne se plaint, qui semble accepter les pires atrocités que lui réserve ce sort malheureux. Pathétique, elle l’est assurément, touchante aussi, se heurtant à de multiples prédateurs qui n’ont plus grand chose d’humain.
La métamorphose définitive est également le moment d’une forme de radicalisation de l’attitude des hommes envers elle : de truculents amateurs de cochoncetés, ils se muent en meute cruelle, cherchant à avilir, à violer, à tuer. La jeune femme est le jouet de leurs fantasmes pervers, qu’elle subit sans mot dire, jamais. L’écriture, par laquelle elle témoigne de son horrible expérience, est alors pour elle le moyen de regagner sa dignité, de reprendre le contrôle par le dire, en renversant le rapport de force.

Un livre fou, fascinant, violent, émouvant […]

Sans revenir in extenso sur les multiples rebondissements et rencontres qu’offre cette histoire, nous pouvons dire qu’elle est une forme de régurgitation psychanalytique du conte : le cochon (symbole du Ça) n’est pas le seul animal que nous croisons, le Loup est également omniprésent et trouvera toute sa place dans le dernier tiers du livre. La forêt apparaît enfin comme le lieu final du refuge, le retour à la nature animale authentique et bienveillante.
A la façon dont les contes de notre enfance nous embarquaient, ce roman nous entraîne dans son tourbillon surréaliste et fantastique de la plus cruelle et de la plus intelligente des façons. Impossible aussi de ne pas songer à Simone de Beauvoir parlant de la femme et de l’aliénation de son espèce – il semble que Marie Darrieussecq ait voulu pousser jusqu’au bout la réflexion autour de l’animalité, pour mieux mettre en lumière les pouvoirs de la parole, seule capable de s’ériger contre la barbarie.
Un livre fou, fascinant, violent, émouvant, qui rend à l’animal la beauté et à l’homme sa folie : un sacré de tour de force au succès amplement mérité.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Truismes, un livre fou de Marie Darrieussecq (P.O.L)Le directeur a été très gentil avec moi le jour de mon embauche. J’ai eu la permission de gérer ma parfumerie toute seule. Ca marchait bien. Seulement quand les premiers symptômes sont apparus, j’ai dû quitter la parfumerie. Ce n’était pas une histoire de décence ni rien ; c’est juste que tout devenait trop compliqué. Heureusement j’ai rencontré Edgar, et Edgar, comme vous le savez, est devenu président de la République. C’était moi, l’égérie d’Edgar. Mais personne ne m’a reconnue. J’avais trop changé. Est-ce que j’avais raté la chance de ma vie ? En tous cas je ne comprenais toujours pas très bien ce qui m’arrivait. C’était surtout ce bleu sous le sein droit qui m’inquiétait…

Date de parution : août 2016
Auteur : Marie Darrieussecq
Editeur : P.O.L
Prix : 15,20€ € (160 pages)
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Royal orchestra, un film musical et familial de Heddy Honigmann

Royal orchestra, un film musical de Heddy Honigmann
Royal orchestra Photo © Arizona Films

Royal orchestra, un film musical et familial de Heddy Honigmann

Heddy Honigmann réalise un film, Royal Orchestra, d’une rare intensité que ce soit au niveau musical ou humain. Elle va suivre, en 2013, l’Orchestre royal de Concertgebouwen, l’orchestre symphonique le plus important des Pays-Bas, qui part en tournée dans le monde entier pour célébrer son 125ème anniversaire.
Bien sûr, la réalisatrice ne va pas pouvoir s’intéresser aux 50 concerts donnés sur les six continents. Son choix se portera sur Buenos Aires (Argentine), Soweto, Pretoria (Afrique du Sud) et Saint-Pétersbourg (Russie). A chaque fois, rencontre des musiciens avec le nouvel environnement, et puis surtout avec le public. Et souvent le public est très actif et reçoit cet orchestre de façon magique et toujours en musique !

Comme un moment de magie. Un moment secret et un peu sacré.

Non seulement le film documentaire Royal Orchestra dévoile ce qu’apporte la musique aux musiciens mais aussi à toute personne venue écouter leur musique. Comme un moment de magie. Un moment secret et un peu sacré. Les confessions du chauffeur de taxi, en Argentine, sont très émouvantes.

Le tout filmé avec beaucoup d’humour ! Surtout quand ce sont les musiciens eux-mêmes qui s’expriment sur leur art ou sur leur vie privée. Quand le percussionniste nous dit que le rôle principal du percussionniste est d’attendre ! Mais surtout de ne pas louper la seule fois où il doit jouer des cymbales !

De très belles photos, de très beaux endroits. Il est un peu décevant de ne pas en apprendre plus sur la vie d’un orchestre. Mais Royal Orchestra n’est pas une leçon de musique. C’est juste un moment de partage, un moment d’humanité. Des belles rencontres.

 On regrette aussi qu’il n’y ait aucun commentaire quant aux découvertes des villes. Par exemple, quand la caméra montre longuement les musiciens devant un immense mur où sont inscrits des centaines de noms. C’est le fameux Parc de la Mémoire à Buenos Aires. Heddy Honigmann explique son choix (AlloCine) : « Je ne pouvais pas être en Argentine, à côté de Mar del Plata où des militaires de Videla ont jeté, sans aucun jugement, dans l’océan, des avions remplis de centaines de prisonniers accusés d’actions subversives, sans proposer cette visite. Il était important d’honorer ses Desaparecidos ; il était important qu’une vingtaine de musiciens visite ce monument impressionnant où sont inscrits des milliers de noms, en mémoire des gens disparus entre 1976 et 1978, dont quelques centaines dans cet océan où le monument s’achève ». Mais j’imagine que la plupart d’entre nous connaît, hélas, cette page d’Histoire.

Royal Orchestra, une  belle parenthèse de musique et plus simplement de vie ! Avec bien sûr une très belle musique à découvrir tout au long du film, en famille !

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Royal orchestra, un film musical de Heddy HonigmannPour célébrer son 125e anniversaire, le prestigieux Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam part en tournée à travers le monde. Heddy Honigmann suit les virtuoses à Buenos Aires, Soweto et Saint-Pétersbourg. Elle nous fait partager leur quotidien loin de leurs familles et leur communion avec le public ; elle part également à la rencontre des auditeurs et spectateurs, réunis par la même passion pour la musique.

Sortie : le 23 mars 2016
Durée : 1h34
Réalisateur : Heddy Honigmann
Genre : Documentaire

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Le sommeil le plus doux, une confession intime d’Anne Goscinny (Grasset)

Anne Goscinny
Anne Goscinny photo © femina.ch


Le sommeil le plus doux, une confession intime d’Anne Goscinny (Grasset)

Anne Goscinny dévoile sous sa plume un récit d’une immense pureté : Le sommeil le plus doux. Pas besoin de vous présenter la fille de René Goscinny qui nous dévoile son sixième roman.

Anne Goscinny écrit son roman à la première personne. Il s’agit d’une jeune femme, Jeanne, qui va à Nice, accompagnée de sa mère et de sa grand-mère. C’est Noël. La mère de Jeanne veut revoir Nice, sa ville natale. En fait, les circonstances sont un peu spéciales. La mère de Jeanne est en phase terminale d’un cancer. Tout le monde le sait, y compris elle-même. Jeanne est hantée par elle, plutôt hantée par cette fichue maladie. Elle ne vit plus que pour sa maman, à travers elle et presque en elle. Le cancer la mine autant que sa mère. Quant à sa grand-mère, elle semble déjà partie dans un autre monde. Un monde où on l’on souffre moins. Un monde où l’on peut se réfugier.

Inutile de se parler, les esprits se rejoignent dans une même communion.

La relation fusionnelle d’une mère avec sa fille est le centre de ce roman, court, mais intense. Pas de mots inutiles. Pas de phrases pour ne rien dire. Même à travers les lignes, on continue à lire. Certains passages sont glaçants de vérité. Pour affronter le cancer, autant le faire en toute connaissance de cause. Anne Goscinny trouve les mots du cœur. Les mots qui mettent en valeur tous les non-dits entre une mère et sa fille. Inutile de se parler, les esprits se rejoignent dans une même communion.
Le soir, alors qu’elle laisse sa maman à l’hôtel, déjà endormie dans son lit, elle sort en ville, à Nice. Histoire de se changer un peu les idées. Elle rencontre un homme, Gabriel. Rencontre improbable. Rencontre qui signifie la vie alors que toute sa vie tend vers la mort. Et là, la vie va être super dominante, l’espace d’une nuit… Comme une énergie vitale alors que la vie s’en va.
Le livre donne la parole à Jeanne mais aussi à cet homme, Gabriel, qui bouleverse la vie de Jeanne. Deux voix s’élèvent alors. Deux voix si différentes et en même temps si proches.
On termine le livre, et on reprend le début, pour être sûr d’avoir bien tout ressenti… Ou tout simplement, pour se rassurer.
Le sommeil le plus doux reste une pépite d’intimité de Anne Goscinny sur les sentiments humains confrontés à la vie, à la mort, à la folie et aussi à l’amour.

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Anne Goscinny« Son sourire aujourd’hui me donne envie de découvrir le monde. Elle oublie, je le vois, l’échéance des trois jours. Elle oublie que le temps est compté, elle oublie l’ombre et son murmure.
Il fait doux, Nice ouvre ses cadeaux. Il n’y a personne dans les rues. Je marche, enveloppée dans un caban trop large. Je ne pense qu’à ma mère. Je sais que la parenthèse se referme sur nous. Ma promenade, au gré du vent, au gré de rien, me conduit dans un joli jardin. Je m’assieds sur un banc, déboutonne mon manteau. Je respire. Trois pastels et mon carnet vont immortaliser le bleu, le vert et l’ocre.
C’est alors que je remarque cet homme. Il est là, tout près, assis sur un banc. Il me regarde. Il se lève. Vient vers moi. »
A. G.

C’est à Noël, sous le soleil d’hiver, qu’Anne Goscinny réunit une mère et sa fille pour un dernier voyage. Un roman poétique et personnel.

Date de parution : 13 avril 2016
Auteur : Anne Goscinny
Editeur : Grasset
Prix : 13,50 € (144 pages)
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La nuit d’anniversaire, une BD renversante de Claire Lebourg (L’Ecole des Loisirs)

La nuit d’anniversaire

La nuit d’anniversaire, une BD renversante de Claire Lebourg (Ecole des Loisirs)

Claire Lebourg nous raconte un jour très spécial d’Olive. Enfin, plutôt une nuit spéciale, car Olive est une jeune chauve-souris. Et tout le monde sait bien que les chauve-souris vivent la nuit. Alors la nuit d’anniversaire d’Olive va être pontuée d’anecdotes rigolotes… Quand on va bientôt avoir 6 ans, on rêve surtout de ses cadeaux ! Et de son gâteau ! Mais Olive va nous réserver encore de belles surprises. Et la patience n’est pas vraiment son fort ! Claire Lebourg nous livre des dessins sublimes de poésies, que ce soit dans les couleurs ou dans les formes avec un texte renversant et charmant !

Il est vrai que chaque anniversaire prend une importance assez spéciale pour un enfant et Claire Lebourg, à travers cette famille chauve-souris, lui donne toute sa place.

Un très beau livre à la couverture cartonnée qui fera plaisir aux petits de 6 ans comme aux grands qui commencent à lire.

La nuit d’anniversaire
La nuit d’anniversaire
[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Claire Lebourg
Claire Lebourg

Quand on a bientôt six ans et qu’on aime fêter son anniversaire, c’est très dur d’être patient ! L’anniversaire d’Olive tombe demain, et c’est pourquoi il lui faut encore vivre toute une nuit d’école et tout un jour de sommeil avant.
Eh oui, Olive est une petite chauve-souris, qui dort au plafond et ne fait rien comme nous.
Pourtant, Olive a bien quelques points communs avec les enfants humains : elle adore aller chez son papi, ouvrir ses cadeaux, et manger …

Date de parution : 16 mars 2016
Auteur/Illustrateur(s) : Claire Lebourg
Genre : Jeunesse
Editeur : L’Ecole des Loisirs
Prix : 12,70 €
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Orelsan et Gringe : Les Casseurs Flowters dans On n’est pas couché (vidéo)

Orelsan et Gringe
Orelsan et Gringe autrement appelés les Casseurs Flowters étaient hier soir (30 avril 2016) dans l’émission de Laurent Ruquier On n’est pas couché – Vidéo

Orelsan et Gringe : Les Casseurs Flowters dans On n’est pas couché (vidéo)

Orelsan et Gringe autrement appelés les Casseurs Flowters étaient hier soir (30 avril 2016) dans l’émission de Laurent Ruquier On n’est pas couchéIls y faisaient la promotion de la sortie DVD de leur film Comment c’est loin  ainsi que de la BO. Nous vous en parlions il n’y a pas plus tard qu’hier avec la sortie du clip Inachevés.

Et, surprise, le dézingueur le plus redouté de l’émission (souvent de mauvaise foi, mais c’est sa marque de fabrique) Yann Moix a fait quelques louanges aux deux artistes : « Enfin, on a un vrai duo sympathique, ce n’était pas arrivé depuis très longtemps« , a-t-il dit ! Cette vidéo est l’occasion de (re)découvrir l’univers et l’histoire du film où deux gars « ne s’ennuient pas mais trompent l’ennui » comme le dit justement Orelsan.

Un moment particulièrement drôle et décalé : celui où Léa Salamé demande à Orelsan si on lui a déjà dit qu’il avait la voix de Homer Simpson. La réaction d’Orelsan est assez inattendue !

Il ne vous reste plus qu’à faire l’heureuse acquisition de la BO et du DVD du film !

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